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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Ces juristes ont détourné le dernier succès du rappeur normand pour dénoncer la prochaine réforme de la justice de proximité.
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Les avocats du Havre reprennent un morceau d’Orelsan pour défendre leur tribunal

Ces juristes ont détourné le dernier succès du rappeur normand pour dénoncer la prochaine réforme de la justice de proximité.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h24
   





                        



   


Si vous n’avez rien compris à la réforme de la justice de proximité qui se trame, c’est peut-être que vous avez mal lu Lemonde.fr. Mais pas de soucis, les avocats du barreau du Havre (Seine-Maritime) ont bien saisi votre incompréhension : ils ont choisi d’être clairs dans leur argumentaire grâce à une vidéo postée, mardi 27 février, sur Facebook. Dans celle-ci, vêtu(e) s de leurs robes d’avocat(e) s, ils refont à leur sauce une parodie de la chanson Basique du rappeur français Orelsan en détournant ses paroles.
Intitulée Réforme de la justice ? Revoyons les bases !, leur courte vidéo — à peine plus d’une minute — a été visionnée plus de 250 000 fois et partagée plus de 4 600 fois en l’espace de vingt-quatre heures… alors que la page Facebook sur laquelle elle a été postée totalise environ 828 fans.

        Lire aussi :
         

                Réforme de la justice : des magistrats critiquent la méthode Belloubet



Singeant le clip de celui qui a tout raflé aux dernières Victoires de la musique, en vrai faux plan séquence et travelling arrière, maître Etienne Lejeune marche d’un pas assuré, alors qu’apparaît le tribunal de grande instance du Havre derrière lui. Sur « l’instru » du compositeur, producteur, et beatmaker Skread, l’homme s’adresse face caméra :
« Ok, je vais parler de la réforme de la justice, mais avant, faut qu’on revoie les bases.
Je vais faire un discours simple, ou je vais dire des choses simples.
Parce qu’ils ne vous disent pas la vérité.
Simple, basique. »
Les connaisseurs d’Aurélien Cotentin — le nom à l’état-civil d’Orelsan — noteront que l’avocat a fait l’impasse sur cette strophe de justification : « Parce que vous êtes trop cons », mais passons.
Il poursuit, armé de son mégaphone, et rejoint par ses confrères et consœurs, qui marchent au pas militaire, comme dans le clip.
« La justice doit être à côté de chez toi, sinon elle te sert à rien (simple).
Trois Blablacar pour aller à ton procès, tu t’es fait balader (basique).
On veut de la justice de proximité, pas de la justice au rabais (simple).
Quand je pense qu’il faut attendre plus d’une année, pour qu’une affaire soit jugée (basique). 
Combien de saisons de “The Voice” à mater avant que le juge n’ait décidé (simple).
Laura [Smet] et David [Hallyday] vont devoir patienter, ils sont pas prêts d’hériter (basique).
On veut être jugé par des femmes d’honneur, pas par des ordinateurs (simple).
Je préfère être relaxé devant un juge, pas prendre du ferme devant un écran. »



Arrive alors un homme portant un costume avec cravate et arborant le masque du président de la République, Emmanuel Macron, ainsi qu’un refrain coup de poing :
« Cette réforme c’est de la poudre de perlinpinpin, on va y mettre un point.
Manu, t’as pas les bases,
Manu t’as pas les bases. »
Selon nos confrères de France Bleu Normandie, les avocats havrais ont tourné la vidéo en une heure et demie, « en deux prises seulement », vendredi 23 février, « aidé par un cameraman professionnel ».
« Si on avait fait une conférence de presse sur les marches du palais, on aurait eu cinq ou six personnes dehors », estime l’acteur principal de cette vidéo, Me Lejeune.
« Au travers de l’humour, on peut plus facilement marquer les esprits », explique Me Elisa Haussetête, présidente de l’union des jeunes avocats qui a eu l’idée de cette vidéo. Comme le rappelle le site Actu.fr, d’autres avocats, ceux de Rouen, avaient eux aussi compris l’utilité de créer de l’émulation sur les réseaux sociaux pour défendre leurs intérêts.
Ils s’étaient mobilisés contre la réforme de Christiane Taubira sur l’aide juridictionnelle, en octobre 2015, en parodiant les personnages de Canal+, « Catherine et Liliane ». Ils avaient ainsi totalisé plus de 50 000 vues sur YouTube.

        Lire :
         

          « Non à la réforme dispendieuse et injuste » de la carte judiciaire de Nicole Belloubet



Malgré la promesse, réitérée mardi 13 février à l’Assemblée nationale par la ministre de la justice, Nicole Belloubet, de « ne fermer aucune juridiction », les avocats se mobilisent aujourd’hui car ils craignent pour le « maillage territorial ».
Le futur tribunal de proximité, qui réunira les compétences du tribunal d’instance et certaines aujourd’hui dévolues au tribunal de grande instance, fait craindre aux professionnels qu’il soit un outil pour aspirer l’activité judiciaire vers les métropoles.
Basique, simple, vous avez désormais les bases.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’ouvrier, domicilié à Pont-sur-Sambre, près de Maubeuge, a reconnu les faits mercredi, a annoncé le procureur de Valenciennes.
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Nord : un homme mis en examen pour « une quarantaine » de viols présumés commis ces dernières années

L’ouvrier, domicilié à Pont-sur-Sambre, près de Maubeuge, a reconnu les faits mercredi, a annoncé le procureur de Valenciennes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h21
   





                        


Un ouvrier nordiste a été mis en examen mercredi 28 février après avoir reconnu « une quarantaine » d’agressions sexuelles ces dernières années, a annoncé le procureur de la République de Valenciennes. L’homme, âgé de 57 ans, domicilié à Pont-sur-Sambre, près de Maubeuge, « a reconnu les faits », a déclaré à la presse le procureur, qui « évalue le nombre de ses victimes à une quarantaine ».
Le procureur, Jean-Philippe Vicentini, a ajouté que le suspect avait expliqué, lors de ces « révélations spontanées », avoir « agi sous le coup de pulsions » et avoir eu un mode opératoire assez « similaire » dans toutes les affaires : des agressions commises « très tôt le matin, de dos », avec « des gants » et le visage souvent masqué. Il a été entendu mercredi après-midi par un juge de la détention et des libertés.
Une enquête ouverte en 1996
L’identification du suspect, arrêté lundi à Maubeuge, a été rendue possible grâce à des traces d’ADN trouvées sur ses victimes ; elle fait suite à une information judiciaire ouverte en 1996 concernant « dix-neuf femmes », a précisé le procureur. Selon le magistrat, des mineures figureraient parmi les victimes. Les enquêteurs se sont efforcés de contacter « le plus grand nombre de victimes possible », a fait savoir le directeur du service régional de police judiciaire de Lille, Jean-Pierre Muller, « elles n’y croyaient plus ».
Aujourd’hui encore, « de nombreuses investigations restent à accomplir », a dit le procureur. Une centaine de personnes avaient été interpellées depuis 1996 et avaient fait l’objet de vérifications, selon lui. « Les investigations étaient compliquées parce que c’est essentiellement des femmes qui ont été attaquées de dos, très tôt le matin, c’est-à-dire à un moment où il fait encore noir, avec un auteur qui utilisait des gants » et qui avait le visage parfois masqué, a-t-il expliqué.
Une récente agression présumée en Belgique
L’homme mis en examen, qui travaille, a des enfants et a le profil d’« un peu tout le monde », n’a jamais été condamné et n’avait pas « attiré l’attention de façon particulière » jusqu’à une récente affaire de viol en Belgique, qui a permis de le confondre, a expliqué le magistrat lors d’une conférence de presse.
C’est grâce à la plaque minéralogique de sa voiture, immatriculée en France, repérée sur le lieu de l’agression d’une femme qu’il a pu être identifié par la police judiciaire de Lille. « Son ADN a pu être comparé, et il s’avère qu’il est concordant » avec des traces d’ADN trouvées sur plusieurs de ses victimes, a expliqué le procureur Vicentini.
« Les policiers organisent une surveillance discrète autour de la voiture et cueillent, lundi matin, l’homme qui s’apprête à partir travailler à son volant », rapporte le Parisien.
Cette affaire est l’une des plus importantes de la période récente s’agissant du nombre de victimes. En 2015, un homme de 40 ans avait été mis en examen à Evry pour trente-trois viols, tentatives de viol et agressions sexuelles commis entre 1995 et 2000, pour la plupart dans la forêt de Sénart (Essonne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’élue de la 8e circonscription de la capitale a reçu une lettre contenant des insultes racistes et des menaces de mort.
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La députée LRM Laetitia Avia porte plainte pour une lettre raciste et des menaces de mort

L’élue de la 8e circonscription de la capitale a reçu une lettre contenant des insultes racistes et des menaces de mort.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 16h51
   





                        



   


La députée de La République en marche (LRM) Laetitia Avia a annoncé, mercredi 28 février, avoir reçu une lettre contenant des insultes racistes et des menaces de mort et avoir en conséquence déposé une plainte dans un commissariat de police de Paris. L’élue de la 8e circonscription de la capitale a publié ce courrier sur son compte Twitter.

28 février 2018. Aujourd’hui j’ai reçu une lettre d’un racisme inouï, ponctué d’une menace de mort. 
— LaetitiaAvia (@Laetitia Avia)


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« Je n’ai jamais subi une attaque d’un tel racisme. Et on me menace de mort. On ne peut pas laisser passer ça », a déclaré Mme Avia, née au sein d’une famille originaire du Togo.
La semaine dernière, l’annonce du choix d’une jeune métisse pour incarner Jeanne d’Arc aux prochaines festivités annuelles d’Orléans célébrant l’héroïne avait déclenché sur les réseaux sociaux un déferlement de commentaires injurieux et racistes. Le procureur de la République d’Orléans a ouvert une enquête préliminaire pour « provocation publique à la discrimination et la haine raciale » à propos de deux tweets comparant cette jeune femme à un singe.
Anne-Sophie Leclère, une ex-candidate FN, avait été condamnée en septembre 2016 à 3 000 euros d’amende avec sursis pour avoir comparé quelques années plus tôt Christiane Taubira, alors garde des sceaux, à un singe. Elle avait été exclue du Front national à la suite de la diffusion de ses propos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La découverte d’os dans l’ancienne maison de la famille avait relancé les espoirs d’élucider enfin l’énigme judiciaire en France.
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Affaire Seznec : les fragments d’os retrouvés sont ceux d’un animal, non ceux de Pierre Quéméneur

La découverte d’os dans l’ancienne maison de la famille avait relancé les espoirs d’élucider enfin l’énigme judiciaire en France.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 13h38
   





                        



   


Pas d’avancée dans l’affaire Seznec. Les fragments d’os retrouvés dans l’ancienne maison de la famille Seznec à Morlaix, dans le Finistère, sont « ceux d’un animal » et non ceux de Pierre Quéméneur, porté disparu il y a près d’un siècle, a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) une source proche de l’enquête.
De son côté, le procureur de la République à Brest, Jean-Philippe Recappé, est « dans l’attente de la réponse de l’anthropologue officiellement requis pour statuer » dans l’affaire.
Cette découverte lors de fouilles privées menées par une dizaine de bénévoles, le week-end dernier, avait relancé les espoirs d’élucider l’une des plus retentissantes énigmes judiciaires en France. Sans preuves et sans aveux, Guillaume Seznec avait été condamné en 1924 au bagne à perpétuité pour le meurtre supposé un an plus tôt de ce conseiller général du Finistère.
Fouilles reprises par la police judiciaire
C’est pour tenter d’élucider l’énigme qu’un ancien avocat de la famille, Denis Langlois, et l’auteur d’un livre sur l’affaire, Bertrand Vilain, ont lancé des fouilles samedi dans un ancien cellier de la maison. Leur hypothèse, fondée sur le témoignage d’un des enfants du couple Seznec, est que l’élu aurait été tué involontairement par l’épouse du condamné après que M. Quéméneur lui eut fait des avances.
A la suite de la découverte d’un premier fragment d’os samedi, les fouilles ont été reprises dimanche par la police judiciaire de Rennes saisie d’une enquête par le parquet de Brest. Les premières analyses visuelles des ossements réalisées par un médecin légiste suggéraient qu’il pouvait s’agir d’os humains.
Quatorze demandes de révision rejetées
Depuis 1924, quatorze demandes en révision ont été rejetées, la dernière en 2006. Entre 1977 et 2006, trois demandes sont faites en ce sens – par la fille puis le petit-fils du condamné, puis par Marylise Lebranchu, garde des sceaux et soutien de la famille Seznec.
En 2015, Daniel Langlois avait demandé au procureur de la République de Brest de faire procéder à des investigations dans l’ancienne maison familiale pour savoir si le corps y était enfoui. Le procureur avait rejeté cette demande, estimant qu’elle ne pouvait émaner que du condamné, de ses descendants ou des autorités judiciaires compétentes.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Guillaume Seznec, ici en 1919, est né le 1er mai 1878, à Plomodiern, dans le Finistère. Après avoir tenu une blanchisserie quelques années, il reprend une scierie en 1923 et fait peu après la connaissance de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère."
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            data-slide-description="C’est au cours de cette année 1923, lors d’un voyage d’affaires effectué entre la Bretagne et Paris, que Pierre Quéméneur disparaît sans laisser de traces."
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            data-slide-description="Dans ce voyage, dont le but était de vendre une Cadillac, Guillaume Seznec l’accompagnait. Il est probablement le dernier à avoir vu le conseiller général vivant."
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            data-slide-description="A cette occasion, une amitié serait née entre les deux hommes. Seznec se serait engagé à acheter une propriété à Quéméneur et la promesse de vente, tapé à la machine à écrire Royal 10, sera retrouvée, après sa disparition dans une valise contenant des papiers au nom de ce dernier. L’enquête établira qu’il s’agit d’un faux tapé par Seznec, fait toujours contesté par les défenseurs de Seznec."
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            data-slide-description="Selon les défenseurs de Guillaume Seznec, c’est l'inspecteur Pierre Bonny, qui sera évincé de la police après l'affaire Stavisky, en 1934, qui fut l’orchestrateur d’un complot contre celui-ci, fabriquant fausses preuves et faux témoignages."
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            data-slide-description="Le procès de Guillaume Seznec aura lieu aux assises de Quimper, du 24 octobre au 4 novembre 1924 : 148 personnes, témoins, experts et policiers sont entendus."
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            data-slide-description="Maître Marcel Kahn n’empêchera pas que son client, Guillaume Seznec, soit déclaré coupable du meurtre de Pierre Quéméneur et de faux en écriture privée."
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            data-slide-description="Le jury, qui ne retiendra pas les circonstances aggravantes de préméditation ni de guet-apens, condamne l’accusé aux travaux forcés à perpétuité."
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            data-slide-description="Guillaume Seznec, qui continue de clamer son innocence, sera conduit en Guyane, et notamment au bagne de l’île Royale où il restera de 1928 à 1942, comme le montre cette photo prise clandestinement par un surveillant militaire vers 1934."
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            data-slide-description="Après la seconde guerre mondiale et la fermeture du bagne de Guyane, Guillaume Seznec bénéfice d’une réduction de peine de dix ans et rentre en métropole le 14 mai 1947."
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            data-slide-description="En décembre 1953, Guillaume Seznec est renversé par une camionnette, qui prend la fuite (ici après l’accident, avec sa fille Jeanne). Il meurt trois mois plus tard des suites de ses blessures, le 13 février 1954."
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            data-slide-description="En 1989, son petit fils, Denis Seznec, reprend la bataille judiciaire de sa famille et fait une énième requête en révision, qui sera rejetée, tout comme celle déposée par sa mère, Jeanne, en 1977. Il y aura 14 procédures de révision au total."
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            data-slide-description="Denis Seznec sera soutenu par deux ministres de la justice successifs, Marylise Lebranchu – qui déposera elle-même une nouvelle requête en 2005 – et Dominique Perben."
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            data-slide-description="Cette dernière requête est acceptée et la commission de révision des condamnations pénales décide de transmettre le dossier à la Cour de révision. Celle-ci finira par rejeter la demande, le 14 décembre 2006, estimant qu’il n’y avait aucun élément nouveau susceptible de faire naître le doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec."
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            data-slide-description="La découverte d’un os potentiellement humain et d’un morceau de pipe, lors de fouilles menées dans la maison où vivait la famille Seznec à Morlaix, samedi 24 février 2018, pourrait relancer l’affaire et justifier une quinzième procédure de révision du procès Seznec."
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Guillaume Seznec, ici en 1919, est né le 1er mai 1878, à Plomodiern, dans le Finistère. Après avoir tenu une blanchisserie quelques années, il reprend une scierie en 1923 et fait peu après la connaissance de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Des avocats de victimes ont mis en demeure la plupart des groupes français, soulignant un défaut de vigilance.
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édition abonné


Arnaque aux diamants : des virements colossaux et inhabituels sans réaction des banques

Des avocats de victimes ont mis en demeure la plupart des groupes français, soulignant un défaut de vigilance.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h52
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 14h13
    |

            Yann Bouchez et 
Anne Michel








                        



                                


                            
Les banques ont-elles, dans l’escroquerie au diamant, manqué à leur obligation de vigilance ? Selon nos informations, plusieurs avocats défendant des victimes ont adressé une série de lettres de mise en demeure, ces derniers mois, à la plupart des grands groupes français. Ils mettent en avant un défaut de vigilance sur des transactions effectuées pour le compte de leurs clients.
La Société générale, BNP Paribas, La Banque postale, le Crédit mutuel, le Crédit agricole et sa filiale LCL, le groupe BPCE, entre autres, sont concernés. Des banques étrangères ont aussi été ciblées.
« Ces lettres valent propositions de négociation, avant le passage au contentieux et l’envoi d’assignations aux banques qui refuseraient de répondre favorablement », explique Hélène Feron-Poloni, l’une des avocates en pointe sur l’affaire.
Dans un certain nombre de dossiers parvenus à son cabinet, estime-t-elle, la responsabilité bancaire peut être recherchée : « Les banques doivent en particulier vérifier la destination des fonds, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment. Or, dans bon nombre de cas présentant des opérations inhabituelles et des virements internationaux, elles auraient dû bloquer l’envoi des fonds, en plus d’envoyer une déclaration de soupçon à l’organisme antiblanchiment Tracfin. » 
Mention « achat immobilier »
« Les banques ne sont pas supposées faciliter, par leur inertie, la réalisation d’une escroquerie au préjudice de leurs clients », ajoute l’avocate. La Cour de cassation, fait-elle valoir, a reconnu la légitimité d’une banque à bloquer un virement pour suspicion de fraude.
Et de citer, parmi les dossiers litigieux, quatre virements successifs à destination de la Hongrie, effectués par une agence de la Société générale pour un couple de l’ouest de la France croyant investir dans le diamant. En quatre mois, de février à juin 2017, 226 645 euros ont été envoyés vers des banques hongroises, au profit d’une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Sites Internet d’apparence prestigieuse, publicités trompeuses… L’escroquerie était bien ficelée et des centaines de Français y ont perdu leurs économies.
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L’incroyable arnaque aux diamants

Sites Internet d’apparence prestigieuse, publicités trompeuses… L’escroquerie était bien ficelée et des centaines de Français y ont perdu leurs économies.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 15h11
    |

            Yann Bouchez et 
Anne Michel








                        



                                


                            

Des jours, peut-être même des semaines, qu’elle ne ferme plus l’œil, en cet été 2017. Mais la délivrance est proche pour Colette. Private Diamond s’est engagé à rendre l’argent dans exactement trois mois. Ce placement en diamants n’est pas aussi rentable que le promettait ce reportage du « 20 Heures » de France 2, diffusé en boucle sur Internet depuis de longs mois. Et Private Diamond n’en a jamais assez. Mieux vaut arrêter là. Récupérer la mise avant qu’il arrive malheur. Pensez, 250 000 euros, c’est l’épargne d’une vie. Qui ira aux enfants, un jour.
Soudain, la sonnerie du téléphone.
« C’est Yves Vandenhove, de Private Diamond. J’ai une très très bonne nouvelle pour vous. On va vous rembourser plus vite que prévu. Un Russe est OK pour racheter vos diamants. »
Colette sent un drôle de frisson lui parcourir le corps. Elle ne connaît cet Yves ni d’Eve ni d’Adam. Son contact s’appelle Fabien Merceur. Il a été formel : il faut quatre-vingt-dix jours pour débloquer les fonds. C’est écrit noir sur blanc sur le contrat qu’ils viennent de signer.
« Je croyais qu’il fallait attendre… 
– Oui, mais on a une opportunité, là, tout de suite. Dans deux jours vous avez l’argent. Il faut juste payer la TVA… C’est 29 000 euros. »
Voilà, raconte Colette, c’est à cet instant, le 11 août 2017, que son monde s’est écroulé. Tout cela n’était qu’une arnaque. Il n’y aura ni argent ni diamants. Jamais elle ne reverra ses économies épargnées quarante ans durant avec son mari. Que diront les gens ? La famille ?
« Ce qu’on a vécu, ça s’appelle l’enfer »
Assis côte à côte comme soudés dans leur malheur, à la table de leur salle à manger, Colette et Alain – dont les prénoms ont été modifiés, comme ceux de toutes les victimes rencontrées – peinent à se remettre du choc. Dans leur coquette maison de la campagne rennaise, ils sont rongés par « la honte » d’avoir tout perdu. Ils parlent du courage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Professeur d’histoire-géo et auteur de BD, Fabrice Erre a peur d’avoir des troubles de la perception lorsqu’il lit certaines copies...
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Deux prisonniers ont été transférés dans les Landes, lundi. C’était une revendication majeure du mouvement depuis le renoncement d’ETA à la violence en 2011.
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ETA : premiers rapprochements de prisonniers basques

Deux prisonniers ont été transférés dans les Landes, lundi. C’était une revendication majeure du mouvement depuis le renoncement d’ETA à la violence en 2011.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 12h28
   





                        



   


Deux détenus membres de l’organisation séparatiste basque ETA ont été transférés, lundi 26 février, de Saint-Maur (Indre) et d’Osny (Val-d’Oise) vers le centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan dans le cadre d’un premier rapprochement des prisonniers basques, a fait savoir la direction de l’administration pénitentiaire.
Ces deux transfèrements marquent le début d’une série de rapprochements de prisonniers basques vers des établissements pénitentiaires du Sud-Ouest qui vont se succéder dans les prochains mois, a précisé l’administration pénitentiaire à l’AFP.
Les deux détenus sont Zigor Garro Perez, dit « Tonino », ex-chef de l’appareil logistique d’ETA condamné en 2011 à dix ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste, et Julen Mendizabal Elezcano, qui purge une peine de sept ans de prison et dont la libération est prévue en mai, selon une source proche du dossier.
« Fin du régime d’exception »
Le rapprochement des détenus d’ETA était au centre des revendications de milliers de personnes qui avaient manifesté, le 9 décembre, à Paris à l’appel d’organisations et d’élus du Pays basque.

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                Pour le retour des prisonniers basques, plusieurs milliers de manifestants à Paris



Les militants voulaient que le gouvernement français tienne compte de l’évolution de la situation au Pays basque depuis le renoncement d’ETA à la violence en 2011, puis de son « désarmement ». Ils demandaient « la fin du régime d’exception pour les prisonniers basques », des possibilités d’aménagement de peine et la liberté pour ceux qui sont malades ou en fin de peine.
Cinquante-neuf membres d’ETA seraient aujourd’hui détenus dans les prisons françaises. Une quarantaine d’entre eux aurait déposé une demande de rapprochement, selon une source pénitentiaire.

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                « Régime d’exception » des détenus basques : « C’est une torture faite aux familles »



Interrogée en janvier, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, avait confirmé « prendre en compte » cette situation. « Nous la traitons de manière extrêmement fine. Il nous a été fait le reproche d’être inactifs sur ce sujet. Mais c’est mon ministère qui a levé le statut de détenu particulièrement signalé », un statut très rigoureux pour un certain nombre de prisonniers, ce qui permet aujourd’hui leur rapprochement, avait-elle fait valoir sur France Inter.
« Donc, maintenant, nous travaillons au cas par cas sur des demandes de rapprochement qui ont été effectuées », avait ajouté la garde des sceaux précisant que « pour la première fois », il existait « un cadre clair » sur lequel elle « pouvait agir » et qu’elle travaillait « de la même manière et selon des règles de droit commun » sur le cas des détenus corses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le rapport remis mercredi au gouvernement évoque peu les enjeux de la mise en œuvre concrète de cette future contravention de 90 euros.
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Harcèlement de rue : un rapport propose une amende pour « outrage sexiste et sexuel »

Le rapport remis mercredi au gouvernement évoque peu les enjeux de la mise en œuvre concrète de cette future contravention de 90 euros.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 09h55
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 11h17
    |

            Julia Pascual








                        



   


Les députés ont répondu à la commande gouvernementale. Cinq mois après avoir été chargés par Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de travailler sur la « verbalisation du harcèlement de rue », cinq parlementaires devaient rendre public, mercredi 28 février, un rapport sur le sujet.
Sans surprise, ce document, que Le Monde a pu consulter, reprend les pistes esquissées par le gouvernement et recommande la création d’une « contravention de quatrième classe d’outrage sexiste et sexuel ». Elle viendrait sanctionner à hauteur de 90 euros « tout propos ou comportement ou pression à caractère sexiste ou sexuel » qui porte atteinte à la dignité de la personne en raison de son caractère « dégradant ou humiliant » ou qui crée une « situation intimidante, hostile ou offensante ».
S’attaquer à la « zone grise »
Les cinq élus LRM, UDI, MoDem et Nouvelle Gauche entendent ainsi s’attaquer à la « zone grise » qui comprend « les gestes déplacés, les sifflements, les regards insistants ou remarques obscènes » ou encore le fait de suivre une personne. En optant pour une contravention, le dispositif s’affranchirait de la nécessité d’un dépôt de plainte et, à l’image de ce qui se fait pour d’autres incivilités sur la voie publique, permettrait des verbalisations en flagrance.
Le rapport remis au gouvernement vise à alimenter le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles que Mme Schiappa doit présenter courant mars en conseil des ministres. Ce texte législatif comprendra en outre l’allongement de la prescription des crimes sexuels sur mineurs de vingt à trente ans et la définition d’un seuil d’âge de consentement à une relation sexuelle avec un adulte.

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                Une loi sur les violences sexuelles et le harcèlement de rue annoncée pour 2018



« Il est important de dire ce qui est interdit et ce qui ne l’est pas », explique-t-on au secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, où l’on défend la valeur « pédagogique » de la création de l’outrage sexiste. Les députés, eux aussi, insistent sur la nécessité de « poser un interdit social ». En revanche, ils n’abordent quasiment pas la façon concrète dont les forces de l’ordre pourront constater et mettre en application la future contravention, alors que, côté police ou gendarmerie, on reconnaît que cela pourrait être particulièrement compliqué. Au risque de limiter l’intérêt de l’amende à son effet symbolique ?
Des recommandations très générales
De même, alors que des initiatives similaires ont été prises en Belgique, au Portugal, ou encore au Royaume-Uni, le groupe de parlementaires reconnaît qu’il « n’a pas disposé d’un bilan des législations existantes à l’étranger lui permettant de voir si elles s’appliquent et sont efficaces ». Au risque de donner le sentiment d’un travail qui ne fait qu’effleurer les enjeux d’une problématique bien réelle.
Outre la mise en place d’une amende forfaitaire, les députés dressent une liste pléthorique de recommandations – parfois très générales –, qui vont de la réalisation d’une campagne de sensibilisation à la création d’une attestation scolaire de « prévention des violences et de l’égalité filles-garçons », en passant par la création d’arrêts de bus « à la demande » et la lutte contre la pornographie au collège.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les copropriétés ont encore quelques mois pour réaliser les travaux obligatoires de modernisation des ascenseurs.
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Ascenseurs : les travaux nécessaires ont-ils été réalisés ?

Les copropriétés ont encore quelques mois pour réaliser les travaux obligatoires de modernisation des ascenseurs.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 07h30
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



   


Une téléalarme afin que la personne coincée dans l’ascenseur puisse prévenir un service d’intervention, un éclairage de secours en cabine ou encore un renforcement du vitrage de la porte palière : tout cela faisait partie des travaux prévus par la loi « urbanisme et habitat » du 2 juillet 2003. Dix-sept mesures obligatoires devaient être réalisées en trois tranches, dont la dernière se termine le 3 juillet 2018.

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                Les Français consacrent près de 40 % de leur budget au logement



Ces travaux ne se sont pas déroulés sans mal : ils ont coûté cher aux copropriétaires, très concernés par cette mesure. La Fédération des ascenseurs prévoyait une rénovation de 18 000 euros par cabine, mais les copropriétés ont souvent payé entre 30 000 et 40 000 euros en fonction des travaux à réaliser. De plus, la nécessité de certains travaux était contestée par les associations représentant les copropriétaires qui estimaient qu’un bon entretien de l’appareil pouvait être suffisant.
Certains travaux ne sont plus obligatoires
En 2014, Cécile Duflot, ministre du Logement, avait été sensible à ces arguments et décidé d’abroger l’obligation d’installer un appareil limitant la survitesse vers le haut et de variateurs de fréquence permettant la précision d’arrêt de la cabine à l’étage. Cette obligation est cependant maintenue dans les établissements recevant du public (écoles, mairies, etc.). Ils devront donc avoir réalisé les travaux avant le 3 juillet.
Quelques mois avant la fin de la dernière tranche, tous les travaux obligatoires ont-ils été réalisés ? « D’après les chiffres qui nous parviennent, 90 % des propriétaires ont réalisé la première tranche, 70 % ont effectué la deuxième, mais dans le reste des immeubles rien n’a été fait », reconnaît Alain Meslier, délégué général de la Fédération des ascenseurs. De plus, un contrôle de l’appareil par un auditeur extérieur doit avoir lieu tous les cinq ans, or seulement 50 % des immeubles effectuent ce contrôle.
Responsabilité engagée
La Fédération des ascenseurs estime que l’abrogation d’une tranche de travaux a été mal comprise et a été assimilée à la fin des travaux obligatoires. Les propriétaires ont alors cessé de passer commande même s’ils n’avaient pas réalisé les travaux. Mais que risque-t-on si l’immeuble où on habite n’a pas fait le nécessaire ? « En cas d’accident d’une personne ou d’un technicien en raison de la non-conformité de l’ascenseur, la responsabilité de la copropriété peut être engagée », explique-t-on à la Fédération des indépendants experts et bureaux de contrôle ascenseurs (Fiebca), un organisme qui regroupe les auditeurs d’ascenseurs. En cas de danger, l’appareil peut aussi être mis à l’arrêt, même si cela arrive rarement. Si vous avez un doute adressez-vous au syndic de l’immeuble afin qu’il fasse examiner l’appareil par un auditeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois scientifiques s’inquiètent de l’attitude du président de la République face à l’alcool qui, selon lui, ne serait un problème que dans le cas des jeunes.
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Alcool : « Le président Macron doit garantir le bien-être de toutes et de tous, y compris des plus vulnérables »

Dans une tribune au « Monde », trois scientifiques s’inquiètent de l’attitude du président de la République face à l’alcool qui, selon lui, ne serait un problème que dans le cas des jeunes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 16h01
   





                        



                                


                            

Tribune. En prélude à l’ouverture du Salon de l’agriculture, les médias se sont fait l’écho de propos du président de la République écartant tout « amendement pour durcir la loi Evin », ajoutant : « N’emmerdez pas les Français avec ça. »
Ministre de l’économie du précédent quinquennat, il avait fait adopter l’amendement la détricotant en partie. Elu président, il ne reviendra pas dessus, c’est sans surprise. Mais il accompagne cet arbitrage d’une double affirmation qui pose problème à la politique d’un point de vue de santé publique : revendiquant de boire du vin tous les jours, midi et soir, il semble en faire une norme sociale acceptable ; il résume le fléau de l’alcoolisme aux alcoolisations rapides des jeunes, il en exempte le vin.
Sur la première affirmation, sur la consommation quotidienne de vin, il suffit de rappeler que le vin, comme toute boisson alcoolisée obtenue par fermentation (bière ou autres), contient de l’éthanol (ou alcool éthylique). En France, les conséquences sanitaires liées à la consommation d’éthanol sont majeures, que ce soit en termes de mortalité (49 000 décès par an dont 15 000 par cancer), de maladies, y compris 8 000 nouveau-nés victimes d’alcoolisation fœtale, ou encore de drames familiaux ou de violences sociales. Ce lourd « tribut » est payé par la collectivité au travers des soins nécessaires et des remboursements effectués par la Sécurité sociale, et tout n’est pas encore chiffré, ainsi que le regrettait la Cour des comptes en 2016. Par ailleurs, il existe une inégalité fondamentale entre les individus vis-à-vis de la dépendance à l’alcool : 1 adulte sur 10 présente des difficultés face à l’alcool (soit près de 5 millions). Quant aux éventuels bienfaits prêtés au vin pour protéger de certaines maladies, quels sont-ils ? Les polyphénols et le resvératrol qui en seraient à l’origine sont déjà présents dans le jus de raisin, et sans les risques de l’éthanol.
Pour le dire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune publiée dans « Le Monde » mercredi, les élus demandent qu’un nouveau texte soit adopté « sans délai », alors que le gouvernement veut temporiser.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/02/2018
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Fin de vie : 156 députés font pression pour une nouvelle loi

Dans une tribune publiée dans « Le Monde » mercredi, les élus demandent qu’un nouveau texte soit adopté « sans délai », alors que le gouvernement veut temporiser.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 10h28
    |

            François Béguin et 
Manon Rescan








                        



                                


                            

Y aura-t-il dans les douze prochains mois une majorité suffisante à l’Assemblée nationale pour voter une loi autorisant une aide médicale active à mourir sous certaines conditions ? Deux ans après l’adoption de la loi Claeys-Leonetti instaurant un droit à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale, le débat pourrait de nouveau avoir lieu dans l’Hémicycle avec un rapport de force inédit.
Dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi 28 février, 156 députés, dont 122 étiquetés La République en marche (LRM), demandent qu’une nouvelle loi soit adoptée « sans délai ». « Il convient de donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps et, c’est essentiel, de leur destin. C’est pourquoi nous, députés issus d’horizons différents, proposons de légiférer en ce sens au cours de l’année 2018 », écrivent-ils.

Jamais jusqu’à présent les députés élus en juin 2017 n’avaient si massivement pris position en faveur d’une évolution de la législation. L’été dernier, ils n’étaient qu’une cinquantaine à avoir signé la proposition de loi en ce sens du député du Rhône Jean-Louis Touraine (LRM, ex-PS), également à l’initiative de la tribune. « La majorité du groupe parlementaire est pour », assure aujourd’hui l’élu, estimant que « les nouveaux députés sont moins dans la réserve que lors des mandats précédents ».
Olivia Grégoire, porte-parole du groupe LRM, confirme le vif intérêt de la majorité sur ces questions. « Il y a beaucoup de parlementaires mobilisés, soit d’anciens professionnels de santé, infirmiers et médecins, soit des parlementaires qui ont vécu, comme moi, cette épreuve de vie douloureuse en accompagnant leurs proches », relate-t-elle. « On a une Assemblée plus jeune, plus féminine, prête à faire bouger les lignes », note Laurianne Rossi, députée LRM des Hauts-de-Seine, questeure de l’Assemblée et signataire de la tribune.
Liberté...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Une nuit de janvier 2010, dans le sud de l’Espagne, plusieurs policiers français assistent à la livraison d’une cargaison de cannabis en provenance du Maroc. Le début des ennuis pour l’un d’eux, le commissaire François Thierry, aujourd’hui poursuivi pour « complicité de trafic de stupéfiants ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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Du rififi sur la Costa del Sol

Une nuit de janvier 2010, dans le sud de l’Espagne, plusieurs policiers français assistent à la livraison d’une cargaison de cannabis en provenance du Maroc. Le début des ennuis pour l’un d’eux, le commissaire François Thierry, aujourd’hui poursuivi pour « complicité de trafic de stupéfiants ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h38
    |

            Yves Bordenave (Malaga (Espagne) envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est une plage de sable brun, dans le sud de l’Espagne. Au loin, les côtes marocaines se dessinent dans un voile de lumière opaque. Plus près, voici le rocher de Gibraltar, dressé telle une vigie sur le détroit, et, plus près encore, les yachts de Puerto Banus, marina de luxe des faubourgs de Marbella… Les touristes de passage n’imaginent sans doute pas qu’un drôle de scénario, digne d’un polar, s’est joué ici, sur cette même playa del Rodeito, dans la nuit du 2 au 3 janvier 2010.
Ce soir-là, la mer est d’huile, le ciel sans nuage. Les projecteurs d’un palace voisin, le Guadalpin, éclairent le rivage. Vers 2 h 45, une barque à moteur accoste. Quatre hommes en descendent et se hâtent de décharger leur cargaison : une cinquantaine de paquets de 30 kg, emballés avec soin dans de la toile de jute. Des « valises marocaines », comme les appellent les trafiquants, à l’intérieur desquelles sont rangées des tablettes de 250 grammes de résine de cannabis. Une tonne et demie en tout, peut-être davantage, embarquée moins d’une heure plus tôt, quelque part au Maroc. Au total, il y en a pour plus d’un million et demi d’euros, qui ont déjà été payés aux producteurs. A peine le temps de jeter les paquets sur le sable et le pilote remet les gaz vers le large, laissant là ses quatre complices, tous Marocains.
Non loin de là, plusieurs policiers français ne ratent rien du spectacle. Parmi eux, le commissaire François Thierry, chef du Service interministériel d’assistance technique (SIAT). Il sait déjà tout, ou presque, du trafic en cours sous ses yeux : c’est une livraison surveillée, une « LS » dans le jargon des initiés. Le principe : avoir vent d’un transport de stupéfiants, laisser agir les trafiquants, puis suivre la cargaison pour tenter d’interpeller les destinataires avec la marchandise.
Opération Myrmidon
En Espagne comme en France, pareille stratégie est autorisée, à condition de respecter un cadre juridique très strict, et une préparation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le spectacle de Selman Reda, joué début février dans un collège marseillais, remonte aux prémices du livre sacré.
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A Marseille, le Coran expliqué aux adolescents

Le spectacle de Selman Reda, joué début février dans un collège marseillais, remonte aux prémices du livre sacré.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 10h38
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        



                                


                            

Sa voix chaude et ses mains sont celles d’un conteur, enrobant d’arabesques des phrases distillées avec lenteur et poésie. Mais le spectacle de Selman Reda n’a rien d’une fable. Ne laisse personne te voler les mots, monologue très personnel que l’acteur marseillais a écrit et déjà joué plus d’une vingtaine de fois depuis décembre 2017 dans les théâtres, collèges et lycées de sa région, brasse des thèmes contemporains, sensibles et inflammables. L’interprétation du Coran, les dérives qu’elle engendre et, mais aussi, en toile de fond, la façon dont on peut vivre l’islam dans une France laïque et républicaine, profondément traumatisée par les attentats terroristes. Selman Reda a 40 ans. Il est né dans le Rif marocain mais vit en France depuis ses 4 ans. Silhouette svelte, tête rasée et sourire pacifique, il a basculé tardivement dans le théâtre.
Lucile Pleven, professeure de français : « La question de l’islam est au cœur des préoccupations »
Ce lundi de février, il se présente devant les élèves de deux classes de 3e du collège Louis-Pasteur de Marseille (9e). L’établissement, situé dans l’est de la ville, n’est pas classé en réseau d’éducation prioritaire mais il accueille depuis quelques années des élèves des quartiers nord. « Leurs parents sont en quête d’un havre de paix », glisse Lucile Pleven, professeure de français qui a organisé la venue du spectacle. Dans ses classes, où musulmans et non-musulmans se côtoient, l’enseignante juge que « la question de l’islam est au cœur des préoccupations ».
Derrière leur doux débit, les mots de Selman Reda en imposent. Debout sur une grande table, l’acteur joue son propre père, le jour où il l’a chassé de chez lui. « Tu ne veux pas être un bon musulman, tu n’es plus mon fils », lance cet homme « tombé en religion ». Selman Reda n’a alors que 16 ans et s’interroge : « Quel dieu peut ­demander à un père de mettre son fils à la rue ? »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de 156 députés, essentiellement issus de la majorité, appelle à mieux encadrer les droits et la liberté de mourir des personnes en fin de vie.
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Euthanasie : « Il ­convient de donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de 156 députés, essentiellement issus de la majorité, appelle à mieux encadrer les droits et la liberté de mourir des personnes en fin de vie.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 10h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. « On ne meurt pas bien en France. » Aujourd’hui, l’offre de soins palliatifs ne satisfait pas à la multiplicité des situations individuelles et des souffrances des personnes en fin de vie. Des souffrances accentuées par l’impossibilité pour chacun de « choisir sa fin de vie ».
Si quelques progrès ont été enregistrés avec la loi Claeys-Leonetti, force est de constater que celle-ci n’a pas permis d’introduire d’innovations significatives. Il s’est surtout agi de transcrire dans la loi ce qui était déjà acquis par voie réglementaire. Le problème actuel est qu’il manque – et c’est crucial ! – une liberté, un droit au choix. Attendre une évaluation des textes législatifs antérieurs avant de créer un nouveau droit aux malades en fin de vie aurait-il dès lors un sens ? Non ! Quand une lacune est identifiée, elle doit être comblée sans délai.
D’ailleurs, les Français apportent trois preuves de leur désir impatient de l’introduction de ce progrès humaniste. Dans un très récent sondage, réalisé par l’IFOP pour La Croix et le Forum européen de bioéthique, 89 % considèrent important de légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté. Seulement 11 % des personnes interrogées se satisfont de la législation actuelle. En ce domaine, comme généralement dans les diverses questions de bioéthique, nos concitoyens sont plus avancés et plus en phase avec le progrès que certains responsables, qui apparaissent plus conservateurs ou frileux.
En toute illégalité
De nombreux Français au stade avancé d’une maladie incurable vont aussi chercher – et obtenir – la délivrance dans l’un ou l’autre des pays ayant déjà légiféré sur cette possibilité (Belgique, Suisse, Pays-Bas, Luxembourg, Canada, plusieurs Etats américains, etc.).
Un malade en fin de vie, dans une « impasse thérapeutique », peut obtenir une aide active à mourir dans les hôpitaux français. Ces euthanasies sont pratiquées en toute illégalité. Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le parquet a requis le placement sous contrôle judiciaire d’un homme, aujourd’hui âgé de 29 ans, ayant eu une relation sexuelle avec une collégienne.
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Après une polémique, ouverture d’une enquête pour « viol » sur une jeune fille de 11 ans

Le parquet a requis le placement sous contrôle judiciaire d’un homme, aujourd’hui âgé de 29 ans, ayant eu une relation sexuelle avec une collégienne.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 22h14
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 07h46
   





                        



   


Le parquet de Pontoise a ouvert, mardi 27 février, une information judiciaire pour « viol » dans une affaire visant un homme de 29 ans – il avait 28 ans au moment des faits – pour une relation avec une fillette de 11 ans.
Estimant que la collégienne était consentante, la justice avait dans un premier temps renvoyé l’homme devant le tribunal correctionnel pour « atteinte sexuelle », mais le tribunal s’était déclaré incompétent au premier jour du procès, le 13 février, et il avait demandé une nouvelle enquête. Le procès avait été reporté sine die.
Une plainte pour « viol »
Le parquet a, finalement, ouvert une information judiciaire pour « viol sur mineur de moins de 15 ans », un fait passible de vingt ans de prison, et il a requis le placement sous contrôle judiciaire de l’homme mis en cause. Ce dernier doit être présenté prochainement à un juge d’instruction chargé de mener des investigations supplémentaires.

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La mineure avait déposé plainte pour « viol », mais les enquêteurs et le parquet avaient, dans un premier temps, considéré que la relation était consentie dès lors que la jeune fille n’avait opposé aucune résistance. Ce choix avait scandalisé les associations féministes et de protection de l’enfance.
Débat sur la loi en vigueur
Le prévenu était poursuivi pour avoir eu, en avril 2017, une relation sexuelle avec la collégienne, qu’il avait déjà abordée à deux reprises les jours précédents.
Son avocat soutenait que l’atteinte sexuelle n’était même « pas caractérisée », puisque son client ignorait l’âge de la plaignante, qui a « l’apparence physique d’une fille qui a plus de 15 ans ». « On sait très bien que ce n’est pas un viol, elle était consentante », avait-il encore répété avant l’audience.
La partie civile assure, elle, que la jeune fille s’est laissé faire non parce qu’elle était consentante mais parce qu’elle était dans un « état de sidération ».

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En novembre 2017, l’acquittement d’un homme de 30 ans, accusé du viol d’une mineure également âgée de 11 ans, avait fait grand bruit et avait nourri le débat sur les éventuelles insuffisances de la loi française en la matière.
Le gouvernement a d’ailleurs annoncé son intention d’instaurer un âge minimal du consentement à un acte sexuel, que le président Emmanuel Macron souhaiterait voir fixé à 15 ans. De son côté, le procureur de la République de Paris, François Molins, a estimé, dimanche, qu’il serait « cohérent » de le fixer à 13 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Réclamé par le parquet et par les parties civiles, le mobile antisémite a finalement été retenu concernant le meurtre de cette retraitée juive par un musulman.
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Meurtre de Sarah Halimi : le caractère antisémite retenu par la juge d’instruction

Réclamé par le parquet et par les parties civiles, le mobile antisémite a finalement été retenu concernant le meurtre de cette retraitée juive par un musulman.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 19h18
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 06h39
   





                        



   


Le meurtre de Sarah Halimi, qui a suscité une vive émotion dans la communauté juive et au-delà, avait-il un mobile antisémite ? Après neuf mois d’enquête et alors qu’il était réclamé de longue date par le parquet et par les parties civiles, le caractère antisémite du meurtre de cette retraitée juive a été retenu par la juge d’instruction chargée de l’enquête, a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) une source judiciaire.
Le suspect Kobili Traoré, mis en examen pour le meurtre de cette femme juive orthodoxe, « a été entendu aujourd’hui par le magistrat instructeur » qui a procédé à sa « mise en examen supplétive » en retenant cette circonstance aggravante, a ajouté cette source
Durant la nuit du 3 au 4 avril 2017, dans un HLM de l’est parisien, Kobili Traoré, alors âgé de 27 ans, s’était introduit dans l’appartement de sa voisine, Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi. Aux cris d’« Allah Akbar », entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, le jeune homme l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer. « J’ai tué le sheitan » (le démon, en arabe), avait-il hurlé.

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                Folie, acte antisémite, ou les deux ? Neuf mois après, le meurtre de Sarah Halimi reste inexpliqué



Débat sur la persistance d’un antisémitisme
La mort violente de cette femme de 65 ans avait ravivé le débat sur la persistance d’un certain antisémitisme dans les quartiers populaires sous l’effet d’un islam identitaire.
Interné aux lendemains du drame, le suspect avait été mis en examen le 10 juillet 2017 pour meurtre. L’expertise psychiatrique, rendue en septembre, a conclu qu’il avait été pris cette nuit-là d’une « bouffée délirante aiguë » après une forte consommation de cannabis, mais que ce trouble psychotique n’écartait pas sa responsabilité pénale et n’était « pas incompatible avec une dimension antisémite ».
Dans la foulée, le parquet avait réclamé à son tour que cette circonstance aggravante soit retenue au dossier, à la « satisfaction » des responsables juifs qui l’avait réclamée sans relâche.

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En janvier, face à l’absence de réponse de la juge, le parquet et les parties civiles avaient saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour qu’elle tranche cette question : Sarah Halimi a-t-elle été « ciblée » en raison de son appartenance religieuse ?
L’affaire Sarah Halimi, un nom qui réveille le souvenir de l’assassinat antisémite d’Ilan Halimi par le « gang des barbares » en 2006, avait pris une tournure politique en juillet lorsque le président de la République Emmanuel Macron avait réclamé à la justice « toute la clarté » sur les faits, en présence du premier ministre israélien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ SOS homophobie et le mouvement LGBT chrétien David et Jonathan ont annoncé par communiqué avoir saisi la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
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Des conférences catholiques sur « l’accompagnement » des homosexuels indignent des associations LGBT

SOS homophobie et le mouvement LGBT chrétien David et Jonathan ont annoncé par communiqué avoir saisi la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 18h56
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h12
   





                        


L’évêché de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a suscité l’indignation d’associations LGBT par sa décision d’organiser des conférences publiques sur « l’accompagnement des personnes à tendance homosexuelle », en liaison avec un groupe catholique américain ultraconservateur qui prône la chasteté pour les homosexuels.
Le 7 mars à Bayonne et le 8 mars à Pau sont en effet organisées des conférences, animées par l’abbé Louis-Marie Guitton, délégué épiscopal pour la famille du diocèse de Fréjus-Toulon et aumônier national de l’association Courage.

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Une association américaine ultraconservatrice
Sur son site Internet, cette association américaine se présente « comme un groupe de catholiques attirés par les gens de même sexe » mais choisissant la chasteté, et dont les membres « sont guidés par des chapelains attentionnés qui leur proposent réconciliation et direction dans leur vie spirituelle ».
« Elle a été créée dans les années 1980. Elle est arrivée en France dans le sillage de la mouvance du mariage pour tous », explique Benat Gachen, président de Los Bascos, une association LGBT de Bayonne, qui a appelé « à un rassemblement bruyant et déterminé » lors de la tenue des conférences.
« L’association Courage, partenaire de cette réunion, fait l’objet de plusieurs plaintes aux Etats-Unis, où elle organise des “thérapies de guérison” de l’homosexualité. Loin d’aider et de soutenir les personnes LGBT, ce type de réunions peut créer chez elles un sentiment de culpabilité relatif à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre. »
La Miviludes saisie
SOS homophobie et le mouvement LGBT chrétien David et Jonathan ont annoncé par communiqué avoir saisi la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) et soulignent « l’irresponsabilité de la Conférence des évêques de France », à qui elles demandent, comme au diocèse de Bayonne, l’annulation des conférences.

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« Ces conférences sont dangereuses. La clé de voûte du discours de l’abbé Guitton est que l’homosexualité est une déviance, ça heurte frontalement toutes les avancées législatives de notre pays », dénonce Benat Gachen.
Ce type d’enseignement « est susceptible d’engendrer de profondes souffrances psychologiques, un isolement, des pratiques à risque, voire un rejet de soi qui peut conduire à des tentatives de suicide », dénonce l’association David et Jonathan.
L’évêque de Bayonne, contacté par l’AFP, n’a pas souhaité communiquer sur ce sujet. Mgr Marc Aillet est connu pour ses positions sur l’avortement. Il avait notamment déclenché une polémique à la mort de Simone Veil, en juillet 2017, pour un tweet contre l’avortement. Il organise chaque mois à Bayonne le Rosaire pour la vie, des prières de rue où jusqu’à quarante participants se mettent à genoux pour prier et demander la fin du droit à l’avortement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Une centaine d’actrices et de personnalités ont lancé, mardi, un appel aux dons. Un ruban blanc sera porté vendredi lors de la 43ᵉ cérémonie des Césars du cinéma.
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#MaintenantOnAgit : des actrices se mobilisent avant les Césars contre les violences faites aux femmes

Une centaine d’actrices et de personnalités ont lancé, mardi, un appel aux dons. Un ruban blanc sera porté vendredi lors de la 43ᵉ cérémonie des Césars du cinéma.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 15h36
   





                        



   


Une centaine d’actrices et de personnalités ont lancé, mardi 27 février, un appel aux dons pour lutter contre les violences envers les femmes, avec un symbole, un ruban blanc, qui sera porté vendredi 2 mars lors de la 43ᵉ cérémonie des Césars du cinéma. Et un mot d’ordre : « Maintenant, on agit. »
« Nous sommes inquiètes : mal accompagnées, les femmes sont vulnérables face à la justice. Il est temps d’agir. Ensemble, soutenons celles et ceux qui œuvrent concrètement pour qu’aucune n’ait plus jamais à dire #MeToo. Donnons », disent cent trente personnalités dans un appel aux dons lancé par la Fondation des femmes et publié sur le site de Libération.
Les comédiennes Julie Gayet, Adèle Haenel ou Sandrine Bonnaire, l’écrivaine Leïla Slimani, la chanteuse Christine and the Queens, la championne de boxe Sarah Ourahmoune, la réalisatrice Tonie Marshall font partie des premières donatrices de cette campagne baptisée #MaintenantOnAgit.

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« Souvent, nous n’avons rien dit. Par crainte. Par habitude. Pour oublier. Ou parce que nous espérions être l’exception plutôt que la règle, poursuivent-elles. Il y a quelques mois, des actrices ont percé le mur du silence. »
Ce mouvement, inspiré du fonds Time’s Up, lancé par trois cents personnalités du cinéma américain pour lutter contre le harcèlement sexuel au travail à la suite du scandale Weinstein, vise à recueillir des dons qui seront reversés à des associations proposant un accompagnement juridique aux victimes de violences sexistes ou sexuelles.
« Ce n’est que le début », prévient la comédienne Anna Mouglalis. La récente libération de la parole n’est « pas un effet de mode », « il y a eu une prise de conscience » qui doit « s’incarner dans des actes. Sinon, les femmes parleront dans le vent », dit-elle à l’Agence France-Presse. « Toutes les femmes ont été confrontées à des harceleurs (...), ça nous est toutes arrivé », déclarait à la fin de janvier l’actrice Julie Gayet, qualifiant le mouvement Time’s Up de « formidable ».

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S’associant à la Fondation des femmes, l’Académie des Césars proposera vendredi un ruban blanc, symbole de ce mouvement et de la lutte contre les violences faites aux femmes, aux dix-sept cents invités de sa 43e cérémonie, présidée par une des signataires, Vanessa Paradis. « On va porter ce ruban avec détermination et conviction », a assuré lundi Alain Terzian, président de l’Académie des Césars.
Lever de fonds pour aider des associations « débordées »
L’objectif de #MaintenantOnAgit est de lever « un million d’euros » pour aider des associations « débordées », a dit à l’AFP Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, évoquant le Collectif féministe contre le viol, l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), l’Espace femmes Geneviève D., et Prendre le droit.

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Un premier bilan du mouvement pourrait être fait en mai, lors du Festival de Cannes. « On ne veut pas se substituer à l’Etat. On dit juste qu’il y a urgence à comprendre que la lutte contre les violences faites aux femmes requiert des moyens. Que fera-t-on le jour où les deux cent trente mille femmes battues viendront porter plainte ? », poursuit-elle.
Loin de la polémique suscitée par la tribune de cent femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve, défendant la « liberté d’importuner », Mme Mailfert espère que la centaine de personnalités apportera « la lumière » aux victimes de violences.
Dans le sillage de l’affaire Weinstein, le nombre de plaintes déposées en 2017 pour viol et agression sexuelle a connu en France une hausse respectivement de 12 % et de 10 % par rapport à 2016. Plusieurs associations, dont l’AVFT, ont alerté les pouvoirs publics sur leurs difficultés à répondre aux victimes, faute de moyens.

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                Harcèlement sexuel : le combat de la seule association de défense de victimes au travail



La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a déclaré mardi qu’elle trouvait « formidable que des artistes adorées des Françaises et des Français s’engagent », rappelant que « de nombreuses associations dont l’action est importante sont financées uniquement depuis des années par de l’argent public ».

Bravo aux artistes françaises qui s’engagent pour lever des fonds pour accompagner les femmes victimes de violences… https://t.co/gPURn68grS— MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Formation des fonctionnaires, cellule d’écoute pour les victimes et sanctions « exemplaires » font partie des points mis en avant dans la circulaire qui doit être signée dans les prochains jours.
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Une circulaire contre les violences sexuelles dans la fonction publique

Formation des fonctionnaires, cellule d’écoute pour les victimes et sanctions « exemplaires » font partie des points mis en avant dans la circulaire qui doit être signée dans les prochains jours.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h24
   





                        


Formation des fonctionnaires, cellule d’écoute pour les victimes, sanctions « exemplaires » : le gouvernement a présenté, mardi 27 février, une circulaire visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans la fonction publique.
Les secrétaires d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, et à la fonction publique, Olivier Dussopt, ont présenté la circulaire lors d’un déplacement au Mans (Sarthe). Elle doit être « signée dans les prochains jours pour une mise en application immédiate », a indiqué le cabinet de Mme Schiappa.
Le texte, consulté par l’Agence France-Presse, « précise la mise en œuvre des engagements » pris par Emmanuel Macron le 25 novembre à l’occasion du lancement de la grande cause du quinquennat pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Trois axes y sont développés : la prévention des violences dans la fonction publique ; le traitement des situations et l’accompagnement des victimes ; la sanction des auteurs. Il y est écrit :
« Deux chiffres doivent nous faire réagir : 20 % des femmes actives disent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle, et près de 30 % des victimes n’en parlent à personne. »

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Plan de formation
La circulaire prévoit notamment, à partir de 2018, le développement d’un plan de formation prioritairement dispensée aux agents occupant des postes d’encadrement, aux référents « égalité et diversité » et aux agents des services des ressources humaines.
Pour les nouveaux entrants, toutes les écoles de service public devront inclure dans leur formation initiale un module sur la prévention de ces violences « au plus tôt et avant la fin de l’année 2018 ».

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Pour accompagner les victimes, tous les employeurs publics devront « définir et mettre en place un dispositif de signalement », par exemple une cellule d’écoute ou une personne référente, et « de traitement des violences sur le lieu de travail ». Ils sont également « incités à étendre l’application de ces dispositifs aux violences et au harcèlement d’origine extra-professionnelle détectés sur le lieu de travail ».
La circulaire demande aux employeurs d’être « exemplaires dans la sanction [disciplinaire] des violences sexuelles » et rappelle les peines et amendes également encourues par les auteurs.
Pour Céline Verzeletti (CGT, premier syndicat de la fonction publique), cette circulaire est « surtout symbolique », car elle reprend les textes des accords de mars 2013. Mme Verzeletti regrette notamment que la circulaire ne mentionne pas que les victimes puissent être reconnues en accident du travail ou en maladie professionnelle, afin qu’elles bénéficient d’une protection spéciale.

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