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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La question de la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord demeure le point de blocage.
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Brexit : Londres rejette fermement la proposition de Bruxelles sur l’accord de divorce

La question de la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord demeure le point de blocage.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 17h52
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu à peine plus d’une demi-heure mercredi 28 février au gouvernement britannique pour rejeter avec véhémence la proposition d’accord de divorce préparée par la Commission européenne sur le Brexit. « Aucun premier ministre britannique ne pourrait jamais l’accepter, a lancé Theresa May devant la Chambre des communes, lors de la séance hebdomadaire des questions à la première ministre. Je dirai de façon très claire au président [de la Commission européenne, Jean-Claude] Juncker et à d’autres que nous ne l’accepterons pas. »
Le contentieux concerne la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Bruxelles propose de créer une « ère réglementaire commune » entre les deux Irlandes, afin d’éviter le retour d’une frontière physique entre elles. Selon Mme May, « l’intégrité constitutionnelle » du Royaume-Uni serait mise en danger par la proposition européenne. Le langage est particulièrement peu diplomatique et rejoint un concert de protestations au Royaume-Uni. « Grotesque, inacceptable », estime Christopher Montgomery, un ténor du Parti unioniste démocrate (DUP, parti unioniste nord-irlandais). « Ça ne peut pas être accepté, ni par nous, ni par le gouvernement britannique », renchérit Nigel Dodds, un député DUP. « Cela revient à une annexion de l’Irlande du Nord par l’Union européenne », estime David Jones, un député conservateur, ancien secrétaire d’Etat au Brexit.

Européens et Britanniques sont d’accord sur le principe : il ne faut pas réintroduire de frontière visible, qui risquerait de rouvrir les plaies des années de violence entre unionistes et républicains (3 500 morts entre 1969 et 1998). La question est de savoir comment y parvenir. Pour l’UE, la solution la plus simple est que le Royaume-Uni reste dans le marché unique et l’union douanière, les deux dispositifs qui permettent la circulation des marchandises et des personnes...




                        

                        


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Brexit : Bruxelles propose une première mouture sans concessions du traité de divorce

Le texte n’a pas tardé à susciter de vives réactions à Londres, en particulier sur l’idée de créer une « aire réglementaire commune » entre les deux Irlandes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h21
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


En bon anglais, l’exercice auquel Bruxelles s’est livrée ce mercredi 28 février s’appelle un « reality check » (confrontation avec la réalité). A treize mois désormais du Brexit, Michel Barnier, le négociateur en chef pour l’Union européenne (UE), a rendu publique une première mouture du futur accord de retrait du Royaume-Uni. Un texte essentiel, qui devra recevoir l’aval du Parlement européen, mais aussi celui de Westminster, après avoir été définitivement agréé par Londres et ses vingt-sept partenaires.
Le document, pour l’heure 120 pages et 168 articles (mais probablement dix fois plus quand il aura été complété, au terme des négociations), traduit en termes juridiques l’essentiel de l’accord politique de décembre 2017 entre Londres et Bruxelles. Il couche aussi sur le papier les termes de l’accord de transition réclamé par Londres, mais toujours pas agréé, le gouvernement de Theresa May refusant d’accepter les conditions des Européens.
« Il n’y a aucune surprise à attendre » de la copie bruxelloise, a prévenu M. Barnier mercredi. Et pourtant : en écrivant noir sur blanc ce à quoi les Britanniques devront s’en tenir dans le cadre du divorce, mais surtout en y imposant clairement ses points de vue, sans aucune concession ou presque, la Commission espère faire revenir les Britanniques aux dures réalités du Brexit. Au risque d’une nouvelle crise politique dans le pays ?
Il faut dire que dix-huit mois après le référendum, les responsables politiques britanniques, gouvernement compris, continuent à s’écharper sur le Brexit sans tenir compte des lignes rouges maintes fois répétées des Vingt-Sept (intégrité du marché intérieur, caractère indissociable de ses quatre libertés : libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services).

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Une réunification des deux Irlandes par les normes
Quels sont les aspects du texte les plus difficilement acceptables par Londres, et pourquoi ? Bruxelles a longuement insisté sur l’Irlande, identifiée depuis des mois par l’équipe Barnier comme un des points les plus « durs » des pourparlers, celui sur lequel les discussions risqueraient un jour de dérailler. En décembre 2017, les discussions ont déjà failli faire voler en éclats la fragile majorité dont dispose la conservatrice Theresa May au Parlement britannique, ses partenaires du petit parti unioniste nord irlandais DUP refusant les solutions européennes.
Aujourd’hui, pour éviter le retour d’une frontière « dure » entre Irlande du Nord et République d’Irlande (un engagement de Londres), Bruxelles suggère que la solution la plus pragmatique, si Mme May persiste dans sa volonté de quitter le marché intérieur et l’Union douanière européenne, est de créer une « aire réglementaire commune » entre les deux Irlandes. M. Barnier propose que les contrôles des marchandises entre le Royaume-Uni et le reste de l’UE, inévitables après le divorce, s’opèrent entre l’île d’Irlande et le reste des îles Britanniques. Et que l’Irlande du Nord continue, sur un grand nombre de secteurs – normes phytosanitaires, marché de l’électricité, etc. –, de s’aligner sur les normes européennes. 
Cette solution revient à une réunification des deux Irlandes par les normes : elle est explosive, concernant des territoires encore traversés par de fortes tensions, vingt ans après les accords de paix de l’accord du Vendredi saint, en 1998, ayant mis fin à la guerre civile. Elle a été immédiatement rejetée par Theresa May :

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« Le projet de texte juridique que la Commission a publié, s’il entre en application, minera le marché commun britannique et l’intégrité constitutionnelle du Royaume-Uni en créant une frontière douanière et réglementaire en mer d’Irlande. Aucun premier ministre du Royaume-Uni ne peut l’accepter. »
La « soumission » à la cour de Luxembourg
Autre point dur de la négociation : la Cour de justice de l’Union européenne. Les Brexiters refusent par principe de continuer à se « soumettre » à la plus haute juridiction de l’Union. Le document de retrait souligne cependant clairement que la cour de Luxembourg restera l’instance de dernier recours pour traiter de tous les litiges impliquant le respect des lois européennes. Pour Londres, cela signifie une « soumission » à cette juridiction pour encore de longues années. Unique concession de Bruxelles, déjà accordée en décembre 2017 : les juges britanniques pourront statuer seuls sur des contentieux liés au statut des expatriés au Royaume-Uni, mais uniquement huit ans après la date du Brexit.
Le projet de traité revient aussi sur la période de transition, réclamée par Mme May, qui veut un accord avant la fin mars, pressée par des milieux économiques de plus en plus inquiets. Mais sans plus de concessions. Les Européens maintiennent que cette période post-Brexit, durant laquelle le Royaume-Uni pourra continuer d’accéder au marché intérieur, devra s’achever au 31 décembre 2020. Alors que Londres réclamait qu’elle puisse être prolongée.
Bruxelles oppose aussi une fin de non-recevoir très nette concernant le droit de veto réclamé par les Britanniques sur les règles de l’UE durant cette période : pas question qu’ils aient leur mot à dire. Sûre d’elle, la Commission propose même qu’en cas de non-respect des lois de l’UE durant la transition, les droits d’accès du Royaume-Uni au marché intérieur soient en partie suspendus.
« Keep calm and be pragmatic », a lancé M. Barnier mercredi à l’attention des Britanniques en ébullition, et se défendant de vouloir « provoquer des chocs », mais réaffirmant sa volonté « de trouver des solutions ». Le Français, ex-commissaire au marché intérieur, a aussi insisté sur le fait que la solution envisagée pour l’Irlande n’était pas définitive, et qu’il était « prêt à discuter immédiatement » si Londres proposait autre chose.
Brusquer les Britanniques
Le négociateur en chef pour l’UE le répète depuis des mois : l’heure tourne, le D-Day du Brexit (le 29 mars 2019) se rapproche dangereusement, et l’hypothèse d’une rupture sans accord n’est pas à exclure. Brusquer les Britanniques est d’abord le moyen de faire avancer une négociation à nouveau au point mort. Londres refuse toujours les termes de la transition sur la table depuis janvier : la discussion bloque notamment sur le sort des expatriés arrivés après le Brexit, durant la transition.
Bruxelles ne serait-elle pas non plus un peu tentée, en insistant à ce point sur l’Irlande, de dynamiser le débat interne au Royaume-Uni sur l’union douanière ? Peut-être. Theresa May a maintes fois répété qu’elle voulait en sortir. Mais y maintenir son pays permettrait d’éviter les contrôles aux frontières entre les deux Irlandes, et accessoirement d’éviter un Brexit dur, en maintenant le lien avec l’UE.
Le fait que le chef de file travailliste Jeremy Corbin ait choisi de défendre, ces derniers jours, le maintien dans l’union douanière, gagnant même le soutien de quelques députés tories, n’a évidemment pas échappé à Bruxelles. « Il a été malin, mais certains ici le considèrent d’un mauvais œil, pour des raisons idéologiques », souligne un diplomate bruxellois. Qui s’attend, comme d’autres collègues, à de fortes turbulences avec Londres dans les semaines qui viennent.

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Mais Michel Barnier a déjà prévenu la partie adverse, qui parie depuis des mois, en vain, sur la désunion des Européens pour mieux tirer son épingle du jeu. « Ne perdez pas de temps à imaginer qu’il y aura des divergences entre les Vingt-Sept », a réaffirmé le Français. « Et les Vingt-Six sont solidaires avec Dublin », a t-il estimé nécessaire de souligner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ À Vladimir-ville, résignés ou convaincus, les électeurs de Vladimir Poutine s’apprêtent à réélire pour un quatrième mandat le président russe.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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« Dans ma tête, la présidence et Poutine ne font qu’un »

À Vladimir-ville, résignés ou convaincus, les électeurs de Vladimir Poutine s’apprêtent à réélire pour un quatrième mandat le président russe.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 17h35
    |

            Isabelle Mandraud (Vladimir (Russie), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le chauffeur de taxi ne sait pas où se trouve le QG de campagne de Vladimir Poutine. Peu lui chaut d’ailleurs. « Je vais voter pour lui, je ne vois personne d’autre », confie Andreï, le dos voûté sur son volant. « Quoique sa politique ne me plaise pas vraiment, poursuit-il. Il devrait être plus dur sur la corruption, mais sa politique étrangère, en revanche, ça va. De toute façon, dans ma tête, j’associe la présidence avec Poutine, pour moi ils ne font qu’un. »
A quelque 200 kilomètres à l’est de Moscou, Vladimir-ville (nommée en référence à Vladimir II Monomaque, grand price de Kiev au XIIe siècle) s’apprête à élire son président, ou plutôt à le réélire, car ici il ne fait aucun doute que Vladimir Poutine, au pouvoir depuis dix-huit ans, rempilera pour un nouveau mandat jusqu’en 2024. A trois semaines de l’élection du 18 mars, c’est quasi un non-événement dans cette cité de province davantage préoccupée par son quotidien. En ce moment par exemple, il s’agit plutôt d’attaquer à la pelle les stalactites menaçantes qui se sont formées sur le bord des toits.
La voiture s’arrête rue Gorki, devant l’ancienne maison des syndicats, aujourd’hui occupée par des sociétés privées dont les noms s’alignent à l’entrée. Il faut grimper au 2e étage pour trouver une pièce, deux bureaux, un téléphone, un ordinateur, quelques chaises et des photos, nombreuses, du chef du Kremlin, jeune. L’ensemble est sommaire, mais parfaitement conforme à la situation : le candidat Poutine mène sous l’étiquette « indépendant » une campagne a minima, sans meeting, sans parti, sans débat public, ni même une apparition récente dans ses clips TV. Débrouillez-vous avec ce que vous avez, a-t-il fait savoir à son équipe.

« C’est un président actif, il ne peut pas tout laisser tomber », justifie Dmitri Joutchenko. A 31 ans, ce jeune père de famille, employé dans la compagnie régionale d’électricité, fait partie des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Dans cette chronique, l’ancien membre du directoire de la BCE Jürgen Stark estime que la politique monétaire expansionniste de l’institution n’est pas adaptée à la réalité économique.
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« La politique actuelle de la Banque centrale européenne est tout simplement irresponsable »

Dans cette chronique, l’ancien membre du directoire de la BCE Jürgen Stark estime que la politique monétaire expansionniste de l’institution n’est pas adaptée à la réalité économique.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h30
    |

Jürgen Stark (Ex-membre du directoire de la Banque centrale européenne et ancien vice-président de la Bundesbank)







                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Le récent plongeon de presque 1 600 points de l’indice Dow Jones montre à quel point les marchés financiers et les acteurs économiques se sont accoutumés à une politique monétaire expansionniste. Des taux d’intérêt faibles et un relâchement monétaire de longue durée ont incité les investisseurs à prendre des risques inconsidérés. Plus ces mesures seront prolongées, plus forte sera la menace qui pèse sur la stabilité du système financier mondial.
Depuis fin 2015, la Fed augmente peu à peu son principal taux directeur qui atteint maintenant 1,5 %
Il y a longtemps que les mesures de relâchement monétaire extrême ne sont plus appropriées. L’économie mondiale connaît une reprise de plus en plus marquée. Selon la dernière mise à jour des « Perspectives de l’économie mondiales » du Fonds monétaire international (FMI), la croissance va se prolonger dans les trimestres à venir, surtout aux Etats-Unis et dans la zone euro.
Pourtant, les institutions internationales, dont le FMI, craignent la correction brutale des marchés due aux changements en matière d’attente d’inflation et de taux d’intérêt et continuent à proclamer que le resserrement de la politique monétaire ne doit se faire que très progressivement. Aussi les banques centrales continuent-elles à reporter la normalisation de leur politique, ce qui entraîne une hausse du prix des actifs suscitant des distorsions boursières spectaculaires qui rendent ces corrections inévitables.
Il est vrai que la Réserve fédérale américaine (Fed) s’éloigne de sa politique d’expansion monétaire depuis fin 2013, lorsqu’elle a commencé à réduire son bilan et à diminuer progressivement ses rachats d’obligations jusqu’à y mettre fin. Depuis fin 2015, elle augmente peu à peu son principal taux directeur, qui atteint maintenant 1,5 %.
Polarisation
Mais elle est loin d’avoir normalisé sa politique. Considérant le stade avancé du cycle économique, les prévisions relatives à la croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ En décembre 2016, le rapport McLaren faisait état d’une conspiration institutionnelle recouvrant trente sports et remontant à 2011 au moins.
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Le Comité international olympique lève la suspension de la Russie

En décembre 2016, le rapport McLaren faisait état d’une conspiration institutionnelle recouvrant trente sports et remontant à 2011 au moins.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h21
   





                        


Le Comité international olympique (CIO) a levé la suspension du Comité olympique russe (ROC), effective depuis décembre en raison du scandale de dopage institutionnalisé en Russie. « Le Comité olympique russe est totalement réintégré dans ses droits comme membre du CIO », a annoncé le président de l’instance olympique russe, Alexandre Joukov, mardi 28 février, trois jours après la fin des Jeux olympiques de Pyeongchang.

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La décision de suspendre le ROC avait été prise le 5 décembre. Elle prévoyait la possibilité de lever la suspension au dernier jour des JO d’hiver, afin de permettre aux sportifs russes de pouvoir défiler derrière le drapeau russe, mais la commission exécutive du CIO avait rejeté cette possibilité.
Vladimir Poutine, qui recevait mercredi au Kremlin les athlètes russes ayant participé aux Jeux, a déclaré à propos de la suspension de la Russie qu’il s’agissait d’« une page que nous devons tourner » et a salué des JO qui, « malgré toutes les difficultés, nous ont montré de bonnes surprises et donné de nouveaux héros ».
Deux athlètes contrôlés positif à Pyeongchang
Deux athlètes olympiques de Russie, la dénomination sous laquelle les sportifs russes ont participé aux JO 2018, « ont été convaincus de dopage ici à Pyeongchang. Ceci est extrêmement décevant et ne permet pas au CIO d’envisager la levée de la suspension du ROC pour la cérémonie de clôture », avait expliqué le président du CIO, Thomas Bach tout en ouvrant la porte à une réintégration automatique si aucun cas de dopage supplémentaire n’était avéré après les Jeux.

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La Russie a été autorisée à participer en Corée du Sud sous bannière olympique, avec des athlètes considérés comme « propres » par le CIO. Leur délégation a terminé à la 13e place du tableau des médailles avec deux titres, contre 13 médailles d’or à Sotchi au moment de la clôture des JO 2014 (11 désormais).
Système de dopage d’Etat
En décembre 2016, le rapport McLaren, rédigé par des personnalités indépendantes, faisait état d’une conspiration recouvrant trente sports et remontant à 2011 au moins. Après sa publication, le CIO a choisi de créer deux commissions, l’une sur le thème de la conspiration institutionnelle, l’autre sur la manipulation des échantillons.
Une commission d’enquête dirigée par l’ancien président de la Confédération helvétique Samuel Schmid avait établi que la Russie avait bel et bien mis en place un système de dopage d’Etat culminant avec la manipulation des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, en 2014. Certains sportifs russes étaient alors protégés des contrôles antidopages, leurs échantillons étant soit troublés, soit échangés contre d’autres contenant une urine propre.
Ce système, organisé par les services secrets russes (FSB), avait prospéré à l’instigation du ministre des sports de l’époque, Vitali Moutko — depuis promu vice-premier ministre —, et de Grigori Rodchenkov, réfugié aux Etats-Unis dans un programme de protection des témoins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ M. Erdogan, qui effectue une tournée en Afrique, a demandé à Alger de « faciliter » le travail des hommes d’affaires turcs dans le pays.
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Compte rendu

En visite en Algérie, le président turc appelle à davantage d’échanges commerciaux

M. Erdogan, qui effectue une tournée en Afrique, a demandé à Alger de « faciliter » le travail des hommes d’affaires turcs dans le pays.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-28T12:30:46+01:00"

        Le 28.02.2018 à 12h30






    
Le président truc, Recep Tayyip Erdogan, à Alger, le 27 février 2018.
Crédits : RYAD KRAMDI / AFP


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’est félicité de la signature d’accords avec l’Algérie, mardi 27 février, appelant ce pays à « faciliter » le travail des hommes d’affaires turcs sur place pour améliorer les échanges commerciaux. Ces accords vont permettre à Ankara et Alger de « diversifier leurs échanges », en attendant la signature « le plus rapidement possible de l’accord sur la protection des investissements », a déclaré M. Erdogan lors d’un discours devant des hommes d’affaires turcs et algériens, au deuxième jour d’une visite officielle en Algérie, première étape d’une tournée en Afrique.
Le président turc avait déjà insisté, dans un entretien au quotidien algérien Echorouk paru lundi, sur la nécessaire signature de cet accord bilatéral « de promotion et de protection des investissements, depuis longtemps en discussion », semblant s’impatienter sur la longueur des négociations. « Nous voyons l’Algérie comme un îlot de stabilité politique et économique dans la région. Notre premier partenaire commercial en Afrique, c’est l’Algérie », a-t-il rappelé mardi, tout en estimant que le volume des échanges commerciaux avec son pays est à un « niveau insuffisant ».

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Actuellement autour de 4 milliards de dollars (près de 3,3 milliards d’euros), les échanges commerciaux doivent « atteindre dans une première étape 5 milliards, puis 10 milliards de dollars », a estimé M. Erdogan. « Les investissements et le commerce gagneront en volume à mesure que le travail de nos hommes d’affaires en Algérie sera facilité », a-t-il souligné, sans autre détail, en présence du premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, et du ministre de l’industrie, Youcef Yousfi.
Mémorandum d’entente avec Sonatrach
Dans son entretien à Echorouk, M. Erdogan avait critiqué les barrières à l’importation mises en place par l’Algérie, « qui freinent le développement des échanges commerciaux » avec son pays, et réclamé un assouplissement du système de délivrance des visas pour les citoyens turcs, particulièrement pour les hommes d’affaires.
Mardi, il s’est également dit « convaincu de la nécessité » de faire avancer rapidement la coopération dans le secteur de l’énergie, en développant notamment « des projets communs ». Le président turc s’est à ce sujet félicité de la signature, lundi soir, d’un mémorandum d’entente entre le géant national algérien des hydrocarbures, Sonatrach, et les groupes turcs Rönesans et Bayegan, « portant sur un investissement pétrochimique de 1 milliard de dollars dans la zone franche de Yumurtalik, à Adana », dans le sud de la Turquie.

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Au terme de cet accord, dont les détails n’ont pas été dévoilés dans l’immédiat, Sonatrach fournira notamment la matière première pour la production de 450 000 tonnes de polypropylène par an, a indiqué M. Erdogan. Ce document figure parmi les sept « accords de partenariat et de coopération et mémorandums d’entente » dans les hydrocarbures, l’agriculture, le tourisme, l’enseignement supérieur, la diplomatie et la culture signés entre la Turquie et l’Algérie peu après l’arrivée de M. Erdogan à Alger.
Près de 800 entreprises turques en Algérie
Selon les médias étatiques algériens, 796 entreprises turques emploient plus de 28 000 personnes en Algérie. Les investissements turcs s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars – surtout dans le textile, la pharmacie et la sidérurgie –, faisant de la Turquie le premier investisseur étranger en Algérie, hors hydrocarbures.
Mardi après-midi, selon l’agence de presse algérienne APS, M. Erdogan a été reçu par son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier, âgé de 80 ans et très affaibli depuis un accident vasculaire cérébral en 2013, reçoit peu de dignitaires étrangers et apparaît rarement en public. Le chef de l’Etat turc est attendu mercredi à Nouakchott, avant de se rendre au Sénégal et au Mali.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les responsables se sont justifiés en déclarant que l’arrivée des réfugiés avait « fait monter à 75 % la part des étrangers dans [leur] clientèle ».
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En Allemagne, Angela Merkel dénonce l’exclusion des étrangers d’une soupe populaire

Les responsables se sont justifiés en déclarant que l’arrivée des réfugiés avait « fait monter à 75 % la part des étrangers dans [leur] clientèle ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 12h17
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


La polémique s’amplifie en Allemagne après la décision d’une soupe populaire d’Essen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), dans le bassin industriel de la Ruhr, de refuser de servir des étrangers. Pour justifier cette décision, révélée jeudi 22 février mais en vigueur depuis début janvier, les responsables de cette soupe populaire ont expliqué que l’arrivée des réfugiés, ces dernières années, avait « fait monter à 75 % la part des étrangers dans [sa] clientèle », ce qui désavantageait selon eux les pauvres de nationalité allemande.

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                Dans son rapport annuel, Amnesty International déplore des « politiques de diabolisation »



Condamnée par la Fédération allemande des soupes populaires, la décision a suscité une avalanche de réactions. « On ne devrait pas opérer de telles catégorisations, ce n’est pas bien », a estimé la chancelière Angela Merkel, lundi 26 février, ajoutant néanmoins que cette décision était révélatrice de « la pression que subit » ce genre d’associations.
De son côté, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a salué une mesure qui, selon lui, valide son propre discours. « Dans toute l’Allemagne, des bénévoles paient les pots cassés de votre politique d’ouverture des frontières. Votre formule creuse “Wir schaffen das” [nous y arriverons] est devenue synonyme, pour ceux qui s’engagent pour notre société, de “Wir können nicht mehr” [nous n’en pouvons plus] », a déclaré Alice Weidel, coprésidente du groupe AfD au Bundestag, mardi, dans un post Facebook adressé à Mme Merkel.
L’extrême droite n’est pas la seule à réagir ainsi. De l’autre côté du spectre politique, Sahra Wagenknecht, coprésidente du groupe Die Linke (gauche radicale) au Bundestag, a estimé qu’« il n’est pas possible que ce soit les plus pauvres qui continuent de subir le fardeau de l’immigration ». L’affaire, enfin, divise la droite conservatrice elle-même. Alexander Dobrindt, qui représente la CSU bavaroise au Bundestag, a téléphoné au responsable de la soupe populaire d’Essen pour le soutenir. Mardi, le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung s’est, quant à lui, dit consterné par la réaction de la chancelière : « “Ce n’est pas bien”, dit-elle, mais elle n’avance pas la moindre idée pour que les choses aillent mieux. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Deutsche Umwelthilfe a remporté une victoire considérable : le tribunal lui a donné raison dans un procès contre les autorités de Stuttgart et de Düsseldorf, ouvrant la voie à une interdiction des vieux diesels dans les villes afin de lutter contre la pollution.
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DUH, l’association écolo qui fait trembler l’industrie automobile en Allemagne

Deutsche Umwelthilfe a remporté une victoire considérable : le tribunal lui a donné raison dans un procès contre les autorités de Stuttgart et de Düsseldorf, ouvrant la voie à une interdiction des vieux diesels dans les villes afin de lutter contre la pollution.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h24
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

En avançant sur la passerelle de métal noirci, on n’ose à peine respirer. Est-ce le vertige que donne le surplomb des quatre voies bondées de la Cannstatter Strasse, véritable autoroute au milieu de Stuttgart ? Ou bien la triste notoriété du lieu ? L’endroit, appelé Neckartor, détenait jusqu’à l’an dernier le record du site le plus pollué d’Allemagne. La station de mesure de l’air, installée juste sous la passerelle, enregistre des taux d’émissions de dioxyde d’azote et de particules fines qui dépassent régulièrement les normes autorisées.
A chaque fois que Peter Erben, un militant, fait « visiter » la passerelle à des journalistes, il est sûr de son effet. On préfère effectivement ne pas trop s’y attarder pour l’interview. La conversation se poursuivra dans la salle paroissiale de l’église protestante de la Schubartstrasse toute proche, qui sert de QG aux activistes de la pureté de l’air dans le quartier, un peu comme les opposants au régime est-allemand en 1989 se réunissaient dans les églises.
Avec d’autres initiatives locales, ils ont organisé les premiers procès contre la pollution aux particules fines en 2008, avant de s’attaquer aux oxydes d’azote. « Tous les deux ans, la ville a lancé de nouveaux instruments pour combattre les particules. On a eu la balayeuse, puis le colleur à particules, et maintenant c’est le mur de mousse ! », ironise Manfred Niess, un autre militant. « On est dans une situation permanente de violation du droit. »

Pugnacité
Longtemps, ces activistes ont été considérés à Stuttgart, l’opulente patrie de Daimler, Bosch et Porsche, comme une poignée de fous. Mais depuis les succès de leurs alliés de l’association environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH), on les traite plutôt de dangereux terroristes. Mardi 27 février, la DUH a en effet remporté une victoire symbolique considérable : le tribunal administratif fédéral de Leipzig lui a donné raison dans un procès en appel contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ La question syrienne a été au centre de la visite de Jean-Yves Le Drian, le ministre français des affaires étrangères, à Moscou.
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Paris presse Moscou de faire appliquer le cessez-le-feu en Syrie

La question syrienne a été au centre de la visite de Jean-Yves Le Drian, le ministre français des affaires étrangères, à Moscou.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h15
    |

            Marc Semo (Moscou, envoyé spécial)








                        



   


Le « cessez-le-feu à temps partiel » n’a pas convaincu Jean-Yves Le Drian, le ministre français des affaires étrangères, qui a décrit ainsi la pause quotidienne de cinq heures dans les combats en Syrie décrétée par le Kremlin. Censée entrer en vigueur pour la première fois mardi 27 février, la trêve n’a pas été respectée, notamment dans la Ghouta orientale, près de Damas, où les combats ont repris après une brève accalmie. « Cette proposition n’en représente pas moins une avancée mais il faut étendre sa durée », a souligné le chef de la diplomatie française en visite à Moscou pour discuter de la mise en œuvre de la résolution 2401.
Votée à l’unanimité le 24 février par le Conseil de sécurité de l’ONU, elle exige « sans délai » l’arrêt des combats « pendant au moins trente jours consécutifs » afin de permettre l’évacuation des blessés les plus graves et l’acheminement des aides humanitaires dans cette enclave tenue par la rébellion à l’est de Damas où 400 000 personnes sont assiégées et pilonnées par les forces du régime. « C’est une question de vie ou de mort », a déclaré à Genève Jens Laerke, porte-parole du bureau de la coordination de l’aide humanitaire de l’ONU.
« La Russie est l’un des seuls acteurs internationaux en mesure d’obtenir la mise en œuvre de la résolution onusienne », a rappelé Jean-Yves Le Drian
Prévue depuis un mois, la visite à Moscou du ministre français des affaires étrangères visait à l’origine à préparer celle d’Emmanuel Macron fin mai. Mais la question syrienne, quatre jours après le vote onusien, a été au centre des entretiens entre Jean-Yves Le Drian et son homologue Sergueï Lavrov, définis comme « francs et directs », ce qui, en langage diplomatique, signifie plutôt animés. « La Russie est l’un des seuls acteurs internationaux en mesure d’obtenir la mise en œuvre de la résolution onusienne », a rappelé, dès l’ouverture de la réunion, le ministre français. Encore faudrait-il que le Kremlin veuille exercer « la pression maximale » sur Damas souhaitée par Paris.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a accusé les rebelles syriens de retenir la population civile en otage et affirme que le corridor humanitaire a été pris pour cible par les rebelles, qui l’ont pilonné au mortier, empêchant les civils de sortir de l’enclave. Des habitants de la Ghouta, ainsi que l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), rapportent, quant à eux, que des avions et des hélicoptères du régime ont mené des attaques aériennes contre plusieurs localités.

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                Dans la Ghouta orientale assiégée, des habitants racontent leur calvaire sur les réseaux sociaux



L’objectif de Jean-Yves Le Drian est d’obtenir de son homologue russe des engagements précis pour concrétiser le texte onusien et notamment instaurer « un mécanisme robuste de surveillance » de la trêve. Sergueï Lavrov a admis, lors de la conférence de presse commune, que les « corridors humanitaires » devaient fonctionner dans les deux sens, c’est-à-dire à la fois pour l’évacuation des blessés voire, des civils qui le souhaitent, mais aussi pour l’entrée des convois d’aides.
Trouver une issue politique au conflit.
Ce n’était pas évident au début, Moscou insistant seulement sur les évacuations. Malgré cette concession verbale, nombre d’observateurs estiment que le but de Damas, comme de Moscou, est avant tout de vider l’enclave rebelle. Le ministre russe a d’ailleurs cité l’exemple d’Alep, dont la partie orientale a été reconquise en décembre 2016.

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                Syrie : fragile désescalade dans la Ghouta orientale



Dans une lettre commune envoyée à la présidence koweïtienne du Conseil de sécurité, les trois principaux groupes rebelles contrôlant la Ghouta orientale, Jaych Al-Islam, Ahrar Al-Cham et Faylaq Al-Rahman, se sont engagés à respecter la résolution 2401 et à expulser de l’enclave sous quinze jours les quelque 250 djihadistes liés à Al-Qaida qui s’y trouvent. Les diplomates français ont plusieurs fois insisté auprès de leurs homologues russes pour qu’ils demandent au régime de reconnaître publiquement le texte onusien. Ces derniers ont, à chaque fois, éludé la question.
Le vote de la résolution 2401 par la Russie qui, à onze reprises, avait opposé son veto à des résolutions sur la Syrie et aurait pu cette fois seulement s’abstenir, n’en ouvre pas moins une fenêtre d’opportunité pour relancer le processus de négociation et trouver une issue politique au conflit. « La fenêtre ouverte est très petite, mais nous n’avons pas le droit de ne pas jouer cette carte », affirme-t-on à Paris tout en soulignant que la principale urgence est humanitaire et que la suite dépend de la possibilité d’imposer réellement un cessez-le-feu.
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            data-slide-description="Une frappe aérienne à Jisrine, le 8 février. « Les gens restent assis au rez-de-chaussée dans les maisons ou dans les sous-sols des écoles. Il n’y a pas de caves ici. Certains ont creusé des abris souterrains. Mais les bombardements sont si intenses que même là on est blessé ou tué, rapporte le photographe. La vie est devenue si effrayante, si pleine de sang. Nous avons tous peur que la situation ne se termine comme dans le siège d’Alep. »"
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            data-slide-description="Un homme avec un enfant dans les bras, après un bombardement, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans la Ghouta orientale, le 8 février."
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            data-slide-description="Des civils fuient après un raid, à Jisrine, le 8 février."
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            data-slide-description="Dans le quartier de Saqba, le 8 février."
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            data-slide-description="Un secouriste évacue un enfant tiré des gravats, le 8 février."
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            data-slide-description="Des enfants jouent avec des armes en carton, à Harasta, le 25 janvier."
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            data-slide-description="Des enfants nettoient une échoppe des débris projetés par un bombardement, à Kafr Batna, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans un hôpital de fortune, à Arbin, le 2 février."
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Une frappe aérienne à Jisrine, le 8 février. « Les gens restent assis au rez-de-chaussée dans les maisons ou dans les sous-sols des écoles. Il n’y a pas de caves ici. Certains ont creusé des abris souterrains. Mais les bombardements sont si intenses que même là on est blessé ou tué, rapporte le photographe. La vie est devenue si effrayante, si pleine de sang. Nous avons tous peur que la situation ne se termine comme dans le siège d’Alep. »

ABDULMONAM EASSA / AFP
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L’Union européenne maintient la pression sur la Pologne, accusée d’entorse à l’Etat de droit

Aucune décision n’est prise à ce stade sur d’éventuelles sanctions contre Varsovie.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 10h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Le nouveau premier ministre Mateusz Morawiecki a beau être polyglotte, plus souriant et plus ouvert que la précédente chef du gouvernement polonais, Beata Szydlo, l’UE n’est pour l’instant pas prête à céder sur les entorses graves à l’Etat de droit dans le pays. Réunis à Bruxelles mardi 27 février, les ministres des affaires européennes ont majoritairement soutenu la Commission, qui avait décidé fin 2017 d’engager le bras de fer avec le gouvernement conservateur réactionnaire au pouvoir à Varsovie, en recommandant l’activation de l’article 7 des traités de l’Union.
Cette procédure longue et complexe, jamais utilisée, peut aller jusqu’à une mise au ban de l’UE, en privant le pays concerné de ses droits de vote. La Commission s’alarme des réformes d’ampleur du système judiciaire polonais (Cour constitutionnelle, juridictions de droit commun, Cour suprême et Conseil national de la magistrature), qui risquent de le politiser et de l’affaiblir. L’institution a néanmoins donné trois mois à Varsovie (jusqu’au 20 mars) pour amender ces textes.
Dans l’attente de la réponse polonaise, les ministres n’ont rien pu décider mardi au sujet de l’article 7. Mais la plupart – à l’exception notable du Hongrois – ont apporté leur soutien à Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission, en première ligne sur le dossier polonais.
Les Français et les Allemands se sont montrés les plus explicites. « L’Etat de droit est l’un des fondements de l’Union, qui garantit nos institutions et nos valeurs (…). Nous partageons les préoccupations soulevées par la législation sur le système judiciaire en Pologne, ont insisté les ministres Nathalie Loiseau et Michael Roth, lors d’une intervention conjointe. La situation est problématique. »
Le Parlement européen maintient aussi la pression : un débat sur la Pologne est prévu en plénière, mercredi 28 février. Avec une résolution à la clé, appelant le Conseil (les Etats membres) à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Avec la hausse de l’immobilier et l’explosion du X sur Internet, les vieilles boutiques déclinent. Au profit d’une nouvelle génération d’enseignes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/02/2018
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Le sex-shop se meurt, vive le « love store »

Avec la hausse de l’immobilier et l’explosion du X sur Internet, les vieilles boutiques déclinent. Au profit d’une nouvelle génération d’enseignes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 15h08
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Rue Saint-Denis, à Paris, l’enseigne bleue DVD Shop est encore là pour quelques jours, au numéro 109. Mais le rideau noir de l’entrée a été retiré, les étalages sont vides, les cabines de projection ont disparu. Le vieux sex-shop a fait faillite. Son tenancier a été expulsé en novembre 2017. Pour le remplacer, le propriétaire des lieux a posé une exigence : plus le moindre commerce érotique. « Ce sera une crêperie », annonce le nouveau locataire, qui attend à la porte l’arrivée d’un fournisseur.
Rue du Pont-Neuf, à cinq minutes de là, la vendeuse remet quelques objets en place dans son « love store » à l’enseigne Passage du désir. Un couple de touristes vient de ­partir, une jeune fille choisit une huile de massage. « Je suis d’abord venue avec des copines, sans oser acheter, raconte Murielle. On rigolait devant chaque objet. Maintenant, j’ai pris de l’assurance. Ici, je suis sûre de la qualité, et je peux être conseillée. Et puis l’endroit est clair, sympa, ce n’est pas honteux d’y ­entrer. » Près de la caisse, le patron de la chaîne se réjouit : pour la Saint-Valentin, ses magasins ont réalisé leur meilleure journée de l’année. Il prévoit déjà d’en ouvrir de nouveaux à Paris et à Nice.


Six cents mètres à pied suffisent pour passer d’une planète à une autre. Le vieux monde des sex-shops, en plein déclin. Celui des « love stores », dont l’essor est tout aussi spectaculaire. Un grand basculement entre deux types de boutiques qui peuvent paraître très proches, mais que tout oppose, ou presque : leurs localisations, bien souvent, leurs clientèles et le cœur même de l’activité. « D’un côté, le commerce de la frustration sexuelle, de l’autre, celui de l’épanouissement du couple », résume, dans son magasin de la rue du Pont-Neuf, Patrick Pruvot, le fondateur de Passage du désir.
« Capitalisme du ­stupre »
Le premier sex-shop du monde a été ouvert à la fin de 1962, à Flensbourg, dans le nord...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Ekaterina Kuznetsova et Edward N. Luttwak estiment que le président est assuré, sauf accident, de remporter le scrutin présidentiel du 18 mars. Mais cette victoire probable cache une incapacité de l’Etat russe à se moderniser.
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« En Russie, l’absence d’Etat de droit affaiblit Vladimir Poutine »

Dans une tribune au « Monde », Ekaterina Kuznetsova et Edward N. Luttwak estiment que le président est assuré, sauf accident, de remporter le scrutin présidentiel du 18 mars. Mais cette victoire probable cache une incapacité de l’Etat russe à se moderniser.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 07h16
    |

                            Edward N. Luttwak (Chercheur associé au think tank américain Center for Strategic and International Studies)








                        



                                


                            
Tribune. Le 18 mars 2018, Vladimir Poutine va concourir pour son quatrième mandat présidentiel. Sa réélection, soigneusement préparée, semble pratiquement assurée. Une loi sur mesure votée en 2012 empêche Alexeï Navalny, le seul leadeur d’opposition en mesure de contrer M. Poutine, de se porter candidat. Nous allons donc assister à nouveau au triomphe d’un simulacre de démocratie, une élection sans choix.
Cependant, la réélection de Vladimir Poutine ne résoudra pas la question de savoir comment il parviendra à préserver son rôle politique et le régime qui lui est lié au-delà de 2024. Cherchera-t-il encore à échanger les fonctions avec le premier ministre Dimitri Medvedev pour respecter la Constitution interdisant un troisième mandat sans préciser le nombre total de mandats qu’une personne peut assumer dans sa vie politique ? Voudra-t-il au contraire modifier la Constitution pour lui permettre de gouverner indéfiniment en tant que président ou encore établir une République parlementaire pour assurer son pouvoir à travers le parti ?

Les manquements répétés à un passage pacifique du pouvoir attestent d’une absence d’Etat de droit sans lequel aucune succession ne peut être légitime. Voici la grande leçon de l’histoire russe : l’Etat de droit est une question plus difficile que celles qui entourent la démocratie, le constitutionnalisme voire les institutions. Tous ses principes – la précision, la non-rétroactivité, l’universalité – peuvent être condensés dans cette maxime latine : nulla poena sine lege – littéralement « pas de sanction sans une loi ». Ainsi ce n’est pas par manque d’éducation que la Russie a négligé l’Etat de droit, mais parce qu’il n’y avait pas le personnel pour le mettre en œuvre : des fonctionnaires bien formés, des juristes professionnels, des juges indépendants. Et de fait, l’Etat de droit s’est enraciné en Europe occidentale grâce à l’émergence d’une classe de fonctionnaires exerçant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Il avait été arrêté dans la nuit de samedi 24 à dimanche 25 février à la demande de la Turquie, qui a requis son extradition.
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La justice tchèque libère le leader kurde syrien Salih Muslim

Il avait été arrêté dans la nuit de samedi 24 à dimanche 25 février à la demande de la Turquie, qui a requis son extradition.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 22h59
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 23h10
   





                        


Un tribunal tchèque a ordonné mardi 27 février la libération du leader kurde syrien Salih Muslim, ancien président du Parti de l’union démocratique (PYD), arrêté dans la nuit de samedi 24 à dimanche 25 février à la demande de la Turquie, qui a requis son extradition.
La porte-parole Marketa Puci a déclaré mardi que le tribunal n’avait pas trouvé de motif pour prolonger la détention de M. Muslim, ajoutant que ce dernier avait promis de rester dans l’Union européenne pour de futures audiences d’extradition.
« Nous n’avons eu jusqu’à présent aucun problème avec la République tchèque. Nous espérons que Prague ne cédera pas aux pressions turques », déclarait au Monde Khaled Issa, représentant en France des Kurdes syriens, au moment de l’arrestation de Salih Muslim.
La Turquie proteste
Le ministre des affaires étrangères turc, Mevlüt Cavusoglu, a réagi à la décision tchèque mardi, la qualifiant de « scandale. » Le vice-premier ministre, Bekir Bozdag, a assuré que cette décision aurait des répercussions négatives sur les relations diplomatiques entre la Turquie et la République tchèque. « Cette décision équivaut très clairement à soutenir des groupes terroristes », a-t-il ajouté, une accusation formellement rejetée par le ministère des affaires étrangères tchèque.

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Ressortissant syrien, M. Muslim, 67 ans, a été placé par la Turquie sur la liste dite « rouge » des terroristes les plus recherchés le 13 février, soit trois semaines après le début de l’offensive turque sur Afrin.
Le PYD, dont Salih Muslim a quitté la présidence en septembre 2017 tout en demeurant un de ses représentants les plus éminents, est considéré par Ankara comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’Etat turc depuis 1984.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ La réserve mondiale de semences du Svalbard, sorte d’arche de Noé végétale, a franchi le million d’échantillons de graines en stock à l’occasion de son 10e anniversaire.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Avec plus de 6 milliards d’euros de ventes à l’étranger, l’Allemagne est devenue le cinquième exportateur mondial d’armes. Ces chiffres suscitent l’émoi, outre-Rhin, au regard de l’histoire du pays.
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édition abonné


L’embarrassant succès des armes made in Germany

Avec plus de 6 milliards d’euros de ventes à l’étranger, l’Allemagne est devenue le cinquième exportateur mondial d’armes. Ces chiffres suscitent l’émoi, outre-Rhin, au regard de l’histoire du pays.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 13h04
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 15h47
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

L’affaire ne pouvait pas tomber plus mal. Le 21 janvier, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des chars, conduits par l’armée turque, lancer une offensive dans la zone d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, contre la milice kurde YPG, alliée des Etats-Unis. L’intervention en elle-même est déjà explosive, mais voilà que des experts allemands identifient en plus les engins : il s’agit de chars Leopard 2, grand succès d’exportation d’armement made in Germany. Ces chars, fabriqués par le groupe bavarois Krauss-Maffei Wegmann (KMW), ont été exportés depuis 2005 vers la Turquie. Celle-ci en possède aujourd’hui 354.
Les milieux pacifistes allemands – les Verts, la gauche radicale, les jeunes sociaux-démocrates – protestent. Berlin ne prétend-il pas officiellement appliquer une politique de contrôle ultrarestrictive de ses exportations d’armement ? Le Parti social-démocrate (SPD), n’a-t-il pas affirmé, au moment de participer au gouvernement de coalition dirigé par Angela Merkel, en 2013, son intention de restreindre fortement les ventes d’armes, a fortiori dans les zones de crise ? Le héraut de cette doctrine était alors Sigmar Gabriel, ancien ministre de l’économie… et actuel chef de la diplomatie allemande.
Cette polémique survient alors que le SPD est en négociations délicates avec les conservateurs pour former une nouvelle « grande » coalition gouvernementale, très critiquée par l’aile gauche du parti et par les jeunes. Le débat s’enflamme. A tel point que M. Gabriel annonce, fin janvier, le gel immédiat d’une opération de modernisation des chars Leopard, par le groupe Rheinmetall, qui avait été promise à Ankara.
Contradictions
L’épisode résume les contradictions allemandes en matière d’armement. Bien que le pays soit un leadeur mondial des matériels de défense, il assume très mal ses performances à l’export, condamnées par de larges pans de la population.
Les chars...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a fait monter sur scène une petite fille habillée en tenue militaire lors d’un discours à Kahramanmaras, le 24 février, dans le sud du pays.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
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Allemagne : la justice ouvre la voie aux interdictions des vieux véhicules diesel en ville

Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 17h31
   





                        



   


C’est une décision qui réjouit les associations de protection de l’environnement, plonge des millions d’automobilistes dans l’incertitude, fragilise les puissants constructeurs du pays et embarrasse les autorités allemandes. Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé, mardi 27 février, que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes, un jugement qui pourrait concerner 12 millions de véhicules dans le pays.
Les juges de Leipzig avaient été saisis par les autorités du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie du Nord-Westphalie, deux Länder où l’industrie automobile est très présente, contre des interdictions imposées par des juridictions locales aux villes de Stuttgart et Düsseldorf.
Que dit l’arrêt de la Cour administrative ?
La Cour administrative fédérale, installée à Leipzig, a confirmé deux décisions de justice contraignant les autorités régionales à interdire les véhicules diesel les plus anciens à Stuttgart et Düsseldorf pour assainir l’air.
Dans le détail, l’arrêt très attendu de la Cour prévoit des délais d’application, des exceptions pour les artisans et une mise en place progressive de telles interdictions. Ainsi, à Stuttgart, elles ne pourront pas entrer en vigueur avant septembre 2019 pour les voitures diesel de norme Euro 5, commercialisées jusqu’en 2015.
Mais les magistrats balaient nettement l’argument des Etats-régions concernés, qui affirmaient ne pas pouvoir agir sans loi nationale : ils lèvent ainsi l’obstacle planant sur de telles mesures dans d’autres villes tout aussi polluées.
Une victoire pour les écologistes
« C’est un grand jour pour l’air pur », s’est réjoui mardi Jürgen Resch, le chef de l’association de protection de l’environnement Deutsche Umwelthilfe (DUH). Celle-ci était à l’origine des interdictions de circulation des véhicules non conformes aux dernières normes les jours de forte pollution, ordonnées par des tribunaux locaux de Stuttgart et Düsseldorf.
Une décision que contestaient les constructeurs automobiles : une interdiction totale pourrait entraîner une décote sur le marché de l’occasion et une hausse du coût des contrats de location, qui sont indexés sur la valeur résiduelle des véhicules.
Pour lancer cette procédure, l’association DUH s’était appuyée sur le fait que les niveaux de particules enregistrés à Stuttgart et Düsseldorf n’étaient pas conformes aux normes européennes d’émissions d’oxyde d’azote (NOx). Les véhicules roulant au gazole sont considérés comme majoritairement responsables de la pollution aux oxydes d’azote, qui favorisent les maladies respiratoires et cardiovasculaires.
« La voie est enfin libre pour protéger la santé des gens », s’est aussi félicité mardi Niklas Schinerl, porte-parole de Greenpeace. « Chaque ville peut désormais défendre le droit de ses citoyens à un air pur ».
L’an dernier, quelque 70 villes allemandes présentaient encore des taux de dioxyde d’azote supérieurs au seuil annuel moyen de 40 microgrammes/m3 édicté par l’Union européenne, d’après l’Office fédéral de l’environnement. Munich, Stuttgart et Cologne sont les plus touchées.

   


L’embarras de Berlin
Soucieux depuis des mois d’éviter de telles interdictions de véhicules, politiquement très impopulaires et lourdes de conséquences pour les puissants constructeurs automobiles allemands, le gouvernement s’est efforcé mardi de minimiser la portée de l’arrêt de la Cour administrative fédérale.
La chancelière Angela Merkel a rappelé que la décision ne visait pas « tout le territoire » ni « tous les automobilistes », tandis que sa ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, a jugé que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
« Mon objectif reste d’éviter que de telles interdictions de circulation entrent en vigueur », a-t-elle déclaré. « Les Etats-régions, les communes et l’Etat fédéral » disposent « de nombreux instruments » pour améliorer la qualité de l’air, a-t-elle ajouté.
« Nous allons discuter de ce que nous pouvons faire », a renchéri son homologue aux transports, le conservateur Christian Schmidt. Selon lui, le nouveau gouvernement en gestation va affiner « dans les deux semaines » sa politique en la matière.
Outre la justice allemande, Berlin est sous la pression directe de la Commission européenne, qui menace l’Allemagne de poursuites si elle ne lutte pas plus vigoureusement contre la pollution.

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                Les particules ultrafines, la pollution cachée des véhicules diesel



Pression accrue sur les constructeurs automobiles
Cette décision de la justice allemande accroît la pression sur l’industrie automobile, sommée de rendre les véhicules diesel plus propres. « Les villes ne veulent pas d’interdictions de circulation », a rappelé Markus Lewe, président de la Fédération des communes allemandes (Städtetag), en exhortant les constructeurs automobiles à faire davantage.
Les constructeurs tels que Volkswagen, Daimler et BMW ont mis en place, dans le sillage du scandale des moteurs truqués de VW, des primes à l’achat de véhicules plus propres et entamé une mise à jour logicielle de millions de véhicules roulant au diesel pour en réduire les émissions polluantes. Une initiative qui n’est toutefois possible que sur les véhicules équipés de systèmes de gestion s’appuyant sur des logiciels. Associations de protection de l’environnement et communes appellent désormais les constructeurs à aller plus loin en acceptant de modifier en profondeur le système de filtration des gaz d’échappement.
Quelque 15 millions de véhicules diesel circulent en Allemagne, premier marché automobile d’Europe, et seulement 2,7 millions d’entre eux seraient équipés de la dernière technologie Euro 6 en date.
A la Bourse de Francfort, Volkswagen, numéro un européen du secteur automobile, perdait près de 1,8 % à la mi-journée. Au même moment, BMW cédait 0,91 % ; à Paris, Renault abandonnait 0,4 % et PSA réduisait ses gains à 0,19 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Editorial. Alors que la campagne des élections législatives en Italie a été marquée par la poussée de partis eurosceptiques, les résultats incertains du scrutin du 4 mars représentent une nouvelle menace pour la cohésion de l’Union européenne.
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Europe : la menace italienne

Editorial. Alors que la campagne des élections législatives en Italie a été marquée par la poussée de partis eurosceptiques, les résultats incertains du scrutin du 4 mars représentent une nouvelle menace pour la cohésion de l’Union européenne.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h00
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Entre une Allemagne qui se cherche et une Grande-Bretagne qui s’en va, la dernière chose dont l’Europe a besoin est une Italie qui se brouille. Les élections législatives organisées dimanche 4 mars dans la Péninsule, et dont les résultats s’annoncent particulièrement incertains, représentent pourtant une nouvelle menace pour la cohésion de l’Union européenne.
Dans ce pays cofondateur du projet européen, longtemps l’un des plus euroenthousiastes, cette campagne électorale a été marquée par la poussée de partis eurosceptiques de tous bords. Certes, en fin de course, la Ligue du Nord, d’extrême droite, comme le populiste Mouvement 5 étoiles ont modéré leurs critiques contre Bruxelles et renoncé à évoquer une sortie de l’euro. Certains analystes ne voient cependant dans cette prudence tardive qu’un virage tactique, encouragé par la perspective d’une victoire prochaine.

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Le scénario le plus favorable à l’intégration de l’Italie dans l’UE, celui d’une grande coalition rassemblant le centre gauche autour de Matteo Renzi et le centre droit autour de Silvio Berlusconi, semble chaque jour plus improbable. Le scénario catastrophe vu de Bruxelles serait celui d’une coalition de droite dans laquelle la Ligue du Nord de Matteo Salvini aurait pris le dessus sur la droite berlusconienne.
Comment l’Italie en est-elle arrivée là ? Il faut sans doute remonter à 2011 et à la démission, sous la pression conjointe des marchés et des partenaires européens, d’un Silvio Berlusconi discrédité. S’il est tout sauf étranger aux maux qui ont entraîné sa chute, « Il Cavaliere », revenu sur le devant de la scène à 81 ans à la faveur de cette singulière campagne, ne manque jamais de rappeler qu’à ses yeux ce qui s’est passé en 2011 était un coup d’Etat. Mario Monti, qui lui a succédé, a certes évité que le pays se trouve placé sous tutelle comme la Grèce et le Portugal, mais au prix de la mise en œuvre de recettes bruxelloises dont le coût social a été très mal vécu par les Italiens.
Tous les symptômes de la crise des démocraties occidentales
La solitude dans laquelle le pays a géré l’afflux de plus de 600 000 réfugiés depuis 2013 a achevé de mettre à mal l’attachement des Italiens à l’Europe. Le manque de solidarité européenne a porté un coup terrible à la popularité de la majorité de centre-gauche, successivement dirigée par Enrico Letta, Matteo Renzi et Paolo Gentiloni, qui s’est pourtant efforcée de respecter ses engagements vis-à-vis de Bruxelles. L’idée qu’avec l’Europe la loyauté et les efforts ne paient pas s’est ainsi installée dans l’opinion italienne.

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Aujourd’hui, aucun des partis en lice dans la troisième économie de la zone euro ne prône la poursuite des efforts de maîtrise des finances publiques. Sur le front économique, la campagne s’est résumée à une accumulation de promesses mirifiques, chiffrées en centaines de milliards d’euros, qui ne seront sans doute jamais tenues. Sur le front politique, l’Italie de 2018 présente à peu près tous les symptômes de la crise des démocraties occidentales : affaiblissement des partis politiques traditionnels, montée des extrêmes, vogue des candidatures antisystème, désaffection de l’électorat et taux d’abstention record. Avec, en prime, une spécificité locale : la percée de forces néofascistes, à l’occasion d’élections locales.
Le hasard du calendrier a voulu que le 4 mars soit aussi, en Allemagne, le jour du verdict du SPD sur le contrat de coalition avec la CDU. Espérons que l’Europe, ce jour-là, se remette en ordre de marche.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Au large de l’Ecosse, à la source du curling
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ La Cour de justice de l’Union européenne avait été saisie par un tribunal britannique, à qui il reviendra de trancher le dossier.
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Compte rendu

L’accord de pêche UE-Maroc n’est pas applicable au Sahara occidental, selon la justice européenne

La Cour de justice de l’Union européenne avait été saisie par un tribunal britannique, à qui il reviendra de trancher le dossier.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-27T11:45:58+01:00"

        Le 27.02.2018 à 11h45






    
Le port de Laayoune, au Sahara occidental, en 2005.
Crédits : ABDELHAK SENNA / AFP


L’accord de pêche conclu entre l’Union européenne (UE) et le Maroc n’est pas applicable aux eaux adjacentes de la région disputée du Sahara occidental, car il ne respecte pas le droit à l’autodétermination, a estimé, mardi 27 février, la Cour de justice de l’UE (CJUE). Selon la justice européenne, l’inclusion du territoire dans le champ d’application de l’accord de pêche « enfreindrait plusieurs règles du droit international, notamment le principe d’autodétermination ».

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La CJUE avait été saisie par un tribunal britannique à qui il reviendra de trancher le dossier, en conformité avec le jugement de la Cour. Cette décision fait écho à un précédent arrêt du 21 décembre 2016 par lequel la plus haute juridiction européenne avait ordonné que le Sahara occidental soit exclu de l’accord de libre-échange UE-Maroc. L’accord de pêche n’était toutefois pas inclus dans ce dossier.
La CJUE avait alors estimé qu’il fallait tenir compte du « statut séparé et distinct » du Sahara occidental reconnu par l’ONU. Cette décision avait suscité de vives tensions entre Bruxelles et Rabat, obligés de renégocier l’accord agricole. Ces négociations sont toujours en cours.
Droit à l’autodétermination
Dans ce dossier pêche, la Cour relève que le Maroc ne peut exercer sa souveraineté que « sur les eaux adjacentes de son territoire et relevant de sa mer territoriale ou de sa zone économique exclusive ». « La Cour juge donc que, compte tenu du fait que le territoire du Sahara occidental ne fait pas partie du territoire du royaume du Maroc, les eaux adjacentes du territoire du Sahara occidental ne relèvent pas de la zone de pêche marocaine visée par l’accord de pêche », précise un communiqué de la CJUE.

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L’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre l’UE et le Maroc est entré en vigueur le 28 février 2007 et a été mis en œuvre par des protocoles successifs. Ils permettent à des navires de l’UE d’avoir accès à la zone de pêche du Maroc. Le dernier protocole est applicable jusqu’au 14 juillet 2018. Cet accord était contesté devant un tribunal britannique par la Western Sahara Campaign, une organisation indépendante qui promeut la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

