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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les combats au sol opposent des unités d’élite de l’armée syrienne et des miliciens pro-Assad à plusieurs groupes armés rebelles, souvent d’inspiration islamiste.
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Les forces en présence dans la Ghouta orientale

Les combats au sol opposent des unités d’élite de l’armée syrienne et des miliciens pro-Assad à plusieurs groupes armés rebelles, souvent d’inspiration islamiste.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h00
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



                                


                            

Malgré le cessez-le-feu partiel quotidien, les combats au sol se sont intensifiés sur plusieurs flancs autour de la Ghouta orientale depuis dimanche 25 février entre combattants pro et anti-Assad. Les affrontements ont été précédés par plus d’une semaine de raids aériens des forces prorégime contre le fief rebelle assiégé. Ces frappes sans répit ont fait un carnage parmi les civils – plus de 550 morts entre le 18 février, et l’entrée en vigueur de la trêve neuf jours plus tard, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. La bataille de la Ghouta orientale s’annonce acharnée. Si les pertes humaines sont moindres dans la capitale, les habitants y vivent aussi au rythme de la guerre : les mortiers lancés par les combattants rebelles ont fait une vingtaine de morts depuis le 18 février.
Bien que le pouvoir syrien ait endossé, à l’été 2017, l’accord de « désescalade » local, parrainé par les Russes, son ambition n’a jamais varié : reconquérir l’ensemble du territoire national. La Ghouta orientale est le talon d’Achille de Damas.
Le contexte
Le compte à rebours de l’effondrement de la Ghouta orientale a démarré au printemps 2017, lorsque le gouvernement a obtenu la reddition des factions anti-Assad de deux quartiers damascènes, Qaboun et Barzé, mitoyens de la zone rebelle. Les tunnels creusés en lisière de ces faubourgs permettaient de ravitailler le territoire assiégé en nourriture et en carburant, ainsi qu’en armes. En s’emparant de ces souterrains, le régime a porté un coup très dur aux insurgés. Des négociations depuis l’été, entre les deux camps, pour obtenir le départ de la Ghouta des éléments les plus radicaux – les djihadistes de Tahrir Al-Cham instaurer un cessez-le-feu durable ont échoué.
L’escalade militaire a commencé à partir de l’automne du fait des forces loyalistes, mais aussi de formations rebelles, qui ont attaqué des positions de l’armée, entraînant de lourdes représailles aériennes. Depuis début février, les hostilités...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La question de la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord demeure le point de blocage.
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Brexit : Londres rejette fermement la proposition de Bruxelles sur l’accord de divorce

La question de la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord demeure le point de blocage.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 17h52
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Il aura fallu à peine plus d’une demi-heure mercredi 28 février au gouvernement britannique pour rejeter avec véhémence la proposition d’accord de divorce préparée par la Commission européenne sur le Brexit. « Aucun premier ministre britannique ne pourrait jamais l’accepter, a lancé Theresa May devant la Chambre des communes, lors de la séance hebdomadaire des questions à la première ministre. Je dirai de façon très claire au président [de la Commission européenne, Jean-Claude] Juncker et à d’autres que nous ne l’accepterons pas. »
Le contentieux concerne la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Bruxelles propose de créer une « ère réglementaire commune » entre les deux Irlandes, afin d’éviter le retour d’une frontière physique entre elles. Selon Mme May, « l’intégrité constitutionnelle » du Royaume-Uni serait mise en danger par la proposition européenne. Le langage est particulièrement peu diplomatique et rejoint un concert de protestations au Royaume-Uni. « Grotesque, inacceptable », estime Christopher Montgomery, un ténor du Parti unioniste démocrate (DUP, parti unioniste nord-irlandais). « Ça ne peut pas être accepté, ni par nous, ni par le gouvernement britannique », renchérit Nigel Dodds, un député DUP. « Cela revient à une annexion de l’Irlande du Nord par l’Union européenne », estime David Jones, un député conservateur, ancien secrétaire d’Etat au Brexit.

Européens et Britanniques sont d’accord sur le principe : il ne faut pas réintroduire de frontière visible, qui risquerait de rouvrir les plaies des années de violence entre unionistes et républicains (3 500 morts entre 1969 et 1998). La question est de savoir comment y parvenir. Pour l’UE, la solution la plus simple est que le Royaume-Uni reste dans le marché unique et l’union douanière, les deux dispositifs qui permettent la circulation des marchandises et des personnes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Une loi entrée en vigueur en juin 2017 oblige certaines entreprises à conserver les données personnelles de leurs utilisateurs sur le territoire chinois.
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Stockage de données personnelles : Apple et Amazon se conforment eux aussi à la loi chinoise

Une loi entrée en vigueur en juin 2017 oblige certaines entreprises à conserver les données personnelles de leurs utilisateurs sur le territoire chinois.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 17h26
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


En juillet 2017, Apple avait annoncé l’ouverture à venir de son premier centre de données en Chine. Objectif : y stocker les informations personnelles iCloud (photos, vidéos, documents, SMS ou encore e-mails) des utilisateurs du pays, données jusqu’à présent hébergées aux Etats-Unis. Ce transfert s’est achevé mardi 27 février, selon un communiqué de la marque à la pomme. Le centre de données sera géré par Cloud Big Data Industrial Development Co, une entreprise de la province de Guizhou, qui a des liens forts avec le gouvernement du pays.
Une loi pour encadrer la collecte de données
Si Apple a opéré un tel changement, c’est pour se conformer à une loi chinoise adoptée en novembre 2016 et entrée en vigueur en juin 2017. Celle-ci encadre la manière dont les entreprises du Web peuvent collecter, stocker et exploiter les données de leurs clients chinois. Si elle interdit aux plates-formes de les vendre à des tiers sans le consentement de leur propriétaire, ou d’en collecter trop, le texte comporte aussi des mesures plus controversées.

        Lire nos explications :
         

          En Chine, une loi controversée sur les données personnelles et la cybersécurité



Il impose ainsi à certains services en ligne de conserver les données des utilisateurs chinois en Chine. Sont concernées par ce dispositif les « infrastructures critiques d’information », par exemple « les services de communication, l’énergie, le transport, l’eau, la finance, le service public, l’e-gouvernement et autres ». Une définition aussi vague que celle qui circonscrit les données concernées par ce mode de stockage, à savoir « les informations personnelles et autres données importantes ».
Les défenseurs des droits inquiets
Le texte de loi prévoit des exceptions en cas de « réelle nécessité ». Cependant, nombreuses sont les entreprises qui s’y sont déjà pliées. Amazon par exemple, a ouvert son deuxième centre de données en Chine en décembre « pour se conformer à la loi ».
D’autres, comme Microsoft ou IBM, étaient déjà présentes dans le pays avant l’entrée en vigueur de la loi, mais elles ont depuis largement renforcé leur capacité de stockage de données. Microsoft prévoit de tripler celle de son service Azure en l’espace de six mois.
La décision d’Apple a soulevé de vives inquiétudes parmi les défenseurs des droits humains, telle l’ONG Amnesty International. Ces derniers craignent en effet que le fait que les données des utilisateurs d’iCloud soient contenues dans des serveurs en Chine ne facilite leur accès par les autorités. Un scénario d’autant plus plausible qu’Apple a expliqué à l’agence Reuters et au Wall Street Journal qu’elle allait également stocker les clés de déchiffrement des données sur le territoire chinois. Les forces de l’ordre n’auraient donc plus à adresser une demande aux cours de justice américaines pour obtenir ces clés et ainsi déchiffrer les messages échangés par les utilisateurs.
Ces clés seront spécifiques aux données gardées en Chine, et Apple assure qu’elles resteront sous son contrôle, et non sous celui du gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le texte n’a pas tardé à susciter de vives réactions à Londres, en particulier sur l’idée de créer une « aire réglementaire commune » entre les deux Irlandes.
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Brexit : Bruxelles propose une première mouture sans concessions du traité de divorce

Le texte n’a pas tardé à susciter de vives réactions à Londres, en particulier sur l’idée de créer une « aire réglementaire commune » entre les deux Irlandes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h21
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


En bon anglais, l’exercice auquel Bruxelles s’est livrée ce mercredi 28 février s’appelle un « reality check » (confrontation avec la réalité). A treize mois désormais du Brexit, Michel Barnier, le négociateur en chef pour l’Union européenne (UE), a rendu publique une première mouture du futur accord de retrait du Royaume-Uni. Un texte essentiel, qui devra recevoir l’aval du Parlement européen, mais aussi celui de Westminster, après avoir été définitivement agréé par Londres et ses vingt-sept partenaires.
Le document, pour l’heure 120 pages et 168 articles (mais probablement dix fois plus quand il aura été complété, au terme des négociations), traduit en termes juridiques l’essentiel de l’accord politique de décembre 2017 entre Londres et Bruxelles. Il couche aussi sur le papier les termes de l’accord de transition réclamé par Londres, mais toujours pas agréé, le gouvernement de Theresa May refusant d’accepter les conditions des Européens.
« Il n’y a aucune surprise à attendre » de la copie bruxelloise, a prévenu M. Barnier mercredi. Et pourtant : en écrivant noir sur blanc ce à quoi les Britanniques devront s’en tenir dans le cadre du divorce, mais surtout en y imposant clairement ses points de vue, sans aucune concession ou presque, la Commission espère faire revenir les Britanniques aux dures réalités du Brexit. Au risque d’une nouvelle crise politique dans le pays ?
Il faut dire que dix-huit mois après le référendum, les responsables politiques britanniques, gouvernement compris, continuent à s’écharper sur le Brexit sans tenir compte des lignes rouges maintes fois répétées des Vingt-Sept (intégrité du marché intérieur, caractère indissociable de ses quatre libertés : libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services).

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                Les dirigeants européens se réunissent pour débattre du premier budget post-Brexit



Une réunification des deux Irlandes par les normes
Quels sont les aspects du texte les plus difficilement acceptables par Londres, et pourquoi ? Bruxelles a longuement insisté sur l’Irlande, identifiée depuis des mois par l’équipe Barnier comme un des points les plus « durs » des pourparlers, celui sur lequel les discussions risqueraient un jour de dérailler. En décembre 2017, les discussions ont déjà failli faire voler en éclats la fragile majorité dont dispose la conservatrice Theresa May au Parlement britannique, ses partenaires du petit parti unioniste nord irlandais DUP refusant les solutions européennes.
Aujourd’hui, pour éviter le retour d’une frontière « dure » entre Irlande du Nord et République d’Irlande (un engagement de Londres), Bruxelles suggère que la solution la plus pragmatique, si Mme May persiste dans sa volonté de quitter le marché intérieur et l’Union douanière européenne, est de créer une « aire réglementaire commune » entre les deux Irlandes. M. Barnier propose que les contrôles des marchandises entre le Royaume-Uni et le reste de l’UE, inévitables après le divorce, s’opèrent entre l’île d’Irlande et le reste des îles Britanniques. Et que l’Irlande du Nord continue, sur un grand nombre de secteurs – normes phytosanitaires, marché de l’électricité, etc. –, de s’aligner sur les normes européennes. 
Cette solution revient à une réunification des deux Irlandes par les normes : elle est explosive, concernant des territoires encore traversés par de fortes tensions, vingt ans après les accords de paix de l’accord du Vendredi saint, en 1998, ayant mis fin à la guerre civile. Elle a été immédiatement rejetée par Theresa May :

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                Brexit : Londres rejette fermement la proposition de Bruxelles sur l’accord de divorce



« Le projet de texte juridique que la Commission a publié, s’il entre en application, minera le marché commun britannique et l’intégrité constitutionnelle du Royaume-Uni en créant une frontière douanière et réglementaire en mer d’Irlande. Aucun premier ministre du Royaume-Uni ne peut l’accepter. »
La « soumission » à la cour de Luxembourg
Autre point dur de la négociation : la Cour de justice de l’Union européenne. Les Brexiters refusent par principe de continuer à se « soumettre » à la plus haute juridiction de l’Union. Le document de retrait souligne cependant clairement que la cour de Luxembourg restera l’instance de dernier recours pour traiter de tous les litiges impliquant le respect des lois européennes. Pour Londres, cela signifie une « soumission » à cette juridiction pour encore de longues années. Unique concession de Bruxelles, déjà accordée en décembre 2017 : les juges britanniques pourront statuer seuls sur des contentieux liés au statut des expatriés au Royaume-Uni, mais uniquement huit ans après la date du Brexit.
Le projet de traité revient aussi sur la période de transition, réclamée par Mme May, qui veut un accord avant la fin mars, pressée par des milieux économiques de plus en plus inquiets. Mais sans plus de concessions. Les Européens maintiennent que cette période post-Brexit, durant laquelle le Royaume-Uni pourra continuer d’accéder au marché intérieur, devra s’achever au 31 décembre 2020. Alors que Londres réclamait qu’elle puisse être prolongée.
Bruxelles oppose aussi une fin de non-recevoir très nette concernant le droit de veto réclamé par les Britanniques sur les règles de l’UE durant cette période : pas question qu’ils aient leur mot à dire. Sûre d’elle, la Commission propose même qu’en cas de non-respect des lois de l’UE durant la transition, les droits d’accès du Royaume-Uni au marché intérieur soient en partie suspendus.
« Keep calm and be pragmatic », a lancé M. Barnier mercredi à l’attention des Britanniques en ébullition, et se défendant de vouloir « provoquer des chocs », mais réaffirmant sa volonté « de trouver des solutions ». Le Français, ex-commissaire au marché intérieur, a aussi insisté sur le fait que la solution envisagée pour l’Irlande n’était pas définitive, et qu’il était « prêt à discuter immédiatement » si Londres proposait autre chose.
Brusquer les Britanniques
Le négociateur en chef pour l’UE le répète depuis des mois : l’heure tourne, le D-Day du Brexit (le 29 mars 2019) se rapproche dangereusement, et l’hypothèse d’une rupture sans accord n’est pas à exclure. Brusquer les Britanniques est d’abord le moyen de faire avancer une négociation à nouveau au point mort. Londres refuse toujours les termes de la transition sur la table depuis janvier : la discussion bloque notamment sur le sort des expatriés arrivés après le Brexit, durant la transition.
Bruxelles ne serait-elle pas non plus un peu tentée, en insistant à ce point sur l’Irlande, de dynamiser le débat interne au Royaume-Uni sur l’union douanière ? Peut-être. Theresa May a maintes fois répété qu’elle voulait en sortir. Mais y maintenir son pays permettrait d’éviter les contrôles aux frontières entre les deux Irlandes, et accessoirement d’éviter un Brexit dur, en maintenant le lien avec l’UE.
Le fait que le chef de file travailliste Jeremy Corbin ait choisi de défendre, ces derniers jours, le maintien dans l’union douanière, gagnant même le soutien de quelques députés tories, n’a évidemment pas échappé à Bruxelles. « Il a été malin, mais certains ici le considèrent d’un mauvais œil, pour des raisons idéologiques », souligne un diplomate bruxellois. Qui s’attend, comme d’autres collègues, à de fortes turbulences avec Londres dans les semaines qui viennent.

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Mais Michel Barnier a déjà prévenu la partie adverse, qui parie depuis des mois, en vain, sur la désunion des Européens pour mieux tirer son épingle du jeu. « Ne perdez pas de temps à imaginer qu’il y aura des divergences entre les Vingt-Sept », a réaffirmé le Français. « Et les Vingt-Six sont solidaires avec Dublin », a t-il estimé nécessaire de souligner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ À Vladimir-ville, résignés ou convaincus, les électeurs de Vladimir Poutine s’apprêtent à réélire pour un quatrième mandat le président russe.
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« Dans ma tête, la présidence et Poutine ne font qu’un »

À Vladimir-ville, résignés ou convaincus, les électeurs de Vladimir Poutine s’apprêtent à réélire pour un quatrième mandat le président russe.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 17h35
    |

            Isabelle Mandraud (Vladimir (Russie), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le chauffeur de taxi ne sait pas où se trouve le QG de campagne de Vladimir Poutine. Peu lui chaut d’ailleurs. « Je vais voter pour lui, je ne vois personne d’autre », confie Andreï, le dos voûté sur son volant. « Quoique sa politique ne me plaise pas vraiment, poursuit-il. Il devrait être plus dur sur la corruption, mais sa politique étrangère, en revanche, ça va. De toute façon, dans ma tête, j’associe la présidence avec Poutine, pour moi ils ne font qu’un. »
A quelque 200 kilomètres à l’est de Moscou, Vladimir-ville (nommée en référence à Vladimir II Monomaque, grand price de Kiev au XIIe siècle) s’apprête à élire son président, ou plutôt à le réélire, car ici il ne fait aucun doute que Vladimir Poutine, au pouvoir depuis dix-huit ans, rempilera pour un nouveau mandat jusqu’en 2024. A trois semaines de l’élection du 18 mars, c’est quasi un non-événement dans cette cité de province davantage préoccupée par son quotidien. En ce moment par exemple, il s’agit plutôt d’attaquer à la pelle les stalactites menaçantes qui se sont formées sur le bord des toits.
La voiture s’arrête rue Gorki, devant l’ancienne maison des syndicats, aujourd’hui occupée par des sociétés privées dont les noms s’alignent à l’entrée. Il faut grimper au 2e étage pour trouver une pièce, deux bureaux, un téléphone, un ordinateur, quelques chaises et des photos, nombreuses, du chef du Kremlin, jeune. L’ensemble est sommaire, mais parfaitement conforme à la situation : le candidat Poutine mène sous l’étiquette « indépendant » une campagne a minima, sans meeting, sans parti, sans débat public, ni même une apparition récente dans ses clips TV. Débrouillez-vous avec ce que vous avez, a-t-il fait savoir à son équipe.

« C’est un président actif, il ne peut pas tout laisser tomber », justifie Dmitri Joutchenko. A 31 ans, ce jeune père de famille, employé dans la compagnie régionale d’électricité, fait partie des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le PDG de l’entreprise affirme qu’il est « nécessaire de faire quelque chose », après la tuerie du 14 février à Parkland, en Floride.
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Aux Etats-Unis, les magasins de sport Dick’s Sporting Goods restreignent la vente d’armes à feu

Le PDG de l’entreprise affirme qu’il est « nécessaire de faire quelque chose », après la tuerie du 14 février à Parkland, en Floride.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 17h30
   





                        



   


Après la tuerie du 14 février au lycée Stoneman Douglas High School de Parkland, en Floride, Delta Airlines, United Airlines, Hertz ou MetLife ont annoncé qu’elles mettaient un terme à leurs partenariats avec la NRA. Mais, mercredi 28 février, Dick’s Sporting Goods est allé plus loin.

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La firme, l’une des plus grandes chaînes de distribution de produits destinés à la chasse, à la pêche et aux activités de loisir en plein air des Etats-Unis a annoncé qu’elle cessait immédiatement la vente de fusils d’assaut, de chargeurs de grande capacité, et qu’elle ne vendrait plus aucune arme aux moins de 21 ans, bien que certaines législations locales l’autorisent.
En 2012, à la suite de la tuerie de l’école de Sandy Hook, de Newton dans le Connecticut, Dick’s Sporting Goods avait décidé de réduire les ventes des versions civiles des fusils d’assaut après la tuerie de Sandy Hook.
Prise de position autant symbolique qu’inédite
Edward Stack, le PDG de Dick’s Sporting Goods, s’est expliqué sur les plateaux de « Good Morning America » d’ABC et de CNN. Lors d’une prise de position autant symbolique qu’inédite, il a déclaré que l’entreprise avait compris qu’il était « nécessaire de faire quelque chose ». « Les pensées et les prières ne sauraient suffire », a dit le PDG, exhortant à agir pour qu’une telle tragédie ne se reproduise pas dans le pays.

Dick's Sporting Goods CEO Ed Stack: “We think it’s the right move… It’s the right thing to do for these kids… I’m a… https://t.co/zZ1MlQVcIY— CNN (@CNN)


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L’entreprise « implore » les élus de promulguer une réforme sur les armes et de mettre en œuvre des réglementations, à commencer par l’interdiction des armes de types fusils d’assaut semi-automatiques, l’interdiction de chargeurs de grande capacité ou encore de fixer à 21 ans l’âge minimum requis pour acquérir une arme.
Le PDG, qui se déclare partisan du second amendement de la Constitution américaine, qui protège le port d’armes, a déclaré que Nikolas Cruz, l’auteur de la fusillade, avait acheté une arme dans l’un des magasins de la chaîne, mais qu’il ne s’en était pas servi dans l’attaque contre le lycée.
Edward Stack a encore déclaré que le cadre légal actuel n’empêche pas la vente d’armes à feu aux gens dangereux. Il encourage les élus à réagir et se dit prêt à subir les répercussions de sa décision, mais refuse de revenir en arrière sur ces nouvelles règles en vigueur dans ses magasins concernant les ventes d’armes.
La firme, qui possède aussi 35 magasins Field & Stream où les versions civiles des fusils d’assaut étaient toujours disponibles, a aussi décidé de les retirer de la vente.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Allan Kaval, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions sur la Ghouta, où 400 000 personnes sont assiégées par les forces du régime.
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Syrie : « Washington s’en tient à des déclarations musclées, sans sortir du registre diplomatique »

Allan Kaval, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions sur la Ghouta, où 400 000 personnes sont assiégées par les forces du régime.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h16
   





                        



   


Dans la Ghouta orientale, en Syrie, près de 400 000 personnes sont actuellement assiégées et pilonnées par les forces du régime, qui ne respectent pas la trêve réclamée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, votée samedi 24 février. Notre journaliste Allan Kaval a répondu à vos questions sur la situation sur place.

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Lucas : Les gouvernements occidentaux et les organisations internationales n’ont-ils vraiment aucun moyen d’intervenir pour empêcher ce massacre ?
Allan Kaval : La Ghouta orientale est encerclée par les forces du régime syrien. Or le régime de Damas est placé sous la protection de son allié russe sans le feu vert duquel la situation ne peut évoluer. Le Conseil de sécurité a voté samedi 24 février une résolution demandant une trêve « sans délai » de trente jours, non seulement autour de la Ghouta orientale, mais dans toute la Syrie.
Ce qui a été initialement perçu comme une avancée diplomatique peine cependant à prendre corps sur le terrain. Là encore, c’est Moscou qui tient les cartes en main. Quatre jours après le vote du Conseil de sécurité, la Russie a ordonné la mise en œuvre de sa version de la trêve pour la Ghouta orientale : une interruption des combats quotidienne de cinq heures. Or, dès mardi, l’aviation et l’artillerie du régime ont repris leurs bombardements contre l’enclave rebelle. D’après les médias du régime syrien, les groupes de l’opposition armée qui tiennent la Ghouta orientale ont également tiré des missiles en direction de Damas.
Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, affirmait ce matin que l’application de la trêve sur la Ghouta orientale dépendait maintenant des rebelles, accusés de bloquer les livraisons d’aide, qu’il a appelés à « agir » pour qu’elle soit mise en œuvre. Hier, le commandant des forces américaines au Moyen-Orient, Joseph Votel, a accusé la Moscou de jouer « à la fois le rôle de pyromane et celui de pompier ». M. Votel a invité la Russie à « admettre qu’elle n’est pas capable de mettre fin au conflit syrien, ou alors qu’elle ne le souhaite pas ».
Olrik : On évoque les bombardements du régime sur la Ghouta, mais plusieurs groupes djihadistes ne bombardent-ils pas régulièrement Damas en faisant également des victimes dans la population civile ?
Allan Kaval : Les tirs de missiles vers Damas depuis la Ghouta ont lieu de manière régulière. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a documenté la mort de 122 personnes au moins dont 18 enfants depuis le début de l’escalade militaire dans les régions de Damas à la mi-novembre 2017. Ces chiffres sont cependant bien moins élevés que le nombre estimé de victimes civiles liées aux bombardements et tirs d’artillerie du régime et de ses alliés contre la Ghouta orientale. On estime que plus 600 personnes ont été tuées au cours des dix derniers jours dans l’enclave rebelle.
Jeremie : Etes vous en mesure de nous dire quels groupes armés composent les forces rebelles présentes dans le quartier de la Ghouta ? Sur qui les bombardements de l’alliance russo-syrienne s’acharnent-t-ils ?
Allan Kaval : L’enclave de la Ghouta est tenue par plusieurs groupes rebelles et djihadistes. Le plus puissant est Jaych Al-Islam (l’Armée de l’islam). Il s’agit d’un groupe salafiste soutenu par l’Arabie saoudite, dont siège dans la Ghouta se trouve à Douma, la localité la plus importante de l’enclave. On estime ses effectifs à 10 000 hommes, disposant de blindés, de pièces d’artillerie et de mortiers.
Le deuxième groupe en termes de taille et d’influence est Faylaq Al-Rahman, soutenu par la Turquie et le Qatar. Il compterait 8 000 hommes dans la Ghouta orientale. Les zones placées sous son contrôle, au centre de l’enclave, sont les plus touchées par les bombardements du régime.
Ahrar Al-Cham, un groupe originellement d’inspiration djihadiste, a également un ancrage dans la Ghouta orientale. Hayat Tahrir Al-Cham, un groupe lié à la nébuleuse Al-Qaida, maintient par ailleurs une présence dans le territoire rebelle. Jaych Al-Islam et Faylaq Al-Rahman ont échoué à obtenir du régime l’arrêt des combats et la reconnaissance d’une forme d’autonomie locale en échange de l’expulsion de Hayat Tharir Al-Cham de la Ghouta orientale.

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Nimportequoi : Pensez-vous que les Etats-Unis pourraient être tentés de montrer à nouveau les muscles sur ce dossier ?
Allan Kaval : Washington s’en tient pour l’instant à des déclarations qui, bien que musclées, ne sortent pas du registre diplomatique. Les critiques américaines sont d’abord adressées à la Russie, accusée de jouer un double jeu sur le dossier de la Ghouta, mais également de ne rien faire pour empêcher le régime syrien d’utiliser des armes chimiques. C’est bien sur la question des armes chimiques que l’administration américaine se veut la plus ferme. Début février, le secrétaire américain de la défense James Mattis a évoqué la possibilité de nouvelles frappes aériennes contre la Syrie en cas de nouvelles attaques chimiques. Ces déclarations n’ont pas été suivies d’effet.
Mh : L’échec du cessez-le-feu est-il la preuve que Poutine ne contrôle absolument pas son « partenaire » syrien ? Ou bien que l’accord des Russes sur le cessez-le-feu n’était qu’un accord de façade ?
Allan Kaval : La question du degré de contrôle russe sur l’action du régime de Damas en matière militaire se pose, mais elle relève du registre de la nuance. Pour ce qui est de la Ghouta orientale, Moscou contrôle l’espace aérien syrien dans cette partie du pays et pourrait imposer un respect réel de la trêve dont la Russie a elle-même défini les termes. Les dernières déclarations russes accusent d’ailleurs les rebelles d’être responsables de la reprise des affrontements. Certaines divergences ont pu cependant être notées au-delà de la Ghouta orientale. Contre l’offensive turque dans l’enclave kurde d’Afrin (nord-ouest du pays), Damas a permis à des milices locales prorégime d’apporter leur soutien aux forces kurdes, alors même que l’aviation d’Ankara y bénéficie du feu vert de Moscou.

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Toto le rigolo : Et à Afrin, où en est-on ?
Allan Kaval : A Afrin, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont rempli leur premier objectif : prendre le contrôle des zones de l’enclave kurde qui jouxtent la frontière turque. A présent, Ankara déclare se préparer à une offensive contre des centres urbains et assiéger la ville d’Afrin, qui donne son nom à l’enclave. A cette fin, de nouvelles forces ont été déployées dans la zone. Il s’agit des forces spéciales de la police et de la gendarmerie turque. Réputées idéologiquement proches d’une tendance islamo-nationaliste, ces forces ont été le fer de lance de l’écrasement des insurrections kurdes qui se sont multipliées dans le sud-est de la Turquie entre 2015 et 2016. Ankara ne s’estime pas liée par la résolution du Conseil de sécurité prise samedi et demandant la mise en œuvre d’une trêve de trente jours, « sans délai ».

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Ahmed : Quelle est la situation à Homs et Alep ?
Allan Kaval : Homs et Alep sont sous le contrôle des forces du régime syrien, y compris des milices loyalistes locales. Les quartiers autrefois tenus par l’opposition armée dans ces deux grandes villes de l’Ouest syrien portent toujours les stigmates des destructions massives causées par les bombardements orchestrés par le régime et son allié russe pour les reprendre.
Ben : Comment l’OSDH se tient-il informé de la situation sur place ?
De manière générale, l’obtention d’informations exactes par des moyens neutres est un défi dans la couverture de cette zone. Plusieurs sources existent cependant. Certaines ONG, comme l’organisation médicale SAMS, disposent de relais sur place parmi les personnels soignants qui prennent en charge les blessés et les malades et permettent d’évaluer la situation humanitaire de l’enclave. Des contacts directs peuvent également être établis par les journalistes présent en dehors de Syrie avec des personnes qui se trouvent sur place, grâce à des messageries comme WhatsApp.
L’OSDH bénéficie également d’un réseau de sources étendu partout sur le territoire syrien. Ses informations, malgré toutes les limites existantes, sont considérées comme fiables par les principales agences de presse internationales. Ces dernières disposent également de correspondants locaux, y compris dans la Ghouta orientale. Des journalistes citoyens ou journalistes activistes sont aussi présents dans l’enclave rebelle et utilisent abondamment les réseaux sociaux. Ils conçoivent souvent leur rôle comme celui d’un porte-voix des populations en souffrance.
Bertrand : Pourquoi Le Monde ne parle pas du fait que les « rebelles » se servent des civils comme boucliers humains ?
Allan Kaval : Le sort des populations placées entre deux feux a été au cœur de la couverture de l’offensive contre la Ghouta déployée par Le Monde depuis la semaine dernière. Il convient cependant de noter la disproportion entre les destructions causées par l’un et l’autre belligérants. Si la poursuite des combats malgré la trêve empêche l’évacuation de ceux qui le souhaiteraient, il paraît nécessaire de rappeler que pour certains habitants de la Ghouta, le fait de sortir de l’enclave rebelle attaquée pour passer dans les zones contrôlées par le régime n’est nullement perçu comme une garantie de sécurité.


La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Trente-cinq Prix Nobel appellent, dans une tribune au « Monde », le président turc à libérer sans délai journalistes et écrivains incarcérés.
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« Nous demandons à Erdogan un retour rapide à l’Etat de droit et à une totale liberté de parole et d’expression »

Trente-cinq Prix Nobel appellent, dans une tribune au « Monde », le président turc à libérer sans délai journalistes et écrivains incarcérés.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h28
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Nous souhaitons attirer l’attention du président turc Recep Tayyip Erdogan sur les atteintes qui sont actuellement portées à la République turque, à sa réputation, à la dignité et au bien-être de ses citoyens, à travers ce que les plus hautes autorités internationales en matière de liberté d’expression estiment être la détention arbitraire et l’inculpation injustifiée d’écrivains et de penseurs, coupables uniquement d’avoir exercé ce droit universel qu’est la liberté d’expression. Nous attirons son attention sur le Mémorandum sur la liberté d’expression en Turquie (2017) rédigé par Nils Muiznieks, le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, où figure cette mise en garde :
« L’espace du débat démocratique en Turquie s’est réduit de manière inquiétante à la faveur du harcèlement judiciaire croissant dont sont victimes de larges pans de la société – dont des journalistes, des parlementaires, des universitaires et des citoyens ordinaires – et d’une action gouvernementale qui restreint le pluralisme et mène à l’autocensure. Cette dégradation est apparue dans un contexte extrêmement difficile, mais ni la tentative de coup d’Etat, ni les autres menaces terroristes qui planent sur la Turquie ne sauraient justifier la prise de mesures bafouant la liberté des médias et violant l’Etat de droit à ce point. Les autorités devraient changer de cap dans les plus brefs délais en refondant la législation et la procédure pénales, reconsolider l’indépendance de la justice et réaffirmer leur engagement à protéger la liberté d’expression. »
Un vaste programme de répression
Il n’est d’exemple plus clair des inquiétudes du commissaire Muiznieks que la détention, en septembre 2016, d’Ahmet Altan, éditorialiste et romancier renommé, de Mehmet Altan, son frère, professeur d’économie et essayiste, et de Nazli Ilicak, éminente journaliste – tous font partie d’une vague d’arrestations qui a suivi le coup d’Etat manqué de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’ouvrier, domicilié à Pont-sur-Sambre, près de Maubeuge, a reconnu les faits mercredi, a annoncé le procureur de Valenciennes.
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Nord : un homme mis en examen pour « une quarantaine » de viols présumés commis ces dernières années

L’ouvrier, domicilié à Pont-sur-Sambre, près de Maubeuge, a reconnu les faits mercredi, a annoncé le procureur de Valenciennes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h21
   





                        


Un ouvrier nordiste a été mis en examen mercredi 28 février après avoir reconnu « une quarantaine » d’agressions sexuelles ces dernières années, a annoncé le procureur de la République de Valenciennes. L’homme, âgé de 57 ans, domicilié à Pont-sur-Sambre, près de Maubeuge, « a reconnu les faits », a déclaré à la presse le procureur, qui « évalue le nombre de ses victimes à une quarantaine ».
Le procureur, Jean-Philippe Vicentini, a ajouté que le suspect avait expliqué, lors de ces « révélations spontanées », avoir « agi sous le coup de pulsions » et avoir eu un mode opératoire assez « similaire » dans toutes les affaires : des agressions commises « très tôt le matin, de dos », avec « des gants » et le visage souvent masqué. Il a été entendu mercredi après-midi par un juge de la détention et des libertés.
Une enquête ouverte en 1996
L’identification du suspect, arrêté lundi à Maubeuge, a été rendue possible grâce à des traces d’ADN trouvées sur ses victimes ; elle fait suite à une information judiciaire ouverte en 1996 concernant « dix-neuf femmes », a précisé le procureur. Selon le magistrat, des mineures figureraient parmi les victimes. Les enquêteurs se sont efforcés de contacter « le plus grand nombre de victimes possible », a fait savoir le directeur du service régional de police judiciaire de Lille, Jean-Pierre Muller, « elles n’y croyaient plus ».
Aujourd’hui encore, « de nombreuses investigations restent à accomplir », a dit le procureur. Une centaine de personnes avaient été interpellées depuis 1996 et avaient fait l’objet de vérifications, selon lui. « Les investigations étaient compliquées parce que c’est essentiellement des femmes qui ont été attaquées de dos, très tôt le matin, c’est-à-dire à un moment où il fait encore noir, avec un auteur qui utilisait des gants » et qui avait le visage parfois masqué, a-t-il expliqué.
Une récente agression présumée en Belgique
L’homme mis en examen, qui travaille, a des enfants et a le profil d’« un peu tout le monde », n’a jamais été condamné et n’avait pas « attiré l’attention de façon particulière » jusqu’à une récente affaire de viol en Belgique, qui a permis de le confondre, a expliqué le magistrat lors d’une conférence de presse.
C’est grâce à la plaque minéralogique de sa voiture, immatriculée en France, repérée sur le lieu de l’agression d’une femme qu’il a pu être identifié par la police judiciaire de Lille. « Son ADN a pu être comparé, et il s’avère qu’il est concordant » avec des traces d’ADN trouvées sur plusieurs de ses victimes, a expliqué le procureur Vicentini.
« Les policiers organisent une surveillance discrète autour de la voiture et cueillent, lundi matin, l’homme qui s’apprête à partir travailler à son volant », rapporte le Parisien.
Cette affaire est l’une des plus importantes de la période récente s’agissant du nombre de victimes. En 2015, un homme de 40 ans avait été mis en examen à Evry pour trente-trois viols, tentatives de viol et agressions sexuelles commis entre 1995 et 2000, pour la plupart dans la forêt de Sénart (Essonne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Sur le continent, la concurrence est rude entre les ténors du barreau parisien, alors que les chefs d’Etat affirment désormais privilégier l’expertise à la médiatisation de leurs dossiers.
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Enquête

L’Afrique, oasis intarissable des avocats français

Sur le continent, la concurrence est rude entre les ténors du barreau parisien, alors que les chefs d’Etat affirment désormais privilégier l’expertise à la médiatisation de leurs dossiers.

Par                Alexandre Varel (contributeur Le Monde Afrique)



LE MONDE
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        Le 28.02.2018 à 14h45

     •
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        Mis à jour le 28.02.2018 à 15h00






                        

Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


                    

Pour de nombreux avocats français, l’Afrique est à la confluence de toutes les promesses : notoriété, exposition médiatique, clients hors norme, traitements de faveur, honoraires alléchants… De Brazzaville à Dakar et d’Abidjan à Malabo, ils font assaut d’amabilités auprès des palais présidentiels dans l’espoir d’emporter un dossier pouvant asseoir leur carrière, lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes sollicités par des régimes en quête de relais à Paris. A l’image de Pierre Haïk, Patrick Maisonneuve, Christian Charrière-Bournazel, William Bourdon, Jean-Pierre Versini-Campinchi, Pierre-Olivier Sur, peu de ces ténors du barreau rejettent les affaires africaines d’un revers de main dédaigneux.
Comme hier avec le procès Elf ou l’Angolagate, l’actualité illustre cette appétence. Entendu pour la troisième fois à Paris, mi-janvier, selon La Lettre du Continent, à la suite de sa mise en examen pour « corruption passive d’agent public étranger, blanchiment en bande organisée de corruption passive, faux et usage de faux », l’ancien directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, Maixent Accrombessi, s’est attaché les services de Francis Szpiner. Ce dernier est un familier du village franco-africain. Son premier fait d’armes : la défense de l’ancien « empereur » centrafricain Jean-Bedel Bokassa.
De son côté, William Bourdon vole actuellement au secours de Djibrill Bassolé. L’ex-chef de la diplomatie du Burkina Faso est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat à Ouagadougou. Me Bourdon a, dans un passé récent, défendu l’homme d’affaires béninois Patrice Talon, devenu depuis président de son pays, mais aussi l’ancien « Monsieur Pétrole » d’Omar Bongo, Samuel Dossou, ou encore le richissime opposant mauritanien Mohamed Ould Bouamatou.

Proche parmi les proches du président Alassane Ouattara, Jean-Paul Benoit représente depuis des années l’Etat ivoirien au côté de son confrère Jean-Pierre Mignard, notamment dans le...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Alors que les affaires éclaboussent l’ensemble du paysage politique, des députés fidèles au clan Fujimori ont invoqué une « incapacité morale et physique permanente » pour tenter de destituer le chef de l’Etat.
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Pérou : Pedro Pablo Kuczynski, un président fragilisé

Alors que les affaires éclaboussent l’ensemble du paysage politique, des députés fidèles au clan Fujimori ont invoqué une « incapacité morale et physique permanente » pour tenter de destituer le chef de l’Etat.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h42
    |

                            Paulo A. Paranagua (Lima, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le Pérou vit au rythme des révélations du scandale Odebrecht, le géant brésilien du bâtiment et des travaux publics, compromis par des affaires de corruption dans une douzaine de pays. Mardi 27 et mercredi 28 février, des procureurs péruviens assistaient à la déposition devant la justice brésilienne de Jorge Barata, l’ancien directeur d’Odebrecht à Lima. L’entreprise a avoué avoir financé les principaux candidats de l’élection présidentielle au Pérou en 2011. L’ancien président Ollanta Humala (2011-2016) et son épouse, Nadine Heredia, sont en détention préventive. Leur rivale, Keiko Fujimori – qui était aussi celle du président actuel, Pedro Pablo Kuczynski (« PPK »), en 2016 –, pourrait elle aussi se retrouver dans le collimateur.
Elu de justesse en 2016, le président Kuczynski, dépourvu de majorité parlementaire, a fait face à la vindicte de Mme Fujimori, aujourd’hui à la tête de l’opposition. Les députés fujimoristes ont obtenu le départ de cinq ministres et d’un premier ministre, avant d’engager une procédure de destitution expéditive contre le chef de l’Etat, en décembre 2017, après que l’entreprise Odebrecht a révélé avoir versé de l’argent à une société liée à PPK.
Gustavo Gorriti, opposant de la première heure au régime d’Alberto Fujimori, dirige une équipe de journalistes d’investigation qui mène sa propre enquête sur les malversations. Or, à ce jour, son équipe n’a pas trouvé de preuve matérielle qui étaie leur intime conviction de liens entre M. Kuczynski et Odebrecht à travers l’entreprise Westlake Capital, à l’époque où il était le premier ministre du président Alejandro Toledo (2001-2006), lui aussi mis en cause dans l’affaire Odebrecht, et en fuite aux Etats-Unis.
« Affaiblissement du fujimorisme »
Faute de charges précises et de preuves, les députés fujimoristes ont donc invoqué une « incapacité morale et physique permanente » pour tenter de destituer M. Kuczynski. La moitié des parlementaires de gauche...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Dans cette chronique, l’ancien membre du directoire de la BCE Jürgen Stark estime que la politique monétaire expansionniste de l’institution n’est pas adaptée à la réalité économique.
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« La politique actuelle de la Banque centrale européenne est tout simplement irresponsable »

Dans cette chronique, l’ancien membre du directoire de la BCE Jürgen Stark estime que la politique monétaire expansionniste de l’institution n’est pas adaptée à la réalité économique.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h30
    |

Jürgen Stark (Ex-membre du directoire de la Banque centrale européenne et ancien vice-président de la Bundesbank)







                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Le récent plongeon de presque 1 600 points de l’indice Dow Jones montre à quel point les marchés financiers et les acteurs économiques se sont accoutumés à une politique monétaire expansionniste. Des taux d’intérêt faibles et un relâchement monétaire de longue durée ont incité les investisseurs à prendre des risques inconsidérés. Plus ces mesures seront prolongées, plus forte sera la menace qui pèse sur la stabilité du système financier mondial.
Depuis fin 2015, la Fed augmente peu à peu son principal taux directeur qui atteint maintenant 1,5 %
Il y a longtemps que les mesures de relâchement monétaire extrême ne sont plus appropriées. L’économie mondiale connaît une reprise de plus en plus marquée. Selon la dernière mise à jour des « Perspectives de l’économie mondiales » du Fonds monétaire international (FMI), la croissance va se prolonger dans les trimestres à venir, surtout aux Etats-Unis et dans la zone euro.
Pourtant, les institutions internationales, dont le FMI, craignent la correction brutale des marchés due aux changements en matière d’attente d’inflation et de taux d’intérêt et continuent à proclamer que le resserrement de la politique monétaire ne doit se faire que très progressivement. Aussi les banques centrales continuent-elles à reporter la normalisation de leur politique, ce qui entraîne une hausse du prix des actifs suscitant des distorsions boursières spectaculaires qui rendent ces corrections inévitables.
Il est vrai que la Réserve fédérale américaine (Fed) s’éloigne de sa politique d’expansion monétaire depuis fin 2013, lorsqu’elle a commencé à réduire son bilan et à diminuer progressivement ses rachats d’obligations jusqu’à y mettre fin. Depuis fin 2015, elle augmente peu à peu son principal taux directeur, qui atteint maintenant 1,5 %.
Polarisation
Mais elle est loin d’avoir normalisé sa politique. Considérant le stade avancé du cycle économique, les prévisions relatives à la croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ En décembre 2016, le rapport McLaren faisait état d’une conspiration institutionnelle recouvrant trente sports et remontant à 2011 au moins.
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Le Comité international olympique lève la suspension de la Russie

En décembre 2016, le rapport McLaren faisait état d’une conspiration institutionnelle recouvrant trente sports et remontant à 2011 au moins.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h21
   





                        


Le Comité international olympique (CIO) a levé la suspension du Comité olympique russe (ROC), effective depuis décembre en raison du scandale de dopage institutionnalisé en Russie. « Le Comité olympique russe est totalement réintégré dans ses droits comme membre du CIO », a annoncé le président de l’instance olympique russe, Alexandre Joukov, mardi 28 février, trois jours après la fin des Jeux olympiques de Pyeongchang.

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La décision de suspendre le ROC avait été prise le 5 décembre. Elle prévoyait la possibilité de lever la suspension au dernier jour des JO d’hiver, afin de permettre aux sportifs russes de pouvoir défiler derrière le drapeau russe, mais la commission exécutive du CIO avait rejeté cette possibilité.
Vladimir Poutine, qui recevait mercredi au Kremlin les athlètes russes ayant participé aux Jeux, a déclaré à propos de la suspension de la Russie qu’il s’agissait d’« une page que nous devons tourner » et a salué des JO qui, « malgré toutes les difficultés, nous ont montré de bonnes surprises et donné de nouveaux héros ».
Deux athlètes contrôlés positif à Pyeongchang
Deux athlètes olympiques de Russie, la dénomination sous laquelle les sportifs russes ont participé aux JO 2018, « ont été convaincus de dopage ici à Pyeongchang. Ceci est extrêmement décevant et ne permet pas au CIO d’envisager la levée de la suspension du ROC pour la cérémonie de clôture », avait expliqué le président du CIO, Thomas Bach tout en ouvrant la porte à une réintégration automatique si aucun cas de dopage supplémentaire n’était avéré après les Jeux.

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La Russie a été autorisée à participer en Corée du Sud sous bannière olympique, avec des athlètes considérés comme « propres » par le CIO. Leur délégation a terminé à la 13e place du tableau des médailles avec deux titres, contre 13 médailles d’or à Sotchi au moment de la clôture des JO 2014 (11 désormais).
Système de dopage d’Etat
En décembre 2016, le rapport McLaren, rédigé par des personnalités indépendantes, faisait état d’une conspiration recouvrant trente sports et remontant à 2011 au moins. Après sa publication, le CIO a choisi de créer deux commissions, l’une sur le thème de la conspiration institutionnelle, l’autre sur la manipulation des échantillons.
Une commission d’enquête dirigée par l’ancien président de la Confédération helvétique Samuel Schmid avait établi que la Russie avait bel et bien mis en place un système de dopage d’Etat culminant avec la manipulation des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, en 2014. Certains sportifs russes étaient alors protégés des contrôles antidopages, leurs échantillons étant soit troublés, soit échangés contre d’autres contenant une urine propre.
Ce système, organisé par les services secrets russes (FSB), avait prospéré à l’instigation du ministre des sports de l’époque, Vitali Moutko — depuis promu vice-premier ministre —, et de Grigori Rodchenkov, réfugié aux Etats-Unis dans un programme de protection des témoins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ M. Erdogan, qui effectue une tournée en Afrique, a demandé à Alger de « faciliter » le travail des hommes d’affaires turcs dans le pays.
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Compte rendu

En visite en Algérie, le président turc appelle à davantage d’échanges commerciaux

M. Erdogan, qui effectue une tournée en Afrique, a demandé à Alger de « faciliter » le travail des hommes d’affaires turcs dans le pays.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-28T12:30:46+01:00"

        Le 28.02.2018 à 12h30






    
Le président truc, Recep Tayyip Erdogan, à Alger, le 27 février 2018.
Crédits : RYAD KRAMDI / AFP


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’est félicité de la signature d’accords avec l’Algérie, mardi 27 février, appelant ce pays à « faciliter » le travail des hommes d’affaires turcs sur place pour améliorer les échanges commerciaux. Ces accords vont permettre à Ankara et Alger de « diversifier leurs échanges », en attendant la signature « le plus rapidement possible de l’accord sur la protection des investissements », a déclaré M. Erdogan lors d’un discours devant des hommes d’affaires turcs et algériens, au deuxième jour d’une visite officielle en Algérie, première étape d’une tournée en Afrique.
Le président turc avait déjà insisté, dans un entretien au quotidien algérien Echorouk paru lundi, sur la nécessaire signature de cet accord bilatéral « de promotion et de protection des investissements, depuis longtemps en discussion », semblant s’impatienter sur la longueur des négociations. « Nous voyons l’Algérie comme un îlot de stabilité politique et économique dans la région. Notre premier partenaire commercial en Afrique, c’est l’Algérie », a-t-il rappelé mardi, tout en estimant que le volume des échanges commerciaux avec son pays est à un « niveau insuffisant ».

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                La Turquie de retour sur la mer Rouge



Actuellement autour de 4 milliards de dollars (près de 3,3 milliards d’euros), les échanges commerciaux doivent « atteindre dans une première étape 5 milliards, puis 10 milliards de dollars », a estimé M. Erdogan. « Les investissements et le commerce gagneront en volume à mesure que le travail de nos hommes d’affaires en Algérie sera facilité », a-t-il souligné, sans autre détail, en présence du premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, et du ministre de l’industrie, Youcef Yousfi.
Mémorandum d’entente avec Sonatrach
Dans son entretien à Echorouk, M. Erdogan avait critiqué les barrières à l’importation mises en place par l’Algérie, « qui freinent le développement des échanges commerciaux » avec son pays, et réclamé un assouplissement du système de délivrance des visas pour les citoyens turcs, particulièrement pour les hommes d’affaires.
Mardi, il s’est également dit « convaincu de la nécessité » de faire avancer rapidement la coopération dans le secteur de l’énergie, en développant notamment « des projets communs ». Le président turc s’est à ce sujet félicité de la signature, lundi soir, d’un mémorandum d’entente entre le géant national algérien des hydrocarbures, Sonatrach, et les groupes turcs Rönesans et Bayegan, « portant sur un investissement pétrochimique de 1 milliard de dollars dans la zone franche de Yumurtalik, à Adana », dans le sud de la Turquie.

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                Fermeture des écoles Gülen au Sénégal : comment Dakar a cédé aux pressions d’Erdogan



Au terme de cet accord, dont les détails n’ont pas été dévoilés dans l’immédiat, Sonatrach fournira notamment la matière première pour la production de 450 000 tonnes de polypropylène par an, a indiqué M. Erdogan. Ce document figure parmi les sept « accords de partenariat et de coopération et mémorandums d’entente » dans les hydrocarbures, l’agriculture, le tourisme, l’enseignement supérieur, la diplomatie et la culture signés entre la Turquie et l’Algérie peu après l’arrivée de M. Erdogan à Alger.
Près de 800 entreprises turques en Algérie
Selon les médias étatiques algériens, 796 entreprises turques emploient plus de 28 000 personnes en Algérie. Les investissements turcs s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars – surtout dans le textile, la pharmacie et la sidérurgie –, faisant de la Turquie le premier investisseur étranger en Algérie, hors hydrocarbures.
Mardi après-midi, selon l’agence de presse algérienne APS, M. Erdogan a été reçu par son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier, âgé de 80 ans et très affaibli depuis un accident vasculaire cérébral en 2013, reçoit peu de dignitaires étrangers et apparaît rarement en public. Le chef de l’Etat turc est attendu mercredi à Nouakchott, avant de se rendre au Sénégal et au Mali.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Les deux derniers dirigeants nord-coréens s’en seraient servi pour demander des visas auprès d’au moins deux pays occidentaux.
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Les passeports brésiliens de Kim Jong-un et Kim Jong-il

Les deux derniers dirigeants nord-coréens s’en seraient servi pour demander des visas auprès d’au moins deux pays occidentaux.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h01
   





                        



   


Kim Jong-un, le dirigeant actuel de la Corée du Nord, et son père Kim Jong-il, mort le 17 décembre 2011, ont utilisé des passeports brésiliens, émis aux noms de Joseph Pwag et d’Ijong Tchoi pour demander des visas auprès de pays occidentaux, affirment plusieurs sources proches de services de sécurité d’Europe de l’Ouest, rapporte l’agence Reuters.
Le Brésil a confirmé que les deux passeports étaient des documents légitimes qui avaient été envoyés, vierges, à des consulats du Brésil. Ces deux documents portent un tampon de l’ambassade du Brésil à Prague avec la date d’émission du 26 février 1996. Le ministère des affaires étrangères brésilien a annoncé qu’il enquêtait sur ces informations. L’ambassade de Corée du Nord au Brésil s’est refusée à toute déclaration.
Obtenir des visas
« Ils ont utilisé ces passeports brésiliens, sur lesquels on voit sans ambiguïté les photos de Kim Jong-un et de Kim Jong-il, pour tenter d’obtenir des visas auprès d’ambassades étrangères », relève une des sources citées par Reuters. Ces passeports auraient servi à demander des visas auprès d’au moins deux pays occidentaux, mais on ignore s’ils ont été accordés. « Cela montre une volonté de circuler et laisse penser que la famille au pouvoir voulait se ménager des possibilités de fuite », ajoute une source citée par Reuters.

   


Le journal japonais Yomiuri Shimbun avait rapporté en 2011 que Kim Jong-un s’était rendu à Tokyo en 1991, alors qu’il était enfant, avec un passeport brésilien, avant la date d’émission des deux passeports brésiliens en question.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les responsables se sont justifiés en déclarant que l’arrivée des réfugiés avait « fait monter à 75 % la part des étrangers dans [leur] clientèle ».
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En Allemagne, Angela Merkel dénonce l’exclusion des étrangers d’une soupe populaire

Les responsables se sont justifiés en déclarant que l’arrivée des réfugiés avait « fait monter à 75 % la part des étrangers dans [leur] clientèle ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 12h17
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


La polémique s’amplifie en Allemagne après la décision d’une soupe populaire d’Essen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), dans le bassin industriel de la Ruhr, de refuser de servir des étrangers. Pour justifier cette décision, révélée jeudi 22 février mais en vigueur depuis début janvier, les responsables de cette soupe populaire ont expliqué que l’arrivée des réfugiés, ces dernières années, avait « fait monter à 75 % la part des étrangers dans [sa] clientèle », ce qui désavantageait selon eux les pauvres de nationalité allemande.

        Lire aussi :
         

                Dans son rapport annuel, Amnesty International déplore des « politiques de diabolisation »



Condamnée par la Fédération allemande des soupes populaires, la décision a suscité une avalanche de réactions. « On ne devrait pas opérer de telles catégorisations, ce n’est pas bien », a estimé la chancelière Angela Merkel, lundi 26 février, ajoutant néanmoins que cette décision était révélatrice de « la pression que subit » ce genre d’associations.
De son côté, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a salué une mesure qui, selon lui, valide son propre discours. « Dans toute l’Allemagne, des bénévoles paient les pots cassés de votre politique d’ouverture des frontières. Votre formule creuse “Wir schaffen das” [nous y arriverons] est devenue synonyme, pour ceux qui s’engagent pour notre société, de “Wir können nicht mehr” [nous n’en pouvons plus] », a déclaré Alice Weidel, coprésidente du groupe AfD au Bundestag, mardi, dans un post Facebook adressé à Mme Merkel.
L’extrême droite n’est pas la seule à réagir ainsi. De l’autre côté du spectre politique, Sahra Wagenknecht, coprésidente du groupe Die Linke (gauche radicale) au Bundestag, a estimé qu’« il n’est pas possible que ce soit les plus pauvres qui continuent de subir le fardeau de l’immigration ». L’affaire, enfin, divise la droite conservatrice elle-même. Alexander Dobrindt, qui représente la CSU bavaroise au Bundestag, a téléphoné au responsable de la soupe populaire d’Essen pour le soutenir. Mardi, le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung s’est, quant à lui, dit consterné par la réaction de la chancelière : « “Ce n’est pas bien”, dit-elle, mais elle n’avance pas la moindre idée pour que les choses aillent mieux. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Une trêve quotidienne de cinq heures pour permettre l’entrée de l’aide ou la sortie d’habitants ou de blessés de l’enclave a été décrétée lundi par la Russie.
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Syrie : combats au sol dans la Ghouta orientale malgré la « pause » humanitaire

Une trêve quotidienne de cinq heures pour permettre l’entrée de l’aide ou la sortie d’habitants ou de blessés de l’enclave a été décrétée lundi par la Russie.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h27
   





                        



   


Moscou a demandé, mercredi 28 février, aux rebelles syriens et à leurs soutiens d’agir pour que la trêve en Syrie fonctionne. Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a lancé :
« Nous appelons les membres de la soi-disant coalition américaine à assurer le même accès humanitaire aux zones sous leur contrôle. Maintenant c’est au tour des militants et de leurs soutiens d’agir. Les militants retranchés là-bas continuent à bombarder Damas, bloquant les livraisons d’aide et l’évacuation de ceux qui souhaitent partir. »
Une trêve quotidienne de cinq heures – de 9 heures à 14 heures – pour permettre l’entrée de l’aide ou la sortie d’habitants ou de blessés de l’enclave a été décrétée lundi par la Russie, mais depuis les différentes parties impliquées dans le conflit se sont accusées mutuellement de l’avoir violée.

        Lire aussi le compte-rendu de notre tchat sur la Syrie :
         

          « Washington s’en tient à des déclarations musclées, sans sortir du registre diplomatique »



Mercredi après midi, c’était au tour de la France de demander à la Russie, par la voix de la porte-parole du ministère français des affaires étrangères, Agnès von der Mühll, « d’exercer une pression maximale sur [le régime syrien] pour qu’il mette en œuvre ses obligations ».
« Les groupes armés présents dans la Ghouta orientale se sont engagés auprès du Conseil de sécurité des Nations unies à respecter la résolution 2401 et à accepter la trêve. Le régime de Bachar Al-Assad ne s’est, en revanche, pas engagé en ce sens », a ajouté Mme von der Mühll.
Poursuite des combats
Des combats se poursuivaient dans la matinée de mercredi entre groupes rebelles et forces loyalistes en périphérie de la Ghouta orientale, région assiégée proche de Damas, en dépit de la deuxième journée de trêve humanitaire prévue en Syrie, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

   


Les bombardements aériens du régime, qui avaient repris en matinée, se sont en revanche peu à peu estompés à partir de 9 heures (8 heures à Paris), horaire qui marque le début de la « pause » quotidienne décrétée par Moscou.
Contrairement aux raids aériens, qui ont été progressivement interrompus, des affrontements au sol entre combattants de Jaych Al-Islam, une faction rebelle islamiste, et les forces du régime de Bachar Al-Assad se poursuivent malgré le début de la trêve, ajoute l’OSDH. Certaines localités de la Ghouta éloignées de la ligne de front ont connu une nuit calme.
Depuis le 18 février, 600 civils ont été tués dont près du quart seraient des enfants, selon le dernier bilan de l’OSDH.

La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Aidées par la Turquie, des factions rebelles syriennes ont chassé la formation djihadiste, devenue impopulaire, de dizaines de villes et villages du nord de la Syrie.
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Syrie : à Idlib, le recul des djihadistes de Tahrir Al-Cham

Aidées par la Turquie, des factions rebelles syriennes ont chassé la formation djihadiste, devenue impopulaire, de dizaines de villes et villages du nord de la Syrie.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h31
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Alors que l’insurrection syrienne ploie dans la Ghouta, la banlieue est de Damas, cible depuis dix jours de très violents bombardements, dans la province d’Idlib, 300 kilomètres plus au nord, les rebelles anti-Assad redressent la tête. Profitant du répit que leur offre la bataille faisant rage dans les faubourgs de la capitale, ces groupes armés sont passés à l’offensive, non pas contre les positions des forces loyalistes, mais contre celles de Hayat Tahrir Al-Cham (Organisation de libération du Levant), une formation issue de l’ancien Front Al-Nosra, proche de la nébuleuse Al-Qaida.
Depuis le 20 février, sous la pression conjuguée des brigades rebelles et de la population locale, qui a perdu foi en eux, les djihadistes ont dû se résoudre à évacuer une quarantaine de villes, villages et bases militaires. Si elle est loin d’avoir anéanti Hayat Tahrir Al-Cham, cette opération d’envergure, appuyée en sous-main par la Turquie, a mis un terme à son hégémonie dans la région d’Idlib. « Je rêvais de ça depuis longtemps, s’exclame Abdulkafi Al-Hamdo, un professeur d’anglais joint par WhatsApp, qui réside dans la campagne environnant cette ville. Nous ne nous sommes pas révoltés contre Assad pour nous retrouver sous la botte des djihadistes. »

Les affrontements ont débuté le 19 février, au lendemain de la fusion de deux groupes armés, les islamistes de Nour Al-Din Al-Zinki et les salafistes d’Ahrar Al-Cham, au sein d’une nouvelle coalition, baptisée Jabhat Tahrir Souria (Front de libération de la Syrie). Ce rapprochement n’a pas dissuadé Tahrir Al-Cham de passer à l’attaque contre Al-Zinki, une faction trop indépendante à son goût, comme il l’avait fait en juillet dernier avec Ahrar Al-Cham, mis en déroute en quelques jours. Mais, cette fois-ci, les rebelles ont riposté.
Qualifiés de « mercenaires »
Le 21 janvier, Jabhat Tahrir Souria a délogé Tahrir Al-Cham de Maarat Al-Nouman, une ville de 80 000 habitants dont il s’était...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le président péruvien revient sur le scandale Odebrecht qui secoue la vie politique du pays.
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Pedro Pablo Kuczynski : face à la corruption au Pérou, « il faut faire le ménage partout »

Le président péruvien revient sur le scandale Odebrecht qui secoue la vie politique du pays.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h27
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                            Paulo A. Paranagua (Lima, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Pedro Pablo Kuczynski a été élu président du Pérou en 2016, au second tour d’un scrutin serré, avec à peine 40 000 voix d’écart par rapport à sa rivale, Keiko Fujimori, fille de l’ancien autocrate Alberto Fujimori (1990-2000). Il dirige un pays secoué par le scandale Odebrecht, du nom du géant du BTP brésilien à l’origine d’un vaste système de corruption qui touche une dizaine de pays, créant un climat délétère qui empoisonne la vie politique péruvienne.
La question de la corruption est brûlante au Pérou, où votre prédécesseur, Ollanta Humala, est en prison, tandis qu’un autre ancien président, Alejandro Toledo, est en fuite aux Etats-Unis…
C’est un problème très grave dans toute la région. Les médias font croire que beaucoup d’hommes politiques sont corrompus, alors que la majorité est honnête. Il y a des accusations qui ne sont pas corroborées par des preuves. Il faut respecter la présomption d’innocence, un procès équitable et les droits de la défense.
Il y a une longue histoire de malversations en Amérique latine, mais d’autres régions qui se prétendent vertueuses ont aussi leurs affaires. Il faut éviter les préjugés. L’important est d’améliorer nos systèmes fiscaux et judiciaires, désuets et basés sur des législations souvent contradictoires, avec des juges mal rémunérés et une bureaucratie qui favorisent la corruption. Cela ne concerne pas seulement le secteur public, car il y a toujours deux côtés, celui qui reçoit des pots-de-vin et celui qui les paye, souvent des entreprises privées. Il faut faire le ménage partout.
N’avez-vous pas vous-même été mis en cause pour conflit d’intérêts en alternant travail dans le privé et service de l’Etat ?
J’ai eu des responsabilités gouvernementales depuis cinquante ans et je n’ai jamais été accusé de malversations. J’ai surtout travaillé dans le privé ou à la Banque mondiale. J’ai pris soin de ne pas mélanger mes activités. Par exemple, j’ai été...




                        

                        


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DUH, l’association écolo qui fait trembler l’industrie automobile en Allemagne

Deutsche Umwelthilfe a remporté une victoire considérable : le tribunal lui a donné raison dans un procès contre les autorités de Stuttgart et de Düsseldorf, ouvrant la voie à une interdiction des vieux diesels dans les villes afin de lutter contre la pollution.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h24
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                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

En avançant sur la passerelle de métal noirci, on n’ose à peine respirer. Est-ce le vertige que donne le surplomb des quatre voies bondées de la Cannstatter Strasse, véritable autoroute au milieu de Stuttgart ? Ou bien la triste notoriété du lieu ? L’endroit, appelé Neckartor, détenait jusqu’à l’an dernier le record du site le plus pollué d’Allemagne. La station de mesure de l’air, installée juste sous la passerelle, enregistre des taux d’émissions de dioxyde d’azote et de particules fines qui dépassent régulièrement les normes autorisées.
A chaque fois que Peter Erben, un militant, fait « visiter » la passerelle à des journalistes, il est sûr de son effet. On préfère effectivement ne pas trop s’y attarder pour l’interview. La conversation se poursuivra dans la salle paroissiale de l’église protestante de la Schubartstrasse toute proche, qui sert de QG aux activistes de la pureté de l’air dans le quartier, un peu comme les opposants au régime est-allemand en 1989 se réunissaient dans les églises.
Avec d’autres initiatives locales, ils ont organisé les premiers procès contre la pollution aux particules fines en 2008, avant de s’attaquer aux oxydes d’azote. « Tous les deux ans, la ville a lancé de nouveaux instruments pour combattre les particules. On a eu la balayeuse, puis le colleur à particules, et maintenant c’est le mur de mousse ! », ironise Manfred Niess, un autre militant. « On est dans une situation permanente de violation du droit. »

Pugnacité
Longtemps, ces activistes ont été considérés à Stuttgart, l’opulente patrie de Daimler, Bosch et Porsche, comme une poignée de fous. Mais depuis les succès de leurs alliés de l’association environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH), on les traite plutôt de dangereux terroristes. Mardi 27 février, la DUH a en effet remporté une victoire symbolique considérable : le tribunal administratif fédéral de Leipzig lui a donné raison dans un procès en appel contre...




                        

                        

