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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Afin de donner une touche d’authenticité au pays fictif du Wakanda, les acteurs du dernier film Marvel ont appris le xhosa, une langue à clics d’Afrique du Sud.
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Derrière le pays imaginaire de « Black Panther », une langue sud-africaine bien réelle

Afin de donner une touche d’authenticité au pays fictif du Wakanda, les acteurs du dernier film Marvel ont appris le xhosa, une langue à clics d’Afrique du Sud.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 19h12
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h27
    |

            William Audureau








                        



   


On peut être un super-héros Marvel et parler une langue bantoue inconnue de la majorité du grand public. C’est le cas de Chadwick Boseman, l’acteur qui incarne T’Chaka, roi du royaume africain fictif du Wakanda dans Black Panther, la superproduction qui bat des records au box-office, sortie le 14 février en France. Pour les besoins du film, cet Américain a appris, comme plusieurs autres membres du casting, le xhosa, également appelé coussa ou cadre, une des onze langues officielles d’Afrique du Sud.
La langue figure dès les premières répliques du film, « lorsque je dis “tu m’as manqué mon fils, cela faisait longtemps” », raconte l’acteur sud-africain John Kani, qui interprète le père de T’Chaka, lors de l’avant-première du film à Los Angeles, à la fin de janvier.

    Loved this moment on the #BlackPanther red carpet. South African actor John Kani speaking isiXhosa ❤He is wearing @laduma! #BlackPantherSoLit Une publication partagée par  makhondlovu (@makhondlovu) le 29 Janv. 2018 à 7 :51 PST 

L’introduction du xhosa dans une superproduction hollywoodienne est une première. Plusieurs acteurs sud-africains du film s’en sont félicités lors de l’avant-première, à la mi-février, à Johannesburg, même si l’accent des acteurs américains ayant appris la langue pour les besoins du long-métrage était loin d’être parfait, souligne ABC News. Le xhosa « est l’une des langues les plus difficiles sur terre », a convenu l’actrice mexico-kényane Lupita Nyong’o, qui incarne une espionne wakanda dans le film.
« Pourquoi parlerais-je en anglais à mon fils ? »
John Kani a eu l’idée d’introduire le xhosa dans le film lors du tournage de Captain America: Civil War, première apparition cinématographique du personnage de Black Panther dans la nouvelle galaxie Marvel période Disney. Le journal Brand South Africa relate que John Kani, lui-même locuteur natif de la langue, s’est tourné vers les réalisateurs Joe et Anthony Russo lors du tournage d’une scène initialement écrite dans la langue de Shakespeare :
« Je leur ai demandé : “Pourquoi parlerais-je en anglais à mon fils ? Nous sommes censés être africains.” »
Joe et Anthony Russo ont été convaincus et ont intégré cette langue atypique, du point de vue occidental — il s’agit en effet d’une langue à clics, c’est-à-dire dont certaines consonnes sont émises d’un son de claquement de langue à l’arrière de la bouche. Celle-ci s’est imposée comme la langue officielle du Wakanda. « Lorsque j’ai tourné Civil War, j’étais l’expert de la langue et mes collègues américains me demandaient de leur donner quelque chose à dire avec un clic — ils faisaient référence au xhosa, relate John Kani dans la version sud-africaine de MTV. Mon fils et moi avons tourné à Atlanta ensemble, quand je suis parti, il est resté pour le tournage. Il a pris le relais comme consultant linguistique. » 
Le xhosa, qui appartient à la grande famille des langues bantoues et au groupe nguni, compte huit millions de locuteurs. Il est parlé quasi exclusivement en Afrique du Sud, où il est l’une des onze langues officielles du pays et la seconde en nombre de locuteurs — 16 % des Sud-Africains la parlent. C’est notamment la langue majoritaire du Cap-Oriental, dans le sud-est du pays.
Le xhosa est célèbre pour ses clics, dont il existe trois variantes, selon qu’ils sont associés au son « k », « s », ou « t ». Le nom même de la langue se prononce « k*osa », en claquant l’arrière de la langue. A la rédaction de Pixels, on n’a pas réussi, mais l’humoriste sud-africain et présentateur de télévision Trévor Noah clique haut la main.

Un système d’écriture inspiré des idéogrammes nigérians
A noter que dans Black Panther, la civilisation wakanda utilise un alphabet qui, lui, n’a pas de lien avec le xhosa. En revanche, le long-métrage de Marvel puise dans une authentique écriture traditionnelle, le nsibidi, un système d’idéogrammes utilisé par la confraternité ékpé, dans la région du Nigeria et du Cameroun depuis au moins le XVe siècle. Celui-ci a été réinterprété pour l’occasion par Hannah Bleacher, production designer du film, relate Indie Wire.
Contrairement à une idée reçue qui voudrait que les colons européens aient apporté l’écriture aux langues d’Afrique, plusieurs systèmes préexistaient à l’arrivée des explorateurs portugais, dont certains de longue date. Le guèze éthiopien date du IVe siècle avant Jésus-Christ, le tifinagh berbère, du IIIe siècle, sans même évoquer les différents systèmes égyptiens, comme le hiéroglyphe, le hiératique et le démotique.

   


Dans le contexte du film, le nsibidi a été en partie réinterprété pour coller à l’idée d’une civilisation africaine futuriste, explique Hannah Bleacher. « L’écriture devait évoluer des anciens hiéroglyphes en une version plus moderne. Nous l’avons utilisée d’une manière pictographique mais le système numérique est resté le même. »
Les costumes empruntent par ailleurs de nombreux symboles adinkra, un système de codes visuels développé dans la région du Ghana et de la Côte d’Ivoire pour représenter des concepts ou des devises. Ceux-ci avaient déjà été largement utilisés comme clins d’œil culturels par l’artiste Afua Richardson, autrice du livre d’illustration World of Wakanda.

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Notre choix du soir. Au récit du siège de la ville par les Allemands, ce docufiction entremêle celui de la composition de la « Symphonie n° 7 » de Chostakovitch (sur Arte à 22 h 20).
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TV – « La Symphonie de Leningrad, la lutte d’une ville assiégée »

Notre choix du soir. Au récit du siège de la ville par les Allemands, ce docufiction entremêle celui de la composition de la « Symphonie n° 7 » de Chostakovitch (sur Arte à 22 h 20).



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h45
    |

            Alain Constant








                        


Docu-fiction sur Arte à 22 h 20



Mêler images d’archives et scènes reconstituées est un exercice télévisuel délicat. De fait, rares sont les docu-fictions vraiment réussis, en raison de reconstitutions peu crédibles – souvent faute de moyens ou d’un équilibre entre réalité et fiction qui ne fonctionne pas. Raison de plus pour recommander cette production allemande racontant de manière originale le terrible siège de Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), qui débuta le 8 septembre 1941 pour s’achever au début de l’année 1944. Soit huit cent soixante-dix jours de blocus et d’horreurs qui aboutirent à la mort d’un million de civils.
Témoignages de premier plan
La faim, le froid et les bombardements incessants planent sur cet épisode tragique de l’histoire ­contemporaine, comme le rappellent les nombreux témoignages recueillis. La richesse des interventions, notamment celles de civils soviétiques ayant vécu le siège, fait la force de ce film. Et comme les scènes reconstituées, notamment celles des combats, sont réussies, on assiste à un spectacle total.
La bonne idée a aussi été de tisser l’histoire d’une ville à la fois sublime et martyre avec celle d’une œuvre musicale pour le moins originale. A l’époque, le pouvoir stalinien fait pression sur le célèbre compositeur Dmitri Chostakovitch (1906-1975), né et vivant à Leningrad, pour que ce dernier termine au plus vite la symphonie qu’il est en train d’écrire. Cette œuvre est destinée à célébrer la résistance héroïque de la population locale face à ­l’envahisseur nazi.
Outre des témoignages de premier plan (dont celui de Maxime, le fils du compositeur), certaines scènes reconstituent le travail de Chostakovitch, mais aussi celui du chef d’orchestre Carl Eliasberg. Personnage-clé de ce documentaire, celui-ci est chargé de faire jouer cette fameuse symphonie à la Philharmonie de Leningrad, en l’absence du maître. En effet, sur ordre du Parti, Chostakovitch a été évacué de la ville pour terminer cette œuvre à l’abri des bombes, du côté de Kouïbychev (aujour­d’hui Samara), à 1 700 km au sud-ouest, sur les bords de la Volga. La mission d’Eliasberg est claire, à défaut d’être aisée : il faut faire jouer cette symphonie au cœur de l’enfer qu’est devenue Leningrad.

   


Comment ne pas mourir de faim et de froid pour les civils ? Comment ne pas mourir tout court pour les soldats allemands et soviétiques ? Comment faire que la vie puisse continuer dans une ville assiégée et bombardée sans répit ? Comment remplacer les musiciens de l’orchestre morts d’épuisement ou sous les bombes ? Autant de problématiques qui apparaissent à l’écran. Avec des personnages attachants comme Fritz Fuchs, militant communiste viennois réfugié avec son épouse à Leningrad. Prothésiste dentaire de formation, le Viennois découvrira le pouvoir de la radio et en fera un instrument de propagande efficace, adressant des messages en langue allemande aux soldats de la Wehrmacht tout proches.
Le 8 août 1942, dans une salle de la Philharmonie ayant échappé aux destructions et devant un public ému, Eliasberg et son orchestre de fortune jouent la 7e Symphonie de Chostakovitch. Le concert est retransmis à la radio à travers la ville, jusqu’aux premières lignes allemandes. L’espace d’un instant, l’art a triomphé de la barbarie.
La Symphonie de Leningrad, la lutte d’une ville assiégée, de Carsten Gutschmidt et Christian Frey (Allemagne, 2017, 89 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ A voir aussi ce soir. « Cash Impact » poursuit son enquête extrêmement alarmante sur l’utilisation des produits phytosanitaires et leurs effets (sur France 2 à 22 h 35).
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TV – « Pesticides : notre santé en danger »

A voir aussi ce soir. « Cash Impact » poursuit son enquête extrêmement alarmante sur l’utilisation des produits phytosanitaires et leurs effets (sur France 2 à 22 h 35).



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h30
    |

                            Mathieu Ait Lachkar








                        


Magazine sur France 2 à 22 h 35

   


Il y a deux ans, Elise Lucet et Martin Boudot se rendaient à la sortie des écoles de Gironde, encerclées par les vignobles, pour proposer aux parents de faire analyser les cheveux de leurs enfants. Résultat : le laboratoire y avait relevé les traces de pas moins de 44 pesticides autorisés ou non. Depuis, la situation a-t-elle évolué ?
Magazine d’enquête au ton identique à celui de « Cash Investigation » (son émission mère) « Cash Impact » s’en distingue par cette volonté d’apporter un droit de suite à ce qui a déjà été tourné.
On constate ainsi dans ce numéro que la baisse des 68 000 tonnes de pesticides utilisés en 2016 en France qu’avait promise le ministre de l’agriculture de l’époque, Stéphane Le Foll, n’a pas eu lieu, alors même qu’une étude du 20 février de l’ONG Générations futures révèle la présence de résidus de pesticides dans 52 fruits et légumes non bio consommés en France. Les équipes de « Cash Impact » sont donc retournées dans le vignoble bordelais, où la journaliste Elizabeth Drevillon se retrouve embarquée dans une manifestation anti-pesticides, organisée pour que justice soit rendue aux victimes de cette agriculture qui tue. Ou rend malade.
Maladie de Parkinson
C’est le cas de Sylvie, vigneronne chevronnée, qui a vu sa vie basculer un jour de juin 2012. En posant le pied sur une parcelle de vigne, elle est éclaboussée par un produit chimique qui se trouve au sol : à 45 ans, elle est diagnostiquée de la maladie de Parkinson.
Du côté de l’école où les cheveux des enfants furent prélevés, la situation n’a pas bougé d’un iota. L’exploitation est toujours aussi proche de l’établissement, et le filet vert disposé sur la grille de ce dernier, censé filtrer les poussières de pesticides, n’y change rien. Douze résidus de produits toxiques ont été retrouvés près de l’école. Ils sont au nombre de quatorze, dont sept interdits, dans une commune voisine. Pour ce qui est des révélations, « Cash Impact » découvre que l’atrazine, herbicide puissant fabriqué par le géant suisse Syngenta et banni d’Europe en 2004, est fabriqué en France et exporté vers d’autres pays moins regardants sur les impacts sanitaires.
Deux ans après, le directeur France de la multinationale a enfin l’occasion de s’expliquer. Du moins le tente-t-il.
Pesticides : notre santé en danger, d’Elizabeth Drevillon (Fr., 2018, 95 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Le groupe américain va investir deux milliards d’euros pour créer trois nouvelles zones à thème dans le parc de Disneyland Paris.
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Marvel, « Star Wars », « La Reine des neiges »... le groupe Disney va agrandir Disneyland Paris

Le groupe américain va investir deux milliards d’euros pour créer trois nouvelles zones à thème dans le parc de Disneyland Paris.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h27
   





                        



   


Le groupe américain The Walt Disney Company a annoncé, mardi 27 février, un investissement de deux milliards d’euros pour agrandir le parc de Disneyland Paris et y ajouter trois nouvelles zones à thème consacrées aux super-héros de Marvel, au dessin animé La Reine des neiges et à la Guerre des étoiles.
« Ce plan d’expansion représente l’un des développements les plus ambitieux de toute l’histoire de Disneyland Paris depuis son ouverture, en 1992 », explique Disney dans un communiqué.
Le programme de développement du parc de loisirs, qui s’étalera sur plusieurs années à partir de 2021, a été présenté par le PDG du géant américain du divertissement, Robert Iger, au président de la République, Emmanuel Macron, qu’il a rencontré à l’Elysée. « Il traduit l’engagement sur le long terme de The Walt Disney Company à faire de la destination la vitrine de la marque Disney en Europe ».
Le groupe a pris l’an dernier le contrôle intégral d’Euro Disney en rachetant notamment les parts de Kingdom Holding, la holding du prince saoudien Al Walid bin Talaqui. Le parc de Marne-la-Vallée, à l’est de Paris, a accueilli depuis son ouverture plus de 320 millions de visiteurs. Il emploie environ 16 000 personnes.
Le projet annoncé mardi prévoit notamment la création d’un nouveau lac. En 2020, le Disney’s Hotel New York prendra quant à lui les couleurs d’Iron Man, des Avengers et de Spider-Man, les vedettes de la future attraction qui fera partie de la nouvelle zone Marvel du parc Walt Disney Studios.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Josza Anjembe signe un premier court-métrage nommé aux Césars 2018.
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« Le Bleu Blanc Rouge de mes cheveux », un film à fleur de peau



LE MONDE
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        Le 27.02.2018 à 10h33

     •
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        Mis à jour le 27.02.2018 à 11h27






Durée : 04:33 | 

Seyna est une adolescente camerounaise née en France et passionnée par l’histoire et la politique françaises. A 17 ans, son baccalauréat en poche, elle se lance dans les démarches pour acquérir la nationalité française. Mais son père, Amidou, ne comprend pas son impatience.
Dans ce premier film de fiction, Josza Anjembe, journaliste et documentariste qui se présente comme une « accidentée du cinéma », aborde le thème de l’identité. Le court-métrage a reçu 37 récompenses et est nommé aux Césars 2018.


                

                     Aïssata Diakité, entrepreneuse franco-malienne pur jus

                

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                     « Il y a encore une vision quasi animale du Noir dans les représentations »


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/02/2018
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Une nouvelle série de Netflix et un succès norvégien : notre semaine en séries

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 07h21
    |

            Renaud Machart








                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Une des nouvelles séries de Netflix, Seven Seconds ; la version française de Skam, véritable phénomène en Norvège, et les dialogues trash de Little Britain USA. Voici notre sélection hebdomadaire de séries.
« Seven Seconds » : sous haute tension raciale

Seven Seconds, créée par Veena Sud, l’une des toutes meilleures séries proposées en ce début d’année par Netflix, semble être la continuation de l’excellente American Crime, créée par John Ridley. Ses thématiques sociopolitiques sont du même ordre : un adolescent afro-américain est renversé par la voiture d’un policier en civil (le remarquable Beau Knapp) qui se rend en hâte à l’hôpital où sa femme accouche. Lorsqu’il constate l’accident, il appelle son supérieur, qui vient sur les lieux avec deux autres collègues en civil de la brigade des stups de Jersey City (New Jersey). Craignant les retombées de cet accident sur l’opinion publique, déjà échauffée par de nombreux cas d’accidents meurtriers mettant en cause des policiers blancs et des victimes noires, l’escadron quitte les lieux en laissant la victime dans un fossé.
Le reste des longs (jusqu’à 80 minutes) dix épisodes montre à la fois l’enquête menée par le substitut du procureur (la formidable actrice britannique Clare-Hope Ashitey), la veulerie et les doubles jeux racistes de la police, les épouvantables détresses de familles afro-américaines impuissantes face à une justice scandaleusement biaisée. La mère de la victime est incarnée par une autre grande comédienne noire, Regina King. Sa présence dans Seven Seconds accentue encore le lien avec American Crime, où elle jouait chaque saison un rôle éminent. On notera que le deuxième épisode de cette bouleversante et très forte série est signé par Jonathan Demme, le réalisateur du Silence des agneaux (1991) et de Philadelphia (1993), mort peu après ce tournage. Renaud Machart
Seven Seconds, série créée par Veena Sud. Avec Clare-Hope Ashitey, Regina King, Beau Knapp, David Lyons (EU, 2018, 10 x 54-80 min.) Sur Netflix.
« Skam France » : le nombril jeune

En Norvège, Skam est un véritable phénomène. Souvent comparée à la britannique Skins, cette série, dont le titre signifie « honte », ne s’impose aucun tabou pour raconter le quotidien d’une poignée de lycéens de la banlieue aisée d’Oslo, au cœur d’un récit presque sans adultes : les cours, leurs soirées très alcoolisées, leurs amis, la quête de popularité et la sexualité à explorer. Cette authenticité a également séduit à l’étranger, notamment en Europe où la série connaît diverses adaptations. En France, les deux premières saisons de la version française sont diffusées sur France 4. Cependant, la série a été lancée début février sur les réseaux sociaux : les épisodes sont construits avant tout comme un programme à consommer en ligne plutôt que devant un écran de télévision. Un des enjeux majeurs pour le réalisateur, David Hourrègue, était de confier la tête d’affiche à de jeunes actrices devant remplacer leurs homologues norvégiennes devenues iconiques. La distribution française, spontanée et représentative d’une féminité plurielle et multiculturelle, contribue notablement au succès de Skam. Pauline Croquet
Skam France, adaptée de la série créée par Julie Andem. Avec Philippine Stindel, Lula Cotton Frapier, Marilyn Lima (Fr., 2018, 9 x 20 min). France 4 Replay.
« Little Britain USA » : l’Amérique tournée en dérision

Si l’irrévérence et le délicieux humour noir de Getting On ou de French & Saunders est à votre goût, nul doute que Little Britain USA (2008) vous enchantera. Cette série dérivée de Little Britain (2003-2005), production télévisée britannique à grand succès créée par David Walliams et Matt Lucas, se paie la tête des Etats-Unis avec une totale absence de retenue dans la caricature. Dès le premier épisode, où l’on voit Rosie O’Donnell questionnée par l’animatrice d’un atelier de parole pour obèses, le ton est donné : « Vous êtes devenue lesbienne parce que, étant grosse, vous ne trouviez aucun homme ? » (Peu après, le dialogue se fait beaucoup plus épicé…) Plus tard, un démonstrateur d’armes à feu témoigne d’une formidable érection chaque fois qu’il touche l’une d’entre elles… Jusqu’à ce qu’une tâche fraîchement humide marque un pli de son pantalon. Les créateurs jouent eux-mêmes, souvent en travestis, les personnages principaux de ces saynètes potaches et parfaitement incorrectes. Un régal. R. Ma.
Little Britain USA, créée par David Walliams et Matt Lucas. Avec David Walliams et Matt Lucas (G.B., 2008, 6 x 27 min.) OCS Go à la demande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ La réalisatrice Greta Gerwig aborde avec justesse et délicatesse l’adolescence tumultueuse d’une jeune fille américaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/02/2018
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« Lady Bird » : un ir­répressible désir d’ailleurs

La réalisatrice Greta Gerwig aborde avec justesse et délicatesse l’adolescence tumultueuse d’une jeune fille américaine.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 07h38
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
Grande fille empruntée au charme nébuleux, Greta Celeste Gerwig, 34 ans, fut longtemps connue des cinéphiles comme la star d’un cinéma du « marmonnement » (« mumblecore » en anglais, mouvement caractérisant des productions fauchées, souvent tournées en appartement), prisé par une minorité d’esthètes new-yorkais, notamment sous la direction de son compagnon et réalisateur Noah Baumbach. Il était en même temps prévisible que cette jeune femme sensible, intelligente et ambitieuse, qu’on retrouvait parfois collaboratrice à l’écriture des films, passerait un jour derrière la caméra. Prédiction à moitié réalisée dès 2008 avec Nights and Weekends, co­signé avec Joe Swanberg, et totalement aujourd’hui, avec Lady Bird, très joli petit film qui s’arroge rien moins que cinq nominations aux Oscars.

Le genre, plus goudronné qu’une autoroute, est celui du récit de formation, à soubassement autobiographique. Autant dire que parvenir à y faire entendre une note singulière relève de l’exploit. Ici atteint, avec grâce, justesse et élégance, ce qui suffit au plaisir du spectateur quand bien même on n’en serait pas au niveau chef-d’œuvral du genre (Les Quatre Cents Coups, de François Truffaut, Deep End, de Jerzy Skolimowski). Le cadre est Sacramento, capitale de l’Etat de Californie, nonobstant placée par la cinéaste, native de la ville, sous l’invocation assassine d’une citation de la romancière Joan Didion, autre native : « Quiconque parle d’hédonisme californien n’a jamais passé Noël à Sacramento. »

Là, pousse comme le chiendent la fantasque adolescente Christine McPherson, alias « Lady Bird », à laquelle la jeune actrice améri­cano-irlandaise Saoirse Ronan, cheveux rouges et regard ciel, ­confère la juste mesure de ­déprime et de piment. Parents aimants qui se sacrifient pour elle, dernière année d’un collège religieux, ennui provincial, rêve d’émancipation new-yorkaise,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’écrivain Thomas Clerc revient sur la polémique autour de la scultpure monumentale que Jeff Koons souhaite offrir à Paris.
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« Plantons le bouquet de tulipes de Koons à la Chapelle »

Dans une tribune au « Monde », l’écrivain Thomas Clerc revient sur la polémique autour de la scultpure monumentale que Jeff Koons souhaite offrir à Paris.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 10h45
    |

                            Thomas Clerc (Ecrivain)








                        



                                


                            
Tribune. Les détracteurs de Jeff Koons se trompent, ses partisans aussi : dans cette nouvelle querelle des Anciens et des Modernes la véritable question n’est pas de savoir s’il faut accepter ou refuser l’œuvre « offerte » mais prendre en compte qu’il s’agit d’une sculpture. « Timeo danaos et dona ferentes » (« Je crains les Grecs, surtout lorsqu’ils offrent un cadeau »), lit-on dans l’Enéide de Virgile. Profitons de ce présent empoisonné pour élaborer une théorie de l’art et trouver une solution au subtil problème que nous pose Jeff Koons.
Les détracteurs de Koons se réunissent sous la double bannière des réactionnaires de droite et de gauche. Les premiers sont hostiles à l’art contemporain par principe (selon leur conception périmée de la Beauté, fustigée par Baudelaire en 1863). Essentialistes, ils refusent Koons comme ils refusèrent la tour Eiffel. Les réactionnaires de gauche, représentés par la première tribune publiée dans Libération (22 janvier), devraient être plus éclairés mais ils exècrent en Koons la figure de l’artiste néolibéral corrompu par le marché, qu’il reflète et qui l’encense.
Une scultpure pensée sans son environnement
Dans les deux cas, ces critiques abordent l’art (ou la littérature) par une mauvaise voie, qui est celle de l’idéologie — je me tue à le dire depuis trente ans — au lieu de l’aborder par l’esthétique, c’est-à-dire ce qui fait qu’un artiste est d’abord un artiste (là où réside son scandale). De l’œuvre de Koons, ces gens-là n’ont rien à dire parce que l’art ne les intéresse pas : les vieux réacs ne jurent que par les « valeurs », les gauchistes par un purisme anti-économiste.

Même s’il n’est pas un grand artiste (mais que sont les « grands artistes » devenus ?) et qu’il représente un certain type de créateur efficace pour lequel on ne peut avoir qu’une estime relative, Jeff Koons, en dépit de sa personnalité de savonnette, est un bon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Notre choix du soir. « Closer », de Mike Nichols, est la transposition d’un vaudeville théâtral dans des lofts et galeries d’exposition (sur Chérie 25 à 20 h 55).
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TV – « Closer, entre adultes consentants »

Notre choix du soir. « Closer », de Mike Nichols, est la transposition d’un vaudeville théâtral dans des lofts et galeries d’exposition (sur Chérie 25 à 20 h 55).



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h45
    |

                            Thomas Sotinel








                        


Film sur Chérie 25 à 20 h 55

C’est à Londres que ça se passe. Avec l’accent anglais, les jeux et tromperies de l’amour prennent une couleur particulière. Les amants sont spirituels et élégants, les maîtresses sensuelles, et l’on se fait mal sans jamais cesser d’être drôle.
De cette tradition, le représentant le plus illustre reste Harold Pinter. Patrick Marber est à Pinter ce que James Ellroy est à Raymond Chandler, un mutant dans lequel on distingue les traits de l’original sous une épaisse couche de violence et d’obscénité moderne. Patrick Marber a écrit Closer pour le théâtre avant de l’adapter afin que Mike Nichols en fasse un film.
Closer est une partie carrée disjointe par le temps. Premier engagement : Dan (Jude Law) ramasse Alice (Natalie Portman), qui a été renversée par un taxi, l’emmène à l’hôpital et la séduit.
Deuxième set : après quelques mois de vie commune avec Alice, Dan va se faire tirer le portrait par Anna (Julia Roberts). Ils ont une liaison. Tertio : Dan fait la fille sur Internet et ­séduit Larry (Clive Owen) avant de l’envoyer à un rendez-vous avec Anna. Celle-ci devient la maîtresse de Larry. Encore quelques sets, et le match se terminera dans un champ de ruines.

Sans nier le caractère théâtral de son matériau, Mike Nichols l’organise avec fluidité, tirant le meilleur parti des physionomies avenantes de ses interprètes et des décors dans lesquels ils se meuvent. Mais on sent bien que quelqu’un, Marber ou Nichols, retient ses coups.
C’est un peu comme de la boxe amateur : les gestes techniques sont les mêmes (je découche, tu pleures ; je t’humilie, tu me quittes), mais ils sont moins spectaculaires à cause des casques et des maillots, dont l’équivalent est ici la contenance digne des interprètes, qui se gardent bien de déroger à leur statut de star. La distribution est répartie entre deux Anglais (Law et Owen) et deux vedettes hollywoodiennes. On dirait que Mmes Roberts et Portman ont estimé que la seule décision de se commettre dans une aventure aussi osée suffirait à prouver leur engagement. Une fois à l’écran, elles sont tout à fait charmantes, mais en retrait par rapport à leurs adversaires britanniques. A ce double mixte transatlantique, les messieurs de Londres l’emportent au terme d’un match enlevé, mais sans grand enjeu.
Closer, entre adultes consentants, de Mike Nichols. Avec Julia Roberts, Natalie Portman, Clive Owen, Jude Law (Etats-Unis, 2004, 115 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Jean-Luc Vergne, 69 ans, sera président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, en remplacement de Mathieu Gallet qui est révoqué.
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Jean-Luc Vergne, PDG par hasard

Jean-Luc Vergne, 69 ans, sera président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, en remplacement de Mathieu Gallet qui est révoqué.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 13h00
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Est-ce l’approche du cinquantenaire de Mai 68 ? Ou une lointaine ressemblance physique avec le journaliste Serge July – le nez, la chevelure et la barbe poivre et sel évoquent l’ex-maoïste fondateur de Libération ? Toujours est-il qu’en plein entretien avec Jean-Luc Vergne, 69 ans, président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, on ne peut s’empêcher de lui poser la question : qu’a-t-il fait de sa jeunesse ?
En 1968, à Bordeaux, il a participé aux manifestations, comme beaucoup de gens de sa génération. Né vingt ans plus tôt dans une famille modeste, d’un père ouvrier charpentier et d’une mère qui avait quitté l’école tôt, il avait soif de liberté dans une France gaulliste compassée et autoritaire. Certains voulaient tout renverser. Pas lui. Il n’a jamais été ni mao, ni trotskiste, ni « situ », et la révolution n’était pas son credo. On ne pourra pas donc dire qu’il est passé du col Mao aux grands groupes industriels français.
Influencé par une tradition familiale de gauche, il fut en revanche membre de l’UNEF, le syndicat étudiant ; à l’occasion, il a fait le coup de poing, toujours à Bordeaux, contre les « fachos » d’Occident. Cinquante ans après, il ne renie pas cette époque militante, même s’il n’a jamais pris de carte dans un quelconque parti politique – sauf dernièrement pour suivre La République en marche d’Emmanuel Macron, mais, précise-t-il légèrement jésuite, il s’agit d’un « mouvement »….

Au contraire, il défend ce moment de grande liberté, qui a permis à la société française de se décorseter : « Il y avait un côté festif, ouvert sur le monde, un côté égalité et justice. » « Beaucoup d’idées qui ont influencé Valéry Giscard d’Estaing ou Mitterrand par la suite ont émergé en 1968 », affirme-t-il dans ce café de la place du Trocadéro, au cœur des beaux quartiers parisiens, où il nous a donné rendez-vous.
« Escalier social »
Il habitait sur la rive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Historien de la civilisation khmère, il s’était battu pour obtenir le classement du site cambodgien au « Patrimoine mondial » de l’Unesco.
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Mort de Claude Jacques, épigraphiste d’Angkor

Historien de la civilisation khmère, il s’était battu pour obtenir le classement du site cambodgien au « Patrimoine mondial » de l’Unesco.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 12h09
    |

            Florence Evin








                        



                                


                            

« L’irremplaçable Claude », historien de la civilisation khmère, déchiffreur hors pair des inscriptions sur les stèles de grès des temples millénaires qu’il pistait sans relâche dans la forêt cambodgienne, est mort, à 89 ans, mardi 20 février. « Avec Claude Jacques est parti le dernier des grands épigraphistes du monde khmer », déclare Azedine Beschaouch, membre de l’Institut. L’épigraphie (étude des inscriptions sur pierre ou métal) était pour lui la manière la plus sûre d’écrire l’Histoire, de mieux connaître la religion, les cultes, la vie sociale, les fondements de la culture khmère, dans l’approche globale de cette civilisation qui l’aura passionné sa vie durant.
En janvier 1989, aux lendemains du génocide commis par les Khmers rouges, il est de retour au Cambodge, après vingt ans d’absence. « Notre Sherlock Holmes du patrimoine d’Angkor » – comme le surnomment Mounir Bouchenaki, alors directeur du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, et son complice Azedine Beschaouch chargé, lui, des sites en péril – est aux côtés des deux archéologues. Avec le soutien de la France et du Japon, ils obtiendront, en 1992, le classement « Patrimoine mondial » d’Angkor. Claude Jacques devient conseiller de Federico Mayor, directeur général de l’Unesco, et s’implique dans le plan de sauvegarde des 400 km2 classés.
Pendant plus de cinquante ans, ses précieux avis accompagnent les scientifiques de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), dont il est membre de 1963 à 1973, et les experts ad hoc du Comité international de coordination de l’Unesco (CIC Angkor), coprésidé par la France et le Japon, sous l’aval du Cambodge. L’insatiable curiosité de Claude Jacques, la pertinence de ses analyses, son enthousiasme et son énergie à parcourir la jungle avaient gardé la fraîcheur de ses 30 ans.

« Toujours remettre en cause »
Son premier contact avec l’Orient est Pondichéry en Inde, en 1959, où...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ A deux mois du lancement du festival international qui se tiendra à Lille (27 avril-5 mai), son directeur artistique revient sur la manière dont s’élabore le travail de sélection.
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Frédéric Lavigne : « A Séries Mania, nous essayons de présenter un état du monde des séries »

A deux mois du lancement du festival international qui se tiendra à Lille (27 avril-5 mai), son directeur artistique revient sur la manière dont s’élabore le travail de sélection.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 12h11
    |

                            Martine Delahaye








                        



Directeur artistique de Séries Mania depuis sa création, en 2010, Frédéric Lavigne est la tête chercheuse des créations qui nourrissent la compétition internationale du festival et les sections thématiques, ouvertes au grand public. A deux mois du lancement de la manifestation qui se tiendra à Lille, du 27 avril au 5 mai, il explique son travail.
Comment s’opèrent vos recherches ?
Il y a deux types de veille. L’une, classique, consiste à consulter toutes les publications professionnelles qui annoncent les nouveaux projets de séries, que ce soit aux Etats-Unis, en Angleterre, en France ou ailleurs. Il existe une multitude de revues et de newsletters dans ce domaine. Mais rien ne vaut le relationnel, les discussions en direct. En huit ans, avec Laurence Herzsberg, la directrice générale du festival, nous avons tissé un large réseau, que ce soit en France, avec l’ensemble du paysage audiovisuel, en Europe et aux Etats-Unis. Grâce à quoi, aujourd’hui, on nous envoie spontanément nombre de propositions de séries.
L’autre type de veille tient à nos déplacements, qui commencent en septembre, à Londres, épicentre pour rencontrer les chaînes, les producteurs, les vendeurs internationaux importants, voire les antennes anglaises de grands distributeurs américains. Cela permet de repérer ce qui pourrait être prêt à temps, en avril, pour le festival, sachant que nous recherchons en premier lieu des avant-premières. Un autre des rendez-vous clé est celui du MIPCOM [Marché international des programmes de communication] à Cannes, en octobre, où il y a absolument tout le monde. Nous organisons aussi des rencontres avec les studios à Los Angeles deux fois par an, afin de prendre la température de la production américaine, principalement celle des chaînes généralistes.
Pour des pays ou des territoires plus lointains, comme l’Australie, la Russie, le Moyen-Orient, l’Afrique ou l’Amérique du Sud, nous nous appuyons sur des conseillers indépendants, afin de ne pas rater l’apparition de séries qui pourraient faire la différence.
Ce type de veille a-t-il dû évoluer, au vu de la multiplication des créations de séries ?
Un phénomène est apparu, encore mineur, mais qui se développe à grande vitesse. Aux Etats-Unis, il existe désormais d’énormes agences qui représentent non seulement des acteurs mais aussi des romanciers, des scénaristes, des réalisateurs, des metteurs en scène, etc. En fédérant ainsi tous les talents, ces agences en viennent aujourd’hui à proposer aux chaînes ou aux plates-formes des séries clé en main. Ce qui fait que les droits, du coup, restent dans l’agence. Il est donc devenu incontournable pour nous de rencontrer ces agents : ils sont au courant d’énormément de projets qui se préparent, soit à leur initiative, soit parce qu’ils ont des talents qui y sont impliqués.
Voilà le type de réseau que l’on tisse patiemment, pour rester informé et tenter de ne rien rater, mais aussi pour imaginer qui devront être nos « grands invités » lors du prochain festival, qui viennent pour des conférences et des échanges avec le public.

   


Sur quels critères sélectionnez-vous quelque cinquante nouvelles séries ?
Pendant quatre mois, entre décembre et mars, avec une équipe de quatre personnes et la directrice générale, Laurence Herszberg, nous regardons l’équivalent de 300 séries. La sélection repose sur des critères très variés : les genres, les territoires, la nature des diffuseurs, les ayants droit, la diversité des formes (avec des séries d’auteur mais aussi très grand public). En tant que festival grand public, nous essayons de présenter un état du monde des séries.
Pour la section Panorama, par exemple, nous recherchons des séries qui racontent leur pays d’origine ; et comme nombre d’entre elles ne seront pas diffusées sur nos chaînes, nous faisons venir leurs créateurs pour qu’ils expliquent ce que c’est de faire une série dans leur pays, ce qu’elle raconte de leur société et du monde d’aujourd’hui.
Parmi les six personnes qui visionnent, certains sont un peu spécialisés, dans les formats courts digitaux par exemple, qui auront plus de place cette année, ou les séries françaises, etc. Nous visionnons tous ce que chacun a présélectionné, de façon à refléter un certain consensus. Délibérément, nous sommes une équipe d’âges et de sensibilités différents afin que le festival ne reflète pas seulement mes goûts ou ceux de la directrice générale.
Lequel des festivals de cinéma projetant des séries redoutez-vous le plus ?
Nous avons craint un temps celui de Toronto, très puissant en termes de cinéma et de business, mais finalement, sa tentative de s’engager aussi sur les séries est en train de s’étioler. Ce qui nous contrarie le plus, ce sont les autres festivals de printemps, indéniablement trop nombreux. Celui de Berlin grandit, avec un vrai marché et des organisateurs qui essaient d’y introduire la télévision, mais nous avons un bon partenariat avec ce festival ; sans compter qu’avec deux mois d’écart entre nos deux manifestations, nous pouvons obtenir des séries différentes.
Ce qui est dommage, bien sûr, c’est que le festival de séries de Cannes [du 7 au 11 avril] soit lancé trois semaines avant le nôtre. Mais notre relative concurrence n’intervient que sur dix titres de la compétition internationale, quand nous programmons plus de cinquante séries. Et puis surtout, il existe aujourd’hui un foisonnement si effarant de bonnes séries que cela n’empêche pas de monter, même à un mois d’intervalle, une très belle compétition.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Auréolé de son succès, le rappeur de Compton en oublie ses musiciens lors de sa nouvelle tournée, pour deux soirs à Paris.
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Concerts : le péché d’orgueil de Kendrick Lamar

Auréolé de son succès, le rappeur de Compton en oublie ses musiciens lors de sa nouvelle tournée, pour deux soirs à Paris.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 13h13
    |

                            Stéphanie Binet








                        



   


Jusqu’ici, Kendrick Lamar avait tout bon. Le rappeur de Compton (Californie), 30 ans, n’avait commis aucun impair tout au long de sa jeune carrière sauf ce dimanche 25 février, à l’AccorHotels Arena. Pour le premier de ses deux concerts donnés à guichets fermés à Paris, il a péché par orgueil. Lui qui dans ses quatre albums studio avait montré un profond respect pour les musiciens, notamment en faisant jouer la jeune garde du jazz de Los Angeles sur le remarquable To Pimp a Butterfly (2015), a eu cette idée saugrenue pour sa tournée 2018 : le groupe qui l’accompagne pendant les 90 minutes de concert est invisible. Batteur, bassiste et guitariste sont relégués dans une fosse, côté cour. Dans l’obscurité, ils s’en donnent pourtant à cœur joie pour dynamiser les bandes-son diffusées sur scène.

        Lire le portrait :
         

          Kendrick Lamar ou le syndrome du survivant



La scénographie du spectacle est conçue pour que les 17 000 spectateurs ne voient que celui que le magazine Rolling Stone a désigné comme « le meilleur rappeur vivant » lors de la sortie, au printemps 2017, de son quatrième album, DAMN. Il donne le nom à cette tournée qui a triomphé cet été aux Etats-Unis et connaît le même succès en Europe depuis le début de février. Mis en vente en octobre, les billets – pourtant chers pour un concert de hip-hop, de 73 à 106 euros – se sont arrachés.

        Lire la critique de « DAMN. » :
         

          Une poésie corrosive rare dans le rap des années 2010



C’est que Kendrick Lamar, fils d’un caissier de fast-food, neveu de membres de gangs, notamment des Bloods de son quartier, est un peu le Monseigneur Bienvenu du rap américain. Le personnage des Misérables de Victor Hugo, évêque au grand cœur, faisait payer très cher aux riches pour redistribuer aux pauvres, préférait la compagnie des indigents à celle des notables et pardonnait à Jean Valjean plutôt que le condamner à perpétuité. Kendrick Lamar Duckworth est un peu pareil.
Chaque été, sa fondation emmène les gosses des trois logements sociaux de Watts au musée ou à la plage
Il avoue, toujours dans Rolling Stone, que la seule chose qui l’amuse, c’est d’emmener ses copains tout juste sortis de prison en tournée. Il est capable d’exiger de sa maison de disques, Interscope Records, le règlement d’un jet privé pour ses venues promotionnelles ; ou un cachet de concert à 1 million de dollars (813 000 euros). En même temps, il organise un concert gratuit annuel à Nickerson Gardens, dans le quartier de Watts, en offrant un jouet aux enfants. Chaque été, sa fondation emmène les gosses des trois logements sociaux de Watts au musée ou à la plage.
Et pour la sortie du film Black Panther dont il a réalisé la bande originale, il a distribué des places de cinéma. Il peut se le permettre. Selon le magazine Forbes, Lamar a gagné 63,8 millions d’euros ces cinq dernières années. Ses chansons sont écoutées en ligne plusieurs milliards de fois, plus que celles de Beyoncé ou de Bruno Mars. Celles de DAMN., tout juste auréolé de cinq Grammy Awards, dont celle du meilleur album rap de l’année, n’échappent pas à la règle.

Joyeuse communion
Sur scène, il avance tel un messie sur un plateau immaculé, drapé dans un long manteau en laine blanche. En fond, les images de ses clips ou celles d’un court-métrage qui le montrent tel un moine shaolin. Au plafond, un autre plateau vidéo qui, au mieux, le met en perspective, au pire l’écrase, comme si le ciel tombait sur la tête de « ce bon gamin qui a grandi dans une cité de cinglés » : Good Kid, M.A.A.D City, nom de l’album produit par Dr Dre qui l’a rendu célèbre en 2012 et dont il joue deux extraits, Swimming Pools et Bitch, Don’t Kill my Vibe.

Sa technicité derrière un micro pourrait suffire à remplir l’espace, mais K. Dot (son premier nom d’artiste) peine à faire oublier l’absence des musiciens qui avaient enchanté les concerts de la précédente tournée ou son énergie lors de ses passages au Bataclan en juin 2012 et en janvier 2013 – le rappeur prend la parole après trois titres pour rappeler ce lointain souvenir parisien et rendre hommage à ses premiers fans.

Le récital connaît pourtant ses moments magiques de joyeuse communion lors d’Alright, hymne non officiel du mouvement Black Lives Matter, pendant Lust, quand Lamar rappe dans une cage au milieu de la foule, ou Humble, que ses fidèles entonnent a cappella. Son refrain pourrait résonner comme un conseil à son auteur : « Reste simple, Kendrick ». Et laisse monter tes musiciens sur scène.
Kendrick Lamar. Le 26 février (complet), à l’AccorHotels Arena de Bercy. Le 24 août, à l’U Arena de Nanterre. www.kendricklamar.com/tour



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Le procureur général de l’Etat de New York a annoncé avoir engagé des poursuites au civil contre la Weinstein Company, qui auraient fait échouer les négociations de reprise.
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The Weinstein Company va se déclarer en faillite

Le procureur général de l’Etat de New York a annoncé avoir engagé des poursuites au civil contre la Weinstein Company, qui auraient fait échouer les négociations de reprise.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 10h37
   





                        


Le conseil d’administration de The Weinstein Company a annoncé, dimanche 25 février au soir, que le studio de cinéma et de télévision allait se déclarer en faillite, les discussions portant sur sa vente n’ayant pas abouti, ont rapporté plusieurs médias.
« The Weinstein Company était engagée dans un processus actif de vente afin de préserver les actifs et les emplois, dit le conseil d’administration dans un communiqué, cité notamment par le San Francisco Chronicle et le Los Angeles Times. Ces discussions se sont terminées aujourd’hui sans accord signé. » Le conseil n’avait « d’autre choix que de choisir la seule option viable pour maximiser ce qu’il reste de la valeur de la compagnie : une procédure de faillite en bonne et due forme. »
Poursuites engagées par l’Etat de New York
Le 11 février, le procureur général de l’Etat de New York a annoncé avoir engagé des poursuites au civil contre la Weinstein Company, pour ne pas avoir protégé ses employés contre son ancien patron et producteur de cinéma Harvey Weinstein. Plusieurs médias américains ont affirmé que cette assignation en justice avait fait échouer les négociations de reprise quasiment abouties.
Le studio était en discussion pour être repris par un groupe d’investisseurs mené par une ancienne membre de l’administration Obama, Maria Contreras-Sweet, soutenue par les investisseurs Ronald Burkle et Lantern Asset Management, une société de capital investissement de Dallas.
Harvey Weinstein était l’un des hommes les plus influents d’Hollywood avant d’être accusé de nombreuses agressions sexuelles, dont des viols, par plus de 70 femmes. Le cofondateur des studios Miramax dément avoir eu des relations sexuelles non consenties avec quiconque.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ L’Ours d’or de la 68e édition a récompensé « Touch Me Not », premier film de la Roumaine Adina Pintilie.
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La Berlinale, au risque d’un palmarès politique

L’Ours d’or de la 68e édition a récompensé « Touch Me Not », premier film de la Roumaine Adina Pintilie.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 09h39
    |

                            Thomas Sotinel (Berlin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Plus qu’un jugement de valeur esthétique, le palmarès d’un festival de ­cinéma est souvent le moyen, pour le jury, de construire un récit autour des films projetés. En attribuant, le 24 février, l’Ours d’or à Touch Me Not, de la ­Roumaine Adina Pintilie, et l’Ours d’argent-Grand Prix du jury, à Twarz (« tronche ») de la Polonaise Malgorzata Szu­­mowska, le président du jury de la 68e Berlinale, le réalisateur allemand Tom Tykwer, et ses ­collègues ont signifié que cette édition était celle des mouvements #metoo et Time’s Up, que les tendances politiques à l’œuvre dans toute l’Europe et particulièrement à l’Est font peser une ­menace réelle sur la liberté de penser et de créer.

De fait, cette édition, organisée du 15 au 25 février, a été marquée par le lancement d’une initiative visant à prévenir le harcèlement sexuel durant les festivals, par des débats sur les moyens de parvenir à la parité des genres dans l’industrie cinématographique, et le ­palmarès fera oublier qu’un quart seulement des dix-neuf films en compétition pour l’Ours d’or étaient réalisés par des femmes. Et pendant que la Berlinale ­accueillait, toutes sections ­confondues, de nombreux films venus d’Europe de l’Est, documentaires ou fictions, qui disaient l’angoisse face au retour de l’intolérance et de la censure, elle projetait aussi une remarquable rétrospective consacrée au cinéma de la République de Weimar, qui démontrait que la richesse d’un art ne garantit en rien l’avenir des ­libertés.

La compétition a été marquée, comme c’est souvent le cas à Berlin, par de violentes différences de niveau
Un palmarès ainsi construit, sans trop se soucier de cinéma stricto sensu, fait courir de grands risques à ses bénéficiaires. L’honneur fait à Touch Me Not, premier long-métrage de son auteure, ne respecte pas les proportions fort modestes du film. La quête d’intimité de Laura (l’actrice britannique Laura Benson), quinquagénaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Le musicien et rédacteur en chef de la revue « Schnock » publie un livre sur les femmes du dandysme.
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Alister, un dandy pas comme les autres

Le musicien et rédacteur en chef de la revue « Schnock » publie un livre sur les femmes du dandysme.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 08h51
    |

            Laurent Carpentier








                        



                                


                            

Dandy lui ? Pas du tout, dit-il. « Je suis trop laborieux pour ça. J’essaye de gommer tout ce qui ressemble à de la laboriosité – ça existe ce mot ? Je ne sais pas mais ça me plaît. Je suis un perfectionniste. Enfin vous appelez ça comme vous voulez. Un névrosé ? » Scénariste de sketchs pour la télé (La Minute blonde, Un gars une fille…), musicien de pop française (trois albums au compteur), directeur et cofondateur, depuis 2011, de la revue ultrabranchée Schnock, Christophe Ernault, alias « Alister » pour la gloire, publie aujourd’hui La Femme est une dandy comme les autres (Pauvert, 200 p., 18 euros).
Sa façon de laisser voir qu’il n’est justement pas comme les autres, son genre faussement dilettante, son goût pour les mots rares (« prolégomènes », « idiosyncrasie »). Mais aussi, hormis son peu d’intérêt pour la toilette, le fait qu’Alister ressemble à Alistair, ce compagnon élégant et malicieux de Candy, manga à qui il doit le surnom dont ses copains d’école l’avaient affublé. Tout cela concourt à donner de ce livre le sentiment d’une plongée déguisée dans le surmoi.
Alister : « Il ne faut pas compter sur la femme dandy pour changer la société, ce n’est pas son problème »
Deux choses pourtant vont à l’encontre de cette analyse. La première, c’est que, au contraire des dandys, ce fan absolu de Barbey d’Aurevilly – lequel préférait définir ceux-ci par leur tournure d’esprit plutôt que par leur tenue – est un historien intéressé par la marche du monde. On s’arrête dans son livre malin et documenté sur les propos virulents de Colette contre les suffragettes ou ceux de Françoise Sagan, qui affirmait : « J’ai sans doute un point de vue retardataire et parfaitement latin, mais je suis convaincue que ce n’est pas en se liguant contre les hommes que les femmes obtiendront quelque chose. Ou alors, elles ne l’obtiendront que dans la loi. Et la loi ce n’est pas tout. »
Alister explique : « Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Plus de six mille Polynésiens ont tenté de reprendre à Hongkong le record du monde du nombre de musiciens jouant de cet instrument simultanément.
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Tahiti échoue à reconquérir son record de ukulélé

Plus de six mille Polynésiens ont tenté de reprendre à Hongkong le record du monde du nombre de musiciens jouant de cet instrument simultanément.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 17h06
    |

                            Mike Leyral (Papeete (Polynésie française), correspondance)








                        



   


Te ra mai te tiare, chantent en chœur 6 302 Polynésiens en grattant leur ukulélé. Depuis quatre heures, ils se préparent à reconquérir leur record du monde du nombre de musiciens jouant simultanément, établi en 2015 mais battu en 2017 par Hongkong. En vain.
En 2005, la ville californienne de San Diego signait un premier record avec un modeste rassemblement de 126 instrumentistes. Il fut battu par des Anglais, puis des Suédois, des Japonais et de nouveau des Anglais avec 2 370 personnes en 2012.
Trois ans plus tard, Papeete plaçait la barre haut avec 4 792 musiciens, en laissant plus de 2 000 personnes à la porte de la place To’ata, trop petite pour accueillir tant de monde. Hongkong a franchi cette barre avec ses 8 065 joueurs. Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a souhaité rappeler que les cinq archipels n’étaient peuplés que de 270 000 habitants, et qu’il était donc difficile pour la Polynésie française de rivaliser avec Hongkong et ses « plus de 6 millions d’habitants ».

   


« C’est beau ce qu’on a fait aujourd’hui »
« Il faut le refaire parce qu’on peut gagner, c’est beau ce qu’on a fait aujourd’hui », se félicitait Gabilou, une star de la musique locale. Malgré la déception, les Polynésiens, habillés de vêtements colorés et couronnés de fleurs, sont presque tous prêts à recommencer. « On vient pour le record, mais d’abord pour le plaisir : Tahiti, c’est la couleur, la culture et les fleurs », s’enthousiasme Emereta Pang.
A ses côtés, une autre quinquagénaire, Cathy Chansay, veut voir le record de ukulélé revenir à Tahiti : « C’est notre instrument, on l’apprend dès la maternelle. » « J’aime jouer du ukulélé, ça change de jouer à la tablette tactile », indique de son côté Tunui Tinorua, un élève de CM1 venu avec son école.
Dans la foule bigarrée, les enfants se mêlent aux anciens, les cadres de Papeete aux agriculteurs du district, le sud rural de Tahiti. Il y a aussi des patients du centre de rééducation venus en fauteuil roulant, et même des détenus de la prison, entourés de leurs gardiens. Qui jouent aussi du ukulélé.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Le conseil de l’ordre met en cause, notamment, le projet de loi « Evolution du logement et aménagement numérique ».
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Les architectes se mobilisent « pour des logements de qualité »

Le conseil de l’ordre met en cause, notamment, le projet de loi « Evolution du logement et aménagement numérique ».



Le Monde
 |    26.02.2018 à 08h13
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 15h23
    |

            Jean-Jacques Larrochelle








                        



                                


                            

La mobilisation est sans précédent. En l’espace d’une semaine, les professionnels de la création du cadre bâti, pas seulement architectes, ont à plusieurs reprises alerté le gouvernement, alors que le Parlement doit débattre au printemps du projet de loi « Evolution du logement et aménagement numérique » (ELAN).
En cause notamment, la volonté de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui réunit l’essentiel des organismes HLM en France, de déroger aux conditions qui régissent la relation entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre pour toute opération mobilisant de l’argent ou du foncier publics (loi MOP). L’USH souhaite par ailleurs abandonner le système des concours permettant, selon une procédure équitable, de choisir l’architecte chargé du projet.
Portés par le Conseil national de l’ordre des architectes (CNOA), deux courriers ont été adressés, l’un au premier ministre, l’autre au président de la République, puis une tribune a été publiée dans la foulée sur le site du Monde (« Le logement ne peut être assujetti aux seules logiques du profit ») qu’est venue compléter une pétition (« Pour des logements de qualité au bénéfice de tous »), ayant engrangé quelque 2 000 signatures et à laquelle se sont également joints des ingénieurs et des élus. « Nous n’avons plus les moyens d’assurer l’intérêt public [l’une des dispositions fondatrices de la loi architecture du 3 janvier 1977], car il nous échappe », déplore l’architecte urbaniste ­Pablo Katz, l’un des ­contributeurs de cette mobilisation.

Appelons cela un jeu de taquin. Décidée en octobre 2017, la diminution de cinq euros de l’aide personnalisée au logement (APL) pour chacun des foyers en bénéficiant risque d’avoir une incidence sur la qualité des logements construits dans le futur. Dans le projet de budget 2018, la mesure s’accompagne d’une réduction des loyers et d’une hausse des prélèvements d’un total de 1,7 milliard d’euros imposées aux bailleurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Auteur de cinq albums en 2017, le septuor, figure de proue du néo-psychédélisme australien, est en tournée en France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/02/2018
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Le grand bizarre de King Gizzard & The Lizard Wizard

Auteur de cinq albums en 2017, le septuor, figure de proue du néo-psychédélisme australien, est en tournée en France.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 09h14
    |

            Bruno Lesprit (Melbourne, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Pour King Gizzard & The Lizard Wizard, les vacances estivales ont pris fin en janvier. Quand bien même le filiforme chanteur, guitariste et multi-instrumentiste Stu Mackenzie, qui préfère au statut de leader celui de « curateur », reçoit en bermuda et pieds nus. Le septuor de Melbourne, figure de proue avec Tame Impala du néo-psychédélisme australien, s’est réuni pour la première fois de l’année afin de choisir le répertoire d’une tournée européenne (puis nord-américaine) qui doit s’arrêter dans quatre villes françaises.
Première interrogation : on s’étonne que le « Roi Gésier et le Sorcier Lézard », ce nom qui résonne comme un double hommage à King Crimson et à Jim Morrison, se donnent la peine de répéter, leur réputation scénique reposant sur de longues plages free-style. La seconde porte sur le casse-tête que représente la setlist, s’agissant d’un groupe qui a tenu parole en annonçant cinq ­albums pour 2017, rythme que seul Frank Zappa tenait en son temps. Voilà qui brise la réputation indolente que trimbale cette nation de surfeurs.
C’est dans une banlieue menacée de gentrification située au nord de Melbourne que les musiciens ont établi leurs quartiers
Déjà riche de treize unités en cinq ans, la discographie de King Gizzard suggère qu’elle est l’œuvre de cerveaux grillés par un séjour prolongé sous l’impitoyable soleil de l’outback : rock garage avec guitares en fusion carburant au fuzz, et voix enregistrée sur quatre iPhone, folk barré façon Syd ­Barrett, acid rock sans LSD, punk progressif, sans oublier un « album sans fin » (Nonagon Infinity, 2016) qui se déroule comme le ruban de Möbius.

Leur repaire révèle une dynamique start-up, dont l’adresse n’a rien de secret puisqu’elle est imprimée (jusqu’au numéro) sur la pochette du troisième volet de leur pentalogie, Sketches of Brunswick East. C’est dans cette banlieue menacée de gentrification située au nord de Melbourne que les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals ou de clips.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 25/02/2018
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Alain Chamfort, de l’indie pop et du jazz : notre sélection musicale

Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals ou de clips.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 07h33
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Un spectacle de jazz sur le thème de Mary Poppins, un autre qui lie érotisme et violoncelle, deux chansons d’Alain Chamfort qui fête 50 ans de carrière et trois concerts à ne pas rater. Voici notre sélection musicale hebdomadaire.
DEUX SPECTACLES : 
« Jazzy Poppins », de retour au Pan Piper, à Paris, du 28 février au 2 mars

Le trompettiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre Laurent Mignard, qui, à la tête du Duke Orchestra fait vivre la musique de Duke Ellington, avait présenté début janvier, au Pan Piper, à Paris le spectacle Jazzy Poppins. Soit le croisement des grandes lignes du roman de Pamela Lyndon Travers avec les compositions des frères Richard et Robert Sherman pour le film Mary Poppins, de Robert Stevenson, production des studios Walt Disney que Duke Ellington et son orchestre avaient à leur tour enregistrées pour le disque Duke Ellington Plays Mary Poppins (1965).
Mignard et le Duke Orchestra sont de retour au Pan Piper, mercredi 28 février, jeudi 1er et vendredi 2 mars, avec la comédienne et chanteuse Sophie Kaufmann et, pour les représentations des 1er et 2 mars, le danseur et claquettiste Fabien Ruiz.
Les textes des chansons sont en français, comme les parties de comédies. Les enfants, à partir de 5 ans, assisteront à cette savoureuse adaptation des aventures de la nurse Mary Poppins de la famille Banks et du ramoneur Bert. Par ailleurs, un disque avec les principaux thèmes musicaux du spectacle vient d’être publié chez Juste une trace. Sylvain Siclier
Pan Piper, 2-4, impasse Lamier, Paris-11e. Mo Philippe-Auguste, Charonne. Mercredi 28 février à 20 h 30 ; jeudi 1er et vendredi 2 mars, à 17 heures et 20 h 30. De 14 € à 28 €
« English Delights », à la MC2 de Grenoble, mercredi 28 février

   


Entrée au Conservatoire de Paris à l’âge de 14 ans, Noémi Boutin aurait pu, à la fin de ses brillantes études, rejoindre la cohorte des jeunes violoncellistes qui illustrent de par le monde la suprématie de l’Ecole française. Elle a préféré donner libre cours à sa personnalité, à la fois humble et exigeante. La musique contemporaine lui a permis d’élargir son champ d’expression et, au fil des rencontres, d’y associer d’autres artistes pour des prestations qualifiées de « concerts détonants ». Celui qu’elle consacre aujourd’hui à Benjamin Britten (1913-1976) promet même d’être explosif.
La musique du grand compositeur anglais – dont elle a enregistré les Suites pour le label NoMadMusic – y sera, en effet, ponctuée de morceaux choisis dans la correspondance amoureuse de « Ben » et de son compagnon, le ténor Peter Pears. Une récitante (Chloé Bégou), un jongleur (Jörg Müller), une danseuse (Sabine Rivière) et d’autres musiciens accompagneront Noémi Boutin (34 ans) dans cette exploration des sens (jusque dans une création culinaire) qui débutera par un chœur d’enfants. Pour ces derniers, la soirée s’arrêtera toutefois avant 22 heures puisque le dernier numéro du programme (un film de Jean Genet accompagné en direct par la violoncelliste qui n’a pas froid aux yeux) est interdit au moins de 16 ans. Pierre Gervasoni
« English Delights » à la MC2-Grenoble, 4 rue Paul Claudel, Grenoble (Isère). Tel : 04-76-00-79-00. Mercredi 28 février, à partir de 19 heures. De 10 € à 29 €.
DEUX CHANSONS : « Les Microsillons » et « Exister », d’Alain Chamfort

Cinquante ans de carrière, ce n’est pas rien. Alain Chamfort fête cette année un demi-siècle dévoué à la chanson française, avec ses hauts et naturellement ses bas : ses débuts en 1966 de pianiste pour Jacques Dutronc, ses premiers 45 tours en 1968 sous son propre nom, Alain Le Govic passés inaperçus, puis compositeur de l’ombre notamment pour Claude François.
Devenu Alain Chamfort, il connaît enfin le succès en solo à partir de 1979 avec les tubes Manureva, Bambou, Traces de toi, La fièvre dans le sang… Mais le chanteur à l’éternelle allure fluette n’entend pas pour autant se reposer sur son impressionnant parcours.
Une double compilation en 2016 bouclait un cycle en quelque sorte, une étape artistique s’ouvre avec l’album, Le Désordre des choses, produit par Frédéric Lô (Daniel Darc, Alex Beaupain…) et attendu pour le 20 avril chez le label Pias. Les Microsillons, le titre d’ouverture et premier des deux extraits dévoilés, se présente épuré au piano, pour mettre en évidence un superbe texte où les rides du visage et les sillons d’un vinyle se creusent et s’entremêlent sur fond de nostalgie. Des paroles signées par Pierre-Dominique Burgaud, qui avait collaboré sur l’album concept Une vie Saint Laurent, en 2010. Le second titre, Exister, prend à rebours par son accroche plus pop et sophistiquée ; il est nappé de textures évoquant Pulp de la période This Is Hardcore. Les paroles parviennent à évoquer le suicide avec pudeur, sans sombrer dans le morbide. Avec élégance, toujours. Franck Colombani
TROIS CONCERTS :
Montero, au Point éphémère, lundi 26 février

Dans le sillage de King Gizzard & The Lizard Wizard, Tame Impala ou encore Courtney Barnett, le nouveau venu de cette décidément bouillonnante scène indie pop australienne se prénomme Montero.
A côté de ce nom, il faut rajouter un prénom, Ben, un artiste multicarte de 40 ans originaire de Melbourne, qui s’illustrait jusqu’ici davantage pour ses talents de dessinateur, notamment sur les albums de Mac deMarco, Ariel Pink ou encore Kurt Vile. Son second album paru début février, Performer (Chapter Music/Differ-ant) met à l’honneur ses qualités d’auteur-compositeur et interprète, chantre d’une pop aussi ambitieuse qu’aguicheuse, dominée par un piano romantique à la Jimmy Webb et des arrangements oniriques un brin étranges. Rien d’étonnant sur ce dernier point, quand on sait que l’album a été enregistré avec son compatriote Jay Watson, multi-instrumentiste au pedigree très néo-psychédélique (Tame Impala, Pond et Gum).
Après avoir récemment ouvert pour son ami Mac deMarco à l’Olympia, Montero revient à Paris en tête d’affiche, au Point éphémère, pour défendre son titre de performer pop. En première partie, la pop shoegaze de Good Morning TV emmenée par Bérénice Deloire. F. C.
Point éphémère, 200 quai de Valmy, Paris 11e. Mo Jaurès. Lundi 26 février, à 19 h 30. 15,80 €.
At The Drive-In, à L’Olympia, mercredi 28 février

   


Vendredi 25 août 2017, le concert du groupe américain At The Drive-In, en tournée estivale européenne, avait été l’un des moments forts du festival Rock en Seine. Fondé en 1994 à El Paso (Texas), ville frontière avec le Mexique, le groupe mené par le chanteur Cedric Bixler-Zavala, ténor tirant vers l’aigu, et le guitariste Omar Alfredo Rodriguez-Lopez avait repris ses activités depuis quelque temps après plusieurs années de séparation.
Caractérisé par son approche des contrastes tension-détente et rupture-relance, le recours à des grilles harmoniques souvent sophistiquées, la densité rythmique, le groupe se tient parfois aux frontières du rock progressif (King Crimson) tout en conservant une manière agressive et directe.
La tournée européenne hivernale d’At The Drive-In, avec en première partie les Canadiens Death From Above et le trio mexicain Le Butcherettes, est prévue jusqu’à mi-mars et s’arrêtera pour un soir en France, à L’Olympia, le 28 février, quand nos voisins en Allemagne ou au Royaume-Uni reçoivent le groupe et ses camarades dans plusieurs villes. S. Si.
Olympia, 28 boulevard des Capucines, Paris 9e. Mo Opéra, Madeleine. Mercredi 28 février, à 19 h 30. De 41,80 € à 49,50 €.
Khatia Buniatishvili, à Radio France jeudi 1er et vendredi 2 mars

   


Cela fait déjà une bonne dizaine d’années que la talentueuse Khatia Buniatishvili promène son piano de feu et la profondeur de ses décolletés : des formes généreuses tant sur le plan musical que plastique, qui lui ont valu, quand elle n’est pas en concert, d’écumer les plateaux de télévision aux heures de grande écoute, de régaler les réseaux sociaux de tenues suggestives et de se faire la part belle dans les journaux people.
La belle Géorgienne est à l’affiche de l’Orchestre symphonique de Radio France sous la direction de Mikko Franck, jeudi 1er et vendredi 2 mars. Au programme de ces concerts donnés au profit de l’Unicef, le Deuxième concerto de Rachmaninov où sa technique n’aura pas froid aux yeux.
Mikko Franck poursuivra, lui, l’exploration de l’œuvre symphonique de son compatriote Sibelius (Troisième symphonie) auquel il associe un Debussy de 18 ans, dont la célébration du centenaire de la mort ressuscite la très oubliée Symphonie en si mineur. Marie-Aude Roux
Concerts Debussy, Rachmaninov, Sibelius. Avec Khatia Buniatishvili (piano), Orchestre philharmonique de Radio France, Mikko Franck (direction). Maison de la radio, 116 avenue du Président-Kennedy, Paris 16e. Mo Passy, Ranelagh. Tél. : 01 56 40 15 16. Jeudi 1er et vendredi 2 mars, à 20 heures. De 10 € à 65 €.



                            


                        

                        

