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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ La réserve mondiale de semences du Svalbard, sorte d’arche de Noé végétale, a franchi le million d’échantillons de graines en stock à l’occasion de son 10e anniversaire.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Pour le gouvernement et le gestionnaire du réseau, il n’y aura pas de coupure d’électricité. Mais la France devra en importer pour satisfaire sa consommation.
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Comment le réseau électrique français fait face à la vague de froid

Pour le gouvernement et le gestionnaire du réseau, il n’y aura pas de coupure d’électricité. Mais la France devra en importer pour satisfaire sa consommation.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 16h46
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


De la neige en Provence, des vents glaciaux à Paris, du froid dans tout le pays : pour faire face à cette inhabituelle vague venue de Sibérie, les Français montent la température de leurs radiateurs. Ce réflexe a un effet immédiat sur la consommation d’électricité, qui atteint des niveaux très élevés, particulièrement en fin de journée, entre 18 h 30 et 21 heures.
Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, assure qu’il n’y a « pas d’inquiétude particulière concernant la sécurité de l’alimentation électrique de la France cette semaine ». Mais la CGT, premier syndicat à EDF, estime que « la fragilité du système électrique » est « anormale ». 
La France va-t-elle connaître des coupures d’électricité ?
La réponse est non. « Il n’y aura pas de coupure d’électricité, ni pour les ménages ni pour les entreprises », a assuré Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, lundi 26 février, en visite à RTE.
En France, 72 % de la production électrique est assurée par les centrales nucléaires, 12 % par les barrages hydroélectriques, 10 % par le gaz et le charbon, le reste étant notamment assuré par l’éolien et le solaire.
Selon RTE, ces moyens de production « permettent de couvrir les besoins électriques de la France et offrent des marges suffisantes, sans avoir à recourir à des solutions dites “exceptionnelles” », comme une baisse de la tension, par exemple. Mais pour éviter une surcharge du réseau, la France recourt à deux procédés.

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D’une part, l’effacement, qui consiste à réduire ou à reporter de façon volontaire la consommation par certaines entreprises. RTE encourage également les particuliers à être prudents sur leur consommation d’électricité et à modérer leurs usages. Et recommande d’éteindre la lumière dans les pièces inoccupées et de modérer sa consommation durant les heures de pointe, le matin et autour de 19 heures.
D’autre part, les importations, qui permettent d’acheter de l’électricité produite dans d’autres pays européens.
Pourquoi le pays est-il si sensible aux vagues de froid ?

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La France est, de très loin, le pays européen le plus sensible aux températures négatives. En cause, le nombre très important de radiateurs électriques et l’isolation insuffisante d’une partie des bâtiments anciens. Le schéma est toujours le même : plus la température baisse, plus les radiateurs tirent sur le réseau électrique.
« Pour chaque degré franchi au-dessous des normales de saison, c’est comme si on ajoutait l’équivalent de la consommation de Paris intra muros », explique Jean-Paul Roubin, directeur national de l’exploitation à RTE. Exprimé autrement, c’est l’équivalent de deux réacteurs nucléaires qu’il faut mobiliser.
Une spécificité française : Jean-Paul Roubin souligne que la France représente « 50 % de la thermosensibilité européenne ». Nos voisins allemands, par exemple, sont peu équipés en radiateurs électriques et ne connaissent pas le même type d’inquiétudes sur le réseau.
Chaque année, entre décembre et février, le radiateur électrique représente à lui seul 29 % de la consommation.
Mais cette dépendance tend à se réduire depuis quelques années, souligne Pierre Leplatois, analyste à SIA Partners et expert des réseaux électriques. « On commence à voir les effets du changement de réglementation en 2012, les nouveaux bâtiments construits consomment moins », explique-t-il.
La France est-elle capable de produire assez d’électricité ?
« Le parc de production français disponible en ce début de semaine couvre tout juste le besoin de consommation. On doit donc importer de l’électricité pour satisfaire nos besoins », dit Jean-Paul Roubin.
La France importe notamment de l’électricité d’Allemagne et d’Espagne pendant les pics de consommation du matin et du soir. Ces deux pays ont des habitudes et des pics de consommation très différents de l’Hexagone.

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C’est précisément ce besoin d’importation qui est critiqué par les syndicats à EDF, selon lesquels le système électrique français est au bord de l’implosion. La CGT estime que « l’indépendance énergétique de la France est en danger ». De fait, mardi 27 au matin, entre 6 heures et 7 heures, la France importait quasiment le maximum de ce qu’elle peut importer, tout en mobilisant une grande partie de ses capacités de production.
Mais la situation est bien meilleure que lors du pic de l’hiver 2012 : les températures étaient descendues plus bas encore et, surtout, depuis, la France a installé plusieurs milliers d’éoliennes. « On a une configuration plutôt favorable, assure Pierre Leplatois. Même si le parc nucléaire n’est pas très disponible, on a un appui très important de l’éolien et une grande disponibilité des centrales au gaz. »

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Pour éviter des difficultés, EDF a prévu de reporter des opérations de maintenance sur les réacteurs nucléaires de Gravelines (Nord) et du Tricastin (Drôme et Vaucluse) pour les maintenir en production.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le parquet a requis des peines de six mois de prison avec sursis à six mois ferme à l’encontre de huit militants de Greenpeace qui s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, en octobre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Greenpeace : jusqu’à six mois ferme requis contre les militants entrés sur le site d’une centrale

Le parquet a requis des peines de six mois de prison avec sursis à six mois ferme à l’encontre de huit militants de Greenpeace qui s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, en octobre.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h45
   





                        



   


Le parquet a requis mardi 27 février à Thionville des peines de six mois de prison avec sursis à six mois ferme à l’encontre de huit militants de Greenpeace qui s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) en octobre ainsi qu’un responsable de l’ONG.
La procureure a également réclamé devant la tribunal correctionnel une amende de 50 000 euros à l’encontre de Greenpeace France, représentée par son directeur général, Jean-François Julliard.
Poursuivis pour « intrusion en réunion et avec dégradation dans l’enceinte d’une installation civile abritant des matières nucléaires », les militants encourent cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
« On assume cette action, on sait qu’elle était illégale (…), mais il y avait une raison très précise qui était de dénoncer les failles de sécurité », déclarait avant l’audience M. Julliard, qui comparaît au côté des militants en tant que représentant de l’ONG. « C’est EDF qui devrait être sur le banc des accusés. Finalement, on a fait un audit gratuit », a renchéri un responsable de la campagne antinucléaire de l’ONG, Yannick Rousselet, poursuivi pour complicité.
« On est des lanceurs d’alerte avant tout », a dit Maxime, un militant antinucléaire de 35 ans, parmi cent quarante militants de Greenpeace qui brandissaient des drapeaux de l’organisation écologiste aux abords de l’hôtel de ville de Thionville. « Ce qu’on a fait n’est pas si grave en comparaison avec les risques que prend l’exploitant en laissant les piscines non protégées des actes de malveillance », a-t-il soutenu.
Alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires
Le 12 octobre, à l’aube, huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés pour avoir pénétré dans la centrale afin d’alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires. Ils avaient diffusé sur le compte Twitter de l’organisation écologiste la vidéo d’un feu d’artifice, qu’ils disent avoir tiré tout près du bâtiment abritant la piscine à combustible. La préfecture de la Moselle et EDF avaient déclaré que les militants n’avaient pas accédé à la zone nucléaire.

Deux jours plus tôt, un rapport d’experts mandatés par Greenpeace établissait que les piscines de stockage de combustible usé étaient particulièrement vulnérables aux attaques extérieures.
Une nouvelle intrusion, sur le site nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, de vingt-deux activistes de Greenpeace, le 28 novembre, avait entraîné la création d’une commission d’enquête parlementaire sur « la sûreté et la sécurité des installations nucléaires » à l’initiative des députés LRM.

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En 2014, cinquante-cinq militants de l’organisation écologiste furent condamnés à deux mois de prison avec sursis pour s’être introduits dans la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Neuf autres furent condamnés à des peines de six mois de prison avec sursis pour une action similaire en 2011 à Nogent-sur-Seine (Aube).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Allemagne : la justice ouvre la voie aux interdictions des vieux véhicules diesel en ville

Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 17h31
   





                        



   


C’est une décision qui réjouit les associations de protection de l’environnement, plonge des millions d’automobilistes dans l’incertitude, fragilise les puissants constructeurs du pays et embarrasse les autorités allemandes. Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé, mardi 27 février, que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes, un jugement qui pourrait concerner 12 millions de véhicules dans le pays.
Les juges de Leipzig avaient été saisis par les autorités du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie du Nord-Westphalie, deux Länder où l’industrie automobile est très présente, contre des interdictions imposées par des juridictions locales aux villes de Stuttgart et Düsseldorf.
Que dit l’arrêt de la Cour administrative ?
La Cour administrative fédérale, installée à Leipzig, a confirmé deux décisions de justice contraignant les autorités régionales à interdire les véhicules diesel les plus anciens à Stuttgart et Düsseldorf pour assainir l’air.
Dans le détail, l’arrêt très attendu de la Cour prévoit des délais d’application, des exceptions pour les artisans et une mise en place progressive de telles interdictions. Ainsi, à Stuttgart, elles ne pourront pas entrer en vigueur avant septembre 2019 pour les voitures diesel de norme Euro 5, commercialisées jusqu’en 2015.
Mais les magistrats balaient nettement l’argument des Etats-régions concernés, qui affirmaient ne pas pouvoir agir sans loi nationale : ils lèvent ainsi l’obstacle planant sur de telles mesures dans d’autres villes tout aussi polluées.
Une victoire pour les écologistes
« C’est un grand jour pour l’air pur », s’est réjoui mardi Jürgen Resch, le chef de l’association de protection de l’environnement Deutsche Umwelthilfe (DUH). Celle-ci était à l’origine des interdictions de circulation des véhicules non conformes aux dernières normes les jours de forte pollution, ordonnées par des tribunaux locaux de Stuttgart et Düsseldorf.
Une décision que contestaient les constructeurs automobiles : une interdiction totale pourrait entraîner une décote sur le marché de l’occasion et une hausse du coût des contrats de location, qui sont indexés sur la valeur résiduelle des véhicules.
Pour lancer cette procédure, l’association DUH s’était appuyée sur le fait que les niveaux de particules enregistrés à Stuttgart et Düsseldorf n’étaient pas conformes aux normes européennes d’émissions d’oxyde d’azote (NOx). Les véhicules roulant au gazole sont considérés comme majoritairement responsables de la pollution aux oxydes d’azote, qui favorisent les maladies respiratoires et cardiovasculaires.
« La voie est enfin libre pour protéger la santé des gens », s’est aussi félicité mardi Niklas Schinerl, porte-parole de Greenpeace. « Chaque ville peut désormais défendre le droit de ses citoyens à un air pur ».
L’an dernier, quelque 70 villes allemandes présentaient encore des taux de dioxyde d’azote supérieurs au seuil annuel moyen de 40 microgrammes/m3 édicté par l’Union européenne, d’après l’Office fédéral de l’environnement. Munich, Stuttgart et Cologne sont les plus touchées.

   


L’embarras de Berlin
Soucieux depuis des mois d’éviter de telles interdictions de véhicules, politiquement très impopulaires et lourdes de conséquences pour les puissants constructeurs automobiles allemands, le gouvernement s’est efforcé mardi de minimiser la portée de l’arrêt de la Cour administrative fédérale.
La chancelière Angela Merkel a rappelé que la décision ne visait pas « tout le territoire » ni « tous les automobilistes », tandis que sa ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, a jugé que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
« Mon objectif reste d’éviter que de telles interdictions de circulation entrent en vigueur », a-t-elle déclaré. « Les Etats-régions, les communes et l’Etat fédéral » disposent « de nombreux instruments » pour améliorer la qualité de l’air, a-t-elle ajouté.
« Nous allons discuter de ce que nous pouvons faire », a renchéri son homologue aux transports, le conservateur Christian Schmidt. Selon lui, le nouveau gouvernement en gestation va affiner « dans les deux semaines » sa politique en la matière.
Outre la justice allemande, Berlin est sous la pression directe de la Commission européenne, qui menace l’Allemagne de poursuites si elle ne lutte pas plus vigoureusement contre la pollution.

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Pression accrue sur les constructeurs automobiles
Cette décision de la justice allemande accroît la pression sur l’industrie automobile, sommée de rendre les véhicules diesel plus propres. « Les villes ne veulent pas d’interdictions de circulation », a rappelé Markus Lewe, président de la Fédération des communes allemandes (Städtetag), en exhortant les constructeurs automobiles à faire davantage.
Les constructeurs tels que Volkswagen, Daimler et BMW ont mis en place, dans le sillage du scandale des moteurs truqués de VW, des primes à l’achat de véhicules plus propres et entamé une mise à jour logicielle de millions de véhicules roulant au diesel pour en réduire les émissions polluantes. Une initiative qui n’est toutefois possible que sur les véhicules équipés de systèmes de gestion s’appuyant sur des logiciels. Associations de protection de l’environnement et communes appellent désormais les constructeurs à aller plus loin en acceptant de modifier en profondeur le système de filtration des gaz d’échappement.
Quelque 15 millions de véhicules diesel circulent en Allemagne, premier marché automobile d’Europe, et seulement 2,7 millions d’entre eux seraient équipés de la dernière technologie Euro 6 en date.
A la Bourse de Francfort, Volkswagen, numéro un européen du secteur automobile, perdait près de 1,8 % à la mi-journée. Au même moment, BMW cédait 0,91 % ; à Paris, Renault abandonnait 0,4 % et PSA réduisait ses gains à 0,19 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Connectée et écologique, cette nouvelle zone d’urbanisation doit concrétiser le projet phare de la « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Xiong’an, la ville du futur dont rêve le président chinois Xi Jinping

Connectée et écologique, cette nouvelle zone d’urbanisation doit concrétiser le projet phare de la « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 12h22
    |

            Brice Pedroletti (Xiong'an, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur les reproductions en images de synthèse qui circulent dans les bureaux d’urbanisme chinois, elle se présente comme une ville rectangulaire à structures relativement basses et compactes, quadrillée par des avenues. Quelques canaux la traversent pour rejoindre, vers le sud, l’immense complexe de lacs et de marais de Baiyangdian, qui s’étendent sur 340 kilomètres carrés, la plus vaste zone humide de Chine du nord-est, dans la province du Hebei, à 120 kilomètres au sud-ouest de Pékin.
Rien de futuriste, rien de trop occidental : les agences d’architecture étrangères ont été conviées à un « appel à idées », mais pas au-delà. Les concepteurs seront essentiellement chinois. Cette ville encore à l’état de plan préfigure la « nouvelle zone de Xiong’an », dont le président chinois Xi Jinping veut faire le projet phare de sa « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises », inaugurée par le 19e Congrès du parti communiste, en octobre 2017.
Dans un discours tenu fin février devant les membres du Comité permanent, l’instance suprême du parti, le numéro un chinois a appelé à faire naître à Xiong’an un « développement de haute qualité », à créer une zone qui puisse accueillir « les fonctions non capitales de Pékin » et une ville « à caractéristiques chinoises, verte et à faible intensité carbone ». Les « fonctions non capitales » désignent certaines administrations et institutions publiques, les sièges de société et des institutions d’éducation et de recherche.
Une « stratégie sur mille ans »
Xiong’an est par définition un projet politique, puisqu’il en va du prestige de M. Xi, qui fit justement ses premières armes comme jeune chef de parti dans un district reculé du Hebei. Pour piloter la nouvelle zone, le parti a choisi Chen Gang, un fringant quinquagénaire de formation scientifique. L’enjeu est de doter cette province connue pour ses industries lourdes et ses centrales thermiques,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, l’édile de Colleville-Montgomery (Calvados), a ouvert lundi un gymnase en urgence.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Grand froid : les migrants de Ouistreham accueillis par le maire d’une commune voisine

Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, l’édile de Colleville-Montgomery (Calvados), a ouvert lundi un gymnase en urgence.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 12h19
   





                        



   


« Il y avait urgence à agir, alors on a agi. » Frédéric Loinard, le maire de Colleville-Montgomery, dans le Calvados, a ouvert un gymnase, lundi 26 février, pour accueillir temporairement les jeunes migrants de la ville voisine de Ouistreham, rapporte Liberté Caen.
En prévision de la vague hivernale qui touche la France, le plan grand froid a été activé dans le département, et le préfet a ouvert vingt places supplémentaires en hébergement d’urgence le 23 février. Pourtant, ce sont près d’une centaine de migrants qui dorment depuis plusieurs mois dans les bois de Ouistreham.

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Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, assuré du soutien de son conseil municipal, qui lui a dit sa « fierté » de le voir agir ainsi, a pris en main l’urgence humanitaire. « Je ne pouvais pas laisser ces jeunes gens dehors […], je voulais pouvoir dormir tranquille, alors j’ai pris la décision d’ouvrir cet accueil temporaire dans le gymnase. Il m’est seulement devenu impossible de rester insensible. »
Sans accord préalable
Frédéric Loinard, qui assure « ne pas faire ça contre la ville de Ouistreham », dont le maire est opposé à la présence d’un centre d’hébergement dans sa commune, a ouvert les portes du gymnase municipal sans accord préalable. « La préfecture m’a dit que j’aurais dû les prévenir en amont, pour respecter un process… Mais il y avait urgence à agir. » Et de préciser que l’accueil ouvert depuis ce lundi soir, « ne l’est que de manière temporaire, jusqu’au terme du plan grand froid ».
Dans un communiqué, le Collectif d’aide aux migrants de Ouistreham explique :
« Monsieur le curé de Ouistreham nous a aidés à monter cette opération, et les Restos du cœur participent avec nous à la logistique et nous fournissent les duvets. Emmaüs, de son côté, prend dix jeunes chaque soir depuis plusieurs semaines. »
Lundi soir, les habitants de Colleville et les bénévoles du Collectif d’aide aux migrants de Ouistreham ou des Restos du cœur se sont affairés pour amener tout le nécessaire afin d’accueillir les jeunes migrants. Les vestiaires ont été équipés de lits de camp et de duvets.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La grande métropole de l’Asie du Sud-Est était encore récemment considérée comme un « modèle » régional pour la qualité de son air.
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Bangkok fait face à des pics de pollution alarmants

La grande métropole de l’Asie du Sud-Est était encore récemment considérée comme un « modèle » régional pour la qualité de son air.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 10h55
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

« Ça ne peut pas continuer comme ça : Bangkok est en train de s’asphyxier ! » C’est le cri d’alarme poussé, le 22 février, par le directeur de Greenpeace Thaïlande, Tara Buakamsri. Un peu plus tôt, des militants de son organisation avaient remis à un représentant du premier ministre un « cadeau » symbolisant le caractère d’urgence de la situation : un énorme sablier. Les trois jeunes gens, porteurs de masques antipollution et croulant sous le poids de l’objet, l’avaient prié de le remettre au général Prayuth Chan-ocha, chef de la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’Etat militaire du printemps 2014.
Depuis le début de l’année, alors qu’elle avait plus ou moins bien réussi jusqu’à présent à éviter le sort des villes « chambre à gaz » de Chine, d’Inde ou d’Indonésie, Bangkok connaît des pics de pollution alarmants. Depuis janvier, dans la capitale de la Thaïlande, le taux de particules fines dites PM2,5 – d’un diamètre inférieur ou égal à 2,5 micromètres, celles qui pénètrent le plus en profondeur dans les poumons – a généralement excédé les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (ne pas dépasser 50 µm/m3 plus de trois jours par an).
A titre de comparaison, l’indice de qualité de l’air à Bangkok était, mardi 27 février en fin de matinée, de 153 (niveau « malsain »), alors que Paris affichait 60 au même moment.
Les raisons de cette dégradation sont clairement identifiées. L’une des principales est l’augmentation exponentielle de véhicules, dans l’une des villes les plus embouteillées de la planète : 9,5 millions, pour une population d’environ 10 millions d’habitants. En 2005, il y en avait presque deux fois moins. Selon le département des transports urbains, la mégapole compterait aujourd’hui 4,3 millions de voitures et 3,5 millions de motos, outre les bus et les camions.
Phénomène cumulatif
Une autre source majeure de pollution est la concentration toujours plus forte de...




                        

                        


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Pourquoi l’usage des pesticides persiste malgré leur dangerosité ?

La France peine à réduire sa dépendance aux pesticides, faute de pouvoir convaincre les agriculteurs que des alternatives crédibles existent.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 11h51
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Glyphosate, contamination des fruits et légumes, de l’air, des cours d’eau, menaces pour les abeilles… Les débats sur les pesticides se concentrent souvent sur les risques qu’ils font peser sur la santé et l’environnement. Et pourtant, leur utilisation perdure. Pour le comprendre, il faut saisir le rôle que jouent ces produits dans notre agriculture, encore aujourd’hui très dépendante.
A quoi ça sert ?
Egalement appelés « produits phytosanitaires », les pesticides servent à protéger les cultures agricoles contre différentes menaces, afin de limiter les risques de perte de récoltes et donc d’améliorer le rendement.
Les agriculteurs utilisent principalement :
des herbicides, pour désherber les cultures, afin de lutter contre les mauvaises herbes qui viennent concurrencer les légumes et les céréales (c’est le type de pesticide le plus utilisé, avec en moyenne 1,2 à 2,9 doses par hectare) ;des insecticides, pour repousser les insectes et parasites qui s’attaquent aux cultures, comme les mouches qui pondent dans les fruits (entre 0 et 2 doses par hectare) ;des fongicides, pour lutter contre les champignons, qui provoquent des maladies sur les plantes (entre 0 et 1,7 dose par hectare).
Il existe aussi des produits moins populaires pour lutter contre les acariens (acaricides), les oiseaux (avicides), les escargots et limaces (molluscicides), les vers ronds (nématicide), les rongeurs (rodenticide) et même les poissons (piscicide). Au total, quelque 4 000 produits phytosanitaires sont autorisés sur le sol français.
Le type de pesticide utilisé dépend de la nature de la culture et des menaces identifiées par les agriculteurs. Ainsi, la pomme de terre est très souvent traitée avec des fongicides, car elle est extrêmement vulnérable au mildiou, un champignon qui la tue.


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Les cultures où les pesticides sont les plus présents
La valeur représente l'indicateur de fréquence des traitements (IFT), qui correspond au nombre moyen de doses homologuées par hectare de culture au cours d'une campagne culturale.

Source : Enquête sur les pratiques phytosanitaires en grandes cultures 2014 (Agreste)



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Du côté des fruits, la pomme est beaucoup plus traitée que la pêche ou la prune :


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Les cultures de fruits où les pesticides sont les plus présents
La valeur représente le nombre moyen de traitements aux pesticides.

Source : Enquête sur les pratiques phytosanitaires en arboriculture 2015 (Agreste)



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Contrairement à ce que voudrait une idée répandue, l’agriculture biologique peut, elle aussi, recourir à des pesticides : la moitié des fongicides utilisés chaque année le sont dans des exploitations bio. Si le soufre et le cuivre sont « sans chimie », ils peuvent quand même avoir des conséquences pour l’environnement et la santé.
Peut-on s’en passer ?
C’est le but du gouvernement français, qui est le seul en Europe à s’être fixé un objectif ambitieux de réduction de l’utilisation des pesticides : il vise une baisse de 50 % d’ici à 2025 par rapport à 2008. A en juger par la lenteur de l’évolution des pratiques, la démarche se révèle très compliquée. L’objectif, initialement fixé à 2018, a d’ailleurs dû être repoussé de sept ans. Il faut dire qu’avec 75 287 tonnes de produits phytopharmaceutiques, la France est un client particulièrement gourmand, qui se situe au huitième rang européen par hectare.

        Lire (en édition abonnés)  :
         

          Le plan du gouvernement pour réduire les pesticides



Le premier frein est économique : beaucoup d’agriculteurs craignent de perdre en rentabilité en abandonnant les pesticides. Un souci d’autant plus compréhensible que leurs revenus sont déjà souvent très bas. Pourtant, comme l’a montré un rapport d’experts remis fin 2017 au gouvernement, l’équation n’est pas toujours si simple.
Dans certaines exploitations, l’expérience a montré que les pesticides pouvaient être supprimés sans baisse de rendement – c’est particulièrement vrai pour les désherbants. En s’appuyant sur l’expérience du réseau de fermes expérimentales Dephy, les auteurs du rapport soulignent que les agriculteurs peuvent maintenir leur rendement (dans 94 % des cas) et leur revenu (78 %) en utilisant un tiers de pesticides en moins que la moyenne.
Beaucoup d’agriculteurs vaporisent des insecticides en prévision, comme une « assurance-récolte »
Les auteurs reconnaissent toutefois que la réduction des pesticides peut s’avérer beaucoup plus difficile pour certaines cultures (le blé, par exemple) et pour faire face à certains risques, comme l’émergence de nouveaux nuisibles, qui « rend parfois nécessaire le traitement ». En plus de cela, beaucoup d’agriculteurs vaporisent des insecticides en prévision d’une possible contamination, comme une « assurance-récolte »… même si cela s’avère in fine inutile dans la plupart des cas. Pour contrer ce comportement, une solution consisterait à mettre en place de véritables assurances, comme cela s’est fait en Italie en 2014.
La structure même du marché des pesticides pose aussi problème : beaucoup des coopératives et entreprises de négoce qui conseillent les agriculteurs sont dans une forme de conflit d’intérêts, puisqu’ils vendent aussi eux-mêmes des pesticides. Ils ont donc intérêt à les maintenir une dépendance à ces produits. Pour faire face à ce problème, le gouvernement envisage d’interdire prochainement la confusion entre ces deux activités.
La clé de la réduction de l’utilisation des pesticides réside toutefois dans la mise au point de solutions de substitution efficaces. Par exemple, les insecticides chimiques peuvent être remplacés par des filets de protection, des produits de confusion sexuelle ou des pièges à hormones.
Selon les spécialistes, c’est du côté des désherbants, comme le glyphosate, que l’étendue des alternatives est aujourd’hui suffisamment crédible pour envisager une réduction drastique de leur usage. Du grattoir à la désherbeuse mécanique, en passant par la projection de vapeur ou l’usage d’herbicides naturels, de nombreuses solutions sont déjà utilisées au quotidien par les communes françaises depuis qu’elles ont cessé d’utiliser du glyphosate, début 2017.
En signe de bonne volonté, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et 35 partenaires ont d’ailleurs annoncé à l’occasion du Salon de l’agriculture 2018 la signature prochaine d’un « contrat de solutions », qui engagera les agriculteurs participants à trouver des alternatives aux pesticides grâce à l’aide des chambres d’agriculture, d’incitations financières et d’organismes comme l’Institut de recherche agronomique (INRA).

        Lire :
         

          Quelles sont les alternatives au glyphosate ?



L’autre axe consiste à utiliser la contrainte, en interdisant de plus en plus de produits. C’est ce que recommande le rapport remis au gouvernement à la fin de 2017. Ses auteurs préconisent de se concentrer sur les pesticides les plus dangereux, en pointant du doigt une vingtaine de substances autorisées mais très suspectes. A l’heure actuelle, les pesticides classés toxiques, très toxiques, cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques représentent encore 23 % des ventes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le phénomène « Moscou-Paris », qui s’accompagne de températures glaciales, perdurait mardi sur l’ensemble du pays.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/02/2018
Découvrir l’application


                        

Les trois quarts de la France en plan Grand Froid, les autorités en alerte

Le phénomène « Moscou-Paris », qui s’accompagne de températures glaciales, va perdurer mardi sur l’ensemble du pays.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 04h23
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h53
   





                        



   


Les trois quarts du pays en plan Grand Froid : autorités et associations étaient en alerte en France mardi 27 février, jour qui s’annonçait le plus glacial de cet hiver, avec une priorité, héberger les sans-abri.
« Si je peux demander un service aux Français, c’est d’appeler le 115 [le numéro du Samu social] quand ils voient une personne à la rue car elle-même n’a pas forcément (ce) réflexe », a lancé la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Et de souligner :
« Aujourd’hui c’est intolérable de voir dormir des gens dans la rue. Beaucoup de réquisitions (de sites pour servir d’hébergement d’urgence) supplémentaires ont été faites pour cette semaine, et il faut impérativement orienter ces personnes via le 115 »
Lundi soir, le ministère de la cohésion sociale avait décidé de porter de 37 à 68 le nombre de départements concernés par le plan Grand Froid avec, à la clef, la création de 5 300 places supplémentaires pour les sans-abri dont 1 750 à Paris. Les gelées devaient rester quasi généralisées mardi sur une large part du territoire avec des températures n’excédant pas moins quatre à zéro degré en plaine.
Cette vague de froid a provoqué en France la mort d’au moins quatre personnes depuis dimanche. Un sans-abri de 53 ans est encore mort lundi après-midi dans un champ à Grésy-sur-Aix (Savoie), alors que le thermomètre affichait − 3 à − 4 degrés. Le corps d’une nonagénaire, vraisemblablement morte de froid, a été trouvé mardi matin à Belley (Ain) devant le portail de la maison de retraite où elle résidait.
Une bise glacée venue de Sibérie s’est abattue sur une grande partie de l’Europe depuis dimanche après-midi, avec des températures chutant à − 10 °C et − 18 °C en « ressenti » sous le vent.
Comme de nombreuses autres villes de France, à Strasbourg, où le mercure affichait − 7 degrés dans la nuit de lundi à mardi avec jusqu’à − 12 degrés ressentis, les associations caritatives, Croix-Rouge et Restos du cœur et leur proposer un hébergement dans un foyer ou un gymnase. « La soupe et le café sont un prétexte pour aller à la rencontre des personnes. L’objectif n° 1 est d’être un lien social avec ceux qui dorment dehors », explique Gaëlle, 32 ans, bénévole des Restos du cœur.
Ajaccio sous la neige
Et les flocons pourraient prendre le relais avec le radoucissement attendu en fin de semaine. Après des chutes de neige sur Bastia lundi, la baie d’Ajaccio s’est réveillée sous un manteau blanc, du jamais vu depuis 1986, selon Météo France. « #Neige A #Ajaccio, on a relevé 13 cm à 7 h du matin, la plus forte épaisseur depuis les 25 cm du 10 février 1986 ! », a précisé l’institut météorologique sur son compte Twitter, photos à l’appui.
En conséquence, les vols au départ et à destination d’Ajaccio et de Figari ont été suspendus. Lundi déjà, à Nice, de gros flocons avaient déjà blanchi la célèbre promenade des Anglais et sa plage.

        Lire aussi :
         

          « Le froid n’a pas besoin d’être très intense pour présenter un risque pour la santé »



Sur le front énergétique, les centrales nucléaires restent très sollicitées. Dans la Drôme, EDF a décidé de repousser en raison de la vague de froid la visite de maintenance de l’unité de production n° 4 de la centrale de Tricastin qui devait débuter samedi dernier.
« La disponibilité de la centrale du Tricastin, qui contribue à hauteur de 6 % à la production d’électricité d’origine nucléaire française, est indispensable », a fait valoir EDF, laissant entendre que la situation énergétique était tendue.
Après un mois de janvier historiquement doux et un début février neigeux, cet épisode de froid est marquant en raison de son caractère tardif. La France n’avait pas connu une telle vague de froid à cette période de l’année depuis 2005.
Météo-France prévoit désormais un redoux « brutal » en fin de semaine dans le Sud qui devrait se diffuser progressivement sur le reste du pays avant un week-end printanier.
Loin de se cantonner aux frontières françaises, cette vague de froid que les spécialistes ont désigné comme le « phénomène Moscou-Paris » a balayé toute l’Europe, faisant au moins dix morts depuis trois jours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le pays a été frappé, lundi, par un tremblement de terre de magnitude 7,5. Les médias locaux font état d’une trentaine de morts et de plusieurs centaines de blessés.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Papouasie-Nouvelle-Guinée : une équipe d’évaluation envoyée sur la zone du séisme

Le pays a été frappé, lundi, par un tremblement de terre de magnitude 7,5. Les médias locaux font état d’une trentaine de morts et de plusieurs centaines de blessés.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 03h06
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 07h13
   





                        



   


Le puissant séisme de magnitude 7,5, qui a frappé lundi la Papouasie-Nouvelle-Guinée, aurait fait plus de trente morts, selon le décompte des médias locaux dévoilé mardi 27 février. Quelque 300 personnes auraient été blessées. Aucun bilan n’a, pour l’heure, été confirmé officiellement.
Une équipe d’évaluation, aidée de militaires, doit se rendre dans la région touchée par le tremblement de terre, dans la journée, pour mesurer l’ampleur des dégâts. « Des informations seront fournies au fur et à mesure qu’elles seront mises à disposition », a expliqué le secrétaire en chef du gouvernement, Isaac Lupari.
Zone riche en activités pétrolière et gazière
L’institut américain de géophysique, USGS, a situé l’épicentre du séisme à 90 km au sud de Porgera, dans la province montagneuse d’Enga, et à 35 km de profondeur. La secousse s’est produite à 3 h 45, heure locale. Aucun avis de tsunami n’a été émis.
La zone est riche en activités pétrolière et gazière. ExxonMobil PNG a fait savoir que certaines des installations de son usine gazière de Hides, dans la province frontalière de Hela, avaient été endommagées mais que les employés étaient sains et saufs. Le groupe a précisé que le personnel non essentiel serait évacué. Le groupe australien Oil Search a annoncé, de son côté, qu’il suspendait ses opérations dans la région, le temps d’évaluer les dégâts.
Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui se trouve sur la « ceinture de feu » du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source de fréquente activité sismique et volcanique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ L’ONU estime que 44,7 millions de tonnes de déchets électroniques ont été générés en 2016, soit une augmentation de 8 % par rapport à 2014.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Au Mobile World Congress, du « street art » pour dénoncer les ravages de la technologie

L’ONU estime que 44,7 millions de tonnes de déchets électroniques ont été générés en 2016, soit une augmentation de 8 % par rapport à 2014.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 19h09
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 20h31
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Dénoncer par l’art « le côté obscur de notre addiction à la technologie », la culture du « conçu pour casser » et les ravages de l’« obsolescence programmée ». Pour interpeller sur ces questions les grands patrons de la technologie mobile qui se pressaient, lundi 26 février, à Barcelone, à l’ouverture du congrès mondial de la téléphonie mobile (Mobile World Congress), le Bureau européen de l’environnement (BEE) – fédération d’une quarantaine d’ONG environnementales européennes basée à Bruxelles – et l’ONG espagnole Eco Union ont sollicité l’artiste argentin Eduardo Relero.
Dans son studio madrilène, ce spécialiste des trompe-l’œil à la craie sur macadam a planché cinq jours à la conception d’une œuvre d’art urbain au message glaçant que les deux organisations ont fait imprimer pour la déployer toute la journée de lundi, au sol, à quelques mètres de l’entrée du salon professionnel.
Cette création de onze mètres sur six mètres représente une fausse fissure creusée dans la chaussée au fond de laquelle des enfants s’affairent au milieu d’un fatras de déchets électroniques. Pour justifier cette action, Piotr Barczak, responsable de la question des déchets au BEE explique :
« On aime tous la technologie, les nouveautés, les nouvelles fonctionnalités, mais le côté obscur de cette obsession, ce sont des trains charriant des déchets électroniques depuis nos villes vers de vastes et effrayantes décharges en Afrique et en Asie. »
17 % de déchets électroniques en plus d’ici à 2021
Selon l’ONG Greenpeace, plus de sept milliards de smartphones ont été fabriqués depuis 2007 et les consommateurs américains changent en moyenne de téléphone tous les deux ans. Les déchets électroniques constituent le flux à la plus forte croissance et représentent 70 % des déchets toxiques dans les exutoires américains. Quant à la criminalité organisée, elle expédie illégalement, chaque année, huit millions de tonnes de déchets électroniques européens vers la Chine.
Pour l’année 2016, l’ONU estime que 44,7 millions de tonnes de déchets électroniques ont été générés, soit une augmentation de 3,3 millions de tonnes (+ 8 %) par rapport à 2014. Et les projections promettent une augmentation de 17 % d’ici à 2021, pour atteindre plus de 52 millions de tonnes.
Le BEE a ainsi tenu à souligner le caractère ironique du slogan – « Creating a Better Future » (assurer un avenir meilleur) – choisi par les organisateurs du Mobile World Congress qui se tiendra jusqu’au 1er mars dans la métropole catalane, et où sont attendues plus de 100 000 personnes, alors qu’ils ont refusé d’accueillir dans leurs murs la création d’Eduardo Relero comme d’accorder une tribune aux organisations environnementales.
Ne pas « culpabiliser » usagers et consommateurs
« Les fabricants ont une grosse marge de progression pour allonger la durée de vie des produits, mais ils se contentent de continuer à tirer profit de ce statut quo aux dépens des consommateurs », note Jack Hunter, un porte-parole du BEE présent à Barcelone. 
« Ils paralysent le “droit à réparer” et usent de lois sur la propriété intellectuelle et le copyright pour menacer les citoyens qui mettent en ligne des vidéos ou des notices explicatives. »
Le BEE se refuse à « culpabiliser » usagers et consommateurs. « Tout comme l’environnement, ils sont victimes, incités à payer des fortunes les produits dernier cri parce qu’il est impossible de faire réparer les anciens », assène Jack Hunter expliquant que le Mobile World Congress est le lieu rêvé pour sommer les leaders de la technologie mobile de « mettre de l’ordre dans leurs affaires ».
L’ONG engage les entreprises à « aller au-delà des promesses » en concevant des produits réparables et en mettant plus largement à disposition des pièces détachées pour allonger leur durée de vie plutôt que de s’en réserver le monopole. Elle leur enjoint aussi de réduire la quantité de substances toxiques comme les retardateurs de flamme, afin d’en faciliter le recyclage. Et elle propose qu’à l’instar de la Suède, les Etats européens consentent des allégements fiscaux aux ateliers de réparation.
Si les effets de l’action artistique et médiatique menée par le BEE et Eco Union à Barcelone ce lundi sont difficilement quantifiables, de nombreux passants y ont immortalisé l’œuvre d’Eduardo Relero grâce… à leur téléphone portable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Mathilde Pascal, chercheuse à l’agence Santé publique France, rappelle quelques comportements à risque et gestes préventifs.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Vague hivernale : « Le froid n’a pas besoin d’être très intense pour présenter un risque pour la santé »

Mathilde Pascal, chercheuse à l’agence Santé publique France, rappelle quelques comportements à risque et gestes préventifs.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 08h07
    |

                            Florian Reynaud








                        



Des températures très basses, telles celles venues de Sibérie qui touchent la France depuis lundi 26 février, peuvent présenter des risques pour la santé, en particulier pour les personnes souffrant déjà de problèmes respiratoires. Alors que le thermomètre va descendre jusqu’à – 10 oC, Mathilde Pascal, chargée de projets scientifiques à la direction santé environnement de l’agence Santé publique France, rappelle quelques comportements à risque et gestes préventifs.
A partir de quelles températures le corps court-il des risques ?
Mathilde Pascal : Le froid n’a pas besoin d’être très intense pour présenter un risque pour la santé. Il n’y a pas de seuil qui permette de dire « à partir de cette température et en dessous, c’est dangereux », cela ne marche pas comme ça. Les températures que nous avons actuellement ont la particularité d’être très froides, en particulier pour cette période de l’année, avec des températures basses et du vent, qui fait que la sensation de froid est plus importante.
Quels sont les principaux risques liés au froid ? Y a-t-il des comportements à éviter ?
Quand il fait froid, les organismes sont sollicités en réaction. Le froid va amener le corps à mobiliser tous ses systèmes, et notamment le système cardiovasculaire, pour que la température interne reste autour de 37 oC. La chaleur va être concentrée dans les zones les plus importantes du corps : le cœur et le cerveau.
Les mains et les pieds se refroidissent, et il est très important de se couvrir correctement, de mettre des gants et des bonnes chaussures pour éviter les engelures. Il faut aussi se couvrir la tête d’un bonnet pour éviter une perte de chaleur trop importante et que l’organisme s’épuise à lutter pour maintenir la température interne.
Le froid peut provoquer des problèmes en particulier pour les gens qui ont déjà des maladies cardiovasculaires. Il faut éviter de s’exposer et d’avoir une activité physique qui va mobiliser davantage le système cardiovasculaire.
Un risque auquel on pense moins, et qui est associé au froid, c’est l’intoxication au monoxyde de carbone si les gens utilisent un chauffage d’appoint ou complémentaire au gaz dans un espace fermé. Il ne faut pas faire de feu de fortune pour se réchauffer, et il faut ventiler sa maison.
Quelles sont les populations à risque ?
Les populations qui ont des problèmes de santé — principalement des maladies cardiovasculaires — sont fragilisées. Mais il y a aussi des populations qui n’ont pas forcément la sensation de froid, et donc qui ne vont pas s’en protéger correctement, comme les enfants et les personnes âgées — en effet, l’âge altère la sensation de froid.
Il y a aussi toutes les personnes mal protégées du froid, parce qu’elles sont à la rue ou n’ont pas un habitat correctement chauffé.
En quoi le vent aggrave-t-il les effets du froid ?
Comme la température de l’air est plus froide que la température du corps, il se crée juste au-dessus de la peau une petite couche d’air chaud. Le vent vient balayer cette couche, et le corps doit reproduire en permanence de la chaleur au niveau de la peau. La sensation de froid est ainsi plus importante quand il y a du vent, tout comme l’effort fourni par le corps pour se réchauffer. C’est pour cela que le suivi par Météo France est fait sur la température ressentie et pas sur la température absolue.

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Une alimentation spécifique est-elle conseillée en période de grand froid ?
Il faut avoir une alimentation normale, équilibrée et suffisante, il n’y a pas de conseils particuliers. En revanche, il faut éviter les boissons alcooliques, qui donnent une fausse sensation : cela réchauffe, mais ensuite cela contracte les vaisseaux sanguins et rend plus sensible au froid. Le sang va bien moins circuler et le corps va moins bien se réchauffer. L’alcool ne réchauffe pas, il refroidit.
Et puis, c’est un peu extrême, mais l’alcool peut faire perdre la capacité d’analyse de la situation. Ainsi, les gens ne vont pas se rendre compte qu’ils ont froid et ne vont pas se protéger.

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L’expression « attraper froid » est souvent utilisée. Mais comment tombe-t-on malade ?
En hiver, indépendamment des conditions météorologiques, il y a généralement plus de maladies et de décès. Les gens attribuent souvent cette mortalité au froid. Elle est plutôt due aux épidémies hivernales, notamment aux infections respiratoires.
Il n’empêche que le froid a des effets sur la santé. L’exposition au froid peut favoriser les maladies respiratoires puisque les muqueuses vont être irritées et vont moins bien résister lorsque des organismes pathogènes vont entrer en contact avec elles. D’un autre côté, quand il fait vraiment très froid, les organismes transmettant les maladies ne vont pas forcément survivre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ En Antarctique, le réchauffement des océans repousse les zones poissonneuses vers le sud. La distance à parcourir par les parents pour nourrir leur poussin devient de plus en plus importante.
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70 % des manchots royaux sont menacés de disparaître d’ici à la fin du siècle

En Antarctique, le réchauffement des océans repousse les zones poissonneuses vers le sud. La distance à parcourir par les parents pour nourrir leur poussin devient de plus en plus importante.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 06h39
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

On pensait que les manchots royaux connaissaient un sort plus enviable que celui de leurs cousins empereurs. Il n’en est rien. Une nouvelle étude parue dans Nature Climate Change, lundi 26 février, réalisée par des scientifiques internationaux, montre que 70 % de ces animaux évoluant autour de l’Antarctique, soit environ 1,1 million de couples reproducteurs, devront s’exiler vers le sud ou disparaîtront avant la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel.
Les espèces soumises au changement climatique réagissent le plus souvent en changeant d’habitat. Mais l’écosystème toujours plus fragmenté du manchot royal, sous l’effet de la hausse du thermomètre mondial, complique ses déplacements et menace sa survie. « Il n’existe qu’une poignée d’îles dans l’océan Austral, et très peu ont la capacité d’accueillir les gigantesques colonies que nous connaissons aujourd’hui », note Robin Cristofari, premier auteur de cette étude, ancien doctorant de l’Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (CNRS-université de Strasbourg) et au Centre scientifique de Monaco.
« Si des actions ne sont pas mises en place rapidement à l’échelle internationale pour endiguer le réchauffement climatique, réguler les pêcheries et protéger les zones refuges, nous craignons que la moitié de la population de manchots royaux ne disparaisse d’ici à 2050 ou 2060, prédit Céline Le Bohec, chargée de recherche à l’Institut Hubert-Curien et responsable du département de biologie polaire au centre scientifique de Monaco. Quelques juvéniles pourraient réussir à migrer, mais les adultes le feront moins facilement. »
Entre 300 et 500 kilomètres en été
Pour élever leur poussin durant plus d’un an, ces oiseaux au plumage noir et blanc et à la gorge jaune ont besoin de conditions bien particulières : une température fraîche (entre 4 et 8 °C l’été), des eaux continuellement libres de glace et de la terre ferme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le prévisionniste de Météo France Patrick Galois relativise le caractère unique de la vague de froid qui touche la France.
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« Cette vague de froid n’a rien de remarquable »

Dans un entretien au « Monde », le prévisionniste de Météo France Patrick Galois relativise le caractère unique de la vague de froid qui touche la France.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 16h33
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 16h45
   





                        



   


Faut-il sortir les vêtements de ski ? Depuis dimanche 25 février, le thermomètre affiche des températures de trois à sept degrés en dessous des normales de saison. Le responsable ? Le Moscou-Paris, qui n’est pas un vol long-courrier mais une vague de froid venue de Sibérie, qui s’attardera en France au moins jusqu’à mercredi 28 février.
Patrick Galois, prévisionniste à Météo France, fait le point sur ce phénomène météorologique, qui est loin d’être le plus intense que la France ait connu ces dernières années.
Qu’est-ce que le Moscou-Paris ? Quelle est son origine ?
Patrick Galois : C’est une façon imagée de désigner le fait que des masses d’air froid viennent de Russie et traversent l’Europe jusqu’à la France, voire l’Espagne. Elle a commencé à toucher la moitié nord de la France dimanche et s’installera sur le reste du pays d’ici à mercredi.
D’habitude, en hiver en France, les masses d’air viennent plutôt de l’Atlantique, où se rencontrent l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande. C’est pour cela qu’il fait généralement plus doux, plus on va vers l’ouest de l’Europe.
Par ailleurs, les Français ont le sentiment d’avoir plus froid que d’habitude, parce que ce Moscou-Paris s’accompagne de vents forts. Le corps fabrique à la surface de la peau une petite couche isolante d’air plus chaud. Quand il y a du vent, cette couche d’air est chassée et l’organisme doit sans cesse essayer de la recréer pour se réchauffer. C’est pour cela que, outre les relevés de température minimale, Météo France calcule un « indice de refroidissement éolien », qui sert à évaluer cette température ressentie.

Est-ce que ce type de phénomène météo arrive souvent ? Est-il plus intense que les épisodes de grand froid des années précédentes ?
Presque chaque hiver, la France connaît une ou plusieurs vagues de froid. Celle-ci est très courte (de dimanche à mercredi) et n’a rien de remarquable, dans la mesure où les températures, si elles sont au-dessous des normales saisonnières, sont loin d’atteindre des records, même récents.
Le pays a connu un épisode de froid semblable en intensité, mais beaucoup plus durable, entre Noël 2016 et la fin de janvier 2017. Les minimales étaient alors de − 8 °C à Bordeaux (contre − 6 °C demain [mardi 27 février] dans cette même ville).
Mais le dernier épisode de froid très intense remonte à février 2012. Il faisait alors − 20 °C à Mulhouse (contre − 10 °C demain), − 17 °C à Clermont-Ferrand (contre − 10 °C demain) et − 14 °C à Auch (contre − 7 °C demain).
Cette vague de froid, bien que courte, a pourtant donné lieu à la mise en place du plan « grand froid ». En quoi consiste-il ?
Il s’agit d’une série de mesures actionnées par les autorités en fonction des prévisions de Météo France (mise en place en 2002). La décision peut être prise à différents échelons, par les mairies ou les préfectures, par exemple.
Il est déclenché tous les hivers, lorsqu’un certain niveau de vigilance est atteint. Souvent, il s’agit de la vigilance jaune (actuellement activée dans 56 départements, 3 départements étant eux passés en vigilance orange). Il permet notamment d’ouvrir de nouvelles places d’hébergement aux sans-abri.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’Etat veut orienter les flux de ruraux vers les villes de petite et moyenne importance, au détriment des capitales de province et surtout des mégapoles comme Pékin et Shanghaï.
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En Chine, les limites d’une urbanisation très sélective vis-à-vis des nouveaux résidents

L’Etat veut orienter les flux de ruraux vers les villes de petite et moyenne importance, au détriment des capitales de province et surtout des mégapoles comme Pékin et Shanghaï.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h15
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Le taux d’urbanisation chinois a atteint 58,52 % en 2017, selon l’agence Chine nouvelle, soit, en un an, une progression de 1,17 % et 20 millions de citadins supplémentaires. Des chiffres qui traduisent un processus plutôt lent : par comparaison, l’Indonésie, urbanisée à 55 %, voit sa population citadine s’accroître chaque année de 2,3 %.

Ces données incluent les résidents de plus de six mois non dotés de « hukou », c’est-à-dire le statut de résident permanent qui ouvre la porte à des prestations sociales, au droit d’acheter de l’immobilier ou à l’éducation des enfants. Car la Chine pratique ce que le chercheur taïwanais Wang Fei-ling, auteur d’un livre sur le sujet, appelle « la gestion par l’exclusion et la division ».
Les autorités chinoises clament régulièrement qu’elles veulent faciliter l’accès des quelque 250 millions de « migrants » au hukou urbain. Les dernières directives adoptées en 2016 prévoient ainsi d’octroyer 13 millions de nouveaux hukou par an entre 2016 et 2020. Mais leur application patine. L’Etat central veut orienter les flux de ruraux vers les villes de petite et moyenne importance, au détriment des capitales de province et surtout des mégapoles comme Pékin et Shanghaï, très sélectives. Or, les migrants vont s’employer là où il y a du travail et où ils peuvent gagner le plus – dans les grandes agglomérations donc. Et comme ceux qui obtiennent un hukou urbain perdent le droit à la terre associé à leur hukou originel, ils misent rarement sur les petites villes de province.
« Dilemme »
Pékin n’a ainsi octroyé que 1,69 million de hukou en 2016, selon un savant système de points, basé sur le niveau d’éducation, le paiement des impôts et le type de profession. Le hukou échappe encore à 8,1 millions de Pékinois comptabilisés en 2016 comme des « migrants » avec des permis de séjour de plus de six mois. C’est cette population qui aurait commencé à diminuer en 2017 à la suite des expulsions.
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ A Tongzhou, une ville neuve sort de terre afin de soulager la capitale chinoise polluée et congestionnée, avec ses 22 millions d’habitants.
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Le chantier pharaonique du nouveau Pékin

A Tongzhou, une ville neuve sort de terre afin de soulager la capitale chinoise polluée et congestionnée, avec ses 22 millions d’habitants.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 06h36
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Deux rangées de bâtiments massifs, sur 500 mètres de longueur, se font face, séparées par une avenue aussi large qu’un terrain de football. La même surface court en sous-sol. Partout, des ouvriers casqués de jaune ou de bleu s’affairent sur des détails, petits points de couleur dans ce paysage de cubes et de parallélépipèdes beiges ou gris foncé. Ce gigantesque chantier, c’est le nouveau Pékin qui sort de terre : le gouvernement municipal de la capitale, c’est-à-dire la mairie, mais aussi des dizaines d’administrations, vont très bientôt emménager sur ce site situé à 40 kilomètres à l’est de son actuel emplacement. Une ligne de métro relie déjà la nouvelle cité administrative au centre de Pékin.

On est ici dans le district de Tongzhou, juste à l’extérieur du sixième périphérique est de la capitale, et à quelques encablures de la rive nord du Grand Canal. Cette très ancienne voie d’eau acheminait marchandises et matériel du sud de l’empire jusqu’au port de Tongzhou, dont le bois précieux qui servit à la construction de la Cité interdite. La « capitale du Nord » (Bei-jing) compte aujourd’hui 22 millions d’habitants. C’est l’une des quatre mégapoles chinoises dotées du statut de « municipalité » avec Tianjin, Shanghaï et Chongqing.
Cette grande migration administrative est censée faire affluer 400 000 personnes vers la banlieue semi-rurale de Tongzhou, qui en compte environ 1,2 million. Mairie et administrations municipales sont aujourd’hui sises au sud de la place Tiananmen, écrasées par les dimensions des institutions d’Etat, comme le très stalinien Grand Hall du peuple, où se tiennent les grands conclaves politiques, ou encore Zhongnanhai, l’ancien parc impérial à l’ouest de la Cité interdite qui abrite le siège du gouvernement central chinois et du Parti communiste.
« Normalisation urbaine »
Le remodelage de Pékin mis en œuvre sous le président Xi Jinping a une ambition : dépolluer et décongestionner la capitale. Il joue...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Plusieurs couches de vêtements, du poivre dans les moufles, comment faire du vélo dans la neige ou sur la glace... Nos amis canadiens nous livrent leurs secrets.
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Puissant séisme en Papouasie

Le bilan n’est pas encore connu après un tremblement de terre de magnitude 7,5. Le pays a envoyé des sauveteurs pour inspecter les provinces reculées.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 08h21
   





                        



   


La Papouasie-Nouvelle-Guinée a envoyé, lundi 26 février, des troupes et des sauveteurs dans les zones touchées dans la nuit par un puissant séisme de magnitude 7,5 dans les montagnes du centre du pays.
Les autorités, qui ont mis en garde contre les glissements de terrain et les répliques, ont dit avoir reçu des informations sur de possibles pertes humaines à la suite de la secousse, en précisant qu’elles devaient être vérifiées.
L’Institut américain de géophysique, USGS, a situé l’épicentre du séisme à 90 km au sud de Porgera, dans la province montagneuse d’Enga, et à 35 km de profondeur. La secousse s’est produite à 3 h 45. Aucun avis de tsunami n’a été émis. « Nous conseillons de se tenir à l’écart des bâtiments de plusieurs étages, d’être conscient du risque de glissements de terrain et de se tenir prêt à sortir en cas de répliques », a déclaré le secrétaire du gouvernement Isaac Lupari dans un communiqué.
Dégâts et coupures d’électricité
Selon un sismologue de l’Observatoire de Géophysique dans la capitale Port Moresby, le séisme a été ressenti jusqu’au mont Hagen, à 168 km de là. « Cela va prendre du temps pour acheminer nos équipes sur place et avoir une idée claire des conséquences », a déclaré Felix Taranu.
Selon des messages postés sur les réseaux sociaux, des immeubles ont subi des dégâts à Porgera, également touchée par des coupures d’électricité, a-t-il ajouté, sans faire état de blessés. Chris McKee, du bureau de gestion des catastrophes naturelles, a évoqué des possibles décès, non confirmés. « Nous avons reçu de Mendi des informations, qui ne sont pas confirmées, au sujet de décès, mais je ne suis pas sûr de l’endroit où ils ont été recensés, et il faut vérifier ces informations », a dit M. McKee. Mendi est la capitale de la province des Hautes-Terres méridionales. La zone de l’épicentre est riche en activités pétrolière et gazière.
ExxonMobil PNG a fait savoir que certaines des installations de son usine gazière de Hides, dans la province de Hela – frontalière des Hautes-Terres méridionales –, avaient été endommagées, mais que les employés étaient sains et saufs. Le groupe a précisé que le personnel non essentiel serait évacué.
Le groupe australien Oil Search a annoncé, de son côté, qu’il suspendait ses opérations dans la zone le temps d’évaluer les dégâts. Selon l’USGS, la région touchée abrite « un mélange de constructions à la fois vulnérables, et résistantes aux tremblements de terre ». L’impact de la secousse devrait être relativement localisé.
Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée qui se trouve sur la « ceinture de feu » du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source de fréquente activité sismique et volcanique.



                            


                        

                        


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« Grand froid » : le nombre de départements en alerte passe à 68

Une telle vague de froid tardive n’avait pas été observée depuis 2005. Les températures ressenties sont descendues jusqu’à – 18 °C. Mais Météo France annonce le printemps en fin de semaine.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 04h25
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 20h48
   





                        



   


Le phénomène « Moscou-Paris » et son froid intense se sont installés pour plusieurs jours dans le pays avec des températures glaciales sur le Nord et l’Est, obligeant les autorités à activer le plan « grand froid » dans 68 départements, après la mort d’un troisième sans-abri.
L’ambiance restera glaciale dans la nuit de mardi à mercredi sur tout le pays, selon Météo France : jusqu’à – 7 degrés à Strasbourg et Lyon, – 6 à Lille et Toulouse, – 5 à Paris et Bordeaux et même – 9 degrés à Clermont-Ferrand. Mardi, les maximales n’excéderont pas – 4 à 0 degré en plaine. Lundi déjà, des températures de – 10 °C avaient été enregistrées dans l’Ain.
Cette rigueur n’épargne pas même la Côte d’Azur. A Nice, de gros flocons sont tombés sur la célèbre promenade des Anglais et sa plage. A l’aéroport, le deuxième de France, plusieurs vols ont été annulés ou retardés en raison de la météo, notamment vers la Corse.
Trois départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont été placés en vigilance orange neige-verglas.

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68 départements en plan « grand froid »
Les trois quarts de l’Hexagone, 68 départements, ont été placés en plan « grand froid », une procédure exceptionnelle pour l’hébergement des sans-abri, a annoncé lundi soir le ministère de la cohésion des territoires. Au total, 5 344 places supplémentaires ont été débloquées, dont 1 751 à Paris.
Après un mois de janvier historiquement doux et un début février neigeux, cet épisode de froid, qui serait banal en plein cœur de l’hiver, est marquant en raison de son caractère tardif. La France n’avait pas connu une vague de froid à pareille époque de l’année depuis 2005.
Le froid a déjà fait trois morts : un sans-abri de 35 ans dimanche à Valence (Drôme), un autre, de 62 ans, vendredi dans sa cabane d’un bois des Yvelines et un troisième de 53 ans à Grésy-sur-Aix (Savoie), découvert lundi après-midi.
Le médecin n’a pas pu se prononcer sur les causes de la mort de ce dernier, mais l’homme qui était en arrêt cardio-respiratoire a été trouvé dans un champ, alors que le thermomètre affichait – 3 degrés.

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                « Cette vague de froid n’a rien de remarquable »



Sous tension
« On est sous tension, mais encore en capacité d’héberger », selon Marie-Dominique Dreyssé, adjointe à la mairie de Strasbourg en charge de l’action sociale territoriale. Les dispositifs mis en place permettent de répondre à 95 % des demandes, même s’il reste des « personnes qui refusent de quitter leur bout de trottoir », déclare-t-elle.
Dans l’est de la France, les associations caritatives s’efforcent de localiser dans la rue les personnes les plus vulnérables pour les orienter vers les nombreux foyers ou gymnases réquisitionnés par les services de l’Etat.
A Villeurbanne près de Lyon, une soixantaine de migrants ont été évacués d’un squat, menacés par un incendie provoqué par un « moyen de chauffage improvisé », selon la municipalité. Indemnes, ils ont été hébergés dans un gymnase jusqu’à jeudi ou vendredi, le temps de la vague de froid.
Même détresse, lundi, dans la zone du terminal ferry de Ouistreham (Calvados) où une trentaine de Soudanais emmitouflés se réchauffaient pieds et mains autour de trois feux dans des bois clairsemés.
L’agriculture affectée
A Amnéville (Moselle), le zoo est sur le qui-vive : girafes, éléphants, hippopotames sont consignés au chaud, à l’intérieur. « Les flamants roses restent sous surveillance, il faut faire attention que la glace ne les emprisonne pas », dit le directeur Hervé Santerre.
Parmi les secteurs économiques les plus affectés : l’agriculture et notamment les productions fruitières, menacées par le gel, selon la présidente de la FNSEA Christiane Lambert. Avec, à la clé, une possible hausse des prix de quelques centimes.
Après un pic de froid attendu mardi et mercredi, Météo France prévoit un redoux « brutal » dans le Sud qui devrait se diffuser progressivement sur le reste du pays avant un week-end printanier. « On va passer de l’hiver au printemps en une semaine », pronostique le prévisionniste Patrick Galois.
Loin de se cantonner aux frontières françaises, cette vague de froid s’est abattue sur toute l’Europe, de Bruxelles à Moscou et de Rome à Stockholm, faisant au moins dix morts depuis trois jours.




                            


                        

                        


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Compte rendu

Sur le lac Tchad, un réseau d’observation scientifique en ruine

Les hydrologues et les climatologues manquent de mesures de terrain pour anticiper l’avenir de cette vaste étendue d’eau douce au coeur du Sahel

Laurence Caramel
    



LE MONDE
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        Le 25.02.2018 à 18h56

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        Mis à jour le 26.02.2018 à 09h19






    
Des pêcheurs sur le lac Tchad dans la région de Bagasola (Tchad) , en mai 2017.
Crédits : DR


Blanche et un peu rouillée, elle se dresse héroïquement dans le sable comme une ultime relique. A Bol, la seule échelle de crue du lac Tchad est à la fois un objet de fierté et de désolation pour les techniciens de la Sodelac (Société de développement du lac Tchad), l’organisme public chargé de la mise en valeur agricole des rives tchadiennes. « Il n’y a pas si longtemps, nous en avions deux autres mais les hippopotames ont tout cassé », raconte Kabdana Abougteou, le chef des services des études, en regardant le bout de métal auquel il lui faut désormais se fier. « Ce n’est pas facile pour avoir des données mais on s’arrange avec nos limites. »

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La complainte des agronomes chargés d’observer le flux et le reflux des eaux qui rythment les saisons fait écho à celles des climatologues appelés à se prononcer sur le destin de cette précieuse étendue d’eau douce dont la superficie oscille autour de ses étiages les plus bas depuis les grandes sécheresses des décennies 1970 et 1980. « Nous manquons cruellement de relevés de terrain, confirme Florence Sylvestre, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement. Il n’existe aucun suivi régulier des variations du lac Tchad. Le fleuve Chari n’est plus jaugé depuis longtemps alors qu’il assure près de 90 % de l’approvisionnement du lac. » La paléoclimatologue dit avoir une station météo qu’elle n’a jamais réussi à installer faute de personnel pour s’en occuper. Depuis quatre ans, l’insécurité liée aux attaques du groupe terroriste Boko Haram la tient de toute façon éloignée de son terrain d’étude.
Modèles imparfaits
Les premiers réseaux d’observation hydro-climatologiques remontent à l’époque coloniale et ont été à peu près entretenus jusque dans les années 1980 avant de péricliter avec la vague d’ajustements structurels auxquels ont été soumis les pays de la région. Les moyens pour étudier cette vaste étendue d’eau douce au coeur du Sahel ne sont jamais revenus.
Un projet de réhabilitation traîne dans les tiroirs de l’Organisation de la météorologie mondiale depuis 2006. Une version mise à jour a été publiée en 2015 et puis, plus rien. « Tous les réseaux de mesure sont par terre, confirme Abou Amani, chef de la section des systèmes hydrologiques de l’Unesco. Comment savoir si nous prenons les bonnes décisions dans ces conditions ? C’est impossible. »
Faute de données de terrain, toutes les informations utilisées pour comprendre la dynamique du lac Tchad proviennent donc de modèles très imparfaits et d’images satellites dont l’utilisation qui en a été faite pour raconter l’inéluctable disparition du lac est loin de faire l’unanimité parmi les scientifiques.

