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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Sérieusement bousculés sur le marché publicitaire, les médias américains maintiennent la pression sur Google et Facebook, et appellent les annonceurs à collaborer.
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Les médias américains souhaitent plus de régulation face à Google et Facebook

Sérieusement bousculés sur le marché publicitaire, les médias américains maintiennent la pression sur Google et Facebook, et appellent les annonceurs à collaborer.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h17
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Leurs audiences ne cessent de croître et leurs revenus stagnent. Exaspérés par le duopole de Google et Facebook sur les recettes publicitaires, les médias américains en appellent à l’Etat. Dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, le 25 février, David Chavern, président de la News Media Alliance (NMA), un syndicat d’éditeurs qui regroupe près de 2 000 journaux aux Etats-Unis et au Canada, souhaite une dérogation relative aux lois antitrust pour les médias américains.
Dans le cadre actuel, au nom de cette législation, les éditeurs de presse n’ont pas le droit de négocier collectivement face à Google et Facebook. Après avoir publié une première lettre ouverte en juillet 2017, les membres de la NMA ont décidé de mettre en place le premier comité d’action politique afin d’intensifier leurs efforts de lobbying au Congrès.
« Les lois antitrust américaines ont été conçues pour promouvoir une concurrence loyale et empêcher la mise en place de monopoles. Aujourd’hui, elles faussent la concurrence loyale entre les médias traditionnels et les géants de la Silicon Valley », a affirmé M. Chavern.

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Selon la chaîne de télévision américaine CNBC, Google et Facebook captent désormais 83 % de la croissance des revenus publicitaires numériques et 73 % de la publicité numérique globale aux Etats-Unis. Alors que l’audience des éditeurs a grimpé de 42 % entre 2014 et 2016, leurs revenus publicitaires ont baissé de plus de 3 milliards d’euros. « Si les autorités ne peuvent pas protéger la société de l’influence des trusts modernes, le gouvernement devrait au moins se retirer et laisser les éditeurs se protéger eux-mêmes », ajoute M. Chavern.
« Reconnaître la valeur sociale du journalisme »
Facebook et Google ont présenté quelques solutions, notamment pour faciliter le recrutement et la fidélisation des abonnés. Ces annonces n’ont toutefois pas convaincu Rupert Murdoch, propriétaire du Wall Street Journal et président exécutif du groupe de presse News Corp.
Pour lui, « reconnaître la valeur sociale du journalisme professionnel » passe d’abord par « une indemnité d’utilisation, similaire au modèle adopté par les câblo-opérateurs », a-t-il déclaré, dans une lettre ouverte publiée, en janvier, après les annonces faites par les deux géants du numérique.
La presse n’est cependant pas la seule à exiger un changement de la législation pour faire face à la mainmise du duopole sur les recettes publicitaires. Jeff Zucker, président de CNN, a également orienté ses critiques vers les firmes de la Silicon Valley et souhaité une meilleure coopération des annonceurs. « Je pense que nous avons besoin de l’aide du monde de la publicité et du monde de la technologie pour trouver de nouvelles façons de monétiser le contenu numérique, sinon le bon journalisme disparaîtra », s’est-il alarmé, lundi 26 février, lors d’un discours au Mobile World Congress de Barcelone.
« Personne ne pense aux monopoles que sont devenus Facebook et Google. C’est là que le gouvernement devrait chercher à s’assurer que tout le monde survive. Je pense que c’est le plus gros problème auquel sera confronté le journalisme dans les années à venir », a-t-il conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Il couvrait depuis plus de vingt ans la vie politique pour le quotidien « Libération » : le photographe de presse Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à l’âge de 50 ans.
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Mort du photojournaliste Laurent Troude

Il couvrait depuis plus de vingt ans la vie politique pour le quotidien « Libération » : le photographe de presse Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à l’âge de 50 ans.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h06
    |

Jean-Claude Coutausse (Photojournaliste pour « Le Monde »)







                        



                                


                            

Le photojournaliste Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à Paris, à l’âge de 50 ans. Né le 4 février 1968 à Rouen, il fait ses premières armes dans la photo en travaillant pour le bulletin municipal d’une banlieue rouge, puis démarre sa carrière professionnelle à L’Humanité. Au milieu des années 1990, il rejoint Libération et « couvre » des manifestations parisiennes. Jusqu’à sa disparition, il photographiera la vie politique pour ce quotidien.
C’est très ingrat, le photojournalisme politique : des heures d’attente derrière des cordons, les coups vicieux des services d’ordre, le mépris des communicants, peu de voyages derrière le périphérique et jamais au-delà des Pyrénées. Cette discipline reste malgré tout la seule à vous réserver la possibilité, l’espace d’un 250e de seconde, de prendre le pouvoir sur ceux qui ont le pouvoir.
La grâce
Laurent savait tirer pouvoir de chaque instantané. Il n’était pas neutre, assumait son point de vue et croyait en la fonction sociale de son travail. Il avait sa place dans la « meute », comme disent ceux qui ignorent l’ordre savant qui règne dans les grandes mêlées de preneurs d’images. Il ne courait ni les prix ni les expos dans les festivals. Pas besoin de ce genre de reconnaissance lorsqu’on est publié tous les jours.
Laurent avait la grâce. Ceux qui l’ont dans ce métier se comptent sur les doigts d’une main. Il voyait ce que les autres ne voyaient pas et savait le raconter à coups de cadrages et de compositions au rasoir. On reconnaissait ses images. Elles n’avaient pas besoin d’être soutenues par des arguments pompeux et se justifiaient d’elles-mêmes. Il savait casser les mises en scène et tirer des images pertinentes des situations misérables que nous fournit la communication politique.
Sa présence ne rassurait jamais, mais vous rendait meilleur. Voir débarquer dans la cour de l’Elysée ou de Matignon sa grande silhouette à la démarche nonchalante...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le groupe Le Monde organise, du 13 au 15 juillet, la troisième édition du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne.
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A Couthures-sur-Garonne, un festival pour discuter de l’actualité sans tabou

Le groupe Le Monde organise, du 13 au 15 juillet, la troisième édition du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 13h04
   





                        



   


Toutes celles et tous ceux qui ont participé, à un titre ou un autre, aux deux premières éditions du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne (Lot-et- Garonne) sont unanimes : l’esprit du lieu, cet attachant village de 400 habitants situé dans une boucle du fleuve, est à part et fait de ce rendez-vous un événement singulier.
Un événement où se retrouveront pendant trois jours, du 13 au 15 juillet, dans une ambiance à la fois attentive et ­décontractée, journalistes de tous bords, passionnés d’actualité, invités, artistes et festivaliers, attirés là par leur goût de l’information, de l’échange et des médias, qu’ils soient écrits, audiovisuels ou numériques.
Ces trois jours nous offrent l’occasion d’appuyer sur pause et de nous poser ensemble les bonnes questions sur l’année écoulée et ce qui nous attend : questions sur l’actualité, questions sur le fonctionnement des médias et de l’information, sans tabou mais loin des invectives qui stérilisent trop souvent des débats pourtant nécessaires.
Pour nous, médias, souvent critiqués pour notre parisianisme et notre élitisme, c’est – ne le cachons pas – l’occasion de recréer du lien avec vous qui nous lisez, nous écoutez, nous regardez. De partager du temps, d’écouter vos critiques, d’échanger, pourquoi pas autour d’un café sur la place du village ou d’un verre sur la prairie qui surplombe le fleuve.
Le succès du « speed-dating » entre journalistes et festivaliers lors des deux premières éditions nous incite à multiplier ces temps de dialogue, auxquels participeront notamment les journalistes du groupe Le Monde (Courrier international, le HuffPost, Le Monde, Le Monde diplomatique, L’Obs, Télérama et La Vie).

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Sept thématiques abordées
Cette troisième édition sera en effet organisée par le groupe Le Monde, en partenariat avec l’association du festival, Les Ateliers de Couthures, et avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine, du département du Lot-et-Garonne, de Val de Garonne Agglo et de la ville de Marmande. Sud-Ouest, France 3 Nouvelle-Aquitaine et le quotidien suisse Le Temps sont également partenaires de l’événement.
Les débats, rencontres, projections, performances artistiques, expositions et ateliers divers se déclineront autour de sept thématiques, à savoir : intelligence arti­ficielle, vivre avec les robots ; les chemins de l’exil ; après ­#metoo, où sont les hommes ? ; vins du futur, futur du vin ; journalisme et politique, fatale attraction ; éducation à l’information : tout est à (re) faire ; journalistes, des historiens de l’immédiat ?
Des ateliers d’initiation au journalisme seront organisés pour les enfants et les adolescents, afin de permettre aux festivaliers de venir en famille en cette période de vacances. Le soir, concerts, performances et DJ-sets prendront le relais sur la place du village.
Les amateurs de football ne seront pas oubliés, puisque la finale de la Coupe du monde en Russie, prévue le 15 juillet, sera diffusée sur écran géant et qu’une « autre finale » sera proposée simulta­nément pour les allergiques au ballon rond. La liste complète des activités et toutes les informations nécessaires seront dispo­nibles prochainement sur le site du festival, Les-ateliers-de-couthures.fr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Le délai de médiation entre Vivendi et le groupe de médias contrôlé par la famille Berlusconi est dépassé. La justice italienne va fixer la suite de la procédure.
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Mediaset : le projet de « Netflix latin » de Vincent Bolloré en échec

Le délai de médiation entre Vivendi et le groupe de médias contrôlé par la famille Berlusconi est dépassé. La justice italienne va fixer la suite de la procédure.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h09
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Cette fois-ci, c’est fini : il n’y aura pas d’accord entre Vivendi et Mediaset avant le 27 février, date butoir fixée par le médiateur avant la reprise des hostilités juridiques. La justice italienne devait donc fixer mardi la suite de la procédure : le groupe de médias de la famille Berlusconi réclame à son homologue du clan Bolloré des dommages et intérêts pour avoir rompu sa promesse d’acheter la filiale de télévision payante Mediaset Premium. Vivendi pourrait devoir payer plusieurs centaines millions d’euros.
Officiellement, la maison mère de Canal+ et Universal ne commente pas et rappelle qu’un accord reste possible avant le procès. Mais une source proche du dossier reconnaît que « le délai supplémentaire accordé en décembre par le médiateur n’a pas amélioré les choses, au contraire ». « A l’époque, un accord était proche », ajoute-t-elle. Depuis, le clan de Silvio Berlusconi a voulu créer un nouveau rapport de forces, en misant sur le climat électoral favorable, ajoute cette source. En effet, le « Cavaliere », moribond il y a quelques années, a retrouvé du poids sur la scène politique italienne, à l’approche des élections générales du 4 mars. De plus, Vivendi n’a jamais transmis à Mediaset de « proposition ferme », précise une source proche du dossier en Italie.

Pour Vincent Bolloré et Vivendi, c’est un échec important : sur la méthode, ce ratage sanctionne l’approche de l’industriel, habitué à forcer les opportunités en mêlant le goût du rapport de forces à la connaissance fine du droit de la Bourse et des entreprises. Cette recette a réussi avec Vivendi ou Havas, mais n’a pas donné de résultats avec Mediaset, dirigée par un clan Berlusconi initialement bien disposé à l’égard de la famille Bolloré. Vivendi paye aussi l’erreur de ne pas avoir su bien évaluer la valeur de l’actif Mediaset Premium, avant de signer pour l’acheter. Malgré des semaines, des mois, puis des années de messages rassurants, les dirigeants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Comcast défie Rupert Murdoch, qui a contribué au lancement de Sky en Grande-Bretagne, et Walt Disney Company, qui a accepté d’acheter une partie des actifs de Fox.
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Télévision payante : l’américain Comcast veut racheter le britannique Sky pour 25 milliards d’euros

Comcast défie Rupert Murdoch, qui a contribué au lancement de Sky en Grande-Bretagne, et Walt Disney Company, qui a accepté d’acheter une partie des actifs de Fox.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 11h05
   





                        



   


Le câblo-opérateur américain Comcast, numéro un du câble aux Etats-Unis, propriétaire du réseau télévisé NBC et du studio de cinéma Universal Pictures, a lancé, mardi 27 février, une offre de 22,1 milliards de livres (25,05 milliards d’euros) en numéraire pour racheter le groupe européen de télévision payante Sky.
Avec cette initiative, Comcast ne défie pas seulement Rupert Murdoch, qui a contribué au lancement de Sky en Grande-Bretagne, mais aussi Walt Disney Company.
Sky fait en effet déjà l’objet d’une offre de rachat par le groupe de cinéma et de télévision américain 21st Century Fox, propriété de la famille Murdoch : Fox veut acheter les 61 % des parts de Sky qu’il ne détient pas encore.
Par ailleurs, le groupe Walt Disney a accepté d’acheter une partie des actifs de Fox, dont Sky, une fois que le groupe de Rupert Murdoch aura mis la main sur l’intégralité du réseau de télévision payante.

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Pourquoi cet intérêt pour Sky ?
« Nous disposons déjà d’une forte présence à Londres, et Comcast a l’intention d’utiliser Sky comme plate-forme pour notre croissance en Europe », a déclaré, dans un communiqué, Brian L. Roberts, le PDG de Comcast.
Sky est présent dans cinq pays européens (Royaume-Uni, Irlande, Allemagne, Autriche et Italie), où il réunit quelque 22,5 millions d’abonnés. Le groupe affichait en 2016 un chiffre d’affaires de près de 13 milliards de livres (14,8 milliards d’euros).
Outre la chaîne d’information en continu Sky News, le bouquet Sky est très présent dans le sport et a la main sur la plus grande partie des droits de la Premier League anglaise de football.

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L’offre de Comcast peut-elle aboutir face à celle de Fox ?
Financièrement, l’offre de Comcast est, en tout cas, supérieure à celle fixée dans le cadre de la transaction censée permettre à Fox de racheter les 61 % de Sky qu’il ne possède pas encore : la première s’élève à 12,50 livres par action, quand la seconde est de 10,75 livres.
L’action du groupe audiovisuel britannique Sky a bondi de plus de 18 % à l’ouverture de la Bourse de Londres mardi, après le lancement d’une offre public d’achat.
Par ailleurs, Fox doit composer avec les réserves de l’autorité britannique de la concurrence. Cette dernière a jugé que l’achat de Sky par Fox n’était « pas dans l’intérêt du public ». Elle a notamment exprimé son inquiétude pour la « pluralité des médias », alors que la famille Murdoch possède déjà en Grande-Bretagne, par l’intermédiaire de News Corp, deux quotidiens à grand tirage, The Times et The Sun.
L’autorité doit rendre, d’ici au 1er mai, son rapport définitif au ministre de la culture et des médias.
Mi-février, Fox s’est engagé à préserver l’indépendance de la chaîne Sky News dans le but d’obtenir le feu vert de l’autorité britannique. Le groupe a notamment dit vouloir mettre sur pied un conseil éditorial indépendant et assurer une séparation nette entre les membres du groupe américain et Sky News.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Après l’éviction de la rédactrice en chef Aude Rossigneux, l’ancien député écologiste a décidé de jeter l’éponge.
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Noël Mamère quitte Le Média, le site d’information de la gauche alternative

Après l’éviction de la rédactrice en chef Aude Rossigneux, l’ancien député écologiste a décidé de jeter l’éponge.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 06h39
    |

            Abel Mestre








                        



   


Le Média, pure-player de la gauche alternative, soutenu par des proches de La France insoumise (LFI), traverse une zone de turbulences. Après l’éviction de sa rédactrice en chef, Aude Rossigneux, l’ancien député Noël Mamère a confirmé au Monde avoir décidé de quitter Le Média, comme l’avait rapporté plus tôt France Culture, lundi 26 février. L’ancien maire de Bègles a déclaré au Monde : 
« Je ne souhaite pas faire de bruit autour de ça. Mais je suis très perturbé par la situation faite à Aude Rossigneux. J’ajoute à cela le traitement, vendredi, du conflit en Syrie. On ne peut pas dresser un parallèle entre Bachar Al-Assad et l’opposition. C’est contraire à ce que je pense. Comme mes interventions se font dans le cadre du JT, je me sens engagé par ce qui se dit dans ce journal. J’ai proposé à Gérard Miller [un des fondateurs] et à Sophia Chikirou [directrice générale] d’écrire un texte d’explication qui pourrait être lu à l’antenne. J’attends leur réponse. Je suis rentré en homme libre dans ce projet et je repars en homme libre. J’ai pu exercer mon métier de manière totalement libre. »

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Interrogé dimanche par l’AFP, Noël Mamère, qui avait renoué avec son métier de journaliste en rejoignant la rédaction du Média, avait déjà dit s’être « inquiété » auprès de Gérard Miller d’une « éviction [qu’il] trouve effectivement brutale ». « En fonction de ce qui est en train de se passer, je prendrai mes décisions en homme libre », avait-il ajouté.
Coup dur
C’est un coup dur pour Le Média. Noël Mamère, qui n’est pas membre de LFI et qui ne partage pas nombre d’options politiques de Jean-Luc Mélenchon, était le symbole d’une certaine ouverture du pure-player. Les fondateurs citaient souvent l’ancien candidat à l’élection présidentielle comme preuve de leur indépendance vis-à-vis de LFI.
« Je suis triste de son départ, mais c’est une décision que je comprends, je la respecte, même si j’aurais préféré qu’elle soit autre, a de son côté réagi Sophia Chikirou. Il a été pris dans un conflit de loyauté, c’est Aude Rossigneux qui nous l’avait présenté. »

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Dimanche soir, dans un communiqué adressé à l’AFP, les journalistes du Média, « tout en remerciant Aude Rossigneux pour le travail accompli avant et pendant le lancement du titre », ont écrit ne pas se reconnaître « dans la description qu’elle dresse de la rédaction et du Média ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Jan Kuciak avait publié des enquêtes sur des soupçons de fraudes fiscales impliquant Ladislav Basternak, le propriétaire d’un complexe immobilier.
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Slovaquie : la police enquête sur le meurtre d’un journaliste d’investigation

Jan Kuciak avait publié des enquêtes sur des soupçons de fraudes fiscales impliquant Ladislav Basternak, le propriétaire d’un complexe immobilier.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 11h56
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


Il était âgé de 27 ans, mais Jan Kuciak, du site Aktuality.sk, figurait déjà dans le carré de tête des meilleurs journalistes d’investigation de Slovaquie. Le mobile de son meurtre est d’ailleurs « très probablement lié » à son travail, selon la police locale. Jan Kuciak a été assassiné à bout portant avec sa compagne, Martina Kusnirova, dans la maison que le couple envisageait de retaper, à 65 kilomètres de la capitale, Bratislava, pour se construire un nid d’amour, en vue d’un probable mariage.
C’est la mère de Martina Kusnirova qui avait donné l’alerte, sans nouvelles du couple depuis plusieurs jours. Les secours ont trouvé deux corps gisant sans vie non loin l’un de l’autre, lundi 26 février. Lui avait été touché à la poitrine ; elle, à la tête. La date exacte de leur mort, entre le 22 et le 25 février, n’est pas encore établie.
L’assassinat d’un journaliste, par balle, survient pour la première fois dans ce pays d’Europe centrale depuis qu’il a rejoint l’Union européenne (UE), en 2004. Il suscite autant de sidération que d’émotion : ces dix dernières années, Reporters sans frontières a fait état de « seulement » trois meurtres de journaliste au sein de l’UE, en dehors du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, en 2015. L’ONG a d’ailleurs immédiatement réagi, réclamant « l’ouverture d’une enquête, afin de comprendre les circonstances exactes de la mort ».

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Contexte tendu
Mais la mort violente de Jan Kuciak survient dans un contexte particulièrement tendu. Depuis le retour au pouvoir du populiste de gauche (Smer) Robert Fico, en mars 2016, dans une coalition avec l’extrême droite, la presse slovaque a sorti plusieurs affaires de corruption impliquant le gouvernement. Et en pleine conférence de presse, le chef de l’exécutif, interrogé sur des révélations gênantes pour son pouvoir, a déjà insulté les journalistes, traitant certains d’entre eux de « sales prostitués antislovaques ».

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Pour sa part, Jan Kuciak avait publié des enquêtes sur des soupçons de fraudes fiscales impliquant Ladislav Basternak, le propriétaire d’un complexe immobilier dans lequel réside M. Fico. En septembre 2017, il avait déposé une main courante à l’encontre d’un autre businessman, Marian Kocner, qui avait également acquis un appartement dans cet immeuble, avant de le revendre. Sur Facebook, Jan Kuciak avait dit avoir été menacé par ce dernier et disait avoir porté plainte, sans avoir jamais eu de réponse de la police, quarante-quatre jours après.
Il avait également écrit sur un autre oligarque proche du parti au pouvoir, Miroslav Bödör. « Sa mort est une grande perte pour la Slovaquie et un très mauvais signal envoyé à ceux qui se montrent critiques » a réagi Gabriel Sipos, de Transparency International, qui connaissait Jan Kuciak depuis deux ans.
« Quatre-vingt-dix pour cent des meurtres de journaliste ont lieu dans des pays où la corruption est importante. Mais il faut rester prudent quant aux mobiles du meurtre. Jan Kuciak travaillait en ce moment sur un dossier totalement inédit. »
Un million d’euros de récompense
Tom Nicholson, un journaliste d’investigation anglo-canadien connaissant très bien la Slovaquie, a indiqué aux médias du pays que Jan Kuciak travaillait récemment sur des soupçons de fraude en rapport avec des fonds structurels européens, organisée par la Mafia italienne, dans l’est de la Slovaquie.
L’opposition juge toutefois problématique tout maintien d’un membre du parti SMER au ministère de l’intérieur. « Les gens du Smer ont multiplié les attaques verbales à l’encontre des journalistes, s’insurge la députée de l’opposition Veronika Remisova. Ils ont participé au développement d’un climat délétère. »
Le premier ministre, Robert Fico, a dénoncé ce double meurtre :
« Depuis 1998, tous les gouvernements slovaques ont respecté le rôle des médias dans la société slovaque et considéré la liberté de la presse comme faisant partie, de manière irremplaçable, de notre démocratie. »
Robert Kalinak, le ministre de l’intérieur, lui-même souvent visé par le travail d’investigation de journalistes de son pays, a promis de tout faire pour que l’enquête aboutisse. Le gouvernement offre même un million d’euros à toute personne fournissant des informations permettant de confondre les assassins du journaliste et de sa compagne. Il demande aussi à l’opposition de ne pas instrumentaliser l’affaire.
Une marche rendant hommage à Jan Kuciak et visant à protester contre la corruption doit avoir lieu prochainement, après la formation spontanée d’un comité de soutien sur Facebook.
De son côté, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a également condamné le meurtre. « L’UE ne peut pas accepter qu’un journaliste soit tué pour avoir fait son travail. J’appelle les autorités slovaques à lancer une enquête minutieuse avec un soutien international si nécessaire », a écrit M. Tajani sur son compte Twitter. L’organisation Reporters sans frontières a, quant à elle, réclamé « l’ouverture d’une enquête afin de comprendre les circonstances exactes de la mort ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Jean-Luc Vergne, 69 ans, sera président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, en remplacement de Mathieu Gallet qui est révoqué.
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Jean-Luc Vergne, PDG par hasard

Jean-Luc Vergne, 69 ans, sera président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, en remplacement de Mathieu Gallet qui est révoqué.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 13h00
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Est-ce l’approche du cinquantenaire de Mai 68 ? Ou une lointaine ressemblance physique avec le journaliste Serge July – le nez, la chevelure et la barbe poivre et sel évoquent l’ex-maoïste fondateur de Libération ? Toujours est-il qu’en plein entretien avec Jean-Luc Vergne, 69 ans, président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, on ne peut s’empêcher de lui poser la question : qu’a-t-il fait de sa jeunesse ?
En 1968, à Bordeaux, il a participé aux manifestations, comme beaucoup de gens de sa génération. Né vingt ans plus tôt dans une famille modeste, d’un père ouvrier charpentier et d’une mère qui avait quitté l’école tôt, il avait soif de liberté dans une France gaulliste compassée et autoritaire. Certains voulaient tout renverser. Pas lui. Il n’a jamais été ni mao, ni trotskiste, ni « situ », et la révolution n’était pas son credo. On ne pourra pas donc dire qu’il est passé du col Mao aux grands groupes industriels français.
Influencé par une tradition familiale de gauche, il fut en revanche membre de l’UNEF, le syndicat étudiant ; à l’occasion, il a fait le coup de poing, toujours à Bordeaux, contre les « fachos » d’Occident. Cinquante ans après, il ne renie pas cette époque militante, même s’il n’a jamais pris de carte dans un quelconque parti politique – sauf dernièrement pour suivre La République en marche d’Emmanuel Macron, mais, précise-t-il légèrement jésuite, il s’agit d’un « mouvement »….

Au contraire, il défend ce moment de grande liberté, qui a permis à la société française de se décorseter : « Il y avait un côté festif, ouvert sur le monde, un côté égalité et justice. » « Beaucoup d’idées qui ont influencé Valéry Giscard d’Estaing ou Mitterrand par la suite ont émergé en 1968 », affirme-t-il dans ce café de la place du Trocadéro, au cœur des beaux quartiers parisiens, où il nous a donné rendez-vous.
« Escalier social »
Il habitait sur la rive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.
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« Le Média » se défend de tout « licenciement » et juge « infâmes » les accusations d’Aude Rossigneux

Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 07h26
    |

            Abel Mestre








                        



   


La riposte est en cours. Après la publication par le site spécialisé Electron libre, samedi 24 février, d’un mail d’Aude Rossigneux, annonçant son éviction du poste de rédactrice en chef du pure player Le Média, les fondateurs de ce site d’information proche de La France insoumise entendent répondre point par point. Dans un communiqué de la rédaction diffusé dimanche soir, les journalistes de la webtélé, « tout en remerciant Aude Rossigneux pour le travail accompli avant et pendant le lancement du titre », affirment ne pas se reconnaître « dans la description qu’elle dresse de la rédaction et du Média ».
« Ils déplorent avoir été instrumentalisés dans un règlement de comptes dont la finalité est d’habiller un départ. Les valeurs du Média demeurent inchangées. »

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                « Le Média » se sépare de sa rédactrice en chef Aude Rossigneux



Dans sa lettre, Mme Rossigneux dresse un portrait au vitriol de la nouvelle webtélé. Sa rupture de contrat aurait été « brutale », et « violente ». Des salariés seraient « au bord du burn-out ». Et, selon elle, la gestion humaine serait proche d’une entreprise du groupe de Vincent Bolloré, personnage honni à gauche.
Silencieux jusqu’à présent, Gérard Miller − qui fait partie du comité de pilotage avec notamment Sophia Chikirou, sa directrice générale et par ailleurs stratège en chef de la communication de Jean-Luc Mélenchon − confie auprès du Monde qu’il n’a « jamais été question d’un licenciement » de Mme Rossigneux. « C’est la fin de sa période d’essai. Cela peut se faire à la demande de l’employeur ou du salarié », précise le psychanalyste. M. Miller conteste le contenu de la missive de la journaliste, aussi bien sur le fond que sur la forme. Pour lui, il n’y eut aucune « brutalité », contrairement à ce qu’affirme Aude Rossigneux.
« Réorganiser la formule »
« Quand on l’a prévenue qu’on souhaitait mettre fin à sa période d’essai, on lui a proposé de continuer avec nous », note le psychanalyste. « On voulait qu’elle prenne la tête d’une émission hebdomadaire, continue M. Miller. Elle nous a proposé deux émissions − une sur la santé, l’autre sur le jazz et le vin. On était OK pour une émission sur la santé. » Selon M. Miller, c’est à ce moment-là qu’aurait été convenu avec Mme Rossigneux de ne pas « communiquer tout de suite » sur le sujet. La comparaison avec les entreprises Bolloré a été mal vécue par la direction. Gérard Miller :
« On a mal pris la comparaison avec Bolloré. C’est d’une méchanceté inouïe, c’est infâme. Mais quand on veut tuer son chien on l’accuse d’avoir la rage. »
Pour le comité de pilotage du pure player, les raisons de l’éviction de Mme Rossigneux trouvent son origine sur un malentendu. Pour M. Miller, il n’a jamais été question pour Le Média d’avoir « une présentatrice unique du JT » ou une « rédactrice en chef ». « On lui avait dit qu’on ne voulait pas d’une hiérarchie comme dans les autres médias, assure l’ancien militant de la Gauche prolétarienne. Elle était journaliste, comme les autres. On voulait aussi, dès le début, une présentation tournante du JT. On lui a dit, au bout d’un mois, qu’il fallait réorganiser la formule. Elle ne voulait pas faire autre chose. »
M. Miller assure par ailleurs que l’ambiance est bonne au sein de la rédaction. « Il n’y a aucun arrêt de travail pour burn-out », affirme-t-il. Depuis dimanche après-midi, des journalistes du Média se relaient sur Twitter pour dire qu’il n’y a pas de souci en interne. Et ainsi allumer un contre-feu à la polémique qui frappe le jeune média dont les audiences du JT sont en baisse depuis son lancement le 15 janvier, si l’on se fie aux vues sur YouTube.

Pas vu l'ombre d'un Bolloré dans les couloirs du @LeMediaTV. Aucune souffrance ni brutalité. Calmons-nous #LeMedia— VirginieCresci (@Virginie Cresci)


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Pour moi #LeMédia n'est pas un lieu de souffrance, mais un lieu où ma singularité journalistique est accueillie avec bienveillance.— kouamouo (@kouamouo)


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"Brutalité", "burn out" ou "Bolloré". Des mots qui ne me concernent pas à #leMédia— Yanmdi (@Yanis Mhamdi)


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ La journaliste présentait le journal télévisé du « pure player » de la gauche alternative depuis son lancement en janvier. Dans une lettre, elle dénonce la « brutalité » de la décision et évoque des tensions au sein d’une rédaction « pas loin du burn-out ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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« Le Média » se sépare de sa rédactrice en chef Aude Rossigneux

La journaliste présentait le journal télévisé du « pure player » de la gauche alternative depuis son lancement en janvier. Dans une lettre, elle dénonce la « brutalité » de la décision et évoque des tensions au sein d’une rédaction « pas loin du burn-out ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 21h04
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 07h00
    |

            François Bougon








                        



   


A peine lancé Le Média, « pure player » de la gauche alternative soutenu par des proches de La France insoumise (LFI), connaît sa première crise. Sa directrice générale, Sophia Chikirou, a décidé de se séparer de la rédactrice en chef, Aude Rossigneux, a-t-on appris auprès de la rédaction, confirmant ainsi une information du site spécialisé Electron Libre. Aucune raison n’a été donnée.
Un licenciement dont l’intéressée dénonce la « brutalité qui n’est pas exactement conforme à l’idée que chacun se fait d’un “management” de gauche », dans une lettre adressée au comité de pilotage – qui regroupe notamment Mme Chikirou et Gérard Miller, le psychanalyste et documentariste –, publiée par Electron Libre. « Une brutalité qui serait peut-être un sujet pour Le Média si elle était le fait d’un Bolloré… », ajoute-t-elle.

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« Assommée »
Aude Rossigneux, qui s’était lancée dans le projet en septembre 2017, présentait également, depuis le 15 janvier, le journal télévisé diffusé à 20 heures, tous les jours de la semaine. Dans sa missive, elle explique avoir été « assommée » par la décision.
Elle souligne s’être investie dans ce projet à « corps perdu » : « Pendant la période de pré-lancement, j’ai été envoyée au charbon chez les confrères plus ou moins bien disposés, pour présenter et défendre le projet. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis exposée. » « Tout ce travail, je l’ai fait bénévolement, sans recevoir un sou pendant plusieurs mois. Je ne le regrette pas, je demande seulement qu’on s’en souvienne », ajoute-t-elle.
Dans son texte, elle évoque des tensions et, surtout l’épuisement des équipes, « pas loin du “burn-out” comme le montrent plusieurs arrêts de travail ».

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                « Le Média » enrôle Noël Mamère



Jeudi, Mme Chikirou s’était adressée aux « socios », les abonnés, à l’occasion d’un point d’étape, sans mentionner le licenciement de Mme Rossigneux. Elle s’était félicitée de la fréquentation du site, jugeant que Le Média « jouait dans la cour des grands ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ La volonté des plates-formes de streaming de prendre, dans la vie quotidienne, la place qu’occupaient les chaînes de télévision, pourrait les inciter à refréner leur créativité, explique, dans sa chronique, Thomas Sotinel, journaliste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/02/2018
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La fin de l’éden des séries TV ?

La volonté des plates-formes de streaming de prendre, dans la vie quotidienne, la place qu’occupaient les chaînes de télévision, pourrait les inciter à refréner leur créativité, explique, dans sa chronique, Thomas Sotinel, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    23.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 09h09
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            
Chronique. Il y a plus de quarante ans, en 1976, Pique-nique à Hanging Rock, l’excellent long-métrage de l’Australien Peter Weir, peinait à se faire accepter dans les festivals européens (il finit par trouver une place à Taormine, en Sicile). En 2018, à Berlin, Pique-nique à Hanging Rock, la série inspirée du film, a été retenue dans la section Berlinale Series. La grande manifestation allemande du cinéma, dont la 68e édition se termine le 25 février, accueille désormais les fictions épisodiques et les professionnels qui les fabriquent et les diffusent. Cette admission des séries au sein des festivals de cinéma (au Canada, Toronto programme également des séries sur une base régulière, et si Cannes n’a pas institutionnalisé cette ouverture, le festival a néanmoins projeté, en 2017, Twin Peaks de David Lynch et Top of The Lake de Jane Campion) est la consécration officielle de l’âge d’or de ce format.
Un spectateur ordinaire vit cet âge d’or comme un enfant lâché avec des fonds illimités dans un magasin de jouets. Comparés au coût d’une place de cinéma (et a fortiori de théâtre ou de concert), les abonnements aux plates-formes de streaming sont d’un prix dérisoire et donnent accès à une offre qui semble inépuisable. Dans cette floraison d’une vigueur tropicale, on trouvera aussi bien des spectacles épiques jadis réservés au grand écran, des comédies audacieuses qui n’hésitent pas à renverser les points de vue établis, des thrillers d’une complexité exigeante : on peut alterner Game of Thrones et I Love Dick, The Crown et Le Bureau des légendes. Comparé à l’entrée des multiplexes, le portail d’une plate-forme semble irrigué par une inépuisable créativité.
Annulations en série
Rompant avec une tradition vieille comme l’installation d’une caisse (en anglais, box-office) à l’entrée des théâtres, les grandes plates-formes gardent secrètes les audiences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Rapport d’étonnement. En couverture du numéro de mars de la revue américaine, le patron de Facebook semble avoir été passé à tabac. Retour sur un exemple frappant de « fake » photographique.
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Comment « Wired » a tabassé Marc Zuckerberg

Rapport d’étonnement. En couverture du numéro de mars de la revue américaine, le patron de Facebook semble avoir été passé à tabac. Retour sur un exemple frappant de « fake » photographique.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 10h55
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Nous avions l’habitude de le voir avec une bobine d’éternel étudiant, souriant, rayonnant. Cette fois, on dirait que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a été surpris par un paparazzi après une bagarre. Il est contusionné, il a vieilli et semble se demander ce qu’il lui arrive. L’image paraît réelle et pourtant on s’interroge. Qu’elle soit détourée sur un fond coloré, très posée, parfaitement cadrée, laisse penser qu’il s’agit d’un montage photoshopé et qu’un photographe a pris un malin plaisir à casser le cliché de la star de 33 ans à qui tout réussit.
Le logo du magazine Wired, mensuel californien des hautes technologies, aide à mieux comprendre. Dans le numéro de mars du magazine, une longue enquête rappelle les déboires que connaissent, depuis deux ans, Facebook et son PDG. En juillet 2016, le magnat des médias Rupert Murdoch reproche à Zuckerberg de phagocyter le marché publicitaire numérique et menace de le dénoncer dans ses journaux.
Puis, en novembre 2016, après l’élection de Donald Trump, de nombreux journalistes, chercheurs et politiques attaquent Facebook pour avoir massivement relayé des « fake news » sur Hillary Clinton, la candidate démocrate à l’élection présidentielle. Quand Zuckerberg répond que c’est « une idée assez folle » de penser que le réseau social a pu influencer l’élection, un tombereau de critiques lui répond. A la mi-2017, les reproches redoublent quand on apprend que des agents russes ont utilisé le réseau social pour discréditer les démocrates. Le Congrès s’en mêle : il reproche à Zuckerberg d’avoir créé des « plates-formes publiques mal utilisées ».
Entre réalité et fiction
Fin 2017, c’est au tour d’anciens dirigeants de Facebook de prendre leurs distances : le 19 novembre, Sandy Parakilas, ancien responsable des questions de vie privée, appelle le gouvernement à réglementer Facebook comme un service public. Le 11 décembre, Chamath Palihapitiya, l’ex-vice-président de la croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Alors que le divorce semble acté entre Facebook et les éditeurs de presse, le géant américain a présenté à ces derniers un service censé les aider à recruter des abonnés.
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Abonnements, données : les promesses de Google aux médias

Alors que le divorce semble acté entre Facebook et les éditeurs de presse, le géant américain a présenté à ces derniers un service censé les aider à recruter des abonnés.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 19h21
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Dans leur quête d’abonnés, les éditeurs de presse pourraient compter sur un nouvel allié. Et non des moindres, puisqu’il s’agit de Google, accusé d’accaparer, avec Facebook, les revenus publicitaires sur le numérique. Mais le géant américain, qui souhaite redorer son blason, se présente désormais en partenaire. C’est ce qu’il a fait, le jeudi 15 février à Amsterdam, lors d’une rencontre organisée avec une centaine de médias dans le cadre de la Digital News Initiative (un partenariat avec la presse lancé par Google), en présentant Google Subscribe, un outil clé en main censé faciliter le recrutement et la fidélisation d’abonnés.
Avec des recettes publicitaires en baisse, les revenus tirés des abonnements et les données relatives aux clients représentent un enjeu majeur pour les éditeurs. Le nouveau dispositif de Google prévoit donc un partage mutuel de ces dernières. Sur les abonnements, Google propose de prélever une commission comprise entre 5 % et 10 % du prix de la souscription. Bien loin des 30 % pratiqués par Apple News. « Grâce à ses puissants outils technologiques, Google est déterminé à agir en faveur des éditeurs, avec des résultats concrets », se réjouit Francis Morel, PDG du Groupe Les Echos-Le Parisien.

Alors que les relations entre Facebook et les éditeurs sont tendues depuis les modifications unilatérales apportées par le réseau social à son algorithme, Google, devenu la première source de trafic pour les médias, selon une étude de la société d’analyse Parse.ly publiée par le site d’information spécialisé Recode, semble plus à l’écoute. « Quand nous demandons à Facebook de nous aider à générer des abonnements, ils nous proposent de passer par Instant Articles, un outil que nous n’utilisons pas et que bon nombre de médias ont abandonné. Google est beaucoup plus ouvert », explique Bertrand Gié, directeur des nouveaux médias du groupe Figaro. Aux Etats-Unis, le New York...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’INA.
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Radio France : Mathieu Gallet renonce à une procédure d’urgence contre sa révocation par le CSA

La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’INA.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 10h58
   





                        



   


Révoqué par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de la présidence de Radio France à la fin de janvier, Mathieu Gallet a annoncé, jeudi 22 février, sur France Inter qu’il avait renoncé à contester cette décision par la procédure d’urgence d’un référé suspension auprès du Conseil d’Etat. Procédure qui aurait pu lui permettre de se maintenir à son poste le temps que le juge administratif se prononce.

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La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Départ fixé au 1er mars
Le Conseil avait justifié sa décision en expliquant qu’il n’était plus en capacité de continuer à diriger la radio publique. Mais pour l’ancien patron de Radio France, la décision du CSA est « contestable juridiquement », mais « pas en référé suspension ». Cependant, « j’ai encore quelques semaines pour pouvoir regarder [la possibilité d’un recours] au fond, non pas pour m’accrocher à cette maison, à ce poste, mais pour que le droit et tout le droit soit dit », a déclaré Mathieu Gallet.

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Interrogé ensuite sur ses projets, alors que son départ de Radio France a été fixé au 1er mars, et qu’il s’apprête à y passer ses dernières heures, Mathieu Gallet a répondu : « Je vais partir quelques jours en vacances et, après, je vais chercher du boulot, comme beaucoup de Français. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ L’opérateur a gagné en trois ans 1,7 million de clients mobiles, et un million de clients fixes.
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Bouygues Telecom relève la tête, rejette toute velléité de reprise de SFR

L’opérateur a gagné en trois ans 1,7 million de clients mobiles, et un million de clients fixes.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 08h40
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 15h43
    |

            Sandrine Cassini








                        


Fragile il y a encore trois ans, Bouygues Telecom achève une belle remontée, profitant à la fois d’une politique commerciale efficace et des déboires de SFR. Entre fin 2014 et fin 2017, l’opérateur, qui a publié ses résultats annuels jeudi 22 février, a gagné 1,7 million de clients mobiles. Il comptait, en décembre 2017, 14,4 millions de clients, dont 7,9 millions dans la 4G.
Dans le fixe, où l’opérateur s’est montré très agressif en terme de prix dans l’accès ADSL, il a conquis sur la même période un million de clients supplémentaire à 3,4 millions d’abonnés. « On s’était retrouvé dans une situation épouvantable. On s’en est sorti. Et personne n’y croyait », a commenté Martin Bouygues.
Bouygues Telecom ne s’en tient pas qu’à l’accès ADSL et souhaite faire part de ses progrès dans la fibre, même s’il reste un acteur modeste par rapport à Orange.
Croissance notable
Fin 2017, il comptait 265 000 clients dans le très haut débit, doublant en un an, mais loin des 2 millions de clients de l’opérateur historique, qui a publié ses résultats annuels le 21 février. Bouygues Telecom a également accéléré le déploiement de son réseau de fibre. En décembre 2017, il était en mesure de commercialiser 4 millions de prises, soit 2 millions de plus qu’en 2016. Il en vise 12 millions fin 2019 et 20 millions en 2022. L’opérateur souhaite donc faire passer le message qu’il investit dans la fibre, même s’il dispose de moyens plus limités qu’Orange ou SFR.
Ces performances se traduisent dans les résultats. Le chiffre d’affaires 2017 de Bouygues Telecom a fait un bond de 7 % à 5,1 milliards d’euros. Une croissance notable dans une industrie qui souffre toujours. Ainsi, Orange qui se targue d’avoir remonté la pente n’a enregistré qu’un frémissement de son chiffre d’affaires France l’an passé, à 0,6 %. L’Ebidta, l’équivalent du résultat brut d’exploitation, a progressé de 27 % à 1,2 milliard d’euros.
Alors qu’il se murmure à Paris qu’il rêve de mettre un jour la main sur SFR, Martin Bouygues a tenu à démentir tout projet dans ce sens. « Nous ne mènerons en aucun cas un projet de cette nature. Je me vois mal aller dire aux collaborateurs, alors que nous sortons d’une période difficile, que nous allons nous lancer dans un mouvement de concentration. Tout le monde a voulu que nous soyons 4, c’est comme ça », a lancé le président du groupe éponyme.
En attendant, Martin Bouygues doit encore régler le conflit entre Orange et une autre de ses filiales, TF1. La Une réclame à l’opérateur une hausse substantielle du contrat de distribution. « La relation avance bien. Je ne suis pas inquiet. Mais si vous voulez acheter une voiture de luxe au prix d’une Lada, c’est normal d’avoir une discussion avec le vendeur, a dit l’entrepreneur, suggérant ainsi qu’Orange ne se montrait pas généreux. Mais j’ai bon espoir de voir les choses s’arranger ». Même si TF1 a assigné Orange en justice lui intimant de cesser la distribution de ses chaînes à travers les box, Martin Bouygues ne semble pas souhaiter que l’opérateur historique coupe réellement la Une, alors que les « discussions continuent ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25 % prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.
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Les journaux devront apporter une contribution financière pour sauver Presstalis

Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25 % prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 18h13
   





                        



   


Lors d’une réunion mardi 20 février, l’assemblée du Conseil supérieur des messageries de presse (CSMP), qui réunit des représentants des éditeurs et des acteurs de la distribution, ont accepté une série de mesures exceptionnelles pour contribuer au sauvetage de Presstalis. Méconnu du grand public, ce groupe est le premier distributeur de la presse au numéro en France, et achemine 4 000 titres jusqu’à 25 000 points de vente.
« Compte tenu du poids de cette messagerie dans le système collectif de distribution de la presse, de l’interdépendance des acteurs et de la fragilité de la plupart d’entre eux, sa disparition pourrait avoir des conséquences incalculables », a estimé le CSMP dans un communiqué mercredi 21 février.
Augmentation du prélèvement, des préavis de départ et des délais de paiement…
Les journaux se sont engagés à :
verser un prélèvement supplémentaire de 2,25 % sur leurs ventes, qui « s’appliquera du début de l’exercice 2018 jusqu’au 30 juin 2022 » ;patienter six mois de plus que le préavis initialement prévu s’ils souhaitent quitter Presstalis pour rejoindre son concurrent, les Messageries lyonnaises de presse (MLP). Ce moratoire vise à éviter des départs en série qui risqueraient d’entraver le redressement de Presstalis ;accepter d’allonger de deux semaines le délai de règlement des sommes dues par les messageries aux éditeurs de presse, sauf pour ceux de « taille modeste », déjà économiquement fragiles.
Comme le souligne la Correspondance de la presse, ces mesures doivent encore être validées par l’Autorité de régulation de la distribution de la presse (ARDP), qui devrait se prononcer avant une audience au tribunal de commerce de Paris le 5 mars.
Presstalis sauvé de la faillite en 2012
Sauvé in extremis de la faillite à la fin de 2012 par ses actionnaires (les éditeurs de presse) et l’Etat, et malgré une énième restructuration lancée en 2013, le groupe est de nouveau au bord du gouffre sur fond de baisse des ventes en kiosque.
Un plan de redressement, qui pourrait inclure la suppression du quart des effectifs du groupe, est en discussion depuis plusieurs mois entre Presstalis, les éditeurs et l’Etat, et a été chiffré à 190 millions d’euros par la PDG du distributeur, Michèle Benbunan.
Françoise Nyssen, la ministre de la culture, a par ailleurs choisi de recevoir les éditeurs de presse le 13 février afin d’évoquer son intention de lancer très prochainement une réforme « très profonde » des règles du jeu de la distribution de la presse en France. Le sujet est sensible, car il s’agit de toucher à la loi Bichet, qui, depuis la Libération, garantit le pluralisme en permettant la diffusion, par les kiosques ou autres marchands de presse, de tous les journaux sur le territoire.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Depuis le 13 février le groupe n’a plus personne à sa tête. Sa patronne, Marie-Christine Saragosse, avait vu son mandat annulé pour ne pas avoir déclaré à temps son patrimoine.
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Le CSA nommera d’ici au 21 avril un nouveau PDG à la tête de France Médias Monde

Depuis le 13 février le groupe n’a plus personne à sa tête. Sa patronne, Marie-Christine Saragosse, avait vu son mandat annulé pour ne pas avoir déclaré à temps son patrimoine.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 17h02
   





                        



   


Le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devrait nommer d’ici au 21 avril un nouveau président-directeur général pour le groupe France Médias Monde, qui regroupe France 24 et Radio France international. Le groupe de média n’a, depuis quelque semaines, plus de PDG.
La patronne du groupe, Marie-Christine Saragosse, avait annoncé le 13 février que son mandat avait été annulé parce qu’elle n’avait pas déclaré à temps son patrimoine, comme le demandait la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle expliquait ainsi au Monde :

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                France Médias Monde : Saragosse n’est plus présidente à cause d’un oubli administratif



« C’est difficile à croire mais je ne suis plus présidente de France Médias Monde : mon mandat a été annulé parce que je n’ai pas fait ma déclaration de patrimoine et d’intérêt dans les délais, auprès de la Haute Autorité [pour la transparence] de la vie publique [HATVP]. Mais on ne me l’a pas demandée comme lors de mes mandats précédents. Les dispositions ont changé et je ne le savais pas… On ne m’a jamais contactée. »
Déclaration « considérée comme nulle »
Concrètement, les dirigeants d’entreprises publiques, comme le groupe France Médias Monde, sont soumis à la loi du 11 octobre 2013 sur la transparence de la vie publique. Elle exige une déclaration de leurs biens et intérêts, à remplir en ligne dans les deux mois suivant leur entrée en fonction. Mme Saragosse avait été reconduite par le Conseil supérieur de l’audiovisuel le 5 octobre 2017. Le délai courait donc jusqu’au 5 décembre. Or, selon la loi de 2013, si la déclaration est hors délai, la nomination « est considérée comme nulle ». C’est ce qui était arrivé à Mme Saragosse.
Les candidatures, pour le poste de direction, seront reçues au siège du Conseil jusqu’au 23 mars, et les auditions auront lieu au cours de la semaine du 16 au 20 avril, précise le CSA dans un communiqué. La liste des candidats et leurs projets pour le groupe public seront rendus publics, a ajouté le régulateur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Parallèlement aux partenariats noués entre start-up et grands groupes, de plus en plus d’incubateurs accompagnent les médias émergents.
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Les médias émergents rejoignent le train de l’incubation

Parallèlement aux partenariats noués entre start-up et grands groupes, de plus en plus d’incubateurs accompagnent les médias émergents.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 14h41
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Mettre en place un modèle économique et définir une ligne éditoriale pour créer un nouveau média est un casse-tête. Notamment pour des projets de niche, qui reposent sur des thématiques affinitaires. Pour soutenir leur lancement, de plus en plus d’incubateurs se spécialisent dans l’accompagnement de ces médias émergents.
Difficiles à rentabiliser, souvent gratuites, ces pépinières à start-up médiatiques bénéficient du Fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse, mis en place par le ministère de la culture en août 2016. Si la Rue de Valois ne communique aucun chiffre, une demi-douzaine d’incubateurs ont déjà vu le jour.
Leur principale caractéristique : organiser des rencontres entre acteurs venus d’horizons divers. « Pour qu’une rédaction puisse fonctionner, elle a besoin de graphistes, de développeurs, de communicants et d’analystes de données », explique Eric Scherer, directeur de l’innovation et de la prospective chez France Télévisions. Il a notamment participé à une journée de formation pour des porteurs de projets dans le cadre du programme NMcube.
Basé à Nantes, l’incubateur est le fruit d’une collaboration entre les collectivités locales, deux réseaux d’entreprises des Pays de la Loire et de Bretagne, Ouest Médialab et Creative Factory, et deux établissements d’enseignement supérieur nantais, Audencia SciencesCom et Polytech-université de Nantes.
Parmi les sept médias retenus lors de la sélection des projets pour NMcube, le webmagazine Weelz ! se cantonne à l’actualité du vélo urbain et Foot Amateur choisit, comme son nom l’indique, de traiter les ligues de football amateur. « Alors que Facebook compose son propre média pour chaque utilisateur, il reste des communautés qui n’ont pas de média qui les représente », explique Cécilia Gabizon, ex-rédactrice en chef de Madame Figaro.fr et cofondatrice de Media Maker, un incubateur dont la chaire Média de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Le premier groupe de télévision payante français mise sur la croissance du continent africain pour y renforcer ses activités. Il s’est également lancé en Birmanie début février avec un partenaire local.
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Canal+ cherche son salut à l’international et mise sur l’Afrique francophone

Le premier groupe de télévision payante français mise sur la croissance du continent africain pour y renforcer ses activités. Il s’est également lancé en Birmanie début février avec un partenaire local.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 17h49
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Pour Canal+, qui souffre et continue de perdre des abonnés en France (près de 800 000 en 2016-2017, malgré une refonte de son offre), le salut émanera peut-être de l’étranger. C’est de là, en tout cas, qu’arrive la concurrence : en quelques années, des géants se sont constitués, à l’image de l’américain ­Netflix, qui affiche 110 millions d’abonnés payants dans le monde et vient d’accueillir au sein de son conseil d’administration l’ancien numéro deux de Canal+, Rodolphe Belmer, débarqué en 2015 par Vincent Bolloré, actionnaire principal de la maison mère Vivendi…

Certes, a expliqué lundi 19 février, lors d’un point presse, son remplaçant, le directeur général Maxime Saada, « on a mené des initiatives en France pour développer notre parc d’abonnés, mais le gros de la croissance vient des activités à l’international, qui jouent un rôle absolument critique pour le groupe ». Il s’agit d’une « compétition mondiale », a-t-il poursuivi, et la clef se trouve dans « la masse critique d’abonnés pour pouvoir investir dans les contenus et les amortir. Face à des acteurs comme Netflix, il est important pour nous d’accélérer ».
Pour faire face à ces menaces, le premier groupe audiovisuel français cherche donc à renforcer ses positions hors des frontières nationales, en particulier en Afrique francophone, où le groupe Bolloré, avec ses 28 000 employés, est présent dans 46 pays du continent. « La croissance internationale est devenue un objectif stra­tégique pour notre groupe », a déclaré Jacques du Puy, président de Canal+ International.
Présent en Afrique depuis 1991, Canal+ a commencé seulement en 2011 à ne plus considérer ce continent comme un marché d’exportation où l’on écoulait tranquillement les productions françaises, a rappelé David Mignot, directeur général Afrique de Canal+ International.
Le modèle « Nollywood »
Le groupe s’est adapté sur le principe « KISS » (Keep it simple and smart,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna, qui préconise notamment une extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques.
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Culture : vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna, qui préconise notamment une extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h04
    |

            Sandrine Blanchard








                        


Emmanuel Macron ne quitte plus Françoise Nyssen. Surtout lorsqu’une personnalité connue de la société civile est associée à l’une de ses promesses culturelles de campagne. Mardi 13 février, le président de la République organisait, à l’Elysée, la signature de la convention sur le futur « loto du patrimoine » en présence de sa ministre de la culture et de l’animateur Stéphane Bern.
Mardi 20 février, à la médiathèque des Mureaux (Yvelines), le chef de l’Etat a accompagné la locataire de la rue de Valois pour la remise officielle du rapport sur les bibliothèques, rédigé par leur ami commun, l’académicien Erik Orsenna, avec le concours de Noël Corbin, inspecteur général des affaires culturelles. L’occasion de présenter les premières mesures en faveur d’un « plan bibliothèques ».
Désigné par Françoise Nyssen « ambassadeur de la lecture » en juin 2017, l’écrivain a mené pendant trois mois un « tour de France » des lieux de lecture publique. Cette mission bénévole se voulait un préalable à la mise en œuvre de l’engagement présidentiel d’étendre les horaires des bibliothèques en soirée et le week-end afin de renforcer « la culture de proximité » et de lutter contre « la ségrégation culturelle », thème cher à la ministre de la culture.
« Maison de service public culturel »
La lecture publique, c’est d’abord des chiffres impressionnants : 16 500 lieux (7 700 bibliothèques, 8 800 points d’accès aux livres), 38 000 agents et 82 000 bénévoles, 1,7 milliard de dépenses pour les collectivités territoriales, 6,5 millions de mètres carrés soit « l’équivalent de cent musées du Louvre ». 
En 2016, 40 % des Français de 15 ans et plus se sont rendus dans une bibliothèque et seuls 12 % y empruntent des livres. Si le rapport prône une ouverture plus large, en adéquation avec les rythmes de vie, il formule aussi une série de propositions pour les transformer en véritable « maison de service public culturel ». Car de leur « voyage au cœur de la France des bibliothèques », Erik Orsenna et Noël Corbin ont acquis une conviction : « Les bibliothèques d’aujourd’hui ne sont plus celles que vous croyez ! » 
Extension des horaires d’ouverture 
« Il faut changer de rythme et d’échelle, ouvrir mieux et plus », recommande le rapport. Actuellement, en semaine, l’immense majorité des bibliothèques ferment entre 12 et 14 heures et tôt le soir ce qui pénalise les actifs, les scolaires et les étudiants. Et seules 130 établissements sont ouverts régulièrement le dimanche. Pour rattraper le retard, il est proposé qu’« un objectif ambitieux soit fixé ». S’appuyant sur les comparaisons internationales, le document retient comme « référentiel » une ouverture moyenne de 45 heures hebdomadaires pour les villes de plus de 20 000 habitants et de 50 heures pour celles de plus de 100 000 habitants. « A tout le moins, au moins une bibliothèque devrait être ouverte le dimanche dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants. » 

   


Si le « tour de France » d’Erik Orsenna a concerné les bibliothèques municipales, le rôle des bibliothèques universitaires (BU) n’est pas oublié : « L’Etat ne peut pas demander aux collectivités locales de faire un effort sans être irréprochable pour ce qui relève de sa responsabilité. » Or, « moins de quinze BU sont ouvertes le dimanche pour 2,5 millions d’étudiants », indique le rapport. Et la situation est particulièrement « critique » à Paris. Il est donc proposé d’ouvrir deux BU le dimanche dans la capitale dès 2018 et d’envisager « des espaces de coworking dans des locaux publics habituellement fermés le dimanche ».
Aide financière aux collectivités
« Pour faire plus, les élus locaux ont besoin de l’aide de l’Etat », insiste le document. L’augmentation de 8 millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques – votée dans la loi de finances 2018 – pour les cinq années à venir, devrait permettre de soutenir « 200 projets d’extension d’horaires », calcule le rapport. Si l’impulsion est réelle, elle est loin d’être suffisante pour financer l’ensemble des coûts (salaires et fonctionnement) induits par une plus large amplitude horaire. Soulignant que les contrats aidés sont « un chaînon indispensable entre les professionnels et les bénévoles », les auteurs du document plaident pour que ces emplois soient maintenus au sein des bibliothèques et suggèrent aussi de faire davantage appel à des étudiants. En outre, ils proposent d’encourager, dans les petites villes, « la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil » entre les bibliothèques et les agences postales.
Des missions élargies 
De plus en plus de bibliothèques ne sont plus seulement des lieux où l’on emprunte des livres mais des lieux de vie et d’échanges. Considérant qu’elles sont « des outils inestimables pour lutter contre les fractures de notre société », le rapport préconise de renforcer leur rôle dans l’accès aux pratiques culturelles, la lutte contre l’exclusion numérique, l’aide à l’insertion (en y développant des permanences de Pôle emploi), l’éducation à la lecture (en multipliant les partenariats avec les collèges et lycées). Le ministère de la culture souhaite aussi qu’au moins une bibliothèque par département soit référente pour l’apprentissage du français, notamment à destination des migrants, et qu’au moins trois bibliothèques par département proposent un module de sensibilisation aux « fake news ».



                            


                        

                        

