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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le ministre du budget a affirmé, mardi, que chaque Français payait en moyenne « 340 euros » par an pour la SNCF. Un chiffre bien supérieur à la réalité.
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Gérald Darmanin exagère le « coût » de la SNCF

Le ministre du budget a affirmé, mardi, que chaque Français payait en moyenne « 340 euros » par an pour la SNCF. Un chiffre bien supérieur à la réalité.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h30
    |

            Adrien Sénécat








                        


Engagé dans une réforme sensible de la SNCF, le gouvernement s’est trouvé un argument massue : les transports ferroviaires français coûteraient trop cher aux finances publiques. Ils représenteraient « 340 euros » par Français et par an, a déclaré le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, sur RTL, mardi 27 février. Mais ce chiffre est supérieur à la réalité. Explications.
CE QU’IL A DIT
Interrogé sur RTL, le ministre a estimé que la SNCF pesait trop fortement sur les finances publiques, chiffres à l’appui :
« Vous savez combien les Français […] paient pour la SNCF, qu’ils prennent ou qu’ils ne prennent pas le train ? 340 euros. Chaque année nous payons 340 euros parce qu’il faut faire fonctionner une société qui ne s’est pas améliorée. »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
1. Plutôt 200 euros par Français et par an, selon le rapport Spinetta
En 2016, le système ferroviaire français a reçu environ 10,5 milliards d’euros de contributions publiques. A ce chiffre s’ajoutent les 3,2 milliards d’euros de subvention d’équilibre au régime de retraite SNCF. Soit, au total, environ « 14 milliards d’euros de soutien public par an pour la SNCF », comme l’affirmait le premier ministre, lundi, dans son discours sur la réforme du système ferroviaire.
Rapporté à la population française (environ 67,2 millions d’habitants début 2018, selon l’Insee), cela représente un ordre de grandeur d’environ 200 euros par ans et par habitant. C’est d’ailleurs ce chiffre qui est cité dans le rapport Spinetta sur l’avenir du transport ferroviaire, qui a été remis, mi-février, au gouvernement.

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          neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



Contacté par Le Monde, le cabinet de Gérald Darmanin explique que le ministre arrive à un chiffre nettement supérieur pour deux raisons. D’abord, il ajoute au « coût » de la SNCF les 3 milliards d’euros de déficit annuel de son régime des retraites. Un chiffre qui doit être considéré « comme des concours publics implicites », pointait le rapport Spinetta.
Par ailleurs, le ministre à choisi de ne pas compter la population totale du pays, mais simplement 50 millions de Français « en âge de payer des impôts ». Ce second choix fait mécaniquement grimper l’estimation.
2. Un calcul forcément réducteur
Les calculs de ce type ne donnent qu’une vue assez grossière de la situation. Ainsi, le chiffre de « 14 milliards » d’euros de subventions publiques annuelles mélange des choses différentes :
5,5 milliards d’euros correspondent aux compensations versées par les autorités organisatrices des transports (TER, TET, Transilien…). Ce chiffre inclut notamment les tarifs sociaux accordés sous conditions ;3 milliards d’euros pour les subventions d’investissements d’infrastructure (1,7 milliard) et de matériel roulant (1,3 milliard) ;2 milliards d’euros pour les redevances d’accès au réseau ;3,2 milliards d’euros pour l’équilibre du régime de retraite SNCF. Un déficit qui s’explique en partie par un ratio démographique très déséquilibré. En 2016, on comptait un peu moins de 6 personnes cotisant à ce régime pour financer les retraites de 10 bénéficiaires, selon les chiffres de la commission des finances du Sénat.
Insister uniquement sur les dépenses de la SNCF en les rapportant à la population française a, en tout cas, un aspect réducteur. Ce raisonnement occulte par exemple les bénéfices économiques et sociétaux que peut représenter le rail par ailleurs.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ A partir du 1er mars, la marque PriceMinister, créée en 2000 par Pierre Kosciusko-Morizet, et rachetée en 2011 par Rakuten, le géant japonais de l’e-commerce, va progressivement disparaître.
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Rakuten abandonne la marque PriceMinister

A partir du 1er mars, la marque PriceMinister, créée en 2000 par Pierre Kosciusko-Morizet, et rachetée en 2011 par Rakuten, le géant japonais de l’e-commerce, va progressivement disparaître.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h03
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


C’est un symbole du numérique français qui va disparaître. A partir du 1er mars, la marque PriceMinister va laisser la place à Rakuten. Le groupe japonais avait, en 2011, racheté pour 200 millions d’euros la plate-forme d’e-commerce créée par Pierre Kosciusko-Morizet en 2000. « C’est un énorme défi pour nous. Mais nous voulons créer un écosystème autour de Rakuten. Nous avons déjà les liseuses Rakuten Kobo, notre service de vidéo Rakuten TV et la messagerie Rakuten Viber. Nos 20 millions de membres PriceMinister pourront accéder à l’ensemble de nos services, qui seront intégrés », explique au Monde Hiroshi Mikitani, le fondateur du géant nippon de l’e-commerce. Pour mémoire, Rakuten avait racheté les liseuses canadiennes Kobo en 2012 pour 315 millions de dollars (257 millions d’euros), et la messagerie instantanée Viber pour 900 millions de dollars, en 2014.
Une grande campagne de communication accompagnera le passage de témoin entre PriceMinister et Rakuten. Il sera progressif, compte tenu de la notoriété de PriceMinister. Dans un premier temps, l’ancien nom de l’entreprise continuera à être présent en petit format au côté de Rakuten. Afin de ne pas perdre l’internaute, le nom de domaine sera conservé.
Dans le passé, Rakuten avait déjà songé à abandonner la marque française, mais n’avait pas osé franchir le pas. « J’avais peur, à l’époque. Cela nous a pris du temps de tout intégrer. Mais, cette fois, nous sommes prêts à y aller », justifie le patron.

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                PriceMinister : la greffe japonaise n’a pas pris



Concurrencé par Amazon et Leboncoin
En sept ans, PriceMinister, plate-forme intermédiaire entre les commerçants et les particuliers, affirme avoir multiplié par cinq le volume de transactions en France. Le site ne dévoile toutefois pas son chiffre d’affaires dans l’Hexagone. Tout juste sait-on qu’en 2009, la jeune pousse avait réalisé 40 millions de revenus et n’était pas rentable.
Pour l’avenir, Rakuten a encore du pain sur la planche face à Amazon ou au site Leboncoin, qui raflent une grosse part de l’e-commerce en France. « Ce que nous apportons, c’est le lien entre le vendeur et le consommateur. Sur Amazon Seller [le service d’Amazon destiné aux vendeurs], vous n’avez aucun contact, même pas un courriel. Là, nous créons ce lien, c’est ce qui nous permet d’avoir une grosse communauté de vendeurs », affirme Hiroshi Mikitani.
Du côté du consommateur, PriceMinister, également concurrencé par les grands noms de la distribution, comme Fnac-Darty, a lancé, en 2016, un programme de fidélité pour ses utilisateurs, qui compte 1 million de membres. En un an et demi, le site leur a reversé l’équivalent de 10 millions d’euros. « C’est cher, mais c’est un programme unique, qui n’existe pas sur Leboncoin ou sur Amazon », poursuit M. Mikitani, qui précise qu’un système de fidélisation équivalent, de grande ampleur, existe déjà au Japon.
L’Europe reste un territoire modeste
Pour l’avenir, Rakuten réfléchit aussi à ouvrir en France des entrepôts à destination de ses vendeurs. Il en possède déjà trois au Japon et prévoit de se doter de sept espaces de stockage supplémentaires. Rakuten se met ainsi dans les pas d’Amazon, qui met, depuis des années, sa logistique à la disposition des commerçants qui le souhaitent. En parallèle, le japonais songe aussi à décliner dans l’Hexagone ses services de paiements, très développés sur son marché domestique. « Nous avons une licence bancaire au Luxembourg. La prochaine étape est de proposer des services de paiement et de crédit », précise de son côté Olivier Mathiot, le PDG français de la filiale.
Reste que l’Europe reste un territoire modeste pour Rakuten, toujours très puissant au Japon. A son arrivée, Hiroshi Mikitani se montrait ambitieux et souhaitait se développer tous azimuts. Finalement, dans le commerce en ligne, il n’est présent qu’en France et en Allemagne. « Nous songeons à nous lancer en Espagne », assure le dirigeant. Rakuten sponsorise déjà le FC Barcelone, le club de foot de la ville, dont Hiroshi Mikitani affirme partager « la philosophie ».
En Europe, le patron du groupe japonais préfère mettre en avant la place de Rakuten TV « disponible dans douze pays », et de sa messagerie Viber, dont il affirme qu’elle connaît un beau succès en Europe de l’Est. Il souligne également les performances de ses liseuses. « Les Rakuten Kobo se vendent très bien en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne », dit-il. Encore peu connu, Rakuten est un groupe puissant du numérique. En 2017, il a généré un chiffre d’affaires de 944 milliards de yens (7,1 milliards d’euros), en hausse de 20,8 % sur un an, pour un bénéfice net de 830 millions d’euros. Malgré la concurrence d’Amazon, la société, qui a également investi dans Lyft, le concurrent d’Uber, prévoit encore une croissance à deux chiffres cette année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Acquis historique pour les uns, privilège pour les autres, qu’est-ce que ce statut auquel le gouvernement veut mettre fin ?
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Statut de cheminot, de quoi parle-t-on exactement ?

Acquis historique pour les uns, privilège pour les autres, qu’est-ce que ce statut auquel le gouvernement veut mettre fin ?



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h13
   





                        



   


Présentant la future réforme de la SNCF que le gouvernement veut faire adopter « avant l’été », le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé lundi 26 février la fin du statut de cheminot pour les futures recrues de l’entreprise ferroviaire publique. Les cheminots actuels garderaient toutefois leur statut.
Dénonçant un « passage en force », les syndicats se sont dits prêts à la grève. La CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, envisage notamment « un mois de grève » pour « faire plier le gouvernement ».

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          SNCF : Le gouvernement aura recours aux ordonnances pour « faire voter les principes-clés avant l’été »



Acquis historique pour les uns, privilège pour les autres, qu’est-ce que ce statut de cheminot ?
D’où vient ce statut ?
Le tout premier statut de cheminot date de 1920, mais il a été modifié à plusieurs reprises. C’est un ensemble de droits, ­garanties et avantages obtenus au fil des ans en contrepartie d’un travail ­pénible : faire rouler ou entretenir des infrastructures ferroviaires vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept.
Quels métiers sont concernés ?
Ce statut ne concerne pas seulement les conducteurs de train mais aussi les contrôleurs, les cadres, les agents de maîtrise, et les agents de bureau.
Quels sont les avantages de ce statut ? 
« Emploi à vie » :
Le statut de cheminot met les agents SNCF à l’abri d’un licenciement économique puisqu’il prévoit seulement trois cas de départ : démission, retraite ou radiation. Comme pour les fonctionnaires, on parle ainsi d’emploi à vie.
Congés payés :
Les agents de la SNCF ont vingt-huit jours de congés payés par an, soit un jour de plus que prévu par le code du travail.
Ils bénéficient également de jours de RTT (réduction du temps de travail) lorsqu’ils dépassent sept heures de travail par jour — soit trente-cinq heures par semaine, le temps de travail légal en France. « Les conducteurs et contrôleurs travaillent sept heures quarante-huit minutes par jour, donc ont vingt-deux RTT », cite la SNCF, à titre d’exemple.
Salaire :
Selon la SNCF, le salaire brut mensuel moyen (avant impôt) des cheminots est de 3 090 euros en 2014 pour un temps complet. C’est un peu plus que le salaire mensuel moyen en France : 2 912 euros brut en 2013.
Plus de six cheminots sur dix touchent moins de 3 000 euros brut par mois, précise cependant le groupe ferroviaire.
Retraite :
Les cheminots peuvent partir à la retraite plus tôt que la majorité des employés français. Jusqu’en 2016, les cheminots pouvaient partir à la retraite à partir de 55 ans pour les sédentaires (c’est-à-dire les employés qui ne voyagent pas, comme les agents de bureau) et 50 ans pour les conducteurs.
Mais plusieurs réformes ont repoussé l’âge des départs, et d’ici à 2024, celui-ci sera de 57 ans pour les sédentaires et de 52 ans pour les conducteurs. A titre de comparaison, l’âge légal de départ à la retraite des salariés du secteur privé est actuellement de 62 ans (pour les personnes nées après 1955).
La durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein ayant été progressivement relevée pour être alignée sur celle du régime général, de plus en plus de cheminots retardent leur départ ou subissent ce qu’on appelle une décote (une pension de retraite moins élevée).
Billets de train gratuits :
Tous les agents de la SNCF, statut de cheminot ou de contractuel, ainsi que les retraités, ont droit à des « facilités de circulation », c’est-à-dire des billets gratuits ou à prix très réduits. Leur famille est également concernée par ces avantages : leurs conjoint ou enfants peuvent circuler pour 10 % du prix du billet. Leurs parents et beaux-parents bénéficient de quatre billets gratuits par an.
Autre avantage : plusieurs dizaines de milliers de logements de la SNCF sont disponibles à la location pour les cheminots, dont une partie à loyer social.
Pour les syndicats, ces acquis sociaux historiques sont un moyen de compenser des conditions de travail particulières (horaires décalés, jours fériés et week-end travaillés).
Qui peut devenir cheminot ?
Pour être embauché au statut de cheminot et bénéficier de ces avantages, il faut cependant répondre à plusieurs critères :
il faut être français ou ressortissant européen ;avoir moins de 30 ans ;avoir un casier judiciaire vierge ;réussir une longue période d’essai (jusqu’à deux ans et demi pour les cadres).
Passé 30 ans, la SNCF recrute en contrat de droit privé (CDI).
Selon un rapport rédigé à la mi-février par l’ancien haut fonctionnaire Jean-Cyril Spinetta, la SNCF compte près de 145 000 salariés en France, dont 130 000 ont le statut de cheminot (soit près de 90 % des effectifs du groupe public).
Parmi les nouveaux recrutés, 75 % le sont sous ce statut, et 25 % en CDI. L’objectif du gouvernement est qu’il n’y ait plus « à l’avenir » de recrutement au statut.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Sérieusement bousculés sur le marché publicitaire, les médias américains maintiennent la pression sur Google et Facebook, et appellent les annonceurs à collaborer.
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Les médias américains souhaitent plus de régulation face à Google et Facebook

Sérieusement bousculés sur le marché publicitaire, les médias américains maintiennent la pression sur Google et Facebook, et appellent les annonceurs à collaborer.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h17
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Leurs audiences ne cessent de croître et leurs revenus stagnent. Exaspérés par le duopole de Google et Facebook sur les recettes publicitaires, les médias américains en appellent à l’Etat. Dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, le 25 février, David Chavern, président de la News Media Alliance (NMA), un syndicat d’éditeurs qui regroupe près de 2 000 journaux aux Etats-Unis et au Canada, souhaite une dérogation relative aux lois antitrust pour les médias américains.
Dans le cadre actuel, au nom de cette législation, les éditeurs de presse n’ont pas le droit de négocier collectivement face à Google et Facebook. Après avoir publié une première lettre ouverte en juillet 2017, les membres de la NMA ont décidé de mettre en place le premier comité d’action politique afin d’intensifier leurs efforts de lobbying au Congrès.
« Les lois antitrust américaines ont été conçues pour promouvoir une concurrence loyale et empêcher la mise en place de monopoles. Aujourd’hui, elles faussent la concurrence loyale entre les médias traditionnels et les géants de la Silicon Valley », a affirmé M. Chavern.

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                Abonnements, données : les promesses de Google aux médias



Selon la chaîne de télévision américaine CNBC, Google et Facebook captent désormais 83 % de la croissance des revenus publicitaires numériques et 73 % de la publicité numérique globale aux Etats-Unis. Alors que l’audience des éditeurs a grimpé de 42 % entre 2014 et 2016, leurs revenus publicitaires ont baissé de plus de 3 milliards d’euros. « Si les autorités ne peuvent pas protéger la société de l’influence des trusts modernes, le gouvernement devrait au moins se retirer et laisser les éditeurs se protéger eux-mêmes », ajoute M. Chavern.
« Reconnaître la valeur sociale du journalisme »
Facebook et Google ont présenté quelques solutions, notamment pour faciliter le recrutement et la fidélisation des abonnés. Ces annonces n’ont toutefois pas convaincu Rupert Murdoch, propriétaire du Wall Street Journal et président exécutif du groupe de presse News Corp.
Pour lui, « reconnaître la valeur sociale du journalisme professionnel » passe d’abord par « une indemnité d’utilisation, similaire au modèle adopté par les câblo-opérateurs », a-t-il déclaré, dans une lettre ouverte publiée, en janvier, après les annonces faites par les deux géants du numérique.
La presse n’est cependant pas la seule à exiger un changement de la législation pour faire face à la mainmise du duopole sur les recettes publicitaires. Jeff Zucker, président de CNN, a également orienté ses critiques vers les firmes de la Silicon Valley et souhaité une meilleure coopération des annonceurs. « Je pense que nous avons besoin de l’aide du monde de la publicité et du monde de la technologie pour trouver de nouvelles façons de monétiser le contenu numérique, sinon le bon journalisme disparaîtra », s’est-il alarmé, lundi 26 février, lors d’un discours au Mobile World Congress de Barcelone.
« Personne ne pense aux monopoles que sont devenus Facebook et Google. C’est là que le gouvernement devrait chercher à s’assurer que tout le monde survive. Je pense que c’est le plus gros problème auquel sera confronté le journalisme dans les années à venir », a-t-il conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le nombre de municipalités françaises proposant un budget participatif a quasiment doublé en 2017. Exemple avec Rennes, qui cherche à ouvrir au plus grand nombre cet outil de démocratie locale et à favoriser une diversité de projets.
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Avec le budget participatif, les Rennais tiennent (en partie) les finances de leur ville

Le nombre de municipalités françaises proposant un budget participatif a quasiment doublé en 2017. Exemple avec Rennes, qui cherche à ouvrir au plus grand nombre cet outil de démocratie locale et à favoriser une diversité de projets.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h05
   





                        


La végétalisation du centre-ville, une bagagerie pour les sans-abri, un lieu dévolu au jeu vidéo : voilà trois des vingt-cinq projets plébiscités par les Rennais à l’issue du vote, dimanche 25 février, pour leur budget participatif, un outil démocratique auquel ont recours de plus en plus de municipalités françaises.
La ville de Porto Alegre, au Brésil, fut la première, dès 1989, à associer ses citoyens aux décisions budgétaires, dans une logique de partage des richesses. Près de trois décennies plus tard, selon une étude réalisée par Antoine Bézard pour son site lesbudgetsparticipatifs.fr., elles sont quarante-sept à l’avoir fait en France en 2017, contre vingt-cinq en 2016 et seulement six avant les dernières élections municipales, en 2014. Un essor qui s’explique en partie par le développement de « plates-formes numériques participatives » facilitant les consultations, alors que plusieurs initiatives s’étaient rapidement essoufflées en France au début des années 2000. Mais la finalité n’est plus forcément la même.
« Conçus à l’origine pour les populations déshéritées, les budgets participatifs sont surtout utilisés en France aujourd’hui pour recréer du lien entre les habitants et les élus », note Antoine Bézard, même si 30 millions d’euros du budget participatif de Paris sont alloués chaque année aux quartiers populaires de la capitale.
Les projets présentés, liés en majorité à l’aménagement urbain de base (bancs publics, aires de jeu, pistes cyclables…), sont par ailleurs portés la plupart du temps, selon lui, par « des citoyens déjà bien insérés », d’un « niveau socio-économique supérieur », ou par « des collectifs très informés » qui « inscrivent leurs revendications et leur action dans le cadre institutionnel ».
« Tordre le cou à l’idée d’un truc de bobos de centre-ville »
Dans son bureau lumineux, la maire (PS) de Rennes, Nathalie Appéré, dit à l’Agence France-Presse vouloir « tordre le cou à l’idée que les budgets participatifs sont un truc de bobos de centre-ville ». « Lorsque l’on met à disposition des techniciens de la ville pour aider à concevoir les projets, lorsque l’on s’assigne à un nombre minimal de projets par quartier, lorsque l’on veille à ce que les lieux de vote soient diversifiés…, tout cela concourt en réalité à une très grande diversité des projets », assure-t-elle, satisfaite d’avoir vu la participation passer dans sa ville de 7 000 votants en 2016 à plus de 16 000 cette année.
A la rue depuis six ans, Gwen a fait activement campagne ces dernières semaines — « je taxe les gens et j’en profite en même temps pour leur présenter mon projet » — pour la création à Rennes d’une bagagerie permettant à des personnes sans abri de laisser en sûreté leurs effets personnels.
Bonnet noir, piercings et manteau usé jusqu’à la corde, la jeune femme de 28 ans, ancienne paysagiste, a déroulé avec gouaille ses arguments aux personnes venues entendre, à quelques jours de la clôture du vote, les différents porteurs de projet : « Toute notre vie est sur notre dos. (…) Les vols sont fréquents entre SDF et si un sac disparaît, il faut tout recommencer à zéro. »
Sa proposition a finalement été retenue parmi les deux cent trente-quatre soumises pendant plus de trois semaines au suffrage des Rennais (en ligne ou sur papier) à l’occasion de la troisième édition du budget participatif de la capitale bretonne.
Entre urbanisme local et actions de solidarité
L’enveloppe qui lui est consacrée est la même depuis 2016 : 5 % du budget d’investissement de la ville, soit 3,5 millions d’euros ou un peu moins de 17 euros par habitant. C’est en dessous de celle de Paris (45 euros par habitant), mais dans la moyenne haute des villes françaises concernées.
Dans un préfabriqué coloré installé place de la Mairie, Sylviane Raffray, la soixantaine, a passé minutieusement en revue les différentes propositions avant d’aller glisser son bulletin dans l’urne la semaine dernière : « On est restreint à dix choix. On a tendance à privilégier son propre quartier, mais j’essaie d’être équitable, il faut aussi penser à l’intérêt général. »
La nature des projets arrivés jusqu’ici en tête des votes à Rennes trahit cette hésitation entre urbanisme local et actions de solidarité : après des jardins flottants sur la Vilaine en 2016, les Rennais ont voté en 2017 pour… une tente dressée sur le plus grand marché de la ville pour récupérer les invendus et lutter contre le gaspillage alimentaire.
De Rennes à Paris en passant par Tilloy-lès-Mofflaines (Pas-de-Calais) et ses 1 450 habitants, des communes de toutes tailles proposent aujourd’hui un budget participatif. Celles de 5 000 à 20 000 habitants, aussi bien en milieu rural qu’urbain, sont cependant les plus nombreuses à proposer à leurs citoyens des budgets participatifs, qui ont particulièrement la cote dans le Nord, le Pas-de-Calais et en banlieue parisienne.
Parmi les grandes villes, Paris, Rennes, Grenoble, Metz ou Orléans seront rejointes dans les prochains mois par Lille et Angers.



                            


                        

                        


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La banque centrale américaine va continuer à relever graduellement les taux d’intérêt

Pour son grand oral, Jerome Powell a confirmé que la Fed allait poursuivre ses hausses de taux graduelles.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 17h02
   





                        


Sa première intervention devant le Congrès était scrutée par les marchés. Jerome Powell, le nouveau président de la banque centrale américaine, a dressé, mardi 27 février, un tableau optimiste de l’économie des Etats-Unis et confirmé que la Fed allait poursuivre ses hausses de taux graduelles.
Perspectives économiques fortes
Dans un bref discours de quatre pages prononcé dans le cadre de l’audience bi-annuelle traditionnelle sur l’état de l’économie devant les élus, M. Powell décrit « des perspectives économiques fortes ».
L’expansion du PIB devrait s’établir à 3 % cette année et 3,2 % en 2019, selon les prévisions de la Maison Blanche qui dépassent largement celles de la Fed datant de décembre (+ 2,1 % en 2018). La banque centrale pourrait réviser ces estimations lors de sa prochaine réunion des 20 et 21 mars.
Les marchés s’attendent à ce qu’elle relève ses taux d’un quart de point lors de cette réunion. Ceux-ci, qui fixent le coût de l’argent que les banques se prêtent entre elles, se situent actuellement entre 1,25 % et 1,50 %
Inflation autour de 2 %
Pour l’instant la Fed prévoit de rehausser le coût du crédit par trois fois cette année pour un total d’environ 0,75 point de pourcentage. Mais certains acteurs sur les marchés s’attendent à ce qu’elle puisse être plus agressive avec quatre hausses de taux.
M. Powell a semblé dissiper les inquiétudes sur la faiblesse de l’inflation, qui, ces dernières années, a fait craindre un manque de dynamisme de l’économie. Selon lui, cette faiblesse « reflète sans doute des éléments temporaires qui ne devraient pas se répéter ».
« Nous prévoyons que l’inflation remonte cette année et se stabilise autour de la cible de 2 % de la Fed à moyen terme », a affirmé le nouveau patron de la banque centrale. L’inflation annuelle, selon l’indice PCE, était à 1,7 % en décembre. « Les salaires devraient croître à un rythme plus rapide aussi », a-t-il assuré.
Les turbulences boursières de février
M. Powell a par ailleurs fait référence aux turbulences boursières de début février où l’indice Dow Jones a plongé à son plus bas en deux ans, provoquant aussi une tension sur le marché obligataire. « Ces développements ne devraient pas peser lourdement sur l’activité économique, le marché du travail ou l’inflation », a-t-il assuré ajoutant que malgré « la récente volatilité, les conditions financières demeurent accommodantes ».
Jerome Powell, un républicain modéré qui n’est pas un économiste de formation, a remplacé Janet Yellen, une démocrate, que le président Trump a choisi de ne pas prolonger pour un second mandat. Cet avocat d’affaires a déjà passé cinq ans à la Réserve fédérale en tant que gouverneur.



                            


                        

                        


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Comment le réseau électrique français fait face à la vague de froid

Pour le gouvernement et le gestionnaire du réseau, il n’y aura pas de coupure d’électricité. Mais la France devra en importer pour satisfaire sa consommation.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 16h46
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


De la neige en Provence, des vents glaciaux à Paris, du froid dans tout le pays : pour faire face à cette inhabituelle vague venue de Sibérie, les Français montent la température de leurs radiateurs. Ce réflexe a un effet immédiat sur la consommation d’électricité, qui atteint des niveaux très élevés, particulièrement en fin de journée, entre 18 h 30 et 21 heures.
Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, assure qu’il n’y a « pas d’inquiétude particulière concernant la sécurité de l’alimentation électrique de la France cette semaine ». Mais la CGT, premier syndicat à EDF, estime que « la fragilité du système électrique » est « anormale ». 
La France va-t-elle connaître des coupures d’électricité ?
La réponse est non. « Il n’y aura pas de coupure d’électricité, ni pour les ménages ni pour les entreprises », a assuré Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, lundi 26 février, en visite à RTE.
En France, 72 % de la production électrique est assurée par les centrales nucléaires, 12 % par les barrages hydroélectriques, 10 % par le gaz et le charbon, le reste étant notamment assuré par l’éolien et le solaire.
Selon RTE, ces moyens de production « permettent de couvrir les besoins électriques de la France et offrent des marges suffisantes, sans avoir à recourir à des solutions dites “exceptionnelles” », comme une baisse de la tension, par exemple. Mais pour éviter une surcharge du réseau, la France recourt à deux procédés.

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D’une part, l’effacement, qui consiste à réduire ou à reporter de façon volontaire la consommation par certaines entreprises. RTE encourage également les particuliers à être prudents sur leur consommation d’électricité et à modérer leurs usages. Et recommande d’éteindre la lumière dans les pièces inoccupées et de modérer sa consommation durant les heures de pointe, le matin et autour de 19 heures.
D’autre part, les importations, qui permettent d’acheter de l’électricité produite dans d’autres pays européens.
Pourquoi le pays est-il si sensible aux vagues de froid ?

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La France est, de très loin, le pays européen le plus sensible aux températures négatives. En cause, le nombre très important de radiateurs électriques et l’isolation insuffisante d’une partie des bâtiments anciens. Le schéma est toujours le même : plus la température baisse, plus les radiateurs tirent sur le réseau électrique.
« Pour chaque degré franchi au-dessous des normales de saison, c’est comme si on ajoutait l’équivalent de la consommation de Paris intra muros », explique Jean-Paul Roubin, directeur national de l’exploitation à RTE. Exprimé autrement, c’est l’équivalent de deux réacteurs nucléaires qu’il faut mobiliser.
Une spécificité française : Jean-Paul Roubin souligne que la France représente « 50 % de la thermosensibilité européenne ». Nos voisins allemands, par exemple, sont peu équipés en radiateurs électriques et ne connaissent pas le même type d’inquiétudes sur le réseau.
Chaque année, entre décembre et février, le radiateur électrique représente à lui seul 29 % de la consommation.
Mais cette dépendance tend à se réduire depuis quelques années, souligne Pierre Leplatois, analyste à SIA Partners et expert des réseaux électriques. « On commence à voir les effets du changement de réglementation en 2012, les nouveaux bâtiments construits consomment moins », explique-t-il.
La France est-elle capable de produire assez d’électricité ?
« Le parc de production français disponible en ce début de semaine couvre tout juste le besoin de consommation. On doit donc importer de l’électricité pour satisfaire nos besoins », dit Jean-Paul Roubin.
La France importe notamment de l’électricité d’Allemagne et d’Espagne pendant les pics de consommation du matin et du soir. Ces deux pays ont des habitudes et des pics de consommation très différents de l’Hexagone.

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C’est précisément ce besoin d’importation qui est critiqué par les syndicats à EDF, selon lesquels le système électrique français est au bord de l’implosion. La CGT estime que « l’indépendance énergétique de la France est en danger ». De fait, mardi 27 au matin, entre 6 heures et 7 heures, la France importait quasiment le maximum de ce qu’elle peut importer, tout en mobilisant une grande partie de ses capacités de production.
Mais la situation est bien meilleure que lors du pic de l’hiver 2012 : les températures étaient descendues plus bas encore et, surtout, depuis, la France a installé plusieurs milliers d’éoliennes. « On a une configuration plutôt favorable, assure Pierre Leplatois. Même si le parc nucléaire n’est pas très disponible, on a un appui très important de l’éolien et une grande disponibilité des centrales au gaz. »

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Pour éviter des difficultés, EDF a prévu de reporter des opérations de maintenance sur les réacteurs nucléaires de Gravelines (Nord) et du Tricastin (Drôme et Vaucluse) pour les maintenir en production.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le groupe américain va investir deux milliards d’euros pour créer trois nouvelles zones à thème dans le parc de Disneyland Paris.
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Marvel, « Star Wars », « La Reine des neiges »... le groupe Disney va agrandir Disneyland Paris

Le groupe américain va investir deux milliards d’euros pour créer trois nouvelles zones à thème dans le parc de Disneyland Paris.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h27
   





                        



   


Le groupe américain The Walt Disney Company a annoncé, mardi 27 février, un investissement de deux milliards d’euros pour agrandir le parc de Disneyland Paris et y ajouter trois nouvelles zones à thème consacrées aux super-héros de Marvel, au dessin animé La Reine des neiges et à la Guerre des étoiles.
« Ce plan d’expansion représente l’un des développements les plus ambitieux de toute l’histoire de Disneyland Paris depuis son ouverture, en 1992 », explique Disney dans un communiqué.
Le programme de développement du parc de loisirs, qui s’étalera sur plusieurs années à partir de 2021, a été présenté par le PDG du géant américain du divertissement, Robert Iger, au président de la République, Emmanuel Macron, qu’il a rencontré à l’Elysée. « Il traduit l’engagement sur le long terme de The Walt Disney Company à faire de la destination la vitrine de la marque Disney en Europe ».
Le groupe a pris l’an dernier le contrôle intégral d’Euro Disney en rachetant notamment les parts de Kingdom Holding, la holding du prince saoudien Al Walid bin Talaqui. Le parc de Marne-la-Vallée, à l’est de Paris, a accueilli depuis son ouverture plus de 320 millions de visiteurs. Il emploie environ 16 000 personnes.
Le projet annoncé mardi prévoit notamment la création d’un nouveau lac. En 2020, le Disney’s Hotel New York prendra quant à lui les couleurs d’Iron Man, des Avengers et de Spider-Man, les vedettes de la future attraction qui fera partie de la nouvelle zone Marvel du parc Walt Disney Studios.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le fonds souverain Mubadala a revu à la baisse ses ambitions pour la ville, symbole du développement durable.
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Aux Emirats arabes unis, l’écocité de Masdar prend forme

Le fonds souverain Mubadala a revu à la baisse ses ambitions pour la ville, symbole du développement durable.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

En ce doux mois d’hiver, la température ressentie est bien loin des 20 OC affichés. A l’entrée de l’institut de recherche, elle avoisine plutôt 14-15 OC. Un peu frais, alors qu’il est encore 3 heures de l’après-midi, dans le désert d’Abou Dhabi.
« Nous sommes dans un tunnel à vent. C’est low-tech et pas cher à mettre en œuvre, explique Steve Severance, le patron du marketing et du programme de Masdar, l’écocité emblématique d’Abou Dhabi, la capitale des Emirats arabes unis. Tout est pensé comme cela ici, pour réduire l’impact de la chaleur qui peut monter l’été au-dessus de 50 OC. Entre les bâtiments, tous bien isolés, les espaces sont limités, tandis que les ouvertures des façades sont réduites afin d’empêcher la chaleur d’entrer. On réduit de 50 % les besoins de climatisation. »
Malgré les retards, Masdar n’est plus un simple mirage. Situé non loin de l’aéroport d’Abou Dhabi et à une vingtaine de kilomètres du centre de la cité-Etat, ce morceau de ville verte, qui promettait zéro carbone, zéro déchet et zéro voiture, lors du lancement du projet en 2006, prend enfin forme.

Par-delà les parkings, qui se trouvent au sud de la zone, le soleil se reflète dans une mer de panneaux solaires, donnant l’impression au visiteur qu’il contemple un lac artificiel. Un champ qui produit déjà près de 10 mégawattheures (MWh). Pour l’instant, cela est largement suffisant pour fournir l’électricité des quelque 260 000 mètres carrés bâtis, où résident 1 300 personnes. A terme, cependant, la ville nécessitera trente fois plus d’énergie – du moins, si les plans initiaux sont respectés.
530 sociétés installées
Cette perspective semble encore très éloignée. Et pour cause : Mubadala, le fonds souverain dont dépend ce projet, projetait d’édifier une ville sur près de 6 millions de mètres carrés à l’horizon 2014, qui accueillerait environ 90 000 personnes, dont 40 000 habitants. Las ! Il a dû revoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le document de travail remis, jeudi 15 février, par le gouvernement aux partenaires sociaux propose quelques pistes de réflexion. Syndicats et associations mettent en avant la nécessité de favoriser le maintien dans l’emploi.
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Vers une réforme de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés

Le document de travail remis, jeudi 15 février, par le gouvernement aux partenaires sociaux propose quelques pistes de réflexion. Syndicats et associations mettent en avant la nécessité de favoriser le maintien dans l’emploi.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h00
    |

Catherine Quignon







                        



                                


                            
Réunissant les syndicats d’employeurs et de salariés autour de la table, le gouvernement a lancé, jeudi 15 février, une concertation destinée à réformer la politique de l’emploi en faveur des personnes handicapées. Premier volet : la révision de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) dans les secteurs public et privé. Autrement dit, la refonte de la politique des « quotas ». Ce sont principalement les pistes du rapport de l’Igas (lien vers PDF) qui sont sur la table des négociations.
Jusqu’ici, les entreprises de plus de vingt salariés comptant moins de 6 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs doivent payer une « contribution » finançant les aides à l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés. Mais elles peuvent bénéficier de nombreuses exemptions.
Ce système montre ses limites : malgré une progression du taux d’emploi des personnes handicapées, leur taux de chômage stagne à un niveau deux fois supérieur à la moyenne nationale (18 % contre 9 %). Et les fonds qui financent les dispositifs d’insertion – l’Association nationale de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) pour les salariés du privé et le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) – tirent la langue.

« Tout est envisageable », a affirmé la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel, citée par l’AFP, lors du lancement de la concertation. Mais le document de travail remis par le gouvernement aux partenaires sociaux, et dont Le Monde a eu connaissance, met en avant quelques pistes. Et en exclut d’autres.
Simplification
Tout d’abord, pas question de revenir sur le principe des « quotas » en lui-même. C’est d’abord une volonté de « simplification » qui est mise en avant par le gouvernement. Sophie Cluzel a déjà annoncé que les déclarations des employeurs relatives à leur OETH seraient simplifiées....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Alors que le gouvernement a lancé une concertation pour réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, un rapport de l’Igas propose quelques pistes pour revoir le financement des dispositifs, dont celle de la refonte du calcul des quotas.
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Travailleurs handicapés : un rapport propose de revoir la politique des « quotas »

Alors que le gouvernement a lancé une concertation pour réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, un rapport de l’Igas propose quelques pistes pour revoir le financement des dispositifs, dont celle de la refonte du calcul des quotas.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h00
    |

Catherine Quignon







                        



                                


                            
Jeudi 15 février, le gouvernement a lancé une nouvelle concertation visant à réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, réunissant les organisations patronales et salariales. En guise de base de travail, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a remis en janvier un rapport sur le financement des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle (lien vers PDF). Rapport dont les pistes figurent sur la table des négociations.
Et celles-ci sont nombreuses. Première recommandation : revoir le mode de calcul de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), les fameux « quotas » imposés aux employeurs. Rappelons que les entreprises de plus de vingt salariés qui n’atteignent pas le seuil de 6 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs doivent payer une pénalité. Cette contribution sert à financer les aides à l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés.
Ce dispositif a pourtant fait ses preuves. « Le mode de financement actuel est porteur d’incitations pour les employeurs et a largement contribué à l’augmentation constatée du taux d’emploi des bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) », fait valoir la mission de l’Igas. De fait, le taux d’emploi des travailleurs handicapés a augmenté de 0,8 point entre 2006 et 2014 dans le secteur privé, atteignant 4,1 %.
Effets pernicieux
Mais le taux de chômage des travailleurs handicapés continue à augmenter mécaniquement, du fait du vieillissement de la population. En septembre 2017, la barre des 500 000 travailleurs handicapés au chômage a été franchie, selon l’Association nationale de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).
Le rapport préconise de revoir le mode de calcul du taux de personnes handicapées dans l’entreprise, jugé trop complexe
Et tout efficace qu’il soit, ce système de financement présente des effets pernicieux. Comme le taux de travailleurs handicapés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dix ans après la crise financière de 2008, les grandes banques britanniques ont supprimé 300 000 emplois et demeurent affaiblies par les scandales, constate, dans sa chronique, le correspondant du « Monde » à Londres Eric Albert.
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Au Royaume-Uni, les ruines du paysage bancaire

Dix ans après la crise financière de 2008, les grandes banques britanniques ont supprimé 300 000 emplois et demeurent affaiblies par les scandales, constate, dans sa chronique, le correspondant du « Monde » à Londres Eric Albert.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 14h03
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Lettre de la City. Une décennie déjà. En février 2008, la petite banque Northern Rock au Royaume-Uni venait d’être nationalisée, Bear Stearns aux Etats-Unis allait faire faillite, et Lehman Brothers s’écroulait quelques mois plus tard. La plus grande crise financière depuis 1929 commençait son travail de dévastation.
Aujourd’hui, les ruines de l’époque sont encore partout, sans compter les répercussions politiques évidentes, de Donald Trump au Brexit. Du 19 au 25 février, au Royaume-Uni, les résultats annuels des grandes banques du pays sont venus rappeler que les grands établissements financiers peinent encore à se remettre du choc.
Des quatre mastodontes d’antan, trois (HSBC, Lloyds et Barclays) demeurent affaiblis par les scandales, mais se sont assainis. Le quatrième, Royal Bank of Scotland, reste une calamité, encore nationalisée
Un chiffre pour résumer le massacre : selon nos calculs, les quatre grandes banques britanniques ont supprimé presque 300 000 emplois depuis 2008, soit plus du tiers de leurs effectifs. Les géants bancaires d’autrefois ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes.
Des quatre mastodontes d’antan, trois (HSBC, Lloyds et Barclays) demeurent affaiblis par les scandales, mais se sont assainis. Le quatrième, Royal Bank of Scotland, reste une calamité, encore nationalisée. Disons-le clairement : cet établissement n’aurait jamais dû être sauvé en 2008 ; une mise en faillite ordonnée aurait été préférable.
La banque qui s’en sort le mieux est HSBC. Elle n’a jamais frôlé la faillite, et reste la seule du Royaume-Uni à demeurer un géant mondial. En revanche, l’établissement a été fortement ébranlé par les scandales, des cartels mexicains de la drogue qui blanchissaient leur argent par son intermédiaire aux clients qui échappaient aux impôts par le biais de sa banque privée suisse. L’établissement espère désormais tourner la page avec le changement de ses dirigeants : la semaine dernière, son directeur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans sa chronique, l’économiste Philippe Askenazy estime que le cadencement trimestriel des enquêtes emploi devrait donner l’opportunité à la statistique publique d’offrir aux citoyens et aux décideurs de bonnes clés d’interprétation.
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Chômage et mystère de la statistique

Dans sa chronique, l’économiste Philippe Askenazy estime que le cadencement trimestriel des enquêtes emploi devrait donner l’opportunité à la statistique publique d’offrir aux citoyens et aux décideurs de bonnes clés d’interprétation.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 14h00
    |

                            Philippe Askenazy (Chercheur au CNRS/ENS/Centre Maurice Halbwachs)








                        



                                


                            
L’éclairage. En 2007, la statistique publique française vécut un fiasco. Alors que se profilait l’élection présidentielle, les premières exploitations en interne de l’enquête emploi de l’Insee auprès des ménages concluaient à une baisse du chômage bien moindre que celle claironnée par le gouvernement. Cédant à des pressions politiques ou sincèrement inquiète de la qualité de son enquête – les historiens le diront –, la direction de l’Insee avait décidé en janvier 2007 d’arrêter la publication des chiffres du chômage pour six mois, arguant que le taux de réponse à l’enquête aurait légèrement diminué.
il est inutile de chercher à influer sur des chiffres que l’Europe calcule de son côté
Le malaise fut profond parmi les professionnels de la statistique, certains décidant d’alerter l’opinion. In fine, Eurostat, respectant les règlements européens, publia en mars 2007 ses propres estimations du chômage à partir de l’enquête emploi. La leçon de ce fiasco a été tirée : il est inutile de chercher à influer sur des chiffres que l’Europe calcule de son côté. Cet épisode a également été l’occasion de remettre à plat la méthodologie française de mesures de l’emploi et du chômage.
Si cela a conduit à une nette amélioration des outils, l’intégration des observations d’une enquête complémentaire auprès des non-répondants à l’enquête emploi fut plus douteuse. Il y avait une logique institutionnelle à cela, puisque la question des non-répondants avait justifié le report de publication. Mais à peine un quart des non-répondants répondaient à l’enquête complémentaire. Comme il n’y a pas d’enquête sur les non-répondants à l’enquête sur les non-répondants (!), cela obligeait à de fortes hypothèses, pour finalement accoucher d’un taux de chômage modifié de 0,1 point de pourcentage.
Rationalisation du dispositif
Une deuxième modification, légitime d’un point de vue statistique, a plutôt brouillé les débats publics : aux chiffres sur le chômage trimestriel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le groupe automobile a annoncé son intention de ne plus investir dans l’usine girondine. Bruno Le Maire presse Ford de « garantir la pérennité » du site.
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L’usine Ford de Blanquefort menacée

Le groupe automobile a annoncé son intention de ne plus investir dans l’usine girondine. Bruno Le Maire presse Ford de « garantir la pérennité » du site.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 14h10
   





                        



   


Ford Europe a décidé de ne plus investir dans son site de production de boîtes de vitesses de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, où un millier d’emplois sont menacés, a annoncé le groupe automobile mardi 27 février aux élus du comité d’entreprise.
Dans un communiqué, le groupe affirme par ailleurs son « engagement à chercher une solution viable et pérenne au maintien de l’emploi sur le site », y compris « la recherche de tout repreneur potentiel intéressé par le site ».
Les emplois du site Ford Aquitaine Industries (FAI) étaient protégés par un accord quinquennal passé entre Ford et les autorités contre le versement d’aides publiques, mais cet accord s’achève à la fin de mai.

        Lire aussi :
         

                Ford prêt à supprimer des milliers d’emplois



Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a immédiatement réagi dans un communiqué, pressant Ford de « garantir la pérennité » de son usine de Blanquefort. M. Le Maire « souhaite que le groupe Ford travaille de manière étroite avec les représentants des salariés, les collectivités locales concernées et l’Etat afin de garantir la pérennité de ce site industriel et le maintien à long terme de l’emploi », écrit Bercy dans un communiqué.
Réunion « dans les prochains jours »
Le ministre de l’économie a annoncé qu’il réunirait « dans les prochains jours » au ministère « les représentants des salariés du site ainsi que les élus concernés, afin de faire le point sur la situation et les suites à lui donner ».
Le communiqué de Bercy précise que M. Le Maire a récemment rencontré le président Europe du groupe Ford, M. Steven Armstrong, et « lui a demandé de maintenir une charge de travail suffisante sur le site jusqu’à fin 2019 », afin de « permettre la recherche dans de bonnes conditions de nouvelles activités pour cette usine, au sein du groupe Ford ou en lien avec des partenaires externes ».
Reçus en septembre à Bercy, les syndicats de FAI-Blanquefort, avec en figure de proue Philippe Poutou (CGT, candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2012), mobilisent depuis des années sur leurs craintes pour la survie du site. Ils ont fréquemment accusé Ford de repousser des décisions d’investissement pour gagner du temps, et réclamaient notamment une nouvelle boîte de transmissions, baptisée 8F-MID, dont la production à Blanquefort aurait assuré selon eux la continuité de l’usine, qui emploie actuellement 910 personnes, sans compter les intérimaires.
Débrayage
Mais les responsables de Ford Europe venus mardi à la rencontre des élus du CE ont douché les espoirs des syndicats. « Le projet 8F-MID n’est pas économiquement viable à Bordeaux, voilà leurs termes », a déclaré à l’AFP Gilles Lambersend, secrétaire CGT du comité entreprise de FAI.
« Comme nous l’avons déjà dit, l’activité industrielle à FAI dépend de la demande du marché, mais les projections actuelles de volume de production sont saines jusqu’au cours de 2019 », a souligné Ford dans son communiqué.
« A la place, on nous propose un “groupe de travail” pour trouver une solution alternative, mais cette solution ne viendra pas de Ford », a poursuivi le cégétiste, qui estime que cette annonce risque même de « précipiter la fermeture » du site de Blanquefort. « Il n’y a plus de produits Ford qui seront affectés à l’usine », a confirmé une source syndicale de la CFTC.
Les salariés de FAI ont entamé vers 13 heures un débrayage de deux heures et ont recouvert les portiques d’accès à l’usine d’une grande banderole proclamant « Ford Bordeaux, usine en danger, sauvons les emplois ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Avec plus de 6 milliards d’euros de ventes à l’étranger, l’Allemagne est devenue le cinquième exportateur mondial d’armes. Ces chiffres suscitent l’émoi, outre-Rhin, au regard de l’histoire du pays.
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L’embarrassant succès des armes made in Germany

Avec plus de 6 milliards d’euros de ventes à l’étranger, l’Allemagne est devenue le cinquième exportateur mondial d’armes. Ces chiffres suscitent l’émoi, outre-Rhin, au regard de l’histoire du pays.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 13h04
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 15h47
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

L’affaire ne pouvait pas tomber plus mal. Le 21 janvier, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des chars, conduits par l’armée turque, lancer une offensive dans la zone d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, contre la milice kurde YPG, alliée des Etats-Unis. L’intervention en elle-même est déjà explosive, mais voilà que des experts allemands identifient en plus les engins : il s’agit de chars Leopard 2, grand succès d’exportation d’armement made in Germany. Ces chars, fabriqués par le groupe bavarois Krauss-Maffei Wegmann (KMW), ont été exportés depuis 2005 vers la Turquie. Celle-ci en possède aujourd’hui 354.
Les milieux pacifistes allemands – les Verts, la gauche radicale, les jeunes sociaux-démocrates – protestent. Berlin ne prétend-il pas officiellement appliquer une politique de contrôle ultrarestrictive de ses exportations d’armement ? Le Parti social-démocrate (SPD), n’a-t-il pas affirmé, au moment de participer au gouvernement de coalition dirigé par Angela Merkel, en 2013, son intention de restreindre fortement les ventes d’armes, a fortiori dans les zones de crise ? Le héraut de cette doctrine était alors Sigmar Gabriel, ancien ministre de l’économie… et actuel chef de la diplomatie allemande.
Cette polémique survient alors que le SPD est en négociations délicates avec les conservateurs pour former une nouvelle « grande » coalition gouvernementale, très critiquée par l’aile gauche du parti et par les jeunes. Le débat s’enflamme. A tel point que M. Gabriel annonce, fin janvier, le gel immédiat d’une opération de modernisation des chars Leopard, par le groupe Rheinmetall, qui avait été promise à Ankara.
Contradictions
L’épisode résume les contradictions allemandes en matière d’armement. Bien que le pays soit un leadeur mondial des matériels de défense, il assume très mal ses performances à l’export, condamnées par de larges pans de la population.
Les chars...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le groupe Le Monde organise, du 13 au 15 juillet, la troisième édition du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne.
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A Couthures-sur-Garonne, un festival pour discuter de l’actualité sans tabou

Le groupe Le Monde organise, du 13 au 15 juillet, la troisième édition du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 13h04
   





                        



   


Toutes celles et tous ceux qui ont participé, à un titre ou un autre, aux deux premières éditions du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne (Lot-et- Garonne) sont unanimes : l’esprit du lieu, cet attachant village de 400 habitants situé dans une boucle du fleuve, est à part et fait de ce rendez-vous un événement singulier.
Un événement où se retrouveront pendant trois jours, du 13 au 15 juillet, dans une ambiance à la fois attentive et ­décontractée, journalistes de tous bords, passionnés d’actualité, invités, artistes et festivaliers, attirés là par leur goût de l’information, de l’échange et des médias, qu’ils soient écrits, audiovisuels ou numériques.
Ces trois jours nous offrent l’occasion d’appuyer sur pause et de nous poser ensemble les bonnes questions sur l’année écoulée et ce qui nous attend : questions sur l’actualité, questions sur le fonctionnement des médias et de l’information, sans tabou mais loin des invectives qui stérilisent trop souvent des débats pourtant nécessaires.
Pour nous, médias, souvent critiqués pour notre parisianisme et notre élitisme, c’est – ne le cachons pas – l’occasion de recréer du lien avec vous qui nous lisez, nous écoutez, nous regardez. De partager du temps, d’écouter vos critiques, d’échanger, pourquoi pas autour d’un café sur la place du village ou d’un verre sur la prairie qui surplombe le fleuve.
Le succès du « speed-dating » entre journalistes et festivaliers lors des deux premières éditions nous incite à multiplier ces temps de dialogue, auxquels participeront notamment les journalistes du groupe Le Monde (Courrier international, le HuffPost, Le Monde, Le Monde diplomatique, L’Obs, Télérama et La Vie).

        Lire aussi :
         

                Les festivals de journalisme ont le vent en poupe



Sept thématiques abordées
Cette troisième édition sera en effet organisée par le groupe Le Monde, en partenariat avec l’association du festival, Les Ateliers de Couthures, et avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine, du département du Lot-et-Garonne, de Val de Garonne Agglo et de la ville de Marmande. Sud-Ouest, France 3 Nouvelle-Aquitaine et le quotidien suisse Le Temps sont également partenaires de l’événement.
Les débats, rencontres, projections, performances artistiques, expositions et ateliers divers se déclineront autour de sept thématiques, à savoir : intelligence arti­ficielle, vivre avec les robots ; les chemins de l’exil ; après ­#metoo, où sont les hommes ? ; vins du futur, futur du vin ; journalisme et politique, fatale attraction ; éducation à l’information : tout est à (re) faire ; journalistes, des historiens de l’immédiat ?
Des ateliers d’initiation au journalisme seront organisés pour les enfants et les adolescents, afin de permettre aux festivaliers de venir en famille en cette période de vacances. Le soir, concerts, performances et DJ-sets prendront le relais sur la place du village.
Les amateurs de football ne seront pas oubliés, puisque la finale de la Coupe du monde en Russie, prévue le 15 juillet, sera diffusée sur écran géant et qu’une « autre finale » sera proposée simulta­nément pour les allergiques au ballon rond. La liste complète des activités et toutes les informations nécessaires seront dispo­nibles prochainement sur le site du festival, Les-ateliers-de-couthures.fr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Cette norme de téléphonie mobile qui promet plus de débit, de vitesse… est la star du Mobile World Congress.
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Au Salon de la téléphonie de Barcelone, la bataille pour la 5G fait rage

Cette norme de téléphonie mobile qui promet plus de débit, de vitesse… est la star du Mobile World Congress.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h25
    |

            Sandrine Cassini (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Voiture connectée, pilotage de drones, télémédecine… Au Mobile World Congress de Barcelone, les professionnels égrènent les applications du futur, celles qui émergeront de la 5G, la future norme de téléphonie mobile. Orange, très présent en Espagne, a déployé un test grandeur nature à Barcelone, histoire de donner un avant-goût des capacités du réseau du futur.
Depuis le stand de l’opérateur historique, le visiteur équipé d’un casque de réalité virtuelle se retrouve projeté à l’intérieur de la cabine du téléphérique, qui transporte les voyageurs d’une rive à l’autre au-dessus du port de Barcelone. Il promène son regard comme s’il y était. Pour ce faire, l’opérateur a installé une antenne 5G en haut d’une colonne et des caméras 360 degrés dans la fameuse cabine. « Nous sommes les seuls à faire du temps réel ici », se félicite Arnaud Vamparys, chargé des réseaux radio chez Orange.
L’horizon de la 5G commence à se dégager, même si elle ne devrait pas exister pour le grand public avant 2020. En décembre 2017, l’organisme de coopération international 3GPP a homologué la technologie. « C’est la première fois que nous aurons un standard mondial valable aux Etats-Unis, en Europe et en Asie », souligne M. Vamparys. Bonne nouvelle, les opérateurs n’auront pas à tout reconstruire, mais pourront mettre à jour leur réseau actuel. « Nous avons beaucoup poussé afin de pouvoir associer 4G et 5G », complète l’ingénieur. 
De nombreuses applications
Sur le papier, la technologie est prometteuse. « La 5G réduit les temps de latence [réactivité du réseau], qui passent de 25 millisecondes pour la 4G à 1 milliseconde pour la 5G. C’est plus rapide que le cerveau humain », explique Pascal Agin, vice-président chargé de la 5G chez Nokia. Les débits mobiles seront multipliés par 10 et devraient accueillir l’Internet des objets.
Ces progrès permettent d’imaginer de nombreuses applications. Dans les usines, par exemple,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le délai de médiation entre Vivendi et le groupe de médias contrôlé par la famille Berlusconi est dépassé. La justice italienne va fixer la suite de la procédure.
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Mediaset : le projet de « Netflix latin » de Vincent Bolloré en échec

Le délai de médiation entre Vivendi et le groupe de médias contrôlé par la famille Berlusconi est dépassé. La justice italienne va fixer la suite de la procédure.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h09
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Cette fois-ci, c’est fini : il n’y aura pas d’accord entre Vivendi et Mediaset avant le 27 février, date butoir fixée par le médiateur avant la reprise des hostilités juridiques. La justice italienne devait donc fixer mardi la suite de la procédure : le groupe de médias de la famille Berlusconi réclame à son homologue du clan Bolloré des dommages et intérêts pour avoir rompu sa promesse d’acheter la filiale de télévision payante Mediaset Premium. Vivendi pourrait devoir payer plusieurs centaines millions d’euros.
Officiellement, la maison mère de Canal+ et Universal ne commente pas et rappelle qu’un accord reste possible avant le procès. Mais une source proche du dossier reconnaît que « le délai supplémentaire accordé en décembre par le médiateur n’a pas amélioré les choses, au contraire ». « A l’époque, un accord était proche », ajoute-t-elle. Depuis, le clan de Silvio Berlusconi a voulu créer un nouveau rapport de forces, en misant sur le climat électoral favorable, ajoute cette source. En effet, le « Cavaliere », moribond il y a quelques années, a retrouvé du poids sur la scène politique italienne, à l’approche des élections générales du 4 mars. De plus, Vivendi n’a jamais transmis à Mediaset de « proposition ferme », précise une source proche du dossier en Italie.

Pour Vincent Bolloré et Vivendi, c’est un échec important : sur la méthode, ce ratage sanctionne l’approche de l’industriel, habitué à forcer les opportunités en mêlant le goût du rapport de forces à la connaissance fine du droit de la Bourse et des entreprises. Cette recette a réussi avec Vivendi ou Havas, mais n’a pas donné de résultats avec Mediaset, dirigée par un clan Berlusconi initialement bien disposé à l’égard de la famille Bolloré. Vivendi paye aussi l’erreur de ne pas avoir su bien évaluer la valeur de l’actif Mediaset Premium, avant de signer pour l’acheter. Malgré des semaines, des mois, puis des années de messages rassurants, les dirigeants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Connectée et écologique, cette nouvelle zone d’urbanisation doit concrétiser le projet phare de la « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises ».
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Xiong’an, la ville du futur dont rêve le président chinois Xi Jinping

Connectée et écologique, cette nouvelle zone d’urbanisation doit concrétiser le projet phare de la « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 12h22
    |

            Brice Pedroletti (Xiong'an, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur les reproductions en images de synthèse qui circulent dans les bureaux d’urbanisme chinois, elle se présente comme une ville rectangulaire à structures relativement basses et compactes, quadrillée par des avenues. Quelques canaux la traversent pour rejoindre, vers le sud, l’immense complexe de lacs et de marais de Baiyangdian, qui s’étendent sur 340 kilomètres carrés, la plus vaste zone humide de Chine du nord-est, dans la province du Hebei, à 120 kilomètres au sud-ouest de Pékin.
Rien de futuriste, rien de trop occidental : les agences d’architecture étrangères ont été conviées à un « appel à idées », mais pas au-delà. Les concepteurs seront essentiellement chinois. Cette ville encore à l’état de plan préfigure la « nouvelle zone de Xiong’an », dont le président chinois Xi Jinping veut faire le projet phare de sa « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises », inaugurée par le 19e Congrès du parti communiste, en octobre 2017.
Dans un discours tenu fin février devant les membres du Comité permanent, l’instance suprême du parti, le numéro un chinois a appelé à faire naître à Xiong’an un « développement de haute qualité », à créer une zone qui puisse accueillir « les fonctions non capitales de Pékin » et une ville « à caractéristiques chinoises, verte et à faible intensité carbone ». Les « fonctions non capitales » désignent certaines administrations et institutions publiques, les sièges de société et des institutions d’éducation et de recherche.
Une « stratégie sur mille ans »
Xiong’an est par définition un projet politique, puisqu’il en va du prestige de M. Xi, qui fit justement ses premières armes comme jeune chef de parti dans un district reculé du Hebei. Pour piloter la nouvelle zone, le parti a choisi Chen Gang, un fringant quinquagénaire de formation scientifique. L’enjeu est de doter cette province connue pour ses industries lourdes et ses centrales thermiques,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Au large de l’Ecosse, à la source du curling
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