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Des conférences catholiques sur « l’accompagnement » des homosexuels indignent des associations LGBT

SOS homophobie et le mouvement LGBT chrétien David et Jonathan ont annoncé par communiqué avoir saisi la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 18h56
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h12
   





                        


L’évêché de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a suscité l’indignation d’associations LGBT par sa décision d’organiser des conférences publiques sur « l’accompagnement des personnes à tendance homosexuelle », en liaison avec un groupe catholique américain ultraconservateur qui prône la chasteté pour les homosexuels.
Le 7 mars à Bayonne et le 8 mars à Pau sont en effet organisées des conférences, animées par l’abbé Louis-Marie Guitton, délégué épiscopal pour la famille du diocèse de Fréjus-Toulon et aumônier national de l’association Courage.

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Une association américaine ultraconservatrice
Sur son site Internet, cette association américaine se présente « comme un groupe de catholiques attirés par les gens de même sexe » mais choisissant la chasteté, et dont les membres « sont guidés par des chapelains attentionnés qui leur proposent réconciliation et direction dans leur vie spirituelle ».
« Elle a été créée dans les années 1980. Elle est arrivée en France dans le sillage de la mouvance du mariage pour tous », explique Benat Gachen, président de Los Bascos, une association LGBT de Bayonne, qui a appelé « à un rassemblement bruyant et déterminé » lors de la tenue des conférences.
« L’association Courage, partenaire de cette réunion, fait l’objet de plusieurs plaintes aux Etats-Unis, où elle organise des “thérapies de guérison” de l’homosexualité. Loin d’aider et de soutenir les personnes LGBT, ce type de réunions peut créer chez elles un sentiment de culpabilité relatif à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre. »
La Miviludes saisie
SOS homophobie et le mouvement LGBT chrétien David et Jonathan ont annoncé par communiqué avoir saisi la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) et soulignent « l’irresponsabilité de la Conférence des évêques de France », à qui elles demandent, comme au diocèse de Bayonne, l’annulation des conférences.

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« Ces conférences sont dangereuses. La clé de voûte du discours de l’abbé Guitton est que l’homosexualité est une déviance, ça heurte frontalement toutes les avancées législatives de notre pays », dénonce Benat Gachen.
Ce type d’enseignement « est susceptible d’engendrer de profondes souffrances psychologiques, un isolement, des pratiques à risque, voire un rejet de soi qui peut conduire à des tentatives de suicide », dénonce l’association David et Jonathan.
L’évêque de Bayonne, contacté par l’AFP, n’a pas souhaité communiquer sur ce sujet. Mgr Marc Aillet est connu pour ses positions sur l’avortement. Il avait notamment déclenché une polémique à la mort de Simone Veil, en juillet 2017, pour un tweet contre l’avortement. Il organise chaque mois à Bayonne le Rosaire pour la vie, des prières de rue où jusqu’à quarante participants se mettent à genoux pour prier et demander la fin du droit à l’avortement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Une centaine d’actrices et de personnalités ont lancé, mardi, un appel aux dons. Un ruban blanc sera porté vendredi lors de la 43ᵉ cérémonie des Césars du cinéma.
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#MaintenantOnAgit : des actrices se mobilisent avant les Césars contre les violences faites aux femmes

Une centaine d’actrices et de personnalités ont lancé, mardi, un appel aux dons. Un ruban blanc sera porté vendredi lors de la 43ᵉ cérémonie des Césars du cinéma.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h08
   





                        



   


Une centaine d’actrices et de personnalités ont lancé, mardi 27 février, un appel aux dons pour lutter contre les violences envers les femmes, avec un symbole, un ruban blanc, qui sera porté vendredi 2 mars lors de la 43ᵉ cérémonie des Césars du cinéma. Et un mot d’ordre : « Maintenant, on agit. »
« Nous sommes inquiètes : mal accompagnées, les femmes sont vulnérables face à la justice. Il est temps d’agir. Ensemble, soutenons celles et ceux qui œuvrent concrètement pour qu’aucune n’ait plus jamais à dire #MeToo. Donnons », disent cent trente personnalités dans un appel aux dons lancé par la Fondation des femmes et publié sur le site de Libération.
Les comédiennes Julie Gayet, Adèle Haenel ou Sandrine Bonnaire, l’écrivaine Leïla Slimani, la chanteuse Christine and the Queens, la championne de boxe Sarah Ourahmoune, la réalisatrice Tonie Marshall font partie des premières donatrices de cette campagne baptisée #MaintenantOnAgit.

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« Souvent, nous n’avons rien dit. Par crainte. Par habitude. Pour oublier. Ou parce que nous espérions être l’exception plutôt que la règle, poursuivent-elles. Il y a quelques mois, des actrices ont percé le mur du silence. »
Ce mouvement, inspiré du fonds Time’s Up, lancé par trois cents personnalités du cinéma américain pour lutter contre le harcèlement sexuel au travail à la suite du scandale Weinstein, vise à recueillir des dons qui seront reversés à des associations proposant un accompagnement juridique aux victimes de violences sexistes ou sexuelles.
« Ce n’est que le début », prévient la comédienne Anna Mouglalis. La récente libération de la parole n’est « pas un effet de mode », « il y a eu une prise de conscience » qui doit « s’incarner dans des actes. Sinon, les femmes parleront dans le vent », dit-elle à l’Agence France-Presse. « Toutes les femmes ont été confrontées à des harceleurs (...), ça nous est toutes arrivé », déclarait à la fin de janvier l’actrice Julie Gayet, qualifiant le mouvement Time’s Up de « formidable ».

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S’associant à la Fondation des femmes, l’Académie des Césars proposera vendredi un ruban blanc, symbole de ce mouvement et de la lutte contre les violences faites aux femmes, aux dix-sept cents invités de sa 43e cérémonie, présidée par une des signataires, Vanessa Paradis. « On va porter ce ruban avec détermination et conviction », a assuré lundi Alain Terzian, président de l’Académie des Césars.
Lever de fonds pour aider des associations « débordées »
L’objectif de #MaintenantOnAgit est de lever « un million d’euros » pour aider des associations « débordées », a dit à l’AFP Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, évoquant le Collectif féministe contre le viol, l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), l’Espace femmes Geneviève D., et Prendre le droit.

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Un premier bilan du mouvement pourrait être fait en mai, lors du Festival de Cannes. « On ne veut pas se substituer à l’Etat. On dit juste qu’il y a urgence à comprendre que la lutte contre les violences faites aux femmes requiert des moyens. Que fera-t-on le jour où les deux cent trente mille femmes battues viendront porter plainte ? », poursuit-elle.
Loin de la polémique suscitée par la tribune de cent femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve, défendant la « liberté d’importuner », Mme Mailfert espère que la centaine de personnalités apportera « la lumière » aux victimes de violences.
Dans le sillage de l’affaire Weinstein, le nombre de plaintes déposées en 2017 pour viol et agression sexuelle a connu en France une hausse respectivement de 12 % et de 10 % par rapport à 2016. Plusieurs associations, dont l’AVFT, ont alerté les pouvoirs publics sur leurs difficultés à répondre aux victimes, faute de moyens.

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La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a déclaré mardi qu’elle trouvait « formidable que des artistes adorées des Françaises et des Français s’engagent », rappelant que « de nombreuses associations dont l’action est importante sont financées uniquement depuis des années par de l’argent public ».

Bravo aux artistes françaises qui s’engagent pour lever des fonds pour accompagner les femmes victimes de violences… https://t.co/gPURn68grS— MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Formation des fonctionnaires, cellule d’écoute pour les victimes et sanctions « exemplaires » font partie des points mis en avant dans la circulaire qui doit être signée dans les prochains jours.
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Une circulaire contre les violences sexuelles dans la fonction publique

Formation des fonctionnaires, cellule d’écoute pour les victimes et sanctions « exemplaires » font partie des points mis en avant dans la circulaire qui doit être signée dans les prochains jours.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h24
   





                        


Formation des fonctionnaires, cellule d’écoute pour les victimes, sanctions « exemplaires » : le gouvernement a présenté, mardi 27 février, une circulaire visant à lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans la fonction publique.
Les secrétaires d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, et à la fonction publique, Olivier Dussopt, ont présenté la circulaire lors d’un déplacement au Mans (Sarthe). Elle doit être « signée dans les prochains jours pour une mise en application immédiate », a indiqué le cabinet de Mme Schiappa.
Le texte, consulté par l’Agence France-Presse, « précise la mise en œuvre des engagements » pris par Emmanuel Macron le 25 novembre à l’occasion du lancement de la grande cause du quinquennat pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Trois axes y sont développés : la prévention des violences dans la fonction publique ; le traitement des situations et l’accompagnement des victimes ; la sanction des auteurs. Il y est écrit :
« Deux chiffres doivent nous faire réagir : 20 % des femmes actives disent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle, et près de 30 % des victimes n’en parlent à personne. »

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Plan de formation
La circulaire prévoit notamment, à partir de 2018, le développement d’un plan de formation prioritairement dispensée aux agents occupant des postes d’encadrement, aux référents « égalité et diversité » et aux agents des services des ressources humaines.
Pour les nouveaux entrants, toutes les écoles de service public devront inclure dans leur formation initiale un module sur la prévention de ces violences « au plus tôt et avant la fin de l’année 2018 ».

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Pour accompagner les victimes, tous les employeurs publics devront « définir et mettre en place un dispositif de signalement », par exemple une cellule d’écoute ou une personne référente, et « de traitement des violences sur le lieu de travail ». Ils sont également « incités à étendre l’application de ces dispositifs aux violences et au harcèlement d’origine extra-professionnelle détectés sur le lieu de travail ».
La circulaire demande aux employeurs d’être « exemplaires dans la sanction [disciplinaire] des violences sexuelles » et rappelle les peines et amendes également encourues par les auteurs.
Pour Céline Verzeletti (CGT, premier syndicat de la fonction publique), cette circulaire est « surtout symbolique », car elle reprend les textes des accords de mars 2013. Mme Verzeletti regrette notamment que la circulaire ne mentionne pas que les victimes puissent être reconnues en accident du travail ou en maladie professionnelle, afin qu’elles bénéficient d’une protection spéciale.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Alors que le gouvernement a lancé une concertation pour réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, un rapport de l’Igas propose quelques pistes pour revoir le financement des dispositifs, dont celle de la refonte du calcul des quotas.
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Travailleurs handicapés : un rapport propose de revoir la politique des « quotas »

Alors que le gouvernement a lancé une concertation pour réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, un rapport de l’Igas propose quelques pistes pour revoir le financement des dispositifs, dont celle de la refonte du calcul des quotas.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h00
    |

Catherine Quignon







                        



                                


                            
Jeudi 15 février, le gouvernement a lancé une nouvelle concertation visant à réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, réunissant les organisations patronales et salariales. En guise de base de travail, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a remis en janvier un rapport sur le financement des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle (lien vers PDF). Rapport dont les pistes figurent sur la table des négociations.
Et celles-ci sont nombreuses. Première recommandation : revoir le mode de calcul de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), les fameux « quotas » imposés aux employeurs. Rappelons que les entreprises de plus de vingt salariés qui n’atteignent pas le seuil de 6 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs doivent payer une pénalité. Cette contribution sert à financer les aides à l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés.
Ce dispositif a pourtant fait ses preuves. « Le mode de financement actuel est porteur d’incitations pour les employeurs et a largement contribué à l’augmentation constatée du taux d’emploi des bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) », fait valoir la mission de l’Igas. De fait, le taux d’emploi des travailleurs handicapés a augmenté de 0,8 point entre 2006 et 2014 dans le secteur privé, atteignant 4,1 %.
Effets pernicieux
Mais le taux de chômage des travailleurs handicapés continue à augmenter mécaniquement, du fait du vieillissement de la population. En septembre 2017, la barre des 500 000 travailleurs handicapés au chômage a été franchie, selon l’Association nationale de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).
Le rapport préconise de revoir le mode de calcul du taux de personnes handicapées dans l’entreprise, jugé trop complexe
Et tout efficace qu’il soit, ce système de financement présente des effets pernicieux. Comme le taux de travailleurs handicapés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ A partir de mardi, la brigade numérique de la gendarmerie nationale sera joignable en permanence sur Internet via Facebook, Twitter et par tchat pour renseigner, prévenir et orienter les citoyens.
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La gendarmerie accessible en ligne vingt-quatre heures sur vingt-quatre

A partir de mardi, la brigade numérique de la gendarmerie nationale sera joignable en permanence sur Internet via Facebook, Twitter et par tchat pour renseigner, prévenir et orienter les citoyens.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 15h06
   





                        


Il est désormais possible de tchatter en direct avec un gendarme, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. La brigade numérique (BNum) de la gendarmerie nationale est chargée de renforcer le contact avec une population de plus en plus connectée. Cette brigade devait être inaugurée mardi 27 février par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, dans le cadre de la police de sécurité au quotidien.
Tous les jours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, des gendarmes répondront aux questions de citoyens sur la messagerie instantanée de Facebook, par messages privés sur Twitter ou par l’intermédiaire d’une fenêtre de tchat sur le site Internet de la gendarmerie.

#Evénement La @Gendarmerie présente aujourd'hui sa #BrigadeNumérique. 
— Gendarmerie (@GendarmerieNationale)


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« On pourrait la comparer aux hotlines des fournisseurs d’accès à Internet », a expliqué le lieutenant-colonel Rémy Nollet, officier à la mission numérique de la gendarmerie. « On essaie de répondre à une demande d’une société de plus en plus connectée », a-t-il dit, tout en assurant que ce contact numérique ne se substituera pas aux autres moyens d’accès aux gendarmes (par téléphone ou en brigade territoriale notamment).
Pas de traitement des urgences
La gendarmerie est une des premières forces de sécurité intérieure à disposer d’une telle brigade en Europe, avec la police de Londres et celle des Pays-Bas, selon le lieutenant-colonel Nollet.
Une vingtaine de militaires, dont deux femmes, composent cette brigade d’un nouveau type. Installés dans une caserne de Rennes, derrière leurs écrans, les gendarmes numériques ont trois missions : renseigner ; prévenir ; orienter les citoyens. Mais ils n’ont pas vocation à traiter les urgences, qui restent de la compétence du 17 ou du 112.
Uniquement par écrit, ils répondront, par exemple, à des questions sur le code de la route, feront de la prévention contre les cambriolages ou orienteront vers le site Internet permettant de déposer une pré-plainte en ligne. Une foire aux questions de plus de six cents entrées a aussi été élaborée pour faciliter leur travail.
« Il s’agit de faciliter le premier contact avec les forces de l’ordre, qui est parfois très difficile à faire pour les victimes », a dit le lieutenant-colonel Nollet.
La BNum a pour objectif de traiter en moins de vingt-quatre heures toutes les demandes, d’où qu’elles viennent. « Il n’y a pas de limite, c’est planétaire, s’est enthousiasmé le capitaine Patrice Georget, commandant de la BNum. Si un ressortissant français à Melbourne (Australie) veut nous contacter, il peut le faire. »
S’ils constatent des faits pouvant constituer une infraction, les gendarmes de la BNum ont en outre reçu une habilitation de police judiciaire nationale, qui leur permet d’établir des procès-verbaux d’investigation et de les transmettre aux parquets compétents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Pour lister les 40 meilleurs établissements, notre blogueur Olivier Rollot s’appuie sur les palmarès 2018 établis par quatre publications.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les vacances de lycéens en terminale ne sont pas de tout repos. Pour la plupart, le bac blanc est tout proche. Notre blogueur Claude Garcia les aide dans leurs révisions.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Des millions de Français n’ont pas accès à une connexion. Ce phénomène d’exclusion est amplifié par la dématérialisation des services publics.
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« Tout passe par Internet et ceux qui en sont exclus sont comme écartés de la société »

Des millions de Français n’ont pas accès à une connexion. Ce phénomène d’exclusion est amplifié par la dématérialisation des services publics.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 17h44
    |

            Camille Bordenet








                        



                                


                            
Ses lunettes sur le bout du nez, Hélène scrute l’écran d’ordinateur à la recherche de l’onglet Internet, les mains suspendues au-dessus du clavier, sans oser cliquer. « Je sais seulement me servir de mon téléphone, mais pas de l’ordinateur », confie, presque gênée, cette aide-soignante de 50 ans, comme si elle avouait un mal honteux à cette époque où « tout se fait sur Internet ». 
Si cette mère célibataire s’en sortait tant bien que mal jusqu’à présent, s’en remettant à sa fille de 13 ans pour certaines démarches en ligne, la nécessité de se reconvertir professionnellement l’a mise au pied du mur : « Il fallait que je cherche une formation sur Internet et je ne savais pas faire. » Elle s’est donc décidée à pousser la porte d’Emmaüs Connect, une association qui accompagne des publics éloignés du numérique – pour la plupart en grande précarité sociale.
Autour d’Hélène ce jour-là, d’autres « exclus » du numérique venus se faire aider : un retraité qui veut « se mettre à la page » pour ne pas dépendre de ses enfants, un chômeur en difficulté pour remplir son dossier Pôle emploi, une femme migrante qui veut créer sa boîte mail… A l’accueil, il y a aussi ceux qui viennent acheter des recharges Internet et téléphone à prix solidaires, faute de pouvoir souscrire à des abonnements trop chers.
13 millions de personnes se sentent en difficulté
Autant de problématiques qui racontent l’exclusion à laquelle sont confrontés nombre de Français, à l’heure où le « tout numérique » s’accélère : quelque 13 millions de personnes utilisent peu ou pas Internet et se sentent en difficulté face au développement des usages numériques, selon une étude de l’Agence du numérique.
L’enjeu a été jugé majeur par l’Etat, d’autant qu’il s’est fixé l’objectif de 100 % de services publics dématérialisés à horizon 2022. Le gouvernement a lancé, en décembre 2017, sa stratégie nationale d’inclusion numérique, sujet inscrit au programme du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, l’édile de Colleville-Montgomery (Calvados), a ouvert lundi un gymnase en urgence.
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Grand froid : les migrants de Ouistreham accueillis par le maire d’une commune voisine

Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, l’édile de Colleville-Montgomery (Calvados), a ouvert lundi un gymnase en urgence.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 12h19
   





                        



   


« Il y avait urgence à agir, alors on a agi. » Frédéric Loinard, le maire de Colleville-Montgomery, dans le Calvados, a ouvert un gymnase, lundi 26 février, pour accueillir temporairement les jeunes migrants de la ville voisine de Ouistreham, rapporte Liberté Caen.
En prévision de la vague hivernale qui touche la France, le plan grand froid a été activé dans le département, et le préfet a ouvert vingt places supplémentaires en hébergement d’urgence le 23 février. Pourtant, ce sont près d’une centaine de migrants qui dorment depuis plusieurs mois dans les bois de Ouistreham.

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Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, assuré du soutien de son conseil municipal, qui lui a dit sa « fierté » de le voir agir ainsi, a pris en main l’urgence humanitaire. « Je ne pouvais pas laisser ces jeunes gens dehors […], je voulais pouvoir dormir tranquille, alors j’ai pris la décision d’ouvrir cet accueil temporaire dans le gymnase. Il m’est seulement devenu impossible de rester insensible. »
Sans accord préalable
Frédéric Loinard, qui assure « ne pas faire ça contre la ville de Ouistreham », dont le maire est opposé à la présence d’un centre d’hébergement dans sa commune, a ouvert les portes du gymnase municipal sans accord préalable. « La préfecture m’a dit que j’aurais dû les prévenir en amont, pour respecter un process… Mais il y avait urgence à agir. » Et de préciser que l’accueil ouvert depuis ce lundi soir, « ne l’est que de manière temporaire, jusqu’au terme du plan grand froid ».
Dans un communiqué, le Collectif d’aide aux migrants de Ouistreham explique :
« Monsieur le curé de Ouistreham nous a aidés à monter cette opération, et les Restos du cœur participent avec nous à la logistique et nous fournissent les duvets. Emmaüs, de son côté, prend dix jeunes chaque soir depuis plusieurs semaines. »
Lundi soir, les habitants de Colleville et les bénévoles du Collectif d’aide aux migrants de Ouistreham ou des Restos du cœur se sont affairés pour amener tout le nécessaire afin d’accueillir les jeunes migrants. Les vestiaires ont été équipés de lits de camp et de duvets.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dans plusieurs collèges, les parents commencent à se mobiliser.
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Forte diminution des postes dans les établissements de l’académie de Lille

Dans plusieurs collèges, les parents commencent à se mobiliser.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h09
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        


Les collèges et lycées de l’académie de Lille, l’une des plus denses de France derrière Versailles et Créteil, vont-ils renouer avec les années noires des suppressions de postes ? Avec 136 postes d’enseignants en moins et 21 chez les personnels administratifs, les 492 établissements publics du second degré du Nord et Pas-de-Calais affichent, en valeur relative, le plus grand nombre de postes supprimés pour la prochaine rentrée.

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Pour le SNES-FSU, cette baisse va se traduire par une augmentation du nombre d’élèves par classe, notamment dans les collèges, des horaires d’enseignements réduits et des disparitions d’options. Depuis cinq ans, l’académie de Lille n’avait pas connu de suppressions de postes dans le second degré. « Nous sommes une académie qui a payé un lourd tribut sous Sarkozy, souligne Catherine Piecuch, secrétaire FSU Nord Pas-de-Calais. Depuis 2005, nous avons eu 6 000 suppressions de postes d’enseignants dans les premier et second degrés. » Pour les compenser en partie, 1 309 postes ont été recréés sous l’ère Hollande.
Dans une académie touchée socialement et économiquement, le rectorat a choisi pour la prochaine rentrée de donner la priorité au premier degré en créant 312 postes, essentiellement pour le dédoublement des classes de CP et CE1 en zones prioritaires. « Priorité aux plus fragiles », explique Dominique Martiny, le secrétaire général de l’académie. Alors que le nombre d’élèves devrait augmenter dans le second degré en septembre (661 de plus, selon les estimations du rectorat), l’éducation nationale justifie en partie les suppressions de postes par une baisse d’environ mille élèves dans les lycées professionnels. « On nous dit qu’il y a 7 000 places vacantes dans les lycées pro, mais dans certaines sections il y a 35 élèves par classe, souligne la secrétaire FSU Nord. C’est une hérésie d’avoir des effectifs pareils ! »
Opération collège mort
Ce sont les collèges (– 55 postes) et les lycées professionnels (– 110 postes) qui vont donc être les plus touchés. « C’est un non-sens d’appauvrir les collèges dits “ordinaires”, dénonce Laetitia Aresu, secrétaire SGEN-CFDT Nord Pas-de-Calais. Cela ne nous permet pas de mener à bien nos missions. » Le rectorat se défend : « Notre académie est plutôt bien lotie avec un taux d’encadrement au-dessus de la moyenne nationale car nous avons un secteur avec de plus grandes difficultés sociales. »
Au collège Nadaud à Wattrelos, classé REP, la suppression de 68 heures, dans le cadre de la baisse de la dotation horaire globale, risque d’entraîner trois fermetures de classes. « Le rectorat annonce des prévisions considérablement à la baisse, avec jusqu’à dix élèves en moins par niveau, s’étonne Alain Gorenflot, représentant syndical SNES-FSU. Mais ça se base sur rien ! » En 2017 déjà, trois classes ont fermé dans ce collège de 750 élèves, et des dispositifs comme les classes audiovisuelles, bilangues ou « euro » ont disparu. « Face à la perte de certaines options, les parents les plus aisés préfèrent mettre leurs enfants dans le privé alors qu’on avait une mixité sociale importante dans ce quartier populaire et un joli taux de réussite au brevet, avec 90 %. » Jeudi, à l’occasion d’une opération collège mort organisée par les parents, les couloirs étaient déserts.
Aux collèges Anne-Frank à Lambersart, Jules-Verne à Maubeuge ou Picasso à Avion, les parents commencent aussi à mener des actions. Une quinzaine d’établissements ont déjà demandé des audiences au rectorat pour tenter d’obtenir des moyens. « Il peut y avoir des désaccords sur les prévisions des effectifs, répond le secrétaire général de l’académie de Lille. Mais nous travaillons à partir de simulations prouvées. » Avant de tenter rassurer : « Il n’y aura pas de dégradation des conditions de travail dans les collèges. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les responsables de vingt-trois filières font part de leurs « inquiétudes » sur la bonne attribution des 89 millions d’euros alloués à ces centres de référence.
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Les centres de maladies rares inquiets pour leur financement

Les responsables de vingt-trois filières font part de leurs « inquiétudes » sur la bonne attribution des 89 millions d’euros alloués à ces centres de référence.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 15h32
    |

            François Béguin








                        


Des hôpitaux utiliseraient aujourd’hui les crédits dévolus au financement des centres de référence maladies rares et situés en leur sein pour d’autres usages, notamment combler leurs déficits. C’est ce qu’affirment les responsables des vingt-trois filières consacrées aux maladies rares dans un communiqué publié le 23 février et cosigné par deux importantes associations, Alliance maladies rares et l’AFM-Téléthon.
Dans ce texte, médecins et associations de malades font part de leurs « inquiétudes » sur la bonne attribution des 89 millions d’euros alloués à ces centres de référence, aujourd’hui au nombre de 387 après une nouvelle vague de labellisation en 2017, qui entraîne une redistribution des financements.
Ils dénoncent la « confiscation » de crédits par certaines directions hospitalières, ce qui « met en péril la crédibilité et l’efficacité » de l’effort national en faveur de maladies qui concernent trois millions de patients. Une maladie est dite « rare » quand elle touche moins d’une personne sur 2 000.
« Des limitations aux recrutements »
« Le degré d’inquiétude n’est pas au même niveau dans tous les hôpitaux. Environ 40 % des centres n’arrivent pas à avoir une lisibilité pour leur budget 2018 », souligne le Pr Eric Hachulla, responsable au CHU de Lille de l’une de ces filières. 
« Dans certains hôpitaux, il y a des limitations aux recrutements, quel que soit le poste. Certains nouveaux centres ne peuvent donc pas embaucher un secrétaire ou un médecin pourtant indispensable pour assurer leur mission », ajoute le Pr Guillaume Jondeau, du centre national de référence sur le syndrome de Marfan et apparentés à l’hôpital Bichat, à Paris.
Dans un courrier cité par l’AFP, la direction générale de l’offre de soins du ministère de la santé avait assuré début février que « dans le contexte financier que connaissent certains hôpitaux, il est compréhensible que le nouveau dispositif financier se mette en place progressivement ».



                            


                        

                        


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A l’hôpital de Villefranche-sur-Saône, la tarification à l’activité a permis d’embaucher des médecins

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a accusé, le 14 février, la T2A d’avoir entraîné une « crise de sens » à l’hôpital public. Alors que le système a plutôt bonne presse dans cet établissement, on en reconnaît les limites.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 14h43
    |

            François Béguin (Villefranche-sur-Saône (Rhône) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est la « boîte noire » de l’hôpital de Villefranche-sur-Saône (Rhône). Dans cette pièce située au même étage que la direction, six techniciennes d’information médicale identifient chaque jour les motifs des séjours des patients hospitalisés dans cet établissement de 431 lits, ainsi que les actes qui leur ont été prodigués, afin de présenter une facture optimale à l’Assurance-maladie et aux mutuelles. Au total, 44 147 séjours ont été « codés » ici pour l’année 2017.
« On est loin du monde des soignants. Parmi eux, personne ne sait trop ce qu’on fait », raconte Nathalie Kalla, une cadre du service.
L’équipe forme pourtant régulièrement les internes et les futurs infirmiers à l’importance de la tarification à l’activité (T2A), le système de financement des hôpitaux. Dans chaque service de l’hôpital, les infirmières rentrent au fur et mesure sur des ordinateurs portables les actes effectués auprès des patients. Les médecins doivent, eux aussi, remplir un compte rendu médical le plus précis et exhaustif possible.
Cette « tarification à l’activité », la ministre de la santé, Agnès Buzyn, l’a accusée, le 14 février, d’avoir entraîné une « crise de sens » à l’hôpital public. La directrice de celui de Villefranche, Monique Sorrentino, elle, défend les apports de ce dispositif qui lie en partie (à hauteur de 52 %) les ressources financières de l’hôpital au nombre de séjours effectués. Elle emploie même les mots d’une chef d’entreprise à l’assaut de nouveaux marchés.
« La T2A donne envie de travailler, assure-t-elle. Quand on veut développer une activité, embaucher un médecin ou investir dans un équipement, on monte un business plan. On sait que ça doit générer 8 % de marge, il ne faut pas que ça s’équilibre juste. »

Selon elle, c’est la diminution régulière du tarif des actes depuis 2015 qui fait dérailler le système. « Il faut pédaler beaucoup plus vite pour avoir un effet sur les recettes », observe-t-elle,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Vous fréquentez ou avez fréquenté l’hôpital public, estimez-vous avoir bénéficié d’une prise en charge de qualité ? Avez-vous constaté une surcharge de travail des soignants ?
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Patients ou anciens patients, racontez-nous votre expérience de l’hôpital public

Discussion lancée le 27 février 2018

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File d’attente aux urgences, manque de médecins, fermeture de services, déficits en hausse et manque de moyens, les alertes de soignants sur la situation de l’hôpital public sont nombreuses. Confronté à cette « crise de l’hôpital », le premier ministre, Edouard Philippe, a promis, le 13 février, de « transformer » le système de santé « en mettant le patient au centre » du dispositif et en améliorant la qualité et l’accès aux soins.
Vous êtes, ou avez été, un patient de l’hôpital public, vous y avez été suivi pour une pathologie lourde ou êtes passés aux urgences, racontez-nous le regard que vous portez sur l’hôpital. Estimez-vous avoir bénéficié d’une prise en charge de qualité (soins, accompagnement, hébergement) ? Avez-vous pu constater une surcharge de travail des soignants ? Cela a-t-il eu des conséquences sur vos soins et sur votre suivi ?
Certains témoignages pourront être utilisés dans le cadre d’un article sur Le Monde. fr. Merci de nous laisser vos coordonnées afin qu’un ou une journaliste puisse, au besoin, vous recontacter.                            





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ En avril 2016, à l’issue d’un procès-fleuve, la cour d’assises avait condamné huit accusés à des peines de un à trente ans de prison.
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Meurtre de la policière Aurélie Fouquet : Redoine Faïd et sept accusés rejugés en appel

En avril 2016, à l’issue d’un procès-fleuve, la cour d’assises avait condamné huit accusés à des peines de un à trente ans de prison.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 10h33
   





                        



   


Un braquage avorté, une fuite sur l’autoroute et la mort de la policière municipale Aurélie Fouquet à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) en mai 2010 : la cour d’assises de Paris rejuge à partir de mardi 27 février huit hommes, dont « le caïd médiatique » Redoine Faïd.
Le meurtre de cette fonctionnaire de 26 ans et l’extrême violence des malfaiteurs, qui ont aussi blessé par balle un autre policier et des automobilistes dans leur course folle, avaient eu un grand retentissement. Le président d’alors, Nicolas Sarkozy, avait assisté aux obsèques d’Aurélie Fouquet et plusieurs milliers de policiers municipaux avaient défilé pour exprimer leur malaise et réclamer des équipements.
En avril 2016, à l’issue d’un procès-fleuve, la cour d’assises avait condamné huit accusés à des peines allant de un à trente ans de prison dont dix-huit ans pour Redoine Faïd, considéré comme « l’organisateur » et « le recruteur » de cette « opération de guerre ». Ils risquaient la perpétuité. Un neuvième homme a été acquitté, conformément aux réquisitions de l’avocate générale.
Mais les sept semaines du procès n’avaient pas permis de faire toute la lumière sur les faits, faute d’éléments matériels. La mère d’Aurélie Fouquet avait dénoncé « la chape de plomb » pesant sur des accusés qui, à deux exceptions près, ont nié toute participation.
Le ministère public, qui avait réclamé des peines allant jusqu’à trente ans de réclusion criminelle, avait fait appel, comme six des accusés.
Une vingtaine de tirs
Le projet d’attaque d’un fourgon blindé avait capoté le 20 mai 2010 au matin lorsque des policiers avaient voulu contrôler une camionnette portant deux impacts suspects. Pris en chasse, le véhicule fonce alors sur l’autoroute A4 et ses occupants ouvrent le feu sur les policiers lancés à leur poursuite et parviennent à les semer.
Arrivés à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), les malfaiteurs, cagoulés, gantés, vêtus de treillis sombres et équipés de gilets pare-balles, abandonnent leur véhicule qu’ils incendient et en volent un autre. Deux policiers municipaux arrivent alors sur place et essuient une vingtaine de tirs : Thierry Moreau est blessé au thorax, Aurélie Fouquet à la tête. Cette mère d’un tout jeune enfant succombera à ses blessures quelques heures plus tard. Les malfaiteurs braquent un troisième véhicule et s’enfuient.

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                Meurtre de la policière Aurélie Fouquet : « Ils voulaient tuer du flic »



En première instance, deux des accusés, Daouda Baba et Olivier Tracoulat, se sont vu infliger vingt et trente ans de prison pour le meurtre de la policière. Jugé en son absence, M. Tracoulat, qui pourrait avoir été mortellement blessé dans la fusillade, a été mis en cause par un des accusés, qui affirme qu’il lui aurait confié : « Ça a merdé (…) j’ai tiré sur les condés. »
Un troisième homme, identifié par un témoin mais qui avait pris la fuite après les faits en Algérie, a été définitivement condamné en juillet 2016 à vingt ans de prison par la justice algérienne pour le meurtre d’Aurélie Fouquet. Il s’agit d’un des frères de Redoine Faïd, Fayçal.
Redoine Faïd affirme être innocent
Lors du procès, Redoine Faïd, multirécidiviste des braquages, a été présenté comme « le dénominateur commun » des accusés, un groupe d’hommes aux casiers souvent surchargés. Mais l’accusé, qui a affirmé s’être rangé dans une autobiographie médiatisée, s’est dit à l’audience innocent « de A à Z ».
Une caméra de surveillance l’a cependant filmé le 19 mai 2010 au volant d’un véhicule qui semblait circuler en convoi avec les deux camionnettes qui seront utilisées le lendemain dans le projet d’attaque de fourgon blindé.
Depuis le procès, M. Faïd, 45 ans, a été deux fois condamné aux assises en 2017 : à dix ans de réclusion pour son évasion de la prison de Lille-Séquedin en 2013, et à dix-huit ans de prison pour l’attaque d’un fourgon blindé dans le Pas-de-Calais en 2011. Il a fait appel des deux condamnations.
En janvier 2011, il était apparu dans un reportage choc sur le grand banditisme, où des « caïds de cités » se flattaient de dépasser les voyous « à l’ancienne ». En visionnant « les rushes », les policiers avaient reconnu deux des suspects du commando de l’A4. Redoine Faïd, lui, fanfaronnait face caméra : braquer un fourgon, « c’est le top du top ». Le procès devrait durer jusqu’au 13 avril.

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                Redoine Faïd : portrait d'un ennemi public




Les neuf accusés du procès Fouquet et leurs peines en France
Olivier Tracoulat
Reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Fouquet, il a été condamné à 30 ans de prison.
Les charges : son ADN a été retrouvé sur la scène de la fusillade ; Jean-Claude Bisel confirme l’avoir veillé, blessé, la nuit même ; Malek Khider l’a croisé dans une réunion de préparation au braquage.
Les réquisitions : « C’est difficile de requérir contre un absent. » L’avocate générale le fera quand même. 30 ans.
Rabia Hideur
Acquitté du meurtre de la policière, il a cependant été déclaré coupable d’association de malfaiteurs et condamné à 10 ans de prison.
Les charges : son ADN a été retrouvé sur la crosse d’une kalachnikov chez Malek Khider. Il a en outre été reconnu par un témoin comme étant le passager du véhicule impliqué dans la fusillade.
Les réquisitions : 30 ans de réclusion criminelle.
Daouda Baba
Reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Fouquet, il a été condamné à 20 ans de prison.
Les charges : son ADN a été retrouvé sur une arme chez Malek Khider. Il porte des marques de brûlures qu’on le soupçonne de s’être faites en incendiant le fourgon impliqué, le 20 mai. Lui les explique autrement : il aurait incendié une voiture volée en plein centre-ville de Creil. Mais refuse d’en dire plus.
Les réquisitions : 30 ans
Malek Khider
Il a été condamné à 15 ans de prison pour association de malfaiteurs dans l’affaire du braquage avorté de Villiers-sur-Marne, au cours duquel Aurélie Fouquet a été tuée. Il a cependant été acquitté pour la tentative de braquage ratée à Gentilly, en décembre 2009. Une affaire jamais élucidée mais qui rappelle l’autre.
Les charges : Il avoue qu’il devait participer au braquage de Villiers-sur-Marne mais pas dans la fourgonnette impliquée dans la fusillade ; une arme qui a servi au braquage de Gentilly a été retrouvée dans un sac lui appartenant ainsi qu’une polaire bleue similaire à celle portée par l’un des braqueurs.
Les réquisitions : 25 ans, avec deux-tiers de peine de sûreté. « Le temps de la liberté n’est pas venu pour lui. »

        Lire aussi :
         

          le compte rendu de l’interrogatoire de Malek Khider



Redoine Faïd
Considéré comme le cerveau du braquage, il a été condamné à 18 ans de prison pour sa participation au projet de braquage, association de malfaiteurs, détention et transport d’armes et d’explosifs.
Les charges : ses liens avec les accusés Bisel, Tracoulat, Khider et Garnier, rencontrés en prison ou condamné avec eux ; une vidéosurveillance sur laquelle il apparaît la veille du braquage dans un véhicule qui semble à la tête d’un convoi des deux qui seront impliqués le lendemain.
Les réquisitions : 22 ans avec deux-tiers de peine de sûreté. « Le meilleur moyen de s’assurer de l’absence de récidive. »

        Lire :
         

          le compte rendu de l’interrogatoire de Redoine Faïd




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                Redoine Faïd assure n’avoir « strictement rien à voir » avec le braquage avorté



William Mosheh
Condamné à 5 ans de prison pour participation à une association de malfaiteurs en bande organisée.
Contre lui : du matériel de maquillage de véhicules et des armes ont été saisis chez lui ; son ADN a été retrouvé sur une kalachnikov saisie chez Malek Khider, mélangé à celui d’Olivier Tracoulat.
Les réquisitions : huit ans. « Sinon, vous considérer que les actes préparatoires sont insignifiants. Or c’est tout le contraire. »
Olivier Garnier
Condamné à 5 ans de prison pour participation à une association de malfaiteurs en bande organisée.
Les charges : il était soupçonné d’avoir eu un rôle logistique dans la fabrication d’explosifs qui devaient être utilisés dans l’attaque de fourgon, dans son transport ou son gardiennage. Son ADN a été retrouvé sur le cadre explosif retrouvé sur les lieux de la fusillade et sur le sac de sport retrouvé chez Malek Khider.
Les réquisitions : huit ans.
Jean-Claude Bisel
Reconnu coupable de recel de malfaiteurs, il a été condamné à un an de prison pour avoir veillé Olivier Tracoulat, blessé lors de la fusillade, la nuit des faits.
Les charges : il a avoué.
Les réquisitions : trois ans. « Sinon il faudrait lui trouver des circonstances atténuantes. » Et l’avocate générale n’en voit pas.

        Lire aussi :
         

          les révélations faites à l’audience par Jean-Claude Bisel



Georges Mosheh
Conformément aux réquisitions du parquet, il a été acquitté de l’accusation de participation à une association de malfaiteurs.
Les charges : il se trouvait à proximité du lieu du vol d’un des véhicules ; la veille de la fusillade, ce même véhicule a stationné non loin d’un box lui appartenant la veille, où il est soupçonné d’avoir pu en changer les plaques d’immatriculation.





                            


                        

                        


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De la banalité à la barbarie, l’engrenage du crime

Dans son dernier ouvrage, le psychiatre Daniel Zagury explique comment un certain type de criminel a souvent tout de l’homme banal.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 06h58
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 11h55
    |

            Sylvie Kerviel








                        



                                


                            

Le Livre. Ces derniers mois, on l’a beaucoup lu, vu et entendu dans la presse, à la radio ou à la télévision. Psychiatre, spécialiste notamment des tueurs en série auxquels il a consacré un livre (L’Enigme des tueurs en série, Plon, 2008), Daniel Zagury est sollicité en tant qu’expert par la justice mais aussi par les médias chaque fois qu’un crime secoue l’opinion soit par son horreur, soit parce qu’il bouscule les idées reçues. Comme celui commis récemment par Jonathann Daval, qui a avoué avoir étranglé sa femme, Alexia, et avoir tenté de dissimuler son geste en faisant croire que la jeune femme avait été tuée lors d’une séance de jogging.
Un fait divers qui a ému et choqué le public bien au-delà du cercle des proches, en raison du double jeu du meurtrier, qui avait participé aux recherches et s’était montré éploré face aux caméras de télévision, mais aussi parce que le tueur avait tout de l’homme banal. Le fameux « voisin (ou voisine) sans histoire » évoqué par les médias chaque fois qu’un fait de ce genre s’impose dans l’actualité.
C’est à ce type de criminels que Daniel Zagury consacre son nouveau livre, La Barbarie des hommes ordinaires (« hommes » pris au sens d’êtres humains), sous-titré de manière un brin racoleuse : « Ces criminels qui pourraient être nous ». « On ne naît pas barbare, on le devient », écrit le psychiatre, détournant la formule célèbre de Simone de Beauvoir. Une affirmation qu’il s’emploie à étayer au fil des deux cents pages de son livre, dont chaque chapitre explore un type particulier de crime – homicide conjugal, meurtre de nouveau-nés, crime terroriste, etc. – dont les auteurs ne présentaient pas, au moment des actes, de pathologie psychiatrique.
Comprendre le cheminement
Pour Daniel Zagury, c’est « une suite d’adaptations et de réactions psychiques qui font que des hommes et femmes qui n’étaient pas plus prédisposés que beaucoup d’autres basculent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Un facteur assisterait les personnes ayant des difficultés avec Internet, pendant quarante-cinq minutes, à domicile, pour une somme « autour de 50 euros ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/02/2018
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La Poste pourrait bientôt aider des contribuables à remplir leur déclaration de revenus

Un facteur assisterait les personnes ayant des difficultés avec Internet, pendant quarante-cinq minutes, à domicile, pour une somme « autour de 50 euros ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 14h53
    |

            Audrey Tonnelier








                        



   


Les 73 000 facteurs de l’Hexagone exerceront-ils prochainement un nouveau métier ? Selon nos informations, la direction de La Poste a fait part la semaine dernière aux syndicats d’un projet d’aide à la télédéclaration de revenus. Concrètement, le facteur pourrait assister dans cette démarche les personnes non familières avec Internet, pendant quarante-cinq minutes, à domicile. Une prestation facturée « autour de 50 euros », selon le syndicat SUD-PTT.
« Le projet est à l’étude, pour mieux accompagner les particuliers et réduire la fracture numérique, l’un des axes de notre stratégie », confirme la direction du groupe public. « Ce serait probablement pour la prochaine période de télédéclaration, en 2019 », dit-elle, en précisant ne pas avoir encore finalisé « les contours de l’offre ».
A la direction générale des finances publiques (DGFiP), on dit qu’« il est prématuré de parler de partenariat avec La Poste. Une expérimentation sera peut-être lancée dans un département en zone rurale, mais rien n’est validé ».
Ce service avait pourtant été évoqué par Philippe Wahl, président-directeur général du groupe La Poste, dès mars 2017. « Cela semble en lien avec l’objectif du gouvernement d’atteindre 100 % de télédéclarations en 2019 », avance Nicolas Galepides, syndicaliste SUD-PTT, qui déplore « un nouvel exemple de la précipitation induite par le gouvernement en matière de dématérialisation des échanges ». Depuis cette année, la télédéclaration est obligatoire pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 15 000 euros. En 2017, plus de la moitié des foyers fiscaux (20,5 millions sur un total de 37 millions) ont procédé à une télédéclaration de revenus, selon la DGFiP.
Diversification tous azimuts
Mais assigner aux facteurs une mission proche de celle de conseillers fiscaux pose plusieurs questions. D’abord, les contribuables ont déjà la possibilité de se rendre au guichet de leur centre des impôts pour se faire aider à déclarer en ligne. Et ce, gratuitement. « Pourquoi des particuliers qui ne sont pas familiers avec Internet devraient-ils être pénalisés ? », avertit SUD-PTT, dans un communiqué qui devait être publié mardi 27 février.
Les facteurs, qui s’inquiètent sur les moyens mis à disposition pour cette nouvelle tâche, s’interrogent aussi sur l’attitude du fisc en cas d’erreur de déclaration : « Qui sera considéré comme responsable : le postier ou le contribuable ? », pointe M. Galepides. En revanche, le caractère confidentiel de la déclaration de revenus semble pouvoir être géré par des agents de La Poste, déjà considérés comme tiers de confiance — les facteurs prêtent serment à leur entrée en fonctions.

        Lire aussi :
         

                Impôt sur le revenu  : vers la généralisation de la déclaration en ligne



Confrontée à la chute de son activité courrier, La Poste est engagée dans une diversification tous azimuts. Depuis 2016, moyennant 30 euros, la partie théorique de l’examen du permis de conduire (le code) peut être passée dans ses bureaux, sous la surveillance du personnel encadrant. Là encore, la prestation est gratuite en centre d’examen… mais souvent soumise à une liste d’attente de plusieurs mois. « Il faut reconnaître que cela fonctionne [plus d’un million de personnes ont passé l’épreuve à La Poste, pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros à la fin de 2017], même si ce sont les préfectures qui auraient dû mettre des gens en plus », estime M. Galepides.
Depuis mai 2017, le groupe propose aussi « veiller sur mes parents », des « visites de compagnie » du facteur chez une personne âgée, jusqu’à six jours par semaine, couplées à un boîtier de téléassistance. Quelque 3 400 contrats ont déjà été signés, pour un chiffre d’affaires de 270 000 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Après l’annonce, lundi, d’une baisse de 1,2 % des tarifs en 2018, les établissements de santé vont devoir chercher de nouvelles sources d’économies.
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Les hôpitaux publics craignent l’asphyxie après l’annonce de la baisse des tarifs

Après l’annonce, lundi, d’une baisse de 1,2 % des tarifs en 2018, les établissements de santé vont devoir chercher de nouvelles sources d’économies.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 13h00
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

La pression va encore monter d’un cran dans un secteur hospitalier déjà chauffé à blanc. Quelques jours après avoir promis une « réforme globale » du système de santé, et notamment du financement des hôpitaux publics, le gouvernement a annoncé, lundi 26 février, une baisse de 1,2 % de leurs tarifs en 2018 (un peu plus de la moitié, 0,7 %, sera restitué si l’objectif national de dépenses d’Assurance-maladie est tenu en fin d’année). Un coup de rabot budgétaire certes plus modéré qu’en 2017 (– 1,6 %), mais qui va de nouveau contraindre les établissements de santé à chercher de nouvelles sources d’économies et à réaliser encore plus d’actes, pour tenter de maintenir leur équilibre budgétaire.
Un comble, alors que la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a confié, le 14 février sur France Inter, être « choquée » lorsqu’elle entendait qu’« un hôpital cherche des parts de marché par rapport à une clinique privée ». La veille, lors d’un déplacement avec le premier ministre à Eaubonne (Val-d’Oise), elle avait annoncé vouloir « corriger » et « rééquilibrer » la tarification à l’activité (T2A), mise en place en 2004 et aujourd’hui accusée d’être à l’origine de plusieurs dérives au sein du système de santé, dont la « course à l’activité ». Autrement dit devoir accueillir toujours plus de patients (mais avec des durées de séjour calculées au plus court), afin de pouvoir présenter une facture plus élevée à l’Assurance-maladie.

Plusieurs acteurs du monde hospitalier font aujourd’hui crédit à la ministre de sa volonté de faire évoluer le logiciel pour en finir avec « l’hôpital entreprise », en prenant davantage en compte l’efficience et la qualité des soins, par le biais notamment des financements « au parcours ». Mais ils se demandent comment tenir en attendant une réforme qui n’interviendra pas avant au moins 2020.
Après plusieurs années de restrictions budgétaires, dont celles très fortes demandées par Marisol...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ 17 milliards par an, c’est le coût social pour la France de la sédentarité, qui implique obésité et diabète. Un an après l’instauration du « sport sur ordonnance », certains innovent, comme à Murat, dans le Cantal.
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Bouger, c’est préserver sa santé

17 milliards par an, c’est le coût social pour la France de la sédentarité, qui implique obésité et diabète. Un an après l’instauration du « sport sur ordonnance », certains innovent, comme à Murat, dans le Cantal.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 20h37
    |

            Sandrine Cabut (Murat (Cantal), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Un, deux, trois… Debout sur une jambe, quatre femmes et hommes soulèvent en cadence un petit haltère avec une main. ­Objectif : effectuer le mouvement une douzaine de fois, sans poser pied à terre. Chacun a sa parade, un partenaire avec qui il alterne cet exercice d’équilibre et de renforcement musculaire. Certains sont à l’aise, d’autres un peu à la peine. Mais tous s’appliquent, sous l’œil attentif de Noël Bultez, éducateur sportif spécialisé en activité physique adaptée et coordonnateur de ce dispositif original de sport-santé en milieu rural, dans le département du Cantal.
En ce début décembre, malgré le froid et la neige qui se sont abattus depuis quelques jours, le groupe du mercredi soir est presque au complet. Dans la salle de danse de l’école de musique de Murat, au centre de cette bourgade de moyenne montagne de 2 000 habitants, huit des dix participants habituels sont au rendez-vous.
Pendant une heure, sur fond musical, ils vont enchaîner séries de tractions des bras avec des élastiques, mouvements de boxe, jeux divers pour activer le système cardio-respiratoire… Noël Bultez donne les consignes, corrige les gestes, ­encourage. Sans se priver de chambrer gentiment ses élèves. De leur côté, l’ambiance est bon enfant, potache presque. Quand l’éducateur sportif les envoie chercher des ballons en mousse dans la pièce à côté pour des exercices de lancers et de coordination, ils s’amusent à shooter dedans comme des gamins. Bavardent. Chahutent.
Tous ont pourtant quitté l’école et les terrains de sport il y a bien longtemps. Quadra ou quinquagénaires, ils sont actifs professionnellement, mais plus guère physiquement. Factrice, chauffeur de taxi ou encore aide-soignante, ils passent beaucoup de temps assis, au volant ou sur une chaise. Les superbes paysages du pays de Murat et du parc régional des volcans d’Auvergne ? Peu les explorent à pied ou à vélo, même le week-end. La plupart sont en surpoids, suivis pour un diabète, une hypertension,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La ministre des sports souligne le rapport entre les maladies dont souffrent les Français et leurs pratiques sportives.
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Laura Flessel : « L’objectif, c’est trois millions de pratiquants en plus »

La ministre des sports souligne le rapport entre les maladies dont souffrent les Français et leurs pratiques sportives.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 19h20
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Environ 40 % des Français ne respectent pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’activité physique. Ministre des sports, Laura Flessel veut agir pour les inciter à bouger plus et développer le sport-santé.
La sédentarité des Français augmente. Pour vous, y a-t-il urgence à agir ?
En effet, les chiffres sont criants. Dix millions de personnes souffrent d’affections de ­longue durée, 3 millions sont diabétiques, 55 % des Français ne pratiquent pas ou plus d’activité sportive. Le sport-santé constitue l’un des axes forts de notre feuille de route. Notre ambition est d’aller chercher 3 millions de pratiquants supplémentaires, notamment des personnes éloignées de toute pratique sportive. Cela ­représente une augmentation de 10 %. Aujourd’hui, la France compte 34 millions de pratiquants (dont 17 millions de licenciés). Nous sommes une ­nation qui aime le sport mais qui n’a pas la culture du sport, d’où l’idée de proposer une offre plus large. Le président de la ­République a voulu un ministère des sports de plein exercice. Le ­challenge est celui de la ­transformation.
Comment y arriver ?
Nous avons une responsabilité citoyenne avec les Jeux olympiques et paralympiques en 2024. Notre ambition est de bâtir un écosystème qui intègre plus l’activité physique et sportive. Cela commence dès l’école. Avec le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer, nous souhaitons labelliser dès la rentrée prochaine 100 infrastructures, écoles, collèges… pour faire redécouvrir le sport aux enfants et adolescents. En visant certains publics. Je pense en particulier aux filles, dont seulement 19 % à 24 % pratiquent une activité physique. De même, trop d’enfants handicapés n’ont pas accès à la pratique sportive dans les écoles. Outre les milieux scolaires et universitaires, nous voulons aussi développer la pratique sportive dans le monde de l’entreprise ou encore dans les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Un an après l’entrée en vigueur du décret, le dispositif reste sous-utilisé. En cause, un manque de financement et une filière qui reste à organiser.
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Les débuts laborieux du « sport sur ordonnance »

Un an après l’entrée en vigueur du décret, le dispositif reste sous-utilisé. En cause, un manque de financement et une filière qui reste à organiser.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 07h58
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

C’était une mesure très attendue, la reconnaissance officielle de l’exercice physique comme une thérapeutique à part entière pour les 10 millions de Français souffrant d’une affection de longue durée (ALD) : accident vasculaire cérébral, diabète, cancer, Parkinson… Mais, un an après l’entrée en vigueur du décret permettant aux médecins la prescription d’activité physique adaptée dans le cadre des 29 ALD, le 1er mars 2017, le bilan du « sport sur ordonnance » est mitigé.
Absence de financement, complexité de la mise en œuvre : les limites, soulignées d’emblée par les spécialistes du secteur, se retrouvent dans les conclusions de la mission d’information du député de la Moselle Belkhir Belhaddad (LRM), rendue publique le 31 janvier. D’autres études sont attendues prochainement, dont une mission de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS).

Du côté des prescripteurs, un grand nombre de médecins traitants ne seraient « pas suffisamment formés aux enjeux du sport santé, ni informés du dispositif, alors qu’ils en sont le pivot », écrit M. Belhaddad, qui préconise une campagne de sensibilisation spécifique auprès de ces professionnels.
Plusieurs initiatives visent à améliorer leur information et leur formation, mais toutes ne sont pas opérationnelles. La Haute Autorité de santé doit ainsi formuler dans les mois à venir des recommandations ciblées, pathologie par pathologie, et des référentiels d’évaluation. Parallèlement sont attendues des « fiches Vidal » pour adapter les prescriptions sportives selon les maladies.
La question des intervenants spécialisés (enseignants en activité physique adaptée, éducateurs sportifs, kinésithérapeutes…) est encore plus complexe. Selon le rapport de M. Belhaddad, des certifications professionnelles et des formations complémentaires sont imposées à des éducateurs sportifs dispensant déjà de l’activité physique adaptée (APA), souvent titulaires de diplômes délivrés par...




                        

                        

