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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le président américain a choisi Brad Parscale, responsable du numérique dans son équipe de campagne durant les élections de 2016.
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Donald Trump nomme un directeur de campagne pour l’élection présidentielle de 2020

Le président américain a choisi Brad Parscale, responsable du numérique dans son équipe de campagne durant les élections de 2016.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h20
   





                        



   


Un peu plus d’un an après avoir pris les rênes du pays, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a désigné un directeur de campagne en vue de l’élection de 2020, a annoncé son équipe mardi 27 février dans un communiqué. M. Trump a nommé Brad Parscale, un républicain d’une quarantaine d’années et ancien responsable du numérique dans l’équipe de campagne durant l’élection de 2016.
En août 2017, le nom de Brad Parscale était déjà cité par Politico dans la liste des candidats potentiels au poste de directeur de campagne pour 2020, aux côtés du directeur politique de la Maison Blanche, Bill Stepien, et du chef de cabinet du vice-président Mike Pence, Nick Ayers.
Une campagne lancée de longue date
« Brad a été un atout essentiel pour cette campagne placée sous le signe de la technologie et des données », a déclaré mardi Jared Kushner, gendre et conseiller du président.
Ses talents d’organisateur sur le Web seront mis à contribution, dit un communiqué, dès les élections de mi-mandat en novembre 2018 lors desquelles le Parti républicain cherchera à conserver sa majorité au Congrès.
Les ambitions de Donald Trump n’étaient pas un secret. Le slogan de sa future campagne, « Conserver la grandeur de l’Amérique » (en écho au slogan « Rendre l’Amérique grande à nouveau ») avait été dévoilé quelques jours avant son investiture officielle, en janvier 2017. Un mois plus tard, il avait tenu son premier meeting de campagne en Floride.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les Eglises ont pris dimanche la décision exceptionnelle de fermer le lieu le plus saint du christianisme à Jérusalem pour dénoncer de nouvelles taxes et une proposition de loi concernant leurs terres.
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Israël suspend les actions ayant conduit les Eglises à fermer le Saint-Sépulcre

Les Eglises ont pris dimanche la décision exceptionnelle de fermer le lieu le plus saint du christianisme à Jérusalem pour dénoncer de nouvelles taxes et une proposition de loi concernant leurs terres.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h30
   





                        



   


Le geste suffira-t-il à apaiser la situation ? Le gouvernement israélien a annoncé, mardi 27 février, la suspension des actions fiscales et législatives ayant conduit les Eglises à la décision exceptionnelle de fermer le Saint-Sépulcre, lieu le plus saint du christianisme à Jérusalem.
Malgré cette annonce, les portes du Saint-Sépulcre restaient closes en milieu d’après-midi, sans qu’on connaisse les intentions des Eglises après deux jours de bras de fer avec les autorités israéliennes.
Les chefs des Eglises grecque orthodoxe, arménienne et catholique, qui partagent la garde du site, ont fait fermer dimanche l’église construite sur les lieux présumés de la crucifixion et du tombeau du Christ. Depuis lors, des milliers de visiteurs du monde entier ont trouvé portes closes ce lieu spirituel et touristique majeur, improvisant des prières sur le parvis et exprimant leur dépit.

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La mesure n’a que de rarissimes précédents au cours du quart de siècle écoulé et est à la mesure de la crispation qu’entendent exprimer les chefs des Eglises. Ces derniers dénoncent la décision récente de la municipalité israélienne de Jérusalem de leur faire payer des impôts sur une partie de leurs biens immobiliers. Les taxes ne porteraient pas sur les lieux de culte, comme le Saint-Sépulcre, mais sur les biens qui génèrent des revenus, des loyers par exemple, dit la municipalité.
Les arriérés sont chiffrés par la mairie à quelque 150 millions d’euros. Autant d’argent qui ne financerait plus leurs importantes œuvres sociales, disent les Eglises.
Suspension de la collecte des taxes
Elles s’insurgent aussi contre une proposition de loi qui permettrait à l’Etat israélien d’exproprier des terres vendues par l’Eglise orthodoxe à des investisseurs privés, un texte dans lequel les Eglises voient une atteinte à leurs droits de vente et donc de propriété.
Le gouvernement israélien a annoncé mardi dans un communiqué la suspension de la collecte des taxes ainsi que de l’examen de la proposition de loi. Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et le maire de Jérusalem, Nir Barkat, se sont entendus sur la création d’un groupe de travail « qui négociera avec les Eglises une solution » à cette question d’impôt, ont dit les services du premier ministre.
A la demande des Eglises, M. Nétanyahou a aussi chargé un de ses ministres de se pencher sur la question des ventes de terrains. Pendant ce temps, « toute activité législative sur ce sujet est suspendue », ont annoncé les services.
La proposition de loi vise, selon ses promoteurs, à rassurer les habitants de Jérusalem qui craignent de voir les investisseurs auxquels l’Eglise aurait vendu des terres les expulser pour des programmes plus rentables.
Aucune réaction n’a été obtenue dans un premier temps de la part des Eglises. Au-delà des impôts et du texte parlementaire, les Eglises s’alarment d’agissements visant, selon elles, à amoindrir la présence chrétienne à Jérusalem.
Dans une ville comme Jérusalem, proclamée par les Israéliens leur capitale indivisible et revendiquée par les Palestiniens pour capitale de l’Etat auquel ils aspirent, le soupçon d’hégémonisme au détriment des minorités n’est jamais loin.
Les quelque 50 000 chrétiens de Cisjordanie et de Jérusalem partagent largement avec les Palestiniens musulmans une vision nationale de Jérusalem. Le Saint-Sépulcre se trouve dans la Vieille ville, dans Jérusalem-Est, annexée par Israël. L’annexion est considérée comme illégale par la communauté internationale.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Sherine Abdel Wahab avait plaisanté, lors d’un concert aux Emirats arabes unis, sur la qualité de l’eau du fleuve.
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Compte rendu

En Egypte, une chanteuse condamnée à six mois de prison pour s’être moquée du Nil

Sherine Abdel Wahab avait plaisanté, lors d’un concert aux Emirats arabes unis, sur la qualité de l’eau du fleuve.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-27T17:21:57+01:00"

        Le 27.02.2018 à 17h21






    
La chanteuse égyptienne Sherine Abdel Wahab, à Carthage, en Tunisie, le 28 juillet 2017.
Crédits : FETHI BELAID / AFP


La chanteuse de pop égyptienne Sherine Abdel Wahab a été condamnée, mardi 27 février, à six mois de prison pour avoir dénigré le Nil en plaisantant sur la qualité de son eau, selon des sources judiciaires.
Populaire dans le monde arabe, cette chanteuse à succès a écopé de cette peine, prononcée par un tribunal du Caire, pour avoir « diffusé de fausses informations » et « troublé l’ordre public ». La peine de prison prononcée est suspensive le temps de l’appel, moyennant le versement d’une caution de 5 000 livres égyptiennes (environ 230 euros).
« Bois de l’Evian, c’est mieux ! »
Il y a quelques mois, des internautes avaient partagé sur les réseaux sociaux une vidéo d’un concert aux Emirats arabes unis où un fan demandait à la star de chanter Avez-vous bu l’eau du Nil ?, l’un de ses succès. « Tu attraperais la bilharziose », avait-elle répondu, en référence à une maladie provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces. « Bois de l’Evian, c’est mieux ! », avait-t-elle plaisanté.

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Le syndicat des musiciens avait annoncé qu’il interdirait à la chanteuse de se produire sur scène en Egypte. Pendant la polémique, Sherine Abdel Wahab avait présenté ses excuses. Populaire mais parfois controversée, elle a été membre du jury de la version arabe du célèbre télé-crochet The Voice.
Le Nil reste un sujet sensible en Egypte, le pays craignant pour son approvisionnement en eau depuis la construction d’un grand barrage par l’Ethiopie. Les discussions entre les deux pays, ainsi qu’avec le Soudan, piétinent.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Scot Peterson, adjoint au shérif de Broward présent lors de la fusillade dans un lycée à Parkland, assure avoir agi selon le protocole appris à l’entraînement.
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Fusillade en Floride : accusé de lâcheté, l’adjoint au shérif se défend

Scot Peterson, adjoint au shérif de Broward présent lors de la fusillade dans un lycée à Parkland, assure avoir agi selon le protocole appris à l’entraînement.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h39
   





                        



   


Scot Peterson. Ce nom, c’est celui de l’adjoint au shérif du comté de Broward, en Floride. Depuis plusieurs jours, il fait régulièrement la « une » des médias américains. Car, après la tuerie dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, en Floride, qui a fait dix-sept morts le 14 février, Scot Peterson est au centre d’une polémique : assigné à cet établissement, il était le seul officier de police armé sur le campus durant l’attaque menée par un adolescent de 19 ans, Nikolas Cruz, et il n’est pas intervenu. Toute la question est de savoir s’il aurait pu ou dû agir, et s’il aurait, ainsi, pu éviter autant de morts.
Pour Donald Trump, la réponse est évidente, et elle est sans nuance : « Il n’a pas réagi convenablement sous la pression ou c’est un lâche », a déclaré le président américain, vendredi 23 février. Trois jours plus tard, il enfonce à nouveau le clou : « La manière dont ils ont agi est une honte », a-t-il réaffirmé à propos des officiers de police en poste le jour de l’attaque.

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Que Scot Peterson n’ait pas agi comme il le fallait, c’est aussi le sentiment du responsable du bureau du shérif du comté de Broward, Scott Israel. Quelques jours après la tuerie, ce dernier a confirmé que l’adjoint, armé et en uniforme, n’était pas intervenu et l’a suspendu, ouvrant dans le même temps une enquête interne pour comprendre ce qu’il s’était passé.
Pour Scott Israel, Scot Peterson aurait dû « entrer, aborder le tueur et le tuer ». Et de déclarer lors d’une interview donnée à CNN : « Est-ce que je pense que si Scot Peterson était entré dans ce bâtiment il aurait eu une chance de neutraliser le tueur et sauver des vies ? Oui je le pense. »
« Se mettre à couvert » et évaluer les faits
Face à ces accusations, Scot Peterson, qui a démissionné peu après avoir été suspendu, a décidé de s’exprimer, par la voix de son avocat, Joseph DiRuzzo. Lundi, ce dernier a expliqué que M. Peterson avait été entraîné à « se mettre à couvert » dans ce genre de situation et à évaluer les faits afin de faire un rapport à ses supérieurs. Ce qu’il a fait.

L’avocat a également expliqué que Scot Peterson avait reçu, dans un premier temps, un appel concernant des détonations de pétards, puis, qu’en se rapprochant de l’origine des bruits, il avait reconnu des coups de feu.
Joseph DiRuzzo précise que son client pensait que les tirs provenaient de l’extérieur du bâtiment, ce qui pourrait justifier son attente hors du bâtiment, comme le prévoit le protocole d’intervention dans cette situation. Une impression confirmée, selon lui, par des appels radio faisant état d’une victime sur le terrain de football du campus.
C’est ensuite que M. Peterson a prévenu le bureau du shérif qu’il avait entendu des coups de feu et demandé un « code rouge », soit le confinement du campus du lycée. Son avocat a également expliqué que M. Peterson avait été le premier à prévenir le service opérationnel du shérif qu’il avait entendu des coups de feu.
« Qu’il n’y ait pas d’erreur, M. Peterson aurait souhaité pouvoir empêcher la mort prématurée des dix-sept victimes ce jour-là, et il est de tout cœur avec les familles des victimes dans cette période difficile. Les allégations selon lesquelles M. Peterson serait un lâche, et que sa réaction dans ces circonstances ne correspondait pas aux procédures des officiers de police, sont absolument fausses. »
Déclaration à charge du shérif
Les déclarations de Joseph DiRuzzo semblent contredire celles du shérif, Scott Israel, qui a déclaré que M. Peterson aurait dû entrer directement dans le bâtiment au lieu de rester à l’extérieur et d’attendre sans rien faire durant plus de quatre minutes. Le New York Times rappelle que Scott Israel avait décrit M. Peterson comme ne faisant « rien du tout » à l’extérieur de l’école, d’après des images provenant de caméras de surveillance.
Scot Peterson n’est pas le seul officier de police incriminé. Le quotidien américain précise que le bureau du shérif enquête également pour savoir si d’autres adjoints, arrivés sur place ensuite, ont échoué à entrer dans le bâtiment.
Egalement en difficulté dans l’affaire, Scott Israel a annoncé, dimanche, qu’il n’envisageait pas de démissionner de son poste de shérif, estimant qu’il avait « fait un incroyable travail à la direction de ce service ».

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Lundi, Donald Trump a, quant à lui, assuré qu’il aurait agi pendant la fusillade, et qu’il serait même intervenu à mains nues pour empêcher le carnage : « Je pense vraiment que je serais rentré là-dedans même sans arme, et je pense que la plupart des gens ici auraient fait pareil. » 
Une déclaration que sa porte-parole, Sarah Sanders, s’est empressée de nuancer : « Ce que M. Trump a voulu dire, c’est qu’il aurait agi en leader et aurait cherché à faire acte de courage. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Vingt-et-un militants de la formation Citoyens pour l’innovation (CI) ont été condamnés à de lourdes peines de prison.
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Compte rendu

En Guinée équatoriale, la justice dissout le principal parti d’opposition

Vingt-et-un militants de la formation Citoyens pour l’innovation (CI) ont été condamnés à de lourdes peines de prison.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-27T16:12:52+01:00"

        Le 27.02.2018 à 16h12






    
Dans un bureau de vote à Malabo, en Guinée équatoriale, le 24 avril 2016, lors de l’élection présidentielle.
Crédits : - / AFP


Le principal parti d’opposition de Guinée équatoriale, Citoyens pour l’innovation (CI), a été dissous, lundi 26 février, et 21 de ses membres condamnés à plus de trente ans de prison, ont annoncé mardi les médias d’Etat.
Le parti CI sera « retiré » du « registre des partis politiques du pays », a indiqué Jose Rafael Nguema, président du tribunal de Mongomo, sur la télévision d’Etat, la TVGE. « La dissolution est la conséquence pour avoir commis le délit d’atteinte à la sécurité de l’Etat, puisque, selon la loi des partis politiques, tout parti qui commet ce délit d’atteinte est dissous », a déclaré de son côté Anatalio Nzang, procureur général adjoint, également à la TVGE.

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Le parti CI avait gagné le seul siège au Parlement non acquis au pouvoir lors des élections législatives de novembre 2017. Depuis ce scrutin, « les restrictions de liberté et arrestations, en particulier d’opposants politiques, se poursuivent sans discontinuer » dans le pays, selon l’Union européenne (UE).
Sur les 147 militants en procès depuis mi-février à Mongomo, fief du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo situé sur la partie continentale du pays, 21 ont été condamnés. Les autres ont été libérés. Les militants étaient poursuivis pour « sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves » à la suite d’échauffourées survenues pendant la campagne pour les législatives.
Une somme « astronomique »
« Au nom du chef de l’Etat, premier magistrat de la nation, nous condamnons les accusés […] aux peines de vingt-six ans de prison pour sédition, dix années de prison pour atteinte à l’autorité et 50 000 francs CFA [76 euros] à payer chacun, quatre années de prison pour les dégâts et quatre mois de prison pour blessures », selon la sentence lue à la TVGE.
La peine de mort, qui avait été requise, selon l’avocat des militants et leur parti, n’a pas été retenue. Mi-février, l’Etat équato-guinéen avait apporté un démenti « formel » au fait que le procureur ait requis la peine de mort. « Un moratoire sur la peine de mort a été décrété […] il y a une quinzaine d’années » et « il est strictement respecté », affirme un texte diffusé par l’ambassade de Guinée en France le 15 février. Plusieurs personnes ont été condamnées à mort ces dernières années dans le pays.

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Les accusés sont également « condamnés avec leur parti CI à verser 138 millions de francs CFA à l’Etat », selon la sentence lue à la télévision d’Etat. Cette somme est « astronomique au regard des salaires de misère en Guinée équatoriale », a souligné auprès de l’AFP une source diplomatique de la sous-région.
La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité des 1,2 million d’habitants vit dans la pauvreté, est dirigée de façon autoritaire par le président Obiang Nguema depuis 1979.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le président du Sénat, 82 ans, succéderait à Joseph Kabila en cas de transition. Au cœur des institutions, son itinéraire politique relie le régime actuel au Zaïre de Mobutu.
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Portrait

RDC : Léon Kengo, l’homme qui devait être président

Le président du Sénat, 82 ans, succéderait à Joseph Kabila en cas de transition. Au cœur des institutions, son itinéraire politique relie le régime actuel au Zaïre de Mobutu.

Par                                            Pierre Benetti (Kinshasa, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-02-27T15:46:45+01:00"

        Le 27.02.2018 à 15h46






    
Léon Kengo wa Dondo (au centre), le président du Sénat de la République démocratique du Congo, lors d’une messe à Kinshasa, le 21 septembre 2016, en mémoire des victimes de la répression survenue quelques jours plus tôt.
Crédits : EDUARDO SOTERAS / AFP


Bardé de piliers épais comme des arbres centenaires, le palais du Peuple impose sa silhouette massive à l’horizon de Kinshasa. Quand la République démocratique du Congo (RDC) s’appelait encore le Zaïre, ce parallélépipède couleur crème, offert par la Chine en 1973 et inspiré du palais de l’Assemblée du peuple de Pékin, célébrait Mobutu, le « président bâtisseur ». Depuis sa chute, le 17 mai 1997, le bâtiment est le siège du Parlement congolais. Assemblée nationale et Sénat y sont réunis.
Au premier étage de l’aile gauche, un petit homme métis de 82 ans, costume bleu clair et cravate jaune, se tient droit devant la porte d’un vaste bureau. Après une haie de gardes, un secrétaire prend des notes. Il a fallu écrire, rappeler, revenir pour s’entretenir avec Léon Kengo wa Dondo, qui cultive avec scrupule les bienséances du protocole. A l’image de son palais, le président du Sénat, ancien premier ministre de Mobutu, incarne de vieux souvenirs nationaux. Comme si, en RDC, une partie du passé était toujours aux affaires.

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Selon l’ordre protocolaire, voici l’actuel deuxième personnage de l’Etat. C’est-à-dire l’homme qui prendrait les rênes du plus vaste pays d’Afrique subsaharienne en cas de disparition du président ou d’absence de successeur élu à la fin de son mandat. Le scénario de l’assassinat est pris au sérieux par l’entourage de Joseph Kabila, dont le père et prédécesseur, Laurent-Désiré Kabila, a été abattu par son garde du corps en 2001. Mais l’incertitude congolaise est avant tout entretenue par l’attente des élections, reportées au 23 décembre 2018, soit deux ans après la fin du mandat de Joseph Kabila. Et six ans après celui de Léon Kengo, élu pour cinq ans en 2007.
Officiellement non rattaché à la majorité présidentielle et pourtant figure centrale du régime, le président du Sénat se moque de son âge et attend encore sa grande heure. « Quand on parle d’une transition sans Kabila, beaucoup pensent à lui », observe le sénateur Raymond Ramazani Baya, ancien ministre des affaires étrangères. Un autre élu, souhaitant garder l’anonymat, ajoute : « Kengo joue toujours à l’équilibriste. On ne sait jamais s’il est avec ou contre le régime. » Un pied dedans, un pied dehors : cette stratégie l’a maintenu au cœur du pouvoir pendant plus d’un demi-siècle, de Joseph Mobutu à Joseph Kabila.
Doyen des politiciens congolais
Cette fois en tenue de week-end – polo, short et mocassins à barrette –, « Son Excellence » ne reçoit pas dans son immense villa au bord du fleuve, où il a pour voisins l’ambassadeur de France et le magnat minier George Forrest, son ami, mais dans une maison du centre-ville dont le hall est tapissé de photos de ses visites officielles. Ses nombreuses propriétés sont connues de tous à Kinshasa, en particulier « l’immeuble Kengo » du centre-ville.
Entouré de deux conseillers et de son gendre, le ministre du tourisme Franck Mwe di Malila – « mes petits » –, le doyen des politiciens congolais, assis dans un canapé de cuir beige, fait mine d’interrompre sa lecture d’un livre de Charles Pasqua. « Ce pays est un fleuve impétueux, mais nous avons survécu, dit-il. Il est grand temps que nous retrouvions la paix et la prospérité. J’ai eu une vie bien remplie. Ça n’a pas facilité les choses d’être métis, mais je suis moi aussi un vrai fils du Congo. »

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Débutée au cœur de la RDC, cette vie raconte l’histoire méconnue de ses métissages. Un tabou national après soixante-quinze ans de domination belge, trente-deux ans d’« authenticité » zaïroise et deux guerres avec interventions étrangères.
Le 22 mai 1935, au confluent du fleuve Congo et de la rivière Oubangui, dans la province de l’Equateur, naît Léon Lubicz. Sa mère, Claire Mokandesi, est la fille d’une Rwandaise et d’un soldat congolais de la Force publique, l’armée coloniale qui s’est battue pendant les deux guerres mondiales. Le garçon au teint clair porte le prénom et le nom de son père, un médecin juif polonais recruté pour combattre les maladies tropicales. Il en gardera des liens forts avec les grandes familles de la communauté juive de RDC, où l’on compte, outre George Forrest, l’homme politique Moïse Katumbi et le banquier Elwynn Blattner, ainsi que les fondateurs de nombreuses entreprises actives dans des secteurs très variés. « Il en a toujours été proche, sans en faire partie », relate Franck Mwe di Malila.
C’est à l’école chrétienne de Coquilhatville (l’actuelle Mbandaka) que Léon Lubicz croise pour la première fois un certain Joseph-Désiré Mobutu, de cinq ans son aîné et issu de la communauté ngbandi comme lui. Par la suite, le jeune Mobutu devient colonel, tandis que Léon Lubicz, après une licence de droit à Bruxelles, gravit les échelons de la carrière judiciaire : greffier, substitut du procureur, puis avocat général. Joseph et Léon se retrouveront vite au sommet de la jeune République indépendante du Congo-Kinshasa.
En 1968, le colonel Mobutu, dont le coup d’Etat a renversé le président Joseph Kasavubu trois ans plus tôt, nomme son ancien condisciple procureur général de la République et conseiller à ses côtés. Pendant vingt ans, le parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), salue l’intransigeance de cet homme « très autoritaire », selon ses proches. « J’ai été redoutable. Puis j’ai arrondi les angles », dit aujourd’hui Léon Kengo. Lorsqu’un léger sourire le traverse, son visage imperturbable, dessiné par des lunettes à branche d’or et par de courts cheveux noirs tirés en arrière, ressemble à un masque qui aurait soudain pris vie.
Trois fois premier ministre
« Le métis n’a pas d’identité propre », écrivait-il dans un livre en 2002. Le paradoxe de cet homme a peut-être consisté, justement, à se fabriquer une solide image publique à partir d’une constellation d’identités. En 1972, le mouvement de « zaïrianisation », qui veut revenir à « l’authenticité africaine », emporte Léon Lubicz, qui devient Léon Kengo wa Dondo : littéralement, « le fils de Dondo », le village de son grand-père maternel. Joseph Mobutu, lui, se change en Mobutu Sese Seko. Le fleuve, le pays et la monnaie sont baptisés Zaïre. Désigné commissaire du peuple par acclamation, Léon Kengo cumule les pouvoirs de ministre de la justice et de procureur général.
« J’ai de l’admiration pour Mobutu. Mais il n’est pas resté le grand homme qu’il fut à ses débuts. » L’ancien premier ministre – trois fois – évoque peu ces années de surveillance généralisée et d’éliminations massives, de gigantesque pillage des ressources publiques et d’un appauvrissement tel que les militaires, en 1991 et 1993, mirent à sac Kinshasa pour se payer sur la bête. « Qui n’a pas été mobutiste au Zaïre ? Il est trop tard pour en faire l’inventaire », répond son gendre, Franck Mwe di Malila, qui rappelle « l’unité et la grandeur du pays à cette époque ».
« L’homme de droite » que décrit Lambert Mende, son ancien vice-premier ministre et actuel porte-parole du gouvernement, préfère insister sur sa collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, à la fin des années 1980. Le Zaïre est alors l’un des premiers pays d’Afrique à appliquer les accords de Bretton Woods. Léon Kengo diminue le nombre de fonctionnaires, libéralise les secteurs de l’or et du diamant, rend l’école et les soins de santé payants. « Le kenguisme, c’est la rigueur dans la gestion », aime-t-il dire. Le peuple souffre, le pays se délite, Mobutu dilapide les recettes de l’Etat en frasques délirantes. Très impopulaire depuis, « l’homme de la rigueur », passé par un poste d’ambassadeur à Bruxelles, en a conservé un crédit à l’international et de bons contacts avec les milieux financiers, notamment américains et belges.

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Léon Kengo sentit le vent tourner. En 1994, il est premier ministre quand les autorités du Rwanda, alliées de Mobutu, massacrent les Tutsi et perdent la guerre face aux rebelles de Paul Kagamé. L’exode massif de Hutu vers l’est du Zaïre, puis l’attaque des camps de réfugiés par le nouveau régime rwandais, en 1996, seront le prélude à la débâcle. Depuis la chute de l’URSS, Américains et Européens n’ont plus besoin du rempart anti-communiste que maintenait Mobutu en Afrique centrale. Ils lâchent le despote, malade et reclus dans son palais de Gbadolite, dans sa région natale.
Un trafiquant d’or marxiste devient la couverture congolaise du Rwanda et de l’Ouganda : Laurent-Désiré Kabila, traqué depuis trente ans par le régime et dont le fils, Joseph, vit exilé en Tanzanie. Le 13 mars 1997, Léon Kengo, qui dirige le cabinet de crise, déclare que « Kisangani ne tombera pas » ; les rebelles conquièrent la ville deux jours après. Lui n’attend pas, comme le président-maréchal, qu’ils soient aux portes de la capitale pour faire ses valises. Il démissionne le 24 mars, rejoint la Belgique en avril. Les obsèques de son « grand frère » Mobutu, mort au Maroc six mois plus tard, se dérouleront sans lui.
Un fervent catholique
Laurent-Désiré Kabila et ses « gens de l’Est » n’inspirent pas confiance aux anciens mobutistes. Léon Kengo attendra sa mort et son remplacement par son fils pour revenir à Kinshasa, en 2004. Le gouvernement de transition, né des accords de paix, oublie vite le mandat d’arrêt pour pillage et mauvaise gestion qui le visait.
Le vice-président est alors un chef de guerre qu’il connaît bien, Jean-Pierre Bemba, fils de son « petit frère », Jeannot Bemba, homme d’affaires lui aussi métis, mobutiste et de la province de l’Equateur. Sa première visite est réservée à son ami Etienne Tshisekedi. Le vieil opposant, mort en février 2017, lui a succédé comme premier ministre, en 1993. Signataire des actes fondateurs du parti unique, « Etienne » a réussi à nettoyer son image et à se tailler le costume de patriarche de l’opposition. Pas Léon Kengo.
Bien que chahuté par la foule à Kinshasa, agressé par des opposants à Paris et peu populaire dans sa région natale, il a toujours été convaincu de peser. A l’élection présidentielle de 2006, il soutient Jean-Pierre Bemba, mais le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) est arrêté deux ans plus tard par la Cour pénale internationale (CPI) pour des exactions en Centrafrique. A son tour d’affronter Joseph Kabila, en 2011 : 4,95 % des voix.
Depuis, les deux hommes maintiennent une relation plus ou moins cordiale. Aux questions sur le chef de l’Etat et leur cohabitation, Léon Kengo botte en touche par deux fois : « Son père était brutal, le fils est plus doux », puis « Alors que Mobutu voulait toujours avoir la main, Kabila me laisse travailler ». Il évite aussi de répondre à la question qui taraude le pays et les diplomates : et si, comme en 2016 et en 2017, les scrutins de 2018 ne sont pas organisés ?



Quarante-trois ans séparent les deux premiers hommes de la RDC, mais pas seulement. Ils incarnent deux Congo qui se sont longtemps combattus.
Joseph Kabila, qu’on dit peu pratiquant, parle swahili ; Léon Kengo, fervent catholique, parle lingala et français. Le premier a laissé les églises du réveil prospérer ; le second a tissé une solide amitié avec le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, qui a récemment fustigé la « barbarie » et « l’incompétence » du régime. Le « commandant Joseph », formé en Tanzanie et à l’Académie militaire de Pékin, a conquis le pouvoir par les armes. Celui que ses proches surnomment « Léon l’Etat », qui voit en la Belgique, la France et les Etats-Unis les alliés « naturels » de la RDC, a choisi la voie des institutions.
« Kengo aime l’autorité et l’argent, mais il a le sens de l’Etat, contrairement à beaucoup de ses collègues », affirme un bon connaisseur de la scène politique congolaise. Une gageure dans un pays où l’Etat, en déliquescence, est perçu au mieux avec nostalgie, au pire avec crainte. Entre les deux, Léon Kengo, homme d’affaires privées et publiques, est peut-être l’ultime représentant d’un Etat dont il ne reste plus qu’une administration impayée et obsédée par le protocole.
Dans les faits, son « centrisme » et sa « passion de l’Etat » – titre de ses prochains Mémoires – se traduisent par une ambiguïté permanente. En 1990, quand Mobutu feint de s’ouvrir à la démocratie, Léon Kengo crée immédiatement un parti, l’Union des démocrates indépendants ; mais il sert aussi son maintien au pouvoir en participant au report des élections prévues en 1995. La technique est éprouvée. Elles ne seront jamais organisées. Le Zaïre chutera dans la guerre.
« Kengo place ses hommes »
S’il a été mobutiste, Léon Kengo semble ne jamais avoir embrassé le kabilisme. En 2007, surprise générale au palais du Peuple. Face au candidat présidentiel, l’actuel ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu, Léon Kengo remporte la présidence du Sénat, pourtant acquis à la majorité.
Son atout : l’hémicycle déborde de dignitaires de l’ancien régime. Le vice-président, Edouard Mokolo wa Mpombo, a dirigé les services de renseignements sous Mobutu. Le deuxième vice-président, Mario Cardoso Losembe, pionnier de l’indépendance, fut son ambassadeur aux Nations unies. A l’instar d’Alexis Thambwe Mwamba, l’actuel ministre de la justice, les mobutistes regroupés autour de Léon Kengo ont évité le sort de nombreux anciens généraux zaïrois, en exil à Bruxelles et Brazzaville depuis vingt ans.
Après avoir mené campagne auprès de chaque élu, le président de la chambre haute a profité de cette place pour exister politiquement, sans se mettre en danger. Appuyé sur les loyautés mobutistes, l’unité des Equatoriens et les intérêts privés, il conserve son influence grâce aux « Kengo Boys » (ceux qui défendent ses idées et ses actes), passés sans mal des milieux d’affaires aux administrations publiques, comme de Mobutu à Kabila.

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A l’Assemblée nationale, « Léon l’Etat » peut compter sur Pierre Pay Pay wa Syakasighe, ex-directeur de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), fleuron industriel tombé en ruine. Ou sur José Endundo Bononge, qui dirigeait l’Office des routes et le patronat. Au gouvernement, son fidèle Michel Bongongo, ministre de la fonction publique, détient un poste clé des finances de l’Etat. « Comme tous les politiques congolais, Kengo place ses hommes, remarque un diplomate de l’Union africaine. Mais qu’est-ce que ça vaut dans un pays où 60 % de la population a moins de 20 ans ? »
Malgré sa loyauté aux institutions, les critiques de Léon Kengo à l’égard de Joseph Kabila se durcissent à l’approche de la fin du mandat présidentiel. En 2014, il mettait en garde contre les projets de changement de la Constitution. Il fut le seul représentant officiel à la messe en hommage aux manifestants tués en septembre 2016, célébrée par son vieil ami le cardinal de Kinshasa. Il n’a pas, en revanche, participé à celle du 12 janvier, quand le même Laurent Monsengwo a commémoré la répression de la marche des catholiques, le 31 décembre 2017. Dans l’attente des élections, Léon Kengo préfère rester discret et au pouvoir.
« Il attend que Kabila trébuche »
Après Mobutu, Joseph Kabila ne s’y est pas trompé : il faut tenir à distance ce politicien habile et puissant, tout en l’intégrant. Le mariage de la carpe et du lapin convient au couple de l’exécutif. Quoi de mieux qu’un ancien mobutiste comme caution d’ouverture politique ? Et quel meilleur contre-modèle au bon gestionnaire qu’un président dont la famille contrôle des pans entiers de l’économie nationale ? « Kengo a montré à Mobutu et à Kabila qu’il leur était plus utile en tant qu’opposant, explique un sénateur. En privé, il ne cache pas ce qu’il pense. Il savait manier les humeurs de Mobutu. Aujourd’hui, il attend que Kabila trébuche. »

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Le grand équilibriste prend congé de la conversation. Comme dernière pirouette, une référence incongrue : « Pour l’avenir, je me vois un peu comme Antoine Pinay. » Président du Conseil sous la IVe République française, puis ministre des finances de Charles De Gaulle, Antoine Pinay conseilla de nombreux hommes politiques à la fin de sa vie. Léon Kengo, au cœur d’un système politique verrouillé depuis plus d’un demi-siècle, n’a-t-il jamais eu de regrets ? « Un seul : ne pas avoir été président du Congo. “Ne fût-ce qu’un jour”, comme disait Mobutu. Mais il est resté trente-deux ans. » Après une vie passée à gravir tous les échelons du pouvoir, sauf le plus haut, « Léon l’Etat » n’a jamais semblé aussi proche, ni aussi éloigné de son but. Quant à Joseph Kabila, s’il n’est plus président, il deviendra sénateur à vie.


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édition abonné


Aux Emirats arabes unis, l’écocité de Masdar prend forme

Le fonds souverain Mubadala a revu à la baisse ses ambitions pour la ville, symbole du développement durable.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

En ce doux mois d’hiver, la température ressentie est bien loin des 20 OC affichés. A l’entrée de l’institut de recherche, elle avoisine plutôt 14-15 OC. Un peu frais, alors qu’il est encore 3 heures de l’après-midi, dans le désert d’Abou Dhabi.
« Nous sommes dans un tunnel à vent. C’est low-tech et pas cher à mettre en œuvre, explique Steve Severance, le patron du marketing et du programme de Masdar, l’écocité emblématique d’Abou Dhabi, la capitale des Emirats arabes unis. Tout est pensé comme cela ici, pour réduire l’impact de la chaleur qui peut monter l’été au-dessus de 50 OC. Entre les bâtiments, tous bien isolés, les espaces sont limités, tandis que les ouvertures des façades sont réduites afin d’empêcher la chaleur d’entrer. On réduit de 50 % les besoins de climatisation. »
Malgré les retards, Masdar n’est plus un simple mirage. Situé non loin de l’aéroport d’Abou Dhabi et à une vingtaine de kilomètres du centre de la cité-Etat, ce morceau de ville verte, qui promettait zéro carbone, zéro déchet et zéro voiture, lors du lancement du projet en 2006, prend enfin forme.

Par-delà les parkings, qui se trouvent au sud de la zone, le soleil se reflète dans une mer de panneaux solaires, donnant l’impression au visiteur qu’il contemple un lac artificiel. Un champ qui produit déjà près de 10 mégawattheures (MWh). Pour l’instant, cela est largement suffisant pour fournir l’électricité des quelque 260 000 mètres carrés bâtis, où résident 1 300 personnes. A terme, cependant, la ville nécessitera trente fois plus d’énergie – du moins, si les plans initiaux sont respectés.
530 sociétés installées
Cette perspective semble encore très éloignée. Et pour cause : Mubadala, le fonds souverain dont dépend ce projet, projetait d’édifier une ville sur près de 6 millions de mètres carrés à l’horizon 2014, qui accueillerait environ 90 000 personnes, dont 40 000 habitants. Las ! Il a dû revoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Une photographie utilisée ces derniers jours par des militants sur les réseaux sociaux est en réalité une mise en scène remontant à 2015.
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Syrie : manipulations autour d’une prétendue image d’enfants « boucliers humains »

Une photographie utilisée ces derniers jours par des militants sur les réseaux sociaux est en réalité une mise en scène remontant à 2015.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 15h08
    |

            Adrien Sénécat








                        


C’est une image forte, censée témoigner de la barbarie du conflit syrien. Plusieurs sites Internet et militants ont fait circuler ces derniers jours une photo censée montrer des enfants en cage dans la Ghouta orientale. Selon ces discours de propagande, ces enfants seraient utilisés comme « boucliers humains » par les rebelles assiégés dans cette banlieue de Damas face aux forces du régime de Bachar Al-Assad. Il s’agit en réalité d’une mise en scène qui date de février 2015. Explications.
Ce que dit la rumeur
L’image a commencé à être associée à la situation de la Ghouta orientale au début de février sur les réseaux sociaux. Ce message publié le 6 février sur Twitter et largement partagé évoque ainsi « des enfants kidnappés » mis en cage et qui serviraient de « boucliers humains » face au régime syrien :

Eastern #Ghouta : Rebels  put the  kidnapped children from Adra al Amaliya town in a cage in #Duma city as human sh… https://t.co/NAGO05m836— hamza_780 (@Hamza sulyman 🇸🇾)


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Plusieurs sites Internet francophones, anglophones et russophones ont repris cette image sous des titres présentant le même thème, le site World-muslims-news.com évoquant les « terroristes » qui ont « mis les enfants […] comme boucliers humains ». Des militants l’ont également relayée à de nombreuses reprises dans des discussions sur Twitter ou Facebook ainsi que dans les commentaires de divers sites Internet ces derniers jours.

   


POURQUOI C’EST FAUX
Cette photo n’a rien à voir avec la situation actuelle, pas plus qu’elle ne montrerait des enfants détenus en cage et utilisés comme « boucliers humains ».
Elle a été prise à l’occasion d’une manifestation contre Bachar Al-Assad le 15 février 2015 à Douma, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Damas. D’autres images de la même scène ont été réalisées par le photographe Bassam Khabieh pour Reuters, ce qui atteste leur ancienneté :

   


Par ailleurs, il n’était pas question ici d’enfants emprisonnés, mais d’une simple mise en scène, pour les besoins de la manifestation. L’objectif des protestataires était à l’époque d’interpeller la communauté internationale en habillant ces enfants d’uniformes orange rappelant ceux qui sont imposés par les djihadistes à leurs prisonniers. Cette symbolique visait à signifier qu’à leurs yeux le régime syrien était tout aussi meurtrier que les terroristes.
La situation en Syrie fait régulièrement l’objet d’exagérations et de propagande dans chaque camp. Il est avéré que des civils ont été utilisés à de nombreuses occasions comme « boucliers humains », notamment par les djihadistes de l’organisation Etat islamique. Mais ici, l’accusation portée contre les rebelles de la Ghouta orientale s’appuyait sur une manipulation grossière des images.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Un nouveau « mémo » réfute dans les grandes lignes les accusations des républicains. Ces derniers reprochaient au FBI un abus de pouvoir durant son enquête sur d’éventuels liens entre Trump et la Russie.
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Les démocrates rendent publique une note réfutant le « mémo » déclassifié par Trump

Un nouveau « mémo » réfute dans les grandes lignes les accusations des républicains. Ces derniers reprochaient au FBI un abus de pouvoir durant son enquête sur d’éventuels liens entre Trump et la Russie.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 14h09
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h35
    |

            Jérémie Baruch








                        



   


Les élus démocrates américains ont publié, samedi 24 février, un document de 10 pages, jusqu’alors confidentiel, relatif à l’« affaire russe », c’est-à-dire aux liens supposés entre des personnalités russes et des membres de l’équipe de la campagne électorale présidentielle de Donald Trump, en 2016.
Intitulé « Rétablir les faits – l’enquête russe », ce document a été rédigé principalement par Adam Schiff, le chef de file démocrate de la commission du renseignement de la Chambre des représentants.
Son objectif est de réfuter les allégations du parti de Donald Trump, qui a accusé la police fédérale, le FBI, et le département américain de la justice, d’abus de pouvoir dans la gestion de l’enquête sur cette « affaire russe ».
Elle prétend que le FBI et le ministère de la justice « n’ont pas abusé du processus FISA » (qui permet aux autorités fédérales d’espionner des Américains suspectés d’intelligence avec l’ennemi), pas plus qu’ils n’auraient utilisé « cet outil vital pour espionner la campagne de [Donald] Trump ».
Blocage initial de la Maison Blanche
Début février, dans une note de quatre pages, des membres républicains de la commission du renseignement avaient accusé le FBI d’abus de pouvoir concernant la mise sur écoute, en pleine campagne présidentielle, de Carter Page, un membre de la campagne présidentielle de Donald Trump.
La publication de la note démocrate réfutant les accusations avait été bloquée par la Maison Blanche, début février, cette dernière arguant que des données sensibles devaient d’abord être supprimées. Trois semaines de négociations, notamment entre le FBI, Adam Schiff et la Maison Blanche ont été nécessaires pour décider de ce qui devait effectivement être censuré (d’où les passages masqués).
A contrario, le rapport républicain avait été publié sans aucune censure, même si le FBI avait fait valoir qu’il « avait de sérieuses préoccupations ».

        Lire :
         

          Si vous n’avez pas suivi l’affaire du « mémo » déclassifié par Donald Trump



« Devoir de protection »
La note des démocrates défend la décision des autorités de démarrer des écoutes électroniques sur un conseiller – citoyen américain – de la campagne présidentielle de Donald Trump.
Pour Adam Schiff, « le FBI et le DOJ [Department of Justice, le ministère de la justice] auraient fait acte de négligence dans leur devoir de protection de la nation s’ils n’avaient pas demandé un mandat pour surveiller Carter Page, qu’un membre du FBI avait estimé être un agent du gouvernement russe ».
La note républicaine prétendait que la mise sur écoute de M. Page était essentiellement fondée sur le « dossier Steele », établi par un ancien agent britannique qui, fort de son opposition au président Trump et de ses accointances avec la campagne d’Hillary Clinton, était, selon eux, forcément biaisé.
Les républicains affirmaient par ailleurs que le FBI n’aurait pas informé de ce potentiel conflit d’intérêts les tribunaux autorisant la mise sur écoute.
Selon la note démocrate, « le rapport de renseignements bruts de Christopher Steele n’a pas [le terme est souligné] étayé la prise de décision du FBI de démarrer son enquête fin juillet 2016 ».
Elle ajoute que les informations de l’espion anglais n’auraient été reçues que mi-septembre 2016, prouvant que l’enquête du FBI était fondée sur des faits antérieurs au « dossier ».

   La note démocrate

L’aval des juges
Pour protéger l’intégrité du ministère de la justice, le rapport d’Adam Schiff souligne que les quatre juges ayant approuvé la mise sur écoute de Carter Page avaient tous été nommés par des présidents républicains : dès lors, rien ne pourrait laisser croire que le ministère voulait saper la campagne de Donald Trump, d’autant que le mandat « FISA n’a pas été utilisé pour espionner Trump ou sa campagne ».
La majorité républicaine de la commission du renseignement a d’ores et déjà publié une réponse au mémo démocrate, expliquant, entre autres, que le FBI n’aurait informé les tribunaux de la proximité entre la campagne d’Hillary Clinton et de l’espion anglais « qu’à travers des déclarations alambiquées dans une note de bas de page ».
Un « rien »
Après la publication de ces deux notes, chaque camp reste sur ses positions : les républicains continuent de protéger Donald Trump en insistant sur le fait que rien ne prouve qu’il y a eu collusion entre la Russie et la campagne républicaine ; les démocrates dénoncent « le net effort d’affaiblissement » des enquêtes concernant les possibles collusions entre le président et la Russie.
Dans une discussion téléphonique avec la présentatrice conservatrice et ancienne juge Jeanine Pirro, Donald Trump, lui-même, a jugé que la note démocrate était un « rien » qui n’était « rien d’autre qu’une confirmation » des faits rapportés par les républicains : « Beaucoup de mauvaises choses se sont passées du côté démocrate, et quelqu’un devrait y regarder de plus près. »

The Democrat memo response on government surveillance abuses is a total political and legal BUST. Just confirms all… https://t.co/7xFWbPQ5Xh— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Twitter a commencé à « certifier » les comptes de certains survivants prônant plus de contrôle des armes. YouTube et Facebook ont fini par agir contre les vidéos conspirationnistes.
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Après la tuerie en Floride, les réseaux sociaux font la police dans les comptes qui harcèlent les anti-armes

Twitter a commencé à « certifier » les comptes de certains survivants prônant plus de contrôle des armes. YouTube et Facebook ont fini par agir contre les vidéos conspirationnistes.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 14h30
   





                        


C’est une bataille féroce que se livrent, depuis le 14 février sur les réseaux sociaux, les défenseurs des armes à feu et les partisans d’un contrôle renforcé. Ce jour-là, un tireur de 19 ans a ouvert le feu dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, dans le sud-est de la Floride, faisant dix-sept morts. Depuis, plusieurs lycéens survivants ont publiquement pris la parole pour réclamer plus de contrôle sur les armes aux Etats-Unis, devenant les figures de proue d’un mouvement qui ne faiblit pas.

        Lire aussi :
         

                Ces lycéens américains qui défient la NRA, le puissant lobby des armes



Leur premier relais : les réseaux sociaux, qui ont amplifié leur parole. Mais aussi laissé de l’espace à de vastes campagnes de harcèlement à leur encontre. Cameron Kasky, par exemple, qui avait interpellé durant une émission télévisée le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, a annoncé le 21 février qu’il quittait Facebook, car « les menaces de mort des adeptes de la NRA [le lobby des armes] sont un peu plus explicites que celles qui se trouvent sur Twitter ».
Les lycéens les plus médiatisés et les plus engagés ont aussi été la cible de théories conspirationnistes mises en valeur de façon automatisée par des plates-formes comme Facebook ou YouTube. La plus populaire de ces théories affirme que David Hogg, l’un de ces lycéens, serait en fait un acteur rémunéré par la chaîne CNN, voire un pion du FBI manipulé pour nuire à Donald Trump.
Mise en avant de fausses informations
Une de ces vidéos est apparue dans les contenus « tendance » de YouTube, qui valorise les vidéos dont la popularité explose. De fausses informations concernant le jeune homme ont aussi été mises en avant dans les « trending news » de Facebook, une section qui met en valeur les actualités les plus populaires du moment (et qui n’existe pas en France).
Très critiquées, ces plates-formes ont fini par réagir en supprimant les contenus conspirationnistes ou en les empêchant d’apparaître dans leurs recommandations. Depuis, d’autres contenus du même type y sont régulièrement publiés, mais souvent supprimés, signe d’une vigilance accrue des réseaux sociaux.
« De tels comportements entrent en contradiction avec tout ce en quoi nous croyons chez Twitter, et nous prenons des dispositions contre tout contenu qui violerait notre règlement », a annoncé Twitter le 22 février.
L’entreprise souligne aussi avoir mis à contribution des outils « antispam » pour détecter, notamment, les comptes publiant automatiquement des contenus « sur ces personnes et les questions qu’elles soulèvent ».
A la toute fin de ce message, une phrase passée presque inaperçue, et qui pourtant n’est pas aussi anodine qu’il pourrait sembler : « Nous avons aussi certifié un certain nombre de comptes de survivants. »
Des comptes certifiés d’extrême droite
La certification consiste à authentifier un compte, et à l’afficher grâce à une petite icône bleue. Ce dispositif concerne les comptes dits « d’intérêt public », et la demande vient le plus souvent de l’auteur du compte Twitter en question, mais pas obligatoirement – cette fois, c’est Twitter qui en a pris l’initiative.
Ce système avait causé des problèmes au réseau social en novembre 2017 : il s’était vu reprocher d’avoir certifié le compte de Jason Kessler, l’un des organisateurs du rassemblement néonazi de Charlottesville.
« Nous reconnaissons que nous avons créé cette confusion, et nous devons régler ça », expliquait Twitter à l’époque, annonçant suspendre, le temps de la réflexion, ce système de certification. Quelques jours plus tard, le réseau social supprimait la certification du compte de Jason Kessler, mais aussi d’autres comptes de personnalités américaines d’extrême droite. En certifiant les comptes des adolescents, Twitter leur ajoute de la crédibilité, sans pour autant afficher explicitement de prise de position.
Dans la bataille qui se déroule en ligne depuis le 14 février, un signe a réjoui les internautes soutenant les lycéens : Emma Gonzalez, personnalité marquante du mouvement favorable à un contrôle renforcé des armes à feu aux Etats-Unis, a en quelques jours seulement rassemblé bien plus d’abonnés que la centenaire NRA.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a fait monter sur scène une petite fille habillée en tenue militaire lors d’un discours à Kahramanmaras, le 24 février, dans le sud du pays.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Allemagne : la justice ouvre la voie aux interdictions des vieux véhicules diesel en ville

Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 17h31
   





                        



   


C’est une décision qui réjouit les associations de protection de l’environnement, plonge des millions d’automobilistes dans l’incertitude, fragilise les puissants constructeurs du pays et embarrasse les autorités allemandes. Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé, mardi 27 février, que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes, un jugement qui pourrait concerner 12 millions de véhicules dans le pays.
Les juges de Leipzig avaient été saisis par les autorités du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie du Nord-Westphalie, deux Länder où l’industrie automobile est très présente, contre des interdictions imposées par des juridictions locales aux villes de Stuttgart et Düsseldorf.
Que dit l’arrêt de la Cour administrative ?
La Cour administrative fédérale, installée à Leipzig, a confirmé deux décisions de justice contraignant les autorités régionales à interdire les véhicules diesel les plus anciens à Stuttgart et Düsseldorf pour assainir l’air.
Dans le détail, l’arrêt très attendu de la Cour prévoit des délais d’application, des exceptions pour les artisans et une mise en place progressive de telles interdictions. Ainsi, à Stuttgart, elles ne pourront pas entrer en vigueur avant septembre 2019 pour les voitures diesel de norme Euro 5, commercialisées jusqu’en 2015.
Mais les magistrats balaient nettement l’argument des Etats-régions concernés, qui affirmaient ne pas pouvoir agir sans loi nationale : ils lèvent ainsi l’obstacle planant sur de telles mesures dans d’autres villes tout aussi polluées.
Une victoire pour les écologistes
« C’est un grand jour pour l’air pur », s’est réjoui mardi Jürgen Resch, le chef de l’association de protection de l’environnement Deutsche Umwelthilfe (DUH). Celle-ci était à l’origine des interdictions de circulation des véhicules non conformes aux dernières normes les jours de forte pollution, ordonnées par des tribunaux locaux de Stuttgart et Düsseldorf.
Une décision que contestaient les constructeurs automobiles : une interdiction totale pourrait entraîner une décote sur le marché de l’occasion et une hausse du coût des contrats de location, qui sont indexés sur la valeur résiduelle des véhicules.
Pour lancer cette procédure, l’association DUH s’était appuyée sur le fait que les niveaux de particules enregistrés à Stuttgart et Düsseldorf n’étaient pas conformes aux normes européennes d’émissions d’oxyde d’azote (NOx). Les véhicules roulant au gazole sont considérés comme majoritairement responsables de la pollution aux oxydes d’azote, qui favorisent les maladies respiratoires et cardiovasculaires.
« La voie est enfin libre pour protéger la santé des gens », s’est aussi félicité mardi Niklas Schinerl, porte-parole de Greenpeace. « Chaque ville peut désormais défendre le droit de ses citoyens à un air pur ».
L’an dernier, quelque 70 villes allemandes présentaient encore des taux de dioxyde d’azote supérieurs au seuil annuel moyen de 40 microgrammes/m3 édicté par l’Union européenne, d’après l’Office fédéral de l’environnement. Munich, Stuttgart et Cologne sont les plus touchées.

   


L’embarras de Berlin
Soucieux depuis des mois d’éviter de telles interdictions de véhicules, politiquement très impopulaires et lourdes de conséquences pour les puissants constructeurs automobiles allemands, le gouvernement s’est efforcé mardi de minimiser la portée de l’arrêt de la Cour administrative fédérale.
La chancelière Angela Merkel a rappelé que la décision ne visait pas « tout le territoire » ni « tous les automobilistes », tandis que sa ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, a jugé que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
« Mon objectif reste d’éviter que de telles interdictions de circulation entrent en vigueur », a-t-elle déclaré. « Les Etats-régions, les communes et l’Etat fédéral » disposent « de nombreux instruments » pour améliorer la qualité de l’air, a-t-elle ajouté.
« Nous allons discuter de ce que nous pouvons faire », a renchéri son homologue aux transports, le conservateur Christian Schmidt. Selon lui, le nouveau gouvernement en gestation va affiner « dans les deux semaines » sa politique en la matière.
Outre la justice allemande, Berlin est sous la pression directe de la Commission européenne, qui menace l’Allemagne de poursuites si elle ne lutte pas plus vigoureusement contre la pollution.

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Pression accrue sur les constructeurs automobiles
Cette décision de la justice allemande accroît la pression sur l’industrie automobile, sommée de rendre les véhicules diesel plus propres. « Les villes ne veulent pas d’interdictions de circulation », a rappelé Markus Lewe, président de la Fédération des communes allemandes (Städtetag), en exhortant les constructeurs automobiles à faire davantage.
Les constructeurs tels que Volkswagen, Daimler et BMW ont mis en place, dans le sillage du scandale des moteurs truqués de VW, des primes à l’achat de véhicules plus propres et entamé une mise à jour logicielle de millions de véhicules roulant au diesel pour en réduire les émissions polluantes. Une initiative qui n’est toutefois possible que sur les véhicules équipés de systèmes de gestion s’appuyant sur des logiciels. Associations de protection de l’environnement et communes appellent désormais les constructeurs à aller plus loin en acceptant de modifier en profondeur le système de filtration des gaz d’échappement.
Quelque 15 millions de véhicules diesel circulent en Allemagne, premier marché automobile d’Europe, et seulement 2,7 millions d’entre eux seraient équipés de la dernière technologie Euro 6 en date.
A la Bourse de Francfort, Volkswagen, numéro un européen du secteur automobile, perdait près de 1,8 % à la mi-journée. Au même moment, BMW cédait 0,91 % ; à Paris, Renault abandonnait 0,4 % et PSA réduisait ses gains à 0,19 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Des raids aériens du régime sur la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l’enclave rebelle ont eu lieu mardi matin.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Syrie : reprise des combats malgré la trêve décrétée par Moscou

Des raids aériens du régime sur la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l’enclave rebelle ont eu lieu mardi matin.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h32
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27.02.2018 à 15h50
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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            data-slide-description="Une frappe aérienne à Jisrine, le 8 février. « Les gens restent assis au rez-de-chaussée dans les maisons ou dans les sous-sols des écoles. Il n’y a pas de caves ici. Certains ont creusé des abris souterrains. Mais les bombardements sont si intenses que même là on est blessé ou tué, rapporte le photographe. La vie est devenue si effrayante, si pleine de sang. Nous avons tous peur que la situation ne se termine comme dans le siège d’Alep. »"
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            data-slide-description="Un homme avec un enfant dans les bras, après un bombardement, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans la Ghouta orientale, le 8 février."
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            data-slide-description="Des civils fuient après un raid, à Jisrine, le 8 février."
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            data-slide-description="Dans le quartier de Saqba, le 8 février."
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            data-slide-description="Un secouriste évacue un enfant tiré des gravats, le 8 février."
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            data-slide-description="Des enfants jouent avec des armes en carton, à Harasta, le 25 janvier."
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            data-slide-description="Des enfants nettoient une échoppe des débris projetés par un bombardement, à Kafr Batna, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans un hôpital de fortune, à Arbin, le 2 février."
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Une frappe aérienne à Jisrine, le 8 février. « Les gens restent assis au rez-de-chaussée dans les maisons ou dans les sous-sols des écoles. Il n’y a pas de caves ici. Certains ont creusé des abris souterrains. Mais les bombardements sont si intenses que même là on est blessé ou tué, rapporte le photographe. La vie est devenue si effrayante, si pleine de sang. Nous avons tous peur que la situation ne se termine comme dans le siège d’Alep. »

ABDULMONAM EASSA / AFP
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Des raids aériens du régime contre la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l’enclave rebelle ont eu lieu, mardi 27 février, ont rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et l’agence syrienne SANA. L’ONU a confirmé la reprise des combats et l’OSDH a annoncé la mort d’un enfant, quelques heures après le début de la trêve humanitaire décrétée par Moscou.
Dans la Ghouta orientale, région située à l’est de la capitale, Damas, la pause humanitaire est censée être appliquée quotidiennement pendant cinq heures, entre 9 heures et 14 heures, heure locale (10 heures-15 heures, heure de Paris), selon Moscou, allié du régime syrien. Des « couloirs humanitaires » devaient aussi être mis en place pour permettre l’évacuation des civils, a affirmé lundi le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou.

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« Le régime syrien a lancé depuis 9 heures [8 heures à Paris] neuf frappes au total, dont six obus d’artillerie, deux barils d’explosifs et un raid aérien », a dit Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. L’agence officielle SANA a de son côté fait état de tirs de roquettes par les rebelles visant les couloirs humanitaires au niveau du camp d’Al-Rafidain dans le but, selon SANA, d’empêcher les civils de quitter la région. Le général russe Viktor Pankov a accusé les rebelles d’avoir ouvert le feu sur le couloir humanitaire après son ouverture à 9 heures, heure locale (8 heures à Paris), par l’armée russe.
« Provocations »
Un enfant a été tué mardi dans la localité de Jisrine, où « au moins quatre tirs d’artillerie se sont abattus », blessant également sept civils, selon Rami Abdel Rahmane. « Il s’agit du premier civil tué depuis l’entrée en vigueur de la trêve », a déclaré le directeur de l’OSDH.
« Nous constatons que les combats continuent alors que je vous parle, ce qui rend impossible » l’envoi de convois d’aide, a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) à Genève.
Interrogé sur l’avenir de la trêve, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu : « Cela dépend de la manière dont se comportent les groupes terroristes, s’ils continuent à faire feu, s’ils poursuivent leurs provocations. » 
Semblant de normalité
Cette trêve avait été établie quatre jours après le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU, au terme d’âpres discussions notamment avec Moscou, d’une résolution réclamant une trêve « sans délai » de trente jours dans tout le pays. Elle n’avait pas été suivie d’effet les jours suivants. La Ghouta orientale est la cible d’une violente campagne aérienne du régime ayant fait plus de 560 victimes civiles en dix jours.

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Selon l’OSDH, la nuit de lundi à mardi a été calme, à part quelques tirs d’artillerie ayant résonné juste avant l’entrée en vigueur de la trêve. Mardi matin, la situation avait retrouvé un semblant de normalité, des habitants terrés dans des sous-sols quittant leurs abris pour inspecter leurs maisons et s’approvisionner en nourriture, ont rapporté des correspondants de l’AFP. « Désormais, le calme règne », avait assuré à l’AFP Rami Abdel Rahmane.
L’annonce russe et l’arrêt partiel des bombardements se sont produits alors que l’ONU et plusieurs puissances occidentales avaient demandé l’application immédiate de la résolution du Conseil de sécurité adoptée samedi 24 février, restée lettre morte.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Vladimir Poutine et l’enfer syrien



Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, est attendu mardi à Moscou. La France et l’Allemagne avaient appelé ces derniers jours la Russie à exercer une « pression maximale » sur la Syrie en vue d’une application « immédiate » de la trêve.
L’Union européenne a également exigé un arrêt immédiat des hostilités pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et les évacuations médicales.
« Cette trêve est une farce »
Selon des habitants de l’enclave rebelle, dernière poche de résistance au régime de Bachar Al-Assad aux portes de la capitale, cette décision constitue toutefois de la poudre aux yeux et une réédition du scénario observé à la fin de 2016 à Alep, la grande ville du Nord reprise par le régime.
« Cette trêve est une farce, la Russie nous tue tous les jours et nous bombarde tous les jours », affirme à l’AFP Samer Al-Bouydani, un habitant de Douma. « Je ne peux pas faire confiance à ses auteurs pour quitter [la Ghouta] avec ma famille [via les couloirs humanitaires]. C’est le régime qui nous tue, comment pourrais-je lui faire confiance ? », ajoute le jeune homme de 25 ans.

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Mohammed Al-Abdullah, originaire de la localité de Hammouriyé, affirme que « cette trêve n’est pas dans l’intérêt du peuple ». « Nous avons deux options : mourir ou partir. La campagne menée jusque-là était une opération d’extermination, pas une offensive normale », avance ce trentenaire, réclamant « une trêve permanente » et « l’ouverture de passages humanitaires (…) sous garanties internationales ». « Il ne peut y avoir de trêve de trente jours suivie d’une nouvelle campagne d’extermination (…). Nous avons vu ce qui s’est passé à Alep (…), c’est le même scénario qui se répète », selon lui.
Pénuries
La Russie avait annoncé en 2016 plusieurs trêves humanitaires similaires durant les combats qui visaient à reconquérir la partie rebelle de la ville d’Alep. Des couloirs humanitaires avaient été mis en place, mais peu de civils les avaient empruntés. Une offensive militaire de grande envergure avait pris le dessus sur la dernière pause humanitaire, se soldant en décembre 2016 par une défaite des rebelles et l’évacuation de milliers de combattants et de civils.
Assiégée depuis 2013, la Ghouta orientale et ses quelque 400 000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 700 personnes ont besoin d’une évacuation médicale urgente, tandis que 12 % des enfants âgés de moins de 5 ans souffrent d’une sous-alimentation sévère et un enfant sur trois d’un retard de croissance.
La dernière offensive menée par le régime et son allié russe a mis hors d’état plusieurs hôpitaux de l’enclave et engendré un bond des prix des aliments de première nécessité, y compris celui du pain, qui a été multiplié par 25 durant le mois de février, selon l’OCHA.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Des survivants de la tuerie du 14 février, dans un lycée de Parkland, sont devenus les visages du combat contre la détention d’armes aux Etats-Unis.
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Ces lycéens américains qui défient la NRA, le puissant lobby des armes

Des survivants de la tuerie du 14 février, dans un lycée de Parkland, sont devenus les visages du combat contre la détention d’armes aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h31
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 15h16
   





                        


Unis, meurtris, mais bien décidés à ne pas se taire et à tenter de faire bouger les lignes sur un sujet ô combien sensible. Emma González, David Hogg, Cameron Kasky, Chris Grady, ces quatre jeunes américains, qui ont survécu à la tuerie dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, en Floride, le 14 février, sont devenus, depuis quelques jours, les visages du combat contre les armes aux Etats-Unis.
A la tête du mouvement #NeverAgain (#Plusjamaisça), ils espèrent forcer un changement de loi sur la détention des armes. Ils sont déjà parvenus à maintenir la fusillade – au cours de laquelle quatorze lycéens et trois enseignants du lycée sont morts – à la « une » des médias plus longtemps que pour les autres récents massacres aux Etats-Unis.
Emma González
Cheveux rasés et émotivité communicative, Emma González a touché de nombreux Américains en scandant « Honte à vous » lors d’un rassemblement, samedi 17 février, contre les armes à feu en Floride. Elève de terminale, elle était cachée dans l’amphithéâtre quand Nikolas Cruz, 19 ans, a ouvert le feu dans les couloirs de l’établissement.

   


Elle a écrit son discours, dénonçant l’inaction de Donald Trump et d’autres responsables politiques et les liens entre responsables politiques et le puissant lobby des armes NRA :
« Si le président me dit en face que c’était une terrible tragédie (…) et qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais : 30 millions de dollars, a-t-elle lancé. C’est ce que valent ces gens pour vous, M. Trump ? ».
La jeune femme de 18 ans, dont la famille est d’origine cubaine, a mis sur pied, avec ses camarades, le projet d’un grand rassemblement à Washington le 24 mars, intitulé « Marche pour nos vies ».

« A ce stade, soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous », a-t-elle lancé, alors que la « Marche pour nos vies » a déjà reçu au moins 2 millions de dollars de dons, venant notamment de stars, comme les époux George et Amal Clooney, la présentatrice Oprah Winfrey ou encore le réalisateur Steven Spielberg et sa femme, Kate Capshaw.
Cameron Kasky

   


C’est ce lycéen de 17 ans, se décrivant lui-même comme « le pitre de la classe », qui a lancé le slogan #NeverAgain, deux jours après la tuerie du lycée Marjory Stoneman Douglas.
« Je suis en sécurité (…). Merci à tous les défenseurs du deuxième amendement de m’avoir protégé », avait-il écrit sur Facebook après avoir réchappé au massacre, dans une allusion ironique au droit constitutionnel à porter des armes aux Etats-Unis.
Il s’est notamment fait remarquer lors d’un débat mercredi 21 février, au cours duquel il a défié en direct sur la chaîne CNN l’ancien candidat à la primaire républicaine et sénateur de Floride, Marco Rubio.

Florida school shooting survivor Cameron Kasky challenges Sen. Marco Rubio: "Can you tell me right now that you wil… https://t.co/9dmrN6EBen— CNN (@CNN)


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« Pouvez-vous me dire tout de suite que vous n’accepterez pas un seul don de la NRA à l’avenir ? », a-t-il lancé à ce dernier, en référence au puissant lobby des armes, qui a versé des fonds à de très nombreux responsables politiques américains, dont M. Rubio.
De retour au lycée, lundi, Cameron Kasky a néanmoins tweeté une photo de personnes revenant sur le campus en commentant : « c’est BON D’ÊTRE DE RETOUR ».
David Hogg

   


Pendant l’attaque de Nikolas Cruz, David Hogg, 17 ans, s’est caché dans un placard avec d’autres étudiants. Là, muni de son smartphone, cet aspirant journaliste a défié sa peur pour recueillir des témoignages d’élèves. Sa vidéo a fait le tour d’Internet.
Cameron Kasky l’a sollicité pour mener le mouvement #NeverAgain, mais David Hogg a rapidement fait l’objet de menaces, notamment en raison du métier de son père, agent retraité du FBI. Des théories complotistes ont même fait de lui un « acteur de crise », qui aurait été payé pour diffuser des idées de gauche.
« Je ne suis pas un acteur de crise, je suis quelqu’un qui a dû assister à tout cela, et qui subit tout cela », a rétorqué le jeune homme.
De retour au lycée, lundi 26 février, il a déclaré à la chaîne ABC : « Imaginez avoir survécu à un accident d’avion et devoir reprendre l’avion tous les jours. »
Delaney Tarr

   


A 17 ans, Delaney Tarr fait partie des centaines d’étudiants qui ont interpellé cette semaine les élus locaux de Floride pour demander une législation plus stricte sur les armes à feu. « Nous en avons assez des pensées et des prières », a-t-elle déclaré, en référence aux habituelles condoléances adressées par les responsables politiques américains après les fusillades. « Nous allons venir chercher chacun d’entre vous pour vous demander d’agir », a-t-elle poursuivi.
Pendant la fusillade, elle aussi avait trouvé refuge dans un placard avec d’autres élèves. De retour au lycée, lundi 26 février, elle a expliqué à la chaîne de télévision Fox News : « C’est inquiétant (…) et effrayant parce que je ne sais pas si je serai en sécurité, là-bas, mais je sais qu’il faut le faire ».
Chris Grady
Chris Grady, 19 ans, est l’un des animateurs du compte Twitter@NeverAgainMSD (pour les initiales de Marjory Stoneman Douglas). Comme les autres survivants, il a réussi à se cacher pendant l’attaque, et veut demander un contrôle accru sur les armes.

   


Pour lui, les jeunes victimes de la tuerie de l’école primaire Sandy Hook de Newton, dans le Connecticut, en 2012 étaient « trop jeunes pour comprendre ce qui s’était passé ». Il ajoute : « Nous voulons être la voix de ces enfants et des milliers d’autres qui ont été affectés par des tragédies comme celle-ci. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Jusqu’à la dernière minute, opposition, rebelles et Russes ont tenté de sauver l’enclave de la banlieue de Damas.
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Syrie : échec des tractations secrètes sur la Ghouta orientale

Jusqu’à la dernière minute, opposition, rebelles et Russes ont tenté de sauver l’enclave de la banlieue de Damas.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 12h10
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance) et 
Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



   


Depuis plus de six mois, à l’écart du champ de bataille syrien, de discrètes négociations se déroulent entre émissaires russes, personnalités de l’opposition syrienne et représentants des groupes armés anti-Assad, pour tenter de trouver une issue pacifique à la question de la Ghouta orientale.
Ces contacts, relancés ces derniers jours, à mesure que les bombardements se sont intensifiés sur cette banlieue rebelle de Damas, poursuivent deux objectifs. D’abord, transférer les combattants djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham – ex-Front Al-Nosra, un groupe issu d’Al-Qaida, classé « terroriste » par l’ONU – présents dans la Ghouta orientale, vers la province d’Idlib, dans le nord-ouest du pays. Et conclure un accord de réconciliation entre les rebelles et le régime, les premiers baissant les armes en échange d’une forme d’autonomie.
Lundi 26 février, au surlendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution appelant à une trêve d’un mois dans toute la Syrie, Mikhaïl Bogdanov, ministre adjoint des affaires étrangères russes, a encore rencontré au Caire le principal médiateur de ces tractations, Ahmed Jarba. Ex-président de la coalition de l’opposition syrienne, proche de l’Egypte et des Emirats arabes unis, ce dernier est aujourd’hui à la tête d’un petit parti, Souria Al-Ghad (« La Syrie de demain »). Les discussions entre les deux hommes ont porté sur la conférence de Sotchi, grand-messe syro-syrienne organisée par Moscou à la fin janvier, sans guère de résultat, ainsi que sur la situation dans la Ghouta orientale.
« Les corridors humanitaires doivent être mis en place avec le consentement de toutes les parties », prévient Ingy Sedky, la porte-parole de la Croix-Rouge à Damas
« Nous n’avons pas fait de progrès, je pense que l’on se dirige vers une invasion totale », a confié au Monde sur un ton dépité Monzer Akbik, bras droit d’Ahmed Jarba. Autrement dit, une poursuite des bombardements, qui ont fait près de 550 morts depuis le 18 février, doublée d’une attaque terrestre de l’enclave rebelle. Lundi, le ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou, avait annoncé qu’une trêve humanitaire serait mise en place tous les jours, à partir de mardi, entre 9 heures et 14 heures, pour permettre l’évacuation des civils à travers des « corridors humanitaires », tout en prévenant que « l’escalade » se poursuivrait.
Une interprétation au rabais de la résolution onusienne, qui a été aussitôt critiquée par les capitales occidentales et les organisations humanitaires. « Cinq heures, c’est mieux que pas d’heures, mais nous voudrions que toute cessation des hostilités soit prolongée de trente jours, comme l’a stipulé le Conseil de sécurité », a réagi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. « Les corridors humanitaires doivent être mis en place avec le consentement de toutes les parties, de façon à ce que les personnes qui veulent partir puissent le faire en toute sécurité, prévient Ingy Sedky, porte-parole de la Croix-Rouge à Damas. Et celles qui veulent rester doivent être protégées contre toute attaque. »
Or, si le pilonnage du régime a baissé en intensité depuis dimanche, il n’a jamais cessé : vingt-deux civils, dont sept enfants, ont encore trouvé la mort lundi dans des raids aériens et des tirs d’artillerie. Pour les opposants syriens, l’annonce russe constitue une sinistre répétition des derniers jours d’Alep-Est, en décembre 2016. Les forces loyalistes avaient déjà, à cette époque, promis des corridors humanitaires, tout en poursuivant leur attaque, qui avait abouti au départ forcé de 35 000 opposants, civils et combattants mélangés. « L’offensive terrestre a déjà commencé, reconnaît un journaliste du camp progouvernemental. Du temps a été donné pour des négociations afin d’éviter une violente bataille. Mais cela n’a pas abouti. »
Ces tractations ont culminé durant l’été et l’automne 2017, dans le cadre du processus de « désescalade » mené par la Russie. Au Caire au mois de juillet, des représentants de Jaych Al-Islam (l’Armée de l’islam), une formation salafiste proche de l’Arabie saoudite et qui est le groupe armé le plus puissant de la Ghouta orientale, avaient conclu avec les envoyés de Moscou, sous les encouragements d’Ahmed Jarba, un accord prévoyant un arrêt des combats et un acheminement d’aide humanitaire dans l’enclave alors assiégé depuis plus de quatre ans. Autre faction armée de ce territoire, Faylaq Al-Rahmane (« La Légion du Tout-Miséricordieux »), patronnée par le Qatar et proche des Frères musulmans, était parvenue à un accord similaire, lors d’une rencontre avec des délégués russes, au mois d’août à Genève.
« En plus du cessez-le-feu, Jaych Al-Islam a voulu convaincre les Russes d’octroyer à la Ghouta orientale un statut autonome, avec des garanties que l’armée syrienne ne pénétrerait pas dans leur fief », explique Sinan Hatahet, un analyste proche de l’opposition syrienne. En échange, les deux groupes armés s’engageaient à faire pression sur Hayat Tahrir Al-Cham, qui ne compte que quelques centaines de combattants sur place, sur un total d’hommes en armes estimé à 20 000, pour qu’il évacue la Ghouta orientale.
« Le régime veut une soumission totale »
« En août et encore une fois en novembre, lorsque nous avons revu les Russes à Genève, nous leur avons dit que nous étions prêts à faire partir Hayat Tahrir Al-Cham », dit Wael Al-Olwan, porte-parole de Faylaq Al-Rahmane. En décembre, des sources au sein de l’opposition avaient signalé l’arrivée, au nord de la Ghouta orientale, des fameux bus verts auxquels le gouvernement syrien recourt pour purger les zones qu’il reprend à ses opposants. Le signe d’un possible accord sur le départ des djihadistes.
Mais rien de tel ne s’est passé. Selon des sources convergentes, les négociations ont buté sur le groupe Faylaq Al-Rahmane, dont le régime exige aussi le départ, en le présentant comme un allié de Hayat Tahrir Al-Cham. Mi-novembre et à nouveau fin décembre 2017, les combattants de Faylaq ont attaqué une importante base militaire en lisière de Harasta, dans le nord-ouest de la Ghouta orientale. Une opération qui a coûté à l’armée syrienne de nombreux soldats et à laquelle Hayat Tahrir Al-Cham a participé, en couverture. Vu de Damas, Faylaq Al-Rahmane n’est pas un partenaire de réconciliation crédible, alors que le maintien dans l’enclave de Jaysh Al-Islam, dont l’idéologie est pourtant plus radicale, serait acceptable.
Côté opposition, on conteste la thèse d’accointances idéologiques entre Faylaq Al-Rahmane et Hayat Tahrir Al-Cham, en faisant valoir que les deux n’ont collaboré que de manière épisodique, surtout lors d’affrontements internes, contre Jaych Al-Islam. Les anti-Assad arguent aussi que les bombardements sur la Ghouta orientale, après une légère diminution durant l’été 2017, ont redoublé de vigueur en novembre, et que l’aide humanitaire promise n’est jamais parvenue au territoire rebelle. « Accuser Faylaq Al-Rahmane, c’est la vieille tactique du régime pour semer la discorde entre les rebelles, assure Sinan Hatahet. La vérité, c’est que le régime ne veut pas entendre parler d’autonomie, il veut une soumission totale. »
Dans un ultime effort pour empêcher une offensive terrestre, les deux principales factions de la Ghouta orientale ont envoyé, lundi 26 février, une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce courrier que Le Monde s’est procuré, elles se disent prêtes à faire sortir les combattants de Hayat Tahrir Al-Cham « dans les quinze jours suivant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu ». Mais il est peu probable que cette initiative suffise à faire reculer le régime syrien et son allié russe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Alors que la campagne des élections législatives en Italie a été marquée par la poussée de partis eurosceptiques, les résultats incertains du scrutin du 4 mars représentent une nouvelle menace pour la cohésion de l’Union européenne.
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Europe : la menace italienne

Editorial. Alors que la campagne des élections législatives en Italie a été marquée par la poussée de partis eurosceptiques, les résultats incertains du scrutin du 4 mars représentent une nouvelle menace pour la cohésion de l’Union européenne.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h00
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Entre une Allemagne qui se cherche et une Grande-Bretagne qui s’en va, la dernière chose dont l’Europe a besoin est une Italie qui se brouille. Les élections législatives organisées dimanche 4 mars dans la Péninsule, et dont les résultats s’annoncent particulièrement incertains, représentent pourtant une nouvelle menace pour la cohésion de l’Union européenne.
Dans ce pays cofondateur du projet européen, longtemps l’un des plus euroenthousiastes, cette campagne électorale a été marquée par la poussée de partis eurosceptiques de tous bords. Certes, en fin de course, la Ligue du Nord, d’extrême droite, comme le populiste Mouvement 5 étoiles ont modéré leurs critiques contre Bruxelles et renoncé à évoquer une sortie de l’euro. Certains analystes ne voient cependant dans cette prudence tardive qu’un virage tactique, encouragé par la perspective d’une victoire prochaine.

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Le scénario le plus favorable à l’intégration de l’Italie dans l’UE, celui d’une grande coalition rassemblant le centre gauche autour de Matteo Renzi et le centre droit autour de Silvio Berlusconi, semble chaque jour plus improbable. Le scénario catastrophe vu de Bruxelles serait celui d’une coalition de droite dans laquelle la Ligue du Nord de Matteo Salvini aurait pris le dessus sur la droite berlusconienne.
Comment l’Italie en est-elle arrivée là ? Il faut sans doute remonter à 2011 et à la démission, sous la pression conjointe des marchés et des partenaires européens, d’un Silvio Berlusconi discrédité. S’il est tout sauf étranger aux maux qui ont entraîné sa chute, « Il Cavaliere », revenu sur le devant de la scène à 81 ans à la faveur de cette singulière campagne, ne manque jamais de rappeler qu’à ses yeux ce qui s’est passé en 2011 était un coup d’Etat. Mario Monti, qui lui a succédé, a certes évité que le pays se trouve placé sous tutelle comme la Grèce et le Portugal, mais au prix de la mise en œuvre de recettes bruxelloises dont le coût social a été très mal vécu par les Italiens.
Tous les symptômes de la crise des démocraties occidentales
La solitude dans laquelle le pays a géré l’afflux de plus de 600 000 réfugiés depuis 2013 a achevé de mettre à mal l’attachement des Italiens à l’Europe. Le manque de solidarité européenne a porté un coup terrible à la popularité de la majorité de centre-gauche, successivement dirigée par Enrico Letta, Matteo Renzi et Paolo Gentiloni, qui s’est pourtant efforcée de respecter ses engagements vis-à-vis de Bruxelles. L’idée qu’avec l’Europe la loyauté et les efforts ne paient pas s’est ainsi installée dans l’opinion italienne.

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Aujourd’hui, aucun des partis en lice dans la troisième économie de la zone euro ne prône la poursuite des efforts de maîtrise des finances publiques. Sur le front économique, la campagne s’est résumée à une accumulation de promesses mirifiques, chiffrées en centaines de milliards d’euros, qui ne seront sans doute jamais tenues. Sur le front politique, l’Italie de 2018 présente à peu près tous les symptômes de la crise des démocraties occidentales : affaiblissement des partis politiques traditionnels, montée des extrêmes, vogue des candidatures antisystème, désaffection de l’électorat et taux d’abstention record. Avec, en prime, une spécificité locale : la percée de forces néofascistes, à l’occasion d’élections locales.
Le hasard du calendrier a voulu que le 4 mars soit aussi, en Allemagne, le jour du verdict du SPD sur le contrat de coalition avec la CDU. Espérons que l’Europe, ce jour-là, se remette en ordre de marche.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Connectée et écologique, cette nouvelle zone d’urbanisation doit concrétiser le projet phare de la « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises ».
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Xiong’an, la ville du futur dont rêve le président chinois Xi Jinping

Connectée et écologique, cette nouvelle zone d’urbanisation doit concrétiser le projet phare de la « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 12h22
    |

            Brice Pedroletti (Xiong'an, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur les reproductions en images de synthèse qui circulent dans les bureaux d’urbanisme chinois, elle se présente comme une ville rectangulaire à structures relativement basses et compactes, quadrillée par des avenues. Quelques canaux la traversent pour rejoindre, vers le sud, l’immense complexe de lacs et de marais de Baiyangdian, qui s’étendent sur 340 kilomètres carrés, la plus vaste zone humide de Chine du nord-est, dans la province du Hebei, à 120 kilomètres au sud-ouest de Pékin.
Rien de futuriste, rien de trop occidental : les agences d’architecture étrangères ont été conviées à un « appel à idées », mais pas au-delà. Les concepteurs seront essentiellement chinois. Cette ville encore à l’état de plan préfigure la « nouvelle zone de Xiong’an », dont le président chinois Xi Jinping veut faire le projet phare de sa « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises », inaugurée par le 19e Congrès du parti communiste, en octobre 2017.
Dans un discours tenu fin février devant les membres du Comité permanent, l’instance suprême du parti, le numéro un chinois a appelé à faire naître à Xiong’an un « développement de haute qualité », à créer une zone qui puisse accueillir « les fonctions non capitales de Pékin » et une ville « à caractéristiques chinoises, verte et à faible intensité carbone ». Les « fonctions non capitales » désignent certaines administrations et institutions publiques, les sièges de société et des institutions d’éducation et de recherche.
Une « stratégie sur mille ans »
Xiong’an est par définition un projet politique, puisqu’il en va du prestige de M. Xi, qui fit justement ses premières armes comme jeune chef de parti dans un district reculé du Hebei. Pour piloter la nouvelle zone, le parti a choisi Chen Gang, un fringant quinquagénaire de formation scientifique. L’enjeu est de doter cette province connue pour ses industries lourdes et ses centrales thermiques,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Au large de l’Ecosse, à la source du curling
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La Cour de justice de l’Union européenne avait été saisie par un tribunal britannique, à qui il reviendra de trancher le dossier.
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Compte rendu

L’accord de pêche UE-Maroc n’est pas applicable au Sahara occidental, selon la justice européenne

La Cour de justice de l’Union européenne avait été saisie par un tribunal britannique, à qui il reviendra de trancher le dossier.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-27T11:45:58+01:00"

        Le 27.02.2018 à 11h45






    
Le port de Laayoune, au Sahara occidental, en 2005.
Crédits : ABDELHAK SENNA / AFP


L’accord de pêche conclu entre l’Union européenne (UE) et le Maroc n’est pas applicable aux eaux adjacentes de la région disputée du Sahara occidental, car il ne respecte pas le droit à l’autodétermination, a estimé, mardi 27 février, la Cour de justice de l’UE (CJUE). Selon la justice européenne, l’inclusion du territoire dans le champ d’application de l’accord de pêche « enfreindrait plusieurs règles du droit international, notamment le principe d’autodétermination ».

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La CJUE avait été saisie par un tribunal britannique à qui il reviendra de trancher le dossier, en conformité avec le jugement de la Cour. Cette décision fait écho à un précédent arrêt du 21 décembre 2016 par lequel la plus haute juridiction européenne avait ordonné que le Sahara occidental soit exclu de l’accord de libre-échange UE-Maroc. L’accord de pêche n’était toutefois pas inclus dans ce dossier.
La CJUE avait alors estimé qu’il fallait tenir compte du « statut séparé et distinct » du Sahara occidental reconnu par l’ONU. Cette décision avait suscité de vives tensions entre Bruxelles et Rabat, obligés de renégocier l’accord agricole. Ces négociations sont toujours en cours.
Droit à l’autodétermination
Dans ce dossier pêche, la Cour relève que le Maroc ne peut exercer sa souveraineté que « sur les eaux adjacentes de son territoire et relevant de sa mer territoriale ou de sa zone économique exclusive ». « La Cour juge donc que, compte tenu du fait que le territoire du Sahara occidental ne fait pas partie du territoire du royaume du Maroc, les eaux adjacentes du territoire du Sahara occidental ne relèvent pas de la zone de pêche marocaine visée par l’accord de pêche », précise un communiqué de la CJUE.

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L’accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre l’UE et le Maroc est entré en vigueur le 28 février 2007 et a été mis en œuvre par des protocoles successifs. Ils permettent à des navires de l’UE d’avoir accès à la zone de pêche du Maroc. Le dernier protocole est applicable jusqu’au 14 juillet 2018. Cet accord était contesté devant un tribunal britannique par la Western Sahara Campaign, une organisation indépendante qui promeut la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le Fidesz, le parti au pouvoir, a perdu une élection locale face à un candidat soutenu par la gauche et l’extrême droite, mais reste le favori des législatives du 8 avril.
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En Hongrie, Viktor Orban profite des divisions de ses opposants

Le Fidesz, le parti au pouvoir, a perdu une élection locale face à un candidat soutenu par la gauche et l’extrême droite, mais reste le favori des législatives du 8 avril.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h18
    |

                            Blaise Gauquelin (Budapest, envoyé spécial)








                        



                                


                            

La nouvelle a semblé suffisamment inquiétante à Viktor Orban pour qu’il se fende d’un entretien à un média critique et se plie à un exercice de contrition rarement observé en huit ans de pouvoir. Au micro du site d’information en ligne HVG, le premier ministre souverainiste hongrois a concédé que la défaite du candidat qu’il soutenait à une élection municipale, dans un bastion de sa formation, le Fidesz, dimanche 25 février, devait inciter ses soutiens à redoubler d’efforts, en vue des législatives du 8 avril.
Le résultat du scrutin, qui s’est déroulé dans la ville d’Hodmezovasarhely est une surprise, car il a prouvé qu’une opposition hétéroclite, mais unie, pouvait l’emporter largement contre le parti au pouvoir, alors que M. Orban brigue un troisième mandat.
Le candidat indépendant, soutenu à la fois par l’extrême droite du Jobbik, par la gauche et les libéraux, a gagné avec plus de 57 % des voix, alors que le Fidesz avait obtenu 61 % des voix en 2014, dans ce fief d’un homme fort du régime, Janos Lazar. Ceux qui sont contre Viktor Orban n’en restent pas moins divisés, au niveau national, en une kyrielle de formations très éloignées les unes des autres.
« 54 % des électeurs souhaitent un changement de gouvernement, affirme Andras Pulai, de l’institut de sondage Publicis. Le Fidesz est certes en tête avec 27 % des intentions de vote, mais la haine contre ce parti est très forte, et nos recherches prouvent que ceux qui s’opposent au Jobbik et au Fidesz souhaitent une opposition unie. Ils voteraient pour toute personnalité, quelle qu’elle soit, en mesure de battre Viktor Orban. » 
Amende faramineuse
La gauche et des libéraux sont répartis en une petite dizaine de chapelles concurrentes. « L’opposition n’a toujours pas digéré la débâcle de 2010, quand Viktor Orban a remporté les élections avec les deux tiers des suffrages, juge l’analyste politique Laszlo Keri. Ferenc Gyurcsany,...




                        

                        

