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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Acquis historique pour les uns, privilège pour les autres, qu’est-ce que ce statut auquel le gouvernement veut mettre fin ?
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Statut de cheminot, de quoi parle-t-on exactement ?

Acquis historique pour les uns, privilège pour les autres, qu’est-ce que ce statut auquel le gouvernement veut mettre fin ?



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h13
   





                        



   


Présentant la future réforme de la SNCF que le gouvernement veut faire adopter « avant l’été », le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé lundi 26 février la fin du statut de cheminot pour les futures recrues de l’entreprise ferroviaire publique. Les cheminots actuels garderaient toutefois leur statut.
Dénonçant un « passage en force », les syndicats se sont dits prêts à la grève. La CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, envisage notamment « un mois de grève » pour « faire plier le gouvernement ».

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Acquis historique pour les uns, privilège pour les autres, qu’est-ce que ce statut de cheminot ?
D’où vient ce statut ?
Le tout premier statut de cheminot date de 1920, mais il a été modifié à plusieurs reprises. C’est un ensemble de droits, ­garanties et avantages obtenus au fil des ans en contrepartie d’un travail ­pénible : faire rouler ou entretenir des infrastructures ferroviaires vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept.
Quels métiers sont concernés ?
Ce statut ne concerne pas seulement les conducteurs de train mais aussi les contrôleurs, les cadres, les agents de maîtrise, et les agents de bureau.
Quels sont les avantages de ce statut ? 
« Emploi à vie » :
Le statut de cheminot met les agents SNCF à l’abri d’un licenciement économique puisqu’il prévoit seulement trois cas de départ : démission, retraite ou radiation. Comme pour les fonctionnaires, on parle ainsi d’emploi à vie.
Congés payés :
Les agents de la SNCF ont vingt-huit jours de congés payés par an, soit un jour de plus que prévu par le code du travail.
Ils bénéficient également de jours de RTT (réduction du temps de travail) lorsqu’ils dépassent sept heures de travail par jour — soit trente-cinq heures par semaine, le temps de travail légal en France. « Les conducteurs et contrôleurs travaillent sept heures quarante-huit minutes par jour, donc ont vingt-deux RTT », cite la SNCF, à titre d’exemple.
Salaire :
Selon la SNCF, le salaire brut mensuel moyen (avant impôt) des cheminots est de 3 090 euros en 2014 pour un temps complet. C’est un peu plus que le salaire mensuel moyen en France : 2 912 euros brut en 2013.
Plus de six cheminots sur dix touchent moins de 3 000 euros brut par mois, précise cependant le groupe ferroviaire.
Retraite :
Les cheminots peuvent partir à la retraite plus tôt que la majorité des employés français. Jusqu’en 2016, les cheminots pouvaient partir à la retraite à partir de 55 ans pour les sédentaires (c’est-à-dire les employés qui ne voyagent pas, comme les agents de bureau) et 50 ans pour les conducteurs.
Mais plusieurs réformes ont repoussé l’âge des départs, et d’ici à 2024, celui-ci sera de 57 ans pour les sédentaires et de 52 ans pour les conducteurs. A titre de comparaison, l’âge légal de départ à la retraite des salariés du secteur privé est actuellement de 62 ans (pour les personnes nées après 1955).
La durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein ayant été progressivement relevée pour être alignée sur celle du régime général, de plus en plus de cheminots retardent leur départ ou subissent ce qu’on appelle une décote (une pension de retraite moins élevée).
Billets de train gratuits :
Tous les agents de la SNCF, statut de cheminot ou de contractuel, ainsi que les retraités, ont droit à des « facilités de circulation », c’est-à-dire des billets gratuits ou à prix très réduits. Leur famille est également concernée par ces avantages : leurs conjoint ou enfants peuvent circuler pour 10 % du prix du billet. Leurs parents et beaux-parents bénéficient de quatre billets gratuits par an.
Autre avantage : plusieurs dizaines de milliers de logements de la SNCF sont disponibles à la location pour les cheminots, dont une partie à loyer social.
Pour les syndicats, ces acquis sociaux historiques sont un moyen de compenser des conditions de travail particulières (horaires décalés, jours fériés et week-end travaillés).
Qui peut devenir cheminot ?
Pour être embauché au statut de cheminot et bénéficier de ces avantages, il faut cependant répondre à plusieurs critères :
il faut être français ou ressortissant européen ;avoir moins de 30 ans ;avoir un casier judiciaire vierge ;réussir une longue période d’essai (jusqu’à deux ans et demi pour les cadres).
Passé 30 ans, la SNCF recrute en contrat de droit privé (CDI).
Selon un rapport rédigé à la mi-février par l’ancien haut fonctionnaire Jean-Cyril Spinetta, la SNCF compte près de 145 000 salariés en France, dont 130 000 ont le statut de cheminot (soit près de 90 % des effectifs du groupe public).
Parmi les nouveaux recrutés, 75 % le sont sous ce statut, et 25 % en CDI. L’objectif du gouvernement est qu’il n’y ait plus « à l’avenir » de recrutement au statut.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Pour le gouvernement et le gestionnaire du réseau, il n’y aura pas de coupure d’électricité. Mais la France devra en importer pour satisfaire sa consommation.
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Comment le réseau électrique français fait face à la vague de froid

Pour le gouvernement et le gestionnaire du réseau, il n’y aura pas de coupure d’électricité. Mais la France devra en importer pour satisfaire sa consommation.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 16h46
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


De la neige en Provence, des vents glaciaux à Paris, du froid dans tout le pays : pour faire face à cette inhabituelle vague venue de Sibérie, les Français montent la température de leurs radiateurs. Ce réflexe a un effet immédiat sur la consommation d’électricité, qui atteint des niveaux très élevés, particulièrement en fin de journée, entre 18 h 30 et 21 heures.
Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, assure qu’il n’y a « pas d’inquiétude particulière concernant la sécurité de l’alimentation électrique de la France cette semaine ». Mais la CGT, premier syndicat à EDF, estime que « la fragilité du système électrique » est « anormale ». 
La France va-t-elle connaître des coupures d’électricité ?
La réponse est non. « Il n’y aura pas de coupure d’électricité, ni pour les ménages ni pour les entreprises », a assuré Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, lundi 26 février, en visite à RTE.
En France, 72 % de la production électrique est assurée par les centrales nucléaires, 12 % par les barrages hydroélectriques, 10 % par le gaz et le charbon, le reste étant notamment assuré par l’éolien et le solaire.
Selon RTE, ces moyens de production « permettent de couvrir les besoins électriques de la France et offrent des marges suffisantes, sans avoir à recourir à des solutions dites “exceptionnelles” », comme une baisse de la tension, par exemple. Mais pour éviter une surcharge du réseau, la France recourt à deux procédés.

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D’une part, l’effacement, qui consiste à réduire ou à reporter de façon volontaire la consommation par certaines entreprises. RTE encourage également les particuliers à être prudents sur leur consommation d’électricité et à modérer leurs usages. Et recommande d’éteindre la lumière dans les pièces inoccupées et de modérer sa consommation durant les heures de pointe, le matin et autour de 19 heures.
D’autre part, les importations, qui permettent d’acheter de l’électricité produite dans d’autres pays européens.
Pourquoi le pays est-il si sensible aux vagues de froid ?

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La France est, de très loin, le pays européen le plus sensible aux températures négatives. En cause, le nombre très important de radiateurs électriques et l’isolation insuffisante d’une partie des bâtiments anciens. Le schéma est toujours le même : plus la température baisse, plus les radiateurs tirent sur le réseau électrique.
« Pour chaque degré franchi au-dessous des normales de saison, c’est comme si on ajoutait l’équivalent de la consommation de Paris intra muros », explique Jean-Paul Roubin, directeur national de l’exploitation à RTE. Exprimé autrement, c’est l’équivalent de deux réacteurs nucléaires qu’il faut mobiliser.
Une spécificité française : Jean-Paul Roubin souligne que la France représente « 50 % de la thermosensibilité européenne ». Nos voisins allemands, par exemple, sont peu équipés en radiateurs électriques et ne connaissent pas le même type d’inquiétudes sur le réseau.
Chaque année, entre décembre et février, le radiateur électrique représente à lui seul 29 % de la consommation.
Mais cette dépendance tend à se réduire depuis quelques années, souligne Pierre Leplatois, analyste à SIA Partners et expert des réseaux électriques. « On commence à voir les effets du changement de réglementation en 2012, les nouveaux bâtiments construits consomment moins », explique-t-il.
La France est-elle capable de produire assez d’électricité ?
« Le parc de production français disponible en ce début de semaine couvre tout juste le besoin de consommation. On doit donc importer de l’électricité pour satisfaire nos besoins », dit Jean-Paul Roubin.
La France importe notamment de l’électricité d’Allemagne et d’Espagne pendant les pics de consommation du matin et du soir. Ces deux pays ont des habitudes et des pics de consommation très différents de l’Hexagone.

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C’est précisément ce besoin d’importation qui est critiqué par les syndicats à EDF, selon lesquels le système électrique français est au bord de l’implosion. La CGT estime que « l’indépendance énergétique de la France est en danger ». De fait, mardi 27 au matin, entre 6 heures et 7 heures, la France importait quasiment le maximum de ce qu’elle peut importer, tout en mobilisant une grande partie de ses capacités de production.
Mais la situation est bien meilleure que lors du pic de l’hiver 2012 : les températures étaient descendues plus bas encore et, surtout, depuis, la France a installé plusieurs milliers d’éoliennes. « On a une configuration plutôt favorable, assure Pierre Leplatois. Même si le parc nucléaire n’est pas très disponible, on a un appui très important de l’éolien et une grande disponibilité des centrales au gaz. »

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Pour éviter des difficultés, EDF a prévu de reporter des opérations de maintenance sur les réacteurs nucléaires de Gravelines (Nord) et du Tricastin (Drôme et Vaucluse) pour les maintenir en production.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Scot Peterson, adjoint au shérif de Broward présent lors de la fusillade dans un lycée à Parkland, assure avoir agi selon le protocole appris à l’entraînement.
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Fusillade en Floride : accusé de lâcheté, l’adjoint au shérif se défend

Scot Peterson, adjoint au shérif de Broward présent lors de la fusillade dans un lycée à Parkland, assure avoir agi selon le protocole appris à l’entraînement.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h39
   





                        



   


Scot Peterson. Ce nom, c’est celui de l’adjoint au shérif du comté de Broward, en Floride. Depuis plusieurs jours, il fait régulièrement la « une » des médias américains. Car, après la tuerie dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, en Floride, qui a fait dix-sept morts le 14 février, Scot Peterson est au centre d’une polémique : assigné à cet établissement, il était le seul officier de police armé sur le campus durant l’attaque menée par un adolescent de 19 ans, Nikolas Cruz, et il n’est pas intervenu. Toute la question est de savoir s’il aurait pu ou dû agir, et s’il aurait, ainsi, pu éviter autant de morts.
Pour Donald Trump, la réponse est évidente, et elle est sans nuance : « Il n’a pas réagi convenablement sous la pression ou c’est un lâche », a déclaré le président américain, vendredi 23 février. Trois jours plus tard, il enfonce à nouveau le clou : « La manière dont ils ont agi est une honte », a-t-il réaffirmé à propos des officiers de police en poste le jour de l’attaque.

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Que Scot Peterson n’ait pas agi comme il le fallait, c’est aussi le sentiment du responsable du bureau du shérif du comté de Broward, Scott Israel. Quelques jours après la tuerie, ce dernier a confirmé que l’adjoint, armé et en uniforme, n’était pas intervenu et l’a suspendu, ouvrant dans le même temps une enquête interne pour comprendre ce qu’il s’était passé.
Pour Scott Israel, Scot Peterson aurait dû « entrer, aborder le tueur et le tuer ». Et de déclarer lors d’une interview donnée à CNN : « Est-ce que je pense que si Scot Peterson était entré dans ce bâtiment il aurait eu une chance de neutraliser le tueur et sauver des vies ? Oui je le pense. »
« Se mettre à couvert » et évaluer les faits
Face à ces accusations, Scot Peterson, qui a démissionné peu après avoir été suspendu, a décidé de s’exprimer, par la voix de son avocat, Joseph DiRuzzo. Lundi, ce dernier a expliqué que M. Peterson avait été entraîné à « se mettre à couvert » dans ce genre de situation et à évaluer les faits afin de faire un rapport à ses supérieurs. Ce qu’il a fait.

L’avocat a également expliqué que Scot Peterson avait reçu, dans un premier temps, un appel concernant des détonations de pétards, puis, qu’en se rapprochant de l’origine des bruits, il avait reconnu des coups de feu.
Joseph DiRuzzo précise que son client pensait que les tirs provenaient de l’extérieur du bâtiment, ce qui pourrait justifier son attente hors du bâtiment, comme le prévoit le protocole d’intervention dans cette situation. Une impression confirmée, selon lui, par des appels radio faisant état d’une victime sur le terrain de football du campus.
C’est ensuite que M. Peterson a prévenu le bureau du shérif qu’il avait entendu des coups de feu et demandé un « code rouge », soit le confinement du campus du lycée. Son avocat a également expliqué que M. Peterson avait été le premier à prévenir le service opérationnel du shérif qu’il avait entendu des coups de feu.
« Qu’il n’y ait pas d’erreur, M. Peterson aurait souhaité pouvoir empêcher la mort prématurée des dix-sept victimes ce jour-là, et il est de tout cœur avec les familles des victimes dans cette période difficile. Les allégations selon lesquelles M. Peterson serait un lâche, et que sa réaction dans ces circonstances ne correspondait pas aux procédures des officiers de police, sont absolument fausses. »
Déclaration à charge du shérif
Les déclarations de Joseph DiRuzzo semblent contredire celles du shérif, Scott Israel, qui a déclaré que M. Peterson aurait dû entrer directement dans le bâtiment au lieu de rester à l’extérieur et d’attendre sans rien faire durant plus de quatre minutes. Le New York Times rappelle que Scott Israel avait décrit M. Peterson comme ne faisant « rien du tout » à l’extérieur de l’école, d’après des images provenant de caméras de surveillance.
Scot Peterson n’est pas le seul officier de police incriminé. Le quotidien américain précise que le bureau du shérif enquête également pour savoir si d’autres adjoints, arrivés sur place ensuite, ont échoué à entrer dans le bâtiment.
Egalement en difficulté dans l’affaire, Scott Israel a annoncé, dimanche, qu’il n’envisageait pas de démissionner de son poste de shérif, estimant qu’il avait « fait un incroyable travail à la direction de ce service ».

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Lundi, Donald Trump a, quant à lui, assuré qu’il aurait agi pendant la fusillade, et qu’il serait même intervenu à mains nues pour empêcher le carnage : « Je pense vraiment que je serais rentré là-dedans même sans arme, et je pense que la plupart des gens ici auraient fait pareil. » 
Une déclaration que sa porte-parole, Sarah Sanders, s’est empressée de nuancer : « Ce que M. Trump a voulu dire, c’est qu’il aurait agi en leader et aurait cherché à faire acte de courage. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Des millions de Français n’ont pas accès à une connexion. Ce phénomène d’exclusion est amplifié par la dématérialisation des services publics.
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« Tout passe par Internet et ceux qui en sont exclus sont comme écartés de la société »

Des millions de Français n’ont pas accès à une connexion. Ce phénomène d’exclusion est amplifié par la dématérialisation des services publics.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 17h44
    |

            Camille Bordenet








                        



                                


                            
Ses lunettes sur le bout du nez, Hélène scrute l’écran d’ordinateur à la recherche de l’onglet Internet, les mains suspendues au-dessus du clavier, sans oser cliquer. « Je sais seulement me servir de mon téléphone, mais pas de l’ordinateur », confie, presque gênée, cette aide-soignante de 50 ans, comme si elle avouait un mal honteux à cette époque où « tout se fait sur Internet ». 
Si cette mère célibataire s’en sortait tant bien que mal jusqu’à présent, s’en remettant à sa fille de 13 ans pour certaines démarches en ligne, la nécessité de se reconvertir professionnellement l’a mise au pied du mur : « Il fallait que je cherche une formation sur Internet et je ne savais pas faire. » Elle s’est donc décidée à pousser la porte d’Emmaüs Connect, une association qui accompagne des publics éloignés du numérique – pour la plupart en grande précarité sociale.
Autour d’Hélène ce jour-là, d’autres « exclus » du numérique venus se faire aider : un retraité qui veut « se mettre à la page » pour ne pas dépendre de ses enfants, un chômeur en difficulté pour remplir son dossier Pôle emploi, une femme migrante qui veut créer sa boîte mail… A l’accueil, il y a aussi ceux qui viennent acheter des recharges Internet et téléphone à prix solidaires, faute de pouvoir souscrire à des abonnements trop chers.
13 millions de personnes se sentent en difficulté
Autant de problématiques qui racontent l’exclusion à laquelle sont confrontés nombre de Français, à l’heure où le « tout numérique » s’accélère : quelque 13 millions de personnes utilisent peu ou pas Internet et se sentent en difficulté face au développement des usages numériques, selon une étude de l’Agence du numérique.
L’enjeu a été jugé majeur par l’Etat, d’autant qu’il s’est fixé l’objectif de 100 % de services publics dématérialisés à horizon 2022. Le gouvernement a lancé, en décembre 2017, sa stratégie nationale d’inclusion numérique, sujet inscrit au programme du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Afin de donner une touche d’authenticité au pays fictif du Wakanda, les acteurs du dernier film Marvel ont appris le xhosa, une langue à clics d’Afrique du Sud.
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Derrière le pays imaginaire de « Black Panther », une langue sud-africaine bien réelle

Afin de donner une touche d’authenticité au pays fictif du Wakanda, les acteurs du dernier film Marvel ont appris le xhosa, une langue à clics d’Afrique du Sud.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 19h12
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h27
    |

            William Audureau








                        



   


On peut être un super-héros Marvel et parler une langue bantoue inconnue de la majorité du grand public. C’est le cas de Chadwick Boseman, l’acteur qui incarne T’Chaka, roi du royaume africain fictif du Wakanda dans Black Panther, la superproduction qui bat des records au box-office, sortie le 14 février en France. Pour les besoins du film, cet Américain a appris, comme plusieurs autres membres du casting, le xhosa, également appelé coussa ou cadre, une des onze langues officielles d’Afrique du Sud.
La langue figure dès les premières répliques du film, « lorsque je dis “tu m’as manqué mon fils, cela faisait longtemps” », raconte l’acteur sud-africain John Kani, qui interprète le père de T’Chaka, lors de l’avant-première du film à Los Angeles, à la fin de janvier.

    Loved this moment on the #BlackPanther red carpet. South African actor John Kani speaking isiXhosa ❤He is wearing @laduma! #BlackPantherSoLit Une publication partagée par  makhondlovu (@makhondlovu) le 29 Janv. 2018 à 7 :51 PST 

L’introduction du xhosa dans une superproduction hollywoodienne est une première. Plusieurs acteurs sud-africains du film s’en sont félicités lors de l’avant-première, à la mi-février, à Johannesburg, même si l’accent des acteurs américains ayant appris la langue pour les besoins du long-métrage était loin d’être parfait, souligne ABC News. Le xhosa « est l’une des langues les plus difficiles sur terre », a convenu l’actrice mexico-kényane Lupita Nyong’o, qui incarne une espionne wakanda dans le film.
« Pourquoi parlerais-je en anglais à mon fils ? »
John Kani a eu l’idée d’introduire le xhosa dans le film lors du tournage de Captain America: Civil War, première apparition cinématographique du personnage de Black Panther dans la nouvelle galaxie Marvel période Disney. Le journal Brand South Africa relate que John Kani, lui-même locuteur natif de la langue, s’est tourné vers les réalisateurs Joe et Anthony Russo lors du tournage d’une scène initialement écrite dans la langue de Shakespeare :
« Je leur ai demandé : “Pourquoi parlerais-je en anglais à mon fils ? Nous sommes censés être africains.” »
Joe et Anthony Russo ont été convaincus et ont intégré cette langue atypique, du point de vue occidental — il s’agit en effet d’une langue à clics, c’est-à-dire dont certaines consonnes sont émises d’un son de claquement de langue à l’arrière de la bouche. Celle-ci s’est imposée comme la langue officielle du Wakanda. « Lorsque j’ai tourné Civil War, j’étais l’expert de la langue et mes collègues américains me demandaient de leur donner quelque chose à dire avec un clic — ils faisaient référence au xhosa, relate John Kani dans la version sud-africaine de MTV. Mon fils et moi avons tourné à Atlanta ensemble, quand je suis parti, il est resté pour le tournage. Il a pris le relais comme consultant linguistique. » 
Le xhosa, qui appartient à la grande famille des langues bantoues et au groupe nguni, compte huit millions de locuteurs. Il est parlé quasi exclusivement en Afrique du Sud, où il est l’une des onze langues officielles du pays et la seconde en nombre de locuteurs — 16 % des Sud-Africains la parlent. C’est notamment la langue majoritaire du Cap-Oriental, dans le sud-est du pays.
Le xhosa est célèbre pour ses clics, dont il existe trois variantes, selon qu’ils sont associés au son « k », « s », ou « t ». Le nom même de la langue se prononce « k*osa », en claquant l’arrière de la langue. A la rédaction de Pixels, on n’a pas réussi, mais l’humoriste sud-africain et présentateur de télévision Trévor Noah clique haut la main.

Un système d’écriture inspiré des idéogrammes nigérians
A noter que dans Black Panther, la civilisation wakanda utilise un alphabet qui, lui, n’a pas de lien avec le xhosa. En revanche, le long-métrage de Marvel puise dans une authentique écriture traditionnelle, le nsibidi, un système d’idéogrammes utilisé par la confraternité ékpé, dans la région du Nigeria et du Cameroun depuis au moins le XVe siècle. Celui-ci a été réinterprété pour l’occasion par Hannah Bleacher, production designer du film, relate Indie Wire.
Contrairement à une idée reçue qui voudrait que les colons européens aient apporté l’écriture aux langues d’Afrique, plusieurs systèmes préexistaient à l’arrivée des explorateurs portugais, dont certains de longue date. Le guèze éthiopien date du IVe siècle avant Jésus-Christ, le tifinagh berbère, du IIIe siècle, sans même évoquer les différents systèmes égyptiens, comme le hiéroglyphe, le hiératique et le démotique.

   


Dans le contexte du film, le nsibidi a été en partie réinterprété pour coller à l’idée d’une civilisation africaine futuriste, explique Hannah Bleacher. « L’écriture devait évoluer des anciens hiéroglyphes en une version plus moderne. Nous l’avons utilisée d’une manière pictographique mais le système numérique est resté le même. »
Les costumes empruntent par ailleurs de nombreux symboles adinkra, un système de codes visuels développé dans la région du Ghana et de la Côte d’Ivoire pour représenter des concepts ou des devises. Ceux-ci avaient déjà été largement utilisés comme clins d’œil culturels par l’artiste Afua Richardson, autrice du livre d’illustration World of Wakanda.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
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Allemagne : la justice ouvre la voie aux interdictions des vieux véhicules diesel en ville

Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 17h31
   





                        



   


C’est une décision qui réjouit les associations de protection de l’environnement, plonge des millions d’automobilistes dans l’incertitude, fragilise les puissants constructeurs du pays et embarrasse les autorités allemandes. Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé, mardi 27 février, que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes, un jugement qui pourrait concerner 12 millions de véhicules dans le pays.
Les juges de Leipzig avaient été saisis par les autorités du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie du Nord-Westphalie, deux Länder où l’industrie automobile est très présente, contre des interdictions imposées par des juridictions locales aux villes de Stuttgart et Düsseldorf.
Que dit l’arrêt de la Cour administrative ?
La Cour administrative fédérale, installée à Leipzig, a confirmé deux décisions de justice contraignant les autorités régionales à interdire les véhicules diesel les plus anciens à Stuttgart et Düsseldorf pour assainir l’air.
Dans le détail, l’arrêt très attendu de la Cour prévoit des délais d’application, des exceptions pour les artisans et une mise en place progressive de telles interdictions. Ainsi, à Stuttgart, elles ne pourront pas entrer en vigueur avant septembre 2019 pour les voitures diesel de norme Euro 5, commercialisées jusqu’en 2015.
Mais les magistrats balaient nettement l’argument des Etats-régions concernés, qui affirmaient ne pas pouvoir agir sans loi nationale : ils lèvent ainsi l’obstacle planant sur de telles mesures dans d’autres villes tout aussi polluées.
Une victoire pour les écologistes
« C’est un grand jour pour l’air pur », s’est réjoui mardi Jürgen Resch, le chef de l’association de protection de l’environnement Deutsche Umwelthilfe (DUH). Celle-ci était à l’origine des interdictions de circulation des véhicules non conformes aux dernières normes les jours de forte pollution, ordonnées par des tribunaux locaux de Stuttgart et Düsseldorf.
Une décision que contestaient les constructeurs automobiles : une interdiction totale pourrait entraîner une décote sur le marché de l’occasion et une hausse du coût des contrats de location, qui sont indexés sur la valeur résiduelle des véhicules.
Pour lancer cette procédure, l’association DUH s’était appuyée sur le fait que les niveaux de particules enregistrés à Stuttgart et Düsseldorf n’étaient pas conformes aux normes européennes d’émissions d’oxyde d’azote (NOx). Les véhicules roulant au gazole sont considérés comme majoritairement responsables de la pollution aux oxydes d’azote, qui favorisent les maladies respiratoires et cardiovasculaires.
« La voie est enfin libre pour protéger la santé des gens », s’est aussi félicité mardi Niklas Schinerl, porte-parole de Greenpeace. « Chaque ville peut désormais défendre le droit de ses citoyens à un air pur ».
L’an dernier, quelque 70 villes allemandes présentaient encore des taux de dioxyde d’azote supérieurs au seuil annuel moyen de 40 microgrammes/m3 édicté par l’Union européenne, d’après l’Office fédéral de l’environnement. Munich, Stuttgart et Cologne sont les plus touchées.

   


L’embarras de Berlin
Soucieux depuis des mois d’éviter de telles interdictions de véhicules, politiquement très impopulaires et lourdes de conséquences pour les puissants constructeurs automobiles allemands, le gouvernement s’est efforcé mardi de minimiser la portée de l’arrêt de la Cour administrative fédérale.
La chancelière Angela Merkel a rappelé que la décision ne visait pas « tout le territoire » ni « tous les automobilistes », tandis que sa ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, a jugé que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
« Mon objectif reste d’éviter que de telles interdictions de circulation entrent en vigueur », a-t-elle déclaré. « Les Etats-régions, les communes et l’Etat fédéral » disposent « de nombreux instruments » pour améliorer la qualité de l’air, a-t-elle ajouté.
« Nous allons discuter de ce que nous pouvons faire », a renchéri son homologue aux transports, le conservateur Christian Schmidt. Selon lui, le nouveau gouvernement en gestation va affiner « dans les deux semaines » sa politique en la matière.
Outre la justice allemande, Berlin est sous la pression directe de la Commission européenne, qui menace l’Allemagne de poursuites si elle ne lutte pas plus vigoureusement contre la pollution.

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Pression accrue sur les constructeurs automobiles
Cette décision de la justice allemande accroît la pression sur l’industrie automobile, sommée de rendre les véhicules diesel plus propres. « Les villes ne veulent pas d’interdictions de circulation », a rappelé Markus Lewe, président de la Fédération des communes allemandes (Städtetag), en exhortant les constructeurs automobiles à faire davantage.
Les constructeurs tels que Volkswagen, Daimler et BMW ont mis en place, dans le sillage du scandale des moteurs truqués de VW, des primes à l’achat de véhicules plus propres et entamé une mise à jour logicielle de millions de véhicules roulant au diesel pour en réduire les émissions polluantes. Une initiative qui n’est toutefois possible que sur les véhicules équipés de systèmes de gestion s’appuyant sur des logiciels. Associations de protection de l’environnement et communes appellent désormais les constructeurs à aller plus loin en acceptant de modifier en profondeur le système de filtration des gaz d’échappement.
Quelque 15 millions de véhicules diesel circulent en Allemagne, premier marché automobile d’Europe, et seulement 2,7 millions d’entre eux seraient équipés de la dernière technologie Euro 6 en date.
A la Bourse de Francfort, Volkswagen, numéro un européen du secteur automobile, perdait près de 1,8 % à la mi-journée. Au même moment, BMW cédait 0,91 % ; à Paris, Renault abandonnait 0,4 % et PSA réduisait ses gains à 0,19 %.



                            


                        

                        


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Elections italiennes : les trois coalitions en lice font campagne mais évitent l’affrontement

Gauche, droite et Mouvement 5 étoiles ont d’abord cherché à mobiliser leur électorat, plutôt que convaincre les partisans de l’autre bord.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 14h41
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Samedi 24 février, à une semaine des législatives, c’était le temps des grands discours et des rassemblements solennels. Chacun avait décidé de jouer à domicile. Le Parti démocrate (PD) était rassemblé dans les rues de Rome, à l’appel de la puissante Association nationale des partisans, pour protester contre les violences néofascistes. Les leadeurs de la droite, eux, avaient choisi Milan pour le meeting commun censé couronner leur campagne législative. Las, ils ne sont pas parvenus à se mettre d’accord : le chef de file de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, a harangué seul les foules depuis le parvis de la cathédrale, tandis que Silvio Berlusconi s’est exprimé le lendemain, depuis le théâtre Manzoni. Quant à Luigi Di Maio, figure de proue du Mouvement 5 étoiles (M5S), c’est depuis Bari (Pouilles) qu’il a cherché à mobiliser les électeurs du Sud.
Le retard du centre gauche
Le déroulement de ce dernier week-end avant les législatives du 4 mars apparaît comme un parfait résumé des deux mois de joutes électorales qui viennent de s’écouler, au cours desquels les trois coalitions en lice ont semblé mener trois campagnes parallèles, chacune cherchant plus à mobiliser « sa » clientèle qu’à convaincre les partisans de l’autre bord. Pas de débat contradictoire à la télévision, aucun affrontement direct entre les chefs de file des différentes formations… Gauche, droite et M5S semblent s’éviter soigneusement.
L’actuel secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Sandro Gozi, ne disait pas autre chose lorsqu’il confiait, il y a quelques jours, pour expliquer le retard du PD, crédité de 23 % des voix (27 % avec ses alliés) : « La droite a fait le plein de ses électeurs, et nous pas encore. Nous devons parler à notre électorat, les mobiliser. »

Cap, donc, sur les terres traditionnelles de la gauche, entre Toscane, Ombrie et Emilie-Romagne, là où le Parti communiste italien faisait, du temps de sa splendeur, des scores soviétiques. Ces...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Des raids aériens du régime sur la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l’enclave rebelle ont eu lieu mardi matin.
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Syrie : reprise des combats malgré la trêve décrétée par Moscou

Des raids aériens du régime sur la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l’enclave rebelle ont eu lieu mardi matin.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h32
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            data-slide-description="Une frappe aérienne à Jisrine, le 8 février. « Les gens restent assis au rez-de-chaussée dans les maisons ou dans les sous-sols des écoles. Il n’y a pas de caves ici. Certains ont creusé des abris souterrains. Mais les bombardements sont si intenses que même là on est blessé ou tué, rapporte le photographe. La vie est devenue si effrayante, si pleine de sang. Nous avons tous peur que la situation ne se termine comme dans le siège d’Alep. »"
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            data-slide-description="Un homme avec un enfant dans les bras, après un bombardement, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans la Ghouta orientale, le 8 février."
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            data-slide-description="Des civils fuient après un raid, à Jisrine, le 8 février."
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            data-slide-description="Dans le quartier de Saqba, le 8 février."
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            data-slide-description="Un secouriste évacue un enfant tiré des gravats, le 8 février."
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            data-slide-description="Des enfants jouent avec des armes en carton, à Harasta, le 25 janvier."
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            data-slide-description="Des enfants nettoient une échoppe des débris projetés par un bombardement, à Kafr Batna, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans un hôpital de fortune, à Arbin, le 2 février."
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Une frappe aérienne à Jisrine, le 8 février. « Les gens restent assis au rez-de-chaussée dans les maisons ou dans les sous-sols des écoles. Il n’y a pas de caves ici. Certains ont creusé des abris souterrains. Mais les bombardements sont si intenses que même là on est blessé ou tué, rapporte le photographe. La vie est devenue si effrayante, si pleine de sang. Nous avons tous peur que la situation ne se termine comme dans le siège d’Alep. »

ABDULMONAM EASSA / AFP
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Des raids aériens du régime contre la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l’enclave rebelle ont eu lieu, mardi 27 février, ont rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et l’agence syrienne SANA. L’ONU a confirmé la reprise des combats et l’OSDH a annoncé la mort d’un enfant, quelques heures après le début de la trêve humanitaire décrétée par Moscou.
Dans la Ghouta orientale, région située à l’est de la capitale, Damas, la pause humanitaire est censée être appliquée quotidiennement pendant cinq heures, entre 9 heures et 14 heures, heure locale (10 heures-15 heures, heure de Paris), selon Moscou, allié du régime syrien. Des « couloirs humanitaires » devaient aussi être mis en place pour permettre l’évacuation des civils, a affirmé lundi le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou.

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« Le régime syrien a lancé depuis 9 heures [8 heures à Paris] neuf frappes au total, dont six obus d’artillerie, deux barils d’explosifs et un raid aérien », a dit Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. L’agence officielle SANA a de son côté fait état de tirs de roquettes par les rebelles visant les couloirs humanitaires au niveau du camp d’Al-Rafidain dans le but, selon SANA, d’empêcher les civils de quitter la région. Le général russe Viktor Pankov a accusé les rebelles d’avoir ouvert le feu sur le couloir humanitaire après son ouverture à 9 heures, heure locale (8 heures à Paris), par l’armée russe.
« Provocations »
Un enfant a été tué mardi dans la localité de Jisrine, où « au moins quatre tirs d’artillerie se sont abattus », blessant également sept civils, selon Rami Abdel Rahmane. « Il s’agit du premier civil tué depuis l’entrée en vigueur de la trêve », a déclaré le directeur de l’OSDH.
« Nous constatons que les combats continuent alors que je vous parle, ce qui rend impossible » l’envoi de convois d’aide, a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) à Genève.
Interrogé sur l’avenir de la trêve, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu : « Cela dépend de la manière dont se comportent les groupes terroristes, s’ils continuent à faire feu, s’ils poursuivent leurs provocations. » 
Semblant de normalité
Cette trêve avait été établie quatre jours après le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU, au terme d’âpres discussions notamment avec Moscou, d’une résolution réclamant une trêve « sans délai » de trente jours dans tout le pays. Elle n’avait pas été suivie d’effet les jours suivants. La Ghouta orientale est la cible d’une violente campagne aérienne du régime ayant fait plus de 560 victimes civiles en dix jours.

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Selon l’OSDH, la nuit de lundi à mardi a été calme, à part quelques tirs d’artillerie ayant résonné juste avant l’entrée en vigueur de la trêve. Mardi matin, la situation avait retrouvé un semblant de normalité, des habitants terrés dans des sous-sols quittant leurs abris pour inspecter leurs maisons et s’approvisionner en nourriture, ont rapporté des correspondants de l’AFP. « Désormais, le calme règne », avait assuré à l’AFP Rami Abdel Rahmane.
L’annonce russe et l’arrêt partiel des bombardements se sont produits alors que l’ONU et plusieurs puissances occidentales avaient demandé l’application immédiate de la résolution du Conseil de sécurité adoptée samedi 24 février, restée lettre morte.

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Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, est attendu mardi à Moscou. La France et l’Allemagne avaient appelé ces derniers jours la Russie à exercer une « pression maximale » sur la Syrie en vue d’une application « immédiate » de la trêve.
L’Union européenne a également exigé un arrêt immédiat des hostilités pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et les évacuations médicales.
« Cette trêve est une farce »
Selon des habitants de l’enclave rebelle, dernière poche de résistance au régime de Bachar Al-Assad aux portes de la capitale, cette décision constitue toutefois de la poudre aux yeux et une réédition du scénario observé à la fin de 2016 à Alep, la grande ville du Nord reprise par le régime.
« Cette trêve est une farce, la Russie nous tue tous les jours et nous bombarde tous les jours », affirme à l’AFP Samer Al-Bouydani, un habitant de Douma. « Je ne peux pas faire confiance à ses auteurs pour quitter [la Ghouta] avec ma famille [via les couloirs humanitaires]. C’est le régime qui nous tue, comment pourrais-je lui faire confiance ? », ajoute le jeune homme de 25 ans.

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Mohammed Al-Abdullah, originaire de la localité de Hammouriyé, affirme que « cette trêve n’est pas dans l’intérêt du peuple ». « Nous avons deux options : mourir ou partir. La campagne menée jusque-là était une opération d’extermination, pas une offensive normale », avance ce trentenaire, réclamant « une trêve permanente » et « l’ouverture de passages humanitaires (…) sous garanties internationales ». « Il ne peut y avoir de trêve de trente jours suivie d’une nouvelle campagne d’extermination (…). Nous avons vu ce qui s’est passé à Alep (…), c’est le même scénario qui se répète », selon lui.
Pénuries
La Russie avait annoncé en 2016 plusieurs trêves humanitaires similaires durant les combats qui visaient à reconquérir la partie rebelle de la ville d’Alep. Des couloirs humanitaires avaient été mis en place, mais peu de civils les avaient empruntés. Une offensive militaire de grande envergure avait pris le dessus sur la dernière pause humanitaire, se soldant en décembre 2016 par une défaite des rebelles et l’évacuation de milliers de combattants et de civils.
Assiégée depuis 2013, la Ghouta orientale et ses quelque 400 000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 700 personnes ont besoin d’une évacuation médicale urgente, tandis que 12 % des enfants âgés de moins de 5 ans souffrent d’une sous-alimentation sévère et un enfant sur trois d’un retard de croissance.
La dernière offensive menée par le régime et son allié russe a mis hors d’état plusieurs hôpitaux de l’enclave et engendré un bond des prix des aliments de première nécessité, y compris celui du pain, qui a été multiplié par 25 durant le mois de février, selon l’OCHA.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Réclamé de longue date par le parquet et par les parties civiles, le mobile antisémite a finalement été retenu concernant le meurtre de cette retraitée juive par un jeune musulman.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Meurtre de Sarah Halimi : le caractère antisémite retenu par la juge d’instruction

Réclamé de longue date par le parquet et par les parties civiles, le mobile antisémite a finalement été retenu concernant le meurtre de cette retraitée juive par un jeune musulman.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 19h18
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h57
   





                        


Le meurtre de Sarah Halimi, qui a suscité une vive émotion dans la communauté juive et au-delà, avait-il un mobile antisémite ? Après neuf mois d’enquête et alors qu’il était réclamé de longue date par le parquet et par les parties civiles, le caractère antisémite du meurtre de cette retraitée juive a été retenu par la juge d’instruction chargée de l’enquête, a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) une source judiciaire.
Le suspect Kobili Traoré, mis en examen pour le meurtre de cette femme juive orthodoxe, « a été entendu aujourd’hui par le magistrat instructeur » qui a procédé à sa « mise en examen supplétive » en retenant cette circonstance aggravante, a ajouté cette source
Durant la nuit du 3 au 4 avril 2017, dans un HLM de l’est parisien, Kobili Traoré, alors âgé de 27 ans, s’était introduit dans l’appartement de sa voisine, Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi. Aux cris d’« Allah Akbar », entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, le jeune homme l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer. « J’ai tué le sheitan » (le démon, en arabe), avait-il hurlé.

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Débat sur la persistance d’un antisémitisme
La mort violente de cette femme de 65 ans avait ravivé le débat sur la persistance d’un certain antisémitisme dans les quartiers populaires sous l’effet d’un islam identitaire.
Interné aux lendemains du drame, le suspect avait été mis en examen le 10 juillet pour meurtre. L’expertise psychiatrique, rendue en septembre, a conclu que le suspect avait été pris cette nuit-là d’une « bouffée délirante aiguë » après une forte consommation de cannabis, mais que ce trouble psychotique n’écartait pas sa responsabilité pénale et n’était « pas incompatible avec une dimension antisémite ».
Dans la foulée, le parquet avait réclamé à son tour que cette circonstance aggravante soit retenue au dossier, à la « satisfaction » des responsables juifs qui l’avait réclamée sans relâche.

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En janvier, face à l’absence de réponse de la juge, le parquet et les parties civiles avaient saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour qu’elle tranche cette question : Sarah Halimi a-t-elle été « ciblée » en raison de son appartenance religieuse ?
L’affaire Sarah Halimi, un nom qui réveille le souvenir de l’assassinat antisémite d’Ilan Halimi par le « gang des barbares » en 2006, avait pris une tournure politique en juillet lorsque le président Emmanuel Macron avait réclamé à la justice « toute la clarté » sur les faits, en présence du premier ministre israélien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le groupe américain va investir deux milliards d’euros pour créer trois nouvelles zones à thème dans le parc de Disneyland Paris.
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Marvel, « Star Wars », « La Reine des neiges »... le groupe Disney va agrandir Disneyland Paris

Le groupe américain va investir deux milliards d’euros pour créer trois nouvelles zones à thème dans le parc de Disneyland Paris.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h27
   





                        



   


Le groupe américain The Walt Disney Company a annoncé, mardi 27 février, un investissement de deux milliards d’euros pour agrandir le parc de Disneyland Paris et y ajouter trois nouvelles zones à thème consacrées aux super-héros de Marvel, au dessin animé La Reine des neiges et à la Guerre des étoiles.
« Ce plan d’expansion représente l’un des développements les plus ambitieux de toute l’histoire de Disneyland Paris depuis son ouverture, en 1992 », explique Disney dans un communiqué.
Le programme de développement du parc de loisirs, qui s’étalera sur plusieurs années à partir de 2021, a été présenté par le PDG du géant américain du divertissement, Robert Iger, au président de la République, Emmanuel Macron, qu’il a rencontré à l’Elysée. « Il traduit l’engagement sur le long terme de The Walt Disney Company à faire de la destination la vitrine de la marque Disney en Europe ».
Le groupe a pris l’an dernier le contrôle intégral d’Euro Disney en rachetant notamment les parts de Kingdom Holding, la holding du prince saoudien Al Walid bin Talaqui. Le parc de Marne-la-Vallée, à l’est de Paris, a accueilli depuis son ouverture plus de 320 millions de visiteurs. Il emploie environ 16 000 personnes.
Le projet annoncé mardi prévoit notamment la création d’un nouveau lac. En 2020, le Disney’s Hotel New York prendra quant à lui les couleurs d’Iron Man, des Avengers et de Spider-Man, les vedettes de la future attraction qui fera partie de la nouvelle zone Marvel du parc Walt Disney Studios.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ En avril 2016, à l’issue d’un procès-fleuve, la cour d’assises avait condamné huit accusés à des peines de un à trente ans de prison.
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Meurtre de la policière Aurélie Fouquet : Redoine Faïd et sept accusés rejugés en appel

En avril 2016, à l’issue d’un procès-fleuve, la cour d’assises avait condamné huit accusés à des peines de un à trente ans de prison.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 10h33
   





                        



   


Un braquage avorté, une fuite sur l’autoroute et la mort de la policière municipale Aurélie Fouquet à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) en mai 2010 : la cour d’assises de Paris rejuge à partir de mardi 27 février huit hommes, dont « le caïd médiatique » Redoine Faïd.
Le meurtre de cette fonctionnaire de 26 ans et l’extrême violence des malfaiteurs, qui ont aussi blessé par balle un autre policier et des automobilistes dans leur course folle, avaient eu un grand retentissement. Le président d’alors, Nicolas Sarkozy, avait assisté aux obsèques d’Aurélie Fouquet et plusieurs milliers de policiers municipaux avaient défilé pour exprimer leur malaise et réclamer des équipements.
En avril 2016, à l’issue d’un procès-fleuve, la cour d’assises avait condamné huit accusés à des peines allant de un à trente ans de prison dont dix-huit ans pour Redoine Faïd, considéré comme « l’organisateur » et « le recruteur » de cette « opération de guerre ». Ils risquaient la perpétuité. Un neuvième homme a été acquitté, conformément aux réquisitions de l’avocate générale.
Mais les sept semaines du procès n’avaient pas permis de faire toute la lumière sur les faits, faute d’éléments matériels. La mère d’Aurélie Fouquet avait dénoncé « la chape de plomb » pesant sur des accusés qui, à deux exceptions près, ont nié toute participation.
Le ministère public, qui avait réclamé des peines allant jusqu’à trente ans de réclusion criminelle, avait fait appel, comme six des accusés.
Une vingtaine de tirs
Le projet d’attaque d’un fourgon blindé avait capoté le 20 mai 2010 au matin lorsque des policiers avaient voulu contrôler une camionnette portant deux impacts suspects. Pris en chasse, le véhicule fonce alors sur l’autoroute A4 et ses occupants ouvrent le feu sur les policiers lancés à leur poursuite et parviennent à les semer.
Arrivés à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), les malfaiteurs, cagoulés, gantés, vêtus de treillis sombres et équipés de gilets pare-balles, abandonnent leur véhicule qu’ils incendient et en volent un autre. Deux policiers municipaux arrivent alors sur place et essuient une vingtaine de tirs : Thierry Moreau est blessé au thorax, Aurélie Fouquet à la tête. Cette mère d’un tout jeune enfant succombera à ses blessures quelques heures plus tard. Les malfaiteurs braquent un troisième véhicule et s’enfuient.

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En première instance, deux des accusés, Daouda Baba et Olivier Tracoulat, se sont vu infliger vingt et trente ans de prison pour le meurtre de la policière. Jugé en son absence, M. Tracoulat, qui pourrait avoir été mortellement blessé dans la fusillade, a été mis en cause par un des accusés, qui affirme qu’il lui aurait confié : « Ça a merdé (…) j’ai tiré sur les condés. »
Un troisième homme, identifié par un témoin mais qui avait pris la fuite après les faits en Algérie, a été définitivement condamné en juillet 2016 à vingt ans de prison par la justice algérienne pour le meurtre d’Aurélie Fouquet. Il s’agit d’un des frères de Redoine Faïd, Fayçal.
Redoine Faïd affirme être innocent
Lors du procès, Redoine Faïd, multirécidiviste des braquages, a été présenté comme « le dénominateur commun » des accusés, un groupe d’hommes aux casiers souvent surchargés. Mais l’accusé, qui a affirmé s’être rangé dans une autobiographie médiatisée, s’est dit à l’audience innocent « de A à Z ».
Une caméra de surveillance l’a cependant filmé le 19 mai 2010 au volant d’un véhicule qui semblait circuler en convoi avec les deux camionnettes qui seront utilisées le lendemain dans le projet d’attaque de fourgon blindé.
Depuis le procès, M. Faïd, 45 ans, a été deux fois condamné aux assises en 2017 : à dix ans de réclusion pour son évasion de la prison de Lille-Séquedin en 2013, et à dix-huit ans de prison pour l’attaque d’un fourgon blindé dans le Pas-de-Calais en 2011. Il a fait appel des deux condamnations.
En janvier 2011, il était apparu dans un reportage choc sur le grand banditisme, où des « caïds de cités » se flattaient de dépasser les voyous « à l’ancienne ». En visionnant « les rushes », les policiers avaient reconnu deux des suspects du commando de l’A4. Redoine Faïd, lui, fanfaronnait face caméra : braquer un fourgon, « c’est le top du top ». Le procès devrait durer jusqu’au 13 avril.

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Les neuf accusés du procès Fouquet et leurs peines en France
Olivier Tracoulat
Reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Fouquet, il a été condamné à 30 ans de prison.
Les charges : son ADN a été retrouvé sur la scène de la fusillade ; Jean-Claude Bisel confirme l’avoir veillé, blessé, la nuit même ; Malek Khider l’a croisé dans une réunion de préparation au braquage.
Les réquisitions : « C’est difficile de requérir contre un absent. » L’avocate générale le fera quand même. 30 ans.
Rabia Hideur
Acquitté du meurtre de la policière, il a cependant été déclaré coupable d’association de malfaiteurs et condamné à 10 ans de prison.
Les charges : son ADN a été retrouvé sur la crosse d’une kalachnikov chez Malek Khider. Il a en outre été reconnu par un témoin comme étant le passager du véhicule impliqué dans la fusillade.
Les réquisitions : 30 ans de réclusion criminelle.
Daouda Baba
Reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Fouquet, il a été condamné à 20 ans de prison.
Les charges : son ADN a été retrouvé sur une arme chez Malek Khider. Il porte des marques de brûlures qu’on le soupçonne de s’être faites en incendiant le fourgon impliqué, le 20 mai. Lui les explique autrement : il aurait incendié une voiture volée en plein centre-ville de Creil. Mais refuse d’en dire plus.
Les réquisitions : 30 ans
Malek Khider
Il a été condamné à 15 ans de prison pour association de malfaiteurs dans l’affaire du braquage avorté de Villiers-sur-Marne, au cours duquel Aurélie Fouquet a été tuée. Il a cependant été acquitté pour la tentative de braquage ratée à Gentilly, en décembre 2009. Une affaire jamais élucidée mais qui rappelle l’autre.
Les charges : Il avoue qu’il devait participer au braquage de Villiers-sur-Marne mais pas dans la fourgonnette impliquée dans la fusillade ; une arme qui a servi au braquage de Gentilly a été retrouvée dans un sac lui appartenant ainsi qu’une polaire bleue similaire à celle portée par l’un des braqueurs.
Les réquisitions : 25 ans, avec deux-tiers de peine de sûreté. « Le temps de la liberté n’est pas venu pour lui. »

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Redoine Faïd
Considéré comme le cerveau du braquage, il a été condamné à 18 ans de prison pour sa participation au projet de braquage, association de malfaiteurs, détention et transport d’armes et d’explosifs.
Les charges : ses liens avec les accusés Bisel, Tracoulat, Khider et Garnier, rencontrés en prison ou condamné avec eux ; une vidéosurveillance sur laquelle il apparaît la veille du braquage dans un véhicule qui semble à la tête d’un convoi des deux qui seront impliqués le lendemain.
Les réquisitions : 22 ans avec deux-tiers de peine de sûreté. « Le meilleur moyen de s’assurer de l’absence de récidive. »

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          le compte rendu de l’interrogatoire de Redoine Faïd




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William Mosheh
Condamné à 5 ans de prison pour participation à une association de malfaiteurs en bande organisée.
Contre lui : du matériel de maquillage de véhicules et des armes ont été saisis chez lui ; son ADN a été retrouvé sur une kalachnikov saisie chez Malek Khider, mélangé à celui d’Olivier Tracoulat.
Les réquisitions : huit ans. « Sinon, vous considérer que les actes préparatoires sont insignifiants. Or c’est tout le contraire. »
Olivier Garnier
Condamné à 5 ans de prison pour participation à une association de malfaiteurs en bande organisée.
Les charges : il était soupçonné d’avoir eu un rôle logistique dans la fabrication d’explosifs qui devaient être utilisés dans l’attaque de fourgon, dans son transport ou son gardiennage. Son ADN a été retrouvé sur le cadre explosif retrouvé sur les lieux de la fusillade et sur le sac de sport retrouvé chez Malek Khider.
Les réquisitions : huit ans.
Jean-Claude Bisel
Reconnu coupable de recel de malfaiteurs, il a été condamné à un an de prison pour avoir veillé Olivier Tracoulat, blessé lors de la fusillade, la nuit des faits.
Les charges : il a avoué.
Les réquisitions : trois ans. « Sinon il faudrait lui trouver des circonstances atténuantes. » Et l’avocate générale n’en voit pas.

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Georges Mosheh
Conformément aux réquisitions du parquet, il a été acquitté de l’accusation de participation à une association de malfaiteurs.
Les charges : il se trouvait à proximité du lieu du vol d’un des véhicules ; la veille de la fusillade, ce même véhicule a stationné non loin d’un box lui appartenant la veille, où il est soupçonné d’avoir pu en changer les plaques d’immatriculation.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Avec plus de 6 milliards d’euros de ventes à l’étranger, l’Allemagne est devenue le cinquième exportateur mondial d’armes. Ces chiffres suscitent l’émoi, outre-Rhin, au regard de l’histoire du pays.
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L’embarrassant succès des armes made in Germany

Avec plus de 6 milliards d’euros de ventes à l’étranger, l’Allemagne est devenue le cinquième exportateur mondial d’armes. Ces chiffres suscitent l’émoi, outre-Rhin, au regard de l’histoire du pays.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 13h04
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 15h47
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

L’affaire ne pouvait pas tomber plus mal. Le 21 janvier, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des chars, conduits par l’armée turque, lancer une offensive dans la zone d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, contre la milice kurde YPG, alliée des Etats-Unis. L’intervention en elle-même est déjà explosive, mais voilà que des experts allemands identifient en plus les engins : il s’agit de chars Leopard 2, grand succès d’exportation d’armement made in Germany. Ces chars, fabriqués par le groupe bavarois Krauss-Maffei Wegmann (KMW), ont été exportés depuis 2005 vers la Turquie. Celle-ci en possède aujourd’hui 354.
Les milieux pacifistes allemands – les Verts, la gauche radicale, les jeunes sociaux-démocrates – protestent. Berlin ne prétend-il pas officiellement appliquer une politique de contrôle ultrarestrictive de ses exportations d’armement ? Le Parti social-démocrate (SPD), n’a-t-il pas affirmé, au moment de participer au gouvernement de coalition dirigé par Angela Merkel, en 2013, son intention de restreindre fortement les ventes d’armes, a fortiori dans les zones de crise ? Le héraut de cette doctrine était alors Sigmar Gabriel, ancien ministre de l’économie… et actuel chef de la diplomatie allemande.
Cette polémique survient alors que le SPD est en négociations délicates avec les conservateurs pour former une nouvelle « grande » coalition gouvernementale, très critiquée par l’aile gauche du parti et par les jeunes. Le débat s’enflamme. A tel point que M. Gabriel annonce, fin janvier, le gel immédiat d’une opération de modernisation des chars Leopard, par le groupe Rheinmetall, qui avait été promise à Ankara.
Contradictions
L’épisode résume les contradictions allemandes en matière d’armement. Bien que le pays soit un leadeur mondial des matériels de défense, il assume très mal ses performances à l’export, condamnées par de larges pans de la population.
Les chars...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ SOS homophobie et le mouvement LGBT chrétien David et Jonathan ont annoncé par communiqué avoir saisi la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
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Des conférences catholiques sur « l’accompagnement » des homosexuels indignent des associations LGBT

SOS homophobie et le mouvement LGBT chrétien David et Jonathan ont annoncé par communiqué avoir saisi la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 18h56
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h12
   





                        


L’évêché de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a suscité l’indignation d’associations LGBT par sa décision d’organiser des conférences publiques sur « l’accompagnement des personnes à tendance homosexuelle », en liaison avec un groupe catholique américain ultraconservateur qui prône la chasteté pour les homosexuels.
Le 7 mars à Bayonne et le 8 mars à Pau sont en effet organisées des conférences, animées par l’abbé Louis-Marie Guitton, délégué épiscopal pour la famille du diocèse de Fréjus-Toulon et aumônier national de l’association Courage.

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Une association américaine ultraconservatrice
Sur son site Internet, cette association américaine se présente « comme un groupe de catholiques attirés par les gens de même sexe » mais choisissant la chasteté, et dont les membres « sont guidés par des chapelains attentionnés qui leur proposent réconciliation et direction dans leur vie spirituelle ».
« Elle a été créée dans les années 1980. Elle est arrivée en France dans le sillage de la mouvance du mariage pour tous », explique Benat Gachen, président de Los Bascos, une association LGBT de Bayonne, qui a appelé « à un rassemblement bruyant et déterminé » lors de la tenue des conférences.
« L’association Courage, partenaire de cette réunion, fait l’objet de plusieurs plaintes aux Etats-Unis, où elle organise des “thérapies de guérison” de l’homosexualité. Loin d’aider et de soutenir les personnes LGBT, ce type de réunions peut créer chez elles un sentiment de culpabilité relatif à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre. »
La Miviludes saisie
SOS homophobie et le mouvement LGBT chrétien David et Jonathan ont annoncé par communiqué avoir saisi la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) et soulignent « l’irresponsabilité de la Conférence des évêques de France », à qui elles demandent, comme au diocèse de Bayonne, l’annulation des conférences.

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« Ces conférences sont dangereuses. La clé de voûte du discours de l’abbé Guitton est que l’homosexualité est une déviance, ça heurte frontalement toutes les avancées législatives de notre pays », dénonce Benat Gachen.
Ce type d’enseignement « est susceptible d’engendrer de profondes souffrances psychologiques, un isolement, des pratiques à risque, voire un rejet de soi qui peut conduire à des tentatives de suicide », dénonce l’association David et Jonathan.
L’évêque de Bayonne, contacté par l’AFP, n’a pas souhaité communiquer sur ce sujet. Mgr Marc Aillet est connu pour ses positions sur l’avortement. Il avait notamment déclenché une polémique à la mort de Simone Veil, en juillet 2017, pour un tweet contre l’avortement. Il organise chaque mois à Bayonne le Rosaire pour la vie, des prières de rue où jusqu’à quarante participants se mettent à genoux pour prier et demander la fin du droit à l’avortement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le parquet a requis des peines de six mois de prison avec sursis à six mois ferme à l’encontre de huit militants de Greenpeace qui s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, en octobre.
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Greenpeace : jusqu’à six mois ferme requis contre les militants entrés sur le site d’une centrale

Le parquet a requis des peines de six mois de prison avec sursis à six mois ferme à l’encontre de huit militants de Greenpeace qui s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, en octobre.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h45
   





                        



   


Le parquet a requis mardi 27 février à Thionville des peines de six mois de prison avec sursis à six mois ferme à l’encontre de huit militants de Greenpeace qui s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) en octobre ainsi qu’un responsable de l’ONG.
La procureure a également réclamé devant la tribunal correctionnel une amende de 50 000 euros à l’encontre de Greenpeace France, représentée par son directeur général, Jean-François Julliard.
Poursuivis pour « intrusion en réunion et avec dégradation dans l’enceinte d’une installation civile abritant des matières nucléaires », les militants encourent cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
« On assume cette action, on sait qu’elle était illégale (…), mais il y avait une raison très précise qui était de dénoncer les failles de sécurité », déclarait avant l’audience M. Julliard, qui comparaît au côté des militants en tant que représentant de l’ONG. « C’est EDF qui devrait être sur le banc des accusés. Finalement, on a fait un audit gratuit », a renchéri un responsable de la campagne antinucléaire de l’ONG, Yannick Rousselet, poursuivi pour complicité.
« On est des lanceurs d’alerte avant tout », a dit Maxime, un militant antinucléaire de 35 ans, parmi cent quarante militants de Greenpeace qui brandissaient des drapeaux de l’organisation écologiste aux abords de l’hôtel de ville de Thionville. « Ce qu’on a fait n’est pas si grave en comparaison avec les risques que prend l’exploitant en laissant les piscines non protégées des actes de malveillance », a-t-il soutenu.
Alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires
Le 12 octobre, à l’aube, huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés pour avoir pénétré dans la centrale afin d’alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires. Ils avaient diffusé sur le compte Twitter de l’organisation écologiste la vidéo d’un feu d’artifice, qu’ils disent avoir tiré tout près du bâtiment abritant la piscine à combustible. La préfecture de la Moselle et EDF avaient déclaré que les militants n’avaient pas accédé à la zone nucléaire.

Deux jours plus tôt, un rapport d’experts mandatés par Greenpeace établissait que les piscines de stockage de combustible usé étaient particulièrement vulnérables aux attaques extérieures.
Une nouvelle intrusion, sur le site nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, de vingt-deux activistes de Greenpeace, le 28 novembre, avait entraîné la création d’une commission d’enquête parlementaire sur « la sûreté et la sécurité des installations nucléaires » à l’initiative des députés LRM.

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En 2014, cinquante-cinq militants de l’organisation écologiste furent condamnés à deux mois de prison avec sursis pour s’être introduits dans la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Neuf autres furent condamnés à des peines de six mois de prison avec sursis pour une action similaire en 2011 à Nogent-sur-Seine (Aube).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les Eglises ont pris dimanche la décision exceptionnelle de fermer le lieu le plus saint du christianisme à Jérusalem pour dénoncer de nouvelles taxes et une proposition de loi concernant leurs terres.
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Israël suspend les actions ayant conduit les Eglises à fermer le Saint-Sépulcre

Les Eglises ont pris dimanche la décision exceptionnelle de fermer le lieu le plus saint du christianisme à Jérusalem pour dénoncer de nouvelles taxes et une proposition de loi concernant leurs terres.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h30
   





                        



   


Le geste suffira-t-il à apaiser la situation ? Le gouvernement israélien a annoncé, mardi 27 février, la suspension des actions fiscales et législatives ayant conduit les Eglises à la décision exceptionnelle de fermer le Saint-Sépulcre, lieu le plus saint du christianisme à Jérusalem.
Malgré cette annonce, les portes du Saint-Sépulcre restaient closes en milieu d’après-midi, sans qu’on connaisse les intentions des Eglises après deux jours de bras de fer avec les autorités israéliennes.
Les chefs des Eglises grecque orthodoxe, arménienne et catholique, qui partagent la garde du site, ont fait fermer dimanche l’église construite sur les lieux présumés de la crucifixion et du tombeau du Christ. Depuis lors, des milliers de visiteurs du monde entier ont trouvé portes closes ce lieu spirituel et touristique majeur, improvisant des prières sur le parvis et exprimant leur dépit.

        Lire aussi :
         

                Les Eglises à Jérusalem décident de fermer le Saint-Sépulcre pour protester contre Israël



La mesure n’a que de rarissimes précédents au cours du quart de siècle écoulé et est à la mesure de la crispation qu’entendent exprimer les chefs des Eglises. Ces derniers dénoncent la décision récente de la municipalité israélienne de Jérusalem de leur faire payer des impôts sur une partie de leurs biens immobiliers. Les taxes ne porteraient pas sur les lieux de culte, comme le Saint-Sépulcre, mais sur les biens qui génèrent des revenus, des loyers par exemple, dit la municipalité.
Les arriérés sont chiffrés par la mairie à quelque 150 millions d’euros. Autant d’argent qui ne financerait plus leurs importantes œuvres sociales, disent les Eglises.
Suspension de la collecte des taxes
Elles s’insurgent aussi contre une proposition de loi qui permettrait à l’Etat israélien d’exproprier des terres vendues par l’Eglise orthodoxe à des investisseurs privés, un texte dans lequel les Eglises voient une atteinte à leurs droits de vente et donc de propriété.
Le gouvernement israélien a annoncé mardi dans un communiqué la suspension de la collecte des taxes ainsi que de l’examen de la proposition de loi. Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et le maire de Jérusalem, Nir Barkat, se sont entendus sur la création d’un groupe de travail « qui négociera avec les Eglises une solution » à cette question d’impôt, ont dit les services du premier ministre.
A la demande des Eglises, M. Nétanyahou a aussi chargé un de ses ministres de se pencher sur la question des ventes de terrains. Pendant ce temps, « toute activité législative sur ce sujet est suspendue », ont annoncé les services.
La proposition de loi vise, selon ses promoteurs, à rassurer les habitants de Jérusalem qui craignent de voir les investisseurs auxquels l’Eglise aurait vendu des terres les expulser pour des programmes plus rentables.
Aucune réaction n’a été obtenue dans un premier temps de la part des Eglises. Au-delà des impôts et du texte parlementaire, les Eglises s’alarment d’agissements visant, selon elles, à amoindrir la présence chrétienne à Jérusalem.
Dans une ville comme Jérusalem, proclamée par les Israéliens leur capitale indivisible et revendiquée par les Palestiniens pour capitale de l’Etat auquel ils aspirent, le soupçon d’hégémonisme au détriment des minorités n’est jamais loin.
Les quelque 50 000 chrétiens de Cisjordanie et de Jérusalem partagent largement avec les Palestiniens musulmans une vision nationale de Jérusalem. Le Saint-Sépulcre se trouve dans la Vieille ville, dans Jérusalem-Est, annexée par Israël. L’annexion est considérée comme illégale par la communauté internationale.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La France peine à réduire sa dépendance aux pesticides, faute de pouvoir convaincre les agriculteurs que des alternatives crédibles existent.
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Pourquoi l’usage des pesticides persiste malgré leur dangerosité ?

La France peine à réduire sa dépendance aux pesticides, faute de pouvoir convaincre les agriculteurs que des alternatives crédibles existent.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 11h51
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Glyphosate, contamination des fruits et légumes, de l’air, des cours d’eau, menaces pour les abeilles… Les débats sur les pesticides se concentrent souvent sur les risques qu’ils font peser sur la santé et l’environnement. Et pourtant, leur utilisation perdure. Pour le comprendre, il faut saisir le rôle que jouent ces produits dans notre agriculture, encore aujourd’hui très dépendante.
A quoi ça sert ?
Egalement appelés « produits phytosanitaires », les pesticides servent à protéger les cultures agricoles contre différentes menaces, afin de limiter les risques de perte de récoltes et donc d’améliorer le rendement.
Les agriculteurs utilisent principalement :
des herbicides, pour désherber les cultures, afin de lutter contre les mauvaises herbes qui viennent concurrencer les légumes et les céréales (c’est le type de pesticide le plus utilisé, avec en moyenne 1,2 à 2,9 doses par hectare) ;des insecticides, pour repousser les insectes et parasites qui s’attaquent aux cultures, comme les mouches qui pondent dans les fruits (entre 0 et 2 doses par hectare) ;des fongicides, pour lutter contre les champignons, qui provoquent des maladies sur les plantes (entre 0 et 1,7 dose par hectare).
Il existe aussi des produits moins populaires pour lutter contre les acariens (acaricides), les oiseaux (avicides), les escargots et limaces (molluscicides), les vers ronds (nématicide), les rongeurs (rodenticide) et même les poissons (piscicide). Au total, quelque 4 000 produits phytosanitaires sont autorisés sur le sol français.
Le type de pesticide utilisé dépend de la nature de la culture et des menaces identifiées par les agriculteurs. Ainsi, la pomme de terre est très souvent traitée avec des fongicides, car elle est extrêmement vulnérable au mildiou, un champignon qui la tue.


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Les cultures où les pesticides sont les plus présents
La valeur représente l'indicateur de fréquence des traitements (IFT), qui correspond au nombre moyen de doses homologuées par hectare de culture au cours d'une campagne culturale.

Source : Enquête sur les pratiques phytosanitaires en grandes cultures 2014 (Agreste)



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Du côté des fruits, la pomme est beaucoup plus traitée que la pêche ou la prune :


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Les cultures de fruits où les pesticides sont les plus présents
La valeur représente le nombre moyen de traitements aux pesticides.

Source : Enquête sur les pratiques phytosanitaires en arboriculture 2015 (Agreste)



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Contrairement à ce que voudrait une idée répandue, l’agriculture biologique peut, elle aussi, recourir à des pesticides : la moitié des fongicides utilisés chaque année le sont dans des exploitations bio. Si le soufre et le cuivre sont « sans chimie », ils peuvent quand même avoir des conséquences pour l’environnement et la santé.
Peut-on s’en passer ?
C’est le but du gouvernement français, qui est le seul en Europe à s’être fixé un objectif ambitieux de réduction de l’utilisation des pesticides : il vise une baisse de 50 % d’ici à 2025 par rapport à 2008. A en juger par la lenteur de l’évolution des pratiques, la démarche se révèle très compliquée. L’objectif, initialement fixé à 2018, a d’ailleurs dû être repoussé de sept ans. Il faut dire qu’avec 75 287 tonnes de produits phytopharmaceutiques, la France est un client particulièrement gourmand, qui se situe au huitième rang européen par hectare.

        Lire (en édition abonnés)  :
         

          Le plan du gouvernement pour réduire les pesticides



Le premier frein est économique : beaucoup d’agriculteurs craignent de perdre en rentabilité en abandonnant les pesticides. Un souci d’autant plus compréhensible que leurs revenus sont déjà souvent très bas. Pourtant, comme l’a montré un rapport d’experts remis fin 2017 au gouvernement, l’équation n’est pas toujours si simple.
Dans certaines exploitations, l’expérience a montré que les pesticides pouvaient être supprimés sans baisse de rendement – c’est particulièrement vrai pour les désherbants. En s’appuyant sur l’expérience du réseau de fermes expérimentales Dephy, les auteurs du rapport soulignent que les agriculteurs peuvent maintenir leur rendement (dans 94 % des cas) et leur revenu (78 %) en utilisant un tiers de pesticides en moins que la moyenne.
Beaucoup d’agriculteurs vaporisent des insecticides en prévision, comme une « assurance-récolte »
Les auteurs reconnaissent toutefois que la réduction des pesticides peut s’avérer beaucoup plus difficile pour certaines cultures (le blé, par exemple) et pour faire face à certains risques, comme l’émergence de nouveaux nuisibles, qui « rend parfois nécessaire le traitement ». En plus de cela, beaucoup d’agriculteurs vaporisent des insecticides en prévision d’une possible contamination, comme une « assurance-récolte »… même si cela s’avère in fine inutile dans la plupart des cas. Pour contrer ce comportement, une solution consisterait à mettre en place de véritables assurances, comme cela s’est fait en Italie en 2014.
La structure même du marché des pesticides pose aussi problème : beaucoup des coopératives et entreprises de négoce qui conseillent les agriculteurs sont dans une forme de conflit d’intérêts, puisqu’ils vendent aussi eux-mêmes des pesticides. Ils ont donc intérêt à les maintenir une dépendance à ces produits. Pour faire face à ce problème, le gouvernement envisage d’interdire prochainement la confusion entre ces deux activités.
La clé de la réduction de l’utilisation des pesticides réside toutefois dans la mise au point de solutions de substitution efficaces. Par exemple, les insecticides chimiques peuvent être remplacés par des filets de protection, des produits de confusion sexuelle ou des pièges à hormones.
Selon les spécialistes, c’est du côté des désherbants, comme le glyphosate, que l’étendue des alternatives est aujourd’hui suffisamment crédible pour envisager une réduction drastique de leur usage. Du grattoir à la désherbeuse mécanique, en passant par la projection de vapeur ou l’usage d’herbicides naturels, de nombreuses solutions sont déjà utilisées au quotidien par les communes françaises depuis qu’elles ont cessé d’utiliser du glyphosate, début 2017.
En signe de bonne volonté, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et 35 partenaires ont d’ailleurs annoncé à l’occasion du Salon de l’agriculture 2018 la signature prochaine d’un « contrat de solutions », qui engagera les agriculteurs participants à trouver des alternatives aux pesticides grâce à l’aide des chambres d’agriculture, d’incitations financières et d’organismes comme l’Institut de recherche agronomique (INRA).

        Lire :
         

          Quelles sont les alternatives au glyphosate ?



L’autre axe consiste à utiliser la contrainte, en interdisant de plus en plus de produits. C’est ce que recommande le rapport remis au gouvernement à la fin de 2017. Ses auteurs préconisent de se concentrer sur les pesticides les plus dangereux, en pointant du doigt une vingtaine de substances autorisées mais très suspectes. A l’heure actuelle, les pesticides classés toxiques, très toxiques, cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques représentent encore 23 % des ventes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ L’apprentissage par le jeu permet aux étudiants de développer des compétences transversales.
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édition abonné


Les « serious games » débarquent dans l’enseignement supérieur

L’apprentissage par le jeu permet aux étudiants de développer des compétences transversales.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 13h32
    |

            Adrien de Tricornot








                        



                                


                            

Ce vendredi 9 février, une quarantaine d’étudiants en master spécialisé (MS) « marketing et data analytics » de Neoma Business School visitent un espace de vente de téléphonie mobile à Reims, sans bouger de leur campus parisien. Après avoir enfilé un casque qui leur permet de voir à 360 degrés ou de déclencher des vidéos, ils sont plongés dans la réalité virtuelle immersive pendant environ une demi-heure. Le but de ce cours : émettre un diagnostic sur l’agencement de la boutique et proposer des solutions pour améliorer « l’expérience-client ».
Le résultat est impressionnant : en groupe, les étudiants discutent ensuite avec conviction de ce qu’ils préconisent. « J’avais déjà testé ça dans le cadre de jeux de sports ou de drones au sein de l’entreprise où je suis en alternance, raconte Ismaël Bellal, diplômé en actuariat et étudiant du MS. Cela me fait toujours autant mal à la tête. Mais c’est intéressant, c’est comme si j’avais fait une vraie visite. »
« Ce qu’on donne à voir au cerveau, c’est comme si on le faisait, ou si on y était allé », explique Alain Goudey, professeur associé de marketing à Neoma Business School et auteur de ce jeu, déjà utilisé par plus de 800 étudiants de l’école. Scénariser et animer les apprentissages paraît de plus en plus adapté pour capter l’attention des étudiants, toujours plus sollicités par les écrans, et souvent rétifs aux cours magistraux.
« Compétences douces »
Apparue en 2002, la notion de serious game (« jeu sérieux ») a fait florès après le lancement par l’armée américaine de son jeu vidéo America’s Army, conçu pour inciter les jeunes à s’engager. Avec la montée en puissance du numérique et de la réalité virtuelle, le champ des expériences explose. Même si « les jeux sérieux portent très mal leur nom », sourit Rony Germon, directeur des pédagogies digitales et de l’innovation pédagogique du groupe Léonard de Vinci, « la gamification...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ A partir du 1er mars, la marque PriceMinister, créée en 2000 par Pierre Kosciusko-Morizet, et rachetée en 2011 par Rakuten, le géant japonais de l’e-commerce, va progressivement disparaître.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Rakuten abandonne la marque PriceMinister

A partir du 1er mars, la marque PriceMinister, créée en 2000 par Pierre Kosciusko-Morizet, et rachetée en 2011 par Rakuten, le géant japonais de l’e-commerce, va progressivement disparaître.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h03
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


C’est un symbole du numérique français qui va disparaître. A partir du 1er mars, la marque PriceMinister va laisser la place à Rakuten. Le groupe japonais avait, en 2011, racheté pour 200 millions d’euros la plate-forme d’e-commerce créée par Pierre Kosciusko-Morizet en 2000. « C’est un énorme défi pour nous. Mais nous voulons créer un écosystème autour de Rakuten. Nous avons déjà les liseuses Rakuten Kobo, notre service de vidéo Rakuten TV et la messagerie Rakuten Viber. Nos 20 millions de membres PriceMinister pourront accéder à l’ensemble de nos services, qui seront intégrés », explique au Monde Hiroshi Mikitani, le fondateur du géant nippon de l’e-commerce. Pour mémoire, Rakuten avait racheté les liseuses canadiennes Kobo en 2012 pour 315 millions de dollars (257 millions d’euros), et la messagerie instantanée Viber pour 900 millions de dollars, en 2014.
Une grande campagne de communication accompagnera le passage de témoin entre PriceMinister et Rakuten. Il sera progressif, compte tenu de la notoriété de PriceMinister. Dans un premier temps, l’ancien nom de l’entreprise continuera à être présent en petit format au côté de Rakuten. Afin de ne pas perdre l’internaute, le nom de domaine sera conservé.
Dans le passé, Rakuten avait déjà songé à abandonner la marque française, mais n’avait pas osé franchir le pas. « J’avais peur, à l’époque. Cela nous a pris du temps de tout intégrer. Mais, cette fois, nous sommes prêts à y aller », justifie le patron.

        Lire aussi :
         

                PriceMinister : la greffe japonaise n’a pas pris



Concurrencé par Amazon et Leboncoin
En sept ans, PriceMinister, plate-forme intermédiaire entre les commerçants et les particuliers, affirme avoir multiplié par cinq le volume de transactions en France. Le site ne dévoile toutefois pas son chiffre d’affaires dans l’Hexagone. Tout juste sait-on qu’en 2009, la jeune pousse avait réalisé 40 millions de revenus et n’était pas rentable.
Pour l’avenir, Rakuten a encore du pain sur la planche face à Amazon ou au site Leboncoin, qui raflent une grosse part de l’e-commerce en France. « Ce que nous apportons, c’est le lien entre le vendeur et le consommateur. Sur Amazon Seller [le service d’Amazon destiné aux vendeurs], vous n’avez aucun contact, même pas un courriel. Là, nous créons ce lien, c’est ce qui nous permet d’avoir une grosse communauté de vendeurs », affirme Hiroshi Mikitani.
Du côté du consommateur, PriceMinister, également concurrencé par les grands noms de la distribution, comme Fnac-Darty, a lancé, en 2016, un programme de fidélité pour ses utilisateurs, qui compte 1 million de membres. En un an et demi, le site leur a reversé l’équivalent de 10 millions d’euros. « C’est cher, mais c’est un programme unique, qui n’existe pas sur Leboncoin ou sur Amazon », poursuit M. Mikitani, qui précise qu’un système de fidélisation équivalent, de grande ampleur, existe déjà au Japon.
L’Europe reste un territoire modeste
Pour l’avenir, Rakuten réfléchit aussi à ouvrir en France des entrepôts à destination de ses vendeurs. Il en possède déjà trois au Japon et prévoit de se doter de sept espaces de stockage supplémentaires. Rakuten se met ainsi dans les pas d’Amazon, qui met, depuis des années, sa logistique à la disposition des commerçants qui le souhaitent. En parallèle, le japonais songe aussi à décliner dans l’Hexagone ses services de paiements, très développés sur son marché domestique. « Nous avons une licence bancaire au Luxembourg. La prochaine étape est de proposer des services de paiement et de crédit », précise de son côté Olivier Mathiot, le PDG français de la filiale.
Reste que l’Europe reste un territoire modeste pour Rakuten, toujours très puissant au Japon. A son arrivée, Hiroshi Mikitani se montrait ambitieux et souhaitait se développer tous azimuts. Finalement, dans le commerce en ligne, il n’est présent qu’en France et en Allemagne. « Nous songeons à nous lancer en Espagne », assure le dirigeant. Rakuten sponsorise déjà le FC Barcelone, le club de foot de la ville, dont Hiroshi Mikitani affirme partager « la philosophie ».
En Europe, le patron du groupe japonais préfère mettre en avant la place de Rakuten TV « disponible dans douze pays », et de sa messagerie Viber, dont il affirme qu’elle connaît un beau succès en Europe de l’Est. Il souligne également les performances de ses liseuses. « Les Rakuten Kobo se vendent très bien en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne », dit-il. Encore peu connu, Rakuten est un groupe puissant du numérique. En 2017, il a généré un chiffre d’affaires de 944 milliards de yens (7,1 milliards d’euros), en hausse de 20,8 % sur un an, pour un bénéfice net de 830 millions d’euros. Malgré la concurrence d’Amazon, la société, qui a également investi dans Lyft, le concurrent d’Uber, prévoit encore une croissance à deux chiffres cette année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Un milliardaire libanais, beaucoup de marketing, et voilà qu’une application se hisse sur le devant de la scène. Elle n’a pourtant rien de nouveau.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Après un coup de com’ réussi, emballement autour du réseau social Vero

Un milliardaire libanais, beaucoup de marketing, et voilà qu’une application se hisse sur le devant de la scène. Elle n’a pourtant rien de nouveau.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 16h06
    |

                            Perrine Signoret








                        


Difficile d’échapper à Vero : depuis quelques jours, c’est le réseau social à la mode, celui dont de nombreux internautes parlent… sur les autres réseaux sociaux. Une application que certains imaginent déjà « défier Facebook ». Mardi 27 février, l’application était en première position des plus téléchargées de l’App Store, et occupait la vingtième place sur Google Play. Pourtant, à bien y regarder, Vero ne propose rien de bien révolutionnaire. Son récent succès semble avant tout être le résultat d’une campagne de communication bien rôdée. Explications.
D’où vient Vero ?
L’application a été créée en juillet 2015 par trois hommes : Scott Birnbaum, Motaz Nabulsi et Ayman Hariri. Le premier est un entrepreneur, à la tête d’un fonds d’investissement spécialisé dans les petites entreprises liées aux nouvelles technologies. Le deuxième est un producteur de films jordanien. Tous deux sont respectivement ami d’enfance et cousin du troisième, selon le site Arabian Business.
Si le nom d’Ayman Hariri vous dit quelque chose, c’est qu’il s’agit du plus jeune fils du premier ministre libanais Rafiq Hariri, assassiné en 2005. L’homme d’affaires et milliardaire a présidé Saudi Oger, entreprise familiale spécialisée dans la construction, connue entre autres pour ses dettes faramineuses. En novembre 2017, elle devait notamment 15 millions d’euros d’arriérés de salaires à deux cent quarante employés français du groupe dans le royaume.
Les trois hommes ont fondé l’entreprise Vero (qui signifie « véritablement » en latin) en 2013, puis ont lancé le réseau social en juillet 2015. A l’époque, Ayman Hariri avait expliqué dans un communiqué vouloir avec Vero « humaniser les relations en ligne », et proposer quelque chose de « plus authentique ».
A quoi sert Vero ?
L’application fonctionne comme un réseau social classique. Elle incite les utilisateurs à partager des photos, des liens, des vidéos, une géolocalisation mais aussi des musiques ou des avis sur des livres. L’utilisateur peut ajouter des mots-clés (hashtags) à ces publications, « aimer » et commenter celles de ses amis.

   



   


Mais avant d’en arriver là, la première étape, et non des moindres, consiste à s’inscrire. Et pour cela, il faudra être patient : submergée d’inscriptions, l’application subit de considérables lenteurs, auxquelles l’équipe de Vero peine à remédier. Il a par exemple fallu deux heures à Pixels pour réussir à se connecter et trente minutes pour ajouter un premier ami. Ensuite, impossible d’afficher un contenu vidéo.
De nombreux utilisateurs se sont plaints de ne pas avoir réussi à poster la moindre photo. Un problème que les créateurs disent avoir résolu, ce que Pixels n’a pas pu vérifier — étant (de nouveau) resté bloqué au niveau de la page d’accueil.
Du côté de l’interface comme des fonctionnalités, Vero ressemble beaucoup aux réseaux sociaux déjà existants. Mais à en croire ses créateurs, ce n’est pas là qu’elle compte se démarquer. Vero affiche trois particularités. D’abord, l’application ne contient « aucune publicité ». Ensuite, comme expliqué dans un « manifeste », le fil d’actualité des utilisateurs n’est pas « manipulé » par l’entreprise, qui promet qu’elle n’y intégrera « jamais » d’algorithme : l’affichage serait de fait purement chronologique, comme c’était le cas aux débuts de Facebook, de Twitter ou d’Instagram. Enfin, Vero promet de ne collecter « que les données estimées nécessaires », et de ne « jamais » les « exploiter ».
L’application protège-t-elle vraiment les données des utilisateurs ?
La promesse de non-exploitation des données ne signifie pas pour autant que données des utilisateurs ne sont pas collectées. Dans ses conditions d’utilisation, Vero explique bien par exemple recueillir plusieurs informations, comme les nom, prénom, numéro de téléphone (obligatoire au moment de l’inscription), adresse e-mail ou géolocalisation de l’utilisateur. L’application se réserve aussi le droit de « conserver tout message envoyé à travers le service ». Les données de connexion (adresse IP, informations sur le mobile utilisé, pages vues) sont également « automatiquement collectées », bien qu’anonymisées.
Ces informations sont majoritairement utilisées à des fins internes, d’amélioration du service, écrit l’entreprise. Mais surprise, elles le sont aussi pour « personnaliser les contenus et informations » visibles sur l’application (qui prône pourtant la non-utilisation d’algorithmes) et pour « des services publicitaires externes ». Cette mention n’est pas davantage explicitée.
Pourquoi Vero a-t-elle mis deux ans à décoller ?
Après deux années sans connaître le succès, les créateurs de Vero ont décidé, au dernier trimestre 2017, de lancer une campagne marketing. Celle-ci a été portée dès le mois de septembre sur les réseaux sociaux par plusieurs personnalités influentes comme des acteurs, des photographes ou des blogueurs, qui ont, à quelques jours d’intervalle, incité les internautes à les rejoindre sur Vero. Parmi eux, la célébrité WeeklyChris (2,2 millions d’abonnés sur YouTube, 3,5 sur Instagram), ou encore l’acteur Ray Fisher, Cyborg dans le film Justice League. Ont-elles été rémunérées pour s’inscrire sur Vero et en faire la publicité à leurs abonnés ?

    I’ve always had a back and forth history with social media. Often times, it’s felt really random and one-sided. I’m a pretty hard sell, but I think our friends at #Vero are onto something special, in that they give you the power of choice! Check ‘em out for yourselves! I’m 99.99999999% you won’t regret it. #Vero #TrueSocial #BORGLIFE Une publication partagée par  Ray Fisher (@rehsifyar) le 20 Oct. 2017 à 2 :49 PDT


Quoi qu’il en soit, en annonçant qu’elles avaient rejoint le réseau social, ces personnalités ont fait naître un sentiment de nouveauté. Ensuite, l’effet boule de neige a fait son œuvre. Accentué par les messages de Vero, qui ont martelé que l’accès à l’application serait gratuit à vie pour le premier million d’utilisateurs inscrits — les suivants devront payer un abonnement annuel, dont on ne connaît pas le montant pour l’instant. Les internautes se sont de fait précipités pour créer un compte.
Reste à savoir si Vero tiendra sur le long terme, ou si, comme tant d’autres avant elle, elle tombera dans l’oubli au bout de quelques semaines. A en croire les commentaires laissés sur les magasins d’applications, certains comptent déjà l’abandonner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Samsung, Huawei, Sony, LG… les plus grands noms de la téléphonie mobile se retrouvent chaque année à Barcelone, pour le MWC.
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#MaintenantOnAgit : des actrices se mobilisent avant les Césars contre les violences faites aux femmes

Une centaine d’actrices et de personnalités ont lancé, mardi, un appel aux dons. Un ruban blanc sera porté vendredi lors de la 43ᵉ cérémonie des Césars du cinéma.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h08
   





                        



   


Une centaine d’actrices et de personnalités ont lancé, mardi 27 février, un appel aux dons pour lutter contre les violences envers les femmes, avec un symbole, un ruban blanc, qui sera porté vendredi 2 mars lors de la 43ᵉ cérémonie des Césars du cinéma. Et un mot d’ordre : « Maintenant, on agit. »
« Nous sommes inquiètes : mal accompagnées, les femmes sont vulnérables face à la justice. Il est temps d’agir. Ensemble, soutenons celles et ceux qui œuvrent concrètement pour qu’aucune n’ait plus jamais à dire #MeToo. Donnons », disent cent trente personnalités dans un appel aux dons lancé par la Fondation des femmes et publié sur le site de Libération.
Les comédiennes Julie Gayet, Adèle Haenel ou Sandrine Bonnaire, l’écrivaine Leïla Slimani, la chanteuse Christine and the Queens, la championne de boxe Sarah Ourahmoune, la réalisatrice Tonie Marshall font partie des premières donatrices de cette campagne baptisée #MaintenantOnAgit.

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« Souvent, nous n’avons rien dit. Par crainte. Par habitude. Pour oublier. Ou parce que nous espérions être l’exception plutôt que la règle, poursuivent-elles. Il y a quelques mois, des actrices ont percé le mur du silence. »
Ce mouvement, inspiré du fonds Time’s Up, lancé par trois cents personnalités du cinéma américain pour lutter contre le harcèlement sexuel au travail à la suite du scandale Weinstein, vise à recueillir des dons qui seront reversés à des associations proposant un accompagnement juridique aux victimes de violences sexistes ou sexuelles.
« Ce n’est que le début », prévient la comédienne Anna Mouglalis. La récente libération de la parole n’est « pas un effet de mode », « il y a eu une prise de conscience » qui doit « s’incarner dans des actes. Sinon, les femmes parleront dans le vent », dit-elle à l’Agence France-Presse. « Toutes les femmes ont été confrontées à des harceleurs (...), ça nous est toutes arrivé », déclarait à la fin de janvier l’actrice Julie Gayet, qualifiant le mouvement Time’s Up de « formidable ».

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S’associant à la Fondation des femmes, l’Académie des Césars proposera vendredi un ruban blanc, symbole de ce mouvement et de la lutte contre les violences faites aux femmes, aux dix-sept cents invités de sa 43e cérémonie, présidée par une des signataires, Vanessa Paradis. « On va porter ce ruban avec détermination et conviction », a assuré lundi Alain Terzian, président de l’Académie des Césars.
Lever de fonds pour aider des associations « débordées »
L’objectif de #MaintenantOnAgit est de lever « un million d’euros » pour aider des associations « débordées », a dit à l’AFP Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, évoquant le Collectif féministe contre le viol, l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), l’Espace femmes Geneviève D., et Prendre le droit.

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Un premier bilan du mouvement pourrait être fait en mai, lors du Festival de Cannes. « On ne veut pas se substituer à l’Etat. On dit juste qu’il y a urgence à comprendre que la lutte contre les violences faites aux femmes requiert des moyens. Que fera-t-on le jour où les deux cent trente mille femmes battues viendront porter plainte ? », poursuit-elle.
Loin de la polémique suscitée par la tribune de cent femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve, défendant la « liberté d’importuner », Mme Mailfert espère que la centaine de personnalités apportera « la lumière » aux victimes de violences.
Dans le sillage de l’affaire Weinstein, le nombre de plaintes déposées en 2017 pour viol et agression sexuelle a connu en France une hausse respectivement de 12 % et de 10 % par rapport à 2016. Plusieurs associations, dont l’AVFT, ont alerté les pouvoirs publics sur leurs difficultés à répondre aux victimes, faute de moyens.

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La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a déclaré mardi qu’elle trouvait « formidable que des artistes adorées des Françaises et des Français s’engagent », rappelant que « de nombreuses associations dont l’action est importante sont financées uniquement depuis des années par de l’argent public ».

Bravo aux artistes françaises qui s’engagent pour lever des fonds pour accompagner les femmes victimes de violences… https://t.co/gPURn68grS— MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa)


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