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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’ancien ministre de la justice de François Hollande est accusé par une association de s’être « enrichi personnellement », en acquérant sa permanence parlementaire avec son indemnité de frais de mandat.
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Jean-Jacques Urvoas visé par une enquête préliminaire pour « détournement de bien public »

L’ancien ministre de la justice de François Hollande est accusé par une association de s’être « enrichi personnellement », en acquérant sa permanence parlementaire avec son indemnité de frais de mandat.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h16
   





                        



   


Une enquête préliminaire a été ouverte sur des soupçons de détournement de fonds publics, après l’achat, puis la mise en vente par l’ex-garde des sceaux et ex-député du Finistère Jean-Jacques Urvoas de sa permanence parlementaire à Quimper, a confirmé, lundi 26 février, le parquet de Lorient.
L’enquête, ouverte fin janvier, fait suite à un signalement de l’association du Finistère Cicero 29 qui lutte pour la « probité des affaires publiques ». Elle a été ouverte par le parquet de Lorient, après le dessaisissement de celui de Quimper, pour des soupçons de « détournement de fonds publics », a précisé la procureure de la République de Lorient, Laureline Peyrefitte.
Pour acquérir en 2008 cette permanence parlementaire de 126 m2, située en plein centre de Quimper, « avec un certain cachet », M. Urvoas a bénéficié d’un prêt bonifié, remboursé par ses indemnités de député (IRFM), a affirmé à l’Agence France-Presse Jérôme Abbassene, membre de Cicero 29.

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                Plainte contre l’ancien député Jean-Jacques Urvoas pour utilisation abusive de ses frais de mandat



Elle a ensuite été louée, puis proposée à la vente par l’ancien député socialiste, battu aux législatives en juin 2017, pour une somme de 212 750 euros, selon M. Abbassene, qui pointe du doigt « l’enrichissement personnel » de M. Urvoas par le biais de cette opération.
« La taille, la situation, la valeur du bien, et le fait qu’il n’est pas accessible aux personnes en situation de handicap posent question », a expliqué M. Abbassene, entendu lundi avec le président de Cicero 29, Antony Auffret, par les enquêteurs de la police judiciaire de Rennes chargés du dossier.
Nouvelles règles pour les frais de mandat
En 2015, Assemblée puis Sénat ont édicté une liste des dépenses autorisées et interdites pour un parlementaire (dont l’acquisition d’un bien immobilier), et imposé le versement de l’IRFM sur un compte bancaire dédié.
Depuis janvier 2018, de nouvelles règles s’imposent aux députés pour les frais de mandat : ils disposent d’une « avance sur frais de mandat » de 5 373 euros comme l’ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. Un contrôle aléatoire est prévu chaque année sur 120 députés.

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                Frais de mandat des députés : un chantier compliqué



Soupçonné d’avoir transmis au député Thierry Solère des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant, Jean-Jacques Urvoas doit déjà faire face à une enquête de la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ». M. Urvoas n’a aujourd’hui plus de mandat : maître de conférence en droit public, il a recommencé à donner des cours aux universités de Quimper et de Brest, à Paris-Dauphine et à Sciences Po.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, a écarté l’idée d’une fermeture des petites lignes ferroviaires non rentables, préconisée par le rapport Spinetta.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Les députés de trois groupes de gauche ont déposé un recours contre le projet de loi réformant l’entrée à l’université au motif que certaines dispositions feraient fi d’exigences constitutionnelles.
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Le projet de loi réformant l’entrée à l’université attaqué devant le Conseil constitutionnel

Les députés de trois groupes de gauche ont déposé un recours contre le projet de loi réformant l’entrée à l’université au motif que certaines dispositions feraient fi d’exigences constitutionnelles.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 16h10
   





                        



   


Les députés socialistes, « insoumis » et communistes ont annoncé, vendredi 23 février, avoir déposé conjointement un recours devant le Conseil constitutionnel contre le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants.
Les trois groupes de gauche à l’Assemblée nationale estiment dans un communiqué que « le principe d’égal accès à l’instruction est complètement méconnu par ce texte », et que « le droit au recours est clairement atteint », puisque les candidats « n’auront pas la possibilité de contester les décisions prises par l’administration ».
Le recours porte essentiellement sur l’article Ier, avec les alinéas 4, 5, 6 et 11 qui instaurent la sélection à l’université ; l’alinéa 7, qui établit que le silence de l’administration ne constitue pas une décision administrative ; l’alinéa 6, qui instaure des dispositions particulières pour les étudiants en situation de handicap.
Des dispositions « méconnaissant des exigences constitutionnelles »
Autant de dispositions qui, selon les plaignants, méconnaîtraient plusieurs exigences constitutionnelles et notamment le droit au recours découlant de l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le principe d’égal accès à l’instruction protégé par le 13e alinéa du préambule de la Constitution de 1946 et plusieurs principes constitutionnels encadrant le service public de l’université française et de l’enseignement supérieur.

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          Le Conseil d’Etat rejette les demandes de suspension de la plate-forme Parcoursup




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          Orientation : « La nouvelle loi risque de renforcer les différences entre filles et garçons »



Les députés soulignent notamment qu’en n’ayant pas défini « de manière suffisamment claire et précise la nature des attendus servant de critères de sélection dans les différentes filières de l’enseignement supérieur, le pouvoir législatif n’a pas épuisé sa compétence et, de fait, ne permet pas aux candidates et candidats à l’enseignement supérieur de se prémunir face au risque d’arbitraire dans le processus de sélection ». Parcoursup, l’inscription dans le premier cycle, ou encore les capacités d’accueil fixées en tenant compte des « perspectives d’insertion professionnelles » font également preuve d’inintelligibilité, selon les députés.
Le Conseil constitutionnel doit statuer d’ici à un mois, sauf si le gouvernement lui demande d’accélérer la procédure.

        Lire :
         

          La réforme de l’accès à l’université définitivement adoptée



Le Parlement a donné, le 15 février, son agrément définitif au projet de loi changeant les règles d’accès à l’université, dont Parcoursup, déjà lancé. Le texte vise notamment à supprimer le tirage au sort et réduire le taux d’échec en première année de fac.
Saisi par les sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), ainsi que par le Snesup-FSU, premier syndicat des personnels de l’enseignement supérieur, et les syndicats étudiants (UNEF et Solidaires) et lycéens, le Conseil d’Etat, pour sa part, avait rejeté, mardi 20 février, les demandes de suspension de la nouvelle plate-forme d’inscription dans le supérieur, Parcoursup.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le gouvernement veut recourir à des ordonnances pour réformer le système ferroviaire ; deux des quatre syndicats représentatifs veulent réagir plus vite que prévu.
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Réforme de la SNCF : vers une grève « avant le 22 mars » ?

Le gouvernement veut recourir à des ordonnances pour réformer le système ferroviaire ; deux des quatre syndicats représentatifs veulent réagir plus vite que prévu.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 19h10
   





                        


Fin du recrutement au statut, recours à des ordonnances…, les annonces du premier ministre, Edouard Philippe, qui a lancé, lundi 26 février, la réforme du rail, ont été qualifiées de « provocation » par les syndicats de cheminots SUD-Rail (3e représentatif) et par la CFDT (4e).
Le premier ministre a dit vouloir recourir à des ordonnances pour faire adopter « avant l’été » une réforme de la SNCF, prévoyant, entre autres, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues. Il a justifié la nécessité de cette réforme par la situation « alarmante », « intenable », dans laquelle se trouve, selon lui, la SNCF.

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                SNCF : neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



Proposition de grève reconductible
L’UNSA-Ferroviaire et la CFDT-Cheminots, deux des quatre syndicats représentatifs à la SNCF (avec la CGT et SUD-Rail), ont décidé d’accélérer le mouvement et de réagir : l’UNSA-Ferroviaire, deuxième syndicat, proposera à l’intersyndicale prévue mardi après-midi pour discuter de la réponse à apporter aux annonces du gouvernement une grève « avant le 22 mars », date à laquelle la CGT avait prévu une manifestation, avant même les annonces du gouvernement.
« Je vais demander à ce que demain on rentre dans un processus (…) d’alerte sociale à la SNCF, qui pourra déboucher sur la grève », a déclaré Roger Dillenseger, le secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire.
Plus tôt dans la journée, la CFDT-Cheminots avait fait savoir à l’agence de presse Reuters, par la voix de Didier Aubert, son secrétaire général, qu’elle « proposera d’appeler à une grève reconductible le 12 mars » les trois autres syndicats représentatifs de l’entreprise.
La semaine dernière, les syndicats avaient, d’une même voix, mis en garde l’exécutif contre toute utilisation des ordonnances, un casus belli à leurs yeux, en brandissant la menace d’un conflit social « majeur ».
« Vraie injustice et vraie provocation »
« L’annonce de la fin du statut est vécue par les agents comme une vraie injustice et une vraie provocation », a déclaré Erik Meyer (SUD-Rail), dénonçant, par ailleurs, « un chantage à l’ordonnance ». « Ce n’est pas de nature à établir un débat serein », a-t-il regretté.
Les deux syndicats restent également très sceptiques quant à l’engagement du gouvernement concernant les petites lignes. « Dire aux régions, “c’est vous qui allez avoir la décision finale” » ne signifie en rien les sauver, compte tenu des difficultés de financement, a averti Didier Aubert.
Le gouvernement « refile le bébé » aux régions, a également dit Erik Meyer de SUD, y voyant aussi « une manœuvre » du gouvernement « pour faire baisser la mobilisation et pour essayer de [la] rendre impopulaire », car recentrée sur le statut des cheminots.
SUD-Rail comme la CFDT regrettent aussi que le gouvernement ne se soit pas plus engagé sur la question de la dette, une question qu’il « faut traiter avant les autres », selon M. Meyer.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a assuré qu’il ne « laisser[ait] personne cracher à la figure des cheminots », dans une interview aux Echos. « Le gouvernement pouvait se permettre de procéder par ordonnances sur la réforme du marché du travail, car il l’avait clairement dit pendant la campagne et parce que la réforme est intervenue juste après l’élection. Ce n’est pas le cas pour la SNCF », souligne le dirigeant syndical.

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                Un printemps 2018 dans la même veine que le mouvement social de 1995 ?




Réactions politiques
Côté politique, l’opposition fustigeait surtout le choix du recours à des ordonnances. « Est-ce qu’on a vraiment besoin, dans l’état de la situation, de légiférer par ordonnances ? », a demandé Gilles Platret, porte-parole des Républicains, alors que « sur la SNCF, ce n’était pas un engagement de campagne » d’Emmanuel Macron.
« Nous dénonçons la méthode brutale et arrogante employée par le gouvernement pour engager la réforme ferroviaire. La confirmation d’un recours aux ordonnances va, en effet, inutilement diviser les acteurs de la SNCF et risque de dresser les Français contre cette entreprise publique qui relève du patrimoine national », ont dénoncé de leur côté les anciens ministres socialistes Stéphane Le Foll et Frédéric Cuvillier.
Steeve Briois, secrétaire général du FN, considère quant à lui que le gouvernement va « étouffer le débat démocratique » en recourant à des ordonnances. Et il ajoute sur son compte Twitter : « Les exemples, à l’étranger, de privatisation et d’ouverture à la concurrence du rail ont été des catastrophes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le gouvernement a lancé lundi 26 février la réforme de la SNCF, qu’il compte mener par ordonnances, en affirmant qu’il n’y aurait plus de recrutement au statut de cheminot « à l’avenir ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les polémiques internes aux deux partis empêchent tout débat.
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édition abonné


Les Républicains et le Front national à la peine dans la course à l’opposition

Les polémiques internes aux deux partis empêchent tout débat.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 10h57
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

Ils étaient plusieurs à l’automne à se disputer la place de premier opposant à Emmanuel Macron. Si, après une fin d’année difficile, Jean-Luc Mélenchon a repris tant bien que mal le fil de sa campagne contre le pouvoir, avec, en ligne de mire, les législatives partielles des 4 et 11 mars en Guyane et en Haute-Garonne, Laurent Wauquiez et Marine Le Pen peinent, eux, à se faire entendre.
La présidente du Front national semble coincée dans un jour sans fin. Elle avait pourtant tenté de rompre avec le quotidien. Direction Kintzheim (Bas-Rhin), samedi 24 février, pour clôturer sa « tournée de la refondation » auprès des frontistes alsaciens. Une ultime étape pour défendre son bilan à la tête du parti d’extrême droite et pour tancer la « fumisterie » des réformes en cours d’Emmanuel Macron.

Mais voilà que la première question de la conférence de presse, venue d’un journaliste étranger qui plus est, la ramène au trio qui colonise son actualité depuis une longue semaine : Marion Maréchal-Le Pen, Jean-Marie Le Pen et Florian Philippot. Qu’a-t-elle donc à répondre à la virée très politique de la nièce outre-Atlantique et à son discours remarqué devant les conservateurs américains ; aux petites phrases assassines du père, dont les Mémoires paraissent mercredi mais occupent déjà tous les esprits ; aux attaques de l’ancien bras droit qui a lancé son propre parti. Même refrain le lendemain, lors de son grand oral sur BFM-TV. Une heure d’entretien durant laquelle elle tente de parler « refondation » ou de contrer Macron… et où on lui répond « Marion ». Le congrès du Front national a beau se tenir dans à peine deux semaines, les 10 et 11 mars, le projet de loi asile-immigration être en discussion, Marine Le Pen se voit empêchée de s’y attarder par les sorties de son propre clan. Sa place de leadeur questionnée, celle-ci a bien du mal à s’installer dans le rôle d’une opposante crédible au pouvoir en place.
Rendez-vous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Emmanuel Macron, avec sa stratégie « et de droite et de gauche », organise lui-même la dialectique de la discussion publique et crée le vide.
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L’assèchement volontaire du débat politique

Emmanuel Macron, avec sa stratégie « et de droite et de gauche », organise lui-même la dialectique de la discussion publique et crée le vide.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 14h34
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
Chapeau, l’artiste ! Elu président à la surprise générale, s’étant assuré contre toute attente d’une très large majorité à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron continue de tout écraser sur son passage. Il y a du Bonaparte – en modèle réduit – dans cet homme-là, et du bonapartisme, pure tradition française, dans sa façon de gouverner. Par lui, pour lui et en lui, sauveur d’une patrie menacée, entouré d’une armée de grognards pilotée par une poignée de fidèles de la première heure. Tout a déjà été dit sur l’abrupte verticalité du pouvoir dans ce présumé « nouveau » monde qui ressemble si fort à d’anciens.

S’il convient de saluer comme il se doit l’intelligence tactique du général en chef, il n’est pas inutile de contempler le champ de ruines laissé sur son passage. Les « grognards » du macronisme s’en satisferont, à n’en pas douter, et sabreront le champagne ; d’autres auraient quelques raisons de s’inquiéter au vu d’un paysage en lambeaux.
Doit-on, peut-on encore seulement le qualifier de « politique », quand un volatile touché par le monarque de passage au Salon de l’agriculture occupe, en plateau, du temps d’antenne de chaînes dites d’informations en continu ? De panda en poule, feu le débat politique fournit moins matière à réflexion que séquences pour un possible documentaire animalier.
Le chef de l’Etat a évidemment tout lieu de s’en satisfaire, tant ce qui advient résulte de ce qu’il a voulu. Ce président « et de droite et de gauche » est parvenu non seulement à convaincre l’électorat de cet improbable positionnement, mais aussi à faire exploser l’un et l’autre des camps qu’il prétend rassembler. Chacun en est réduit à sauver les meubles dans son coin.
Sous la férule de Laurent Wauquiez, Les Républicains n’en finissent plus de s’écharper sur la distance qu’il convient de maintenir – ou pas – vis-à-vis de la droite extrême, et de l’extrême droite. Cette dernière est en plein examen de conscience au terme d’une annus horribilis....




                        

                        


<article-nb="2018/02/26/19-8">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, lundi, la décision de passer par les ordonnances pour réformer la SNCF.
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Emmanuel Macron, la réforme au pas de charge

Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, lundi, la décision de passer par les ordonnances pour réformer la SNCF.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 16h51
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            

Il avance, sabre au clair. Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron multiplie les réformes tous azimuts, sans hésiter à ouvrir plusieurs fronts à la fois, y compris les plus sensibles. L’exécutif, qui a lancé ou bouclé des réformes du marché du travail, de la formation professionnelle, de l’action publique, du logement, de l’agriculture ou de l’asile, s’attaque désormais à la réforme explosive de la SNCF et du statut des cheminots : la malédiction des gouvernements précédents, notamment celui d’Alain Juppé, qui s’était abîmé sur les grandes grèves de 1995. « Il faut le réformer [ce statut] », il y a « des choses qu’il faut adapter », a confirmé le chef de l’Etat ce week-end dans les allées du Salon de l’agriculture.
Lundi 26 février, à Matignon, le premier ministre, Edouard Philippe, devait préciser les grands axes de la réforme du rail, dix jours seulement après la publication du rapport qui estime que la SNCF n’est pas assez efficace et propose des pistes jugées alarmistes par les syndicats, dont la fermeture des petites lignes.
Sur la méthode, le gouvernement a tranché : il passera par des ordonnances dans un premier temps, avant de remplacer celles-ci par des textes classiques, à mesure que des accords seront trouvés avec les partenaires sociaux. « Ça évite que certains jouent la montre, explique-t-on à Matignon. On sera dans la concertation, mais s’il y a des manœuvres de blocage, on aura avancé, sans ennuyer les Français pendant des mois. » L’exécutif souhaite que la réforme aboutisse « avant l’été ».

Dans son discours, M. Philippe devait vanter cette méthode originale, « équilibre entre l’expression d’une détermination et la volonté de concerter ». « On n’est pas en 1995, veut croire un conseiller. Le pays a changé et le rail aussi. Aujourd’hui, les usagers sont mécontents de la SNCF. » Mais l’idée, précise-t-on à Matignon, « n’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le changement de nom souhaité par Marine Le Pen lors du congrès des 10 et 11 mars, « c’est la mort du FN », a estimé Jean-Marie Le Pen.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

Jean-Marie Le Pen ne se rendra pas au congrès du FN à Lille

Le changement de nom souhaité par Marine Le Pen lors du congrès des 10 et 11 mars, « c’est la mort du FN », a estimé Jean-Marie Le Pen.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 09h21
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 10h50
   





                        



   


L’ancien président et cofondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a déclaré, lundi 26 février, qu’il ne « se rendrait pas » les 10 et 11 mars à Lille au congrès de son parti, dont il a été exclu. « Je ne veux pas me rendre, si peu que ce soit, complice de l’assassinat du Front national qui va s’y dérouler », a-t-il justifié sur RTL. Il avait pourtant menacé de s’y présenter en recourant si besoin à la « force publique ».
M. Le Pen a été exclu du FN en 2015 par sa fille Marine, qui lui a succédé à la présidence du FN en 2011, après de nouveaux propos polémiques sur la Shoah. Cette décision a donné lieu à une longue bataille judiciaire entre le père et la fille. La justice a confirmé le 9 février l’exclusion de M. Le Pen de son parti mais l’a maintenu dans sa qualité de président d’honneur de la formation d’extrême droite.

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Suppression de la présidence d’honneur
Cette décision de la cour d’appel de Versailles pourrait devenir caduque au congrès, lors duquel les militants du FN voteront sur de nouveaux statuts du parti qui suppriment le poste de président d’honneur, créé en 2011.

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« Je demande à tous mes amis qui souhaitaient venir (…) à Lille pour me soutenir (…) de ne pas le faire. Je n’irai pas à Lille. Je ne veux pas être, si peu que ce soit, complice de l’opération de force qui a été annoncée par le secrétaire général [Steeve] Briois, qui a dit qu’il s’opposerait de vive force à mon entrée », a précisé M. Le Pen.
L’ancien président du FN a déclaré que « non », il ne parlait plus à sa fille et qu’il considérait son exclusion comme « une injustice majeure ». Le changement de nom souhaité par Marine Le Pen, « c’est la mort du FN », a, en outre, estimé Jean-Marie Le Pen.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Edouard Philippe doit expliquer comment il compte s’y prendre pour préparer l’ouverture à la concurrence, transformer la SNCF et reprendre éventuellement une partie de sa lourde dette.
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SNCF : le gouvernement va présenter sa réforme

Edouard Philippe doit expliquer comment il compte s’y prendre pour préparer l’ouverture à la concurrence, transformer la SNCF et reprendre éventuellement une partie de sa lourde dette.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 09h04
   





                        



   


Le gouvernement doit dévoiler, lundi 26 février, sa stratégie pour conduire la réforme à haut risque du rail et de la SNCF, et notamment dire s’il compte légiférer par ordonnances, un passage en force que les syndicats considéreraient comme une déclaration de guerre.
Lundi matin, le premier ministre, Edouard Philippe, devrait préciser « les questions de méthode et de calendrier » et « les grands axes » de sa réforme. Il doit notamment expliquer comment il compte s’y prendre pour préparer l’ouverture à la concurrence, transformer la SNCF et reprendre éventuellement une partie de sa lourde dette.

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« On a des éléments de statuts et une gestion de l’entreprise qu’il faut adapter », a déclaré samedi Emmanuel Macron à un salarié de la SNCF inquiet qui l’avait interpellé lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture, à Paris. « Je ne peux pas avoir d’un côté des agriculteurs qui n’ont pas de retraite et de l’autre avoir un statut cheminot et ne pas le changer », a souligné le président de la République. « Vous n’avez pas le même rythme que mon grand-père qui était cheminot », a-t-il encore dit, tout en assurant ne pas vouloir « tout casser ».
Menace de « conflit majeur »
La fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés, à l’exemple de ce qui a déjà été fait pour La Poste et Orange, fait partie des idées envisagées par l’ex-patron d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, dans le rapport qu’il a rendu le 15 février au gouvernement, et très critiqué par les syndicats de cheminots.
Ces derniers n’appellent pour l’instant qu’à une manifestation le 22 mars, mais ils ont convenu de se concerter mardi, après les annonces de Matignon. Les fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont déjà menacé le gouvernement d’un « conflit majeur » s’il choisissait la voie des ordonnances, comme pour la loi travail, afin de faire passer tout ou partie de son projet.

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Le gouvernement doit de toute façon aller vite sur une partie du dossier, car le « quatrième paquet ferroviaire » européen, qui prévoit l’arrivée de la concurrence sur les rails, doit être transcrit dans le droit français avant le 25 décembre.
« Ce que veut faire le gouvernement, c’est-à-dire passer en force sans discussions, sans mettre le doigt sur les véritables problèmes, eh bien cela risque d’envenimer les choses », a prévenu dimanche sur France 3 le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
« Je défie qui que ce soit de me dire que le problème de la SNCF, le problème des trains en retard, le problème des trains annulés et des voies qui sont mal entretenues c’est à cause du statut des cheminots », a fustigé le syndicaliste, imputant ces « problèmes » aux « gouvernements successifs qui ont privilégié » les lignes à grande vitesse ou délaissé les embauches.

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Parmi ses 43 propositions au gouvernement, M. Spinetta suggère aussi que la société publique puisse lancer temporairement des plans de départs volontaires. Et en cas de passage de certaines lignes à la concurrence – ce qui pourrait être possible pour les TER dès la fin 2019 –, il estime que les personnels devraient être transférés chez les nouveaux exploitants (sans toutefois perdre la plupart de leurs avantages).
Fermeture des « petites lignes »
Concernant le statut de la SNCF, le rapport Spinetta propose que ses deux principales composantes, SNCF Mobilités et SNCF Réseau, soient transformées en sociétés anonymes à capitaux publics – comme l’était la SNCF avant 1982 –, de façon à ne plus bénéficier automatiquement de la garantie illimitée de l’Etat. Pour l’ancien patron d’Air France, l’Etat devrait aussi reprendre « une part » de la très lourde dette de SNCF Réseau (46,6 milliards d’euros à la fin 2017).
Il suggère par ailleurs de « recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de pertinence : les transports du quotidien en zone urbaine et périurbaine, et les dessertes à grande vitesse entre les principales métropoles ». Avec une conséquence qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours : la fermeture des « petites lignes » dont la remise à niveau coûterait trop cher.
Matignon a déjà répondu sur ce point qu’on agirait au cas par cas, en concertation avec les régions.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          SNCF : le pari de la réforme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde », estime qu’une réduction du chômage de masse nécessite une réforme profonde de la formation professionnelle.
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« Pour s’attaquer au chômage de masse, il faut réformer la formation professionnelle »

Dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde », estime qu’une réduction du chômage de masse nécessite une réforme profonde de la formation professionnelle.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h50
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 07h03
    |

            Stéphane Lauer








                        



                                


                            
Chronique. Laurent Wauquiez a raison. Ce qui se dit « sur un plateau médiatique » peut parfois tenir du « bullshit », des foutaises en langage châtié, comme l’a affirmé le patron des Républicains (LR) lors de son fameux « cours » devant les élèves de l’Ecole de management de Lyon, dont des extraits ont fuité dans la presse.
Gilles Platret, le porte-parole de son parti, en a donné une illustration pathétique quelques jours après sur une radio. Croyant fustiger le travail des journalistes à l’origine de la diffusion de l’enregistrement, il a taxé celui-ci d’« exercice au niveau CAP d’ajusteur-monteur ».

Cette polémique a au moins le mérite de concrétiser à travers ce mot malheureux, péjoratif et dévalorisant pour une formation professionnalisante, tout le mépris d’une partie de l’élite politique pour les filières d’enseignement technique.
Ce dédain, rarement verbalisé, mais largement répandu dans les esprits, en dit long sur la façon dont nous tenons en considération la formation professionnelle et qui explique en partie pourquoi la France s’accommode d’un taux de chômage structurel bien plus élevé que ce qui est supportable dans les autres pays développés. Quand l’Allemagne compte 3,6 % de sans-emploi, le Royaume-Uni 4,3 %, les Etats-Unis 4,1 %, la France affiche un taux de chômage à 8,9 % de la population active.
« Une véritable anomalie »
On peut prendre le problème dans tous les sens, souligner que des millions d’Américains, découragés de ne pas trouver un emploi, se sont retirés du marché du travail et disparaissent ainsi des statistiques, remarquer que les Allemands et les Britanniques ont décidé de flexibiliser leur système au prix d’une précarisation de l’emploi, on est forcé de constater que la France assume une certaine « préférence pour le chômage », comme l’avait dénoncé avec justesse Denis Olivennes dans une note pour la Fondation Saint-Simon en 1994.
En trente ans, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que Gérald Darmanin, visé par une affaire, a du mal à mener la bataille de l’exécutif sur ce dossier.
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« Mais où est donc passé Gérald Darmanin, le ministre du pouvoir d’achat ? »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que Gérald Darmanin, visé par une affaire, a du mal à mener la bataille de l’exécutif sur ce dossier.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 10h27
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. On allait voir ce qu’on allait voir ! Le ministre du pouvoir d’achat, c’était lui, Gérald Darmanin, chargé des comptes publics. « N’écoutez pas les démagogues et les prophètes de malheur », lançait-il fin août au micro d’Europe 1. « Le budget 2018 va protéger les plus populaires », assurait alors l’élu de Tourcoing (Nord), choisi par Emmanuel Macron pour porter la politique fiscale du quinquennat parce qu’il « cochait » toutes les cases : d’origine modeste, venu de la droite sociale et populaire, il était assurément le mieux à même d’incarner le « travailler plus pour gagner plus » qui avait naguère fait le succès de Nicolas Sarkozy.

Mauvaises surprises
Mais en janvier, les mesures fiscales sont entrées en application et rien ne s’est passé comme l’avait pronostiqué le « M. Pouvoir d’achat » du gouvernement. Certes, les salariés ont un peu gagné au transfert progressif des cotisations sociales vers la contribution sociale généralisée (CSG), mais les retraités, eux, ont perdu au change : 60 % ont été affectés par la hausse de la CSG sans autre consolation que de voir leur taxe d’habitation s’alléger, puis disparaître, mais progressivement d’ici à la fin du quinquennat et sans que l’on sache encore par quoi elle sera remplacée. Et comme à chaque fois, ce sont les mécontents qui se sont fait entendre, pas ceux qui avaient un peu gagné.
D’autant que d’autres mauvaises surprises ont accompagné ce budget censé « protéger les plus populaires » : la hausse du prix du gazole (+ 7,6 centimes d’euro par litre) notamment ou encore celle du tabac prévue le 1er mars (près d’un euro supplémentaire le paquet). Cela a suffi aux opposants de tous bords, Parti socialiste, Front national et surtout Les Républicains pour orchestrer une vigoureuse campagne de défense du pouvoir d’achat face à un ministre aux abonnés absents.
Muet du sérail
Mais où était donc passé Gérald Darmanin ? Qu’avait-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Alors que l’exécutif ouvre des chantiers controversés et affiche sa volonté d’aller vite, le climat social est à fleur de peau. Mais les syndicats peinent à faire front commun.
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Un printemps 2018 dans la même veine que le mouvement social de 1995 ?

Alors que l’exécutif ouvre des chantiers controversés et affiche sa volonté d’aller vite, le climat social est à fleur de peau. Mais les syndicats peinent à faire front commun.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 09h31
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Réformes de la fonction publique et de la SNCF… sur le papier, il y a comme un air de déjà-vu. A peine arrivé aux manettes, en 1995, le gouvernement Juppé avait choisi de s’attaquer à la Sécurité sociale et aux régimes spéciaux de retraite, provoquant un mouvement social de très grande ampleur, marqué par de longues et fortes grèves chez les fonctionnaires et les cheminots.

        Lire aussi l’éditorial :
         

          Un dialogue social en trompe-l’œil



Le printemps 2018 sera-t-il dans la même veine, alors que l’exécutif ouvre ces chantiers tout en affichant sa volonté d’aller vite ? Jusqu’à présent, Emmanuel Macron a déroulé son programme sans réelle résistance, notamment sur les ordonnances réformant le code du travail, à l’automne 2017.
Débuts d’incendie
Mais, en ce début d’année, le climat social semble à fleur de peau. En janvier, le gouvernement a dû éteindre des débuts d’incendie, dans les prisons ou dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Sans compter le mécontentement qui monte sur la question du pouvoir d’achat lié à la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG).
Cela n’a pas empêché l’exécutif d’embrayer, le 1er février, sur des annonces chocs pour la fonction publique : augmentation du nombre de contractuels, développement de la rémunération au mérite ou encore mise en place d’un « plan de départs volontaires »…
En réaction, sept syndicats de fonctionnaires sur neuf ont appelé à la grève le 22 mars. Pour l’heure, la CFDT et l’UNSA ne s’y sont pas associées. Le 10 octobre 2017, leur réponse était pourtant unitaire face aux suppressions de postes, gel du point d’indice ou rétablissement du jour de carence. Tous étaient dans la rue, même s’ils n’avaient pas réussi à rassembler massivement. « 1995 a démarré en octobre par une puissante mobilisation dans la fonction publique, souligne Jean-Marie Pernot, politologue et spécialiste des mouvements sociaux. Mais ce milieu, qui subit depuis plus de dix ans des coups durs, semble tétanisé aujourd’hui. »
Menace d’un « conflit majeur »
Le 22 mars, c’est aussi la date choisie par la CGT pour protester contre les recommandations du rapport Spinetta, qui propose, notamment, une transformation de la SNCF en société anonyme, un audit des lignes non rentables de la compagnie et surtout la fin du statut de cheminot à l’embauche. La centrale de Montreuil, en tête dans l’entreprise, a immédiatement appelé à « une manifestation nationale », mais sans grève ce jour-là. Elle a été rejointe par l’UNSA et SUD-Rail. La CFDT n’a pas souhaité en être, mais n’écarte pas une action ultérieure.

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          Neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



Ces quatre organisations doivent se retrouver mardi 27 février, au lendemain des annonces du premier ministre, Edouard Philippe, sur le rail, et elles menacent d’un « conflit majeur » si le gouvernement choisissait de réformer le ferroviaire par ordonnances.
« La SNCF de 2018 est très différente de celle de 1995, souligne toutefois Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’université de Bourgogne-Franche-Comté. Sa sociologie a beaucoup évolué : il y a un moindre corporatisme et les syndicats, même s’ils restent forts, sont affaiblis. »
Un 22 mars à valeur de test
Un autre sujet pourrait mettre le feu aux poudres. En janvier, l’idée d’une prise de parole d’Emmanuel Macron « fin février, début mars » avait été évoquée pour préciser les contours de sa future réforme des retraites. Mais ce « calendrier se décale », selon une source proche du dossier. La question est particulièrement sensible, notamment pour les fonctionnaires ou pour ceux qui bénéficient de régimes spéciaux comme les cheminots.
Le 22 mars n’en aura pas moins valeur de test, pour l’exécutif comme les syndicats. Pour le gouvernement, il s’agit avant tout, selon M. Andolfatto, d’éviter toute « coagulation » : « Il va essayer de faire des cordons sanitaires autour de ces mouvements, en dénonçant les corporatismes et en jouant les stratégies d’opinion. »
Cela sera-t-il suffisant ? « La question qui se pose aujourd’hui est celle d’une alternative claire et crédible à Macron qui puisse faire imaginer une autre politique sociale, note M. Pernot. Sans cela, ce n’est pas très mobilisateur. » A l’heure actuelle, l’opposition, de droite comme de gauche, ne semble pas en capacité de remplir ces conditions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Habitante de Tourcoing, la plaignante affirme que l’ancien maire de la ville aurait usé de sa position pour obtenir des faveurs sexuelles.
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Plainte pour « abus de faiblesse » contre Gérald Darmanin : la plaignante livre son témoignage

Habitante de Tourcoing, la plaignante affirme que l’ancien maire de la ville aurait usé de sa position pour obtenir des faveurs sexuelles.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 19h49
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 08h37
   





                        



   


C’est la première fois qu’elle parle publiquement. Mediapart publie dimanche 25 février le témoignage de la femme qui a porté plainte pour « abus de faiblesse » contre Gérald Darmanin mi-février, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.

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                Gérald Darmanin visé par une nouvelle plainte, cette fois pour « abus de faiblesse »



Vivant à Tourcoing - dont le ministre de l’action et des comptes publics a été maire de 2014 à 2017 -, Sarah (le prénom a été modifié) accuse l’élu d’avoir usé de sa position pour obtenir des faveurs sexuelles.
Elle raconte avoir rencontré pour la première fois par hasard M. Darmanin en septembre 2015 à la mairie de Tourcoing. Elle lui aurait alors demandé un entretien pour lui faire part « de sa demande de changement de logement », explique le site d’information. Le maire de Tourcoing lui donne alors son numéro de téléphone portable et aurait ensuite échangé à plusieurs reprises avec elles via des SMS que Mediapart n’a pas pu consulter. « Je lui ai même envoyé une photo de moi, une photo normale, pour pas qu’il ne m’oublie. Il m’a répondu qu’il ne m’oubliait pas », explique Sarah.
Alors que sa demande de changement de logement n’avance pas, la plaignante dit avoir reçu M. Darmanin chez elle. Ce jour-là, il aurait posé sa main « sur (sa) cuisse » et elle se serait d’abord « reculée ». Elle poursuit :
« Après, il s’est retourné vers moi et il m’a dit qu’il était célibataire. Il m’a aussi dit que mon dossier logement, il allait s’en occuper. Il m’a pris la main et il l’a posée sur son sexe. J’avais compris ce qu’il voulait. J’ai déboutonné son pantalon et je lui ai fait une fellation mais je ne suis pas allée jusqu’au bout. »
« Je l’ai fait pour mon dossier logement »
La scène se serait produite une seconde fois dans l’appartement et, dans son récit, Sarah affirme que M. Darmanin ne l’aurait « pas forcée du tout » mais lui aurait « fait comprendre en baissant son pantalon et son caleçon ». « Moi je me suis dit que c’est ce qu’il attendait en échange de son aide pour le logement et le travail », raconte-t-elle à Mediapart.
Par la suite, M. Darmanin reconnaît avoir appuyé les demandes de logement de Sarah - comme « pour des centaines d’administrés » a-t-il répondu à Mediapart - mais « au bout du compte, aucun organisme ne favorisera [sa] situation », poursuit le site.

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                Ministres en difficulté cherchent communicants de crise



Selon la plaignante, un deuxième épisode similaire aurait eu lieu dans une chambre d’hôtel d’Ivry-sur-Seine, en juin 2016. Dans la chambre, le ministre aurait « déboutonné son pantalon » et se serait allongé sur le lit « en caleçon ». « Il m’a regardé l’air de dire : “qu’est-ce que tu attends pour la fellation !” », explique-t-elle dans son dépôt de plainte.
Une autre plainte pour viol classée sans suite
En parallèle M. Darmanin aurait continué à assurer à Sarah qu’il continuait d’appuyer ses demandes de logement, sans résultat. Contacté par Mediapart, M. Darmanin, via ses avocats, explique vouloir « laisser la justice travailler sereinement » et réaffirme n’avoir « jamais abusé de la faiblesse ou de l’intégrité de quiconque ». Sur BFM TV, le 19 février, le ministre avait déjà plaidé son innocence.
C’est la deuxième plainte qui vise M. Darmanin. Une première plainte pour « viol » avait été déposée au début de l’été, puis relancée fin janvier par Sophie Spatz, une femme de 46 ans, qui assurait que l’ancien député du Nord lui avait promis d’intervenir dans un dossier judiciaire la concernant en échange de faveurs sexuelles. Le 16 février, le procureur de la République de Paris a procédé au classement sans suite de l’enquête préliminaire, estimant notamment que « les actes d’enquête réalisés n’ont pas permis d’établir l’absence de consentement de la plaignante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.
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« Le Média » se défend de tout « licenciement » et juge « infâmes » les accusations d’Aude Rossigneux

Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 07h26
    |

            Abel Mestre








                        



   


La riposte est en cours. Après la publication par le site spécialisé Electron libre, samedi 24 février, d’un mail d’Aude Rossigneux, annonçant son éviction du poste de rédactrice en chef du pure player Le Média, les fondateurs de ce site d’information proche de La France insoumise entendent répondre point par point. Dans un communiqué de la rédaction diffusé dimanche soir, les journalistes de la webtélé, « tout en remerciant Aude Rossigneux pour le travail accompli avant et pendant le lancement du titre », affirment ne pas se reconnaître « dans la description qu’elle dresse de la rédaction et du Média ».
« Ils déplorent avoir été instrumentalisés dans un règlement de comptes dont la finalité est d’habiller un départ. Les valeurs du Média demeurent inchangées. »

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Dans sa lettre, Mme Rossigneux dresse un portrait au vitriol de la nouvelle webtélé. Sa rupture de contrat aurait été « brutale », et « violente ». Des salariés seraient « au bord du burn-out ». Et, selon elle, la gestion humaine serait proche d’une entreprise du groupe de Vincent Bolloré, personnage honni à gauche.
Silencieux jusqu’à présent, Gérard Miller − qui fait partie du comité de pilotage avec notamment Sophia Chikirou, sa directrice générale et par ailleurs stratège en chef de la communication de Jean-Luc Mélenchon − confie auprès du Monde qu’il n’a « jamais été question d’un licenciement » de Mme Rossigneux. « C’est la fin de sa période d’essai. Cela peut se faire à la demande de l’employeur ou du salarié », précise le psychanalyste. M. Miller conteste le contenu de la missive de la journaliste, aussi bien sur le fond que sur la forme. Pour lui, il n’y eut aucune « brutalité », contrairement à ce qu’affirme Aude Rossigneux.
« Réorganiser la formule »
« Quand on l’a prévenue qu’on souhaitait mettre fin à sa période d’essai, on lui a proposé de continuer avec nous », note le psychanalyste. « On voulait qu’elle prenne la tête d’une émission hebdomadaire, continue M. Miller. Elle nous a proposé deux émissions − une sur la santé, l’autre sur le jazz et le vin. On était OK pour une émission sur la santé. » Selon M. Miller, c’est à ce moment-là qu’aurait été convenu avec Mme Rossigneux de ne pas « communiquer tout de suite » sur le sujet. La comparaison avec les entreprises Bolloré a été mal vécue par la direction. Gérard Miller :
« On a mal pris la comparaison avec Bolloré. C’est d’une méchanceté inouïe, c’est infâme. Mais quand on veut tuer son chien on l’accuse d’avoir la rage. »
Pour le comité de pilotage du pure player, les raisons de l’éviction de Mme Rossigneux trouvent son origine sur un malentendu. Pour M. Miller, il n’a jamais été question pour Le Média d’avoir « une présentatrice unique du JT » ou une « rédactrice en chef ». « On lui avait dit qu’on ne voulait pas d’une hiérarchie comme dans les autres médias, assure l’ancien militant de la Gauche prolétarienne. Elle était journaliste, comme les autres. On voulait aussi, dès le début, une présentation tournante du JT. On lui a dit, au bout d’un mois, qu’il fallait réorganiser la formule. Elle ne voulait pas faire autre chose. »
M. Miller assure par ailleurs que l’ambiance est bonne au sein de la rédaction. « Il n’y a aucun arrêt de travail pour burn-out », affirme-t-il. Depuis dimanche après-midi, des journalistes du Média se relaient sur Twitter pour dire qu’il n’y a pas de souci en interne. Et ainsi allumer un contre-feu à la polémique qui frappe le jeune média dont les audiences du JT sont en baisse depuis son lancement le 15 janvier, si l’on se fie aux vues sur YouTube.

Pas vu l'ombre d'un Bolloré dans les couloirs du @LeMediaTV. Aucune souffrance ni brutalité. Calmons-nous #LeMedia— VirginieCresci (@Virginie Cresci)


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Pour moi #LeMédia n'est pas un lieu de souffrance, mais un lieu où ma singularité journalistique est accueillie avec bienveillance.— kouamouo (@kouamouo)


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"Brutalité", "burn out" ou "Bolloré". Des mots qui ne me concernent pas à #leMédia— Yanmdi (@Yanis Mhamdi)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le secrétaire général de la CGT a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force ».
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SNCF : Martinez accuse Macron de « diviser ceux qui n’ont pas grand-chose »

Le secrétaire général de la CGT a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h50
   





                        


Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s’en est pris, dimanche 25 février, sur France 3 à Emmanuel Macron, l’accusant de « diviser ceux qui n’ont pas grand-chose », et a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force » avec sa réforme.
Lors d’un échange très vif au Salon de l’agriculture, samedi, le chef de l’Etat a répondu à un salarié de la SNCF qui l’interpellait sur cette réforme, déclarant qu’il ne pouvait y avoir « d’un côté, des agriculteurs qui n’ont pas de retraite et, de l’autre, avoir un statut de cheminot et ne pas le changer ». Il a ajouté qu’il « serait fou » d’embaucher des cheminots avec le même statut qu’il y a cinquante ans, au vu de leur rythme de travail, selon lui, bien différent.

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Annonces attendues lundi
« A chaque fois, il veut diviser ceux qui n’ont pas grand-chose », a déclaré Philippe Martinez, qui voit dans Emmanuel Macron quelqu’un d’« arrogant, vindicatif et qui a du mal a écouter des gens qui lui parlent et qui lui posent des questions ». « Il nous a fait le coup avec les retraités et les jeunes, les retraités qui seraient des privilégiés, quand on connaît le montant des pensions des retraités, et les jeunes qui n’auraient rien. C’est la même chose entre les salariés : à chaque fois, il divise ceux qui ont un petit peu et ceux qui n’ont rien du tout. »
Au sujet de ce projet de réforme de la SNCF – sur lequel le premier ministre, Edouard Philippe, doit revenir, lundi –, M. Martinez a reproché au gouvernement de s’appuyer sur un seul rapport, celui de l’ex-PDG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, « sans demander l’avis des principaux intéressés », les cheminots et les usagers.
Prié de dire si la journée d’action du 22 mars pourrait être avancée ou prolongée par de nouveaux appels à la grève, le responsable syndical a répondu que la décision en reviendrait aux cheminots.

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          Un dialogue social en trompe-l’œil






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a estimé que la résolution de l’ONU « est un premier pas indispensable ».
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Syrie : le gouvernement souhaite que la trêve humanitaire s’applique « dès aujourd’hui »

Quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a estimé que la résolution de l’ONU « est un premier pas indispensable ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h26
   





                        


Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a souhaité dimanche, lors de l’émission « Questions politiques », que la trêve humanitaire demandée par l’ONU samedi puisse être « mise en œuvre dès aujourd’hui », quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale.
« Les bombardements ont continué ce matin, [la résolution de l’ONU] a été votée hier soir. C’est un premier pas et il faudra faire en sorte qu’elle puisse être […] mise en œuvre dès aujourd’hui. »

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Dans ce texte adopté à l’unanimité samedi après de longues négociations, le Conseil de sécurité demande la mise en place d’un cessez-le-feu de trente jours en Syrie pour permettre la distribution d’aide humanitaire et l’évacuation des blessés.
Ignorant cet appel, le régime de Bachar Al-Assad a continué de mener des frappes aériennes et des tirs d’artillerie sur plusieurs localités de la Ghouta orientale, dernier fief rebelle aux portes de Damas visé, depuis le 18 février, par une campagne de bombardements particulièrement meurtrière, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Entretien entre Macron, Merkel et Poutine
Le président de la République, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, devaient s’entretenir dans la journée avec le président russe, Vladimir Poutine, sur l’application de la trêve en Syrie, a rappelé M. Griveaux.
« Il y avait des discours, désormais on a une résolution adoptée à l’unanimité au Conseil de sécurité des Nations unies. Donc on est passé à une étape importante de notre diplomatie. Est-ce que ça règle tous les problèmes ? Non. Est-ce que d’un coup de baguette magique la situation du peuple syrien, qui vit ce drame depuis sept ans, va s’arrêter ? Non. Mais c’est un premier pas qui était indispensable. »
Interrogé sur les mesures de rétorsion promises par la France en cas d’utilisation d’armes chimiques en Syrie, M. Griveaux a réaffirmé que « si la ligne rouge est franchie, (…) des sanctions seront prises », tout en soulignant qu’une « commission d’enquête internationale » pour en apporter la preuve avait « été demandée ».
« Aujourd’hui, nous n’avons pas, de manière établie par nos services, la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles », avait affirmé le président de la République, le 14 février, devant l’Association de la presse présidentielle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ « Il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi », explique la présidente LR de la région Ile-de-France.
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Piétonnisation des voies sur berge : Pécresse propose une rencontre à Hidalgo

« Il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi », explique la présidente LR de la région Ile-de-France.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 02h00
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 12h14
   





                        



   


La présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, propose à la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, « une rencontre, dans un esprit de coconstruction », après l’annulation par la justice de la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, dans un entretien au Journal du dimanche daté du 25 février.
« Ma priorité est de lutter contre la pollution et contre les embouteillages parisiens. Il faut donc reprendre la question depuis le début. Je propose à Anne Hidalgo une rencontre pour en discuter, dans un esprit de coconstruction », déclare l’ancienne ministre.
Le tribunal administratif de Paris a annulé, mercredi, la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, mesure phare de la maire pour lutter contre la pollution de l’air. Anne Hidalgo a annoncé, jeudi, que la Ville allait faire appel de cette décision.

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« Corriger la brutalité initiale de sa méthode »
Mme Pécresse souhaite que Mme Hidalgo « accepte la main » qu’elle « lui tend depuis un an et demi et qu’on se mette autour de la table ».
« J’espère que cette décision de justice va mettre fin au refus obstiné de la mairie de nous écouter. La Ville a, bien sûr, toute légitimité à prendre ce type de mesures, mais il ne faut pas que ce soit au détriment des Franciliens, qui ont enduré tant de galères, de stress et de souffrances », ajoute la présidente de la région.
Selon elle, « il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi, notamment des parkings relais à un prix abordable aux portes de Paris et une offre de transports supplémentaires, financée par la mairie, car les RER et le métro sont déjà saturés ».
« Je veux ouvrir le dialogue. La mairie de Paris a l’occasion de se rattraper, de corriger la brutalité initiale de sa méthode », ajoute Valérie Pécresse.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ « Je ne suis pas buté, si certains agriculteurs ne sont pas prêts, on envisagera des exceptions », explique le ministre de la transition écologique et solidaire au « JDD ».
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Sortie du glyphosate en trois ans : Nicolas Hulot évoque des « exceptions »

« Je ne suis pas buté, si certains agriculteurs ne sont pas prêts, on envisagera des exceptions », explique le ministre de la transition écologique et solidaire au « JDD ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 01h26
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 11h07
   





                        



   


Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui s’est battu en 2017 pour une sortie du glyphosate en trois ans, se dit prêt à envisager des « exceptions », dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche (JDD) du 25 février.
« On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions », a fait savoir le ministre, qui ne se rendra pas au Salon de l’agriculture ouvert depuis samedi. « Mais si on arrive à se passer du glyphosate à 95 %, on aura réussi », a-t-il ajouté.

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Après la décision de l’Union européenne (UE) en novembre 2017 de renouveler la licence de l’herbicide controversé pour cinq ans, le président de la République, Emmanuel Macron, avait promis que la substance, principe actif du fameux Roundup de la firme Monsanto, serait interdite en France « au plus tard dans trois ans ».
Mais fin janvier, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, avait déclaré que la France allait « essayer de sortir » dans les trois ans. « Tant qu’il n’y a pas de substitution, il n’y a pas de suppression », avait-il souligné. Il doit présenter, à l’issue du Salon de l’agriculture, un « plan d’action » en la matière en collaboration avec les autres ministres concernés.

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Pas de visite au Salon de l’agriculture
Le JDD affirme, par ailleurs, que Nicolas Hulot ne se rendra pas au Salon de l’agriculture, alors que l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, y avait fait une visite l’an passé. Le ministère de la transition écologique a confirmé cette information à l’Agence France-Presse, précisant qu’il « privilégie le dialogue direct avec les parties prenantes dans de bonnes conditions d’échange ».
« Je préfère dialoguer loin des regards et des caméras, c’est ma méthode », a expliqué le ministre au JDD, précisant qu’il avait reçu « tous les acteurs de la filière agricole et de l’alimentation ». Ses deux secrétaires d’Etat – Sébastien Lecornu et Brune Poirson – doivent se rendre au Salon dans la semaine.
Alors que les agriculteurs ont manifesté, cette semaine, partout en France contre l’accord de libre-échange en cours de négociations entre l’UE et les pays du Mercosur, Nicolas Hulot a également estimé qu’« en l’état, ce traité n’était pas acceptable ». « Il serait trop préjudiciable, notamment pour nos agriculteurs, et la France a des lignes rouges très claires », a ajouté le ministre qui avait déjà critiqué l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA) entré en vigueur partiellement en septembre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes, samedi, à Paris, les paysans présents craignent pour l’avenir de leur profession.
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Le Salon de l’agriculture, « c’est beaucoup de communication, du folklore franco-français »

Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes, samedi, à Paris, les paysans présents craignent pour l’avenir de leur profession.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 20h01
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 10h40
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        


Viendra, viendra pas ? « Je m’en fiche un peu », sourit Monique Brillet-Abbé. A la vérité, elle n’est pas mécontente de garder et de présenter ses moutons d’Ouessant à l’abri de l’inévitable cohue provoquée par le cortège protocolaire et médiatique qui a suivi Emmanuel Macron dans sa visite du Salon de l’agriculture, samedi 24 février. La mine effarée, elle évoque ses souvenirs de l’an passé, lorsque en pleine campagne présidentielle, la race bretonne étant alors à l’honneur porte de Versailles, son stand s’était trouvé sur le passage du candidat Macron. « C’était la folie. J’ai cru qu’ils allaient tout casser », dit-elle.

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Au calme, elle prend le temps de parler de ses bêtes. Peu sensibles aux aléas de la « start-up nation », ses moutons, convient-elle, ne sont « rentables en rien car trop petits en tout ». Ces derniers de cordée ont double toison, on peut y plonger les mains pour se les réchauffer. Mais à un peu moins de 50 centimètres au garrot, la laine en moins, il ne reste qu’« une petite crevette », « de quoi manger pour cinq à six personnes ».

   


Quand on aime, on ne compte pas. Monique Brillet-Abbé vante la rusticité de ses bêtes dont la race remonte à « des millénaires », plaide inlassablement pour sa sauvegarde, met en garde contre les croisements opérés par des éleveurs ignares et/ou indélicats.
« Il y a de moins en moins d’éleveurs »
De grandes cousines sont à quelques encablures de là. Quelques brebis des Pyrénées voisinent avec des fromages issus de leur lait. Désiré Loyatho est à la tête, avec son épouse, d’un élevage de 500 bêtes. Ils ont quatre salariés, dont leur fille. Malgré les « primes européennes », le lait ne suffirait pas : il serait « produit à perte », explique-t-il. La rentabilité, voire quelques bénéfices, est due à la transformation du produit et à sa commercialisation sur place, par la vente directe. La famille a suivi le processus : Désiré Loyatho est un berger dans l’âme, et il ne changera pas. Mais sa fille, dit-il, est « une fromagère ».

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A la basse-cour, le commissaire du lieu, Dominique Vasseur, ne s’attend pas trop à voir débouler président, ministre, perches et caméras. En exposant expérimenté – il n’a pas manqué un salon depuis 1983 –, il sait que les politiques préfèrent se montrer auprès des « grosses bêtes du hall 1 ». Ils ne font ici, au mieux, qu’un « petit passage ». Et encore, essentiellement en raison de la proximité du stand de la FNSEA, ce passage obligé. Le léger brouhaha ne suffit pas à couvrir le chant des (superbes) coqs.
A la tête d’une exploitation de céréales dans l’Orne, Dominique Vasseur n’élève des lapins, qu’il fait concourir au salon, que pour son « loisir ». « Il y a de moins en moins d’éleveurs, et de moins en moins de jeunes », soupire-t-il. Si ses propres enfants « ont baigné dedans », aucun ne semble désireux de prendre la relève. En tout cas, pas l’aîné, âgé de 28 ans, qui « n’est pas intéressé ».
L’Aubrac à l’honneur de cette édition 2018
C’est l’Aubrac, cette année, qui est à l’honneur. La « star » du salon ne se nomme pas Jupiter, mais « Haute », ce qui n’a rien d’un diminutif. Les bras se tendent par dizaines, téléphones portables en main, pour immortaliser la placidité de cette majestueuse vache de 6 ans, qui s’occupe bien davantage de son veau que de ses admirateurs. Nathalie Blondel, des jardins botaniques de l’Aubrac, espère que le président de la République ne se contentera pas de contempler la bête, mais viendra faire un tour au stand de la région qui l’a vu naître.

   


Elle lui rappellerait, s’il ne le sait déjà – « ce qui serait inquiétant », estime-t-elle –, que l’Aubrac sera sous peu estampillé « parc naturel régional ». Un couteau Laguiole a été mis de côté au cas où, en guise de cadeau. Mais le chef de l’Etat aura-t-il un sou en poche, à donner en retour, comme le veut l’usage, afin de « ne pas rompre l’amitié » ? Qu’importe, les mots aussi sont prêts à accueillir M. Macron : « Il faut aider les jeunes agriculteurs à s’installer, inciter les gens à revenir vivre dans les campagnes, arrêter de les vider de leurs services publics », répète Cécile, de l’office du tourisme d’Argences en Aubrac.

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Les « importants » sont mieux lotis et organisés. La fédération nationale porcine a sa « maison » dans le Salon, un préfabriqué où ses responsables peuvent recevoir. M. Macron est venu dans la matinée y passer « trente minutes », explique Paul Auffray, président de cette organisation. Il lui a fait passer quelques messages. Sans être dupe de la nature de cet exercice : « C’est beaucoup de communication. Du folklore franco-français. »



                            


                        

                        

