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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Chercheuse à l’agence Santé publique France, Mathilde Pascal rappelle notamment qu’il est fortement déconseillé de consommer de l’alcool par grand froid.
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Vague hivernale : « Le froid n’a pas besoin d’être très intense pour présenter un risque pour la santé »

Chercheuse à l’agence Santé publique France, Mathilde Pascal rappelle notamment qu’il est fortement déconseillé de consommer de l’alcool par grand froid.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h06
    |

                            Florian Reynaud








                        


Des températures très basses, telles celles venues de Sibérie qui touchent la France depuis lundi 26 février, peuvent présenter des risques pour la santé, en particulier pour les personnes souffrant déjà de problèmes respiratoires. Alors que le thermomètre va descendre jusqu’à – 10 oC, Mathilde Pascal, chargée de projets scientifiques à la direction santé environnement de l’agence Santé publique France, rappelle quelques comportements à risque et gestes préventifs.
A partir de quelles températures le corps court-il des risques ?
Mathilde Pascal : Le froid n’a pas besoin d’être très intense pour présenter un risque pour la santé. Il n’y a pas de seuil qui permette de dire « à partir de cette température et en dessous, c’est dangereux », cela ne marche pas comme ça. Les températures que nous avons actuellement ont la particularité d’être très froides, en particulier pour cette période de l’année, avec des températures basses et du vent, qui fait que la sensation de froid est plus importante.
Quels sont les principaux risques liés au froid ? Y a-t-il des comportements à éviter ?
Quand il fait froid, les organismes sont sollicités en réaction. Le froid va amener le corps à mobiliser tous ses systèmes, et notamment le système cardiovasculaire, pour que la température interne reste autour de 37 oC. La chaleur va être concentrée dans les zones les plus importantes du corps : le cœur et le cerveau.
Les mains et les pieds se refroidissent, et il est très important de se couvrir correctement, de mettre des gants et des bonnes chaussures pour éviter les engelures. Il faut aussi se couvrir la tête d’un bonnet pour éviter une perte de chaleur trop importante et que l’organisme s’épuise à lutter pour maintenir la température interne.
Le froid peut provoquer des problèmes en particulier pour les gens qui ont déjà des maladies cardiovasculaires. Il faut éviter de s’exposer et d’avoir une activité physique qui va mobiliser davantage le système cardiovasculaire.
Un risque auquel on pense moins, et qui est associé au froid, c’est l’intoxication au monoxyde de carbone si les gens utilisent un chauffage d’appoint ou complémentaire au gaz dans un espace fermé. Il ne faut pas faire de feu de fortune pour se réchauffer, et il faut ventiler sa maison.
Quelles sont les populations à risque ?
Les populations qui ont des problèmes de santé — principalement des maladies cardiovasculaires — sont fragilisées. Mais il y a aussi des populations qui n’ont pas forcément la sensation de froid, et donc qui ne vont pas s’en protéger correctement, comme les enfants et les personnes âgées — en effet, l’âge altère la sensation de froid.
Il y a aussi toutes les personnes mal protégées du froid, parce qu’elles sont à la rue ou n’ont pas un habitat correctement chauffé.
En quoi le vent aggrave-t-il les effets du froid ?
Comme la température de l’air est plus froide que la température du corps, il se crée juste au-dessus de la peau une petite couche d’air chaud. Le vent vient balayer cette couche, et le corps doit reproduire en permanence de la chaleur au niveau de la peau. La sensation de froid est ainsi plus importante quand il y a du vent, tout comme l’effort fourni par le corps pour se réchauffer. C’est pour cela que le suivi par Météo France est fait sur la température ressentie et pas sur la température absolue.

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Une alimentation spécifique est-elle conseillée en période de grand froid ?
Il faut avoir une alimentation normale, équilibrée et suffisante, il n’y a pas de conseils particuliers. En revanche, il faut éviter les boissons alcooliques, qui donnent une fausse sensation : cela réchauffe, mais ensuite cela contracte les vaisseaux sanguins et rend plus sensible au froid. Le sang va bien moins circuler et le corps va moins bien se réchauffer. L’alcool ne réchauffe pas, il refroidit.
Et puis, c’est un peu extrême, mais l’alcool peut faire perdre la capacité d’analyse de la situation. Ainsi, les gens ne vont pas se rendre compte qu’ils ont froid et ne vont pas se protéger.

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L’expression « attraper froid » est souvent utilisée. Mais comment tombe-t-on malade ?
En hiver, indépendamment des conditions météorologiques, il y a généralement plus de maladies et de décès. Les gens attribuent souvent cette mortalité au froid. Elle est plutôt due aux épidémies hivernales, notamment aux infections respiratoires.
Il n’empêche que le froid a des effets sur la santé. L’exposition au froid peut favoriser les maladies respiratoires puisque les muqueuses vont être irritées et vont moins bien résister lorsque des organismes pathogènes vont entrer en contact avec elles. D’un autre côté, quand il fait vraiment très froid, les organismes transmettant les maladies ne vont pas forcément survivre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ En Antarctique, le réchauffement des océans repousse les zones poissonneuses vers le sud. La distance à parcourir par les parents pour nourrir leur poussin devient de plus en plus importante.
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70 % des manchots royaux sont menacés de disparaître d’ici à la fin du siècle

En Antarctique, le réchauffement des océans repousse les zones poissonneuses vers le sud. La distance à parcourir par les parents pour nourrir leur poussin devient de plus en plus importante.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h15
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            Audrey Garric








                        



                                


                            

On pensait que les manchots royaux connaissaient un sort plus enviable que celui de leurs cousins empereurs. Il n’en est rien. Une nouvelle étude parue dans Nature Climate Change, lundi 26 février, réalisée par des scientifiques internationaux, montre que 70 % de ces animaux évoluant autour de l’Antarctique, soit environ 1,1 million de couples reproducteurs, devront s’exiler vers le sud ou disparaîtront avant la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel.
Les espèces soumises au changement climatique réagissent le plus souvent en changeant d’habitat. Mais l’écosystème toujours plus fragmenté du manchot royal, sous l’effet de la hausse du thermomètre mondial, complique ses déplacements et menace sa survie. « Il n’existe qu’une poignée d’îles dans l’océan Austral, et très peu ont la capacité d’accueillir les gigantesques colonies que nous connaissons aujourd’hui », note Robin Cristofari, premier auteur de cette étude, ancien doctorant de l’Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (CNRS-université de Strasbourg) et au Centre scientifique de Monaco.
« Si des actions ne sont pas mises en place rapidement à l’échelle internationale pour endiguer le réchauffement climatique, réguler les pêcheries et protéger les zones refuges, nous craignons que la moitié de la population de manchots royaux ne disparaisse d’ici à 2050 ou 2060, prédit Céline Le Bohec, chargée de recherche à l’Institut Hubert-Curien et responsable du département de biologie polaire au centre scientifique de Monaco. Quelques juvéniles pourraient réussir à migrer, mais les adultes le feront moins facilement. »
Entre 300 et 500 kilomètres en été
Pour élever leur poussin durant plus d’un an, ces oiseaux au plumage noir et blanc et à la gorge jaune ont besoin de conditions bien particulières : une température fraîche (entre 4 et 8 °C l’été), des eaux continuellement libres de glace et de la terre ferme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le prévisionniste de Météo France Patrick Galois relativise le caractère unique de la vague de froid qui touche la France.
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« Cette vague de froid n’a rien de remarquable »

Dans un entretien au « Monde », le prévisionniste de Météo France Patrick Galois relativise le caractère unique de la vague de froid qui touche la France.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 16h33
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26.02.2018 à 16h45
   





                        



   


Faut-il sortir les vêtements de ski ? Depuis dimanche 25 février, le thermomètre affiche des températures de trois à sept degrés en dessous des normales de saison. Le responsable ? Le Moscou-Paris, qui n’est pas un vol long-courrier mais une vague de froid venue de Sibérie, qui s’attardera en France au moins jusqu’à mercredi 28 février.
Patrick Galois, prévisionniste à Météo France, fait le point sur ce phénomène météorologique, qui est loin d’être le plus intense que la France ait connu ces dernières années.
Qu’est-ce que le Moscou-Paris ? Quelle est son origine ?
Patrick Galois : C’est une façon imagée de désigner le fait que des masses d’air froid viennent de Russie et traversent l’Europe jusqu’à la France, voire l’Espagne. Elle a commencé à toucher la moitié nord de la France dimanche et s’installera sur le reste du pays d’ici à mercredi.
D’habitude, en hiver en France, les masses d’air viennent plutôt de l’Atlantique, où se rencontrent l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande. C’est pour cela qu’il fait généralement plus doux, plus on va vers l’ouest de l’Europe.
Par ailleurs, les Français ont le sentiment d’avoir plus froid que d’habitude, parce que ce Moscou-Paris s’accompagne de vents forts. Le corps fabrique à la surface de la peau une petite couche isolante d’air plus chaud. Quand il y a du vent, cette couche d’air est chassée et l’organisme doit sans cesse essayer de la recréer pour se réchauffer. C’est pour cela que, outre les relevés de température minimale, Météo France calcule un « indice de refroidissement éolien », qui sert à évaluer cette température ressentie.

Est-ce que ce type de phénomène météo arrive souvent ? Est-il plus intense que les épisodes de grand froid des années précédentes ?
Presque chaque hiver, la France connaît une ou plusieurs vagues de froid. Celle-ci est très courte (de dimanche à mercredi) et n’a rien de remarquable, dans la mesure où les températures, si elles sont au-dessous des normales saisonnières, sont loin d’atteindre des records, même récents.
Le pays a connu un épisode de froid semblable en intensité, mais beaucoup plus durable, entre Noël 2016 et la fin de janvier 2017. Les minimales étaient alors de − 8 °C à Bordeaux (contre − 6 °C demain [mardi 27 février] dans cette même ville).
Mais le dernier épisode de froid très intense remonte à février 2012. Il faisait alors − 20 °C à Mulhouse (contre − 10 °C demain), − 17 °C à Clermont-Ferrand (contre − 10 °C demain) et − 14 °C à Auch (contre − 7 °C demain).
Cette vague de froid, bien que courte, a pourtant donné lieu à la mise en place du plan « grand froid ». En quoi consiste-il ?
Il s’agit d’une série de mesures actionnées par les autorités en fonction des prévisions de Météo France (mise en place en 2002). La décision peut être prise à différents échelons, par les mairies ou les préfectures, par exemple.
Il est déclenché tous les hivers, lorsqu’un certain niveau de vigilance est atteint. Souvent, il s’agit de la vigilance jaune (actuellement activée dans 56 départements, 3 départements étant eux passés en vigilance orange). Il permet notamment d’ouvrir de nouvelles places d’hébergement aux sans-abri.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ L’Etat veut orienter les flux de ruraux vers les villes de petite et moyenne importance, au détriment des capitales de province et surtout des mégapoles comme Pékin et Shanghaï.
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En Chine, les limites d’une urbanisation très sélective vis-à-vis des nouveaux résidents

L’Etat veut orienter les flux de ruraux vers les villes de petite et moyenne importance, au détriment des capitales de province et surtout des mégapoles comme Pékin et Shanghaï.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h15
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Le taux d’urbanisation chinois a atteint 58,52 % en 2017, selon l’agence Chine nouvelle, soit, en un an, une progression de 1,17 % et 20 millions de citadins supplémentaires. Des chiffres qui traduisent un processus plutôt lent : par comparaison, l’Indonésie, urbanisée à 55 %, voit sa population citadine s’accroître chaque année de 2,3 %.

Ces données incluent les résidents de plus de six mois non dotés de « hukou », c’est-à-dire le statut de résident permanent qui ouvre la porte à des prestations sociales, au droit d’acheter de l’immobilier ou à l’éducation des enfants. Car la Chine pratique ce que le chercheur taïwanais Wang Fei-ling, auteur d’un livre sur le sujet, appelle « la gestion par l’exclusion et la division ».
Les autorités chinoises clament régulièrement qu’elles veulent faciliter l’accès des quelque 250 millions de « migrants » au hukou urbain. Les dernières directives adoptées en 2016 prévoient ainsi d’octroyer 13 millions de nouveaux hukou par an entre 2016 et 2020. Mais leur application patine. L’Etat central veut orienter les flux de ruraux vers les villes de petite et moyenne importance, au détriment des capitales de province et surtout des mégapoles comme Pékin et Shanghaï, très sélectives. Or, les migrants vont s’employer là où il y a du travail et où ils peuvent gagner le plus – dans les grandes agglomérations donc. Et comme ceux qui obtiennent un hukou urbain perdent le droit à la terre associé à leur hukou originel, ils misent rarement sur les petites villes de province.
« Dilemme »
Pékin n’a ainsi octroyé que 1,69 million de hukou en 2016, selon un savant système de points, basé sur le niveau d’éducation, le paiement des impôts et le type de profession. Le hukou échappe encore à 8,1 millions de Pékinois comptabilisés en 2016 comme des « migrants » avec des permis de séjour de plus de six mois. C’est cette population qui aurait commencé à diminuer en 2017 à la suite des expulsions.
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ A Tongzhou, une ville neuve sort de terre afin de soulager la capitale chinoise polluée et congestionnée avec ses 22 millions d’habitants.
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Le chantier pharaonique du nouveau Pékin

A Tongzhou, une ville neuve sort de terre afin de soulager la capitale chinoise polluée et congestionnée avec ses 22 millions d’habitants.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 12h36
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Deux rangées de bâtiments massifs, sur 500 mètres de longueur, se font face, séparées par une avenue aussi large qu’un terrain de football. La même surface court en sous-sol. Partout, des ouvriers casqués de jaune ou de bleu s’affairent sur des détails, petits points de couleur dans ce paysage de cubes et de parallélépipèdes beiges ou gris foncé. Ce gigantesque chantier, c’est le nouveau Pékin qui sort de terre : le gouvernement municipal de la capitale, c’est-à-dire la mairie, mais aussi des dizaines d’administrations vont très bientôt emménager sur ce site situé à 40 kilomètres à l’est de son actuel emplacement. Une ligne de métro relie déjà la nouvelle cité administrative au centre de Pékin.

On est ici dans le district de Tongzhou, juste à l’extérieur du sixième périphérique est de la capitale, et à quelques encablures de la rive nord du Grand Canal. Cette très ancienne voie d’eau acheminait marchandises et matériel du sud de l’empire jusqu’au port de Tongzhou, dont le bois précieux qui servit à la construction de la Cité interdite. La « capitale du Nord » (Bei-jing) compte aujourd’hui 22 millions d’habitants. C’est l’une des quatre mégapoles chinoises dotées du statut de « municipalité » avec Tianjin, Shanghaï et Chongqing.
Cette grande migration administrative est censée faire affluer 400 000 personnes vers la banlieue semi-rurale de Tongzhou, qui en compte environ 1,2 million. Mairie et administrations municipales sont aujourd’hui sises au sud de la place Tiananmen, écrasées par les dimensions des institutions d’Etat, comme le très stalinien Grand Hall du peuple, où se tiennent les grands conclaves politiques, ou encore Zhongnanhai, l’ancien parc impérial à l’ouest de la Cité interdite qui abrite le siège du gouvernement central chinois et du Parti communiste.
« Normalisation urbaine »
Le remodelage de Pékin mis en œuvre sous le président Xi Jinping a une ambition : dépolluer et décongestionner la capitale. Il joue...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le bilan n’est pas encore connu après un tremblement de terre de magnitude 7,5. Le pays a envoyé des sauveteurs pour inspecter les provinces reculées.
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Puissant séisme en Papouasie

Le bilan n’est pas encore connu après un tremblement de terre de magnitude 7,5. Le pays a envoyé des sauveteurs pour inspecter les provinces reculées.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 08h21
   





                        



   


La Papouasie-Nouvelle-Guinée a envoyé, lundi 26 février, des troupes et des sauveteurs dans les zones touchées dans la nuit par un puissant séisme de magnitude 7,5 dans les montagnes du centre du pays.
Les autorités, qui ont mis en garde contre les glissements de terrain et les répliques, ont dit avoir reçu des informations sur de possibles pertes humaines à la suite de la secousse, en précisant qu’elles devaient être vérifiées.
L’Institut américain de géophysique, USGS, a situé l’épicentre du séisme à 90 km au sud de Porgera, dans la province montagneuse d’Enga, et à 35 km de profondeur. La secousse s’est produite à 3 h 45. Aucun avis de tsunami n’a été émis. « Nous conseillons de se tenir à l’écart des bâtiments de plusieurs étages, d’être conscient du risque de glissements de terrain et de se tenir prêt à sortir en cas de répliques », a déclaré le secrétaire du gouvernement Isaac Lupari dans un communiqué.
Dégâts et coupures d’électricité
Selon un sismologue de l’Observatoire de Géophysique dans la capitale Port Moresby, le séisme a été ressenti jusqu’au mont Hagen, à 168 km de là. « Cela va prendre du temps pour acheminer nos équipes sur place et avoir une idée claire des conséquences », a déclaré Felix Taranu.
Selon des messages postés sur les réseaux sociaux, des immeubles ont subi des dégâts à Porgera, également touchée par des coupures d’électricité, a-t-il ajouté, sans faire état de blessés. Chris McKee, du bureau de gestion des catastrophes naturelles, a évoqué des possibles décès, non confirmés. « Nous avons reçu de Mendi des informations, qui ne sont pas confirmées, au sujet de décès, mais je ne suis pas sûr de l’endroit où ils ont été recensés, et il faut vérifier ces informations », a dit M. McKee. Mendi est la capitale de la province des Hautes-Terres méridionales. La zone de l’épicentre est riche en activités pétrolière et gazière.
ExxonMobil PNG a fait savoir que certaines des installations de son usine gazière de Hides, dans la province de Hela – frontalière des Hautes-Terres méridionales –, avaient été endommagées, mais que les employés étaient sains et saufs. Le groupe a précisé que le personnel non essentiel serait évacué.
Le groupe australien Oil Search a annoncé, de son côté, qu’il suspendait ses opérations dans la zone le temps d’évaluer les dégâts. Selon l’USGS, la région touchée abrite « un mélange de constructions à la fois vulnérables, et résistantes aux tremblements de terre ». L’impact de la secousse devrait être relativement localisé.
Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée qui se trouve sur la « ceinture de feu » du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source de fréquente activité sismique et volcanique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Une telle vague de froid tardive n’avait pas été observée depuis 2005. Les températures ressenties sont descendues jusqu’à – 18 °C. Mais Météo France annonce le printemps en fin de semaine.
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Météo : le grand froid s’installe en France

Une telle vague de froid tardive n’avait pas été observée depuis 2005. Les températures ressenties sont descendues jusqu’à – 18 °C. Mais Météo France annonce le printemps en fin de semaine.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 04h25
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 10h49
   





                        



   


Des températures glaciales, accentuées par un vent de nord-est : le froid venu de Sibérie devrait s’intensifier sur la France, lundi 26 février, avec des températures négatives allant jusqu’à – 10 °C, et un ressenti de – 18 °C.
Cette chute du thermomètre s’accompagne de craintes notamment pour les sans-abri, puisqu’une victime probable du froid est à déplorer en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’agit d’un sans-abri de 35 ans retrouvé mort dimanche matin à Valence, où le thermomètre était descendu à – 3 °C dans la nuit. Les premières constatations laissent à penser qu’il est mort de froid alors qu’il dormait sous le porche d’une église, selon la préfecture de la Drôme.
Minimales « glaciales »
Dans le quart nord-est du pays, le froid a commencé à s’accentuer dimanche. A Strasbourg, le centre d’hébergement d’urgence du Fritz Kiener était « quasiment rempli » toute la journée. « On a eu jusqu’à 60 personnes en même temps », a expliqué Abdel Bourema, responsable. Parmi elles, Jean-Philippe Martin, trentenaire à la rue depuis quinze jours, soulagé d’avoir obtenu un hébergement pour la semaine à venir. « D’habitude, on essaie de trouver des endroits pour s’abriter, par exemple à la gare, mais on est si nombreux que cela à tendance à créer des problèmes », a-t-il raconté.
Pour lundi, Météo France annonce des températures minimales « glaciales », qui varient de – 6 à – 10 °C dans le Grand-Est et en Bourgogne-Franche-Comté. « Les maximales restent négatives sur un grand quart nord-est avec – 4 à 0 °C », a poursuivi l’institut. « Sur une grande moitié nord, le vent de secteur nord-est, qui se renforce jusqu’à 60 à 70 km/h, accentue nettement la sensation de froid », a-t-il précisé. Ce phénomène, connu sous le nom de « Moscou-Paris », va ensuite se propager au reste du pays.
Météo France prévoit, entre lundi et mercredi, des minimales de – 6 °C à – 10 °C sur une grande moitié est (hors Méditerranée, entre 0 °C et – 4 °C) et de – 2 °C et – 6 °C sur l’Ouest. Mardi et mercredi devraient être les deux jours les plus froids.

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« Mettre tout le monde à l’abri »
Cet épisode de froid a poussé les autorités à déclencher dans 37 départements le plan « grand froid », avec plus de 3 100 places temporaires d’hébergement supplémentaires pour les sans-abri, dont 500 à Paris. « Nous avons donné pour consigne aux préfets d’ouvrir les lieux d’accueil », a rappelé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, dimanche soir lors d’une maraude à Paris avec le préfet de police Michel Delpuech et la brigade d’assistance aux personnes sans abri (Bapsa) de la préfecture de police.
Vendredi, un homme de 62 ans, qui vivait dans une cabane dans les bois dans les Yvelines, a été retrouvé mort. Il a succombé en partie au froid, selon la gendarmerie. Mais les sans-abri ne sont pas la seule population à souffrir du froid. Les autorités sanitaires conseillent de garder nourrissons et personnes âgées à l’intérieur.
Gelures et hypothermie
Pour les autres, il vaut mieux limiter les efforts physiques et bien se couvrir pour éviter gelures, hypothermie et aggravation d’éventuels risques cardio-vasculaires. Attention également aux risques d’intoxication au monoxyde de carbone.
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a appelé chacun à limiter sa consommation d’électricité, surtout entre 18 heures et 20 heures, soulignant que la production d’électricité lors des pics de froid était « la plus carbonée ».
Pourtant, RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, a fait savoir lundi n’avoir « pas d’inquiétude particulière » sur l’alimentation électrique. « Malgré des températures de − 9 °C à − 10 °C en dessous des normales de saison ces trois prochains jours, RTE n’a pas d’inquiétude particulière concernant la sécurité de l’alimentation électrique de la France cette semaine », selon un porte-parole.
Retour de la neige et week-end printanier
Après un mois de janvier historiquement doux, et un début février neigeux, ce froid, qui serait banal en plein cœur de l’hiver, est notable en raison de sa date. La France n’a pas connu un tel froid tardif depuis fin février-début mars 2005.
De la neige était attendue dans la nuit de dimanche à lundi sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où Météo France a placé trois départements (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes et Var) en alerte orange neige-verglas. La circulation pourrait être perturbée sur plusieurs axes autoroutiers, a précisé Vinci Autoroutes dans un communiqué.
Après un froid glacial jusqu’à mercredi, le redoux devrait être « brutal » dans le Sud avant de se propager au reste du pays d’ici la fin de la semaine, selon Météo France, qui évoque même un week-end printanier. « On va passer de l’hiver au printemps en une semaine », a expliqué lundi le prévisionniste Patrick Galois.
A partir de mercredi après-midi, « le redoux arrive de façon assez rapide et assez brutale dans la partie sud », en particulier dans le Sud-Ouest, « qui pourra gagner une dizaine de degrés en vingt-quatre heures », a-t-il expliqué.
Le redoux se produira plus progressivement au nord, qui devrait retrouver des températures positives jeudi, sauf sur l’extrême nord, où le thermomètre devrait encore rester au-dessous de zéro jusqu’à vendredi. Le redoux devrait s’accompagner de nouvelles chutes de neige à partir de mercredi, avec entre 5 à 10 cm attendus sur l’Aquitaine ou certaines parties du Languedoc. Les flocons remonteront vers le nord dans la nuit de mercredi à jeudi, touchant notamment le Val de Loire, la Bourgogne, le Centre, avant d’atteindre au lever du jour jeudi la région parisienne qui devrait voir quelques centimètres de neige.
Mais le redoux finira par arriver partout au cours du week-end et « dimanche pourrait même être quasiment une journée printanière avec des températures proches des 15 °C voire au-dessus, au sud de la Loire », a noté M. Galois.




                            


                        

                        


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Compte rendu

Sur le lac Tchad, un réseau d’observation scientifique en ruine

Les hydrologues et les climatologues manquent de mesures de terrain pour anticiper l’avenir de cette vaste étendue d’eau douce au coeur du Sahel

Laurence Caramel
    



LE MONDE
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        Le 25.02.2018 à 18h56

     •
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        Mis à jour le 26.02.2018 à 09h19






    
Des pêcheurs sur le lac Tchad dans la région de Bagasola (Tchad) , en mai 2017.
Crédits : DR


Blanche et un peu rouillée, elle se dresse héroïquement dans le sable comme une ultime relique. A Bol, la seule échelle de crue du lac Tchad est à la fois un objet de fierté et de désolation pour les techniciens de la Sodelac (Société de développement du lac Tchad), l’organisme public chargé de la mise en valeur agricole des rives tchadiennes. « Il n’y a pas si longtemps, nous en avions deux autres mais les hippopotames ont tout cassé », raconte Kabdana Abougteou, le chef des services des études, en regardant le bout de métal auquel il lui faut désormais se fier. « Ce n’est pas facile pour avoir des données mais on s’arrange avec nos limites. »

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La complainte des agronomes chargés d’observer le flux et le reflux des eaux qui rythment les saisons fait écho à celles des climatologues appelés à se prononcer sur le destin de cette précieuse étendue d’eau douce dont la superficie oscille autour de ses étiages les plus bas depuis les grandes sécheresses des décennies 1970 et 1980. « Nous manquons cruellement de relevés de terrain, confirme Florence Sylvestre, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement. Il n’existe aucun suivi régulier des variations du lac Tchad. Le fleuve Chari n’est plus jaugé depuis longtemps alors qu’il assure près de 90 % de l’approvisionnement du lac. » La paléoclimatologue dit avoir une station météo qu’elle n’a jamais réussi à installer faute de personnel pour s’en occuper. Depuis quatre ans, l’insécurité liée aux attaques du groupe terroriste Boko Haram la tient de toute façon éloignée de son terrain d’étude.
Modèles imparfaits
Les premiers réseaux d’observation hydro-climatologiques remontent à l’époque coloniale et ont été à peu près entretenus jusque dans les années 1980 avant de péricliter avec la vague d’ajustements structurels auxquels ont été soumis les pays de la région. Les moyens pour étudier cette vaste étendue d’eau douce au coeur du Sahel ne sont jamais revenus.
Un projet de réhabilitation traîne dans les tiroirs de l’Organisation de la météorologie mondiale depuis 2006. Une version mise à jour a été publiée en 2015 et puis, plus rien. « Tous les réseaux de mesure sont par terre, confirme Abou Amani, chef de la section des systèmes hydrologiques de l’Unesco. Comment savoir si nous prenons les bonnes décisions dans ces conditions ? C’est impossible. »
Faute de données de terrain, toutes les informations utilisées pour comprendre la dynamique du lac Tchad proviennent donc de modèles très imparfaits et d’images satellites dont l’utilisation qui en a été faite pour raconter l’inéluctable disparition du lac est loin de faire l’unanimité parmi les scientifiques.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ « Il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi », explique la présidente LR de la région Ile-de-France.
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Piétonnisation des voies sur berge : Pécresse propose une rencontre à Hidalgo

« Il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi », explique la présidente LR de la région Ile-de-France.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 02h00
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 12h14
   





                        



   


La présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, propose à la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, « une rencontre, dans un esprit de coconstruction », après l’annulation par la justice de la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, dans un entretien au Journal du dimanche daté du 25 février.
« Ma priorité est de lutter contre la pollution et contre les embouteillages parisiens. Il faut donc reprendre la question depuis le début. Je propose à Anne Hidalgo une rencontre pour en discuter, dans un esprit de coconstruction », déclare l’ancienne ministre.
Le tribunal administratif de Paris a annulé, mercredi, la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, mesure phare de la maire pour lutter contre la pollution de l’air. Anne Hidalgo a annoncé, jeudi, que la Ville allait faire appel de cette décision.

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« Corriger la brutalité initiale de sa méthode »
Mme Pécresse souhaite que Mme Hidalgo « accepte la main » qu’elle « lui tend depuis un an et demi et qu’on se mette autour de la table ».
« J’espère que cette décision de justice va mettre fin au refus obstiné de la mairie de nous écouter. La Ville a, bien sûr, toute légitimité à prendre ce type de mesures, mais il ne faut pas que ce soit au détriment des Franciliens, qui ont enduré tant de galères, de stress et de souffrances », ajoute la présidente de la région.
Selon elle, « il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi, notamment des parkings relais à un prix abordable aux portes de Paris et une offre de transports supplémentaires, financée par la mairie, car les RER et le métro sont déjà saturés ».
« Je veux ouvrir le dialogue. La mairie de Paris a l’occasion de se rattraper, de corriger la brutalité initiale de sa méthode », ajoute Valérie Pécresse.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ « Je ne suis pas buté, si certains agriculteurs ne sont pas prêts, on envisagera des exceptions », explique le ministre de la transition écologique et solidaire au « JDD ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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Sortie du glyphosate en trois ans : Nicolas Hulot évoque des « exceptions »

« Je ne suis pas buté, si certains agriculteurs ne sont pas prêts, on envisagera des exceptions », explique le ministre de la transition écologique et solidaire au « JDD ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 01h26
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 11h07
   





                        



   


Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui s’est battu en 2017 pour une sortie du glyphosate en trois ans, se dit prêt à envisager des « exceptions », dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche (JDD) du 25 février.
« On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions », a fait savoir le ministre, qui ne se rendra pas au Salon de l’agriculture ouvert depuis samedi. « Mais si on arrive à se passer du glyphosate à 95 %, on aura réussi », a-t-il ajouté.

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Après la décision de l’Union européenne (UE) en novembre 2017 de renouveler la licence de l’herbicide controversé pour cinq ans, le président de la République, Emmanuel Macron, avait promis que la substance, principe actif du fameux Roundup de la firme Monsanto, serait interdite en France « au plus tard dans trois ans ».
Mais fin janvier, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, avait déclaré que la France allait « essayer de sortir » dans les trois ans. « Tant qu’il n’y a pas de substitution, il n’y a pas de suppression », avait-il souligné. Il doit présenter, à l’issue du Salon de l’agriculture, un « plan d’action » en la matière en collaboration avec les autres ministres concernés.

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Pas de visite au Salon de l’agriculture
Le JDD affirme, par ailleurs, que Nicolas Hulot ne se rendra pas au Salon de l’agriculture, alors que l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, y avait fait une visite l’an passé. Le ministère de la transition écologique a confirmé cette information à l’Agence France-Presse, précisant qu’il « privilégie le dialogue direct avec les parties prenantes dans de bonnes conditions d’échange ».
« Je préfère dialoguer loin des regards et des caméras, c’est ma méthode », a expliqué le ministre au JDD, précisant qu’il avait reçu « tous les acteurs de la filière agricole et de l’alimentation ». Ses deux secrétaires d’Etat – Sébastien Lecornu et Brune Poirson – doivent se rendre au Salon dans la semaine.
Alors que les agriculteurs ont manifesté, cette semaine, partout en France contre l’accord de libre-échange en cours de négociations entre l’UE et les pays du Mercosur, Nicolas Hulot a également estimé qu’« en l’état, ce traité n’était pas acceptable ». « Il serait trop préjudiciable, notamment pour nos agriculteurs, et la France a des lignes rouges très claires », a ajouté le ministre qui avait déjà critiqué l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA) entré en vigueur partiellement en septembre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ La réforme des zones agricoles défavorisées, qui inquiète une partie du monde rural, constitue le dernier soubresaut en date d’un demi-siècle de réformes aux visées très différentes.
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De l’incitation à la production à la sauvegarde d’un monde, cinquante ans de réformes agricoles

La réforme des zones agricoles défavorisées, qui inquiète une partie du monde rural, constitue le dernier soubresaut en date d’un demi-siècle de réformes aux visées très différentes.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 06h48
    |

            Mathilde Damgé








                        


Ils maintiennent la pression. Des agriculteurs dénoncent depuis plusieurs mois le déclassement de territoires considérés comme des zones défavorisées, ce qui leur garantissait de percevoir l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), en plus des aides directes de l’Union européenne (UE). Environ 1 400 communes devraient sortir de ce zonage (qui en concerne 16 000) et 3 500 y entrer.

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La carte de répartition de cette aide importante en France (jusqu’à 60 % du revenu des agriculteurs) devrait être modifiée en défaveur de certaines zones défavorisées : si les zones de montagne (qui touchent la grande majorité de l’enveloppe) ne sont pas concernées, les « zones défavorisées simples » nécessitaient d’être redéfinies, la Cour des comptes européenne ayant notamment souligné l’hétérogénéité de ces territoires d’un pays à l’autre.

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Cette réforme est la dernière en date d’une série presque ininterrompues, depuis un demi-siècle, qui ont façonné le monde agricole français en le poussant d’abord à produire à tout-va avant de limiter et d’encadrer la production.
De l’indépendance alimentaire aux quotas
En 1948, l’aide financière et matérielle des Etats-Unis à la reconstruction européenne, avec le plan Marshall, permet d’investir dans des machines, des tracteurs, des engrais chimiques… Moderniser l’agriculture et produire plus, deux objectifs qui seront fondateurs de l’une des politiques les plus anciennes et les plus importantes de l’UE, la politique agricole commune (PAC).
Mise en place en 1962, elle vise concrètement à assurer une indépendance alimentaire des Etats membres (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas). Parmi les différents outils utilisés, il y a le prix minimal de rachat au producteur. Quand les prix chutent, les instances communautaires achètent la production agricole à un prix garanti. Elles se chargent ensuite de la revendre, de la stocker, de la transformer, voire de la détruire.
Mais, dans les années 1970, la production devient supérieure à la demande. Et le stockage coûte cher – le rachat à des prix supérieurs à l’ensemble de la production mondiale aussi. En 1984, la mise en place des quotas laitiers est l’un des premiers signes de la volonté d’encadrer la production.

        Lire aussi le récit :
         

          1962 : l'Europe agricole fait sa révolution



Rétropédalage sur la production
Au début des années 1990, un tour de vis est donné aux prix garantis et, en contrepartie, des aides directes sont versées aux agriculteurs, conditionnées à la taille des exploitations et non plus aux volumes produits.

   


En effet, l’incitation à produire aboutissait, pour l’Europe, à l’accumulation d’excédents coûteux à résorber et, pour les agriculteurs, à une diminution de leurs revenus à cause des baisses de prix décidées par Bruxelles.
Pour maîtriser la production, les autorités européennes imposent aussi une mise en jachère d’une partie des surfaces cultivables : c’est le « gel des terres ». Le pourcentage de terres gelées évolue chaque année en fonction du marché. Les agriculteurs peuvent toutefois y faire du pâturage, de l’apiculture ou encore des jachères florales.

        Lire aussi cet article publié en 2005 :
         

          Injuste, coûteuse, nocive : les idées reçues qui alimentent la polémique sur la PAC



L’apparition d’une nouvelle PAC
En 1999, nouvelle diminution des prix garantis et nouvelle augmentation des aides directes, mais en parallèle apparaît une nouvelle PAC, ou du moins un nouveau « pilier » du programme, qui promeut des activités complémentaires pour l’agriculteur, comme l’entretien des paysages et le maintien de la biodiversité.
Après les quotas et le gel des terres, un autre symbole fort va incarner, en 2003, la fin de la politique d’incitation à la production à tous crins : le « découplage ». Contrairement aux aides directes de la réforme de 1992 qui calculaient le montant de l’aide par rapport au type de production, il s’agit cette fois de décorréler complètement les deux en introduisant un « droit au paiement unique » : les agriculteurs peuvent ainsi adapter leur choix de production aux évolutions du marché. De plus, les aides sont conditionnées à des règles environnementales et de respect du bien-être animal plus strictes que précédemment.
Six ans plus tard, l’UE procède à un « bilan de santé » de la PAC. Ce dernier entérine un tournant libéral, avec la suppression de la jachère obligatoire et l’augmentation progressive des quotas laitiers jusqu’à leur disparition programmée en 2015.
Avec les nouveaux arrivants dans l’UE, le système de « référence historique », qui datait des années 1990, défavorise les exploitations qui n’avaient pas un gros rendement dans les années de référence et, en 2014, naissent les aides à l’hectare : même si elle est plus égalitaire, la PAC continue toutefois de soutenir les agriculteurs en fonction de la surface de leur exploitation et donc de leur taille.
La prochaine grande étape pour le monde agricole pourrait concerner les relations avec la filière agroalimentaire. Parmi les remèdes préconisés par le projet de loi présenté à la fin janvier en France : une inversion de la construction des prix en partant des coûts de production des agriculteurs… en attendant la renégociation de la PAC qui vient de débuter, et alors que le monde agricole est de plus en plus tenté par un repli souverainiste.

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                Après les Etats généraux de l’alimentation, l’indispensable révolution agricole






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ « Manger local » n’est pas une fin en soi, mais un moyen vers d’autres fins. Or, vantée par tous les bords politiques, mise en avant par les supermarchés, la notion a été dévoyée, souligne la géographe Flaminia Paddeu.
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« On peut manger du local plein de pesticides »

« Manger local » n’est pas une fin en soi, mais un moyen vers d’autres fins. Or, vantée par tous les bords politiques, mise en avant par les supermarchés, la notion a été dévoyée, souligne la géographe Flaminia Paddeu.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 12h00
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            
Flaminia Paddeu, enseignante-chercheuse en géographie à l’université Paris-XIII, travaille sur l’engagement associatif environnemental et alimentaire en France et aux Etats-Unis. Elle est l’auteure de « Manger local. Leurres et promesses », publié dans la revue Vacarme (n° 81, octobre 2017).
Le Salon de l’agriculture se tient à Paris jusqu’au dimanche 4 mars. « Manger local » est-il toujours une piste pour résoudre les problèmes posés par le système agricole (pollution, appauvrissement des sols, etc.) ?
A l’origine de l’idée de manger local, il y a un projet radical et alternatif qui s’oppose aux systèmes de production de l’agro-industrie et de la grande distribution. Il s’agit de renforcer les liens entre producteurs et consommateurs, de soutenir l’économie locale en favorisant les échanges entre personnes d’un même territoire, d’éviter la dépendance envers des systèmes mondialisés et de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport alimentaire.
Pour autant, malgré les vertus qui lui sont associées, le local n’est pas une échelle intrinsèquement progressiste. Deux exemples le montrent. Premièrement, « manger local » est récupéré par des tendances politiques opposées : lors de la campagne présidentielle de 2017, tous les candidats, y compris d’extrême droite, ont pris position en faveur des circuits courts, certains s’engageant à soutenir les producteurs, d’autres les consommateurs. Aussi, manger local n’est plus systématiquement clivant politiquement. Deuxièmement, ce mot d’ordre est récupéré par les enseignes de la grande distribution. Celles-ci capturent les valeurs positives associées au manger local : la proximité, le lien avec les producteurs, l’écologie. Désormais, les acteurs de l’économie capitaliste en font un nouveau front de profit, tout en captant des bénéfices importants pour leur image. C’est ainsi que des supermarchés installent de l’agriculture urbaine sur leur toit : un Carrefour en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers pour un accord d’ici à début mars.
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Les négociations entre l’Europe et le Mercosur patinent

Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers pour un accord d’ici à début mars.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h44
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

A l’avant-veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron, protecteur mais ferme, a promis aux exploitants et aux éleveurs étranglés par les dettes qu’il ne leur mentirait pas. La mondialisation qui les effraie tant est en marche et rien ne peut arrêter sa course. Inutile de vilipender les négociations en cours pour signer un accord de libre-échange entre les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l’Union européenne (UE).
« Ça fait combien de temps que dans le bœuf c’est difficile ? Qui peut dans les yeux me dire que c’est le Mercosur la cause de son problème ? Personne ! Personne ! », a martelé le chef d’Etat, jeudi 22 février, face aux agriculteurs en colère.
Assumant l’idée que la meilleure défense est l’attaque, Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers afin d’obtenir un accord d’ici à début mars et la fin du round des négociations en cours à Asuncion, au Paraguay. Une gageure. « Les choses avancent vite, les débats sont agités, mais il semble très improbable d’obtenir une signature d’ici à la fin de la semaine », estime une source brésilienne proche des négociations. « Il y a plus d’excitation en France sur le sujet que chez les négociateurs », confirme un diplomate bruxellois.

Les sujets d’accrochages sont nombreux. En particulier avec le Brésil. L’Europe a déjà fait des efforts significatifs, notamment sur les quotas de bœufs, relevant à près de 100 000 tonnes par an les exportations du Mercosur, progressivement exonérées de taxes. Au-delà, la France ne suit plus. En échange de cette concession, Bruxelles exige la reconnaissance des appellations d’origine contrôlée (AOC) : un label qui interdit à un fromage fabriqué sous les tropiques d’être vendu sous le nom de « camembert » ou à un vin produit dans le Nordeste de s’étiqueter « bordeaux ».
« Réflexes nationalistes »
« Ce point reste critique », confie notre source brésilienne....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Henri Dollet, éleveur dans la Nièvre, a envoyé un courrier au « Monde ». A travers son cas personnel, il alerte sur la précarité des agriculteurs.
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« Nous sommes dépendants des subventions », témoigne un éleveur

A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Henri Dollet, éleveur dans la Nièvre, a envoyé un courrier au « Monde ». A travers son cas personnel, il alerte sur la précarité des agriculteurs.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h31
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Henri Dollet, éleveur à Millay (Nièvre), nous a envoyé un courrier pour témoigner sur « le juste prix ». « Alors que les Etats généraux de l’alimentation sont terminés et que M. le Président Emmanuel Macron veut redonner du “printemps aux agriculteurs” avec la prochaine loi d’orientation agricole, nous sommes toujours dans la “panade” et le serons toujours demain », écrit-il. « Personne n’en parle, mais aujourd’hui, un agriculteur est dépendant des subventions, et ce ne sont pas les quelques centimes d’euros supplémentaires au litre de lait, kilogramme de viande, quintal de blé, et autres qui vont compenser celles-ci », affirme-t-il.
M. Dollet, non syndiqué, évoque son cas personnel. Sur une exploitation de 96 hectares, il possède un troupeau de 80 vaches allaitantes charolaises qui produisent des veaux, 15 vaches de réforme (destinées à l’abattage) et un cheptel de 80 brebis. ll cultive des céréales et des oléagineux pour l’alimentation de ses animaux. Selon ses calculs, il produit l’équivalent de plus de 9 200 kg de viande par an.

Un revenu mensuel net de 105 euros
En 2016, année où les prix ont été particulièrement déprimés, cette activité d’élevage lui a rapporté un revenu mensuel net de 105 euros. Parallèlement, il a touché un volume d’aide global de 35 000 euros. Si ces aides européennes étaient supprimées, il faudrait, selon lui, revaloriser le prix de la viande de 3,79 euros le kilo en guise de compensation. Partant d’un prix de 4,90 euros pour un paquet de quatre steaks hachés, il calcule qu’il faudrait le payer 6,4 euros, soit une augmentation de 30 % pour le consommateur.
M. Dollet met donc en garde les ministres de l’agriculture européens pour qu’ils « ne soldent pas le budget de la PAC [politique agricole commune], alors que les discussions sur l’après-2020 sont en cours à Bruxelles » et que la prime ICHN (indemnité compensatoire de handicaps naturels) est en passe d’être redistribuée en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ De nombreux projets se sont montés pour aider les éleveurs à sortir de la guerre des prix avec les distributeurs.
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Les initiatives se multiplient pour mieux valoriser la brique de lait

De nombreux projets se sont montés pour aider les éleveurs à sortir de la guerre des prix avec les distributeurs.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h15
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Mont Lait, Les 30 fermes de Cant’Avey’Lot, Laitik L’Authentik, Centre Val de Loire, FaireFrance, Equilait 72 et, bien sûr, C’est qui le patron ?! : les initiatives destinées à mieux valoriser la brique de lait se multiplient dans les supermarchés. Des tentatives pour sortir de la guerre des prix, source de tarifs non rémunérateurs pour les éleveurs laitiers. Le dernier projet en date n’est pas le moins médiatique.
Intermarché, après avoir largement communiqué à propos de ses promotions à prix cassés sur les pots de Nutella pour donner l’image d’une enseigne bon marché, a souhaité se refaire une virginité en mettant en avant son engagement auprès d’un groupe d’éleveurs. Sous la marque « Les éleveurs vous disent merci », la brique de lait demi-écrémé est vendue à 0,88 euro, dont la moitié est reversée à l’agriculteur, payé donc 44 centimes le litre.
La laiterie Saint-Père, à Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique), touche 22,52 % de la somme payée par le consommateur et le distributeur, 21,98 %. Petit détail qui a son importance : ladite laiterie appartient à Intermarché et l’enseigne limite l’offre à 5 millions de litres par an. Cela ne représente qu’une partie de la production des 136 éleveurs qui approvisionnent cette laiterie, mais c’est une manière de donner des gages au gouvernement à l’issue des Etats généraux de l’alimentation.

Beaucoup d’autres marques, elles, s’appuient sur la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH). Sise dans le Loiret, cette société indépendante, dirigée par Emmanuel Vasseneix, a, dès 2012, mis en briques le lait de FaireFrance. Un label lancé par des éleveurs répartis sur tout le territoire et qui avaient choisi de sortir par le haut après avoir bu la tasse à la suite de la crise laitière de 2009.
Démarche collective
D’autres éleveurs ont suivi cette voie, à l’image des 30 fermes de Cant’Avey’Lot ou de Centre Val de Loire, qui jouent la carte de l’approvisionnement local et ont aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Répondre aux défis de l’agriculture par le numérique : c’est le pari d’un nombre croissant de start-up françaises, dans un secteur en plein essor.
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Salon de l’agriculture : l’AgTech, de plus en plus présente dans les fermes

Répondre aux défis de l’agriculture par le numérique : c’est le pari d’un nombre croissant de start-up françaises, dans un secteur en plein essor.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h07
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Sur son site, SAP se décrit comme le « leader du marché des applications d’entreprise, [qui] aide les sociétés à générer de nouvelles opportunités d’innovation et de croissance ». L’éditeur de logiciels compte parmi ses clients les plus grandes multinationales, qui, comme lui, affichent des chiffres d’affaires en dizaine de milliards. L’allemand s’est pourtant laissé convaincre de tenir un stand au Salon international de l’agriculture. « C’est la première fois qu’un aussi gros acteur du numérique est présent », se félicite la directrice du salon, Valérie Le Roy.
Le stand de SAP sera installé tout à côté de l’espace « Agriculture 4.0 », qui accueille les acteurs de l’AgTech : des entreprises ou des start-up qui s’appuient sur les dernières technologies et le numérique pour créer de nouveaux débouchés dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Chaque année, elles sont plus nombreuses. « La première année, en 2016, explique Mme Leroy, on avait un espace de 90 mètres carrés pour 5 sociétés, cette année elles seront une vingtaine sur presque 500 mètres carrés. » Avec des solutions très différentes à proposer : robots de désherbage, capteurs connectés pour les champs, logiciel pour organiser les circuits courts de distribution…

Cofondateur d’Agriconomie, une plate-forme de vente en ligne d’engrais, semences et matériels agricoles, Paolin Pascot sera également présent en tant que président de La Ferme digitale, une association qui veut « promouvoir l’innovation et le numérique pour une agriculture performante et durable ». A l’en croire, « c’est un secteur en plein progrès, en France comme à l’international. Ça a commencé il y a cinq, six ans, et depuis trois, quatre ans, on assiste à une accélération. Qu’on regarde le nombre de start-up, d’incubateurs ou de fonds d’investissement dédiés qui se créent, tout témoigne d’un essor de la filière ».
« Réduire la pénibilité »
Même constat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ L’avenir de cet espace sahélien qui fait vivre près de 40 millions de personnes est devenu un enjeu politique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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Le projet de remplir le lac Tchad refait surface

L’avenir de cet espace sahélien qui fait vivre près de 40 millions de personnes est devenu un enjeu politique.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 09h18
    |

            Laurence Caramel et 
Joan Tilouine








                        



   


Le lac Tchad est de ces espaces que nul n’a jamais vraiment pu cartographier ni maîtriser. Cette immense oasis, liant le Sahel et l’Afrique centrale, préserve ses mystères depuis sa découverte au XIXe siècle par des explorateurs européens.
Aujourd’hui, ce sont les chefs d’Etat du bassin du lac Tchad (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun) qui se prennent à rêver d’un méga projet incertain et controversé. « Le transfert des eaux du fleuve Oubangui vers le lac via un canal créé pour l’occasion, se réjouit le président nigérien, Mahamadou Issoufou. Cela va coûter très cher, mais c’est indispensable. » Il espère que la conférence internationale consacrée au « sauvetage du lac Tchad » qui réunit ces dirigeants dans la capitale du Nigeria, Abuja, du 26 au 28 février lancera une bonne fois pour toutes ce vieux projet.
L’entrée en scène, il y a un an, de la société chinoise Power China, connue pour avoir participé à la construction du barrage des Trois-Gorges, au cœur de la Chine, a relancé les spéculations. Jusqu’à présent, aucune information n’a fuité sur le scénario chinois, mais Abuja ne devrait pas être le lieu des révélations. « Power China n’a pas terminé les études de faisabilité », coupe court Abdoulaye Ibbo Daddy, le directeur de la communication de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), signataire de l’accord avec le groupe asiatique.
Série d’assassinats
C’est l’histoire d’une vieille utopie ravivée dans un contexte de guerre contre Boko Haram. Le groupe djihadiste, désormais divisé, a vu sa branche affiliée à l’organisation Etat islamique (EI) s’implanter sur le lac Tchad, son dernier sanctuaire. Ses cadres y bénéficient du soutien de la communauté de pêcheurs, délaissée par les Etats, et ont infiltré les circuits économiques transfrontaliers.
Du côté tchadien du lac, la levée de l’interdiction de la pêche en août 2017 a été suivie d’une série d’assassinats sur les îles et sur les rives. « La sécurité s’améliore, mais la guerre n’est pas finie. Toute la région est bouleversée sur le plan économique et les effets du changement climatique inquiètent », confie Adoum Forteye Amadou, le gouverneur tchadien du lac. Mais les Etats ne peuvent plus assurer la sécurité sur les routes et de nombreux villages se sont vidés de leur population.

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Le lac fait normalement vivre près de 40 millions de personnes. Mais la violence de Boko Haram a plongé la région dans une grave crise humanitaire. Onze millions de personnes ont besoin d’assistance, selon les Nations unies (ONU). Depuis 2009, le conflit a causé la mort de plus de 20 000 personnes, contraint 2,2 millions d’habitants à fuir et ravagé l’activité agropastorale, autrefois si dynamique.
Lui-même visé par des attentats, l’émir de Kano, la grande ville du nord du Nigeria, pense néanmoins détenir la solution. « Pour moi, la priorité, c’est de faire revenir l’eau dans le lac Tchad pour relancer l’agriculture et la production électrique », dit Lamido Sanusi Lamido, chef traditionnel et économiste de renom.
L’élite dirigeante reste hantée par le spectre d’un assèchement du lac Tchad, accéléré par le changement climatique. Une crainte qui remonte au début des années 1970, marquées par les grandes sécheresses et des famines. A ce moment-là, la surface des eaux se rétracte. Le grand lac Tchad devient le « petit lac », marécageux et peu profond. Il se scinde en deux : une cuvette nord désormais peu alimentée en eau, et la cuvette sud, directement nourrie par le fleuve Chari et la rivière Logone.
Utopies coloniales
« La configuration actuelle en “petit lac” a permis de découvrir de vastes étendues de terres fertiles et rend plus de services qu’à l’époque humide aux populations qui savent en tirer profit, constate Christian Seignobos, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Le remplissage [du lac] briserait cet équilibre. Pour les populations, ce serait un désastre. »
L’idée d’un méga-ouvrage qui canaliserait de vastes quantités d’eau, prélevées depuis la zone tropicale humide du bassin du Congo vers un Sahel assoiffé, est pourtant ancienne.
Jacques Lemoalle, chercheur émérite à l’IRD, fait remonter cette chimère à 1932. L’architecte allemand Herman Sörgel imagine alors « Atlantropa ». « Ce projet prévoyait de drainer l’eau du fleuve Congo vers les chotts [vastes étendues d’eau salées] du Sud tunisien et algérien pour y développer une agriculture irriguée, raconte l’hydrologue français. Le lac Tchad n’était alors qu’une étape intermédiaire. » Une idée restée sur les étagères des utopies coloniales. Mais l’ambition de valorisation puis de sauvegarde du lac n’a pas pour autant été abandonnée.

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Au début des années 1980, la société italienne Bonifica perpétue le mythe de grandes infrastructures avec, cette fois, une proposition de transfert des eaux turbides du fleuve Congo d’abord. Puis de l’Oubangui ensuite. Ce projet, dénommé Transaqua, prévoit la construction d’un canal de 2 400 km reliant cette rivière, qui forme la frontière naturelle entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Centrafrique, au Chari, le principal tributaire du lac Tchad. Kinshasa ne veut pas en entendre parler, et les experts s’interrogent sur les impacts sociaux et environnementaux.
Mais le projet continue de fasciner. En 2010, la CBLT se tourne vers un cabinet canadien qui réalise une étude – jamais publiée – sur un scénario plus « modeste » d’un transfert de 6 km³ d’eau par an, contre 100 puis 40 km3 par an pour Transaqua. La facture reste exorbitante : 14 milliards de dollars (11 milliards d’euros) pour des bénéfices incertains.
Pour les scientifiques, le lac Tchad ne disparaît pas. Il est en perpétuelle évolution
La défense du lac Tchad est entre-temps devenue médiatique avec le documentaire Une vérité qui dérange (2006) de l’ancien vice-président américain Al Gore. La NASA diffuse des images satellites alarmantes, contestées depuis, montrant qu’en l’espace de moins de quarante ans l’étendue lacustre aurait perdu 90 % de sa superficie. A ce rythme, elle disparaîtrait d’ici à vingt ans.
Les meilleurs spécialistes de la zone ne donnent pourtant que peu de crédit à cette prédiction. Faute de données fiables de terrain où les instruments de mesure sont obsolètes, ces scénarios alarmistes continuent d’avoir cours. Le géographe français Géraud Magrin, lui, dénonce un « mythe » ou un « objet hydropolitique » destiné à assouvir les rêves de grandeur de chefs d’Etat.
Pour ces scientifiques, le lac Tchad ne disparaît pas. Il est en perpétuelle évolution. « La variation des niveaux des eaux dépend des pluies et nul ne sait comment elles évolueront, affirme l’hydrologue Abou Amani, de l’Unesco. Les modèles climatiques se contredisent et on navigue à vue. » Il n’existe en effet aucun réseau de suivi des variations du lac Tchad, et le fleuve Chari n’est plus jaugé depuis bien longtemps. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) n’exclut pas une hausse importante des précipitations sur le Sahel d’ici à la fin du siècle.
« Discours des années 1960 »
« Il s’agit pour les chefs d’Etat de faire un choix de développement », ajoute M. Amani. La question, longtemps taboue, de la croissance démographique, reste déterminante dans la région, où la population devrait doubler d’ici à 2050.
Plus que le changement climatique, elle interroge la capacité de ce « petit lac », dont la surface varie entre 2 000 et 14 000 km2 selon les crues, à assurer les besoins des habitants. Deux milliards de dollars seront nécessaires cette année pour répondre à la crise humanitaire dans la région, selon l’ONU.

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Fragilisés sur le plan sécuritaire, les présidents du lac exhument aujourd’hui ce méga-projet de réapprovisionnement en eaux, dont le coût pourrait atteindre des milliards de dollars. L’historien Vincent Hiribarren, de King’s College de Londres, y voit une façon d’échapper à la réalité présente en renouant avec « un discours développementaliste des années 1960 ». Une manière, pensent-ils, d’attirer les investisseurs, les bailleurs de fonds, et ainsi de relancer une économie exsangue dans l’espoir de conjurer la menace terroriste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Dans un canton de ce département, élus et agriculteurs se mobilisent et espèrent que leurs communes figureront encore dans la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées.
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Zones agricoles défavorisées : des communes de l’Aude craignent de « tout perdre »

Dans un canton de ce département, élus et agriculteurs se mobilisent et espèrent que leurs communes figureront encore dans la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h08
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 14h32
    |

                            Florian Reynaud (Fanjeaux, Envoyé spécial)








                        



   


« Regardez cette terre : je ne la travaille pas, en tracteur c’est trop dangereux ! » Loïc Albert désigne du doigt un de ses terrains. Dans le canton de La Piège au Razès, région vallonnée de l’ouest de l’Aude, non loin de Castelnaudary, beaucoup d’agriculteurs ont le même problème : des surfaces trop pentues pour y faire pousser quoi que ce soit. On y met les bêtes, à défaut d’y mettre des céréales.
Pour autant, ces terres, qui ne sont pas toujours de bonne qualité et qui — en dépit de la pluie qui ne cesse de tomber cet après-midi de février — ne sont pas très bien irriguées, on y tient. Et on entend pouvoir continuer à y travailler. Mais encore faudrait-il pouvoir être sûr que cela soit possible. Et ça, dans le canton de La Piège au Razès, c’est la grande interrogation — et peur — du moment.
Tout dépendra de la nouvelle carte de France des « zones agricoles défavorisées », qui permet aux agriculteurs de toucher l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN). En place depuis 1976, ce dispositif indemnise les éleveurs dans des régions où l’agriculture est rendue plus difficile par les conditions naturelles.
Après deux ans de négociations, cette carte a été redessinée par le gouvernement à la demande de la Commission européenne. Y figurer, c’est l’assurance de continuer à bénéficier d’aides ; en sortir, c’est devoir se passer de ce soutien financier.

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                Que sont ces zones agricoles défavorisées qui vont être réformées ?



« Est-ce que nos collines se sont aplaties ? »
En ce qui les concerne, les exploitants, ainsi que les élus locaux d’une quarantaine de communes du canton de La Piège au Razès, n’imaginent pas l’avenir sans ces aides précieuses. Et pourtant, plusieurs dizaines de ces communes vont sortir du zonage, confirme le ministère de l’agriculture au Monde. « Dans les 115 simulations faites, une seule incluait La Piège, et elle a été balayée par la Commission », assure une source proche du ministère.
Dans le canton, 55 éleveurs ont peur de perdre leur indemnité compensatoire. « Est-ce que nos collines se sont aplaties ? », demande Denis Juin, le maire de la commune de Fanjeaux. Depuis deux semaines, les actions se multiplient pour faire reconnaître les difficultés locales. Des manifestations ont eu lieu, « sans brûler un seul pneu », soulignent les agriculteurs.

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          Contre le déclassement des zones défavorisées, les agriculteurs en colère ne désarment pas



Des actions plus symboliques ont été engagées. Brice Asensio, maire de Cazalrenoux, a eu l’idée de « mettre en vente » le canton de La Piège, puis quarante-deux villages, un par un, sur le site de vente en ligne Le Bon Coin. « Pour le prix, s’adresser à : Mr TRAVERT Stéphane, Ministre de l’Agriculture, au 01.49.55.57.46. », peut-on lire sur l’annonce pour Fanjeaux, principal village du secteur.
« C’est simple, dans un village de 90 habitants, quand vous avez un tiers de retraités, un tiers d’employés du tertiaire et un tiers d’agriculteurs, si vous perdez ces derniers, vous perdez tout », assure M. Asensio, qui explique que le canton de La Piège n’est pas vraiment riche en services publics, ni en industries.
« Les élus locaux sont les seuls à nous soutenir depuis le début », dit Loïc Albert, alors que les syndicats sont regardés avec méfiance. Un peu partout, sur des mairies et des panneaux, on aperçoit des pancartes « A vendre ».
Des aides vitales
L’aide annuelle accordée aux éleveurs de ces « zones défavorisées » peut représenter une part importante de leur budget. Ainsi, la ferme de Loïc Albert, à Saint-Julien-de-Briola, a-t-elle reçu 16 000 euros en 2016, pour une exploitation laitière qui emploie trois personnes : Loïc, 28 ans, son père, Patrick, et sa sœur Maïlys.
Moins de deux cents hectares pour quatre-vingts vaches : comme toutes les fermes du secteur, celle de Briola est une exploitation à taille humaine. Patrick Albert a repris l’exploitation en 2011, et s’est lancé dans le bio un an plus tard.
Presque sept ans plus tard, l’exploitation a achevé sa conversion et Loïc Albert pensait commencer à sortir la tête de l’eau : « On est autosuffisants alimentairement, les dettes ont quasiment toutes été remboursées aux coopératives, perdre l’ICHN, c’est comme un mauvais rêve », dit-il. Cette perte perturberait les investissements et frapperait les salaires déjà maigres.
« Je ne devrais pas avoir à emprunter de l’argent à mon père quand je bosse soixante-dix heures par semaine »
Quand Yvan Teyssandier s’est reconverti, il y a quatre ans, après une carrière dans le transport et « un million d’autres boulots », c’était pour réaliser son « rêve d’être fermier ». Ses 31 hectares — dont 25 sur lesquels on ne peut rien faire pousser — et 65 moutons lui donnent droit à 4 000 euros d’aide par an.
Pourquoi s’être installé sur ces terres pauvres et au rendement moins élevé ? « Quand on cherche une ferme, on n’a pas trop le choix », répond-il. Sa ferme, entièrement bio, comprend également trois ânes et une vingtaine de cochons en plein air. Perdre ces 4 000 euros annuels l’obligerait à travailler sans salaire, alors que sa femme vient d’être licenciée et que le couple a deux enfants à charge.
Il tente bien de se diversifier, avec deux gîtes loués l’été, le dernier construit en empruntant de l’argent à la famille. « Je ne devrais pas avoir à emprunter de l’argent à mon père quand je bosse soixante-dix heures par semaine », juge-t-il.
S’il perd son aide, Jeremy Castignolles risque, lui aussi, de perdre son exploitation. Ce jeune éleveur de brebis a repris la ferme familiale appartenant à son père, qui l’avait lui-même reprise à son père. Il reçoit 8 000 euros annuels pour ses 180 hectares et 290 brebis, ce qui participe à son salaire.
« Est-ce que je me poserais la question de prendre un boulot à mi-temps ? Oui, mais du coup ça me prendrait du temps sur l’exploitation », regrette le jeune éleveur, qui « ne compte pas ses heures » et est déjà affecté par la baisse du cours de la viande.
Une lettre au président de la République
Les éleveurs concernés et les céréaliers solidaires se sont rassemblés dans un collectif, Pour que vive La Piège. Mardi 20 février, ils étaient une vingtaine à se rendre au siège local de la Mutualité sociale agricole (MSA) pour témoigner symboliquement de leurs conditions de travail.
« On veut être considérés comme des agriculteurs en détresse psychologique », exige Patrick Albert devant le responsable de l’organisme. « C’est des fermes de taille moyenne qui vont disparaître », lâche un autre éleveur.
Les éleveurs sont d’autant plus en colère que des communes du Lauragais et de Castelnaudary, avec selon eux des terres plus riches et surtout moins vallonnées, pourraient entrer en zone défavorisée. Des zones « confrontées au réchauffement climatique », argue-t-on du côté du ministère.
A l’heure où aucune carte officielle n’a encore été publiée, les agriculteurs font leurs propres recherches. A son domicile, Patrick Albert imprime et met côte à côte des cartes de la région : « Ici, on voit les zones les plus irriguées, et ce sont celles qui vont entrer en zone défavorisée ! »

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          Zones agricoles défavorisées : quelque 1 400 communes vont en sortir



Que le zonage actuel, vieux de quarante ans, fasse l’objet d’un rafraîchissement, n’est pas contesté : « Chaque Etat membre avait fait sa sauce, et la Commission européenne vient faire le point », explique Jean Jacquez, responsable d’étude au syndicat Coordination rurale. « On serait de mauvaise foi si on demandait le même zonage, reconnaît-il, pas syndicalement correct. » Mais il ajoute que certains territoires ont été écartés alors qu’ils méritent ces aides européennes.
Mercredi 21 février, les maires de La Piège et du Razès ont adressé un courrier au président de la République, Emmanuel Macron, en vue du Salon de l’agriculture, le 24 février :
« Nous ne pouvons pas imaginer que vous n’entendiez pas la détresse de toute une région qui va disparaître. »
A ce stade, le gouvernement a promis des aides transitoires dégressives pour les éleveurs qui sortiront de la zone le 1er janvier 2019. Le cabinet du ministère de l’agriculture assure que des aides d’accompagnement supplémentaires vont être étudiées. En attendant, le calendrier est serré : les critères et la carte vont être négociés avec la Commission européenne, et la France veut verser les aides à partir de mars 2019.



                            


                        

                        


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Que sont ces zones agricoles défavorisées qui vont être réformées ?

A quelques jours de la publication de la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées, les agriculteurs sont toujours dans la rue pour dénoncer la perte de leurs indemnités.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h07
    |

                            Margot Desmas








                        


C’est l’un des motifs de tension et d’inquiétude actuels chez les agriculteurs : la carte de France des zones agricoles défavorisées, qui date de plus de quarante ans, va être redessinée.
Cela fait suite à une demande de la Cour des comptes européenne, qui critiquait l’hétérogénéité de ces territoires d’un pays à l’autre, questionnait le maintien de l’éligibilité de certains et préconisait une redéfinition des cartes « en vue de garantir une utilisation efficace des fonds de l’Union et l’égalité de traitement pour les agriculteurs dans l’ensemble de l’Union ».
Le découpage actuel, qui date de 1976, devrait être remplacé au 1er janvier 2019 par une nouvelle carte, que le ministère de l’agriculture présentera d’ici à quelques jours. Mais la réforme est déjà vivement critiquée.

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Le ministère a affirmé que 3 555 communes supplémentaires allaient entrer dans le classement et profiter de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) à partir de mars 2019, une aide financière essentielle à certains agriculteurs.
Le nouveau zonage risque toutefois d’en écarter 1 400 autres, autant d’exploitants qui perdront cette indemnité. Les Deux-Sèvres, l’Indre-et-Loire, le Loiret, et le Loir-et-Cher sont, entre autres, les zones où des exploitations risquent d’être écartées du classement.
Le ministère se défend et explique qu’en quarante ans « il y a eu une énorme évolution de l’agriculture sur ces territoires. Une grande partie des handicaps liés à la qualité des sols ont été améliorés ». Deux groupes de travail seront bientôt mis en place pour accompagner les sortants et penser des aides supplémentaires.
Qu’est-ce que l’indemnité compensatoire de handicaps naturels ?
Cette aide, versée à 99 000 agriculteurs en France, est financée à 25 % par l’Etat et à 75 % par le Fonds européen agricole de développement rural, le deuxième pilier de la politique agricole commune (PAC). Le montant moyen de cette aide, créée en 1975 pour aider les éleveurs situés en zone défavorisée, varie de 5 000 à 15 000 euros par an pour une exploitation. Calculée en fonction du nombre d’hectares « défavorisés », elle dépend également du type de terrain où se situe l’exploitation.
Actuellement, plus de 16 000 communes sont considérées comme des zones agricoles défavorisées, c’est-à-dire des « zones soumises à des contraintes naturelles », qui se découpent en trois catégories :
les zones de montagne, automatiquement classées en zones agricoles défavorisées, concernent 58 % des bénéficiaires de l’ICHN. Aucune exploitation située dans ces zones ne sera déclassée à l’issue de la réforme ;les zones défavorisées simples, qui englobent 10 429 communes en France, vont constituer l’essentiel de la réforme sur le nouveau zonage. Pour faire partie de cette catégorie, il faudra désormais qu’au moins 60 % de la surface agricole utilisable d’une commune soit affectée par l’un des huit critères déterminés par l’Union européenne : « basses températures, sécheresse, excès d’eau dans le sol, sols mal drainés, texture et pierrosité du sol, profondeur d’enracinement, propriétés chimiques, pente » ;les zones affectées de handicaps spécifiques désignent des environnements fragiles comme le marais poitevin. Le gouvernement travaille à définir de nouvelles zones « herbagères » et des « zones humides », qui pourront représenter jusqu’à 10 % du territoire national et ainsi éviter de déclasser trop d’exploitations.

   


En plus de cette indemnité, les agriculteurs peuvent recevoir des aides directes de l’Union européenne qui représentent toujours l’essentiel du budget de la PAC, bien que cette part décroisse régulièrement.


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Le budget alloué au développement rural évolue chaque année
Les fonds consacrés au développement rural permettent d’indemniser les agriculteurs dont l’exploitation se situe en zone agricole défavorisée, les aider à moderniser leurs exploitations et à devenir plus compétitifs.

Source : Agreste, recensement agricole



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Comment les aides financières de la PAC ont-elles évolué ?
Avec un apport de 19 milliards d’euros en 2015, la France est le deuxième contributeur au budget de la PAC, derrière l’Allemagne. L’Hexagone est par ailleurs le premier bénéficiaire des dépenses relatives à la PAC, et pour cause : il s’agit du premier pays européen en termes de surface agricole utile. En 2015, plus de 9 milliards d’euros ont été attribués à la France pour accompagner les agriculteurs. Une somme importante, bien que la PAC n’occupe aujourd’hui plus que 50 % du budget total de l’Union européenne ; ce qui n’a pas toujours été le cas.
Née du traité de Rome avant sa mise en place, en 1962, la PAC prônait le productivisme, dans un contexte de pénurie où l’Europe n’atteignait pas l’autosuffisance alimentaire. Ses dépenses budgétaires représentaient la quasi-totalité du budget communautaire en 1980, mais les différentes réformes ont fait s’inverser la tendance.
Les mesures de la PAC, visant à accorder des aides aux exploitations en fonction de leur quantité de production, causent une importante surproduction trente ans après sa mise en place. L’institution est accusée de favoriser, par ses aides économiques, les grosses exploitations au détriment des plus petites. Depuis plusieurs décennies, le nombre global de propriétés agricoles décroît, mais le nombre de grosses exploitations, lui, augmente effectivement.


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Le nombre de petites et moyennes exploitations a été divisé par quatre en vingt-cinq ans
Les exploitations sont classées selon des coefficients permettant le calcul de leur production brute standard (PBS). Le PBS des petites exploitations est inférieur à 25 000 euros, tandis qu’il est supérieur ou égal à 100 000 euros pour les grandes exploitations.

Source : Agreste, recensements agricoles



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		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "datetime",
		 categories:null,
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value:%Y}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Petites exploitations",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        568076400000,
        477000
      ],
      [
        946767600000,
        278000
      ],
      [
        1262386800000,
        179000
      ],
      [
        1357081200000,
        144000
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Moyennes exploitations",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        568076400000,
        393000
      ],
      [
        946767600000,
        218000
      ],
      [
        1262386800000,
        151000
      ],
      [
        1357081200000,
        132000
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Grandes exploitations",
    "color": "#285a82",
    "data": [
      [
        568076400000,
        147000
      ],
      [
        946767600000,
        169000
      ],
      [
        1262386800000,
        162000
      ],
      [
        1357081200000,
        176000
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’Europe lance alors en 2003 une réforme radicale pour découpler production et aides économiques, les aides directes étant remplacées par un paiement unique, indépendant de la quantité de ressources produite. Ces soutiens financiers sont attribués selon dix-huit critères relatifs à l’environnement, la sécurité alimentaire et le bien-être des animaux, ce qui engage aussi un tournant vers une politique de développement rural plus large.
Dernièrement, l’Union européenne a également revalorisé l’ICHN de 15 % et l’a élargie aux producteurs laitiers, ce qui en fait sa plus grande augmentation – avant d’en redessiner les contours d’ici à 2019, déclenchant la colère des agriculteurs concernés.



                            


                        

                        

