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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisir, dont la méthodologie a changé, communique sur 4,3 milliards d’euros de vente en 2017, grâce à la Switch et au retour en forme de grosses licences.
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Le SELL annonce un nouveau chiffre d’affaires record pour le jeu vidéo en France

Le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisir, dont la méthodologie a changé, communique sur 4,3 milliards d’euros de vente en 2017, grâce à la Switch et au retour en forme de grosses licences.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h41
    |

            William Audureau








                        



   


Une PlayStation 4 endurante, une Switch lancée en fanfare, et de grandes licences comme Call of Duty ou Assassin’s Creed de retour à leur plus haut niveau : les éditeurs de jeu vidéo peuvent se féliciter d’une année 2017 marquée par une progression de 18 % en valeur par rapport à 2016, et d’un chiffre d’affaires record pour l’industrie.
Ce sont les principaux motifs de satisfaction affichés lundi 26 février dans son bilan annuel par le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisir (SELL), principal représentant des intérêts commerciaux du secteur du jeu vidéo en France. Avec 4,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, l’année 2017 fait mieux que les 3,46 milliards d’euros — depuis révisés à 3,64 milliards — de l’année précédente, qui constituait déjà un record.
Les consoles motrices
Ces excellents chiffres étaient attendus, après le lancement en fanfare de la Switch de Nintendo — qui a déjà passé le million d’unités vendues en France — combinée à la robustesse des ventes de PlayStation 4 — déjà 70 millions de consoles au niveau mondial. En tout, le marché de la console a progressé de 31 % en un an, relève le SELL. « Les lancements de la Nintendo Switch, de la Xbox One X et les ventes soutenues de la PlayStation 4 et de la PlayStation 4 Pro hissent les ventes de consoles à leur plus haut niveau depuis 2010 », se félicite Julie Chalmette, présidente du syndicat, dans son bilan annuel.
Côté jeux, plusieurs licences en perte de vitesse ces dernières années ont connu un vif regain, comme Call of Duty (1,02 million de ventes pour Call of Duty: WWII contre 466 000 pour Infinite Warfare en 2016) ou Assassin’s Creed (453 000 ventes pour Origins, contre 227 000 pour le dernier épisode sorti, Syndicate, en 2015).
FIFA se maintient à la première place des ventes avec 1,364 millions d’exemplaires écoulés, hors bundles, pour FIFA 18, en très léger recul par rapport à FIFA 17. A noter que Nintendo place trois jeux Switch dans les 10 meilleures ventes, The Legend of Zelda: Breath of the Wild (3e, 511 000), Mario Kart 8 Deluxe (4e, 501 000) et Super Mario Odyssey (400 000). Seule déception, Star Wars Battlefront II, très critiqué pour son modèle économique, termine l’année à seulement 248 000 pièces, contre 380 000 pour son premier épisode, en 2015.
Le mobile mieux pris en compte
Critiqué les années précédentes pour son manque de couverture des ventes dématérialisées, le syndicat s’appuie désormais sur trois nouveaux fournisseurs, App Annie, Game Sales Data et GameTrack, et non plus sur Gfk, qui fournit les chiffres d’affaires des principales industries culturelles en France, afin, explique le syndicat, « d’avoir une meilleure vue du marché global du jeu vidéo sur mobile par rapport aux années précédentes. » Clash Royale a ainsi été le jeu le plus rentable en France en 2017, devant Dragon Ball Z: Dokkan Battle et Clash of Clans.
Le marché du jeu vidéo est caractérisé par une grande opacité, ni Apple (iPhone, iPad), ni Google (Android), ni Valve (Steam), les trois principaux acteurs du marché, ne communiquant les ventes réalisées sur leurs plates-formes respectives. Le jeu-phénomène de 2017, Playerunknown’s Battlegrounds, n’apparaît nulle part dans les comptes du SELL, pas plus que League of Legends — signe que le chiffre d’affaires de l’industrie est probablement plus important encore qu’annoncé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, a écarté l’idée d’une fermeture des petites lignes ferroviaires non rentables, préconisée par le rapport Spinetta.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Jean-Luc Vergne, 69 ans, sera président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, en remplacement de Mathieu Gallet qui est révoqué.
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Jean-Luc Vergne, PDG par hasard

Jean-Luc Vergne, 69 ans, sera président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, en remplacement de Mathieu Gallet qui est révoqué.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 13h00
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Est-ce l’approche du cinquantenaire de Mai 68 ? Ou une lointaine ressemblance physique avec le journaliste Serge July – le nez, la chevelure et la barbe poivre et sel évoquent l’ex-maoïste fondateur de Libération ? Toujours est-il qu’en plein entretien avec Jean-Luc Vergne, 69 ans, président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, on ne peut s’empêcher de lui poser la question : qu’a-t-il fait de sa jeunesse ?
En 1968, à Bordeaux, il a participé aux manifestations, comme beaucoup de gens de sa génération. Né vingt ans plus tôt dans une famille modeste, d’un père ouvrier charpentier et d’une mère qui avait quitté l’école tôt, il avait soif de liberté dans une France gaulliste compassée et autoritaire. Certains voulaient tout renverser. Pas lui. Il n’a jamais été ni mao, ni trotskiste, ni « situ », et la révolution n’était pas son credo. On ne pourra pas donc dire qu’il est passé du col Mao aux grands groupes industriels français.
Influencé par une tradition familiale de gauche, il fut en revanche membre de l’UNEF, le syndicat étudiant ; à l’occasion, il a fait le coup de poing, toujours à Bordeaux, contre les « fachos » d’Occident. Cinquante ans après, il ne renie pas cette époque militante, même s’il n’a jamais pris de carte dans un quelconque parti politique – sauf dernièrement pour suivre La République en marche d’Emmanuel Macron, mais, précise-t-il légèrement jésuite, il s’agit d’un « mouvement »….

Au contraire, il défend ce moment de grande liberté, qui a permis à la société française de se décorseter : « Il y avait un côté festif, ouvert sur le monde, un côté égalité et justice. » « Beaucoup d’idées qui ont influencé Valéry Giscard d’Estaing ou Mitterrand par la suite ont émergé en 1968 », affirme-t-il dans ce café de la place du Trocadéro, au cœur des beaux quartiers parisiens, où il nous a donné rendez-vous.
« Escalier social »
Il habitait sur la rive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le gouvernement veut recourir aux ordonnances pour réformer le système ferroviaire ; deux des quatre syndicats représentatifs veulent réagir plus vite que ce qui était prévu.
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Réforme de la SNCF : vers une grève « avant le 22 mars » ?

Le gouvernement veut recourir à des ordonnances pour réformer le système ferroviaire ; deux des quatre syndicats représentatifs veulent réagir plus vite que prévu.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 19h10
   





                        


Fin du recrutement au statut, recours à des ordonnances…, les annonces du premier ministre, Edouard Philippe, qui a lancé, lundi 26 février, la réforme du rail, ont été qualifiées de « provocation » par les syndicats de cheminots SUD-Rail (3e représentatif) et par la CFDT (4e).
Le premier ministre a dit vouloir recourir à des ordonnances pour faire adopter « avant l’été » une réforme de la SNCF, prévoyant, entre autres, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues. Il a justifié la nécessité de cette réforme par la situation « alarmante », « intenable », dans laquelle se trouve, selon lui, la SNCF.

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                SNCF : neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



Proposition de grève reconductible
L’UNSA-Ferroviaire et la CFDT-Cheminots, deux des quatre syndicats représentatifs à la SNCF (avec la CGT et SUD-Rail), ont décidé d’accélérer le mouvement et de réagir : l’UNSA-Ferroviaire, deuxième syndicat, proposera à l’intersyndicale prévue mardi après-midi pour discuter de la réponse à apporter aux annonces du gouvernement une grève « avant le 22 mars », date à laquelle la CGT avait prévu une manifestation, avant même les annonces du gouvernement.
« Je vais demander à ce que demain on rentre dans un processus (…) d’alerte sociale à la SNCF, qui pourra déboucher sur la grève », a déclaré Roger Dillenseger, le secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire.
Plus tôt dans la journée, la CFDT-Cheminots avait fait savoir à l’agence de presse Reuters, par la voix de Didier Aubert, son secrétaire général, qu’elle « proposera d’appeler à une grève reconductible le 12 mars » les trois autres syndicats représentatifs de l’entreprise.
La semaine dernière, les syndicats avaient, d’une même voix, mis en garde l’exécutif contre toute utilisation des ordonnances, un casus belli à leurs yeux, en brandissant la menace d’un conflit social « majeur ».
« Vraie injustice et vraie provocation »
« L’annonce de la fin du statut est vécue par les agents comme une vraie injustice et une vraie provocation », a déclaré Erik Meyer (SUD-Rail), dénonçant, par ailleurs, « un chantage à l’ordonnance ». « Ce n’est pas de nature à établir un débat serein », a-t-il regretté.
Les deux syndicats restent également très sceptiques quant à l’engagement du gouvernement concernant les petites lignes. « Dire aux régions, “c’est vous qui allez avoir la décision finale” » ne signifie en rien les sauver, compte tenu des difficultés de financement, a averti Didier Aubert.
Le gouvernement « refile le bébé » aux régions, a également dit Erik Meyer de SUD, y voyant aussi « une manœuvre » du gouvernement « pour faire baisser la mobilisation et pour essayer de [la] rendre impopulaire », car recentrée sur le statut des cheminots.
SUD-Rail comme la CFDT regrettent aussi que le gouvernement ne se soit pas plus engagé sur la question de la dette, une question qu’il « faut traiter avant les autres », selon M. Meyer.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a assuré qu’il ne « laisser[ait] personne cracher à la figure des cheminots », dans une interview aux Echos. « Le gouvernement pouvait se permettre de procéder par ordonnances sur la réforme du marché du travail, car il l’avait clairement dit pendant la campagne et parce que la réforme est intervenue juste après l’élection. Ce n’est pas le cas pour la SNCF », souligne le dirigeant syndical.

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                Un printemps 2018 dans la même veine que le mouvement social de 1995 ?




Réactions politiques
Côté politique, l’opposition fustigeait surtout le choix du recours à des ordonnances. « Est-ce qu’on a vraiment besoin, dans l’état de la situation, de légiférer par ordonnances ? », a demandé Gilles Platret, porte-parole des Républicains, alors que « sur la SNCF, ce n’était pas un engagement de campagne » d’Emmanuel Macron.
« Nous dénonçons la méthode brutale et arrogante employée par le gouvernement pour engager la réforme ferroviaire. La confirmation d’un recours aux ordonnances va, en effet, inutilement diviser les acteurs de la SNCF et risque de dresser les Français contre cette entreprise publique qui relève du patrimoine national », ont dénoncé de leur côté les anciens ministres socialistes Stéphane Le Foll et Frédéric Cuvillier.
Steeve Briois, secrétaire général du FN, considère quant à lui que le gouvernement va « étouffer le débat démocratique » en recourant à des ordonnances. Et il ajoute sur son compte Twitter : « Les exemples, à l’étranger, de privatisation et d’ouverture à la concurrence du rail ont été des catastrophes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le gouvernement a lancé lundi 26 février la réforme de la SNCF, qu’il compte mener par ordonnances, en affirmant qu’il n’y aurait plus de recrutement au statut de cheminot « à l’avenir ».
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le système de géolocalisation conçu par la start-up toulousaine fonctionne là où le GPS ne passe pas. Il a déjà séduit les exploitants des métros de plusieurs villes, à l’étranger et en France.
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Syntony, la start-up française qui fait entrer les satellites dans le métro

Le système de géolocalisation conçu par la start-up toulousaine fonctionne là où le GPS ne passe pas. Il a déjà séduit les exploitants des métros de plusieurs villes, à l’étranger et en France.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 12h44
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        



                                


                            

Les locaux de 2 400 m2 achetés récemment à l’entrée de Colomiers (Haute-Garonne), non loin de l’immense écosystème d’Airbus et de l’industrie aéronautique, sont flambant neufs mais à peine aménagés. Pour cause : créée il y a trois ans, la société Syntony emploie aujourd’hui 28 salariés, et en comptera certainement plus de 50 avant la fin de l’année.
Spécialisée dans les solutions de radionavigation logicielle, à la différence des signaux GPS traités par puces, la start-up lancée par quatre anciens ingénieurs ou informaticiens fait son trou… dans la plupart des tunnels des métros du monde. New York, Stockholm, Helsinki, Munich, Séoul et, bientôt, Toulouse s’arrachent une technologie qui permet de capter et traiter les signaux de radiofréquence dans les endroits les plus confinés.
« Je crois bien qu’actuellement nous sommes les seuls au monde à proposer cette technologie, affirme Joël Korsakissok, fondateur et président de Syntony. Ce logiciel, appelé SubWave, permet la localisation des appels d’urgence dans les stations de métro, mais aussi dans les tunnels, à partir de n’importe quel smartphone et sans recours à une application dédiée. Essentiellement pour les personnes qui y travaillent, là ou le GPS ne passe pas ou mal », précise cet ancien ingénieur en télécommunications.
La géolocalisation de demain
Diplômé de Supélec, expert reconnu dans la programmation scientifique de logiciels et systèmes embarqués, il quitte, en 2013, l’entreprise Silicom. « C’était le bon moment, notre logiciel en était à ses débuts mais nous avions déjà été sollicités. Nous nous sommes lancés dans l’aventure à quatre, avec peu argent. »
Aux côtés de son épouse et de deux doctorants, il développe donc le « petit boîtier » qui devrait révolutionner la géolocalisation de demain. « Nous travaillons, en fait, sur la loi de Moore, qui affirmait que le nombre de transistors – l’élément principal qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La Banque centrale européenne a déclaré la troisième banque commerciale du pays en faillite après les accusations de blanchiment d’argent du Trésor américain.
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Le système bancaire letton sous pression après la chute d’ABLV

La Banque centrale européenne a déclaré la troisième banque commerciale du pays en faillite après les accusations de blanchiment d’argent du Trésor américain.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h01
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

On pensait le système bancaire européen à peu près rétabli. Le scandale qui secoue la troisième banque lettone, ABLV Bank, depuis plusieurs jours rappelle que des fragilités demeurent. Mais aussi de nombreuses zones d’ombre, soulignant les failles de la supervision financière en zone euro, pourtant renforcée en 2014 avec la création du mécanisme de surveillance unique (MSU) des banques.
Samedi 24 février, la Banque centrale européenne (BCE), qui héberge le MSU, a déclaré ABLV en « état de faillite ou faillite probable », cinq jours après avoir imposé un gel des paiements à l’établissement – une mesure inédite. La banque est dans la tourmente depuis le 13 février. Ce jour-là, le Trésor américain l’a accusée d’avoir « institutionnalisé le blanchiment d’argent » impliqué dans des programmes illégaux de développement d’armes en Corée du Nord. Il réclame des sanctions. La banque dément avec vigueur, criant au sabotage.
Reste que, depuis, ABLV est coupée du système financier, au point de frôler l’asphyxie. Samedi, le mécanisme de résolution unique (MRU), pilotant les procédures concernant les banques défaillantes de la zone euro, a confirmé sa faillite. Jugeant que l’établissement ne peut pas être restructuré ou repris, il va désormais procéder à sa liquidation.

Risque pour la stabilité financière
D’après le MRU, les déboires d’ABLV ne représentent aucun risque pour la stabilité financière de la zone euro. « A titre de comparaison, son bilan pèse 3,6 milliards d’euros, contre plus de 2 000 milliards d’euros pour celui de BNP Paribas », précise Eric Dor, économiste à l’école de management Iéseg. De son côté, le gouvernement du premier ministre Maris Kucinskis a choisi de ne pas sauver la banque, estimant que son exposition à l’économie lettone est faible. Les autorités lettones devaient néanmoins se réunir lundi 26 février, afin de s’assurer que la chute d’ABLV n’aurait pas d’impact sur d’autres établissements.
Cette...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La société chinoise de location de vélos s’était lancée en France en octobre 2017. Mais pour réussir, il aurait fallu que la qualité du service proposé soit de nature à décourager le vandalisme, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».
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Vélos libérés, vélos martyrisés : Gobee.bike jette l’éponge en France

La société chinoise de location de vélos s’était lancée en France en octobre 2017. Mais pour réussir, il aurait fallu que la qualité du service proposé soit de nature à décourager le vandalisme, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    26.02.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 11h57
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Il nous est arrivé à tous, durant notre enfance, de piquer une grosse colère contre notre vélo, de le jeter par terre de rage pour un pneu mal gonflé, une chaîne qui déraille. Lassé par ses vélos cassés, Gobee.bike lui aussi jette l’éponge. Le spécialiste du vélo en libre-service sans bornes de stationnement quitte la France et ces inciviques Français.

Pourtant, tout avait bien commencé, en octobre 2017, quand la firme de Hongkong promettait de révolutionner la mobilité urbaine en « changeant le modèle de pensée existant sur le déplacement en ville ». C’était compter sans les invasions de vandales qui ont fondu sur les vélos vert pomme comme une nuée de sauterelles.
500 000 vélos volés par an
« Des actes de vol et de détérioration n’ont fait que s’amplifier, devenant le nouveau passe-temps d’individus, le plus souvent mineurs, encouragés par les réseaux sociaux », explique l’entreprise. La révolution urbaine attendra, vaincue par la révolution des réseaux.
Il serait tentant de voir dans ce retrait soudain une nouvelle illustration de l’incivisme à la française. Cela ne suffit pas néanmoins à expliquer le ratage de la société chinoise.
D’abord, la chose n’aurait pas dû la surprendre, dans la mesure où, déjà, l’ancêtre du vélo partagé, le Vélib’, pourtant très lourd et solidement attaché à une borne par un crochet, a massivement été massacré. Depuis dix ans, ce sont 20 000 vélos qui ont été dégradés ou volés chaque année, soit l’ensemble du parc.

Et plus généralement, un demi-million de vélos sont volés chaque année en France. Proposer un vélo sans attache à un point fixe et avec une caution minimale de 15 euros relevait d’un pari que seuls les Danois ou les Suédois pourraient relever aujourd’hui… mais ceux-là possèdent tous leur vélo personnel.
Un pari difficile
Le concept du petit vélo rustique, sans vitesses, destiné à parcourir le dernier kilomètre entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Pour réduire le déficit, Cyril Ramaphosa a préféré alourdir la fiscalité plutôt que tailler dans les dépenses. La TVA passera ainsi de 14 % à 15 %.
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Le nouveau président sud-africain augmente les impôts

Pour réduire le déficit, Cyril Ramaphosa a préféré alourdir la fiscalité plutôt que tailler dans les dépenses. La TVA passera ainsi de 14 % à 15 %.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 11h37
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            

Un pari risqué. Quelques jours après la prise de pouvoir du nouveau président sud-africain, Cyril Ramaphosa, le gouvernement a présenté le 21 février son budget pour 2018. Celui-ci mise sur une augmentation des taxes pour réduire le déficit budgétaire et rassurer les marchés. L’annonce met un coup d’arrêt à l’euphorie qui a suivi la démission de Jacob Zuma, le 14 février, poussé vers la sortie par son propre parti, et rappelle à tous l’étendue du désastre économique qu’il laisse derrière lui : une croissance atone, un chômage touchant plus d’un quart de la population et un système public rongé par la corruption.
A peine nommé, M. Ramaphosa était parvenu à mettre tout le monde d’accord lors du très attendu discours sur l’état de la nation, en promettant une « nouvelle aube » à l’Afrique du Sud et en déclarant la guerre à la corruption. Sous les deux mandats de son prédécesseur, les affaires se sont enchaînées de manière presque ininterrompue, au point de miner durablement la confiance des investisseurs.
Mais, plutôt que de changer rapidement de ministre des finances, M. Ramaphosa a préféré envoyer le très décrié Malusi Gigaba, fidèle de Zuma, présenter le projet de loi de finances. Toujours tiré à quatre épingles, celui-ci a dévoilé aux députés réunis au Parlement du Cap un budget « difficile mais prometteur ».

Les marchés ont accueilli favorablement les nouvelles annonces
La mesure la plus discutée est une augmentation de la TVA, de 14 % à 15 %. C’est la première fois que le gouvernement y touche depuis 1994 et la fin du régime de l’apartheid. Combinée à des ajustements dans les tranches d’imposition, cette hausse devrait permettre à l’Etat de dégager l’équivalent de 2,5 milliards d’euros. Afin de limiter l’impact sur les ménages les plus pauvres, des produits de base comme le riz, le maïs, les haricots ne seront pas imposés, et les allocations sociales seront revalorisées, a tenté de rassurer M. Gigaba. Tandis...




                        

                        


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Mobile World Congress : la compétition se déplace vers le haut de gamme

Samsung, Sony et Nokia ont présenté à Barcelone des smartphones haut de gamme qui font le plein de nouveautés.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 15h58
    |

            Sandrine Cassini (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



   


C’est à deux pas de la place d’Espagne, au cœur de Barcelone, que Samsung a relancé la guerre des smartphones haut de gamme, si lucratifs pour les fabricants. Le géant sud-coréen a présenté dimanche 25 février, veille de l’ouverture du Mobile World Congress, grand-messe annuelle de la téléphonie, ses deux nouveaux smartphones, les Galaxy S9 et S9 Plus, qui seront commercialisés le 16 mars.

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« Les technologies sont trop compliquées, il faut trop d’étapes pour arriver à ses fins. En même temps, les utilisateurs ont partagé 10 milliards de vidéos et 5 milliards d’emojis [le terme japonais qui désigne ces images symbolisant une émotion] », a lancé D.J. Koh, président des communications mobiles de Samsung Electronics.
Galaxy S9 avec fonction « emoji »
Les deux nouveaux appareils, au design et aux performances proches de celles du Galaxy S8, se proposent de simplifier la vie des consommateurs tout en misant sur leurs applications préférées. Avec le S9, le quidam pourra ainsi prendre des photos nettes même dans l’obscurité. Autre nouveauté, la fonction ralenti (le « slow-motion ») est automatisée et se déclenche à chaque fois qu’elle perçoit dans une vidéo un mouvement intéressant.
Par ailleurs, l’assistant intelligent de Samsung, Bixby, sera intégré dans les images et permettra de traduire automatiquement un texte photographié (le menu d’un restaurant, par exemple). Il sait aussi reconnaître un produit et dirigera l’utilisateur vers un site d’e-commerce (principalement Amazon). Enfin, Samsung compte surtout sur sa nouvelle fonction « emoji » pour séduire le public. En se prenant en photo, chacun pourra créer à sa propre effigie 18 avatars exprimant différentes émotions.
Prix de ces nouveaux appareils : 849 et 949 euros. « Avec les S7 et les S8, nous avons vraiment construit une large gamme premium, qui part de 549 euros, et nous allons baisser le prix du S8 de 100 euros », explique Guillaume Berlemont, directeur marketing France de Samsung, qui précise que, l’an passé, le sud-coréen a vendu dans l’Hexagone 30 % de smartphones de plus qu’en 2016. « Nous sommes sur un marché qui fonctionne par innovation adjacente : les nouveautés viennent de l’intelligence artificielle, de la reconnaissance d’images, de la réalité augmentée… », explique Thomas Husson, du cabinet Forrester.

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Samsung réussira-t-il à convaincre ? Malgré ces innovations, les analystes d’IHS tablent sur un recul de 2,6 % des ventes de la marque cette année, dans un marché en hausse de 3,9 %. Il faut dire que la concurrence est rude, et que d’autres constructeurs offrent des fonctionnalités aussi attrayantes que le double appareil photo qui sera intégré dans le S9 Plus.

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Mais Samsung avait besoin d’un nouveau modèle pour se relancer. Au quatrième trimestre 2017, ses ventes ont légèrement décliné. Un phénomène qu’a également connu Apple, mais que la firme à la pomme a compensé en écoulant davantage de modèles onéreux comme l’iPhone 8 ou l’iPhone X.
Huawei, concurrent dangereux
Pour réussir l’entrée du S9 sur le marché, Samsung n’a pas de temps à perdre. Le 27 mars prochain, Huawei présentera en grande pompe à Paris sa nouvelle gamme de smartphones haut de gamme, les P20.

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Le show mondial du chinois se tiendra au Grand Palais. « Nous avons choisi Paris car c’est la ville de la mode et du design », explique Alex Huang, le patron France de la division grand public de la marque. Pourquoi si tardivement ? « Nous voulions rapprocher le plus possible la date de présentation de la commercialisation », justifie le dirigeant. En attendant, la marque chinoise a lancé une campagne de communication, suggérant aux consommateurs d’attendre leur produit avant d’opter pour un Samsung.
Mais le coréen sait lui aussi se montrer agressif. Pendant trois semaines, il proposera aux consommateurs de racheter leur vieux mobile, quelle qu’en soit la marque, au prix du marché, et leur offrira en outre un bon de 100 euros.
Pour Samsung, Huawei est un concurrent dangereux. Encore inconnu en Europe il y a quelques années, le chinois est rapidement devenu numéro trois en France, où il a progressé de 30 % l’an passé, et il est au coude-à-coude avec Samsung en Italie et en Espagne.
Et d’autres concurrents sont aux aguets. Sony Mobile a ainsi dévoilé deux nouveaux smartphones : le Xperia XZ2, doté d’un écran de 5,7 pouces, et sa version « compacte », commercialisés à 799 et 599 euros. A l’image de Samsung, le japonais mise beaucoup sur les émotions des utilisateurs.

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Parmi les nouveautés proposées, l’appareil permettra de prendre des selfies (autoportrait) en 3D et de les partager sur Facebook, avec lequel Sony a conclu un partenariat. « On pourra aussi filmer en 4K. La batterie a été renforcée, ainsi que l’écran, désormais inrayable », détaille Jean-Raoul de Gelis, directeur général de Sony Mobile France. Dans l’Hexagone, la marque revendique la troisième place sur le marché, au côté de Huawei.
Nokia parie sur le « vintage »
Même Nokia a présenté un nouveau modèle haut de gamme. Le Sirocco sera vendu 749 euros en avril. Forme arrondie, écran oled, double capteur photo et 128 gigas de capacité de stockage : le nouveau venu devrait particulièrement séduire en Europe de l’Ouest, où l’on aime les petits écrans.
Outre ce modèle, HMD – la start-up finlandaise qui a relancé la marque Nokia l’an passé, en ressuscitant le 3310, modèle phare des années 2000 – a présenté quatre autres nouveautés, dont le 8110. Comme l’an passé, HMD fait, avec cet appareil, le pari du « vintage » et de l’entrée de gamme, avec un téléphone à 79 euros. Cet « anti-smartphone » sera tout de même compatible 4G, capable de se connecter à Facebook, et il dispose de quelques applications, comme le calendrier.
La première année de relance de Nokia a été fructueuse. « Nous avons vendu 70 millions de mobiles l’an passé, dont une majorité de “feature phones” [ces téléphones qui ne sont pas des smartphones] », affirme Pekka Rantala, directeur marketing de Nokia. « La stratégie d’HMD est de faire de Nokia un leadeur, même s’il est trop tôt pour qu’ils concurrencent Samsung ou Apple », affirment les analystes d’IHS. De quoi intensifier la guerre du mobile, alors que l’industrie a ralenti au quatrième trimestre 2017, selon Gartner. Les utilisateurs prennent désormais leur temps avant de jeter leur vieux téléphone.



                            


                        

                        


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Emmanuel Macron, la réforme au pas de charge

Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, lundi, la décision de passer par les ordonnances pour réformer la SNCF.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 16h51
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            

Il avance, sabre au clair. Depuis son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron multiplie les réformes tous azimuts, sans hésiter à ouvrir plusieurs fronts à la fois, y compris les plus sensibles. L’exécutif, qui a lancé ou bouclé des réformes du marché du travail, de la formation professionnelle, de l’action publique, du logement, de l’agriculture ou de l’asile, s’attaque désormais à la réforme explosive de la SNCF et du statut des cheminots : la malédiction des gouvernements précédents, notamment celui d’Alain Juppé, qui s’était abîmé sur les grandes grèves de 1995. « Il faut le réformer [ce statut] », il y a « des choses qu’il faut adapter », a confirmé le chef de l’Etat ce week-end dans les allées du Salon de l’agriculture.
Lundi 26 février, à Matignon, le premier ministre, Edouard Philippe, devait préciser les grands axes de la réforme du rail, dix jours seulement après la publication du rapport qui estime que la SNCF n’est pas assez efficace et propose des pistes jugées alarmistes par les syndicats, dont la fermeture des petites lignes.
Sur la méthode, le gouvernement a tranché : il passera par des ordonnances dans un premier temps, avant de remplacer celles-ci par des textes classiques, à mesure que des accords seront trouvés avec les partenaires sociaux. « Ça évite que certains jouent la montre, explique-t-on à Matignon. On sera dans la concertation, mais s’il y a des manœuvres de blocage, on aura avancé, sans ennuyer les Français pendant des mois. » L’exécutif souhaite que la réforme aboutisse « avant l’été ».

Dans son discours, M. Philippe devait vanter cette méthode originale, « équilibre entre l’expression d’une détermination et la volonté de concerter ». « On n’est pas en 1995, veut croire un conseiller. Le pays a changé et le rail aussi. Aujourd’hui, les usagers sont mécontents de la SNCF. » Mais l’idée, précise-t-on à Matignon, « n’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Comme le craignaient les syndicats, le chef du gouvernement a choisi de reprendre à son compte l’essentiel des préconisations contenues dans le rapport Spinetta.
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Réforme de la SNCF : le gouvernement aura recours aux ordonnances pour « faire voter les principes clés avant l’été »

Comme le craignaient les syndicats, le chef du gouvernement a choisi de reprendre à son compte l’essentiel des préconisations contenues dans le rapport Spinetta.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 14h29
    |

            Guy Dutheil








                        



Pour remettre la SNCF sur les rails, le gouvernement a choisi peu ou prou de dupliquer la méthode qui lui avait réussi pour réformer le code du travail. Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé, lundi 26 février, qu’il allait à nouveau avoir recours aux ordonnances tout en laissant une (petite) place à la concertation. « A la mi-mars nous déposerons un projet de loi d’habilitation au Parlement », a déclaré le premier ministre. Toutefois, la volonté du gouvernement ne serait pas d’arriver devant les députés avec un projet complètement bouclé.
Si les lignes fortes de la réforme ne sont pas négociables, fait-on savoir à Matignon, la rédaction des ordonnances pourra être amendée après une concertation avec les partenaires sociaux. Une intervention à la marge.
En effet, comme le craignaient les syndicats, le chef du gouvernement a choisi de reprendre à son compte l’essentiel des préconisations contenues dans le rapport sur l’avenir du transport ferroviaire rédigé par l’ancien PDG d’Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, et remis le 15 février. Un « diagnostic (…) sévère mais (…) malheureusement juste ».
In fine, Edouard Philippe est donc prêt à aller au bras de fer avec les cheminots. Mais il veut aller vite pour limiter au maximum les risques de déclencher un conflit social de grande ampleur. Le gouvernement est déterminé « à faire voter les principes clés avant l’été » de la réforme de la SNCF. Sans attendre, les quatre syndicats représentatifs (CGT, SUD, UNSA et la CFDT), ont voulu, vendredi 23 février, « mettre en garde » le gouvernement contre l’emploi de ce « subterfuge législatif ». Et de menacer : « En cas de recours à l’ordonnance, le gouvernement portera l’entière responsabilité d’un conflit majeur. »

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Société nationale à capitaux publics
En pratique, le premier ministre veut proposer « un nouveau pacte ferroviaire entre la nation, la SNCF et les cheminots ». Dans son discours de la méthode, il indique que c’est l’Etat qui fixera « le cadre » pour permettre le « développement du transport ferroviaire ». En revanche, il laisse une certaine latitude à la direction de la SNCF et aux syndicats pour engager « une profonde réforme sociale, industrielle et managériale », afin d’adapter l’entreprise à la future concurrence à laquelle elle sera confrontée. M. Philippe veut ainsi revenir sur l’éclatement de la SNCF en trois établissements publics. « Une organisation (…) trop rigide et trop fragmentée », selon lui. A la place, comme le recommande le rapport Spinetta, il veut transformer la SNCF « en société nationale à capitaux publics ».
A l’en croire, « cette transformation de la gouvernance sera vertueuse. Elle permettra de sortir du piège d’une dette sans limite et responsabilisera les dirigeants de l’entreprise, l’Etat et les collectivités ». Comme il l’avait laissé entendre, le gouvernement a choisi de s’attaquer de front au statut des cheminots. « Il n’y aura plus de recrutement au statut » pour les futurs salariés, a déclaré le premier ministre. En revanche, cela ne change rien pour les 160 000 des 190 000 salariés du groupe qui bénéficient déjà de ce statut.
Projet stratégique « avant l’été »
Sans doute pour limiter la contestation, le gouvernement a choisi d’adopter un calendrier très resserré. La direction de la SNCF devra présenter « avant l’été » au gouvernement un nouveau « projet stratégique ». Il devra être élaboré au terme d’une « large concertation avec l’ensemble du corps social de la SNCF ». Edouard Philippe a mis la pression sur la direction de l’entreprise publique. Elle devra « dès le 15 mars » présenter « à la ministre des transports Elisabeth Borne une feuille de route définissant les modalités et le calendrier de cette concertation ».
Intransigeant sur les principaux axes de sa réforme, ferme sur le calendrier, Edouard Philippe a toutefois, semble-t-il, choisi de ne pas se mettre à dos l’opinion publique et les collectivités locales. La fermeture des petites lignes a été écartée du projet. « Je ne suivrai pas le rapport Spinetta sur ce point. On ne décide pas la fermeture de 9 000 km de lignes depuis Paris », a assuré le premier ministre. De même, le gouvernement a renvoyé à plus tard la réforme des retraites des cheminots. Elle sera intégrée au sein de la réflexion globale sur les retraites de tous les Français. Une mission confiée à Jean-Paul Delevoye, nommé en septembre 2017 haut commissaire à la réforme des retraites.
Enfin, le chef du gouvernement a aussi prévenu que l’Etat n’assumera pas seul le traitement de la dette ferroviaire, passée en vingt ans de 20 milliards d’euros à 50 milliards d’euros. « Les efforts devront être partagés », a indiqué M. Philippe. « Dès lors que la SNCF y aura contribué, l’Etat prendra sa part de responsabilités avant la fin du quinquennat pour assurer la viabilité économique du système ferroviaire », a assuré le premier ministre.

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SNCF : le gouvernement va présenter sa réforme

Edouard Philippe doit expliquer comment il compte s’y prendre pour préparer l’ouverture à la concurrence, transformer la SNCF et reprendre éventuellement une partie de sa lourde dette.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 09h04
   





                        



   


Le gouvernement doit dévoiler, lundi 26 février, sa stratégie pour conduire la réforme à haut risque du rail et de la SNCF, et notamment dire s’il compte légiférer par ordonnances, un passage en force que les syndicats considéreraient comme une déclaration de guerre.
Lundi matin, le premier ministre, Edouard Philippe, devrait préciser « les questions de méthode et de calendrier » et « les grands axes » de sa réforme. Il doit notamment expliquer comment il compte s’y prendre pour préparer l’ouverture à la concurrence, transformer la SNCF et reprendre éventuellement une partie de sa lourde dette.

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« On a des éléments de statuts et une gestion de l’entreprise qu’il faut adapter », a déclaré samedi Emmanuel Macron à un salarié de la SNCF inquiet qui l’avait interpellé lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture, à Paris. « Je ne peux pas avoir d’un côté des agriculteurs qui n’ont pas de retraite et de l’autre avoir un statut cheminot et ne pas le changer », a souligné le président de la République. « Vous n’avez pas le même rythme que mon grand-père qui était cheminot », a-t-il encore dit, tout en assurant ne pas vouloir « tout casser ».
Menace de « conflit majeur »
La fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés, à l’exemple de ce qui a déjà été fait pour La Poste et Orange, fait partie des idées envisagées par l’ex-patron d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, dans le rapport qu’il a rendu le 15 février au gouvernement, et très critiqué par les syndicats de cheminots.
Ces derniers n’appellent pour l’instant qu’à une manifestation le 22 mars, mais ils ont convenu de se concerter mardi, après les annonces de Matignon. Les fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont déjà menacé le gouvernement d’un « conflit majeur » s’il choisissait la voie des ordonnances, comme pour la loi travail, afin de faire passer tout ou partie de son projet.

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Le gouvernement doit de toute façon aller vite sur une partie du dossier, car le « quatrième paquet ferroviaire » européen, qui prévoit l’arrivée de la concurrence sur les rails, doit être transcrit dans le droit français avant le 25 décembre.
« Ce que veut faire le gouvernement, c’est-à-dire passer en force sans discussions, sans mettre le doigt sur les véritables problèmes, eh bien cela risque d’envenimer les choses », a prévenu dimanche sur France 3 le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
« Je défie qui que ce soit de me dire que le problème de la SNCF, le problème des trains en retard, le problème des trains annulés et des voies qui sont mal entretenues c’est à cause du statut des cheminots », a fustigé le syndicaliste, imputant ces « problèmes » aux « gouvernements successifs qui ont privilégié » les lignes à grande vitesse ou délaissé les embauches.

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Parmi ses 43 propositions au gouvernement, M. Spinetta suggère aussi que la société publique puisse lancer temporairement des plans de départs volontaires. Et en cas de passage de certaines lignes à la concurrence – ce qui pourrait être possible pour les TER dès la fin 2019 –, il estime que les personnels devraient être transférés chez les nouveaux exploitants (sans toutefois perdre la plupart de leurs avantages).
Fermeture des « petites lignes »
Concernant le statut de la SNCF, le rapport Spinetta propose que ses deux principales composantes, SNCF Mobilités et SNCF Réseau, soient transformées en sociétés anonymes à capitaux publics – comme l’était la SNCF avant 1982 –, de façon à ne plus bénéficier automatiquement de la garantie illimitée de l’Etat. Pour l’ancien patron d’Air France, l’Etat devrait aussi reprendre « une part » de la très lourde dette de SNCF Réseau (46,6 milliards d’euros à la fin 2017).
Il suggère par ailleurs de « recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de pertinence : les transports du quotidien en zone urbaine et périurbaine, et les dessertes à grande vitesse entre les principales métropoles ». Avec une conséquence qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours : la fermeture des « petites lignes » dont la remise à niveau coûterait trop cher.
Matignon a déjà répondu sur ce point qu’on agirait au cas par cas, en concertation avec les régions.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          SNCF : le pari de la réforme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La reprise, ainsi que la transformation des métiers, obligent à reconsidérer l’offre de formation et la mobilité. Le point sur les synergies développées dans la région, à l’occasion d’O21 / s’orienter au 21 siècle à Bordeaux, les 2 et 3 mars.
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O21. La Nouvelle-Aquitaine aide les entreprises à recruter

La reprise, ainsi que la transformation des métiers, obligent à reconsidérer l’offre de formation et la mobilité. Le point sur les synergies développées dans la région, à l’occasion d’O21 / s’orienter au 21 siècle à Bordeaux, les 2 et 3 mars.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 07h45
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 08h23
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Au séminaire « Recruter ! » organisé au centre régional Vincent-Merle - Cap Métiers à Pessac, lundi 22 janvier, les participants issus des branches professionnelles et des entreprises s’accordaient pour dire que, dans la région, « la difficulté à embaucher est supérieure à la difficulté à licencier » : « On cherche des chaudronniers avec de beaux salaires, des spécialistes du numérique et des métiers industriels, des personnels du bâtiment ou de la couverture, et on n’en trouve pas même là où le chômage est élevé. On croise en permanence des entreprises qui ont trois ou quatre emplois vacants », explique Thierry Alves, directeur général adjoint du pôle formation et emploi de la région Nouvelle-Aquitaine.

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Une bonne nouvelle, à condition de trouver la clé. Car la reprise de l’emploi et la mutation en cours de nombreux métiers liée au numérique posent de sérieux défis de formation, de mobilité et de cohésion entre les territoires. Forums de recrutements, partenariat avec Pôle emploi, qui a formé 350 conseillers à l’accompagnement du recrutement des entreprises, service numérique d’offres d’emplois, politique de formation et de promotion des métiers en tension, pôles d’excellence mêlant recherche et formation… La région multiplie les initiatives pour aider les entreprises à recruter, mais aussi à trouver des solutions pour la mobilité.
Besoin d’ingénieurs
A Cap Métiers, un fab lab est disponible pour le public, et des expositions présentent les emplois d’aujourd’hui : souvent des métiers industriels moins pénibles et plus high-tech que leur réputation ne le laisse supposer. « Il faut montrer ce que sont devenus les métiers. Et aussi proposer de beaux lycées professionnels pour que les familles aient envie de les visiter et valorisent ces filières », explique Alain Rousset, président de la région. « Un chaudronnier a plus de chances de trouver du travail qu’un bac + 4 en psycho », appuie Jean-Louis Nembrini, ancien recteur, chargé des lycées à la région.
Créé en 2011 à Latresne, le pôle de formation à la maintenance aéronautique Aerocampus s’en veut une illustration. Il propose donc des formations initiales du bac pro jusqu’au BTS et des formations continues. La bonne santé du secteur aéronautique, le déménagement d’activités de Dassault ou la création d’un vaste campus industriel par Thales, à Mérignac, ont amené plusieurs centaines d’emplois sur le territoire.
Et les compétences, très recherchées, viennent à se faire rares. « Thales a déménagé son centre de R&D en avionique à Mérignac, et il y a un besoin plus général d’ingénieurs dans la région bordelaise », confirme Véronique Bonnet, directrice générale de l’école d’ingénieurs ESME Sudria, qui a ouvert à la rentrée son campus de Bordeaux. « Notre première promotion compte 53 élèves, et nous avons déjà beaucoup de sollicitations d’entreprises de la région qui nous demandent des stagiaires ! Je ne doute pas qu’on aura de quoi proposer des emplois et alimenter les entreprises en profils qu’elles recherchent d’ici trois à quatre ans », poursuit-elle. Elle note que le territoire « a fait beaucoup d’efforts pour avoir une nouvelle dynamique économique avec des pôles de compétitivité dans les biotechs, les lasers ou l’aéronautique ».
Approche par les compétences
Face aux tensions de recrutement, Frédéric Toubeau, directeur régional de Pôle emploi, incite d’ailleurs les entreprises à utiliser davantage une approche par les compétences pour trouver les profils qu’elles recherchent plutôt que de ne s’appuyer que sur les seuls diplômes. Souvent, les PME n’ont cependant pas accès aux outils de ressources humaines ou manquent de temps : « Les entreprises ne sont pas toutes structurées pour anticiper ce que seront leurs besoins de personnel dans un, deux ou trois ans. Les situations d’urgence, c’est le quotidien de ce à quoi on va être confrontés dans la région Nouvelle-Aquitaine », redoute Gérard Bourgès, directeur des ressources humaines de Lim Group, spécialisé dans la maroquinerie de luxe.
Ce groupe est notamment propriétaire de CWD, le leader mondial des selles de cheval de luxe et sur mesure basé à Nontron, en Dordogne, lequel a pris le problème à bras le corps. Voici cinq ans, CWD a créé sa propre école, qui forme chaque année une dizaine de selliers et soixante commerciaux. « La première année, nous cherchions des candidats ayant déjà une expérience dans le cuir ou la couture. Nous avons vu qu’il fallait élargir le spectre et que des gens de tous âges ou de toutes professions, en étant motivés, pouvaient adopter ce métier de passion », explique Gérard Bourgès.
L’ensemble de cette filière retrouve d’ailleurs des couleurs, ce qui bénéficie à l’emploi. Ainsi le fabricant de ballerines et de chaussures Repetto est confronté à de fortes difficultés de recrutement depuis 2012 sur son site historique de Saint-Médard-d’Excideuil, dans le Périgord : « Les dirigeants de Repetto m’ont appelé pour me dire qu’ils se développaient mondialement, mais qu’ils ne trouvaient pas de main-d’œuvre pour leur activité de cuir retourné », se souvient Alain Rousset.
Formation continue
Le risque de délocalisation a poussé la région à investir et à ouvrir, en 2014, une formation professionnelle dans le cadre du lycée Porte-d’Aquitaine, à Thiviers, en Dordogne, qui forme aussi chômeurs et salariés, notamment pour d’autres acteurs de la filière comme Hermès : à la clé, plusieurs centaines d’emplois créés et la formation continue des salariés en poste. De quoi réjouir Alain Rousset, qui plaide pour « l’attractivité par la formation » sur son territoire.
« Anticiper, ce n’est pas une science exacte. Si l’on se fie à la loi de l’offre et de la demande, il est déjà trop tard », explique-t-il cependant. Créer une nouvelle formation se prévoit en effet plus de trois ans à l’avance : le temps de la concevoir, de la financer, d’aménager le plateau technique, de former les enseignants… Ce qui incite à un dialogue de tous les acteurs, à la fois pour développer des filières d’excellence et pour faciliter la mobilité vers les métiers et les territoires qui savent déjà qu’ils devront recruter.

Une région attractive et dynamique
Née en 2016 de la fusion de l’Aquitaine, du Limousin et de Poitou-Charentes, la région Nouvelle-Aquitaine s’étend sur un territoire plus grand que celui de l’Autriche. Ses 5,8 millions d’habitants forment une population comparable à celle du Danemark. Elle compte 11 villes de plus de 100 000 habitants, plus de 37 000 apprentis et plus de 180 000 étudiants. Elle accueille onze pôles de compétitivité. Pôle emploi y recense 30 000 emplois de plus qu’avant la crise de 2008. En 2017, les recrutements de cadres ont progressé de 20 %, selon l’Association pour l’emploi des cadres. Sur la façade maritime, l’emploi a été le plus dynamique… mais le chômage reste aussi plus élevé dans ces zones en croissance démographique. Les demandeurs d’emploi y sont aussi plus diplômés qu’avant la crise : 45 % d’entre eux avaient au moins le niveau bac en juin 2017, contre 27 % en 2007.



Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (1er- 2 décembre), Lille (19 - 20 janvier), Nantes (16-17 février), rendez-vous à Bordeaux (vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer à Cenon) et Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettent au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers pratiques sont aussi organisés.
Ils restent des places pour O21 Bordeaux ! Et les pré-inscriptions sont possibles pour O21 Paris.

        Voir aussi :
         

          En images : les temps forts d’O21 à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Depuis le 1er janvier 2016, de nombreux actes passés par le parent administrateur légal de son enfant ne nécessitent plus l’accord préalable du juge des tutelles, explique, dans cette chronique, Paul Younès, directeur général de l’Union financière de France (UFF).
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Quelles sont les règles de gestion du patrimoine des mineurs ?

Depuis le 1er janvier 2016, de nombreux actes passés par le parent administrateur légal de son enfant ne nécessitent plus l’accord préalable du juge des tutelles, explique, dans cette chronique, Paul Younès, directeur général de l’Union financière de France (UFF).



Le Monde
 |    26.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 11h13
    |

Paul Younès (Directeur général de l’Union financière de France)







                        


Question à un expert. Depuis le 1er janvier 2016, la protection judiciaire de l’enfant mineur a évolué pour permettre aux parents, en couple ou seuls, de gérer plus efficacement le patrimoine de leur enfant. Avant cette ordonnance, il existait un dispositif d’administration légale sous contrôle judiciaire qui imposait dans la gestion courante des intérêts financiers de l’enfant mineur l’accord du juge des tutelles. Cette disposition était souvent mise en œuvre en cas de décès de l’un des deux parents. Par exemple, en matière d’assurance-vie, le parent seul ne pouvait ni souscrire un contrat au nom de son enfant, ni l’arbitrer, ni reverser ou le racheter sans l’accord du juge des tutelles. Il fallait compter de trois à six mois pour obtenir une décision du juge.
Depuis cette ordonnance, les actes passés par le parent administrateur légal de son enfant ne nécessitent plus l’accord préalable du juge des tutelles. Sont exclus les actes qui engagent une forte modification de la composition du patrimoine de l’enfant mineur, tels que la vente d’un immeuble ou l’augmentation importante du risque d’un portefeuille de titres, ainsi que le cas où le mineur a été mis sous tutelle. Cette simplification importante du droit de la famille facilite et renforce l’action des parents concernés dans la gestion au quotidien du patrimoine de leur enfant mineur dans l’intérêt, immédiat ou futur, de ce dernier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Alors que l’exécutif ouvre des chantiers controversés et affiche sa volonté d’aller vite, le climat social est à fleur de peau. Mais les syndicats peinent à faire front commun.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/02/2018
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Un printemps 2018 dans la même veine que le mouvement social de 1995 ?

Alors que l’exécutif ouvre des chantiers controversés et affiche sa volonté d’aller vite, le climat social est à fleur de peau. Mais les syndicats peinent à faire front commun.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 09h31
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Réformes de la fonction publique et de la SNCF… sur le papier, il y a comme un air de déjà-vu. A peine arrivé aux manettes, en 1995, le gouvernement Juppé avait choisi de s’attaquer à la Sécurité sociale et aux régimes spéciaux de retraite, provoquant un mouvement social de très grande ampleur, marqué par de longues et fortes grèves chez les fonctionnaires et les cheminots.

        Lire aussi l’éditorial :
         

          Un dialogue social en trompe-l’œil



Le printemps 2018 sera-t-il dans la même veine, alors que l’exécutif ouvre ces chantiers tout en affichant sa volonté d’aller vite ? Jusqu’à présent, Emmanuel Macron a déroulé son programme sans réelle résistance, notamment sur les ordonnances réformant le code du travail, à l’automne 2017.
Débuts d’incendie
Mais, en ce début d’année, le climat social semble à fleur de peau. En janvier, le gouvernement a dû éteindre des débuts d’incendie, dans les prisons ou dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Sans compter le mécontentement qui monte sur la question du pouvoir d’achat lié à la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG).
Cela n’a pas empêché l’exécutif d’embrayer, le 1er février, sur des annonces chocs pour la fonction publique : augmentation du nombre de contractuels, développement de la rémunération au mérite ou encore mise en place d’un « plan de départs volontaires »…
En réaction, sept syndicats de fonctionnaires sur neuf ont appelé à la grève le 22 mars. Pour l’heure, la CFDT et l’UNSA ne s’y sont pas associées. Le 10 octobre 2017, leur réponse était pourtant unitaire face aux suppressions de postes, gel du point d’indice ou rétablissement du jour de carence. Tous étaient dans la rue, même s’ils n’avaient pas réussi à rassembler massivement. « 1995 a démarré en octobre par une puissante mobilisation dans la fonction publique, souligne Jean-Marie Pernot, politologue et spécialiste des mouvements sociaux. Mais ce milieu, qui subit depuis plus de dix ans des coups durs, semble tétanisé aujourd’hui. »
Menace d’un « conflit majeur »
Le 22 mars, c’est aussi la date choisie par la CGT pour protester contre les recommandations du rapport Spinetta, qui propose, notamment, une transformation de la SNCF en société anonyme, un audit des lignes non rentables de la compagnie et surtout la fin du statut de cheminot à l’embauche. La centrale de Montreuil, en tête dans l’entreprise, a immédiatement appelé à « une manifestation nationale », mais sans grève ce jour-là. Elle a été rejointe par l’UNSA et SUD-Rail. La CFDT n’a pas souhaité en être, mais n’écarte pas une action ultérieure.

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          Neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



Ces quatre organisations doivent se retrouver mardi 27 février, au lendemain des annonces du premier ministre, Edouard Philippe, sur le rail, et elles menacent d’un « conflit majeur » si le gouvernement choisissait de réformer le ferroviaire par ordonnances.
« La SNCF de 2018 est très différente de celle de 1995, souligne toutefois Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’université de Bourgogne-Franche-Comté. Sa sociologie a beaucoup évolué : il y a un moindre corporatisme et les syndicats, même s’ils restent forts, sont affaiblis. »
Un 22 mars à valeur de test
Un autre sujet pourrait mettre le feu aux poudres. En janvier, l’idée d’une prise de parole d’Emmanuel Macron « fin février, début mars » avait été évoquée pour préciser les contours de sa future réforme des retraites. Mais ce « calendrier se décale », selon une source proche du dossier. La question est particulièrement sensible, notamment pour les fonctionnaires ou pour ceux qui bénéficient de régimes spéciaux comme les cheminots.
Le 22 mars n’en aura pas moins valeur de test, pour l’exécutif comme les syndicats. Pour le gouvernement, il s’agit avant tout, selon M. Andolfatto, d’éviter toute « coagulation » : « Il va essayer de faire des cordons sanitaires autour de ces mouvements, en dénonçant les corporatismes et en jouant les stratégies d’opinion. »
Cela sera-t-il suffisant ? « La question qui se pose aujourd’hui est celle d’une alternative claire et crédible à Macron qui puisse faire imaginer une autre politique sociale, note M. Pernot. Sans cela, ce n’est pas très mobilisateur. » A l’heure actuelle, l’opposition, de droite comme de gauche, ne semble pas en capacité de remplir ces conditions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le groupe français a signé un partenariat avec le malaisien Naza pour créer un centre de production commun.
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PSA acquiert une part majoritaire d’un centre de production en Malaisie

Le groupe français a signé un partenariat avec le malaisien Naza pour créer un centre de production commun.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 08h18
   





                        



   


Peugeot va approfondir son partenariat avec le groupe malaisien Naza, avec la mise en place d’un centre de production commun en Asie du Sud-Est, a annoncé le constructeur français dans un communiqué, lundi 26 février.
Les deux groupes ont signé un accord de cession d’actifs et un accord de co-entreprise officialisant l’exploitation commune de l’usine Naza Automotive Manufacturing (NAM), située à Gurun (Kedah), en Malaisie. PSA détiendra une part majoritaire des opérations de la NAM, précise le communiqué.

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Les premiers véhicules seront produits en 2018 pour Peugeot, avec la 3008, et en 2019 pour Citroën, avec le tout nouveau C5 Aircross. Premier centre de production de PSA en Asie du Sud-Est, l’usine dispose d’une capacité de 50 000 véhicules par an.
Naza se chargera de la distribution exclusive des véhicules des marques Peugeot, Citroën et DS Automobiles en Malaisie et « explorera avec le groupe PSA les possibilités de distribution sur d’autres marchés de l’Asie du Sud-Est », a expliqué le constructeur français. Peugeot a fait son entrée en Malaisie en 2006 avec sa 206. Le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, s’est réjoui de ce « pas significatif, qui va permettre à notre groupe de développer des activités profitables dans la région, conformément à notre plan stratégique “push to pass” ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le machiniste Kubota prévoit d’installer un site de recherche et développement près de Paris.
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Agriculture : une entreprise japonaise investit en France

Le machiniste Kubota prévoit d’installer un site de recherche et développement près de Paris.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 05h38
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 10h32
   





                        



   


Le groupe japonais de machinisme agricole Kubota va investir 10 milliards de yens (plus de 75 millions d’euros) pour installer d’ici 2022 un site de recherche et développement en France, a indiqué lundi 26 février le groupe à l’AFP.
Ce site, qui devrait se situer « près de Paris », sera notamment équipé de bancs d’essais pour les tracteurs, a précisé Yohei Era, un porte-parole de Kubota, confirmant une information du quotidien économique Nikkei.
Le groupe a déjà basé en France (à Argenteuil, Val d’Oise) son siège pour la distribution de ses produits en Europe.
Sortir de la riziculture
Kubota prévoit également d’investir 30 milliards de yens d’ici 2022 aux Etats-Unis dans la R&D et une unité de production de moteurs diesel et d’équipements de construction, a-t-il ajouté.
L’entreprise japonaise, présente dans une centaine de pays, veut ainsi poursuivre son développement à l’international, alors que ses ventes de tracteurs à l’étranger ont progressé l’an dernier, particulièrement aux Etats-Unis et en Europe.
« Nous mettrons davantage l’accent sur les machines plus grandes (…) Nous voulons rattraper les grands constructeurs européens et américains », a expliqué le porte-parole, alors que jusqu’ici le groupe s’était historiquement concentré sur les machines adaptées au marché japonais, dominé par la riziculture.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 25/02/2018
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La réforme Trump offre 29 milliards de dollars à Warren Buffett et ses actionnaires

Deuxième fortune mondiale, l’investisseur américain, qui avait soutenu Hillary Clinton en 2016, encaisse les bénéfices d’une mesure qu’il avait combattue.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 04h55
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 08h09
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Les boursicoteurs attendent chaque année avec impatience la lettre de Warren Buffett à ses actionnaires. Ils espèrent ainsi suivre les préconisations de l’investisseur génial, surnommé l’« oracle d’Omaha » (Nebraska), sa ville d’origine, capitale des éleveurs et porte d’entrée de l’Ouest américain. Cette année, l’oracle a surtout révélé le passé : son entreprise, Berkshire Hathaway, a enregistré, en 2017, 29 milliards de dollars (23,5 milliards d’euros) de bénéfices supplémentaires… grâce à Donald Trump.
Techniquement, la réforme fiscale adoptée fin décembre 2017 a conduit à une baisse des provisions pour impôts, les profits ne devant plus à l’avenir être imposés qu’à 21 % contre 35 % auparavant. Résultat, le bénéfice net de Berkshire Hathaway a doublé, passant de 24 à 45 milliards de dollars entre 2016 et 2017. Comme l’écrit pudiquement Warren Buffett, « une large part de nos profits ne viennent pas de quoi que ce soit que nous ayons réalisé ».

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M. Buffett, deuxième fortune mondiale derrière Bill Gates selon le magazine Forbes, qui avait soutenu en 2016 la démocrate Hillary Clinton, encaisse les bénéfices d’une réforme fiscale qu’il avait combattue à l’automne. « Nous avons beaucoup d’activités, soixante ou soixante-dix. Je ne pense pas qu’une seule d’entre elle soit non compétitive dans le monde à cause du taux de l’impôt sur les sociétés [IS] », avait alors déclaré l’intéressé sur la chaîne CNBC.
Il est plus inquiet des coûts prohibitifs de la santé qui pèsent sur l’économie américaine, et il a annoncé cet hiver le lancement, avec Amazon et JPMorgan, d’une assurance médicale pour les salariés des trois géants.
Un trésor de guerre de 114 milliards de dollars
Pour l’avenir, M. Buffett, qui est très investi dans l’assurance, a prédit des catastrophes bien plus coûteuses que les trois ouragans qui ont dévasté le golfe du Mexique à la fin de l’été 2017. Mais sur le reste, c’est le brouillard. Il n’a pas donné d’indice sur sa succession, alors qu’il est âgé de 87 ans.
L’affaire se prépare discrètement, puisque l’homme d’affaires a annoncé qu’il se retirait du conseil d’administration de Kraft Heinz (ketchup), société dans laquelle il a une participation de 25 milliards de dollars. Surtout, en janvier, il a promu vice-présidents deux de ses adjoints : Ajit Jain, 66 ans, chef des activités de réassurance et Greg Abel, 55 ans, spécialiste de l’énergie et qui supervise les autres activités.
Surtout, M. Buffett est en panne d’investissements. Début 2017, Kraft Heinz a finalement dû renoncer à acquérir le néerlandais Unilever pour 143 milliards de dollars. In fine, Berkshire Hathaway (500 milliards de dollars de capitalisation) n’a presque rien acheté en 2017. La grande coupable est l’envolée du prix des entreprises ; elle a « été un obstacle à virtuellement toutes les opérations que nous avons regardées », écrit M. Buffett à son million d’actionnaires, en critiquant ceux qui poussent aux achats à outrance : les banquiers d’affaires, « qui flairent les énormes commissions », les patrons, qui rêvent de groupes plus gros pour avoir des rémunérations plus élevées.

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« Nous devons gérer nos affaires avec d’autant plus de prudence lorsque les autres le font avec moins de prudence », poursuit celui qui se trouve néanmoins bien ennuyé avec un trésor de guerre de 114 milliards de dollars non investis. Il s’est voulu toutefois rassurant pour ses actionnaires : « En dépit de notre récente pénurie d’acquisitions, nous croyons que, régulièrement, Berkshire aura l’opportunité de faire de très grandes acquisitions ».



                            


                        

                        


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Le Monde
 |    25.02.2018 à 20h55
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 10h56
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                            Nicolas Six








                        



   


C’est le neuvième héritier de la dynastie des « Galaxy S », qui règne depuis 2010 sur le haut de gamme Android, presque sans partage. Le S9 vient d’être dévoilé dimanche 25 février à la veille du Congrès International du Mobile (MWC) de Barcelone. C’est un héritier timide, ressemblant comme deux gouttes d’eau au S8, son prédécesseur, un smartphone fort agréable à l’œil il est vrai. Le S9 ne progresse que dans les détails : son déverrouillage est simplifié et son appareil photo évolue. La modestie de ces avancées peut décevoir, mais elle n’étonnera pas les connaisseurs - les smartphones ne pourront éternellement se révolutionner à date annuelle. Le S9 sera disponible le 16 mars au tarif de 860 euros, soit une augmentation de 50 euros par rapport au modèle précédent.

   


Appareil photo amélioré
L’appareil photo du S9 intègre un objectif photo innovant. Comme la pupille d’un œil humain, son degré de dilatation est variable. Il peut s’ouvrir très grand (F1,5) pour laisser entrer beaucoup de lumière, ce qui donne de meilleurs clichés le soir, la nuit, ou en intérieur. Ou s’ouvrir un peu moins (F2,4) en plein jour, pour produire des images plus nettes, et selon Samsung, plus douces. La plupart des appareils photo savent déjà le faire, d’ailleurs bien mieux que le S9. Mais les smartphones en étaient jusqu’à présent incapables.

   


Cet atout devrait relancer le S9 dans la bataille de l’image. D’année en année, les écarts s’avèrent plus ténus entre les smartphones les plus doués en photo, généralement siglés HTC, Google, LG, Apple, et Samsung. Il paraît peu probable que l’objectif du S9 lui confère un avantage spectaculaire sur ses concurrents. Seul un test approfondi apportera une réponse définitive.
Côté vidéo, la caméra du S9 doit capturer des ralentis plus détaillés. Elle est capable de figer près de 1000 images seconde, quatre fois plus que son prédécesseur : une seconde d’action se transforme en trente secondes de ralenti vidéo. Cela intéressera les curieux, les créatifs, et certains sportifs.
Déverrouillage facilité
Samsung a aussi travaillé sur ce qui représentait le principal défaut du Galaxy S8 : on peinait à le déverrouiller. Son lecteur d’empreintes digitales était mal placé, trop haut, trop près de l’appareil photo. Samsung l’a redescendu et recentré ; on l’atteint désormais beaucoup plus facilement. Mais ce lecteur d’empreintes demeure relégué au dos du mobile, quand celui du S7 était logé sur la façade avant, une position plus pratique quand le mobile était posé sur une table.

   


Samsung propose aussi une autre façon de déverrouiller le smartphone de manière sécurisée, par reconnaissance faciale. Ce système amélioré est-il simple, rapide, efficace ? Samsung ne s’étend pas sur la question. La question est pourtant légitime, quand on sait que la reconnaissance faciale du S8 était facile à tromper.
Parmi les petites améliorations vantées par Samsung, le S9 est également plus rapide que son prédécesseur. Mais ce dernier était déjà tellement rapide que très peu d’utilisateurs l’exploitent pleinement. En outre, ses haut-parleurs passent du mono au stéréo.
Des défauts récurrents
Le Galaxy S9 sera décliné dans une version XL nommée S9 +, dotée d’un écran plus grand et d’un second capteur photo. Un raffinement utile pour photographier des portraits, car l’angle resserré du second objectif déforme moins les visages.
Le S9 et le S9 + présentent toutefois déjà quelques défauts : leur dos est constitué d’un verre fragile et particulièrement cher à réparer ; leur batterie ne peut être changée qu’au prix d’une longue et complexe intervention. Des critiques que nous avions adressées à leurs trois ancêtres, les S6, S7 et S8. Qui plus est, loin de baisser, leur tarif s’alourdit. Un renchérissement regrettable car les avancées du S9 sont timides, mais aussi parce que le prix d’un smartphone polyvalent ne cesse de chuter.



                            


                        

                        

