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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le gouvernement veut recourir aux ordonnances pour réformer le système ferroviaire ; deux des quatre syndicats représentatifs veulent réagir plus vite que ce qui était prévu.
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Réforme de la SNCF : vers une grève « avant le 22 mars » ?

Le gouvernement veut recourir aux ordonnances pour réformer le système ferroviaire ; deux des quatre syndicats représentatifs veulent réagir plus vite que ce qui était prévu.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 17h09
   





                        


Fin du recrutement au statut, recours aux ordonnances… Les annonces du premier ministre, Edouard Philippe, qui a lancé, lundi 26 février, la réforme du rail, ont été qualifiées de « provocation » par les syndicats de cheminots SUD-Rail (3e représentatif) et de la CFDT (4e).
Le premier ministre a dit vouloir recourir aux ordonnances pour faire adopter « avant l’été » une réforme de la SNCF, prévoyant, entre autres, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues. Il a justifié la nécessité de cette réforme par la situation « alarmante », « intenable », dans laquelle se trouve, selon lui, la SNCF.

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Proposition de grève reconductible
L’UNSA-Ferroviaire et la CFDT-cheminots, deux des quatre syndicats représentatifs (avec la CGT et SUD-Rail), ont décidé d’accélérer le mouvement et de réagir : l’UNSA-Ferroviaire, deuxième syndicat à la SNCF, proposera à l’intersyndicale prévue mardi après-midi pour discuter de la réponse à apporter aux annonces du gouvernement une grève « avant le 22 mars », date à laquelle la CGT avait prévu une manifestation, avant même les annonces.
« Je vais demander à ce que demain on rentre dans un processus (…) d’alerte sociale à la SNCF, qui pourra déboucher sur la grève », a déclaré Roger Dillenseger, le secrétaire général l’UNSA-Ferroviaire.
Plus tôt dans la journée, la CFDT-Cheminots avait annoncé qu’elle proposerait, elle aussi, aux trois autres syndicats représentatifs de la SNCF de lancer un appel à la grève reconductible à partir du 12 mars, a déclaré à l’agence de presse Reuters Didier Aubert. « On proposera d’appeler à une grève reconductible le 12 mars », a déclaré son secrétaire général.
La semaine dernière, les syndicats avaient, d’une même voix, mis en garde l’exécutif contre toute utilisation des ordonnances, un casus belli à leurs yeux, en brandissant la menace d’un conflit social « majeur ».
« Vraie injustice et vraie provocation »
« L’annonce de la fin du statut est vécue par les agents comme une vraie injustice et une vraie provocation », a déclaré Erik Meyer (SUD-Rail), dénonçant, par ailleurs, « un chantage à l’ordonnance ». « Ce n’est pas de nature à établir un débat serein », a-t-il regretté.
Les deux syndicats restent également très sceptiques face à l’engagement du gouvernement concernant les petites lignes. « Dire aux régions, c’est vous qui allez avoir la décision finale » ne signifie en rien les sauver, compte tenu des difficultés de financement, a averti Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots.
Le gouvernement « refile le bébé » aux régions, a également estimé Erik Meyer de SUD, y voyant aussi « une manœuvre » du gouvernement « pour faire baisser la mobilisation et pour essayer de [la] rendre impopulaire », car recentrée sur le statut des cheminots.
SUD-Rail comme la CFDT regrettent aussi que le gouvernement ne se soit pas plus engagé sur la question de la dette, une question qu’il « faut traiter avant les autres », selon M. Meyer.

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Réactions politiques
Côté politique, l’opposition fustigeait surtout le choix des ordonnances. « Est-ce qu’on a vraiment besoin, dans l’état de la situation, de légiférer par ordonnances ? », a demandé Gilles Platret, porte-parole de Les Républicains, alors que « sur la SNCF, ce n’était pas un engagement de campagne » d’Emmanuel Macron.
« Nous dénonçons la méthode brutale et arrogante employée par le gouvernement pour engager la réforme ferroviaire. La confirmation d’un recours aux ordonnances va, en effet, inutilement diviser les acteurs de la SNCF et risque de dresser les Français contre cette entreprise publique qui relève du patrimoine national », ont dénoncé de leur côté les anciens ministres socialistes Stéphane Le Foll et Frédéric Cuvillier.
Steeve Briois, secrétaire général du FN estime lui que le gouvernement allait « étouffer le débat démocratique » en ayant recours aux ordonnances. Et d’ajouter, sur son compte Twitter : « les exemples, à l’étranger, de privatisation et d’ouverture à la concurrence du rail ont été des catastrophes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Jeremy Corbyn fait un pas de plus vers un « Brexit doux », afin d’éviter le retour des droits de douane avec le continent après la sortie de l’UE.
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Brexit : les travaillistes veulent rester dans une union douanière avec l’UE

Jeremy Corbyn fait un pas de plus vers un « Brexit doux », afin d’éviter le retour des droits de douane avec le continent après la sortie de l’UE.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h07
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Jeremy Corbyn a, finalement, franchi le pas. Après de longs mois à entretenir le flou, le leadeur du Parti travailliste a appelé, lundi 26 février, à rester dans une union douanière avec l’Union européenne après le Brexit, ce qui permettrait à la fois de conserver des relations sans entraves sur le commerce des biens (mais pas des services) et d’éviter – au moins partiellement – une frontière en Irlande du Nord.
Cette annonce se rapproche d’un « Brexit doux », demandé à grands cris par de nombreux membres du Parti travailliste, par opposition au « Brexit dur » prôné par les partisans d’une rupture radicale avec l’UE. Elle souligne l’évolution progressive de l’opinion publique sur le sujet, M. Corbyn, personnellement très eurosceptique, n’ayant sans doute pas osé une telle prise de position il y a quelques mois. Elle est aussi une peau de banane politique pour la première ministre Theresa May : le Labour pourrait potentiellement s’allier à la poignée de députés conservateurs rebelles sur le sujet et provoquer la défaite du gouvernement à la Chambre des communes.
La construction économique européenne repose sur deux piliers essentiels : le premier est l’union douanière – les pays membres ont des tarifs douaniers identiques vis-à-vis du reste du monde – ; le second pilier est le marché unique, fondé sur la libre circulation des travailleurs, des capitaux et des biens – les normes et les standards y sont unifiés, ce qui permet en son sein d’éviter les barrières douanières dites « non tarifaires », y compris dans les services (en particulier, la finance).

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Eviter un « choc économique »
M. Corbyn a décidé de rester dans le premier cercle, mais s’oppose au maintien dans le second. « Quand 44 % de nos exportations vont vers l’UE, et que 50 % de nos importations viennent de là, il est dans notre intérêt mutuel de ne pas avoir de tarifs douaniers. (…) Nous chercherons un accord d’union douanière entre le Royaume-Uni et l’Union européenne », a-t-il expliqué depuis un centre de recherche automobile, à Coventry (West Midlands). Selon lui, c’est la seule façon d’éviter un « choc économique » au moment du Brexit. La sortie de l’Union européenne est prévue pour le 29 mars 2019 mais devrait être suivie d’une période de transition, jusqu’à la fin 2020.
Pour justifier ce changement de cap, M. Corbyn prend l’exemple de la Mini, une voiture fabriquée par BMW dans son usine d’Oxford, dont les pièces détachées traversent trois fois la Manche pendant le processus de construction. Sortir de l’union douanière et imposer des inspections à chaque passage de frontière mettraient à mal cette chaîne logistique. « Nous devons trouver un accord qui mette en priorité l’emploi et le niveau de vie », plaide le dirigeant travailliste.
Rester dans l’union douanière permettrait aussi de résoudre partiellement l’épineux problème de l’Irlande du Nord. Voilà presque vingt ans que la paix a été signée, avec l’accord de paix du vendredi saint de 1998. Aujourd’hui, la frontière avec la République d’Irlande a complètement disparu. Au-delà de son impact économique, le retour des douanes, même dans un format allégé, ouvrirait un contentieux politique explosif.
Pour ses opposants, l’annonce du leadeur du Parti travailliste revient pourtant à abandonner l’un des Graal du Brexit : la possibilité de signer des accords de libre-échange avec le reste du monde. Après sa sortie, le Royaume-Uni devrait choisir entre mener sa propre politique commerciale et respecter celle de l’Union européenne et, donc, dépendre des accords conclus par elle – comme c’est, par exemple, le cas de la Turquie, à ce jour.
Le soutien des milieux d’affaires sur la question
David Davis, le ministre du Brexit, accuse M. Corbyn de vendre de la « poudre de perlimpinpin » (snake oil) avec sa proposition. Le leadeur travailliste, soutenu par les milieux d’affaires sur la question, réplique avec deux arguments. « Je ne crois pas qu’un accord de libre-échange avec la Chine ou les Etats-Unis compenserait la perte de notre accord avec l’UE. » De plus, il demande d’avoir un droit de regard sur les futurs accords de libre-échange que l’UE pourrait passer : « Nous ne pouvons pas simplement subir les règles qu’on nous imposerait. » Cette clause risque d’être difficile à négocier avec Bruxelles.
Par ailleurs, M. Corbyn – sans le dire explicitement – semble toujours exclure de rester dans le marché unique. Il estime que Bruxelles limite trop la politique d’intervention économique et de nationalisations qu’il entend mener s’il devient premier ministre. Il s’en prend, en particulier, à l’encadrement par l’UE des aides d’Etat versées aux entreprises.
Le sauvetage par le gouvernement britannique de Royal Bank of Scotland, il y a dix ans, est pour lui un bon exemple : en échange de cette aide, Bruxelles a imposé à la banque, terrassée par la crise des subprimes, de vendre certains actifs. « Les contribuables ont été forcés de conserver les moins bons morceaux et de vendre les meilleurs. »
Sortir du marché unique permettrait aussi d’imposer des restrictions à la libre circulation des personnes au sein de l’UE, ce qui était l’une des premières motivations des électeurs du Brexit. « La liberté de mouvement va s’arrêter », affirme M. Corbyn, même s’il précise que l’économie britannique restera largement ouverte aux migrants.
Derrière ce positionnement du Parti travailliste se trouve aussi un calcul politique. Une loi sur l’organisation des douanes après le Brexit est actuellement en débat au Parlement. Deux députés conservateurs rebelles y ont déposé un amendement pour imposer au Royaume-Uni de rester dans l’union douanière. Potentiellement, le Labour pourrait décider de les soutenir. Si une vingtaine de députés conservateurs s’y joignent, le gouvernement pourrait perdre le vote à la Chambre des communes. De quoi précipiter de nouvelles élections ? Rien n’est moins sûr, mais cela affaiblirait un peu plus Theresa May. Interrogé sur une telle tactique, Jeremy Corbyn a soigneusement évité de répondre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le prévisionniste de Météo France Patrick Galois relativise le caractère unique de la vague de froid qui touche la France.
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« Cette vague de froid n’a rien de remarquable »

Dans un entretien au « Monde », le prévisionniste de Météo France Patrick Galois relativise le caractère unique de la vague de froid qui touche la France.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 16h33
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 16h45
   





                        



   


Faut-il sortir les vêtements de ski ? Depuis dimanche 25 février, le thermomètre affiche des températures de trois à sept degrés en dessous des normales de saison. Le responsable ? Le Moscou-Paris, qui n’est pas un vol long-courrier mais une vague de froid venue de Sibérie, qui s’attardera en France au moins jusqu’à mercredi 28 février.
Patrick Galois, prévisionniste à Météo France, fait le point sur ce phénomène météorologique, qui est loin d’être le plus intense que la France ait connu ces dernières années.
Qu’est-ce que le Moscou-Paris ? Quelle est son origine ?
Patrick Galois : C’est une façon imagée de désigner le fait que des masses d’air froid viennent de Russie et traversent l’Europe jusqu’à la France, voire l’Espagne. Elle a commencé à toucher la moitié nord de la France dimanche et s’installera sur le reste du pays d’ici à mercredi.
D’habitude, en hiver en France, les masses d’air viennent plutôt de l’Atlantique, où se rencontrent l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande. C’est pour cela qu’il fait généralement plus doux, plus on va vers l’ouest de l’Europe.
Par ailleurs, les Français ont le sentiment d’avoir plus froid que d’habitude, parce que ce Moscou-Paris s’accompagne de vents forts. Le corps fabrique à la surface de la peau une petite couche isolante d’air plus chaud. Quand il y a du vent, cette couche d’air est chassée et l’organisme doit sans cesse essayer de la recréer pour se réchauffer. C’est pour cela que, outre les relevés de température minimale, Météo France calcule un « indice de refroidissement éolien », qui sert à évaluer cette température ressentie.

Est-ce que ce type de phénomène météo arrive souvent ? Est-il plus intense que les épisodes de grand froid des années précédentes ?
Presque chaque hiver, la France connaît une ou plusieurs vagues de froid. Celle-ci est très courte (de dimanche à mercredi) et n’a rien de remarquable, dans la mesure où les températures, si elles sont au-dessous des normales saisonnières, sont loin d’atteindre des records, même récents.
Le pays a connu un épisode de froid semblable en intensité, mais beaucoup plus durable, entre Noël 2016 et la fin de janvier 2017. Les minimales étaient alors de − 8 °C à Bordeaux (contre − 6 °C demain [mardi 27 février] dans cette même ville).
Mais le dernier épisode de froid très intense remonte à février 2012. Il faisait alors − 20 °C à Mulhouse (contre − 10 °C demain), − 17 °C à Clermont-Ferrand (contre − 10 °C demain) et − 14 °C à Auch (contre − 7 °C demain).
Cette vague de froid, bien que courte, a pourtant donné lieu à la mise en place du plan « grand froid ». En quoi consiste-il ?
Il s’agit d’une série de mesures actionnées par les autorités en fonction des prévisions de Météo France (mise en place en 2002). La décision peut être prise à différents échelons, par les mairies ou les préfectures, par exemple.
Il est déclenché tous les hivers, lorsqu’un certain niveau de vigilance est atteint. Souvent, il s’agit de la vigilance jaune (actuellement activée dans 56 départements, 3 départements étant eux passés en vigilance orange). Il permet notamment d’ouvrir de nouvelles places d’hébergement aux sans-abri.

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                Les SDF ne meurent pas seulement en hiver






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Au Maroc, des jeunes démunis sombrent dans ce cocktail de médicaments qui donne un sentiment de toute-puissance et peut pousser aux actes les plus extrêmes.
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Reportage

Casablanca sous l’emprise du « karkoubi », la drogue de la violence

Au Maroc, des jeunes démunis sombrent dans ce cocktail de médicaments qui donne un sentiment de toute-puissance et peut pousser aux actes les plus extrêmes.

Par                                            Ghalia Kadiri (Casablanca, Salé, envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 26.02.2018 à 15h52

     •
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        Mis à jour le 26.02.2018 à 18h11






                        

Crédits : Rafael Marchante / REUTERS


                    

Invincible. Depuis quelques instants, Hicham ne craint plus rien – pas même la police. Sur une moto volée, il slalome dangereusement dans les rues de Casablanca, couteau en poche. Les passants lui paraissent « aussi petits que des fourmis ». Comme dans un jeu vidéo, où le danger n’est que virtuel, il s’amuse à leur arracher sacs et téléphones, comme on acquiert des points pour passer au niveau suivant.
« Ouvre les yeux, sale crapule ! » La partie est finie. Au commissariat de Hay Mohammadi, Hicham ne se souvient de rien. Les effets de la drogue se sont estompés, les fourmis sont redevenues des hommes. Il tremble, parle trop vite pour être compris. Une épaisse couche de salive s’est formée autour de sa bouche pâteuse.

La veille, lui et d’autres gamins du « derb » ont semé la terreur dans ce quartier populaire de Casablanca, tels des zombies, sous l’effet du « karkoubi ». Une drogue d’une telle intensité qu’elle provoquerait un sentiment d’invincibilité et, parfois, des envies de meurtre.
Réveillés par des séries de claques par les policiers, ils sont interrogés un par un. Hicham, Ayoub, Hassan, Mounir. Car ce soir-là, le pire est arrivé. « Tu as tué ta mère ! Tu es damné ! », apprend un agent à Mounir. Incontrôlable sous l’impulsion des psychotropes, le jeune homme a porté le couteau dans la chair de sa propre mère. Il ne se souvient de rien.
« Effet Rambo »
« Quand j’ai vu de quoi mon pote était capable avec cette drogue, je me suis juré d’arrêter », confie aujourd’hui Hicham, quelques mois après le drame. Assis à une terrasse de café de Hay Mohammadi, le Marocain de 31 ans n’a pas tenu sa promesse. « Sans le karkoubi, je ne peux pas voler. Comment vais-je faire pour survivre ? »
Le jour, Hicham est vendeur ambulant de fruits. « Mais mon vrai métier, c’est voleur. » Il transpire sous son bonnet griffé « Real Madrid », ses mains sales et écorchées...



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Treize ans après les premiers soupçons d’internautes, le créateur du hérisson confirme l’implication du roi de la pop dans ce célèbre jeu vidéo de 1994.
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Michael Jackson avait bien enregistré une cassette pour le jeu « Sonic the Hedgehog 3 »

Treize ans après les premiers soupçons d’internautes, le créateur du hérisson confirme l’implication du roi de la pop dans ce célèbre jeu vidéo de 1994.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h11
    |

            William Audureau








                        



   


C’est un élément de plus à porter à l’un des dossiers les plus intrigants de l’histoire du jeu vidéo, celui de la participation anonyme du roi de la pop à l’un des meilleurs épisodes de Sonic, Sonic the Hedgehog 3, en 1994. Dans un entretien accordé au journaliste et historien du jeu vidéo britannique John Szczepaniak pour son livre The Untold History of Japanese Game Developers 3 (publié en autoédition en février, non traduit), Naoto Oshima, le concepteur japonais du célèbre hérisson, révèle que Michael Jackson a enregistré toute une bande-son, uniquement à la voix :
« Michael Jackson a eu la gentillesse de composer pour le jeu. Il nous a envoyé une maquette sur cassette, et nous nous sommes réunis pour l’écouter. Et c’était de la musique, mais… Michael Jackson faisait tout avec sa bouche. [Il imite un bruit de beatbox.] C’était comme ça, mais avec des “oooh” et “aaaah”, une ligne de percussion, des imitations de trompettes – tout simplement fredonnés par Michael Jackson. Et, bien sûr, il y avait sa marque de fabrique, le “wow !” » 

Le célèbre musicien avait pris l’habitude de fredonner des mélodies pour que ses collaborateurs la traduisent avec leurs instruments. Certains a cappella improvisés ont été immortalisés lors d’interviews, comme un Billie Jean sur le plateau d’Oprah Winfrey. Selon Naoto Oshima, la cassette comporte ainsi plusieurs musiques, toutes réalisées a cappella. Mais aucune n’a été conservée dans la version finale du jeu, assure-t-il en prenant soin de rester flou : « En raison de certains incidents, nous n’avons pas pu utiliser les chansons de Michael Jackson. Mais SEGA a probablement encore cette cassette fantôme ! » 
Une découverte d’internautes
La possible collaboration de l’ancien Jackson Five à Sonic the Hedgehog 3 est l’un des serpents de mer du jeu vidéo. L’histoire est née en 2005 d’une enquête lancée sur les forums de Sega Retro et Sonic-Cult, deux sites de passionnés de la marque au hérisson bleu. Intrigués par les similitudes entre certains thèmes musicaux du jeu et certains classiques du roi de la pop, comme la musique de fin et Stranger in Moscow, trois internautes commencent à contacter d’anciens collaborateurs de Michael Jackson.

La folle rumeur leur est confirmée quelques semaines plus tard par l’Américain Roger Hector, ancien coordinateur exécutif de Sonic the Hedgehog 3, réalisé à cheval entre les Etats-Unis et le Japon :
« Michael Jackson a été invité à l’origine à faire toutes les musiques du jeu, mais finalement, son travail a été abandonné après les révélations sur son scandale [depuis l’été 1993, le chanteur était accusé de pédophilie]. Cela a causé beaucoup de problèmes et entraîné la nécessité de retravailler en profondeur [les pistes]. »
La version de SEGA est partiellement confirmée en novembre 2009 dans un numéro de Black & White (magazine trimestriel francophone entièrement consacré à Michael Jackson) par Brad Buxer, un des collaborateurs du chanteur, mort quelques mois plus tôt :
« Je n’y ai jamais joué et je ne sais pas ce que les développeurs ont gardé des morceaux sur lesquels Michael et moi avons travaillé, mais nous avons bel et bien composé la musique du jeu. Michael m’a appelé à l’époque pour lui donner un coup de main sur ce projet, et c’est ce que j’ai fait. Et s’il n’est pas crédité pour avoir composé cette musique, c’est parce qu’il n’était pas content du résultat sonore qui sortait de la console. […] Il n’a donc pas voulu être associé à un produit dévalorisait ainsi sa musique. »
La star avait pourtant déjà donné auparavant son autorisation à SEGA pour l’utilisation de son image et de ses compositions, dès 1989 dans l’adaptation de Moonwalker sur Megadrive et Master System – cette dernière console disposant d’un processeur sonore encore moins puissant.
Les enquêteurs de Sega Retro se souviennent par ailleurs que « Bambi » était coutumier des apparitions non créditées – ainsi d’un épisode des Simpsons de 1992, dans lequel il double un personnage imitant ses célèbres pas de danse.

Chasse aux inédits 16-bits de la star
Depuis, les internautes rivalisent de minutie pour analyser quels thèmes ont pu être, directement ou indirectement, repris du travail original de Michael Jackson. Une passion qui donne lieu sur YouTube à de nombreuses curiosités, comme des vidéos remixant, par exemple, la chanson Jam et le thème du niveau « Carnival Night Zone », ou à d’authentiques faux, comme cette composition parodique attribuée à Michael Jackson.

L’acharnement des passionnés a notamment abouti à la commercialisation inattendue, en 2008, de Hard Times, un morceau inédit d’un groupe de new wave américain des années 1980, The Jetzons. A l’origine, les fans pensaient avoir découvert dans la musique du niveau « Ice Cap Zone » une ressemblance troublante avec Smooth Criminal, de Michael Jackson.

Il s’agissait, en réalité, d’une reprise d’un vieux morceau inédit de son proche collaborateur Brad Buxer, ancien batteur de… The Jetzons, et qui est resté impliqué dans le projet Sonic the Hedgehog 3 quand le roi de la pop s’en est détourné – d’où leur ressemblance frappante.
En revanche, selon Brad Buxer, les suites d’accord du générique du jeu ont bel et bien servi à l’écriture, quelques semaines plus tard, de Stranger in Moscow. Un titre sur lequel Brad Buxer lui-même n’est pas crédité, mais qu’il assure avoir cocomposé.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Les délégués du parti démocrate-chrétien (CDU) ont donné, lundi à Berlin, leur accord au contrat de coalition négocié avec les sociaux-démocrates (SPD).
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En Allemagne, la CDU d’Angela Merkel approuve le projet de coalition avec le SPD

Les délégués du parti démocrate-chrétien (CDU) ont donné, lundi à Berlin, leur accord au contrat de coalition négocié avec les sociaux-démocrates (SPD).



Le Monde
 |    26.02.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 16h56
   





                        



   


Le parti conservateur démocrate-chrétien (CDU) d’Angela Merkel a validé, lundi 26 février, l’accord de gouvernement négocié ces dernières semaines avec les sociaux-démocrates du SPD. Le « contrat de coalition » a été adopté à une écrasante majorité par les délégués de la CDU réunis en congrès à Berlin (27 voix contre sur environ 1 000 votants).
« Ce congrès a une mission claire : nous voulons participer à la constitution d’un gouvernement stable et efficace », avait lancé, en fin de matinée, Mme Merkel.

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Merkel critiquée en interne
Depuis plusieurs mois, Mme Merkel est la cible de critiques au sein de la CDU. Celles-ci, venant de l’aile droite du parti, ont d’abord porté sur sa politique vis-à-vis des migrants. S’y sont ajoutées des critiques sur son usure que refléterait, selon ses détracteurs, sa victoire étriquée aux élections qui l’a obligée à renégocier, pendant de longs mois, une alliance pour pouvoir continuer à gouverner.

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Les compromis passés avec le SPD sont venus s’ajouter au rang des griefs pour certains membres du parti conservateur. « La concession de trop », souligné, à propos de l’« abandon » du portefeuille des finances, une des figures de la CDU, Wolfgang Bosbach, résumant le sentiment de ceux jugeant trop centriste le cap de la chancelière au pouvoir depuis douze ans.
Pour tenter de désamorcer ces critiques, Mme Merkel a annoncé, dimanche, qu’elle allait nommer dans le prochain gouvernement, au poste de ministre de la santé, celui qui est vu comme le chef de file de cette aile droite de la CDU, Jens Spahn.
Face aux demandes de renouvellement, Mme Merkel a, par ailleurs, nommé comme numéro deux du parti Annegret Kramp-Karrenbauer. Proche de la chancelière, cette catholique de 55 ans, qui affiche des positions sociétales plus conservatrices que la chancelière, peut aussi constituer un pont avec l’aile droite.

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« Standing ovation »
Le correspondant du Monde à Berlin, Thomas Wieder, qui suit en direct ce congrès, fait remarquer que, même « affaiblie et usée », Mme Merkel a réussi « malgré tout à arracher une standing ovation de quatre minutes ».

Incroyable Merkel : affaiblie et usée certes, mais réussissant malgré tout à arracher une standing ovation de 4 min… https://t.co/1D7ax4ev3h— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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« Signe que Mme Merkel a réussi son coup avec ses nominations : Paul Ziemiak, le chef de la Junge Union [jeunes conservateurs], plutôt frondeur d’ordinaire, [a prononcé], après elle, un discours sans aspérité », poursuit Thomas Wieder, qui ajoute qu’en interrogeant les délégués CDU on perçoit « que Merkel a vraiment réussi à étouffer la colère qui montait ».

En parlant aux délégués CDU, on constate que Merkel a vraiment réussi à étouffer la colère qui montait ces dernière… https://t.co/4sbnHcYW62— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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« L’idée générale au congrès de Berlin est que Mme Merkel a préparé le terrain pour que la CDU se prépare à sa succession mais qu’elle a conservé les mains libres pour gouverner, la plupart des gens ici étant d’accord pour qu’elle fasse la totalité de son mandat mais pas plus », considère Thomas Wieder.
Référendum au sein du SPD
Mais, si la CDU a approuvé le contrat de coalition, reste maintenant à savoir si le SPD fera de même. Les résultats du référendum interne, qui a été lancé auprès des 464 000 militants du parti social-démocrate, seront connus dimanche 4 mars.
Or, le SPD est divisé sur le sujet. Les « Jusos », les jeunes socialistes, ont notamment exprimé leur opposition à l’entrée du SPD au gouvernement.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ En Antarctique, le réchauffement des océans repousse les zones poissonneuses vers le sud. La distance à parcourir par les parents pour nourrir leur poussin devient de plus en plus importante.
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70 % des manchots royaux sont menacés de disparaître d’ici à la fin du siècle

En Antarctique, le réchauffement des océans repousse les zones poissonneuses vers le sud. La distance à parcourir par les parents pour nourrir leur poussin devient de plus en plus importante.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h15
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

On pensait que les manchots royaux connaissaient un sort plus enviable que celui de leurs cousins empereurs. Il n’en est rien. Une nouvelle étude parue dans Nature Climate Change, lundi 26 février, réalisée par des scientifiques internationaux, montre que 70 % de ces animaux évoluant autour de l’Antarctique, soit environ 1,1 million de couples reproducteurs, devront s’exiler vers le sud ou disparaîtront avant la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel.
Les espèces soumises au changement climatique réagissent le plus souvent en changeant d’habitat. Mais l’écosystème toujours plus fragmenté du manchot royal, sous l’effet de la hausse du thermomètre mondial, complique ses déplacements et menace sa survie. « Il n’existe qu’une poignée d’îles dans l’océan Austral, et très peu ont la capacité d’accueillir les gigantesques colonies que nous connaissons aujourd’hui », note Robin Cristofari, premier auteur de cette étude, ancien doctorant de l’Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (CNRS-université de Strasbourg) et au Centre scientifique de Monaco.
« Si des actions ne sont pas mises en place rapidement à l’échelle internationale pour endiguer le réchauffement climatique, réguler les pêcheries et protéger les zones refuges, nous craignons que la moitié de la population de manchots royaux ne disparaisse d’ici à 2050 ou 2060, prédit Céline Le Bohec, chargée de recherche à l’Institut Hubert-Curien et responsable du département de biologie polaire au centre scientifique de Monaco. Quelques juvéniles pourraient réussir à migrer, mais les adultes le feront moins facilement. »
Entre 300 et 500 kilomètres en été
Pour élever leur poussin durant plus d’un an, ces oiseaux au plumage noir et blanc et à la gorge jaune ont besoin de conditions bien particulières : une température fraîche (entre 4 et 8 °C l’été), des eaux continuellement libres de glace et de la terre ferme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Après l’éviction d’Aude Rossigneux, l’ancien député écologiste a décidé de jeter l’éponge.
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Noël Mamère quitte Le Média

Après l’éviction d’Aude Rossigneux, l’ancien député écologiste a décidé de jeter l’éponge.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h46
    |

            Abel Mestre








                        


Le Média, pure-player de la gauche alternative, soutenu par des proches de La France insoumise (LFI), traverse une zone de turbulences. Après l’éviction de sa rédactrice en chef, Aude Rossigneux, l’ancien député Noël Mamère a confirmé au Monde avoir décidé de quitter Le Média, comme l’avait rapporté plus tôt France Culture, lundi 26 février. L’ancien maire de Bègles a déclaré au Monde : 
« Je ne souhaite pas faire de bruit autour de ça. Mais je suis très perturbé par la situation faite à Aude Rossigneux. J’ajoute à cela le traitement, vendredi, du conflit en Syrie. On ne peut pas dresser un parallèle entre Bachar Al-Assad et l’opposition. C’est contraire à ce que je pense. Comme mes interventions se font dans le cadre du JT, je me sens engagé par ce qui se dit dans ce journal. J’ai proposé à Gérard Miller [un des fondateurs] et à Sophia Chikirou [directrice générale] d’écrire un texte d’explication qui pourrait être lu à l’antenne. J’attends leur réponse. Je suis rentré en homme libre dans ce projet et je repars en homme libre. J’ai pu exercer mon métier de manière totalement libre. »
Interrogé dimanche par l’AFP, Noël Mamère, qui avait renoué avec son métier de journaliste en rejoignant la rédaction du Média, avait déjà dit s’être « inquiété » auprès de Gérard Miller d’une « éviction [qu’il] trouve effectivement brutale ». « En fonction de ce qui est en train de se passer, je prendrai mes décisions en homme libre », avait-il ajouté.
Coup dur
C’est un coup dur pour Le Média. Noël Mamère, qui n’est pas membre de LFI et qui ne partage pas nombre d’options politiques de Jean-Luc Mélenchon, était le symbole d’une certaine ouverture du pure-player. Les fondateurs citaient souvent l’ancien candidat à l’élection présidentielle comme preuve de leur indépendance vis-à-vis de LFI.
« Je suis triste de son départ, mais c’est une décision que je comprends, je la respecte, même si j’aurais préféré qu’elle soit autre, a de son côté réagi Sophia Chikirou. Il a été pris dans un conflit de loyauté, c’est Aude Rossigneux qui nous l’avait présenté. »
Dimanche soir, dans un communiqué adressé à l’AFP, les journalistes du Média, « tout en remerciant Aude Rossigneux pour le travail accompli avant et pendant le lancement du titre », ont écrit ne pas se reconnaître « dans la description qu’elle dresse de la rédaction et du Média ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’université anglaise a entamé un mouvement de grève de quatorze jours reconductible contre une baisse anticipée de 10 à 40 % des allocations de retraite pour les professeurs et le personnel.
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A Cambridge, des professeurs en grève contre la réforme des retraites

L’université anglaise a entamé un mouvement de grève de quatorze jours reconductible contre une baisse anticipée de 10 à 40 % des allocations de retraite pour les professeurs et le personnel.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 18h22
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h47
   





                        



   


Chronique britannique. Diplômé de Sciences Po et étudiant en master de littérature à l’Ecole normale supérieure et en Sorbonne, Pierre-Yves Anglès raconte son semestre à l’université de Cambridge, en Angleterre.
Dans l’étroite ruelle qui longe le collège de Trinity Hall, les manifestants tambourinent sur les palissades en bois qui couvrent des échafaudages. Un grondement sourd vient troubler le calme du petit bourg médiéval de Cambridge. Les slogans et les chants se suivent. « I’d rather be a picket than a scab », que l’on pourrait traduire par « Je préfère être dans un piquet de grève que le briser », renvoie aux grèves de mineurs de 1984 et 1985 sous Margaret Thatcher.
La casse des pensions de retraite
Jeudi 22 février, comme soixante-quatre universités publiques au Royaume-Uni, Cambridge a entamé un mouvement de grève de quatorze jours reconductible. Le syndicat national pour l’enseignement supérieur (UCU) supervise la mobilisation. Il dénonce une baisse anticipée de 10 % à 40 % des allocations de retraite pour les professeurs et le personnel des universités, soit une perte moyenne annuelle de plus de 11 000 euros pour un professeur retraité. Universities Superannuation Scheme (USS) – l’un des principaux régimes de retraite pour le personnel universitaire – accuse un déficit de plus de six milliards de livres sterling. Universities UK (UUK) – l’organisation qui représente la direction de nombreuses universités du pays – envisage donc une réforme drastique des retraites.

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UUK souhaite, en réalité, mettre un terme aux régimes de retraite à prestations définies. Au lieu de cotiser toute leur carrière, selon des grilles qui déterminent leurs allocations, les salariés bénéficieraient seulement de régimes à cotisations définies : ils savent ce qu’ils versent, mais ils ignorent ce qu’ils toucheront, car leurs revenus dépendent des bénéfices boursiers perçus sur leurs cotisations. Cette réforme alignerait le régime des universités publiques sur celui de l’essentiel des salariés britanniques : une retraite par capitalisation où des fonds de pension gèrent les cotisations de chacun et lui reversent ses bénéfices.
Pas supplémentaire vers la privatisation
UUK défend ces mesures en expliquant que les contributions des universités à la retraite de ses employés resteront en moyenne deux fois supérieures à celles des employeurs privés. Ils estiment également ces pensions assez généreuses. Le syndicat à l’origine de la mobilisation rétorque que les revenus des personnels de l’université ont déjà baissé de 14 % au cours des six dernières années.
Ce projet de réforme est perçu comme un pas supplémentaire dans la privatisation de l’enseignement supérieur britannique. En 2010 déjà, le pays avait connu des manifestations considérables contre l’augmentation du plafond des frais de scolarité qui est passé de 1 000 livres en 1998 à plus de 9 000 livres aujourd’hui, soit une multiplication par neuf en deux décennies.
On pourrait résumer le débat en train de se jouer de la manière suivante : faut-il appauvrir une branche professionnelle, car elle bénéficie d’une « niche », ce qui constitue une inégalité relativement au traitement de la majorité des salariés ? Un camp dénonce la précarisation du personnel et un nivellement par le bas, l’autre dit s’attaquer aux privilèges acquis et rejette le statu quo dans un contexte de déficit important. Les arguments sont bien rodés.
Briser l’image « dépolitisée » de Cambridge
Les grèves sont assez rares à Cambridge, et les leaders syndicaux se sont félicités de briser l’image dépolitisée et « hors du monde » de la prestigieuse université. Ils comptent aussi sur la mobilisation d’Oxford pour attirer plus d’attention médiatique. Il y avait au moins cinq cents personnes au piquet de grève, qui marquait le lancement du mouvement à côté du collège de King’s. Ce collège n’est pas vide de symboles puisque l’économiste John Maynard Keynes, théoricien de l’intérêt des prestations sociales et de l’Etat providence pour la croissance, y a étudié et enseigné.

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Environ un millier de professeurs et de membres du personnel de Cambridge sont en grève, sur la dizaine de milliers que compte l’université. Les étudiants composaient l’essentiel de la foule lors de la manifestation de jeudi et l’un de leurs slogans principaux était d’ailleurs : « Students and workers, unite and fight ! » (« Etudiants et salariés, unissez-vous et combattez ! »). Nous avons aussi reçu des e-mails incitant à ne pas aller en cours, en solidarité avec nos enseignants.
Demande de restitution des frais de scolarité
Derrière cet engouement apparent, les fumigènes multicolores et le seau où déposer quelques livres sterling pour soutenir la grève – ce qui consiste principalement à approvisionner les piquets en thé compte tenu du froid –, des dissensions apparaissent. Environ un million d’étudiants vont être affectés par la grève dans le pays et ils sont déjà près de 80 000 à avoir signé une pétition pour demander la restitution d’une partie de leurs frais de scolarité.
Puisqu’ils ne seront, a priori, pas affectés personnellement, plusieurs de mes professeurs ont dit manifester pour inciter les jeunes générations à s’engager dans des carrières académiques. Certains hésitent à faire grève, car un demi-trimestre de cours perdu créé des lacunes, surtout pour les étudiants en licence. Cela est d’autant plus vrai à Cambridge qui fonctionne en trimestres condensés de huit semaines très intenses. C’est un particularisme parmi d’autres. Ici, une semaine de cours s’organise du jeudi au mercredi.
Les représentants d’Universities UK qui sont à l’origine du projet de réforme rencontre les syndicats mardi. Stephen Toope, le vice-chancelier de l’université de Cambridge, a appelé à une rouverture des négociations pour garantir la qualité durable de l’enseignement public. D’ici là, le personnel en grève compte augmenter la pression par une mobilisation croissante. De deux jours de grève la semaine dernière, nous passons à trois celle-ci, puis quatre la suivante, jusqu’à la suspension complète des cours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le Saint-Sépulcre à Jérusalem, site du tombeau du Christ selon la tradition, est fermé depuis le 25 février pour protester contre des mesures fiscales.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Dès la rentrée 2018, les futurs praticiens mèneront des actions de prévention notamment sur l’alcool ou le tabac dans les établissements scolaires.
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Les étudiants de santé devront faire un service sanitaire dans les écoles

Dès la rentrée 2018, les futurs praticiens mèneront des actions de prévention notamment sur l’alcool ou le tabac dans les établissements scolaires.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 12h16
    |

            Camille Stromboni








                        



   


Alcool, tabac, cannabis, activités sexuelles à risque… Les étudiants en santé vont devoir explorer de plus près des thématiques inhabituelles durant leur cursus. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, et son homologue de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, devaient l’annoncer lors d’un déplacement à l’université d’Angers, lundi 26 février : dès la rentrée 2018, quelque 47 000 jeunes inscrits dans les filières de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique, ainsi qu’en études de soins infirmiers et de masseur-kinésithérapeute, devront effectuer un « service sanitaire » obligatoire.
Il s’agira pour ces étudiants de franchir la porte des collèges, des lycées, ou encore des universités, pour mener des actions de prévention, avec quatre thématiques privilégiées : l’alimentation, l’activité physique, les addictions et la santé sexuelle et affective.

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Les modalités de mise en œuvre de cette mesure, qui figure parmi les engagements de campagne d’Emmanuel Macron, ont fait l’objet d’un rapport du professeur de médecine Loïc Vaillant, remis ce même jour aux ministres. Le chantier est « ambitieux », y reconnaît l’auteur, avec un nouveau dispositif à mettre en place auprès d’un très large public en quelques mois seulement.
« Trois étapes »
Pas question d’attendre pour enclencher le « virage préventif » prôné par le gouvernement. « La prévention est une priorité de notre stratégie nationale de santé, souligne Agnès Buzyn. L’enjeu de demain, c’est comment préserver son capital santé. Nous formons aujourd’hui nos professionnels aux soins, ils doivent également être imprégnés de la culture de la prévention. »
Du rapport du professeur Vaillant, le gouvernement retient les grandes lignes : ce service sanitaire va durer l’équivalent de trois mois, à mi-temps (ou six semaines à temps plein, ou 60 demi-journées). « Il se déroulera en trois étapes, explique Frédérique Vidal. Avec tout d’abord une période de formation, pour donner les outils nécessaires aux étudiants. Ensuite, ces derniers vont les déployer en situation, en menant une action de prévention. Enfin, ils effectueront une restitution dans le contexte académique. »
Dans un premier temps, les terrains de ces actions devraient se concentrer sur les collèges, lycées et universités, qui offrent un grand nombre de structures potentielles, avec des relais déjà clairement identifiés en matière de prévention (infirmiers et médecins de l’éducation nationale, services de santé universitaires). Mais le service sanitaire a aussi vocation à se déployer dans les entreprises, ou encore les Ehpad, les structures médico-sociales, les prisons… « Nous avons demandé aux agences régionales de santé et aux recteurs d’académie de recenser les lieux de stage. Les offres ne manqueront pas et nous avons besoin de prévention partout », explique Mme Vidal.
Pas de rémunération
Plus compliquées, en revanche, seront les questions logistiques, comme le souligne le rapport du professeur Vaillant, évoquant l’intégration de ce module dans les emplois du temps des étudiants des différentes filières. Ce service sanitaire, qui sera récompensé par l’obtention de « crédits » comme une classique unité d’enseignement, va en effet devoir être inséré par les écoles, instituts et facultés dans leurs maquettes de formation dès l’année prochaine. Avec une consigne : « Nous allons demander aux établissements de travailler sur des projets communs, afin que le service sanitaire soit l’occasion de faire collaborer ensemble les différentes professions de santé », indique Frédérique Vidal.
Les ministres ont surtout arbitré la question sensible du moment auquel va intervenir ce service sanitaire dans le cursus déjà chargé des étudiants en santé : pour les infirmiers, ce sera en deuxième ou troisième année, pour les pharmaciens en quatrième ou cinquième année, quand les futurs médecins s’y mettront durant leur troisième année d’études. Une décision qui devrait soulager les principaux intéressés, qui ne souhaitaient pas que « cela prenne la place d’un stage hospitalier [entre la quatrième et la sixième année], alors qu’on manque déjà de formation clinique », explique Yanis Merad, président de l’Association nationale des étudiants en médecine (ANEMF).
Le gouvernement n’a en revanche pas retenu la demande de l’association d’instaurer une rémunération pour ce service, comme pour un stage classique. Les ministres s’engagent néanmoins sur l’indemnisation des frais de déplacement. « Cela ne coûtera rien aux étudiants, assure Agnès Buzyn. Si le lieu de stage est éloigné, les frais de transports seront pris en charge. » D’après le rapport Vaillant, ce sont 6,75 millions d’euros qui seront nécessaires, si l’on respecte l’idée d’effectuer ce service loin de son lieu d’études.
C’est en effet un autre objectif affiché de ce service sanitaire, que certaines universités expérimentent déjà, comme celle d’Angers avec 80 étudiants volontaires qui se sont déplacés notamment à Cholet et Saumur pour mener leurs actions : lutter contre les inégalités sociales et territoriales, en touchant des publics qui bénéficient habituellement peu de dispositifs de prévention. « Les étudiants se déploieront de la manière la plus large possible, ils vont sortir des villes, aller dans les territoires ruraux. Nous veillerons à une bonne répartition territoriale », détaille Frédérique Vidal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ A l’approche des législatives du 4 mars, le leader régionaliste et xénophobe paraît en position de force au sein de la coalition de droite et tente de porter son discours anti-migrants jusque dans le sud du pays.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 25/02/2018
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Les deux Italie de Matteo Salvini, le jeune leader de la Ligue du Nord

A l’approche des législatives du 4 mars, le leader régionaliste et xénophobe paraît en position de force au sein de la coalition de droite et tente de porter son discours anti-migrants jusque dans le sud du pays.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 16h47
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            Jérôme Gautheret (Reggio de Calabre, Italie, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est un drôle de soir de Saint-Valentin, sur les bords du détroit de Messine. Plusieurs centaines de curieux ont bravé le froid, le vent et la pluie battante qui se sont abattus sur Reggio de Calabre, ce 14 février, pour s’entasser dans un petit cinéma un peu défraîchi du centre-ville. Dehors, c’est l’état de siège. Les rues voisines ont été bouclées, les carabiniers contrôlent plusieurs fois les papiers de ceux qui veulent entrer dans l’enceinte… Il faut dire que l’affiche est alléchante : à l’approche des élections législatives du 4 mars, le diable en personne est annoncé dans cette ville de l’extrême sud de l’Italie. De quoi faire venir les curieux, et rendre quelque peu nerveuses les forces de l’ordre.
Matteo Salvini, le diable ? On exagère à peine, tant, vu de Calabre, les antécédents de son parti, la Ligue du Nord, ont de quoi susciter effroi et hostilité. Depuis sa création à la fin des années 1980, au cœur des régions industrieuses de Lombardie et de Vénétie, cette formation atypique a construit toute sa fortune sur le refus de la solidarité envers le sud du pays, ce Mezzogiorno jugé arriéré, rongé par la corruption et les mafias, dont la Calabre serait, selon les partisans de la Ligue, l’exemple le plus achevé.

Mais voilà, depuis plusieurs années, le mouvement a tourné le dos à ce discours régionaliste, se lançant même dans une vaste entreprise de séduction du Mezzogiorno, hier si méprisé. Matteo Salvini est l’homme de ce virage stratégique. Et pour lui donner corps, il s’est présenté au Sénat à Reggio, avec le soutien de cadres locaux issus des débris de la droite néofasciste. Ces derniers ont aidé à assurer la claque et à remplir les rangs, si bien que la salle est presque pleine.
Ce gaillard de 43 ans est accueilli par des applaudissements
Aux murs et sur le grand écran, apparaît le nouveau logo du mouvement, sur lequel la silhouette stylisée d’Alberto da Giussano, héros médiéval légendaire, a été conservée comme une...




                        

                        


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Slovaquie : la police enquête sur le meurtre d’un journaliste d’investigation

Jan Kuciak avait publié des enquêtes sur des soupçons de fraudes fiscales impliquant Ladislav Basternak, le propriétaire d’un complexe immobilier.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h17
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


Il était âgé de 27 ans seulement, mais Jan Kuciak, du site Aktuality.sk, figurait déjà dans le carré de tête des meilleurs journalistes d’investigation de Slovaquie. Le mobile de son meurtre est d’ailleurs « très probablement lié » à son travail, selon la police locale. Visage prometteur et poupin, il a été assassiné à bout portant avec sa compagne, Martina Kusnirova, dans la maison que le couple envisageait de retaper, à 65 kilomètres de la capitale, Bratislava, pour se construire un nid d’amour, en vue d’un probable mariage.
C’est la mère de Martina Kusnirova qui avait donné l’alerte, sans nouvelles du couple depuis plusieurs jours. Les secours ont trouvé deux corps gisant sans vie non loin l’un de l’autre, lundi 26 février. Lui avait été touché à la poitrine ; elle, à la tête. La date exacte de leur mort, entre le 22 et le 25 février, n’est pas encore établie.
Un tel assassinat de journaliste par balle est une première depuis que ce pays d’Europe centrale a rejoint l’Union européenne (UE), en 2004. Il suscite autant de sidération que d’émotion : ces dix dernières années, Reporters sans frontières a fait état de « seulement » trois meurtres de journaliste au sein de l’UE, en dehors du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, en 2015.

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Contexte tendu
Mais la mort violente de Jan Kuciak survient dans un contexte particulièrement tendu. Depuis le retour au pouvoir du populiste de gauche (SMER) Robert Fico, en mars 2016, dans une coalition avec l’extrême droite, la presse slovaque a sorti plusieurs affaires de corruption impliquant le gouvernement. Et en pleine conférence de presse, le chef de l’exécutif, interrogé sur des révélations gênantes pour son pouvoir, a déjà insulté les journalistes, traitant certains d’entre eux de « sales prostitués antislovaques ».

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Pour sa part, Jan Kuciak avait publié des enquêtes sur des soupçons de fraudes fiscales impliquant Ladislav Basternak, le propriétaire d’un complexe immobilier dans lequel réside M. Fico. En septembre 2017, il avait déposé une main courante à l’encontre d’un autre businessman, Marian Kocner, qui avait également acquis un appartement dans cet immeuble, avec de le revendre. Sur Facebook, Jan Kuciak avait dit avoir été menacé par ce dernier et disait avoir porté plainte, sans avoir jamais eu de réponse de la police, quarante-quatre jours après.
Il avait également écrit sur un autre oligarque proche du parti au pouvoir, Miroslav Bödör. « Sa mort est une grande perte pour la Slovaquie et un très mauvais signal envoyé à ceux qui se montrent critiques » a réagi Gabriel Sipos, de Transparency International, qui connaissait Jan Kuciak depuis deux ans.
« Quatre-vingt-dix pour cent des meurtres de journaliste ont lieu dans des pays où la corruption est importante. Mais il faut rester prudent quant aux mobiles du meurtre. Jan Kuciak travaillait en ce moment sur un dossier totalement inédit. »
Un million d’euros de récompense
L’opposition juge toutefois problématique tout maintien d’un membre du parti SMER au ministère de l’intérieur. « Les gens du SMER ont multiplié les attaques verbales à l’encontre des journalistes, s’insurge la députée de l’opposition Veronika Remisova. Ils ont participé au développement d’un climat délétère. »
Le premier ministre, Robert Fico, a dénoncé ce double meurtre :
« Depuis 1998, tous les gouvernements slovaques ont respecté le rôle des médias dans la société slovaque et considéré la liberté de la presse comme faisant partie, de manière irremplaçable, de notre démocratie. »
Robert Kalinak, le ministre de l’intérieur, lui-même souvent visé par le travail d’investigation de journalistes de son pays, a promis de tout faire pour que l’enquête aboutisse. Le gouvernement offre même un million d’euros à toute personne fournissant des informations permettant de confondre les assassins du journaliste et de sa compagne. Il demande aussi à l’opposition de ne pas instrumentaliser l’affaire.
Une marche rendant hommage à Jan Kuciak et visant à protester contre la corruption doit avoir lieu prochainement, après la formation spontanée d’un comité de soutien sur Facebook.
De son côté, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a également condamné le meurtre. « L’UE ne peut pas accepter qu’un journaliste soit tué pour avoir fait son travail. J’appelle les autorités slovaques à lancer une enquête minutieuse avec un soutien international si nécessaire », a écrit M. Tajani sur son compte Twitter. L’organisation Reporters sans frontières a, quant à elle, réclamé « l’ouverture d’une enquête afin de comprendre les circonstances exactes de la mort ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Au tableau officiel, c’est la Norvège qui termine première des Jeux de 2018, avec 39 médailles. Mais si l’on rapportait ce nombre à l’importance de la délégation, au nombre d’habitants ou au PIB ?
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JO 2018 : et si on revoyait le classement ?

Au tableau officiel, c’est la Norvège qui termine première des Jeux de 2018, avec 39 médailles. Mais si l’on rapportait ce nombre à l’importance de la délégation, au nombre d’habitants ou au PIB ?



Le Monde
 |    26.02.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 17h27
    |

            Pierre Breteau








                        



   


On allait voir ce qu’on allait voir : avec 92 délégations en 2018 à Pyeongchang – contre 90 à Sotchi en 2014 –, jamais autant de nations différentes n’avaient participé aux Jeux olympiques d’hiver. Et jamais autant d’épreuves n’avaient été proposées : 102.
Seulement voilà, ces 102 titres ont été distribués… à 30 pays seulement. Au classement, c’est la Norvège qui a remporté le plus grand nombre de médailles (en 2014, le pays était deuxième derrière la Russie) : 39, dont quatorze en or, juste devant l’Allemagne, et ses 31 médailles (quatorze en or), et le Canada (29 dont onze en or). Avec cinq titres sur quinze médailles, la France termine en 9e position.
Les Pays-Bas en tête du classement de l’efficacité
L’Allemagne et ses 364 athlètes envoyés en Corée du Sud ont longtemps mené au classement de médailles, avant de se faire dépasser par les Norvégiens, qui n’étaient pourtant que 111 à avoir fait le voyage. Au petit jeu du nombre d’athlètes nécessaires pour rapporter une médaille, ce sont les Néerlandais qui l’emportent : avec seulement 46 sportifs, les Bataves reviennent avec 20 médailles (et une très honorable 5e place), soit 2,3 athlètes pour une médaille ; la Norvège les talonne avec une médaille pour 2,85 athlètes. La France se classe en 4e position à ce classement de l’efficacité, avec une médaille pour 7,2 athlètes.

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Rapport « médaille par athlètes envoyés » : de l'efficacité des délégations
Ce graphique représente le nombre d'athlètes par médaille remportée, et ce pour chacune des 30 nations récompensées aux Jeux de 2018.


Sources : CIO, Banque mondiale (PIB), Banque mondiale (population)


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    var data = [{ "pays": "Pays-Bas", "drapeau": "nl", "court": "Pays-Bas", "code": "NLD", "athletes": 46, "pib": 31.60, "pourmillion": 1.18, "athpourmillion": 2.70, "medparath": 2.30, "or": 8, "argent": 6, "bronze": 6, "total": 20 }, { "pays": "Norvège", "drapeau": "no", "court": "Norvège", "code": "NOR", "athletes": 111, "pib": 7.74, "pourmillion": 7.45, "athpourmillion": 21.21, "medparath": 2.85, "or": 14, "argent": 14, "bronze": 11, "total": 39 }, { "pays": "Liechtenstein", "drapeau": "li", "court": "Liechtenstein", "code": "LIE", "athletes": 3, "pib": 5.41, "pourmillion": 26.55, "athpourmillion": 79.65, "medparath": 3.00, "or": 0, "argent": 0, "bronze": 1, "total": 1 }, { "pays": "France", "drapeau": "fr", "court": "France", "code": "FRA", "athletes": 108, "pib": 133.66, "pourmillion": 0.22, "athpourmillion": 1.61, "medparath": 7.20, "or": 5, "argent": 4, "bronze": 6, "total": 15 }, { "pays": "Canada", "drapeau": "ca", "court": "Canada", "code": "CAN", "athletes": 225, "pib": 42.90, "pourmillion": 0.80, "athpourmillion": 6.20, "medparath": 7.76, "or": 11, "argent": 8, "bronze": 10, "total": 29 }, { "pays": "Suède", "drapeau": "se", "court": "Suède", "code": "SWE", "athletes": 118, "pib": 29.88, "pourmillion": 1.41, "athpourmillion": 11.92, "medparath": 8.43, "or": 7, "argent": 6, "bronze": 1, "total": 14 }, { "pays": "Autriche", "drapeau": "at", "court": "Autriche", "code": "AUT", "athletes": 119, "pib": 22.70, "pourmillion": 1.60, "athpourmillion": 13.60, "medparath": 8.50, "or": 5, "argent": 3, "bronze": 6, "total": 14 }, { "pays": "Chine", "drapeau": "cn", "court": "Chine", "code": "CHN", "athletes": 81, "pib": 1011, "pourmillion": 0.01, "athpourmillion": 0.06, "medparath": 9.00, "or": 1, "argent": 6, "bronze": 2, "total": 9 }, { "pays": "Japon", "drapeau": "jp", "court": "Japon", "code": "JPN", "athletes": 124, "pib": 309.02, "pourmillion": 0.10, "athpourmillion": 0.98, "medparath": 9.54, "or": 4, "argent": 5, "bronze": 4, "total": 13 }, { "pays": "Athlètes olympiques de Russie", "drapeau": "ru", "court": "Athlètes russes", "code": "RUS", "athletes": 168, "pib": 61.38, "pourmillion": 0.12, "athpourmillion": 1.16, "medparath": 9.88, "or": 2, "argent": 6, "bronze": 9, "total": 17 }, { "pays": "Nouvelle-Zélande", "drapeau": "nz", "court": "Nouvelle-Zélande", "code": "NZL", "athletes": 21, "pib": 75.21, "pourmillion": 0.43, "athpourmillion": 4.48, "medparath": 10.50, "or": 0, "argent": 0, "bronze": 2, "total": 2 }, { "pays": "Biélorussie", "drapeau": "by", "court": "Biélorussie", "code": "BLR", "athletes": 33, "pib": 12.85, "pourmillion": 0.32, "athpourmillion": 3.47, "medparath": 11.00, "or": 2, "argent": 1, "bronze": 0, "total": 3 }, { "pays": "Espagne", "drapeau": "es", "court": "Espagne", "code": "ESP", "athletes": 22, "pib": 503.06, "pourmillion": 0.04, "athpourmillion": 0.47, "medparath": 11.00, "or": 0, "argent": 0, "bronze": 2, "total": 2 }, { "pays": "Grande-Bretagne", "drapeau": "gb", "court": "Grande-Bretagne", "code": "GBR", "athletes": 58, "pib": 430.64, "pourmillion": 0.08, "athpourmillion": 0.88, "medparath": 11.60, "or": 1, "argent": 0, "bronze": 4, "total": 5 }, { "pays": "Allemagne", "drapeau": "de", "court": "Allemagne", "code": "DEU", "athletes": 364, "pib": 91.23, "pourmillion": 0.37, "athpourmillion": 4.40, "medparath": 11.74, "or": 14, "argent": 10, "bronze": 7, "total": 31 }, { "pays": "États-Unis d'Amérique", "drapeau": "us", "court": "Etats-Unis", "code": "USA", "athletes": 295, "pib": 658.48, "pourmillion": 0.07, "athpourmillion": 0.91, "medparath": 12.83, "or": 9, "argent": 8, "bronze": 6, "total": 23 }, { "pays": "Corée du Sud", "drapeau": "kr", "court": "Corée du Sud", "code": "KOR", "athletes": 233, "pib": 67.51, "pourmillion": 0.33, "athpourmillion": 4.55, "medparath": 13.71, "or": 5, "argent": 8, "bronze": 4, "total": 17 }, { "pays": "Australie", "drapeau": "au", "court": "Australie", "code": "AUS", "athletes": 50, "pib": 326.52, "pourmillion": 0.12, "athpourmillion": 2.07, "medparath": 16.67, "or": 0, "argent": 2, "bronze": 1, "total": 3 }, { "pays": "Finlande", "drapeau": "fi", "court": "Finlande", "code": "FIN", "athletes": 104, "pib": 32.32, "pourmillion": 1.09, "athpourmillion": 18.93, "medparath": 17.33, "or": 1, "argent": 1, "bronze": 4, "total": 6 }, { "pays": "Suisse", "drapeau": "ch", "court": "Suisse", "code": "CHE", "athletes": 267, "pib": 36.26, "pourmillion": 1.79, "athpourmillion": 31.89, "medparath": 17.80, "or": 5, "argent": 6, "bronze": 4, "total": 15 }, { "pays": "Hongrie", "drapeau": "hu", "court": "Hongrie", "code": "HUN", "athletes": 19, "pib": 102.31, "pourmillion": 0.10, "athpourmillion": 1.94, "medparath": 19.00, "or": 1, "argent": 0, "bronze": 0, "total": 1 }, { "pays": "Belgique", "drapeau": "be", "court": "Belgique", "code": "BEL", "athletes": 22, "pib": 380.53, "pourmillion": 0.09, "athpourmillion": 1.94, "medparath": 22.00, "or": 0, "argent": 1, "bronze": 0, "total": 1 }, { "pays": "République tchèque", "drapeau": "cz", "court": "Rép. tchèque", "code": "CZE", "athletes": 157, "pib": 22.69, "pourmillion": 0.66, "athpourmillion": 14.87, "medparath": 22.43, "or": 2, "argent": 2, "bronze": 3, "total": 7 }, { "pays": "Italie", "drapeau": "it", "court": "Italie", "code": "ITA", "athletes": 238, "pib": 151.16, "pourmillion": 0.17, "athpourmillion": 3.93, "medparath": 23.80, "or": 3, "argent": 2, "bronze": 5, "total": 10 }, { "pays": "Ukraine", "drapeau": "ua", "court": "Ukraine", "code": "UKR", "athletes": 33, "pib": 75.85, "pourmillion": 0.02, "athpourmillion": 0.73, "medparath": 33.00, "or": 1, "argent": 0, "bronze": 0, "total": 1 }, { "pays": "Lettonie", "drapeau": "lv", "court": "Lettonie", "code": "LVA", "athletes": 35, "pib": 22.42, "pourmillion": 0.51, "athpourmillion": 17.85, "medparath": 35.00, "or": 0, "argent": 0, "bronze": 1, "total": 1 }, { "pays": "Slovénie", "drapeau": "si", "court": "Slovénie", "code": "SVN", "athletes": 71, "pib": 18.18, "pourmillion": 0.97, "athpourmillion": 34.39, "medparath": 35.50, "or": 0, "argent": 1, "bronze": 1, "total": 2 }, { "pays": "Kazakhstan", "drapeau": "kz", "court": "Kazakhstan", "code": "KAZ", "athletes": 46, "pib": 111.63, "pourmillion": 0.06, "athpourmillion": 2.58, "medparath": 46.00, "or": 0, "argent": 0, "bronze": 1, "total": 1 }, { "pays": "Pologne", "drapeau": "pl", "court": "Pologne", "code": "POL", "athletes": 105, "pib": 191.65, "pourmillion": 0.05, "athpourmillion": 2.77, "medparath": 52.50, "or": 1, "argent": 0, "bronze": 1, "total": 2 }, { "pays": "Slovaquie", "drapeau": "sk", "court": "Slovaquie", "code": "SVK", "athletes": 158, "pib": 24.33, "pourmillion": 0.55, "athpourmillion": 29.10, "medparath": 52.67, "or": 1, "argent": 2, "bronze": 0, "total": 3 }];

    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisTop(x)
            .ticks(5)
    };

    /* on range par année */
    data.sort(function(a, b) {
        return b.medparath - a.medparath;
    });

    x.domain([0, d3.max(data, function(d) {
        return d.medparath;
    })]);

    y.domain(data.map(function(d) {
            return d.court;
        }))
        .paddingInner(0.1);

    /* on trace les lignes hoizontales*/
    svg.append("g")
        .attr("class", "grid")
        .call(make_x_gridlines()
            .tickSize(-height)
            .tickFormat("")
        )

    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
        .attr("transform", "translate(0," + -2 + ")")
        .call(xAxis);

    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis);

    svg.selectAll(".bar")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
 "barre " + d.pays)
        .attr("x", 0)
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("y", function(d) {
            return y(d.court);
        })
        .attr("width", function(d) {
            return x(d.medparath);
        })
        .attr("title", function(d, i) {

            if (i == 29) {
er"
            } else {
e"
            }

            /* le tooltip */
 " + d.pays + " (" + classement + ")"
Une médaille pour " + (d.medparath).toLocaleString() + " athlètes envoyés"
" + (d.pib).toLocaleString() + " milliard" + ((d.pib >= 2) ? "s" : "") + " d'euros de PIB par médaille"
             */
"
" + d.athletes + " athlètes envoyés aux Jeux, soit " + (d.athpourmillion).toLocaleString() + " par million d'habitants"

" + d.total + " médaille" + ((d.total >= 2) ? "s" : "") + ""
 1) {
"
 0) html += "" + d.or + " médaille" + ((d.or > 1) ? "s" : "") + ""
 0) html += "" + d.argent + " médaille" + ((d.argent > 1) ? "s" : "") + ""
 0) html += "" + d.bronze + " médaille" + ((d.bronze > 1) ? "s" : "") + ""
            } else {
                if (d.or) html += " en or"
                if (d.argent) html += " en argent"
                if (d.bronze) html += " en bronze"
"
            }
            return html
        });

    /* La gestion du tooltip, ici sur la classe "rect.barre"  */
    $("#parathlete").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobil e*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });

    $("#parathlete a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


Le Liechtenstein, invité surprise du classement par habitants
Avec une seule médaille – le bronze de la skieuse Tina Weirather en super-G – pour une délégation de… trois athlètes, la principauté alpine du Liechtenstein et ses 38 000 âmes décrochent la première place au classement du nombre de médailles par habitants – avec l’équivalent de 26,5 médailles pour un million d’habitants.
Et c’est là que les nations nordiques creusent encore un peu plus l’écart, avec une Norvège en deuxième position, suivie de la Suisse. Pêle-mêle, on trouve ensuite l’Autriche, la Suède, les Pays-Bas – dont l’efficacité est essentiellement due à leur domination sans partage en patinage de vitesse –, la Finlande et le Canada.
Avec ce classement rapporté à la population, les Etats-Unis dégringolent de la 4e place au tableau officiel à la 25e, la France de la 9e à la 17e. La Chine est logiquement dernière, avec ses 1,3 milliard d’habitants et une maigre moisson de neuf médailles.

 #habitants { border-left: 1px solid #eef1f5; border-right: 1px solid #eef1f5; border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; min-height: 600px; } #habitants .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #habitants .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #habitants .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #habitants .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } .ui-tooltip p:before { color: #a2a9ae; content: '› '; font-family: arial; display: inline-block; font-size: inherit; left: 0; position: relative; width: 9px; font-weight: 400 } .ui-tooltip p.petiteliste { margin-left: 1rem; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.4rem; an-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 4px; padding: 2rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } #habitants .source { padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #habitants .passelect, #habitants .axis { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } #habitants .graphehabitants { padding: 4px; text-align: center; } #habitants .barre { fill: #FFc832; } #habitants .barre.France { fill: #0386c3; } #habitants .barre:hover { fill: #F19300; cursor: pointer; } #habitants .barre.France:hover { fill: #025278; cursor: pointer; } #habitants .y path, #habitants .y stroke, #habitants .y line { display: none; } #habitants .x path, #habitants .x stroke { display: none; } .graphehabitants label { margin: 2rem; cursor: pointer; font-weight: bold; border-bottom: 0px dotted #FFF; background-color: #f5f6f8; padding: .8rem 1.2rem; border-radius: 5px; font-size: 1.3rem; } .graphehabitants label:hover { background-color: #dcdddf; } .graphehabitants .tick text { font-size: 1.1rem; } .tooltipdecodeurs img { margin-bottom: -.1rem; height: 1.4rem; padding: 1px; border: 1px solid #A2A9AE; background-color: #FFF; }/* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { .tooltipdecodeurs { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } .graphehabitants .tick text { font-size: .9rem; } }
                                                                                
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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
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       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


Médailles par million d'habitants : la Norvège doublée par le Liechtenstein
Ce graphique représente le nombre de médailles remportées par les trente nations récompensées à Pyeongchang, rapportées au nombre d'habitants.


Sources : CIO, Banque mondiale (PIB), Banque mondiale (population)


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3) {

    /* Les variables */
    
    var url = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
    var largeur = document.getElementById("habitants").offsetWidth;
    var margin = {
        top: 40,
        right: 20,
        bottom: 30,
        left: largeur / 5
    };
 500) {
        ratio = 1.2
    } else {
        ratio = 1.4
        margin = {
            top: 40,
            right: 20,
            bottom: 30,
            left: largeur / 4
        };
    }
    var width = largeur - margin.left - margin.right;
    var height = (largeur * ratio) - margin.top - margin.bottom;

    var svg = d3.select(".graphehabitants").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([5, width]);

    var y = d3.scaleBand()
        .range([height, 0]);

    var xAxis = d3.axisTop(x)
        .ticks(4)
        .tickFormat(function(d) {
            html = d
 500) {
 1) ? "s" : "")
            }
            return html
        });

    var yAxis = d3.axisLeft(y);

    var data = [{"pays":"Norvège","drapeau":"no","court":"Norvège","code":"NOR","athletes":111,"pib":8,"pourmillion":7.45,"athpourmillion":21.21,"or":14,"argent":14,"bronze":11,"total":39}, {"pays":"Allemagne","drapeau":"de","court":"Allemagne","code":"DEU","athletes":364,"pib":91,"pourmillion":0.37,"athpourmillion":4.40,"or":14,"argent":10,"bronze":7,"total":31}, {"pays":"Canada","drapeau":"ca","court":"Canada","code":"CAN","athletes":225,"pib":43,"pourmillion":0.80,"athpourmillion":6.20,"or":11,"argent":8,"bronze":10,"total":29}, {"pays":"États-Unis d'Amérique","drapeau":"us","court":"Etats-Unis","code":"USA","athletes":295,"pib":658,"pourmillion":0.07,"athpourmillion":0.91,"or":9,"argent":8,"bronze":6,"total":23}, {"pays":"Pays-Bas","drapeau":"nl","court":"Pays-Bas","code":"NLD","athletes":46,"pib":32,"pourmillion":1.18,"athpourmillion":2.70,"or":8,"argent":6,"bronze":6,"total":20}, {"pays":"Suède","drapeau":"se","court":"Suède","code":"SWE","athletes":118,"pib":30,"pourmillion":1.41,"athpourmillion":11.92,"or":7,"argent":6,"bronze":1,"total":14}, {"pays":"Corée du Sud","drapeau":"kr","court":"Corée du Sud","code":"KOR","athletes":233,"pib":68,"pourmillion":0.33,"athpourmillion":4.55,"or":5,"argent":8,"bronze":4,"total":17}, {"pays":"Suisse","drapeau":"ch","court":"Suisse","code":"CHE","athletes":267,"pib":36,"pourmillion":1.79,"athpourmillion":31.89,"or":5,"argent":6,"bronze":4,"total":15}, {"pays":"France","drapeau":"fr","court":"France","code":"FRA","athletes":108,"pib":134,"pourmillion":0.22,"athpourmillion":1.61,"or":5,"argent":4,"bronze":6,"total":15}, {"pays":"Autriche","drapeau":"at","court":"Autriche","code":"AUT","athletes":119,"pib":23,"pourmillion":1.60,"athpourmillion":13.60,"or":5,"argent":3,"bronze":6,"total":14}, {"pays":"Japon","drapeau":"jp","court":"Japon","code":"JPN","athletes":124,"pib":309,"pourmillion":0.10,"athpourmillion":0.98,"or":4,"argent":5,"bronze":4,"total":13}, {"pays":"Italie","drapeau":"it","court":"Italie","code":"ITA","athletes":238,"pib":151,"pourmillion":0.17,"athpourmillion":3.93,"or":3,"argent":2,"bronze":5,"total":10}, {"pays":"Athlètes olympiques de Russie","drapeau":"ru","court":"Athlètes russes","code":"RUS","athletes":168,"pib":61,"pourmillion":0.12,"athpourmillion":1.16,"or":2,"argent":6,"bronze":9,"total":17}, {"pays":"République tchèque","drapeau":"cz","court":"Rép. tchèque","code":"CZE","athletes":157,"pib":23,"pourmillion":0.66,"athpourmillion":14.87,"or":2,"argent":2,"bronze":3,"total":7}, {"pays":"Biélorussie","drapeau":"by","court":"Biélorussie","code":"BLR","athletes":33,"pib":13,"pourmillion":0.32,"athpourmillion":3.47,"or":2,"argent":1,"bronze":0,"total":3}, {"pays":"Chine","drapeau":"cn","court":"Chine","code":"CHN","athletes":81,"pib":1012,"pourmillion":0.01,"athpourmillion":0.06,"or":1,"argent":6,"bronze":2,"total":9}, {"pays":"Slovaquie","drapeau":"sk","court":"Slovaquie","code":"SVK","athletes":158,"pib":24,"pourmillion":0.55,"athpourmillion":29.10,"or":1,"argent":2,"bronze":0,"total":3}, {"pays":"Finlande","drapeau":"fi","court":"Finlande","code":"FIN","athletes":104,"pib":32,"pourmillion":1.09,"athpourmillion":18.93,"or":1,"argent":1,"bronze":4,"total":6}, {"pays":"Grande-Bretagne","drapeau":"gb","court":"Grande-Bretagne","code":"GBR","athletes":58,"pib":431,"pourmillion":0.08,"athpourmillion":0.88,"or":1,"argent":0,"bronze":4,"total":5}, {"pays":"Pologne","drapeau":"pl","court":"Pologne","code":"POL","athletes":105,"pib":192,"pourmillion":0.05,"athpourmillion":2.77,"or":1,"argent":0,"bronze":1,"total":2}, {"pays":"Ukraine","drapeau":"ua","court":"Ukraine","code":"UKR","athletes":33,"pib":76,"pourmillion":0.02,"athpourmillion":0.73,"or":1,"argent":0,"bronze":0,"total":1}, {"pays":"Hongrie","drapeau":"hu","court":"Hongrie","code":"HUN","athletes":19,"pib":102,"pourmillion":0.10,"athpourmillion":1.94,"or":1,"argent":0,"bronze":0,"total":1}, {"pays":"Australie","drapeau":"au","court":"Australie","code":"AUS","athletes":50,"pib":327,"pourmillion":0.12,"athpourmillion":2.07,"or":0,"argent":2,"bronze":1,"total":3}, {"pays":"Slovénie","drapeau":"si","court":"Slovénie","code":"SVN","athletes":71,"pib":18,"pourmillion":0.97,"athpourmillion":34.39,"or":0,"argent":1,"bronze":1,"total":2}, {"pays":"Belgique","drapeau":"be","court":"Belgique","code":"BEL","athletes":22,"pib":381,"pourmillion":0.09,"athpourmillion":1.94,"or":0,"argent":1,"bronze":0,"total":1}, {"pays":"Espagne","drapeau":"es","court":"Espagne","code":"ESP","athletes":22,"pib":503,"pourmillion":0.04,"athpourmillion":0.47,"or":0,"argent":0,"bronze":2,"total":2}, {"pays":"Nouvelle-Zélande","drapeau":"nz","court":"Nouvelle-Zélande","code":"NZL","athletes":21,"pib":75,"pourmillion":0.43,"athpourmillion":4.48,"or":0,"argent":0,"bronze":2,"total":2}, {"pays":"Kazakhstan","drapeau":"kz","court":"Kazakhstan","code":"KAZ","athletes":46,"pib":112,"pourmillion":0.06,"athpourmillion":2.58,"or":0,"argent":0,"bronze":1,"total":1}, {"pays":"Lettonie","drapeau":"lv","court":"Lettonie","code":"LVA","athletes":35,"pib":22,"pourmillion":0.51,"athpourmillion":17.85,"or":0,"argent":0,"bronze":1,"total":1}, {"pays":"Liechtenstein","drapeau":"li","court":"Liechtenstein","code":"LIE","athletes":3,"pib":5,"pourmillion":26.55,"athpourmillion":79.65,"or":0,"argent":0,"bronze":1,"total":1}];

    /* on range par année */
    data.sort(function(a, b) {
        return a.pourmillion - b.pourmillion;
    });

    x.domain([0, d3.max(data, function(d) {
        return d.pourmillion;
    })]);

    y.domain(data.map(function(d) {
            return d.court;
        }))
        .paddingInner(0.1);

    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
        .attr("transform", "translate(0," + -2 + ")")
        .call(xAxis);

    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis);

    svg.selectAll(".bar")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
 "barre " + d.pays)
        .attr("x", 0)
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("y", function(d) {
            return y(d.court);
        })
        .attr("width", function(d) {
            return x(d.pourmillion);
        })
        .attr("title", function(d) {
            /* le tooltip */
 " + d.pays + ""
" + d.athletes + " athlètes envoyés aux Jeux"
" + (d.pourmillion).toLocaleString() + " médaille" + ((d.pourmillion >= 2) ? "s" : "") + " par million d'habitants"
"
" + d.total + " médaille" + ((d.total >= 2) ? "s" : "") + ""
 1) {
"
 0) html += "" + d.or + " médaille" + ((d.or > 1) ? "s" : "") + ""
 0) html += "" + d.argent + " médaille" + ((d.argent > 1) ? "s" : "") + ""
 0) html += "" + d.bronze + " médaille" + ((d.bronze > 1) ? "s" : "") + ""
            } else {
                if (d.or) html += " en or"
                if (d.argent) html += " en argent"
                if (d.bronze) html += " en bronze"
"
            }
            return html
        });

    /* La gestion du tooltip, ici sur la classe "rect.barre"  */
    $("#habitants").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobil e*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });

    $("#habitants a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


Le produit intérieur brut ou la revanche des pays émergents
Les Jeux olympiques d’hiver consacrent clairement les pays riches, comme le rappelait un article de Slate.fr en 2014 ; au classement officiel, il faut remonter à la 14e place du tableau pour trouver un pays émergent : la République tchèque (qui reste le plus développé d’Europe centrale).
En rapportant le PIB total à celui du nombre de médailles, comme on le fait au nombre d’habitants en économie, certaines nations remontent au classement. C’est ainsi que la Biélorussie, l’un des pays les plus pauvres d’Europe, se hisse à la troisième place. Suivent la Slovénie, les Lettons et les Tchèques, qui se refont la cerise avec une très honorable 6e place de ce classement alternatif modéré par le PIB.
Là encore, la Norvège, pays de 5,2 millions d’habitants au PIB sept fois inférieur à celui de la France (qui chute à la 21e position), se retrouve bien classée, du fait de son très grand nombre de médailles.

 #parpib { border-left: 1px solid #eef1f5; border-right: 1px solid #eef1f5; border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; min-height: 600px; } #parpib .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #parpib .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #parpib .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #parpib .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } .ui-tooltip p:before { color: #a2a9ae; content: '› '; font-family: arial; display: inline-block; font-size: inherit; left: 0; position: relative; width: 9px; font-weight: 400 } .ui-tooltip p.petiteliste { margin-left: 1rem; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.4rem; letter-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 4px; padding: 2rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } #parpib .source { padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #parpib .passelect, #parpib .axis { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } #parpib .grapheparpib { padding: 4px; text-align: center; } #parpib .barre { fill: #a2c4db; } #parpib .barre.France { fill: #0386c3; } #parpib .barre:hover { fill: #4a99ce; cursor: pointer; } #parpib .barre.France:hover { fill: #025278; cursor: pointer; } #parpib .y path, #parpib .y stroke, #parpib .y line { display: none; } #parpib .x path, #parpib .x stroke { display: none; } .grapheparpib .grid line { stroke: lightgrey; stroke-opacity: 0.7; shape-rendering: crispEdges; } .grapheparpib .grid path { stroke-width: 0; } .grapheparpib label { margin: 2rem; cursor: pointer; font-weight: bold; border-bottom: 0px dotted #FFF; background-color: #f5f6f8; padding: .8rem 1.2rem; border-radius: 5px; font-size: 1.3rem; } .grapheparpib label:hover { background-color: #dcdddf; } .grapheparpib .tick text { font-size: 1.1rem; } .tooltipdecodeurs img { margin-bottom: -.1rem; height: 1.4rem; padding: 1px; border: 1px solid #A2A9AE; background-color: #FFF; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { .tooltipdecodeurs { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } .grapheparpib .tick text { font-size: .9rem; } }
                                                                                
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               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


Médailles et PIB : la revanche des pays émergents d'Europe
Ce graphique représente le nombre de médailles remportées par les trente nations récompensées à Pyeongchang, mais rapportées au PIB du pays pour exprimer le « coût » d'une médaille.


Sources : CIO, Banque mondiale (PIB), Banque mondiale (population)


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    /* Les variables */
    var url = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
    var largeur = document.getElementById("parpib").offsetWidth;
    var margin = {
        top: 40,
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        bottom: 30,
        left: largeur / 5
    };
 500) {
        ratio = 1.2
    } else {
        ratio = 1.4
        margin = {
            top: 40,
            right: 30,
            bottom: 30,
            left: largeur / 4
        }
    };
    var width = largeur - margin.left - margin.right;
    var height = (largeur * ratio) - margin.top - margin.bottom;

    var svg = d3.select(".grapheparpib").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([2, width]);

    var y = d3.scaleBand()
        .range([height, 0]);

    var xAxis = d3.axisTop(x)
        .ticks(4)
        .tickSize(0)
        .tickFormat(function(d) {
            html = d
 500) {
 1) ? "s" : "")
            }
 0) return html
        });

    var yAxis = d3.axisLeft(y);

    var data = [{"pays":"Allemagne","drapeau":"de","court":"Allemagne","code":"DEU","athletes":364,"pibeuros":2828,"pibhabeuros":34142,"pib":91.23,"pourmillion":0.37,"athpourmillion":4.40,"medparath":11.74,"or":14,"argent":10,"bronze":7,"total":31}, {"pays":"États-Unis d'Amérique","drapeau":"us","court":"Etats-Unis","code":"USA","athletes":295,"pibeuros":15145,"pibhabeuros":46675,"pib":658.48,"pourmillion":0.07,"athpourmillion":0.91,"medparath":12.83,"or":9,"argent":8,"bronze":6,"total":23}, {"pays":"Suisse","drapeau":"ch","court":"Suisse","code":"CHE","athletes":267,"pibeuros":544,"pibhabeuros":64693,"pib":36.26,"pourmillion":1.79,"athpourmillion":31.89,"medparath":17.80,"or":5,"argent":6,"bronze":4,"total":15}, {"pays":"Italie","drapeau":"it","court":"Italie","code":"ITA","athletes":238,"pibeuros":1512,"pibhabeuros":24829,"pib":151.16,"pourmillion":0.17,"athpourmillion":3.93,"medparath":23.80,"or":3,"argent":2,"bronze":5,"total":10}, {"pays":"Corée du Sud","drapeau":"kr","court":"Corée du Sud","code":"KOR","athletes":233,"pibeuros":1148,"pibhabeuros":22301,"pib":67.51,"pourmillion":0.33,"athpourmillion":4.55,"medparath":13.71,"or":5,"argent":8,"bronze":4,"total":17}, {"pays":"Canada","drapeau":"ca","court":"Canada","code":"CAN","athletes":225,"pibeuros":1244,"pibhabeuros":34160,"pib":42.90,"pourmillion":0.80,"athpourmillion":6.20,"medparath":7.76,"or":11,"argent":8,"bronze":10,"total":29}, {"pays":"Athlètes olympiques de Russie","drapeau":"ru","court":"Athlètes russes","code":"RUS","athletes":168,"pibeuros":1043,"pibhabeuros":7084,"pib":61.38,"pourmillion":0.12,"athpourmillion":1.16,"medparath":9.88,"or":2,"argent":6,"bronze":9,"total":17}, {"pays":"Slovaquie","drapeau":"sk","court":"Slovaquie","code":"SVK","athletes":158,"pibeuros":73,"pibhabeuros":13386,"pib":24.33,"pourmillion":0.55,"athpourmillion":29.10,"medparath":52.67,"or":1,"argent":2,"bronze":0,"total":3}, {"pays":"République tchèque","drapeau":"cz","court":"Rép. tchèque","code":"CZE","athletes":157,"pibeuros":159,"pibhabeuros":14968,"pib":22.69,"pourmillion":0.66,"athpourmillion":14.87,"medparath":22.43,"or":2,"argent":2,"bronze":3,"total":7}, {"pays":"Japon","drapeau":"jp","court":"Japon","code":"JPN","athletes":124,"pibeuros":4017,"pibhabeuros":31502,"pib":309.02,"pourmillion":0.10,"athpourmillion":0.98,"medparath":9.54,"or":4,"argent":5,"bronze":4,"total":13}, {"pays":"Autriche","drapeau":"at","court":"Autriche","code":"AUT","athletes":119,"pibeuros":318,"pibhabeuros":36245,"pib":22.70,"pourmillion":1.60,"athpourmillion":13.60,"medparath":8.50,"or":5,"argent":3,"bronze":6,"total":14}, {"pays":"Suède","drapeau":"se","court":"Suède","code":"SWE","athletes":118,"pibeuros":418,"pibhabeuros":41984,"pib":29.88,"pourmillion":1.41,"athpourmillion":11.92,"medparath":8.43,"or":7,"argent":6,"bronze":1,"total":14}, {"pays":"Norvège","drapeau":"no","court":"Norvège","code":"NOR","athletes":111,"pibeuros":302,"pibhabeuros":57389,"pib":7.74,"pourmillion":7.45,"athpourmillion":21.21,"medparath":2.85,"or":14,"argent":14,"bronze":11,"total":39}, {"pays":"France","drapeau":"fr","court":"France","code":"FRA","athletes":108,"pibeuros":2005,"pibhabeuros":29847,"pib":133.66,"pourmillion":0.22,"athpourmillion":1.61,"medparath":7.20,"or":5,"argent":4,"bronze":6,"total":15}, {"pays":"Pologne","drapeau":"pl","court":"Pologne","code":"POL","athletes":105,"pibeuros":383,"pibhabeuros":10053,"pib":191.65,"pourmillion":0.05,"athpourmillion":2.77,"medparath":52.50,"or":1,"argent":0,"bronze":1,"total":2}, {"pays":"Finlande","drapeau":"fi","court":"Finlande","code":"FIN","athletes":104,"pibeuros":194,"pibhabeuros":35146,"pib":32.32,"pourmillion":1.09,"athpourmillion":18.93,"medparath":17.33,"or":1,"argent":1,"bronze":4,"total":6}, {"pays":"Chine","drapeau":"cn","court":"Chine","code":"CHN","athletes":81,"pibeuros":9107,"pibhabeuros":6578,"pib":1011,"pourmillion":0.01,"athpourmillion":0.06,"medparath":9.00,"or":1,"argent":6,"bronze":2,"total":9}, {"pays":"Slovénie","drapeau":"si","court":"Slovénie","code":"SVN","athletes":71,"pibeuros":36,"pibhabeuros":17532,"pib":18.18,"pourmillion":0.97,"athpourmillion":34.39,"medparath":35.50,"or":0,"argent":1,"bronze":1,"total":2}, {"pays":"Grande-Bretagne","drapeau":"gb","court":"Grande-Bretagne","code":"GBR","athletes":58,"pibeuros":2153,"pibhabeuros":32689,"pib":430.64,"pourmillion":0.08,"athpourmillion":0.88,"medparath":11.60,"or":1,"argent":0,"bronze":4,"total":5}, {"pays":"Australie","drapeau":"au","court":"Australie","code":"AUS","athletes":50,"pibeuros":980,"pibhabeuros":40292,"pib":326.52,"pourmillion":0.12,"athpourmillion":2.07,"medparath":16.67,"or":0,"argent":2,"bronze":1,"total":3}, {"pays":"Pays-Bas","drapeau":"nl","court":"Pays-Bas","code":"NLD","athletes":46,"pibeuros":632,"pibhabeuros":36958,"pib":31.60,"pourmillion":1.18,"athpourmillion":2.70,"medparath":2.30,"or":8,"argent":6,"bronze":6,"total":20}, {"pays":"Kazakhstan","drapeau":"kz","court":"Kazakhstan","code":"KAZ","athletes":46,"pibeuros":112,"pibhabeuros":6247,"pib":111.63,"pourmillion":0.06,"athpourmillion":2.58,"medparath":46.00,"or":0,"argent":0,"bronze":1,"total":1}, {"pays":"Lettonie","drapeau":"lv","court":"Lettonie","code":"LVA","athletes":35,"pibeuros":22,"pibhabeuros":11395,"pib":22.42,"pourmillion":0.51,"athpourmillion":17.85,"medparath":35.00,"or":0,"argent":0,"bronze":1,"total":1}, {"pays":"Biélorussie","drapeau":"by","court":"Biélorussie","code":"BLR","athletes":33,"pibeuros":39,"pibhabeuros":4040,"pib":12.85,"pourmillion":0.32,"athpourmillion":3.47,"medparath":11.00,"or":2,"argent":1,"bronze":0,"total":3}, {"pays":"Ukraine","drapeau":"ua","court":"Ukraine","code":"UKR","athletes":33,"pibeuros":76,"pibhabeuros":1770,"pib":75.85,"pourmillion":0.02,"athpourmillion":0.73,"medparath":33.00,"or":1,"argent":0,"bronze":0,"total":1}, {"pays":"Espagne","drapeau":"es","court":"Espagne","code":"ESP","athletes":22,"pibeuros":1006,"pibhabeuros":21554,"pib":503.06,"pourmillion":0.04,"athpourmillion":0.47,"medparath":11.00,"or":0,"argent":0,"bronze":2,"total":2}, {"pays":"Belgique","drapeau":"be","court":"Belgique","code":"BEL","athletes":22,"pibeuros":381,"pibhabeuros":33422,"pib":380.53,"pourmillion":0.09,"athpourmillion":1.94,"medparath":22.00,"or":0,"argent":1,"bronze":0,"total":1}, {"pays":"Nouvelle-Zélande","drapeau":"nz","court":"Nouvelle-Zélande","code":"NZL","athletes":21,"pibeuros":150,"pibhabeuros":31916,"pib":75.21,"pourmillion":0.43,"athpourmillion":4.48,"medparath":10.50,"or":0,"argent":0,"bronze":2,"total":2}, {"pays":"Hongrie","drapeau":"hu","court":"Hongrie","code":"HUN","athletes":19,"pibeuros":102,"pibhabeuros":10382,"pib":102.31,"pourmillion":0.10,"athpourmillion":1.94,"medparath":19.00,"or":1,"argent":0,"bronze":0,"total":1}, {"pays":"Liechtenstein","drapeau":"li","court":"Liechtenstein","code":"LIE","athletes":3,"pibeuros":5,"pibhabeuros":128178,"pib":5.41,"pourmillion":26.55,"athpourmillion":79.65,"medparath":3.00,"or":0,"argent":0,"bronze":1,"total":1}];

    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisTop(x)
            .ticks(5)
    };

    /* on range par année */
    data.sort(function(a, b) {
        return b.pib - a.pib;
    });

    x.domain([0, d3.max(data, function(d) {
        return d.pib;
    })]);

    y.domain(data.map(function(d) {
            return d.court;
        }))
        .paddingInner(0.1);

    /* on trace les lignes hoizontales*/
    svg.append("g")
        .attr("class", "grid")
        .call(make_x_gridlines()
            .tickSize(-height)
            .tickFormat("")
        )

    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
        .attr("transform", "translate(0," + -2 + ")")
        .call(xAxis);

    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis);

    svg.selectAll(".bar")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
 "barre " + d.pays)
        .attr("x", 0)
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("y", function(d) {
            return y(d.court);
        })
        .attr("width", function(d) {
            return x(d.pib);
        })
        .attr("title", function(d, i) {
            if (i == 29) {
er"
            } else {
e"
            }
            /* le tooltip */
 " + d.pays + " (" + classement + ")"
" + d.athletes + " athlètes envoyés aux Jeux"*/
" + (d.pib).toLocaleString() + " milliard" + ((d.pib >= 2) ? "s" : "") + " d'euros de PIB par médaille"
PIB total : " + (d.pibeuros).toLocaleString() + " milliards d'euros (2016)"
"
" + d.total + " médaille" + ((d.total >= 2) ? "s" : "") + ""
 1) {
"
 0) html += "" + d.or + " médaille" + ((d.or > 1) ? "s" : "") + ""
 0) html += "" + d.argent + " médaille" + ((d.argent > 1) ? "s" : "") + ""
 0) html += "" + d.bronze + " médaille" + ((d.bronze > 1) ? "s" : "") + ""
            } else {
                if (d.or) html += " en or"
                if (d.argent) html += " en argent"
                if (d.bronze) html += " en bronze"
"
            }
            return html
        });

    /* La gestion du tooltip, ici sur la classe "rect.barre"  */
    $("#parpib").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobil e*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });

    $("#parpib a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


La Norvège est bien placée partout, et ce n’est sans doute pas un hasard si c’est le pays qui a remporté le plus de médailles dans tous les Jeux olympiques d’hiver cumulés, avec 368 breloques depuis les JO de 1924, devant les Etats-Unis (305 médailles) et l’Allemagne (298 médailles).



                            


                        

                        


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Syrie : Poutine ordonne une trêve dans la Ghouta

Plusieurs responsables politiques avaient exprimé leur inquiétude, lundi, appelant au respect de la résolution adoptée samedi par le Conseil de sécurité de l’ONU.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 16h12
   





                        



   


Deux jours après l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant un cessez-le-feu de trente jours en Syrie, le président Vladimir Poutine a ordonné l’instauration à partir de mardi 27 février d’une « trêve humanitaire » quotidienne dans la Ghouta orientale, en Syrie.
« Sur ordre du président russe et dans le but d’éviter les pertes parmi les civils de la Ghouta orientale, une trêve humanitaire quotidienne sera instaurée à partir du 27 février de 9 heures à 14 heures », a déclaré, lundi 26 février, le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, cité dans un communiqué. Selon M. Choïgou, des « couloirs humanitaires » seront mis en place pour permettre l’évacuation des civils. « Leurs coordonnées sont prêtes et seront rendues publiques bientôt », a-t-il précisé.
En attendant, les raids aériens du régime se poursuivaient toujours, lundi, sur l’enclave assiégée de la Ghouta orientale. Dans la matinée, plusieurs responsables politiques avaient exprimé leur inquiétude, appelant au respect de la résolution.
Au cours d’une discussion téléphonique avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, Emmanuel Macron a exprimé sa « vive préoccupation » face à « la poursuite des attaques contre les civils et les hôpitaux dans la Ghouta orientale par le régime » syrien, a fait savoir l’Elysée. M. Macron a souligné « l’impératif absolu que la cessation des hostilités (…) soit immédiatement et pleinement respectée », en conformité avec la résolution 2401 du Conseil de sécurité votée samedi.
De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré devant le Conseil des droits de l’homme se féliciter de l’adoption de la résolution mais attendre « que cette résolution soit immédiatement appliquée (…) pour que l’aide et les services humanitaires puissent être fournis immédiatement, pour évacuer ceux qui sont gravement malades et les blessés, pour que l’on puisse alléger les souffrances du peuple syrien ».

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                En Syrie, un cessez-le-feu sans illusions



« Mettre un terme à cet enfer sur terre »
Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a dénoncé des « abattoirs d’être humains », notamment en Syrie, et a accusé les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU d’être « responsables de la poursuite de tant de souffrances », à travers l’utilisation du droit de veto. Estimant que la France et la Grande-Bretagne faisaient un usage restreint de ce droit, M. Zeid a appelé la Chine, la Russie et les Etats-Unis à « les rejoindre et à mettre fin au recours pernicieux du veto ». « Les résolutions du Conseil de sécurité n’ont un sens que si elles sont effectivement respectées », a relevé M. Guterres. « La Ghouta orientale, en particulier, ne peut pas attendre. Il est temps de mettre un terme à cet enfer sur terre », a-t-il insisté, soulignant que « les Nations unies sont prêtes à faire ce qu’elles doivent ».
La représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a, à son tour, demandé lundi l’application immédiate de la trêve au début d’une réunion des ministres des affaires étrangères des pays de l’UE. « Cette trêve doit être immédiatement mise en œuvre », a soutenu Mme Mogherini. La résolution du Conseil de sécurité, soutenue par la Russie, était une « première étape » nécessaire et encourageante, mais « la situation sur le terrain se détériore de façon dramatique, en particulier du point de vue humanitaire », a-t-elle souligné.
Aucune discussion n’est prévue sur la situation en Syrie au cours de la réunion de Bruxelles, a-t-on cependant précisé de source européenne, et plusieurs ministres importants ne sont pas venus.

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                Syrie : fragile désescalade dans la Ghouta orientale



Dix civils tués lundi
Au moins dix civils ont été tués lundi dans la Ghouta orientale, dans de nouveaux raids aériens et des tirs de roquettes du régime, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Dimanche, au moins 25 civils, dont sept enfants, ont été tués dans des frappes aériennes de la coalition internationale visant le dernier réduit de l’organisation Etat islamique (EI) dans l’est de la Syrie, toujours selon l’OSDH.
Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar Al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340 000 morts et des millions de personnes déplacées et de réfugiés.


La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La discussion autour du numerus clausus et des premiers et deuxième cycles des études des futurs médecins aboutira à un projet du gouvernement et une loi en 2019.
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Une concertation va être lancée pour réformer les études de médecine

La discussion autour du numerus clausus et des premiers et deuxième cycles des études des futurs médecins aboutira à un projet du gouvernement et une loi en 2019.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 14h09
    |

            Camille Stromboni








                        


Avec un concours qui aboutit à l’échec des trois quarts des quelque 57 000 candidats à l’issue de la première année des études de santé (PACES), le système est, de l’avis unanime, à revoir en profondeur. « Périmé », « injuste », « inefficace », avait jugé Emmanuel Macron, durant la campagne présidentielle, promettant de s’attaquer au fonctionnement du numerus clausus, ce nombre de places fixées au concours par l’Etat qui fait tant débat. Sans en dire beaucoup plus sur l’alternative envisagée.
« Nous allons ouvrir une grande concertation en mars sur la réforme des études médicales, avec cette question du numerus clausus mais aussi, plus largement, celle du premier et du deuxième cycle des études des futurs médecins », annonce au Monde la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Cette discussion, qui s’achèvera à l’automne, « aboutira à un projet du gouvernement sur le sujet et une loi en 2019 », détaille-t-elle. La formation et les ressources humaines sont l’un des cinq axes de la « réforme globale » du système de santé promise par le premier ministre, Edouard Philippe, le 13 février.

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« Tout sera sur la table », assure la ministre, qui évoque la possibilité d’ouvrir complètement ce numerus clausus ou encore de le remplacer par un plancher. Mais elle se veut très claire : « L’objectif est de diversifier les façons d’entrer dans le cursus de santé, mais toucher au numerus clausus ne résoudra pas le problème de nos déserts médicaux. »
Bilan global en 2018
Autre sujet sensible au cœur des discussions : les expérimentations menées depuis 2013 en première année des études de santé, pour offrir des alternatives au couperet du concours. A la rentrée 2018, quatre facultés de santé (Paris-Descartes, Sorbonne-Université, Paris-Diderot et Brest) doivent bouleverser leur cursus en supprimant le redoublement en première année, remplacé par la possibilité de retenter sa chance par une voie alternative en deuxième ou troisième année de licence.
Le dispositif, soutenu par la FAGE, le syndicat étudiant majoritaire, ne manque pas de provoquer des craintes sur le développement des prépas privées. « Attention à ce que l’on ne crée pas la nécessité de faire une année zéro en amont pour avoir plus de chances de réussir », souligne Yanis Merad, président de l’association des étudiants en médecine, membre de la FAGE. « Nous serons très attentifs à la question. Mais l’objet de cette expérimentation est à l’inverse de permettre aux étudiants de progresser dans leur cursus, sans avoir à bachoter deux années de suite exactement sur la même chose, en redoublant, avec ensuite un sentiment d’échec extrêmement violent, et des années perdues », souligne la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui indique qu’un « bilan global de tous les dispositifs » sera effectué en 2018.

Des années d’études
La route est longue pour devenir médecin, avec neuf à douze ans d’études, selon les spécialités. Le cursus débute par la redoutée « première année d’études commune aux études de santé » (PACES) et son concours très sélectif menant entre autres aux filières de médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique, avec un nombre de places limitées fixé par l’Etat, le numerus clausus.
Pour les futurs médecins, s’ensuit un premier cycle d’études de deux ans, plutôt théorique, avant un deuxième cycle de trois ans appelé « externat », durant lequel la pratique clinique devient plus importante. Une autre étape sélective clôt cette période : l’examen classant national (ECN), qui va déterminer les spécialités (médecine générale, psychiatrie, chirurgie vasculaire…) suivies durant un troisième cycle, « l’internat » (trois à six ans).


Dernier chantier d’ampleur au menu : l’avenir qui sera donné à l’examen classant national (ECN), qui intervient à l’issue de la sixième année de médecine pour déterminer la spécialité que rejoindront les futurs praticiens. Largement décrié, par les doyens de médecine et les étudiants, qui y voient une compétition bien éloignée des questions de compétences qui devraient être centrales pour décider de la carrière de chacun, il est jugé « totalement insatisfaisant » par la ministre de la santé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Canberra n’a pas accordé le droit de sortir du territoire à l’auteur d’un livre sur le sort de cette minorité musulmane, qui devait parler à Bruxelles et à Paris.
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édition abonné


L’impossible témoignage en Europe d’un réfugié rohingya bloqué en Australie

Canberra n’a pas accordé le droit de sortir du territoire à l’auteur d’un livre sur le sort de cette minorité musulmane, qui devait parler à Bruxelles et à Paris.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h41
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            

Habiburahman entendait témoigner du nettoyage ethnique dont est victime le peuple rohingya. Réfugié en Australie, il devait parler en Belgique et en France, en amont de la sortie, le 1er mars, de son livre D’abord ils ont effacé notre nom, coécrit par la journaliste Sophie Ansel. Il avait calculé qu’il devait arriver en Europe au plus tard, lundi 26 février, pour être présent à une rencontre avec des parlementaires européens le lendemain puis parler mercredi devant l’Assemblée de la région de Bruxelles, se rendre au sénat belge et s’exprimer ensuite en France.
Il disposait de lettres d’invitation de la Chambre basse belge, des branches belge et suisse d’Amnesty International, de la députée européenne Marie Arena ou encore de la maison d’édition La Martinière. Il avait déjà écrit son discours. Le 26 février est arrivé et l’auteur est toujours coincé à Melbourne. Son visa de réfugié ne lui permet pas, pour l’heure, de sortir du pays et l’Australie n’a pas daigné lui accorder d’exception pour aller présenter son livre sur le sort réservé à cette minorité musulmane subissant la répression de l’armée birmane.
Ce qui l’a, une nouvelle fois, renvoyé à son absence de droits, à son caractère apatride. « Bien sûr, je suis très frustré, c’était une opportunité inédite de présenter notre situation auprès des dirigeants européens », dit Habiburahman, qui n’utilise qu’un seul nom. « Je sais que l’Australie est dure sur le sujet de l’immigration mais ne pas laisser une personne aller s’exprimer sur sa souffrance et son calvaire, c’est assez pitoyable », dénonce Jamal Ikazban, député du Parlement régional bruxellois.

« Il est dans les limbes administratifs »
Plus de 688 000 Rohingya ont fui l’Ouest birman depuis le lancement, en août 2017, d’opérations punitives d’une ampleur et d’une violence sans précédent. Habiburahman, lui, a quitté la zone bien avant, il y a dix-huit ans. Il a transité par la Thaïlande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’ancien ministre de la justice de François Hollande est accusé par une association de s’être « enrichi personnellement », en acquérant sa permanence parlementaire avec son indemnité de frais de mandat.
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Jean-Jacques Urvoas visé par une enquête préliminaire pour « détournement de bien public »

L’ancien ministre de la justice de François Hollande est accusé par une association de s’être « enrichi personnellement », en acquérant sa permanence parlementaire avec son indemnité de frais de mandat.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 18h16
   





                        



   


Une enquête préliminaire a été ouverte sur des soupçons de détournement de fonds publics, après l’achat, puis la mise en vente par l’ex-garde des sceaux et ex-député du Finistère Jean-Jacques Urvoas de sa permanence parlementaire à Quimper, a confirmé, lundi 26 février, le parquet de Lorient.
L’enquête, ouverte fin janvier, fait suite à un signalement de l’association du Finistère Cicero 29 qui lutte pour la « probité des affaires publiques ». Elle a été ouverte par le parquet de Lorient, après le dessaisissement de celui de Quimper, pour des soupçons de « détournement de fonds publics », a précisé la procureure de la République de Lorient, Laureline Peyrefitte.
Pour acquérir en 2008 cette permanence parlementaire de 126 m2, située en plein centre de Quimper, « avec un certain cachet », M. Urvoas a bénéficié d’un prêt bonifié, remboursé par ses indemnités de député (IRFM), a affirmé à l’Agence France-Presse Jérôme Abbassene, membre de Cicero 29.

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Elle a ensuite été louée, puis proposée à la vente par l’ancien député socialiste, battu aux législatives en juin 2017, pour une somme de 212 750 euros, selon M. Abbassene, qui pointe du doigt « l’enrichissement personnel » de M. Urvoas par le biais de cette opération.
« La taille, la situation, la valeur du bien, et le fait qu’il n’est pas accessible aux personnes en situation de handicap posent question », a expliqué M. Abbassene, entendu lundi avec le président de Cicero 29, Antony Auffret, par les enquêteurs de la police judiciaire de Rennes chargés du dossier.
Nouvelles règles pour les frais de mandat
En 2015, Assemblée puis Sénat ont édicté une liste des dépenses autorisées et interdites pour un parlementaire (dont l’acquisition d’un bien immobilier), et imposé le versement de l’IRFM sur un compte bancaire dédié.
Depuis janvier 2018, de nouvelles règles s’imposent aux députés pour les frais de mandat : ils disposent d’une « avance sur frais de mandat » de 5 373 euros comme l’ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. Un contrôle aléatoire est prévu chaque année sur 120 députés.

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Soupçonné d’avoir transmis au député Thierry Solère des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant, Jean-Jacques Urvoas doit déjà faire face à une enquête de la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ». M. Urvoas n’a aujourd’hui plus de mandat : maître de conférence en droit public, il a recommencé à donner des cours aux universités de Quimper et de Brest, à Paris-Dauphine et à Sciences Po.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Selon l’ancien ministre malien de la décentralisation, Ousmane Sy, « si les djihadistes ont l’oreille de la population, c’est parce que l’Etat est rejeté ».
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Entretien

« Le Mali veut organiser une élection présidentielle alors que la situation sécuritaire est pire qu’en 2013 »

Selon l’ancien ministre malien de la décentralisation, Ousmane Sy, « si les djihadistes ont l’oreille de la population, c’est parce que l’Etat est rejeté ».

Propos recueillis par                Bokar Sangaré (contributeur Le Monde Afrique, Bamako)



LE MONDE
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        Le 26.02.2018 à 14h27

     •
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        Mis à jour le 26.02.2018 à 16h15






    
Des militants du Mouvement pour le salut de l’Azawad, dans la région de Menaka, au Mali, le 4 février 2018.
Crédits : SOULEYMANE AG ANARA / AFP


Au Mali, l’élection présidentielle approche – le premier tour est prévu le 29 juillet –, mais la paix se fait toujours attendre. Dans le nord et le centre du pays, les groupes djihadistes mènent des attaques régulières, alors que l’Etat tarde à se redéployer.
Ancien ministre de la décentralisation et des collectivités territoriales et secrétaire général de la présidence, auteur de Reconstruire l’Afrique, vers une nouvelle gouvernance fondée sur les dynamiques locales (éd. Charles Léopold Mayer, 2009), Ousmane Sy est considéré comme l’un des premiers artisans de la décentralisation au Mali. Il livre son point de vue sur les retards dans la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger et sur la situation sécuritaire du pays.

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Pourquoi, plus de deux ans après sa signature, l’accord de paix peine à être appliqué ?
Ousmane Sy Le grand problème de cet accord, c’est le manque d’appropriation politique. Après sa signature, ceux qui devaient l’assumer politiquement se sont défaussés pour des raisons diverses. On a mis l’accord entre les mains de techniciens, qui font ce qu’ils peuvent, mais avec beaucoup de limites. Rien de ce qui devait être entrepris comme initiative politique n’a été fait. Or le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est le seul à avoir la légitimité pour engager l’ensemble des protagonistes maliens sur un chemin de façon indiscutable. La principale difficulté qui bloque l’accord, c’est l’absence de prise en charge politique.
Dans l’accord, il a été choisi de donner plus d’autonomie aux régions. Pensez-vous que cela soit possible sans porter atteinte à l’unité territoriale du Mali ?
La régionalisation n’est que la seconde phase de la décentralisation, qui est en cours depuis 1993. La première étape était la communalisation, qui avait pour objectif d’ancrer la démocratie au plus profond du pays afin que les populations puissent jouir de leurs droits, de leurs libertés, et pour faciliter l’accès aux services publics de base. Mais la communalisation ne permettait pas le second objectif de la décentralisation, qui était le développement du territoire.
En 2013, Ibrahim Boubacar Keïta a organisé les états généraux de la décentralisation, puis les assises du Nord. Ces deux documents ont été faits avant Alger et contiennent les fondements de la régionalisation. Face aux revendications des mouvements armés, dans un premier temps indépendantistes, puis fédéralistes, on a proposé un approfondissement de la décentralisation. Aujourd’hui, toutes les régions demandent à être responsabilisées dans le cadre de la décentralisation.

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Quels pourraient en être les inconvénients ?
Toute réforme a des inconvénients. La régionalisation consiste à donner une autonomie à des gens, et aujourd’hui, les libertés sont telles que le retour en arrière est impossible. Il faut voir la réalité en face : qu’on le veuille ou non, Kidal est en train de changer de statut, tout comme Tombouctou, Gao et Mopti. Toutes les parties du Mali changent de statut sans que cela soit pensé. Il aurait fallu que l’Etat anticipe ce changement de statut, sans quoi d’autres acteurs viennent prendre sa place. C’est ce qui est en train de se passer. L’Etat est pris au piège des évolutions. Il faut qu’on sorte du déni de réalité.
Le centre est devenu la priorité du gouvernement, qui vient d’y imposer des mesures d’interdiction de circulation des motos et des pick-up. Cela sera-t-il suffisant ?
Si les djihadistes existent et arrivent à avoir l’oreille des populations, c’est parce que l’Etat est rejeté. La meilleure façon de combattre cela, c’est de reconquérir le cœur des communautés. Et cela ne peut être fait que par un Etat différent de l’actuel dans sa conception, dans ses pratiques et même dans son existence. Ces mesures d’interdiction ne suffisent donc pas. Elles empêchent les gens de vivre. Dans ces localités, les gens vivent des différents marchés hebdomadaires. Ils transportent les malades, se déplacent à moto pour les événements sociaux entre les villages. Il n’y a pas de transports en commun organisés.

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Malgré des conditions sécuritaires précaires, le gouvernement prévoit de tenir le premier tour de l’élection présidentielle en juillet 2018. Cet agenda est-il tenable ?
Les gens ont la mémoire fragile. En 2012, tous les bons analystes avaient vu venir la crise alors qu’on avait la tête fermée dans les élections. En 2018, on est en train d’aller à une élection dans un pays où les conditions sont pires qu’en 2013. Aujourd’hui, les cercles où les conditions de réalisation du scrutin sont réunies en termes de logistique, de maîtrise du territoire par l’administration, pour que les gens puissent battre campagne et acheminer le matériel électoral, sont moindres. Or la réussite d’une élection dépend aussi de 60 % à 70 % de la logistique.
A défaut d’élection, que faire ?
Les élections ne sortent pas un pays de la crise. Elles peuvent couronner un processus de sortie de crise. Les politiques devraient réfléchir aux concertations à engager en marge des élections. C’est ce que j’appelle une transition. La conception qu’on a de la transition dans ce pays est toujours celle de rupture. Ce que le président n’a pas compris, c’est qu’il devrait passer du vieux Mali, complètement déconstruit, au nouveau Mali.
Du point de vue politique, notre modèle démocratique, qui a été mis en place en 1991, et notre modèle institutionnel ont montré des failles très graves, qu’il faut corriger. La réponse ne peut venir que des Maliens. Le président devrait aller à la rencontre des gens, les écouter, les convaincre, sortir des clivages artificiels entre majorité et opposition. La conquête du pouvoir n’est utile que s’il y a un pays.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ « Le Monde » publie, après avoir anonymisé les noms qu’il contient, le document qui justifie la relaxe prononcée, le 14 février, à l’encontre de cet homme accusé d’avoir hébergé deux des terroristes du 13 novembre 2015.
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Retrouvez l’intégralité du jugement de Jawad Bendaoud

« Le Monde » publie, après avoir anonymisé les noms qu’il contient, le document qui justifie la relaxe prononcée, le 14 février, à l’encontre de cet homme accusé d’avoir hébergé deux des terroristes du 13 novembre 2015.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h46
    |

            Franck Johannès








                        


Par Charlotte Bouvier et Franck Johannès
Jawad Bendaoud, accusé d’avoir hébergé deux des terroristes du 13 novembre 2015, a finalement été relaxé le 14 février, alors que ses deux coprévenus ont été condamnés : Mohamed Soumah à cinq ans de prison pour avoir servi d’intermédiaire entre Jawad Bendaoud et Hasna Aït Boulahcen, la jeune femme qui cherchait à cacher les fuyards et a été tuée avec eux, lors de l’assaut du RAID, le 18 novembre. Son frère, Youssef Aït Boulahcen, poursuivi pour non-dénonciation de crime terroriste, a été condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis.
L’affaire, largement relayée et traitée dans les médias est juridiquement plus compliquée qu’il n’y paraît ; le jugement de la 16e chambre correctionnelle donne le détail des faits, et explique la logique de la condamnation – et de la relaxe, qui a soulevé nombre d’interrogations. Le jugement a, certes, été frappé d’appel, et les trois hommes seront à nouveau jugés probablement en 2019. Reste qu’il s’agit d’un document essentiel pour comprendre les jours immédiats qui ont suivi les attentats, pour ce premier procès des tueries du 13-Novembre.

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                Jawad Bendaoud relaxé : 4 éléments pour comprendre le jugement



Le jugement original fait 144 pages ; nous y avons supprimé les noms et les coordonnées des quelque 670 parties civiles, pour l’essentiel les familles des victimes, ainsi que les adresses personnelles ou les noms des greffières. Youssef Aït Boulahcen a obtenu, avant le procès, de modifier son état civil, son nouveau nom a également été supprimé des minutes du jugement.

   L'intégralité du jugement Bendaoud by Le Monde on Scribd




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ En guise d’au revoir, la militante féministe adresse un avertissement à ses détracteurs : « On peut changer le monde sans être sur les réseaux sociaux. »
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Lassée des insultes, Caroline De Haas explique pourquoi elle quitte les réseaux sociaux

En guise d’au revoir, la militante féministe adresse un avertissement à ses détracteurs : « On peut changer le monde sans être sur les réseaux sociaux. »



Le Monde
 |    26.02.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 12h43
   





                        



   


Lassée des attaques, la militante féministe Caroline De Haas, déconnecte. Dans un texte intitulé « J’arrête », publié lundi 26 février, sur Mediapart, la militante annonce qu’elle quitte les réseaux sociaux.
« Je suis fatiguée de ces violences. Je suis fatiguée de savoir que mes ami.e.s, ma famille et mes collègues voient des messages haineux à mon encontre. Je suis fatiguée de ces espaces sur lesquels des agresseurs, par milliers, me harcèlement et m’insultent en toute impunité. J’arrête. Je quitte les réseaux sociaux pour un temps indéterminé. »
L’interview dans « L’Obs »
Elle revient sur la genèse de sa décision, situant le point de départ à un entretien accordé à L’Obs. « L’Obs publiait plusieurs interviews suite à la mobilisation #metoo sur les violences sexuelles », explique-t-elle. Publié le 14 février, et titré « Un homme sur deux ou trois est agresseur », le texte a été accueilli par « une vague de haine et de harcèlement sur les réseaux sociaux », relève Caroline De Haas, qui s’interroge sur l’intention du journal. « Pour faire le buzz. Sans se soucier qu’au passage, on casse, on brise. »
Comme elle l’avait fait le 15 février sur Facebook, la militante affirme avoir tenu des propos différents de ceux qui ont été publiés et retenus pour le titre : « Si une femme sur deux est victime, combien d’agresseurs nous entourent ? Est-ce un homme sur deux ? Un homme sur trois ? Je n’en sais rien. Je sais juste que c’est beaucoup. »
L’enquête de « Libération »
Elle se dit aussi victime collatérale de l’enquête de Libération relatant les abus sexuels contre des militantes syndicales de l’UNEF, l’Union nationale des étudiants de France entre 2007 et 2015, période pendant laquelle en était la secrétaire générale.
Après cet article, elle a été prise à partie sur Twitter par le chroniqueur Eric Naulleau, qui l’a accusée de complicité passive. « Parce qu’à l’époque je n’avais pas vu ces violences, c’est que j’étais complice. (…) Non, il a décidé de se payer une militante féministe », accuse-t-elle, renvoyant à l’enquête du Monde, en novembre 2017, dans laquelle elle donnait son point de vue. Elle poursuit : « J’étais une femme, une victime de violences, qui n’était pas formée pour détecter les violences dans mon entourage. En fait, j’étais comme l’immense majorité de la population. »
En guise d’au revoir, elle adresse un avertissement à ses détracteurs, qui sont loin d’être débarrassés d’elle : « On peut changer le monde sans être sur les réseaux sociaux. Je me dis même qu’on le change sans doute mieux sans eux. »



                            


                        

                        

