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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.
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« Le Média » se défend de tout « licenciement » et juge « infâmes » les accusations d’Aude Rossigneux

Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 17h31
    |

            Abel Mestre








                        



   


La riposte est en cours. Après la publication par le site spécialisé Electron libre, samedi 24 février, d’un mail d’Aude Rossigneux, annonçant son éviction du poste de rédactrice en chef du pure player Le Média, les fondateurs de ce site d’information proche de La France insoumise entendent répondre point par point. Un communiqué dont les dernières lignes sont en train d’être peaufinées doit être envoyé aux rédactions dans l’après-midi.

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Dans sa lettre, Mme Rossigneux dresse un portrait au vitriol de la nouvelle webtélé. Sa rupture de contrat aurait été « brutale », et « violente ». Des salariés seraient « au bord du burn-out ». Et, selon elle, la gestion humaine serait proche d’une entreprise du groupe de Vincent Bolloré, personnage honni à gauche.
Silencieux jusqu’à présent, Gérard Miller − qui fait partie du comité de pilotage avec notamment Sophia Chikirou, sa directrice générale et par ailleurs stratège en chef de la communication de Jean-Luc Mélenchon − confie auprès du Monde qu’il n’a « jamais été question d’un licenciement » de Mme Rossigneux. « C’est la fin de sa période d’essai. Cela peut se faire à la demande de l’employeur ou du salarié », précise le psychanaliste. M. Miller conteste le contenu de la missive de la journaliste, aussi bien sur le fond que sur la forme. Pour lui, il n’y eut aucune « brutalité », contrairement à ce qu’affirme Aude Rossigneux.
« Réorganiser la formule »
« Quand on l’a prévenue qu’on souhaitait mettre fin à sa période d’essai, on lui a proposé de continuer avec nous », note le psychanalyste. « On voulait qu’elle prenne la tête d’une émission hebdomadaire, continue M. Miller. Elle nous a proposé trois thèmes − la santé, le jazz et le vin. On était OK pour une émission sur la santé. » Selon M. Miller, c’est à ce moment-là qu’aurait été convenu avec Mme Rossigneux de ne pas « communiquer tout de suite » sur le sujet.
Pour le comité de pilotage du pure-player, les raisons de l’éviction de Mme Rossigneux trouvent son origine sur un malentendu. Pour M. Miller, il n’a jamais été question pour Le Média d’avoir « une présentatrice unique du JT » ou une « rédactrice en chef ». « On lui avait dit qu’on ne voulait pas d’une hiérarchie comme dans les autres médias, assure l’ancien militant de la Gauche prolétarienne. Elle était journaliste, comme les autres. On voulait aussi, dès le début, une présentation tournante du JT. On lui a dit, au bout d’un mois, qu’il fallait réorganiser la formule. Elle ne voulait pas faire autre chose. »
M. Miller assure par ailleurs que l’ambiance est bonne au sein de la rédaction. « Il n’y a aucun arrêt de travail pour burn-out », affirme-t-il. Depuis dimanche après-midi, des journalistes du Média se relaient sur Twitter pour dire qu’il n’y a pas de souci en interne. Et ainsi allumer un contre-feu à la polémique qui frappe le jeune média dont les audiences du JT sont en baisse depuis son lancement le 15 janvier, si l’on se fie aux vues sur YouTube.

Pas vu l'ombre d'un Bolloré dans les couloirs du @LeMediaTV. Aucune souffrance ni brutalité. Calmons-nous #LeMedia— VirginieCresci (@Virginie Cresci)


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Pour moi #LeMédia n'est pas un lieu de souffrance, mais un lieu où ma singularité journalistique est accueillie avec bienveillance.— kouamouo (@kouamouo)


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"Brutalité", "burn out" ou "Bolloré". Des mots qui ne me concernent pas à #leMédia— Yanmdi (@Yanis Mhamdi)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le secrétaire général de la CGT a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force ».
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SNCF : Martinez accuse Macron de « diviser ceux qui n’ont pas grand-chose »

Le secrétaire général de la CGT a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h50
   





                        


Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s’en est pris, dimanche 25 février, sur France 3 à Emmanuel Macron, l’accusant de « diviser ceux qui n’ont pas grand-chose », et a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force » avec sa réforme.
Lors d’un échange très vif au Salon de l’agriculture, samedi, le chef de l’Etat a répondu à un salarié de la SNCF qui l’interpellait sur cette réforme, déclarant qu’il ne pouvait y avoir « d’un côté, des agriculteurs qui n’ont pas de retraite et, de l’autre, avoir un statut de cheminot et ne pas le changer ». Il a ajouté qu’il « serait fou » d’embaucher des cheminots avec le même statut qu’il y a cinquante ans, au vu de leur rythme de travail, selon lui, bien différent.

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Annonces attendues lundi
« A chaque fois, il veut diviser ceux qui n’ont pas grand-chose », a déclaré Philippe Martinez, qui voit dans Emmanuel Macron quelqu’un d’« arrogant, vindicatif et qui a du mal a écouter des gens qui lui parlent et qui lui posent des questions ». « Il nous a fait le coup avec les retraités et les jeunes, les retraités qui seraient des privilégiés, quand on connaît le montant des pensions des retraités, et les jeunes qui n’auraient rien. C’est la même chose entre les salariés : à chaque fois, il divise ceux qui ont un petit peu et ceux qui n’ont rien du tout. »
Au sujet de ce projet de réforme de la SNCF – sur lequel le premier ministre, Edouard Philippe, doit revenir, lundi –, M. Martinez a reproché au gouvernement de s’appuyer sur un seul rapport, celui de l’ex-PDG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, « sans demander l’avis des principaux intéressés », les cheminots et les usagers.
Prié de dire si la journée d’action du 22 mars pourrait être avancée ou prolongée par de nouveaux appels à la grève, le responsable syndical a répondu que la décision en reviendrait aux cheminots.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a estimé que la résolution de l’ONU « est un premier pas indispensable ».
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Syrie : le gouvernement souhaite que la trêve humanitaire s’applique « dès aujourd’hui »

Quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a estimé que la résolution de l’ONU « est un premier pas indispensable ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h26
   





                        


Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a souhaité dimanche, lors de l’émission « Questions politiques », que la trêve humanitaire demandée par l’ONU samedi puisse être « mise en œuvre dès aujourd’hui », quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale.
« Les bombardements ont continué ce matin, [la résolution de l’ONU] a été votée hier soir. C’est un premier pas et il faudra faire en sorte qu’elle puisse être […] mise en œuvre dès aujourd’hui. »

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Dans ce texte adopté à l’unanimité samedi après de longues négociations, le Conseil de sécurité demande la mise en place d’un cessez-le-feu de trente jours en Syrie pour permettre la distribution d’aide humanitaire et l’évacuation des blessés.
Ignorant cet appel, le régime de Bachar Al-Assad a continué de mener des frappes aériennes et des tirs d’artillerie sur plusieurs localités de la Ghouta orientale, dernier fief rebelle aux portes de Damas visé, depuis le 18 février, par une campagne de bombardements particulièrement meurtrière, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Entretien entre Macron, Merkel et Poutine
Le président de la République, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, devaient s’entretenir dans la journée avec le président russe, Vladimir Poutine, sur l’application de la trêve en Syrie, a rappelé M. Griveaux.
« Il y avait des discours, désormais on a une résolution adoptée à l’unanimité au Conseil de sécurité des Nations unies. Donc on est passé à une étape importante de notre diplomatie. Est-ce que ça règle tous les problèmes ? Non. Est-ce que d’un coup de baguette magique la situation du peuple syrien, qui vit ce drame depuis sept ans, va s’arrêter ? Non. Mais c’est un premier pas qui était indispensable. »
Interrogé sur les mesures de rétorsion promises par la France en cas d’utilisation d’armes chimiques en Syrie, M. Griveaux a réaffirmé que « si la ligne rouge est franchie, (…) des sanctions seront prises », tout en soulignant qu’une « commission d’enquête internationale » pour en apporter la preuve avait « été demandée ».
« Aujourd’hui, nous n’avons pas, de manière établie par nos services, la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles », avait affirmé le président de la République, le 14 février, devant l’Association de la presse présidentielle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ « Il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi », explique la présidente LR de la région Ile-de-France.
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Piétonnisation des voies sur berge : Pécresse propose une rencontre à Hidalgo

« Il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi », explique la présidente LR de la région Ile-de-France.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 02h00
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 12h14
   





                        



   


La présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, propose à la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, « une rencontre, dans un esprit de coconstruction », après l’annulation par la justice de la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, dans un entretien au Journal du dimanche daté du 25 février.
« Ma priorité est de lutter contre la pollution et contre les embouteillages parisiens. Il faut donc reprendre la question depuis le début. Je propose à Anne Hidalgo une rencontre pour en discuter, dans un esprit de coconstruction », déclare l’ancienne ministre.
Le tribunal administratif de Paris a annulé, mercredi, la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, mesure phare de la maire pour lutter contre la pollution de l’air. Anne Hidalgo a annoncé, jeudi, que la Ville allait faire appel de cette décision.

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« Corriger la brutalité initiale de sa méthode »
Mme Pécresse souhaite que Mme Hidalgo « accepte la main » qu’elle « lui tend depuis un an et demi et qu’on se mette autour de la table ».
« J’espère que cette décision de justice va mettre fin au refus obstiné de la mairie de nous écouter. La Ville a, bien sûr, toute légitimité à prendre ce type de mesures, mais il ne faut pas que ce soit au détriment des Franciliens, qui ont enduré tant de galères, de stress et de souffrances », ajoute la présidente de la région.
Selon elle, « il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi, notamment des parkings relais à un prix abordable aux portes de Paris et une offre de transports supplémentaires, financée par la mairie, car les RER et le métro sont déjà saturés ».
« Je veux ouvrir le dialogue. La mairie de Paris a l’occasion de se rattraper, de corriger la brutalité initiale de sa méthode », ajoute Valérie Pécresse.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ « Je ne suis pas buté, si certains agriculteurs ne sont pas prêts, on envisagera des exceptions », explique le ministre de la transition écologique et solidaire au « JDD ».
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Sortie du glyphosate en trois ans : Nicolas Hulot évoque des « exceptions »

« Je ne suis pas buté, si certains agriculteurs ne sont pas prêts, on envisagera des exceptions », explique le ministre de la transition écologique et solidaire au « JDD ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 01h26
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 11h07
   





                        



   


Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui s’est battu en 2017 pour une sortie du glyphosate en trois ans, se dit prêt à envisager des « exceptions », dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche (JDD) du 25 février.
« On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions », a fait savoir le ministre, qui ne se rendra pas au Salon de l’agriculture ouvert depuis samedi. « Mais si on arrive à se passer du glyphosate à 95 %, on aura réussi », a-t-il ajouté.

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Après la décision de l’Union européenne (UE) en novembre 2017 de renouveler la licence de l’herbicide controversé pour cinq ans, le président de la République, Emmanuel Macron, avait promis que la substance, principe actif du fameux Roundup de la firme Monsanto, serait interdite en France « au plus tard dans trois ans ».
Mais fin janvier, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, avait déclaré que la France allait « essayer de sortir » dans les trois ans. « Tant qu’il n’y a pas de substitution, il n’y a pas de suppression », avait-il souligné. Il doit présenter, à l’issue du Salon de l’agriculture, un « plan d’action » en la matière en collaboration avec les autres ministres concernés.

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Pas de visite au Salon de l’agriculture
Le JDD affirme, par ailleurs, que Nicolas Hulot ne se rendra pas au Salon de l’agriculture, alors que l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, y avait fait une visite l’an passé. Le ministère de la transition écologique a confirmé cette information à l’Agence France-Presse, précisant qu’il « privilégie le dialogue direct avec les parties prenantes dans de bonnes conditions d’échange ».
« Je préfère dialoguer loin des regards et des caméras, c’est ma méthode », a expliqué le ministre au JDD, précisant qu’il avait reçu « tous les acteurs de la filière agricole et de l’alimentation ». Ses deux secrétaires d’Etat – Sébastien Lecornu et Brune Poirson – doivent se rendre au Salon dans la semaine.
Alors que les agriculteurs ont manifesté, cette semaine, partout en France contre l’accord de libre-échange en cours de négociations entre l’UE et les pays du Mercosur, Nicolas Hulot a également estimé qu’« en l’état, ce traité n’était pas acceptable ». « Il serait trop préjudiciable, notamment pour nos agriculteurs, et la France a des lignes rouges très claires », a ajouté le ministre qui avait déjà critiqué l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA) entré en vigueur partiellement en septembre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes, samedi, à Paris, les paysans présents craignent pour l’avenir de leur profession.
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Le Salon de l’agriculture, « c’est beaucoup de communication, du folklore franco-français »

Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes, samedi, à Paris, les paysans présents craignent pour l’avenir de leur profession.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 20h01
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 10h40
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        


Viendra, viendra pas ? « Je m’en fiche un peu », sourit Monique Brillet-Abbé. A la vérité, elle n’est pas mécontente de garder et de présenter ses moutons d’Ouessant à l’abri de l’inévitable cohue provoquée par le cortège protocolaire et médiatique qui a suivi Emmanuel Macron dans sa visite du Salon de l’agriculture, samedi 24 février. La mine effarée, elle évoque ses souvenirs de l’an passé, lorsque en pleine campagne présidentielle, la race bretonne étant alors à l’honneur porte de Versailles, son stand s’était trouvé sur le passage du candidat Macron. « C’était la folie. J’ai cru qu’ils allaient tout casser », dit-elle.

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Au calme, elle prend le temps de parler de ses bêtes. Peu sensibles aux aléas de la « start-up nation », ses moutons, convient-elle, ne sont « rentables en rien car trop petits en tout ». Ces derniers de cordée ont double toison, on peut y plonger les mains pour se les réchauffer. Mais à un peu moins de 50 centimètres au garrot, la laine en moins, il ne reste qu’« une petite crevette », « de quoi manger pour cinq à six personnes ».

   


Quand on aime, on ne compte pas. Monique Brillet-Abbé vante la rusticité de ses bêtes dont la race remonte à « des millénaires », plaide inlassablement pour sa sauvegarde, met en garde contre les croisements opérés par des éleveurs ignares et/ou indélicats.
« Il y a de moins en moins d’éleveurs »
De grandes cousines sont à quelques encablures de là. Quelques brebis des Pyrénées voisinent avec des fromages issus de leur lait. Désiré Loyatho est à la tête, avec son épouse, d’un élevage de 500 bêtes. Ils ont quatre salariés, dont leur fille. Malgré les « primes européennes », le lait ne suffirait pas : il serait « produit à perte », explique-t-il. La rentabilité, voire quelques bénéfices, est due à la transformation du produit et à sa commercialisation sur place, par la vente directe. La famille a suivi le processus : Désiré Loyatho est un berger dans l’âme, et il ne changera pas. Mais sa fille, dit-il, est « une fromagère ».

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A la basse-cour, le commissaire du lieu, Dominique Vasseur, ne s’attend pas trop à voir débouler président, ministre, perches et caméras. En exposant expérimenté – il n’a pas manqué un salon depuis 1983 –, il sait que les politiques préfèrent se montrer auprès des « grosses bêtes du hall 1 ». Ils ne font ici, au mieux, qu’un « petit passage ». Et encore, essentiellement en raison de la proximité du stand de la FNSEA, ce passage obligé. Le léger brouhaha ne suffit pas à couvrir le chant des (superbes) coqs.
A la tête d’une exploitation de céréales dans l’Orne, Dominique Vasseur n’élève des lapins, qu’il fait concourir au salon, que pour son « loisir ». « Il y a de moins en moins d’éleveurs, et de moins en moins de jeunes », soupire-t-il. Si ses propres enfants « ont baigné dedans », aucun ne semble désireux de prendre la relève. En tout cas, pas l’aîné, âgé de 28 ans, qui « n’est pas intéressé ».
L’Aubrac à l’honneur de cette édition 2018
C’est l’Aubrac, cette année, qui est à l’honneur. La « star » du salon ne se nomme pas Jupiter, mais « Haute », ce qui n’a rien d’un diminutif. Les bras se tendent par dizaines, téléphones portables en main, pour immortaliser la placidité de cette majestueuse vache de 6 ans, qui s’occupe bien davantage de son veau que de ses admirateurs. Nathalie Blondel, des jardins botaniques de l’Aubrac, espère que le président de la République ne se contentera pas de contempler la bête, mais viendra faire un tour au stand de la région qui l’a vu naître.

   


Elle lui rappellerait, s’il ne le sait déjà – « ce qui serait inquiétant », estime-t-elle –, que l’Aubrac sera sous peu estampillé « parc naturel régional ». Un couteau Laguiole a été mis de côté au cas où, en guise de cadeau. Mais le chef de l’Etat aura-t-il un sou en poche, à donner en retour, comme le veut l’usage, afin de « ne pas rompre l’amitié » ? Qu’importe, les mots aussi sont prêts à accueillir M. Macron : « Il faut aider les jeunes agriculteurs à s’installer, inciter les gens à revenir vivre dans les campagnes, arrêter de les vider de leurs services publics », répète Cécile, de l’office du tourisme d’Argences en Aubrac.

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Les « importants » sont mieux lotis et organisés. La fédération nationale porcine a sa « maison » dans le Salon, un préfabriqué où ses responsables peuvent recevoir. M. Macron est venu dans la matinée y passer « trente minutes », explique Paul Auffray, président de cette organisation. Il lui a fait passer quelques messages. Sans être dupe de la nature de cet exercice : « C’est beaucoup de communication. Du folklore franco-français. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le chef de l’Etat rend visite aux agriculteurs français présents au salon à Paris. Un rendez-vous qui se tient alors que les attentes du secteur sont très fortes.
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Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture : « L’agriculture française est une terre de conquête »

Le chef de l’Etat rend visite aux agriculteurs français présents au salon à Paris. Un rendez-vous qui se tient alors que les attentes du secteur sont très fortes.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h24
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 19h12
   





                        



   


Premier Salon de l’agriculture pour le président français. Emmanuel Macron a commencé samedi 24 février sa visite du salon, qui se tient jusqu’au 4 mars, porte de Versailles à Paris, par une rencontre à huis clos avec les principaux acteurs institutionnels de l’agriculture française. Le président de la République prévoit d’y rester toute la journée.

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Pour cette réunion en forme de petit-déjeuner, proposée par l’Elysée, les dirigeants des cinq syndicats représentatifs du secteur étaient présents (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Confédération paysanne, Coordination rurale, Modef), ainsi que ceux de la Mutualité sociale agricole (MSA, la sécurité sociale du monde agricole), de l’organisme de recherche INRA, de Coop de France et d’autres organismes institutionnels du secteur.
« On est là pour faire le point sur les professions, le financement, le modèle social, la recherche, préparer les prochaines échéances, [notamment] le schéma de la PAC [la politique agricole commune de l’UE] à venir, donner de la visibilité à ceux qui vont bénéficier des aides et clarifier les impacts sur les financements des uns et des autres », a déclaré le président lors de cette première réunion.
Sifflets et applaudissements
Il doit également rencontrer dans la journée le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, présent porte de Versailles.
« Je sais l’importance qu’a notre agriculture, je sais les attentes, les angoisses et la souffrance sur le terrain. Je suis convaincu qu’il y a un avenir certain pour notre agriculture mais à inventer ensemble, il y a des décisions difficiles à prendre dans certains secteurs. L’agriculture française est aussi une terre de conquête, il y a beaucoup de choses à faire », a-t-il ajouté.
A la suite de cette réunion, Emmanuel Macron a déambulé à la rencontre des exposants. Lors d’une première rencontre avec les Jeunes Agriculteurs, ces derniers l’ont sifflé durant plusieurs minutes et ont brandi des t-shirts portant l’inscription « Attention agriculteurs en colère ». Plus tôt, le président avait déjà été accueilli dans la cohue par des agriculteurs déguisés, mais aussi par des applaudissements.

#salonagriculture 
— jb_de_m (@JB de Montvalon)


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M. Macron a ensuite subi de nouveaux sifflets du côté des céréaliers qui protestaient contre la fin annoncée du glyphosate et contre le projet de libre-échange en cours de négociation entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay).
Les agriculteurs craignent notamment l’importation à taux réduit sur le continent de 70 000 tonnes de viande bovine sud-américaine par an. Cela pourrait selon eux créer une concurrence déloyale de cette viande industrielle produite à très bas coûts et selon des standards sanitaires et de qualité beaucoup moins exigeants qu’en Europe.

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                Les agriculteurs et Macron : des attentes et des frictions



Pris à partie, le chef de l’Etat a tenté de répondre à la crainte de ces agriculteurs. « Je vous engueule parce que j’aime pas qu’on me siffle derrière ; mais après je viens vous voir et on s’explique », leur a-t-il dit calmement, promettant que « personne ne serait laissé sans solution ».
« J’ai vu des gens qui étaient à 500 mètres pour me siffler. Ils étaient très minoritaires. J’ai cassé les parcours et les codes pour aller au devant d’eux, et ils se sont arrêtés de siffler, a expliqué ensuite M. Macron à la presse. On s’est expliqué, je crois qu’ils ont compris. »
Cette visite a lieu alors que les attentes des agriculteurs sont très fortes. L’année dernière il n’avait arpenté les allées du salon qu’en candidat à la présidence. Emmanuel Macron avait alors proposé de restructurer l’agriculture française autour de ses « filières » pour la sortir de la crise. En recevant cette semaine quelque 700 jeunes agriculteurs à l’Elysée, il a tenté de déminer le terrain de sa réforme et a cherché à enraciner la « révolution culturelle » qu’il dit avoir engagée dans le secteur.
Inquiétude du monde agricole
Avant l’ouverture du salon, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, associée aux Jeunes Agriculteurs, a organisé, mercredi dernier, une journée de mobilisation et d’action dans plusieurs régions. Le thème retenu : la dénonciation des accords de libre-échange et en particulier celui entre l’UE et des quatre pays du Mercosur, en cours de négociation.
Le monde agricole s’inquiète également de la révision de la carte des zones agricoles défavorisées, qui va faire sortir 1 380 communes du dispositif ouvrant droit à une indemnité compensatoire de handicap naturel.

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                Que sont ces zones agricoles défavorisées qui vont être réformées ?



Les inquiétudes sont d’autant plus importantes qu’en dépit des nombreux rappels à l’ordre du gouvernement à la sortie des états généraux de l’alimentation – et en attendant en septembre la loi censée leur garantir une meilleure rémunération de leur production – la grande distribution n’a pas joué le jeu dans les négociations commerciales annuelles avec les producteurs, qui s’achèvent pendant le salon.
Or, en 2016, près de 40 % des chefs d’exploitation agricoles ont perçu un revenu mensuel négatif ou n’excédant pas 360 euros, selon les dernières statistiques de la MSA, publiées vendredi. Certaines annonces d’Emmanuel Macron ont tout de même quelque peu rasséréné le monde rural, comme la promesse d’une mise en place de « verrous réglementaires » sur les achats de terres agricoles par des étrangers en France.

Au Salon, Emmanuel Macron confirme vouloir réformer le statut des cheminots
Interpellé par un visiteur au Salon de l’agriculture, samedi 24 février à Paris, Emmanuel Macron a confirmé qu’il était favorable à une réforme du statut des cheminots, dans le cadre de la réforme à venir de la SNCF.
« Je ne peux pas avoir d’un côté des agriculteurs qui n’ont pas de jours fériés, etc., qui n’auront parfois pas de retraite et dire “le statut des cheminots, il ne faut pas le changer” », a justifié le président de la République.
« Je ne suis pas du tout pour rogner sur les salaires. Mais on a aujourd’hui, sur à la fois des éléments de statut (…) et plus largement de gestion de l’entreprise, des choses qu’il faut adapter. »
Dans son rapport remis la semaine dernière, l’ancien PDG d’Air France Jean-Cyril Spinetta propose notamment de ne plus embaucher sous le statut de cheminots. Le premier ministre, Edouard Philippe, doit dévoiler lundi la méthodologie et le calendrier de la réforme.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Emmanuel Macron va jouer le récitant dans « Pierre et le Loup » dans le cadre des « jeudis (culturels) de l’Elysée ».
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Le président acteur et les miroirs de Versailles

Emmanuel Macron va jouer le récitant dans « Pierre et le Loup » dans le cadre des « jeudis (culturels) de l’Elysée ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 08h58
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 09h24
    |

            Solenn de Royer








                        


Au début, personne n’y a cru. Mais vendredi 23 février, l’Elysée a confirmé l’information de BFM-TV : Emmanuel Macron jouera bien dans Pierre et le Loup jeudi 1er mars, dans la salle des fêtes du palais, devant 200 invités. Il sera le « récitant », figure clé du conte musical de Prokofiev.
Dans les jours qui précèdent, le président répétera ce spectacle, qui se tient dans le cadre des « jeudis (culturels) de l’Elysée » instaurés par le couple Macron depuis l’été. Le 5 octobre, le violoniste Renaud Capuçon a joué avec l’orchestre de la garde républicaine. Le 23 novembre, c’était le tour du chœur de l’armée française. « Depuis le général de Gaulle, il y a eu peu de concerts à l’Elysée, a introduit le chef de l’Etat la première fois. Nous voulions, avec Brigitte, renouer avec cette tradition. » 
Le président n’avait pas précisé alors qu’il pourrait être l’acteur de ces soirées. Un geste inhabituel. Si ses prédécesseurs avaient tous organisé des événements culturels à l’Elysée, aucun ne s’était ainsi mis en scène. « Et pourquoi pas ? », interroge un conseiller. En mai, Macron avait d’ailleurs justifié ainsi son dîner controversé à la Rotonde : « C’est mon plaisir. » 
En se produisant sur scène, le chef de l’Etat, qui utilise le château de Versailles comme atout symbolique d’un pouvoir vertical, se met de facto dans les pas de Louis XIV. Féru de danse, le jeune roi interprétait des personnages dans les ballets donnés à la cour. Ce faisant, a analysé l’essayiste Jean-Marie Apostolidès (Le Roi-Machine, spectacle et politique au temps de Louis XIV, Editions de Minuit, 1981), le monarque « produit sa propre image solaire dans la représentation ».
Soirée « très simple »
A l’Elysée, on coupe court à la comparaison. « Pour qu’il y ait cour, il faut qu’il y ait courtisans », indique un conseiller qui précise que le public sera composé des personnels du palais, de pupilles de la nation ou d’enfants des hôpitaux… « Il n’y aura pas de people, pas de VIP mais la lingère de l’Elysée et son fils », insiste ce conseiller, qui parle d’une soirée « très simple ».
Macron s’est initié au théâtre avec Brigitte Auzière, sa professeure au lycée de la Providence d’Amiens. Le documentaire de Pierre Hurel (Emmanuel Macron, la stratégie du météore) montre le jeune Emmanuel grimé en épouvantail, les bras en croix, dans une adaptation de Jean Tardieu. « Macron, c’est Fregoli, un transformiste, un comédien, il adore ça ! », sourit un ancien député qui s’était amusé de voir le président revêtir un treillis, une combinaison de sous-marinier ou un maillot de foot, au début du quinquennat.
Une mise en scène de soi qui ne fait pas l’unanimité. « Pendant que les caméras filment le roi qui chante avec les enfants, elles ne s’occupent plus de la colère de leurs parents », politise le patron des députés PS, Olivier Faure. « On commence par la grandeur de Versailles mais on peut terminer par le Ridicule de Patrice Leconte », met en garde un familier de l’Elysée.
Par ce geste, « Macron veut sans doute montrer qu’il est jeune et aime la culture, analyse un ancien conseiller du pouvoir. Il fera passer ceux qui le critiquent pour des rabougris de l’ancien monde, vautrés dans les passions tristes. » Il est vrai qu’en brandissant cet argument, ce président « disruptif » peut tout se permettre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Tous les pays de l’Union, à l’exception de la Hongrie, vont organiser des débats publics sur l’avenir de l’Europe, dans les mois qui viennent.
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Les consultation citoyennes, seule concession de l’UE à Macron

Tous les pays de l’Union, à l’exception de la Hongrie, vont organiser des débats publics sur l’avenir de l’Europe, dans les mois qui viennent.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 08h54
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            
A ce jour, c’est une des seules idées d’Emmanuel Macron pour réformer l’Europe à avoir rencontré un écho franchement favorable à Bruxelles. Vendredi 23 février, à l’issue d’un conseil des dirigeants de l’Union, le président français a confirmé que 26 pays avaient accepté d’organiser des « consultations citoyennes » dans leurs territoires respectifs, entre avril et décembre prochain.
Le Royaume-Uni n’ayant pas été convié à la réunion bruxelloise (pour cause de Brexit), seule la Hongrie manque désormais à l’appel, « ce qui doit être une surprise pour vous » a ironisé le président français à l’issue du conseil, faisant allusion aux positions anti-Bruxelles du premier ministre, Viktor Orban. Les Pays-Bas, sceptiques sur la démarche, se sont laissé convaincre à la toute dernière minute. « Une décision doit encore être prise mais de telles consultations, si elles ont lieu, devront se dérouler selon nos critères », soulignait encore une source diplomatique vendredi matin.
« C’est le résultat d’un travail de conviction », s’est félicité M. Macron qui avait lancé l’idée de ces consultations dès sa campagne pour la présidentielle. Le but est de donner la parole aux citoyens partout dans l’Union pour qu’ils expriment leurs doléances, ou leurs attentes vis-à-vis de l’Europe. Ces préoccupations devraient faire l’objet d’une synthèse, que les dirigeants discuteront à leur conseil de décembre 2018, dans la dernière ligne droite avant les élections européennes de mai 2019. Car ces consultations sont évidemment liées à ce scrutin, crucial pour le président français. Mais pas question d’en faire un exercice partisan, souligne-t-on à l’Elysée.
Caisse de résonance
C’est le 17 avril prochain, depuis le Parlement de Strasbourg, que M. Macron compte lancer ces consultations pour la France. Les autres Etats pourront organiser leurs débats à leur guise : beaucoup refusaient d’avoir à dupliquer une démarche conçue depuis Paris. Les Luxembourgeois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La promesse de Macron d’inscrire l’île dans la Constitution rencontre un accueil mitigé chez les députés.
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Le statut de la Corse divise le Parlement

La promesse de Macron d’inscrire l’île dans la Constitution rencontre un accueil mitigé chez les députés.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 08h52
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
Seule « concession » d’Emmanuel Macron aux dirigeants nationalistes de la Corse lors de son discours prononcé à Bastia le 7 février, l’inscription de la Corse dans la Constitution est loin de provoquer un enthousiasme spontané au sein de la représentation nationale. Le Monde a interrogé les présidents de groupe de l’Assemblée nationale. Ils expriment, pour le moins, de fortes réserves.

Du côté de la majorité présidentielle, on affiche une prudente circonspection en attendant de savoir ce qu’aura décidé le président de la République. « Que la Corse soit inscrite dans la Constitution, c’est une très bonne chose. Cela démontre que nous reconnaissons la singularité de ce territoire. En même temps, ça arrime la Corse dans la République », assure Richard Ferrand, le président du groupe LRM, qui a semble-t-il bien intégré la dialectique présidentielle telle qu’elle s’est exprimée à Bastia.

Et lui-même ne manque pas de rappeler les dirigeants corses à leurs responsabilités. « Très honnêtement, la Collectivité de Corse est la collectivité métropolitaine la plus décentralisée depuis le 1er janvier, rappelle le député du Finistère. Il est important que ses responsables s’en emparent pleinement. Or, à peine mis en place, ils demandent des évolutions nouvelles. » Il n’exclut pas, cependant, d’accorder à la Corse des compétences particulières « dès l’instant que chacun apporte la preuve que c’est nécessaire ». Quant à la façon dont cela se traduirait dans la Constitution et à l’endroit où cela s’inscrirait, il reste très évasif. « Je me méfie toujours quand on transforme les enjeux politiques en enjeux juridiques. Je n’ai strictement aucune préférence pour un article en particulier. J’ai une approche pragmatique de ce point de vue. » Autrement dit, attendons de voir avant de nous prononcer.
« Boîte de Pandore »
L’allié MoDem n’est guère plus entreprenant, alors que Jacqueline...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ A deux ans des municipales, la majorité de la maire de la capitale se divise entre pro-Macron et pro-Hamon.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/02/2018
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Anne Hidalgo, en équilibre précaire à Paris

A deux ans des municipales, la majorité de la maire de la capitale se divise entre pro-Macron et pro-Hamon.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 11h13
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Anne Hidalgo est dans la tourmente. La tempête s’est levée il y a plusieurs semaines et ne semble pas vouloir retomber. Dernière bourrasque en date, l’annulation par le tribunal administratif, mercredi 21 février, de la décision la plus emblématique de son action contre la pollution : la fermeture de la rive droite de la Seine à la circulation.
Le coup est « très dur », selon un élu écologiste parisien. D’autant qu’il survient après quatre camouflets juridiques sur les marchés publics de l’affichage publicitaire et en plein fiasco du plan de livraison des nouveaux Vélib’, sans cesse retardé.
S’ajoutent à ce tableau les volte-face de l’exécutif. Le refus puis l’accord de la maire de Paris – sous la pression d’une pétition d’une centaine d’écrivains – d’accorder une sépulture parisienne au romancier Michel Déon, ainsi que le rétablissement des colonies de vacances de la Ville après le tollé de centaines de familles. L’Hôtel de Ville tangue au point que la majorité parisienne est en proie à une inquiétude « très forte » sur le risque de perdre la ville en 2020, glisse un élu de gauche.

Jusqu’ici, Anne Hidalgo a réussi à tenir la barre. Après les scores d’Emmanuel Macron à la présidentielle (près de 35 % au premier tour) et aux législatives, elle a composé un nouvel exécutif, propre à consolider une coalition qui va du Front de gauche jusqu’à quelques macronistes. Mais pour l’emporter en 2020, elle ne pourra pas se contenter de distribuer les postes d’adjoint ni de reconduire les équilibres internes à sa majorité plurielle.
« Ne plus être prisonnière des jeux d’appareil »
Surtout que le PS, affaibli au plan national, aura sans doute perdu son hégémonie au plan local. « Hidalgo sait qu’elle est dans une contradiction entre ce qu’elle porte au niveau national et une majorité municipale qui n’est plus à l’image de la société parisienne, explique un de ses adjoints. Elle peut gagner à condition de ne plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Syrie, immigration, JO : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h34
   





                        


Un projet de loi controversé sur l’asile et l’immigration
Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a présenté mercredi en conseil des ministres son projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ». Parmi les mesures proposées : réduction des délais de la demande d’asile mais aussi du temps pour faire appel d’un refus d’asile, augmentation de la durée de rétention, hausse de la retenue administrative pour vérification du droit au séjour, etc.
Le texte suscite de vives critiques, à la fois de l’opposition de droite ou d’extrême droite, qui le trouve trop timide, et de la gauche, qui le juge trop répressif, alors que les associations dénoncent le manque d’humanité de la politique d’accueil.

        Tribune :
         

          Pour Jacques Toubon, « le demandeur d’asile est mal traité » par le projet de loi sur l’immigration



Deux jours auparavant, le député LRM Aurélien Taché présentait dans un rapport « 72 propositions pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France ».

Syrie : l’impuissance internationale à la Ghouta
Les bombardements de l’aviation syrienne sur l’enclave rebelle de la Ghouta orientale ont fait au moins 250 morts en trois jours, et le massacre se poursuit. Lundi, près de 127 civils ont été tués, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), faisant de cette journée la plus sanglante en termes de pertes civiles depuis le début de l’année 2015.
Face à cette catastrophe humanitaire, la communauté internationale peine à adopter une position commune, et la paralysie diplomatique est critiquée face à ce « Srebrenica du XXIe siècle ». L’opposition syrienne en exil a, elle, dénoncé « une guerre d’extermination » et accuse la Russie d’empêcher une solution politique au conflit.

        Lire aussi :
         

                En Syrie, tragédie humanitaire dans la Ghouta orientale



Le biathlon français brille aux Jeux olympiques
Les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang se terminent dimanche, avec une cérémonie de clôture, comme celle d’ouverture, placée sous le signe du rapprochement entre les deux Corées. Sur le plan sportif, la Norvège a dominé le classement avec 37 médailles vendredi, dont 13 titres, alors que la France avait déjà remporté 15 médailles – soit autant qu’à Sotchi il y a quatre ans –, dont cinq liées aux épreuves de biathlon. Les athlètes hexagonaux ont remporté 5 titres (contre seulement 4 en 2014).

        Lire aussi :
         

                JO 2018 : la perfection contagieuse de Martin Fourcade



Martin Fourcade est devenu le sportif français le plus titré des Jeux olympiques, en remportant trois médailles d’or en Corée. Ultrafavori, l’Autrichien Marcel Hirscher a raté son slalom mais a survolé le géant, laissant la troisième place au Français Alexis Pinturault. En danse sur glace, le couple français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron a terminé 2e et a vu le titre olympique s’échapper après un accident de costume très commenté.

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                Jeux olympiques d’hiver 2018 : toutes les médailles de la France



Le contrôle des armes en débat aux Etats-Unis
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Lors d’une cérémonie d’hommages aux enseignants et lycéens tués, à Parkland, le 15 février. Un tireur de 19 ans a ouvert le feu, mercredi 14 février, dans le lycée Marjory-Stoneman-Douglas de Parkland, dans le sud-est de la Floride, faisant 17 morts. Le tireur, un ancien élève renvoyé de l’établissement pour des raisons disciplinaires a été arrêté non loin de l’école. Il s’est rendu sans résistance à la police. Il était armé d’un fusil d’assaut de type AR-15 et avait de très nombreuses munitions."
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            data-slide-description="Emma Gonzalez interpelle, lors d’un discours, samedi 17 février, les élus, à commencer par le président des Etats-Unis, Donald Trump, traitant de foutaises (« bullshit ») leurs promesses. C’est par la diatribe anti-armes à feu de cette lycéenne, rescapée de la tuerie, que tout a commencé."
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            data-slide-description="Des étudiants protestent contre la vente libre d’armes à feu, à Parkland, le 17 février. « A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous », ont scandé des lycéens, dont certains rescapés de la fusillade."
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            data-slide-description="Dans la foulée de ces rassemblements, Jaclyn Corin, à droite de l’image, organise un voyage en bus à Tallahassee. Succès immédiat : trois autocars et une centaine de jeunes partent, mardi 20 février, en direction de la capitale de Floride, située à presque 500 kilomètres de Parkland, dans le nord de l’Etat."
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            data-slide-description="Tyra Hemans, 19 ans, a perdu deux amis dans la fusillade. L’an passé, elle était dans la classe du meurtrier. En pleurs, elle exige des réponses : « J’ai besoin de comprendre pourquoi leurs armes valent plus que ma vie. »"
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            data-slide-description="Dans un des bus pour Tallahassee, deux lycéens écrivent une lettre ouverte aux législateurs, le 20 février."
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            data-slide-description="Dans l’un des cars qui emmènent les lycéens à la rencontre des législateurs de leur Etat."
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            data-slide-description="A Tallahassee, des parents et des élèves attendent l’arrivée des élèves de Parkland."
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            data-slide-description="A leur arrivée, les élèves de Parkland sont accueillis et applaudis par des lycéens de Tallahassee."
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            data-slide-description="Mercredi 21 février au matin, après avoir rangé leurs sacs de couchage, les adolescents prennent le chemin du capitole, encadrés par des éducateurs, avec pour slogan « Plus jamais ça ». Mélange d’excitation, d’émotion mais aussi de traumatisme."
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            data-slide-description="Dans le capitole, les étudiants se déplacent pancartes en main. Ils se sont divisés en plusieurs groupes pour discuter avec les législateurs et autres les dirigeants de l’État au sujet du contrôle des armes à feu. Le gouverneur de l’Etat, le républicain Rick Scott, qui affronte une jeunesse aisée, plutôt blanche et surtout unie a convoqué, en catastrophe, trois séminaires pour faire des propositions, avec des policiers, des éducateurs et des médecins, juste avant l’arrivée des lycéens. Avec un mot d’ordre : « Protéger nos enfants »."
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            data-slide-description="Minute de receuillement en mémoire des victimes du 14 février, au Sénat, le 21 février. Dans la tribune au-dessus des sénateurs, les adolescents de Parkland portent des tee-shirts « nous sommes le changement »."
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            data-slide-description="Des rescapés de la tuerie de Parkland interrompent une audience du comité législatif, au capitole, demandant aux législateurs d’agir pour une réforme du contrôle des armes à feu, le 21 février."
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            data-slide-description="Aria Siccone, 14 ans, pleure en s’adressant aux législateurs. Barrington Russell, élu démocrate, la réconforte, le 21 février."
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            data-slide-description="Une semaine exactement après l’attaque du lycée Marjory Stoneman Douglas, 17 étudiants rescapés se couchent sur le sol en silence et prient, dans le capitole."
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            data-slide-description="Devant le capitole, les jeunes de Tallahassee rejoignent les lycéens de Parkland. La ville est devenue l’espace d’une journée le centre de l’Amérique, suivie par tous les médias. Aux cris de « Protégez les enfants, pas les armes ! » et de « Résistance », ils étaient près de 3 000 à exiger des actes de leurs élus."
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            data-slide-description="Des manifestants protestent pour que le Sunshine State, l’« Etat du soleil » , ne soit plus le « Gunshine State », l’Etat où brillent les armes grâce à une des législations les plus laxistes des Etats-Unis, devant le capitole."
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            data-slide-description="Sur les marches du capitole, à Tallahassee, en Floride, le mercredi 21 février. D’autres manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes de Floride et du reste des Etats-Unis, souvent menées par des lycéens, le 21 février."
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            data-slide-description="Des boîtes de pétitions pour la réforme du contrôle des armes à feu, sont entassées devant le bureau du gouverneur de Floride, Rick Scott, après la manifestation."
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Lors d’une cérémonie d’hommages aux enseignants et lycéens tués, à Parkland, le 15 février. Un tireur de 19 ans a ouvert le feu, mercredi 14 février, dans le lycée Marjory-Stoneman-Douglas de Parkland, dans le sud-est de la Floride, faisant 17 morts. Le tireur, un ancien élève renvoyé de l’établissement pour des raisons disciplinaires a été arrêté non loin de l’école. Il s’est rendu sans résistance à la police. Il était armé d’un fusil d’assaut de type AR-15 et avait de très nombreuses munitions.

JOE RAEDLE / AFP
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Le président américain Donald Trump a affiché sa volonté d’interdire les mécanismes, connus sous le nom de bump stocks, utilisés par le tueur de Parkland mais aussi à Las Vegas, qui permettent à un fusil de tirer en rafales quasi automatiques – tout en souhaitant que les enseignants soient armés.

        Editorial :
         

          Armes : la révolte salutaire des lycéens américains



Après la tuerie qui a fait 17 morts à Parkland la semaine dernière, de nombreuses voix s’élèvent, notamment chez les jeunes, pour dénoncer la libre circulation des armes à feu dans le pays.

        Reportage :
         

          A Tallahassee, deux Amérique face aux armes à feu



Wauquiez en « off » suscite la polémique
Le président du parti Les Républicains, enregistré à son insu par l’émission « Quotidien » lors d’un cours devant les étudiants d’une école de commerce, a dû présenter des excuses à Nicolas Sarkozy. Ses propos ont amené plusieurs membres des Républicains à prendre leurs distances, certains le comparant même à Donald Trump.
Le président des Républicains a déclaré qu’il allait portait plainte et saisir le CSA après la diffusion de ses propos, dont il « assume » le contenu.

        Lire aussi :
         

                Laurent Wauquiez, une sincérité sans cesse questionnée



Dissensions dans le camp Le Pen
A trois semaines du congrès du Front national, Marine Le Pen a passé une semaine difficile. Son ancien bras droit Florian Philippot a lancé officiellement son parti, Les Patriotes, dimanche à Arras (Pas-de-Calais). Quatre jours plus tard, sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, théoriquement retirée de la vie politique, intervenait à une réunion des conservateurs américains, le Conservative Political Action Conference (CPAC) où sont aussi invités Nigel Farage et Donald Trump. Entre-temps, Jean-Marie Le Pen, en guerre ouverte avec la nouvelle direction du FN, a publié des extraits de ses mémoires, où il affirme avoir « pitié » de sa fille.

        Enquête :
         

          Marine Le Pen subit les offensives de sa famille



ET AUSSI
Pouvoir d’achat. Les Décodeurs ont listé 24 mesures du gouvernement, leur calendrier et leurs effets sur le porte-monnaie.Paris. La fermeture des voies sur berges a été annulée mercredi par le tribunal administratif, mais la mairie va faire appel de la décision et adopter un nouvel arrêté de piétonisation.Petit Bar. Six membres présumés du Petit Bar, une bande criminelle d’Ajaccio, ont comparu à partir de lundi devant les assises d’Aix-en-Provence pour le meurtre d’Antoine Nivaggioni, une ex-figure du nationalisme corse.Loup. Le plan national d’action sur le loup et les activités d’élevage a été publié lundi. Il vise une population de 500 canidés en 2023.Djihadistes. La première djihadiste française capturée à Mossoul a été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale en Irak et va être extradée vers la France.Pesticides. Le raisin et le céleri font partie des fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides, selon l’ONG Générations futures.Sépulture. Après avoir d’abord refusé, la mairie de Paris a entamé des démarches pour que l’académicien Michel Déon soit enterré dans la capitale.Bibliothèques. Emmanuel Macron a présenté un plan favorisant l’extension des horaires des bibliothèques y compris le dimanche.Bure. Les opposants au projet de centre d’enfouissement des déchets nucléaires, dans la Meuse, ont été évacués jeudi par 500 gendarmes mobiles.Nigeria. Cent onze lycéennes ont été portées disparues depuis l’attaque d’une école lundi par Boko Haram.Immobilier. Selon le bilan 2017 des notaires, les prix ont augmenté de 4 % en France, et de 8,6 % à Paris.Air France. Dix syndicats ont appelé à une grève jeudi pour obtenir une hausse des salaires, sans succès.
DISPARITIONS
Didier Lockwood. Le violoniste de jazz français est mort dimanche à l’âge de 62 ans.Billy Graham. Le prédicateur évangéliste américain, interlocuteur des présidents américains, est mort mercredi à 99 ans.Jean-Manuel Bourgois. L’éditeur de livres scolaires Bordas, Vuibert et Magnard est mort lundi à 78 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », plusieurs universitaires soulignent que la future loi Collomb a le mérite d’expliciter une démarche politique déjà à l’œuvre tacitement. Mais « l’humanité » des mesures présentées n’est qu’un leurre qui va rendre l’ensemble inefficace.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi sur l’immigration, « un projet ni humain ni efficace »

Dans une tribune au « Monde », plusieurs universitaires soulignent que la future loi Collomb a le mérite d’expliciter une démarche politique déjà à l’œuvre tacitement. Mais « l’humanité » des mesures présentées n’est qu’un leurre qui va rendre l’ensemble inefficace.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 08h08
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. Le 21 février a été présenté en conseil des ministres un projet de loi relatif à une « immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ». S’agissant de l’asile, les réformes successives s’enchaînent à un rythme toujours plus important – à tel point que le Conseil d’Etat s’interroge sur l’opportunité même de cette nouvelle réforme, qui survient alors que certaines modifications apportées par la loi de 2015 ne sont opérationnelles que depuis moins d’un an.
Quoi qu’il en soit, ce nouveau projet se situe dans la logique des politiques précédentes : quelques mesures de plus, qui viennent restreindre encore davantage les droits et garanties des demandeurs d’asile. Cette réforme présente pourtant une réelle nouveauté : elle affiche sans pudeur ce que d’autres tentaient de masquer. Ce serait en effet faire injure à ses concepteurs de considérer son intitulé comme une simple maladresse. Il est au contraire une profession de foi.

On sait dorénavant et sans ambiguïté en quoi consiste l’effectivité du droit français de l’asile. Il ne s’agit pas, comme l’a proclamé le président de la République à maintes reprises, de le rendre « plus humain ». Non : un droit d’asile effectif doit être un droit qui poursuit une logique d’endiguement des flux de réfugiés.
Obstacles administratifs et procéduraux
L’effectivité du droit d’asile se mesure ainsi non à son humanité, mais à l’efficacité des obstacles administratifs et procéduraux qui jonchent le parcours du demandeur. La lecture des motifs du projet enseigne ainsi que les mesures prévues le sont en réaction à l’« arrivée de flux migratoires d’ampleur inédite », dont la diminution entre 2015 et 2016 est présentée – peut-on être plus explicite ? – comme un point positif.
Ce n’est donc pas pour réagir aux drames personnels quotidiens dont sont victimes les demandeurs d’asile qu’il faut légiférer, mais pour mettre fin à la pression que les arrivées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ L’infraction devra être constatée « en flagrance » par les agents de la toute récente « police de proximité du quotidien ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

Harcèlement de rue : un rapport parlementaire favorable à une amende immédiate de 90 euros

L’infraction devra être constatée « en flagrance » par les agents de la toute récente « police de proximité du quotidien ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 01h28
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 11h56
   





                        


Gestes déplacés, sifflements, remarques obscènes : des parlementaires préconisent de créer une infraction d’« outrage sexiste » sanctionnant d’une amende immédiate de 90 euros « tout propos, comportement ou pression à caractère sexiste ou sexuel » dans l’espace public, selon un rapport consulté par l’Agence France-Presse.
Dans ce rapport, remis prochainement aux ministres de l’intérieur, de la justice et à la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, les cinq députés chargés d’étudier la verbalisation du harcèlement de rue recommandent la mise en place d’« une contravention de 4e classe d’outrage sexiste et sexuel ». L’infraction devra être constatée « en flagrance » par les agents de la toute récente « police de proximité du quotidien », précise leur texte, dont certaines conclusions sont parues dans la presse.
Le montant de l’amende forfaitaire serait de 90 euros pour un paiement immédiat, 200 euros pour un paiement sous quinze jours et 350 euros en peine majorée. En cas de circonstances aggravantes (si l’auteur est dépositaire de l’autorité publique, en cas de réunion ou de bande organisée), une contravention de 5e classe pourrait être délivrée par un tribunal de police.

        Lire aussi :
         

                A Paris, des femmes dénoncent le harcèlement de rue



Stage de sensibilisation
Jugeant le terme de harcèlement de rue « restreint », les députés définissent l’« outrage sexiste et sexuel » comme « le fait d’imposer, dans l’espace public, à raison du sexe, de l’identité ou de l’orientation sexuelle réelle ou supposée de la personne ou d’un groupe de personnes, tout propos ou comportement ou pression à caractère sexiste ou sexuelle qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».
Pour Sophie Auconie (UDI, Agir et Indépendants), Laetitia Avia (LRM), Erwan Balanant (MoDem), Elise Fajgeles (LRM) et Marietta Karamanli (Nouvelle Gauche), le harcèlement subi dans l’espace public est un « fléau ». Ils estiment nécessaire de « définir une nouvelle infraction visant à sanctionner, entre autres, les gestes déplacés, les sifflements, les regards insistants ou remarques obscènes, le fait de suivre volontairement à distance une personne créant ainsi une situation d’angoisse », plaident-ils.
Le rapport souhaite également que les auteurs participent à un stage de sensibilisation à l’égalité femmes-hommes, et que la police municipale et les agents des services de sécurité des transports soient habilités à constater cette infraction.
L’« outrage sexiste » doit figurer dans le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui sera présenté dans les prochaines semaines en conseil des ministres.

        Lire aussi :
         

                « #metoo a été une révélation » : des hommes témoignent






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Selon « Le Point », Thierry Robert a été condamné par les prud’hommes à verser des dommages et intérêts à ses assistants parlementaires, notamment pour rupture abusive de contrat et harcèlement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Un député MoDem condamné pour harcèlement sexuel et moral

Selon « Le Point », Thierry Robert a été condamné par les prud’hommes à verser des dommages et intérêts à ses assistants parlementaires, notamment pour rupture abusive de contrat et harcèlement.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 19h23
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 19h42
   





                        



   


Thierry Robert, député MoDem de La Réunion, a été condamné à verser à son ancienne assistante parlementaire d’importants dommages et intérêts, rapporte Le Point vendredi 23 février : 10 000 euros pour harcèlement sexuel, 10 000 euros pour harcèlement moral et 20 000 euros pour rupture abusive de contrat. Il a également été condamné à verser 34 000 euros à son autre assistant parlementaire, pour rupture abusive de contrat.
Dans une réponse au Point, le député ne dément pas l’existence de cette décision de justice, mais il réfute les accusations de harcèlement. Il dit avoir été condamné « sans aucune preuve » : « Je n’ai jamais eu une quelconque attitude qui puisse laisser entendre quoi que ce soit », se défend le député, qui ajoute que les propos d’une femme sont «  forcément vrais par rapport à un homme qui serait soi-disant un harceleur permanent. Il y a un vrai souci ».
Doutes sur sa déclaration de patrimoine
Quelques jours avant la condamnation de l’élu dans cette affaire, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait exprimé, le 12 février, « un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité » de la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l’intéressé.
Thierry Robert avait déjà fait l’objet d’une enquête du parquet de Paris en juillet 2015, à la suite d’un signalement semblable de la HATVP d’une possible sous-évaluation de son patrimoine.

        Lire aussi :
         

                La justice saisie de la déclaration de patrimoine du député Thierry Robert






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le projet de loi présenté mercredi par Gérard Collomb comporte de nombreuses similitudes avec des textes déjà en vigueur dans des pays européens accueillant des demandeurs d’asile.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                

Loi asile et immigration : que dit la législation chez nos voisins européens ?

Le projet de loi présenté mercredi par Gérard Collomb comporte de nombreuses similitudes avec des textes déjà en vigueur dans des pays européens accueillant des demandeurs d’asile.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 19h02
    |

                            Margot Desmas








                        


Pour la première fois depuis le début du quinquennat, la majorité semble divisée. Trop laxiste pour la droite et trop liberticide pour la gauche, le projet de loi asile et immigration présenté par le premier ministre le 21 février manquerait par ailleurs d’humanité, selon certains députés LRM. Gérard Collomb, de son côté, défend un projet selon lui « totalement équilibré », avec un double objectif : maîtriser l’immigration et accélérer la procédure judiciaire.

        Lire :
         

          « Migrant » ou « réfugié » : quelles différences ?



Parmi les mesures proposées par Gérard Collomb, bon nombre sont déjà appliquées dans les pays européens accueillant le plus de demandeurs d’asile. Quels sont les effets de ces lois controversées en Suède, en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni ? Réponse en quelques graphiques.
Au moins 316 000 résidents illégaux en France
L’un des objectifs de la loi asile et immigration est de lutter contre l’implantation de sans-papiers. Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pourront être encourus par un résident illégal utilisant une pièce d’identité qui n’est pas la sienne pour se maintenir sur le territoire ou y travailler, selon l’article 16.
Difficile de savoir combien la France compte d’étrangers en situation irrégulière. Le nombre de bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat (AME), qui leur permet de se voir prodiguer des soins de base gratuitement (à condition de vivre sur le territoire depuis au moins trois mois), donne une indication minimale. Ils étaient au moins 316 000 à la fin de 2015.
La majorité des demandes est traitée en moins de deux mois en Allemagne
En Allemagne, le nombre de sans-papiers était estimé à 400 000 en 2010, selon les dernières estimations du projet européen Clandestino. Le gouvernement fédéral a mis en place une série de mesures en 2016 pour accroître le nombre d’expulsions. La procédure de demande d’asile s’est notamment accélérée : la majorité des demandes est aujourd’hui traitée en moins de deux mois. Cet allégement de la procédure judiciaire permet au gouvernement d’expulser immédiatement les demandeurs d’asile n’ayant pas obtenu de statut de protection.
Ces résultats sont issus d’une plus grande collaboration entre l’Etat fédéral et les Etats régionaux. Gérard Collomb souhaiterait s’en inspirer pour créer « des échanges d’informations entre les services chargés de l’hébergement d’urgence et l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), concernant les demandeurs d’asile et les réfugiés ». Un article qui n’est pas sans rappeler la circulaire Collomb visant à recenser les migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, qui avait déjà suscité une vive polémique. Dans son projet de loi, le ministre de l’intérieur souhaite également faire tenir l’ensemble de la procédure de demande d’asile en moins de six mois.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          La réduction des délais au cœur de la loi asile et immigration



Ces mesures restrictives ne sont pas propres à l’Allemagne. D’autres pays accueillant de nombreux demandeurs d’asile en Europe ont également durci leur législation ces dernières années. En Italie, notamment, un texte de loi a été voté en 2017 pour réduire la durée des procédures, mais le comité des droits de l’homme de l’ONU déplorait, quelques mois plus tard, la détention prolongée de réfugiés et migrants dans les centres d’accueil. Même constat en Suède, où le premier ministre, Stefan Löfven, annonçait en 2016 que le pays ne pouvait plus accueillir autant de demandeurs d’asile qu’avant, multipliant les expulsions l’année suivante.
En France, davantage d’obligations de quitter le territoire mais moins d’expulsions
Parmi les cinq pays accueillant le plus de demandeurs d’asile en Europe, la France est celui qui formule le plus d’obligations de quitter le territoire (OQT). Entre 2010 et 2016, plus de 500 000 demandeurs d’asile se sont vu ordonner de quitter la France après l’échec de leur procédure judiciaire, et le projet de loi de Gérard Collomb prévoit de doubler cette obligation d’une interdiction de retour sur le territoire français.


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La France est la pays où les obligations de quitter le territoire ont été le moins respectées entre 2010 et 2016
Lecture : Parmi les 400 000 demandeurs d'asile ayant reçu une obligation de quitter le territoire (OQT) au Royaume-Uni entre 2010 et 2016, 108 150 sont restés et 301 760 sont partis.

Source : Eurostat



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Pour accélérer l’expulsion des sans-papiers, les autorités allemandes ont opté pour une solution plus radicale. Des « centres d’expulsion » ont été mis en place pour accélérer le renvoi des demandeurs d’asile déboutés, et leur action s’est révélée efficace, étant donné le faible nombre de migrants restant sur le territoire après avoir reçu une OQT. Depuis le 18 mai 2017, les autorités peuvent également procéder plus facilement à l’éloignement de force des demandeurs d’asile rejetés, notamment lorsque ceux-ci ont fait de fausses déclarations dans leur demande d’asile.

        Lire :
         

          Etrangers, regroupement familial, séjour... Petit lexique de l'immigration



Avec 24 % d’expulsions supplémentaires en 2017 par rapport à l’année précédente, l’Italie fait également preuve de davantage de fermeté sur la question migratoire, mais la plupart des expulsés ne sont pas des demandeurs d’asile déboutés. Beaucoup repartent vers leur pays d’origine en raison d’accords bilatéraux, notamment avec la Tunisie ou le Maroc, et d’autres se voient expulsés dès l’expiration de leur visa. A l’inverse, la Suède, qui a longtemps fait figure de terre d’asile pour les migrants, a récemment revu sa ligne et a renvoyé près de 70 000 demandeurs d’asile déboutés en 2017. Une politique migratoire nouvelle qui tend à se généraliser à toute l’Europe.
Peu de demandeurs d’asile en deuxième instance
Si la plupart des migrants arrivent en Europe par l’Italie, il leur devient de plus en plus difficile d’y obtenir le droit d’asile. Avec le durcissement de la législation italienne, près de la totalité des demandeurs d’asile ne font pas appel après un échec en première instance — le taux le plus haut dans l’Union européenne.


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La plupart des demandeurs d'asile font appel après un échec en première instance en France
Lecture : 62,7% des demandeurs d'asile ayant fait face à un refus en première instance ont fait appel de cette décision en Allemagne en 2016.

Source : Eurostat



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Dans son projet de loi, Gérard Collomb compte porter à deux semaines le délai d’appel après un refus du droit d’asile en première instance, comme c’est déjà le cas au Royaume-Uni ou en Allemagne. Outre-Rhin, les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée touchent également moins de prestations sociales. En mai 2017, un tribunal a décidé que tout demandeur d’asile rejeté n’ayant pas fourni de preuve de son identité n’obtiendrait que le strict minimum des prestations sociales et aucun argent liquide.
Le délai envisagé par le ministre de l’intérieur se situe donc dans la moyenne européenne, mais l’Italie et la Suède, à l’inverse, accordent respectivement un mois et trois semaines aux demandeurs d’asile déboutés pour faire appel. Des délais plus longs qui les maintiennent toutefois parmi les pays où les recours en appel sont les moins fréquents.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Pour Jacques Toubon, « le demandeur d’asile est mal traité » par le projet de loi sur l’immigration



Si le projet de loi suscite des inquiétudes, particulièrement dans le monde associatif, qui craint que les droits fondamentaux des demandeurs d’asile soient atteints, Gérard Collomb continue de se défendre en affirmant « suivre [l’orientation] fixée par l’Union européenne ». Dans les faits, la loi asile et immigration semble effectivement se conformer à la législation des pays européens accueillant le plus de demandeurs d’asile, mais à l’étranger aussi, ces textes posent question et ont même été dénoncés par l’ONG Amnesty International. Les débats parlementaires débuteront entre mars et avril en France, mais la ministre déléguée Jacqueline Gourault estimait courant février que les chances que les dispositions du projet de loi soient adoptées avant le 30 juin étaient « maigres ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/25/18-17">
<filnamedate="20180225"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180225"><AAMMJJHH="2018022518">
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édition abonné


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Zaki Laïdi a tort quand il veut nous convaincre que la politique du président Macron n’est ni de droite ni de gauche, explique le philosophe Jean-Fabien Spitz, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    23.02.2018 à 16h34
    |

Jean-Fabien Spitz (Professeur de philosophie politique à l’université Paris-1-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            

Zaki Laïdi, dans une tribune publiée dans Le Monde du 22 février (Zaki Laïdi : « La politique de Macron vise à mieux préparer pour moins réparer »), veut nous convaincre que la politique du président Macron n’est ni de droite ni de gauche, que ce vieux clivage est dépassé au profit d’une ouverture vers l’avenir, c’est-à-dire vers un modèle de société qui, au lieu de s’épuiser à réparer les dégâts du marché et à protéger les citoyens contre ce qu’il appelle joliment « les aléas économiques et sociaux du monde », s’emploierait au contraire à les préparer à mieux les affronter en les dotant d’un capital personnel.

Pour nous persuader qu’il s’agit bien d’un projet novateur et porteur d’avenir, il souligne que le projet macroniste entend rompre avec une redistribution qui ne soigne que les effets ou les symptômes de la maladie pour s’orienter au contraire vers une prédistribution qui s’attaque à la racine des choses en armant les individus pour leur permettre de mieux affronter les accidents du marché.
Sécession sociale
Pour faire bonne mesure – et montrer que l’on est bien dans un « nouveau monde » –, il ajoute que ce programme « prédistributionniste » est « très en vogue dans la gauche américaine ». Evitons donc d’être une fois de plus à la traîne de ce qui se fait outre-Atlantique !
Quelques remarques de bon sens suffisent cependant à mettre en lumière les contradictions de ce propos. Comment peut-on allier une politique économique de droite et une politique sociale de gauche ? La politique économique de droite, c’est celle qui se pratique depuis trente ans dans les pays avancés et ailleurs : favoriser la formation de la richesse par une politique de l’offre, précariser le travail, détruire les statuts (et non les « protections » ou les formes d’« assistance ») qui confèrent une assurance aux salariés, supprimer la fiscalité sur le capital, encourager les premiers de cordée en escomptant qu’ils...




                        

                        


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« Spitzenkandidat » ou comment sera désigné le président de la Commission européenne

Les dirigeants de l’UE se réunissent vendredi pour débattre d’un processus qui risque de leur lier les mains.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 15h52
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 16h28
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 pays de l’Union européenne (sans le Royaume-Uni) se réunissent, vendredi 23 février, à Bruxelles, pour débattre du principe des Spitzenkandidaten (têtes de liste) aux élections européennes de mars 2019. Il s’agit d’un mode de désignation du (de la) président(e) de la Commission européenne que le Parlement de Strasbourg a su habilement imposer aux dirigeants de l’Union lors des élections européennes de 2014.
Primaires internes
La plupart des familles politiques nationales sont rattachées à des partis européens, au sein du Parlement de Strasbourg. Les Républicains sont membres du Parti populaire européen (PPE), le Parti socialiste des sociaux-démocrates européens (PSE) et les centristes de l’ALDE (Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe). En 2014, chaque liste nationale était « parrainée » par le candidat européen : Jean-Claude Juncker pour le PPE, Martin Schulz pour le PSE et Alexis Tsipras pour la gauche radicale européenne.
Les eurodéputés souhaitent réitérer cette opération pour le scrutin de 2019. Leur message ? Présenter comme une avancée démocratique l’idée qu’un des postes les plus stratégiques de l’Union revienne, à l’issue de primaires internes, à l’un des candidats désignés par les partis européens. Ils espèrent aussi que cela favorise la mobilisation des électeurs, pour un scrutin enregistrant des records d’abstention dans les pays membres, en leur permettant de voter pour la tête de l’exécutif européen.
Les réticences des Etats
Les dirigeants de l’Union, qui jusqu’à présent choisissaient une personnalité à huis clos, n’ont pas goûté la manœuvre en 2014. Angela Merkel, qui s’inquiète d’un dispositif empêchant de désigner un chef d’Etat ou de gouvernement en exercice, s’était fait piéger par le débat interne – très vif – sur les Spitzenkandidaten en Allemagne, et avait finalement dû favoriser la désignation de Jean-Claude Juncker comme tête de liste du PPE (aux dépens du Français Michel Barnier).
Aujourd’hui, ces dirigeants apprécient toujours aussi peu un processus qui risque de leur lier les mains. Ils refusent toute automaticité dans la désignation du Spitzenkandidat, et, de fait, le traité de Lisbonne ne les oblige en rien à s’y plier, puisqu’il se contente d’indiquer qu’ils désignent le président de la Commission « en tenant compte du résultat des élections » européennes.

        Lire aussi :
         

                Tractations à Bruxelles pour les plus hauts postes de l’Union européenne



Une avancée démocratique
Mais il est difficile pour les dirigeants européens de s’inscrire en faux contre une avancée démocratique : jeudi 22 février, la chancelière allemande a soutenu ce processus du bout des lèvres, estimant qu’il « reste complexe, mais qu’en désignant des candidats têtes de liste il donne plus de visibilité [aux élections] ». Le premier ministre irlandais, Leo Varadkar, fait, quant à lui, parti des rares à avoir ouvertement pris position pour le Spitzenkandidat.
Emmanuel Macron ne l’a pas publiquement dénoncé, mais réclamait que lui soit adjoint le principe de listes transnationales pour les Européennes de 2019. Il a reçu peu de soutien de ses pairs, et l’idée a été sèchement repoussée par le Parlement européen au début de février. N’ayant toujours pas adhéré à un des partis politiques transnationaux ni encore décidé du lancement d’un En Marche européen, le président français n’est pas le mieux placé pour peser dans la désignation du (de la) futur(e) président(e) de la Commission.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ « Que reste-t-il des valeurs européennes, humanistes, sociales et libérales (…) de notre famille politique ? », s’interrogent dans leur lettre de départ la sénatrice Fabienne Keller et le député Antoine Herth.
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Deux élus LR du Bas-Rhin quittent le parti à cause des propos de Wauquiez

« Que reste-t-il des valeurs européennes, humanistes, sociales et libérales (…) de notre famille politique ? », s’interrogent dans leur lettre de départ la sénatrice Fabienne Keller et le député Antoine Herth.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 13h34
   





                        



   


Conséquence directe des déclarations au vitriol de Laurent Wauquiez, deux élus de droite du Bas-Rhin, la sénatrice Fabienne Keller et le député Antoine Herth, ont annoncé vendredi 23 février leur départ du parti Les Républicains.
« C’est avec tristesse et inquiétude que nous constatons que ce mouvement du rassemblement est devenu celui du repliement », déclarent les deux élus dans une lettre au président de la formation politique, Laurent Wauquiez, publiée sur le compte Twitter de la sénatrice.

Avec @antoineherth nous avons écrit aujourd’hui à @laurentwauquiez pour lui annoncer notre décision de quitter… https://t.co/L3OXCnPtLj— fabienne_keller (@Fabienne Keller)


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Un départ « par fidélité à nos convictions »
« Bien trop souvent, vos paroles et vos prises de positions donnent l’impression que votre ambition n’est plus de combattre les idées populistes mais de les épouser, de les faire vôtres », poursuivent-ils. « Que reste-t-il des valeurs européennes, humanistes, sociales et libérales qui constituaient l’ADN de notre famille politique ? », s’interrogent-ils avant d’annoncer leur départ « par fidélité à nos convictions ».
Les deux démissionnaires font partie des 19 élus français « constructifs », issus de la droite et bienveillants envers l’exécutif, ayant lancé en novembre un nouveau parti, Agir, la droite constructive.
Leur départ survient après celui de Dominique Bussereau, qui a annoncé mardi quitter définitivement LR après que Laurent Wauquiez a revendiqué le droit de tenir des propos décapants, refusant pour l’essentiel de renier les discours tenus devant des étudiants d’une école de commerce et diffusés à son insu.

        Lire aussi :
         

                Valérie Pécresse « consternée » par les propos de Laurent Wauquiez qui « affaiblissent la droite »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les élus devaient rencontrer vendredi des représentants de l’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté pour évoquer le futur projet régional de santé.
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Nièvre : 35 maires remettent leur démission pour protester contre la fermeture des urgences de Clamecy

Les élus devaient rencontrer vendredi des représentants de l’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté pour évoquer le futur projet régional de santé.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 12h48
   





                        



   


Le geste donne la mesure du désespoir. Confrontés à l’annonce de la fermeture des urgences la nuit à l’hôpital de Clamecy, dans le nord de la Nièvre, quelque 35 maires de communes voisines et près d’une quarantaine d’adjoints devaient remettre vendredi 23 février leur démission en sous-préfecture.
Les urgences de nuit à Clamecy « sont vitales. Elles sont à un quart d’heure de route. Si elles sont fermées, il faut près d’une heure pour arriver à Nevers. En hiver, avec la neige ou le verglas, c’est pire, il faut une heure et demie à deux heures », a déclaré le maire de Taconnay, commune de 80 habitants, à l’Agence France-Presse. « On a l’impression d’être complètement abandonnés. On a dû se battre pour garder une école il y a quinze jours » dans une commune voisine. « On a l’impression de devoir se battre pour tout. »
Jany Siméon, le maire de la Chapelle-Saint-André, a, lui, pris un arrêté symbolique sur sa commune de 300 habitants « interdisant la fermeture de l’accueil des urgences de nuit à l’hôpital de Clamecy ». Le texte dénonce la « mise en danger de la vie d’autrui », a précisé l’édile, qui a expliqué que le même arrêté avait été pris par de nombreux maires de la région. « On ne s’interdit pas de porter plainte », a-t-il complété.
Des aménagements « indispensables »
Les élus devaient rencontrer vendredi des représentants de l’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté, alors que plus d’un millier de personnes avaient manifesté le matin devant les urgences pour le maintien du service de nuit. Selon l’ARS, le nouveau projet régional de santé est actuellement « soumis à consultation » et ne sera arrêté et publié que « courant juin 2018 ». Mais « pour les sites comme Clamecy, des analyses de fréquentation sont réalisées pour apporter une réponse au cas par cas, en adaptant les horaires aux besoins de la population réellement constatés », a précisé une porte-parole de l’agence.
« Des aménagements d’organisation deviennent indispensables, compte tenu du manque d’urgentistes dont souffre la région : il est nécessaire de mieux répartir leur présence sur le territoire », a poursuivi la même source, ajoutant que le SMUR (service mobile d’urgence et de réanimation) « restera effectif vingt-quatre heures sur vingt-quatre » quoi qu’il arrive.
Le préfet dispose d’un mois pour accepter ou non les démissions des élus. Il pourrait laisser passer les « Etats généraux de la santé » dans la Nièvre, organisés le 1er mars à Nevers, où les maires attendent de pied ferme l’intervention de la ministre de la santé, Agnès Buzyn.



                            


                        

                        

