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Piétonnisation des voies sur berge : Pécresse propose une rencontre à Hidalgo

« Il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi », explique la présidente LR de la région Ile-de-France.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 02h00
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 12h14
   





                        



   


La présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, propose à la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, « une rencontre, dans un esprit de coconstruction », après l’annulation par la justice de la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, dans un entretien au Journal du dimanche daté du 25 février.
« Ma priorité est de lutter contre la pollution et contre les embouteillages parisiens. Il faut donc reprendre la question depuis le début. Je propose à Anne Hidalgo une rencontre pour en discuter, dans un esprit de coconstruction », déclare l’ancienne ministre.
Le tribunal administratif de Paris a annulé, mercredi, la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, mesure phare de la maire pour lutter contre la pollution de l’air. Anne Hidalgo a annoncé, jeudi, que la Ville allait faire appel de cette décision.

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« Corriger la brutalité initiale de sa méthode »
Mme Pécresse souhaite que Mme Hidalgo « accepte la main » qu’elle « lui tend depuis un an et demi et qu’on se mette autour de la table ».
« J’espère que cette décision de justice va mettre fin au refus obstiné de la mairie de nous écouter. La Ville a, bien sûr, toute légitimité à prendre ce type de mesures, mais il ne faut pas que ce soit au détriment des Franciliens, qui ont enduré tant de galères, de stress et de souffrances », ajoute la présidente de la région.
Selon elle, « il faut qu’elle envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi, notamment des parkings relais à un prix abordable aux portes de Paris et une offre de transports supplémentaires, financée par la mairie, car les RER et le métro sont déjà saturés ».
« Je veux ouvrir le dialogue. La mairie de Paris a l’occasion de se rattraper, de corriger la brutalité initiale de sa méthode », ajoute Valérie Pécresse.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ « Je ne suis pas buté, si certains agriculteurs ne sont pas prêts, on envisagera des exceptions », explique le ministre de la transition écologique et solidaire au « JDD ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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Sortie du glyphosate en trois ans : Nicolas Hulot évoque des « exceptions »

« Je ne suis pas buté, si certains agriculteurs ne sont pas prêts, on envisagera des exceptions », explique le ministre de la transition écologique et solidaire au « JDD ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 01h26
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 11h07
   





                        



   


Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui s’est battu en 2017 pour une sortie du glyphosate en trois ans, se dit prêt à envisager des « exceptions », dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche (JDD) du 25 février.
« On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions », a fait savoir le ministre, qui ne se rendra pas au Salon de l’agriculture ouvert depuis samedi. « Mais si on arrive à se passer du glyphosate à 95 %, on aura réussi », a-t-il ajouté.

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                Interdiction du glyphosate : le ministre Nicolas Hulot assure qu’il ne va pas reculer



Après la décision de l’Union européenne (UE) en novembre 2017 de renouveler la licence de l’herbicide controversé pour cinq ans, le président de la République, Emmanuel Macron, avait promis que la substance, principe actif du fameux Roundup de la firme Monsanto, serait interdite en France « au plus tard dans trois ans ».
Mais fin janvier, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, avait déclaré que la France allait « essayer de sortir » dans les trois ans. « Tant qu’il n’y a pas de substitution, il n’y a pas de suppression », avait-il souligné. Il doit présenter, à l’issue du Salon de l’agriculture, un « plan d’action » en la matière en collaboration avec les autres ministres concernés.

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Pas de visite au Salon de l’agriculture
Le JDD affirme, par ailleurs, que Nicolas Hulot ne se rendra pas au Salon de l’agriculture, alors que l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, y avait fait une visite l’an passé. Le ministère de la transition écologique a confirmé cette information à l’Agence France-Presse, précisant qu’il « privilégie le dialogue direct avec les parties prenantes dans de bonnes conditions d’échange ».
« Je préfère dialoguer loin des regards et des caméras, c’est ma méthode », a expliqué le ministre au JDD, précisant qu’il avait reçu « tous les acteurs de la filière agricole et de l’alimentation ». Ses deux secrétaires d’Etat – Sébastien Lecornu et Brune Poirson – doivent se rendre au Salon dans la semaine.
Alors que les agriculteurs ont manifesté, cette semaine, partout en France contre l’accord de libre-échange en cours de négociations entre l’UE et les pays du Mercosur, Nicolas Hulot a également estimé qu’« en l’état, ce traité n’était pas acceptable ». « Il serait trop préjudiciable, notamment pour nos agriculteurs, et la France a des lignes rouges très claires », a ajouté le ministre qui avait déjà critiqué l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA) entré en vigueur partiellement en septembre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La réforme des zones agricoles défavorisées, qui inquiète une partie du monde rural, constitue le dernier soubresaut en date d’un demi-siècle de réformes aux visées très différentes.
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De l’incitation à la production à la sauvegarde d’un monde, cinquante ans de réformes agricoles

La réforme des zones agricoles défavorisées, qui inquiète une partie du monde rural, constitue le dernier soubresaut en date d’un demi-siècle de réformes aux visées très différentes.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 06h48
    |

            Mathilde Damgé








                        


Ils maintiennent la pression. Des agriculteurs dénoncent depuis plusieurs mois le déclassement de territoires considérés comme des zones défavorisées, ce qui leur garantissait de percevoir l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), en plus des aides directes de l’Union européenne (UE). Environ 1 400 communes devraient sortir de ce zonage (qui en concerne 16 000) et 3 500 y entrer.

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                Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture : « L’agriculture française est une terre de conquête »



La carte de répartition de cette aide importante en France (jusqu’à 60 % du revenu des agriculteurs) devrait être modifiée en défaveur de certaines zones défavorisées : si les zones de montagne (qui touchent la grande majorité de l’enveloppe) ne sont pas concernées, les « zones défavorisées simples » nécessitaient d’être redéfinies, la Cour des comptes européenne ayant notamment souligné l’hétérogénéité de ces territoires d’un pays à l’autre.

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                Que sont ces zones agricoles défavorisées qui vont être réformées ?



Cette réforme est la dernière en date d’une série presque ininterrompues, depuis un demi-siècle, qui ont façonné le monde agricole français en le poussant d’abord à produire à tout-va avant de limiter et d’encadrer la production.
De l’indépendance alimentaire aux quotas
En 1948, l’aide financière et matérielle des Etats-Unis à la reconstruction européenne, avec le plan Marshall, permet d’investir dans des machines, des tracteurs, des engrais chimiques… Moderniser l’agriculture et produire plus, deux objectifs qui seront fondateurs de l’une des politiques les plus anciennes et les plus importantes de l’UE, la politique agricole commune (PAC).
Mise en place en 1962, elle vise concrètement à assurer une indépendance alimentaire des Etats membres (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas). Parmi les différents outils utilisés, il y a le prix minimal de rachat au producteur. Quand les prix chutent, les instances communautaires achètent la production agricole à un prix garanti. Elles se chargent ensuite de la revendre, de la stocker, de la transformer, voire de la détruire.
Mais, dans les années 1970, la production devient supérieure à la demande. Et le stockage coûte cher – le rachat à des prix supérieurs à l’ensemble de la production mondiale aussi. En 1984, la mise en place des quotas laitiers est l’un des premiers signes de la volonté d’encadrer la production.

        Lire aussi le récit :
         

          1962 : l'Europe agricole fait sa révolution



Rétropédalage sur la production
Au début des années 1990, un tour de vis est donné aux prix garantis et, en contrepartie, des aides directes sont versées aux agriculteurs, conditionnées à la taille des exploitations et non plus aux volumes produits.

   


En effet, l’incitation à produire aboutissait, pour l’Europe, à l’accumulation d’excédents coûteux à résorber et, pour les agriculteurs, à une diminution de leurs revenus à cause des baisses de prix décidées par Bruxelles.
Pour maîtriser la production, les autorités européennes imposent aussi une mise en jachère d’une partie des surfaces cultivables : c’est le « gel des terres ». Le pourcentage de terres gelées évolue chaque année en fonction du marché. Les agriculteurs peuvent toutefois y faire du pâturage, de l’apiculture ou encore des jachères florales.

        Lire aussi cet article publié en 2005 :
         

          Injuste, coûteuse, nocive : les idées reçues qui alimentent la polémique sur la PAC



L’apparition d’une nouvelle PAC
En 1999, nouvelle diminution des prix garantis et nouvelle augmentation des aides directes, mais en parallèle apparaît une nouvelle PAC, ou du moins un nouveau « pilier » du programme, qui promeut des activités complémentaires pour l’agriculteur, comme l’entretien des paysages et le maintien de la biodiversité.
Après les quotas et le gel des terres, un autre symbole fort va incarner, en 2003, la fin de la politique d’incitation à la production à tous crins : le « découplage ». Contrairement aux aides directes de la réforme de 1992 qui calculaient le montant de l’aide par rapport au type de production, il s’agit cette fois de décorréler complètement les deux en introduisant un « droit au paiement unique » : les agriculteurs peuvent ainsi adapter leur choix de production aux évolutions du marché. De plus, les aides sont conditionnées à des règles environnementales et de respect du bien-être animal plus strictes que précédemment.
Six ans plus tard, l’UE procède à un « bilan de santé » de la PAC. Ce dernier entérine un tournant libéral, avec la suppression de la jachère obligatoire et l’augmentation progressive des quotas laitiers jusqu’à leur disparition programmée en 2015.
Avec les nouveaux arrivants dans l’UE, le système de « référence historique », qui datait des années 1990, défavorise les exploitations qui n’avaient pas un gros rendement dans les années de référence et, en 2014, naissent les aides à l’hectare : même si elle est plus égalitaire, la PAC continue toutefois de soutenir les agriculteurs en fonction de la surface de leur exploitation et donc de leur taille.
La prochaine grande étape pour le monde agricole pourrait concerner les relations avec la filière agroalimentaire. Parmi les remèdes préconisés par le projet de loi présenté à la fin janvier en France : une inversion de la construction des prix en partant des coûts de production des agriculteurs… en attendant la renégociation de la PAC qui vient de débuter, et alors que le monde agricole est de plus en plus tenté par un repli souverainiste.

        Lire aussi :
         

                Après les Etats généraux de l’alimentation, l’indispensable révolution agricole






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ « Manger local » n’est pas une fin en soi, mais un moyen vers d’autres fins. Or, vantée par tous les bords politiques, mise en avant par les supermarchés, la notion a été dévoyée, souligne la géographe Flaminia Paddeu.
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« On peut manger du local plein de pesticides »

« Manger local » n’est pas une fin en soi, mais un moyen vers d’autres fins. Or, vantée par tous les bords politiques, mise en avant par les supermarchés, la notion a été dévoyée, souligne la géographe Flaminia Paddeu.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 12h00
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            
Flaminia Paddeu, enseignante-chercheuse en géographie à l’université Paris-XIII, travaille sur l’engagement associatif environnemental et alimentaire en France et aux Etats-Unis. Elle est l’auteure de « Manger local. Leurres et promesses », publié dans la revue Vacarme (n° 81, octobre 2017).
Le Salon de l’agriculture se tient à Paris jusqu’au dimanche 4 mars. « Manger local » est-il toujours une piste pour résoudre les problèmes posés par le système agricole (pollution, appauvrissement des sols, etc.) ?
A l’origine de l’idée de manger local, il y a un projet radical et alternatif qui s’oppose aux systèmes de production de l’agro-industrie et de la grande distribution. Il s’agit de renforcer les liens entre producteurs et consommateurs, de soutenir l’économie locale en favorisant les échanges entre personnes d’un même territoire, d’éviter la dépendance envers des systèmes mondialisés et de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport alimentaire.
Pour autant, malgré les vertus qui lui sont associées, le local n’est pas une échelle intrinsèquement progressiste. Deux exemples le montrent. Premièrement, « manger local » est récupéré par des tendances politiques opposées : lors de la campagne présidentielle de 2017, tous les candidats, y compris d’extrême droite, ont pris position en faveur des circuits courts, certains s’engageant à soutenir les producteurs, d’autres les consommateurs. Aussi, manger local n’est plus systématiquement clivant politiquement. Deuxièmement, ce mot d’ordre est récupéré par les enseignes de la grande distribution. Celles-ci capturent les valeurs positives associées au manger local : la proximité, le lien avec les producteurs, l’écologie. Désormais, les acteurs de l’économie capitaliste en font un nouveau front de profit, tout en captant des bénéfices importants pour leur image. C’est ainsi que des supermarchés installent de l’agriculture urbaine sur leur toit : un Carrefour en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers pour un accord d’ici à début mars.
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Les négociations entre l’Europe et le Mercosur patinent

Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers pour un accord d’ici à début mars.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h44
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

A l’avant-veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron, protecteur mais ferme, a promis aux exploitants et aux éleveurs étranglés par les dettes qu’il ne leur mentirait pas. La mondialisation qui les effraie tant est en marche et rien ne peut arrêter sa course. Inutile de vilipender les négociations en cours pour signer un accord de libre-échange entre les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l’Union européenne (UE).
« Ça fait combien de temps que dans le bœuf c’est difficile ? Qui peut dans les yeux me dire que c’est le Mercosur la cause de son problème ? Personne ! Personne ! », a martelé le chef d’Etat, jeudi 22 février, face aux agriculteurs en colère.
Assumant l’idée que la meilleure défense est l’attaque, Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers afin d’obtenir un accord d’ici à début mars et la fin du round des négociations en cours à Asuncion, au Paraguay. Une gageure. « Les choses avancent vite, les débats sont agités, mais il semble très improbable d’obtenir une signature d’ici à la fin de la semaine », estime une source brésilienne proche des négociations. « Il y a plus d’excitation en France sur le sujet que chez les négociateurs », confirme un diplomate bruxellois.

Les sujets d’accrochages sont nombreux. En particulier avec le Brésil. L’Europe a déjà fait des efforts significatifs, notamment sur les quotas de bœufs, relevant à près de 100 000 tonnes par an les exportations du Mercosur, progressivement exonérées de taxes. Au-delà, la France ne suit plus. En échange de cette concession, Bruxelles exige la reconnaissance des appellations d’origine contrôlée (AOC) : un label qui interdit à un fromage fabriqué sous les tropiques d’être vendu sous le nom de « camembert » ou à un vin produit dans le Nordeste de s’étiqueter « bordeaux ».
« Réflexes nationalistes »
« Ce point reste critique », confie notre source brésilienne....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Henri Dollet, éleveur dans la Nièvre, a envoyé un courrier au « Monde ». A travers son cas personnel, il alerte sur la précarité des agriculteurs.
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« Nous sommes dépendants des subventions », témoigne un éleveur

A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Henri Dollet, éleveur dans la Nièvre, a envoyé un courrier au « Monde ». A travers son cas personnel, il alerte sur la précarité des agriculteurs.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h31
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Henri Dollet, éleveur à Millay (Nièvre), nous a envoyé un courrier pour témoigner sur « le juste prix ». « Alors que les Etats généraux de l’alimentation sont terminés et que M. le Président Emmanuel Macron veut redonner du “printemps aux agriculteurs” avec la prochaine loi d’orientation agricole, nous sommes toujours dans la “panade” et le serons toujours demain », écrit-il. « Personne n’en parle, mais aujourd’hui, un agriculteur est dépendant des subventions, et ce ne sont pas les quelques centimes d’euros supplémentaires au litre de lait, kilogramme de viande, quintal de blé, et autres qui vont compenser celles-ci », affirme-t-il.
M. Dollet, non syndiqué, évoque son cas personnel. Sur une exploitation de 96 hectares, il possède un troupeau de 80 vaches allaitantes charolaises qui produisent des veaux, 15 vaches de réforme (destinées à l’abattage) et un cheptel de 80 brebis. ll cultive des céréales et des oléagineux pour l’alimentation de ses animaux. Selon ses calculs, il produit l’équivalent de plus de 9 200 kg de viande par an.

Un revenu mensuel net de 105 euros
En 2016, année où les prix ont été particulièrement déprimés, cette activité d’élevage lui a rapporté un revenu mensuel net de 105 euros. Parallèlement, il a touché un volume d’aide global de 35 000 euros. Si ces aides européennes étaient supprimées, il faudrait, selon lui, revaloriser le prix de la viande de 3,79 euros le kilo en guise de compensation. Partant d’un prix de 4,90 euros pour un paquet de quatre steaks hachés, il calcule qu’il faudrait le payer 6,4 euros, soit une augmentation de 30 % pour le consommateur.
M. Dollet met donc en garde les ministres de l’agriculture européens pour qu’ils « ne soldent pas le budget de la PAC [politique agricole commune], alors que les discussions sur l’après-2020 sont en cours à Bruxelles » et que la prime ICHN (indemnité compensatoire de handicaps naturels) est en passe d’être redistribuée en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ De nombreux projets se sont montés pour aider les éleveurs à sortir de la guerre des prix avec les distributeurs.
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Les initiatives se multiplient pour mieux valoriser la brique de lait

De nombreux projets se sont montés pour aider les éleveurs à sortir de la guerre des prix avec les distributeurs.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h15
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Mont Lait, Les 30 fermes de Cant’Avey’Lot, Laitik L’Authentik, Centre Val de Loire, FaireFrance, Equilait 72 et, bien sûr, C’est qui le patron ?! : les initiatives destinées à mieux valoriser la brique de lait se multiplient dans les supermarchés. Des tentatives pour sortir de la guerre des prix, source de tarifs non rémunérateurs pour les éleveurs laitiers. Le dernier projet en date n’est pas le moins médiatique.
Intermarché, après avoir largement communiqué à propos de ses promotions à prix cassés sur les pots de Nutella pour donner l’image d’une enseigne bon marché, a souhaité se refaire une virginité en mettant en avant son engagement auprès d’un groupe d’éleveurs. Sous la marque « Les éleveurs vous disent merci », la brique de lait demi-écrémé est vendue à 0,88 euro, dont la moitié est reversée à l’agriculteur, payé donc 44 centimes le litre.
La laiterie Saint-Père, à Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique), touche 22,52 % de la somme payée par le consommateur et le distributeur, 21,98 %. Petit détail qui a son importance : ladite laiterie appartient à Intermarché et l’enseigne limite l’offre à 5 millions de litres par an. Cela ne représente qu’une partie de la production des 136 éleveurs qui approvisionnent cette laiterie, mais c’est une manière de donner des gages au gouvernement à l’issue des Etats généraux de l’alimentation.

Beaucoup d’autres marques, elles, s’appuient sur la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH). Sise dans le Loiret, cette société indépendante, dirigée par Emmanuel Vasseneix, a, dès 2012, mis en briques le lait de FaireFrance. Un label lancé par des éleveurs répartis sur tout le territoire et qui avaient choisi de sortir par le haut après avoir bu la tasse à la suite de la crise laitière de 2009.
Démarche collective
D’autres éleveurs ont suivi cette voie, à l’image des 30 fermes de Cant’Avey’Lot ou de Centre Val de Loire, qui jouent la carte de l’approvisionnement local et ont aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Répondre aux défis de l’agriculture par le numérique : c’est le pari d’un nombre croissant de start-up françaises, dans un secteur en plein essor.
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Salon de l’agriculture : l’AgTech, de plus en plus présente dans les fermes

Répondre aux défis de l’agriculture par le numérique : c’est le pari d’un nombre croissant de start-up françaises, dans un secteur en plein essor.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h07
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Sur son site, SAP se décrit comme le « leader du marché des applications d’entreprise, [qui] aide les sociétés à générer de nouvelles opportunités d’innovation et de croissance ». L’éditeur de logiciels compte parmi ses clients les plus grandes multinationales, qui, comme lui, affichent des chiffres d’affaires en dizaine de milliards. L’allemand s’est pourtant laissé convaincre de tenir un stand au Salon international de l’agriculture. « C’est la première fois qu’un aussi gros acteur du numérique est présent », se félicite la directrice du salon, Valérie Le Roy.
Le stand de SAP sera installé tout à côté de l’espace « Agriculture 4.0 », qui accueille les acteurs de l’AgTech : des entreprises ou des start-up qui s’appuient sur les dernières technologies et le numérique pour créer de nouveaux débouchés dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Chaque année, elles sont plus nombreuses. « La première année, en 2016, explique Mme Leroy, on avait un espace de 90 mètres carrés pour 5 sociétés, cette année elles seront une vingtaine sur presque 500 mètres carrés. » Avec des solutions très différentes à proposer : robots de désherbage, capteurs connectés pour les champs, logiciel pour organiser les circuits courts de distribution…

Cofondateur d’Agriconomie, une plate-forme de vente en ligne d’engrais, semences et matériels agricoles, Paolin Pascot sera également présent en tant que président de La Ferme digitale, une association qui veut « promouvoir l’innovation et le numérique pour une agriculture performante et durable ». A l’en croire, « c’est un secteur en plein progrès, en France comme à l’international. Ça a commencé il y a cinq, six ans, et depuis trois, quatre ans, on assiste à une accélération. Qu’on regarde le nombre de start-up, d’incubateurs ou de fonds d’investissement dédiés qui se créent, tout témoigne d’un essor de la filière ».
« Réduire la pénibilité »
Même constat...




                        

                        


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Le projet de remplir le lac Tchad refait surface

L’avenir de cet espace sahélien qui fait vivre près de 40 millions de personnes est devenu un enjeu politique.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 06h45
    |

            Laurence Caramel et 
Joan Tilouine








                        



   


Le lac Tchad est de ces espaces que nul n’a jamais vraiment pu cartographier ni maîtriser. Cette immense oasis, liant le Sahel et l’Afrique centrale, préserve ses mystères depuis sa découverte au XIXe siècle par des explorateurs européens.
Aujourd’hui, ce sont les chefs d’Etat du bassin du lac Tchad (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun) qui se prennent à rêver d’un méga projet incertain et controversé. « Le transfert des eaux du fleuve Oubangui vers le lac via un canal créé pour l’occasion, se réjouit le président nigérien, Mahamadou Issoufou. Cela va coûter très cher, mais c’est indispensable. » Il espère que la conférence internationale consacrée au « sauvetage du lac Tchad » qui réunit ces dirigeants dans la capitale du Nigeria, Abuja, du 26 au 28 février lancera une bonne fois pour toutes ce vieux projet.
L’entrée en scène, il y a un an, de la société chinoise Power China, connue pour avoir participé à la construction du barrage des Trois-Gorges, au cœur de la Chine, a relancé les spéculations. Jusqu’à présent, aucune information n’a fuité sur le scénario chinois, mais Abuja ne devrait pas être le lieu des révélations. « Power China n’a pas terminé les études de faisabilité », coupe court Abdoulaye Ibbo Daddy, le directeur de la communication de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), signataire de l’accord avec le groupe asiatique.
Série d’assassinats
C’est l’histoire d’une vieille utopie ravivée dans un contexte de guerre contre Boko Haram. Le groupe djihadiste, désormais divisé, a vu sa branche affiliée à l’organisation Etat islamique (EI) s’implanter sur le lac Tchad, son dernier sanctuaire. Ses cadres y bénéficient du soutien de la communauté de pêcheurs, délaissée par les Etats, et ont infiltré les circuits économiques transfrontaliers.
Du côté tchadien du lac, la levée de l’interdiction de la pêche en août 2017 a été suivie d’une série d’assassinats sur les îles et sur les rives. « La sécurité s’améliore, mais la guerre n’est pas finie. Toute la région est bouleversée sur le plan économique et les effets du changement climatique inquiètent », confie Adoum Forteye Amadou, le gouverneur tchadien du lac. Mais les Etats ne peuvent plus assurer la sécurité sur les routes et de nombreux villages se sont vidés de leur population.

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Le lac fait normalement vivre près de 40 millions de personnes. Mais la violence de Boko Haram a plongé la région dans une grave crise humanitaire. Onze millions de personnes ont besoin d’assistance, selon les Nations unies (ONU). Depuis 2009, le conflit a causé la mort de plus de 20 000 personnes, contraint 2,2 millions d’habitants à fuir et ravagé l’activité agropastorale, autrefois si dynamique.
Lui-même visé par des attentats, l’émir de Kano, la grande ville du nord du Nigeria, pense néanmoins détenir la solution. « Pour moi, la priorité, c’est de faire revenir l’eau dans le lac Tchad pour relancer l’agriculture et la production électrique », dit Lamido Sanusi Lamido, chef traditionnel et économiste de renom.
L’élite dirigeante reste hantée par le spectre d’un assèchement du lac Tchad, accéléré par le changement climatique. Une crainte qui remonte au début des années 1970, marquées par les grandes sécheresses et des famines. A ce moment-là, la surface des eaux se rétracte. Le grand lac Tchad devient le « petit lac », marécageux et peu profond. Il se scinde en deux : une cuvette nord désormais peu alimentée en eau, et la cuvette sud, directement nourrie par le fleuve Chari et la rivière Logone.
Utopies coloniales
« La configuration actuelle en “petit lac” a permis de découvrir de vastes étendues de terres fertiles et rend plus de services qu’à l’époque humide aux populations qui savent en tirer profit, constate Christian Seignobos, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Le remplissage [du lac] briserait cet équilibre. Pour les populations, ce serait un désastre. »
L’idée d’un méga-ouvrage qui canaliserait de vastes quantités d’eau, prélevées depuis la zone tropicale humide du bassin du Congo vers un Sahel assoiffé, est pourtant ancienne.
Jacques Lemoalle, chercheur émérite à l’IRD, fait remonter cette chimère à 1932. L’architecte allemand Herman Sörgel imagine alors « Atlantropa ». « Ce projet prévoyait de drainer l’eau du fleuve Congo vers les chotts [vastes étendues d’eau salées] du Sud tunisien et algérien pour y développer une agriculture irriguée, raconte l’hydrologue français. Le lac Tchad n’était alors qu’une étape intermédiaire. » Une idée restée sur les étagères des utopies coloniales. Mais l’ambition de valorisation puis de sauvegarde du lac n’a pas pour autant été abandonnée.

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Au début des années 1980, la société italienne Bonifica perpétue le mythe de grandes infrastructures avec, cette fois, une proposition de transfert des eaux turbides du fleuve Congo d’abord. Puis de l’Oubangui ensuite. Ce projet, dénommé Transaqua, prévoit la construction d’un canal de 2 400 km reliant cette rivière, qui forme la frontière naturelle entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Centrafrique, au Chari, le principal tributaire du lac Tchad. Kinshasa ne veut pas en entendre parler, et les experts s’interrogent sur les impacts sociaux et environnementaux.
Mais le projet continue de fasciner. En 2010, la CBLT se tourne vers un cabinet canadien qui réalise une étude – jamais publiée – sur un scénario plus « modeste » d’un transfert de 6 km³ d’eau par an, contre 100 puis 40 km3 par an pour Transaqua. La facture reste exorbitante : 14 milliards de dollars (11 milliards d’euros) pour des bénéfices incertains.
Pour les scientifiques, le lac Tchad ne disparaît pas. Il est en perpétuelle évolution
La défense du lac Tchad est entre-temps devenue médiatique avec le documentaire Une vérité qui dérange (2006) de l’ancien vice-président américain Al Gore. La NASA diffuse des images satellites alarmantes, contestées depuis, montrant qu’en l’espace de moins de quarante ans l’étendue lacustre aurait perdu 90 % de sa superficie. A ce rythme, elle disparaîtrait d’ici à vingt ans.
Les meilleurs spécialistes de la zone ne donnent pourtant que peu de crédit à cette prédiction. Faute de données fiables de terrain où les instruments de mesure sont obsolètes, ces scénarios alarmistes continuent d’avoir cours. Le géographe français Géraud Magrin, lui, dénonce un « mythe » ou un « objet hydropolitique » destiné à assouvir les rêves de grandeur de chefs d’Etat.
Pour ces scientifiques, le lac Tchad ne disparaît pas. Il est en perpétuelle évolution. « La variation des niveaux des eaux dépend des pluies et nul ne sait comment elles évolueront, affirme l’hydrologue Abou Amani, de l’Unesco. Les modèles climatiques se contredisent et on navigue à vue. » Il n’existe en effet aucun réseau de suivi des variations du lac Tchad, et le fleuve Chari n’est plus jaugé depuis bien longtemps. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) n’exclut pas une hausse importante des précipitations sur le Sahel d’ici à la fin du siècle.
« Discours des années 1960 »
« Il s’agit pour les chefs d’Etat de faire un choix de développement », ajoute M. Amani. La question, longtemps taboue, de la croissance démographique, reste déterminante dans la région, où la population devrait doubler d’ici à 2050.
Plus que le changement climatique, elle interroge la capacité de ce « petit lac », dont la surface varie entre 2 000 et 14 000 km2 selon les crues, à assurer les besoins des habitants. Deux milliards de dollars seront nécessaires cette année pour répondre à la crise humanitaire dans la région, selon l’ONU.

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Fragilisés sur le plan sécuritaire, les présidents du lac exhument aujourd’hui ce méga-projet de réapprovisionnement en eaux, dont le coût pourrait atteindre des milliards de dollars. L’historien Vincent Hiribarren, de King’s College de Londres, y voit une façon d’échapper à la réalité présente en renouant avec « un discours développementaliste des années 1960 ». Une manière, pensent-ils, d’attirer les investisseurs, les bailleurs de fonds, et ainsi de relancer une économie exsangue dans l’espoir de conjurer la menace terroriste.



                            


                        

                        


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Zones agricoles défavorisées : des communes de l’Aude craignent de « tout perdre »

Dans un canton de ce département, élus et agriculteurs se mobilisent et espèrent que leurs communes figureront encore dans la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h08
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 14h32
    |

                            Florian Reynaud (Fanjeaux, Envoyé spécial)








                        



   


« Regardez cette terre : je ne la travaille pas, en tracteur c’est trop dangereux ! » Loïc Albert désigne du doigt un de ses terrains. Dans le canton de La Piège au Razès, région vallonnée de l’ouest de l’Aude, non loin de Castelnaudary, beaucoup d’agriculteurs ont le même problème : des surfaces trop pentues pour y faire pousser quoi que ce soit. On y met les bêtes, à défaut d’y mettre des céréales.
Pour autant, ces terres, qui ne sont pas toujours de bonne qualité et qui — en dépit de la pluie qui ne cesse de tomber cet après-midi de février — ne sont pas très bien irriguées, on y tient. Et on entend pouvoir continuer à y travailler. Mais encore faudrait-il pouvoir être sûr que cela soit possible. Et ça, dans le canton de La Piège au Razès, c’est la grande interrogation — et peur — du moment.
Tout dépendra de la nouvelle carte de France des « zones agricoles défavorisées », qui permet aux agriculteurs de toucher l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN). En place depuis 1976, ce dispositif indemnise les éleveurs dans des régions où l’agriculture est rendue plus difficile par les conditions naturelles.
Après deux ans de négociations, cette carte a été redessinée par le gouvernement à la demande de la Commission européenne. Y figurer, c’est l’assurance de continuer à bénéficier d’aides ; en sortir, c’est devoir se passer de ce soutien financier.

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« Est-ce que nos collines se sont aplaties ? »
En ce qui les concerne, les exploitants, ainsi que les élus locaux d’une quarantaine de communes du canton de La Piège au Razès, n’imaginent pas l’avenir sans ces aides précieuses. Et pourtant, plusieurs dizaines de ces communes vont sortir du zonage, confirme le ministère de l’agriculture au Monde. « Dans les 115 simulations faites, une seule incluait La Piège, et elle a été balayée par la Commission », assure une source proche du ministère.
Dans le canton, 55 éleveurs ont peur de perdre leur indemnité compensatoire. « Est-ce que nos collines se sont aplaties ? », demande Denis Juin, le maire de la commune de Fanjeaux. Depuis deux semaines, les actions se multiplient pour faire reconnaître les difficultés locales. Des manifestations ont eu lieu, « sans brûler un seul pneu », soulignent les agriculteurs.

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Des actions plus symboliques ont été engagées. Brice Asensio, maire de Cazalrenoux, a eu l’idée de « mettre en vente » le canton de La Piège, puis quarante-deux villages, un par un, sur le site de vente en ligne Le Bon Coin. « Pour le prix, s’adresser à : Mr TRAVERT Stéphane, Ministre de l’Agriculture, au 01.49.55.57.46. », peut-on lire sur l’annonce pour Fanjeaux, principal village du secteur.
« C’est simple, dans un village de 90 habitants, quand vous avez un tiers de retraités, un tiers d’employés du tertiaire et un tiers d’agriculteurs, si vous perdez ces derniers, vous perdez tout », assure M. Asensio, qui explique que le canton de La Piège n’est pas vraiment riche en services publics, ni en industries.
« Les élus locaux sont les seuls à nous soutenir depuis le début », dit Loïc Albert, alors que les syndicats sont regardés avec méfiance. Un peu partout, sur des mairies et des panneaux, on aperçoit des pancartes « A vendre ».
Des aides vitales
L’aide annuelle accordée aux éleveurs de ces « zones défavorisées » peut représenter une part importante de leur budget. Ainsi, la ferme de Loïc Albert, à Saint-Julien-de-Briola, a-t-elle reçu 16 000 euros en 2016, pour une exploitation laitière qui emploie trois personnes : Loïc, 28 ans, son père, Patrick, et sa sœur Maïlys.
Moins de deux cents hectares pour quatre-vingts vaches : comme toutes les fermes du secteur, celle de Briola est une exploitation à taille humaine. Patrick Albert a repris l’exploitation en 2011, et s’est lancé dans le bio un an plus tard.
Presque sept ans plus tard, l’exploitation a achevé sa conversion et Loïc Albert pensait commencer à sortir la tête de l’eau : « On est autosuffisants alimentairement, les dettes ont quasiment toutes été remboursées aux coopératives, perdre l’ICHN, c’est comme un mauvais rêve », dit-il. Cette perte perturberait les investissements et frapperait les salaires déjà maigres.
« Je ne devrais pas avoir à emprunter de l’argent à mon père quand je bosse soixante-dix heures par semaine »
Quand Yvan Teyssandier s’est reconverti, il y a quatre ans, après une carrière dans le transport et « un million d’autres boulots », c’était pour réaliser son « rêve d’être fermier ». Ses 31 hectares — dont 25 sur lesquels on ne peut rien faire pousser — et 65 moutons lui donnent droit à 4 000 euros d’aide par an.
Pourquoi s’être installé sur ces terres pauvres et au rendement moins élevé ? « Quand on cherche une ferme, on n’a pas trop le choix », répond-il. Sa ferme, entièrement bio, comprend également trois ânes et une vingtaine de cochons en plein air. Perdre ces 4 000 euros annuels l’obligerait à travailler sans salaire, alors que sa femme vient d’être licenciée et que le couple a deux enfants à charge.
Il tente bien de se diversifier, avec deux gîtes loués l’été, le dernier construit en empruntant de l’argent à la famille. « Je ne devrais pas avoir à emprunter de l’argent à mon père quand je bosse soixante-dix heures par semaine », juge-t-il.
S’il perd son aide, Jeremy Castignolles risque, lui aussi, de perdre son exploitation. Ce jeune éleveur de brebis a repris la ferme familiale appartenant à son père, qui l’avait lui-même reprise à son père. Il reçoit 8 000 euros annuels pour ses 180 hectares et 290 brebis, ce qui participe à son salaire.
« Est-ce que je me poserais la question de prendre un boulot à mi-temps ? Oui, mais du coup ça me prendrait du temps sur l’exploitation », regrette le jeune éleveur, qui « ne compte pas ses heures » et est déjà affecté par la baisse du cours de la viande.
Une lettre au président de la République
Les éleveurs concernés et les céréaliers solidaires se sont rassemblés dans un collectif, Pour que vive La Piège. Mardi 20 février, ils étaient une vingtaine à se rendre au siège local de la Mutualité sociale agricole (MSA) pour témoigner symboliquement de leurs conditions de travail.
« On veut être considérés comme des agriculteurs en détresse psychologique », exige Patrick Albert devant le responsable de l’organisme. « C’est des fermes de taille moyenne qui vont disparaître », lâche un autre éleveur.
Les éleveurs sont d’autant plus en colère que des communes du Lauragais et de Castelnaudary, avec selon eux des terres plus riches et surtout moins vallonnées, pourraient entrer en zone défavorisée. Des zones « confrontées au réchauffement climatique », argue-t-on du côté du ministère.
A l’heure où aucune carte officielle n’a encore été publiée, les agriculteurs font leurs propres recherches. A son domicile, Patrick Albert imprime et met côte à côte des cartes de la région : « Ici, on voit les zones les plus irriguées, et ce sont celles qui vont entrer en zone défavorisée ! »

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          Zones agricoles défavorisées : quelque 1 400 communes vont en sortir



Que le zonage actuel, vieux de quarante ans, fasse l’objet d’un rafraîchissement, n’est pas contesté : « Chaque Etat membre avait fait sa sauce, et la Commission européenne vient faire le point », explique Jean Jacquez, responsable d’étude au syndicat Coordination rurale. « On serait de mauvaise foi si on demandait le même zonage, reconnaît-il, pas syndicalement correct. » Mais il ajoute que certains territoires ont été écartés alors qu’ils méritent ces aides européennes.
Mercredi 21 février, les maires de La Piège et du Razès ont adressé un courrier au président de la République, Emmanuel Macron, en vue du Salon de l’agriculture, le 24 février :
« Nous ne pouvons pas imaginer que vous n’entendiez pas la détresse de toute une région qui va disparaître. »
A ce stade, le gouvernement a promis des aides transitoires dégressives pour les éleveurs qui sortiront de la zone le 1er janvier 2019. Le cabinet du ministère de l’agriculture assure que des aides d’accompagnement supplémentaires vont être étudiées. En attendant, le calendrier est serré : les critères et la carte vont être négociés avec la Commission européenne, et la France veut verser les aides à partir de mars 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ A quelques jours de la publication de la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées, les agriculteurs sont toujours dans la rue pour dénoncer la perte de leurs indemnités.
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Que sont ces zones agricoles défavorisées qui vont être réformées ?

A quelques jours de la publication de la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées, les agriculteurs sont toujours dans la rue pour dénoncer la perte de leurs indemnités.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h07
    |

                            Margot Desmas








                        


C’est l’un des motifs de tension et d’inquiétude actuels chez les agriculteurs : la carte de France des zones agricoles défavorisées, qui date de plus de quarante ans, va être redessinée.
Cela fait suite à une demande de la Cour des comptes européenne, qui critiquait l’hétérogénéité de ces territoires d’un pays à l’autre, questionnait le maintien de l’éligibilité de certains et préconisait une redéfinition des cartes « en vue de garantir une utilisation efficace des fonds de l’Union et l’égalité de traitement pour les agriculteurs dans l’ensemble de l’Union ».
Le découpage actuel, qui date de 1976, devrait être remplacé au 1er janvier 2019 par une nouvelle carte, que le ministère de l’agriculture présentera d’ici à quelques jours. Mais la réforme est déjà vivement critiquée.

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Le ministère a affirmé que 3 555 communes supplémentaires allaient entrer dans le classement et profiter de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) à partir de mars 2019, une aide financière essentielle à certains agriculteurs.
Le nouveau zonage risque toutefois d’en écarter 1 400 autres, autant d’exploitants qui perdront cette indemnité. Les Deux-Sèvres, l’Indre-et-Loire, le Loiret, et le Loir-et-Cher sont, entre autres, les zones où des exploitations risquent d’être écartées du classement.
Le ministère se défend et explique qu’en quarante ans « il y a eu une énorme évolution de l’agriculture sur ces territoires. Une grande partie des handicaps liés à la qualité des sols ont été améliorés ». Deux groupes de travail seront bientôt mis en place pour accompagner les sortants et penser des aides supplémentaires.
Qu’est-ce que l’indemnité compensatoire de handicaps naturels ?
Cette aide, versée à 99 000 agriculteurs en France, est financée à 25 % par l’Etat et à 75 % par le Fonds européen agricole de développement rural, le deuxième pilier de la politique agricole commune (PAC). Le montant moyen de cette aide, créée en 1975 pour aider les éleveurs situés en zone défavorisée, varie de 5 000 à 15 000 euros par an pour une exploitation. Calculée en fonction du nombre d’hectares « défavorisés », elle dépend également du type de terrain où se situe l’exploitation.
Actuellement, plus de 16 000 communes sont considérées comme des zones agricoles défavorisées, c’est-à-dire des « zones soumises à des contraintes naturelles », qui se découpent en trois catégories :
les zones de montagne, automatiquement classées en zones agricoles défavorisées, concernent 58 % des bénéficiaires de l’ICHN. Aucune exploitation située dans ces zones ne sera déclassée à l’issue de la réforme ;les zones défavorisées simples, qui englobent 10 429 communes en France, vont constituer l’essentiel de la réforme sur le nouveau zonage. Pour faire partie de cette catégorie, il faudra désormais qu’au moins 60 % de la surface agricole utilisable d’une commune soit affectée par l’un des huit critères déterminés par l’Union européenne : « basses températures, sécheresse, excès d’eau dans le sol, sols mal drainés, texture et pierrosité du sol, profondeur d’enracinement, propriétés chimiques, pente » ;les zones affectées de handicaps spécifiques désignent des environnements fragiles comme le marais poitevin. Le gouvernement travaille à définir de nouvelles zones « herbagères » et des « zones humides », qui pourront représenter jusqu’à 10 % du territoire national et ainsi éviter de déclasser trop d’exploitations.

   


En plus de cette indemnité, les agriculteurs peuvent recevoir des aides directes de l’Union européenne qui représentent toujours l’essentiel du budget de la PAC, bien que cette part décroisse régulièrement.


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Le budget alloué au développement rural évolue chaque année
Les fonds consacrés au développement rural permettent d’indemniser les agriculteurs dont l’exploitation se situe en zone agricole défavorisée, les aider à moderniser leurs exploitations et à devenir plus compétitifs.

Source : Agreste, recensement agricole



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Comment les aides financières de la PAC ont-elles évolué ?
Avec un apport de 19 milliards d’euros en 2015, la France est le deuxième contributeur au budget de la PAC, derrière l’Allemagne. L’Hexagone est par ailleurs le premier bénéficiaire des dépenses relatives à la PAC, et pour cause : il s’agit du premier pays européen en termes de surface agricole utile. En 2015, plus de 9 milliards d’euros ont été attribués à la France pour accompagner les agriculteurs. Une somme importante, bien que la PAC n’occupe aujourd’hui plus que 50 % du budget total de l’Union européenne ; ce qui n’a pas toujours été le cas.
Née du traité de Rome avant sa mise en place, en 1962, la PAC prônait le productivisme, dans un contexte de pénurie où l’Europe n’atteignait pas l’autosuffisance alimentaire. Ses dépenses budgétaires représentaient la quasi-totalité du budget communautaire en 1980, mais les différentes réformes ont fait s’inverser la tendance.
Les mesures de la PAC, visant à accorder des aides aux exploitations en fonction de leur quantité de production, causent une importante surproduction trente ans après sa mise en place. L’institution est accusée de favoriser, par ses aides économiques, les grosses exploitations au détriment des plus petites. Depuis plusieurs décennies, le nombre global de propriétés agricoles décroît, mais le nombre de grosses exploitations, lui, augmente effectivement.


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Le nombre de petites et moyennes exploitations a été divisé par quatre en vingt-cinq ans
Les exploitations sont classées selon des coefficients permettant le calcul de leur production brute standard (PBS). Le PBS des petites exploitations est inférieur à 25 000 euros, tandis qu’il est supérieur ou égal à 100 000 euros pour les grandes exploitations.

Source : Agreste, recensements agricoles



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L’Europe lance alors en 2003 une réforme radicale pour découpler production et aides économiques, les aides directes étant remplacées par un paiement unique, indépendant de la quantité de ressources produite. Ces soutiens financiers sont attribués selon dix-huit critères relatifs à l’environnement, la sécurité alimentaire et le bien-être des animaux, ce qui engage aussi un tournant vers une politique de développement rural plus large.
Dernièrement, l’Union européenne a également revalorisé l’ICHN de 15 % et l’a élargie aux producteurs laitiers, ce qui en fait sa plus grande augmentation – avant d’en redessiner les contours d’ici à 2019, déclenchant la colère des agriculteurs concernés.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/25/18-12">
<filnamedate="20180225"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180225"><AAMMJJHH="2018022518">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le « Monde » Campus publie, chaque samedi, une recette sélectionnée dans un livre de cuisine étudiante. Voici pour commencer une idée pour l’apéritif.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

La cuisine des étudiants (1/9) : les rouleaux apéro au thon

Le « Monde » Campus publie, chaque samedi, une recette sélectionnée dans un livre de cuisine étudiante. Voici pour commencer une idée pour l’apéritif.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 08h30
   





                        


Parce qu’il est important de se nourrir correctement quand on est étudiant, nous partageons une série de recettes de cuisine simples et appétissantes, réalisables dans une kitchenette avec peu d’ustensiles et à petit prix.
Commençons par l’apéritif, avec cette recette des rouleaux au thon. Elle est extraite de l’ouvrage Simplissime, le livre de cuisine pour étudiants le + facile du monde, de Jean-François Mallet (13,95 euros chez Hachette Cuisine, 2017), qui s’est fixé pour objectif que chaque plat ne coûte pas plus de 2 euros par personne.
N’hésitez pas à commenter et améliorer cette recette sur notre page Facebook Le Monde Campus. Et rendez-vous samedi prochain pour un nouveau plat.

   



   



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le sociologue Thierry Brugvin note que l’achat de terres dans des pays pauvres par des capitaux issus de pays développés se développe mais rencontre une opposition de plus en plus structurée.
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Thierry Brugvin : « L’accaparement des terres agricoles du Sud renforce les famines »

Dans une tribune au « Monde », le sociologue Thierry Brugvin note que l’achat de terres dans des pays pauvres par des capitaux issus de pays développés se développe mais rencontre une opposition de plus en plus structurée.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 08h16
    |

Thierry Brugvin (Sociologue)







                        



                                


                            
Tribune. La famine a sévi fortement dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Est (Somalie, Kenya, Ethiopie, Djibouti, Ouganda, Soudan du Sud) en 2017. Elle a touché 20 millions de personnes selon l’ONU, notamment parce que la sécheresse qui frappait ces territoires depuis fin 2016 se conjugue avec la pauvreté économique, les guerres… Avec le réchauffement climatique et la croissance de la population, les enjeux alimentaires et agricoles deviennent progressivement de plus en plus tendus. Cette tension affecte donc aussi les terres agricoles disponibles.
En 2016, le groupe China Hongyang, bien que spécialisé dans la fabrication et la commercialisation d’équipements pour les stations-service et l’industrie pétrolière a acquis 1700 hectares de terres agricoles dans le département de l’Indre. C’est la « branche investissement » de ce groupe qui a racheté, selon la presse locale « à prix d’or », ces parcelles à trois exploitants. Selon le gouvernement français des « connexions avec des groupes agro-industriels » avaient été établies « pour exporter la farine » vers la Chine car celle-ci « n’assure pas son autonomie alimentaire ».
Transactions discrètes
Des capitaux russes intéressés par des vignobles réputés, des fonds de pension belges attirés par les grandes cultures céréalières, des investisseurs chinois dans le lait… Une course aux hectares agricoles semble avoir démarré. Alors que les terres cultivables risquent de se faire rares, « il va y avoir une concurrence importante sur la production agricole, pronostique Robert Levesque, un des dirigeants de la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer), qui regroupe les vingt-six Safer, ces structures d’intérêt général en charge de l’aménagement de l’espace rural. Ces fonds cherchent à maîtriser les exploitations qui produisent les biens agricoles ».
Une course aux hectares agricoles semble avoir démarré
Cependant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Emmanuel Macron a annoncé, en amont du salon de l’agriculture, un plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour les activités de distribution des circuits courts. Retour en infographies sur ces ventes directes entre producteurs et consommateurs.
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Production agricole : l’essor des circuits courts

Emmanuel Macron a annoncé, en amont du salon de l’agriculture, un plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour les activités de distribution des circuits courts. Retour en infographies sur ces ventes directes entre producteurs et consommateurs.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h35
    |

            Marianne Boyer et 
                                Mathilde Costil








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Bon nombre d’agriculteurs veulent garder espoir mais expriment un scepticisme sur l’action gouvernementale, alors que s’ouvre le Salon de l’agriculture, à Paris.
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Les agriculteurs et Macron : des attentes et des frictions

Bon nombre d’agriculteurs veulent garder espoir mais expriment un scepticisme sur l’action gouvernementale, alors que s’ouvre le Salon de l’agriculture, à Paris.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 10h29
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Emmanuel Macron ne devait pas déroger à l’inauguration officielle du Salon international de l’agriculture, samedi 24 février. Une figure imposée assortie du traditionnel marathon dans les allées de la vitrine de la « Ferme France », porte de Versailles, à Paris. Un rendez-vous prisé du grand public, prêt à se faire photographier avec Haute, la vache aveyronnaise de race aubrac, égérie de l’édition 2018.
Il y a un an, M. Macron arpentait les stands en tant que candidat à la présidentielle. Non sans essuyer un jet d’œuf, signe des tensions sur le terrain. Cette année, le locataire de l’Elysée a choisi d’anticiper en orchestrant lui-même un temps fort de communication. Mercredi, il a convié près de 700 jeunes agriculteurs à déjeuner au palais présidentiel. Une manière de déminer le terrain et d’enraciner son annonce d’un « printemps » de l’agriculture française.

Il a dévoilé à cette occasion un nouveau dispositif de prêts garantis pour les jeunes agriculteurs à hauteur de 1 milliard d’euros, en lien avec la Banque européenne d’investissement. Et il a promis de se pencher sur le sujet du foncier agricole, en facilitant le passage de témoin entre les jeunes exploitants et leurs aînés qui partent à la retraite. Il a souhaité aussi instauré des « verrous » pour éviter l’accaparement des terres par des actionnaires étrangers.
Dénonciation des accords de libre-échange
De son côté, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a aussi pris les devants. Associée aux Jeunes agriculteurs (JA), elle a organisé, mercredi, une journée de mobilisation et d’action dans plusieurs régions. Le thème retenu : la dénonciation des accords de libre-échange et en particulier celui entre l’Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay), en cours de négociation.

Si, pour les organisateurs, le Salon doit rester un lieu de communication positive sur l’agriculture française,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le phénomène, connu sous le nom de « Moscou-Paris », se caractérise par la propagation sur toute l’Europe occidentale de masses d’air glacial.
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Une vague de grand froid arrive de Sibérie, avant des chutes de neige

Le phénomène, connu sous le nom de « Moscou-Paris », se caractérise par la propagation sur toute l’Europe occidentale de masses d’air glacial.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 03h28
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 11h03
   





                        


Une vague de grand froid venue de Sibérie devrait s’abattre sur une grande partie de la France à partir de dimanche 25 février. L’Hexagone connaîtra alors certainement les journées les plus froides depuis le début de l’hiver. De nouvelles chutes de neige sont par ailleurs attendues en milieu de semaine prochaine.
Après un mois de janvier historiquement doux et un début février neigeux, un froid modéré s’est installé depuis quelques jours sur le pays, avec des températures de trois à sept degrés en dessous des normales de saison.
La baisse des températures, attendue à partir de dimanche, est un phénomène connu sous le nom « Moscou-Paris ». Il se caractérise par des masses d’air glacial se propageant depuis la Sibérie vers toute l’Europe occidentale. Il devrait d’abord toucher, dimanche après-midi, le quart nord-est de la France avant de « s’engouffrer sur l’ensemble du pays lundi et mardi », selon Emmanuel Demaël, prévisionniste chez Météo France.
Lundi, mardi et mercredi, les températures minimales devraient se situer autour de – 5 °C à – 10 °C (– 2 °C à – 4 °C sur les zones littorales), soit 7 à 11 degrés sous les normales de saison. Sur la moitié nord du pays, le froid pourrait s’installer et durer au moins jusqu’à la fin de la semaine prochaine.
Le plan « grand froid » réactivé
La sensation de froid sera augmentée par les vents. Le corps fabrique à la surface de la peau une petite couche isolante d’air plus chaud. Lorsqu’il y a du vent, celle-ci est continuellement balayée, et le corps, qui tente sans cesse de la recréer pour rétablir l’équilibre, se refroidit.
Cette température ressentie ou « indice de refroidissement éolien », qui peut différer d’une personne à l’autre, est calculée à l’aide d’une formule mathématique « empirique » combinant température réelle et vitesse du vent. La semaine prochaine, il faudra « enlever au moins cinq degrés aux températures affichées par les thermomètres » pour obtenir la température ressentie, a expliqué M. Demaël.

        Lire aussi :
         

                Températures hivernales : calculez la température ressentie avec notre convertisseur



Avec un vent moyen attendu de 20 km/h à 30 km/h et des rafales entre 50 km/h à 70 km/h, les températures ressenties pourront aller jusqu’à « – 15 °C à – 17 °C » en plaine, et au moins – 25 °C en montagne, a-t-il précisé.
Le concept de « température ressentie » est ancien aux Etats-Unis ou au Canada, mais il est plus récent en France. Dans l’Hexagone, il a servi dans les années 2000 à l’élaboration des plans « grand froid » destinés à limiter les impacts sanitaires sur les populations vulnérables lorsque les températures chutent. Le plan « grand froid » a d’ailleurs été réactivé, mercredi, dans vingt-neuf départements, permettant ainsi d’ouvrir plus de places d’hébergement pour les sans-abri.
Nouvelles chutes de neige
Les vagues de froid les plus importantes ont généralement lieu entre la fin décembre et la mi-février. Mais des épisodes « précoces » ou « tardifs » sont possibles, selon Météo France. L’Hexagone n’a toutefois pas connu d’épisode tardif aussi notable depuis fin février-début mars 2005, lorsque des records de froid avaient été battus dans plusieurs villes, avec notamment – 15 °C à Romorantin (Loir-et-Cher), – 13 °C à Poitiers, ou – 12 °C à Bergerac (Dordogne)… Météo France ne prévoit pas de records la semaine prochaine.
D’autres épisodes remarquables s’étaient produits en mars 1971 avec des chutes de neige dans le Sud-Est et fin février 1948 (– 20 °C à Clermont-Ferrand et à Saint-Etienne, – 19 °C à Lyon), ainsi qu’en février 1956, hiver le plus froid de l’histoire récente, et en février 1986.
A partir de mercredi, « une offensive neigeuse » est attendue sur la partie sud de la France, y compris les zones littorales, du Sud-Ouest à la Côte d’Azur en passant par le Massif central et la vallée du Rhône, selon M. Demaël.
La neige va ensuite remonter jeudi vers le nord. « Ça demande encore à être affiné, mais on risque d’avoir un épisode neigeux conséquent sur une grande partie du pays jeudi et vendredi », estime le prévisionniste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le nombre de femmes en apprentissage frôle désormais 50 % des effectifs du campus Théodore-Monod, voué à l’agriculture biologique, au Rheu en Ille-et-Vilaine.
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Les femmes, « forces motrices » des exploitations bio


                      Le nombre de femmes en apprentissage frôle désormais 50 % des effectifs du campus Théodore-Monod, voué à l’agriculture biologique, au Rheu en Ille-et-Vilaine.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 16h38
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Au Rheu, en Ille-et-Vilaine, le campus Théodore-Monod a poussé en plein champ. C’est ici que le lycée agricole des Trois-Croix de Rennes a pris racine en 1977, rejoint un an plus tard par le Centre de formation professionnel et de promotion agricole (CFPPA). Un ensemble voué à l’agriculture biologique, complété par le Centre de promotion sociale agricole (CPSA) de Combourg. Enseignants et formateurs, conduits par le directeur général du campus, Dominique Pourtier, sont autant d’observateurs des mouvements de fond du secteur.
« Le virage du bio, nous l’avons pris dès 1990, explique Emmanuel Brivot, directeur de la formation continue. Notre démarche a été mal vécue par la profession. Le Rheu, c’était la référence pour la production de porcs et l’élevage laitier conventionnels. Des dents ont grincé. Mais nous ­avions raison. »
Elles installent la vente en circuit court (20 % contre 16 % pour les exploitations masculines), la diversification (16 % contre 14 %), des activités de loisirs à la ferme (5 % contre 1 %).
Dès lors, l’enseignement du maraîchage bio est monté en puissance, avec une nette accélération à partir de 2010. « Aujourd’hui, nous avons cinq sessions de formation au brevet professionnel responsable d’exploitation agricole en maraîchage bio, détaille Emmanuel Brivot. Trois sessions classiques, soutenues par le conseil régional de ­Bretagne, à destination d’un public qui a rompu avec l’enseignement général. Deux dans le cadre de la formation ouverte à distance, la FOAD, pour des salariés ou des demandeurs d’emploi en reconversion. Nous formons une centaine de personnes par an. »
Depuis 1990, le nombre de femmes en apprentissage croît sans cesse. Il frôle désormais 50 % des effectifs. ­Selon Lévy Kodia, directeur adjoint, responsable du recrutement des apprenants au CFPPA, ce phénomène a ses raisons : « Exploitations à taille humaine, pas de matériel lourd ou de troupeaux, investissements...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Hôtesse de l’air, assistante mise en scène, peintre en bâtiment… Rien ne prédestinait ces femmes à devenir chef d’une exploitation agricole. En dépit des difficultés, elles sont de plus en plus nombreuses à relever le défi.
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Agriculture biologique : le pari enthousiaste des femmes


                      Hôtesse de l’air, assistante mise en scène, peintre en bâtiment… Rien ne prédestinait ces femmes à devenir chef d’une exploitation agricole. En dépit des difficultés, elles sont de plus en plus nombreuses à relever le défi.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 10h48
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        
Plus bas, la Mayenne est en crue. La maison éclusière de La Roussière, cernée par les eaux limoneuses, ressemble à un de ces châteaux écossais figés en bord de loch. Le fond de l’air est plutôt frais. L’hiver tient bon. Seul le ruban gris de la route parvient à percer la brume.
Les lacets conduisent à une parcelle bien verte, comme un ­balcon au-dessus des eaux larges : La Haute-Roussière à La Membrolle-sur-Longuenée (Maine-et-Loire). Quatre ­bâtiments anciens en bois, brique et pierre d’ardoise, cinq tunnels agricoles auxquels les bâches de polyéthylène blanc donnent des airs d’igloos tubulaires, un bassin d’irrigation où nage une poule d’eau. Un hectare. Du silence. Angers n’est même pas à 17 kilomètres.
C’est ici que Séverine Clory s’est posée après avoir quitté l’uniforme rouge et bleu des hôtesses de l’air de la compagnie AOM. Elle a 41 ans, un mari, deux ­enfants, un solide caractère et une vie différente : elle est maraîchère bio. « Nous nous sommes installés fin 2009. Je suis ­devenue chef d’exploitation agricole en ­février 2010. Premières livraisons en juillet suivant », dit-elle, satisfaite. Ce parcours, qui n’a pas d’antécédent familial, elle l’a voulu. Elle l’a préparé. En a accepté, par avance, les contraintes.
« Je voulais agir sur le monde à ma hauteur, faire quelque chose de positif, qui n’abîme pas la terre. Le maraîchage bio, c’était une évidence. » Séverine Clory, maraîchère en Maine-et-Loire
Tout a été étudié, calculé, planifié. Le hasard n’a pas sa place dans cette histoire. « A la longue, la vie de voyages, un peu mécanique, m’a semblé vaine, explique-t-elle. Alors, en 2000, j’ai démissionné. Je voulais agir sur le monde à ma hauteur, faire quelque chose de positif, qui n’abîme pas la terre. Le maraîchage bio, c’était une évidence. » Elle a passé un bac pro, puis un BTS technologie végétale, en alternance. « Une fois ­diplômée, j’ai poursuivi les stages et je suis devenue employée agricole....




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Isabelle Nuage, spécialiste en nouvelles technologies, se félicite que l’agriculture s’ouvre de plus en plus aux applications professionnelles agricoles mobiles afin d’optimiser rendements et investissements.
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« L’accès facilité aux données agricoles va démocratiser l’agriculture de précision »

Dans une tribune au « Monde », Isabelle Nuage, spécialiste en nouvelles technologies, se félicite que l’agriculture s’ouvre de plus en plus aux applications professionnelles agricoles mobiles afin d’optimiser rendements et investissements.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 14h00
    |

Isabelle Nuage (Directrice marketing produit big data chez Talend, éditeur  de  logiciels spécialisé  dans  l’intégration de données)







                        



                                


                            
Tribune. Nourrir plus de neuf milliards d’êtres humains à l’horizon 2050 est un défi immense que la technologie et les données peuvent aider à résoudre en matière de production, de traçabilité et de préservation des ressources naturelles.
Comment subvenir aux besoins de la planète tout en respectant l’environnement ? En dépit de la raré­faction des terres agricoles (100 000 hectares disparaissent chaque année), la production agricole mondiale devra doubler dans les trente prochaines années. Les changements climatiques et l’urbanisation massive pèseront également fortement sur le rendement agricole.
Entre 2013 et 2015, l’utilisation des applications professionnelles agricoles mobiles a bondi de 110 %
Au-delà des investissements et de la volonté politique de soutenir le secteur agricole, une partie de la solution réside dans la transformation numérique du secteur agricole, de l’agriculteur au distributeur. Perçue comme un secteur d’activité traditionnel, l’agriculture s’ouvre aux innovations technologiques, et les usages de solutions cloud, big data ou encore des objets connectés vont s’accélérer.
Entre 2013 et 2015, l’utilisation des applications professionnelles agricoles mobiles a bondi de 110 %, signe de la croissance du numérique et de la reconnaissance de ses bénéfices dans la profession. Aujourd’hui, l’agriculture de précision permet aux exploitants de suivre finement l’ensemble de leurs parcours culturaux, en rationalisant la gestion de leurs parcelles ­agricoles. Cela permet d’optimiser les rendements et les investissements, en tenant compte des différentes caractéristiques des milieux comme la nature des sols, l’irrigation, la fertilisation et l’ensoleillement. A cela s’ajoute la garantie d’une sécurité alimentaire accrue et d’un meilleur respect de l’environnement.
Démocratiser l’agriculture
Et les données sont au cœur de cette agriculture de précision : objets connectés, images satellites et drones, données météo...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique et éleveuse laitière, constate que la grande distribution multiplie les déclarations d’amour aux producteurs bio, mais que l’offre ne suit pas.
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Bio : « A vouloir aller trop vite, le marché pourrait bien casser son jouet ! »

Dans une tribune au « Monde », Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique et éleveuse laitière, constate que la grande distribution multiplie les déclarations d’amour aux producteurs bio, mais que l’offre ne suit pas.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 14h00
    |

Stéphanie Pageot (Eleveuse laitière bio en Loire-Atlantique et présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique)







                        



                                


                            
Tribune. A l’approche du Salon de l’agriculture (du samedi 24 février au dimanche 4 mars), il y a comme une surenchère de communication sur les produits bio. Carrefour annonce la multiplication par trois de son chiffre d’affaires dans le secteur d’ici quatre ans, Leclerc se lance dans les magasins spécialisés et toutes les marques cherchent leur gamme bio, de préférence locale ! Cette dynamique est appréciable, l’industrie agroalimentaire ayant dix ans de retard sur les attentes des consommateurs.
le marché bio attise les convoitises de ceux qui, naguère, ne juraient que par les OGM et les pesticides
Oui mais voilà, le temps de l’agriculture biologique, basé sur les cycles naturels, l’agronomie, la connaissance du vivant et du territoire auquel il appartient, n’est pas le temps court du marketing. Avec une croissance à deux chiffres, le marché bio progresse plus vite que le nombre de fermes bio et attise les convoitises de ceux qui, il y a quelques années à peine, ne voyaient aucun avenir pour la bio et ne juraient que par les OGM et les pesticides.
Si la réglementation prévoit un processus de certification de deux à trois ans avant de pouvoir obtenir le label AB, il faut en réalité techniquement et économiquement cinq à dix ans pour trouver un équilibre global sur la ferme. A vouloir aller trop vite, le marché pourrait bien casser son jouet !
Ce sont les fondamentaux techniques de la production biologique qui font sa crédibilité, si importante pour la confiance des consommateurs. Plus le marché se tend, plus les prix montent et plus la pression de certains groupes industriels et coopératifs se fait sentir pour faire baisser les contraintes de notre cahier des charges, celui pour lequel les producteurs et les transformateurs bio historiques se sont battus !
Discours angéliques
Des élevages de 24 000 poules pondeuses où le parcours extérieur, s’il est rendu possible, n’est jamais effectif, et où l’alimentation des volailles...




                        

                        

