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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Formidables vainqueurs des Anglais samedi (25-13), les rugbymen écossais ont impressionné par leur qualité de jeu.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les JO de Pyeongchang ont baissé le rideau dimanche après un 8e titre olympique de la fondeuse norvégienne (Marit Björgen) et la traditionnelle cérémonie de clôture. Place, le 9 mars, aux Jeux paralympiques.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : record pour Björgen, hockeyeurs patriotes et pandas pékinois

Les JO de Pyeongchang ont baissé le rideau dimanche après un 8e titre olympique de la fondeuse norvégienne (Marit Björgen) et la traditionnelle cérémonie de clôture. Place, le 9 mars, aux Jeux paralympiques.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 16h41
    |

                            Youmni Kezzouf et 
Anthony Hernandez








                        



   


C’était aujourd’hui
Son palmarès olympique ressemble au tableau des médailles d’une bonne nation : Marit Björgen a remporté sa quinzième médaille olympique, un record, sur le 30 kilomètres de ski de fond, rentrant ainsi un peu plus dans l’histoire. Elle a, désormais, remporté huit titres olympiques, autant que son compatriote Ole Einar Björndalen : trois à Vancouver, trois à Sotchi, deux à Pyeongchang.
La belle histoire de la « Team Kim » ne se terminera pas par un titre. En finale de la compétition de curling féminin, les charismatiques sud-coréennes se sont inclinées 8-3 face à la Suède. Alors que leurs homologues masculins ont échoué face aux Etats-Unis en finale, les Suédoises ont tenu leur rang et récupèrent le titre olympique, qu’elles ont remporté, lors de trois des quatre dernières éditions.

   


En bobsleigh à quatre, les Français visaient un top 10 qui leur a, finalement, échappé. Une erreur dans la dernière descente les oblige à se contenter de la 11e place au grand dam du pilote Loïc Costerg, très ému à l’arrivée. Le quatuor allemand du pilote Francesco Friedrich, déjà sacré en bob à deux, remporte l’or olympique devant les Sud-Coréens et un autre équipage allemand.
On attendait une domination des hockeyeurs russes, nettement favoris de cette finale face à l’Allemagne. C’est finalement au bout du suspense des prolongations que l’équipe de Russie s’est imposée. Menée 3-2 à quelques minutes de la fin, la « Red Machine » a d’abord égalisé en toute fin de match avant d’inscrire le but du titre en prolongation.

C’est au programme

   


Athlètes et journalistes vont bientôt rentrer dans leurs pays respectifs, l’occasion pour les Français de découvrir qu’il fait désormais plus froid en France qu’à Pyeongchang.
Certains sportifs ont encore une saison à finir : au biathlon, le duel Boe-Fourcade qui rythme la Coupe du monde trouvera un épilogue en Russie. Certains athlètes ont annoncé vouloir boycotter les épreuves russes, mais pas Martin Fourcade. D’autres vont bien vite ranger les skis pour se concentrer sur leur discipline estivale, le taekwondo pour le désormais célèbre Pita Taufatofua, ou le sprint pour de nombreux pousseurs de bobsleigh.

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                JO 2018 : Martin Fourcade favorable à la levée de la suspension de la Russie



Les officiels du CIO et des différentes fédérations vont, eux aussi, quitter Pyeongchang, sans abandonner sur place les problématiques de dopage et la question épineuse de la place des athlètes russes dans les différentes compétitions internationales.
Ces « Jeux de la paix » se terminent et, avec eux, cette trêve entre les deux Corées, toujours officiellement en guerre. Si l’image d’unité a été plutôt bien entretenue durant la quinzaine (avec notamment le symbole de l’équipe unifiée de hockey féminin), reste à savoir de quoi sera fait l’avenir. Le réchauffement des relations entre les deux pays va-t-il se poursuivre ? Le comité olympique va-t-il recevoir le prix Nobel de la paix ? Verra-t-on bientôt une « Team Kim » de curling unifiée ?

   


Pas de question à se poser sur le devenir du stade olympique, puisque celui-ci sera tout simplement détruit après la compétition. Mais, avant cela, d’autres athlètes vont entrer en piste. Les Jeux paralympiques se disputeront du 9 au 18 mars. Six sports sont au programme : le curling, le biathlon, le hockey sur luge, le ski alpin, le ski de fond et le snowboard. De quoi prolonger encore un peu plus le plaisir des sports d’hiver.
C’est dit
« Le CIO aurait pu envisager de lever la suspension dans la mesure où la délégation des athlètes olympiques de Russie a respecté la décision du CIO du 5 décembre. Toutefois, deux athlètes de l’OAR ont été convaincus de dopage ici à Pyeongchang. Ceci est extrêmement décevant et ne permet pas au CIO d’envisager la levée de la suspension du ROC pour la cérémonie de clôture. »
Thomas Bach, président du CIO, justifie la décision de son institution de ne pas lever la suspension de la Russie pour la cérémonie de clôture des JO. Il faut dire que les contrôles positifs du curleur en double mixte (Alexandre Krouchelnitski) et de la bobeuse (Nadezhda Sergeeva) n’ont pas favorisé les intérêts russes.
Mais Bach a fait un pas vers une future levée de la sanction : « Il n’y a pas d’indication que ces deux cas relèvent d’un dopage systémique. De plus, la délégation de l’OAR a été proactive dans la gestion de ces deux cas, les sportifs en cause ont accepté la sanction, ce qui a permis de retirer (au couple russe) la médaille de bronze du curling mixte et de la remettre au couple norvégien. »
C’est vu

   


Privés d’hymne national depuis le début des Jeux, les Russes ont dû se contenter, pendant ces JO, de l’hymne olympique pour célébrer leurs victoires sur le podium. Mais les hockeyeurs, vainqueurs en prolongation de l’Allemagne en finale, ont bien chanté leur hymne national sur la patinoire.
Russie est notre puissance sacrée, Russie est notre pays bien-aimé. Forte volonté, grande gloire Sont ton héritage à jamais !
La délégation russe, dont la suspension a été maintenue par le CIO, n’a, en revanche, pas pu défiler avec son drapeau lors de la cérémonie de clôture : c’est derrière les cinq anneaux olympiques que les « athlètes olympiques de Russie » ont effectué leur dernier tour d’honneur.

   


Ce fan de la « Team Kim », alias « Garlic Girls », a eu beau sortir son plus beau couvre-chef, de circonstances, cela n’a pas suffi à faire gagner ses favorites.
C’est chic Corée

   


Cette dame, bien mise, attend avec tellement d’impatience la cérémonie de clôture qu’elle est seule en tribunes. A-t-elle été récompensée de son dévouement ?

   


Elle a, en tout cas, pu assister au concert du dénommé Yan Tae-hwan, un guitar hero chevelu et sud-coréen de 13 ans. Il a interprété l’une des Quatre Saisons de Vivaldi, L’Hiver naturellement.

   


La veinarde a également pu vibrer devant celui de la vedette de la K-pop, la chanteuse Lee Chae Rin, connue sous le nom de CL. Sorte de mélange entre Lady Gaga et Gwen Stefani.

   


Madame a également eu l’occasion d’applaudir les nombreux bénévoles (ne nous demandez pas pourquoi ils portent ces drôles de costumes), sans qui les JO ne seraient pas les mêmes. Notre envoyé spécial Clément Martel avait dressé leur éloge.

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                JO d’hiver 2018 : dans la tête des bénévoles olympiques de Pyeongchang




   


Elle a constaté que la diplomatie sportive poursuivait ses efforts (vains ?) lorsque les athlètes des deux Corées ont défilé ensemble.

   


Elle s’est certainement émerveillée devant un spectacle sons et lumières plutôt réussi.

   


Et elle a vu des pandas scintillants lui donner rendez-vous dans quatre ans pour les prochains JO de Pékin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Florilège non exhaustif des histoires qui ont animé les Jeux d’hiver.
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JO d’hiver 2018 : petites et grandes histoires de Pyeongchang

Florilège non exhaustif des histoires qui ont animé les Jeux d’hiver.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 16h00
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Les JO ne seraient rien sans le sport, mais qu’en retiendrait-on sans tout le reste ? Rythmées par les exploits des athlètes et les remises de médailles, les deux semaines en Corée du Sud ont aussi bruissé d’une pléiade de petites et grandes histoires. Le seul bilan des Jeux garanti sans Martin Fourcade.
On s’est disputé

   


Amateur de luttes de palet, passez votre chemin ! Nous ne disposions d’aucune image illustrant les querelles et autres algarades qui suivent. Et pour cause, elles concernent les maîtres de ces Jeux. A Pyeongchang comme ailleurs, les grands n’ont pas forcément montré l’exemple.
Derrière la vitrine clinquante des « JO de la paix », la boutique du Comité international olympique (CIO) a réglé quelques comptes. Sur fond d’opposition en interne à l’attitude du président Thomas Bach à l’égard de la Russie, jugée trop clémente, deux membres de l’instance ont été publiquement recadrés.

   


Le premier, Adam Pengilly, a été contraint de faire ses valises et de quitter la Corée du Sud. Le Britannique, ancien champion du monde de skeleton et sociétaire du CIO depuis 2010, aurait agressé un agent de sécurité. D’aucuns voient surtout dans l’expulsion manu militari de l’impétrant un bon moyen de se débarrasser d’un des opposants les plus virulents à la politique de Thomas Bach.
Autre membre rabroué, et pas des moindres : Dick Pound. Le Canadien, qui dispose du plus vieux mandat au CIO (entamé en 1978), avait invité les athlètes à plus s’impliquer dans le combat contre le dopage, étant « les seuls à faire peur à ces vieux schnocks ». Lesdits « vieux schnocks » étant ses camarades de Lausanne. Pas d’exclusion pour le bon Dick, mais une belle rebuffade de Mark Adam, porte-parole de l’institution : « Si vous n’aimez ni le café, ni le décor, ni les prix, vous être libre de changer de bar. »
On s’est rebellé

   


C’est peu dire que la désignation de Mike Pence, vice-président des Etats-Unis, comme chef de la délégation américaine à Pyeongchang n’a pas été du goût de ses athlètes. Adam Rippon fut le premier à s’en être publiquement ému. Le patineur artistique, gay et défenseur de la communauté LGBT, a regretté le choix de Mike Pence qui, lorsqu’il dirigeait l’Etat de l’Indiana, avait tenté de faire passer une loi autorisant des discriminations contre les homosexuels. Le médaillé de bronze dans l’épreuve par équipes aurait déjà refusé de se rendre à la traditionnelle réception de la Maison Blanche, à son retour au pays.

Broke my thumb yesterday in practice. It won't stop me from competing (obvi) but it does prevent me from shaking Pe… https://t.co/L1RWvKMC35— guskenworthy (@Gus Kenworthy)


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Autre « insoumis » américain : Gus Kenworthy. Engagé sur l’épreuve de slopestyle, dont il n’a pris que la douzième place, le skieur, médaillé d’argent à Sotch (Russie), a fait le tour du monde après un baiser avec son compagnon en bas de la piste. Plus tôt dans la compétition, le natif du Royaume-Uni avait profité d’une fracture au pouce pour s’adresser au vice-président américain : « Si la blessure ne remet pas en cause ma compétition, elle m’empêchera de serrer la main de Mike Pence. » Une belle mise à l’index.
On s’est fait attraper

   


A chaque JO, ses fripons. Quatre sportifs ont été contrôlés positif à Pyeongchang. Médaillé de bronze sur l’épreuve mixte de curling, le Russe Alexander Krushelnitsky a dû rendre sa breloque. Contrôlé deux fois positif au meldonium, il faisait pourtant partie des 169 athlètes considérés comme propre par le CIO et admis à concourir sous la bannière olympique. Le curleur n’est pas le seul Russe soupçonné de dopage pendant ces Jeux. Sa compatriote Nadezhda Sergeeva, douzième de l’épreuve féminine de bobsleigh, a été attrapée par la patrouille quelques jours avant la cérémonie de clôture. Sa fédération a évoqué dans un communiqué un « médicament pour le cœur inscrit sur la liste des substances interdites ».
Plus tôt dans l’olympiade, le Japonais Kei Saito, engagé sur le short-track, avait été contrôlé positif à l’acétalozamide, un produit considéré comme masquant. Dernier coquin invité à quitter fissa la Corée du Sud : Ziga Jeglic. Le hockeyeur slovène aurait fait usage de fénotérol, un bronchodilatateur.
On a chanté

   


Vous peinez à remplir les virages de votre stade, chaque week-end ? Les fumigènes et autres banderoles de vos supporters vous valent les remontrances de la ligue, amendes en sus ? Invitez les cheerleaders nord-coréennes.
Quand l’ambiance sur les sites a souvent pâti de tribunes bien clairsemées, les pom-pom girls de Pyongyang ont égayé les compétitions où leurs « héros » étaient alignés. A coups de chants et de chorégraphies millimétrées, l’escadron des 200 partisanes a suscité le malaise puis la fascination des observateurs.

Ce n’est qu’un au revoir semblent chanter les cheerleaders nord-coréenne aux joueuses de la Corée unie balayées par… https://t.co/At4BbZChsM— martelclem (@Clément Martel)


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Pour vous attacher les services des cheerleaders du « leader suprême », il faudra tout de même passer à la caisse. Et l’addition sera bien plus salée que les amendes de la LFP. Pour recevoir la délégation nord-coréenne, il en a coûté 2,1 millions d’euros à leurs voisins du Sud. Les bons comptes font les bons amis comme on dit.
On a pleuré

   


Triple championne du monde en titre et recordwoman du 500 mètres, Elise Christie faisait partie des favorites sur plusieurs épreuves de short-track. Las, la Britannique est repartie bredouille de Pyeongchang, ne parvenant pas à enrichir un palmarès toujours vierge de médailles olympiques. La patineuse n’est, certes, pas la première athlète de renom incapable de s’imposer aux Jeux. Pourtant les journaux locaux l’ont rapidement affublée du surnom de « Christie la Maudite ».
Plus que la défaite, c’est le scénario de ces multiples échecs qui évoque une malédiction. Chutes, disqualifications, blessures : la sportive de 27 ans ne parvient pas à finir une course aux JO. Repartie en larmes de trois olympiades, Elise Christie n’a, cependant, pas tiré un trait sur une breloque. « Pour le moment je me dis que ce sont juste trois courses ratées sur ces quatre dernières années. » Rendez-vous est donc pris à Pékin, en 2022.
On a sponsorisé

   


Quelle histoire ! Trente ans après la participation de leurs compatriotes masculins au Jeux de Calgary (Canada), immortalisée par le film Rasta Rockett, des Jamaïcaines comptaient bien participer à l’épreuve de bobsleigh à deux. Quelques jours avant les premiers entraînements, leur coach allemande, Sandra Kiriasis, a claqué la porte. Problème : le bob sur lequel le duo devait concourir appartenait à l’ancienne championne olympique et quintuple championne du monde.
Le salut est, finalement, venu d’un brasseur jamaïcain, qui a offert un véhicule aux coqueluches du toboggan de Pyeongchang (50 000 euros tout de même). Baptisé « Mr. Cool Bolt », en hommage à leur glorieux compatriote, le bob n’a malheureusement pas bénéficié de l’accélération du sprinteur. Jazmine Fenlator-Victorian et Carrie Russell n’ont pris que la dix-neuvième et avant-dernière place de la course.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Si l’objectif de vingt médailles n’a pas été rempli, les Français reviennent des Jeux olympiques de Pyeongchang avec quinze médailles, donc cinq titres.
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JO d’hiver 2018 : « de grosses satisfactions et pas mal de déceptions » pour la France

Si l’objectif de vingt médailles n’a pas été rempli, les Français reviennent des Jeux olympiques de Pyeongchang avec quinze médailles, donc cinq titres.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 16h26
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Pour l’équipe de France, les Jeux olympiques de Pyeongchang ont pris fin, dimanche 25 février au matin, après la fin de l’épreuve de bobsleigh à 4. En décrochant la 11e place, les Bleus ne sont pas parvenus à décrocher la 16e médaille française des Jeux olympiques, ce qui aurait constitué un nouveau record, après les quinze obtenues à Sotchi en 2014. A l’heure de dresser le bilan français de ces Jeux, Denis Masseglia, le président du Comité national olympique français (Cnosf), a résumé ces quinze jours en une phrase : « Merci Martin ».
Avec trois titres, le biathlète Martin Fourcade s’impose comme l’homme de ces Jeux chez les Bleus. Et le porte-drapeau a donné l’exemple à la délégation française, qui, si elle ne remplit pas les objectifs annoncés en amont des Jeux, a signé « un excellent bilan », selon le président de la Fédération française de ski, Michel Vion.
Record de Sotchi égalé
Côté pile de la médaille, et l’encadrement bleu l’a largement mis en avant lors de la conférence de presse de fin de JO, le résultat : avec quinze médailles, la France égale son record de Sotchi. Et « avec cinq médailles d’or, on a établi notre meilleure performance aux JO d’hiver », a souligné Denis Masseglia. Si, à trois reprises, les Bleus étaient revenus des Jeux avec quatre titres en une édition (à Sotchi 2014, à Salt Lake City 2002 et Grenoble 1968), ils n’avaient jamais dépassé ce cap. Et le président du Cnosf de remercier Martin Fourcade – à ses côtés sur l’estrade – « le meilleur de ces Jeux, avec Klaebo », qui a permis à la France de réaliser – techniquement, les médailles n’ayant pas la même valeur – les meilleurs Jeux de son histoire.
Avec quinze médailles (5 en or, 4 en argent, 6 en bronze), la France se retrouve à la 9e place du classement final, loin derrière la Norvège, qui a survolé la compétition (avec un total de 39 médailles, dont 14 en or). Et peut notamment se féliciter de son bilan en ski alpin, chez les hommes, en biathlon, ou dans les disciplines acrobatiques (ski de bosses et snowboardcross notamment) en dépit d’un raté en skicross. Quant au ski de fond hexagonal, avec deux médailles de bronze, il multiplie par deux son total de récompenses olympiques.

Le bilan français à Pyeongchang
Or
Perrine Laffont (Bosses)
Martin Fourcade (Biathlon, poursuite)
Martin Fourcade (Biathlon, mass start)
Pierre Vaultier (Snowboardcross)
Marie Dorin, Anaïs Bescond, Simon Desthieux, Martin Fourcade (Biathlon, relais mixte)
Argent
Alexis Pinturault (Combiné alpin)
Julia Pereira de Sousa (Snowboardcross)
Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (Danse sur glace)
Marie Martinod (Ski halfpipe)
Bronze
Anaïs Bescond (Biathlon, poursuite)
Victor Muffat-Jeandet (Combiné alpin)
Alexis Pinturault (Géant)
Jean-Marc Gaillard, Maurice Manificat, Clément Parisse, Adrien Backscheider (Ski de fond, relais masculin)
Maurice Manificat et Richard Jouve (Ski de fond, sprint par équipes)
Marie Dorin, Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier, Justine Braisaz (Biathlon, relais dames)


« De grosses satisfactions, et pas mal de déceptions »
Côté face, quelques regrets. Si le président de la FFS, Michel Vion, insiste sur « les bons résultats » de ses troupes (avec quatorze médailles, sa fédération est en tête des bilans JO, été et hiver confondus), on reste en deçà de l’objectif affiché de vingt médailles. « Il faut distinguer objectif et ambition », justifie-t-il, rappelant les raisons ayant mené à répéter ces « ambitions » : l’empilement de médailles mondiales dans les disciplines olympiques. Après vingt et une en 2015, l’équipe de France dans son ensemble en avait récolté vingt-trois en 2017.
Exprimant son « grand respect pour nos athlètes qui, pour la plupart, ont réalisé leur meilleure compétition ici aux Jeux », le président de la FFS souligne les « grosses satisfactions », mais ne dissimule pas les « déceptions ». Et de citer les épreuves cochées comme potentiellement médaillables où les athlètes (à commencer par Tessa Worley en géant dames) ne sont pas parvenus à atteindre leurs objectifs. Mais Michel Vion insiste pour ne « pas blâmer les athlètes » au « comportement remarquable ».
Outre le ski alpin côté dames, où la France demeure sans médaille depuis 2002, l’encadrement bleu avait misé sur une seconde médaille en ski de bosses (avec Benjamin Cavet), une en ski half-pipe (Tess Ledeux), des résultats en skicross après le triplé de Sotchi, et espérait voir le pari de Jason Lamy Chappuis (combiné nordique) s’avérer gagnant. Par ailleurs, avec « cinq places de 4e, dont une à quatre centièmes près, dix places de 5e et plusieurs de 6e, on n’était pas loin de nos objectifs », martèle le président de la FFS.
« Une médaille, enfin » en patinage
Côté sports de glace, une fois passée la déception de la médaille d’argent des danseurs Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), Didier Gailhaguet s’est réjoui d’avoir, enfin, obtenu une médaille, que sa fédération attendait depuis 2002 et le sacre de Marina Anissina et Gwendal Peizerat à Salt Lake City. « Une médaille, enfin ! Ça faisait longtemps que nous l’attendions. Grâce à Gabriella et Guillaume, le sortilège est enfin vaincu. »
Et le patron de la glace hexagonale de marteler qu’on « ne vient pas aux JO pour prendre de l’expérience ». Comme une réponse aux polémiques venue de la luge où l’équipe de France, qualifiée, n’a pas été du voyage en Corée, faute de chance de médailles.
Avec cinq médailles, dont trois titres, le biathlon est une fois de plus le principal pourvoyeur de médailles de la délégation française. Depuis les Jeux de Turin (2006) et les titres de Florence Baverel-Robert et Vincent Defrasne, c’est devenu une habitude. De quoi inciter Michel Vion à mettre ce sport parmi les « trois principales disciplines » à mettre en avant en vue des prochains Jeux. Avec le ski alpin et le ski de fond, les « seules disciplines pratiquées en loisir » en France.

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                JO 2018 : le biathlon français, un système élitiste tourné vers les médailles



Et tant pis pour les disciplines ayant moins le vent en poupe : à demi-mots, le président de la FFS confie que le ski half-pipe, qui a apporté une médaille d’argent par Marie Martinod, ne sera pas la priorité de ses services dans les années à venir, dans la mesure où ses figures de proue – Kevin Rolland et la double médaillée olympique – devraient prendre leur retraite dans les années à venir. Le patron du ski et du snowboard hexagonal préfère mettre l’accent sur le slopestyle qui, s’il a déçu à Pyeongchang avec la chute lors des qualifications de Tess Ledeux (16 ans seulement), bénéficie d’infrastructures dans toutes les stations de France et se développe beaucoup.
Cette mise en avant des « sports à potentiel », magnifiée par la Norvège lors de ces Jeux, devrait se poursuivre en vue de la prochaine olympiade, en France.

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                JO 2018 : au tableau des médailles, la France termine à la 9e place, la Norvège première






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le classement des médailles a été remporté par les Norvégiens devant les Allemands et les Canadiens. Les Etats-Unis ne sont que quatrièmes et la France, neuvième.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Retrouvez les plus belles images des Jeux d'hiver 2018 qui se sont déroulés du 9 au 25 février à Pyeongchang, en Corée du Sud.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/02/25/18-7">
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Recruté en juillet 2017, le milieu brésilien est le principal artisan de la bonne saison de l’Olympique de Marseille, qui défie son rival parisien, dimanche 25 février.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

PSG-OM : Luiz Gustavo, le patron du milieu marseillais

Recruté en juillet 2017, le milieu brésilien est le principal artisan de la bonne saison de l’Olympique de Marseille, qui défie son rival parisien, dimanche 25 février.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 16h37
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            Rémi Dupré








                        



   


L’épisode fait encore sourire les dirigeants de l’Olympique de Marseille. En juillet 2017, le milieu brésilien Luiz Gustavo se rend au quartier général du club phocéen pour y parapher un contrat de quatre ans contre une indemnité de transfert d’une dizaine de millions d’euros. « Il y avait des avocats français, des avocats allemands pour la relecture du contrat. Ils étaient très précis », glisse-t-on à l’OM. Les intérêts de l’ex-joueur du 1899 Hoffeinhem (2007-2011), du Bayern Munich (2011-2013) et de Wolfsbourg (2013-2017) sont alors gérés par l’agence allemande Rogon, fondée par l’imprésario et entrepreneur Roger Wittmann et très implantée au Brésil. « Dans l’attitude, la rigueur, le professionnalisme : l’agent de Luiz Gustavo nous a fait une forte impression, développe un cadre du club. Qui se ressemble s’assemble. »
Depuis que l’international brésilien (41 sélections depuis 2011) a quitté la Bundesliga allemande pour poser ses valises en Ligue 1, les salariés de l’OM n’ont de cesse de louer son « professionnalisme ». Même lorsque le milieu de 30 ans monte à Paris, au début de février, pour participer à la fête d’anniversaire (passablement arrosée) de son compatriote Neymar, son entraîneur Rudi Garcia prend un ton laudatif.
« Il est plus difficile de dire non quand il s’agit de Luiz Gustavo, déclare alors le coach de l’OM. Parce que Luiz est un grand professionnel et qu’il préparera le match de demain avec tout le professionnalisme qu’il faut. On n’est pas non plus derrière chaque joueur à chaque fois qu’on ne les a pas au vert ici. On leur fait confiance. Ce sont de grands garçons. »
Vitrine de l’OM Champions Project de McCourt
Garant de l’équilibre du jeu marseillais, le « grand garçon » (1,87 m) devrait être encore le principal atout de l’OM face au Paris-Saint-Germain, dimanche 25 février, au Parc des princes, en clôture de la 27e journée de Ligue 1. Au Stade-Vélodrome, en octobre, Luiz Gustavo avait ouvert le score face au rival de la capitale. Dans une ambiance électrique, sa banderille n’avait pourtant pas permis à son équipe de remporter son premier clasico depuis novembre 2011. La formation phocéenne avait concédé un match nul (2-2) frustrant dans les arrêts de jeu.
Vitrine de l’OM Champions Project de l’Américain Frank McCourt, le natif de Pindamonhangaba (Etat de Sao Paulo) incarne actuellement la bonne dynamique du club, troisième du championnat, à treize points du leader parisien, et qui affrontera (les 8 et 15 mars) les Espagnols de l’Athletic Bilbao en huitièmes de finale de Ligue Europa. « Joueur d’équilibre », selon la formulation du directeur sportif marseillais Andoni Zubizarreta, le Brésilien se distingue en Ligue 1 (23 matchs, 5 buts) par son jeu sobre et clairvoyant, sa science de la passe, ses frappes supersoniques du gauche et ses qualités de récupérateur.
De mémoire de supporteur de l’OM, aucun Brésilien ne s’était imposé de manière aussi criante au club depuis le passage fugace du buteur Sonny Anderson (1993-1994) et le règne du défenseur Carlos Mozer (1989-1992). Et ce, alors que la plupart de leurs compatriotes (Elinton Andrade, Brandao, Hilton, André Luis, Eduardo Costa, Fernandao, Dill, Marcelinho, Adriano) ne sont pas forcément restés dans les mémoires au Stade-Vélodrome.
« Je suis venu à l’OM en sachant que j’avais des responsabilités à accomplir. Je m’étais donc préparé pour venir ici. Je suis heureux de pouvoir correspondre aux attentes de l’équipe », a récemment déclaré Luiz Gustavo à La Provence. 
Un joueur dur sur l’homme

   


Vainqueur de la Ligue des champions en 2013 avec le Bayern Munich, celui qui est surnommé « le Shérif » en sélection bénéficie, à l’instar de Dimitri Payet, du salaire le plus élevé (500 000 euros brut mensuels selon L’Equipe) au sein de l’effectif marseillais. Sous contrat jusqu’en 2021, Luiz Gustavo espère évoluer en Europe « jusqu’à à peu près 35 ans » avant de retourner dans son pays natal.
Endeuillé par le décès de sa mère, victime d’un infarctus alors qu’il n’avait que 16 ans, le joueur avait quitté le Brésil et le modeste club de Maceio (deuxième division locale) après avoir été repéré par un recruteur de la formation allemande du 1899 Hoffenheim. En 2007, il franchit l’Atlantique et s’installe dans le Land de Bade-Wurtemberg. D’emblée, il contribue à la montée du club en Bundesliga. Sa régularité et son volume de jeu attirent l’œil des décideurs du Bayern Munich, qui l’attirent dans leurs filets en 2011. Une moisson de trophées et trois saisons contrastées plus tard, il file vers Wolfsbourg, où il finit de se faire un nom.
De son long passage en Bundesliga, Luiz Gustavo laissera l’image d’un joueur dur sur l’homme, aux tacles parfois trop appuyés, voire assassins. Il a notamment écopé de huit cartons rouges en six ans. Un record que le trentenaire au tempérament guerrier partage avec l’ex-défenseur allemand Jens Nowotny.
« La méchanceté ne fait pas partie de mon profil ni de mon attitude, assurait le Brésilien, lors de sa présentation officielle aux médias marseillais. Mais si tu veux gagner, il faut tout faire pour. Au fil de ma carrière, je ne me souviens pas avoir vraiment blessé un adversaire ni avoir été vraiment déloyal. »
Lancé en sélection en 2011, Luiz Gustavo figurait parmi le onze titulaire de la Seleçao, le 8 juillet 2014, lors de la fameuse débâcle (7-1) face à l’Allemagne, à Belo Horizonte, en demi-finales du Mondial brésilien. Près de quatre ans après ce fiasco cauchemardesque baptisé le « Mineiraço », le milieu bataille actuellement pour conserver sa place en équipe nationale dans l’optique de la Coupe du monde, organisée du 14 juin au 15 juillet en Russie.
A moins de quatre mois du prochain tournoi planétaire, il ne figure pas parmi la liste de 15 joueurs déjà assurés d’être convoqués. Si le sélectionneur Tite a récemment mentionné les patronymes de plusieurs de ses compatriotes qui évoluent au PSG (Marquinhos, Daniel Alves, Neymar et Thiago Silva), Luiz Gustavo va devoir prolonger sa belle dynamique avec l’OM pour le convaincre définitivement de l’emmener en Russie. Cela passe d’abord par une solide prestation contre le rival parisien, dimanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les sportifs n’ont pas seulement concouru aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Ils ont aussi parlé.
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JO 2018 : « gros qui fume des clopes », « télégramme », « Saint-Valentin »… ce qui s’est dit aux Jeux d’hiver

Les sportifs n’ont pas seulement concouru aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Ils ont aussi parlé.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 14h42
   





                        



   


Les Jeux olympiques, ce sont des médailles, des pleurs et des phrases. Beaucoup de phrases, presque autant qu’il y a de journalistes pour les recueillir auprès des sportifs qui les prononcent ou qui les écrivent sur Twitter. Ceux de Pyeongchang (Corée du Sud), du 9 au 25 février, n’ont évidemment pas fait exception. Florilège non exhaustif de déclarations. Et dans le désordre.
La plus sudiste
« Venant du Sud, j’ai peut-être tendance à avoir le sang chaud. Les mots ont donc dépassé ma pensée. »
Septième de l’épreuve du géant, le skieur Mathieu Faivre a fait amende honorable. Mais il a tout de même dû quitter l’équipe de France plus tôt que prévu pour la déclaration suivante, juste à la fin de sa course, balayant une question sur les performances de ses compatriotes : « Si vous saviez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… Je suis là pour ma pomme, pour faire ma course… »
La plus nocturne
« J’ai dû réveiller dans la nuit en toute urgence le ministère des affaires étrangères, déclencher les services de l’ambassade en Corée, envoyer immédiatement un télégramme gouvernemental à Bach [Thomas, de son prénom, le président du Comité international olympique]. Je lui ai dit ce que je pensais, mais plus gentiment. C’est tout à fait honteux. »
Alexandre Loukachenko, président de la Biélorussie depuis 1994, a peu goûté la défaite prématurée d’Anton Kushnir, médaillé d’or en ski acrobatique lors des précédents Jeux olympiques d’hiver. Pour information, M. Kushnir est également de nationalité biélorusse.
La plus mathématique 
« A l’entraînement, ça se passe bien. Je me sens juste épuisée psychologiquement. C’est comme si on vous mettait devant une copie de maths, et que vous devez faire des calculs intenses pendant quinze heures : à un moment donné, vous pétez un câble. »
La biathlète française Justine Braisaz, au bord des larmes, raconte avec franchise ses échecs au tir : 10e en sprint, 34e en poursuite et 55e en individuel. C’était avant d’obtenir la médaille de bronze grâce à l’épreuve du relais.
La plus virale
« Je pense qu’après la première manche j’ai voulu me trouver une excuse. […] Je ne me sens pas malade maintenant, je ne crois pas que j’ai un virus. »
Mikaela Shiffrin l’a reconnu à l’issue du slalom, dont elle a fini 4e. Après la première manche, la skieuse du Colorado avait d’abord déclaré souffrir de « quelque chose qui ressemble à un virus » et qui aurait expliqué ses vomissements au départ de la course.
L’Américaine s’est rattrapée en gagnant la médaille d’or sur l’épreuve du slalom géant et en nous gratifiant de la citation suivante :
« Les médailles, je les mets dans des chaussettes ! J’ai entendu avant Sotchi [en 2014] que c’était un bon endroit pour conserver sa médaille, parce que c’est à peu près sûr et facile à ranger. »
La plus sylvicole
« Primo, terminer avant qu’ils éteignent la lumière. Deuzio, ne pas se prendre un arbre. »
Telle fut la feuille (de route) de Pita Taufatofua, qui a, finalement, rempli ses deux objectifs : le porte-drapeau dénudé et huilé du royaume des Tonga a terminé la course à un horaire diurne… et à l’avant-avant-dernière place du 15 km de ski de fond.
La plus buccale 
« Je veux me battre pour prouver mon innocence. […] La seule possibilité est que j’ai accidentellement et inconsciemment mis une substance interdite dans ma bouche. »
La main sur le cœur, Kei Saito a tenté d’expliquer pourquoi il a été le premier sportif de ces Jeux à avoir été contrôlé positif à une substance interdite par la patrouille antidopage : un diurétique, en l’occurrence.
La plus nicotinée 
« On a l’impression que le tir, c’est un sport de gros qui fume des clopes. Mais finalement, c’est un sport qui coûte une énergie folle. »
Martin Fourcade est le Français plus titré dans l’histoire des Jeux olympiques : deux titres à Sotchi 2014, trois autres à Pyeongchang 2018. Auxquels s’ajoute la citation ci-dessus, pas la moins savoureuse, après un sans-faute au tir.
La plus rétribuée
« Je ne l’enlève pas, car c’est mon sponsor. »
Ester Ledecka a ainsi justifié sa volonté de conserver son masque de ski pendant la conférence de presse consécutive à sa médaille d’or en super-G. La skieuse tchèque, qui a surtout un vécu de snowboardeuse (tchèque également), s’est ensuite sentie obligée d’ajouter, tout sourire : « Non, en fait, je ne pensais pas être à la conférence de presse, et comme je ne suis pas maquillée, je garde mon masque… »
La plus sentimentale
« Apparemment, c’est la Saint-Valentin… J’ai tout oublié de ça, car je suis aux Jeux, et je suis célibataire. Quelqu’un est libre ici aussi pour sortir avec moi #pourquoipas ? »
Petite annonce de l’Américaine Lindsey Vonn sur son compte Twitter, avant l’épreuve de descente, que la skieuse a bouclée à la troisième place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La Corée du Sud a passé le relais à la Chine, hôte des prochains JO d’hiver en 2022, à Pékin.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La sportive de 37 ans établie un nouveau record aux Jeux d’hiver avec sa quinzième médaille de la compétition.
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JO 2018 : la Norvégienne Marit Björgen remporte l’or sur le 30 km ski de fond

La sportive de 37 ans établie un nouveau record aux Jeux d’hiver avec sa quinzième médaille de la compétition.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 09h07
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 09h34
   





                        



   


La Norvégienne Marit Björgen a établi un nouveau record aux Jeux d’hiver en remportant dimanche 25 février sa quinzième médaille olympique, l’or du 30 km en ski de fond aux JO de Pyeongchang.
C’est la cinquième participation à des jeux olympiques pour cette femme de 37 ans, surnommée « Gull Marit » (« Marit en or »). Pour empocher sa 15e médaille, elle a fait la course en tête pendant la majeure partie des 30 km, terminant largement devant la Finlandaise Krista Parmakoski (+1 min 49.5) et la Suédoise Stina Nilsson (+1 min 58.9), et a passé la ligne d’arrivée en agitant un grand drapeau norvégien.

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Arrivée en Corée du Sud avec déjà dix médailles récoltées depuis les Jeux de Salt Lake City en 2002, elle a rajouté à Pyeongchang un titre en relais, une médaille d’argent au skiathlon, deux médailles de bronze au 10 km libre et sur le sprint par équipes, et donc l’or au 30 km.
Huit médailles d’or
Elle était devenue l’athlète la plus médaillée des Jeux d’hiver mercredi après le bronze du sprint par équipes et porte donc à quinze le nouveau record. Le palmarès olympique de Björgen se compose désormais comme suit : 8 médailles d’or, 4 médailles d’argent et 3 de bronze.
Jeux d’hiver et d’été confondus, c’est toutefois le nageur américain Michael Phelps qui détient, de loin, le record absolu avec 28 médailles, dont 23 en or.

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Björgen permet à la Norvège de terminer en tête du classement des médailles avec 14 titres et 39 breloques au total, juste devant l’Allemagne. Elle égale au passage ses compatriotes, le biathlète Ole Einar Björndalen et le fondeur Björn Daehlie, pour le record du nombre de titres avec 8 médailles d’or.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Y a-t-il une espèce de footballeur à protéger plus que d’autres ? La présence de Neymar Jr dans le championnat de France amène à poser de nouveau la question.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La cérémonie de clôture, dimanche, aura lieu en présence d’une délégation nord-coréenne, mais la suspension de la Russie est maintenue.
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JO 2018 : fin des Jeux avec des Coréens du Nord, mais sans drapeau russe

La cérémonie de clôture, dimanche, aura lieu en présence d’une délégation nord-coréenne, mais la suspension de la Russie est maintenue.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 12h10
   





                        


Après seize jours de compétition et des mois de tractations diplomatiques, les 23es Jeux olympiques d’hiver se terminent, dimanche 25 février, lors d’une cérémonie de clôture qui résumera parfaitement ces « Jeux de la paix » : en présence d’une délégation nord-coréenne de haut niveau, mais sans drapeau russe.
Le dernier suspense a été levé dimanche matin, avec le vote du CIO réuni en session : la suspension de la Russie est maintenue à l’issue de ces JO 2018, et le drapeau russe ne pourra donc être déployé au stade olympique. Le maintien de la suspension a été voté à l’unanimité et les deux cas de dopage constatés durant les Jeux ont pesé lourd dans la balance pour une Russie qui espérait, au moins partiellement, revenir dans le giron sportif.

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Délégation de Corée du Nord
A partir de 20 heures (heure locale ; midi, heure française), la traditionnelle cérémonie mettra un terme à Pyeongchang 2018 pour débuter l’olympiade qui aboutira à Pékin 2022. Entre-temps, les Jeux olympiques resteront en Asie, puisque les JO d’été 2020 auront lieu à Tokyo. Un enchaînement de rendez-vous loin du continent originel des JO, avant son retour en Europe en 2024 à Paris.
En soirée, dans les travées du stade olympique, les « Jeux de la paix » voulus par la Corée du Sud, pays hôte, trouveront un dernier écho.
Après le défilé en commun des deux Corées lors de la cérémonie d’ouverture, après la constitution d’une équipe féminine unifiée de Corée en hockey sur glace, après aussi les présences remarquées de la sœur du leader nord-coréen Kim Jong-un en ouverture et celle des pom-pom girls nord-coréennes tout au long de la quinzaine, ce sera au tour d’une délégation de huit membres de Corée du Nord, conduite par le controversé général Kim Yong-chol, d’être présente au Sud pour la cérémonie de clôture.
Trêve ou dégel ?
La présence de Kim Yong-chol, arrivé dimanche matin, divise le pays hôte, où ce général est considéré comme un criminel de guerre méritant la mort. Kim Yong-chol est soupçonné d’avoir un temps dirigé le Bureau général de reconnaissance gérant les opérations nord-coréennes d’espionnage et d’avoir ordonné notamment le torpillage de la corvette sud-coréenne Cheonan en 2010, qui avait fait 46 morts.
Non loin de cette délégation nord-coréenne, dans la tribune des personnalités du stade olympique, se tiendra Ivanka Trump, la fille aînée et conseillère du président des Etats-Unis Donald Trump, désignée pour représenter les USA. Un responsable américain a fait savoir qu’aucun contact entre Ivanka Trump et des responsables nord-coréens n’était prévu à cette occasion.

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Le pouvoir de la diplomatie sportive trouvera, malgré tout, avec cette cérémonie une parfaite illustration, alors que M. Trump a annoncé vingt-quatre heures auparavant de « lourdes » sanctions contre la Corée du Nord… L’avenir dira si ce rapprochement historique entre les deux Corées, toujours techniquement en guerre depuis 1953, n’était qu’une trêve olympique ou un premier jalon solide vers une désescalade des tensions dans la région.
Au terme des seize jours de compétition, 102 titres auront été décernés et des images fortes resteront. Comme celle, encore dimanche matin, de l’équipe de curling sud-coréenne, même battue en finale par la Suède, dont les membres étaient inconnus au début des JO, et qui restera, finalement, dans l’histoire comme les visages de Pyeongchang 2018.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Alors que l’OM est en déplacement à Paris dimanche soir, les Bordelais n’ont pas réussi à battre les Niçois (0-0) cet après-midi.
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Ligue 1 : Bordeaux et Nice se neutralisent

Alors que l’OM est en déplacement à Paris dimanche soir, les Bordelais n’ont pas réussi à battre les Niçois (0-0) cet après-midi.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h56
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 16h57
   





                        



   


En attendant l’issue des deux affiches de la 27e journée Lyon - Saint-Etienne et PSG-OM, programmées, dimanche 25 février, les Monégasques ont concédé le match nul à Toulouse (3-3) tandis que les Montpelliérains et les Strasbourgeois n’ont pas réussi à se départager. Nantes a chuté face à Amiens (1-0), tandis que Lille a replongé contre Angers (1-2). Dimanche, Bordeaux et Nice se sont neutralisés (0-0).
Bordeaux-Nice : 0-0
Les Niçois pourront remercier leurs montants. Par quatre fois, une frappe bordelaise est venue s’écraser sur un poteau pour permettre aux joueurs de Lucien Favre de conserver le point du match nul. L’entraîneur suisse pourra également remercier son gardien Wlater Benitez, auteur de quelques arrêts réflexes qui ont écoeuré les attaquants de Bordeaux.
L’OGC Nice n’a plus gagné depuis le 21 janvier et reste coincé à la neuvième place du classement, juste derrière leurs adversaires du jour, qui comptent le même nombre de points (36).
Nantes-Amiens : 0-1
Les Nantais ont été piégés dans les arrêts de jeu de la première période par un but de Gaël Kakuta (45e + 2). A cause de cette contre-performance, Nantes laisse sa 5e place à Montpellier à cause d’une différence de buts défavorable.
A l’inverse, les Amiénois réalisent une très belle opération dans la course au maintien. Les Picards sont désormais 15e avec 29 points.
Rennes-Troyes : 2-0
Les Rennais enchaînent les bons résultats. Vainqueurs à Lyon et auteurs d’un match nul à Caen, ils ont facilement battu les Troyens samedi soir.
Les buteurs se nomment Khazri et Prcic. Rennes, 7e avec 38 points, se replace dans la course à l’Europe. Troyes est à la 18e place, celle de barragiste, avec 28 points.
Lille-Angers : 1-2
Une semaine après un match nul accroché contre Lyon, les Lillois ont cédé sur le fil face à Angers. Une défaite face à un autre mal classé qui laisse le club nordiste à la 19e place avec 27 points. Les Angevins se sont imposés grâce à un doublé de Toko Ekambi. Ce succès les classe, désormais, 17es avec 28 points.
Guingamp-Metz : 2-2
Metz a mené deux fois au score mais a concédé le match nul en Bretagne. Mollet puis Roux avaient donné l’avantage aux Lorrains avant que Deaux n’égalise par deux fois. Les Messins restent englués à la dernière position du championnat, à huit points de la 19e place. Guingamp est 10e avec 35 points.
Dijon-Caen : 2-0
Les Dijonnais réalisent une belle opération en dominant Caen sur un but de Da Silva contre son camp et de Tavares. Les Bourguignons prennent trois points d’avance sur leur adversaire du jour : 35 points (11e) contre 32 points (13e).
Toulouse-Monaco : 3-3

   


En route vers un succès tranquille, les Monégasques ont craqué en fin de rencontre pour concéder le match nul à Toulouse. Ronny Lopes a ouvert la marque dès la 8e minute de jeu, avant de redonner l’avantage à son équipe en début de deuxième mi-temps (47e), à la suite de l’égalisation de Sangaré (24e).
Puis, Monaco croyait avoir fait le plus dur grâce au troisième but inscrit par Jovetic (72e), mais c’était sans compter sur le penalty transformé par Andy Delort (78e). Les quinze dernières minutes de jeu ont été périlleuses pour le champion de France en titre, qui n’est pas parvenu à conserver sa victoire. Sanogo a, finalement, égalisé à la 87e minute de jeu.
Au classement, Monaco est toujours deuxième avec 57 points. Lyon et Marseille ont l’occasion de reprendre deux points au club de la Principauté. Toulouse se donne un peu d’air et se classe provisoirement 16e avec 28 points.
Strasbourg-Montpellier : 0-0
Montpellier est reparti d’Alsace avec un point vendredi soir à la Meinau. Sous un froid glacial, trop concentrés à ne pas prendre de but et si peu inspirés dans la surface adverse, les Montpelliérains se contenteront d’un douzième match nul cette saison mais s’emparent toutefois de la cinquième place à la différence de but (39 points), aux dépens de Nantes qui reçoit Amiens samedi.
Les Strasbourgeois peuvent se satisfaire d’avoir pris un point important dans la course au maintien. La plus mauvaise défense de Ligue 1 (47 buts encaissés) peut aussi s’enorgueillir de ne pas avoir pris de but, pour la première fois en neuf matchs, face à une formation du haut de tableau qui vise une place en Ligue Europa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Après la défaite de l’Angleterre en Ecosse, les Irlandais sont désormais les seuls à pouvoir viser le Grand Chelem.
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Tournoi des six nations : l’Irlande s’impose contre le pays de Galles et vise le Grand Chelem

Après la défaite de l’Angleterre en Ecosse, les Irlandais sont désormais les seuls à pouvoir viser le Grand Chelem.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 19h46
   





                        



   


L’Irlande est désormais la seule nation à pouvoir encore croire au Grand Chelem dans ce tournoi des six nations 2018, après la défaite de l’Angleterre en Ecosse (25-13).
Le XV de la Rose, qui restait sur deux victoires dans ce tournoi en 2016 et 2017, s’est incliné à la surprise générale samedi 24 février à Murrayfield. Les Ecossais ont pris les devants au score dès le début de match grâce à des essais de Jones et de Maitland (22-6, 38e). Malgré un essai d’Owen Farrell en début de seconde mi-temps (22-11, 44e), les Anglais n’ont jamais réussi à prendre le dessus sur l’Ecosse au cours de ce match.
Ils laissent donc l’Irlande seule en lice pour remporter le Grand Chelem. Après avoir battu de justesse le pays de Galles (37-27), samedi à Dublin, les Irlandais empochent en effet une troisième victoire en trois matchs.
Mais les Irlandais ont été en danger jusqu’à la fin du match face aux Gallois. Dublin a d’ailleurs poussé un ouf de soulagement après la sirène, quand Jacob Stockdale a intercepté le ballon pour aller marquer son deuxième essai, scellant définitivement le sort de la rencontre.
Jonathan Sexton inefficace au pied
Avant cela, l’Irlande a mis du temps avant de creuser l’écart au score à cause notamment de son ouvreur, Jonathan Sexton, qui a manqué trois coups de pieds en début de match. Menant seulement de deux points à la mi-temps (15-13), les Irlandais prennent le large grâce notamment à des essais de Leavy et Healy (27-13, 54e).
Mais le pays de Galles qui restait sur une défaite face à l’Angleterre s’est repris en fin de match et a inscrit deux essais permettant de revenir à trois points de l’Irlande (30-27, 77e). Mais l’interception de Stockdale en toute fin de match a permis à l’Irlande de consolider son écart au score.
La veille, l’équipe de France s’est imposée face à l’Italie au Vélodrome (34-17), mettant fin à onze mois sans victoires.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le tricolore n’est pas parvenu à offrir à la France sa première médaille olympique en patinage de vitesse, samedi 24 février.
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JO 2018 : la fin du conte de fées d’Alexis Contin

Le tricolore n’est pas parvenu à offrir à la France sa première médaille olympique en patinage de vitesse, samedi 24 février.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 17h06
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’est le lot commun de la plupart des athlètes olympiques : sacrifier des années de préparation pour espérer toucher le précieux métal. Alexis Contin n’a pas échappé à la sentence souvent cruelle des Jeux.
Le Malouin n’a pris que la dixième place de l’épreuve de départ groupé (mass start) en patinage de vitesse, samedi 24 février. Douze fois champion du monde de roller, il n’avait troqué ses roulettes contre des lames que pour les JO et la gloire incomparable qui couvrent celles et ceux qui montent sur l’Olympe. Cinquième sur la ligne d’arrivée – dixième à la faveur des points distribués aux sprints intermédiaires –, le trentenaire a sans doute laissé échapper son ultime chance d’offrir à la France sa première breloque dans la discipline.

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A l’arrivée, le Breton s’est repassé les deux derniers tours d’une épreuve qui en compte seize. Les 800 mètres où le podium s’est dessiné :
« On avait bien lu le scénario. A 700 mètres, le Coréen devant moi explose, je me retrouve enfermé. J’ai un bon sprint, mais une fois à vingt mètres [de l’échappée] c’est fini. »
Si le Français n’est pas parvenu à prendre la roue du Belge Bart Swings, à l’origine de l’emballage décisif, Lee Seung-hoon n’a lui pas laissé passer sa chance. Le Sud-Coréen, numéro un mondial et parmi les favoris pour l’or, a réglé le Flamand au sprint pour s’imposer à domicile. En bronze, Koen Verweij a permis aux Néerlandais de cueillir une seizième et dernière médaille dans ces Jeux en patinage de vitesse.
« Je suis un miraculé »
Trois fois sur le podium lors des trois derniers mondiaux, Alexis Contin s’est incliné dans une course où la préparation, aussi optimale soit-elle, n’est qu’une condition du succès, non la promesse. Car la mass start de patinage de vitesse se joue à l’instinct. Après avoir évité les virages musclés et les éventuelles chutes des dix premiers tours, il faut sentir l’attaque ou le décalage qui scellera l’issue des six derniers. Parier sur le mouvement crucial ne garantit pas le podium. Le manquer condamne aux places d’honneur.
« Est-ce qu’on part à 500 mètres [de l’arrivée] pour jouer l’or ou à 700 pour assurer la médaille : la décision se joue en une fraction de seconde, résume Alexis Contin. On s’est dit qu’on jouerait la plus belle des médailles. Il faut continuer dans sa connerie, dans sa décision. Assumer ses choix. » « On vise toujours le plus haut, abonde son entraîneur, Alain Nègre. Il ne faut pas avoir de regret, il faut y aller. »
Sans podium au terme de ses troisièmes Jeux olympiques, le tricolore ne regrette rien de ces cinq derniers mois passés loin chez lui à écumer les patinoires, ni les « sacrifices énormes » consentis par lui et sa fidèle bande : son coach et leurs deux familles.
Il faut dire que le patineur revient de loin. Parmi les meilleurs du monde dans une discipline qui ne compte aucune infrastructure en France, il a vu sa carrière bouleversée par la maladie. Quelques semaines avant Sotchi (Russie), en 2014, les baisses brutales de performance et les « périodes très noires sur le plan mental » trouvent une raison dans les bilans médicaux. Atteint de la maladie de Basedow, la star du roller doit composer avec une thyroïde défaillante. De retour au plus haut niveau, une rechute lui vaut une ablation totale de la glande en décembre 2016.
« J’ai conscience d’être un miraculé. Je ne devrais pas être là. Il y a quatre ans, ma carrière devait s’arrêter. Ça aurait été un conte de fées de monter sur le podium un an après l’opération, mais on vit dans la réalité. »
S’il refuse de prendre une décision à chaud sur la suite à donner à sa carrière, pas sûr que le natif de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), inscrit en parallèle à Sciences Po, soit prêt à repartir pour quatre ans de préparation, à négocier auprès des instances de fragiles ressources.
Du choix d’Alexis Contin sur son avenir découlera sans doute celui du patinage de vitesse en France. « Le futur de la spécialité dépendra en partie de ses résultats en Corée du Sud », expliquait le directeur technique national des sports de glace, Rodolphe Vermeulen, à la veille des Jeux. Pas certain que la dixième place suffise à sauver l’anneau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Ni l’équipe de ski alpin ni Alexis Contin n’ont réussi samedi à apporter à la France une médaille supplémentaire. La Tchèque Ester Ledecka est, elle, double championne olympique.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : double exploit de Ledecka, cynisme et Ivanka

Ni l’équipe de ski alpin ni Alexis Contin n’ont réussi samedi à apporter à la France une médaille supplémentaire. La Tchèque Ester Ledecka est, elle, double championne olympique.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 14h59
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 15h02
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


C’était aujourd’hui
C’était l’ultime chance de médaille pour l’équipe de France, mais Alexis Contin n’a pas réussi son pari. Le Français n’a terminé que dixième de la mass start en patinage de vitesse, remportée par le Coréen Lee. Très bien placé à deux tours de l’arrivée, Contin n’a pas bien réagi à l’ultime accélération, laissant partir un trio de tête qu’il n’a jamais pu rattraper. Cinquième sur la ligne, il est dixième du classement final, qui prend en compte les points pris aux sprints intermédiaires.

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Dans l’épreuve par équipe de ski alpin, les Français ont également échoué au pied du podium, pour quelques centièmes. Battus en demi-finale par les Suisses, futurs champions olympiques, les coéquipiers d’Alexis Pinturault ont perdu au temps dans la petite finale face à la Norvège. Adeline Baud-Mugnier, Tessa Worley, Alexis Pinturault et Clément Noël ne ramèneront pas de médaille supplémentaire à la délégation française. Avec la médaille de bronze, les Norvégiens ont au passage battu le record de médailles pour un pays aux Jeux d’hiver : ils en sont à 38.

   


Sa médaille d’or en super-G (c’était du ski) était une immense surprise. Son titre olympique en géant parallèle (c’était du snowboard) était plus attendu. Favorite de l’épreuve, la polyvalente Tchèque Ester Ledecka n’a pas craqué et s’est imposée dans sa discipline de prédilection. Elle est en même temps rentrée dans l’histoire en remportant l’or olympique dans deux sports différents. « Je me suis bien amusée ici », disait-elle après sa victoire. On n’aurait pas dit mieux. Chez les hommes, c’est le Suisse Nelvin Galmarini qui s’est imposé.

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Sur l’équivalent du 50 km marche des Jeux d’hiver, le 50 km en ski de fond, c’est le Finlandais Iivo Niskanen qui a remporté l’or, devant deux fondeurs russes. En l’absence de Johannes Klaebo, triple champion olympique lors de cette édition (une médaille d’or en sprint, deux en relais), le Finlandais, déjà médaillé d’or du sprint à Sotchi, a bouclé ses 50 km en deux heures et huit minutes. Le premier Français, Jean-Marc Gaillard, a terminé à la 18e place.

   


En curling masculin, les Etats-Unis ont battu en finale la Suède, remportant leur premier titre olympique dans cette discipline. Ils ont donc confirmé après leur victoire surprise en demi-finale face à l’ogre canadien, triple tenant du titre.
Sébastien Toutant, lui, est entré dans l’histoire. Le Canadien est devenu le premier champion olympique de big air, discipline de snowboard ultra-spectaculaire qui peut se décrire ainsi : une grande descente, un grand saut, des figures.
C’est au programme
Toutes les bonnes choses ont une fin, mais avant la cérémonie de clôture de ces Jeux olympiques, les plus courageux pourront profiter d’une ultime nuit de sports d’hiver. Les réjouissances commencent à 1 h 05 avec la finale de curling féminin. Les Coréennes de la Team Kim affrontent la Suède dans un duel qui s’annonce électrique, point final de cette quinzaine qui aura vu les Coréens se prendre de passion pour le curling et le parcours de leur équipe féminine.

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A suivre également, la finale de bobsleigh à quatre, avec une première descente à 1 h 30 et une descente finale à 3 h 30. Après les deux premières manches dans la nuit de vendredi à samedi, ce sont les équipages allemands et sud-coréens qui sont en tête. Le quatuor français composé de Loïc Costerg, Vincent Ricard, Vincent Castell et Dorian Hauterville est pour l’instant onzième et peut donc remplir son objectif d’accrocher un top 10.

   


A 5 h 10, les hockeyeurs olympiques de Russie affronteront en finale du tournoi de hockey sur glace les Allemands, surprenants tombeurs du Canada en demi-finale. Les doubles tenants du titre ont remporté le bronze dans la petite finale. Ultra-dominatrice quand elle s’appelait l’URSS (huit titres olympiques sur dix entre 1956 et 1992), l’équipe russe fait figure de favorite face à des Allemands novices à ce niveau de la compétition.
Epreuve de clôture de ces Jeux olympiques, le 30 km de ski de fond féminin partira à 7 h 15. Athlète la plus médaillée de l’histoire des Jeux d’hiver, tenante du titre, la Norvégienne Marit Bjoergen pourrait bien remporter sa quinzième médaille olympique.
A midi enfin, la cérémonie de clôture sonnera la fin officielle de ces Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang et le passage de témoin à Pékin, ville organisatrice des prochains Jeux d’hiver, en 2022.
C’est dit
« Sur le plan sportif je ne sais pas, mais sur le plan humain j’étais très triste et déçue pour lui. On a tous compris sa déception, après l’épreuve individuelle. »
Très déçue après la quatrième place de l’équipe de France de ski alpin, Tessa Worley a eu un mot pour son camarade Mathieu Faivre. Privé de cette épreuve collective pour avoir exprimé sa déception à l’issue du slalom géant, le Français a été victime d’une décision assez sévère de la part de sa fédération. Celle-ci a considéré que son « si vous saviez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… Je suis là pour ma pomme, pour faire ma course », était révélateur d’un état d’esprit trop individualiste et lui a donc demandé de rentrer chez lui. Lors de la petite finale du team event, il n’a manqué que douze centièmes aux Français pour décrocher la médaille de bronze.
C’est vu
Soit Nadezhda Sergeeva n’a pas beaucoup réfléchi, soit elle est très cynique. La bobeuse russe, douzième de l’épreuve de bobsleigh à deux, a été contrôlée positive à une substance interdite. La fédération russe a confirmé l’utilisation d’un « médicament pour le cœur », qui serait selon l’AFP du trimétazidine, utilisé normalement pour les angines de poitrine. A la veille du début des Jeux, Sergeeva s’était pourtant affichée avec un pull portant l’inscription « I don’t do doping », « je ne me dope pas ». C’était bien tenté.

Un peu ironique que la bobeuse russe Nadezhda Sergeeva , la 2e athlète  olympique de Russie à échouer à un test ant… https://t.co/I476Wrjhe9— ValsardinRDS (@Valérie Sardin)


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C’est chic Corée

   


Après avoir envoyé son vice-président Mike Pence à la cérémonie d’ouverture, Donald Trump a confié à Ivanka, sa fille et conseillère, le soin d’aller assister à la cérémonie de clôture de ces Jeux olympiques. Elle s’est affichée, bonnet USA sur la tête, aux côtés de Kim Jung-sook, l’épouse du président sud-coréen. L’occasion de pratiquer un petit peu de diplomatie du selfie. La fille du président s’est ensuite muée en supportrice pour encourager Kyle Mack au big air (médaille d’argent) et l’équipe américaine de curling (médaille d’or).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le patineur de vitesse, 10e, a échoué dans sa quête pour apporter une dernière médaille à la délégation française lors des Jeux olympiques de Pyeongchang.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le quintuple champion olympique dit au « Monde » que les Russes devraient pouvoir défiler derrière leur drapeau dimanche, et ne boycottera pas la fin de la Coupe du monde de biathlon en Sibérie.
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JO 2018 : Martin Fourcade favorable à la levée de la suspension de la Russie

Le quintuple champion olympique dit au « Monde » que les Russes devraient pouvoir défiler derrière leur drapeau dimanche, et ne boycottera pas la fin de la Coupe du monde de biathlon en Sibérie.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 11h19
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Pour Martin Fourcade, la question est tranchée : la Russie doit pouvoir réintégrer le concert des nations olympiques à l’issue des Jeux de Pyeongchang, durant lesquels ses athlètes ont dû concourir sous pavillon neutre en raison de la manipulation du système antidopage à Sotchi, en 2014.
« Les fans russes, les amoureux du sport russe, les athlètes russes qui sont à Pyeongchang ne sont pour rien dans le système de dopage organisé. Donc oui, je suis favorable à ce qu’on leur permette de défiler derrière leurs drapeaux », a-t-il dit au Monde samedi 24 février, lors d’un entretien réalisé au lendemain de sa dernière épreuve olympique.

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La question de la suspension de la Russie pour dopage organisé, qui pourrait être levée dès dimanche lors de la cérémonie de clôture, empoisonne le dernier week-end des Jeux olympiques. Le Comité international olympique (CIO) semblait se diriger vers une réintégration du comité russe jusqu’à l’annonce vendredi 23 février du contrôle positif d’une deuxième athlète russe.
« La Russie ne doit pas être le souffre-douleur de l’antidopage »
Des traces de trimétazidine, un modulateur métabolique interdit, ont été trouvées dans les urines de la spécialiste du bobsleigh Nadezdha Sergeeva, 12è de l’épreuve de bob à deux. Samedi, elle avait déjà renoncé à son droit à ouvrir l’échantillon B et rendu son accréditation olympique. Avant elle, le curleur Alexander Krushelnitsky, médaillé de bronze dans l’épreuve du curling mixte, avait été contrôlé positif au meldonium. Après avoir crié au complot, il avait renoncé à contester sa sanction devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

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Samedi matin, lors de la conférence de presse quotidienne du CIO, son porte-parole Mark Adams s’est révélé incapable de dire si la décision serait prise par la commission exécutive, qui se réunissait en fin de journée, ou par la session réunissant tous les membres de l’instance, le lendemain matin.

   


Pour Martin Fourcade, ce deuxième contrôle positif des « athlètes olympiques de Russie » ne doit pas empêcher la levée de la suspension.
« Les personnes qui sont punies par cette sanction symbolique ne sont pas celles qui ont mis en place ce système. C’est très dur pour eux. S’ils ont là, c’est qu’ils ont prouvé qu’ils n’avaient rien à voir avec le dopage organisé de Sotchi. A l’inverse, je trouve qu’il n’y a pas eu assez de sanctions contre ceux qui ont organisé le dopage à Sotchi », dit le Français.
« Je suis favorable à ce que les Russes retrouvent leur fierté. Cette sanction avait valeur d’exemple, elle était remarquable par sa dureté. Mais la Russie n’a pas le monopole du dopage et ne doit pas être le souffre-douleur de la lutte antidopage. »
Pas de boycott des finales de la Coupe du monde
Martin Fourcade a été, depuis 2016, parmi les plus virulents détracteurs de sa propre fédération internationale, l’IBU, dont il déplorait le manque de réactivité. En dépit des sanctions ayant frappé le sport russe, et de la recommandation de l’Agence mondiale antidopage de ne pas organiser d’événements internationaux dans le pays, l’IBU a maintenu la tenue des finales de Coupe du monde en Russie, à Tioumen (Sibérie occidentale).
La fédération russe est particulièrement influente au sein de l’IBU, dont le premier vice-président est l’ancien biathlète russe Victor Maygurov.
Plusieurs pays ont annoncé leur intention de boycotter les finales de la Coupe du monde : le Canada, la République tchèque et les Etats-Unis. Le Suédois Sebastian Samuelsson, révélation de ces JO (médaille d’argent en poursuite et médaille d’or en relais masculin), a dit espérer que son pays en ferait de même.

The official statement from the U.S. Biathlon Team on their decision not to participate in the IBU World Cup Biathl… https://t.co/YTLautFtu0— USBiathlon (@US Biathlon)


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Ce n’est pas dans les intentions de Martin Fourcade, qui y jouera un septième gros globe de cristal consécutif face au Norvégien Johannes Boe, qu’il devance d’une courte tête aux trois quarts de la saison.
« Il m’est difficile de répondre, dit-il au Monde. Mais on ne doit pas priver le peuple russe d’assister à ces finales. La question n’est pas de savoir s’il faut aller en Russie ou pas : j’adore ce pays, j’ai des souvenirs magnifiques là-bas et j’ai envie d’y défendre mon globe du classement général de la Coupe du monde. Donc j’irai. Après, est-ce qu’il y aurait eu d’autres destinations plus diplomatiques de la part de l’IBU ? C’est certainement le cas. Mais je ne suis pas décisionnaire. »
Selon la fédération américaine de biathlon, plus de 30 athlètes provenant de huit pays différents, parmi lesquels trois champions olympiques de Pyeongchang, ont écrit à l’IBU pour leur demander de renoncer à ces finales de Coupe du monde à Tioumen. Martin Fourcade n’a pas souhaité préciser s’il en faisait partie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Dans sa chronique, Philippe Pons, journaliste au « Monde » revient sur la symbolique de l’ail en Corée de sa prépondérance dans la cuisine locale, en passant son entrée inattendue dans la compétition féminine de curling.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


JO 2018 : « Les joueuses sud-coréennes de curling ont été baptisées les filles de l’ail »

Dans sa chronique, Philippe Pons, journaliste au « Monde » revient sur la symbolique de l’ail en Corée de sa prépondérance dans la cuisine locale, en passant son entrée inattendue dans la compétition féminine de curling.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h53
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            

Chronique. Les Jeux olympiques sont généralement l’occasion pour le pays hôte de mettre en valeur son patrimoine culturel, notamment sa gastronomie. A Pyeongchang, l’un des ingrédients essentiels de la cuisine coréenne, l’ail, a fait une entrée inattendue dans la compétition.
Les joueuses sud-coréennes de curling, qualifiées à la surprise générale pour la finale des Jeux, dimanche 25 février contre la Suède, ont été baptisées garlic girls par la presse locale, car elles viennent toutes de la même région d’Uiseong, fameuse pour son ail, presque une appellation d’origine contrôlée en Corée. Elles détestent ce sobriquet qui les a cependant catapultées sur la scène internationale et a élevé l’ail au rang de botte secrète.

Sur les marchés coréens, parmi la quantité de graines, herbes sauvages, poivrons, ginseng, épices, aromates, gingembre et monceaux de choux qui s’offrent au regard, dans cette « gastronomie de l’œil » chère à Balzac, figurent toujours en bonne place des grappes de gousses d’ail.
Elément incontournable de la cuisine coréenne, dont l’odeur planerait dès l’arrivée dans les aéroports, affirment les Japonais non sans un brin de condescendance, l’ail est connu, en Asie comme en Occident, pour ses propriétés médicinales qui lui valent le surnom d’« herbe aux neuf vertus ». Un Coréen en consommerait, dit-on, une dizaine de kilos par an.
Le produit « dopant »
Selon la pharmacopée traditionnelle coréenne, qui se veut aussi ancienne que celle de la Chine, l’ail a des effets antiparasitaires et antiviraux, voire aphrodisiaques. Les moines bouddhistes le proscrivent d’ailleurs de leur alimentation pour que le « feu » de la gousse ne trouble pas leur méditation. L’ail a aussi inspiré une déclaration d’amour à l’écrivain Bok Hyo-geun, dont le court poème Une bougie d’ail a été publié dans un recueil de textes littéraires consacrés à la gastronomie locale (Manger cent...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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Martin Fourcade : « Si j’ai envie, je continuerai à dominer »

Le champion olympique revient pour « Le Monde » sur son séjour coréen, qui l’a vu devenir l’olympien français le plus titré de l’histoire.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h48
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 07h55
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            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



                                


                            
L’athlète le plus titré des Jeux olympiques (JO) de Pyeongchang, avec le fondeur norvégien Johannes Klaebo, est épuisé. Il en a fini avec le biathlon mais pas avec ses JO : samedi après-midi, au Club France, il a pris le temps de revenir pour Le Monde sur son séjour coréen, qui l’a vu devenir l’olympien français le plus titré de l’histoire, avec cinq médailles d’or.

Le soir même, le porte-drapeau de la délégation tricolore est allé soutenir le patineur de vitesse Alexis Contin, dernière chance de médaille française. Dimanche, il devait se rendre à la cérémonie de clôture, où il espérait voir le drapeau russe refaire son apparition. Avant de rentrer en France pour un nouveau marathon médiatique, puis de repartir sur le circuit de la Coupe du monde, dont il aspire à remporter le classement général pour la septième fois consécutive.

Ces JO ont-ils ressemblé, pour vous, à ce que vous aviez imaginé ?
J’avais un objectif d’une médaille d’or, tout en sachant que sur chaque course je pouvais gagner. Ce n’est pas pour autant que je m’imaginais être le meilleur athlète de ces JO avec six médailles, ou même trois.
Je ne rêve pas en grand avant d’attaquer un événement car c’est dangereux, pour soi-même, car on peut tomber de très haut, et aussi parce que je pratique un sport imprévisible. L’une de mes satisfactions, c’est que le grand public qui n’est pas connaisseur de biathlon a vu que c’était un sport dont les conditions ne sont pas faciles à maîtriser. Et je suis super content d’avoir réussi à le faire.

Vous étiez toujours monté sur le podium cette saison en Coupe du monde. Quand il s’est refusé à vous deux fois sur les trois premières courses, vous êtes-vous dit que vous étiez en train de rater vos JO ?
C’est une réflexion que je me suis faite dès après le sprint [sa première course, dont il a terminé 8e]. Quand on est sur le podium dix-huit courses...




                        

                        

