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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.
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« Le Média » se défend de tout « licenciement » et juge « infâmes » les accusations d’Aude Rossigneux

Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 17h31
    |

            Abel Mestre








                        



   


La riposte est en cours. Après la publication par le site spécialisé Electron libre, samedi 24 février, d’un mail d’Aude Rossigneux, annonçant son éviction du poste de rédactrice en chef du pure player Le Média, les fondateurs de ce site d’information proche de La France insoumise entendent répondre point par point. Un communiqué dont les dernières lignes sont en train d’être peaufinées doit être envoyé aux rédactions dans l’après-midi.

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                « Le Média » se sépare de sa rédactrice en chef Aude Rossigneux



Dans sa lettre, Mme Rossigneux dresse un portrait au vitriol de la nouvelle webtélé. Sa rupture de contrat aurait été « brutale », et « violente ». Des salariés seraient « au bord du burn-out ». Et, selon elle, la gestion humaine serait proche d’une entreprise du groupe de Vincent Bolloré, personnage honni à gauche.
Silencieux jusqu’à présent, Gérard Miller − qui fait partie du comité de pilotage avec notamment Sophia Chikirou, sa directrice générale et par ailleurs stratège en chef de la communication de Jean-Luc Mélenchon − confie auprès du Monde qu’il n’a « jamais été question d’un licenciement » de Mme Rossigneux. « C’est la fin de sa période d’essai. Cela peut se faire à la demande de l’employeur ou du salarié », précise le psychanaliste. M. Miller conteste le contenu de la missive de la journaliste, aussi bien sur le fond que sur la forme. Pour lui, il n’y eut aucune « brutalité », contrairement à ce qu’affirme Aude Rossigneux.
« Réorganiser la formule »
« Quand on l’a prévenue qu’on souhaitait mettre fin à sa période d’essai, on lui a proposé de continuer avec nous », note le psychanalyste. « On voulait qu’elle prenne la tête d’une émission hebdomadaire, continue M. Miller. Elle nous a proposé trois thèmes − la santé, le jazz et le vin. On était OK pour une émission sur la santé. » Selon M. Miller, c’est à ce moment-là qu’aurait été convenu avec Mme Rossigneux de ne pas « communiquer tout de suite » sur le sujet.
Pour le comité de pilotage du pure-player, les raisons de l’éviction de Mme Rossigneux trouvent son origine sur un malentendu. Pour M. Miller, il n’a jamais été question pour Le Média d’avoir « une présentatrice unique du JT » ou une « rédactrice en chef ». « On lui avait dit qu’on ne voulait pas d’une hiérarchie comme dans les autres médias, assure l’ancien militant de la Gauche prolétarienne. Elle était journaliste, comme les autres. On voulait aussi, dès le début, une présentation tournante du JT. On lui a dit, au bout d’un mois, qu’il fallait réorganiser la formule. Elle ne voulait pas faire autre chose. »
M. Miller assure par ailleurs que l’ambiance est bonne au sein de la rédaction. « Il n’y a aucun arrêt de travail pour burn-out », affirme-t-il. Depuis dimanche après-midi, des journalistes du Média se relaient sur Twitter pour dire qu’il n’y a pas de souci en interne. Et ainsi allumer un contre-feu à la polémique qui frappe le jeune média dont les audiences du JT sont en baisse depuis son lancement le 15 janvier, si l’on se fie aux vues sur YouTube.

Pas vu l'ombre d'un Bolloré dans les couloirs du @LeMediaTV. Aucune souffrance ni brutalité. Calmons-nous #LeMedia— VirginieCresci (@Virginie Cresci)


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Pour moi #LeMédia n'est pas un lieu de souffrance, mais un lieu où ma singularité journalistique est accueillie avec bienveillance.— kouamouo (@kouamouo)


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"Brutalité", "burn out" ou "Bolloré". Des mots qui ne me concernent pas à #leMédia— Yanmdi (@Yanis Mhamdi)


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ La journaliste présentait le journal télévisé du « pure player » de la gauche alternative depuis son lancement en janvier. Dans une lettre, elle dénonce la « brutalité » de la décision et évoque des tensions au sein d’une rédaction « pas loin du burn-out ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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« Le Média » se sépare de sa rédactrice en chef Aude Rossigneux

La journaliste présentait le journal télévisé du « pure player » de la gauche alternative depuis son lancement en janvier. Dans une lettre, elle dénonce la « brutalité » de la décision et évoque des tensions au sein d’une rédaction « pas loin du burn-out ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 21h04
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 07h00
    |

            François Bougon








                        



   


A peine lancé Le Média, « pure player » de la gauche alternative soutenu par des proches de La France insoumise (LFI), connaît sa première crise. Sa directrice générale, Sophia Chikirou, a décidé de se séparer de la rédactrice en chef, Aude Rossigneux, a-t-on appris auprès de la rédaction, confirmant ainsi une information du site spécialisé Electron Libre. Aucune raison n’a été donnée.
Un licenciement dont l’intéressée dénonce la « brutalité qui n’est pas exactement conforme à l’idée que chacun se fait d’un “management” de gauche », dans une lettre adressée au comité de pilotage – qui regroupe notamment Mme Chikirou et Gérard Miller, le psychanalyste et documentariste –, publiée par Electron Libre. « Une brutalité qui serait peut-être un sujet pour Le Média si elle était le fait d’un Bolloré… », ajoute-t-elle.

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« Assommée »
Aude Rossigneux, qui s’était lancée dans le projet en septembre 2017, présentait également, depuis le 15 janvier, le journal télévisé diffusé à 20 heures, tous les jours de la semaine. Dans sa missive, elle explique avoir été « assommée » par la décision.
Elle souligne s’être investie dans ce projet à « corps perdu » : « Pendant la période de pré-lancement, j’ai été envoyée au charbon chez les confrères plus ou moins bien disposés, pour présenter et défendre le projet. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis exposée. » « Tout ce travail, je l’ai fait bénévolement, sans recevoir un sou pendant plusieurs mois. Je ne le regrette pas, je demande seulement qu’on s’en souvienne », ajoute-t-elle.
Dans son texte, elle évoque des tensions et, surtout l’épuisement des équipes, « pas loin du “burn-out” comme le montrent plusieurs arrêts de travail ».

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Jeudi, Mme Chikirou s’était adressée aux « socios », les abonnés, à l’occasion d’un point d’étape, sans mentionner le licenciement de Mme Rossigneux. Elle s’était félicitée de la fréquentation du site, jugeant que Le Média « jouait dans la cour des grands ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ La volonté des plates-formes de streaming de prendre, dans la vie quotidienne, la place qu’occupaient les chaînes de télévision, pourrait les inciter à refréner leur créativité, explique, dans sa chronique, Thomas Sotinel, journaliste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/02/2018
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La fin de l’éden des séries TV ?

La volonté des plates-formes de streaming de prendre, dans la vie quotidienne, la place qu’occupaient les chaînes de télévision, pourrait les inciter à refréner leur créativité, explique, dans sa chronique, Thomas Sotinel, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    23.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 09h09
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            
Chronique. Il y a plus de quarante ans, en 1976, Pique-nique à Hanging Rock, l’excellent long-métrage de l’Australien Peter Weir, peinait à se faire accepter dans les festivals européens (il finit par trouver une place à Taormine, en Sicile). En 2018, à Berlin, Pique-nique à Hanging Rock, la série inspirée du film, a été retenue dans la section Berlinale Series. La grande manifestation allemande du cinéma, dont la 68e édition se termine le 25 février, accueille désormais les fictions épisodiques et les professionnels qui les fabriquent et les diffusent. Cette admission des séries au sein des festivals de cinéma (au Canada, Toronto programme également des séries sur une base régulière, et si Cannes n’a pas institutionnalisé cette ouverture, le festival a néanmoins projeté, en 2017, Twin Peaks de David Lynch et Top of The Lake de Jane Campion) est la consécration officielle de l’âge d’or de ce format.
Un spectateur ordinaire vit cet âge d’or comme un enfant lâché avec des fonds illimités dans un magasin de jouets. Comparés au coût d’une place de cinéma (et a fortiori de théâtre ou de concert), les abonnements aux plates-formes de streaming sont d’un prix dérisoire et donnent accès à une offre qui semble inépuisable. Dans cette floraison d’une vigueur tropicale, on trouvera aussi bien des spectacles épiques jadis réservés au grand écran, des comédies audacieuses qui n’hésitent pas à renverser les points de vue établis, des thrillers d’une complexité exigeante : on peut alterner Game of Thrones et I Love Dick, The Crown et Le Bureau des légendes. Comparé à l’entrée des multiplexes, le portail d’une plate-forme semble irrigué par une inépuisable créativité.
Annulations en série
Rompant avec une tradition vieille comme l’installation d’une caisse (en anglais, box-office) à l’entrée des théâtres, les grandes plates-formes gardent secrètes les audiences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Rapport d’étonnement. En couverture du numéro de mars de la revue américaine, le patron de Facebook semble avoir été passé à tabac. Retour sur un exemple frappant de « fake » photographique.
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Comment « Wired » a tabassé Marc Zuckerberg

Rapport d’étonnement. En couverture du numéro de mars de la revue américaine, le patron de Facebook semble avoir été passé à tabac. Retour sur un exemple frappant de « fake » photographique.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 10h55
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Nous avions l’habitude de le voir avec une bobine d’éternel étudiant, souriant, rayonnant. Cette fois, on dirait que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a été surpris par un paparazzi après une bagarre. Il est contusionné, il a vieilli et semble se demander ce qu’il lui arrive. L’image paraît réelle et pourtant on s’interroge. Qu’elle soit détourée sur un fond coloré, très posée, parfaitement cadrée, laisse penser qu’il s’agit d’un montage photoshopé et qu’un photographe a pris un malin plaisir à casser le cliché de la star de 33 ans à qui tout réussit.
Le logo du magazine Wired, mensuel californien des hautes technologies, aide à mieux comprendre. Dans le numéro de mars du magazine, une longue enquête rappelle les déboires que connaissent, depuis deux ans, Facebook et son PDG. En juillet 2016, le magnat des médias Rupert Murdoch reproche à Zuckerberg de phagocyter le marché publicitaire numérique et menace de le dénoncer dans ses journaux.
Puis, en novembre 2016, après l’élection de Donald Trump, de nombreux journalistes, chercheurs et politiques attaquent Facebook pour avoir massivement relayé des « fake news » sur Hillary Clinton, la candidate démocrate à l’élection présidentielle. Quand Zuckerberg répond que c’est « une idée assez folle » de penser que le réseau social a pu influencer l’élection, un tombereau de critiques lui répond. A la mi-2017, les reproches redoublent quand on apprend que des agents russes ont utilisé le réseau social pour discréditer les démocrates. Le Congrès s’en mêle : il reproche à Zuckerberg d’avoir créé des « plates-formes publiques mal utilisées ».
Entre réalité et fiction
Fin 2017, c’est au tour d’anciens dirigeants de Facebook de prendre leurs distances : le 19 novembre, Sandy Parakilas, ancien responsable des questions de vie privée, appelle le gouvernement à réglementer Facebook comme un service public. Le 11 décembre, Chamath Palihapitiya, l’ex-vice-président de la croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Alors que le divorce semble acté entre Facebook et les éditeurs de presse, le géant américain a présenté à ces derniers un service censé les aider à recruter des abonnés.
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Abonnements, données : les promesses de Google aux médias

Alors que le divorce semble acté entre Facebook et les éditeurs de presse, le géant américain a présenté à ces derniers un service censé les aider à recruter des abonnés.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 19h21
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Dans leur quête d’abonnés, les éditeurs de presse pourraient compter sur un nouvel allié. Et non des moindres, puisqu’il s’agit de Google, accusé d’accaparer, avec Facebook, les revenus publicitaires sur le numérique. Mais le géant américain, qui souhaite redorer son blason, se présente désormais en partenaire. C’est ce qu’il a fait, le jeudi 15 février à Amsterdam, lors d’une rencontre organisée avec une centaine de médias dans le cadre de la Digital News Initiative (un partenariat avec la presse lancé par Google), en présentant Google Subscribe, un outil clé en main censé faciliter le recrutement et la fidélisation d’abonnés.
Avec des recettes publicitaires en baisse, les revenus tirés des abonnements et les données relatives aux clients représentent un enjeu majeur pour les éditeurs. Le nouveau dispositif de Google prévoit donc un partage mutuel de ces dernières. Sur les abonnements, Google propose de prélever une commission comprise entre 5 % et 10 % du prix de la souscription. Bien loin des 30 % pratiqués par Apple News. « Grâce à ses puissants outils technologiques, Google est déterminé à agir en faveur des éditeurs, avec des résultats concrets », se réjouit Francis Morel, PDG du Groupe Les Echos-Le Parisien.

Alors que les relations entre Facebook et les éditeurs sont tendues depuis les modifications unilatérales apportées par le réseau social à son algorithme, Google, devenu la première source de trafic pour les médias, selon une étude de la société d’analyse Parse.ly publiée par le site d’information spécialisé Recode, semble plus à l’écoute. « Quand nous demandons à Facebook de nous aider à générer des abonnements, ils nous proposent de passer par Instant Articles, un outil que nous n’utilisons pas et que bon nombre de médias ont abandonné. Google est beaucoup plus ouvert », explique Bertrand Gié, directeur des nouveaux médias du groupe Figaro. Aux Etats-Unis, le New York...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’INA.
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Radio France : Mathieu Gallet renonce à une procédure d’urgence contre sa révocation par le CSA

La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’INA.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 10h58
   





                        



   


Révoqué par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de la présidence de Radio France à la fin de janvier, Mathieu Gallet a annoncé, jeudi 22 février, sur France Inter qu’il avait renoncé à contester cette décision par la procédure d’urgence d’un référé suspension auprès du Conseil d’Etat. Procédure qui aurait pu lui permettre de se maintenir à son poste le temps que le juge administratif se prononce.

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                Pourquoi le CSA a révoqué Mathieu Gallet de la présidence de Radio France



La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Départ fixé au 1er mars
Le Conseil avait justifié sa décision en expliquant qu’il n’était plus en capacité de continuer à diriger la radio publique. Mais pour l’ancien patron de Radio France, la décision du CSA est « contestable juridiquement », mais « pas en référé suspension ». Cependant, « j’ai encore quelques semaines pour pouvoir regarder [la possibilité d’un recours] au fond, non pas pour m’accrocher à cette maison, à ce poste, mais pour que le droit et tout le droit soit dit », a déclaré Mathieu Gallet.

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                Audiovisuel : l’annonce de la révocation de Mathieu Gallet arrive au plus mauvais moment pour Radio France



Interrogé ensuite sur ses projets, alors que son départ de Radio France a été fixé au 1er mars, et qu’il s’apprête à y passer ses dernières heures, Mathieu Gallet a répondu : « Je vais partir quelques jours en vacances et, après, je vais chercher du boulot, comme beaucoup de Français. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ L’opérateur a gagné en trois ans 1,7 million de clients mobiles, et un million de clients fixes.
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Bouygues Telecom relève la tête, rejette toute velléité de reprise de SFR

L’opérateur a gagné en trois ans 1,7 million de clients mobiles, et un million de clients fixes.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 08h40
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 15h43
    |

            Sandrine Cassini








                        


Fragile il y a encore trois ans, Bouygues Telecom achève une belle remontée, profitant à la fois d’une politique commerciale efficace et des déboires de SFR. Entre fin 2014 et fin 2017, l’opérateur, qui a publié ses résultats annuels jeudi 22 février, a gagné 1,7 million de clients mobiles. Il comptait, en décembre 2017, 14,4 millions de clients, dont 7,9 millions dans la 4G.
Dans le fixe, où l’opérateur s’est montré très agressif en terme de prix dans l’accès ADSL, il a conquis sur la même période un million de clients supplémentaire à 3,4 millions d’abonnés. « On s’était retrouvé dans une situation épouvantable. On s’en est sorti. Et personne n’y croyait », a commenté Martin Bouygues.
Bouygues Telecom ne s’en tient pas qu’à l’accès ADSL et souhaite faire part de ses progrès dans la fibre, même s’il reste un acteur modeste par rapport à Orange.
Croissance notable
Fin 2017, il comptait 265 000 clients dans le très haut débit, doublant en un an, mais loin des 2 millions de clients de l’opérateur historique, qui a publié ses résultats annuels le 21 février. Bouygues Telecom a également accéléré le déploiement de son réseau de fibre. En décembre 2017, il était en mesure de commercialiser 4 millions de prises, soit 2 millions de plus qu’en 2016. Il en vise 12 millions fin 2019 et 20 millions en 2022. L’opérateur souhaite donc faire passer le message qu’il investit dans la fibre, même s’il dispose de moyens plus limités qu’Orange ou SFR.
Ces performances se traduisent dans les résultats. Le chiffre d’affaires 2017 de Bouygues Telecom a fait un bond de 7 % à 5,1 milliards d’euros. Une croissance notable dans une industrie qui souffre toujours. Ainsi, Orange qui se targue d’avoir remonté la pente n’a enregistré qu’un frémissement de son chiffre d’affaires France l’an passé, à 0,6 %. L’Ebidta, l’équivalent du résultat brut d’exploitation, a progressé de 27 % à 1,2 milliard d’euros.
Alors qu’il se murmure à Paris qu’il rêve de mettre un jour la main sur SFR, Martin Bouygues a tenu à démentir tout projet dans ce sens. « Nous ne mènerons en aucun cas un projet de cette nature. Je me vois mal aller dire aux collaborateurs, alors que nous sortons d’une période difficile, que nous allons nous lancer dans un mouvement de concentration. Tout le monde a voulu que nous soyons 4, c’est comme ça », a lancé le président du groupe éponyme.
En attendant, Martin Bouygues doit encore régler le conflit entre Orange et une autre de ses filiales, TF1. La Une réclame à l’opérateur une hausse substantielle du contrat de distribution. « La relation avance bien. Je ne suis pas inquiet. Mais si vous voulez acheter une voiture de luxe au prix d’une Lada, c’est normal d’avoir une discussion avec le vendeur, a dit l’entrepreneur, suggérant ainsi qu’Orange ne se montrait pas généreux. Mais j’ai bon espoir de voir les choses s’arranger ». Même si TF1 a assigné Orange en justice lui intimant de cesser la distribution de ses chaînes à travers les box, Martin Bouygues ne semble pas souhaiter que l’opérateur historique coupe réellement la Une, alors que les « discussions continuent ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25 % prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.
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Les journaux devront apporter une contribution financière pour sauver Presstalis

Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25 % prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 18h13
   





                        



   


Lors d’une réunion mardi 20 février, l’assemblée du Conseil supérieur des messageries de presse (CSMP), qui réunit des représentants des éditeurs et des acteurs de la distribution, ont accepté une série de mesures exceptionnelles pour contribuer au sauvetage de Presstalis. Méconnu du grand public, ce groupe est le premier distributeur de la presse au numéro en France, et achemine 4 000 titres jusqu’à 25 000 points de vente.
« Compte tenu du poids de cette messagerie dans le système collectif de distribution de la presse, de l’interdépendance des acteurs et de la fragilité de la plupart d’entre eux, sa disparition pourrait avoir des conséquences incalculables », a estimé le CSMP dans un communiqué mercredi 21 février.
Augmentation du prélèvement, des préavis de départ et des délais de paiement…
Les journaux se sont engagés à :
verser un prélèvement supplémentaire de 2,25 % sur leurs ventes, qui « s’appliquera du début de l’exercice 2018 jusqu’au 30 juin 2022 » ;patienter six mois de plus que le préavis initialement prévu s’ils souhaitent quitter Presstalis pour rejoindre son concurrent, les Messageries lyonnaises de presse (MLP). Ce moratoire vise à éviter des départs en série qui risqueraient d’entraver le redressement de Presstalis ;accepter d’allonger de deux semaines le délai de règlement des sommes dues par les messageries aux éditeurs de presse, sauf pour ceux de « taille modeste », déjà économiquement fragiles.
Comme le souligne la Correspondance de la presse, ces mesures doivent encore être validées par l’Autorité de régulation de la distribution de la presse (ARDP), qui devrait se prononcer avant une audience au tribunal de commerce de Paris le 5 mars.
Presstalis sauvé de la faillite en 2012
Sauvé in extremis de la faillite à la fin de 2012 par ses actionnaires (les éditeurs de presse) et l’Etat, et malgré une énième restructuration lancée en 2013, le groupe est de nouveau au bord du gouffre sur fond de baisse des ventes en kiosque.
Un plan de redressement, qui pourrait inclure la suppression du quart des effectifs du groupe, est en discussion depuis plusieurs mois entre Presstalis, les éditeurs et l’Etat, et a été chiffré à 190 millions d’euros par la PDG du distributeur, Michèle Benbunan.
Françoise Nyssen, la ministre de la culture, a par ailleurs choisi de recevoir les éditeurs de presse le 13 février afin d’évoquer son intention de lancer très prochainement une réforme « très profonde » des règles du jeu de la distribution de la presse en France. Le sujet est sensible, car il s’agit de toucher à la loi Bichet, qui, depuis la Libération, garantit le pluralisme en permettant la diffusion, par les kiosques ou autres marchands de presse, de tous les journaux sur le territoire.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Depuis le 13 février le groupe n’a plus personne à sa tête. Sa patronne, Marie-Christine Saragosse, avait vu son mandat annulé pour ne pas avoir déclaré à temps son patrimoine.
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Le CSA nommera d’ici au 21 avril un nouveau PDG à la tête de France Médias Monde

Depuis le 13 février le groupe n’a plus personne à sa tête. Sa patronne, Marie-Christine Saragosse, avait vu son mandat annulé pour ne pas avoir déclaré à temps son patrimoine.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 17h02
   





                        



   


Le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devrait nommer d’ici au 21 avril un nouveau président-directeur général pour le groupe France Médias Monde, qui regroupe France 24 et Radio France international. Le groupe de média n’a, depuis quelque semaines, plus de PDG.
La patronne du groupe, Marie-Christine Saragosse, avait annoncé le 13 février que son mandat avait été annulé parce qu’elle n’avait pas déclaré à temps son patrimoine, comme le demandait la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle expliquait ainsi au Monde :

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« C’est difficile à croire mais je ne suis plus présidente de France Médias Monde : mon mandat a été annulé parce que je n’ai pas fait ma déclaration de patrimoine et d’intérêt dans les délais, auprès de la Haute Autorité [pour la transparence] de la vie publique [HATVP]. Mais on ne me l’a pas demandée comme lors de mes mandats précédents. Les dispositions ont changé et je ne le savais pas… On ne m’a jamais contactée. »
Déclaration « considérée comme nulle »
Concrètement, les dirigeants d’entreprises publiques, comme le groupe France Médias Monde, sont soumis à la loi du 11 octobre 2013 sur la transparence de la vie publique. Elle exige une déclaration de leurs biens et intérêts, à remplir en ligne dans les deux mois suivant leur entrée en fonction. Mme Saragosse avait été reconduite par le Conseil supérieur de l’audiovisuel le 5 octobre 2017. Le délai courait donc jusqu’au 5 décembre. Or, selon la loi de 2013, si la déclaration est hors délai, la nomination « est considérée comme nulle ». C’est ce qui était arrivé à Mme Saragosse.
Les candidatures, pour le poste de direction, seront reçues au siège du Conseil jusqu’au 23 mars, et les auditions auront lieu au cours de la semaine du 16 au 20 avril, précise le CSA dans un communiqué. La liste des candidats et leurs projets pour le groupe public seront rendus publics, a ajouté le régulateur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Parallèlement aux partenariats noués entre start-up et grands groupes, de plus en plus d’incubateurs accompagnent les médias émergents.
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Les médias émergents rejoignent le train de l’incubation

Parallèlement aux partenariats noués entre start-up et grands groupes, de plus en plus d’incubateurs accompagnent les médias émergents.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 14h41
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Mettre en place un modèle économique et définir une ligne éditoriale pour créer un nouveau média est un casse-tête. Notamment pour des projets de niche, qui reposent sur des thématiques affinitaires. Pour soutenir leur lancement, de plus en plus d’incubateurs se spécialisent dans l’accompagnement de ces médias émergents.
Difficiles à rentabiliser, souvent gratuites, ces pépinières à start-up médiatiques bénéficient du Fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse, mis en place par le ministère de la culture en août 2016. Si la Rue de Valois ne communique aucun chiffre, une demi-douzaine d’incubateurs ont déjà vu le jour.
Leur principale caractéristique : organiser des rencontres entre acteurs venus d’horizons divers. « Pour qu’une rédaction puisse fonctionner, elle a besoin de graphistes, de développeurs, de communicants et d’analystes de données », explique Eric Scherer, directeur de l’innovation et de la prospective chez France Télévisions. Il a notamment participé à une journée de formation pour des porteurs de projets dans le cadre du programme NMcube.
Basé à Nantes, l’incubateur est le fruit d’une collaboration entre les collectivités locales, deux réseaux d’entreprises des Pays de la Loire et de Bretagne, Ouest Médialab et Creative Factory, et deux établissements d’enseignement supérieur nantais, Audencia SciencesCom et Polytech-université de Nantes.
Parmi les sept médias retenus lors de la sélection des projets pour NMcube, le webmagazine Weelz ! se cantonne à l’actualité du vélo urbain et Foot Amateur choisit, comme son nom l’indique, de traiter les ligues de football amateur. « Alors que Facebook compose son propre média pour chaque utilisateur, il reste des communautés qui n’ont pas de média qui les représente », explique Cécilia Gabizon, ex-rédactrice en chef de Madame Figaro.fr et cofondatrice de Media Maker, un incubateur dont la chaire Média de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Le premier groupe de télévision payante français mise sur la croissance du continent africain pour y renforcer ses activités. Il s’est également lancé en Birmanie début février avec un partenaire local.
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Canal+ cherche son salut à l’international et mise sur l’Afrique francophone

Le premier groupe de télévision payante français mise sur la croissance du continent africain pour y renforcer ses activités. Il s’est également lancé en Birmanie début février avec un partenaire local.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 17h49
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Pour Canal+, qui souffre et continue de perdre des abonnés en France (près de 800 000 en 2016-2017, malgré une refonte de son offre), le salut émanera peut-être de l’étranger. C’est de là, en tout cas, qu’arrive la concurrence : en quelques années, des géants se sont constitués, à l’image de l’américain ­Netflix, qui affiche 110 millions d’abonnés payants dans le monde et vient d’accueillir au sein de son conseil d’administration l’ancien numéro deux de Canal+, Rodolphe Belmer, débarqué en 2015 par Vincent Bolloré, actionnaire principal de la maison mère Vivendi…

Certes, a expliqué lundi 19 février, lors d’un point presse, son remplaçant, le directeur général Maxime Saada, « on a mené des initiatives en France pour développer notre parc d’abonnés, mais le gros de la croissance vient des activités à l’international, qui jouent un rôle absolument critique pour le groupe ». Il s’agit d’une « compétition mondiale », a-t-il poursuivi, et la clef se trouve dans « la masse critique d’abonnés pour pouvoir investir dans les contenus et les amortir. Face à des acteurs comme Netflix, il est important pour nous d’accélérer ».
Pour faire face à ces menaces, le premier groupe audiovisuel français cherche donc à renforcer ses positions hors des frontières nationales, en particulier en Afrique francophone, où le groupe Bolloré, avec ses 28 000 employés, est présent dans 46 pays du continent. « La croissance internationale est devenue un objectif stra­tégique pour notre groupe », a déclaré Jacques du Puy, président de Canal+ International.
Présent en Afrique depuis 1991, Canal+ a commencé seulement en 2011 à ne plus considérer ce continent comme un marché d’exportation où l’on écoulait tranquillement les productions françaises, a rappelé David Mignot, directeur général Afrique de Canal+ International.
Le modèle « Nollywood »
Le groupe s’est adapté sur le principe « KISS » (Keep it simple and smart,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna, qui préconise notamment une extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques.
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Culture : vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna, qui préconise notamment une extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h04
    |

            Sandrine Blanchard








                        


Emmanuel Macron ne quitte plus Françoise Nyssen. Surtout lorsqu’une personnalité connue de la société civile est associée à l’une de ses promesses culturelles de campagne. Mardi 13 février, le président de la République organisait, à l’Elysée, la signature de la convention sur le futur « loto du patrimoine » en présence de sa ministre de la culture et de l’animateur Stéphane Bern.
Mardi 20 février, à la médiathèque des Mureaux (Yvelines), le chef de l’Etat a accompagné la locataire de la rue de Valois pour la remise officielle du rapport sur les bibliothèques, rédigé par leur ami commun, l’académicien Erik Orsenna, avec le concours de Noël Corbin, inspecteur général des affaires culturelles. L’occasion de présenter les premières mesures en faveur d’un « plan bibliothèques ».
Désigné par Françoise Nyssen « ambassadeur de la lecture » en juin 2017, l’écrivain a mené pendant trois mois un « tour de France » des lieux de lecture publique. Cette mission bénévole se voulait un préalable à la mise en œuvre de l’engagement présidentiel d’étendre les horaires des bibliothèques en soirée et le week-end afin de renforcer « la culture de proximité » et de lutter contre « la ségrégation culturelle », thème cher à la ministre de la culture.
« Maison de service public culturel »
La lecture publique, c’est d’abord des chiffres impressionnants : 16 500 lieux (7 700 bibliothèques, 8 800 points d’accès aux livres), 38 000 agents et 82 000 bénévoles, 1,7 milliard de dépenses pour les collectivités territoriales, 6,5 millions de mètres carrés soit « l’équivalent de cent musées du Louvre ». 
En 2016, 40 % des Français de 15 ans et plus se sont rendus dans une bibliothèque et seuls 12 % y empruntent des livres. Si le rapport prône une ouverture plus large, en adéquation avec les rythmes de vie, il formule aussi une série de propositions pour les transformer en véritable « maison de service public culturel ». Car de leur « voyage au cœur de la France des bibliothèques », Erik Orsenna et Noël Corbin ont acquis une conviction : « Les bibliothèques d’aujourd’hui ne sont plus celles que vous croyez ! » 
Extension des horaires d’ouverture 
« Il faut changer de rythme et d’échelle, ouvrir mieux et plus », recommande le rapport. Actuellement, en semaine, l’immense majorité des bibliothèques ferment entre 12 et 14 heures et tôt le soir ce qui pénalise les actifs, les scolaires et les étudiants. Et seules 130 établissements sont ouverts régulièrement le dimanche. Pour rattraper le retard, il est proposé qu’« un objectif ambitieux soit fixé ». S’appuyant sur les comparaisons internationales, le document retient comme « référentiel » une ouverture moyenne de 45 heures hebdomadaires pour les villes de plus de 20 000 habitants et de 50 heures pour celles de plus de 100 000 habitants. « A tout le moins, au moins une bibliothèque devrait être ouverte le dimanche dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants. » 

   


Si le « tour de France » d’Erik Orsenna a concerné les bibliothèques municipales, le rôle des bibliothèques universitaires (BU) n’est pas oublié : « L’Etat ne peut pas demander aux collectivités locales de faire un effort sans être irréprochable pour ce qui relève de sa responsabilité. » Or, « moins de quinze BU sont ouvertes le dimanche pour 2,5 millions d’étudiants », indique le rapport. Et la situation est particulièrement « critique » à Paris. Il est donc proposé d’ouvrir deux BU le dimanche dans la capitale dès 2018 et d’envisager « des espaces de coworking dans des locaux publics habituellement fermés le dimanche ».
Aide financière aux collectivités
« Pour faire plus, les élus locaux ont besoin de l’aide de l’Etat », insiste le document. L’augmentation de 8 millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques – votée dans la loi de finances 2018 – pour les cinq années à venir, devrait permettre de soutenir « 200 projets d’extension d’horaires », calcule le rapport. Si l’impulsion est réelle, elle est loin d’être suffisante pour financer l’ensemble des coûts (salaires et fonctionnement) induits par une plus large amplitude horaire. Soulignant que les contrats aidés sont « un chaînon indispensable entre les professionnels et les bénévoles », les auteurs du document plaident pour que ces emplois soient maintenus au sein des bibliothèques et suggèrent aussi de faire davantage appel à des étudiants. En outre, ils proposent d’encourager, dans les petites villes, « la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil » entre les bibliothèques et les agences postales.
Des missions élargies 
De plus en plus de bibliothèques ne sont plus seulement des lieux où l’on emprunte des livres mais des lieux de vie et d’échanges. Considérant qu’elles sont « des outils inestimables pour lutter contre les fractures de notre société », le rapport préconise de renforcer leur rôle dans l’accès aux pratiques culturelles, la lutte contre l’exclusion numérique, l’aide à l’insertion (en y développant des permanences de Pôle emploi), l’éducation à la lecture (en multipliant les partenariats avec les collèges et lycées). Le ministère de la culture souhaite aussi qu’au moins une bibliothèque par département soit référente pour l’apprentissage du français, notamment à destination des migrants, et qu’au moins trois bibliothèques par département proposent un module de sensibilisation aux « fake news ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.
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La journaliste de LCP qui a porté plainte contre Frédéric Haziza démissionne

Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 06h37
   





                        



   


Astrid de Villaines a choisi de quitter La Chaîne parlementaire (LCP). La journaliste a démissionné de son poste, trois mois après avoir déposé plainte pour agression sexuelle contre son collègue, le présentateur Frédéric Haziza, a annoncé dimanche 18 février La Lettre de l’audiovisuel. 
Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014. Une enquête préliminaire de la police judiciaire a été lancée.
Selon BuzzFeed, la scène faisant l’objet de la plainte s’est produite le 20 novembre 2014, au sein de la rédaction de La Chaîne parlementaire. Frédéric Haziza avait bloqué le passage de la journaliste : « Sa main s’est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l’appuyant fortement. Dans le même temps, M. Haziza m’a pincé la fesse gauche », affirmait la journaliste. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.
Suspendu puis réintégré
Ecarté de la chaîne après cette plainte déposée mi-novembre, le présentateur de « Questions d’info » avait finalement été réintégré à l’antenne au début de janvier. Après avoir diligenté une enquête interne, la direction a suivi les conclusions du rapport rédigé par un expert indépendant, qui jugeait que « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à reprocher » à Frédéric Haziza.

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                LCP suspend le journaliste Frédéric Haziza, visé par une plainte pour agression sexuelle



Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », avait réagi la Société des journalistes. Une motion de défiance a été votée, à l’unanimité moins une abstention.
Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Trois candidats à la présidence de la chaîne, dont l’actuelle présidente, Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Un contexte qui aggrave les tensions entre direction et salariés.

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                Course au « perchoir » sous tension pour LCP



Astrid de Villaines avait été l’une des premières, avec Henda Ayari et Anne Saurat-Dubois, à dénoncer des scènes de harcèlement sexuel, quelques jours après le début du lancement des hashtags #balancetonporc et #metoo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.
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Course au « perchoir » sous tension pour LCP

La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h24
    |

            François Bougon








                        



   


Tensions, pressions et intrigues… le processus de désignation du prochain président de LCP – la chaîne parlementaire dont l’Assemblée nationale est l’unique actionnaire – pourrait donner lieu à une adaptation télévisée à la manière de « Baron noir », la série politique française de Canal+.
Trois candidats, dont l’actuelle présidente Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Face à la sortante, deux autres journalistes ont été retenus par le comité de sélection : Thierry Guerrier, présentateur de télévision, et Bertrand Delais, réalisateur et auteur d’un documentaire sur les coulisses de l’élection d’Emmanuel Macron. Ce second candidat s’est fait remarquer par une série de posts de blog louangeurs sur l’action du président de la République publiés sur le site HuffPost.
Mme Malouines, ancienne chef du service politique de Franceinfo qui se trouve à la tête de LCP depuis 2015, a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance en janvier : « Je suis accusée d’être autoritariste et complice des agresseurs sexuels. Je refuse en fait de céder à la rumeur, aux pressions, au climat général. Je m’en tiens aux faits, au respect de la loi. Je passe sur mon ressenti personnel en tant que femme, qui a toujours lutté contre la phallocratie », a-t-elle déclaré, lundi 12 février, aux parlementaires.
L’affaire Frédéric Haziza
Cette hostilité d’une partie du personnel s’est concentrée sur l’affaire Frédéric Haziza, animateur de l’émission « Questions d’info », accusé d’agression sexuelle par une journaliste, Astrid de Villaines. Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, elle a en effet décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014, ce qui a déclenché une enquête préliminaire de la police judiciaire. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.

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La présidente a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance
De son côté, Mme Malouines a diligenté une enquête interne. Le rapport rédigé par un expert indépendant a jugé que, « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à lui reprocher ». Ce qui a conduit à la décision de réintégrer M. Haziza en janvier, et provoqué une fronde de la rédaction : une motion de défiance a été votée par la Société des journalistes (SDJ), à l’unanimité moins une abstention. Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », a écrit la SDJ.
« Climat délétère »
Cette dernière s’est également étonnée de ne pas retrouver dans l’enquête interne les témoignages « d’autres comportements totalement inappropriés de la part de Frédéric Haziza après 2014 », dénonçant par ailleurs le « climat délétère » et la « souffrance au travail qui règnent au sein de la chaîne ». Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », ont alors suspendu leur collaboration. La direction du Monde a mis en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ». Pour sa part, la présidence de l’Assemblée nationale s’est engagée à mettre en œuvre un audit par un cabinet indépendant, avant la prise de fonctions du nouveau président.

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Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Et, devant les députés, lundi, Marie-Eve Malouines s’est présentée comme la victime d’une campagne injuste : « Eh bien, oui, je me représente quand même, parce que cette campagne qui me cible n’a rien à voir avec la réalité, parce que cette fonction de PDG de la chaîne parlementaire impose précisément de savoir résister aux pressions, d’où qu’elles viennent. »
« On souhaite le calme, que l’apaisement revienne »
Au sein de la rédaction de LCP, certains journalistes redoutent une reconduction de Mme Malouines. « On souhaite le calme, que l’apaisement revienne, mais on ne croit pas que ce soit possible avec elle », explique l’un d’eux. Un autre prévient : « Si elle est élue, beaucoup de gens vont partir, elle aura les mains libres. »
La présidente sortante s’est dite prête à renouer le dialogue : « Nous nous retrouverons parce que nous partageons le même idéal, le même projet qui est de faire rayonner la culture LCP, une éthique, un état d’esprit républicain, citoyen et démocratique. » La nomination sera décidée en mars par le président de l’Assemblée, François de Rugy, pour une prise de fonctions le 8 juin. Outre un climat social dégradé, celui qui sera désigné devra gérer l’éventuelle fusion avec Public Sénat, l’autre chaîne parlementaire. Un autre dossier délicat.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron étant attendus fin mars.
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Françoise Nyssen veut une présidence commune à France Télévisions, Radio France et France Médias Monde

A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron étant attendus fin mars.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h18
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

La ministre de la culture, Françoise Nyssen, propose qu’à l’avenir, France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (France 24, RFI…) aient une présidence commune, ont indiqué au Monde des sources proches du dossier. Ce serait un changement important, car, jusqu’ici, ces trois sociétés d’audiovisuel public ont, chacune, un président. Celui-ci serait remplacé par un directeur général, qui serait sous le contrôle d’un président non exécutif unique. La ministre envisagerait même d’étendre cette direction commune à l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Mme Nyssen a, au cours des dix derniers jours, souhaité revoir les dirigeants des sociétés d’audiovisuel public, afin d’évoquer avec eux l’avenir de leur entreprise et du secteur, avant une prise de parole en conseil des ministres, le 14 février. Dans son propos, Mme Nyssen a d’ailleurs évoqué sa proposition d’une présidence commune. A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron sont attendus fin mars. Mais cette piste a déjà été évoquée au sein de l’exécutif dès la fin de 2017.
Un président commun permettrait un pilotage d’ensemble, alors que le gouvernement demande de plus en plus aux sociétés d’audiovisuel public de collaborer entre elles. En effet, France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA ont, ensemble, lancé en 2016 Franceinfo, une offre d’information mêlant télévision, radio et numérique. Et, depuis octobre 2017, le ministère de la culture a exigé des dirigeants de nouvelles synergies : ceux-ci ont donc en projet une offre d’information locale associant France 3 et France Bleu, une plate-forme numérique culturelle autour de France Culture et France 5, un média Web destiné aux jeunes, qui s’appuiera la radio Mouv et France Télévisions…
« BBC à la française »
Instaurer un dirigeant unique est aussi une réponse à la volonté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Ancien correspondant à Bonn, Moscou et Londres, ancien directeur de la direction du « Monde », polyglotte, il était passionné par les relations internationales. C’est une grande figure du journal qui disparaît.
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La mort de Daniel Vernet, grande figure du « Monde »

Ancien correspondant à Bonn, Moscou et Londres, ancien directeur de la direction du « Monde », polyglotte, il était passionné par les relations internationales. C’est une grande figure du journal qui disparaît.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h57
    |

            Alain Frachon








                        



                                


                            

Cet homme était tout d’un bloc, à la fois complexe et entier. Chez Daniel Vernet, ancien patron de la rédaction du Monde, mort à Paris, jeudi 15 février, d’une défaillance cardiaque, à 73 ans, une manière inébranlablement calme masquait l’essentiel. Insatiable curiosité intellectuelle, boulimie de travail, passion de lire, d’écrire, de voyager, de comprendre, le tout mêlé à l’attention aux siens, au sens de l’amitié et à l’art festif de la table : Daniel Vernet ne faisait rien à moitié. Il a compté dans l’histoire du Monde et de ses journalistes.
Ce jeudi 15 février, cette dernière journée, fut à son image, largement occupée aux « affaires étrangères », son jardin intérieur : une réunion le matin, au club mensuel du Centre de recherches internationales de Sciences Po, « qu’il ne manquait jamais », nous dit son directeur, Alain Dieckhoff ; une conférence en fin de journée à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Vernet n’avait pas « décroché » en prenant sa retraite du Monde, en 2009. Cet Auvergnat continuait à labourer ses terres : l’Allemagne, l’Europe, la Russie, champs de prédilection, mais aussi la Chine et les Etats-Unis.
Avec son épouse, Marie-Thérèse, et quelques autres passionnés, il animait Boulevard extérieur, un site entièrement consacré à l’actualité internationale. Il chroniquait sur Slate, où Jean-Marie Colombani, l’ancien directeur du Monde, l’avait accueilli. Pour un supplément du Monde, un article de revue sur un événement étranger, un débat à conduire à la Maison Heinrich Heine, une émission de radio en allemand ou en italien, on avait à Paris le même réflexe : « Il faut appeler Vernet. »
Zéro paillette
Pour autant, natif de Chamalières (Puy-de-Dôme), ancien du quotidien La Montagne – localier, puis chef d’édition, enfin journaliste politique –, il ne se poussait pas plus du coude qu’il n’était tenté par le parisianisme :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ En ligne ou en kiosque, « Affinity Magazine », « Here » « Rookie » et « Kazoo » s’efforcent de développer la conscience politique des jeunes filles, déconstruisant les stéréotypes sexistes.
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Aux Etats-Unis, des magazines pour émanciper les jeunes lectrices

En ligne ou en kiosque, « Affinity Magazine », « Here » « Rookie » et « Kazoo » s’efforcent de développer la conscience politique des jeunes filles, déconstruisant les stéréotypes sexistes.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h30
    |

                            Clémentine Gallot








                        



                                


                            
Du « Meilleur maquillage couleurs arc-en-ciel » à « Dix slogans cool contre Donald Trump », il n’y a qu’un pas. Lequel est gaillardement franchi par une dizaine de médias progressistes qui prospèrent aux Etats-Unis, mêlant bons tuyaux anti-acné et diatribes politiques.
Ainsi, depuis 2013, Affinity Magazine, diffusé en ligne par et pour des ados épris de justice sociale, est mené tambour battant par une toute jeune rédactrice en chef, Evelyn Atieno, âgée de 16 ans à son lancement. De son côté, le bimensuel Seventeen vient de lancer Here, une plate-forme Web militante à destination de la jeune communauté ­LGBTQ. Blogueuse mode repentie, la précoce Tavi Gevinson (21 ans) pilote, quant à elle, le site Rookie, entre guide de survie au collège et journal intime mélancolique. Les lectrices y partagent rêves, phobies, épisodes honteux et playlists thématiques.
Conscience politique
Un engouement générationnel favorisé par le contexte actuel, selon Elisa Lees ­Munoz, de l’International Women’s ­Media Foundation, qui ajoute : « La conscience politique des jeunes filles n’a pas de prix. Aux Etats-Unis, il existe un mythe sur la place des femmes dans la société, qui dit qu’on peut tout faire. L’actualité récente a démontré que ce n’était pas le cas et que la situation n’est pas la même pour toutes. Il faut donc préparer les filles à combattre notre culture qui dénigre les femmes. » Ces titres ringardisent le paysage médiatique français où l’on pleure encore la disparition du mensuel 20 ans, en 2006 : si quelques publications de niche émergent, comme le magazine dessiné Topo ou la newsletter Les Petites Glo’, Okapi et Phosphore ont l’air bien poussiéreux.
De l’autre côté de l’Atlantique, cette presse jeunesse grand public et politisée réactive également une tradition de magazines féminins engagés, comme Ms ou Sassy, disparu dans les années 1990. La transformation la plus spectaculaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Relâché vendredi, Deniz Yücel, correspondant du quotidien allemand « Die Welt », a quitté le pays après l’intervention de la chancelière allemande, Angela Merkel.
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Turquie : six personnes condamnées à la perpétuité, un journaliste libéré

Relâché vendredi, Deniz Yücel, correspondant du quotidien allemand « Die Welt », a quitté le pays après l’intervention de la chancelière allemande, Angela Merkel.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 22h35
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h03
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Vendredi 16 février, la porte de la prison de Silivri, à 70 kilomètres d’Istanbul, s’est ouverte pour le correspondant du quotidien allemand Die Welt, Deniz Yücel, remis en liberté conditionnelle, mais s’est refermée définitivement sur six Turcs, dont trois journalistes, condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
Accusés d’avoir participé au putsch manqué du 15 juillet 2016 par leurs écrits et leurs déclarations, Ahmet Altan, ancien rédacteur en chef du quotidien Taraf, et les journalistes Mehmet Altan, Nazli Ilicak, ainsi que trois autres personnes, incarcérés depuis 2016, resteront en prison pour le restant de leurs jours, selon le verdict de « perpétuité aggravée » prononcé par le tribunal de Silivri. Les trois autres personnes condamnées sont l’ancien directeur du marketing du quotidien Zaman, Yakup Simsek, l’instructeur de l’académie de police Sükrü Tugrul Özsengül et le graphiste de Zaman Fevzi Yazici.
Plus chanceux que ses collègues, le journaliste turco-allemand Deniz Yücel a recouvré la liberté après l’intervention de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui avait reçu, jeudi, le premier ministre turc, Binali Yildirim, à Berlin. « J’ai souligné pour la énième fois le caractère urgent de ce cas » qui a « terni nos relations et continue à le faire », avait souligné Mme Merkel.
Volonté d’Ankara d’aller à l’apaisement
Le journaliste, âgé de 44 ans, avait été arrêté le 14 février 2017 dans le cadre des purges déclenchées après le coup d’Etat manqué de juillet 2016. Sa détention empoisonnait la relation turco-allemande, sa libération dit la volonté d’apaisement d’Ankara.

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                En Turquie, anatomie d’une purge



Se pliant aux décisions du pouvoir exécutif, le bureau du procureur général d’Istanbul a officialisé, vendredi, la remise en liberté de Deniz Yücel, tout en requérant en même temps entre quatre et dix-huit ans de prison contre lui pour « propagande pour le compte d’une organisation terroriste » et « incitation à la haine ». Le journaliste ne passera pas en procès. Vendredi soir, il s’est envolé à bord d’un avion privé pour l’Allemagne avec son épouse.
En réponse aux médias allemands qui demandaient si la libération avait été monnayée contre des livraisons d’armes, Rainer Breul, porte-parole du ministère des affaires étrangères, a exclu « qu’il y ait eu un quelconque deal ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ L’opérateur, qui est l’un des principaux annonceurs publicitaires à la télévision, est à couteaux tirés avec TF1, qui souhaite lui faire payer l’accès – jusque-là gratuit – à ses chaînes en clair.
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Orange annule ses campagnes de publicité sur TF1

L’opérateur, qui est l’un des principaux annonceurs publicitaires à la télévision, est à couteaux tirés avec TF1, qui souhaite lui faire payer l’accès – jusque-là gratuit – à ses chaînes en clair.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h12
   





                        


Nouveau rebondissement dans le bras de fer entre Orange et TF1 : l’opérateur a annoncé, vendredi 16 février, qu’il renoncerait à des campagnes de publicité sur les chaînes du groupe TF1, alors que les deux groupes sont en conflit sur les contrats de distribution des chaînes du groupe de télévision.
Selon les informations du Figaro, cette annulation ne se verra pas tout de suite à l’antenne : les délais d’annulation d’une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines. « Orange n’a fait que lever des options » incluses dans des contrats de publicité en cours « dans le respect des conditions générales de vente de TF1 », a expliqué un porte-parole à l’AFP.
Le groupe de télévision négocie depuis 2016 avec ses diffuseurs afin d’obtenir une rémunération pour la fourniture de ses chaînes en clair – TF1, TMC, TFX (ex-NT1), TF1 Séries Films (ex-HD1) et LCI – qu’il fournissait jusque-là gratuitement.
SFR et Bouygues ont accepté de signer, Free et Orange résistent toujours
TF1 a signé des accords avec SFR en novembre 2017 et Bouygues Telecom en janvier, quelques jours avant l’échéance du 31 janvier que la chaîne s’était fixée. Le groupe de télévision a en revanche échoué à signer un accord avant cette date butoir avec Orange, mais aussi Iliad, maison mère de Free et le groupe Canal+ (Vivendi).
Pourquoi Orange refuse-t-il de signer ? Selon les informations du Monde, TF1 proposerait le même type d’accord. Mais en étant assises sur le nombre d’abonnés de l’opérateur, les sommes réclamées à l’opérateur historique sont supérieures aux montants déboursés par SFR et Bouygues Telecom. D’autant que chez TF1, on considère que le premier opérateur français, qui dispose d’une trésorerie importante, a les moyens de ses ambitions.

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                Négociations compliquées entre Orange et TF1



TF1 a donc décidé dès le 1er février de suspendre la fourniture à l’opérateur historique de son service de télévision de rattrapage, ou « replay », MYTF1. Il a aussi assigné Orange en justice mardi 6 février, afin que l’opérateur cesse de commercialiser ses chaînes sur les box de ses clients.
La publicité comme moyen de pression
La décision éventuelle de couper le signal des chaînes de TF1 sur les box Orange revient à l’opérateur. Et si ce dernier devait être contraint à le faire, il n’a pas intérêt à payer des publicités dont l’audience serait diminuée.
Le directeur adjoint de TF1, Régis Ravanas, a souligné qu’au moment d’un bras de fer similaire sur les contrats de diffusion avec Altice/SFR l’an dernier, le groupe de Patrick Drahi avait aussi utilisé la publicité comme moyen de pression. D’autant que la chaîne est en position de force : elle a annoncé vendredi 16 février avoir triplé son bénéfice net et augmenté son audience en 2017, malgré la multiplication des chaînes et des supports concurrents.

        Décryptage :
         

          Comment TF1 a multiplié par trois son bénéfice net en 2017






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Les discussions autour de la loi souhaitée par Emmanuel Macron mélangent Brexit, élection de Donald Trump, référendum catalan et élection présidentielle française. Des cas pourtant bien différents.
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« Fake news » en période électorale : le risque de tout mélanger

Les discussions autour de la loi souhaitée par Emmanuel Macron mélangent Brexit, élection de Donald Trump, référendum catalan et élection présidentielle française. Des cas pourtant bien différents.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 17h37
    |

            Adrien Sénécat








                        


Le contenu de la future loi sur les fausses informations annoncée par Emmanuel Macron se précise, mais le débat reste confus. La ministre de la culture, Françoise Nyssen, en a livré les grandes lignes, mardi 13 février, et notamment annoncé qu’elle pourrait être baptisée loi sur « la confiance et la fiabilité de l’information ». Le terme « fake news », qui peut s’avérer trompeur parce qu’il n’est pas clairement défini et recouvre des significations différentes, serait donc écarté.
Toutes les ambiguïtés sont loin d’être levées pour autant. Ainsi, le ministère de la culture a fait valoir trois cas de figures où la circulation des fausses nouvelles aurait été massive et déterminante selon lui : la campagne du Brexit, la dernière présidentielle américaine et le référendum catalan. Mais ces trois cas de figure, auxquels on pourrait ajouter la dernière présidentielle française, sont loin d’être équivalents.
1. Donald Trump, des mensonges en prime time et des soupçons d’ingérence russe
Des fausses informations ont massivement circulé pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, venant majoritairement du camp des républicains. Certaines ont particulièrement marqué les esprits par leur caractère à la fois grossier et massif : c’est par exemple le cas du canular affirmant que le pape soutiendrait Donald Trump, repris au premier degré par des partisans du milliardaire et partagé des centaines de milliers de fois.
Un grand nombre de rumeurs et intox malveillantes ont également entaché l’image de la candidate démocrate Hillary Clinton, en particulier sur ses supposés problèmes de santé voire sa prétendue « démence ».
Au-delà des fausses informations, de nombreux comptes russes ou prorusses ont été actifs sur les réseaux sociaux pendant la campagne. Twitter en a dénombré 1,4 million et Facebook 80 000, ainsi que 3 000 publicités vues par 11,4 millions de personnes, pour un budget d’environ 100 000 dollars (80 000 euros). Moscou nie toute implication directe dans cette propagande, affirmant qu’il n’y a « pas une seule preuve de son ingérence ».
Une chose est certaine : les intox, mensonges et points de vue partisans sur les réseaux sociaux ont largement plombé le niveau du débat démocratique dans cette campagne. D’autant qu’en l’espèce, il est tout autant question des rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux que des mensonges de Donald Trump lui-même.
En revanche, il est beaucoup plus délicat de mesurer le poids réel de la désinformation dans le résultat du scrutin. Aucune étude scientifique n’a permis pour l’heure d’évaluer précisément leur part dans le vote des électeurs. Deux études, parmi d’autres, résument bien la difficulté d’éclairer cette controverse :
D’un côté, trois chercheurs en sciences politiques suggèrent dans des travaux publiés le 9 janvier que les fausses informations n’ont touché qu’une partie limitée de la population américaine pendant la campagne, les médias traditionnels conservant une audience largement supérieure ;De l’autre, une analyse publiée en mars 2017 montre que la désinformation pourrait être l’une des principales explications de l’abstention d’anciens électeurs de Barack Obama en 2012, potentiellement dans des proportions suffisantes pour faire échouer Hillary Clinton dans des Etats décisifs où le scrutin a été particulièrement serré.
2. Le référendum sur le Brexit : un gros mensonge au cœur de la campagne
La campagne victorieuse du camp favorable au Brexit lors du référendum britannique de juin 2016 est entachée de plusieurs mensonges. Le plus spectaculaire concernait les « 350 millions de livres » (environ 400 millions d’euros) que verserait le Royaume-Uni à l’Europe chaque semaine. Ce chiffre était non seulement erroné (la contribution nette du pays était moitié moins élevée), mais il participait surtout d’un raisonnement simpliste : la complexité des négociations actuelles autour du Brexit en témoigne.
Problème : ce mensonge n’a pas été véhiculé par d’obscurs sites Internet ou comptes militants sur les réseaux sociaux. Il était affiché en grand sur les bus de la campagne pluripartite du vote « Leave », favorable à la sortie de l’euro. Plusieurs eurosceptiques l’ont également relayé, comme l’ancien leader de l’UKIP Nigel Farage.
Moscou est là aussi accusée de s’être invitée dans la campagne, une étude de l’université de Californie estimant qu’un réseau de 150 000 comptes russes et pro-Poutine aurait commencé à publier de nombreux messages sur Twitter deux jours avant le scrutin. Leur rôle exact sur le résultat du vote est là aussi discutable : tous n’étaient pas favorables à la sortie de l’Europe et aucune campagne publicitaire comparable à celle identifiée aux Etats-Unis n’a été financée lors de ce scrutin, selon Facebook.
3. Catalogne : des accusations venant de Madrid qui mériteraient d’être étayées
L’Espagne accuse la Russie et le Venezuela d’avoir mené une campagne sur les réseaux sociaux afin de soutenir le référendum organisé par le gouvernement indépendantiste catalan en octobre 2017. Le ministre des affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis, a déclaré détenir des preuves de cette ingérence ; la Russie a là aussi démenti.
Des rumeurs ont également circulé sur les réseaux sociaux avant et surtout après le vote dans les deux camps, témoignant là aussi d’un climat propice à l’émergence de fausses informations partisanes. Mais il est délicat là encore de démêler l’influence réelle de ces fausses informations, quelques mois à peine après le scrutin.
4. La présidentielle française : des intox qui n’ont pas été décisives
Dès la primaire de la droite, les calomnies visant Alain Juppé, caricaturé en un « Ali Juppé » proche de l’islam radical, ont pollué la campagne présidentielle 2017. Le phénomène est loin de s’être arrêté là : l’équipe des Décodeurs a relevé des dizaines d’intox tout au long de la campagne, une large part d’entre elles émanant de l’extrême droite et ciblant Emmanuel Macron.
Impossible d’accuser cette fois les rumeurs d’avoir fait basculer l’élection puisque le candidat centriste a remporté le scrutin. Plusieurs signaux témoignent néanmoins de leur influence bien réelle sur l’opinion publique, comme le fait que des salariés de Whirlpool Amiens aient interpellé, entre les deux tours de l’élection, Emmanuel Macron sur le fait qu’il refuserait de serrer les « mains sales » des ouvriers. Accusation basée sur un canular du Gorafi repris au premier degré par l’extrême droite et une vidéo manipulée.
Mais là encore, les multiples mensonges de Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux tours et les intox relayées par des membres clés du Front national tout au long de la campagne ont montré que le sujet ne se limitait pas aux comptes prorusses sur les réseaux sociaux.
Pour autant, il existe bien une constante entre les différentes campagnes de ces dernières années : à chaque fois, des informations mensongères ont proliféré, plombant le niveau du débat démocratique avec elles. Sauf que ce phénomène de mal-information ne se limite pas à la vie politique : bien d’autres domaines sont touchés, à commencer par celui de la santé. D’où un besoin criant d’éducation à l’information.



                            


                        

                        

