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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les spécialistes de la pharmacie pour animaux domestiques sont entrés dans une phase intense de consolidation. Plus que la croissance du secteur, c’est la forte profitabilité des grands acteurs qui interpelle.
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La lourde facture de la pharmacie animale

Les spécialistes de la pharmacie pour animaux domestiques sont entrés dans une phase intense de consolidation. Plus que la croissance du secteur, c’est la forte profitabilité des grands acteurs qui interpelle.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 17h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            
Exceptionnel. En 2017, le laboratoire Ceva est devenu le premier groupe français de pharmacie animale, avec un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros et une croissance de ses revenus de 20 %, devant Virbac (900 millions). « Certes, convient Marc Prikazsky, son président, nous le sommes devenus un peu par défaut après le rachat de Merial, filiale de Sanofi, par l’allemand Boehringer Ingelheim (BI) ; ­cependant, nous sommes désormais numéro 6 mondial. Notre objectif est d’entrer dans le top 5 à moyen terme, où les groupes réalisent environ 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. »

A l’image des géants de la santé humaine, les spécialistes de la pharmacie pour animaux domestiques (souvent d’anciennes filiales de ces mêmes Big Pharma) sont entrés dans une phase intense de consolidation. Le prochain mouvement important devrait concer­ner Elanco, la filiale mise en vente par l’américain Lilly. Le combat est féroce, car le gâteau est appétissant : le marché mondial est estimé à quelque 27 milliards d’euros, dont un tiers pour les seuls chiens et chats.
« Le secteur croît de 5 % par an, rappelle Jean-Luc Michel, le patron de la division animaux de compagnie de BI. Et pour les chats et chiens, c’est plutôt 6 %. » « Les récentes innovations, notamment la prise d’antiparasitaire par cachets plutôt qu’avec une pipette, ont poussé le marché », confirme Sébastien Huron, le président de Virbac.Au niveau mondial, la croissance des classes moyennes en Chine, en Inde et au Brésil donne un coup de fouet aux soins pour animaux (petcare), tandis que les marchés matures, comme les Etats-Unis ou la France, restent très solides. Rien qu’en France, ce marché est estimé à 400 millions d’euros…
Molécules communes
Plus que la croissance du secteur, c’est la forte profitabilité des grands acteurs qui interpelle. Selon les groupes, elle s’établit entre 10 % et 28 % (Zoetis en 2017) ! « Les marges sont moindres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ En France, une petite vingtaine d’acteurs se sont positionnés sur le secteur de l’assurance pour animaux de compagnie, qui pourrait généré à moyen terme un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros.
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Le marché prometteur de la « pet insurance »

En France, une petite vingtaine d’acteurs se sont positionnés sur le secteur de l’assurance pour animaux de compagnie, qui pourrait généré à moyen terme un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 17h00
    |

            Philippe Jacqué (Lyon, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Son petit nom est Rita, et elle trône au milieu du vaste plateau, au quatrième étage de cet ancien garage ­Citroën, au cœur de Lyon. Rita est un perroquet qui surplombe les télé­conseillers de SantéVet, une assurance pour animaux de compagnie. « Il y a Rita et, chaque jour, jusqu’à trois salariés peuvent venir travailler avec leur chien », indique Hugues Salord, le directeur général de la PME, qui compte désormais 152 salariés. Si les plus gros spécimens sont tenus en laisse, un chiot gambade dans les allées, ce qui contribue à la bonne ambiance de l’équipe.
C’est Jérôme Salord, le frère d’Hugues, président-fondateur de SantéVet, qui a imaginé, dès 2003, cette assurance pour les chiens et les chats. « Je me suis rendu compte que les possesseurs de chat ou de chien, extrêmement attachés à leur animal, n’avaient pas toujours les moyens de faire face à l’ensemble des ­dépenses vétérinaires, qui peuvent atteindre jusqu’à 1 500 ou 2 000 euros pour certains actes. En échangeant de manière constante avec les vétérinaires, nous avons mis en place cette offre. »

Après cinq ans passés à défricher ce marché, d’autres assureurs se sont lancés sur un marché désormais évalué entre 150 et 250 millions d’euros par an, soit 600 000 à 700 000 animaux assurés. A moyen terme, il pourrait atteindre plus de 800 millions d’euros ! Une petite vingtaine d’acteurs se sont positionnés sur ce marché, en progression moyenne de 20 % par an. Au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, ils sont déjà une centaine de sociétés sur ce marché.
L’intérêt de la grande distribution
En France, SantéVet est la ­société la plus importante, avec 150 000 contrats actifs et 40 millions d’euros de primes ­encaissés. Elle vise, pour 2018, près de 50 millions de volume d’affaires, contre à peine 10 millions en 2010… Derrière le leadeur, ECA-Assurances revendique 70 000 contrats (20 millions d’euros de primes), tandis qu’Assur O’Poil, ­Fidanimo ou encore Bulle bleue enregistrent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le secrétaire général de la CGT a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force ».
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SNCF : Martinez accuse Macron de « diviser ceux qui n’ont pas grand-chose »

Le secrétaire général de la CGT a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h50
   





                        


Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s’en est pris, dimanche 25 février, sur France 3 à Emmanuel Macron, l’accusant de « diviser ceux qui n’ont pas grand-chose », et a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force » avec sa réforme.
Lors d’un échange très vif au Salon de l’agriculture, samedi, le chef de l’Etat a répondu à un salarié de la SNCF qui l’interpellait sur cette réforme, déclarant qu’il ne pouvait y avoir « d’un côté, des agriculteurs qui n’ont pas de retraite et, de l’autre, avoir un statut de cheminot et ne pas le changer ». Il a ajouté qu’il « serait fou » d’embaucher des cheminots avec le même statut qu’il y a cinquante ans, au vu de leur rythme de travail, selon lui, bien différent.

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Annonces attendues lundi
« A chaque fois, il veut diviser ceux qui n’ont pas grand-chose », a déclaré Philippe Martinez, qui voit dans Emmanuel Macron quelqu’un d’« arrogant, vindicatif et qui a du mal a écouter des gens qui lui parlent et qui lui posent des questions ». « Il nous a fait le coup avec les retraités et les jeunes, les retraités qui seraient des privilégiés, quand on connaît le montant des pensions des retraités, et les jeunes qui n’auraient rien. C’est la même chose entre les salariés : à chaque fois, il divise ceux qui ont un petit peu et ceux qui n’ont rien du tout. »
Au sujet de ce projet de réforme de la SNCF – sur lequel le premier ministre, Edouard Philippe, doit revenir, lundi –, M. Martinez a reproché au gouvernement de s’appuyer sur un seul rapport, celui de l’ex-PDG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, « sans demander l’avis des principaux intéressés », les cheminots et les usagers.
Prié de dire si la journée d’action du 22 mars pourrait être avancée ou prolongée par de nouveaux appels à la grève, le responsable syndical a répondu que la décision en reviendrait aux cheminots.

        Lire aussi notre édito de samedi :
         

          Un dialogue social en trompe-l’œil






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La société hongkongaise de vélos en « free-floating » subit depuis plusieurs mois des dégradations et des vols de ses bicyclettes partout où elle s’était installée en France. Récemment elle avait dû renoncer à Lille et Reims.
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L’entreprise de vélos en libre-service Gobee. bike contrainte d’arrêter ses activités en France

La société hongkongaise de vélos en « free-floating » subit depuis plusieurs mois des dégradations et des vols de ses bicyclettes partout où elle s’était installée en France. Récemment elle avait dû renoncer à Lille et Reims.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 08h53
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 08h57
   





                        



   


Les vélos verts à Paris c’est fini. L’entreprise Gobee. bike a annoncé samedi 24 février au soir, dans un communiqué « la fin du service Gobee. bike ». Après seulement quatre mois d’existence le service de vélos en « free floating » (des bicyclettes sans bornes) est contraint de mettre fin à sa présence en France.
Ce n’est pas le premier revers pour l’entreprise qui avait déjà dû renoncer à plusieurs villes en France, Lille et Reims, et à Bruxelles en Belgique. La semaine dernière, l’entreprise a également annoncé son retrait d’Italie en précisant que 60 % de son parc en Europe avait été endommagé ou volé.
« Effet domino de dégradation »
Dans son communiqué samedi l’entreprise précise : « Sur les mois de décembre et janvier, la destruction en masse de notre flotte s’est amplifiée en devenant le nouveau passe-temps d’individus, le plus souvent mineurs, encouragés par des contenus largement diffusés et partagés sur les réseaux sociaux ». 
« Malheureusement, notre bonne volonté et nos efforts n’auront pas suffi. Depuis la mi-décembre, c’est un effet domino de dégradations qui s’est abattu sur notre flotte de vélos partout où notre service existait en France »

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                L’aventure des vélos « flottants » tourne au fiasco



La société hongkongaise ajoute qu’au total près de 1 000 de ses vélos ont été « volés ou privatisés » et près de 3 400 « endommagés ». Ces bicyclettes vert pomme - elles sont jaune citron pour la start-up concurrente Ofo ou orange chez Obike - étaient disséminées en ville, géolocalisables via une application pour smartphone et se louaient en scannant un code-barre, qui déverrouillait l’antivol, moyennant 50 centimes la demi-heure. L’usager déposait ensuite le vélo où il le souhaitait, sans l’attacher.
Remboursés
Des vélos biens souvent fragiles, et les vandales et voleurs s’en sont rapidement aperçus, tordant les rayons, arrachant les selles ou les guidons, mettant en pièces les GPS. A Reims, où Gobee avait déposé 400 vélos début novembre 2017, il n’en restait plus que 20 en état de fonctionnement début janvier. Les 380 autres avaient été détériorés, cassés ou volés.
« Aujourd’hui, cette situation critique ne nous permet pas de poursuivre notre activité et nous sommes donc contraints de mettre fin à notre service au niveau national. Nous vous avons remboursé l’intégralité de votre caution, soit zéro euro. Si vous avez du crédit utilisateur remboursable, il vous sera remboursé en même temps. Le remboursement apparaîtra sous 10 jours ouvrés sur le compte bancaire ayant servi lors de votre inscription », ajoute la société dans un message à destination de ses clients.

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                Une nouvelle offre de vélos en libre-service à l’assaut des villes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Les maîtres dépensent de plus en plus pour leurs animaux de compagnie. Nourriture, soins et assurance  représentent un pactole mondial de plus de 90  milliards d’euros.
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Chiens et chats, un business au poil

Les maîtres dépensent de plus en plus pour leurs animaux de compagnie. Nourriture, soins et assurance  représentent un pactole mondial de plus de 90  milliards d’euros.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 06h42
    |

            Philippe Jacqué et 
Laurence Girard








                        



                                


                            

Au Salon de l’agriculture, qui a ouvert ses portes le samedi 24 février, le public se presse non seulement pour admirer les vaches, mais également pour découvrir les prouesses des braques d’Auvergne, épagneuls bretons et autres bichons frisés, tous en lice pour décrocher la médaille d’or du concours agricole canin. Et il vient en masse pour suivre aussi la sélection féline du meilleur représentant de la race abyssin, british short­hair ou persan. Lui aussi dûment médaillé.
« Les concours portent sur une sélection morphologique pour déterminer l’animal le plus proche du standard de sa race ou sur une sélection comportementale pour les chiens de travail ou de compagnie. Ils sont très importants pour les éleveurs », explique André Varlet, le directeur de la Société centrale canine. Il estime le nombre d’éleveurs canins professionnels à 15 000 en France et les naissances à 700 000 par an, dont 250 000 chiens de race.
En 2017, trois chiens de berger ont monopolisé le podium. Bergers belges, australiens et allemands ont fourni les plus gros contingents de chiots. Suivent les golden retrievers, les bull-terriers, les chihuahuas, les labradors ou les king-charles. Il faut attendre la dixième position pour trouver une race française, en l’occurrence le bouledogue.
« La France est le premier pays au monde en matière de races de chien de par sa tradition de chasse et sa diversité géographique », affirme M. Varlet. Mais sur les cinquante-cinq répertoriées, quarante-neuf sont qualifiées de vulnérables car leurs effectifs se réduisent, à l’instar du barbet ou du braque de l’Ariège.
L’animal, « quasi-signe extérieur de richesse »
Même s’ils ne choisissent pas des races hexagonales, contraints par la dimension des logements ou influencés par les modes, les Français ont le cœur qui bat pour les animaux de compagnie. Selon l’institut d’études Xerfi, un ménage français sur deux dispose aujourd’hui d’un animal de compagnie, ce qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La réforme des zones agricoles défavorisées, qui inquiète une partie du monde rural, constitue le dernier soubresaut en date d’un demi-siècle de réformes aux visées très différentes.
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De l’incitation à la production à la sauvegarde d’un monde, cinquante ans de réformes agricoles

La réforme des zones agricoles défavorisées, qui inquiète une partie du monde rural, constitue le dernier soubresaut en date d’un demi-siècle de réformes aux visées très différentes.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 06h48
    |

            Mathilde Damgé








                        


Ils maintiennent la pression. Des agriculteurs dénoncent depuis plusieurs mois le déclassement de territoires considérés comme des zones défavorisées, ce qui leur garantissait de percevoir l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), en plus des aides directes de l’Union européenne (UE). Environ 1 400 communes devraient sortir de ce zonage (qui en concerne 16 000) et 3 500 y entrer.

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture : « L’agriculture française est une terre de conquête »



La carte de répartition de cette aide importante en France (jusqu’à 60 % du revenu des agriculteurs) devrait être modifiée en défaveur de certaines zones défavorisées : si les zones de montagne (qui touchent la grande majorité de l’enveloppe) ne sont pas concernées, les « zones défavorisées simples » nécessitaient d’être redéfinies, la Cour des comptes européenne ayant notamment souligné l’hétérogénéité de ces territoires d’un pays à l’autre.

        Lire aussi :
         

                Que sont ces zones agricoles défavorisées qui vont être réformées ?



Cette réforme est la dernière en date d’une série presque ininterrompues, depuis un demi-siècle, qui ont façonné le monde agricole français en le poussant d’abord à produire à tout-va avant de limiter et d’encadrer la production.
De l’indépendance alimentaire aux quotas
En 1948, l’aide financière et matérielle des Etats-Unis à la reconstruction européenne, avec le plan Marshall, permet d’investir dans des machines, des tracteurs, des engrais chimiques… Moderniser l’agriculture et produire plus, deux objectifs qui seront fondateurs de l’une des politiques les plus anciennes et les plus importantes de l’UE, la politique agricole commune (PAC).
Mise en place en 1962, elle vise concrètement à assurer une indépendance alimentaire des Etats membres (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas). Parmi les différents outils utilisés, il y a le prix minimal de rachat au producteur. Quand les prix chutent, les instances communautaires achètent la production agricole à un prix garanti. Elles se chargent ensuite de la revendre, de la stocker, de la transformer, voire de la détruire.
Mais, dans les années 1970, la production devient supérieure à la demande. Et le stockage coûte cher – le rachat à des prix supérieurs à l’ensemble de la production mondiale aussi. En 1984, la mise en place des quotas laitiers est l’un des premiers signes de la volonté d’encadrer la production.

        Lire aussi le récit :
         

          1962 : l'Europe agricole fait sa révolution



Rétropédalage sur la production
Au début des années 1990, un tour de vis est donné aux prix garantis et, en contrepartie, des aides directes sont versées aux agriculteurs, conditionnées à la taille des exploitations et non plus aux volumes produits.

   


En effet, l’incitation à produire aboutissait, pour l’Europe, à l’accumulation d’excédents coûteux à résorber et, pour les agriculteurs, à une diminution de leurs revenus à cause des baisses de prix décidées par Bruxelles.
Pour maîtriser la production, les autorités européennes imposent aussi une mise en jachère d’une partie des surfaces cultivables : c’est le « gel des terres ». Le pourcentage de terres gelées évolue chaque année en fonction du marché. Les agriculteurs peuvent toutefois y faire du pâturage, de l’apiculture ou encore des jachères florales.

        Lire aussi cet article publié en 2005 :
         

          Injuste, coûteuse, nocive : les idées reçues qui alimentent la polémique sur la PAC



L’apparition d’une nouvelle PAC
En 1999, nouvelle diminution des prix garantis et nouvelle augmentation des aides directes, mais en parallèle apparaît une nouvelle PAC, ou du moins un nouveau « pilier » du programme, qui promeut des activités complémentaires pour l’agriculteur, comme l’entretien des paysages et le maintien de la biodiversité.
Après les quotas et le gel des terres, un autre symbole fort va incarner, en 2003, la fin de la politique d’incitation à la production à tous crins : le « découplage ». Contrairement aux aides directes de la réforme de 1992 qui calculaient le montant de l’aide par rapport au type de production, il s’agit cette fois de décorréler complètement les deux en introduisant un « droit au paiement unique » : les agriculteurs peuvent ainsi adapter leur choix de production aux évolutions du marché. De plus, les aides sont conditionnées à des règles environnementales et de respect du bien-être animal plus strictes que précédemment.
Six ans plus tard, l’UE procède à un « bilan de santé » de la PAC. Ce dernier entérine un tournant libéral, avec la suppression de la jachère obligatoire et l’augmentation progressive des quotas laitiers jusqu’à leur disparition programmée en 2015.
Avec les nouveaux arrivants dans l’UE, le système de « référence historique », qui datait des années 1990, défavorise les exploitations qui n’avaient pas un gros rendement dans les années de référence et, en 2014, naissent les aides à l’hectare : même si elle est plus égalitaire, la PAC continue toutefois de soutenir les agriculteurs en fonction de la surface de leur exploitation et donc de leur taille.
La prochaine grande étape pour le monde agricole pourrait concerner les relations avec la filière agroalimentaire. Parmi les remèdes préconisés par le projet de loi présenté à la fin janvier en France : une inversion de la construction des prix en partant des coûts de production des agriculteurs… en attendant la renégociation de la PAC qui vient de débuter, et alors que le monde agricole est de plus en plus tenté par un repli souverainiste.

        Lire aussi :
         

                Après les Etats généraux de l’alimentation, l’indispensable révolution agricole






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Les filières « entrepreneuriat » de ces cursus postbac en trois ou quatre ans connaissent un fort succès. Un atout pour entrer dans le monde du travail.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Etudiants en bachelor, et déjà entrepreneurs

Les filières « entrepreneuriat » de ces cursus postbac en trois ou quatre ans connaissent un fort succès. Un atout pour entrer dans le monde du travail.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 13h15
    |

                            Alban De Montigny








                        



   


Rien ne s’est passé comme prévu. En 2013, lorsqu’il intègre le ­bachelor « jeune entrepreneur » de l’EM Strasbourg, ­Séverin Meuillet n’envisage pas de créer sa société. Pourtant, trois ans après, lorsqu’il décroche son diplôme, il est à la tête de Moi moche et bon, une entreprise de jus de pomme qui connaît un certain succès.
Tout a basculé en deuxième année. Avec deux amis, Thomas Garcia et Cagri ­Parlakkilic, il a l’idée de récupérer chez les maraîchers les pommes écartées de la vente en raison de leur aspect. Ce qui était initia­lement un projet scolaire prend de l’ampleur. Avec 150 000 bou­teilles vendues, la start-up ­engrange 300 000 euros de chiffre d’affaires. En 2017, Séverin Meuillet quitte l’aventure pour… cofonder une autre entreprise.
Ces filières, souvent structurées autour d’un incubateur, privilégient la pratique aux cours ­magistraux.
Ces étudiants entrepreneurs sont de plus en plus nombreux dans les écoles de commerce. A la Toulouse Business School (TBS), le parcours « entrepreneurship » accueille 44 étudiants sur le campus de Barcelone, ­contre 25 à son lancement. Pour répondre à la demande, Skema Business School propose, depuis septembre 2017, une major ­« entrepreneuriat » dans le cadre de son « bachelor of business ­administration » (BBA).
Ces filières, souvent structurées autour d’un incubateur, privilégient la pratique aux cours ­magistraux. Pour Philippe Chéreau, directeur du dispositif de formation à l’entrepreneuriat Skema Ventures, le format bachelor est particulièrement adapté à cet ­apprentissage par l’action. « Les jeunes qui sortent d’un cursus très académique, comme la prépa, ont tendance à attendre les directives pour avancer. Alors que ceux qui entrent directement en bachelor sont plus aptes à prendre des ­initiatives », remarque-t-il.
Conseil en stratégie des professeurs
« Nous sommes là pour tester et faire des erreurs. Il n’y a pas de pression. On a les avantages de l’entrepreneur, mais pas les contrain­tes », résume Colin ­Dargent, en deuxième année à l’EM Strasbourg et cofondateur d’EsTTeam, une société qui ­accompagne les entreprises dans leur processus d’innovation. Cette école a mis en place une pédagogie qui oblige les élèves à être autonomes. « Ils sont acteurs de leur formation. S’ils rencontrent des limites dans leur ­projet, un enseignant peut leur apporter une expertise. C’est à eux d’en faire la demande », souligne ­Didier Wehrli, directeur ­délégué bachelors.
« Quand on atteint un certain stade de développement, comme ce fut le cas pour Moi moche et bon, les professeurs nous conseillent pour les choix stratégiques », complète Séverin Meuillet. Car il n’est pas question de laisser ces entrepreneurs en herbe courir à la catastrophe. « Il est totalement irresponsable de dire qu’il faut se lancer et apprendre en marchant. Avec 30 000 euros d’emprunt étudiant, se casser la ­figure, c’est un traumatisme. Nous devons les aider à trouver leurs premiers clients, notamment en leur ouvrant notre réseau », ­estime Philippe Chéreau.
A Toulouse Business School, on assure aussi être attentif à la viabilité des projets. L’école mise sur « la qualité plutôt que sur la quantité ». Ainsi, le nombre de créations d’entreprise à la sortie varie entre un et trois. « Certains étudiants ne veulent pas faire le stage traditionnel en entreprise pour avoir le temps de développer leur concept. Si le projet n’est pas assez solide, nous refusons », précise Pascal Bourbon, respon­sable académique du programme « entrepreneurship ».
« J’ai acquis de nombreuses compétences. Mon actuel employeur a été séduit par mon profil polyvalent. »
Pierre-Augustin Dumez avait, lui, reçu l’aval des enseignants. A l’époque, il travaille avec deux ­camarades, Alex Borràs et Guillermo Rangel, sur une boisson relaxante. Leur entreprise, Just Calm, ne cesse de grossir au point qu’un acteur du secteur ­devient actionnaire majoritaire. Son retrait quelques mois après marque la fin de l’aventure. Mais Pierre-Augustin Dumez n’a pas de regrets. « J’ai acquis de nombreuses compétences. Mon actuel employeur a été séduit par mon profil polyvalent », confie-t-il.
« Les étudiants prennent conscience qu’il est utile de développer des talents d’entrepreneur, même s’ils veulent devenir manageurs, confirme Yancy Vaillant, professeur en stratégie, innovation et entrepreneuriat à TBS. L’esprit d’initiative, la débrouillardise et la capacité à gérer un projet sont autant de qualités recherchées par les recruteurs. »

Découvrez notre dossier spécial sur le bachelor
Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 15 février, un supplément dédié au bachelor, ce cursus de trois années qui séduit les bacheliers pour son enseignement concret, sa proximité avec les entreprises et son incroyable ouverture à l’international. Plus accessible qu’une classe prépa, le bachelor ouvre des perspectives en termes d’insertion professionnelle comme de poursuites d’études. Est-il la prochaine révolution du supérieur ou un miroir aux alouettes ?
Les différents articles du supplément seront progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, dans la rubrique bachelor

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Lettonie : la banque ABLV déclarée en « faillite » par la BCE

La troisième banque commerciale lettone a vu sa situation se dégrader après des accusations de blanchiment d’argent venant de Washington.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 13h08
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 14h03
   





                        



   


La Banque centrale européenne (BCE) a déclaré samedi 24 février « en état de faillite ou faillite probable » la troisième banque commerciale en Lettonie, ABLV Bank, dont la situation s’était fortement dégradée après des accusations de blanchiment d’argent venant de Washington.
La BCE avait déjà imposé lundi un gel des paiements à ABLV, une mesure inédite de la part de Francfort pour éviter une hémorragie de fonds avant de déclarer, cinq jours plus tard, que la banque lettonne n’était en réalité pas viable.
La Banque centrale européenne a justifié dans un communiqué cette étape supplémentaire en invoquant les liquidités insuffisantes de la banque ABLV, qui « ne sera probablement pas en mesure de payer ses dettes » et de « résister à des retraits massifs de dépôts » de clients affolés une fois le gel levé et en attendant un hypothétique plan de sauvetage de Riga.
Soupçons de liens avec la Corée du Nord
De son côté, ABLV crie au sabotage et assure avoir pris la semaine dernière toutes les dispositions nécessaires, en faisant notamment entrer dans ses caisses « 1,36 milliard d’euros en quatre jours ouvrés » afin de rassurer la BCE. « C’était tout à fait suffisant pour que la banque reprenne ses paiements et honore tous ses engagements envers ses clients, mais en raison de considérations politiques, nous n’y avons pas été autorisé », a réagi le groupe bancaire dans un communiqué cité par l’agence BNS.
La situation financière d’ABLV Bank s’est subitement détériorée en fin de semaine dernière après la décision le 13 février par le département du Trésor américain de désigner la banque lettone comme un établissement « de première importance en matière de blanchiment d’argent », impliquée dans des programmes illégaux de développement d’armes en Corée du Nord.
Les difficultés d’ABLV surviennent au moment où un scandale politico-financier éclabousse le gouverneur de la banque centrale lettone, Ilmars Rimsevics. Soupçonné de corruption et suspendu de ses fonctions, M. Rimsevics, qui siège donc aussi à la BCE, clame son innocence et a accusé dans la presse d’autres banques lettonnes d’orchestrer une vengeance contre lui, mais sans faire de lien avec ABLV.

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Accès au système financier coupé
Depuis les accusations américaines, l’établissement bancaire a vu son accès au système financier coupé, ce qui menaçait à court terme sa survie malgré une situation financière confortable. A la fin de l’année 2017, ABLV disposait d’un matelas de près de 1,7 milliard d’euros de liquidités, pour un total de bilan de 3,6 milliards d’euros.
L’état de faillite de la banque lettone a été formellement prononcé depuis Bruxelles par le MRU (Mécanisme de résolution unique), une institution active depuis janvier 2016 et chargée d’organiser la faillite ordonnée des banques en difficulté de la zone euro. La mission de cet organe est de faire porter le fardeau financier davantage sur le secteur bancaire que sur les Etats.
Le MRU avait été saisi pour la première fois par la BCE en juin concernant le groupe bancaire espagnol Banco Popular. Il avait alors adopté un plan impliquant la vente de la banque espagnole à sa compatriote Santander pour un euro symbolique. En revanche, la plus vieille banque italienne, Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS), ainsi que deux banques vénitiennes, ont été sauvées de la faillite par l’Etat italien. La BCE a autorisé Rome cet été à débourser plus de 6 milliards d’euros en raison du contexte particulièrement sensible depuis le suicide d’un retraité italien ruiné en 2015.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le service de mobilité assuré par deux véhicules électriques sans chauffeur sera testé pendant quinze jours, dès le 5 mars, avec une liaison entre la gare de Yokohama et le siège du groupe nippon.
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Nissan met à l’essai ses premiers robots-taxis

Le service de mobilité assuré par deux véhicules électriques sans chauffeur sera testé pendant quinze jours, dès le 5 mars, avec une liaison entre la gare de Yokohama et le siège du groupe nippon.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 12h24
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Easy Ride va prendre la route à Yokohama (sud de Tokyo). Le service de mobilité assuré par deux robots-taxis mis au point par le constructeur nippon Nissan et le spécialiste des services et des jeux en ligne DeNA sera testé pendant deux semaines dès le 5 mars, ont annoncé les deux entreprises vendredi 23 février. Il assurera une liaison entre la gare de Yokohama et le siège de Nissan, à 4,5 km de là.
Outre la possibilité de réserver une course sur une application, ces véhicules électriques sans chauffeur déclinés de la Nissan LEAF proposeront un service de guidage sur tablette. Au client en quête d’un conseil pour un restaurant ou d’une idée de promenade, une autre application soumettra plusieurs propositions.
Les demandes pourront être formulées en différentes langues par texte ou oralement. Au cours de cet essai, l’utilisateur bénéficiera de coupons à utiliser dans les points de vente le long du trajet. Il lui sera demandé de remplir un questionnaire détaillant ses impressions sur l’ensemble du service. « Ce test grandeur nature représente un grand pas vers la réalisation d’un nouveau service de mobilité », a déclaré le PDG de Nissan, Hiroto Saikawa.

Défi lié au vieillissement de la population japonaise
Le constructeur, l’un des premiers à s’être lancés, en 2013, dans la recherche sur la voiture sans chauffeur, a annoncé son projet de robot-taxi en janvier 2017. Il a choisi de travailler sur les services de mobilité et de partage de véhicules aujourd’hui dominés par Uber ou Lyft. L’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a du reste annoncé, le 8 février, un partenariat avec Didi Chuxing, principale plate-forme de transport par application mobile en Chine.
Au Japon, Nissan souhaite lancer Easy Ride au début de la prochaine décennie, si possible lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2020, dont Shinzo Abe, le premier ministre, aimerait faire la vitrine des innovations des groupes nippons. Difficile, pourtant, de dire si...




                        

                        


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La Banque de France s’aventure dans l’univers start-up

Avec son « Lab », l’institution a sélectionné huit jeunes pousses avec lesquelles elle mènera des projets dans différents domaines, tels que l’intelligence artificielle, les objets connectés ou la réalité virtuelle.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 12h20
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Les férus du bitcoin en sont convaincus : la cryptomonnaie permettra un jour de court-circuiter les banques centrales à grande échelle. Mais celles-ci n’ont pas dit leur dernier mot. Depuis quelques mois, la Banque de France teste elle aussi la blockchain, cette technologie permettant de transférer des informations sans intermédiaire, sur laquelle repose le bitcoin. « Nous menons aussi plusieurs expérimentations dans l’intelligence artificielle, les objets connectés et la réalité virtuelle », égrène Alexandre Le Douaron, dynamique responsable du « Lab » de l’institution. Celle-ci vient de sélectionner huit start-up avec lesquelles elle mènera des projets dans ces différents domaines. En mai, le Lab, créé en juin 2017, s’installera dans un nouvel espace de 350 m2 au 115, rue Reaumur, dans le 2e arrondissement de Paris.
Voilà qui tranche avec l’image un peu poussiéreuse de la Banque de France, vénérable institution aux 12 000 salariés, fondée en 1800 sous le Consulat. En 2016, sous l’impulsion de son gouverneur François Villeroy de Galhau, elle a commencé sa conversion au high-tech. L’idée : « Transformer les modes de travail et la culture d’entreprise, anticiper l’impact des nouvelles technologies sur nos métiers », résume Thierry Bedoin, responsable de la transformation digitale.
Ce n’est pas une mince affaire, lorsque l’on sait que la Banque de France est à la fois chargée d’imprimer des billets, de gérer les dossiers de surendettement, de surveiller le système financier et surtout, d’appliquer la politique monétaire définie par la Banque centrale européenne, dont elle fait partie. A l’heure où les fintech révolutionnent le monde bancaire, rester à la page de l’innovation digitale et financière est un enjeu vital.
« Un outil précieux »
Le département de M. Bedoin, « la digit », s’emploie à bousculer les codes de la maison, où les habitudes sont un peu figées. Pas toujours simple. Mais les choses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Après la grève de jeudi, pour réclamer une hausse générale de 6 % des salaires, l’intersyndicale menace de durcir le conflit, faute de négociations avec la direction.
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Conflit à Air France : les syndicats appellent à la discussion

Après la grève de jeudi, pour réclamer une hausse générale de 6 % des salaires, l’intersyndicale menace de durcir le conflit, faute de négociations avec la direction.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 12h13
    |

            Guy Dutheil








                        



   


« Ce n’est que le début », prévient le tract de l’intersyndicale des dix organisations d’Air France (FO, SNPNC, CGT, UNSA, SPAF, SNPL, Alter, SUD, CFTC, SNGAF), au lendemain de la grève du 22 février. Pour ces syndicats, la première journée a été « un grand succès ». Sandrine Techer, secrétaire de section du Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC), se fait même lyrique : « Cela a été une belle journée, qui sera inscrite dans l’histoire du syndicalisme » d’Air France.
Pour la première fois depuis 1993, dix organisations représentant toutes les catégories de personnels, des pilotes aux hôtesses en passant par les salariés au sol, avaient appelé ensemble à une journée de grève. Selon les décomptes des syndicats, « plus de 300 vols ont été annulés jeudi », se félicite Mme Techer. Dans le détail, plus de 56 % des vols court et moyen-courriers ont été annulés, de même que 51 % des long-courriers.

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Réunion des syndicats le 5 mars
Mais, pour l’intersyndicale, le combat continue. « La balle est dans le camp de la direction », analyse la représentante syndicale. Pour l’heure, cette supplique reste un vœu pieu. « Il n’y a aucune prise de contact avec la direction », se désole Sandrine Techer. 
A l’augmentation générale des salaires de 6 %, réclamée par les syndicats, Air France oppose « la nécessité de maintenir un équilibre réaliste entre la rétribution des efforts de chacun et le maintien de conditions économiques permettant les investissements pour la croissance ». In fine, avait laissé entendre Air France, les revendications des syndicats pourraient au total éponger la presque totalité des bénéfices de la compagnie en 2017, qui ont atteint 590 millions d’euros.
Toutefois, la fermeté de la direction pourrait pousser l’intersyndicale à renforcer son action. Air France doit revenir à la table des négociations « si elle ne veut pas d’un deuxième conflit. Faute d’avancées de la direction, le mouvement va se durcir », prévient Mme Techer. Les dix organisations qui composent l’intersyndicale ont prévu de se réunir à nouveau le 5 mars. Avec ce délai, « nous laissons à Air France le temps de réfléchir », indique Philippe Evain, président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL).
Sans attendre, les pilotes se préparent déjà à un éventuel conflit de longue durée. Le SNPL a lancé, jusqu’au 14 mars, une consultation auprès de ses adhérents pour obtenir leur feu vert pour appeler à des grèves de plus de cent quarante-quatre heures cumulées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ « Manger local » n’est pas une fin en soi, mais un moyen vers d’autres fins. Or, vantée par tous les bords politiques, mise en avant par les supermarchés, la notion a été dévoyée, souligne la géographe Flaminia Paddeu.
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« On peut manger du local plein de pesticides »

« Manger local » n’est pas une fin en soi, mais un moyen vers d’autres fins. Or, vantée par tous les bords politiques, mise en avant par les supermarchés, la notion a été dévoyée, souligne la géographe Flaminia Paddeu.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 12h00
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            
Flaminia Paddeu, enseignante-chercheuse en géographie à l’université Paris-XIII, travaille sur l’engagement associatif environnemental et alimentaire en France et aux Etats-Unis. Elle est l’auteure de « Manger local. Leurres et promesses », publié dans la revue Vacarme (n° 81, octobre 2017).
Le Salon de l’agriculture se tient à Paris jusqu’au dimanche 4 mars. « Manger local » est-il toujours une piste pour résoudre les problèmes posés par le système agricole (pollution, appauvrissement des sols, etc.) ?
A l’origine de l’idée de manger local, il y a un projet radical et alternatif qui s’oppose aux systèmes de production de l’agro-industrie et de la grande distribution. Il s’agit de renforcer les liens entre producteurs et consommateurs, de soutenir l’économie locale en favorisant les échanges entre personnes d’un même territoire, d’éviter la dépendance envers des systèmes mondialisés et de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport alimentaire.
Pour autant, malgré les vertus qui lui sont associées, le local n’est pas une échelle intrinsèquement progressiste. Deux exemples le montrent. Premièrement, « manger local » est récupéré par des tendances politiques opposées : lors de la campagne présidentielle de 2017, tous les candidats, y compris d’extrême droite, ont pris position en faveur des circuits courts, certains s’engageant à soutenir les producteurs, d’autres les consommateurs. Aussi, manger local n’est plus systématiquement clivant politiquement. Deuxièmement, ce mot d’ordre est récupéré par les enseignes de la grande distribution. Celles-ci capturent les valeurs positives associées au manger local : la proximité, le lien avec les producteurs, l’écologie. Désormais, les acteurs de l’économie capitaliste en font un nouveau front de profit, tout en captant des bénéfices importants pour leur image. C’est ainsi que des supermarchés installent de l’agriculture urbaine sur leur toit : un Carrefour en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le leader français du paratonnerre a inauguré à Douai un centre de recherche privé consacré à la foudre.
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Indelec, le business du « coup de foudre »

Le leader français du paratonnerre a inauguré à Douai un centre de recherche privé consacré à la foudre.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h53
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

Après les clairs de lune à Maubeuge, les coups de foudre à Douai. Dans le nord de la France, l’entreprise familiale Indelec conçoit, fabrique et installe des paratonnerres depuis soixante ans. Une activité de niche, mais qui, au regard du million d’impacts de foudre enregistrés – et des 20 à 40 personnes tuées – chaque année sur le sol français, représente un business à part entière. Indelec compte plus de 130 000 paratonnerres dans le monde.
C’est en 1955 qu’un jeune commercial, Louis Lefort, le père de l’actuel PDG, apprend qu’un fabricant de paratonnerre belge est à la recherche d’un distributeur en France. Louis Lefort se lance, essentiellement pour installer le matériel sur les clochers des églises. Les années passent. Le fabricant belge cesse son activité, mais le patron nordiste décide de poursuivre l’aventure en fabriquant lui-même les structures de protection contre la foudre.
L’entreprise protège des sites réputés comme le château de Versailles, l’Hôtel-Dieu, à Lyon, ou encore l’Assemblée nationale, à ­Paris
Au bout de vingt d’ans, il crée un service d’export et effectue ses premières ventes au niveau international. Surtout, en 1986, Indelec invente le Prevectron, un paratonnerre à dispositif d’amorçage devenu, au fil du temps, la principale méthode de protection ­contre la foudre. Arnaud Lefort, le fils aîné, rejoint alors la PME de dix salariés. L’entreprise régionale poursuit le développement de son activité à l’étranger. « En Afrique centrale et en Asie du Sud-Est, il y a de nombreux pays foudroyés où ça tape et ça casse », explique Arnaud Lefort, aujourd’hui patron de la société.
Dans le monde, on recense pas moins de 1,2 milliard d’impacts de foudre chaque année. Indelec sillonne donc la planète. Les salariés douaisiens protègent des sites prestigieux, tels que l’Acropole d’Athènes, la tour de Londres ou le temple d’Angkor Vat, au Cambodge. Cela leur permet de tirer leur épingle du jeu dans ce marché mondial –...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers pour un accord d’ici à début mars.
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Les négociations entre l’Europe et le Mercosur patinent

Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers pour un accord d’ici à début mars.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h44
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

A l’avant-veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron, protecteur mais ferme, a promis aux exploitants et aux éleveurs étranglés par les dettes qu’il ne leur mentirait pas. La mondialisation qui les effraie tant est en marche et rien ne peut arrêter sa course. Inutile de vilipender les négociations en cours pour signer un accord de libre-échange entre les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l’Union européenne (UE).
« Ça fait combien de temps que dans le bœuf c’est difficile ? Qui peut dans les yeux me dire que c’est le Mercosur la cause de son problème ? Personne ! Personne ! », a martelé le chef d’Etat, jeudi 22 février, face aux agriculteurs en colère.
Assumant l’idée que la meilleure défense est l’attaque, Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers afin d’obtenir un accord d’ici à début mars et la fin du round des négociations en cours à Asuncion, au Paraguay. Une gageure. « Les choses avancent vite, les débats sont agités, mais il semble très improbable d’obtenir une signature d’ici à la fin de la semaine », estime une source brésilienne proche des négociations. « Il y a plus d’excitation en France sur le sujet que chez les négociateurs », confirme un diplomate bruxellois.

Les sujets d’accrochages sont nombreux. En particulier avec le Brésil. L’Europe a déjà fait des efforts significatifs, notamment sur les quotas de bœufs, relevant à près de 100 000 tonnes par an les exportations du Mercosur, progressivement exonérées de taxes. Au-delà, la France ne suit plus. En échange de cette concession, Bruxelles exige la reconnaissance des appellations d’origine contrôlée (AOC) : un label qui interdit à un fromage fabriqué sous les tropiques d’être vendu sous le nom de « camembert » ou à un vin produit dans le Nordeste de s’étiqueter « bordeaux ».
« Réflexes nationalistes »
« Ce point reste critique », confie notre source brésilienne....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Cette société familiale, spécialisée dans l’entreposage, le conditionnement et le transport, est passée de 12 employés à 25 000. Elle recrute massivement.
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En 50 ans, la formidable expansion de FM Logistic

Cette société familiale, spécialisée dans l’entreposage, le conditionnement et le transport, est passée de 12 employés à 25 000. Elle recrute massivement.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h32
    |

                            Nicolas Bastuck (Metz, correspondant)








                        



                                


                            

Directrice des valeurs et des relations entre actionnaires. « Oui, je sais, mon titre est atypique », dit en souriant Marie-Laure Faure, l’une des dirigeantes et administratrices du groupe FM Logistic. Cette société familiale, qui vient de fêter son 50e anniversaire, emploie 25 000 personnes dans quatorze pays et sur trois continents, pour un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros (+ 10 % en 2017).
data scientist (« scientifique des données »), 500 postes sont à pourvoir, rien qu’en France
L’intégralité du capital est détenue par les descendants des fondateurs, les frères Faure (Claude et Edmond) et Jean-Marie Machet, deux familles de transporteurs lorrains qui, à la faveur d’un mariage en 1967, ont eu la bonne idée d’unir leurs destins.
Spécialisée dans l’acheminement de grumes de bois, la société Faure & Machet employait à ses débuts douze salariés et comptait sept camions. On mesure le chemin parcouru quand on sait que l’entreprise, devenue l’une des championnes françaises de la logistique internationale, recrutera cette année… 2 000 personnes en Europe, en Chine, au Brésil et en Inde. Du cariste au data scientist (« scientifique des données »), 500 postes sont à pourvoir, rien qu’en France.
« La première génération nous a passé le flambeau. Nous nous sommes partagé les responsabilités et nous nous préparons, à notre tour, à transmettre la société à nos enfants », témoigne Marie-Laure Faure, 52 ans, dont la mission ­consiste précisément à « organiser la suite ». FM Logistic, dont le siège se trouve toujours à Phalsbourg (Moselle), compte trente actionnaires issus des trois familles.
« L’enjeu, c’est la pérennité »
« Nous voulons rester indépendants, car nous travaillons sur le long terme. L’enjeu, c’est la pérennité, insiste Jean-Christophe Machet, président du comité exécutif. Le boulot de Marie-Laure [sa cousine] consiste à faire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Henri Dollet, éleveur dans la Nièvre, a envoyé un courrier au « Monde ». A travers son cas personnel, il alerte sur la précarité des agriculteurs.
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« Nous sommes dépendants des subventions », témoigne un éleveur

A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Henri Dollet, éleveur dans la Nièvre, a envoyé un courrier au « Monde ». A travers son cas personnel, il alerte sur la précarité des agriculteurs.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h31
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Henri Dollet, éleveur à Millay (Nièvre), nous a envoyé un courrier pour témoigner sur « le juste prix ». « Alors que les Etats généraux de l’alimentation sont terminés et que M. le Président Emmanuel Macron veut redonner du “printemps aux agriculteurs” avec la prochaine loi d’orientation agricole, nous sommes toujours dans la “panade” et le serons toujours demain », écrit-il. « Personne n’en parle, mais aujourd’hui, un agriculteur est dépendant des subventions, et ce ne sont pas les quelques centimes d’euros supplémentaires au litre de lait, kilogramme de viande, quintal de blé, et autres qui vont compenser celles-ci », affirme-t-il.
M. Dollet, non syndiqué, évoque son cas personnel. Sur une exploitation de 96 hectares, il possède un troupeau de 80 vaches allaitantes charolaises qui produisent des veaux, 15 vaches de réforme (destinées à l’abattage) et un cheptel de 80 brebis. ll cultive des céréales et des oléagineux pour l’alimentation de ses animaux. Selon ses calculs, il produit l’équivalent de plus de 9 200 kg de viande par an.

Un revenu mensuel net de 105 euros
En 2016, année où les prix ont été particulièrement déprimés, cette activité d’élevage lui a rapporté un revenu mensuel net de 105 euros. Parallèlement, il a touché un volume d’aide global de 35 000 euros. Si ces aides européennes étaient supprimées, il faudrait, selon lui, revaloriser le prix de la viande de 3,79 euros le kilo en guise de compensation. Partant d’un prix de 4,90 euros pour un paquet de quatre steaks hachés, il calcule qu’il faudrait le payer 6,4 euros, soit une augmentation de 30 % pour le consommateur.
M. Dollet met donc en garde les ministres de l’agriculture européens pour qu’ils « ne soldent pas le budget de la PAC [politique agricole commune], alors que les discussions sur l’après-2020 sont en cours à Bruxelles » et que la prime ICHN (indemnité compensatoire de handicaps naturels) est en passe d’être redistribuée en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Li Shufu, propriétaire du groupe automobile Geely, a dépensé 7,2 milliards d’euros pour acquérir près de 10 % des parts du constructeur allemand.
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Un milliardaire chinois devient premier actionnaire de Daimler

Li Shufu, propriétaire du groupe automobile Geely, a dépensé 7,2 milliards d’euros pour acquérir près de 10 % des parts du constructeur allemand.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h18
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

C’est une petite révolution dans le monde de l’automobile. Le constructeur allemand Daimler, inventeur du moteur à essence il y a cent trente ans, devient en partie chinois. Vendredi 23 février, le milliardaire Li Shufu, propriétaire du groupe automobile chinois Geely, a déboursé 7,2 milliards d’euros pour entrer au capital de Daimler, dont il détient à présent un peu moins de 10 % des parts (9,69 %). Signe d’une époque où la République populaire s’est hissée au rang de premier marché automobile mondial, un groupe chinois devient le plus gros actionnaire de Daimler, lui-même premier constructeur haut de gamme du monde.
Pour Geely, entrer au capital de Daimler représente un nouveau trophée. Le groupe, qui construit des voitures depuis vingt ans en Chine, s’est illustré ces dernières années par une série de rachats spectaculaires dans le secteur automobile. Il possède le constructeur malaisien Proton, la marque de sport britannique Lotus, le constructeur des taxis londoniens The London Taxi Company, ainsi que, la marque suédoise Volvo, depuis 2010.

Début février, il avait officialisé son intention d’entrer au capital du constructeur allemand, avec qui il est en négociations depuis plusieurs mois. Il a acheté le paquet d’actions directement sur le marché. Les choses avaient pourtant mal commencé entre Daimler et Geely. Li Shufu, propriétaire et fondateur du groupe, est surnommé en Chine « le constructeur fou » depuis qu’il a tenté de mettre sur le marché… une pâle copie d’une Mercedes, ce qui lui avait valu une plainte de l’allemand pour violation de la propriété intellectuelle.
Malgré cet épisode, les relations entre les deux parties semblent aujourd’hui au beau fixe. Daimler s’est « réjoui », vendredi soir, de l’arrivée dans son capital d’un actionnaire « qui privilégie une approche à long terme ». La précision est de taille. Contrairement à BMW, Daimler ne dispose pas, dans son capital, d’une famille...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ De nombreux projets se sont montés pour aider les éleveurs à sortir de la guerre des prix avec les distributeurs.
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Les initiatives se multiplient pour mieux valoriser la brique de lait

De nombreux projets se sont montés pour aider les éleveurs à sortir de la guerre des prix avec les distributeurs.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h15
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Mont Lait, Les 30 fermes de Cant’Avey’Lot, Laitik L’Authentik, Centre Val de Loire, FaireFrance, Equilait 72 et, bien sûr, C’est qui le patron ?! : les initiatives destinées à mieux valoriser la brique de lait se multiplient dans les supermarchés. Des tentatives pour sortir de la guerre des prix, source de tarifs non rémunérateurs pour les éleveurs laitiers. Le dernier projet en date n’est pas le moins médiatique.
Intermarché, après avoir largement communiqué à propos de ses promotions à prix cassés sur les pots de Nutella pour donner l’image d’une enseigne bon marché, a souhaité se refaire une virginité en mettant en avant son engagement auprès d’un groupe d’éleveurs. Sous la marque « Les éleveurs vous disent merci », la brique de lait demi-écrémé est vendue à 0,88 euro, dont la moitié est reversée à l’agriculteur, payé donc 44 centimes le litre.
La laiterie Saint-Père, à Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique), touche 22,52 % de la somme payée par le consommateur et le distributeur, 21,98 %. Petit détail qui a son importance : ladite laiterie appartient à Intermarché et l’enseigne limite l’offre à 5 millions de litres par an. Cela ne représente qu’une partie de la production des 136 éleveurs qui approvisionnent cette laiterie, mais c’est une manière de donner des gages au gouvernement à l’issue des Etats généraux de l’alimentation.

Beaucoup d’autres marques, elles, s’appuient sur la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH). Sise dans le Loiret, cette société indépendante, dirigée par Emmanuel Vasseneix, a, dès 2012, mis en briques le lait de FaireFrance. Un label lancé par des éleveurs répartis sur tout le territoire et qui avaient choisi de sortir par le haut après avoir bu la tasse à la suite de la crise laitière de 2009.
Démarche collective
D’autres éleveurs ont suivi cette voie, à l’image des 30 fermes de Cant’Avey’Lot ou de Centre Val de Loire, qui jouent la carte de l’approvisionnement local et ont aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Répondre aux défis de l’agriculture par le numérique : c’est le pari d’un nombre croissant de start-up françaises, dans un secteur en plein essor.
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Salon de l’agriculture : l’AgTech, de plus en plus présente dans les fermes

Répondre aux défis de l’agriculture par le numérique : c’est le pari d’un nombre croissant de start-up françaises, dans un secteur en plein essor.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h07
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Sur son site, SAP se décrit comme le « leader du marché des applications d’entreprise, [qui] aide les sociétés à générer de nouvelles opportunités d’innovation et de croissance ». L’éditeur de logiciels compte parmi ses clients les plus grandes multinationales, qui, comme lui, affichent des chiffres d’affaires en dizaine de milliards. L’allemand s’est pourtant laissé convaincre de tenir un stand au Salon international de l’agriculture. « C’est la première fois qu’un aussi gros acteur du numérique est présent », se félicite la directrice du salon, Valérie Le Roy.
Le stand de SAP sera installé tout à côté de l’espace « Agriculture 4.0 », qui accueille les acteurs de l’AgTech : des entreprises ou des start-up qui s’appuient sur les dernières technologies et le numérique pour créer de nouveaux débouchés dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Chaque année, elles sont plus nombreuses. « La première année, en 2016, explique Mme Leroy, on avait un espace de 90 mètres carrés pour 5 sociétés, cette année elles seront une vingtaine sur presque 500 mètres carrés. » Avec des solutions très différentes à proposer : robots de désherbage, capteurs connectés pour les champs, logiciel pour organiser les circuits courts de distribution…

Cofondateur d’Agriconomie, une plate-forme de vente en ligne d’engrais, semences et matériels agricoles, Paolin Pascot sera également présent en tant que président de La Ferme digitale, une association qui veut « promouvoir l’innovation et le numérique pour une agriculture performante et durable ». A l’en croire, « c’est un secteur en plein progrès, en France comme à l’international. Ça a commencé il y a cinq, six ans, et depuis trois, quatre ans, on assiste à une accélération. Qu’on regarde le nombre de start-up, d’incubateurs ou de fonds d’investissement dédiés qui se créent, tout témoigne d’un essor de la filière ».
« Réduire la pénibilité »
Même constat...




                        

                        


<article-nb="2018/02/25/18-20">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La menace pesant sur la récolte de soja en Argentine a fait bondir le cours de l’oléagineux de près de 20 % depuis janvier. Le colza suit peu ou prou la même tendance.
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Soja, colza : même combat !

La menace pesant sur la récolte de soja en Argentine a fait bondir le cours de l’oléagineux de près de 20 % depuis janvier. Le colza suit peu ou prou la même tendance.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h06
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique matières premières. Le soja s’échauffe au rythme d’un tango endiablé. Depuis début janvier, le mercure qui grimpe et les maigres précipitations font souffrir les plantations de ce haricot oléagineux en Argentine. Or, ce pays est le principal exportateur de cet aliment riche en protéines, qui non seulement est de plus en plus plébiscité par les végétariens mais reste, aussi, paradoxalement, un ingrédient-clé de la pitance des bovins et des volailles dans les élevages.
Cette menace sur la récolte a fait s’enflammer le cœur des spéculateurs. Depuis le début de l’année, ils en pincent pour le tourteau de soja. Au point d’en faire la matière première la plus prisée du moment. Son cours a bondi de près de 20 % depuis janvier. D’autant que les investisseurs tablent sur un appétit accru des Chinois pour la viande, entraînant une hausse de la demande.
Le soja est aussi sous la pression d’une guerre commerciale. Lave-linge et panneaux solaires, contre sorgho voire soja. Ou œil pour œil, dent pour dent, entre les Etats-Unis et la Chine. En janvier, Donald Trump a décidé d’augmenter les taxes à l’importation sur les machines à laver et les panneaux made in China. En novembre, il avait déjà lancé une enquête sur les importations de feuilles d’aluminium en provenance de Chine.

Les éleveurs français inquiets
L’ex-empire du Milieu n’a pas tardé à sortir à son tour la boîte à gifles. Début février, il a lancé une enquête antidumping sur les importations de sorgho américain. Sachant que la Chine a importé, en 2017, 4,8 millions de tonnes de sorgho pour un montant de 1 milliard de dollars (812 millions d’euros). Et que le premier Etat producteur de sorgho n’est autre que le Kansas, qui a massivement voté pour M. Trump. Maintenant, la Chine étudierait l’extension des mesures de restrictions d’importations au soja américain, qui ont pesé la bagatelle de 13,9 milliards de dollars. La vengeance est un plat...




                        

                        

