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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La chancelière a notamment décidé de nommer Jens Spahn, son principal opposant au sein de son parti, au poste de ministre de la santé.
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Allemagne : Merkel dévoile les noms des ministres du gouvernement de coalition issus de son parti

La chancelière a notamment décidé de nommer Jens Spahn, son principal opposant au sein de son parti, au poste de ministre de la santé.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h53
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


La meilleure façon de neutraliser un adversaire est d’en faire son obligé. C’est sans doute avec cette idée en tête qu’Angela Merkel a décidé de confier à Jens Spahn le portefeuille de la santé dans son prochain gouvernement. Révélée samedi 24 février dans la soirée par plusieurs médias allemands dont Bild, la Süddeutsche Zeitung et l’agence DPA, la nomination de celui qui incarne l’opposition à la chancelière au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) doit être officiellement annoncée par Mme Merkel, dimanche en fin d’après-midi, lors d’une réunion de la direction de son parti.
A cette occasion, doivent être également dévoilés les noms des autres ministres qui ont été réservés à la CDU dans le « contrat de coalition » scellé, le 7 février, avec le Parti social-démocrate (SPD).

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A vrai dire, la nomination de M. Spahn au gouvernement était attendue. Depuis la signature du « contrat de coalition », dont on saura le 4 mars s’il est approuvé par une majorité des 463 723 adhérents du SPD, la colère grondait à la CDU en raison notamment de la décision de Mme Merkel de céder le ministère des finances aux sociaux-démocrates.
Voyant dans ce geste la preuve d’une perte d’autorité de la chancelière, plusieurs de ses rivaux en interne ont estimé que le moment était venu de conclure avec elle une sorte de marché. En gros, lui ont-ils fait savoir, ils seront sommes prêts à valider le « contrat de coalition » lors du congrès de la CDU prévu le 26 février à Berlin, mais à condition qu’elle leur fasse de la place au gouvernement.
Désaccord profond entre Spahn et Merkel
Message entendu, leur avait répondu Mme Merkel. Invitée sur le plateau de la ZDF, le 11 février, la chancelière s’est engagée à ce que le prochain cabinet « reflète toutes les tendances » de la CDU, et accueille « des plus jeunes mais aussi de l’expérience ». Le jour même, dans une interview au journal autrichien Die Presse, Jens Spahn avait expliqué que la CDU n’était pas « une monarchie où l’on décide soit même de sa succession » et que le parti comptait « partout des gens très bien » pour incarner l’après-Merkel.
Quinze jours plus tard, voilà donc M. Spahn ministre de plein exercice. Elu pour la première fois au Bundestag en 2002, à l’âge de 22 ans, le député de Steinfurt-Borken (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), une circonscription proche de la frontière avec les Pays-Bas, avait été nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances, Wolfgang Schäuble, en 2015.
S’il s’est montré très sévère vis-à-vis de la politique d’accueil des réfugiés décidée par la chancelière cette année-là, son désaccord avec elle est en réalité bien plus profond. Dans son parti, M. Spahn fait en effet partie de ceux qui estiment que Mme Merkel a trop rapproché la CDU du SPD, au risque de perdre une partie de son électorat traditionnel. Une analyse confirmée, à ses yeux, par les élections législatives du 24 septembre 2017, lors desquelles la CDU a perdu environ un million de voix au profit du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) et près d’un million et demi au profit du Parti libéral-démocrate (FDP).

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Nomination de deux fidèles de Merkel
En nommant M. Spahn au ministère de la santé, un domaine qu’il connaît bien pour avoir en avoir été le responsable au groupe CDU du Bundestag de 2009 à 2015 – ce qui lui valut à l’époque d’être accusé de conflits d’intérêts en raison de ses liens avec une société de lobbying spécialisée dans le secteur pharmaceutique –, la chancelière envoie donc un signal clair en direction de l’aile libérale-conservatrice de son parti, à la veille du congrès de lundi. Un rendez-vous au cours duquel les 1 000 délégués de la CDU doivent approuver le « contrat de coalition » et ratifier la décision annoncée par Mme Merkel, le 19 février, de nommer l’une de ses fidèles, Annegret Kramp-Karrenbauer, l’ex-ministre-présidente de la Sarre, comme secrétaire générale de la CDU.

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Une autre nomination devrait être appréciée par l’aile libérale-conservatrice de la CDU : celle de Julia Klöckner au ministère de l’agriculture, un secteur qu’elle connaît bien elle aussi pour y avoir été secrétaire d’Etat de 2009 à 2011. Agée de 45 ans, la chef de file de la CDU en Rhénanie-Palatinat fut ces dernières années une avocate résolue du projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Elle est également connue pour ses prises de position contre l’avortement et pour l’interdiction de la recherche sur les cellules-souches embryonnaires.
Sauf surprise, Mme Merkel devrait également annoncer, dimanche, le maintien de deux de ses fidèles dans son prochain gouvernement. Ursula von der Leyen, d’abord, au ministère de la défense, poste qu’elle occupe depuis 2013. Peter Altmaier, ensuite, qui devrait récupérer le portefeuille de l’économie après avoir été pendant quatre ans le plus proche collaborateur de Mme Merkel en tant que ministre de la chancellerie et qui, depuis octobre 2017, assurait l’intérim de M. Schäuble au ministère des finances après l’élection de celui-ci à la présidence du Bundestag.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La compagnie aérienne United Airlines, le loueur de voitures Hertz ou encore la First National Bank ont décidé de mettre un terme aux partenariats qui les liaient avec le puissant lobby des armes.
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Après la tuerie de Floride, des grandes entreprises américaines prennent leurs distances avec la NRA

La compagnie aérienne United Airlines, le loueur de voitures Hertz ou encore la First National Bank ont décidé de mettre un terme aux partenariats qui les liaient avec le puissant lobby des armes.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 15h20
   





                        



   


Les lignes sont-elles en train de bouger ? Depuis la tuerie dans un lycée de Floride qui a fait dix-sept morts, le 14 février, plusieurs grandes entreprises américaines ont pris leurs distances avec les fabricants d’armes aux Etats-Unis.
Depuis l’attaque du lycée Marjory-Stoneman-Douglas de Parkland, mené avec un fusil d’assaut de type AR-15, la pression populaire a poussé plusieurs sociétés américaines à revoir leurs partenariats avec le puissant lobby des armes états-unien, la National Rifle Association (NRA).

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Le loueur de voitures Hertz, qui proposait des réductions liées à un partenariat avec la NRA a annoncé, par le biais de son compte Twitter, que cette offre avec le lobby des armes avait pris fin. Les sociétés de location Enterprise (Alamo, National) et Rent a Car ont, elles aussi, rompu leurs liens avec la NRA, tout comme le site de voitures d’occasion TrueCar.

We have notified the NRA that we are ending the NRA’s rental car discount program with Hertz.— Hertz (@Hertz)


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Les uns après les autres, des groupes majeurs, comme les assureurs américains Metlife et Chubb, mais aussi la société de sécurité informatique Symantec, ont fait de même.

We value all our customers but have decided to end our discount program with the NRA.— MetLife (@MetLife)


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Dans la plupart des cas, ces partenariats reposaient sur de multiples avantages accordés à des membres de la NRA souhaitant, par exemple, louer une voiture, prendre l’avion ou obtenir une assurance spécifique.

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« Les réactions des clients nous ont poussés à revoir nos relations avec la NRA », a tweeté First National Bank of Omaha, un des plus gros émetteurs de cartes de crédit aux Etats-Unis, en réponse à des dizaines d’utilisateurs de Twitter qui l’interpellaient. Samedi, ce sont les compagnies aériennes Delta Air Lines et United Airlines qui ont annoncé sur Twitter supprimer les réductions accordées jusque-là aux membres de la NRA. Elles ont demandé dans des communiqués distincts au lobby des armes de supprimer de son site les informations sur leurs tarifs préférentiels.
Bank of America, l’une des plus importantes du pays, n’a, de son côté, pas tout de suite rompu ses partenariats mais a fait savoir qu’elle réexaminait ses relations avec les fabricants d’armes.
« Nous nous joignons à d’autres groupes de notre secteur pour voir ce que nous pouvons faire pour arrêter la tragédie des fusillades meurtrières », a fait savoir la banque à l’Agence France-Presse. Elle va donc « contacter le nombre limité de ses clients qui fabriquent des fusils d’assaut à usage non militaire pour voir comment ils peuvent contribuer à cette responsabilité partagée. »
Changement de dynamique
« Il y a [actuellement] beaucoup de réactions hostiles » envers l’industrie des armes, explique à l’AFP Jeff Pistole, un vendeur d’armes de l’Arkansas (sud). « Au départ, les gens [fabricants] se disaient “avec Trump président, nous ne sommes pas inquiets” d’un durcissement de la réglementation sur les armes. » Mais la dynamique a changé, selon lui, depuis l’attaque menée par un jeune homme de 19 ans contre son ancien lycée.
Traditionnellement, les ventes d’armes bondissent aux Etats-Unis après une fusillade par crainte d’un resserrement de la réglementation, mais la demande retombe souvent aussitôt parce que les condamnations politiques ne sont pas suivies par des mesures concrètes, résume M. Pistole.

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Mais cette fois-ci, certains élèves rescapés sont devenus en quelques jours les figures d’un mouvement national spontané qui interpelle les élus afin qu’ils agissent pour durcir la législation sur les armes.
Chute en bourse
Les actions des fabricants d’armes en sont affectées à Wall Street : le titre de Sturm Ruger a perdu 4 % de sa valeur en Bourse depuis le 14 février, celui d’American Outdoor Brands, connu par le passé sous le nom Smith & Wesson, a abandonné 5,8 % et Vista Outdoor Inc, spécialiste des munitions, 6,1 %. La société d’investissements américaine BlackRock, un des gros actionnaires d’American Outdoor Brands, Sturm Ruger et Vista Outdoor, a fait savoir qu’elle allait discuter de la fusillade de Floride avec les trois fabricants.

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Ces pressions tombent au plus mal pour le secteur qui traverse une période difficile, marquée par des suppressions d’emplois et des réductions d’activité dans les usines. Plombée par une dette colossale, Remington Outdoor, société fondée il y a plus de deux cents ans, envisage de déposer le bilan dans les prochains jours.
Sturm Ruger a supprimé en 2017 environ 700 emplois, soit 28 % de ses effectifs. Son chiffre d’affaires a chuté de 22 % et son bénéfice de 40 %, en raison d’une baisse du prix des armes. L’industrie pâtit de stocks importants amassés avant novembre 2016 dans la crainte d’une victoire d’Hillary Clinton, favorable à des lois plus restrictives sur les armes, selon les experts.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a estimé que la résolution de l’ONU « est un premier pas indispensable ».
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Syrie : le gouvernement souhaite que la trêve humanitaire s’applique « dès aujourd’hui »

Quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a estimé que la résolution de l’ONU « est un premier pas indispensable ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h26
   





                        


Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a souhaité dimanche, lors de l’émission « Questions politiques », que la trêve humanitaire demandée par l’ONU samedi puisse être « mise en œuvre dès aujourd’hui », quelques heures après de nouveaux bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale.
« Les bombardements ont continué ce matin, [la résolution de l’ONU] a été votée hier soir. C’est un premier pas et il faudra faire en sorte qu’elle puisse être […] mise en œuvre dès aujourd’hui. »

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Dans ce texte adopté à l’unanimité samedi après de longues négociations, le Conseil de sécurité demande la mise en place d’un cessez-le-feu de trente jours en Syrie pour permettre la distribution d’aide humanitaire et l’évacuation des blessés.
Ignorant cet appel, le régime de Bachar Al-Assad a continué de mener des frappes aériennes et des tirs d’artillerie sur plusieurs localités de la Ghouta orientale, dernier fief rebelle aux portes de Damas visé, depuis le 18 février, par une campagne de bombardements particulièrement meurtrière, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Entretien entre Macron, Merkel et Poutine
Le président de la République, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, devaient s’entretenir dans la journée avec le président russe, Vladimir Poutine, sur l’application de la trêve en Syrie, a rappelé M. Griveaux.
« Il y avait des discours, désormais on a une résolution adoptée à l’unanimité au Conseil de sécurité des Nations unies. Donc on est passé à une étape importante de notre diplomatie. Est-ce que ça règle tous les problèmes ? Non. Est-ce que d’un coup de baguette magique la situation du peuple syrien, qui vit ce drame depuis sept ans, va s’arrêter ? Non. Mais c’est un premier pas qui était indispensable. »
Interrogé sur les mesures de rétorsion promises par la France en cas d’utilisation d’armes chimiques en Syrie, M. Griveaux a réaffirmé que « si la ligne rouge est franchie, (…) des sanctions seront prises », tout en soulignant qu’une « commission d’enquête internationale » pour en apporter la preuve avait « été demandée ».
« Aujourd’hui, nous n’avons pas, de manière établie par nos services, la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles », avait affirmé le président de la République, le 14 février, devant l’Association de la presse présidentielle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ La piste d’un crime crapuleux serait privilégiée par les proches de M. Saleh qui précisent néanmoins que ce dernier « se sentait particulièrement menacé ces dernières semaines ».
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L’ancien argentier de Kadhafi, Bechir Saleh, visé par des tirs à Johannesburg

La piste d’un crime crapuleux serait privilégiée par les proches de M. Saleh qui précisent néanmoins que ce dernier « se sentait particulièrement menacé ces dernières semaines ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 13h44
    |

            Joan Tilouine et 
Simon Piel








                        


L’ancien argentier du régime de Mouammar Kadhafi, Bechir Saleh, homme-clé de l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a été victime d’une agression violente, vendredi 23 février, sur la route de l’aéroport de Johannesburg alors qu’il rentrait d’un déplacement au Zimbabwe.
« Ce serviteur de la Libye en réserve », comme il s’était lui-même qualifié lors d’une rencontre avec Le Monde en septembre 2017, a essuyé des tirs alors qu’il se trouvait dans sa voiture en compagnie de son chauffeur. Gravement blessé, il a été hospitalisé à l’hôpital de Milpark, mais ses jours ne seraient pas en danger. Son avocat en France, Eric Moutet, a confirmé au Monde l’agression.

        Lire l’enquête du « Monde » :
         

          Bechir Saleh, le Libyen qui en savait trop



Malgré la personnalité de l’intéressé, son parcours et les nombreux secrets qu’on lui prête, son entourage se refusait toutefois à envisager qu’il ait été visé directement, même si le spectre de Choukri Ghanem est dans toutes les têtes. L’ancien ministre du pétrole libyen, qui consignait tout dans ses carnets, avait été retrouvé mort « noyé » dans le Danube, entre les deux tours de l’élection présidentielle française de 2012.
Sollicité par la justice française dans l’affaire du financement libyen de Sarkozy
La route de l’aéroport est réputée dangereuse et d’ailleurs, précise-t-on au Monde, ce genre de mésaventures est arrivé il y a peu au chef d’état-major du Togo ou encore à une députée sénégalaise. La piste d’un crime crapuleux serait ainsi privilégiée par les proches de M. Saleh qui précisent, néanmoins, que ce dernier « se sentait particulièrement menacé ces dernières semaines ».
Depuis plusieurs mois, alors qu’il vit en exil en Afrique du Sud depuis plus de cinq ans, M. Saleh a repris une intense activité diplomatique dans l’objectif de jouer à nouveau un rôle de premier plan dans la reconstruction de la Libye. L’ancien directeur de cabinet du colonel Kadhafi avait, par ailleurs, été sollicité à plusieurs reprises par la justice française pour apporter son éclairage dans l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, sans jamais y donner suite.

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                Les ambitions intactes de Bechir Saleh en Libye



Au Monde, il avait confirmé la tenue d’un déjeuner, le 9 avril 2007, dans sa ferme des environs de Tripoli, en présence du premier ministre, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, et de son ami Choukri Ghanem qui consignera dans son carnet qu’à cette occasion Bechir Saleh avait prétendu « avoir envoyé 1,5 million d’euros à Sarkozy ». Au Monde, M. Saleh avait simplement affirmé : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois plus Kadhafi que Sarkozy. »

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                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La proposition du Parti d’ôter la limite constitutionnelle de deux mandats pour un président chinois ouvre la porte à un règne long pour Xi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Chine : le président Xi Jinping pourrait rester au pouvoir après 2023

La proposition du Parti d’ôter la limite constitutionnelle de deux mandats pour un président chinois ouvre la porte à un règne long pour Xi.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 11h53
   





                        



   


Le Parti communiste chinois (PCC) s’est prononcé en faveur de la levée de la limite constitutionnelle de deux mandats pour le président de la République populaire, a annoncé, dimanche 25 février, un média d’Etat, ouvrant la voie à un maintien au pouvoir de l’actuel dirigeant Xi Jinping.
Le comité central, sorte de parlement du PCC, a proposé d’effacer de la Constitution chinoise la mention stipulant qu’un président « ne peut pas exercer plus de deux mandats consécutifs » de cinq ans, a fait savoir l’agence Chine nouvelle. M. Xi, président de la République populaire depuis 2013, doit normalement quitter ses fonctions en 2023.
Le premier mandat est en train de s’achever et le président doit être formellement élu pour un second mandat lors de la réunion annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois, qui s’ouvre le 5 mars. Il n’y a, en revanche, pas de limitation de durée pour le poste de secrétaire général du PCC, le véritable poste de numéro un chinois, ainsi qu’à celui de chef des armées. Xi Jinping a entamé son second mandat de numéro un du PCC et de l’armée en octobre, à la fin du Congrès du Parti qui a lieu tous les cinq ans.



Le Parti Communiste Chinois
Comité permanent

7 membres désignés par le


le bureau politique
25 membres désignés par le comité


comité central
207 membres permanents

Délégués du congrès
2 280 délégués se réunissent tous les cinq ans au Palais du peuple de Pékin lors du congrès et désignent les membres du comité central

89 millions d’adhérents






La nouvelle équipe dirigeante







1 - Xi Jinping



Secrétaire général,
désigné le 25 octobre
pour un nouveau mandat









2 - Li Keqiang



Premier ministre









3 - Li Zhanshu



Directeur de l’office général
du comité central sous le premier mandat de Xi, il l’a accompagné dans tous ses déplacements









4 - Wang Yang



L’ancien chef du parti dans
 la province méridionale
du Guangdong accède enfin
aux plus hautes sphères du pouvoir. Issu d’une famille modeste, il est vu par
les observateurs comme
un réformiste









5 - Wang Huning



Principal théoricien du pouvoir, il a commencé sa carrière comme professeur de sciences politiques à la prestigieuse université de Fudan, à Shanghaï, en 1980. Il sera chargé de l’idéologie, de la propagande et de l’organisation du parti









6 - Zhao Leji



Cet ex-responsable du parti dans les provinces
 du Qinghai et du Shaanxi est un proche de Xi.
Celui qui supervisait
 la direction du personnel au sein du PCC est désormais chargé
de la lutte anticorruption









7 - Han Zheng



Depuis novembre 2012,
il est secrétaire général
du parti de la municipalité de Shanghaï où il a effectué toute sa carrière.
Il devrait accéder
à la fonction
de vice-premier ministre
en mars 2018









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Quasi-culte de la personnalité
Le comité central du PCC a également proposé d’inclure « la pensée Xi Jinping » dans la Constitution du pays. Lors du 19e Congrès quinquennal du PCC, qui s’est déroulé en octobre dernier, M. Xi avait déjà obtenu de voir sa « Pensée sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère », incluse dans la charte du Parti, un honneur réservé jusqu’ici de son vivant au seul Mao Tsé-toung, fondateur du régime communiste en 1949.
Depuis son arrivée à la tête du Parti, fin 2012, Xi Jinping, qui est âgé de 64 ans, a concentré les pouvoirs sur sa personne comme aucun dirigeant chinois ne l’avait fait depuis au moins un quart de siècle. Il a engagé une lutte contre la corruption qui a vu plus d’un million de cadres sanctionnés, mais d’aucuns y voient avant tout un moyen pour le président de se débarrasser de toute opposition interne.
Sa présidence s’est accompagnée d’un retour du quasi-culte de la personnalité autour du président, omniprésent dans les médias, et d’un renforcement de la répression visant les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme.

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Compte rendu

Manifestation en RDC : dispersion à balles réelles à Kisangani

Des manifestants catholiques ont marché, dimanche, dans le nord-est de la République démocratique du Congo pour demander le départ de Joseph Kabila, dont le mandat présidentiel s’est achevé en décembre.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-25T11:32:01+01:00"

        Le 25.02.2018 à 11h32





Une marche des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila a été dispersée par la police, dimanche 25 février, après la messe à la cathédrale de Kisangani dans le nord-est de la République démocratique du Congo, faisant des blessés, a constaté un correspondant de l’Agence France-Presse.
La veille, le gouverneur de la capitale de RDC, André Kimbuta, avait annoncé dans une lettre aux responsables du Comité laïc de coordination (CLC), collectif d’intellectuels proches de l’Eglise catholique, qui organisaient ces manifestations, que ces dernières seraient interdites.

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Des centaines de fidèles qui sortaient de la messe ont commencé à marcher avant d’être dispersés par les forces de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré à balles réelles. Deux personnes au moins ont été blessées par balles, selon le correspondant de l’AFP.
Fin de mandat
Les fidèles se sont repliés dans l’enceinte de la paroisse chantant le « Debout Congolais », l’hymne national de la RDC. Trois prêtres ont été interpellés alors qu’ils étaient à la tête d’une marche avec les fidèles de la paroisse Saint-Pierre de Wagenia, dans l’est de la ville. Ils ont ensuite été mis dans une jeep de la police et emmenés par des agents.
Ces marches sont organisées à l’appel du CLC qui demande à M. Kabila de dire publiquement qu’il ne sera pas candidat aux élections prévues le 23 décembre 2018. Le mandat du président s’est achevé le 20 décembre 2016.
A Kinshasa, la marche a été interdite, mais la police s’est donné pour objectif de faire « zéro mort », lors de cette troisième marche. Les deux précédentes, organisées les 31 décembre et 21 janvier derniers, avaient coûté la vie à une quinzaine de personnes, selon l’Eglise, à seulement deux personnes, d’après les autorités.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Un blocus de la part des Etats-Unis serait considéré comme un acte de guerre, précise l’agence officielle KCNA, alors que les Jeux olympiques avaient témoigné d’une détente.
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La Corée du Nord dénonce les sanctions américaines

Un blocus de la part des Etats-Unis serait considéré comme un acte de guerre, précise l’agence officielle KCNA, alors que les Jeux olympiques avaient témoigné d’une détente.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 11h22
   





                        



   


La Corée du Nord a condamné, dimanche 25 février, la dernière série de sanctions imposées par les Etats-Unis à son encontre, accusant ces derniers de vouloir compromettre l’amélioration des relations intercoréennes constatée lors des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, rapporte l’agence de presse officielle nord-coréenne.
« Comme nous l’avons plusieurs fois répété, nous considérons toute restriction à notre encontre comme un acte de guerre », a déclaré le ministère nord-coréen des affaires étrangères dans un communiqué publié par KCNA.
Les Etats-Unis ont annoncé, vendredi, un train de sanctions présenté comme sans précédent pour inciter la Corée du Nord à renoncer à son programme de missiles nucléaires et ont menacé, en cas d’échec de ces mesures, de passer à une « phase deux » non précisée. Vingt-sept entreprises et 28 navires sont visés par ce que Donald Trump a qualifié de « sanctions les plus lourdes jamais imposées contre un pays ».

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Protestations chinoises
« Les deux Corées ont coopéré et les Jeux olympiques se sont tenus avec succès », déclare KCNA, qui cite le ministère nord-coréen des affaires étrangères. « Mais les Etats-Unis ont amené une menace de guerre sur la péninsule coréenne avec de nouvelles sanctions de grande ampleur contre la RPDC avant la cérémonie de clôture des Jeux olympiques », rapporte KCNA.
La Chine a protesté officiellement auprès des Etats-Unis, après l’annonce des nouvelles sanctions. Pour Pékin, principal soutien économique de la Corée du Nord, les sanctions ne peuvent être décidées que dans le cadre multilatéral des Nations unies. Et non de façon unilatérale par des pays tiers en vertu de leurs lois nationales.
« La Chine est fermement opposée (…) à ce que les Etats-Unis se basent sur leur droit national pour imposer des sanctions unilatérales contre des entités et des individus chinois », a écrit, samedi soir, dans un communiqué Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Des bombardements ont à nouveau touché le fief rebelle de la Ghouta orientale dimanche, alors que l’ONU a voté, samedi, une résolution réclamant une trêve.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Syrie : Poutine, Macron et Merkel ont prôné la « poursuite des efforts communs » pour la mise en place de la trêve

Des bombardements ont à nouveau touché le fief rebelle de la Ghouta orientale dimanche, alors que l’ONU a voté, samedi, une résolution réclamant une trêve.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 15h16
   





                        



   


Les bombardements sur la Ghouta orientale continuaient, dimanche 25 février, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, samedi, une trêve de trente jours en Syrie, « pour une pause humanitaire durable ». Le pape François a lui aussi demandé un arrêt immédiat de la violence et une voie d’accès pour l’acheminement de l’aide humanitaire.
Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont prôné la « poursuite des efforts communs » pour la mise en place de la trêve en Syrie et se sont mis d’accord pour « renforcer l’échange d’informations » sur la situation dans le pays, lors d’une conversation téléphonique dimanche, a annoncé le Kremlin. Berlin précise de son côté avoir, avec la France, demandé à Moscou d’exercer une « pression maximale » sur la Syrie en vue de l’application « immédiate » de la résolution de l’ONU.
Le fief rebelle, situé à l’est de Damas, subit une intense campagne aérienne de la part du régime ces derniers jours. « Les raids ont repris dimanche matin, avec deux frappes contre le secteur de Chifouniya, à la périphérie de Douma », la grande ville de la Ghouta orientale, a précisé l’OSDH. Treize combattants prorégime et six combattants du groupe rebelle Jaich Al-Islam seraient morts dans les affrontements, selon l’OSDH.
L’Iran continuera les opérations
L’Iran, soutien du régime de Bachar Al-Assad, a affirmé, pour sa part, que les opérations contre les « terroristes » – c’est ainsi que Damas appelle les rebelles soutenus par les Occidentaux – allaient continuer en dépit du cessez-le-feu voté à l’ONU.
« Comme l’indique [la résolution], des zones de la périphérie de Damas qui sont aux mains de [groupes] terroristes ne sont pas concernées par le cessez-le-feu et les offensives et le nettoyage de l’armée syrienne va se poursuivre », a déclaré le chef d’Etat-major de l’armée, le général Mohammad Bagheri, cité par l’agence officielle Irna.
Car la résolution votée samedi comprend des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre les organisations Etat islamique (EI), Al-Qaida et le Front Al-Nosra, mais pas seulement. A la demande de Moscou, elles intègrent aussi « d’autres individus, groupes, entités, associés avec Al-Qaida et l’EI, ainsi que d’autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité ». Un langage « déjà agréé » par le Conseil, selon un diplomate, mais dont l’ambiguïté laisse libre cours à l’interprétation.

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Cette région est visée depuis une semaine par des bombardements du régime qui ont tué plus de 500 civils depuis le 18 février. La campagne de bombardements du régime sur la Ghouta orientale, d’une rare intensité même pour un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340 000 morts, a été lancée en prélude à une offensive terrestre pour reprendre cette région qui a échappé à son contrôle peu après le début du conflit.
Les groupes rebelles s’engagent à respecter la trêve
Dimanche, les deux principaux groupes rebelles contrôlant la Ghouta orientale, Jaich Al-Islam, et Faylaq Al-Rahmane, se sont engagés à respecter le cessez-le-feu humanitaire réclamé par la résolution du Conseil de sécurité.
Dans un communiqué, le groupe rebelle islamiste Jaich Al-Islam s’est engagé « à protéger les convois humanitaires qui vont entrer dans la Ghouta » orientale, en « se réservant un droit de réponse immédiate à toute violation commise » par les forces du régime.
Dans un communiqué séparé, un autre groupe rebelle islamiste, Faylaq Al-Rahmane, s’est également engagé à « respecter le cessez-le-feu » et à « faciliter l’entrée de toutes les aides de l’ONU dans la Ghouta orientale », en soulignant son « droit de légitime défense et de réponse à toute agression ».

La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Malgré le mandat d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale, Mahmoud al-Werfalli, un des fidèles du « maréchal » Haftar, continue de massacrer en toute impunité à Benghazi.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Sous la tutelle du gouvernement Erdogan, la Diyanet, direction des affaires religieuses, veut façonner « une génération pieuse ». Quitte à affirmer que la Terre est plate.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                
                                    

En Turquie, la morale islamique défie la raison


                      Sous la tutelle du gouvernement Erdogan, la Diyanet, direction des affaires religieuses, veut façonner « une génération pieuse ». Quitte à affirmer que la Terre est plate.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 06h45
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








   


« L’épilation est-elle un péché ? », « Je me suis fait une teinture des cheveux, mon jeûne est-il valable ? », « Puis-je mâcher un chewing-gum pendant le ramadan ? », « Les rapports sexuels sont-ils autorisés pendant le mois sacré ? » Voici le genre de questions qui arrivent sur le standard d’« Allô Fatwa », une ligne verte disponible 24 heures sur 24 en Turquie, que Diyanet met à la disposition du public.
Créée en 1924 afin de contrôler la religion musulmane, la direction des affaires religieuses est devenue, au fil des ans, un véritable instrument d’ingénierie sociale aux mains du gouvernement islamo-conservateur, déterminé à façonner « une génération pieuse ».
Grâce à Diyanet, les couples peuvent désormais divorcer d’un simple claquement de doigts. Un appel téléphonique, un fax, une lettre, un e-mail ou même un simple SMS suffisent à défaire les liens du mariage, selon la décision prise en décembre 2017 par la direction des affaires religieuses.
Mais, la plupart du temps, l’institution, devenue le référent numéro un en termes de moralité islamique, ne brille pas par son progressisme. Le 3 février, Diyanet a rappelé sur son site qu’il faut utiliser la main droite et uniquement la main droite pour manger. Seuls « les démons mangent et boivent de la main gauche », rappelle le « ministère de la vertu islamique ».
Un budget de 1,6 milliard d’euros
Kadir, un artisan du quartier de Sisli, à Istanbul, qui fréquente assidûment la mosquée, n’a pas aimé cette dernière fatwa. « J’ai même songé un instant à porter plainte contre Diyanet ! Ma fille est gauchère, est-ce à dire qu’elle est un démon ? » Certes, Diyanet tolère l’usage de la main gauche pour ceux qui ne peuvent faire autrement mais, selon Kadir, « une telle stigmatisation des gauchers est contre-productive et rétrograde ».
Ce n’est pas la première fois que les avis émis par Diyanet suscitent l’indignation de l’opinion publique. A l’automne, le site officiel de l’institution avait publié un « dictionnaire des concepts religieux », dans lequel il était énoncé que les petites filles pouvaient être mariées dès l’âge de 9 ans. Face à la colère qui s’était répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux ainsi que dans les milieux kémalistes et laïcs, Diyanet a été forcé de retirer les passages contestés de son site, tout en jurant n’avoir jamais voulu dire cela.

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Recep Tayyip Erdogan ne s’en est sans doute guère ému. Avec son numéro vert, sa page Facebook, sa chaîne de télévision, son budget colossal (l’équivalent de près de 2 milliards de dollars, soit 1,6 milliard d’euros) et ses 140 000 fonctionnaires, Diyanet est incontestablement la réussite idéologique la plus accomplie du président turc, au pouvoir depuis 2003.
Musulman pratiquant, conservateur aux vues rétrogrades, surtout en ce qui concerne le rôle des femmes dans la société, Erdogan est accusé par le camp kémaliste de vouloir en finir avec les principes de laïcité en vigueur depuis la création de la République, en 1923. Quand il n’incite pas les femmes à faire « trois enfants au minimum », le voilà qui s’oppose à la contraception, condamne l’avortement, déclare « contre nature » l’égalité hommes-femmes.
Une certaine vision de la science
Ces dernières années, son gouvernement a autorisé le port du voile islamique dans les universités, dans la fonction publique, au sein de l’armée et aussi dans le secondaire, dès la classe de sixième. Des cours d’initiation à l’islam sunnite sont désormais obligatoires à l’école publique ; depuis peu, des locaux réservés à la prière ont été systématiquement ouverts au sein des universités ; et, bien que la Turquie soit dotée de nombreuses mosquées (85 000), Diyanet a l’intention d’en construire de nouvelles au sein de quatre-vingts établissements universitaires du pays. De quoi faire rayonner une certaine vision du savoir et des sciences ?
L’universitaire Yavuz Örnek a affirmé que Noé avait pu joindre son fils au moyen d’un téléphone portable juste avant le Déluge.
« La Terre est plate », constatait récemment Tolgay Demir, le chef des jeunes stambouliotes au sein du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) dans un article publié sur le site du parti. Selon lui, ceux qui pensent que la Terre est ronde « se sont fait mener en bateau » par la « franc-maçonnerie » et par les « photos truquées » de la NASA.
La palme de l’absurde revient sans conteste à l’universitaire Yavuz Örnek, qui s’est illustré en affirmant en direct, le 5 janvier, sur la chaîne turque TRT 1 que Noé avait pu joindre son fils au moyen d’un téléphone portable juste avant le Déluge.
« Noé et son fils se trouvaient à plusieurs kilomètres l’un de l’autre. Le Coran dit que Noé a parlé avec son fils. Mais comment ont-ils pu communiquer ? Par quel miracle ? Nous pensons qu’ils ont utilisé un téléphone portable. » Une théorie que M. Örnek, qui prétend « parler au nom de la science », a tout le loisir d’enseigner aux étudiants de la faculté des sciences de la mer de l’université d’Istanbul, où il donne des cours.



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’artiste français est en lice, avec Agnès Varda, pour l’Oscar du meilleur documentaire qui sera décerné le 4 mars. Il termine dans la ville californienne une fresque murale à laquelle 1 000 habitants ont participé.
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A San Francisco, JR au royaume des sans-abri et du street art

L’artiste français est en lice, avec Agnès Varda, pour l’Oscar du meilleur documentaire qui sera décerné le 4 mars. Il termine dans la ville californienne une fresque murale à laquelle 1 000 habitants ont participé.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 06h44
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        


LETTRE DE SAN FRANCISCO
La star du moment en Californie est le « street artist » français connu sous le surnom de « JR ». Ses gigantesques photos en noir et blanc, découpées dans des morceaux de carton, sont partout. Comme le chapeau et les Ray-Ban dont il ne se sépare jamais : une garantie, dit-il, de son anonymat. Quand il passe les frontières et filme sans autorisation, on ne le reconnaît pas. « Je ne travaille pas que dans des démocraties », insiste-t-il.
JR vient de passer un mois à San Francisco. Il y a photographié les habitants pour son projet de fresque multimédia géante – quarante mètres de long sur six mètres de haut – qui sera exposée en 2019 au SFMoMA, le Musée d’art moderne de la ville. C’est son premier « mural » depuis celui de la cité des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), qui l’a fait passer du rang d’auteur de graffitis à celui d’artiste-activiste exposé dans les musées.
Pourquoi San Francisco ? Parce que la ville recèle à la fois « une immense richesse » et un nombre insupportable de sans-abri. C’est aussi la capitale américaine des « murals ». Diego Rivera y a travaillé en 1931 et en 1940 ; le peintre mexicain a laissé trois fresques, dont la légendaire Pan American Unity – et nombre d’émules du côté de Mission Street.
JR n’est pas passé inaperçu dans la Baie. Le 8 février, l’artiste était invité chez Salesforce, le géant du logiciel d’entreprise, pour une rencontre avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau, en visite en Californie. Il a réussi à lui glisser dans les bras l’Agnès Varda de carton qui l’accompagne partout depuis que le documentaire qu’ils ont tourné ensemble, Visages, Villages, primé à Cannes en 2017, est en lice pour l’Oscar. Le trophée sera décerné le 4 mars à Hollywood. D’ici là, JR aura commencé à afficher à New York les visages géants de réfugiés syriens saisis dans le camp de Zaatari, en Jordanie. « Si proches » (« So close ») : c’est le nom qu’il a donné à l’exposition qui ouvrira à l’Armory Show.
« Rapprocher les gens »
Le Français a touché le cœur de la Californie lorsqu’il a suspendu l’effigie d’un enfant d’un an au-dessus de la frontière mexicaine, en septembre 2017. « Kikito » (c’est le nom du bambin, dont la famille vit dans le voisinage) est perché sur un échafaudage de 20 mètres de haut et regarde au-dessus du mur, curieux de savoir ce qu’il y a de l’autre côté. Par coïncidence, Donald Trump venait juste d’annoncer qu’il mettait fin au programme DACA protégeant les jeunes « Dreamers » amenés clandestinement aux Etats-Unis par leurs parents.
L’image de l’enfant a attendri le monde entier. Des centaines de visiteurs ont afflué des deux côtés de la frontière. La police a laissé faire. « Les images sont des prétextes pour rapprocher les gens », revendique l’artiste.

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Ce 11 février, JR stationne une dernière fois dans les rues de San Francisco avec son camion-studio photo. Il est à Bayview, un ancien quartier noir en voie de gentrification. Pas de casting, tout est laissé au hasard des rencontres.
Voilà Iheem Antone, 17 ans, un acrobate du vélo. JR et lui se sont compris tout de suite. Le jeune Américain passe et repasse sur son vélo jaune, une roue en l’air, un pied sur la selle. JR filme avec son iPhone. Le clip sera aussitôt sur Instagram, où l’artiste compte 1,1 million d’abonnés. Le street art n’a pas de frontières.
« Vous faites un truc bizarre, et vous trouvez des gens qui font la même chose à l’autre bout du monde, s’amuse-t-il. On a l’impression de faire partie de la même famille. »
« Une fresque, c’est le miroir d’une ville »
Dans son camion, JR a installé un studio, avec un panneau tendu sur un fond vert sur lequel les gens posent dans la tenue de leur choix. Les volontaires enregistrent d’abord une brève déclaration. Nom, âge, présentation. Jeanice Smith, 57 ans, chaussures vermillon à talons, ne savait pas quoi dire. Elle sortait de la messe, elle a chanté Amazing Grace. Le suivant est un PDG, Joe Gebbia, le cofondateur d’Airbnb, qui est venu avec son chien Bélo.
« Ce n’est pas une photo de groupe. C’est un groupe de photos. Chacun a une place. Personne n’a plus de place qu’un autre » JR
Les photos sont immédiatement imprimées en miniature et découpées. JR les place sur un panneau où il compose la fresque. Il déroule une histoire, un scénario comme si les inconnus du monde étaient reliés les uns aux autres sans s’en douter.
En tout, plus de mille habitants de San Francisco ont fait la queue pour figurer sur le « mural ». L’équipe avait compté sur 700 participants. Plutôt que de refouler des candidats, elle a décidé d’agrandir l’œuvre. « Une fresque, c’est le miroir d’une ville », explique JR. En noir et blanc, les inégalités sont estompées. « Ce n’est pas une photo de groupe. C’est un groupe de photos. Chacun a une place. Personne n’a plus de place qu’un autre », insiste-t-il.
JR dit qu’il n’a jamais vu autant de sans-abri qu’à San Francisco. Il s’est mis à les photographier, en marge de son « mural ». Aussitôt imprimées, les photos géantes de homeless étendus sont collées sur le toit du semi-remorque. Filmées par un drone, les images sont postées sur les réseaux sociaux. On y voit des sans-abri qui flottent dans la ville, endormis au milieu des véhicules en mouvement. Dans le monde de JR, tout fait art, et sens, même le toit d’un camion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La cérémonie de clôture, dimanche, aura lieu en présence d’une délégation nord-coréenne, mais la suspension de la Russie est maintenue.
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JO 2018 : fin des Jeux avec des Coréens du Nord, mais sans drapeau russe

La cérémonie de clôture, dimanche, aura lieu en présence d’une délégation nord-coréenne, mais la suspension de la Russie est maintenue.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 12h10
   





                        


Après seize jours de compétition et des mois de tractations diplomatiques, les 23es Jeux olympiques d’hiver se terminent, dimanche 25 février, lors d’une cérémonie de clôture qui résumera parfaitement ces « Jeux de la paix » : en présence d’une délégation nord-coréenne de haut niveau, mais sans drapeau russe.
Le dernier suspense a été levé dimanche matin, avec le vote du CIO réuni en session : la suspension de la Russie est maintenue à l’issue de ces JO 2018, et le drapeau russe ne pourra donc être déployé au stade olympique. Le maintien de la suspension a été voté à l’unanimité et les deux cas de dopage constatés durant les Jeux ont pesé lourd dans la balance pour une Russie qui espérait, au moins partiellement, revenir dans le giron sportif.

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Délégation de Corée du Nord
A partir de 20 heures (heure locale ; midi, heure française), la traditionnelle cérémonie mettra un terme à Pyeongchang 2018 pour débuter l’olympiade qui aboutira à Pékin 2022. Entre-temps, les Jeux olympiques resteront en Asie, puisque les JO d’été 2020 auront lieu à Tokyo. Un enchaînement de rendez-vous loin du continent originel des JO, avant son retour en Europe en 2024 à Paris.
En soirée, dans les travées du stade olympique, les « Jeux de la paix » voulus par la Corée du Sud, pays hôte, trouveront un dernier écho.
Après le défilé en commun des deux Corées lors de la cérémonie d’ouverture, après la constitution d’une équipe féminine unifiée de Corée en hockey sur glace, après aussi les présences remarquées de la sœur du leader nord-coréen Kim Jong-un en ouverture et celle des pom-pom girls nord-coréennes tout au long de la quinzaine, ce sera au tour d’une délégation de huit membres de Corée du Nord, conduite par le controversé général Kim Yong-chol, d’être présente au Sud pour la cérémonie de clôture.
Trêve ou dégel ?
La présence de Kim Yong-chol, arrivé dimanche matin, divise le pays hôte, où ce général est considéré comme un criminel de guerre méritant la mort. Kim Yong-chol est soupçonné d’avoir un temps dirigé le Bureau général de reconnaissance gérant les opérations nord-coréennes d’espionnage et d’avoir ordonné notamment le torpillage de la corvette sud-coréenne Cheonan en 2010, qui avait fait 46 morts.
Non loin de cette délégation nord-coréenne, dans la tribune des personnalités du stade olympique, se tiendra Ivanka Trump, la fille aînée et conseillère du président des Etats-Unis Donald Trump, désignée pour représenter les USA. Un responsable américain a fait savoir qu’aucun contact entre Ivanka Trump et des responsables nord-coréens n’était prévu à cette occasion.

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Le pouvoir de la diplomatie sportive trouvera, malgré tout, avec cette cérémonie une parfaite illustration, alors que M. Trump a annoncé vingt-quatre heures auparavant de « lourdes » sanctions contre la Corée du Nord… L’avenir dira si ce rapprochement historique entre les deux Corées, toujours techniquement en guerre depuis 1953, n’était qu’une trêve olympique ou un premier jalon solide vers une désescalade des tensions dans la région.
Au terme des seize jours de compétition, 102 titres auront été décernés et des images fortes resteront. Comme celle, encore dimanche matin, de l’équipe de curling sud-coréenne, même battue en finale par la Suède, dont les membres étaient inconnus au début des JO, et qui restera, finalement, dans l’histoire comme les visages de Pyeongchang 2018.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Washington a annoncé, vendredi, de nouvelles mesures visant à isoler encore davantage Pyongyang.
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Pékin proteste après des sanctions américaines contre la Corée du Nord

Washington a annoncé, vendredi, de nouvelles mesures visant à isoler encore davantage Pyongyang.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 03h58
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 11h59
   





                        


La Chine a protesté officiellement auprès des Etats-Unis, après l’imposition par Washington de sanctions contre des entreprises chinoises, accusées de mener des activités illicites avec la Corée du Nord.
Le président américain, Donald Trump, a annoncé, vendredi 23 février, de nouvelles mesures visant à isoler encore davantage Pyongyang, quelques heures après l’arrivée de sa fille Ivanka en Corée du Sud pour la fin des Jeux olympiques.
Ces sanctions visent plus de 50 sociétés de transport maritime et navires. Selon l’exécutif américain, ceux-ci aident la Corée du Nord à contourner les nombreuses restrictions auxquelles elle est assujettie en raison de son programme nucléaire et balistique. Ces mesures visent un individu, 27 entités et 28 navires localisés ou enregistrés en Corée du Nord, en Chine, à Singapour, à Taïwan, à Hongkong, aux îles Marshall, en Tanzanie, au Panama et aux Comores.

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« Pratiques erronées »
« La Chine est fermement opposée (…) à ce que les Etats-Unis se basent sur leur droit national pour imposer des sanctions unilatérales contre des entités et des individus chinois », a écrit, samedi soir, dans un communiqué Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères. « Nous avons déposé des protestations officielles auprès des autorités américaines et exigé que les Etats-Unis mettent fin à leurs pratiques erronées, afin d’éviter de porter atteinte à notre coopération bilatérale sur le dossier » nord-coréen, a-t-il ajouté.
Au fil de 2017, l’ONU a adopté à trois reprises des trains de sanctions économiques contre Pyongyang, touchant notamment les secteurs du pétrole, du fer, du charbon, de la pêche et du textile. Objectif affiché : contraindre le pays reclus à reprendre les discussions sur ses activités nucléaires et balistiques.
La Chine, qui absorbe plus de 90 % du commerce nord-coréen, « applique totalement » ces mesures et ne « permettra jamais à des entreprises ou à des citoyens chinois de mener des activités violant ces résolutions », a martelé M. Geng.
Mais pour Pékin, principal soutien économique de la Corée du Nord, les sanctions ne peuvent être décidées que dans le cadre multilatéral des Nations unies. Et non de façon unilatérale par des pays tiers en vertu de leurs lois nationales.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le maire de Dakar est notamment accusé de détournements de fonds publics mais ses soutiens dénoncent une cabale politique visant à l’éliminer de la course à la présidentielle dont le premier tour est fixé au 24 février 2019.
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Décryptage

Affaire Khalifa Sall, la fin d’un procès sous tension laisse les Sénégalais dans l’expectative

Le maire de Dakar est notamment accusé de détournements de fonds publics mais ses soutiens dénoncent une cabale politique visant à l’éliminer de la course à la présidentielle dont le premier tour est fixé au 24 février 2019.

Par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-02-24T22:01:26+01:00"

        Le 24.02.2018 à 22h01






    
Le maire de Dakar, Khalifa Sall.
Crédits : SEYLLOU / AFP


À chaque fin d’audience depuis un mois, Khalifa Sall, paré d’un boubou blanc et d’un sourire apaisé, quitte l’immense salle 4 du Palais de justice de Dakar sous les clameurs de ses supportrices venues chanter son innocence et demander sa libération. Vendredi 23 février, c’est la dernière fois que le maire de la capitale sénégalaise, accusé entre autres de détournements de fonds publics, salue l’assemblée avant le verdict prévu au 30 mars prochain. Les audiences sont terminées, l’affaire mise en délibéré et du parquet à la défense, tous semblent s’accorder sur la tenue exemplaire d’un procès médiatique et complexe comme le Sénégal n’en avait pas connu depuis longtemps.
Magistrat intransigeant mais équitable, le juge Malick Lamotte a réussi à préserver la sérénité des débats. Bien qu’il ait dû user à quelques reprises de mises en garde et d’expulsions à l’égard d’avocats séditieux, aux plaidoiries émaillées de bons mots et parfois de piques frôlant l’injure. Un procès sous tension, qui a subi interventions impromptues, cris de soutien aux accusés et transes religieuses dans le public. Les citoyens sénégalais sont venus en nombre occuper les 1 300 places de la salle où siège le tribunal de grande instance hors classe de Dakar.
La dernière semaine d’audience s’est ouverte lundi 19 février sur la défense des deux percepteurs municipaux, Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré, accusés d’association de malfaiteurs, de complicité de détournement de deniers publics et complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics. Ils avaient à charge de valider, entre 2011 et 2015, les factures de tonnes de mil et de riz et leurs justificatifs fournis par la mairie, afin d’autoriser les décaissements d’une caisse d’avance. Des mouvements irréguliers mis en cause dans ce dossier.
Cabale politique
Ces factures incriminées comme étant des faux auraient servi à sortir près de 30 millions de francs CFA (45 700 euros) par mois sur cinq ans, soit la somme d’1,8 milliard de CFA (2,8 millions d’euros) pour laquelle Khalifa Sall, le maire de Dakar, est accusé entre autres chefs d’inculpation, de « détournements de fonds publics ». Mais pour les 25 avocats du maire, celui-ci a hérité d’un mécanisme de fonctionnement lié à la comptabilité de la mairie bien antérieur à son élection en 2009. « Cette caisse d’avance existait déjà sous Lamine Guèye [maire de Dakar de 1945 à 1961] puis sous Senghor qui a repris la ville en 1962, avançait mardi l’avocat de la défense Mbaye Sène à la barre. L’Etat sénégalais a toujours approuvé ces caisses. Il était bien au courant. »
La stratégie de la défense est depuis le début de ce procès de prouver que la caisse d’avance est le réceptacle de fonds politiques destinés au secours de la population dakaroise, à son assistance, ainsi qu’à des dépenses municipales diverses. Selon les proches du maire, Khalifa Sall serait l’objet d’une cabale politique visant à l’éliminer de la course à la présidentielle dont le premier tour est fixé au 24 février 2019, dans une année jour pour jour. Même si cet adversaire politique du président Macky Sall n’a jamais admis se porter candidat, sa popularité lui confère le rôle de premier opposant à la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar. Dans le camp du maire, on prête volontiers à Macky Sall une stratégie visant à reprendre dans son giron la puissante capitale sénégalaise, pièce maîtresse de l’échiquier politique, en possession des socialistes depuis l’élection de Khalifa Sall.
Ainsi, le gouvernement « ne pouvant pas l’éliminer sur le terrain politique, la justice a été appelée à la rescousse », lançait Mbaye Sène mercredi. Une accusation que les six avocats de l’Etat, partie civile dans ce dossier, rejettent sans détour. « Aucun texte de loi ne dispose que les fonds de la caisse d’avance sont des fonds politiques. Ce sont des vues de l’esprit », martèle Maître Baboucar Cissé. Quant aux attaques voulant écarter l’Etat de la procédure, au prétexte qu’il ne pourrait se constituer partie civile car ce détournement ne lui aurait pas porté préjudice, l’avocat rétorque : « Ils parlent de l’autonomie financière de la ville, alors que celle-ci reçoit des fonds de l’Etat ventilé dans tout le budget y compris dans cette caisse d’avance. L’Etat est bien victime de cette affaire. »
Sept ans ferme requis
Malgré les longs réquisitoires, se terminant parfois tard dans la nuit, un nœud n’a pourtant toujours pas été démêlé. Si les fonds n’ont pas été alloués à l’achat de mil et de riz, aucune trace d’enrichissement personnel, de mouvements financiers obscurs, n’a pu être révélée chez les huit prévenus. « Comment pouvez-vous parler de détournement de fonds à hauteur de 1,8 milliard ? Mon client travaille avec le maire, il est locataire, paie 75 000 francs CFA de loyer, n’a pas de voiture et on me dit qu’il s’est enrichi », lançait l’avocat d’un co-prévenu de Khalifa Sall, vendredi. Un argument repris par Maître Bamba Cissé : « Il n’y a pas la preuve que Khalifa Sall s’est approprié personnellement les deniers qui ont profité aux populations de Dakar ».
Selon Thomas Amico, avocat français appelé par l’Etat sénégalais pour le représenter, « rien dans les textes n’exige de caractériser un enrichissement personnel. Une remise frauduleuse suffit à caractériser l’infraction. (…) Si l’on ne retrouve pas ces fonds, c’est qu’il s’agit de blanchiment. Les fonds de l’infraction ont pu être écoulés. Une mallette de 30 millions, on peut la donner aux petits commerçants, à la famille, aux proches… »
Vendredi, le procureur Sérigne Bassirou Guèye a requis sept ans ferme et une amende de 5,49 milliards de francs CFA (8,37 millions d’euros soit trois fois le montant supposément détourné) contre Khalifa Sall et Mbaye Touré, le directeur administratif et financier de la Ville de Dakar. Il a réclamé des peines de deux ans, dont un avec sursis, à cinq années de prison ferme contre quatre prévenus et la relaxe pour les deux percepteurs. Quant à l’Etat du Sénégal, il réclame plus de 10 millions d’euros de dommages et intérêts au maire et à ses coaccusés.
Khalifa Sall qui a réaffirmé vendredi soir à la barre sa « détermination à servir ce pays », assurant n’avoir « jamais eu un quelconque reproche » dans ses fonctions politiques, pourrait aussi perdre ses droits civiques, s’il est reconnu complice de faux et usage de faux sur un document administratif. Une décision qui mettrait un terme à ses ambitions politiques.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les opposants au président, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, lui demandent de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat au scrutin présidentiel prévu en décembre 2018.
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Compte rendu

RDC : les manifestations contre le président Joseph Kabila interdites à Kinshasa

Les opposants au président, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, lui demandent de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat au scrutin présidentiel prévu en décembre 2018.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 24.02.2018 à 19h38






    
Le président de la RDC, Joseph Kabila, le 26 janvier 2018.
Crédits : Kenny Katombe / REUTERS


Les « marches pacifiques » prévues par les catholiques dimanche 25 février à Kinshasa contre le maintien au pouvoir du président de la République démocratique du Congo (RDC) ont été interdites. L’annonce a été faite samedi par le gouverneur de la capitale de RDC, André Kimbuta, dans une lettre aux responsables du Comité laïc de coordination (CLC), collectif d’intellectuel proche de l’Eglise catholique, qui organisaient ces manifestations.

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Faute d « itinéraire à suivre, la ville ne saurait prendre acte de votre manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient », explique M. Kimbuta. Dans la matinée, samedi, le gouverneur de Kinshasa avait invité les organisateurs de la marche à une séance de travail en vue d’examiner l’itinéraire de la marche.
Mais seuls les avocats mandatés par le CLC se rendus au rendez-vous. M. Kimbuta a donc annulé la réunion. « N’ayant pas donné suite à mon invitation, vous avez privé les services compétents en charge du maintien de l’ordre public des informations nécessaires pour une évaluation et un encadrement conséquent de votre manifestation », a-t-il justifié.
La cathédrale de Kinshasa envahie
Le CLC demande au président Kabila, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat au scrutin présidentiel prévu le 23 décembre 2018. Dans l’après-midi samedi, plusieurs centaines de militants du parti présidentiel ont envahi l’enceinte de la cathédrale de Kinshasa.
« Nous sommes venus prendre possession de la cathédrale Notre-Dame du Congo pour participer à la messe de dimanche (…) et défendre la patrie. Nous passerons la nuit ici », a déclaré à l’Agence France-Presse Papy Pungu, président des jeunes leaders du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

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Malgré l’interdiction des autorités, le CLC a déjà organisé des rassemblements, les 31 décembre et 21 janvier derniers, qui ont été réprimées à balles réelles, faisant une quinzaine de morts d’après l’Église, deux selon les autorités.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Depuis les premières révélations sur Oxfam en Haïti, d’autres ONG s’avèrent être concernées par des accusations de violences sexuelles.
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Oxfam, Médecins sans frontières, la Croix-Rouge… Les ONG confrontées à des scandales sexuels

Depuis les premières révélations sur Oxfam en Haïti, d’autres ONG s’avèrent être concernées par des accusations de violences sexuelles.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 18h50
   





                        



   


Viols, harcèlements sexuels, intimidations… De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) sont dans la tourmente depuis les premières révélations concernant Oxfam, dont plusieurs employés sont notamment accusés d’avoir eu recours à des prostituées locales lors d’une mission à Haïti après le tremblement de terre en 2010.
Alors que l’ONG britannique est depuis visée par de nouvelles accusations portant sur des viols au cours de missions humanitaires au Soudan du Sud ou des abus sexuels au Liberia, Médecins sans frontières (MSF), la Croix Rouge ou encore l’International Rescue Committee se retrouvent également impliqués dans des scandales sexuels, révélés ces derniers jours.
Une vingtaine de nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés chez Oxfam 
L’ONG, confédération d’une vingtaine d’organisations humanitaires, a annoncé par la voix de son directeur général, Mark Goldring, qu’elle enquêtait sur 26 nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés, après les révélations concernant ceux commis à Haïti.
Seize de ces 26 cas concernent les programmes internationaux de l’ONG, et se rapportent à « des événements récents comme d’autres historiquement plus anciens », a-t-il précisé mardi devant les membres d’une commission parlementaire britannique. « Nous voulons vraiment que les gens se manifestent », a dit Mark Goldring, qui a fait savoir que des enquêtes pourraient de nouveau être menées sur certaines affaires anciennes.

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A la suite de ces révélations, le gouvernement haïtien a décrété le 22 février la suspension pendant deux mois des activités d’Oxfam dans le pays. Le ministère de la planification et de la coopération externe a justifié la suspension en expliquant qu’une « faute grave (…) au détriment des ressortissants haïtiens en situation de vulnérabilité et de précarité » avait été commise, les autorités judiciaires et policières haïtiennes n’ayant pas été informées au moment des faits.
MSF confronté à 24 cas de harcèlement ou d’abus sexuels en 2017
Mi-février, c’est l’ONG Médecins sans frontières qui a décidé rendre public les résultats de ses enquêtes internes sur les cas de harcèlement et de violences sexuelles. Dans un communiqué, l’organisation révèle que sur 146 plaintes ou alertes reçues en 2017 par la direction de l’organisation, qui compte quelque 40 000 employés dans le monde, « 40 cas ont été identifiés comme des cas d’abus ou de harcèlement [de toutes sortes] au terme d’une investigation interne. Sur ces 40 cas, 24 étaient des cas de harcèlement ou d’abus sexuels », dont des cas de viols.

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Dans 19 cas, dont aucun n’a donné lieu à un dépôt de plainte ou une action en justice, l’employé mis en cause a été licencié. « Dans les autres cas, les employés ont été sanctionnés par des mesures disciplinaires », précise le texte. Dans la quasi-totalité de ces cas, les victimes sont des employés de MSF.
« Il est important que ce scandale Oxfam serve à nourrir un débat sain et transparent sur les lieux où l’on travaille, qui sont des zones de grande violence, de non-droit et de vulnérabilité, et sur les conduites que l’on se fixe, estime Thierry Allafort-Duverger, directeur général de MSF. Nous avons jugé que c’était le moment de réaffirmer nos valeurs et nos engagements. »
Une vingtaine de membres de la Croix Rouge sont partis depuis 2015
En trois ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a identifié 21 membres du personnel qui ont été licenciés pour recours au sexe tarifé ou qui ont démissionné après l’ouverture d’une enquête interne. Par ailleurs, les contrats de deux autres membres du personnel suspectés d’« inconduite sexuelle n’ont pas été renouvelés », a fait savoir le directeur général du CICR, Yves Daccord, dans un communiqué diffusé vendredi 23 février.
Mais « nous craignons que d’autres incidents n’aient pas encore été signalés ou n’aient pas été traités comme il se doit après leur signalement » et « nous prenons actuellement des mesures pour remédier à ce problème », poursuit M. Daccord qui appelle le secteur humanitaire à un « changement de culture ».
« Ces comportements sont une trahison des personnes et des communautés que nous sommes là pour servir, c’est contre la dignité humaine et nous aurions dû être plus vigilants pour empêcher cela. Il est extrêmement important que le silence qui entourait ces questions ait été brisé. L’ensemble du secteur humanitaire se trouve à un tournant de son histoire. »
L’ONG IRC évoque trois cas d’abus sexuels en République démocratique du Congo
L’ONG International Rescue Committee (IRC) n’échappe pas au scandale ; après des révélations du journal britannique The Sun, mi-février, l’IRC a confirmé avoir aussi eu à faire à au moins trois cas d’abus sexuels en République démocratique du Congo.
Lucy Keating, chargée des médias à l’IRC a précisé que dans les trois cas, « le personnel a été renvoyé et la police saisie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La diffusion d’une vidéo montrant une femme bousculée par un policier, jeudi, relance les débats autour de la mobilisation que connaît le pays depuis deux mois.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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En Iran, le mouvement des femmes qui protestent contre le port du voile ne s’essouffle pas

La diffusion d’une vidéo montrant une femme bousculée par un policier, jeudi, relance les débats autour de la mobilisation que connaît le pays depuis deux mois.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 10h29
   





                        


Elle a les cheveux longs et blonds, attachés derrière en queue de cheval. Montée sur une armoire électrique dans la rue, la jeune Iranienne brandit au bout de son bras levé son foulard blanc. En bas, un policier essaie, d’un ton calme, de la convaincre de descendre.
Elle lui demande : « Quelle est la charge [retenue contre moi] ? » « Descends d’abord, je te dirai après », lui répond le policier. L’Iranienne, elle, n’entend aucunement lui obéir. « Dis-le maintenant devant tout le monde », lance-t-elle. « Perturber l’ordre public », lui répond finalement le fonctionnaire.

Autour, ils sont de plus en plus nombreux à se rassembler. Quelqu’un lance : « Applaudissez-la » et certains suivent son injonction. Après quelques secondes de discussion, le policier monte sur un arbre adjacent et donne un coup de pied à la fille qui tombe dans la foule.
La jeune femme s’appelle Mariam Shariatmadari et la scène, filmée par des téléphones portables et publiée largement sur les réseaux sociaux, s’est déroulée, jeudi 22 février, en plein centre de Téhéran. Transférée à la prison d’Evin dans le nord de la capitale iranienne, Mariam Shariatmadari, blessée au genou, attend son jugement.
Vague de critiques sur les réseaux sociaux
Cette diplômée de l’université d’Amirkabir de Téhéran est la dernière Iranienne à s’être publiquement opposée à la loi qui oblige les femmes en République islamique d’Iran à porter le voile. Le 27 décembre 2017, Vida Movahed, 31 ans, avait été la pionnière de ce mouvement. Elle avait grimpé sur une armoire électrique, située au croisement des avenues Enghelab et Taleghani, dans le centre de Téhéran, et elle avait ôté son voile blanc. Depuis, une trentaine d’autres femmes ont défié le pouvoir en adoptant les mêmes gestes, dans la capitale et parfois en province.
Mais depuis jeudi, la réaction violente du policier a provoqué une vague de critiques sur les réseaux sociaux. A en croire la célèbre avocate iranienne des droits humains, Nasrin Sotoudeh, qui représente certaines des filles poursuivies par la justice, le policier « a commis un acte illégal » : « Non seulement aucun homme n’a droit de faire cela à une femme, mais en plus le policier [en question] a abusé de son pouvoir. Les femmes de notre pays veulent que la décision de choisir leurs vêtements leur revienne », a expliqué l’avocate sur sa page Facebook.
Libérée contre une caution de 10 000 euros
L’une de ses clientes, Narges Hosseini, arrêtée le 29 janvier, est accusée d’« avoir paru en public sans le hidjab », d’« avoir fait un acte haram », illégal selon la charia, en vigueur en République islamique d’Iran et d’« avoir encouragé à la corruption ».
Cette dernière accusation peut valoir aux personnes interpellées jusqu’à dix ans de prison ; une très lourde peine témoignant de la volonté des autorités de mettre un terme à cette forme de contestation en faisant remonter le prix à payer. Jusqu’à présent, les femmes qui ne respectaient pas le port du hidjab en public risquaient une amende allant jusqu’à 50 000 tomans, soit 9 euros, ou une peine de prison, entre dix jours et deux mois.
Narges Hosseini, elle, a été libérée de la prison de Gharchak, située dans la périphérie de la ville de Karaj, à 40 kilomètres de Téhéran, contre une caution de 60 millions de tomans, soit 10 000 euros. Nasrin Sotoudeh, quant à elle, entend protester contre les charges retenues à l’encontre de sa cliente. « Elle est sortie sans hidjab car elle portait des vêtements d’hiver et son corps était couvert », explique-t-elle.
Sur les réseaux sociaux, à l’heure où ce mouvement de contestation ne s’essouffle guère, les Iraniens sont également nombreux à critiquer ces filles. Sur Twitter, Ali Sadrinia voit dans cette contestation un acte « illégal » et « illogique » :
« Imaginez que quelques personnes trouvent que certains articles du code de la route posent problème et qu’elles décident, en signe de protestation, de conduire dans le sens inverse autour des places. Comment vous appelez cela ? Aucune personne intelligente et saine ne peut penser que pour faire changer une loi, il faille l’enfreindre. »
D’autres utilisateurs pointent du doigt des voyages à l’étranger de certaines filles arrêtées dans le cadre de ce mouvement, laissant entendre qu’elles auraient été manipulées par les pays ennemis de l’Iran.
Jeudi, quelques heures avant que Mariam Shariatmadari ne commence son action, la fameuse armoire électrique de l’avenue Enghelab sur laquelle Vida Movaed, la pionnière, était montée, quant à elle, a été aménagée pour empêcher que plus aucune fille n’y grimpe.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Les incidents violents se multiplient du nord au sud du pays, à une semaine des élections législatives du 4 mars.
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Italie : manifestations d’extrême droite et d’antifascistes sous surveillance

Les incidents violents se multiplient du nord au sud du pays, à une semaine des élections législatives du 4 mars.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 20h50
   





                        



   


De nombreux rassemblements de mouvements d’extrême droite et des manifestations de militants antifascistes se sont tenus samedi 24 février dans toute l’Italie. Le ministère italien de l’intérieur a ainsi recensé 119 rassemblements de tailles diverses dans 30 provinces et a annoncé avoir mobilisé 5 000 policiers dans tout le pays pour assurer l’ordre, la plupart à Rome.
Trois mille policiers ont été déployés dans la capitale italienne pour surveiller deux cortèges et trois rassemblements immobiles organisés dans l’après-midi par la gauche et l’extrême droite, et qui pourraient rassembler 20 000 personnes.

Roma, corteo 'Mai piu fascismi'. Il grido unitario: "Sciogliere partiti neofascisti" https://t.co/E1Enfbp61k— repubblica (@la Repubblica)


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La plus grande manifestation romaine, à l’appel de l’Association nationale des partisans de l’Italie, entend protester contre le racisme et le fascisme, sous le slogan « plus jamais des fascismes ». L’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi, qui dirige le Parti démocrate actuellement au pouvoir, est notamment attendu dans le cortège, aux côtés des grands syndicats italiens.
Un autre cortège antifasciste mené par un syndicat d’extrême gauche manifestera précisément contre le « Jobs Act », une réforme phare du gouvernement Renzi lancée en 2014, visant à libérer le marché du travail, en facilitant les licenciements et favorisant les embauches.

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                Elections en Italie : Bruxelles s’attend au « pire scénario »



Multiplication d’incidents

   


A Milan, entre 15 000 personnes selon la police et 50 000 selon le partie d’extrême droite de la Ligue du Nord se sont rassemblé à l’appel du dirigeant du mouvement Matteo Salvini. Ce mouvement s’est allié avec la droite de Silvio Berlusconi aux prochaines élections législatives, au côté de Fratelli d’Italia.
Allié avec la droite de Silvio Berlusconi pour les législatives, le patron de la Ligue ambitionne d’arriver premier au sein de cette coalition qui fait la course en tête dans les sondages afin de devenir le chef du gouvernement.
« Les Italiens d’abord », a-t-il martelé samedi, s’attaquant avant tout à l’immigration et à Matteo Renzi, le chef de file du centre gauche pour les élections, copieusement sifflé par la foule.
Un peu plus tôt, dans la capitale économique de l’Italie, plusieurs centaines d’antifascistes, dont beaucoup de jeunes avec des drapeaux du Parti communiste, se sont réunis sur une place voisine pour dénoncer le meeting de M. Salvini. « Nous trouvons vraiment choquant que deux manifestations de partis racistes aient été autorisées à Milan », a déploré Gianni Fossati, président de la section milanaise de l’Association nationale de l’amitié Italie-Cuba.
A Palerme, en Sicile, c’est le leader du groupuscule d’extrême droite Forza Nuova, Roberto Fiore, qui défilera en fin de journée pour protester contre l’agression d’une personnalité locale du mouvement, rouée de coups mardi par des hommes masqués. Deux heures auparavant, dans un autre quartier de Palerme, défileront des militants du mouvement d’extrême gauche Potere al Popolo (« le pouvoir au peuple »).
Un rassemblement est en outre prévu à Brescia (nord), où un local d’un centre associatif d’extrême gauche a été incendié dans la nuit de jeudi à vendredi. Le 3 février dernier, un militant d’extrême droite avait blessé par balle six Africains après le meurtre d’une jeune toxicomane pour lequel plusieurs Nigérians ont été arrêtés.

        Lire aussi :
         

                En Italie, « l’instrumentalisation de la question de l’immigration peut mener jusqu’à des crimes racistes »



Depuis lors, les incidents violents entre militants antifascistes et d’extrême droite se multiplient en marge de la campagne électorale en Italie. Trois personnes ont notamment été blessées jeudi soir à Turin (nord-est) dans des heurts entre policiers et manifestants antifascistes munis de bombes confectionnées avec des boulons et des clous.
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        Macerata, Italie, le 6 février"
            data-slide-description="Paolo Diop, représentant du Movimento Nazionale (droite), pendant la marche pour Pamela, morte et mutilée quelques jours auparavant, le 6 février à Macerata."
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            data-slide-description="Pendant la marche « Una luce per Pamela » (« une lumière pour Pamela »), le 6 février."
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            data-slide-description="Pendant la marche « Una luce per Pamela » (« une lumière pour Pamela »), le 6 février."
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            data-slide-description="Dans un café du centre historique de Macerata."
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            data-slide-description="Paolo Bernabucci, président de l’assocation GUS (Gruppo Umana Solidarieta) , principale structure d’aide aux migrants de la ville : « Depuis quelques années s’est installée l’idée que l’accueil était un business, que nous faisions de l’argent sur le dos des migrants. Les statistiques montrent que la délinquance n’a pas augmenté, mais les gens ont de plus en plus peur. Je ne sais pas comment on peut lutter contre ça. »"
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            data-slide-description="Vanessa Leton, 29 ans, travailleuse sociale pour l’assocation GUS, constate, comme son président, que la situation sociale de la ville et du pays se dégrade depuis longtemps."
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            data-slide-description="Le monument aux morts de Macerata, un mastodonte de pierre typique de l’époque mussolinienne, où Luca Traini a été arrété."
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            data-slide-description="Wilson Kofi, 20 ans, d’origine ghanéenne, a été touché à l’épaule par Luca Traini."
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            data-slide-description="Au siège local du Parti démocrate (centre gauche), ciblé par Luca Traini."
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Macerata, Italie, le 6 février            
Paolo Diop, représentant du Movimento Nazionale (droite), pendant la marche pour Pamela, morte et mutilée quelques jours auparavant, le 6 février à Macerata.

ALESSANDRO PENSO / MAPS POUR LE MONDE
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Deux militaires français sont morts mercredi après que leur véhicule blindé a heurté une mine artisanale. Un autre soldat a également été blessé.
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Compte rendu

L’attaque contre des soldats de l’opération « Barkhane » revendiquée par une organisation islamiste malienne

Deux militaires français sont morts mercredi après que leur véhicule blindé a heurté une mine artisanale. Un autre soldat a également été blessé.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 24.02.2018 à 14h04

     •
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        Mis à jour le 24.02.2018 à 15h22






    
Des blindés de l’opération « Barkhane » en mars 2016.
Crédits : PASCAL GUYOT / AFP


Le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (JNIM), organisation islamiste malienne, a revendiqué vendredi 23 février l’attaque qui a coûté mercredi la vie à deux militaires français dans le nord du Mali, rapporte l’agence en ligne privée mauritanienne Saharamedias, citant un communiqué du groupe.

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                Deux soldats français de « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’une mine artisanale



Le groupe dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghali précise que l’attaque a eu lieu entre Gao et Ménaka. Les deux soldats tués et le militaire blessé l’ont été par l’explosion d’une mine artisanale dans le nord-est du Mali, une zone frontalière du Niger réputée servir de refuge à des groupes djihadistes, que la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) s’est donné pour mission de chasser.
4 000 militaires français au Sahel
« C’est avec une très vive émotion que le président de la République a appris la mort en opération de deux militaires tués ce matin au Mali dans l’attaque à l’engin explosif improvisé de leur véhicule blindé », avait réagi l’Elysée mercredi dans un communiqué.
Quatre mille militaires français sont déployés au Sahel pour l’opération antidjihadiste « Barkhane ». Ces deux morts portent à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement de « Barkhane », à l’été 2014.

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                Au Sahel, 450 djihadistes tués par la force « Barkhane » depuis l’été 2014




