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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Des bombardements ont à nouveau touché le fief rebelle de la Ghouta orientale dimanche, alors que l’ONU a voté, samedi, une résolution réclamant une trêve.
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Syrie : Poutine, Macron et Merkel ont prôné la « poursuite des efforts communs » pour la mise en place de la trêve

Des bombardements ont à nouveau touché le fief rebelle de la Ghouta orientale dimanche, alors que l’ONU a voté, samedi, une résolution réclamant une trêve.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 15h16
   





                        



   


Les bombardements sur la Ghouta orientale continuaient, dimanche 25 février, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, samedi, une trêve de trente jours en Syrie, « pour une pause humanitaire durable ». Le pape François a lui aussi demandé un arrêt immédiat de la violence et une voie d’accès pour l’acheminement de l’aide humanitaire.
Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont prôné la « poursuite des efforts communs » pour la mise en place de la trêve en Syrie et se sont mis d’accord pour « renforcer l’échange d’informations » sur la situation dans le pays, lors d’une conversation téléphonique dimanche, a annoncé le Kremlin. Berlin précise de son côté avoir, avec la France, demandé à Moscou d’exercer une « pression maximale » sur la Syrie en vue de l’application « immédiate » de la résolution de l’ONU.
Le fief rebelle, situé à l’est de Damas, subit une intense campagne aérienne de la part du régime ces derniers jours. « Les raids ont repris dimanche matin, avec deux frappes contre le secteur de Chifouniya, à la périphérie de Douma », la grande ville de la Ghouta orientale, a précisé l’OSDH. Treize combattants prorégime et six combattants du groupe rebelle Jaich Al-Islam seraient morts dans les affrontements, selon l’OSDH.
L’Iran continuera les opérations
L’Iran, soutien du régime de Bachar Al-Assad, a affirmé, pour sa part, que les opérations contre les « terroristes » – c’est ainsi que Damas appelle les rebelles soutenus par les Occidentaux – allaient continuer en dépit du cessez-le-feu voté à l’ONU.
« Comme l’indique [la résolution], des zones de la périphérie de Damas qui sont aux mains de [groupes] terroristes ne sont pas concernées par le cessez-le-feu et les offensives et le nettoyage de l’armée syrienne va se poursuivre », a déclaré le chef d’Etat-major de l’armée, le général Mohammad Bagheri, cité par l’agence officielle Irna.
Car la résolution votée samedi comprend des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre les organisations Etat islamique (EI), Al-Qaida et le Front Al-Nosra, mais pas seulement. A la demande de Moscou, elles intègrent aussi « d’autres individus, groupes, entités, associés avec Al-Qaida et l’EI, ainsi que d’autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité ». Un langage « déjà agréé » par le Conseil, selon un diplomate, mais dont l’ambiguïté laisse libre cours à l’interprétation.

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Cette région est visée depuis une semaine par des bombardements du régime qui ont tué plus de 500 civils depuis le 18 février. La campagne de bombardements du régime sur la Ghouta orientale, d’une rare intensité même pour un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340 000 morts, a été lancée en prélude à une offensive terrestre pour reprendre cette région qui a échappé à son contrôle peu après le début du conflit.
Les groupes rebelles s’engagent à respecter la trêve
Dimanche, les deux principaux groupes rebelles contrôlant la Ghouta orientale, Jaich Al-Islam, et Faylaq Al-Rahmane, se sont engagés à respecter le cessez-le-feu humanitaire réclamé par la résolution du Conseil de sécurité.
Dans un communiqué, le groupe rebelle islamiste Jaich Al-Islam s’est engagé « à protéger les convois humanitaires qui vont entrer dans la Ghouta » orientale, en « se réservant un droit de réponse immédiate à toute violation commise » par les forces du régime.
Dans un communiqué séparé, un autre groupe rebelle islamiste, Faylaq Al-Rahmane, s’est également engagé à « respecter le cessez-le-feu » et à « faciliter l’entrée de toutes les aides de l’ONU dans la Ghouta orientale », en soulignant son « droit de légitime défense et de réponse à toute agression ».

La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Si l’objectif de vingt médailles n’a pas été rempli, les Français reviennent des Jeux olympiques de Pyeongchang avec quinze médailles, donc cinq titres.
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JO d’hiver 2018 : « de grosses satisfactions et pas mal de déceptions » pour la France

Si l’objectif de vingt médailles n’a pas été rempli, les Français reviennent des Jeux olympiques de Pyeongchang avec quinze médailles, donc cinq titres.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 16h26
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Pour l’équipe de France, les Jeux olympiques de Pyeongchang ont pris fin, dimanche 25 février au matin, après la fin de l’épreuve de bobsleigh à 4. En décrochant la 11e place, les Bleus ne sont pas parvenus à décrocher la 16e médaille française des Jeux olympiques, ce qui aurait constitué un nouveau record, après les quinze obtenues à Sotchi en 2014. A l’heure de dresser le bilan français de ces Jeux, Denis Masseglia, le président du Comité national olympique français (Cnosf), a résumé ces quinze jours en une phrase : « Merci Martin ».
Avec trois titres, le biathlète Martin Fourcade s’impose comme l’homme de ces Jeux chez les Bleus. Et le porte-drapeau a donné l’exemple à la délégation française, qui, si elle ne remplit pas les objectifs annoncés en amont des Jeux, a signé « un excellent bilan », selon le président de la Fédération française de ski, Michel Vion.
Record de Sotchi égalé
Côté pile de la médaille, et l’encadrement bleu l’a largement mis en avant lors de la conférence de presse de fin de JO, le résultat : avec quinze médailles, la France égale son record de Sotchi. Et « avec cinq médailles d’or, on a établi notre meilleure performance aux JO d’hiver », a souligné Denis Masseglia. Si, à trois reprises, les Bleus étaient revenus des Jeux avec quatre titres en une édition (à Sotchi 2014, à Salt Lake City 2002 et Grenoble 1968), ils n’avaient jamais dépassé ce cap. Et le président du Cnosf de remercier Martin Fourcade – à ses côtés sur l’estrade – « le meilleur de ces Jeux, avec Klaebo », qui a permis à la France de réaliser – techniquement, les médailles n’ayant pas la même valeur – les meilleurs Jeux de son histoire.
Avec quinze médailles (5 en or, 4 en argent, 6 en bronze), la France se retrouve à la 9e place du classement final, loin derrière la Norvège, qui a survolé la compétition (avec un total de 39 médailles, dont 14 en or). Et peut notamment se féliciter de son bilan en ski alpin, chez les hommes, en biathlon, ou dans les disciplines acrobatiques (ski de bosses et snowboardcross notamment) en dépit d’un raté en skicross. Quant au ski de fond hexagonal, avec deux médailles de bronze, il multiplie par deux son total de récompenses olympiques.

Le bilan français à Pyeongchang
Or
Perrine Laffont (Bosses)
Martin Fourcade (Biathlon, poursuite)
Martin Fourcade (Biathlon, mass start)
Pierre Vaultier (Snowboardcross)
Marie Dorin, Anaïs Bescond, Simon Desthieux, Martin Fourcade (Biathlon, relais mixte)
Argent
Alexis Pinturault (Combiné alpin)
Julia Pereira de Sousa (Snowboardcross)
Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (Danse sur glace)
Marie Martinod (Ski halfpipe)
Bronze
Anaïs Bescond (Biathlon, poursuite)
Victor Muffat-Jeandet (Combiné alpin)
Alexis Pinturault (Géant)
Jean-Marc Gaillard, Maurice Manificat, Clément Parisse, Adrien Backscheider (Ski de fond, relais masculin)
Maurice Manificat et Richard Jouve (Ski de fond, sprint par équipes)
Marie Dorin, Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier, Justine Braisaz (Biathlon, relais dames)


« De grosses satisfactions, et pas mal de déceptions »
Côté face, quelques regrets. Si le président de la FFS, Michel Vion, insiste sur « les bons résultats » de ses troupes (avec quatorze médailles, sa fédération est en tête des bilans JO, été et hiver confondus), on reste en deçà de l’objectif affiché de vingt médailles. « Il faut distinguer objectif et ambition », justifie-t-il, rappelant les raisons ayant mené à répéter ces « ambitions » : l’empilement de médailles mondiales dans les disciplines olympiques. Après vingt et une en 2015, l’équipe de France dans son ensemble en avait récolté vingt-trois en 2017.
Exprimant son « grand respect pour nos athlètes qui, pour la plupart, ont réalisé leur meilleure compétition ici aux Jeux », le président de la FFS souligne les « grosses satisfactions », mais ne dissimule pas les « déceptions ». Et de citer les épreuves cochées comme potentiellement médaillables où les athlètes (à commencer par Tessa Worley en géant dames) ne sont pas parvenus à atteindre leurs objectifs. Mais Michel Vion insiste pour ne « pas blâmer les athlètes » au « comportement remarquable ».
Outre le ski alpin côté dames, où la France demeure sans médaille depuis 2002, l’encadrement bleu avait misé sur une seconde médaille en ski de bosses (avec Benjamin Cavet), une en ski half-pipe (Tess Ledeux), des résultats en skicross après le triplé de Sotchi, et espérait voir le pari de Jason Lamy Chappuis (combiné nordique) s’avérer gagnant. Par ailleurs, avec « cinq places de 4e, dont une à quatre centièmes près, dix places de 5e et plusieurs de 6e, on n’était pas loin de nos objectifs », martèle le président de la FFS.
« Une médaille, enfin » en patinage
Côté sports de glace, une fois passée la déception de la médaille d’argent des danseurs Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), Didier Gailhaguet s’est réjoui d’avoir, enfin, obtenu une médaille, que sa fédération attendait depuis 2002 et le sacre de Marina Anissina et Gwendal Peizerat à Salt Lake City. « Une médaille, enfin ! Ça faisait longtemps que nous l’attendions. Grâce à Gabriella et Guillaume, le sortilège est enfin vaincu. »
Et le patron de la glace hexagonale de marteler qu’on « ne vient pas aux JO pour prendre de l’expérience ». Comme une réponse aux polémiques venue de la luge où l’équipe de France, qualifiée, n’a pas été du voyage en Corée, faute de chance de médailles.
Avec cinq médailles, dont trois titres, le biathlon est une fois de plus le principal pourvoyeur de médailles de la délégation française. Depuis les Jeux de Turin (2006) et les titres de Florence Baverel-Robert et Vincent Defrasne, c’est devenu une habitude. De quoi inciter Michel Vion à mettre ce sport parmi les « trois principales disciplines » à mettre en avant en vue des prochains Jeux. Avec le ski alpin et le ski de fond, les « seules disciplines pratiquées en loisir » en France.

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Et tant pis pour les disciplines ayant moins le vent en poupe : à demi-mots, le président de la FFS confie que le ski half-pipe, qui a apporté une médaille d’argent par Marie Martinod, ne sera pas la priorité de ses services dans les années à venir, dans la mesure où ses figures de proue – Kevin Rolland et la double médaillée olympique – devraient prendre leur retraite dans les années à venir. Le patron du ski et du snowboard hexagonal préfère mettre l’accent sur le slopestyle qui, s’il a déçu à Pyeongchang avec la chute lors des qualifications de Tess Ledeux (16 ans seulement), bénéficie d’infrastructures dans toutes les stations de France et se développe beaucoup.
Cette mise en avant des « sports à potentiel », magnifiée par la Norvège lors de ces Jeux, devrait se poursuivre en vue de la prochaine olympiade, en France.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Sous la tutelle du gouvernement Erdogan, la Diyanet, direction des affaires religieuses, veut façonner « une génération pieuse ». Quitte à affirmer que la Terre est plate.
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En Turquie, la morale islamique défie la raison


                      Sous la tutelle du gouvernement Erdogan, la Diyanet, direction des affaires religieuses, veut façonner « une génération pieuse ». Quitte à affirmer que la Terre est plate.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 06h45
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








   


« L’épilation est-elle un péché ? », « Je me suis fait une teinture des cheveux, mon jeûne est-il valable ? », « Puis-je mâcher un chewing-gum pendant le ramadan ? », « Les rapports sexuels sont-ils autorisés pendant le mois sacré ? » Voici le genre de questions qui arrivent sur le standard d’« Allô Fatwa », une ligne verte disponible 24 heures sur 24 en Turquie, que Diyanet met à la disposition du public.
Créée en 1924 afin de contrôler la religion musulmane, la direction des affaires religieuses est devenue, au fil des ans, un véritable instrument d’ingénierie sociale aux mains du gouvernement islamo-conservateur, déterminé à façonner « une génération pieuse ».
Grâce à Diyanet, les couples peuvent désormais divorcer d’un simple claquement de doigts. Un appel téléphonique, un fax, une lettre, un e-mail ou même un simple SMS suffisent à défaire les liens du mariage, selon la décision prise en décembre 2017 par la direction des affaires religieuses.
Mais, la plupart du temps, l’institution, devenue le référent numéro un en termes de moralité islamique, ne brille pas par son progressisme. Le 3 février, Diyanet a rappelé sur son site qu’il faut utiliser la main droite et uniquement la main droite pour manger. Seuls « les démons mangent et boivent de la main gauche », rappelle le « ministère de la vertu islamique ».
Un budget de 1,6 milliard d’euros
Kadir, un artisan du quartier de Sisli, à Istanbul, qui fréquente assidûment la mosquée, n’a pas aimé cette dernière fatwa. « J’ai même songé un instant à porter plainte contre Diyanet ! Ma fille est gauchère, est-ce à dire qu’elle est un démon ? » Certes, Diyanet tolère l’usage de la main gauche pour ceux qui ne peuvent faire autrement mais, selon Kadir, « une telle stigmatisation des gauchers est contre-productive et rétrograde ».
Ce n’est pas la première fois que les avis émis par Diyanet suscitent l’indignation de l’opinion publique. A l’automne, le site officiel de l’institution avait publié un « dictionnaire des concepts religieux », dans lequel il était énoncé que les petites filles pouvaient être mariées dès l’âge de 9 ans. Face à la colère qui s’était répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux ainsi que dans les milieux kémalistes et laïcs, Diyanet a été forcé de retirer les passages contestés de son site, tout en jurant n’avoir jamais voulu dire cela.

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Recep Tayyip Erdogan ne s’en est sans doute guère ému. Avec son numéro vert, sa page Facebook, sa chaîne de télévision, son budget colossal (l’équivalent de près de 2 milliards de dollars, soit 1,6 milliard d’euros) et ses 140 000 fonctionnaires, Diyanet est incontestablement la réussite idéologique la plus accomplie du président turc, au pouvoir depuis 2003.
Musulman pratiquant, conservateur aux vues rétrogrades, surtout en ce qui concerne le rôle des femmes dans la société, Erdogan est accusé par le camp kémaliste de vouloir en finir avec les principes de laïcité en vigueur depuis la création de la République, en 1923. Quand il n’incite pas les femmes à faire « trois enfants au minimum », le voilà qui s’oppose à la contraception, condamne l’avortement, déclare « contre nature » l’égalité hommes-femmes.
Une certaine vision de la science
Ces dernières années, son gouvernement a autorisé le port du voile islamique dans les universités, dans la fonction publique, au sein de l’armée et aussi dans le secondaire, dès la classe de sixième. Des cours d’initiation à l’islam sunnite sont désormais obligatoires à l’école publique ; depuis peu, des locaux réservés à la prière ont été systématiquement ouverts au sein des universités ; et, bien que la Turquie soit dotée de nombreuses mosquées (85 000), Diyanet a l’intention d’en construire de nouvelles au sein de quatre-vingts établissements universitaires du pays. De quoi faire rayonner une certaine vision du savoir et des sciences ?
L’universitaire Yavuz Örnek a affirmé que Noé avait pu joindre son fils au moyen d’un téléphone portable juste avant le Déluge.
« La Terre est plate », constatait récemment Tolgay Demir, le chef des jeunes stambouliotes au sein du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) dans un article publié sur le site du parti. Selon lui, ceux qui pensent que la Terre est ronde « se sont fait mener en bateau » par la « franc-maçonnerie » et par les « photos truquées » de la NASA.
La palme de l’absurde revient sans conteste à l’universitaire Yavuz Örnek, qui s’est illustré en affirmant en direct, le 5 janvier, sur la chaîne turque TRT 1 que Noé avait pu joindre son fils au moyen d’un téléphone portable juste avant le Déluge.
« Noé et son fils se trouvaient à plusieurs kilomètres l’un de l’autre. Le Coran dit que Noé a parlé avec son fils. Mais comment ont-ils pu communiquer ? Par quel miracle ? Nous pensons qu’ils ont utilisé un téléphone portable. » Une théorie que M. Örnek, qui prétend « parler au nom de la science », a tout le loisir d’enseigner aux étudiants de la faculté des sciences de la mer de l’université d’Istanbul, où il donne des cours.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La compagnie aérienne United Airlines, le loueur de voitures Hertz ou encore la First National Bank ont décidé de mettre un terme aux partenariats qui les liaient avec le puissant lobby des armes.
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Après la tuerie de Floride, des grandes entreprises américaines prennent leurs distances avec la NRA

La compagnie aérienne United Airlines, le loueur de voitures Hertz ou encore la First National Bank ont décidé de mettre un terme aux partenariats qui les liaient avec le puissant lobby des armes.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 15h20
   





                        



   


Les lignes sont-elles en train de bouger ? Depuis la tuerie dans un lycée de Floride qui a fait dix-sept morts, le 14 février, plusieurs grandes entreprises américaines ont pris leurs distances avec les fabricants d’armes aux Etats-Unis.
Depuis l’attaque du lycée Marjory-Stoneman-Douglas de Parkland, mené avec un fusil d’assaut de type AR-15, la pression populaire a poussé plusieurs sociétés américaines à revoir leurs partenariats avec le puissant lobby des armes états-unien, la National Rifle Association (NRA).

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Le loueur de voitures Hertz, qui proposait des réductions liées à un partenariat avec la NRA a annoncé, par le biais de son compte Twitter, que cette offre avec le lobby des armes avait pris fin. Les sociétés de location Enterprise (Alamo, National) et Rent a Car ont, elles aussi, rompu leurs liens avec la NRA, tout comme le site de voitures d’occasion TrueCar.

We have notified the NRA that we are ending the NRA’s rental car discount program with Hertz.— Hertz (@Hertz)


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Les uns après les autres, des groupes majeurs, comme les assureurs américains Metlife et Chubb, mais aussi la société de sécurité informatique Symantec, ont fait de même.

We value all our customers but have decided to end our discount program with the NRA.— MetLife (@MetLife)


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Dans la plupart des cas, ces partenariats reposaient sur de multiples avantages accordés à des membres de la NRA souhaitant, par exemple, louer une voiture, prendre l’avion ou obtenir une assurance spécifique.

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« Les réactions des clients nous ont poussés à revoir nos relations avec la NRA », a tweeté First National Bank of Omaha, un des plus gros émetteurs de cartes de crédit aux Etats-Unis, en réponse à des dizaines d’utilisateurs de Twitter qui l’interpellaient. Samedi, ce sont les compagnies aériennes Delta Air Lines et United Airlines qui ont annoncé sur Twitter supprimer les réductions accordées jusque-là aux membres de la NRA. Elles ont demandé dans des communiqués distincts au lobby des armes de supprimer de son site les informations sur leurs tarifs préférentiels.
Bank of America, l’une des plus importantes du pays, n’a, de son côté, pas tout de suite rompu ses partenariats mais a fait savoir qu’elle réexaminait ses relations avec les fabricants d’armes.
« Nous nous joignons à d’autres groupes de notre secteur pour voir ce que nous pouvons faire pour arrêter la tragédie des fusillades meurtrières », a fait savoir la banque à l’Agence France-Presse. Elle va donc « contacter le nombre limité de ses clients qui fabriquent des fusils d’assaut à usage non militaire pour voir comment ils peuvent contribuer à cette responsabilité partagée. »
Changement de dynamique
« Il y a [actuellement] beaucoup de réactions hostiles » envers l’industrie des armes, explique à l’AFP Jeff Pistole, un vendeur d’armes de l’Arkansas (sud). « Au départ, les gens [fabricants] se disaient “avec Trump président, nous ne sommes pas inquiets” d’un durcissement de la réglementation sur les armes. » Mais la dynamique a changé, selon lui, depuis l’attaque menée par un jeune homme de 19 ans contre son ancien lycée.
Traditionnellement, les ventes d’armes bondissent aux Etats-Unis après une fusillade par crainte d’un resserrement de la réglementation, mais la demande retombe souvent aussitôt parce que les condamnations politiques ne sont pas suivies par des mesures concrètes, résume M. Pistole.

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Mais cette fois-ci, certains élèves rescapés sont devenus en quelques jours les figures d’un mouvement national spontané qui interpelle les élus afin qu’ils agissent pour durcir la législation sur les armes.
Chute en bourse
Les actions des fabricants d’armes en sont affectées à Wall Street : le titre de Sturm Ruger a perdu 4 % de sa valeur en Bourse depuis le 14 février, celui d’American Outdoor Brands, connu par le passé sous le nom Smith & Wesson, a abandonné 5,8 % et Vista Outdoor Inc, spécialiste des munitions, 6,1 %. La société d’investissements américaine BlackRock, un des gros actionnaires d’American Outdoor Brands, Sturm Ruger et Vista Outdoor, a fait savoir qu’elle allait discuter de la fusillade de Floride avec les trois fabricants.

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Ces pressions tombent au plus mal pour le secteur qui traverse une période difficile, marquée par des suppressions d’emplois et des réductions d’activité dans les usines. Plombée par une dette colossale, Remington Outdoor, société fondée il y a plus de deux cents ans, envisage de déposer le bilan dans les prochains jours.
Sturm Ruger a supprimé en 2017 environ 700 emplois, soit 28 % de ses effectifs. Son chiffre d’affaires a chuté de 22 % et son bénéfice de 40 %, en raison d’une baisse du prix des armes. L’industrie pâtit de stocks importants amassés avant novembre 2016 dans la crainte d’une victoire d’Hillary Clinton, favorable à des lois plus restrictives sur les armes, selon les experts.




                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/02/2018
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A Tapachula, carrefour des exilés


                      La ville frontière du sud du Mexique est une étape obligée pour les migrants en route vers les Etats-Unis. Avec Donald Trump et son projet de mur, la douce escale se transforme en fin de parcours.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 16h19
    |

            Maryline Baumard








                              

                        

A droite, il lui manque la phalange du deuxième orteil et l’ongle du pouce. A gauche, des cicatrices lézardent sa peau. Les pieds de Samvin, 32 ans, racontent trois années d’odyssée sur deux continents. De l’Erythrée, au nord-est de l’Afrique, à la Tanzanie, plus au sud ; du Brésil au Mexique, le demandeur d’asile a parcouru près de huit mille kilomètres à pied, en bus ou en camion, ne s’envolant « qu’entre la Tanzanie et Brasilia-la-Généreuse, celle qui accorde même des visas aux Africains », sourit-il.
Depuis mille jours déjà, il use ses semelles pour fuir la dictature érythréenne et tenter le rêve américain. Tout commence début 2015. Samvin doit disparaître pour avoir déserté l’armée de son pays. Si l’Europe sonne comme une évidence à ses oreilles de réfugié potentiel, l’enseignant refuse la traversée de la Méditerranée, qu’il compare à une « trop funeste loterie » depuis que son frère « dort à jamais auprès des poissons ».

Samvin décide alors avec huit amis de rejoindre l’Amérique. Ils visent même Washington, où ils ont des connaissances dans la communauté éthiopienne. Espoir insensé auquel ils font semblant de s’accrocher au départ mais qui, au fil des jours et des kilomètres, prend corps.
En posant son sac à Tapachula, une ville du sud du Mexique adossée à la frontière guatémaltèque, l’Erythréen respire. Dans sa géographie intérieure, les Etats-Unis sortent de la case du lointain mirage. « Plus que trois mille cinq cents kilomètres et on y est. On est partis à neuf et on va arriver tous vivants. Dieu soit loué ! », ajoute-t-il de sa voix triste d’Africain déraciné qui a tout vu, le pire et le meilleur ; suçant des tiges de canne à sucre pour survivre sur le chemin, payant les racketteurs avec ses derniers sous, travaillant sur les chantiers de Brasilia ou dans les plantations de café.

Le voici donc à Tapachula, où une bonne part des 500 000 migrants qui traversent...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.
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« Le Média » se défend de tout « licenciement » et juge « infâmes » les accusations d’Aude Rossigneux

Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 17h31
    |

            Abel Mestre








                        



   


La riposte est en cours. Après la publication par le site spécialisé Electron libre, samedi 24 février, d’un mail d’Aude Rossigneux, annonçant son éviction du poste de rédactrice en chef du pure player Le Média, les fondateurs de ce site d’information proche de La France insoumise entendent répondre point par point. Un communiqué dont les dernières lignes sont en train d’être peaufinées doit être envoyé aux rédactions dans l’après-midi.

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                « Le Média » se sépare de sa rédactrice en chef Aude Rossigneux



Dans sa lettre, Mme Rossigneux dresse un portrait au vitriol de la nouvelle webtélé. Sa rupture de contrat aurait été « brutale », et « violente ». Des salariés seraient « au bord du burn-out ». Et, selon elle, la gestion humaine serait proche d’une entreprise du groupe de Vincent Bolloré, personnage honni à gauche.
Silencieux jusqu’à présent, Gérard Miller − qui fait partie du comité de pilotage avec notamment Sophia Chikirou, sa directrice générale et par ailleurs stratège en chef de la communication de Jean-Luc Mélenchon − confie auprès du Monde qu’il n’a « jamais été question d’un licenciement » de Mme Rossigneux. « C’est la fin de sa période d’essai. Cela peut se faire à la demande de l’employeur ou du salarié », précise le psychanaliste. M. Miller conteste le contenu de la missive de la journaliste, aussi bien sur le fond que sur la forme. Pour lui, il n’y eut aucune « brutalité », contrairement à ce qu’affirme Aude Rossigneux.
« Réorganiser la formule »
« Quand on l’a prévenue qu’on souhaitait mettre fin à sa période d’essai, on lui a proposé de continuer avec nous », note le psychanalyste. « On voulait qu’elle prenne la tête d’une émission hebdomadaire, continue M. Miller. Elle nous a proposé trois thèmes − la santé, le jazz et le vin. On était OK pour une émission sur la santé. » Selon M. Miller, c’est à ce moment-là qu’aurait été convenu avec Mme Rossigneux de ne pas « communiquer tout de suite » sur le sujet.
Pour le comité de pilotage du pure-player, les raisons de l’éviction de Mme Rossigneux trouvent son origine sur un malentendu. Pour M. Miller, il n’a jamais été question pour Le Média d’avoir « une présentatrice unique du JT » ou une « rédactrice en chef ». « On lui avait dit qu’on ne voulait pas d’une hiérarchie comme dans les autres médias, assure l’ancien militant de la Gauche prolétarienne. Elle était journaliste, comme les autres. On voulait aussi, dès le début, une présentation tournante du JT. On lui a dit, au bout d’un mois, qu’il fallait réorganiser la formule. Elle ne voulait pas faire autre chose. »
M. Miller assure par ailleurs que l’ambiance est bonne au sein de la rédaction. « Il n’y a aucun arrêt de travail pour burn-out », affirme-t-il. Depuis dimanche après-midi, des journalistes du Média se relaient sur Twitter pour dire qu’il n’y a pas de souci en interne. Et ainsi allumer un contre-feu à la polémique qui frappe le jeune média dont les audiences du JT sont en baisse depuis son lancement le 15 janvier, si l’on se fie aux vues sur YouTube.

Pas vu l'ombre d'un Bolloré dans les couloirs du @LeMediaTV. Aucune souffrance ni brutalité. Calmons-nous #LeMedia— VirginieCresci (@Virginie Cresci)


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Pour moi #LeMédia n'est pas un lieu de souffrance, mais un lieu où ma singularité journalistique est accueillie avec bienveillance.— kouamouo (@kouamouo)


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"Brutalité", "burn out" ou "Bolloré". Des mots qui ne me concernent pas à #leMédia— Yanmdi (@Yanis Mhamdi)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Les deux cinéastes racontent pour « Le Monde » leur parcours en duo. Leur dernier film, « Le Sens de la fête », cumule dix nominations aux Césars, dont la cérémonie se déroulera vendredi 2 mars.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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Eric Toledano et Olivier Nakache : « L’amour des dialogues a forgé notre amitié »

Les deux cinéastes racontent pour « Le Monde » leur parcours en duo. Leur dernier film, « Le Sens de la fête », cumule dix nominations aux Césars, dont la cérémonie se déroulera vendredi 2 mars.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 17h48
    |

            Pascale Krémer








                        



                                


                            
Plusieurs de leurs longs-métrages, Intouchables en tête, ont rencontré un grand succès populaire. Leur dernier film, Le Sens de la fête, a réuni plus de trois millions de spectateurs et cumule dix nominations aux Césars, dont la cérémonie se déroulera vendredi 2 mars. Eric Toledano et Olivier Nakache, amis de presque trente ans, ont toujours travaillé en duo.
Je ne serais pas arrivé là si…
Eric Toledano... Si je ne m’étais pas un peu ennuyé à l’adolescence. J’ai trouvé dans le cinéma l’ouverture au monde qui me manquait. Je grandissais à Versailles dans une famille pleine d’amour, mais où l’on exprimait peu les choses. Mes parents étaient arrivés du Maroc en 1967. Mon père avait fait l’ENA.
Le mot d’ordre, était : « On s’adapte ! », il fallait être brillant, ne pas se faire remarquer. Mes frère et sœur étaient sur ce chemin, moi j’étais un élève moyen, plutôt réfractaire au système – jusqu’à l’université où je me suis senti plus en phase. De ma période d’ennui est née une envie artistique dont je ne pensais pas qu’elle puisse devenir un moyen de subsistance. Mes parents n’avaient aucune connexion, et leur ambition était de nous voir devenir avocat ou médecin, pas artiste. C’est pour ça que « je ne serais pas arrivé là » non plus sans la rencontre avec Olivier. Sans ce partage d’envie.
Et vous, Olivier Nakache, vous ne seriez pas arrivé là si… ?
… Si je n’avais pas rencontré Eric. Mon parcours est indissociable du sien.
Votre enfance a ressemblé à la sienne ?
Olivier Nakache... Oui, nous sommes tous les deux de banlieue. Je viens d’un quartier populaire, la cité HLM Lorilleux, sur les hauts de Puteaux. Mes parents sont arrivés d’Algérie après l’indépendance. Leur histoire est assez semblable à celles des personnages du Coup de Sirocco. Le bateau en 1962, Marseille, et puis la région parisienne.
A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Emmanuel Macron a annoncé, en amont du salon de l’agriculture, un plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour les activités de distribution des circuits courts. Retour en infographies sur ces ventes directes entre producteurs et consommateurs.
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Production agricole : l’essor des circuits courts

Emmanuel Macron a annoncé, en amont du salon de l’agriculture, un plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour les activités de distribution des circuits courts. Retour en infographies sur ces ventes directes entre producteurs et consommateurs.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h35
    |

            Marianne Boyer et 
                                Mathilde Costil








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La piste d’un crime crapuleux serait privilégiée par les proches de M. Saleh qui précisent néanmoins que ce dernier « se sentait particulièrement menacé ces dernières semaines ».
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L’ancien argentier de Kadhafi, Bechir Saleh, visé par des tirs à Johannesburg

La piste d’un crime crapuleux serait privilégiée par les proches de M. Saleh qui précisent néanmoins que ce dernier « se sentait particulièrement menacé ces dernières semaines ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 13h44
    |

            Joan Tilouine et 
Simon Piel








                        


L’ancien argentier du régime de Mouammar Kadhafi, Bechir Saleh, homme-clé de l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a été victime d’une agression violente, vendredi 23 février, sur la route de l’aéroport de Johannesburg alors qu’il rentrait d’un déplacement au Zimbabwe.
« Ce serviteur de la Libye en réserve », comme il s’était lui-même qualifié lors d’une rencontre avec Le Monde en septembre 2017, a essuyé des tirs alors qu’il se trouvait dans sa voiture en compagnie de son chauffeur. Gravement blessé, il a été hospitalisé à l’hôpital de Milpark, mais ses jours ne seraient pas en danger. Son avocat en France, Eric Moutet, a confirmé au Monde l’agression.

        Lire l’enquête du « Monde » :
         

          Bechir Saleh, le Libyen qui en savait trop



Malgré la personnalité de l’intéressé, son parcours et les nombreux secrets qu’on lui prête, son entourage se refusait toutefois à envisager qu’il ait été visé directement, même si le spectre de Choukri Ghanem est dans toutes les têtes. L’ancien ministre du pétrole libyen, qui consignait tout dans ses carnets, avait été retrouvé mort « noyé » dans le Danube, entre les deux tours de l’élection présidentielle française de 2012.
Sollicité par la justice française dans l’affaire du financement libyen de Sarkozy
La route de l’aéroport est réputée dangereuse et d’ailleurs, précise-t-on au Monde, ce genre de mésaventures est arrivé il y a peu au chef d’état-major du Togo ou encore à une députée sénégalaise. La piste d’un crime crapuleux serait ainsi privilégiée par les proches de M. Saleh qui précisent, néanmoins, que ce dernier « se sentait particulièrement menacé ces dernières semaines ».
Depuis plusieurs mois, alors qu’il vit en exil en Afrique du Sud depuis plus de cinq ans, M. Saleh a repris une intense activité diplomatique dans l’objectif de jouer à nouveau un rôle de premier plan dans la reconstruction de la Libye. L’ancien directeur de cabinet du colonel Kadhafi avait, par ailleurs, été sollicité à plusieurs reprises par la justice française pour apporter son éclairage dans l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, sans jamais y donner suite.

        Lire aussi :
         

                Les ambitions intactes de Bechir Saleh en Libye



Au Monde, il avait confirmé la tenue d’un déjeuner, le 9 avril 2007, dans sa ferme des environs de Tripoli, en présence du premier ministre, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, et de son ami Choukri Ghanem qui consignera dans son carnet qu’à cette occasion Bechir Saleh avait prétendu « avoir envoyé 1,5 million d’euros à Sarkozy ». Au Monde, M. Saleh avait simplement affirmé : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois plus Kadhafi que Sarkozy. »

        Lire aussi :
         

                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La chancelière a notamment décidé de nommer Jens Spahn, son principal opposant au sein de son parti, au poste de ministre de la santé.
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Allemagne : Merkel dévoile les noms des ministres du gouvernement de coalition issus de son parti

La chancelière a notamment décidé de nommer Jens Spahn, son principal opposant au sein de son parti, au poste de ministre de la santé.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h53
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


La meilleure façon de neutraliser un adversaire est d’en faire son obligé. C’est sans doute avec cette idée en tête qu’Angela Merkel a décidé de confier à Jens Spahn le portefeuille de la santé dans son prochain gouvernement. Révélée samedi 24 février dans la soirée par plusieurs médias allemands dont Bild, la Süddeutsche Zeitung et l’agence DPA, la nomination de celui qui incarne l’opposition à la chancelière au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) doit être officiellement annoncée par Mme Merkel, dimanche en fin d’après-midi, lors d’une réunion de la direction de son parti.
A cette occasion, doivent être également dévoilés les noms des autres ministres qui ont été réservés à la CDU dans le « contrat de coalition » scellé, le 7 février, avec le Parti social-démocrate (SPD).

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                Allemagne : les principaux points de l’accord de coalition



A vrai dire, la nomination de M. Spahn au gouvernement était attendue. Depuis la signature du « contrat de coalition », dont on saura le 4 mars s’il est approuvé par une majorité des 463 723 adhérents du SPD, la colère grondait à la CDU en raison notamment de la décision de Mme Merkel de céder le ministère des finances aux sociaux-démocrates.
Voyant dans ce geste la preuve d’une perte d’autorité de la chancelière, plusieurs de ses rivaux en interne ont estimé que le moment était venu de conclure avec elle une sorte de marché. En gros, lui ont-ils fait savoir, ils seront sommes prêts à valider le « contrat de coalition » lors du congrès de la CDU prévu le 26 février à Berlin, mais à condition qu’elle leur fasse de la place au gouvernement.
Désaccord profond entre Spahn et Merkel
Message entendu, leur avait répondu Mme Merkel. Invitée sur le plateau de la ZDF, le 11 février, la chancelière s’est engagée à ce que le prochain cabinet « reflète toutes les tendances » de la CDU, et accueille « des plus jeunes mais aussi de l’expérience ». Le jour même, dans une interview au journal autrichien Die Presse, Jens Spahn avait expliqué que la CDU n’était pas « une monarchie où l’on décide soit même de sa succession » et que le parti comptait « partout des gens très bien » pour incarner l’après-Merkel.
Quinze jours plus tard, voilà donc M. Spahn ministre de plein exercice. Elu pour la première fois au Bundestag en 2002, à l’âge de 22 ans, le député de Steinfurt-Borken (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), une circonscription proche de la frontière avec les Pays-Bas, avait été nommé secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances, Wolfgang Schäuble, en 2015.
S’il s’est montré très sévère vis-à-vis de la politique d’accueil des réfugiés décidée par la chancelière cette année-là, son désaccord avec elle est en réalité bien plus profond. Dans son parti, M. Spahn fait en effet partie de ceux qui estiment que Mme Merkel a trop rapproché la CDU du SPD, au risque de perdre une partie de son électorat traditionnel. Une analyse confirmée, à ses yeux, par les élections législatives du 24 septembre 2017, lors desquelles la CDU a perdu environ un million de voix au profit du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) et près d’un million et demi au profit du Parti libéral-démocrate (FDP).

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                Législatives allemandes : Merkel affaiblie face à un paysage politique en grande partie inédit



Nomination de deux fidèles de Merkel
En nommant M. Spahn au ministère de la santé, un domaine qu’il connaît bien pour avoir en avoir été le responsable au groupe CDU du Bundestag de 2009 à 2015 – ce qui lui valut à l’époque d’être accusé de conflits d’intérêts en raison de ses liens avec une société de lobbying spécialisée dans le secteur pharmaceutique –, la chancelière envoie donc un signal clair en direction de l’aile libérale-conservatrice de son parti, à la veille du congrès de lundi. Un rendez-vous au cours duquel les 1 000 délégués de la CDU doivent approuver le « contrat de coalition » et ratifier la décision annoncée par Mme Merkel, le 19 février, de nommer l’une de ses fidèles, Annegret Kramp-Karrenbauer, l’ex-ministre-présidente de la Sarre, comme secrétaire générale de la CDU.

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                Angela Merkel adoube sa dauphine à la CDU



Une autre nomination devrait être appréciée par l’aile libérale-conservatrice de la CDU : celle de Julia Klöckner au ministère de l’agriculture, un secteur qu’elle connaît bien elle aussi pour y avoir été secrétaire d’Etat de 2009 à 2011. Agée de 45 ans, la chef de file de la CDU en Rhénanie-Palatinat fut ces dernières années une avocate résolue du projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Elle est également connue pour ses prises de position contre l’avortement et pour l’interdiction de la recherche sur les cellules-souches embryonnaires.
Sauf surprise, Mme Merkel devrait également annoncer, dimanche, le maintien de deux de ses fidèles dans son prochain gouvernement. Ursula von der Leyen, d’abord, au ministère de la défense, poste qu’elle occupe depuis 2013. Peter Altmaier, ensuite, qui devrait récupérer le portefeuille de l’économie après avoir été pendant quatre ans le plus proche collaborateur de Mme Merkel en tant que ministre de la chancellerie et qui, depuis octobre 2017, assurait l’intérim de M. Schäuble au ministère des finances après l’élection de celui-ci à la présidence du Bundestag.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Recruté en juillet 2017, le milieu brésilien est le principal artisan de la bonne saison de l’Olympique de Marseille, qui défie son rival parisien, dimanche 25 février.
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PSG-OM : Luiz Gustavo, le patron du milieu marseillais

Recruté en juillet 2017, le milieu brésilien est le principal artisan de la bonne saison de l’Olympique de Marseille, qui défie son rival parisien, dimanche 25 février.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 16h37
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’épisode fait encore sourire les dirigeants de l’Olympique de Marseille. En juillet 2017, le milieu brésilien Luiz Gustavo se rend au quartier général du club phocéen pour y parapher un contrat de quatre ans contre une indemnité de transfert d’une dizaine de millions d’euros. « Il y avait des avocats français, des avocats allemands pour la relecture du contrat. Ils étaient très précis », glisse-t-on à l’OM. Les intérêts de l’ex-joueur du 1899 Hoffeinhem (2007-2011), du Bayern Munich (2011-2013) et de Wolfsbourg (2013-2017) sont alors gérés par l’agence allemande Rogon, fondée par l’imprésario et entrepreneur Roger Wittmann et très implantée au Brésil. « Dans l’attitude, la rigueur, le professionnalisme : l’agent de Luiz Gustavo nous a fait une forte impression, développe un cadre du club. Qui se ressemble s’assemble. »
Depuis que l’international brésilien (41 sélections depuis 2011) a quitté la Bundesliga allemande pour poser ses valises en Ligue 1, les salariés de l’OM n’ont de cesse de louer son « professionnalisme ». Même lorsque le milieu de 30 ans monte à Paris, au début de février, pour participer à la fête d’anniversaire (passablement arrosée) de son compatriote Neymar, son entraîneur Rudi Garcia prend un ton laudatif.
« Il est plus difficile de dire non quand il s’agit de Luiz Gustavo, déclare alors le coach de l’OM. Parce que Luiz est un grand professionnel et qu’il préparera le match de demain avec tout le professionnalisme qu’il faut. On n’est pas non plus derrière chaque joueur à chaque fois qu’on ne les a pas au vert ici. On leur fait confiance. Ce sont de grands garçons. »
Vitrine de l’OM Champions Project de McCourt
Garant de l’équilibre du jeu marseillais, le « grand garçon » (1,87 m) devrait être encore le principal atout de l’OM face au Paris-Saint-Germain, dimanche 25 février, au Parc des princes, en clôture de la 27e journée de Ligue 1. Au Stade-Vélodrome, en octobre, Luiz Gustavo avait ouvert le score face au rival de la capitale. Dans une ambiance électrique, sa banderille n’avait pourtant pas permis à son équipe de remporter son premier clasico depuis novembre 2011. La formation phocéenne avait concédé un match nul (2-2) frustrant dans les arrêts de jeu.
Vitrine de l’OM Champions Project de l’Américain Frank McCourt, le natif de Pindamonhangaba (Etat de Sao Paulo) incarne actuellement la bonne dynamique du club, troisième du championnat, à treize points du leader parisien, et qui affrontera (les 8 et 15 mars) les Espagnols de l’Athletic Bilbao en huitièmes de finale de Ligue Europa. « Joueur d’équilibre », selon la formulation du directeur sportif marseillais Andoni Zubizarreta, le Brésilien se distingue en Ligue 1 (23 matchs, 5 buts) par son jeu sobre et clairvoyant, sa science de la passe, ses frappes supersoniques du gauche et ses qualités de récupérateur.
De mémoire de supporteur de l’OM, aucun Brésilien ne s’était imposé de manière aussi criante au club depuis le passage fugace du buteur Sonny Anderson (1993-1994) et le règne du défenseur Carlos Mozer (1989-1992). Et ce, alors que la plupart de leurs compatriotes (Elinton Andrade, Brandao, Hilton, André Luis, Eduardo Costa, Fernandao, Dill, Marcelinho, Adriano) ne sont pas forcément restés dans les mémoires au Stade-Vélodrome.
« Je suis venu à l’OM en sachant que j’avais des responsabilités à accomplir. Je m’étais donc préparé pour venir ici. Je suis heureux de pouvoir correspondre aux attentes de l’équipe », a récemment déclaré Luiz Gustavo à La Provence. 
Un joueur dur sur l’homme

   


Vainqueur de la Ligue des champions en 2013 avec le Bayern Munich, celui qui est surnommé « le Shérif » en sélection bénéficie, à l’instar de Dimitri Payet, du salaire le plus élevé (500 000 euros brut mensuels selon L’Equipe) au sein de l’effectif marseillais. Sous contrat jusqu’en 2021, Luiz Gustavo espère évoluer en Europe « jusqu’à à peu près 35 ans » avant de retourner dans son pays natal.
Endeuillé par le décès de sa mère, victime d’un infarctus alors qu’il n’avait que 16 ans, le joueur avait quitté le Brésil et le modeste club de Maceio (deuxième division locale) après avoir été repéré par un recruteur de la formation allemande du 1899 Hoffenheim. En 2007, il franchit l’Atlantique et s’installe dans le Land de Bade-Wurtemberg. D’emblée, il contribue à la montée du club en Bundesliga. Sa régularité et son volume de jeu attirent l’œil des décideurs du Bayern Munich, qui l’attirent dans leurs filets en 2011. Une moisson de trophées et trois saisons contrastées plus tard, il file vers Wolfsbourg, où il finit de se faire un nom.
De son long passage en Bundesliga, Luiz Gustavo laissera l’image d’un joueur dur sur l’homme, aux tacles parfois trop appuyés, voire assassins. Il a notamment écopé de huit cartons rouges en six ans. Un record que le trentenaire au tempérament guerrier partage avec l’ex-défenseur allemand Jens Nowotny.
« La méchanceté ne fait pas partie de mon profil ni de mon attitude, assurait le Brésilien, lors de sa présentation officielle aux médias marseillais. Mais si tu veux gagner, il faut tout faire pour. Au fil de ma carrière, je ne me souviens pas avoir vraiment blessé un adversaire ni avoir été vraiment déloyal. »
Lancé en sélection en 2011, Luiz Gustavo figurait parmi le onze titulaire de la Seleçao, le 8 juillet 2014, lors de la fameuse débâcle (7-1) face à l’Allemagne, à Belo Horizonte, en demi-finales du Mondial brésilien. Près de quatre ans après ce fiasco cauchemardesque baptisé le « Mineiraço », le milieu bataille actuellement pour conserver sa place en équipe nationale dans l’optique de la Coupe du monde, organisée du 14 juin au 15 juillet en Russie.
A moins de quatre mois du prochain tournoi planétaire, il ne figure pas parmi la liste de 15 joueurs déjà assurés d’être convoqués. Si le sélectionneur Tite a récemment mentionné les patronymes de plusieurs de ses compatriotes qui évoluent au PSG (Marquinhos, Daniel Alves, Neymar et Thiago Silva), Luiz Gustavo va devoir prolonger sa belle dynamique avec l’OM pour le convaincre définitivement de l’emmener en Russie. Cela passe d’abord par une solide prestation contre le rival parisien, dimanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », raconte la rencontre et les liens qui unissent désormais Fabien Vehlmann, auteur de bande dessinée, et Fodé Condé, jeune migrant guinéen.
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BD : « Fabien Vehlmann n’en revient toujours pas d’avoir “rencontré un personnage qu’il a créé” »

Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », raconte la rencontre et les liens qui unissent désormais Fabien Vehlmann, auteur de bande dessinée, et Fodé Condé, jeune migrant guinéen.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 07h08
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 17h51
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Chronique. Fabien Vehlmann est un auteur de bande dessinée à succès. On lui doit le scénario de Seuls (Dupuis, avec Bruno Gazzotti), une série mettant en scène des enfants livrés à eux-mêmes dans un monde sans adultes. Depuis 2009, il a repris le personnage de Spirou, héros iconique de la BD franco-belge, avec le dessinateur Yoann. Cette position lui permet d’avoir accès aux médias. Médias qu’il s’est résolu à contacter pour relater une histoire dont il n’est pas, pour une fois, le narrateur, mais l’acteur direct, aux côtés d’un jeune migrant guinéen qu’il abrite sous son toit : Fodé Condé, 18 ans, élève en BTS « management des unités commerciales », à Nantes.
« Son seul tort est d’avoir fui la misère et de ne pas venir d’un pays en guerre. » Fabien Vehlmann
Menacé d’expulsion, ce dernier fait partie de ces nombreux exilés qui n’ont pas quitté leur pays pour des raisons politiques ou de conflit armé. Classés « migrants économiques », ces hommes et ces femmes ont beaucoup moins de chances que les autres de pouvoir rester légalement en France ; et ce n’est pas le projet de loi sur le droit d’asile et l’immigration, présenté mercredi 21 février par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb – texte qui durcit le droit des étrangers (Le Monde du 21 février) –, qui devrait faciliter leurs démarches.
« Fodé possède pourtant un dossier idéal. Peu de migrants peuvent se prévaloir d’être logés à l’année dans une famille d’accueil, de faire des études, de jouer dans un club de foot… Son seul tort est d’avoir fui la misère et de ne pas venir d’un pays en guerre, ni d’être surdiplômé, selon la distinction qui est faite aujourd’hui entre les “bons” et les “mauvais” migrants », se désole Fabien Vehlmann, qui héberge chez lui le jeune homme depuis 14 mois. Le 16 janvier dernier, la préfecture de Loire-Atlantique a rejeté sa demande de titre de séjour.
Un attachement...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Les JO de Pyeongchang ont baissé le rideau dimanche après un 8e titre olympique de la fondeuse norvégienne (Marit Björgen) et la traditionnelle cérémonie de clôture. Place, le 9 mars, aux Jeux paralympiques.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : record pour Björgen, hockeyeurs patriotes et pandas pékinois

Les JO de Pyeongchang ont baissé le rideau dimanche après un 8e titre olympique de la fondeuse norvégienne (Marit Björgen) et la traditionnelle cérémonie de clôture. Place, le 9 mars, aux Jeux paralympiques.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 16h41
    |

                            Youmni Kezzouf et 
Anthony Hernandez








                        



   


C’était aujourd’hui
Son palmarès olympique ressemble au tableau des médailles d’une bonne nation : Marit Björgen a remporté sa quinzième médaille olympique, un record, sur le 30 kilomètres de ski de fond, rentrant ainsi un peu plus dans l’histoire. Elle a, désormais, remporté huit titres olympiques, autant que son compatriote Ole Einar Björndalen : trois à Vancouver, trois à Sotchi, deux à Pyeongchang.
La belle histoire de la « Team Kim » ne se terminera pas par un titre. En finale de la compétition de curling féminin, les charismatiques sud-coréennes se sont inclinées 8-3 face à la Suède. Alors que leurs homologues masculins ont échoué face aux Etats-Unis en finale, les Suédoises ont tenu leur rang et récupèrent le titre olympique, qu’elles ont remporté, lors de trois des quatre dernières éditions.

   


En bobsleigh à quatre, les Français visaient un top 10 qui leur a, finalement, échappé. Une erreur dans la dernière descente les oblige à se contenter de la 11e place au grand dam du pilote Loïc Costerg, très ému à l’arrivée. Le quatuor allemand du pilote Francesco Friedrich, déjà sacré en bob à deux, remporte l’or olympique devant les Sud-Coréens et un autre équipage allemand.
On attendait une domination des hockeyeurs russes, nettement favoris de cette finale face à l’Allemagne. C’est finalement au bout du suspense des prolongations que l’équipe de Russie s’est imposée. Menée 3-2 à quelques minutes de la fin, la « Red Machine » a d’abord égalisé en toute fin de match avant d’inscrire le but du titre en prolongation.

C’est au programme

   


Athlètes et journalistes vont bientôt rentrer dans leurs pays respectifs, l’occasion pour les Français de découvrir qu’il fait désormais plus froid en France qu’à Pyeongchang.
Certains sportifs ont encore une saison à finir : au biathlon, le duel Boe-Fourcade qui rythme la Coupe du monde trouvera un épilogue en Russie. Certains athlètes ont annoncé vouloir boycotter les épreuves russes, mais pas Martin Fourcade. D’autres vont bien vite ranger les skis pour se concentrer sur leur discipline estivale, le taekwondo pour le désormais célèbre Pita Taufatofua, ou le sprint pour de nombreux pousseurs de bobsleigh.

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                JO 2018 : Martin Fourcade favorable à la levée de la suspension de la Russie



Les officiels du CIO et des différentes fédérations vont, eux aussi, quitter Pyeongchang, sans abandonner sur place les problématiques de dopage et la question épineuse de la place des athlètes russes dans les différentes compétitions internationales.
Ces « Jeux de la paix » se terminent et, avec eux, cette trêve entre les deux Corées, toujours officiellement en guerre. Si l’image d’unité a été plutôt bien entretenue durant la quinzaine (avec notamment le symbole de l’équipe unifiée de hockey féminin), reste à savoir de quoi sera fait l’avenir. Le réchauffement des relations entre les deux pays va-t-il se poursuivre ? Le comité olympique va-t-il recevoir le prix Nobel de la paix ? Verra-t-on bientôt une « Team Kim » de curling unifiée ?

   


Pas de question à se poser sur le devenir du stade olympique, puisque celui-ci sera tout simplement détruit après la compétition. Mais, avant cela, d’autres athlètes vont entrer en piste. Les Jeux paralympiques se disputeront du 9 au 18 mars. Six sports sont au programme : le curling, le biathlon, le hockey sur luge, le ski alpin, le ski de fond et le snowboard. De quoi prolonger encore un peu plus le plaisir des sports d’hiver.
C’est dit
« Le CIO aurait pu envisager de lever la suspension dans la mesure où la délégation des athlètes olympiques de Russie a respecté la décision du CIO du 5 décembre. Toutefois, deux athlètes de l’OAR ont été convaincus de dopage ici à Pyeongchang. Ceci est extrêmement décevant et ne permet pas au CIO d’envisager la levée de la suspension du ROC pour la cérémonie de clôture. »
Thomas Bach, président du CIO, justifie la décision de son institution de ne pas lever la suspension de la Russie pour la cérémonie de clôture des JO. Il faut dire que les contrôles positifs du curleur en double mixte (Alexandre Krouchelnitski) et de la bobeuse (Nadezhda Sergeeva) n’ont pas favorisé les intérêts russes.
Mais Bach a fait un pas vers une future levée de la sanction : « Il n’y a pas d’indication que ces deux cas relèvent d’un dopage systémique. De plus, la délégation de l’OAR a été proactive dans la gestion de ces deux cas, les sportifs en cause ont accepté la sanction, ce qui a permis de retirer (au couple russe) la médaille de bronze du curling mixte et de la remettre au couple norvégien. »
C’est vu

   


Privés d’hymne national depuis le début des Jeux, les Russes ont dû se contenter, pendant ces JO, de l’hymne olympique pour célébrer leurs victoires sur le podium. Mais les hockeyeurs, vainqueurs en prolongation de l’Allemagne en finale, ont bien chanté leur hymne national sur la patinoire.
Russie est notre puissance sacrée, Russie est notre pays bien-aimé. Forte volonté, grande gloire Sont ton héritage à jamais !
La délégation russe, dont la suspension a été maintenue par le CIO, n’a, en revanche, pas pu défiler avec son drapeau lors de la cérémonie de clôture : c’est derrière les cinq anneaux olympiques que les « athlètes olympiques de Russie » ont effectué leur dernier tour d’honneur.

   


Ce fan de la « Team Kim », alias « Garlic Girls », a eu beau sortir son plus beau couvre-chef, de circonstances, cela n’a pas suffi à faire gagner ses favorites.
C’est chic Corée

   


Cette dame, bien mise, attend avec tellement d’impatience la cérémonie de clôture qu’elle est seule en tribunes. A-t-elle été récompensée de son dévouement ?

   


Elle a, en tout cas, pu assister au concert du dénommé Yan Tae-hwan, un guitar hero chevelu et sud-coréen de 13 ans. Il a interprété l’une des Quatre Saisons de Vivaldi, L’Hiver naturellement.

   


La veinarde a également pu vibrer devant celui de la vedette de la K-pop, la chanteuse Lee Chae Rin, connue sous le nom de CL. Sorte de mélange entre Lady Gaga et Gwen Stefani.

   


Madame a également eu l’occasion d’applaudir les nombreux bénévoles (ne nous demandez pas pourquoi ils portent ces drôles de costumes), sans qui les JO ne seraient pas les mêmes. Notre envoyé spécial Clément Martel avait dressé leur éloge.

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                JO d’hiver 2018 : dans la tête des bénévoles olympiques de Pyeongchang




   


Elle a constaté que la diplomatie sportive poursuivait ses efforts (vains ?) lorsque les athlètes des deux Corées ont défilé ensemble.

   


Elle s’est certainement émerveillée devant un spectacle sons et lumières plutôt réussi.

   


Et elle a vu des pandas scintillants lui donner rendez-vous dans quatre ans pour les prochains JO de Pékin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Malgré le mandat d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale, Mahmoud al-Werfalli, un des fidèles du « maréchal » Haftar, continue de massacrer en toute impunité à Benghazi.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Des manifestants catholiques ont marché, dimanche, dans le nord-est de la République démocratique du Congo pour demander le départ de Joseph Kabila, dont le mandat présidentiel s’est achevé en décembre.
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Compte rendu

Manifestation en RDC : dispersion à balles réelles à Kisangani

Des manifestants catholiques ont marché, dimanche, dans le nord-est de la République démocratique du Congo pour demander le départ de Joseph Kabila, dont le mandat présidentiel s’est achevé en décembre.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-25T11:32:01+01:00"

        Le 25.02.2018 à 11h32





Une marche des catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila a été dispersée par la police, dimanche 25 février, après la messe à la cathédrale de Kisangani dans le nord-est de la République démocratique du Congo, faisant des blessés, a constaté un correspondant de l’Agence France-Presse.
La veille, le gouverneur de la capitale de RDC, André Kimbuta, avait annoncé dans une lettre aux responsables du Comité laïc de coordination (CLC), collectif d’intellectuels proches de l’Eglise catholique, qui organisaient ces manifestations, que ces dernières seraient interdites.

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                RDC : les manifestations contre le président Joseph Kabila interdites à Kinshasa



Des centaines de fidèles qui sortaient de la messe ont commencé à marcher avant d’être dispersés par les forces de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré à balles réelles. Deux personnes au moins ont été blessées par balles, selon le correspondant de l’AFP.
Fin de mandat
Les fidèles se sont repliés dans l’enceinte de la paroisse chantant le « Debout Congolais », l’hymne national de la RDC. Trois prêtres ont été interpellés alors qu’ils étaient à la tête d’une marche avec les fidèles de la paroisse Saint-Pierre de Wagenia, dans l’est de la ville. Ils ont ensuite été mis dans une jeep de la police et emmenés par des agents.
Ces marches sont organisées à l’appel du CLC qui demande à M. Kabila de dire publiquement qu’il ne sera pas candidat aux élections prévues le 23 décembre 2018. Le mandat du président s’est achevé le 20 décembre 2016.
A Kinshasa, la marche a été interdite, mais la police s’est donné pour objectif de faire « zéro mort », lors de cette troisième marche. Les deux précédentes, organisées les 31 décembre et 21 janvier derniers, avaient coûté la vie à une quinzaine de personnes, selon l’Eglise, à seulement deux personnes, d’après les autorités.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Un blocus de la part des Etats-Unis serait considéré comme un acte de guerre, précise l’agence officielle KCNA, alors que les Jeux olympiques avaient témoigné d’une détente.
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La Corée du Nord dénonce les sanctions américaines

Un blocus de la part des Etats-Unis serait considéré comme un acte de guerre, précise l’agence officielle KCNA, alors que les Jeux olympiques avaient témoigné d’une détente.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 11h22
   





                        



   


La Corée du Nord a condamné, dimanche 25 février, la dernière série de sanctions imposées par les Etats-Unis à son encontre, accusant ces derniers de vouloir compromettre l’amélioration des relations intercoréennes constatée lors des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, rapporte l’agence de presse officielle nord-coréenne.
« Comme nous l’avons plusieurs fois répété, nous considérons toute restriction à notre encontre comme un acte de guerre », a déclaré le ministère nord-coréen des affaires étrangères dans un communiqué publié par KCNA.
Les Etats-Unis ont annoncé, vendredi, un train de sanctions présenté comme sans précédent pour inciter la Corée du Nord à renoncer à son programme de missiles nucléaires et ont menacé, en cas d’échec de ces mesures, de passer à une « phase deux » non précisée. Vingt-sept entreprises et 28 navires sont visés par ce que Donald Trump a qualifié de « sanctions les plus lourdes jamais imposées contre un pays ».

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                Les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord



Protestations chinoises
« Les deux Corées ont coopéré et les Jeux olympiques se sont tenus avec succès », déclare KCNA, qui cite le ministère nord-coréen des affaires étrangères. « Mais les Etats-Unis ont amené une menace de guerre sur la péninsule coréenne avec de nouvelles sanctions de grande ampleur contre la RPDC avant la cérémonie de clôture des Jeux olympiques », rapporte KCNA.
La Chine a protesté officiellement auprès des Etats-Unis, après l’annonce des nouvelles sanctions. Pour Pékin, principal soutien économique de la Corée du Nord, les sanctions ne peuvent être décidées que dans le cadre multilatéral des Nations unies. Et non de façon unilatérale par des pays tiers en vertu de leurs lois nationales.
« La Chine est fermement opposée (…) à ce que les Etats-Unis se basent sur leur droit national pour imposer des sanctions unilatérales contre des entités et des individus chinois », a écrit, samedi soir, dans un communiqué Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ L’artiste français est en lice, avec Agnès Varda, pour l’Oscar du meilleur documentaire qui sera décerné le 4 mars. Il termine dans la ville californienne une fresque murale à laquelle 1 000 habitants ont participé.
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A San Francisco, JR au royaume des sans-abri et du street art

L’artiste français est en lice, avec Agnès Varda, pour l’Oscar du meilleur documentaire qui sera décerné le 4 mars. Il termine dans la ville californienne une fresque murale à laquelle 1 000 habitants ont participé.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 06h44
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        


LETTRE DE SAN FRANCISCO
La star du moment en Californie est le « street artist » français connu sous le surnom de « JR ». Ses gigantesques photos en noir et blanc, découpées dans des morceaux de carton, sont partout. Comme le chapeau et les Ray-Ban dont il ne se sépare jamais : une garantie, dit-il, de son anonymat. Quand il passe les frontières et filme sans autorisation, on ne le reconnaît pas. « Je ne travaille pas que dans des démocraties », insiste-t-il.
JR vient de passer un mois à San Francisco. Il y a photographié les habitants pour son projet de fresque multimédia géante – quarante mètres de long sur six mètres de haut – qui sera exposée en 2019 au SFMoMA, le Musée d’art moderne de la ville. C’est son premier « mural » depuis celui de la cité des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), qui l’a fait passer du rang d’auteur de graffitis à celui d’artiste-activiste exposé dans les musées.
Pourquoi San Francisco ? Parce que la ville recèle à la fois « une immense richesse » et un nombre insupportable de sans-abri. C’est aussi la capitale américaine des « murals ». Diego Rivera y a travaillé en 1931 et en 1940 ; le peintre mexicain a laissé trois fresques, dont la légendaire Pan American Unity – et nombre d’émules du côté de Mission Street.
JR n’est pas passé inaperçu dans la Baie. Le 8 février, l’artiste était invité chez Salesforce, le géant du logiciel d’entreprise, pour une rencontre avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau, en visite en Californie. Il a réussi à lui glisser dans les bras l’Agnès Varda de carton qui l’accompagne partout depuis que le documentaire qu’ils ont tourné ensemble, Visages, Villages, primé à Cannes en 2017, est en lice pour l’Oscar. Le trophée sera décerné le 4 mars à Hollywood. D’ici là, JR aura commencé à afficher à New York les visages géants de réfugiés syriens saisis dans le camp de Zaatari, en Jordanie. « Si proches » (« So close ») : c’est le nom qu’il a donné à l’exposition qui ouvrira à l’Armory Show.
« Rapprocher les gens »
Le Français a touché le cœur de la Californie lorsqu’il a suspendu l’effigie d’un enfant d’un an au-dessus de la frontière mexicaine, en septembre 2017. « Kikito » (c’est le nom du bambin, dont la famille vit dans le voisinage) est perché sur un échafaudage de 20 mètres de haut et regarde au-dessus du mur, curieux de savoir ce qu’il y a de l’autre côté. Par coïncidence, Donald Trump venait juste d’annoncer qu’il mettait fin au programme DACA protégeant les jeunes « Dreamers » amenés clandestinement aux Etats-Unis par leurs parents.
L’image de l’enfant a attendri le monde entier. Des centaines de visiteurs ont afflué des deux côtés de la frontière. La police a laissé faire. « Les images sont des prétextes pour rapprocher les gens », revendique l’artiste.

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                Agnès Varda reçoit un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière



Ce 11 février, JR stationne une dernière fois dans les rues de San Francisco avec son camion-studio photo. Il est à Bayview, un ancien quartier noir en voie de gentrification. Pas de casting, tout est laissé au hasard des rencontres.
Voilà Iheem Antone, 17 ans, un acrobate du vélo. JR et lui se sont compris tout de suite. Le jeune Américain passe et repasse sur son vélo jaune, une roue en l’air, un pied sur la selle. JR filme avec son iPhone. Le clip sera aussitôt sur Instagram, où l’artiste compte 1,1 million d’abonnés. Le street art n’a pas de frontières.
« Vous faites un truc bizarre, et vous trouvez des gens qui font la même chose à l’autre bout du monde, s’amuse-t-il. On a l’impression de faire partie de la même famille. »
« Une fresque, c’est le miroir d’une ville »
Dans son camion, JR a installé un studio, avec un panneau tendu sur un fond vert sur lequel les gens posent dans la tenue de leur choix. Les volontaires enregistrent d’abord une brève déclaration. Nom, âge, présentation. Jeanice Smith, 57 ans, chaussures vermillon à talons, ne savait pas quoi dire. Elle sortait de la messe, elle a chanté Amazing Grace. Le suivant est un PDG, Joe Gebbia, le cofondateur d’Airbnb, qui est venu avec son chien Bélo.
« Ce n’est pas une photo de groupe. C’est un groupe de photos. Chacun a une place. Personne n’a plus de place qu’un autre » JR
Les photos sont immédiatement imprimées en miniature et découpées. JR les place sur un panneau où il compose la fresque. Il déroule une histoire, un scénario comme si les inconnus du monde étaient reliés les uns aux autres sans s’en douter.
En tout, plus de mille habitants de San Francisco ont fait la queue pour figurer sur le « mural ». L’équipe avait compté sur 700 participants. Plutôt que de refouler des candidats, elle a décidé d’agrandir l’œuvre. « Une fresque, c’est le miroir d’une ville », explique JR. En noir et blanc, les inégalités sont estompées. « Ce n’est pas une photo de groupe. C’est un groupe de photos. Chacun a une place. Personne n’a plus de place qu’un autre », insiste-t-il.
JR dit qu’il n’a jamais vu autant de sans-abri qu’à San Francisco. Il s’est mis à les photographier, en marge de son « mural ». Aussitôt imprimées, les photos géantes de homeless étendus sont collées sur le toit du semi-remorque. Filmées par un drone, les images sont postées sur les réseaux sociaux. On y voit des sans-abri qui flottent dans la ville, endormis au milieu des véhicules en mouvement. Dans le monde de JR, tout fait art, et sens, même le toit d’un camion.



                            


                        

                        


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Chine : le président Xi Jinping pourrait rester au pouvoir après 2023

La proposition du Parti d’ôter la limite constitutionnelle de deux mandats pour un président chinois ouvre la porte à un règne long pour Xi.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 11h53
   





                        



   


Le Parti communiste chinois (PCC) s’est prononcé en faveur de la levée de la limite constitutionnelle de deux mandats pour le président de la République populaire, a annoncé, dimanche 25 février, un média d’Etat, ouvrant la voie à un maintien au pouvoir de l’actuel dirigeant Xi Jinping.
Le comité central, sorte de parlement du PCC, a proposé d’effacer de la Constitution chinoise la mention stipulant qu’un président « ne peut pas exercer plus de deux mandats consécutifs » de cinq ans, a fait savoir l’agence Chine nouvelle. M. Xi, président de la République populaire depuis 2013, doit normalement quitter ses fonctions en 2023.
Le premier mandat est en train de s’achever et le président doit être formellement élu pour un second mandat lors de la réunion annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois, qui s’ouvre le 5 mars. Il n’y a, en revanche, pas de limitation de durée pour le poste de secrétaire général du PCC, le véritable poste de numéro un chinois, ainsi qu’à celui de chef des armées. Xi Jinping a entamé son second mandat de numéro un du PCC et de l’armée en octobre, à la fin du Congrès du Parti qui a lieu tous les cinq ans.



Le Parti Communiste Chinois
Comité permanent

7 membres désignés par le


le bureau politique
25 membres désignés par le comité


comité central
207 membres permanents

Délégués du congrès
2 280 délégués se réunissent tous les cinq ans au Palais du peuple de Pékin lors du congrès et désignent les membres du comité central

89 millions d’adhérents






La nouvelle équipe dirigeante







1 - Xi Jinping



Secrétaire général,
désigné le 25 octobre
pour un nouveau mandat









2 - Li Keqiang



Premier ministre









3 - Li Zhanshu



Directeur de l’office général
du comité central sous le premier mandat de Xi, il l’a accompagné dans tous ses déplacements









4 - Wang Yang



L’ancien chef du parti dans
 la province méridionale
du Guangdong accède enfin
aux plus hautes sphères du pouvoir. Issu d’une famille modeste, il est vu par
les observateurs comme
un réformiste









5 - Wang Huning



Principal théoricien du pouvoir, il a commencé sa carrière comme professeur de sciences politiques à la prestigieuse université de Fudan, à Shanghaï, en 1980. Il sera chargé de l’idéologie, de la propagande et de l’organisation du parti









6 - Zhao Leji



Cet ex-responsable du parti dans les provinces
 du Qinghai et du Shaanxi est un proche de Xi.
Celui qui supervisait
 la direction du personnel au sein du PCC est désormais chargé
de la lutte anticorruption









7 - Han Zheng



Depuis novembre 2012,
il est secrétaire général
du parti de la municipalité de Shanghaï où il a effectué toute sa carrière.
Il devrait accéder
à la fonction
de vice-premier ministre
en mars 2018









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Quasi-culte de la personnalité
Le comité central du PCC a également proposé d’inclure « la pensée Xi Jinping » dans la Constitution du pays. Lors du 19e Congrès quinquennal du PCC, qui s’est déroulé en octobre dernier, M. Xi avait déjà obtenu de voir sa « Pensée sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère », incluse dans la charte du Parti, un honneur réservé jusqu’ici de son vivant au seul Mao Tsé-toung, fondateur du régime communiste en 1949.
Depuis son arrivée à la tête du Parti, fin 2012, Xi Jinping, qui est âgé de 64 ans, a concentré les pouvoirs sur sa personne comme aucun dirigeant chinois ne l’avait fait depuis au moins un quart de siècle. Il a engagé une lutte contre la corruption qui a vu plus d’un million de cadres sanctionnés, mais d’aucuns y voient avant tout un moyen pour le président de se débarrasser de toute opposition interne.
Sa présidence s’est accompagnée d’un retour du quasi-culte de la personnalité autour du président, omniprésent dans les médias, et d’un renforcement de la répression visant les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme.

        Lire aussi :
         

                Xi Jinping s’entoure de fidèles pour un pouvoir sans partage






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Rencontre aux Deux-Magots, à Paris, avec la parolière à succès qui sort de l’ombre, à 88 ans, grâce à son autobiographie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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Un apéro avec Vline Buggy : « La chanson a été ma joie, elle m’a sauvée »


                      Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Rencontre aux Deux-Magots, à Paris, avec la parolière à succès qui sort de l’ombre, à 88 ans, grâce à son autobiographie.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 18h03
    |

            Denis Cosnard








                              

                        

« Vline Buggy ». Gamin, j’avais été frappé par ce nom étrange au dos des pochettes de disques qui passaient dans les boums. « Adapt. Vline Buggy » : je ne comprenais pas pourquoi il revenait à un Américain de transformer If I Had a Hammer en Si j’avais un marteau. Un Français n’aurait pas été plus à l’aise ?
Cet après-midi de février, quelques décennies plus tard, le voici face à moi, ce fameux Vline : une délicieuse Parisienne aux yeux pétillants et à la mèche blonde fraîchement laquée. Aux Deux-Magots, avec Saint-Germain-des-Prés en arrière-plan, elle prend la pose entre deux tables, sourit au photographe. « A 88 ans, je commence ma vie de star ! »
Jusqu’à présent, les vedettes étaient les autres, l’étincelante cohorte des chanteurs pour qui elle a écrit des centaines de textes à succès : Johnny Hallyday (Le Pénitencier), Michel Sardou (Les Bals populaires), Hugues Aufray (Céline), Herbert Léonard (Pour le plaisir), mais aussi France Gall, Dalida, Juliette Gréco, Régine et tant d’autres. Sans oublier « Cloclo », son client numéro un : 73 chansons au compteur, dont Belles ! Belles ! Belles ! et Le Jouet extraordinaire. De façon étonnante, elle a d’ailleurs intitulé Claude François son autobiographie qui sort ce mois-ci (L’Archipel, 220 p., 18 €) et la fait sortir de l’ombre. Comme si leurs destins étaient liés à ­jamais, quarante ans après le décès brutal du chanteur malheureux.
« Avec Claude, nous avions tissé une relation fraternelle, très forte », raconte-t-elle en commandant un verre d’eau – « avec un peu de menthe, si vous avez ». Elle ­reprend : « J’ai beaucoup écrit pour lui, avec lui. Il me suggérait des musiques, des mots, je rebondissais. Il voulait des refrains simples et directs, je les lui fournissais. Je lui ai préparé des gâteaux à la cannelle. J’ai dessiné des costumes pour les Clodettes. Je lui ai même...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le secrétaire général de la CGT a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force ».
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SNCF : Martinez accuse Macron de « diviser ceux qui n’ont pas grand-chose »

Le secrétaire général de la CGT a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force ».



Le Monde
 |    25.02.2018 à 14h50
   





                        


Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s’en est pris, dimanche 25 février, sur France 3 à Emmanuel Macron, l’accusant de « diviser ceux qui n’ont pas grand-chose », et a prédit que la journée de mobilisation du 22 mars à la SNCF serait un « grand succès » face à la volonté du pouvoir de « passer en force » avec sa réforme.
Lors d’un échange très vif au Salon de l’agriculture, samedi, le chef de l’Etat a répondu à un salarié de la SNCF qui l’interpellait sur cette réforme, déclarant qu’il ne pouvait y avoir « d’un côté, des agriculteurs qui n’ont pas de retraite et, de l’autre, avoir un statut de cheminot et ne pas le changer ». Il a ajouté qu’il « serait fou » d’embaucher des cheminots avec le même statut qu’il y a cinquante ans, au vu de leur rythme de travail, selon lui, bien différent.

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture : « L’agriculture française est une terre de conquête »



Annonces attendues lundi
« A chaque fois, il veut diviser ceux qui n’ont pas grand-chose », a déclaré Philippe Martinez, qui voit dans Emmanuel Macron quelqu’un d’« arrogant, vindicatif et qui a du mal a écouter des gens qui lui parlent et qui lui posent des questions ». « Il nous a fait le coup avec les retraités et les jeunes, les retraités qui seraient des privilégiés, quand on connaît le montant des pensions des retraités, et les jeunes qui n’auraient rien. C’est la même chose entre les salariés : à chaque fois, il divise ceux qui ont un petit peu et ceux qui n’ont rien du tout. »
Au sujet de ce projet de réforme de la SNCF – sur lequel le premier ministre, Edouard Philippe, doit revenir, lundi –, M. Martinez a reproché au gouvernement de s’appuyer sur un seul rapport, celui de l’ex-PDG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, « sans demander l’avis des principaux intéressés », les cheminots et les usagers.
Prié de dire si la journée d’action du 22 mars pourrait être avancée ou prolongée par de nouveaux appels à la grève, le responsable syndical a répondu que la décision en reviendrait aux cheminots.

        Lire aussi notre édito de samedi :
         

          Un dialogue social en trompe-l’œil






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Guillaume Seznec a été condamné en 1924 pour un meurtre qu’il a toujours nié avoir commis. Les découvertes faites samedi 24 février pourrait redonner espoir à sa famille qui se bat pour obtenir sa réhabilitation.
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