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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les opposants au président, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, lui demandent de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat au scrutin présidentiel prévu en décembre 2018.
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Compte rendu

RDC : les manifestations contre le président Joseph Kabila interdites à Kinshasa

Les opposants au président, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, lui demandent de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat au scrutin présidentiel prévu en décembre 2018.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-24T19:38:44+01:00"

        Le 24.02.2018 à 19h38






    
Le président de la RDC, Joseph Kabila, le 26 janvier 2018.
Crédits : Kenny Katombe / REUTERS


Les « marches pacifiques » prévues par les catholiques dimanche 25 février à Kinshasa contre le maintien au pouvoir du président de la République démocratique du Congo (RDC) ont été interdites. L’annonce a été faite samedi par le gouverneur de la capitale de RDC, André Kimbuta, dans une lettre aux responsables du Comité laïc de coordination (CLC), collectif d’intellectuel proche de l’Eglise catholique, qui organisaient ces manifestations.

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Faute d « itinéraire à suivre, la ville ne saurait prendre acte de votre manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient », explique M. Kimbuta. Dans la matinée, samedi, le gouverneur de Kinshasa avait invité les organisateurs de la marche à une séance de travail en vue d’examiner l’itinéraire de la marche.
Mais seuls les avocats mandatés par le CLC se rendus au rendez-vous. M. Kimbuta a donc annulé la réunion. « N’ayant pas donné suite à mon invitation, vous avez privé les services compétents en charge du maintien de l’ordre public des informations nécessaires pour une évaluation et un encadrement conséquent de votre manifestation », a-t-il justifié.
La cathédrale de Kinshasa envahie
Le CLC demande au président Kabila, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat au scrutin présidentiel prévu le 23 décembre 2018. Dans l’après-midi samedi, plusieurs centaines de militants du parti présidentiel ont envahi l’enceinte de la cathédrale de Kinshasa.
« Nous sommes venus prendre possession de la cathédrale Notre-Dame du Congo pour participer à la messe de dimanche (…) et défendre la patrie. Nous passerons la nuit ici », a déclaré à l’Agence France-Presse Papy Pungu, président des jeunes leaders du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

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Malgré l’interdiction des autorités, le CLC a déjà organisé des rassemblements, les 31 décembre et 21 janvier derniers, qui ont été réprimées à balles réelles, faisant une quinzaine de morts d’après l’Église, deux selon les autorités.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Depuis les premières révélations sur Oxfam en Haïti, d’autres ONG s’avèrent être concernées par des accusations de violences sexuelles.
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Oxfam, Médecins sans frontières, la Croix-Rouge… Les ONG confrontées à des scandales sexuels

Depuis les premières révélations sur Oxfam en Haïti, d’autres ONG s’avèrent être concernées par des accusations de violences sexuelles.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 18h50
   





                        



   


Viols, harcèlements sexuels, intimidations… De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) sont dans la tourmente depuis les premières révélations concernant Oxfam, dont plusieurs employés sont notamment accusés d’avoir eu recours à des prostituées locales lors d’une mission à Haïti après le tremblement de terre en 2010.
Alors que l’ONG britannique est depuis visée par de nouvelles accusations portant sur des viols au cours de missions humanitaires au Soudan du Sud ou des abus sexuels au Liberia, Médecins sans frontières (MSF), la Croix Rouge ou encore l’International Rescue Committee se retrouvent également impliqués dans des scandales sexuels, révélés ces derniers jours.
Une vingtaine de nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés chez Oxfam 
L’ONG, confédération d’une vingtaine d’organisations humanitaires, a annoncé par la voix de son directeur général, Mark Goldring, qu’elle enquêtait sur 26 nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés, après les révélations concernant ceux commis à Haïti.
Seize de ces 26 cas concernent les programmes internationaux de l’ONG, et se rapportent à « des événements récents comme d’autres historiquement plus anciens », a-t-il précisé mardi devant les membres d’une commission parlementaire britannique. « Nous voulons vraiment que les gens se manifestent », a dit Mark Goldring, qui a fait savoir que des enquêtes pourraient de nouveau être menées sur certaines affaires anciennes.

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A la suite de ces révélations, le gouvernement haïtien a décrété le 22 février la suspension pendant deux mois des activités d’Oxfam dans le pays. Le ministère de la planification et de la coopération externe a justifié la suspension en expliquant qu’une « faute grave (…) au détriment des ressortissants haïtiens en situation de vulnérabilité et de précarité » avait été commise, les autorités judiciaires et policières haïtiennes n’ayant pas été informées au moment des faits.
MSF confronté à 24 cas de harcèlement ou d’abus sexuels en 2017
Mi-février, c’est l’ONG Médecins sans frontières qui a décidé rendre public les résultats de ses enquêtes internes sur les cas de harcèlement et de violences sexuelles. Dans un communiqué, l’organisation révèle que sur 146 plaintes ou alertes reçues en 2017 par la direction de l’organisation, qui compte quelque 40 000 employés dans le monde, « 40 cas ont été identifiés comme des cas d’abus ou de harcèlement [de toutes sortes] au terme d’une investigation interne. Sur ces 40 cas, 24 étaient des cas de harcèlement ou d’abus sexuels », dont des cas de viols.

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Dans 19 cas, dont aucun n’a donné lieu à un dépôt de plainte ou une action en justice, l’employé mis en cause a été licencié. « Dans les autres cas, les employés ont été sanctionnés par des mesures disciplinaires », précise le texte. Dans la quasi-totalité de ces cas, les victimes sont des employés de MSF.
« Il est important que ce scandale Oxfam serve à nourrir un débat sain et transparent sur les lieux où l’on travaille, qui sont des zones de grande violence, de non-droit et de vulnérabilité, et sur les conduites que l’on se fixe, estime Thierry Allafort-Duverger, directeur général de MSF. Nous avons jugé que c’était le moment de réaffirmer nos valeurs et nos engagements. »
Une vingtaine de membres de la Croix Rouge sont partis depuis 2015
En trois ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a identifié 21 membres du personnel qui ont été licenciés pour recours au sexe tarifé ou qui ont démissionné après l’ouverture d’une enquête interne. Par ailleurs, les contrats de deux autres membres du personnel suspectés d’« inconduite sexuelle n’ont pas été renouvelés », a fait savoir le directeur général du CICR, Yves Daccord, dans un communiqué diffusé vendredi 23 février.
Mais « nous craignons que d’autres incidents n’aient pas encore été signalés ou n’aient pas été traités comme il se doit après leur signalement » et « nous prenons actuellement des mesures pour remédier à ce problème », poursuit M. Daccord qui appelle le secteur humanitaire à un « changement de culture ».
« Ces comportements sont une trahison des personnes et des communautés que nous sommes là pour servir, c’est contre la dignité humaine et nous aurions dû être plus vigilants pour empêcher cela. Il est extrêmement important que le silence qui entourait ces questions ait été brisé. L’ensemble du secteur humanitaire se trouve à un tournant de son histoire. »
L’ONG IRC évoque trois cas d’abus sexuels en République démocratique du Congo
L’ONG International Rescue Committee (IRC) n’échappe pas au scandale ; après des révélations du journal britannique The Sun, mi-février, l’IRC a confirmé avoir aussi eu à faire à au moins trois cas d’abus sexuels en République démocratique du Congo.
Lucy Keating, chargée des médias à l’IRC a précisé que dans les trois cas, « le personnel a été renvoyé et la police saisie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La diffusion d’une vidéo montrant une femme bousculée par un policier, jeudi, relance les débats autour de ce mouvement que connaît le pays depuis deux mois.
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En Iran, le mouvement des femmes qui protestent contre le port du voile ne s’essouffle pas

La diffusion d’une vidéo montrant une femme bousculée par un policier, jeudi, relance les débats autour de ce mouvement que connaît le pays depuis deux mois.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h06
   





                        


Elle a les cheveux longs et blonds, attachés derrière en queue-de-cheval. Montée sur une armoire électrique dans la rue, la jeune Iranienne brandit à bout de son bras levé son foulard blanc. En bas, un policier essaie, d’un ton calme, de la convaincre de descendre. Elle lui demande : « Quelle est la charge [retenue contre moi] ? » « Descends d’abord, je te dirai après », lui répond le policier. L’Iranienne, elle, n’entend aucunement lui obéir. « Dis-le maintenant devant tout le monde », lance-t-elle. « Perturber l’ordre public », lui répond finalement le policier.

Autour, une foule d’Iraniens de plus en plus nombreuse se rassemble. Quelqu’un lance : « Applaudissez-la » et certains suivent son injonction. Après quelques secondes de discussion, le policier monte sur un arbre adjacent et donne un coup de pied à la fille qui tombe de suite.
La jeune iranienne s’appelle Mariam Shariatmadari et la scène, filmée par des téléphones portables et publiée largement sur les réseaux sociaux, se déroule jeudi 22 février en plein centre de Téhéran. Transférée à la prison d’Evin dans le nord de Téhéran, Mariam Shariatmadari, blessée au genou, attend son jugement.
Vague de critiques sur les réseaux sociaux
Cette diplômée de l’université d’Amirkabir de Téhéran est la dernière Iranienne à s’être publiquement opposée à la loi qui oblige les femmes en République islamique d’Iran à porter le voile. Le 27 décembre 2017, Vida Movahed, 31 ans, a été la pionnière de ce mouvement. Elle a grimpé sur une armoire électrique, située au croisement des avenues Enghelab et Taleghani, dans le centre de Téhéran, et ôté son voile blanc. Depuis, une trentaine d’autres Iraniennes ont défié le pouvoir en adoptant les mêmes gestes, à Téhéran et parfois en province.
Mais depuis jeudi, la réaction violente du policier a provoqué une vague de critiques sur les réseaux sociaux. À en croire la célèbre avocate iranienne des droits humains Nasrin Sotoudeh qui représente certaines des filles protestataires poursuivies par la justice, le policier « a commis un acte illégal » :
« Car non seulement aucun homme n’a droit de faire cela avec une femme, mais en plus le policier [en question] a abusé de son pouvoir. Les femmes de notre pays veulent que la décision de choisir leurs vêtements leur revienne », a expliqué l’avocate sur sa page Facebook.
Libérée contre une caution de 10 000 euros
L’une de ses clientes, Narges Hosseini, arrêtée le 29 janvier, est aujourd’hui accusée d’« avoir paru en public sans le hidjab », d’« avoir fait un acte haram », illégal selon la charia, en vigueur en République islamique d’Iran et d’« avoir encouragé à la corruption ». Cette dernière accusation peut valoir aux Iraniennes interpellées jusqu’à dix ans de prison ; une très lourde peine témoignant de la volonté des autorités iraniennes de mettre un terme à cette forme de contestation en faisant remonter le prix à payer.
Jusqu’à présent, les femmes qui ne respectaient pas le hidjab risquaient une amende allant jusqu’à 50 00 tomans, soit 9 euros, ou une peine de prison, entre dix jours et deux mois.
Narges Hosseini, elle, a été libérée de la prison de Gharchak, située dans les périphéries de la ville de Karaj, à 40 kilomètres de Téhéran, contre une caution de 60 millions de tomans, soit 10 000 euros. Nasrin Sotoudeh, quant à elle, entend protester contre les charges retenues à l’encontre de sa cliente. « Elle est sortie sans hidjab car elle portait des vêtements d’hiver et son corps était couvert », explique-t-elle.
Sur les réseaux sociaux, à l’heure où ce mouvement de contestation ne s’essouffle guère, les Iraniens sont également nombreux à critiquer ces filles. Sur Twitter, Ali Sadrinia, un Iranien, voit dans cette contestation un acte « illégal » et « illogique » :
« Imaginez que quelques personnes trouvent que certains articles du code de la route posent problème et qu’elles décident, en signe de protestation, de conduire dans le sens inverse autour des places. Comment vous appelez cela ? Aucune personne intelligente et saine ne peut penser que pour faire changer une loi, il faille l’enfreindre. »
D’autres utilisateurs pointent du doigt des voyages à l’étranger de certaines filles arrêtées dans le cadre de ce mouvement, laissant entendre qu’elles auraient été manipulées par les pays ennemis de l’Iran.
Jeudi, seulement quelques heures avant que Mariam Shariatmadari ne commence son action, la fameuse armoire électrique de l’avenue Enghelab sur laquelle Vida Movaed, la pionnière, était montée, quant à elle, été aménagée pour empêcher que plus aucune fille n’y monte.

   





                            


                        

                        


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Italie : manifestations d’extrême droite et d’antifascistes sous surveillance

Les incidents violents se multiplient du nord au sud du pays, à une semaine des élections législatives du 4 mars.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 20h50
   





                        



   


De nombreux rassemblements de mouvements d’extrême droite et des manifestations de militants antifascistes se sont tenus samedi 24 février dans toute l’Italie. Le ministère italien de l’intérieur a ainsi recensé 119 rassemblements de tailles diverses dans 30 provinces et a annoncé avoir mobilisé 5 000 policiers dans tout le pays pour assurer l’ordre, la plupart à Rome.
Trois mille policiers ont été déployés dans la capitale italienne pour surveiller deux cortèges et trois rassemblements immobiles organisés dans l’après-midi par la gauche et l’extrême droite, et qui pourraient rassembler 20 000 personnes.

Roma, corteo 'Mai piu fascismi'. Il grido unitario: "Sciogliere partiti neofascisti" https://t.co/E1Enfbp61k— repubblica (@la Repubblica)


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La plus grande manifestation romaine, à l’appel de l’Association nationale des partisans de l’Italie, entend protester contre le racisme et le fascisme, sous le slogan « plus jamais des fascismes ». L’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi, qui dirige le Parti démocrate actuellement au pouvoir, est notamment attendu dans le cortège, aux côtés des grands syndicats italiens.
Un autre cortège antifasciste mené par un syndicat d’extrême gauche manifestera précisément contre le « Jobs Act », une réforme phare du gouvernement Renzi lancée en 2014, visant à libérer le marché du travail, en facilitant les licenciements et favorisant les embauches.

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Multiplication d’incidents

   


A Milan, entre 15 000 personnes selon la police et 50 000 selon le partie d’extrême droite de la Ligue du Nord se sont rassemblé à l’appel du dirigeant du mouvement Matteo Salvini. Ce mouvement s’est allié avec la droite de Silvio Berlusconi aux prochaines élections législatives, au côté de Fratelli d’Italia.
Allié avec la droite de Silvio Berlusconi pour les législatives, le patron de la Ligue ambitionne d’arriver premier au sein de cette coalition qui fait la course en tête dans les sondages afin de devenir le chef du gouvernement.
« Les Italiens d’abord », a-t-il martelé samedi, s’attaquant avant tout à l’immigration et à Matteo Renzi, le chef de file du centre gauche pour les élections, copieusement sifflé par la foule.
Un peu plus tôt, dans la capitale économique de l’Italie, plusieurs centaines d’antifascistes, dont beaucoup de jeunes avec des drapeaux du Parti communiste, se sont réunis sur une place voisine pour dénoncer le meeting de M. Salvini. « Nous trouvons vraiment choquant que deux manifestations de partis racistes aient été autorisées à Milan », a déploré Gianni Fossati, président de la section milanaise de l’Association nationale de l’amitié Italie-Cuba.
A Palerme, en Sicile, c’est le leader du groupuscule d’extrême droite Forza Nuova, Roberto Fiore, qui défilera en fin de journée pour protester contre l’agression d’une personnalité locale du mouvement, rouée de coups mardi par des hommes masqués. Deux heures auparavant, dans un autre quartier de Palerme, défileront des militants du mouvement d’extrême gauche Potere al Popolo (« le pouvoir au peuple »).
Un rassemblement est en outre prévu à Brescia (nord), où un local d’un centre associatif d’extrême gauche a été incendié dans la nuit de jeudi à vendredi. Le 3 février dernier, un militant d’extrême droite avait blessé par balle six Africains après le meurtre d’une jeune toxicomane pour lequel plusieurs Nigérians ont été arrêtés.

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Depuis lors, les incidents violents entre militants antifascistes et d’extrême droite se multiplient en marge de la campagne électorale en Italie. Trois personnes ont notamment été blessées jeudi soir à Turin (nord-est) dans des heurts entre policiers et manifestants antifascistes munis de bombes confectionnées avec des boulons et des clous.
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        Macerata, Italie, le 6 février"
            data-slide-description="Paolo Diop, représentant du Movimento Nazionale (droite), pendant la marche pour Pamela, morte et mutilée quelques jours auparavant, le 6 février à Macerata."
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            data-slide-description="Pendant la marche « Una luce per Pamela » (« une lumière pour Pamela »), le 6 février."
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            data-slide-description="Pendant la marche « Una luce per Pamela » (« une lumière pour Pamela »), le 6 février."
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            data-slide-description="Dans un café du centre historique de Macerata."
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            data-slide-description="Paolo Bernabucci, président de l’assocation GUS (Gruppo Umana Solidarieta) , principale structure d’aide aux migrants de la ville : « Depuis quelques années s’est installée l’idée que l’accueil était un business, que nous faisions de l’argent sur le dos des migrants. Les statistiques montrent que la délinquance n’a pas augmenté, mais les gens ont de plus en plus peur. Je ne sais pas comment on peut lutter contre ça. »"
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            data-slide-description="Vanessa Leton, 29 ans, travailleuse sociale pour l’assocation GUS, constate, comme son président, que la situation sociale de la ville et du pays se dégrade depuis longtemps."
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            data-slide-description="Le monument aux morts de Macerata, un mastodonte de pierre typique de l’époque mussolinienne, où Luca Traini a été arrété."
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            data-slide-description="Wilson Kofi, 20 ans, d’origine ghanéenne, a été touché à l’épaule par Luca Traini."
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            data-slide-description="Au siège local du Parti démocrate (centre gauche), ciblé par Luca Traini."
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Macerata, Italie, le 6 février            
Paolo Diop, représentant du Movimento Nazionale (droite), pendant la marche pour Pamela, morte et mutilée quelques jours auparavant, le 6 février à Macerata.

ALESSANDRO PENSO / MAPS POUR LE MONDE
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Deux militaires français sont morts mercredi après que leur véhicule blindé a heurté une mine artisanale. Un autre soldat a également été blessé.
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Compte rendu

L’attaque contre des soldats de l’opération « Barkhane » revendiquée par une organisation islamiste malienne

Deux militaires français sont morts mercredi après que leur véhicule blindé a heurté une mine artisanale. Un autre soldat a également été blessé.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 24.02.2018 à 14h04

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        Mis à jour le 24.02.2018 à 15h22






    
Des blindés de l’opération « Barkhane » en mars 2016.
Crédits : PASCAL GUYOT / AFP


Le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (JNIM), organisation islamiste malienne, a revendiqué vendredi 23 février l’attaque qui a coûté mercredi la vie à deux militaires français dans le nord du Mali, rapporte l’agence en ligne privée mauritanienne Saharamedias, citant un communiqué du groupe.

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                Deux soldats français de « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’une mine artisanale



Le groupe dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghali précise que l’attaque a eu lieu entre Gao et Ménaka. Les deux soldats tués et le militaire blessé l’ont été par l’explosion d’une mine artisanale dans le nord-est du Mali, une zone frontalière du Niger réputée servir de refuge à des groupes djihadistes, que la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) s’est donné pour mission de chasser.
4 000 militaires français au Sahel
« C’est avec une très vive émotion que le président de la République a appris la mort en opération de deux militaires tués ce matin au Mali dans l’attaque à l’engin explosif improvisé de leur véhicule blindé », avait réagi l’Elysée mercredi dans un communiqué.
Quatre mille militaires français sont déployés au Sahel pour l’opération antidjihadiste « Barkhane ». Ces deux morts portent à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement de « Barkhane », à l’été 2014.

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                Au Sahel, 450 djihadistes tués par la force « Barkhane » depuis l’été 2014





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le texte adopté samedi soir, maintes fois amendé, « réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable ».
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Le Conseil de sécurité de l’ONU « réclame » un cessez-le-feu en Syrie dans une résolution adoptée à l’unanimité

Le texte adopté samedi soir, maintes fois amendé, « réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 20h39
   





                        



   


Après plusieurs jours de négociations, le Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) a adopté à l’unanimité, samedi 24 février, une résolution réclamant « sans délai » un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Syrie
Le texte adopté, maintes fois amendé, « réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable ». L’objectif est « de permettre la livraison régulière d’aide humanitaire, de services et l’évacuation médicale des malades et blessés les plus graves ». L’objectif est « de permettre la livraison régulière d’aide humanitaire, de services et l’évacuation médicale des malades et blessés les plus graves ».

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« Ce n’est pas un accord de paix sur la Syrie, le texte est purement humanitaire », a affirmé l’ambassadeur suédois Olof Skoog, co-signataire du texte avec son homologue koweïtien. Dans la négociation, les Occidentaux ont refusé une demande russe pour que tout convoi humanitaire reçoive un feu vert de Damas.
Des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre l’organisation Etat islamique (EI) et Al-Qaïda sont prévues. A la demande de Moscou, elles intègrent aussi « d’autres individus, groupes, entités, associés avec Al-Qaïda et l’EI, ainsi que d’autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité ».
Plus de 500 civils tués en une semaine à la Ghouta orientale
Au même moment, les bombes continuent de tomber sur la Ghouta orientale. En sept jours de raids aériens de la part du régime syrien sur l’enclave rebelle située en bordure de la capitale, plus de 500 civils ont été tués selon le dernier bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
A Douma, grande ville de la Ghouta, 12 civils ont péri samedi dans ces frappes, a précisé l’Observatoire. Le bastion rebelle est depuis dimanche dernier la cible d’une opération militaire d’envergure, a laquelle participe, selon l’OSDH, l’aviation russe. La Russie a démenti plus tôt, samedi, son implication dans cette intense campagne de bombardement commencée le 18 février et prélude à une offensive terrestre.
Depuis 2013 la Ghouta orientale fait l’objet d’un siège de la part du régime de Damas. Environ 400 000 personnes y habitent toujours, les enfants composant une importante partie de la population. Les civils y résidant toujours subissent une situation humanitaire catastrophique, faite de pénuries de nourritures et de médicaments.
« Arrêtez la tuerie »
Le bruit des violents bombardements sur la Ghouta orientale a été entendu jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi dans les quartiers de l’est de Damas, limitrophes du fief rebelle, selon un correspondant de l’Agence France-Presse.
En représailles aux raids, les rebelles ont tiré des roquettes sur la capitale Damas, a indiqué l’agence officielle SANA sans faire état de victimes. Depuis le 18 février, une vingtaine de personnes ont péri dans les tirs de roquettes, selon les médias officiels.

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« Vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe dans la Ghouta, lance avec colère à l’AFP un habitant, Salem. Comment le Conseil de sécurité ne parvient-il pas à adopter une simple résolution pour cesser le feu contre les civils ? » « Nous ne voulons pas que vous nous donniez à manger ou à boire. Juste : arrêtez la tuerie ! », a-t-il crié.


La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La troisième banque commerciale lettone a vu sa situation se dégrader après des accusations de blanchiment d’argent venant de Washington.
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Lettonie : la banque ABLV déclarée en « faillite » par la BCE

La troisième banque commerciale lettone a vu sa situation se dégrader après des accusations de blanchiment d’argent venant de Washington.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 13h08
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 14h03
   





                        



   


La Banque centrale européenne (BCE) a déclaré samedi 24 février « en état de faillite ou faillite probable » la troisième banque commerciale en Lettonie, ABLV Bank, dont la situation s’était fortement dégradée après des accusations de blanchiment d’argent venant de Washington.
La BCE avait déjà imposé lundi un gel des paiements à ABLV, une mesure inédite de la part de Francfort pour éviter une hémorragie de fonds avant de déclarer, cinq jours plus tard, que la banque lettonne n’était en réalité pas viable.
La Banque centrale européenne a justifié dans un communiqué cette étape supplémentaire en invoquant les liquidités insuffisantes de la banque ABLV, qui « ne sera probablement pas en mesure de payer ses dettes » et de « résister à des retraits massifs de dépôts » de clients affolés une fois le gel levé et en attendant un hypothétique plan de sauvetage de Riga.
Soupçons de liens avec la Corée du Nord
De son côté, ABLV crie au sabotage et assure avoir pris la semaine dernière toutes les dispositions nécessaires, en faisant notamment entrer dans ses caisses « 1,36 milliard d’euros en quatre jours ouvrés » afin de rassurer la BCE. « C’était tout à fait suffisant pour que la banque reprenne ses paiements et honore tous ses engagements envers ses clients, mais en raison de considérations politiques, nous n’y avons pas été autorisé », a réagi le groupe bancaire dans un communiqué cité par l’agence BNS.
La situation financière d’ABLV Bank s’est subitement détériorée en fin de semaine dernière après la décision le 13 février par le département du Trésor américain de désigner la banque lettone comme un établissement « de première importance en matière de blanchiment d’argent », impliquée dans des programmes illégaux de développement d’armes en Corée du Nord.
Les difficultés d’ABLV surviennent au moment où un scandale politico-financier éclabousse le gouverneur de la banque centrale lettone, Ilmars Rimsevics. Soupçonné de corruption et suspendu de ses fonctions, M. Rimsevics, qui siège donc aussi à la BCE, clame son innocence et a accusé dans la presse d’autres banques lettonnes d’orchestrer une vengeance contre lui, mais sans faire de lien avec ABLV.

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Accès au système financier coupé
Depuis les accusations américaines, l’établissement bancaire a vu son accès au système financier coupé, ce qui menaçait à court terme sa survie malgré une situation financière confortable. A la fin de l’année 2017, ABLV disposait d’un matelas de près de 1,7 milliard d’euros de liquidités, pour un total de bilan de 3,6 milliards d’euros.
L’état de faillite de la banque lettone a été formellement prononcé depuis Bruxelles par le MRU (Mécanisme de résolution unique), une institution active depuis janvier 2016 et chargée d’organiser la faillite ordonnée des banques en difficulté de la zone euro. La mission de cet organe est de faire porter le fardeau financier davantage sur le secteur bancaire que sur les Etats.
Le MRU avait été saisi pour la première fois par la BCE en juin concernant le groupe bancaire espagnol Banco Popular. Il avait alors adopté un plan impliquant la vente de la banque espagnole à sa compatriote Santander pour un euro symbolique. En revanche, la plus vieille banque italienne, Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS), ainsi que deux banques vénitiennes, ont été sauvées de la faillite par l’Etat italien. La BCE a autorisé Rome cet été à débourser plus de 6 milliards d’euros en raison du contexte particulièrement sensible depuis le suicide d’un retraité italien ruiné en 2015.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers pour un accord d’ici à début mars.
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Les négociations entre l’Europe et le Mercosur patinent

Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers pour un accord d’ici à début mars.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h44
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

A l’avant-veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron, protecteur mais ferme, a promis aux exploitants et aux éleveurs étranglés par les dettes qu’il ne leur mentirait pas. La mondialisation qui les effraie tant est en marche et rien ne peut arrêter sa course. Inutile de vilipender les négociations en cours pour signer un accord de libre-échange entre les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l’Union européenne (UE).
« Ça fait combien de temps que dans le bœuf c’est difficile ? Qui peut dans les yeux me dire que c’est le Mercosur la cause de son problème ? Personne ! Personne ! », a martelé le chef d’Etat, jeudi 22 février, face aux agriculteurs en colère.
Assumant l’idée que la meilleure défense est l’attaque, Bruxelles tente de faire avancer à marche forcée les pourparlers afin d’obtenir un accord d’ici à début mars et la fin du round des négociations en cours à Asuncion, au Paraguay. Une gageure. « Les choses avancent vite, les débats sont agités, mais il semble très improbable d’obtenir une signature d’ici à la fin de la semaine », estime une source brésilienne proche des négociations. « Il y a plus d’excitation en France sur le sujet que chez les négociateurs », confirme un diplomate bruxellois.

Les sujets d’accrochages sont nombreux. En particulier avec le Brésil. L’Europe a déjà fait des efforts significatifs, notamment sur les quotas de bœufs, relevant à près de 100 000 tonnes par an les exportations du Mercosur, progressivement exonérées de taxes. Au-delà, la France ne suit plus. En échange de cette concession, Bruxelles exige la reconnaissance des appellations d’origine contrôlée (AOC) : un label qui interdit à un fromage fabriqué sous les tropiques d’être vendu sous le nom de « camembert » ou à un vin produit dans le Nordeste de s’étiqueter « bordeaux ».
« Réflexes nationalistes »
« Ce point reste critique », confie notre source brésilienne....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le quintuple champion olympique dit au « Monde » que les Russes devraient pouvoir défiler derrière leur drapeau dimanche, et ne boycottera pas la fin de la Coupe du monde de biathlon en Sibérie.
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JO 2018 : Martin Fourcade favorable à la levée de la suspension de la Russie

Le quintuple champion olympique dit au « Monde » que les Russes devraient pouvoir défiler derrière leur drapeau dimanche, et ne boycottera pas la fin de la Coupe du monde de biathlon en Sibérie.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 11h19
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Pour Martin Fourcade, la question est tranchée : la Russie doit pouvoir réintégrer le concert des nations olympiques à l’issue des Jeux de Pyeongchang, durant lesquels ses athlètes ont dû concourir sous pavillon neutre en raison de la manipulation du système antidopage à Sotchi, en 2014.
« Les fans russes, les amoureux du sport russe, les athlètes russes qui sont à Pyeongchang ne sont pour rien dans le système de dopage organisé. Donc oui, je suis favorable à ce qu’on leur permette de défiler derrière leurs drapeaux », a-t-il dit au Monde samedi 24 février, lors d’un entretien réalisé au lendemain de sa dernière épreuve olympique.

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La question de la suspension de la Russie pour dopage organisé, qui pourrait être levée dès dimanche lors de la cérémonie de clôture, empoisonne le dernier week-end des Jeux olympiques. Le Comité international olympique (CIO) semblait se diriger vers une réintégration du comité russe jusqu’à l’annonce vendredi 23 février du contrôle positif d’une deuxième athlète russe.
« La Russie ne doit pas être le souffre-douleur de l’antidopage »
Des traces de trimétazidine, un modulateur métabolique interdit, ont été trouvées dans les urines de la spécialiste du bobsleigh Nadezdha Sergeeva, 12è de l’épreuve de bob à deux. Samedi, elle avait déjà renoncé à son droit à ouvrir l’échantillon B et rendu son accréditation olympique. Avant elle, le curleur Alexander Krushelnitsky, médaillé de bronze dans l’épreuve du curling mixte, avait été contrôlé positif au meldonium. Après avoir crié au complot, il avait renoncé à contester sa sanction devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

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Samedi matin, lors de la conférence de presse quotidienne du CIO, son porte-parole Mark Adams s’est révélé incapable de dire si la décision serait prise par la commission exécutive, qui se réunissait en fin de journée, ou par la session réunissant tous les membres de l’instance, le lendemain matin.

   


Pour Martin Fourcade, ce deuxième contrôle positif des « athlètes olympiques de Russie » ne doit pas empêcher la levée de la suspension.
« Les personnes qui sont punies par cette sanction symbolique ne sont pas celles qui ont mis en place ce système. C’est très dur pour eux. S’ils ont là, c’est qu’ils ont prouvé qu’ils n’avaient rien à voir avec le dopage organisé de Sotchi. A l’inverse, je trouve qu’il n’y a pas eu assez de sanctions contre ceux qui ont organisé le dopage à Sotchi », dit le Français.
« Je suis favorable à ce que les Russes retrouvent leur fierté. Cette sanction avait valeur d’exemple, elle était remarquable par sa dureté. Mais la Russie n’a pas le monopole du dopage et ne doit pas être le souffre-douleur de la lutte antidopage. »
Pas de boycott des finales de la Coupe du monde
Martin Fourcade a été, depuis 2016, parmi les plus virulents détracteurs de sa propre fédération internationale, l’IBU, dont il déplorait le manque de réactivité. En dépit des sanctions ayant frappé le sport russe, et de la recommandation de l’Agence mondiale antidopage de ne pas organiser d’événements internationaux dans le pays, l’IBU a maintenu la tenue des finales de Coupe du monde en Russie, à Tioumen (Sibérie occidentale).
La fédération russe est particulièrement influente au sein de l’IBU, dont le premier vice-président est l’ancien biathlète russe Victor Maygurov.
Plusieurs pays ont annoncé leur intention de boycotter les finales de la Coupe du monde : le Canada, la République tchèque et les Etats-Unis. Le Suédois Sebastian Samuelsson, révélation de ces JO (médaille d’argent en poursuite et médaille d’or en relais masculin), a dit espérer que son pays en ferait de même.

The official statement from the U.S. Biathlon Team on their decision not to participate in the IBU World Cup Biathl… https://t.co/YTLautFtu0— USBiathlon (@US Biathlon)


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Ce n’est pas dans les intentions de Martin Fourcade, qui y jouera un septième gros globe de cristal consécutif face au Norvégien Johannes Boe, qu’il devance d’une courte tête aux trois quarts de la saison.
« Il m’est difficile de répondre, dit-il au Monde. Mais on ne doit pas priver le peuple russe d’assister à ces finales. La question n’est pas de savoir s’il faut aller en Russie ou pas : j’adore ce pays, j’ai des souvenirs magnifiques là-bas et j’ai envie d’y défendre mon globe du classement général de la Coupe du monde. Donc j’irai. Après, est-ce qu’il y aurait eu d’autres destinations plus diplomatiques de la part de l’IBU ? C’est certainement le cas. Mais je ne suis pas décisionnaire. »
Selon la fédération américaine de biathlon, plus de 30 athlètes provenant de huit pays différents, parmi lesquels trois champions olympiques de Pyeongchang, ont écrit à l’IBU pour leur demander de renoncer à ces finales de Coupe du monde à Tioumen. Martin Fourcade n’a pas souhaité préciser s’il en faisait partie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Un collectif d’intellectuels et d’artistes demande aux autorités congolaises de respecter la voix du peuple qui se fera entendre lors de nouvelles manifestations dimanche.
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Compte rendu

Liste des signataires de la tribune « Kinshasa doit faire preuve de retenue, privilégier le dialogue à la répression »

Un collectif d’intellectuels et d’artistes demande aux autorités congolaises de respecter la voix du peuple qui se fera entendre lors de nouvelles manifestations dimanche.


LE MONDE
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        Le 24.02.2018 à 10h52

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        Mis à jour le 24.02.2018 à 11h00





Jean-Eudes Akonkwa Mihigo chercheur en philosophie, Université Loyola du Congo) ; Alien.D, artiste français ; Animan Akassi, professeur, Université Howard, Etats-Unis ; Valess Assouan, musicien ivoirien ; Adame Ba-Konaré, historienne ; Kidi Bebey, écrivaine ; Sophie Bessis, historienne, essayiste ; Lucien Bindi, professeur d’université, critique littéraire et écrivain ; In-Koli Jean Bofane, éccrivain ; Eloise A. 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Kayembe, chercheur, American Council of Learned Societies Carnegie Corporation, New York, Etats-Unis ; Tibass Kazematik, artiste congolais ; Ludovic Ouhonyioué Kibora, maître de recherche en anthropologie, directeur de l’Institut des sciences des sociétés (INSS/CNRST), Burkina Faso ; Fritz Peter Kirsch, professeur, Université de Vienne, Autriche ; Lazare Ki-Zerbo, professeur de philosophie, Saint-Laurent-du-Maroni, Guyane, chercheur associé à l’Institut national des sciences de la société, Ouagadougou, Burkina Faso ; Jacob A. 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Montes Nogales, professeur ; Bernard Mouralis, professeur émérite, Université de Cergy-Pontoise, France ; Namupot Mas Mumbal’ikie, écrivain et professeur ; Frank Nduu Nawej, écrivain ; Babacar Niang « Matador », artiste sénégalais ; Solo Niaré, écrivain ; Clémentine Nzuji, professeur émérite, Université catholique de Louvain, chercheuse en cultures fondamentales d’Afrique noire, écrivaine ; Bocar Aly Pam, enseignant-chercheur, Université Assane-Seck, Ziguinchor, Sénégal ; Marc Poncelet, professeur ordinaire, faculté des sciences sociales, Université de Liège, Belgique ; Roland Pourtier, professeur émérite, Université Paris-I, Panthéon Sorbonne, France ; Marc Quaghebeur, directeur des Archives et musée de la littérature, de la collection Congo-Meuse, chercheur et écrivain, Belgique ; Edoardo Quaretta, anthropologue, Université de Calabre, Italie ; Martine Renouprez, professeure, Université de Cadix, Espagne ; Micheline Rice-Maximin, professeure, Etats-Unis ; Geneviève Ryckmans, enseignante, présidente du Fonds André-Ryckmans, ancienne présidente du Centre national de coopération au développement et ancienne parlementaire, Belgique ; Ebrima Sall, sociologue ; Hamidou Sall, écrivain ; Serigne Seye, enseignant-chercheur, Université Cheikh-Anta-Diop, Dakar, Sénégal ; Sidy Soumaoro « Ramses Damarifa », artiste malien; Mahamade Savadogo, directeur de l’Ecole doctorale des lettres et sciences humaines, Université Ouaga-I Joseph Ki-Zerbo, Burkina Faso ; Tumba Shango Lokoho, maître de conférences, Sorbonne, France ; Cheick Mohamed Tall , auditeur, Bamako, Mali ; Phyllis Taoua, professeure à l’Université d’Arizona, Ambroise Têko-Agbo, enseignant-chercheur, France, Ieme van der Poel, professeur émérite, Université d’Amsterdam, Pays-Bas ; Gauthier de Villers, chercheur, Belgique ; Kalenge Yamukena Yantumbi, écrivain ; Awa Mounaya Yanni « Moona », artiste musicienne, Sénégal, Bénin.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Dans un contexte géopolitique devenu défavorable aux partis issus des Frères musulmans, le mouvement islamiste cherche à normaliser son image. Une mue doctrinale qui interroge le correspondant du « Monde » à Tunis Frédéric Bobin.
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En Tunisie, la quête de respectabilité d’Ennahda

Dans un contexte géopolitique devenu défavorable aux partis issus des Frères musulmans, le mouvement islamiste cherche à normaliser son image. Une mue doctrinale qui interroge le correspondant du « Monde » à Tunis Frédéric Bobin.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 10h30
    |

            Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)








                        



                                


                            
Analyse. C’était le 15 février, au cœur du quartier du Bardo à Tunis, ciel noir et chaussées mouillées. Dans la salle des pas perdus de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Naoufel Jammali, un échalas au verbe délié, évoquait l’évolution doctrinale de son parti, Ennahda, le mouvement islamiste tunisien. Président de la commission des droits, des libertés et des relations extérieures de l’ARP, l’homme est au carrefour de bien des débats agitant la jeune démocratie tunisienne, seule rescapée de la vague des « printemps arabes ».
On n’« attendait pas » Ennahda sur le terrain de la séduction de la communauté juive tunisienne ni sur celui du front des droits des femmes
Ce jour-là, il s’expliquait sur l’opposition de son parti à une proposition de loi visant à « criminaliser » les relations avec Israël et dont la discussion a été repoussée sine die par sa commission. Au centre de ses préoccupations : le sort des investissements étrangers en Tunisie qui, s’alarmait-il, pourraient être affectés si une telle loi devait être votée. « Il faut protéger les intérêts supérieurs de l’économie tunisienne », affirmait-il. « Nous [les partisans d’Ennahda], ajoutait-il, sommes toujours présents là où l’on ne nous attend pas. »
Quelques jours plus tard, la formule a pris tout son sens. Un porte-parole d’Ennahda annonçait qu’un juif tunisien, Simon Slama, serait candidat sur une liste du parti islamiste à Monastir (côte orientale), à l’occasion des élections municipales du 6 mai. La nouvelle a fait sensation en Tunisie, et au-delà. On n’« attendait pas » Ennahda sur ce terrain de la séduction de la communauté juive tunisienne. Tout comme on ne l’« attendait pas » sur le front des droits des femmes.

En juillet 2017, le parti a soutenu l’adoption d’une loi réprimant les violences faites aux femmes. En ce qui concerne la perspective d’instaurer l’égalité entre hommes et femmes en matière d’héritage,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Des milliers de membres du troisième âge ont manifesté, jeudi, dans une quarantaine de villes du pays pour exprimer leur colère contre la trop maigre revalorisation des retraites.
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Les papys espagnols font de la résistance

Des milliers de membres du troisième âge ont manifesté, jeudi, dans une quarantaine de villes du pays pour exprimer leur colère contre la trop maigre revalorisation des retraites.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 10h28
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Chronique. La peau ridée, les cheveux gris, la voix chevrotante : les membres du troisième âge espagnol sont sortis par milliers dans les rues d’une quarantaine de villes d’Espagne, jeudi 22 février, pour exprimer leur colère contre la trop maigre revalorisation des retraites prévue cette année : à peine 0,25 %, alors que l’inflation s’est élevée à 1,1 %.
Cela fait cinq ans que ce pourcentage de 0,25 % leur est appliqué. Et, si elles ont tenu bon pendant la crise, à présent que la reprise est là, les personnes âgées, convoquées par la Marea pensionista (« la marée retraitée »), une plate-forme citoyenne héritée du mouvement des « indignés », et les syndicats majoritaires, estiment qu’il est temps de revendiquer leur dû et celui des générations futures.
A Madrid, face aux policiers qui empêchaient l’accès aux abords du Parlement, ils ont scandé : « Nous sommes des retraités, pas des terroristes ! » ou « Nous luttons pour les retraites de vos enfants ! » Quelques insultes ont visé le gouvernement de Mariano Rajoy. Sans crainte, ils ont poussé les agents, jusqu’à briser le barrage policier, et ont agité devant les grilles du Congrès des députés les pancartes conservées dans leur placard ces cinq dernières années – celles montrant des ciseaux barrés, symboles de coupes budgétaires, qu’ils sortaient lors des grandes manifestations de 2011 et 2012.

« Cagnotte des pensions » presque vide
Au Congrès des députés, le porte-parole du Parti populaire, Rafael Hernando, a répondu à ce malaise, assurant que les retraites étaient « le secteur qui, en Espagne, a[vait] été le moins victime de la crise économique ». Il est vrai qu’elles n’ont pas souffert autant que les salaires des fonctionnaires ou que les postes du privé. Mais elles ont été gelées, avant d’être à peine revalorisées. Les médicaments sont devenus payants. Si le salaire minimum a augmenté, le minimum vieillesse s’est maintenu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le premier ministre canadien a multiplié les maladresses lors de sa visite, pour laquelle les autorités lui avaient programmé un accueil des plus froids.
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Le « fiasco absolu » de la visite de Justin Trudeau en Inde

Le premier ministre canadien a multiplié les maladresses lors de sa visite, pour laquelle les autorités lui avaient programmé un accueil des plus froids.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 10h11
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

La journaliste indienne Barkha Dutt n’y est pas allée par quatre chemins : « Les huit jours d’expédition de Trudeau en Inde ont été un fiasco absolu. » Raillé pour ses tenues, critiqué pour sa proximité supposée avec les mouvements séparatistes sikhs, le chef du gouvernement canadien a terminé samedi 24 février un long séjour en Inde qui a parfois tourné au calvaire.
Les visites de chefs d’Etat dans ce pays sont parfois répétitives et ennuyeuses. Celle de Justin Trudeau fut au moins mémorable. Il avait promis avant son départ du Canada une visite « focalisée sur la création d’emplois et le renforcement des liens profonds entre nos deux peuples ». Mais l’accueil à Delhi fut plutôt froid. Seul un ministre indien de second rang, chargé de l’agriculture, l’attendait sur le tarmac de l’aéroport. Selon les médias indiens, le premier ministre Narendra Modi aurait réservé le service minimum à son homologue, soupçonné de sympathie pour les séparatistes sikhs au Canada, qui sont au nombre d’un demi-million. Certains soutiennent la création d’un Etat indépendant au Penjab, dans le nord de l’Inde. Une rébellion sanglante y a été écrasée dans les années 1990.
« L’unité de l’Inde »
Désertée par les responsables politiques indiens, la visite d’Etat a vite pris des allures de vacances. Justin Trudeau s’est rendu en famille au Taj Mahal, puis a visité en tee-shirt un centre de soins et de conservation des éléphants. La famille a ensuite visité seule l’ashram du Mahatma Gandhi, à Ahmedabad. Habillés de tuniques rouge et orange, avec des guirlandes de fleurs autour du cou, on aurait pu les confondre avec les Beatles venus en Inde suivre les enseignements du Maharishi Mahesh Yogi, le fondateur du mouvement de la méditation transcendantale. A Bombay, le premier ministre canadien a ensuite revêtu un sherwani, un manteau brodé de fils dorés, devant des acteurs de Bollywood médusés. Personne en Inde n’ose porter de sherwani, sauf...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Vingt-sept entreprises et 28 navires sont visés par ce que Donald Trump a qualifié de « sanctions les plus lourdes jamais imposées contre un pays ».
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Les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord

Vingt-sept entreprises et 28 navires sont visés par ce que Donald Trump a qualifié de « sanctions les plus lourdes jamais imposées contre un pays ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h57
    |

            Harold Thibault








                        



   


Le président sud-coréen aura tout fait pour que les émissaires nord-coréens et américains aient l’occasion de se parler en marge des Jeux. Mais l’annonce de nouvelles sanctions par l’administration Trump montre le peu d’entrain du gouvernement américain pour un tel échange. Washington a dévoilé, vendredi 23 février, une nouvelle interdiction de commercer avec plus de cinquante sociétés de transport maritime qui aideraient la Corée du Nord à contourner les sanctions onusiennes. Vingt-sept entreprises et 28 navires enregistrés en Corée du Nord, en Chine, à Singapour ou encore aux îles Marshall et au Panama sont visés par ce que Donald Trump a qualifié devant la grande conférence annuelle des conservateurs américains de « sanctions les plus lourdes jamais imposées contre un pays ».

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                Le président sud-coréen, grand vainqueur des JO



Quelques heures plus tôt, sa fille Ivanka atterrissait à l’aéroport international d’Incheon, près de Séoul. La presse sud-coréenne n’a pu s’empêcher de comparer le choix du président américain de déléguer à la cérémonie de clôture des Jeux l’héritière, visage plus doux de l’exécutif américain, à celui fait deux semaines plus tôt par le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, de dépêcher à la cérémonie d’ouverture sa sœur, Kim Yo-jong. Son sourire avait contrasté avec l’image rigide qu’offre habituellement le régime et volé la vedette au vice-président américain, Mike Pence. Celui-ci était resté de marbre, un rang devant Mme Kim, durant les célébrations, puis s’était éclipsé à un banquet pour l’éviter. M. Pence a accusé quelques jours plus tard la délégation nord-coréenne d’avoir annulé « au dernier moment » une possible brève rencontre, tout en se félicitant de son discours rigide.
« Pression maximale »
Mme Trump a dit être venue en Corée du Sud pour réaffirmer la détermination américaine à imposer une « pression maximale » sur le Nord. La Maison Blanche a précisé qu’aucune rencontre avec les émissaires nord-coréens n’était prévue. Les Etats-Unis redoutent que le fait de serrer la main d’officiels nord-coréens ne soit considéré comme une reconnaissance de leur statut de puissance nucléaire.
Et ils craignent que Pyongyang, en jouant habilement de l’empressement du président sud-coréen, Moon Jae-in, à voir progresser le dialogue intercoréen, ne parvienne à ouvrir une large brèche dans le front des alliés des Américains contre son programme nucléaire.
Une solidarité déjà ébréchée par les sorties agressives de M. Trump se vantant d’avoir « un plus gros bouton » nucléaire que M. Kim, au mépris du sentiment de sécurité des habitants de la capitale sud-coréenne, située à une cinquantaine de kilomètres seulement de la zone démilitarisée.

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                « Le président sud-coréen Moon Jae-in a parié gros sur ces JO »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le président Al-Sissi, qui brigue un second mandat, sera opposé pour l’élection du 26 mars à Moussa Mustafa Moussa, qui le soutenait jusque-là. La campagne électorale s’ouvre samedi.
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Présidentielle égyptienne : une formalité pour Abdel-Fattah Al-Sissi

Le président Al-Sissi, qui brigue un second mandat, sera opposé pour l’élection du 26 mars à Moussa Mustafa Moussa, qui le soutenait jusque-là. La campagne électorale s’ouvre samedi.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h50
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 10h14
    |

            Hélène Sallon








                        


Tous les prétendants sérieux ayant été arrêtés ou poussés à s’en retirer, la présidentielle égyptienne du 26 mars s’annonce comme une formalité pour Abdel-Fattah Al-Sissi, qui dirige le pays d’une main de fer, sept ans après la révolution qui a renversé Hosni Moubarak. Candidat à sa réélection, quatre ans après une première victoire électorale acquise avec 96,9 % des voix, l’ex-maréchal fera face dans les urnes à un candidat de dernière minute, Moussa Mustafa Moussa, le dirigeant du petit parti libéral Ghad, qui soutenait jusqu’alors la candidature… d’Abdel-Fattah Al-Sissi.
Si la commission électorale égyptienne a assuré que le scrutin serait honnête et transparent, quatorze organisations de défense des droits humains ont déjà qualifié l’élection présidentielle de « ni libre ni équitable ». « Le gouvernement égyptien a piétiné les conditions minimales pour que des élections libres et équitables aient lieu les 26-28 mars 2018 », estiment ces organisations, parmi lesquelles Human Rights Watch, le Cairo Institute for Human Rights Studies ou Reporters sans frontières. Elles ont déclaré que « les alliés de l’Egypte devraient aujourd’hui dénoncer publiquement la mascarade que sont ces élections ».

        Analyse :
         

          De quoi le président égyptien a-t-il peur  ?



Peu de débats et de passes d’armes sont attendus lors de la campagne électorale qui s’ouvre, samedi 24 février. Ce qui est, aux yeux des experts, ce que voulait Abdel-Fattah Al-Sissi, vu comme un militaire pur jus, peu enclin à se prêter au jeu politique.
L’élimination de tous les candidats sérieux traduit toutefois une peur et un manque de confiance du président, qui connaît une chute de sa popularité du fait des mesures d’austérité qu’il a prises pour sortir le pays de la crise. Son seul véritable rival sera l’abstention.
Des candidats à l’élection mis hors jeu
Plusieurs candidats déclarés à la présidentielle ont été mis hors de course. A la fin de novembre, l’ancien premier ministre et général de l’armée de l’air Ahmed Chafiq avait annoncé sa candidature des Emirats arabes unis, où il vivait. A son arrivée en Egypte, au début de décembre, il a disparu pendant environ vingt-quatre heures, avant d’annoncer qu’il y renonçait.
Le colonel Ahmed Konsowa s’est retrouvé en prison quelques jours plus tard, après avoir annoncé sa candidature, et a été condamné à six ans de prison pour « comportement nuisant aux exigences du système militaire ».
Le général Sami Anan, chef d’état-major de l’armée de 2005 à 2012, a été exclu de la course le 23 janvier, poursuivi par la justice militaire pour s’être engagé « sans l’autorisation des forces armées » et a été accusé de vouloir créer la « division » entre l’armée et le peuple.
L’ancien député devenu dissident Mohamed Anouar El-Sadate, neveu de l’ex-président Anouar El-Sadate, et l’avocat, défenseur des droits humains Khaled Ali ont jeté l’éponge, dénonçant des pressions.
Aux yeux des experts, aucun de ces candidats ne pouvait espérer remporter la présidentielle, mais leur participation aurait pu créer un débat sur les politiques menées par le président Sissi et fédérer le vote de l’opposition et des mécontents prêts à se déplacer dans les bureaux de vote au nom du « tout sauf Sissi ».
Deux candidats en lice
Abdel-Fattah Al-Sissi, candidat à sa succession
Abdel-Fattah Al-Sissi, 63 ans, est devenu l’homme fort de l’armée et de l’Egypte, à la faveur de la révolution de 2011. Militaire de carrière, nommé directeur du renseignement militaire par Hosni Moubarak, le général Sissi devient ministre de la défense sous le président islamiste Mohammed Morsi, en 2012. Il chasse ce dernier du pouvoir, avec l’armée, à l’été 2013 et réprime dans le sang ses partisans au sein de la confrérie des Frères musulmans.
Promu maréchal et vice-premier ministre, il se démet de ses fonctions gouvernementales et prend sa retraite de l’institution militaire pour se présenter à l’élection présidentielle du 28 mai 2014, qu’il remporte.

        Reportage :
         

          En Egypte, « des parents n’envoient plus leurs enfants à l’école »



A la tête de l’Etat, il a laminé toute opposition, islamiste comme libérale, emprisonnant des centaines d’opposants, et a mis les institutions et les médias aux ordres. Sur le plan économique, M. Sissi a suscité l’approbation de ses partenaires internationaux en engageant une série de réformes soutenues par un prêt du Fonds monétaire international, mais durement ressenties par la population.
Sur le plan sécuritaire, une nouvelle offensive a été lancée en février contre l’insurrection djihadiste dans le Sinaï, dans l’espoir de remédier à un bilan peu flatteur en matière antiterroriste et à la multiplication des attentats.
Moussa Mustafa Moussa, le candidat de dernière minute
Après la série de défection et d’arrestations de candidats à la présidentielle, il fallait au président Sissi sauver les apparences d’un scrutin pluraliste. Le dirigeant du parti Ghad (« Demain »), Moussa Mustafa Moussa, n’a pas eu le temps de changer la bannière de sa page Facebook, illustrée de la photographie du président Sissi avec la mention « Nous vous soutenons pour la présidence de l’Egypte ».
Une fois collectées les signatures nécessaires de vingt députés, c’est en courant que ses adjoints sont allés déposer sa candidature à la commission électorale, quinze minutes avant la clôture officielle du dépôt des candidatures, le 29 janvier.
Jusqu’alors, ce petit parti libéral, qui ne dispose d’aucun siège au Parlement, organisait des réunions publiques pour recueillir des signatures de soutien à la candidature du chef de l’Etat. « Nous avons soutenu le président Abdel-Fattah Al-Sissi contre ses concurrents, mais, bien sûr, nous avons jugé approprié d’entrer dans la course quand tout le monde s’est retiré et que le président s’est retrouvé seul », a justifié M. Moussa sur la chaîne privée CBC.
Appels au boycott et arrestations
Plusieurs partis d’opposition ont lancé, à la fin de janvier, une campagne sous le slogan « Reste à la maison », pour encourager les Egyptiens à boycotter la présidentielle de mars, accusant le régime « d’empêcher toute compétition loyale ».
« Non à la participation à cette mascarade », a lancé Hamdeen Sabbahi, candidat à la présidentielle en 2012 et en 2014, au Caire, lors d’une conférence de presse de la coalition du Mouvement civique démocratique, formée de huit partis politiques d’opposition et de cent cinquante personnalités. Le lendemain, le président Sissi s’en est pris, sans les nommer, à ceux qui menacent la « sécurité » du pays.
Après avoir été agressé, le 27 janvier, Hicham Geneina, l’un des conseillers du général Sami Anan et ancien chef de l’autorité de contrôle des comptes publics, congédié par le président Sissi en 2016, a été arrêté sur ordre du parquet militaire, le 13 février.
La veille, l’armée avait promis de protéger son « honneur et sa dignité » en réponse à des accusations qu’il avait portées à la télévision, assurant que le général Sami Anan possédait des documents incriminant le sommet de l’Etat.

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                En Egypte, l’industrie pharmaceutique est en crise



Le 15 février, le procureur de la sécurité d’Etat a ordonné la détention pour quinze jours d’un dirigeant de l’opposition, Abdel Moneim Aboul Foutouh. Le ministère de l’intérieur a accusé cet ancien candidat à la présidentielle d’avoir des contacts avec des membres des Frères musulmans en exil, « pour semer le trouble et l’instabilité » dans le pays.
Ancien dirigeant des Frères musulmans, M. Aboul Foutouh avait néanmoins soutenu les manifestations appelant au départ de l’ancien président islamiste, Mohamed Morsi. Selon un membre du bureau politique de L’Egypte forte, sa formation, le parquet l’accuse de « diriger une organisation terroriste » et de « diffuser de fausses informations ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Tous les pays de l’Union, à l’exception de la Hongrie, vont organiser des débats publics sur l’avenir de l’Europe, dans les mois qui viennent.
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Les consultation citoyennes, seule concession de l’UE à Macron

Tous les pays de l’Union, à l’exception de la Hongrie, vont organiser des débats publics sur l’avenir de l’Europe, dans les mois qui viennent.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 08h54
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            
A ce jour, c’est une des seules idées d’Emmanuel Macron pour réformer l’Europe à avoir rencontré un écho franchement favorable à Bruxelles. Vendredi 23 février, à l’issue d’un conseil des dirigeants de l’Union, le président français a confirmé que 26 pays avaient accepté d’organiser des « consultations citoyennes » dans leurs territoires respectifs, entre avril et décembre prochain.
Le Royaume-Uni n’ayant pas été convié à la réunion bruxelloise (pour cause de Brexit), seule la Hongrie manque désormais à l’appel, « ce qui doit être une surprise pour vous » a ironisé le président français à l’issue du conseil, faisant allusion aux positions anti-Bruxelles du premier ministre, Viktor Orban. Les Pays-Bas, sceptiques sur la démarche, se sont laissé convaincre à la toute dernière minute. « Une décision doit encore être prise mais de telles consultations, si elles ont lieu, devront se dérouler selon nos critères », soulignait encore une source diplomatique vendredi matin.
« C’est le résultat d’un travail de conviction », s’est félicité M. Macron qui avait lancé l’idée de ces consultations dès sa campagne pour la présidentielle. Le but est de donner la parole aux citoyens partout dans l’Union pour qu’ils expriment leurs doléances, ou leurs attentes vis-à-vis de l’Europe. Ces préoccupations devraient faire l’objet d’une synthèse, que les dirigeants discuteront à leur conseil de décembre 2018, dans la dernière ligne droite avant les élections européennes de mai 2019. Car ces consultations sont évidemment liées à ce scrutin, crucial pour le président français. Mais pas question d’en faire un exercice partisan, souligne-t-on à l’Elysée.
Caisse de résonance
C’est le 17 avril prochain, depuis le Parlement de Strasbourg, que M. Macron compte lancer ces consultations pour la France. Les autres Etats pourront organiser leurs débats à leur guise : beaucoup refusaient d’avoir à dupliquer une démarche conçue depuis Paris. Les Luxembourgeois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’ouvrage collectif dirigé par Alice Ekman s’efforce de montrer que la volonté de la Chine est de dépasser les Etats-Unis et de façonner un nouvel ordre mondial où l’hégémonie américaine est remise en cause.
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Pékin impose sa « pax sinica »

L’ouvrage collectif dirigé par Alice Ekman s’efforce de montrer que la volonté de la Chine est de dépasser les Etats-Unis et de façonner un nouvel ordre mondial où l’hégémonie américaine est remise en cause.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 07h00
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            François Bougon








                        



                                


                            

Le livre. En une ou deux générations, la Chine a réussi à sortir de la pauvreté maoïste pour se hisser au rang de deuxième puissance économique mondiale. Au XIXe congrès, en octobre 2017, le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), Xi Jinping, qui venait d’être consacré pour un deuxième mandat de cinq ans, a fixé la feuille de route d’ici 2050 : « prendre une place encore plus centrale sur la scène internationale. »
Bref, si l’on lit entre les lignes des discours jargonnants, il s’agit de dépasser les Etats-Unis et de façonner un nouvel ordre mondial où l’hégémonie américaine est remise en cause. Si les défis intérieurs sont nombreux – trouver un nouveau modèle économique, stimuler l’innovation, lutter contre la pollution et les inégalités –, les enjeux diplomatiques le sont tout autant.

C’est ce que montre l’ouvrage collectif dirigé par Alice Ekman, responsable des activités Chine au Centre Asie de l’Institut français des relations internationales (IFRI). Elle a réuni sept autres spécialistes francophones de l’ex-Empire du milieu. Et leurs huit contributions permettent un tour d’horizon complet sur les conséquences de l’engagement croissant de Pékin sur la scène internationale.
Adieu au « profil bas » de Deng Xiaoping
La Chine de Xi – dont le mandat est caractérisé par un « véritable activisme diplomatique », écrit Jean-Pierre Cabestan dans un chapitre consacré à la diplomatie de l’homme fort de Pékin – a dit adieu au « profil bas » prôné par Deng Xiaoping à la fin des années 1970 : la croissance économique a entraîné une puissance géopolitique, un « droit à la parole » affirmé de la puissance asiatique et des revendications territoriales assumées en mer de Chine. La modernisation de l’armée, marquée par une grande réforme lancée fin 2015, est au service de cette « renaissance chinoise », remarque Antoine Bondaz.

Mais cette présence renforcée, avec la mise en avant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le sociologue Thierry Brugvin note que l’achat de terres dans des pays pauvres par des capitaux issus de pays développés se développe mais rencontre une opposition de plus en plus structurée.
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Thierry Brugvin : « L’accaparement des terres agricoles du Sud renforce les famines »

Dans une tribune au « Monde », le sociologue Thierry Brugvin note que l’achat de terres dans des pays pauvres par des capitaux issus de pays développés se développe mais rencontre une opposition de plus en plus structurée.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 08h16
    |

Thierry Brugvin (Sociologue)







                        



                                


                            
Tribune. La famine a sévi fortement dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Est (Somalie, Kenya, Ethiopie, Djibouti, Ouganda, Soudan du Sud) en 2017. Elle a touché 20 millions de personnes selon l’ONU, notamment parce que la sécheresse qui frappait ces territoires depuis fin 2016 se conjugue avec la pauvreté économique, les guerres… Avec le réchauffement climatique et la croissance de la population, les enjeux alimentaires et agricoles deviennent progressivement de plus en plus tendus. Cette tension affecte donc aussi les terres agricoles disponibles.
En 2016, le groupe China Hongyang, bien que spécialisé dans la fabrication et la commercialisation d’équipements pour les stations-service et l’industrie pétrolière a acquis 1700 hectares de terres agricoles dans le département de l’Indre. C’est la « branche investissement » de ce groupe qui a racheté, selon la presse locale « à prix d’or », ces parcelles à trois exploitants. Selon le gouvernement français des « connexions avec des groupes agro-industriels » avaient été établies « pour exporter la farine » vers la Chine car celle-ci « n’assure pas son autonomie alimentaire ».
Transactions discrètes
Des capitaux russes intéressés par des vignobles réputés, des fonds de pension belges attirés par les grandes cultures céréalières, des investisseurs chinois dans le lait… Une course aux hectares agricoles semble avoir démarré. Alors que les terres cultivables risquent de se faire rares, « il va y avoir une concurrence importante sur la production agricole, pronostique Robert Levesque, un des dirigeants de la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer), qui regroupe les vingt-six Safer, ces structures d’intérêt général en charge de l’aménagement de l’espace rural. Ces fonds cherchent à maîtriser les exploitations qui produisent les biens agricoles ».
Une course aux hectares agricoles semble avoir démarré
Cependant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Malgré plusieurs enquêtes judiciaires pour corruption le concernant, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou rejette toute possibilité de démissionner. Dans une tribune au « Monde », l’historien Steve Jourdin explique pourquoi ces accusations n’ont aucun effet sur l’opinion.
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édition abonné


« En Israël, l’injonction éthique a quitté la sphère publique »

Malgré plusieurs enquêtes judiciaires pour corruption le concernant, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou rejette toute possibilité de démissionner. Dans une tribune au « Monde », l’historien Steve Jourdin explique pourquoi ces accusations n’ont aucun effet sur l’opinion.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 07h00
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Steve Jourdin (Doctorant en histoire et civilisations à l’Ecole des hautes études en sciences sociales)







                        



                                


                            
Tribune. « Ces dernières années, plus de 15 enquêtes judiciaires ont été ouvertes à mon encontre. Celle-ci, comme les précédentes, ne débouchera sur rien. » D’un ton assuré, dans une rhétorique travaillée, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, balaie, dans un message diffusé le 13 février sur les réseaux sociaux, les conclusions des enquêtes policières, lesquelles indiquent qu’il existe des preuves de son implication dans des faits de corruption. Dans le « dossier 1000 », il est soupçonné d’avoir bénéficié de largesses estimées à environ 240 000 euros de la part de deux milliardaires et, dans le « dossier 2000 », la police met en cause des liens délictueux avec le propriétaire du plus grand quotidien israélien, Yediot Aharonot : en échanges de divers avantages accordés au journal, Nétanyahou aurait cherché à obtenir une couverture favorable dans ses pages. Il clame une nouvelle fois son innocence et repousse tout appel à la démission.
Légalement, Yithzak Rabin aurait pu rester en poste et briguer un second mandat. Mais la pression de la rue comme la personnalité de Rabin ont joué.
Avril 1977, autre affaire, autre époque : à la télévision publique, le premier ministre Yitzhak Rabin annonce, d’un ton solennel, sans note ni artifice, sa démission imminente. Il ne briguera pas un second mandat aux élections législatives suivantes. Une décision prise, dit-il, pour des considérations « morales ». Trois semaines plus tôt, un journaliste du quotidien Haaretz avait découvert le pot aux roses : Yitzhak et sa femme, Leah, détiennent un compte bancaire aux Etats-Unis, chose alors interdite par la loi israélienne. Entre ces révélations et l’annonce de la démission du premier ministre, des poursuites judiciaires ont été engagées contre Leah Rabin ; Yitzhak Rabin n’est pas inquiété par la police, qui considère que Leah est la véritable gestionnaire des comptes de la famille. Légalement, Yithzak Rabin aurait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le président a lu vendredi les paroles d’une chanson racontant l’histoire d’une femme recueillant un serpent affaibli avant de se faire piquer mortellement.
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Trump utilise l’image du serpent pour dénoncer l’immigration

Le président a lu vendredi les paroles d’une chanson racontant l’histoire d’une femme recueillant un serpent affaibli avant de se faire piquer mortellement.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 12h03
   





                        



   


Le président américain Donald Trump s’est lancé vendredi 23 février dans la récitation d’une chanson devant le gratin des conservateurs américains réunis près de Washington, utilisant l’image du serpent pour dénoncer l’immigration.
Sortant de sa poche une feuille, M. Trump a lu les paroles de la chanson de soul The Snake d’Al Wilson, qui narre l’histoire d’une femme recueillant un serpent affaibli avant de se faire piquer mortellement par l’animal ingrat. « Tu savais très bien que j’étais un serpent avant de me ramener chez toi », a ainsi déclamé le chef d’Etat devant les participants de la Conservative Political Action Conference (CPAC), à National Harbor, dans le Maryland, grand rendez-vous annuel des conservateurs.
« Pensez à cela en termes d’immigration », a poursuivi M. Trump pour ne laisser aucun doute sur les raisons de son envolée lyrique. Lors de la campagne présidentielle de 2016, le milliardaire avait déjà lu des passages de cette chanson en meeting.
« Une nation forte doit avoir des frontières solides »
Plus concrètement, le locataire de la Maison Blanche est revenu durant son discours d’une heure, sur le décret Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA) mis en place par son prédécesseur Barack Obama pour protéger d’expulsion de nombreuses personnes arrivées enfants aux Etats-Unis.
M. Trump propose une solution pour ces personnes dont les parlementaires démocrates défendent le sort, en échange du financement du mur controversé qu’il a promis d’ériger à la frontière avec le Mexique.
« Les démocrates sont totalement insensibles, ils ne veulent rien faire à propos du DACA, s’est emporté l’occupant du Bureau ovale. Une nation forte doit avoir des frontières solides. »



                            


                        

                        

