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Le Conseil de sécurité de l’ONU « réclame » un cessez-le-feu en Syrie dans une résolution adoptée à l’unanimité

Le texte adopté samedi soir, maintes fois amendé, « réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 20h39
   





                        



   


Après plusieurs jours de négociations, le Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU) a adopté à l’unanimité, samedi 24 février, une résolution réclamant « sans délai » un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Syrie
Le texte adopté, maintes fois amendé, « réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins 30 jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable ». L’objectif est « de permettre la livraison régulière d’aide humanitaire, de services et l’évacuation médicale des malades et blessés les plus graves ». L’objectif est « de permettre la livraison régulière d’aide humanitaire, de services et l’évacuation médicale des malades et blessés les plus graves ».

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« Ce n’est pas un accord de paix sur la Syrie, le texte est purement humanitaire », a affirmé l’ambassadeur suédois Olof Skoog, co-signataire du texte avec son homologue koweïtien. Dans la négociation, les Occidentaux ont refusé une demande russe pour que tout convoi humanitaire reçoive un feu vert de Damas.
Des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre l’organisation Etat islamique (EI) et Al-Qaïda sont prévues. A la demande de Moscou, elles intègrent aussi « d’autres individus, groupes, entités, associés avec Al-Qaïda et l’EI, ainsi que d’autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité ».
Plus de 500 civils tués en une semaine à la Ghouta orientale
Au même moment, les bombes continuent de tomber sur la Ghouta orientale. En sept jours de raids aériens de la part du régime syrien sur l’enclave rebelle située en bordure de la capitale, plus de 500 civils ont été tués selon le dernier bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
A Douma, grande ville de la Ghouta, 12 civils ont péri samedi dans ces frappes, a précisé l’Observatoire. Le bastion rebelle est depuis dimanche dernier la cible d’une opération militaire d’envergure, a laquelle participe, selon l’OSDH, l’aviation russe. La Russie a démenti plus tôt, samedi, son implication dans cette intense campagne de bombardement commencée le 18 février et prélude à une offensive terrestre.
Depuis 2013 la Ghouta orientale fait l’objet d’un siège de la part du régime de Damas. Environ 400 000 personnes y habitent toujours, les enfants composant une importante partie de la population. Les civils y résidant toujours subissent une situation humanitaire catastrophique, faite de pénuries de nourritures et de médicaments.
« Arrêtez la tuerie »
Le bruit des violents bombardements sur la Ghouta orientale a été entendu jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi dans les quartiers de l’est de Damas, limitrophes du fief rebelle, selon un correspondant de l’Agence France-Presse.
En représailles aux raids, les rebelles ont tiré des roquettes sur la capitale Damas, a indiqué l’agence officielle SANA sans faire état de victimes. Depuis le 18 février, une vingtaine de personnes ont péri dans les tirs de roquettes, selon les médias officiels.

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« Vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe dans la Ghouta, lance avec colère à l’AFP un habitant, Salem. Comment le Conseil de sécurité ne parvient-il pas à adopter une simple résolution pour cesser le feu contre les civils ? » « Nous ne voulons pas que vous nous donniez à manger ou à boire. Juste : arrêtez la tuerie ! », a-t-il crié.


La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes samedi à Paris, les paysans présents craignent pour l’avenir de leur profession.
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Le Salon de l’agriculture, « c’est beaucoup de communication, du folklore franco-français »

Alors que le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes samedi à Paris, les paysans présents craignent pour l’avenir de leur profession.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 20h01
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 20h06
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



   


Viendra, viendra pas ? « Je m’en fiche un peu », sourit Monique Brillet-Abbé. À la vérité, elle n’est pas mécontente de garder et présenter ses moutons d’Ouessant à l’abri de l’inévitable cohue provoquée par le cortège protocolaire et médiatique qui a suivi Emmanuel Macron dans sa visite du salon de l’agriculture, samedi 24 février. La mine effarée, elle évoque ses souvenirs de l’an passé, lorsqu’en pleine campagne présidentielle, la race bretonne étant alors à l’honneur porte de Versailles, son stand s’était trouvé sur le passage du candidat Macron. « C’était la folie. J’ai cru qu’ils allaient tout casser », dit-elle.

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Au calme, elle prend le temps de parler de ses bêtes. Peu sensibles aux aléas de la « start-up nation », ses moutons, convient-elle, ne sont « rentables en rien car trop petits en tout ». Ces derniers de cordées ont double toison, on peut y plonger les mains pour se les réchauffer. Mais à un peu moins de 50 cm au garrot, la laine en moins, il ne reste qu’« une petite crevette », « de quoi manger pour cinq à six personnes ». Quand on aime, on ne compte pas. Monique Brillet-Abbé vante la rusticité de ses bêtes dont la race remonte à « des millénaires », plaide inlassablement pour sa sauvegarde, met en garde contre les croisements opérés par des éleveurs ignares et/ou indélicats.
« Il y a de moins en mois d’éleveurs »
De grandes cousines sont à quelques encablures de là. Quelques brebis des Pyrénées voisinent avec des fromages issus de leur lait. Désiré Loyatho est à la tête, avec son épouse, d’un élevage de 500 bêtes. Ils ont quatre salariés, dont leur fille. Malgré les « primes européennes », le lait ne suffirait pas : il serait « produit à perte », explique-t-il. La rentabilité, voire quelques bénéfices, sont dus à la transformation du produit et à sa commercialisation sur place, par la vente directe. La famille a suivi le processus : Désiré Loyatho est un berger dans l’âme, et il ne changera pas. Mais sa fille, dit-il, est « une fromagère ».

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À la basse-cour, le commissaire du lieu, Dominique Vasseur, ne s’attend pas trop à voir débouler président, ministre, perches et caméras. En exposant expérimenté - il n’a pas manqué un salon depuis 1983 -, il sait que les politiques préfèrent se montrer auprès des « grosses bêtes du hall 1 ». Ils ne font ici, au mieux, qu’un « petit passage ». Et encore, essentiellement en raison de la proximité du stand de la FNSEA, ce passage obligé. Le léger brouhaha ne suffit pas à couvrir le chant des (superbes) coqs. À la tête d’une exploitation de céréales dans l’Orne, Dominique Vasseur n’élève des lapins, qu’il fait concourir au salon, que pour son « loisir ». « Il y a de moins en moins d’éleveurs, et de moins en moins de jeunes », soupire-t-il. Si ses propres enfants « ont baigné dedans », aucun ne semble désireux de prendre la relève. En tout cas pas l’aîné, âgé de 28 ans, qui « n’est pas intéressé ».
L’Aubrac à l’honneur de cette édition 2018
C’est l’Aubrac, cette année, qui est à l’honneur. La « star » du salon ne se nomme pas Jupiter, mais « Haute », ce qui n’a rien d’un diminutif. Les bras se tendent par dizaines, téléphones portables en main, pour immortaliser la placidité de cette majestueuse vache de 6 ans, qui s’occupe bien davantage de son veau que de ses admirateurs. Nathalie Blondel, des jardins botaniques de l’Aubrac, espère que le président ne se contentera pas de contempler la bête, mais viendra faire un tour au stand de la région qui l’a vu naître.

   


Elle lui rappellerait, s’il ne le sait déjà - « ce qui serait inquiétant », estime-t-elle -, que l’Aubrac sera sous peu estampillé « parc naturel régional ». Un couteau Laguiole a été mis de côté au cas où, en guise de cadeau. Mais le chef de l’Etat aura-t-il un sou en poche, à donner en retour, comme le veut l’usage, afin de « ne pas rompre l’amitié » ? Qu’importe, les mots aussi sont prêts à accueillir M. Macron : « Il faut aider les jeunes agriculteurs à s’installer, inciter les gens à revenir vivre dans les campagnes, arrêter de les vider de leurs services publics », répète Cécile, de l’office du tourisme d’Argences en Aubrac.

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Les « importants » sont mieux lotis et organisés. La fédération nationale porcine a sa « maison » dans le salon, un préfabriqué où ses responsables peuvent recevoir. M. Macron est venu dans la matinée y passer « 30 minutes », explique Paul Auffray, président de cette organisation. Il lui a fait passer quelques messages. Sans être dupe de la nature de cet exercice : « C’est beaucoup de communication. Du folklore franco-français ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La diffusion d’une vidéo montrant une femme bousculée par un policier, jeudi, relance les débats autour de ce mouvement que connaît le pays depuis deux mois.
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En Iran, le mouvement des femmes qui protestent contre le port du voile ne s’essouffle pas

La diffusion d’une vidéo montrant une femme bousculée par un policier, jeudi, relance les débats autour de ce mouvement que connaît le pays depuis deux mois.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h06
   





                        


Elle a les cheveux longs et blonds, attachés derrière en queue-de-cheval. Montée sur une armoire électrique dans la rue, la jeune Iranienne brandit à bout de son bras levé son foulard blanc. En bas, un policier essaie, d’un ton calme, de la convaincre de descendre. Elle lui demande : « Quelle est la charge [retenue contre moi] ? » « Descends d’abord, je te dirai après », lui répond le policier. L’Iranienne, elle, n’entend aucunement lui obéir. « Dis-le maintenant devant tout le monde », lance-t-elle. « Perturber l’ordre public », lui répond finalement le policier.

Autour, une foule d’Iraniens de plus en plus nombreuse se rassemble. Quelqu’un lance : « Applaudissez-la » et certains suivent son injonction. Après quelques secondes de discussion, le policier monte sur un arbre adjacent et donne un coup de pied à la fille qui tombe de suite.
La jeune iranienne s’appelle Mariam Shariatmadari et la scène, filmée par des téléphones portables et publiée largement sur les réseaux sociaux, se déroule jeudi 22 février en plein centre de Téhéran. Transférée à la prison d’Evin dans le nord de Téhéran, Mariam Shariatmadari, blessée au genou, attend son jugement.
Vague de critiques sur les réseaux sociaux
Cette diplômée de l’université d’Amirkabir de Téhéran est la dernière Iranienne à s’être publiquement opposée à la loi qui oblige les femmes en République islamique d’Iran à porter le voile. Le 27 décembre 2017, Vida Movahed, 31 ans, a été la pionnière de ce mouvement. Elle a grimpé sur une armoire électrique, située au croisement des avenues Enghelab et Taleghani, dans le centre de Téhéran, et ôté son voile blanc. Depuis, une trentaine d’autres Iraniennes ont défié le pouvoir en adoptant les mêmes gestes, à Téhéran et parfois en province.
Mais depuis jeudi, la réaction violente du policier a provoqué une vague de critiques sur les réseaux sociaux. À en croire la célèbre avocate iranienne des droits humains Nasrin Sotoudeh qui représente certaines des filles protestataires poursuivies par la justice, le policier « a commis un acte illégal » :
« Car non seulement aucun homme n’a droit de faire cela avec une femme, mais en plus le policier [en question] a abusé de son pouvoir. Les femmes de notre pays veulent que la décision de choisir leurs vêtements leur revienne », a expliqué l’avocate sur sa page Facebook.
Libérée contre une caution de 10 000 euros
L’une de ses clientes, Narges Hosseini, arrêtée le 29 janvier, est aujourd’hui accusée d’« avoir paru en public sans le hidjab », d’« avoir fait un acte haram », illégal selon la charia, en vigueur en République islamique d’Iran et d’« avoir encouragé à la corruption ». Cette dernière accusation peut valoir aux Iraniennes interpellées jusqu’à dix ans de prison ; une très lourde peine témoignant de la volonté des autorités iraniennes de mettre un terme à cette forme de contestation en faisant remonter le prix à payer.
Jusqu’à présent, les femmes qui ne respectaient pas le hidjab risquaient une amende allant jusqu’à 50 00 tomans, soit 9 euros, ou une peine de prison, entre dix jours et deux mois.
Narges Hosseini, elle, a été libérée de la prison de Gharchak, située dans les périphéries de la ville de Karaj, à 40 kilomètres de Téhéran, contre une caution de 60 millions de tomans, soit 10 000 euros. Nasrin Sotoudeh, quant à elle, entend protester contre les charges retenues à l’encontre de sa cliente. « Elle est sortie sans hidjab car elle portait des vêtements d’hiver et son corps était couvert », explique-t-elle.
Sur les réseaux sociaux, à l’heure où ce mouvement de contestation ne s’essouffle guère, les Iraniens sont également nombreux à critiquer ces filles. Sur Twitter, Ali Sadrinia, un Iranien, voit dans cette contestation un acte « illégal » et « illogique » :
« Imaginez que quelques personnes trouvent que certains articles du code de la route posent problème et qu’elles décident, en signe de protestation, de conduire dans le sens inverse autour des places. Comment vous appelez cela ? Aucune personne intelligente et saine ne peut penser que pour faire changer une loi, il faille l’enfreindre. »
D’autres utilisateurs pointent du doigt des voyages à l’étranger de certaines filles arrêtées dans le cadre de ce mouvement, laissant entendre qu’elles auraient été manipulées par les pays ennemis de l’Iran.
Jeudi, seulement quelques heures avant que Mariam Shariatmadari ne commence son action, la fameuse armoire électrique de l’avenue Enghelab sur laquelle Vida Movaed, la pionnière, était montée, quant à elle, été aménagée pour empêcher que plus aucune fille n’y monte.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ A deux ans des municipales, la majorité de la maire de la capitale se divise entre pro-Macron et pro-Hamon.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/02/2018
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Anne Hidalgo, en équilibre précaire à Paris

A deux ans des municipales, la majorité de la maire de la capitale se divise entre pro-Macron et pro-Hamon.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 11h13
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Anne Hidalgo est dans la tourmente. La tempête s’est levée il y a plusieurs semaines et ne semble pas vouloir retomber. Dernière bourrasque en date, l’annulation par le tribunal administratif, mercredi 21 février, de la décision la plus emblématique de son action contre la pollution : la fermeture de la rive droite de la Seine à la circulation.
Le coup est « très dur », selon un élu écologiste parisien. D’autant qu’il survient après quatre camouflets juridiques sur les marchés publics de l’affichage publicitaire et en plein fiasco du plan de livraison des nouveaux Vélib’, sans cesse retardé.
S’ajoutent à ce tableau les volte-face de l’exécutif. Le refus puis l’accord de la maire de Paris – sous la pression d’une pétition d’une centaine d’écrivains – d’accorder une sépulture parisienne au romancier Michel Déon, ainsi que le rétablissement des colonies de vacances de la Ville après le tollé de centaines de familles. L’Hôtel de Ville tangue au point que la majorité parisienne est en proie à une inquiétude « très forte » sur le risque de perdre la ville en 2020, glisse un élu de gauche.

Jusqu’ici, Anne Hidalgo a réussi à tenir la barre. Après les scores d’Emmanuel Macron à la présidentielle (près de 35 % au premier tour) et aux législatives, elle a composé un nouvel exécutif, propre à consolider une coalition qui va du Front de gauche jusqu’à quelques macronistes. Mais pour l’emporter en 2020, elle ne pourra pas se contenter de distribuer les postes d’adjoint ni de reconduire les équilibres internes à sa majorité plurielle.
« Ne plus être prisonnière des jeux d’appareil »
Surtout que le PS, affaibli au plan national, aura sans doute perdu son hégémonie au plan local. « Hidalgo sait qu’elle est dans une contradiction entre ce qu’elle porte au niveau national et une majorité municipale qui n’est plus à l’image de la société parisienne, explique un de ses adjoints. Elle peut gagner à condition de ne plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Les sports d’hiver restent une pratique socialement minoritaire, mais aux retombées économiques importantes.
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Sports d’hiver, sports de riches ? Moins d’un Français sur dix part en vacances au ski

Les sports d’hiver restent une pratique socialement minoritaire, mais aux retombées économiques importantes.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 14h00
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Embouteillages sur les routes des stations, météo des neiges, risques d’avalanches et dangers du ski hors piste… Chaque année, au moment des vacances d’hiver, les sports d’hiver font les gros titres des journaux télévisés. Les Français sont-ils donc tous partis dévaler les pentes enneigées ? Pas vraiment : en réalité, les « vacances au ski » concernent moins d’une personne sur dix.

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65 % des Français ne partent jamais en hiver
Si les Français sont attachés aux congés d’été, partir l’hiver est bien moins répandu. Selon une étude réalisée en 2010 par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), seuls 10 % d’entre eux partent en vacances chaque année entre décembre et mars, et 7 % une année sur deux, alors que les deux tiers (65 %) ne partent jamais.

   


Parmi ces vacanciers, seuls 44 % choisissent la montagne comme destination. Moins de 8 % des Français fréquentent donc les stations de sports d’hiver chaque année.

   


Cet ordre de grandeur, qui remonte à 2010, est corroboré par des données plus récentes : selon un sondage du site Loisirs Enchères, seule 1 personne interrogée sur 10 compte partir au ski en 2017-2018, et 40 % n’y sont jamais allées. Le ministère de la jeunesse et des sports dénombrait 11,1 % de pratiquants du ski alpin en 2016 et 1,7 % pour le ski de fond.
Des skieurs plutôt diplômés, urbains, riches
L’enquête du Crédoc montre que les sports d’hiver sont très marqués socialement et ne concernent que certains groupes : les cadres (40 % partent en hiver, dont 18 % au ski), les diplômés du supérieur (14 % partent à la montagne), les plus riches (13 %) et les habitants des grandes villes (9 % contre moins de 7 % dans les petites villes).


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Quatre fois plus de cadres que d’ouvriers partent à la montagne l’hiver
Enquête réalisée entre décembre 2009 et mars 2010. 

Source : Credoc, 2010



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					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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			},
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					lineWidthPlus : 0
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			}
		},
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			}
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	xAxis: {
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		title: {
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		},
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		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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				x: 5,
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			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Partis en vacances d’hiver",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        43
      ],
      [
        "",
        27
      ],
      [
        "",
        25
      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        11
      ],
      [
        "",
        9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Partis à la montagne",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        17.63
      ],
      [
        "",
        13.5
      ],
      [
        "",
        10.25
      ],
      [
        "",
        6.45
      ],
      [
        "",
        4.32
      ],
      [
        "",
        5.76
      ],
      [
        "",
        4.95
      ],
      [
        "",
        4.59
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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  }
],
	tooltip: {
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		shared: 1,
		valueDecimals: 2,
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		valueSuffix: " %",
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		borderColor: '#ccd0d3',
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		},
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


117 euros par jour
Sans surprise, le premier frein est financier : 67 % des personnes interrogées par le Crédoc estiment que les vacances d’hiver sont « chères » (contre 26 % en été), et 64 % les jugent difficiles à organiser.
Une étude réalisée par les Domaines skiables de France et la Caisse des dépôts en Rhône-Alpes évalue à 117 euros le coût moyen d’une journée de ski, avec un écart de 12 % entre les grandes stations et les plus familiales. La première dépense concerne le logement (29 %), bien avant le forfait de remontées mécaniques.


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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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	.highcharts-tooltip span {
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	{
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	{
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		width: 230px;
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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Le logement, premier poste de dépense
Répartition des principaux postes du budget des skieurs (hors package). 

Source : Domaines skiables de France



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15191383689",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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		type: "bar",
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
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			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
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		type:"linear",
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		},
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		},
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		endOnTick:true,
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		plotLines: [{
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
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			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Logement","forfait ","Courses alimentaires","Repas à l’extérieur","Location de ski","Bars","Cours de ski","Vêtements et matériel","Transfert ","Autres "],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Part du budget d'un skieur",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        29
      ],
      [
        "",
        16
      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        11
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        1
      ],
      [
        "",
        1
      ],
      [
        "",
        15
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le site TripAdvisor, qui a comparé 27 stations françaises en 2014, conclut qu’une journée type de consommation (hôtel, forfait, équipement, repas et boisson) coûte 2,5 fois moins cher à la station des Orres (Hautes-Alpes) qu’à Courchevel (Savoie).
Une fréquentation étalée jusqu’en avril
Non seulement les Français sont très minoritaires à skier, mais ils ne sont que 36 % à choisir de partir durant les congés scolaires de février. Depuis 2015, les vacances de Pâques ont en effet été décalées au début du mois d’avril pour augmenter la fréquentation des stations de ski.


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	#container_15191368015 .titre{
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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		}
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		display:block;
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		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
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	{
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	{
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15191368015 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
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	}



Un tiers de la fréquentation des stations durant les vacances d'hiver
Le décalage du calendrier scolaire a dopé l’attractivité des stations de montagne au printemps. 

Source : Domaines skiables de France



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15191368015",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#28beaa","#ffc832","#ff3232","#9841bf","#191919","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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					color: '#333'
				}
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				lineWidth: 2,
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				lineColor:null
			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
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				text:"",
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			}
		}],
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
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			}
		}]
	},{
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2012-2013","2013-2014","2014-2015","2015-2016","2016-2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Avant-saison",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        12
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Vacances de Noël",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        16
      ],
      [
        "",
        16
      ],
      [
        "",
        14
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Intervacances janvier-février",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        26
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
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      ],
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Selon une analyse de la consommation touristique en 2012-2013, le séjour moyen des vacanciers est de six nuits (avec un quart de courts séjours), mais de nombreux amateurs de ski reviennent à plusieurs reprises : la moyenne est de 1,6 séjour par hiver.
Un quart d’étrangers sur les pistes
Les Français ne sont pas la seule clientèle visée par les stations de sports d’hiver. Plus d’un quart (27 %) de la fréquentation est assuré par des étrangers, presque exclusivement européens.


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Les étrangers représentent un quart des touristes dans les stations de sports d’hiver
Nationalité de la clientèle des domaines skiables français en 2016-2017. 

Source : Domaines skiables de France



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Selon l’étude économique en Rhône-Alpes, cette clientèle internationale est rentable, car elle assure 34 % des dépenses en station. Les Britanniques sont parmi les plus généreux.

   



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                Après le manque de neige, les stations de ski subissent un « effet Brexit »







                            


                        

                        


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Berlinale : le film roumain « Touch me not » d’Adina Pintilie remporte l’Ours d’or

Le film roumain « Touch me not » d’Adina Pintilie a décroché l’Ours d’or, samedi 24 février à l’occasion du 68e festival du film de Berlin.



Le Monde
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 • Mis à jour le
24.02.2018 à 20h16
   





                        


Le film roumain « Touch me not » d’Adina Pintilie a décroché l’Ours d’or, samedi 24 février à l’occasion du 68e festival du film de Berlin. Ce film est une exploration à mi-chemin entre fiction et documentaire sur l’intimité et la sexualité.

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                #MeToo, au point de départ de la colère mondiale des femmes



Sur fond d’onde choc #MeToo, le jury a également récompensé une autre femme réalisatrice, la Polonaise Malgorzata Szumowska, qui a reçu le Grand prix du jury pour « Twarz » (« Mug ») sur un jeune homme défiguré après un grave accident.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 23/02/2018
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« Je ne veux pas m’inquiéter toute ma vie pour une autre personne » : elles ont décidé de ne pas avoir d’enfants et l’assument

Exaspérées par une société qui les stigmatise, des femmes revendiquent leur choix de ne pas avoir d’enfants, jamais. Elles témoignent.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 17h04
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            Gaëlle Dupont








                        



                                


                            
Non, elles ne sont pas malheureuses ; non, elles ne changeront pas d’avis ; non, elles n’ont pas peur de se retrouver seules quand elles seront vieilles. Mais oui, elles aimeraient que la société change de regard sur elles, les femmes qui ont choisi de ne pas avoir d’enfants. « Je ne suis pas un monstre », lance Cyrielle, 30 ans, une jeune femme sans enfants qui entend bien le rester, en réponse à un appel à témoignages lancé sur Lemonde.fr. Le dernier bilan démographique de l’Insee l’a montré : si la natalité reste élevée en France par rapport aux autres pays européens, les Françaises, en particulier celles âgées de 25 à 34 ans, font de moins en moins d’enfants. L’indicateur de fécondité s’établit à 1,88 enfant par femme (contre 2 en 2012).
Quelle est la part, dans cette évolution, de celles et ceux qui ont choisi de ne pas engendrer ? « On ne peut pas leur attribuer cette baisse, analyse la sociologue Anne Gotman. Mais ils y participent. » La part des personnes définitivement sans enfants augmente depuis les années 1970. Selon les derniers chiffres publiés par l’Institut national d’études démographiques, aujourd’hui en France 6,3 % des hommes et 4,3 % des femmes de 15 à 49 ans déclarent ne pas avoir d’enfants et ne pas en vouloir.

« Depuis toujours, je sens au fond de moi que la maternité, ce n’est pas pour moi, et de plus en plus de personnes de ma génération remettent en cause l’ordre naturel des choses », confirme Virginie, 28 ans. Les réseaux sociaux, les forums et groupes Facebook rendent visible le phénomène et permettent d’échanger. « Grâce à eux, je me sens moins isolée », témoigne Cécile, 22 ans. Certains flairent même le filon commercial : des voyagistes proposent désormais des hôtels et restaurants sans enfants – une offre qui reste très rare en France.
Signe d’une libération de la parole, de très nombreuses femmes de tous âges ont répondu à l’appel lancé sur Lemonde.fr. Elles sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Un mode éducatif fait son apparition dans le magnifique jeu historique d’Ubisoft. Entièrement pacifié, il propose une promenade savante à Alexandrie, Gizeh et sur le Nil.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

On a testé… la promenade pédagogique égyptienne tirée du jeu « Assassin’s Creed »

Un mode éducatif fait son apparition dans le magnifique jeu historique d’Ubisoft. Entièrement pacifié, il propose une promenade savante à Alexandrie, Gizeh et sur le Nil.



Le Monde
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 • Mis à jour le
23.02.2018 à 09h14
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Déposez vos armes, les soldats d’Alexandrie ne vous inquiéteront pas. Et sans vous presser, démarrez la visite de la capitale, puis découvrez les secrets des pyramides, contés par une voix qu’on croirait évadée d’un documentaire sur Arte. Vous n’êtes plus un assassin vengeur mais un simple touriste parcourant une très belle reconstitution en trois dimensions de l’Egypte antique.
Le « Discovery Tour », mode éducatif d’Assassin’s Creed Origins, est sorti mardi 20 février, quatre mois après la version classique du jeu. C’est la première franchise d’Ubisoft à être déclinée en version pédagogique. Elle propose 75 promenades thématiques, qui durent de deux à vingt minutes, référencées dans un grand menu. Elles sont gratuites pour les possesseurs du jeu, mais le « Discovery Tour » peut aussi être acquis séparément, uniquement sur PC, moyennant 20 euros, le tiers du prix du jeu classique.

   


Les thématiques balayées sont vastes : géographie, vie quotidienne, religion, construction, urbanisme, histoire, etc. Même pour un grand curieux, une partie des leçons se révèlent lénifiantes. L’introduction, par exemple, insiste longuement sur les vertus géologiques du site d’Alexandrie avec un ton verbeux qui ne mettra pas tous les joueurs en appétit. Mais la plupart des promenades pédagogiques sont intéressantes, voire passionnantes.
Le joueur pressé visitera directement Gizeh : la balade extérieure et l’exploration du ventre du géant de pierre sont captivantes. Difficile également de manquer la leçon sur les hiéroglyphes, édifiante, ou le cours consacré au Nil, parcouru en bateau plutôt qu’à pied.

   


Promenades balisées et monotones
Chaque leçon prend la forme d’une déambulation étroitement balisée. Au sol, un chemin très précis est tracé en jaune, marqué de points symbolisés par un halo lumineux. A chaque point, une petite minute d’explications attend le joueur, enrichie par un complément visuel : photographies de statuettes, bas-reliefs, cartes, documents historiques, etc.

   


Ce canevas narratif répétitif est parfois égayé par des tranches de vie, reconstituées en trois dimensions : récolte du vin, procession religieuse, levage de pierre… Mais ces petits moments de grâce, qui se déroulent sous nos yeux, n’empêchent pas le jeu d’être un peu monotone à la longue.
Car les rouages ludiques du « Discovery Tour » sont bien moins sophistiqués que ceux de sa version belliqueuse, mêlant habilement les libertés, les récompenses, les incitations, afin de maintenir le plaisir au plus haut. Le « Discovery Tour », lui, s’adapte incomparablement moins adroitement à chaque joueur.

   


S’il le souhaite, le joueur peut sortir du cycle des leçons pour explorer l’immense univers 3D du jeu. La monotonie guette, car le suspense du jeu a disparu, comme les échanges avec les habitants, réduits à néant. On ne « vit » pas l’Egypte antique, on se contente de la regarder du bout des yeux.
Ecriture façon documentaire
Sur le plan pédagogique également, le « Discovery Tour » apporte son lot de petites déceptions. Le niveau requis pour comprendre les leçons varie beaucoup. Le module sur Champollion, par exemple, est uniquement accessible à un adulte averti en linguistique : « Les hiéroglyphes sont composés de glyphes phonétiques, de caractères uniques et de logogrammes », narre la voix off. Les leçons les plus simples, en revanche, sont accessibles aux adolescents. On regrette qu’Ubisoft n’ait pas donné à voir les différences de niveau dans l’interface du jeu.
Le « Discovery Tour » néglige aussi les possibilités pédagogiques offertes par l’interactivité. La déambulation donne accès à une compréhension inédite : le plan d’une pyramide, par exemple, est beaucoup plus clair lorsqu’on a l’occasion de l’arpenter soi-même, de s’y accroupir, et de l’escalader, que lorsqu’on est assis devant une télévision.
Mais malheureusement, à aucun moment le joueur ne doit répondre à une question. A aucun moment une activité – construction, déchiffrage, course d’orientation – ne lui est proposée. Pédagogiquement parlant, le « Discovery Tour » est plus proche d’un documentaire TV que d’un jeu vidéo ambitieux. Trop souvent, le joueur est presque passif.

   


Imprécisions historiques
Ubisoft ne le cache pas, les impératifs ludiques du jeu d’origine se font parfois au détriment de la vérité historique, et cela ne change pas dans « Discovery Tour ». Par exemple, certains bâtiments ne devraient pas figurer dans certaines villes, comme l’explique Ubisoft dans plusieurs leçons. Autre exemple : les parties intimes des statues ont été recouvertes de pudiques coquillages.

        Lire aussi :
         

                « Assassin’s Creed Origins » : ce qui est fidèle à l’Egypte antique, ce qui ne l’est pas



Un joueur attentif s’en apercevra vite, la grande majorité des détails de cette Egypte antique sont des recréations, parfois très libres, de la réalité historique. Mais toute reconstitution de l’Antiquité, que ce soit dans un musée ou dans un documentaire, se heurte à l’étendue considérable de ce qui échappe aux historiens.

   


Heureusement, comme deux bouées au milieu d’un univers 3D trop libre, les commentaires audio et les photos qui émaillent les leçons d’Ubisoft sont parfaitement crédibles. C’est à eux que les amateurs de rigueur scientifique se rattacheront.
Mais gardons-nous d’être trop sévères avec cette splendide reconstitution historique. La plupart du temps, ses leçons sont agréables à explorer. Le plaisir est bien plus prononcé que lorsqu’on explore une série d’articles Wikipédia sur le sujet. Il est difficile d’en ressortir sans avoir appris quelques petites choses. Par exemple, qu’à Alexandrie, tous les livres y entrant étaient saisis pour être copiés et entreposés dans la grande bibliothèque. Aussi imparfait soit-il, ce « Discovery Tour » est un bel outil pour éveiller la curiosité historique d’un jeune adulte.

   


L’avis de Pixels
On a aimé :
Les décors, les lumières, les matières : magiquesLa richesse et l’originalité de certaines leçons
On a moins aimé :
L’expérience ludique trop répétitiveLa pédagogie primitiveLes leçons trop complexes pour un enfant
C’est plutôt pour vous si…
Vous êtes passionné d’antiquité et amateur de documentairesLe plaisir compte plus que l’exactitude scientifique
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
Vous rêvez de voyager dans le temps pour plonger librement dans le passéVous lisez des ouvrages d’égyptologie depuis l’âge de 7 ans
La note de Pixels :
Elève attentif mais manque parfois de rigueur. Peut mieux faire. 13/20 plus deux points de présentation : 15/20.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ On a mal mangé à Pyeongchang. Alors on a demandé au chef franco-coréen ce qu’on aurait pu y manger de bon.
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JO 2018 : faute de la rencontrer, on a appris la gastronomie coréenne avec Pierre Sang Boyer

On a mal mangé à Pyeongchang. Alors on a demandé au chef franco-coréen ce qu’on aurait pu y manger de bon.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 16h00
    |

            Clément Guillou








                        



   


Un collègue fin gourmet me l’avait promis : en Corée du Sud, j’allais me ré-ga-ler. Bibimbap, kimchi, bulgogi, j’avais appris tous les termes qui comptent dans la cuisine sud-coréenne, et c’est vrai que les plats de Mme Lee, chez Misso, près du siège du journal Le Monde, sont particulièrement goûtus.
Ce que feignait d’ignorer ce collègue, c’est que je n’allais pas en Corée du Sud, ni même à Gangneung ou à Pyeongchang : j’allais aux Jeux olympiques. Et aux Jeux olympiques, on mange mal, surtout quand on passe son temps à couvrir des épreuves et qu’on n’a pas le temps d’aller courir les restaurants de la ville.
Dans la station d’Alpensia, cœur de ces Jeux, on trouve de la nourriture d’hôtel international — tomates cerises en février, sauces industrielles, viande en sauce trop cuite —, avec juste un peu de riz et de kimchi pour faire couleur locale. Il y a aussi un lieu de restauration qui ferme tard, où ce que l’on fait de mieux est servir la bière pression. Je jetterai un voile pudique sur les plats de la cantine du village des journalistes.
Sur Twitter, j’ai lancé un appel à l’aide au médiatique chef Pierre Sang Boyer, dont la cuisine s’inspire de ses origines coréennes — il est arrivé en France à l’âge de 7 ans et a été adopté par une famille altiligérienne. Miracle : il a répondu, et il venait à Pyeongchang.

@JeuneGuillou Je serais en Corée le 19 février 😉— pierresang (@pierre sang)


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On a parlé cuisine coréenne dans l’impressionnant hall de l’hôtel Seamarq, où il s’apprêtait à donner successivement trois dîners privés pour une dizaine de personnes, à l’invitation d’une haute personnalité coréenne.
L’après-midi, il a reçu sa livraison de produits locaux avec « des légumes de fou, des choux chinois qui ont un goût vraiment différent de ceux qu’on trouve en France ». Il promettait de préparer le repas avec des produits locaux mais, prudent, il avait tout de même apporté des truffes. Et trois bouteilles de vin.

   


Pyeongchang, comme ça se prononce : Depuis qu’on est arrivés, on voit essentiellement des saucisses industrielles, de la viande trop cuite, en brochette, de la poitrine de porc et des fritures. C’est ça, la cuisine coréenne ?
Pierre Sang Boyer : Les brochettes, c’est plutôt japonais. La friture, c’est plutôt chinois. La poitrine de porc, oui, ils en mangent beaucoup. Mais je n’ai pas l’impression que tu sois allé dans des restaurants de cuisine coréenne, plutôt dans des attrape-touristes.
PCCSP : C’est quoi alors, la gastronomie coréenne ?
Elle est basée sur une culture lointaine, avec beaucoup d’histoire. C’est un pays bouddhiste, donc on a toujours fait très attention à l’alimentation. On respecte les techniques et les goûts. Pour moi, la cuisine coréenne est bien plus fine que la japonaise.
Aujourd’hui, la cuisine est devenue très à la mode en Corée, des chefs réinterprètent des techniques utilisées autrefois. La cuisine, ce sont des cycles.
Hier soir, on a été manger dans une cantine, il n’y avait que des grands-mères en cuisine. Je kiffe ça ! Elles ont une forte personnalité, et ce sont elles qui font tout.
Le repas se vit-il de la même manière qu’en France ?
Le repas est un moment aussi important qu’en France, mais c’est à la coréenne : il y a toute la famille. Les personnes âgées habitent sous le même toit, comme on faisait avant avec nos parents. Le rôle de la grand-mère est hyper important, un peu comme en Chine.

   


Les Coréens vont-ils beaucoup au restaurant ?
Plus qu’en France, parce que c’est moins cher. C’est une question de génération. Car les jeunes ne savent pas très bien faire la cuisine, les femmes travaillent désormais.
Une particularité, c’est que chaque restaurant est spécialisé dans un type de cuisine, c’est très différent des restaurants français. Dans un restaurant de poisson, il n’y aura vraiment que du poisson.
Et ce que j’adore, au restaurant coréen, ce n’est pas tant les plats que les banchan, les petits plats d’accompagnement qui viennent avec le repas, dans de petits récipients. Et c’est génial, c’est gratuit ! Regarde, ce midi par exemple, il y avait du calamar mariné et fermenté. (Il fait défiler des photos de huit à dix banchan accompagnant son repas du midi)
Quels sont les produits les plus travaillés ? 
La spécialité, ici, c’est le tofu, qui est mou. Il y a bien sûr les soupes de ramen, qu’on sert parfois dans des gamelles de soldat.
(Arrive sa femme, Heejin, qui connaît mieux la cuisine coréenne que lui pour avoir vécu en Corée. Les réponses seront désormais fournies par le couple Heejin-Pierre, dans un mélange de français et d’anglais.)
Le repas quotidien, c’est beaucoup de légumes et des soupes avec de la viande ou du poisson. C’est assez léger, à la maison. Tout le monde ne mange pas épicé, même en Corée.

   


Mais ils mettent des épices partout, dans les restaurants !
C’est l’idée que les étrangers en ont car, effectivement, c’est épicé au restaurant. Bien sûr qu’on est plus tolérant, mais j’ai plein d’amis qui ne mangent pas épicé.
Il y a le goochukaru, un piment qui ressemble au piment d’Espelette mais en plus fort. Ils le travaillent souvent en poudre. On l’intègre dans le gochujang, la pâte de base de la nourriture épicée. Un autre condiment de base, c’est le doenjang, une pâte dont la fermentation est un peu différente du miso japonais. Ma mère le fait encore, mais notre génération l’achète.
Quand même, le « kimchi » est un ingrédient traditionnel et c’est pimenté…
Oui ! Le kimchi, ils peuvent le garder un, deux ou trois ans. Il faut le garder à la même température, comme le vin, sinon il devient amer. Sur toutes les listes de mariage, il y a un frigo uniquement pour le kimchi. Il y en a dans tous les foyers.

   


En France, la gastronomie coréenne est associée au « bibimbap ». Ici, le seul endroit où j’en ai mangé, c’était dans l’avion. Dans les restaurants, on ouvre des yeux ronds quand j’en demande…
Le bibimbap, c’est à la maison ! Il y a des légumes, peu de viande et on ajoute un œuf pour avoir un truc équilibré. C’est connu pour être très sain, mais aussi très simple à préparer.
Si vous en mangez au restaurant, il sera en tout cas différent de celui que l’on mange chez soi. Il y aura un élément en plus, comme du sashimi de bœuf.
Et l’alcool ?
On boit beaucoup de bière. Mais pas à la maison. Entre amis, au restaurant, on boira des bières ou du soju (alcool fort à base de riz). A la maison, on ne boit pas beaucoup d’alcool, ce n’est pas comme en France. En Corée, l’alcool est réservé à la fête, il n’a pas vocation à accompagner le repas. Beaucoup de gens en boivent en grande quantité quand ils sortent.

   


Sinon, les sports d’hiver, ça t’inspire quoi ?
J’adore ! Ça me fait marrer de revenir ici, où je suis né, pour les JO. Quand j’étais jeune, je voulais être guide de haute montagne. Je faisais beaucoup d’escalade et de ski nordique aux Estables, la station près de chez moi, dans la Haute-Loire.
J’aurais vraiment aimé voir le ski de bosses, j’étais fan d’Edgar Grospiron. Quand tu gères dans les bosses, tu gères partout. Et puis, ce sont des sports vraiment sains.
Clause de non-responsabilité : à l’occasion de cet article de blog, l’auteur a enfreint toutes les règles de déontologie professionnelle, puisqu’il a été invité à goûter en cuisine certains des plats servis le lendemain. A même le plan de travail en inox, il s’est engagé à rapporter son infraction à la Commission de la carte de presse, tout en constatant que c’était vachement bon, quand même.

   



   



   





                            


                        

                        


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Oxfam, Médecins sans frontières, la Croix-Rouge… Les ONG confrontées à des scandales sexuels

Depuis les premières révélations sur Oxfam en Haïti, d’autres ONG s’avèrent être concernées par des accusations de violences sexuelles.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 18h50
   





                        



   


Viols, harcèlements sexuels, intimidations… De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) sont dans la tourmente depuis les premières révélations concernant Oxfam, dont plusieurs employés sont notamment accusés d’avoir eu recours à des prostituées locales lors d’une mission à Haïti après le tremblement de terre en 2010.
Alors que l’ONG britannique est depuis visée par de nouvelles accusations portant sur des viols au cours de missions humanitaires au Soudan du Sud ou des abus sexuels au Liberia, Médecins sans frontières (MSF), la Croix Rouge ou encore l’International Rescue Committee se retrouvent également impliqués dans des scandales sexuels, révélés ces derniers jours.
Une vingtaine de nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés chez Oxfam 
L’ONG, confédération d’une vingtaine d’organisations humanitaires, a annoncé par la voix de son directeur général, Mark Goldring, qu’elle enquêtait sur 26 nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés, après les révélations concernant ceux commis à Haïti.
Seize de ces 26 cas concernent les programmes internationaux de l’ONG, et se rapportent à « des événements récents comme d’autres historiquement plus anciens », a-t-il précisé mardi devant les membres d’une commission parlementaire britannique. « Nous voulons vraiment que les gens se manifestent », a dit Mark Goldring, qui a fait savoir que des enquêtes pourraient de nouveau être menées sur certaines affaires anciennes.

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A la suite de ces révélations, le gouvernement haïtien a décrété le 22 février la suspension pendant deux mois des activités d’Oxfam dans le pays. Le ministère de la planification et de la coopération externe a justifié la suspension en expliquant qu’une « faute grave (…) au détriment des ressortissants haïtiens en situation de vulnérabilité et de précarité » avait été commise, les autorités judiciaires et policières haïtiennes n’ayant pas été informées au moment des faits.
MSF confronté à 24 cas de harcèlement ou d’abus sexuels en 2017
Mi-février, c’est l’ONG Médecins sans frontières qui a décidé rendre public les résultats de ses enquêtes internes sur les cas de harcèlement et de violences sexuelles. Dans un communiqué, l’organisation révèle que sur 146 plaintes ou alertes reçues en 2017 par la direction de l’organisation, qui compte quelque 40 000 employés dans le monde, « 40 cas ont été identifiés comme des cas d’abus ou de harcèlement [de toutes sortes] au terme d’une investigation interne. Sur ces 40 cas, 24 étaient des cas de harcèlement ou d’abus sexuels », dont des cas de viols.

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Dans 19 cas, dont aucun n’a donné lieu à un dépôt de plainte ou une action en justice, l’employé mis en cause a été licencié. « Dans les autres cas, les employés ont été sanctionnés par des mesures disciplinaires », précise le texte. Dans la quasi-totalité de ces cas, les victimes sont des employés de MSF.
« Il est important que ce scandale Oxfam serve à nourrir un débat sain et transparent sur les lieux où l’on travaille, qui sont des zones de grande violence, de non-droit et de vulnérabilité, et sur les conduites que l’on se fixe, estime Thierry Allafort-Duverger, directeur général de MSF. Nous avons jugé que c’était le moment de réaffirmer nos valeurs et nos engagements. »
Une vingtaine de membres de la Croix Rouge sont partis depuis 2015
En trois ans, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a identifié 21 membres du personnel qui ont été licenciés pour recours au sexe tarifé ou qui ont démissionné après l’ouverture d’une enquête interne. Par ailleurs, les contrats de deux autres membres du personnel suspectés d’« inconduite sexuelle n’ont pas été renouvelés », a fait savoir le directeur général du CICR, Yves Daccord, dans un communiqué diffusé vendredi 23 février.
Mais « nous craignons que d’autres incidents n’aient pas encore été signalés ou n’aient pas été traités comme il se doit après leur signalement » et « nous prenons actuellement des mesures pour remédier à ce problème », poursuit M. Daccord qui appelle le secteur humanitaire à un « changement de culture ».
« Ces comportements sont une trahison des personnes et des communautés que nous sommes là pour servir, c’est contre la dignité humaine et nous aurions dû être plus vigilants pour empêcher cela. Il est extrêmement important que le silence qui entourait ces questions ait été brisé. L’ensemble du secteur humanitaire se trouve à un tournant de son histoire. »
L’ONG IRC évoque trois cas d’abus sexuels en République démocratique du Congo
L’ONG International Rescue Committee (IRC) n’échappe pas au scandale ; après des révélations du journal britannique The Sun, mi-février, l’IRC a confirmé avoir aussi eu à faire à au moins trois cas d’abus sexuels en République démocratique du Congo.
Lucy Keating, chargée des médias à l’IRC a précisé que dans les trois cas, « le personnel a été renvoyé et la police saisie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les incidents violents se multiplient du nord au sud du pays, à une semaine des élections législatives du 4 mars.
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Italie : manifestations d’extrême droite et d’antifascistes sous surveillance

Les incidents violents se multiplient du nord au sud du pays, à une semaine des élections législatives du 4 mars.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 20h50
   





                        



   


De nombreux rassemblements de mouvements d’extrême droite et des manifestations de militants antifascistes se sont tenus samedi 24 février dans toute l’Italie. Le ministère italien de l’intérieur a ainsi recensé 119 rassemblements de tailles diverses dans 30 provinces et a annoncé avoir mobilisé 5 000 policiers dans tout le pays pour assurer l’ordre, la plupart à Rome.
Trois mille policiers ont été déployés dans la capitale italienne pour surveiller deux cortèges et trois rassemblements immobiles organisés dans l’après-midi par la gauche et l’extrême droite, et qui pourraient rassembler 20 000 personnes.

Roma, corteo 'Mai piu fascismi'. Il grido unitario: "Sciogliere partiti neofascisti" https://t.co/E1Enfbp61k— repubblica (@la Repubblica)


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La plus grande manifestation romaine, à l’appel de l’Association nationale des partisans de l’Italie, entend protester contre le racisme et le fascisme, sous le slogan « plus jamais des fascismes ». L’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi, qui dirige le Parti démocrate actuellement au pouvoir, est notamment attendu dans le cortège, aux côtés des grands syndicats italiens.
Un autre cortège antifasciste mené par un syndicat d’extrême gauche manifestera précisément contre le « Jobs Act », une réforme phare du gouvernement Renzi lancée en 2014, visant à libérer le marché du travail, en facilitant les licenciements et favorisant les embauches.

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Multiplication d’incidents

   


A Milan, entre 15 000 personnes selon la police et 50 000 selon le partie d’extrême droite de la Ligue du Nord se sont rassemblé à l’appel du dirigeant du mouvement Matteo Salvini. Ce mouvement s’est allié avec la droite de Silvio Berlusconi aux prochaines élections législatives, au côté de Fratelli d’Italia.
Allié avec la droite de Silvio Berlusconi pour les législatives, le patron de la Ligue ambitionne d’arriver premier au sein de cette coalition qui fait la course en tête dans les sondages afin de devenir le chef du gouvernement.
« Les Italiens d’abord », a-t-il martelé samedi, s’attaquant avant tout à l’immigration et à Matteo Renzi, le chef de file du centre gauche pour les élections, copieusement sifflé par la foule.
Un peu plus tôt, dans la capitale économique de l’Italie, plusieurs centaines d’antifascistes, dont beaucoup de jeunes avec des drapeaux du Parti communiste, se sont réunis sur une place voisine pour dénoncer le meeting de M. Salvini. « Nous trouvons vraiment choquant que deux manifestations de partis racistes aient été autorisées à Milan », a déploré Gianni Fossati, président de la section milanaise de l’Association nationale de l’amitié Italie-Cuba.
A Palerme, en Sicile, c’est le leader du groupuscule d’extrême droite Forza Nuova, Roberto Fiore, qui défilera en fin de journée pour protester contre l’agression d’une personnalité locale du mouvement, rouée de coups mardi par des hommes masqués. Deux heures auparavant, dans un autre quartier de Palerme, défileront des militants du mouvement d’extrême gauche Potere al Popolo (« le pouvoir au peuple »).
Un rassemblement est en outre prévu à Brescia (nord), où un local d’un centre associatif d’extrême gauche a été incendié dans la nuit de jeudi à vendredi. Le 3 février dernier, un militant d’extrême droite avait blessé par balle six Africains après le meurtre d’une jeune toxicomane pour lequel plusieurs Nigérians ont été arrêtés.

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                En Italie, « l’instrumentalisation de la question de l’immigration peut mener jusqu’à des crimes racistes »



Depuis lors, les incidents violents entre militants antifascistes et d’extrême droite se multiplient en marge de la campagne électorale en Italie. Trois personnes ont notamment été blessées jeudi soir à Turin (nord-est) dans des heurts entre policiers et manifestants antifascistes munis de bombes confectionnées avec des boulons et des clous.
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        Macerata, Italie, le 6 février"
            data-slide-description="Paolo Diop, représentant du Movimento Nazionale (droite), pendant la marche pour Pamela, morte et mutilée quelques jours auparavant, le 6 février à Macerata."
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            data-slide-description="Pendant la marche « Una luce per Pamela » (« une lumière pour Pamela »), le 6 février."
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            data-slide-description="Pendant la marche « Una luce per Pamela » (« une lumière pour Pamela »), le 6 février."
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            data-slide-description="Dans un café du centre historique de Macerata."
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            data-slide-description="Paolo Bernabucci, président de l’assocation GUS (Gruppo Umana Solidarieta) , principale structure d’aide aux migrants de la ville : « Depuis quelques années s’est installée l’idée que l’accueil était un business, que nous faisions de l’argent sur le dos des migrants. Les statistiques montrent que la délinquance n’a pas augmenté, mais les gens ont de plus en plus peur. Je ne sais pas comment on peut lutter contre ça. »"
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            data-slide-description="Vanessa Leton, 29 ans, travailleuse sociale pour l’assocation GUS, constate, comme son président, que la situation sociale de la ville et du pays se dégrade depuis longtemps."
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            data-slide-description="Le monument aux morts de Macerata, un mastodonte de pierre typique de l’époque mussolinienne, où Luca Traini a été arrété."
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            data-slide-description="Wilson Kofi, 20 ans, d’origine ghanéenne, a été touché à l’épaule par Luca Traini."
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            data-slide-description="Au siège local du Parti démocrate (centre gauche), ciblé par Luca Traini."
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Macerata, Italie, le 6 février            
Paolo Diop, représentant du Movimento Nazionale (droite), pendant la marche pour Pamela, morte et mutilée quelques jours auparavant, le 6 février à Macerata.

ALESSANDRO PENSO / MAPS POUR LE MONDE
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’avenir de cet espace sahélien qui fait vivre près de 40 millions de personnes est devenu un enjeu politique.
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Le projet de remplir le lac Tchad refait surface

L’avenir de cet espace sahélien qui fait vivre près de 40 millions de personnes est devenu un enjeu politique.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 09h33
    |

            Laurence Caramel et 
Joan Tilouine








                        



   


Le lac Tchad est de ces espaces que nul n’a jamais vraiment pu cartographier ni maîtriser. Cette immense oasis, liant le Sahel et l’Afrique centrale, préserve ses mystères depuis sa découverte au XIXe siècle par des explorateurs européens. Aujourd’hui, ce sont les chefs d’Etat du bassin du lac Tchad (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun) qui se prennent à rêver d’un méga projet incertain et controversé. « Le transfert des eaux du fleuve Oubangui vers le lac Tchad via un canal créé pour l’occasion, se réjouit le président nigérien, Mahamadou Issoufou. Cela va coûter très cher, mais c’est indispensable. » Et il espère bien que la conférence internationale consacrée au « sauvetage du lac Tchad » qui les réunit dans la capitale du Nigeria, Abuja, du 26 au 28 février lancera une bonne fois pour toutes ce vieux projet.
L’entrée en scène, il y a un an, de la société chinoise Power China, connue pour avoir participé à la construction du barrage des Trois-Gorges, au cœur de la Chine, a relancé les spéculations. Jusqu’à présent, aucune information n’a fuité sur le scénario chinois, mais Abuja ne devrait pas être le lieu des révélations. « Power China n’a pas terminé les études de faisabilité », coupe court Abdoulaye Ibbo Daddy, le directeur de la communication de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), signataire de l’accord avec le groupe asiatique.
Série d’assassinats
C’est l’histoire d’une vieille utopie ravivée dans un contexte de guerre contre Boko Haram. Le groupe djihadiste, désormais divisé, a vu sa branche affiliée à l’organisation Etat islamique s’implanter sur le lac Tchad, son dernier sanctuaire. Ses cadres y bénéficient du soutien de la communauté de pêcheurs, délaissée par les Etats, et ont infiltré les circuits économiques transfrontaliers. Du côté tchadien du lac, la levée de l’interdiction de pêche en août 2017 a été suivie d’une série d’assassinats sur les îles et sur les rives. « La sécurité s’améliore, mais la guerre n’est pas finie. Toute la région est bouleversée sur le plan économique et les effets du changement climatique inquiètent », confie Adoum Forteye Amadou, le gouverneur tchadien du lac. Mais les Etats ne peuvent plus assurer la sécurité sur les routes et de nombreux villages se sont vidés de leur population.

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Le lac fait normalement vivre près de 40 millions de personnes. Mais la violence de Boko Haram a plongé la région dans une grave crise humanitaire. Onze millions de personnes ont besoin d’assistance, selon l’ONU. Depuis 2009, le conflit a causé la mort de plus de 20 000 personnes, contraint 2,2 millions d’habitants à fuir et ravagé l’activité agropastorale, autrefois si dynamique. Lui-même visé par des attentats, l’émir de Kano, la grande ville du nord du Nigeria, pense néanmoins détenir la solution. « Pour moi, la priorité, c’est de faire revenir l’eau dans le lac Tchad pour relancer l’agriculture et la production électrique », dit Lamido Sanusi Lamido, chef traditionnel et économiste de renom.
L’élite dirigeante reste hantée par le spectre d’un assèchement du lac Tchad, accéléré par le changement climatique. Une crainte qui remonte au début des années 1970, marquées par les grandes sécheresses et des famines. A ce moment-là, la surface des eaux se rétracte. Le grand lac Tchad devient le « petit lac », marécageux et peu profond. Il se scinde en deux : une cuvette nord désormais peu alimentée en eau, et la cuvette sud, directement nourrie par le fleuve Chari et la rivière Logone.
Utopies coloniales
« La configuration actuelle en “petit lac” a permis de découvrir de vastes étendues de terres fertiles et rend plus de services qu’à l’époque humide aux populations qui savent en tirer profit, constate Christian Seignobos, directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Le remplissage briserait cet équilibre. Pour les populations, ce serait un désastre. »
L’idée d’un méga-ouvrage qui canaliserait de vastes quantités d’eau, prélevées depuis la zone tropicale humide du bassin du Congo vers un Sahel assoiffé, est pourtant ancienne. Jacques Lemoalle, chercheur émérite à l’IRD, fait remonter cette chimère à 1932. L’architecte allemand Herman Sörgel imagine alors « Atlantropa ». « Ce projet prévoyait de drainer l’eau du fleuve Congo vers les chotts [vastes étendues d’eau salées] du Sud tunisien et algérien pour y développer une agriculture irriguée, raconte l’hydrologue français. Le lac Tchad n’était alors qu’une étape intermédiaire. » Une idée restée sur les étagères des utopies coloniales. Mais l’ambition de valorisation puis de sauvegarde du lac Tchad n’a pas pour autant été abandonnée.

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Au début des années 1980, la société italienne Bonifica perpétue le mythe de grandes infrastructures avec, cette fois, une proposition de transfert des eaux turbides du fleuve Congo d’abord. Puis de l’Oubangui ensuite. Ce projet, dénommé Transaqua, prévoit la construction d’un canal de 2 400 km reliant cette rivière, qui forme la frontière naturelle entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Centrafrique, au Chari, le principal tributaire du lac Tchad. Kinshasa ne veut pas en entendre parler, et les experts s’interrogent sur les impacts sociaux et environnementaux.
Mais le projet continue de fasciner. En 2010, la Commission du bassin du lac Tchad se tourne vers un cabinet canadien qui réalise une étude – jamais publiée – sur un scénario bien plus « modeste » d’un transfert de 6 km³ d’eau par an, contre 100 puis 40 km3 par an pour Transaqua. La facture reste exorbitante : 14 milliards de dollars (11 milliards d’euros) pour des bénéfices incertains.
Pour les scientifiques, le lac Tchad ne disparaît pas. Il est en perpétuelle évolution
La défense du lac Tchad est entre-temps devenue médiatique avec le documentaire Une vérité qui dérange (2006) de l’ex-vice-président américain Al Gore. La NASA diffuse des images satellites alarmantes, contestées depuis, montrant qu’en l’espace de moins de quarante ans l’étendue lacustre aurait perdu 90 % de sa superficie. A ce rythme, elle disparaîtrait d’ici à vingt ans.
Les meilleurs spécialistes de la zone ne donnent pourtant que peu de crédit à cette prédiction. Faute de données fiables de terrain où les instruments de mesure sont obsolètes, ces scénarios alarmistes continuent d’avoir cours. Le géographe français Géraud Magrin, lui, dénonce un « mythe » ou un « objet hydropolitique » destiné à assouvir les rêves de grandeur de chefs d’Etat. Pour ces scientifiques, le lac Tchad ne disparaît pas. Il est en perpétuelle évolution. « La variation des niveaux des eaux dépend des pluies et nul ne sait comment elles évolueront, affirme l’hydrologue Abou Amani, de l’Unesco. Les modèles climatiques se contredisent et on navigue à vue. » Il n’existe en effet aucun réseau de suivi des variations du lac Tchad, et le fleuve Chari n’est plus jaugé depuis bien longtemps. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat n’exclut pas une hausse importante des précipitations sur le Sahel d’ici à la fin du siècle.
« Discours des années 1960 »
« Il s’agit pour les chefs d’Etat de faire un choix de développement », ajoute M. Amani. La question, longtemps taboue, de la croissance démographique, reste déterminante dans la région, où la population devrait doubler d’ici à 2050. Plus que le changement climatique, elle interroge la capacité de ce « petit lac », dont la surface varie entre 2 000 et 14 000 km2 selon les crues, à assurer les besoins des habitants. Deux milliards de dollars seront nécessaires cette année pour répondre à la crise humanitaire dans la région, selon l’ONU.

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Fragilisés sur le plan sécuritaire, les présidents du lac exhument aujourd’hui ce méga-projet de réapprovisionnement en eaux, dont le coût pourrait atteindre des milliards de dollars. L’historien Vincent Hiribarren, de King’s College de Londres, y voit une façon d’échapper à la réalité présente en renouant avec « un discours développementaliste des années 1960 ». Une manière, pensent-ils, d’attirer les investisseurs, les bailleurs de fonds, et ainsi de relancer une économie exsangue dans l’espoir de conjurer la menace terroriste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ En ce moment du mois, les « mers » – en réalité de vastes plaines basaltiques – sont les formations les plus faciles à reconnaître à l’œil nu sur notre satellite.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le tricolore n’est pas parvenu à offrir à la France sa première médaille olympique en patinage de vitesse, samedi 24 février.
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JO 2018 : la fin du conte de fées d’Alexis Contin

Le tricolore n’est pas parvenu à offrir à la France sa première médaille olympique en patinage de vitesse, samedi 24 février.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 17h06
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’est le lot commun de la plupart des athlètes olympiques : sacrifier des années de préparation pour espérer toucher le précieux métal. Alexis Contin n’a pas échappé à la sentence souvent cruelle des Jeux.
Le Malouin n’a pris que la dixième place de l’épreuve de départ groupé (mass start) en patinage de vitesse, samedi 24 février. Douze fois champion du monde de roller, il n’avait troqué ses roulettes contre des lames que pour les JO et la gloire incomparable qui couvrent celles et ceux qui montent sur l’Olympe. Cinquième sur la ligne d’arrivée – dixième à la faveur des points distribués aux sprints intermédiaires –, le trentenaire a sans doute laissé échapper son ultime chance d’offrir à la France sa première breloque dans la discipline.

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A l’arrivée, le Breton s’est repassé les deux derniers tours d’une épreuve qui en compte seize. Les 800 mètres où le podium s’est dessiné :
« On avait bien lu le scénario. A 700 mètres, le Coréen devant moi explose, je me retrouve enfermé. J’ai un bon sprint, mais une fois à vingt mètres [de l’échappée] c’est fini. »
Si le Français n’est pas parvenu à prendre la roue du Belge Bart Swings, à l’origine de l’emballage décisif, Lee Seung-hoon n’a lui pas laissé passer sa chance. Le Sud-Coréen, numéro un mondial et parmi les favoris pour l’or, a réglé le Flamand au sprint pour s’imposer à domicile. En bronze, Koen Verweij a permis aux Néerlandais de cueillir une seizième et dernière médaille dans ces Jeux en patinage de vitesse.
« Je suis un miraculé »
Trois fois sur le podium lors des trois derniers mondiaux, Alexis Contin s’est incliné dans une course où la préparation, aussi optimale soit-elle, n’est qu’une condition du succès, non la promesse. Car la mass start de patinage de vitesse se joue à l’instinct. Après avoir évité les virages musclés et les éventuelles chutes des dix premiers tours, il faut sentir l’attaque ou le décalage qui scellera l’issue des six derniers. Parier sur le mouvement crucial ne garantit pas le podium. Le manquer condamne aux places d’honneur.
« Est-ce qu’on part à 500 mètres [de l’arrivée] pour jouer l’or ou à 700 pour assurer la médaille : la décision se joue en une fraction de seconde, résume Alexis Contin. On s’est dit qu’on jouerait la plus belle des médailles. Il faut continuer dans sa connerie, dans sa décision. Assumer ses choix. » « On vise toujours le plus haut, abonde son entraîneur, Alain Nègre. Il ne faut pas avoir de regret, il faut y aller. »
Sans podium au terme de ses troisièmes Jeux olympiques, le tricolore ne regrette rien de ces cinq derniers mois passés loin chez lui à écumer les patinoires, ni les « sacrifices énormes » consentis par lui et sa fidèle bande : son coach et leurs deux familles.
Il faut dire que le patineur revient de loin. Parmi les meilleurs du monde dans une discipline qui ne compte aucune infrastructure en France, il a vu sa carrière bouleversée par la maladie. Quelques semaines avant Sotchi (Russie), en 2014, les baisses brutales de performance et les « périodes très noires sur le plan mental » trouvent une raison dans les bilans médicaux. Atteint de la maladie de Basedow, la star du roller doit composer avec une thyroïde défaillante. De retour au plus haut niveau, une rechute lui vaut une ablation totale de la glande en décembre 2016.
« J’ai conscience d’être un miraculé. Je ne devrais pas être là. Il y a quatre ans, ma carrière devait s’arrêter. Ça aurait été un conte de fées de monter sur le podium un an après l’opération, mais on vit dans la réalité. »
S’il refuse de prendre une décision à chaud sur la suite à donner à sa carrière, pas sûr que le natif de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), inscrit en parallèle à Sciences Po, soit prêt à repartir pour quatre ans de préparation, à négocier auprès des instances de fragiles ressources.
Du choix d’Alexis Contin sur son avenir découlera sans doute celui du patinage de vitesse en France. « Le futur de la spécialité dépendra en partie de ses résultats en Corée du Sud », expliquait le directeur technique national des sports de glace, Rodolphe Vermeulen, à la veille des Jeux. Pas certain que la dixième place suffise à sauver l’anneau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La vision d’un même film par la même personne à plusieurs décennies d’intervalle dit bien des choses sur ce qui est survenu entre-temps, souligne Thomas Sotinel, critique de cinéma au « Monde ».
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Revoir les films de Woody Allen à l’heure de #metoo

La vision d’un même film par la même personne à plusieurs décennies d’intervalle dit bien des choses sur ce qui est survenu entre-temps, souligne Thomas Sotinel, critique de cinéma au « Monde ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 06h30
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            
J’ai vu Wonder Wheel, de Woody Allen, son dernier film en date (et peut-être le dernier tout court, puisque son actuel financier, Amazon, envisage de lui couper les vivres), un jour de grand froid, dans une salle à moitié vide, à peine chauffée, dont la température contrastait avec la moiteur stéréotypée qui baigne cet hommage à/pastiche de l’univers du dramaturge Eugene O’Neill.
Le film n’est pas très réussi, mais, comme toujours chez Woody Allen, il est émaillé de moments qui témoignent de la science et de l’art de l’auteur. Cette fois, ce sont quelques plans-séquences qui suivent les allées et venues de Kate Winslet dans l’appartement minable que son personnage, une femme mal mariée, jalouse de sa belle-fille, occupe, à Coney ­Island, dans les années 1950. A ce moment, Woody Allen, plutôt que de l’énoncer, met en scène la claustrophobie, l’impatience, sans un mot.

Mais, pour être honnête, ces mouvements de caméra, je les ai remarqués presque incidemment. Voir un film de Woody Allen aujourd’hui, c’est – qu’on y résiste ou qu’on se livre avec ardeur à cet exercice – chercher les traces d’une existence devenue l’enjeu d’un procès sans fin. En 1992, Woody ­Allen a été accusé par Mia Farrow d’avoir agressé sexuellement leur fille adoptive Dylan, 7 ans. Il s’est toujours défendu de cette accusation et, à l’époque, la justice du Connecticut, où l’agression aurait eu lieu selon les témoignages de Mia et Dylan Farrow, avait classé l’affaire.
A la fin de Wonder Wheel (autant le dire tout de suite, la rédaction de cet article nécessite de dévoiler la fin de la plupart des films évoqués), Ginny, la quadragénaire frustrée que joue Kate Winslet, commet un acte infâme, par jalousie, par lassitude, par dégoût de soi. Mia Farrow avait signalé l’agression contre Dylan après avoir découvert la liaison entre Woody Allen et Soon-Yi, fille adoptive de l’actrice et de son précédent mari, André Previn.
Un peu de pureté
Magic in...




                        

                        


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Compte rendu

RDC : les manifestations contre le président Joseph Kabila interdites à Kinshasa

Les opposants au président, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, lui demandent de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat au scrutin présidentiel prévu en décembre 2018.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-24T19:38:44+01:00"

        Le 24.02.2018 à 19h38






    
Le président de la RDC, Joseph Kabila, le 26 janvier 2018.
Crédits : Kenny Katombe / REUTERS


Les « marches pacifiques » prévues par les catholiques dimanche 25 février à Kinshasa contre le maintien au pouvoir du président de la République démocratique du Congo (RDC) ont été interdites. L’annonce a été faite samedi par le gouverneur de la capitale de RDC, André Kimbuta, dans une lettre aux responsables du Comité laïc de coordination (CLC), collectif d’intellectuel proche de l’Eglise catholique, qui organisaient ces manifestations.

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Faute d « itinéraire à suivre, la ville ne saurait prendre acte de votre manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient », explique M. Kimbuta. Dans la matinée, samedi, le gouverneur de Kinshasa avait invité les organisateurs de la marche à une séance de travail en vue d’examiner l’itinéraire de la marche.
Mais seuls les avocats mandatés par le CLC se rendus au rendez-vous. M. Kimbuta a donc annulé la réunion. « N’ayant pas donné suite à mon invitation, vous avez privé les services compétents en charge du maintien de l’ordre public des informations nécessaires pour une évaluation et un encadrement conséquent de votre manifestation », a-t-il justifié.
La cathédrale de Kinshasa envahie
Le CLC demande au président Kabila, dont le mandat s’est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat au scrutin présidentiel prévu le 23 décembre 2018. Dans l’après-midi samedi, plusieurs centaines de militants du parti présidentiel ont envahi l’enceinte de la cathédrale de Kinshasa.
« Nous sommes venus prendre possession de la cathédrale Notre-Dame du Congo pour participer à la messe de dimanche (…) et défendre la patrie. Nous passerons la nuit ici », a déclaré à l’Agence France-Presse Papy Pungu, président des jeunes leaders du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

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Malgré l’interdiction des autorités, le CLC a déjà organisé des rassemblements, les 31 décembre et 21 janvier derniers, qui ont été réprimées à balles réelles, faisant une quinzaine de morts d’après l’Église, deux selon les autorités.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Après la défaite de l’Angleterre en Ecosse, les Irlandais sont désormais les seuls à pouvoir viser le Grand Chelem.
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Tournoi des six nations : l’Irlande s’impose contre le pays de Galles et vise le Grand Chelem

Après la défaite de l’Angleterre en Ecosse, les Irlandais sont désormais les seuls à pouvoir viser le Grand Chelem.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 19h46
   





                        



   


L’Irlande est désormais la seule nation à pouvoir encore croire au Grand Chelem dans ce tournoi des six nations 2018, après la défaite de l’Angleterre en Ecosse (25-13).
Le XV de la Rose, qui restait sur deux victoires dans ce tournoi en 2016 et 2017, s’est incliné à la surprise générale samedi 24 février à Murrayfield. Les Ecossais ont pris les devants au score dès le début de match grâce à des essais de Jones et de Maitland (22-6, 38e). Malgré un essai d’Owen Farrell en début de seconde mi-temps (22-11, 44e), les Anglais n’ont jamais réussi à prendre le dessus sur l’Ecosse au cours de ce match.
Ils laissent donc l’Irlande seule en lice pour remporter le Grand Chelem. Après avoir battu de justesse le pays de Galles (37-27), samedi à Dublin, les Irlandais empochent en effet une troisième victoire en trois matchs.
Mais les Irlandais ont été en danger jusqu’à la fin du match face aux Gallois. Dublin a d’ailleurs poussé un ouf de soulagement après la sirène, quand Jacob Stockdale a intercepté le ballon pour aller marquer son deuxième essai, scellant définitivement le sort de la rencontre.
Jonathan Sexton inefficace au pied
Avant cela, l’Irlande a mis du temps avant de creuser l’écart au score à cause notamment de son ouvreur, Jonathan Sexton, qui a manqué trois coups de pieds en début de match. Menant seulement de deux points à la mi-temps (15-13), les Irlandais prennent le large grâce notamment à des essais de Leavy et Healy (27-13, 54e).
Mais le pays de Galles qui restait sur une défaite face à l’Angleterre s’est repris en fin de match et a inscrit deux essais permettant de revenir à trois points de l’Irlande (30-27, 77e). Mais l’interception de Stockdale en toute fin de match a permis à l’Irlande de consolider son écart au score.
La veille, l’équipe de France s’est imposée face à l’Italie au Vélodrome (34-17), mettant fin à onze mois sans victoires.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le phénomène, connu sous le nom de « Moscou-Paris », se caractérise par la propagation sur toute l’Europe occidentale de masses d’air glacial.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/02/2018
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Une vague de grand froid arrive de Sibérie, avant des chutes de neige

Le phénomène, connu sous le nom de « Moscou-Paris », se caractérise par la propagation sur toute l’Europe occidentale de masses d’air glacial.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 03h28
 • Mis à jour le
24.02.2018 à 11h03
   





                        


Une vague de grand froid venue de Sibérie devrait s’abattre sur une grande partie de la France à partir de dimanche 25 février. L’Hexagone connaîtra alors certainement les journées les plus froides depuis le début de l’hiver. De nouvelles chutes de neige sont par ailleurs attendues en milieu de semaine prochaine.
Après un mois de janvier historiquement doux et un début février neigeux, un froid modéré s’est installé depuis quelques jours sur le pays, avec des températures de trois à sept degrés en dessous des normales de saison.
La baisse des températures, attendue à partir de dimanche, est un phénomène connu sous le nom « Moscou-Paris ». Il se caractérise par des masses d’air glacial se propageant depuis la Sibérie vers toute l’Europe occidentale. Il devrait d’abord toucher, dimanche après-midi, le quart nord-est de la France avant de « s’engouffrer sur l’ensemble du pays lundi et mardi », selon Emmanuel Demaël, prévisionniste chez Météo France.
Lundi, mardi et mercredi, les températures minimales devraient se situer autour de – 5 °C à – 10 °C (– 2 °C à – 4 °C sur les zones littorales), soit 7 à 11 degrés sous les normales de saison. Sur la moitié nord du pays, le froid pourrait s’installer et durer au moins jusqu’à la fin de la semaine prochaine.
Le plan « grand froid » réactivé
La sensation de froid sera augmentée par les vents. Le corps fabrique à la surface de la peau une petite couche isolante d’air plus chaud. Lorsqu’il y a du vent, celle-ci est continuellement balayée, et le corps, qui tente sans cesse de la recréer pour rétablir l’équilibre, se refroidit.
Cette température ressentie ou « indice de refroidissement éolien », qui peut différer d’une personne à l’autre, est calculée à l’aide d’une formule mathématique « empirique » combinant température réelle et vitesse du vent. La semaine prochaine, il faudra « enlever au moins cinq degrés aux températures affichées par les thermomètres » pour obtenir la température ressentie, a expliqué M. Demaël.

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Avec un vent moyen attendu de 20 km/h à 30 km/h et des rafales entre 50 km/h à 70 km/h, les températures ressenties pourront aller jusqu’à « – 15 °C à – 17 °C » en plaine, et au moins – 25 °C en montagne, a-t-il précisé.
Le concept de « température ressentie » est ancien aux Etats-Unis ou au Canada, mais il est plus récent en France. Dans l’Hexagone, il a servi dans les années 2000 à l’élaboration des plans « grand froid » destinés à limiter les impacts sanitaires sur les populations vulnérables lorsque les températures chutent. Le plan « grand froid » a d’ailleurs été réactivé, mercredi, dans vingt-neuf départements, permettant ainsi d’ouvrir plus de places d’hébergement pour les sans-abri.
Nouvelles chutes de neige
Les vagues de froid les plus importantes ont généralement lieu entre la fin décembre et la mi-février. Mais des épisodes « précoces » ou « tardifs » sont possibles, selon Météo France. L’Hexagone n’a toutefois pas connu d’épisode tardif aussi notable depuis fin février-début mars 2005, lorsque des records de froid avaient été battus dans plusieurs villes, avec notamment – 15 °C à Romorantin (Loir-et-Cher), – 13 °C à Poitiers, ou – 12 °C à Bergerac (Dordogne)… Météo France ne prévoit pas de records la semaine prochaine.
D’autres épisodes remarquables s’étaient produits en mars 1971 avec des chutes de neige dans le Sud-Est et fin février 1948 (– 20 °C à Clermont-Ferrand et à Saint-Etienne, – 19 °C à Lyon), ainsi qu’en février 1956, hiver le plus froid de l’histoire récente, et en février 1986.
A partir de mercredi, « une offensive neigeuse » est attendue sur la partie sud de la France, y compris les zones littorales, du Sud-Ouest à la Côte d’Azur en passant par le Massif central et la vallée du Rhône, selon M. Demaël.
La neige va ensuite remonter jeudi vers le nord. « Ça demande encore à être affiné, mais on risque d’avoir un épisode neigeux conséquent sur une grande partie du pays jeudi et vendredi », estime le prévisionniste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’épreuve orale prévue par la réforme du baccalauréat a suscité un débat virulent : elle serait discriminante. Mais n’est-ce pas le cas de tout examen ?
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Le « grand oral » du bac et la justice sociale

L’épreuve orale prévue par la réforme du baccalauréat a suscité un débat virulent : elle serait discriminante. Mais n’est-ce pas le cas de tout examen ?



Le Monde
 |    23.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 10h42
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
« Chacun regardait le pauvre inconnu avec une si cruelle indifférence, il était si bien là comme un étranger qui ne savait pas la langue, que la marquise en eut pitié. » C’est ainsi que Lucien de Rubempré – fils d’un apothicaire ayant pris le nom de jeune fille de sa mère – fait, sous la plume de Balzac, l’amère et courante expérience que la capacité à mener une conversation en public est une qualité inégalement distribuée selon les classes sociales, qui donne aux bien nés un avantage décisif.
Plus d’un siècle et demi après, alors même que l’accès à l’éducation s’est largement démocratisé, ce constat paraît encore d’actualité : le projet d’« oral de maturité » ou « grand oral », prévu par la réforme en cours du baccalauréat, suscite bien des craintes.
Les élèves ne sont égaux ni devant les disciplines ni devant les modes d’évaluation. On le sait au moins depuis le livre des sociologues Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron Les Héritiers (Minuit), dont la publication, en 1964, provoque un basculement dans la réflexion sur les inégalités face aux exigences de l’institution scolaire. L’apport central de l’ouvrage est de montrer que « les étudiants les plus favorisés ne doivent pas seulement à leur milieu d’origine des habitudes, des entraînements et des attitudes qui les servent directement dans leur tâche scolaire ; ils en héritent aussi des savoirs et un savoir-faire, des goûts et un “bon goût” dont la rentabilité scolaire, pour être indirecte, n’en est pas moins certaine. »
Cercle vicieux
C’est ce que les auteurs appellent le « privilège culturel », acquis hors de l’école mais valorisé par elle, et qui renforce les inégalités. Et ce cercle vicieux est encore très actif, selon Claude Lelièvre, historien de l’éducation : « Qui n’a pas entendu un jour l’appréciation : “C’est trop scolaire”, de la part d’un professeur ? Cette seule remarque montre que l’école ne suffit pas à développer toutes les capacités...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Depuis 2009, ses membres se rendent dans des établissements scolaires pour parler du vivre-ensemble et pour décortiquer le principe de la laïcité.
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Dans les écoles, l’association Coexister rappelle, entre autres, qu’on peut être « musulman et laïque »

Depuis 2009, ses membres se rendent dans des établissements scolaires pour parler du vivre-ensemble et pour décortiquer le principe de la laïcité.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 20h05
    |

            Feriel Alouti








                        



   


Il a fallu attendre la fin du brouhaha et d’un lip dub sur un air du chanteur britannique Mark Ronson pour faire les présentations. « Amine, 28 ans, musulman et ingénieur dans les télécoms » ; « Adèle, 24 ans, agnostique et en service civique » ; « Fatma, de confession musulmane, diplômée en relations internationales » ; « Anne, 25 ans, catholique et super contente d’être là aujourd’hui. » Face à ces quatre personnes, cent cinquante élèves d’un collège privé de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) ont été invités par leurs professeurs à suivre une séance de sensibilisation de l’association Coexister.
Depuis 2009, ses membres se déplacent, à la demande d’enseignants, dans les établissements scolaires pour parler du vivre-ensemble, rappeler ce qu’est la diversité des convictions, notamment religieuses, et décortiquer le principe de la laïcité. Autant de concepts parfois difficiles à saisir, surtout à ces âges-là. « L’enjeu est de rappeler ce qu’est notre modèle de société, ce qu’est Coexister, car on se rend compte qu’il y a beaucoup de fausses idées », relève Josselin Rieth, délégué national adjoint à la sensibilisation.
Dans ce collège qui assure des cours de culture religieuse, Stella Penziki, l’adjointe pastorale « voulait éviter, après les attentats, qu’il y ait une confusion chez les jeunes entre l’islam et le terrorisme ». C’est pourquoi, depuis, il lui paraît important d’« éveiller » les esprits. D’autant que, dit-elle, « c’est l’ignorance qui amène aux préjugés ».

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« On s’est basé sur des stéréotypes »
Les préjugés. Pour les déceler, Amine, bénévole à Coexister, projette au tableau la photographie de quatre jeunes de l’association partis faire un « tour du monde des initiatives interreligieuses ». « Qui est qui ? », demande-t-il aux élèves. Tous semblent s’accorder sur le fait que le troisième, barbe fournie, cheveux bruns, et chemise noire serait musulman. Le dernier, chemise bleu ciel, teint claire et raie sur le côté, serait plutôt catholique, ou athée, pensent-ils deviner. « Moi, je suis sûre qu’ils sont tous juifs », lance une adolescente aux longs cheveux blonds.
Amine finit par rompre le suspens. « Lui [présumé être musulman] s’appelle Victor et il est athée. » « Quoi ? », lui répondent les élèves, étonnés de s’être fait berner. « Sur quoi vous êtes-vous basés pour répondre ? », interroge le bénévole. « On essaye de trouver l’origine ethnique, et on en déduit la religion », lance, la mine assurée, un garçon joufflu. « On s’est basé sur des stéréotypes », rebondit, au fond de la salle, une jeune fille. « Sur rien, on ne peut pas savoir », conclut un autre. « Et comment appelle-t-on cela, le fait de deviner une appartenance sur une apparence ? », tente Amine. « Un préjugé », lâche l’assemblée. La leçon semble comprise.
Après cette entrée en matière, place au principe de la laïcité, notion autour de laquelle politiques et intellectuels se déchirent. Dernière polémique en date, le rapport de Gilles Clavreul sur la laïcité, rendu au gouvernement et dévoilé par Le Figaro, jeudi 22 février. Aussitôt l’article publié, Jean-Louis Bianco, le président de l’Observatoire de la laïcité, institution à laquelle se réfère Coexister, a critiqué la « rigueur méthodologique » et le contenu de ce rapport qui défend une laïcité renforcée.

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« La laïcité, n’est pas une opinion »
Au collège, pour animer le débat et pour expliquer aux élèves cette notion sensible, les membres de l’association utilisent des exemples concrets. « Peut-on aller dans une mairie avec une kippa ? » « Une femme peut-elle entrer dans un tramway avec un voile ? » Pour aider les élèves à trouver la réponse, Amine lance une vidéo. En quelques minutes, celle-ci retrace le parcours de la loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat, votée en 1905, et les débats houleux qui ont animé le pays au moment de sa discussion devant l’Assemblée nationale.
A l’époque, les partisans d’Emile Combes défendaient une « laïcité qui vis[ait] à éliminer la religion de l’espace public », alors que ceux d’Aristide Briand plaidaient pour une loi « de compromis respectueuse des libertés individuelles et séparant strictement l’Etat des cultes ». C’est cette conception qui finit par « l’emporter », rappelle la voix off. « La laïcité n’est pas une opinion mais bien le cadre qui les permet toutes, c’est adhérer à des lois et à des principes. On peut être juif et laïque , musulman et laïque », conclut-elle.
Ainsi, les intervenants rappellent-ils qu’une mère qui porte un voile peut participer à des sorties scolaires. Si cette réponse est en adéquation avec une étude du Conseil d’Etat, rendue en décembre 2013, qui relevait que les parents accompagnant ces sorties ne sont pas soumis à la neutralité religieuse imposée aux enseignants, elle tranche avec l’opinion de certains responsables politiques, à commencer par celle de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale.

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« La coexistence active » pour vivre ensemble
« La laïcité permet d’exprimer librement sa conviction », insiste Anne, salariée de l’association, avant d’expliquer que, à Coexister, « on a une autre recette secrète pour vivre ensemble : la coexistence active ». Pour illustrer le concept, Adèle, agnostique malgré un père juif et une mère protestante, raconte que son choix fut difficile à vivre pour son « papa » :
« Pendant longtemps, dès qu’il me parlait de sa religion, je me braquais parce que je pensais qu’il voulait me convertir. »
C’est finalement par le biais de la culture, en l’occurrence la « musique juive », qu’ils sont parvenus à dialoguer. « Je me suis intéressée à ses pratiques, sans vouloir devenir juive », raconte Adèle, avant de lancer une dernière vidéo qui fait l’éloge de la coexistence pacifique, un modèle qui « encourage la rencontre avec l’autre » et fustige l’assimilation qui, au contraire, « nourrit des frustrations souvent légitimes et peut favoriser la montée des extrémismes ».
En fin de séance, deux élèves viennent demander aux intervenants le nom de la chaîne YouTube de l’association, une autre, la différence entre « athée » et « agnostique ». Selon Amine, « ils étaient assez calés pour des quatrièmes ». En 2017, Coexister a animé plus de deux interventions par jour, partout en France.



                            


                        

                        


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Ligue 1 : Monaco accroché à Toulouse

Alors que l’OM est en déplacement à Paris demain, les Monégasques ont été rejoints en fin de match à Toulouse (3-3) lors de la 27e journée.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 18h56
   





                        



   


En attendant l’issue des deux affiches de la 27e journée Lyon - Saint-Etienne et PSG-OM, programmées dimanche 25 février, les Monégasques ont concédé le match nul à Toulouse (3-3) tandis que les Montpelliérains et les Strasbourgeois n’ont pas réussi à se départager.
Toulouse-Monaco : 3-3
En route vers un succès tranquille, les Monégasques ont craqué en fin de rencontre pour concéder le match nul à Toulouse. Ronny Lopes a ouvert la marque dès la 8e minute de jeu avant de redonner l’avantage à son équipe en début de deuxième mi-temps (47e), à la suite de l’égalisation de Sangaré (24e).
Puis, Monaco croyait avoir fait le plus dur grâce au troisième but inscrit par Jovetic (72e) mais c’était sans compter sur le penalty transformé par Andy Delort (78e). Les quinze dernières minutes de jeu ont été périlleuses pour le champion de France en titre, qui n’est pas parvenu à conserver sa victoire. Sanogo a finalement égalisé à la 87e minute de jeu.
Au classement, Monaco est toujours deuxième avec 57 points. Lyon et Marseille ont l’occasion de reprendre deux points au club de la Principauté. Toulouse se donne un peu d’air et se classe provisoirement 16e avec 28 points.
Strasbourg-Montpellier : 0-0

   


Montpellier est reparti d’Alsace avec un point vendredi soir à la Meinau. Sous un froid glacial, trop concentrés à ne pas prendre de but et si peu inspirés dans la surface adverse, les Montpelliérains se contenteront d’un douzième match nul cette saison mais s’emparent toutefois de la cinquième place à la différence de but (39 points), aux dépens de Nantes qui reçoit Amiens samedi.
Les Strasbourgeois peuvent se satisfaire d’avoir pris un point important dans la course au maintien. La plus mauvaise défense de Ligue 1 (47 buts encaissés) peut aussi s’enorgueillir de ne pas avoir pris de but, pour la première fois en 9 matches, face à une formation du haut de tableau qui vise une place en Ligue Europa. « Sur l’ensemble, aucune des deux équipes ne méritait de gagner plus que l’autre sur un terrain difficile. Il y a eu peu d’occasions de part et d’autre donc on s’en contentera », a déclaré Thierry Laurey, l’entraîneur du Racing.



                            


                        

                        

