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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Après une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, des demandes de partie civile ont été déposées jeudi au pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris.
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Pollution : des habitants de Romainville dénoncent le « désastre écologique » du site Wipelec

Après une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, des demandes de partie civile ont été déposées jeudi au pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 17h59
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Marie-Odile Bertella-Geffroy connaît bien le 5-7, rue des Italiens. Pendant des années, c’est là, dans ce quartier du 9e arrondissement de Paris, à son bureau du 1er étage, qu’elle instruisait ses dossiers. Mercredi 21 février, l’ancienne patronne du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris est retournée rue des Italiens. Pour présenter des demandes de constitution de partie civile dans ses nouveaux habits d’avocate.
« La demande a été acceptée, un juge d’instruction va enfin être désigné », lance-t-elle à ses clients en sortant du tribunal. Maître Bertella-Geffroy défend les riverains de l’ancien site industriel Wipelec, à Romainville, en Seine-Saint-Denis. En juin 2016, l’ex-magistrate avait déposé plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui au nom d’une trentaine de propriétaires et de deux associations (Romainville Sud et Environnement 93). Ils reprochent à la société Wipelec, qui a cessé ses activités (traitement de surface des métaux pour l’aéronautique) en 2003, d’avoir abandonné le site sans le dépolluer. Située au milieu des habitations, l’installation est classée à risque pour l’environnement en raison des produits toxiques qui y ont été manipulés et entreposés pendant des années.
Dès 2011, un arrêté préfectoral relève pourtant « l’existence de pollution par des composés organiques volatiles halogènes [COHV], du cyanure, des hydrocarbures et des métaux lourds dans les sols et les eaux souterraines », et mentionne « une extension probable au-delà des limites de propriété du site ». En 2016, un rapport de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) confirme « la présence de trichloroéthylène dans l’air intérieur des pavillons riverains, due aux anciennes activités du site ». Le trichloréthylène est un solvant chloré utilisé principalement pour le dégraissage et le nettoyage des métaux. Il est classé cancérogène pour l’homme.
« 23 cancers dont 21 décès autour du site depuis 1990 »
Pour les associations de riverains, il ne fait pas de doutes que ces polluants sont à l’origine des « nombreux décès et cancers repérés dans le quartier ». Elles ont décompté « 23 cancers dont 21 décès autour du site depuis 1990 ». Les habitants du quartier des Ormes ne comprennent pas que la dépollution du site n’ait débutée qu’en mai 2017. Et ils s’inquiètent désormais que ces travaux de dépollution génèrent un regain de pollution dans le quartier. Des niveaux de trichloroéthylène 140 fois supérieurs aux normes (2 µg/m3) ont été mesurés en décembre 2017 dans certains logements. Soixante-dix habitations seraient concernées par des dépassements plus ou moins importants.
Le dirigeant de Wipelec, Guy Pelamourgue, n’était pas convié jeudi devant le pôle santé. Contacté par Le Monde, il estime que « le site aurait été dépollué en 2004 si la mairie n’avait pas bloqué ce dossier ». Le promoteur immobilier Gingko, qui a engagé les travaux de dépollution, a acquis les terrains en 2014. Surtout, M. Pelamourgue assure que « l’activité de Wipelec n’a duré qu’un an sur ce site et n’a généré aucune pollution » à Romainville. « Cette pollution, que je ne nie pas, est très ancienne. Elle remonte à l’UMM, qui a exploité le site de 1929 à 1977. Cette société utilisait du cyanure, du cadmium et du trichloroéthylène pour fabriquer des vannes pour le gaz, argumente le patron de Wipelec qui reconnaît seulement l’usage de trichloroéthylène, « mais dans des quantités extrêment faibles ». Ce qu’omet de préciser le dirigeant, c’est que Wipelec fait l’objet d’arrêtés préfectoraux à répétition pour des problèmes de pollution sur tous les sites où elle a déménagé ses activités : Lagny-sur-Marne, Pomponne et désormais Meaux.
« Ce cas n’est malheureusement pas isolé dans le département »
Ce qui fait dire à la député (La France insoumise) de Seine-Saint-Denis Sabine Rubin qu’« il est grand temps de tourner la page d’un modèle économique ruineux et dangereux pour notre santé ». L’élue était aux côtés de Marie-Odile Bertella-Geffroy, jeudi, pour dénoncer le « désastre écologique » de Romainville et soutenir les riverains « face aux effets délétères de cette pollution qui empoisonnent leur vie et leur santé ». Mme Rubin promet d’interroger le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, jeudi 22 février à l’Assemblée nationale, « pour que l’Etat prenne toute sa responsabilité face à un péril caractérisé relevant expressément d’un enjeu de santé publique ».
L’élue de Seine-Saint-Denis sait que « ce cas n’est malheureusement pas isolé dans [le] département ». Jeudi après-midi, devant le 5-7, de la rue des Italiens, il y a aussi des habitants de la commune voisine de Montreuil. Eux réclament depuis la rentrée scolaire la fermeture de la vétuste usine SNEM située à quelques dizaines de mètres d’un groupe scolaire. « Nous avons en commun d’être intoxiqués depuis plusieurs décennies par des installations classées à risque pour l’environnement », explique Nicolas Barrot, un des membres du collectif montreuillois. Wipelec et la SNEM, également spécialisée dans le traitement de surface des métaux pour l’industrie aéronautique, ont aussi en commun d’avoir travaillé pour le même donneur d’ordre, Safran.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les pays du cartel pétrolier et la Russie ont réduit leur production depuis un an pour tenter de faire remonter les prix du baril. Cet accord pourrait dessiner une alliance de long terme afin de contrer l’explosion du pétrole de schiste américain.
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Entre OPEP et Russie, une alliance qui pourrait s’installer dans le temps

Les pays du cartel pétrolier et la Russie ont réduit leur production depuis un an pour tenter de faire remonter les prix du baril. Cet accord pourrait dessiner une alliance de long terme afin de contrer l’explosion du pétrole de schiste américain.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 18h05
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Les secousses du pétrole de schiste américain se font sentir jusqu’à Riyad et Moscou. Pour répliquer à la concurrence américaine qui avait fait chuter les prix du pétrole, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie avaient décidé en novembre 2016 de diminuer leur production pétrolière. L’objectif principal : faire diminuer l’offre et les stocks mondiaux et pousser à une remontée des prix.

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Avec une discipline qui a surpris les observateurs, les membres du cartel pétrolier, la Russie et plusieurs pays de l’ex-espace soviétique ont réussi à réduire leur production. Avec à la clé un sérieux rebond du prix du baril de brut, passé de 42 dollars en juin à 62 dollars en février.
Certains des participants à cette alliance plaident désormais pour qu’elle prenne une forme plus permanente. Souhaïl Ben Mohamed Al-Mazroui, le ministre de l’énergie des Emirats arabes unis, qui préside cette année le cartel, a plaidé, mardi, pour que la prochaine réunion de l’OPEP, en juin, permette de prolonger l’accord de réduction de la production. Mais il a aussi défendu l’idée d’une coopération approfondie entre les membres de l’OPEP et la Russie.
« Si ce groupe de pays continuait à travailler ensemble dans le futur, cela serait bénéfique pour l’économie mondiale, et éviterait d’avoir des surprises importantes dans l’équilibre entre l’offre et la demande », a-t-il expliqué dans une interview à l’agence Reuters.
« Stabiliser le marché »
S’il a immédiatement précisé qu’il était trop tôt pour dessiner le cadre de cette coopération, ses déclarations ouvrent la voie à une collaboration plus étroite entre des pays qui se sont récemment trouvé des intérêts communs.
Fin janvier, les ministres saoudien et russe de l’énergie avaient déjà fait savoir sur Bloomberg TV qu’ils partageaient l’objectif d’une coopération de longue durée. « Historiquement, l’OPEP était assez influente pour contrôler seule le marché. Mais aujourd’hui, nous avons le sentiment qu’elle ne peut plus le faire seule », a admis le Saoudien Khaled Al-Faleh. 
« Nous considérons que la coopération entre nos pays est une coopération de long terme », a abondé le ministre russe, Alexander Novak. « Les deux plus gros exportateurs de pétrole ne peuvent pas s’ignorer et peuvent travailler ensemble pour stabiliser le marché. » 
Depuis le début des discussions entre l’OPEP et la Russie, les deux hommes forts du pétrole mondial se sont ostensiblement affichés ensemble lors des sommets du cartel.
Les dirigeants des pays concernés affirment qu’il ne s’agit pas de former un « super-cartel », qui agrégerait aux quatorze pays de l’OPEP la Russie et les pays qui lui sont proches. Mais la situation du marché pétrolier est telle qu’elle oblige les principaux acteurs à envisager des configurations qui auraient semblé rocambolesques il y a quelques années.

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Ce rapprochement continu entre les deux géants pays pétroliers a surtout un objectif : contrer l’explosion du pétrole de schiste américain. Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, les Etats-Unis devraient devenir en 2018 à la fois le premier producteur et le premier exportateur mondial de pétrole. Depuis 2014, l’émergence du schiste américain, l’offre pétrolière mondiale est abondante, et cela tire les prix à la baisse.

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A l’époque, l’Arabie saoudite a espéré que des prix du baril bas obligeraient les producteurs américains à mettre la clé sous la porte. Mais ils ont tenu bon, en réduisant leurs coûts.
C’est tout le piège dans lequel se trouve l’OPEP : en diminuant leur production, les pays du cartel et la Russie ont certes contribué à faire remonter les prix. Mais cette hausse bénéficie également aux producteurs américains, qui se sont remis à forer de plus belle.
L’autre préoccupation des Saoudiens et des Russes est d’encourager le retour aux investissements dans l’exploration et la production, qui restent timides malgré la remontée des prix. Ils ont atteint 389 milliards de dollars au niveau mondial en 2017, selon l’étude annuelle de l’IFP Energies nouvelles. Un niveau qui reste très loin des 683 milliards de dollars de 2014.
Or, si les majors du pétrole ne reprennent pas, dans les années qui viennent, des décisions d’investissement importantes, l’offre de pétrole mondiale pourrait manquer.
Mais les deux pays ont aussi des objectifs de politique intérieure. En Arabie saoudite, seul un prix du baril élevé peut permettre au prince Mohammed Ben Salmane Al-Saoud de mener à bien son ambitieux programme de réformes, Vision 2030, et d’ouvrir dans des conditions favorables le capital de Saudi Aramco, le géant pétrolier du pays. En Russie, les sanctions occidentales durables et les difficultés économiques ont rendu encore plus essentiel pour Vladimir Poutine le fait de tout faire pour maintenir le prix du pétrole à un niveau élevé.
Si une telle alliance venait à voir le jour, elle poserait de sérieux problèmes stratégiques à l’allié majeur de l’Arabie saoudite, les Etats-Unis. A Washington, on verrait certainement d’un mauvais œil une structure permanente unissant Riyad et Moscou.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Si seul un maïs transgénique est autorisé à la culture, les plantes génétiquement modifiées sont majoritaires dans l’alimentation animale.
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L’Europe cultive très peu d’OGM mais en importe beaucoup

Si seul un maïs transgénique est autorisé à la culture, les plantes génétiquement modifiées sont majoritaires dans l’alimentation animale.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 17h56
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            
Une seule plante génétiquement modifiée est aujourd’hui cultivée dans l’Union européenne : le maïs MON 810 du semencier américain Monsanto. Sa culture est exclusivement le fait de l’Espagne (124 227 hectares en 2017) et, à un beaucoup plus faible niveau, du Portugal (6 344 hectares). Ces deux pays ont réduit de respectivement 3,8 % et 10,3 % leurs surfaces mises en culture par rapport à 2016. Deux autres Etats, la Slovaquie et la République tchèque, qui faisaient pousser ce maïs de façon marginale (112 et 75 hectares en 2016), ont arrêté leur production en 2017.
L’Europe reste donc un continent stérile pour les plantes transgéniques. Une nouvelle législation communautaire, entrée en vigueur en 2015, permet aux Etats membres de s’opposer à la culture sur leur sol d’OGM autorisés par Bruxelles, pour des motifs de politique agricole, d’aménagement du territoire ou d’impacts socio-économiques, et non plus seulement, comme par le passé, pour des raisons environnementales et sanitaires. Dix-sept pays, dont la France, les ont bannis, ainsi que quatre régions ou entités (Ecosse, pays de Galles, Irlande du Nord et Wallonie).

A titre de comparaison, dans le monde, les OGM ont été cultivés sur 185,1 millions d’hectares en 2016 (+ 3 % par rapport à 2015) par 26 pays, principalement les Etats-Unis (72,9 millions d’hectares), le Brésil (49,1), l’Argentine (23,8), le Canada (11,6) et l’Inde (10,8). Les cultures dominantes sont le soja, le maïs, le coton et le colza.
Les failles de l’étiquetage obligatoire
A défaut d’être cultivés, de nombreux OGM sont cependant importés sur le Vieux Continent, et de façon massive. En 2017, une soixantaine y étaient commercialisés, majoritairement pour l’alimentation animale (tourteaux de soja), mais aussi pour l’industrie textile (coton), les biocarburants (colza, maïs) et, dans une faible proportion, l’alimentation humaine. Selon la Commission de Bruxelles, plus de 30 millions de tonnes de soja transgénique ont été...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ La justice a estimé que l’étude d’impact préalable comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet ».
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Le tribunal administratif annule la fermeture à la circulation des voies sur berge rive droite à Paris

La justice a estimé que l’étude d’impact préalable comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet ».



Le Monde
 |    21.02.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 16h18
   





                        


Le tribunal administratif a annulé, mercredi 21 février, la fermeture à la circulation des voies sur berge rive droite à Paris.
La mairie de Paris avait décidé, en 2016, de fermer la voie sur berge Georges-Pompidou, longue de 3,3 kilomètres sur la rive droite de la Seine.
La justice a estimé que l’étude d’impact préalable à cette décision comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores », peut-on lire dans un communiqué.
En conséquence, la juridiction administrative a annulé à la fois une délibération du 26 septembre 2016 du Conseil de Paris, qui avait déclaré l’intérêt général de l’opération d’aménagement des berges de la rive droite, et l’arrêté du 18 octobre 2016 créant une promenade publique.
Vives polémiques
Cette piétonisation avait été motivée par une volonté politique de réduire la place de la voiture au nom des intérêts de santé publique.
Elle a provoqué de vives polémiques, les détracteurs de la mesure critiquant, notamment, la « méthode autoritaire » de la maire, Anne Hidalgo, accusée de mener une guerre sans merci aux automobilistes.
Le bilan, en ce qui concerne la qualité de l’air, a aussi donné lieu à de fortes oppositions et divergences.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Beyrouth a signé des contrats d’exploration offshore avec un consortium mené par Total. L’un des blocs se trouve dans une zone revendiquée par les Israéliens.
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Les ressources gazières font monter la tension entre le Liban et Israël

Beyrouth a signé des contrats d’exploration offshore avec un consortium mené par Total. L’un des blocs se trouve dans une zone revendiquée par les Israéliens.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 11h42
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21.02.2018 à 12h08
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                            Nabil Wakim et 
Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



                                


                            

Prenez une région avec une forte dose de tensions politiques et militaires, ajoutez une odeur de gaz, saupoudrez de pétrole : il y a de fortes chances que la situation s’envenime.
C’est le cas au Liban. Le pays du Cèdre, coincé entre la guerre en Syrie et un conflit larvé avec Israël, rêve depuis des années des ressources potentielles qui se trouvent dans ses eaux territoriales. Ces dernières années, la région a été riche en découvertes d’hydrocarbures : en Egypte, en Israël ou à Chypre, d’importants champs gaziers ont été découverts et plusieurs projets sont en cours. Au Liban, une première étape a été franchie, mi-février, avec l’octroi de deux zones d’exploration à un consortium mené par le groupe français Total, avec l’italien Eni et le russe Novatek.
La signature de ce premier acte a rempli d’espoir les milieux économiques libanais, qui voient dans la découverte d’hydrocarbures un moyen de sortir le pays de sa situation économique désastreuse, caractérisée par un taux de chômage estimé à 20 % et une dette publique supérieure à 150 % du PIB en 2017. Le gaz pourrait d’abord servir à pourvoir aux énormes besoins énergétiques du Liban, où les coupures d’électricité sont quotidiennes.
2
« Ils ont lancé un appel d’offres pour un bloc qui de toute évidence est à nous », dénonce le ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman.
Mais l’une des deux zones d’exploration d’hydrocarbures, le bloc 9, est frontalière des eaux territoriales israéliennes. Au cœur du litige : un triangle de 860 km2, qui a fait monter le ton des deux côtés de la frontière. Selon Israël, cette poche se trouve dans des eaux maritimes qui n’appartiennent pas au Liban. « Ils ont lancé un appel d’offres pour un bloc qui de toute évidence est à nous », a ainsi lâché le ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman, le 31 janvier.
Faux, rétorque Beyrouth....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la forêt primaire a subi des coupes claires décidées par le gouvernement, malgré les protestations des écologistes.
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La justice européenne, arbitre du sort de la forêt de Bialowieza en Pologne

Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la forêt primaire a subi des coupes claires décidées par le gouvernement, malgré les protestations des écologistes.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h32
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21.02.2018 à 10h52
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                            Intérim








                        



                                


                            

La justice européenne va-t-elle donner raison aux défenseurs de l’environnement et à la Commission européenne dans le contentieux qui les oppose à la Pologne au sujet de la forêt primaire de Bialowieza ? C’est ce à quoi l’encourage l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne, dont l’avis est le plus souvent suivi par les juges. Dans ses conclusions présentées mardi 20 février, il a estimé que les autorités polonaises ont violé le droit européen de l’environnement en permettant d’importantes coupes et enlèvements d’arbres dans la forêt de Bialowieza, classée Natura 2000 et inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Le site, partagé entre la Pologne et la Biélorussie, subit depuis plusieurs années une invasion de bostryches typographes, un petit coléoptère très friand d’épicéas. Toutefois, selon des organisations écologistes comme Greenpeace, le phénomène n’est pas anormal et participe du processus naturel de régénération de la forêt.
Les épicéas, surreprésentés dans la région, auraient été fragilisés par de récentes sécheresses et seraient devenus plus vulnérables aux attaques. En mourant, ils laissent la place à des espèces plus tempérées comme le chêne, contribuant ainsi à diversifier les habitats et à accroître leur résistance. Les écologistes soulignent également le rôle du bois mort comme foyer pour de nombreuses espèces rares d’oiseaux, d’insectes ou de champignons.

Le ministre de l’environnement, Jan Szyszko, plaidait pour des mesures « actives » de protection. Très proche des milieux ultracatholiques, il avait inscrit sa politique sous la devise biblique « Soumettez la terre ». Partant du principe que la nature était incapable de réguler seule la propagation du bostryche, il avait décidé de multiplier par trois le volume de bois à extraire de la forêt pour circonscrire l’invasion.
2 dévastés »
En dépit des avertissements de la Commission et de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Fabriqués en France, ils ont été distribués illégalement en Europe pour nourrir vaches et porcs. Révélé par « Le Monde », ce cas montre une faille dans la législation européenne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/02/2018
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Des OGM interdits découverts dans des aliments pour animaux

Fabriqués en France, ils ont été distribués illégalement en Europe pour nourrir vaches et porcs. Révélé par « Le Monde », ce cas montre une faille dans la législation européenne.



Le Monde
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21.02.2018 à 14h19
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Un vent de panique souffle sur la Commission européenne. Selon des documents officiels auquel Le Monde a eu accès, des produits destinés à l’alimentation animale ont été conçus en France à partir d’organismes génétiquement modifiés (OGM) non autorisés et distribués illégalement en Europe. L’alerte a été donnée le 28 septembre 2017 par la France après une saisie de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Depuis, c’est le branle-bas de combat dans les services chargés de la sécurité alimentaire. Une réunion d’urgence a été organisée le 20 octobre à Bruxelles. Tous les pays membres de l’Union européenne (UE) ont été avertis et des investigations ont été menées en France, Belgique, Italie, Allemagne, Hongrie, Bulgarie, Roumanie… pour retrouver la trace des produits incriminés. Aussi, le 19 janvier, la Commission a informé en toute discrétion les pays concernés que « dans deux cas identifiés des aliments incorporant une biomasse non autorisée produite à partir d’OGM ont été illégalement administrés à des animaux ».
Cette biomasse est constituée de bactéries génétiquement modifiées mortes. Ces micro-organismes ont servi à produire des acides aminés utilisés comme additifs dans l’alimentation animale pour les ruminants, les porcs et les saumons.
Contactée par Le Monde, la Commission européenne a confirmé ces informations, précisant que les Etats membres devaient s’assurer du retrait et de la destruction de ces produits. Elle n’a pas voulu dévoiler le nom de la société concernée par la saisie de la DGCCRF, laquelle n’a pas souhaité faire de commentaires. Selon nos informations, il s’agit des filiales françaises du géant de l’agroalimentaire Ajinomoto. Le groupe japonais, qui se revendique comme le « premier producteur mondial d’acides aminés par fermentation », possède deux usines de production à Amiens et dans la commune de Mesnil-Saint-Nicaise (Somme)....




                        

                        


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Danone veut décliner ses marques en bio

A quelques jours du Salon de l’agriculture, le leader mondial des yaourts dévoile son plan pour passer de 4 % à 15 % de bio dans ses produits laitiers frais en France d’ici à 2022.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 22h15
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Danone veut être largement présent au rayon bio. D’abord avec une offre destinée aux enfants, mais aussi en déclinant la plupart de ses marques, de Blédina à Evian en passant par Volvic, Danonino et même l’emblématique Danone. Un projet dévoilé mardi 20 février, à quelques jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture.

Pour l’heure, la marque Les 2 Vaches était la seule dans le portefeuille du leader mondial des yaourts à porter le label à la petite feuille verte. Elle pèse environ 4 % du chiffre d’affaires des produits laitiers frais de Danone en France, selon François Eyraud, directeur général du programme One Danone en France. La gamme Les 2 Vaches est fabriquée en Normandie dans l’usine de Molay-Littry (Calvados), en lien avec 35 éleveurs convertis au bio.
Accélérer l’offre à destination des enfants
Le « bio de Danone », une déclinaison du plus classique des yaourts, devrait arriver dans les magasins courant 2018. Tout un symbole. Il sera fabriqué dans l’usine de Bailleul dans le Nord et, pour ses débuts, dépendra du lait vendu par Biolait. Si les clients sont au rendez-vous, une centaine d’éleveurs pourraient être accompagnés dans une conversion au bio d’ici à 2022. Sachant que Danone collecte le lait de 2 000 éleveurs en France.
Sans attendre, le groupe d’agroalimentaire a déjà converti au bio sa gamme Evian fruits et plantes et Evian Kusmi Tea. Volvic devrait suivre, toujours dans le segment des eaux aromatisées, avec une version Infusion bio. Elle prépare aussi une boisson bio pour enfants, Juicy Kids,dont la teneur en sucre est allégée.
La volonté affichée est justement d’accélérer l’offre en bio à destination des enfants. Juicy Kids en fait partie. Mais la balle est tout particulièrement dans le camp de Blédina.
Une nouvelle gamme, Les Récoltes bio, sera lancée le 1er mars. Markus Sandmayr, directeur général de Blédina, explique que 50 % des ingrédients des recettes de ces produits sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La NASA a récolté pendant vingt-cinq ans des données satellites sur les océans. Elles montrent une élévation du niveau de l’eau plus rapide que prévu.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Début février, plus de 10 000 palmipèdes avaient été abattus dans deux communes voisines gersoises en raison de la détection du virus faiblement pathogène H5N3.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Plus de 9 000 canards abattus par précaution dans le Gers

Début février, plus de 10 000 palmipèdes avaient été abattus dans deux communes voisines gersoises en raison de la détection du virus faiblement pathogène H5N3.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 15h01
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h28
   





                        


Quelque 9 400 canards ont été abattus, mardi 20 février, dans deux exploitations de Sauviac et Viella, dans le Gers, au nom du principe de précaution en raison de la présence d’un virus d’influenza aviaire faiblement pathogène, a annoncé le mouvement les Canards en colère, confirmé par la préfecture.
Zones réglementées
« Conformément à la réglementation européenne, deux zones réglementées sont définies à Viella et Sauviac dans un rayon d’un kilomètre », a expliqué la préfecture du Gers dans un communiqué. « Les entrées et les sorties de volailles sont interdites. Tous les élevages de volailles y font l’objet de visites vétérinaires avec, dans les élevages de palmipèdes, dépistage systématique du virus influenza aviaire. » Ces zones réglementées seront levées « vingt et un jours après la fin des opérations de nettoyage et de désinfection », a ajouté la préfecture.

        Lire aussi :
         

                La filière foie gras s’engage à mieux lutter contre la grippe aviaire



Selon la préfecture, la présente « souche faiblement pathogène d’influenza aviaire n’a pas de caractère exceptionnel ou alarmant (…). Elle n’a notamment aucun lien direct avec les souches hautement pathogènes H5N1 et H5N8 qui ont justifié en 2016 et 2017 des abattages massifs de volailles dans le sud-ouest de la France ».
Début février, plus de 10 000 palmipèdes avaient été abattus dans deux communes voisines, Sainte-Dode et Sarraguzan, en raison de la détection du virus faiblement pathogène H5N3.
A Sauviac, l’éleveur et le mouvement des Canards en colère contestent la fiabilité des analyses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Un jeune designer industriel affine le prototype d’un lave-linge écologique et durable qu’il cherche à commercialiser.
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L’Increvable, une machine à laver conçue pour durer des décennies 
               


Le Monde
 |
                  20.02.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h51


Un jeune designer industriel affine le prototype d’un lave-linge écologique et durable qu’il cherche à commercialiser.

Par             Pascale Krémer






   


Pourra-t-on bel et bien l’acheter un jour, cette machine à laver écologique conçue pour durer des décennies, la bien nommée L’Increvable ? Pour son inventeur, Julien Phedyaeff, jeune designer industriel, tout commence par un mystère à résoudre, à l’époque de tant d’exploits technologiques : pourquoi un lave-linge, qui se conservait douze ans en moyenne, il y a une vingtaine d’années, s’éteint-il en à peine neuf ans aujourd’hui ?
Enfant du Gers, il a passé son enfance à démonter tout ce qui lui tombait sous la main, des jouets à la Mobylette, curieux de « comprendre comment les choses fonctionnent ». Devenu étudiant à l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (Ensci), à ­Paris, il poursuit ses dissections technologiques, de lave-linge cette fois, pour en imaginer un bien différent, qui vieillira en beauté : ses composants sont robustes, ni collés ni soudés entre eux, donc démontables et remplaçables à l’envi. Une machine « Increvable » qu’il sera toujours possible de réparer.
En 2015, son sujet de mémoire de fin d’études devient un prototype, présenté à la Cité des sciences, à Paris. Un symbole de la lutte contre l’obsolescence programmée du gros électroménager. Les médias s’emballent. Les prix pleuvent, les ministères de l’éducation et de l’environnement, la Banque publique d’investissement, subventionnent. Julien ­Phedyaeff, 29 ans aujourd’hui, est rejoint par un camarade de promotion, Christopher Santerre, et L’Increvable se sophistique : système de dosage automatique de la lessive, bandeau de commande évolutif, avec mise à jour possible, façade amovible pour suivre les modes décoratives…
Financement participatif
De retour de la grand-messe technologique de Las ­Vegas, les deux pères de L’Increvable ont l’air un brin crevés, ce jeudi de la mi-janvier, dans leur atelier de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) encombré de matériel de prototypage et de lave-linge désossés. Ils « affinent la machine » tant que possible sans connaître l’outillage industriel de son futur assembleur, qu’ils cherchent encore à travers toute l’Europe. « On a des pistes », assurent-ils.
Les industriels, imagine-t-on, ne se précipitent pas pour fabriquer le lave-linge éternel. « Ils tendent l’oreille, nous détrompe Christopher Santerre. Les mentalités changent. » Si les deux compères convainquent, L’Increvable fera l’objet d’un financement participatif à la fin de l’année, puis d’une mise en vente en 2019, sur un site Web en propre qui fournira également plans et tutoriels de réparation.
Son prix ? Moins de 1 000 euros. Mais près de trois fois le prix moyen (380 euros) des machines actuellement vendues. « Les fabricants mettent sur le marché des produits à très bas coût, optimisés pour durer quelques années, mais irréparables, a compris M. Santerre. Il ne s’agit pas d’un complot du fabricant, nous, consommateurs, sommes tous responsables, il doit sortir une machine à 200 euros. » Les biens d’équipement durables, en un mot, sont devenus jetables.
Pas encore lancée, l’Increvable fait déjà des petits. Un autre jeune designer, Paul Morin, lui aussi récent diplômé de l’Ensci, a conçu une imprimante simplifiée et murale, aisément démontable, réparable, rechargeable, avec des réservoirs apparents plutôt que ces cartouches d’encre si coûteuses et périssables. Quel sera l’appareil suivant ?




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Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
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Le raisin et le céleri en tête des fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides

Une ONG a compilé les données de cinq ans d’enquête de la DGCCRF. Elles montrent que 73 % des échantillons de fruits non-bio analysés et 41 % de ceux de légumes sont contaminés.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 09h18
    |

            Audrey Garric








                        



   


Ce n’est plus une découverte : en mangeant, nous ingérons des pesticides. En revanche, nous connaissons moins précisément quels aliments sont coupables de faire entrer ces substances toxiques dans nos assiettes. Pour répondre à cette question, l’association Générations futures révèle, mardi 20 février, un vaste rapport sur la présence de résidus de pesticides dans 52 fruits et légumes non bio consommés en France. Les résultats montrent que 73 % des échantillons de fruits analysés pendant cinq ans, et 41 % de ceux de légumes, sont contaminés.
Contrairement à de précédentes études qu’elle avait réalisées sur des fraises, des salades ou des müeslis, l’ONG, connue pour son combat contre les produits phytosanitaires, n’a cette fois pas effectué ses propres tests. Elle s’est fondée sur les données officielles de la direction générale de la concurrence, de la consommation, de la répression des fraudes (DGCCRF), qui mène des campagnes de surveillance de certains aliments – au niveau des supermarchés et des grossistes et non pas des champs.
« La DGCCRF ne communique que sur des moyennes par famille de produits, des résultats qui ne sont pas toujours représentatifs ni réguliers puisque tous les aliments ne sont pas surveillés tous les ans ou alors en nombre trop faible, remarque François Veillerette, le président de Générations futures. Nous avons choisi d’agréger les données sur cinq ans, aliment par aliment, pour avoir une taille d’effectifs plus importante et lisser les aléas par exemple climatiques. » 
L’association n’a conservé que les fruits et les légumes étudiés dans au moins 4 des 5 derniers plans de surveillance de la DGCCRF – réalisés entre 2012 et 2016 – et présentant un minimum de 30 échantillons chacun. Au total, ce sont 19 fruits et 33 légumes qui ont été passés au crible, soit 11 103 échantillons. « C’est un travail de compilation inédit en France, assure M. Veillerette. Il y avait une demande des consommateurs : faute de données sur notre territoire, ils se tournaient vers des études nord-américaines alors que les substances actives autorisées ne sont pas les mêmes ni les méthodes de production. »
Davantage de résidus dans le raisin et le céleri


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Trois quarts des échantillons de fruits testés présentaient des résidus de pesticides quantifiables
Part des échantillons présentant des résidus de pesticides quantifiables, testés sur une période de cinq ans.

Source : Générations futures



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Dans le haut du classement des fruits les plus contaminés se trouvent le raisin (89 % des échantillons contiennent des résidus de pesticides quantifiables), les clémentines/mandarines et les cerises (88 %), le pamplemousse (86 %) et les fraises et les nectarines/pêches (83 %). A l’inverse, ceux moins affectés sont les prunes/mirabelles (35 %) suivis des kiwis (27 %) et des avocats (23 %). Plus inquiétant, 2,7 % des échantillons de fruits présentent des taux de pesticides supérieurs aux limites maximales de résidus (LMR) – des seuils légaux fixés par l’Union européenne, qui varient en fonction de chaque substance active et de chaque aliment – en premier lieu les cerises (6,6 %), les mangues/papayes (4,8 %) et les oranges (4,4 %).


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Quatre échantillons de légumes sur 10 testés présentaient des résidus de pesticides quantifiables
Part des échantillons présentant des résidus de pesticides quantifiables, testés sur une période de cinq ans.

Source : Générations futurs



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Du côté des légumes, ce sont les céleris en branche (85 %), les herbes fraîches (75 %), les endives (73 %), les céleris-raves (72 %) ou encore les laitues (66 %) qui se retrouvent dans le haut du panier. Les plus épargnés sont les betteraves (4 %), les asperges (3 %) et le maïs doux (2 %). Là encore, 3,5 % des échantillons dépassent la LMR, en particulier les herbes fraîches, les céleris en branche, les blettes et les navets.
Si ces résultats corroborent de manière générale les quantités de pesticides utilisés en culture, ils révèlent toutefois quelques surprises. Ainsi la pomme, le fruit le plus consommé par les Français en volume, qui se voit appliquer en moyenne 36 traitements de produits phytosanitaires par an, se situe « seulement » en 8e position du classement de Générations futures (avec malgré tout 80 % des échantillons qui présentent des résidus). De même que la pomme de terre, 7e du classement malgré ses 19 traitements. « Certains légumes sont plus rustiques ou enterrés et reçoivent moins de pesticides car une partie reste sur les feuilles ou sur le sol », justifie M. Veillerette.
« De manière générale, ce classement montre que la présence des pesticides est encore un vrai souci dans l’alimentation. Il permettra aux consommateurs d’être mieux informés », avance le militant écologiste. L’association, favorable au développement de l’agriculture biologique, demande un affichage des pesticides utilisés dans la culture et le stockage des aliments. Elle juge « insuffisant » le nouveau label « zéro résidu de pesticides », lancé le 7 février par des producteurs maraîchers et arboriculteurs.
« La persistance de non-conformités au cours des ans s’explique notamment par le fait qu’elles sont rarement le fait des mêmes producteurs d’une année sur l’autre », répond la DGCCRF, qui rappelle que « les LMR ne sont pas des limites sanitaires » et qui assure « retirer du marché les produits présentant un risque sanitaire ».
Effets sanitaires impossibles à déterminer
L’étude de Générations futures présente toutefois des limites – liées au manque de données de la DGCCRF. Elle n’indique en rien les taux de concentration des pesticides retrouvés dans les aliments, leur nom, leur nature (perturbateur endocrinien, cancérogène, etc.) ou leur nombre. Sur ce dernier point, l’association précise seulement que 38 % des échantillons analysés en 2016 présentaient deux résidus ou plus (jusqu’à 19 au maximum), mais sans détailler par fruit et par légume.

        Lire aussi :
         

                Pesticides : des substances toxiques, invisibles et omniprésentes



Il reste donc impossible, à ce stade, de déterminer les effets sanitaires liés à la consommation de ces fruits et légumes. « La présence de résidus de pesticides n’est pas inquiétante en soi pour la santé puisqu’ils font l’objet d’une réglementation », assure Jean-Pierre Cravedi, toxicologue et directeur de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). Mais qu’en est-il des produits qui ne sont pas aux normes ? « Il y a un risque en cas de consommation régulière ou systématique d’un fruit ou d’un légume qui dépasse la LMR pour le même pesticide, ce qui est peu probable. » Et Emmanuelle Kesse-Guyot, épidémiologiste et directrice de recherches à l’INRA, de confirmer : « On peut être en alerte, mais avant de dire que la situation est dangereuse, il faut des informations complémentaires sur les pesticides concernés. »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/21/19-13">
<filnamedate="20180221"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180221"><AAMMJJHH="2018022119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le plan loup du gouvernement vient d’être dévoilé après des mois de tensions. Pour comprendre l’âpreté des échanges entre les acteurs, le service Infographie du « Monde » résume la situation en cinq graphiques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Loups et éleveurs, à la recherche d’une cohabitation

Le plan loup du gouvernement vient d’être dévoilé après des mois de tensions. Pour comprendre l’âpreté des échanges entre les acteurs, le service Infographie du « Monde » résume la situation en cinq graphiques.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h30
    |

            Sylvie Gittus, 
Marianne Boyer et 
                                Mathilde Costil








                        



   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/21/19-14">

<article-nb="2018/02/21/19-15">
<filnamedate="20180221"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180221"><AAMMJJHH="2018022119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’affaissement de la décharge Hulene, dans un quartier défavorisé de Maputo, la capitale, s’est produit dans la nuit après de fortes précipitations. Sept maisons ont été ensevelies.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤         

Compte rendu

Mozambique : au moins 17 morts dans l’effondrement d’une décharge

L’affaissement de la décharge Hulene, dans un quartier défavorisé de Maputo, la capitale, s’est produit dans la nuit après de fortes précipitations. Sept maisons ont été ensevelies.


Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-02-19T15:00:51+01:00"

        Le 19.02.2018 à 15h00






    
La décharge municipale de Maputo, en octobre 2014.
Crédits : AFP


Dix-sept personnes, au moins, ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées, lundi 19 février, dans un quartier défavorisé de Maputo, la capitale du Mozambique, lorsqu’une décharge publique, haute de 15 mètres, s’est effondrée, ont annoncé les autorités.
L’affaissement de la décharge Hulene s’est produit dans la nuit après de fortes précipitations. Sept maisons ont été ensevelies.
« Jusqu’à présent, 17 corps ont été découverts. Nous craignons d’en retrouver d’autres », a déclaré Despedita Rita, une élue locale, à la presse. Ces fortes pluies interviennent après une longue période de sécheresse en Afrique australe, notamment au Mozambique.
Un quart de l’agglomération de Maputo (4 millions d’habitants) est privé d’eau potable, car le gouvernement a décidé d’alimenter en priorité l’agriculture et la production d’électricité.

        Lire aussi :
         

                Sécheresse, surexploitation : le monde a soif





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<filnamedate="20180221"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180221"><AAMMJJHH="2018022119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui réalisent le suivi de l’espèce, estiment que 360 canidés vivent sur le territoire. Des chiffres contestés.
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édition abonné


Les méthodes de comptage des loups au cœur de la polémique avec les éleveurs

Les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui réalisent le suivi de l’espèce, estiment que 360 canidés vivent sur le territoire. Des chiffres contestés.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 13h23
    |

            Audrey Garric (Savoie, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

C’est ce qu’on pourrait appeler l’œil du pisteur. Repérer des traces suspectes à vingt mètres en contrebas du sentier, sous les sapins drapés de neige. Quitter les raquettes, descendre la pente raide de poudreuse fraîche et voir son intuition confirmée : des empreintes de pattes de 8 cm sur 10, un espacement d’un mètre maximum, une piste nette qui mène à un dépôt d’urine. Benoit Maréchal et Marc Tronel en sont sûrs : un loup est passé par là au cours des dernières vingt-quatre heures, tout près du col du Télégraphe, à 1 600 mètres d’altitude, dans la vallée de la Maurienne (Savoie).

De retour à leur bureau d’Aiton, après plusieurs heures de marche, les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) congèlent les indices en vue de leur analyse génétique et remplissent une fiche qui devra être validée par le réseau Loup-Lynx. Comme chaque hiver, ils réalisent un suivi de la population lupine à l’échelle du département, des données qui seront agrégées au niveau national pour déterminer l’effectif de l’espèce, sa croissance et son expansion. Ce travail scientifique est crucial et pourtant de plus en plus décrié, à mesure qu’augmente le nombre de brebis mortes sous les crocs du prédateur.
La publication d’un nouveau « plan loup » 2018-2023, lundi 19 février, sous la houlette des ministres de la transition écologique et de l’agriculture, a relancé la machine du doute et des polémiques. Sur le terrain, des éleveurs, des citoyens et des élus accusent l’Etat de minimiser les effectifs du canidé ou de masquer sa présence. Le gouvernement chercherait à payer moins d’indemnisations aux bergers attaqués, à protéger l’animal, ou témoignerait là de son incompétence.
Une « omerta »
Une trentaine de députés de tous bords ont même signé plusieurs tribunes et convié des conférences de presse pour dénoncer une « omerta ». « Le nombre de 360 loups n’est pas vérifiable avec les...




                        

                        


<article-nb="2018/02/21/19-17">
<filnamedate="20180221"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180221"><AAMMJJHH="2018022119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Alors que le gouvernement vient de publier un plan loup 2018-2023, le biologiste Jean-Marc Landry esquisse des pistes pour permettre une cohabitation entre l’animal et l’humain.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il faut apprendre au loup que la proximité du troupeau est dangereuse »

Alors que le gouvernement vient de publier un plan loup 2018-2023, le biologiste Jean-Marc Landry esquisse des pistes pour permettre une cohabitation entre l’animal et l’humain.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 10h04
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

La publication d’un plan loup 2018-2023 par le gouvernement, le 19 février, relance la question de la cohabitation entre l’animal et l’humain. Jean-Marc Landry, éthologue suisse et spécialiste du loup dans le système pastoral, a créé un institut de recherches (l’Institut pour la promotion et la recherche sur les animaux de protection, IPRA) qui étudie la biologie du canidé sur le terrain, notamment à l’aide de caméras thermiques et de colliers GPS. L’auteur de l’ouvrage Le Loup (Delachaux & Niestlé, 2017) esquisse des pistes pour mieux protéger les troupeaux.


Que pensez-vous du nouveau plan loup ?
Il est intéressant car, pour la première fois, le gouvernement axe une grande une partie du plan sur l’acquisition de connaissances, aussi bien sur l’éthologie du loup dans le système pastoral, que sur l’évaluation des moyens de prévention ou encore sur l’impact de ces animaux sur les écosystèmes. Il tient également compte des évolutions technologiques pour favoriser l’émergence de nouveaux outils de protection. Enfin, il propose de sortir des extrêmes en soutenant le pastoralisme tout en pérennisant la population de loups.
Pourquoi le loup s’étend-il si vite sur le territoire ?
Le loup a toujours vécu à proximité de l’humain. Contrairement à ce que l’on pense, cet animal opportuniste n’a pas besoin de grandes contrées sauvages, mais a la capacité de vivre dans des zones complètement artificialisées, telles que des plaines agricoles et des régions urbanisées. Il prospère tant qu’il a de la nourriture, un couvert végétal et qu’il peut élever ses petits. Or, en France, il n’y a jamais eu autant de forêts ni de gibier – cerfs, sangliers, chevreuils –, depuis cent cinquante ans, ce qui favorise le retour de ce prédateur.
Par ailleurs, la conquête de nouveaux territoires est inhérente au fonctionnement des meutes, des cellules parentales qui mettent bas en moyenne entre quatre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ L’objectif affiché est, notamment, d’assurer la viabilité de l’espèce, qui compte 360 loups aujourd’hui en France. Le texte ne satisfait ni les éleveurs ni les écologistes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
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Plan loup : le gouvernement vise une population de 500 canidés d’ici à 2023

L’objectif affiché est, notamment, d’assurer la viabilité de l’espèce, qui compte 360 loups aujourd’hui en France. Le texte ne satisfait ni les éleveurs ni les écologistes.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 13h55
    |

            Audrey Garric








                        



   


C’est une mise bas qui aura été longue et douloureuse. Le plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage a été publié par les ministères de la transition écologique et de l’agriculture, lundi 19 février, après une année et demie de travail et autant d’oppositions entre associations et éleveurs.
Le document, fort d’une centaine de pages et de 38 actions, est crucial puisqu’il doit guider toutes les actions de terrain pour les six prochaines années, avec le double objectif « d’assurer la conservation du canidé et de prendre en compte la détresse des éleveurs ».
Deux arrêtés l’accompagnent, qui devront être publiés au Journal officiel et prévoient les conditions dans lesquelles peut être tué l’animal, strictement protégé sur le territoire français et européen.
Combien de loups pourront être abattus ?
Le plan fixe notamment pour objectif d’assurer la viabilité de l’espèce dans l’Hexagone, en visant une population de 500 loups d’ici à la fin du quinquennat, contre 360 aujourd’hui – selon les scientifiques, la viabilité génétique de la population serait atteinte entre 2 500 et 5 000 individus adultes.
Il autorise néanmoins des canidés à être « détruits » pour « prévenir des dommages importants aux troupeaux » à condition qu’« il n’existe pas d’autres solutions » et que les tirs ne nuisent pas à la conservation de l’espèce.
Ce plafond a été fixé à quarante animaux pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2018 ; il sera ensuite porté à 10 % à 12 % de la population de loups par an, après chaque mise à jour des effectifs. Reste que quelques tirs pourront être autorisés par le préfet « au-delà des plafonds en cas de situation exceptionnelle », selon le texte, qui ne précise pas leur teneur.
Comment les tirs de loup seront-ils encadrés ?
Les modalités encadrant les tirs de loups évoluent également. Les tirs de défense, c’est-à-dire ceux réalisés à proximité des troupeaux soumis à la prédation, seront facilités « à partir du moment où leurs troupeaux sont protégés ou reconnus comme ne pouvant être protégés ».
A l’inverse, les tirs de prélèvement – non destinés à protéger un troupeau précis, mais autorisant la destruction d’un ou plusieurs loups, sur une zone définie, en cas d’échec des autres mesures –, ne pourront s’effectuer que du 1er septembre au 31 décembre et seront limités à des « territoires caractérisés par l’importance des attaques ».
Quelles sont les autres mesures prévues par le plan ?
Autre mesure sensible demandée par les associations et refusée en bloc par le monde agricole : la conditionnalité des indemnisations, après une attaque, à la mise en place de mesures de protection – sans contrôle toutefois. Chiens, clôtures ou regroupement nocturne des bêtes, gardiennage ou surveillance du berger… les éleveurs devront avoir mis en place au moins deux de ces parades parmi les plus répandues pour être dédommagés de la perte d’une ou de plusieurs brebis. Ce dispositif sera mis en place de manière « progressive et adaptée à la situation des élevages » dans les zones enregistrant des attaques récurrentes, exonérant ainsi les « fronts de colonisation » (où le loup est en train d’arriver).
Le plan prévoit en outre l’installation d’une équipe de bergers d’appui et la mise en place d’une « filière de qualité » pour les chiens de protection. Le gouvernement souhaite d’autre part tester des dispositifs « innovants » de protection et d’effarouchement, comme de nouveaux types de dispositifs électrifiés, des clôtures de 3 mètres de haut ou encore le « marquage des alpages par des crottes de loups de meutes très éloignées » pour simuler leur présence et décourager les autres.

        Lire l’entretien :
         

          « Il faut apprendre au loup que la proximité du troupeau est dangereuse »



Enfin, il donnera lieu à de nouvelles études pour améliorer la connaissance autour du loup, considérée comme insuffisante malgré les expertises collectives qui avaient eu lieu en 2017. Il s’agira notamment de comprendre l’impact du canidé sur les écosystèmes ou l’efficacité des tirs sur la prédation. Un centre de ressources rassemblant l’état des connaissances sur l’espèce sera aussi créé.
Ces mesures donnent-elles satisfaction aux associations ?
Cet exercice d’équilibriste ne satisfait ni les associations ni les éleveurs, qui le rejettent en bloc. « Le loup est à nouveau victime du manque de courage politique, dénoncent, dans un communiqué commun, cinq associations, France Nature Environnement, la Ligue pour la protection des oiseaux, le WWF, Humanité et biodiversité et Ferus. L’Etat montre ainsi qu’il est dans une position défensive et qu’au lieu d’assumer un objectif de coexistence, il n’a ni le courage de rappeler le cadre de la loi ni celui d’affirmer qu’il est nécessaire que l’élevage s’adapte à la présence de cette espèce protégée. »
L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) a, de son côté, prévu d’attaquer devant le Conseil d’Etat les deux arrêtés, au motif qu’ils continuent de « traiter le loup comme un nuisible » et d’« autoriser des tirs alors que leur efficacité n’est pas démontrée », mettant « en péril la viabilité à long terme de la population ».
L’ONG note également qu’en raison de changements dans le calendrier des tirs de loups (qui s’établissent dorénavant sur l’année civile et non plus du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante), davantage d’animaux auront été abattus. « Au final, on autorise à tuer soixante-quinze loups en dix-huit mois, soit 20 % de la population », s’émeut sa directrice, Madline Reynaud.

        Lire aussi :
         

                Entre les loups et les éleveurs, une cohabitation difficile



Que disent les éleveurs ?
Les éleveurs considèrent que ce texte ne garantit pas « le zéro attaque des troupeaux » qu’ils demandent de longue date, alors que le nombre de brebis tuées par le loup ne cesse d’augmenter – près de 12 000 en 2017. « La voix des acteurs du monde rural est ignorée, bafouée et ne compte pas dans ce pays, dénoncent dans un communiqué commun la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, la Fédération nationale ovine et Chambres d’agriculture France. Les décideurs politiques font le choix de l’ensauvagement des territoires au détriment des activités humaines. Ce choix n’est pas le nôtre. Nous continuerons notre combat. »
Ils demandaient la suppression du plafond de loups pouvant être tués, le maintien des tirs de prélèvement tout au long de la campagne ou encore l’abandon de la conditionnalité dans l’indemnisation des victimes.
Boycotts de réunions préparatoires, manifestations, tribunes et conférences de presse : le monde agricole aura tout tenté pour en infléchir le contenu. Les propositions du plan sont « totalement irresponsables et déconnectées de la réalité », avaient pourtant plaidé 450 signataires, parmi lesquels 24 parlementaires, des élus locaux et des bergers, dans une tribune incendiaire adressée à Emmanuel Macron et Edouard Philippe le 29 janvier. « Après vingt-cinq années d’expérimentation », la preuve est faite que « la cohabitation est impossible entre loups et troupeaux », assuraient-ils.
Le 25 janvier, en présentant ses vœux aux agriculteurs dans le Puy-de-Dôme, Emmanuel Macron avait plaidé pour remettre « l’éleveur au milieu de la montagne » en réfléchissant à la « place » du loup dans « des écosystèmes qui lui préexistent ».
« Nous sommes tous attachés à la biodiversité mais le plan loup, il faut qu’il soit fait et pensé dans les territoires où on le décline », avait déclaré le chef de l’Etat, en disant vouloir se donner « tous les moyens de précaution » pour « protéger les troupeaux ».

        Lire le reportage :
         

          Les méthodes de comptage des loups au cœur de la polémique avec les éleveurs



Ce plan clôt-il le débat ?
Ni la pression des éleveurs ni la mobilisation des associations n’y ont fait. Le texte n’a quasiment pas évolué par rapport à la version soumise à la consultation du public, du 8 au 29 janvier, qui a recueilli près de 6 000 commentaires – 75 % d’entre eux sont favorables à la protection du loup, tandis que 25 % soutiennent l’élevage face à la prédation.
Les avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), consultatifs, n’ont également pas été pris en compte. A l’issue d’une délibération le 12 janvier, ce comité scientifique avait émis un avis favorable au plan, bien que très sévère, et défavorable aux deux arrêtés.
« Ce plan s’inscrit dans un freinage de la croissance de la population de loups, qui va bien au-delà des possibilités réglementaires de déroger à sa protection », dénonçait le CNPN, en épinglant particulièrement une « banalisation des tirs de défense très inquiétante ». Il jugeait que le plafond de 40 loups qui pourront être tués en 2018 « devrait être sensiblement réduit » afin de ne pas nuire au « statut de conservation favorable » de l’espèce.
« Nous faisons confiance aux acteurs et aux élus locaux pour dépassionner le débat et construire ensemble cette coexistence sur le long terme », écrivent Nicolas Hulot et Stéphane Travert, les ministres de la transition écologique et de l’agriculture, en ouverture du plan. Ils n’ont pour l’instant pas été entendus.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ En 1992, le loup, qui avait disparu en France, passe les Alpes en provenance d’Italie et se réinstalle dans l’Hexagone. 25 ans plus tard, on en compte 360. Trop pour les éleveurs de brebis. Pas assez pour les défenseurs de l’animal.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ 
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Le Monde
 |    19.02.2018 à 09h58
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                            Maxime Mainguet et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        

