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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La température idéale pour réaliser de bonnes performances se situe entre 11 °C et 15 °C. Le froid peut avoir des conséquences sur la santé des sportifs, en provoquant notamment de l’asthme ou des problèmes cardio-respiratoires.
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Le froid, un effet boule de neige sur les performances sportives

La température idéale pour réaliser de bonnes performances se situe entre 11 °C et 15 °C. Le froid peut avoir des conséquences sur la santé des sportifs, en provoquant notamment de l’asthme ou des problèmes cardio-respiratoires.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 18h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Lors des Jeux olympiques de Pyeongchang ­(Corée du Sud), qui se terminent dimanche 25 février, les athlètes doivent affronter le froid. Certaines épreuves ont dû être reportées, en raison des températures trop basses, le vent abaissant encore le ressenti, jusqu’à – 30 °C. Reports pour le bien-être des athlètes certes, mais pas seulement. Le froid diminuerait-il les performances sportives ?
Que se passe-t-il lorsque la température baisse ? L’homme est « un animal homéotherme », il doit maintenir sa température centrale entre 36 °C et 38 °C, on parle d’homéostasie thermique. Une ­condition nécessaire pour que les processus biologiques de l’organisme fonctionnent normalement. « Le froid induit une vasoconstriction, un resserrement des petits vaisseaux sanguins sous-cutanés, ce qui augmente les besoins du cœur en oxygène », écrit le cardiologue François Carré.
Une étude allemande, menée auprès de 1 700 patients, a récemment montré que le froid augmentait le taux d’admissions aux urgences pour pathologies cardio-vasculaires. La vigilance est donc de mise pour les personnes fragiles, souffrant par exemple de problèmes cardio-respiratoires et/ou âgées avec des capacités d’adaptation limitées. « Un sport dans le froid peut même révéler des pathologies méconnues, comme des événements cardiaques, car le froid rajoute une contrainte à celle d’un exercice physique », précise François Carré.
Proprioception affectée
Les compétiteurs des JO ont en principe des cœurs au-dessus de tout soupçon. Mais, même pour eux, l’air froid peut être délétère, car il refroidit la muqueuse des voies respiratoires. D’après le Comité international olympique, plus de 50 % des athlètes de ski de fond et biathlon souffrent d’asthme induit à l’effort et/ou d’hyperréactivité bronchique, précise la docteure Marine Alhammoud, médecin des équipes de France de ski alpin.
Le froid peut aussi affecter la coordination ­motrice...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Il y a de la friture sur la ligne entre la flotte et le centre du commandement de la Volvo Ocean Race. Les six bateaux restants sont actuellement au beau milieu du pot-au-noir du Pacifique, au large des Îles Salomon.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le film « Moi, Tonya » porte sur grand écran le destin brisé d’une des plus grandes patineuses de l’histoire, devenue paria du pays après l’agression de sa rivale.
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Le duel Tonya Harding et Nancy Kerrigan, fantasme d’une Amérique avide de mélodrames

Le film « Moi, Tonya » porte sur grand écran le destin brisé d’une des plus grandes patineuses de l’histoire, devenue paria du pays après l’agression de sa rivale.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 15h44
    |

            Charlotte Chabas








                        



Les volants de son justaucorps vert amande rehaussé de strass ont à peine le temps de tournoyer. Après trois tours et demi à plus d’un mètre vingt de hauteur, Tonya Harding, 21 ans, retombe sur la glace du Target Center de Minneapolis, dans le Minnesota.
Ses cuisses musculeuses n’ont pas tremblé. La jeune femme, queue-de-cheval tirée et frange bombée, ne peut réprimer un cri de joie. Ses mains se serrent brièvement en poings, avant de reprendre leur chorégraphie. La patineuse de Portland (Oregon) le sait : elle est entrée dans l’histoire de sa discipline.
En plein championnat des Etats-Unis 1991, Tonya Harding devient la première Américaine à réaliser un triple axel, et remporte la compétition. Mais le sacre sera de courte durée. Et le reste de la vie de Tonya Harding une longue et douloureuse chute.
Car Tonya Harding n’est pas Nancy Kerrigan, son éternelle rivale. Aussi brune qu’elle est blonde. Aussi grande et élancée qu’elle est petite et toute en puissance. Aussi féminine qu’elle est « garçon manqué » – « j’ai toujours détesté le mot féminité, qui me rappelle les tampons ou les serviettes hygiéniques », explique Tonya Harding.
C’est la « princesse de la glace » contre « le petit barracuda », comme les surnommait l’ancien entraîneur de Tonya Harding, Dody Teachman. Un duel fratricide remis en lumière par la sortie, mercredi 21 février, du long-métrage Moi, Tonya de Craig Gillespie.

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          « Moi, Tonya » : la patineuse Tonya Harding zigzague entre documentaire et farce



« Why, why, why ? »
Dans les mémoires, l’affrontement Harding-Kerrigan, c’est surtout un cri. Celui d’une jeune femme habillée d’un body de dentelle blanche, effondrée dans un couloir de la Cobo Arena de Detroit (Michigan). D’une voix lancinante, Nancy Kerrigan, s’époumone : « Why, why, why ? » (« Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?).

Le 6 janvier 1994, six semaines avant les Jeux olympiques d’hiver de Lillehammer, en Norvège, la jeune espoir du patinage artistique américain – médaille de bronze aux JO de 1992, championne des Etats-Unis 1993 – vient d’être agressée, juste après son échauffement. Quelques centimètres au-dessus de son genou droit, un homme l’a frappée avec une matraque télescopique avant de prendre la fuite.
L’enquête progresse vite. La police retrouve l’homme qui a tenté de briser le destin de celle qui était programmée pour briller. Pour 6 500 dollars, Shane Stant, 22 ans et un physique nourri aux barils de protéines et UV, a accepté d’« éliminer une patineuse ».
Le talon d’Achille refusé
C’est un coup de fil qui lui a permis de décrocher le contrat. Le lendemain de Noël 1993, Shane Stant conduit vingt-deux heures d’Arizona vers Portland pour rencontrer les commanditaires de l’attaque : Shawn Eckhardt, l’ancien garde du corps de Tonya Harding, et Jeff Gillooly, son ex-mari.
Après avoir d’abord envisagé de sectionner le tendon d’Achille de Nancy Kerrigan – une demande que Stant refuse –, les trois hommes s’accordent pour viser la jambe droite de la sportive. Celle sur laquelle elle se réceptionne lors des sauts. Celle sans laquelle elle ne pourra pas faire partie de l’équipe olympique américaine. Celle qui, hors d’état de concourir, garantit surtout un peu plus à Tonya Harding son ticket pour les Jeux.
Le scandale éclate. C’est « le mariage ultime du pouvoir des grands événements et du pouvoir du voyeurisme », résume Dick Ebersol, alors patron de NBC Sports.
La blessure de Nancy Kerrigan n’est pourtant pas si grave. La patineuse est finalement du voyage olympique, tout comme Tonya Harding – le comité olympique américain envisage un temps une exclusion, mais se rétracte sous la menace d’un procès du clan Harding. Sur la glace norvégienne, les deux sportives partagent un entraînement, mais pas un regard. Nancy Kerrigan porte pourtant la même tenue que le jour de son agression – difficile de ne pas y voir un geste de défi.

   


126,6 millions d’Américains devant la télé
Pour l’épreuve du programme court, 126,6 millions d’Américains sont devant leur petit écran – la quatrième plus forte audience de l’histoire de la télé américaine de l’époque, selon L’Equipe. Rebelote pour le programme libre.
Nancy Kerrigan, l’ange brun, patine comme jamais, mais doit se contenter de l’argent. Une caméra de CBS oubliée dans un couloir de la patinoire olympique filme la blonde Tonya Harding, paniquée par un lacet cassé qu’il faut remplacer au pied levé. Echevelée, la jeune femme fait son entrée en retard, s’élance avant de fondre en larmes devant le jury en se tenant le pied. Elle échoue à la huitième place.
Quelques semaines plus tard, en mars, Jeff Gillooly et Eckhardt plaident coupables de racket. Tout en niant avoir participé au complot, Tonya Harding, pour éviter tout procès, plaide coupable d’entrave à la justice. Elle affirme avoir appris après coup l’attaque, et reconnaît seulement n’avoir pas prévenu immédiatement la police. Elle est condamnée à trois ans de probation, 500 heures de travaux d’intérêt général, et 160 000 dollars d’amende (soit environ 130 000 euros). L’association de patinage artistique américaine la bannit définitivement.
« J’ai toujours été la méchante de l’histoire »
Sa vie, dès lors, n’est qu’une suite de justifications inaudibles. Personne ne veut croire en l’innocence de celle dont le nom devient synonyme de trahison – « Je ne ferais pas une “Tonya Harding” », promet d’ailleurs Barack Obama durant sa campagne pour la primaire démocrate en 2007.
Qui pourrait croire, après tout, cette enfant de l’Amérique « white-trash » qui s’est déshonorée ? « J’ai toujours été la méchante de l’histoire », analyse-t-elle, lucide. Car Tonya Harding est issue d’un milieu social défavorisé. « Enfant, elle patine sur du ZZ Top quand les autres glissent sur du Mozart », écrit le New York Times dans un long portrait consacré à la sportive à l’occasion de la sortie du film.
Surtout, Tonya Harding vient d’une famille de violence. Dans la presse, la patineuse raconte comment ses parents lui ont tiré dessus, un jour de colère. Comment sa mère, alcoolique, cousait ses costumes « en les truffant de sequins pour que ses cuisses en soient coupées ». « On me disait que j’étais grosse. Que j’étais moche. Que je ne ferais jamais rien de ma vie », raconte-t-elle au NYT.
Une violence dont elle n’échappera que pour échouer dans les bras d’un mari qui la frappe tout autant. Il vendra d’ailleurs en septembre 1994 la vidéo de leurs ébats sexuels pendant leur nuit de noces pour 200 000 dollars à Penthouse. 
« C’était une princesse »
De son côté, Nancy Kerrigan n’est pas née non plus avec une cuillère en argent dans la bouche. Son père, soudeur, passait la surfaceuse dans la patinoire de Woburn (Massachusetts) pour financer les heures d’entraînement de sa fille. Sa mère, presque aveugle, grévait le budget familial pour lui acheter des costumes griffés de la styliste new-yorkaise Vera Wang.
Mais avec son physique de jeune première et son port altier, Nancy attire l’œil. Elle décroche vite des contrats publicitaires avec les soupes Campbell, Ray-Ban, Reebok, devient égérie de Disney… « C’était une princesse, et moi un tas de merde », résumera en 2014 Tonya Harding. 

   


Boxeuse professionnelle
Déchue, Tonya Harding ne reprendra jamais le chemin des patinoires, et tente de vivoter sur son nom. C’est d’abord une incursion à Hollywood, dans un nanar d’action. Arrêtée pour conduite en état d’ivresse, elle s’illustre en 1994 dans un gala de catch, puis dans l’émission américaine Celebrity Boxing, où elle met KO Paula Jones, cette femme qui avait accusé Bill Clinton de harcèlement sexuel. L’ancienne patineuse tente de devenir boxeuse professionnelle en 2003, mais abandonne − la faute à son asthme, officiellement −, sans avoir réussi à se départir de son image de paria.
Plusieurs fois, elle tente pourtant de se justifier dans des émissions télévisées. Mais elle se contredit, s’échine à convaincre ceux qui ne veulent pas être convaincus. « J’ai déçu tout un pays, comment est-ce même possible ? », se demande-t-elle face à Oprah Winfrey, la star de la télévision américaine.
Pour les vingt ans de « l’affaire », deux documentaires sur la déchéance de l’ancienne virtuose des patins sont diffusés. Le réalisateur Steven Rogers en rachète les droits cinématographiques pour 1 500 dollars. Dans Moi, Tonya, la patineuse est incarnée par l’actrice australienne Margot Robbie, qui s’attelle à redorer le blason entaché de l’ancien « vilain petit canard » des patinoires. Ce n’est qu’en janvier, pour la promotion du film, que Tonya Harding avouera finalement avoir « entendu des choses, des gens parler » avant l’agression de Nancy Kerrigan.
« Pour une fille comme moi, la jouer gentille et en fonction des règles ne m’aurait jamais permis d’aller nulle part, résume Tonya Harding au New York Times. Si j’avais réussi, on aurait dit que j’étais l’incarnation du rêve américain. Maintenant, je suis juste l’incarnation de l’Américain tout court. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Les supporteurs de l’Eintracht Francfort et du RB Leipzig souhaitaient ainsi manifester leur opposition à la décision prise par la ligue allemande de programmer dorénavant les matchs le lundi.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’Elfstedentocht, marathon de 200 kilomètres sur les canaux gelés, ne s’est plus tenu depuis 1997.
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Patinage : aux Pays-Bas, la mythique course des onze villes victime du changement climatique

L’Elfstedentocht, marathon de 200 kilomètres sur les canaux gelés, ne s’est plus tenu depuis 1997.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 13h49
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 14h23
    |

                            Corentin Lesueur (Leeuwarden, envoyé spécial)








                        



   


Au loin, il n’est qu’un pont parmi des dizaines d’autres sur la route déserte qui enjambe les canaux frisons, au nord des Pays-Bas. A l’approche du village de Gytsjerk, l’édifice dévoile pourtant une mosaïque bleutée sur toute sa face nord. Quatre majestueux patineurs traversent la fresque, les mains jointes dans le dos, le buste brisé vers l’avant. La position optimale des avions de glace qui survolent les eaux gelées du pays l’hiver venu. Sept mille carreaux de céramique composent le tableau. Sept mille clichés de « héros » néerlandais.
Leur exploit ? Etre venus à bout d’un monument du sport national : l’Elfstedentocht, la « course des onze villes ». Une boucle de 200 kilomètres de canaux à travers la région septentrionale de Frise. Un mythe culturel et sportif pris d’assaut par 16 000 patineurs et deux millions de spectateurs (plus de 10 % de la population totale)… quand la météo le permet.
Depuis vingt ans, la douceur des hivers a raison de la passion de tout un pays pour le patin. Derrière l’attente d’une course devenue un cas d’étude du changement climatique, une question lancinante fait frémir des millions de Néerlandais : l’Elfstedentocht aura-t-il de nouveau lieu ?
Soumis aux aléas climatiques depuis le premier départ officiel, en 1909, le coup d’envoi du « marathon des marathons des glaces » est conditionné au gel des canaux sur une profondeur d’au moins quinze centimètres. Une épaisseur devenue gageure depuis 1997, date de la dernière des quinze éditions de l’Elfstedentocht.
Une course tous les quinze ans
La hausse du niveau général des températures, constatée aux Pays-Bas comme ailleurs, menace une course qui ne s’offre qu’aux hivers les plus vigoureux. Soucieux de sensibiliser le grand public à la réalité du changement climatique, des scientifiques ont fait de cet événement à la popularité immuable un indicateur universel pour alerter sur les dangers du réchauffement.
« Les chances de voir s’élancer l’Elfstedentocht ont été divisées par trois au cours des cinquante dernières années, estime Hans Visser, chercheur à l’Agence néerlandaise pour l’évaluation de l’environnement. Nous serions ainsi passés d’une course tous les quatre ans en 1950 à un départ tous les quinze ans en 2017. »
Les prédictions alarmistes des scientifiques n’ont pourtant pas réduit à néant les espoirs des mordus de glace de s’aligner sur l’épreuve reine du patinage. Président de l’Association royale des onze villes de Frise, et à ce titre organisateur de l’hypothétique course, Wiebe Wieling préfère rappeler les longues périodes de disette qui parsèment le siècle dernier : « le changement climatique a nécessairement un impact sur la course. Mais le pays avait déjà attendu plus de vingt ans après l’édition de 1963. Il faut y croire. Nous n’étions pas loin d’un départ il y a cinq ans. »
Le 8 février 2012, les journaux télévisés du soir s’ouvrent sur le visage grave de Wiebe Wieling. Un hiver glacial a saisi les canaux du nord du pays et ravivé chez des millions de Néerlandais l’espoir d’assister à nouveau au sommet sportif national. A mots pesés, les yeux rivés sur sa feuille, le sexagénaire a la lourde mission d’annoncer l’annulation de la compétition, lors d’une conférence de presse organisée en grande pompe. « Je n’oublierai jamais ce moment particulièrement pénible, se remémore Wiebe Wieling. Malgré la déception occasionnée dans le pays, nous n’avons reçu aucune critique. Tout le monde ici connaît et accepte les conditions de l’Elfstedentocht. »
Félicitations de la reine

   


Privé de 16e édition, l’hiver 2012 aura au moins permis de vérifier la passion inaltérable des Néerlandais pour leur « Tour ». Sitôt l’annonce d’une évaluation de l’épaisseur de la glace, en vue de s’assurer des fameux « quinze centimètres », des centaines de bénévoles se sont manifestés pour nettoyer les berges et poser les premiers éléments de signalisation. En vain. Les organisateurs n’ont pris aucun risque face à la fragilité de la glace sur certaines portions du parcours.
Ville départ et arrivée du tour de 200 kilomètres, Leeuwarden, chef-lieu de la province de Frise, n’a plus cristallisé la fièvre néerlandaise pour le patinage depuis deux décennies. Il faut s’approcher de l’anneau de glace artificiel, situé en banlieue ouest, pour trouver trace du passage de l’Elfstedentocht.
Sur le parvis du grand vaisseau blanc trône un patineur de bronze figé dans l’effort. La liste de noms gravés sur le piédestal est suspendue à la quinzième ligne. « 4-1-1997 H.C. ANGENENT ». Il y a vingt et un ans, ce cultivateur de choux de Bruxelles remportait le marathon. Le dernier, en attendant le prochain hiver à même de geler les canaux frisons.

Aujourd’hui éleveur de chevaux à Woubrugge, à 40 kilomètres au sud d’Amsterdam, Henk Angenent évoque son passage à la postérité au terme de 6 heures et 49 minutes de course. « Ma vie a basculé une fois la ligne d’arrivée franchie, tout le pays connaissait mon nom, décrit le quinquagénaire. Aujourd’hui encore, les gens ne cessent de m’en parler. Je reçois des dizaines d’appels d’inconnus, curieux de savoir si le numéro de téléphone appartient bien au vainqueur de l’Elfstedentocht. »
Si elle ne s’accompagne d’aucune dotation financière, la victoire à Leeuwarden assure une gloire aussi soudaine qu’éternelle. Célébrations, émissions de télévision, compétition au nom du nouveau héros : un triomphe sur l’Elfstedentocht n’a pas d’équivalent dans le sport néerlandais. « C’est la plus belle chose qu’un patineur puisse réaliser, s’enorgueillit Henk Angenent. J’ai même reçu les félicitations de la reine et du premier ministre par télégramme après ma victoire. »
« Le Graal en patinage »

   


Oser la comparaison avec un titre olympique devant un patineur néerlandais vaudra à l’impétrant une réponse claire et à la médaille d’or une relégation au rang de vulgaire breloque. « Il n’existe pas de course plus importante, coupe Jorrit Bergsma, champion olympique du 10 000 mètres en 2014 et médaillé d’argent à Pyeongchang. Dans tous les pays, l’or olympique est le Graal en patinage. Chez nous, c’est une victoire à Leeuwarden. »
Plus qu’une épreuve sportive, la « course des onze villes » est un pan du patrimoine national néerlandais. Chaque habitant de la province de Frise a son anecdote du Tour, mêlant aux paysages bucoliques du nord du pays les vapeurs enivrantes du Beerenburg, un spiritueux local plébiscité par des spectateurs frigorifiés en quête de quelque source de chaleur. Les exploits des aïeuls sur les canaux se sont fait mythes au fil des générations. Ceux qui ont connu la magie d’une participation à l’Elfstedentocht reviennent sur des sensations vieilles de plusieurs décennies avec une troublante acuité.
« Le départ est mystérieux, dans le noir, très tôt le matin, raconte Wiebe Wieling, venu à bout de l’Everest du patinage en 1986 et 1997. La course n’est ensuite qu’une transe. Chaque geste est un mouvement plus proche de la ligne d’arrivée. De retour à Leeuwarden, la fatigue prend le pas sur l’euphorie. Ce n’est que le lendemain que vous vous sentez merveilleusement bien. »
De ses deux participations à l’Elfstedentocht, le président de l’association royale conserve deux « Croix des onze villes ». Une récompense décernée à chaque participant ralliant l’arrivée avant minuit, soit 18 heures et 30 minutes après le coup d’envoi. Le 30 avril 2013, la médaille figurait en bonne place sur le plastron du roi Willem-Alexander, lors de son intronisation. Inscrit à la course sous le pseudonyme de W.A. van Buren, ce passionné de patinage a triomphé des 200 kilomètres de glace en 1986, à 19 ans.
Au cœur de l’imposante mosaïque qui recouvre une partie du dernier pont avant Leeuwarden, le futur monarque, visage poupon, est immortalisé dans son gros manteau aux couleurs d’un célèbre cigarettier, au milieu de 7 000 anonymes. De l’autre côté de l’édifice, la face sud reste vierge de tout carreau de céramique. L’enduit gris sable attend ses champions depuis vingt ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Derrière la Norvège de Klaebo, triple champion olympique, Manificat et Jouve décrochent le bronze. La récompense du choix des entraîneurs, qui avaient sacrifié le jeune Lucas Chanavat.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

JO 2018 : la stratégie gagnante du ski de fond français, en bronze sur le sprint par équipes

Derrière la Norvège de Klaebo, triple champion olympique, Manificat et Jouve décrochent le bronze. La récompense du choix des entraîneurs, qui avaient sacrifié le jeune Lucas Chanavat.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 18h03
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


« Ca fait 48 heures que je ne dors pas. » Cyril Burdet n’a pas trop fêté la médaille de bronze du relais français dans un des rares débits de boisson de Pyeongchang, il a juste fait le choix le plus difficile de sa carrière d’entraîneur : écarter l’un de ses sprinteurs, Lucas Chanavat, pour la compétition de sprint par équipes au profit de Maurice Manificat, tête de pont du ski de fond français.
Manificat a récompensé le choix des entraîneurs Cyril Burdet et François Faivre - directeur de l’équipe de France de ski de fond - en décrochant mercredi 21 février, avec le jeune Richard Jouve, la médaille de bronze de la compétition, la deuxième de ces Jeux olympiques pour le fond français et pour Manificat lui-même.
Manificat, désormais triple médaillé olympique à 30 ans, avait déjà obtenu il y a quarante-huit heures la médaille de bronze dans le relais du 4 × 10 km. Il a aussi terminé 5e du skiathlon et 4e du 15 km libre, à quatre secondes du podium. Richard Jouve, 23 ans, dispute ses premiers JO.

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C’est la première fois dans l’histoire que le fond français décroche deux médailles lors d’une même édition des Jeux. Depuis la création des JO d’hiver jusqu’à ceux de Turin en 2006, il était resté bredouille. Il a depuis obtenu quatre médailles, dont trois dans des épreuves collectives.
Troisième or pour Klaebo
Ce sprint par équipes, disputé en style libre, le préféré des Français, a été survolé par les Norvégiens Martin Sundby et Johannes Klaebo. Chacun des deux skieurs effectuaient alternativement trois relais sur une boucle de 1,4 km. Klaebo a fait la différence dans la principale difficulté du parcours dès son deuxième relais. Dominateur toute la saison de Coupe du monde de ski de fond à seulement 21 ans, Klaebo s’impose comme le souverain de ces Jeux : il remporte sa troisième médaille après le relais 4 × 10 km et le sprint individuel. Il sera l’un des favoris du 50 km en style classique samedi 24 février.

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Comme souvent dans les sprints par équipe, la grande finale a été une course d’usure. Dans le dernier relais, le finisseur Richard Jouve, mis sur orbite par Manificat, devait devancer l’« Athlète olympique de Russie » Alexander Bolshunov ou le Suédois Calle Halfvarsson, tandis que Klaebo filait vers le titre. C’est finalement le Suédois qui faisait les frais de la force du sprinteur de Briançon.
Ce résultat valide la stratégie des entraîneurs français, qui avaient préféré aligner au départ un coureur de longue distance, Manificat, à un pur sprinteur, Jouve. La plupart des grandes nations en avaient d’ailleurs fait de même.
Décision en bord de mer
Jusqu’à l’avant-veille, le sprinteur Lucas Chanavat tenait pourtant la corde pour accompagner Jouve. Révélation de la saison, avec plusieurs podiums en Coupe du monde, le petit dernier de la « team poney », comme se surnomment les sprinteurs français aux grosses cuisses, y jouait d’ailleurs sa plus grande chance de médaille olympique.
Et puis… « On s’est rendu compte qu’avec le profil de la piste et l’état physique de Lucas, c’était un peu compliqué, explique François Faivre. Ce profil-là (avec une dernière bosse décisive, ndlr), ce n’est peut-être pas sa meilleure carte. Maurice nous avait montré tellement de belles choses qu’on savait qu’il était en forme. Peut-etre qu’avec Lucas ca faisait aussi la médaille, on ne saura jamais. » 
Lundi, au lendemain de la médaille du relais, l’équipe de France de ski de fond est allée prendre l’air en bord de mer, à Gangneung. Autour d’un café, chacun des athlètes a donné son avis sur la situation et son état de forme. Puis les entraîneurs ont tranché et ont annoncé la décision le lendemain matin. Entre les lignes, Cyril Burdet explique que tout le monde, au sein du collectif soudé des sprinteurs français, n’a pas compris qu’un spécialiste de la distance soit privilégié. Mais assure que Lucas Chanavat, « forcément effondré », a soutenu ses camarades jusqu’aux derniers instants avant le départ.
« Je voudrais vraiment, vraiment lui tirer mon chapeau. Je pense que les gars l’ont fait pour lui. Il fait partie de ce résultat, assure Cyril Burdet. C’est une journée extremement difficile au niveau affectif pour lui. »
« Le faire pour les sprinteurs »
Loin des micros, Lucas Chanavat était donc paradoxalement la vedette du jour, l’homme qui n’était pas là. « Quand on voit la liste de départ, il n’y avait pas d’autre choix à faire !, s’exclamait Maurice Manificat en référence aux choix stratégiques identiques des adversaires de Français. Je n’avais pas le droit à l’erreur. Je n’avais pas envie de me tromper mais en même temps, je savais que c’était ce qu’il fallait faire. J’avais dit que je me sentais bien, que je sortais du relais en ayant évacué tout stress. Il fallait rester soudés et le leitmotiv c’était de le faire pour ces sprinteurs, qui le méritent, qui nous font rêver en Coupe du monde. »
La médaille, sa troisième aux Jeux olympiques, finira toutefois dans le foyer de Maurice Manificat et non de Lucas Chanavat, 23 ans. Ce début de deuxième semaine olympique aura donné à l’équipe de France de ski matière à réfléchir à la question du collectif dans les sports individuels.

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Lundi, avec la mise hors-Jeux du géantiste Mathieu Faivre pour avoir dit qu’il « courait pour sa pomme », en réponse à une question sur le « tir groupé » des Français au pied du podium de géant. Mardi, avec l’intervention en sa faveur de Martin Fourcade, tout juste sacré dans un relais mixte de biathlon qui lui aussi, récompensait « toute une équipe » mais dans les faits ne sacrait que quatre athlètes. Mercredi enfin, avec la médaille des sprinteurs français échouant dans l’escarcelle d’un spécialiste de la distance, s’entraînant dans un groupe séparé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Björgen a établi un nouveau record dans l’histoire des JO d’hiver en décrochant la 14e médaille olympique de sa carrière. Elle dépasse son compatriote biathlète Ole Einar Björndalen.
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JO 2018 : la Norvégienne Marit Björgen bat le record de médailles aux Jeux d’hiver

Björgen a établi un nouveau record dans l’histoire des JO d’hiver en décrochant la 14e médaille olympique de sa carrière. Elle dépasse son compatriote biathlète Ole Einar Björndalen.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 12h00
   





                        



   


Marit Björgen a établi un nouveau record de médailles dans l’histoire des JO d’hiver en décrochant avec la Norvège le bronze du sprint par équipes de ski de fond, la 14e médaille olympique de sa carrière, mercredi, à Pyeongchang. Björgen, 37 ans, dépasse ainsi son compatriote biathlète Ole Einar Björndalen, avec qui elle partageait ce statut avec 13 podiums.
Le sprint par équipes a été remporté par les Etats-Unis, devant la Suède et la Norvège. Björgen, qui faisait équipe avec Maiken Caspersen Falla - les deux sportives se relayant à tour de rôle après des tours de 1,25 km pour un total de 7,5 km - n’a pas réussi à placer son équipière seule en tête à l’amorce de la dernière boucle. Les trois équipes dominatrices se sont livré une bataille qui s’est uniquement jouée dans la dernière ligne droite, au sprint.
Cela n’empêche donc pas la Norvégienne Björgen d’entrer dans l’histoire des sports d’hiver, elle qui était arrivée en Corée du Sud avec 10 médailles. A Pyeonchang, elle a rajouté un titre en relais, une médaille d’argent au skiathlon, et deux médailles de bronze au 10 km libre et donc sur le sprint par équipes.
Le palmarès olympique de Björgen se décompose désormais comme suit : 7 médailles d’or, 4 médailles d’argent et 3 de bronze.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’équipe du sprint messieurs a pris la troisième place de la course, derrière l’intouchable duo norvégien et les athlètes de Russie, remportant ainsi la 14e médaille pour la France.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le granit des pierres utilisées aux Jeux de Pyeongchang provient d’une île abandonnée.
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JO 2018 : Au large de l’Ecosse, la source du curling

Le granit des pierres utilisées aux Jeux de Pyeongchang provient d’une île abandonnée.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 12h20
    |

            Adrien Pécout (Ailsa Craig et Mauchline (Ecosse), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Abord du vieux bateau de pêche, première question du capitaine : « Vous voulez un gilet de sauvetage ? » Réponse de fier-à-bras : non merci. Une heure et bien des remous plus tard, on accepterait n’importe quel ersatz de pastille contre le mal de mer, foi de passager blêmissant sur une banquette en bois, le dos collé à l’extérieur de la cabine. Il fait froid, il fait gros temps, il faut faire confiance au Glorious, cet esquif flanqué de gros pneus.
Voilà le brouillard qui se dissipe, et l’île déserte d’Ailsa Craig qui se précise, sur la côte ouest de l’Ecosse : un grand caillou conique aux nuances de vert. Des oiseaux viennent saluer : un fou de Bassan qui vole à côté du bateau, puis un autre… Les phoques, d’un naturel plus timide, restent à distance. Mais aucun être humain pour vivre sur ce rocher de 99 hectares jadis volcanique, situé à seize kilomètres du port de Girvan, petite commune bordée d’éoliennes et de champs.
Bienvenue au paradis des ornithologues… et des joueurs de curling. Pour eux, pas de compétitions majeures qui tiennent sans ces pierres extraites de l’île d’Ailsa Craig. Les épreuves des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang (Corée du Sud), dont les finales se dérouleront samedi 24 et dimanche 25 février, en seront une nouvelle fois la preuve.
« Mère Nature »
Ces jours-là, mieux vaudra se trouver ailleurs que sur l’île pour suivre l’événement. Ailleurs que sur cette réserve naturelle où un panneau triangulaire met en garde contre les éboulements. Ailleurs que dans une de ces maisons à l’abandon, voisines du phare inhabité (inauguration en 1886, automatisation en 1990, pose de panneaux solaires en 2001) : fenêtres défoncées, poste de télévision éventré, livres empoussiérés. Quelques rails rouillés, vestiges de l’exploitation de la carrière, balisent encore Paddy’s Milestone (« la borne de Paddy »), le surnom de ce bout de terre sur le chemin de la traversée entre l’Irlande du Nord et l’Ecosse.

La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Après avoir exclu les fêtards sortis en Ecosse, le sélectionneur Jacques Brunel a annoncé le XV de départ qui affrontera l’Italie vendredi, pour la troisième journée du tournoi.
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Tournoi des six nations : cinq changements contre l’Italie, Mathieu Bastareaud titulaire

Après avoir exclu les fêtards sortis en Ecosse, le sélectionneur Jacques Brunel a annoncé le XV de départ qui affrontera l’Italie vendredi, pour la troisième journée du tournoi.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 11h07
   





                        



   


Le sélectionneur du XV de France de rugby, Jacques Brunel, a procédé, mercredi 21 février, à cinq changements dans l’équipe de départ pour affronter l’Italie vendredi à Marseille dans le Tournoi des six nations, dont la titularisation au centre de Mathieu Bastareaud. Après deux défaites contre l’Irlande et l’Ecosse, l’équipe nationale court derrière une première victoire.
Quatre de ces changements, par rapport à la défaite en Ecosse le 11 février (26-32), concernent la ligne de trois-quarts, où seul Geoffrey Doumayrou conserve sa place. Il sera donc épaulé au centre par Bastareaud, suspendu pour les deux premières rencontres, alors que le triangle arrière sera composé d’Hugo Bonneval et des ailiers Benjamin Fall et Rémy Grosso.
En deuxième ligne, Paul Gabrillagues remplace Arthur Iturria, blessé au nez à la suite de la troisième mi-temps mouvementée qui a suivi la défaite en Ecosse, dans la nuit du 11 au 12 février.

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Huit exclus
Avant d’affronter l’Italie, le sélectionneur Jacques Brunel a décidé d’exclure du groupe, pour une durée d’un match, huit joueurs du XV de France ayant trop arrosé cette soirée-là. Cinq de ces six joueurs avaient été entendus par la police lundi, comme témoins potentiels après un signalement d’agression sexuelle : Anthony Belleau, Jonathan Danty, Félix Lambey, Louis Picamoles et Rémi Lamerat.
Trois autres joueurs, qui n’ont pourtant pas fait l’objet d’un interrogatoire, figurent également parmi les fêtards exclus avant le match contre l’Italie : Arthur Iturria, donc, mais aussi Teddy Thomas (auteur de deux essais contre l’Ecosse, et d’un autre contre l’Irlande) et Sekou Macalou.
Pour aucun de tous ces joueurs, jeunes pour la plupart, la « fédé » ne développe un motif précis. « Par ce comportement inapproprié, ils n’ont pas respecté leur statut de joueur international et les devoirs qui en découlent », élude simplement le communiqué fédéral.

La composition
Le XV de départ : H. Bonneval - Fall, Bastareaud, Doumayrou, Grosso - (o) Beauxis, (m) Machenaud - Y. Camara, Tauleigne, Lauret - Vahaamahina, Gabrillagues - Slimani, Guirado (cap), Poirot.
Remplaçants : Pélissié, Priso, Gomes Sa, R. Taofifenua, Galletier, Couilloud, Trinh-Duc, Fickou.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Auteurs d’un triplé à Sotchi, les Français ne sont pas parvenus à rééditer leur exploit aux Jeux olympiques de Pyeongchang.
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JO d’hiver 2018 : quatre ans après leur triplé de Sotchi, la désillusion des Bleus du skicross

Auteurs d’un triplé à Sotchi, les Français ne sont pas parvenus à rééditer leur exploit aux Jeux olympiques de Pyeongchang.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 12h00
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Quatre ans après la journée en or, la « journée noire ». Le skicross français est tombé de haut, mercredi 21 février, en ne parvenant pas, non seulement à rééditer son exploit de Sotchi, mais à hisser l’un des siens en finale. « C’était pas notre jour. Mais c’est le skicross, parfois, ça marche, parfois pas », a commenté, déçu, le champion olympique sortant Jean-Frédéric Chapuis. Comme pour appuyer ses propos, la compétition a été remportée par le Canadien Brady Leman, finaliste malheureux de Sotchi, quatrième derrière un triplé français inédit.
Dans cette discipline qu’il compare à un « Mario Kart sur des skis » (mais sans les bananes) et où les skieurs dévalent creux et bosses en tentant d’arriver le premier au bas de la piste, le tenant du titre a dû rendre les armes dès les quarts de finale. « Tout allait bien, j’avais de bons départs. Mais en me disputant la première place avec le Canadien, ça a permis au Russe de revenir à l’aspiration et de me doubler. J’ai essayé de le redoubler, un coup à droite, un coup à gauche, mais ça ne l’a pas fait. »
Seul Bleu parvenu en demi-finales, le médaillé d’argent de Sotchi, Arnaud Bovolenta, a terminé « pas très loin du podium », mais à la sixième place. « L’issue [de la course] est moins joyeuse qu’il y a quatre ans. C’est dommage parce que j’étais rapide encore aujourd’hui. Et d’ajouter qu’il « n’imaginait pas qu’il n’y ait pas de Français sur le podium. On a habitué le staff, les coaches à mieux. »
La richesse du vivier français, un problème ?
Avec neuf skieurs parmi les meilleurs mondiaux, l’équipe de France avait un choix de roi à l’orée des Jeux olympiques. Mais Chapuis prévenait à l’automne des risques d’un tel vivier. La France n’ayant que quatre places en skicross, les skieurs devaient résoudre l’équation ardue de trouver leur pic de forme au jour J (pour JO), mais en assurant leur qualification avant. Ce qui a joué des tours à certains, notamment Jonathan Midol, en bronze à Sotchi et pas du voyage en Corée.
« C’était compliqué pour tout le groupe, car on est hyperdenses et qu’il fallait déjà se qualifier, a reconnu Jean-Frédéric Chapuis. Peut-être que ça a mis un peu plus de pression dès le début de saison, car il n’y avait pas forcément ceux qu’on attendait devant. C’est notre force, mais ça coûte de l’énergie aussi de se battre dans une qualification. »
Mais les Français ne cherchent pas d’excuses à leur contre-performance. Ne leur parlez pas du parcours dangereux (plusieurs concurrents ont été évacués après de grosses chutes, dont le Français Terence Tchiknavorian), qui avait poussé les équipes à demander à ce que l’on rabote les bosses pour éviter les accidents. « On dit ce qu’on veut sur le parcours, relève François Place, mais aujourd’hui il y a un champion olympique. Il a eu le courage, pour rester poli, et lui s’impose. »
« A moins de s’appeler Superman… »
Quant à mettre ça sur le compte de la pression sur les épaules des Français, après le triplé de Sotchi, Chapuis – qui refaisait le match avec l’encadrement français après les épreuves – ne le pense pas. « C’est sûr qu’il y avait plus d’attentes, après je l’ai bien géré, ce n’est pas ça qui m’a fait louper ma course. C’est une journée sans, j’ai l’impression d’avoir fait le maximum, et aujourd’hui, c’est passé à côté. »
Mais de regretter le rendez-vous manqué, quatre ans après ce fabuleux triplé.
« Pour une discipline comme la nôtre, qui n’est pas aussi populaire que le ski alpin par exemple, c’est une course qu’il ne faut pas louper. Si on avait réussi cette course, ça nous aurait aidés à faire parler de notre sport, à le mettre plus en valeur. »
Malheureux à Sotchi, le Canadien Leman a surpris les Français et les Suisses, il remporte son premier titre olympique. « Il le mérite », souffle Bovolenta. Et Chapuis de conclure : « C’est sûr que j’aimerais tout gagner, mais à moins de s’appeler Superman, c’est compliqué de le faire. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Championne olympique avec le relais mixte, Marie Dorin, toujours en manque de confiance, a retrouvé la forme pour ses derniers JO. Et su gérer la séparation d’avec sa fille, dont la présence l’a parfois accaparée.
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JO 2018 : chez Marie Dorin, la biathlète a repris le dessus

Championne olympique avec le relais mixte, Marie Dorin, toujours en manque de confiance, a retrouvé la forme pour ses derniers JO. Et su gérer la séparation d’avec sa fille, dont la présence l’a parfois accaparée.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h28
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


« De l’orrrrrr, de l’orrrrr ! » Elle hurle en roulant les R à la Edith Piaf, comme si elle l’avait cherchée tout sa vie, cette médaille d’or olympique. Marie Dorin, la plus euphorique parmi les quatre champions olympiques du relais mixte de biathlon, secoue par les épaules sa copine Anaïs Bescond, câline son ami Martin Fourcade, laisse le discret Simon Desthieux, comme perché après consommation de psychotropes, dans sa propre galaxie. Mardi 20 février, l’espiègle aînée de l’équipe de France a ouvert le relais mixte par une course parfaite, parachevée une heure plus tard par Martin Fourcade, désormais quintuple champion olympique. Le dénouement improbable à la pire saison de sa carrière. « A un moment, je ne savais même pas si j’allais être sélectionnée pour les Jeux olympiques et je n’étais pas du tout prévue sur le relais mixte. Vous imaginez bien que quand j’ai eu ma place, c’est devenu l’objectif de l’année ! »
En janvier, alors qu’elle était incapable d’avancer à skis, Marie Dorin a été mise au repos. Un surentraînement et l’épuisement de ses réserves physique, après dix ans de carrière, l’avaient vidée : « Je pense qu’à un moment, j’avais mangé toute ma feuille, il n’y avait plus rien. On a pris la décision de se reposer. En fait, je ne fais rien ce moment, je ne m’entraîne vraiment pas beaucoup. Je suis sur un fil. » Elle a coupé trois semaines, a couru deux fois fin janvier, en Italie, pour obtenir in extremis sa qualification, et pris quelques jours de repos en famille, loin de la montagne et de ses problèmes de tir, avant de partir pour les Jeux.
Fourcade : « Une immense et belle leçon »
La petite blonde de 31 ans est arrivée radieuse en Corée du Sud, parlait d’« échanges », de « souvenirs », de « profiter de la joie des médailles des autres », comme si elle s’apprêtait visiter du pays et passer du ski alpin au patinage avec une doudoune du Comité olympique français. Elle ? « J’ai l’impression d’être “pied-tôle” mais qu’il n’y a pas de gaz. J’adorerais me faire plaisir, remonter dans mon estime personnelle. Mais je ne parle pas de médaille, vrament pas. » Quarante-huit plus tard, elle finissait quatrième du sprint, à sept secondes du podium.
« Si tu joues au foot et que Zidane vient te voir en me disant qu’il compte sur toi, ça va te faire quelque chose. »
Comme si rien ne pouvait se faire sans lui dans le biathlon français, Martin Fourcade a eu sa part dans la résurrection de Marie Dorin. Leurs deux familles, voisines de 100 mètres dans les hauts de Villard-de-Lans (Isère), petite station du Vercors, partent en vacances ensemble. «  Il joue un vrai rôle parce qu’il croit en elle, réellement, et il le dit, explique l’ancien biathlète Loïs Habert, mari et ex-entraîneur de la championne olympique. Marie le sent, l’entend et se sent en confiance. Si tu joues au foot et que Zidane vient te voir en me disant qu’il compte sur toi, ça va te faire quelque chose. »
Mardi soir, médaille d’or autour du cou, Fourcade lui rendait hommage : « Lorsqu’on a gagné et été en haut de l’affiche pendant cinq ans comme elle, il faut avoir une grande classe et une grosse humilité pour accepter les tôles et les déceptions, pour ne pas se faire détruire et ne pas tout envoyer bâcher. C’est une immense et belle leçon. »
Un jour, un psychologue du sport se penchera sur le cas de Marie Dorin. On gage qu’il n’y comprendra rien. Comment cette sportive aussi émotive, altruiste et affichant un tel manque de confiance en soi a pu, en dix ans de carrière, se constituer le plus beau palmarès du biathlon féminin français ? Cette médaille d’or olympique s’ajoute à l’argent (relais femmes) et au bronze (sprint) de Vancouver en 2010 mais aussi quatre titres de championne du monde en individuel et...11 médailles mondiales en relais.

   


A l’aise dans la pénombre
L’ombre portée de Martin Fourcade ne lui a laissé que peu de lumière, hormis dix jours bénis de mars 2016 où, dans le temple du ski nordique à Oslo-Holmenkollen, elle monte sur le podium de chacune des six courses disputées. La pénombre médiatique lui convenait. A la première occasion où l’encadrement de l’équipe de France l’a incitée à se poser en patronne du groupe féminin et annoncer ses ambitions, au printemps 2016, « elle s’est vautrée lamentablement et ça a été hyper dur pour elle », rappelle Loïs Habert.
« Lorsqu’elle gagne une course, elle dit que c’est parce que les autres n’ont pas été bonnes »
Elle le répète inlassablement : pour qu’elle brille, il faut que ses rivales fassent des fautes. Comme s’il lui avait échappé que c’était le principe du sport. « Marie, lorsqu’elle gagne une course, elle dit que c’est parce que les autres n’ont pas été bonnes ou qu’elle avait les meilleurs skis, résume Stéphane Bouthiaux, patron des équipes de France. J’espère qu’elle ne pense pas comme elle parle. »

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« C’est clairement une façade, rassure Loïs Habert. Elle préfère prendre cette posture devant les médias pour ne pas passer pour la fille qui a déçu des gens. Ce qu’il faut regarder, c’est ce qu’elle fait quand elle a le dossard. Car quand elle l’a, elle n’est pas spectatrice. »
« Progressivement, je suis devenue plus maman qu’athlète »

   


S’il y a quelque chose à comprendre à la carrière de Marie Dorin, jusqu’à ce dénouement heureux du mardi 20 février 2018, il faut peut-être le chercher dans son foyer de Villard-de-Lans. Elle explique les hauts et bas de son olympiade par sa nouvelle vie de mère, depuis ses JO de Sotchi ratés, ses deux Mondiaux en lévitation ensuite (Kontiolahti 2015, Holmenkollen 2016) jusqu’à sa saison olympique en montagnes russes.
En septembre, elle s’était longuement confiée au Monde sur les implications sportives de la naissance inattendue de sa fille Adèle, il y a trois ans et demi, et les nœuds au cerveau qu’elle s’en faisait :
« A Sotchi (elle était enceinte de moins de trois mois, ndlr) , je dormais 14 heures par jour. Puis j’ai eu une grossesse super, j’ai pu m’entraîner tout du long. C’est après sa naissance que j’ai fait mes deux meilleures saisons, sans aucune pression.
« La suite lui plaît, elle a envie d’y aller »
La première année, j’etais plus athlète que maman. Progressivement, je suis devenue plus maman qu’athlète, et ça marche moins bien. Avant, ça m’aidait quand elle était là (sur des manches de Coupe du monde et les championnats du monde, jusqu’en 2017, ndlr). Maintenant, elle me demande trop d’attention. Je pense à 10.000 choses en même temps. Même quand je tire, je pense à des choses qui n’ont rien à voir.
Les absences sont de plus en plus dures, elle me réclame beaucoup. Depuis trois ans et demi, j’ai de la culpabilité au quotidien, car je ne suis pas là comme le ferait une “bonne mère”. Des gens, sans aucune méchanceté, me demandent : “Pas trop dur d’abandonner votre enfant ?” Dans notre imaginaire, c’est ça. »
Il y a un an, après des championnats du monde ratés, Stéphane Bouthiaux lui a reprochée d’avoir vécu à Hochfilzen (Autriche) à l’écart de l’équipe, avec son mari et sa fille. « Clairement, elle s’est un peu exclue du groupe. On pense sérieusement que c’est une des raisons de ses résultats, même si elle dit que non », disait à l’automne Stéphane Bouthiaux.
« La petite ne pleure pas, ça a beaucoup aidé »
A Pyeongchang, la question ne se posait pas, les familles n’étant pas accréditées. Loïs et Adèle Habert sont restés à Villard-de-Lans, et les conversations sur Skype sont moins douloureuses qu’avant. « La petite le prend super bien, elle ne pleure pas derrière l’écran et ça a beaucoup aidé pour que Marie se sente bien, estime son mari. Il y a aussi le fait qu’elle assimile que ce sont ses derniers Jeux, elle a posé sa date d’arrivée et la suite se construit. La suite lui plaît, elle a envie d’y aller. »
Elle se construira avec son mari et le fondeur Robin Duvillard, à Corrençon, au-dessus de Villard-de-Lans : les trois montent une structure d’hébergement dédiée aux sportifs. L’ouverture est prévue en septembre. Marie Dorin sera chargée de la partie éco-tourisme, elle qui se douche à l’eau de pluie, se déplace en vélo électrique et avale les livres de permaculture même si « Villard-de-Lans, pour faire pousser des trucs, c’est pas l’idéal ». Bientôt, elle arrêtera de « marcher sur (ses) principes » en se déplaçant en avion à l’autre bout du monde pour faire du ski et participer à des Jeux olympiques pour lesquelles on rase des forêts. En mars, Marie Dorin rentre à la maison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Habituellement dominée par les Français, la finale de skicross s’est tenue sans eux. Sur la patinoire, Medvedeva et Zagitova ont distancé tout le monde à coups de records du monde.
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JO 2018 : le skicross français tombe de haut, les patineuses russes vont encore plus haut

Habituellement dominée par les Français, la finale de skicross s’est tenue sans eux. Sur la patinoire, Medvedeva et Zagitova ont distancé tout le monde à coups de records du monde.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 07h44
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 09h28
    |

            Luc Vinogradoff








                        


En attendant les performances des meilleurs représentants du ski de fond français pour le sprint par équipes hommes et femmes (à partir de 9 heures), voici un résumé nocturne des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang : une immense déception pour le skicross français, une médaille italienne conjuguée à une déception américaine et des performances exceptionnelles sur la patinoire et dans les airs.

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Le skicross français tombe de haut

   


Le podium 100 % français de 2014 semblait déjà loin, il l’est encore un peu plus après la journée noire du 21 février. L’épreuve de skicross hommes s’est terminée par une finale sans Français. Jean-Frédéric Chapuis, champion en titre, a été sorti dès les quarts de finale en compagnie de François Place. Terence Tchiknavorian avait lourdement chuté avant, finissant à l’hôpital avec une fracture du tibia. Seul Arnaud Bovolenta, en argent à Sotchi, s’est hissé jusqu’aux demies, mais il n’a pas pu terminer aux deux premières places qualificatives, la faute à un mauvais départ.
« C’est une déception. On était tous venus pour être dans les trois premiers », a reconnu Jean-Frédéric Chapuis. Le parcours, particulièrement technique et avec peu de marge pour les dépassements, n’était pas à l’avantage des Français, adeptes de tracés plus rapides. « Les sauts allaient très loin, c’était difficile de bien se placer et bénéficier de l’aspiration », a reconnu l’ex-champion olympique.
La France est considérée comme le meilleur pays dans cette discipline. Le fait de n’avoir aucun coureur en finale est une immense déception. Des questions se poseront, notamment sur les sélections juste avant les JO, alors que neuf Français étaient parmi les meilleurs mondiaux.
La médaille d’or a été remportée par le Canadien Brady Leman, devant le Suisse Bischofberger en argent et le Russe Ridzik. Leman qui, en 2014, avait terminé quatrième derrière le podium de Français. « C’est une belle revanche pour lui, reconnaît François Place. Il a eu le courage, pour rester poli, aujourd’hui. Et lui s’impose. »
L’Italienne Sofia Goggia en or en descente, Vonn seulement en bronze

   


C’est la spécialiste de la discipline, première en Coupe du monde : ce n’est donc pas une surprise si l’Italienne Sofia Goggia a remporté, mercredi 21 février, la médaille d’or de descente aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang. Son temps de 1 m 39 s 22 l’a placée neuf centièmes à peine devant la Norvégienne Ragnhild Mowinckel et 47 dixièmes devant l’Américaine Lindsey Vonn.
Pour Goggia, 25 ans, c’est non seulement un sacre personnel mais aussi la première fois qu’une skieuse italienne remporte la descente olympique depuis Daniela Ceccarelli en 2002. Ragnhild Mowinckel, partie avec le dossard 19, est la petite surprise du jour, d’autant qu’elle est passée à un souffle de prendre l’or italien. La Norvégienne était déjà en argent lors de l’épreuve de géant.
Lindsey Vonn, considérée comme la meilleure skieuse de tous les temps, visait l’or pour récupérer un titre qui était le sien en 2010, et qu’elle n’avait pu défendre à Sotchi à cause d’une blessure. Ce sera finalement le bronze, très probablement sa dernière récompense olympique.

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L’outrageuse domination des patineuses russes

   


A l’issue du programme court, la double championne du monde en titre, Evgenia Medvedeva, et sa compatriote Alina Zagitova vont sans doute aboutir à la première médaille d’or de leur pays lors de ces JO, même si elles concourent officiellement sous l’intitulé « athlètes olympiques de Russie ».
D’abord, Medvedeva, 18 ans, a battu son propre record du monde du programme court avec 81,61 points. A peu près dix minutes plus tard, Zagitova, 15 ans, la dépassait avec à 82,92 points, une routine qui flirtait avec le parfait. La troisième patineuse, la Canadienne Kaetlyn Osmond, est près de trois points derrière. La Française Marie-Bérénice Meité est 22e avec 53,76 points.
L’or se jouera entre les deux Russes, « amies avant d’être rivales », selon Alina Zagitova. Medvedeva part avec du retard, mais elle possède le record du monde en libre, et pour le résultat total. Est-ce que ce sera assez pour empêcher Zagitova de devenir la plus jeune championne olympique de l’histoire ?
Pour ses débuts olympiques, le « big air » décolle

   


L’épreuve consiste à faire un saut avec son snowboard, le plus haut possible, et de sortir en l’air les figures les plus complexes possibles. Le big air est peut-être la discipline la plus simple à regarder, et la plus impressionnante. Ça explique pourquoi il y avait foule, bien plus que pour les autres épreuves acrobatiques, dès les qualifications pour les hommes. Et ils n’ont pas été déçus.
Le niveau des boardeurs était tout simplement exceptionnel. Sur les douze qualifiés, onze ont fait des sauts avec une note supérieure à 90 points (sur 100). Habituellement, un run à 90 assure une place parmi les trois premiers en finale.

JO d’hiver 2018 : le programme, les médailles et toute notre couverture
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Goggia, spécialiste de la discipline, a répondu présent, devant la Norvégienne Mowinckel et Vonn, qui n’est pas arrivée à chercher l’or qu’elle avait remporté en 2010.
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JO 2018 : l’Italienne Sofia Goggia en or en descente, Lindsey Vonn seulement en bronze

Goggia, spécialiste de la discipline, a répondu présent, devant la Norvégienne Mowinckel et Vonn, qui n’est pas arrivée à chercher l’or qu’elle avait remporté en 2010.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 05h07
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 05h27
    |

            Clément Guillou et 
Luc Vinogradoff








                        



   


C’est la spécialiste de la discipline, première en Coupe du monde, ce n’est donc pas une surprise si l’Italienne Sofia Goggia a remporté, mercredi 21 février, la médaille d’or de descente aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang. Son temps de 1 m 39 s 22 l’a placé à 9 centièmes à peine devant la Norvégienne Ragnhild Mowinckel et 47 dixièmes devant l’Américaine Lindsey Vonn.
Pour Goggia, 25 ans, c’est non seulement un sacre personnel mais aussi la première fois qu’une skieuse italienne remporte la descente olympique depuis Daniela Ceccarelli en 2002. Ragnhild Mowinckel, partie avec le dossard 19, est la petite surprise du jour, d’autant qu’elle est passée à un souffle de prendre l’or italien. La Norvégienne était déjà en argent lors de l’épreuve de géant.

La descente pour Sofia Goggia ! L'Italienne devance Mowinckel et Lindsey Vonn qui manque une nouvelle fois le titre… https://t.co/uTdq7rD0JI— francetvsport (@France tv sport)


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Lindsey Vonn, considérée comme la meilleure skieuse de tous les temps, visait l’or pour récupérer un titre qui était le sien en 2010, et qu’elle n’avait pu défendre à Sotchi à cause d’une blessure. Ce sera finalement le bronze, très probablement sa dernière récompense olympique. L’Américaine sera inscrite pour le combiné, vendredi, mais ce n’est pas sa spécialité. C’est davantage celle de sa compatriote Mikaela Shiffrin, qui tentera de gonfler le bilan jusqu’ici anémique du ski américain (son or en géant et le bronze de Vonn).
« On a beaucoup de respect l’une pour l’autre »
La déception de Lindsey Vonn se faisait sentir après la course. En pleurs lors des interviews accordés en priorité aux télévisions américaines, elle a confirmé que ce serait ses derniers JO et qu’elle n’avait « aucun regret ». A 33 ans, Vonn devient la skieuse la plus âgée à remporter une médaille olympique. L’Autrichienne Michaela Dorfmeister avait fait le doublé descente-super-G en 2006, juste avant ses 33 ans.

Très émue après la descente, Lindsey Vonn a eu une pensée pour son grand-père récemment décédé !
— francetvsport (@France tv sport)


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Vonn et Goggia se côtoient et s’apprécient depuis un moment sur le circuit de la Coupe du monde. Elles sont devenues proches notamment en raison de graves blessures subies récemment. Lors d’une conférence de presse avant les JO, Vonn disait à propos de Goggia :
« On a toutes les deux été blessées souvent. On a beaucoup de respect l’une pour l’autre. On aime être sur le podium ensemble, on se pousse l’une l’autre. Elle est folle comme moi, c’est pour ça que je la comprends. Elle se donne toujours à 110 %. C’est une super personne, elle travaille beaucoup. »
Partager le podium avec l’Italienne sera le lot de consolation de l’Américaine. Les Françaises, que l’on retrouvera pour certaines sur le combiné, n’ont pas fini dans le top 10 : Tiffany Gauthier est 13e à 1 s 82, Jennifer Piot 16e à 1 s 95, Romane Miradoli 18e à 2 s 42 et Laura Gauché 22e à 3 s 07.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le podium tricolore de 2014 est devenu un podium sans tricolore. Le champion olympique en titre, Jean-Frédéric Chapuis, n’est allé qu’en quarts de finale.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La délégation française a remporté une cinquième médaille d’or, lors du relais mixte en biathlon. En skicross, Jean-Frédéric Chapuis espère conserver la nuit prochaine son titre acquis en 2014.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : juge et partie, mixité et carnaval

La délégation française a remporté une cinquième médaille d’or, lors du relais mixte en biathlon. En skicross, Jean-Frédéric Chapuis espère conserver la nuit prochaine son titre acquis en 2014.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 20h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


C’était aujourd’hui
Marie Dorin-Habert, Anaïs Bescond et Simon Desthieux. Ces trois-là ont décroché le premier titre olympique de leur carrière. On prend la précaution de les nommer d’emblée, car vous risquez d’entendre beaucoup parler du quatrième larron du relais français, qui a donc remporté la cinquième médaille d’or de la délégation tricolore.

quand c'est phelps c'est formidable quand c'est du biathlon t'as quelques gneugneu— philousports (@Philou)


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« C’est ce que je disais aux filles dans l’aire d’arrivée, aujourd’hui, ce n’est pas que Martin qui gagne, c’est la victoire de toute l’équipe », a lancé Julien Robert, l’entraîneur de l’équipe féminine. Si Martin Fourcade a réussi un sans-faute impressionnant, ses coéquipiers ont, en effet, assuré, notamment Marie Dorin-Habert, auteure d’un dix sur dix au tir, et Simon Desthieux, qui n’a pioché qu’une fois.
Fourcade est, désormais, quintuple champion olympique, ce qui en fait le Français le plus médaillé de l’histoire. Pour ne rien gâcher, il est également le sportif le plus titré de ces Jeux.
Proche de la perfection et pourtant battu. Le couple de danseurs sur glace, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, a réalisé un programme libre de toute beauté (sanctionné d’un record du monde) mais s’est tout de même incliné pour 0,79 point face aux expérimentés Canadiens Scott Moir et Tessa Virtue.

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                JO d’hiver 2018 : cruel argent pour le couple  Gabriella Papadakis-Guillaume Cizeron en patinage artistique



Gênés par un problème de fermeture éclair à la robe de Papadakis lors du programme court, les patineurs français, doubles champions du monde, laissent leurs camarades d’entraînement remporter un deuxième titre olympique, après celui de 2010 obtenu à domicile à Vancouver. A 22 et 23 ans, le couple tricolore a tout de même tout l’avenir olympique devant lui.

Marie Martinod assure sa qualification pour la finale dès son premier run ! #halfpipe #pyeongchang2018  

— francetvsport (@France tv sport)


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La délégation canadienne a continué à faire des misères, relatives, aux athlètes français à Pyeongchang. Au parc Phoenix, lors de la finale de ski half-pipe, Marie Martinod a été devancée par la représentante du pays à la feuille d’érable, Cassie Sharpe. Mais cette quatrième médaille d’argent a (presque) le goût de la victoire lorsque l’on s’arrête sur le parcours mouvementé de la Française de 33 ans, souvent blessée depuis sa deuxième place décrochée à Sotchi il y a déjà quatre ans.
C’est au programme
A partir de 2 heures, la Française Maé Bérénice Meité débutera sa compétition individuelle en patinage artistique lors du programme court. Elle tentera de bien se placer mais n’a aucune chance de podium, elle qui s’est classée 10e des derniers JO en 2014. Les favorites seront russe (Medvedeva), canadiennes (Osmond et Daleman), américaine (Chen) et italienne (Kostner).
A partir de 3 heures, les quatre descendeuses françaises (Gauthier, Piot, Gauche et Miradoli) n’ont guère plus de chance de briller. Devant, la course devrait se jouer entre l’Italienne Goggia, les Américaines Vonn et Shiffrin, l’Autrichienne Hütter, les Suisses Gut et Gisin, ainsi que la descendeuse du Liechtenstein, Weirather.

   


En skicross, discipline de ski acrobatique, les représentants français ont de grandes ambitions, à l’image du triplé retentissant qu’ils avaient réalisé à Sotchi. Le champion olympique en titre, Jean-Frédéric Chapuis (2e de la Coupe du monde), et Terence Tchiknavorian (5e de la Coupe du monde) seront à la lutte à partir de 3 h 30 pour une médaille, notamment avec les Suisses Fiva et Bischofberger. Si finale il y a, elle aura lieu à 6 h 35.
Au centre de hockey, les quarts de finale masculins opposeront à partir de 4 h 10 et jusqu’au début de l’après-midi, la République tchèque aux Etats-Unis, la Russie à la Norvège, le Canada à la Finlande et la Suède à l’Allemagne. A 8 h 40, les hockeyeuses finlandaises et russes s’affrontent pour une médaille de bronze.
C’est dit
« Avec un juge hier qui ne s’est pas comporté correctement en mettant les Français à la huitième place. C’est extravagant, mais c’est pas la raison du non-succès, elle est due à une erreur de notre part et… il faudra peut-être que nous trouvions un partenaire qui soit une marque de fermeture éclair pour être à la hauteur de nos athlètes. »
Le scandale est un compagnon de route assez habituel des épreuves de patinage artistique, toujours livré à la subjectivité de la notation. Cette fois-ci, la défaite des Français Papadakis et Cizeron a provoqué un tout petit début de polémique. Mais même le pourtant très décrié président de la Fédération française des sports de glace, Didier Gailhaguet, n’a pas jugé bon de protester outre mesure.
L’objet de la discorde était la présence dans le jury de Leanna Caron, présidente de Skate Canada, la Fédération canadienne. Cette dernière a été celle qui a le plus mal noté les Français et parmi celle qui a le mieux noté les Canadiens. Sur France TV, la commentatrice Annick Dumont, ancienne épouse du président de la Fédération française, a, elle, trouvé cette situation « inadmissible ».

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                La glace brisée



Qu’en pensent les principaux intéressés ? Pas grand-chose. Interrogé par Europe 1, Guillaume Cizeron n’a pas cillé : « Il faut bien que les juges viennent de quelque part, il y a des Français parfois. »
On se rappelle qu’en 2002, à Salt Lake City, le titre des Français Gwendal Peizerat et Marina Anissina avait été terni par une sombre histoire. La juge Marie-Reine Le Gougne avait déclaré officieusement avoir subi des pressions de la part de Gailhaguet, déjà en place, pour favoriser un couple de patineurs russes en l’échange d’un soutien aux danseurs sur glace français. Puis, par une déclaration écrite, elle s’était rétractée.
C’est vu

The South Korea's 
female speed skaters celebrate after winning a gold medal in the 3000 meter short track relay.
— hyuunne (@who are you( ੭•͈ω•͈))


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La joie est soudaine et inattendue pour les unes (Coréennes, Italiennes et Néerlandaises). La déception est terrible pour les autres (Chinoises et Canadiennes). Le 3 000 m relais en short-track a sacré sur tapis vert les patineuses sud-coréennes alors que les championnes en titre n’avaient terminé que troisièmes sur la glace. Les relais du Canada et de la Chine ont été disqualifiés, bénéficiant également à l’Italie, en argent, et aux Pays-Bas, en bronze, qui n’avaient même pas pris part à la course mais avaient remporté la finale B.
C’est chic Corée

   


Les Sud-Coréens ne gagneront certainement pas de médaille au curling, mais la compétition suscite l’intérêt des spectateurs locaux. Ce photographe amateur et fantasque est tout absorbé par le succès de ses compatriotes face à l’équipe suisse.

   


Au centre de hockey voisin, ces supporteurs slovènes font sensation. Ils sont déguisés en Kurent, personnage phare du carnaval de Ptuj, ville située à l’est du pays. Kurent est un démon qui chasse le froid et apporte la fertilité aux jeunes filles qui lui accrochent des mouchoirs au costume. Il faudra surveiller le taux de natalité coréen pour voir si la légende s’exporte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Martin Fourcade a pris la défense du skieur Mathieu Faivre, sanctionné par le staff de l’équipe de France pour avoir tenu des propos peu amènes sur le résultat d’ensemble des Bleus.
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JO 2018 : Mathieu Faivre a exprimé « des émotions humaines », défend Martin Fourcade

Martin Fourcade a pris la défense du skieur Mathieu Faivre, sanctionné par le staff de l’équipe de France pour avoir tenu des propos peu amènes sur le résultat d’ensemble des Bleus.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 18h58
   





                        



   


Le skieur de l’équipe de France Mathieu Faivre, rentré des JO 2018 prématurément à Paris pour raison disciplinaire, a exprimé « des émotions humaines, celles de sportifs individuels qui vivent 200 jours de l’année avec leurs copains », a estimé, mardi soir, Martin Fourcade, quintuple champion olympique.
« Ce soir, j’ai une grosse pensée pour Mathieu Faivre. Je trouve que, ce qu’il a exprimé, ce sont des émotions humaines, qui sont celles de sportifs individuels qui vivent 200 jours de l’année avec leurs copains », a expliqué Martin Fourcade, en conférence de presse après avoir remporté l’or en relais mixte, son cinquième sacre aux JO, le record absolu pour un sportif français.
« Je suis là pour ma pomme »
« La joie que l’on peut avoir pour nos collègues n’enlève pas la déception énorme que l’on a pour nous, parce que l’on se prépare », a ajouté le porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2018.
Mathieu Faivre, 7e dimanche du slalom géant des JO 2018 à Pyeongchang, a été sanctionné, lundi, par le staff après des propos tenus en zone mixte sur le résultat d’ensemble des Bleus. « Si vous saviez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… Je suis là pour ma pomme, pour faire ma course », avait-il expliqué.
« Simon [Desthieux, assis à ses côtés en conférence de presse], il est tous les jours avec moi à l’entraînement, il fait des sacrifices. Et quand c’est moi qui rentre à l’hôtel avec une victoire, il est content pour moi parce qu’il y a une super entente, mais je comprends qu’il soit déçu. J’ai le même sentiment quand j’arrive à l’hôtel », a ajouté le Pyrénéen.
« Il n’y a que le relais qui nous permet de ne pas vivre ça, de partager tous ensemble ses émotions collectives, cette aventure qui est belle, parfois difficile, et qui, ce soir, nous comble de bonheur, athlètes comme staff », a conclu le sextuple tenant de la Coupe du monde de biathlon.
Les Français Marie Dorin, Anaïs Bescond, Simon Desthieux et Martin Fourcade sont allés décrocher en relais mixte en biathlon la 5e médaille d’or de la France en Corée du Sud (un record pour des Jeux d’hiver), et la 13e depuis l’ouverture des Jeux.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Il a fallu le meilleur biathlon du meilleur biathlète pour offrir la médaille d’or du relais mixte à l’équipe de France, enfin adroite à la carabine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/02/2018
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JO 2018 : la perfection contagieuse de Martin Fourcade

Il a fallu le meilleur biathlon du meilleur biathlète pour offrir la médaille d’or du relais mixte à l’équipe de France, enfin adroite à la carabine.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 06h40
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


« Il est pas mal, le fonds de commerce, il est pas mal ! » On ne sait pas si Fabien Saguez, le patron du ski français, parlait du biathlon ou de Martin Fourcade, lorsqu’il s’est jeté en prononçant ces mots dans les bras des entraîneurs de tir de l’équipe de France, Franck Badiou et Jean-Paul Giachino. Fourcade venait de blanchir sa dernière cible au tir debout et la France, dès lors, de s’assurer la médaille d’or du relais mixte olympique, mardi 20 février à Pyeongchang.
On ne sait pas de qui parlait Fabien Saguez, parce que le biathlon est devenu le fonds de commerce du ski français et que Martin Fourcade est le fonds de commerce du biathlon français. Le quadruple champion olympique a assumé son statut et livré sa course la plus aboutie depuis son arrivée en Corée du Sud pour concrétiser le travail de Marie Dorin, Anaïs Bescond et Simon Desthieux : et une qui font cinq médailles d’or. Ils sont encore six devant lui sur les tablettes mondiales, mais au panthéon de l’olympisme français, il ne partage plus.

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« Ils m’ont placé dans une situation idéale »
Le pauvre Allemand Arnd Peiffer, pour qui Martin Fourcade a eu un mot en conférence de presse, avait à ses trousses le Catalan des grands jours, celui « qui saute dans tous les sens », comme le dit Julien Robert, entraîneur de l’équipe féminine. Les bosses semblaient s’aplanir sur son passage et l’image fut terrible lorsque, dans la première pente suivant son tir couché, Fourcade reprenait et dépassait Peiffer, pris dans un courant d’air fatal. Il finira quatrième, à distance des Norvégiens et doublé pour le bronze par l’Italie à l’issue d’un sprint houleux et contesté, en vain.

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Le champion olympique du sprint, neuf jours plus tôt, avait dû remplacer au pied levé Simon Schempp, malade. Une situation inconfortable qui a maintenu l’espoir du clan français alors qu’à la mi-course, après les impeccables Vanessa Hinz et Laura Dahlmeier, les Bleus comptaient 50 secondes de retard sur la meilleure nation de ces JO. Lorsque Fourcade est lancé par Simon Desthieux, il est encore à 32 secondes, en compagnie de l’Italie et la Norvège. Peiffer doit puiser dans deux balles de pioche pour blanchir sa cible et, après un sans-faute, le Français ressort presque dans ses skis.
« Comme sur la mass start, je me rends compte que je vais vite, se remémore Martin Fourcade. Mettre Peiffer dans la difficulté était la meilleure chance de le faire sauter sur le pas de tir. Ils m’ont placé dans cette situation idéale où on était quatre pour une place… Et, bizarrement, c’est le mieux placé qui passe à la trappe. C’est la magie du biathlon. »
Un dernier trou comblé au palmarès
Il y a quelque chose de magique, aussi, dans la façon dont le collectif français s’est sublimé au contact de son talisman. Marie Dorin, l’amie de la famille Fourcade à Villard-de-Lans, celle qui a vécu une riche carrière dans son ombre et qui, en méforme il y a un mois, pensait devoir renoncer à une sortie en apothéose ; Anaïs Bescond, la seule autre médaillée individuelle (bronze, en poursuite) du biathlon français à Pyeongchang, en difficulté physique depuis ; Simon Desthieux, « la boule au ventre et les jambes qui se durcissent » avant le départ, perdu derrière sa carabine depuis son arrivée en Corée du Sud.
Dorin et Desthieux, tous deux rapides à skis, ont tiré à 10 sur 10. Bescond a sauvé ce qui pouvait encore l’être en utilisant à bon escient ses trois balles de réserve au tir debout, s’évitant un tour de pénalité qui aurait été fatal à l’équipe.
« On n’a pas tenté de surjouer. On ne va pas passer dans les compiles de biathlon “Best shoot ever” sur YouTube, s’amuse Fourcade. On a été simples, on a été nous-mêmes, on a fait le biathlon qu’on maîtrise. »
Le quintuple champion olympique a franchi la ligne dans une relative décontraction, qui tranchait avec l’euphorie des trois autres néochampions olympiques et d’un encadrement « aux yeux tout mouillés » (Julien Robert). Il a pris le trio dans ses bras comme l’aurait fait un père de famille, avec un sourire tranquille. Cette médaille en relais comble le seul trou qui restait à son palmarès.
« On sait qu’il finira le boulot »
Sa présence aurait pu avoir un effet inhibant ; elle a tranquillisé les trois autres relayeurs, dont chacun avait de bonnes raisons de se poser des questions sur son état de forme.
« Martin leur parle du relais depuis le printemps dernier. C’est revenu dans sa bouche régulièrement à tous les stages, raconte Stéphane Bouthiaux, le patron des équipes de France. Je ne sais pas si c’est ça, mais aujourd’hui ils ont tous retrouvé leur niveau derrière la carabine. Comme par hasard, c’est sur le relais. »
« On sait qu’il est là, qu’il finira le boulot, parce qu’il est tellement fort dans ces derniers tirs, c’est le seul à faire cinq sur cinq, confirme Simon Desthieux. Il oublie totalement l’enjeu de la course. C’est incroyable qu’il domine à ce point ses pensées. (…) Pour moi, le but, c’est de lui donner le relais au contact ou à peine derrière. C’est là qu’il est le meilleur, avec un tout petit écart à combler. Bon, aujourd’hui, il y avait plus qu’un petit écart, mais il a été suffisamment magique pour faire comprendre à Peiffer qu’il était là. »
Mardi soir, à Pyeongchang, la France émargeait au cinquième rang au tableau des médailles des Jeux olympiques, devant les Etats-Unis. Un tiers d’entre elles venaient du biathlon, un fonds de commerce dont la valeur est indexée sur celle de Martin Fourcade.



                            


                        

                        


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JO d’hiver 2018 : il entraîne Papadakis et Cizeron… et leurs rivaux

L’entraîneur Romain Haguenauer est à la fois celui des Français médaillés d’argent à Pyeongchang et de leurs vainqueurs, Tessa Virtue et Scott Moir.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 17h03
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Lorsque les notes du programme libre de Madison Hubbell et Zacharie Donohue sont tombées, mardi 20 février, à l’épreuve de danse des Jeux olympiques de Pyeongchang, Romain Haguenauer était à leur côté. Sur le Kiss and Cry, banc où patineurs et entraîneurs attendent — scrutés par l’œil des caméras — le verdict des juges, l’entraîneur français s’est efforcé de calmer les sanglots de la jeune Américaine. Troisièmes à ce moment-là, et alors que les deux couples favoris devaient encore s’élancer, les jeunes patineurs savaient qu’ils avaient manqué le podium.
Quelques minutes plus tard, après le passage de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, le coach français, costume seyant et sourire confiant, était aussi à leur côté. Et avec eux, il s’est réjoui de leur note : avec 205,28 points, ses protégés avaient battu le record de danse sur glace. Un record qui tiendra la dizaine de minutes nécessaire au passage de Tessa Virtue et Scott Moir. Si l’entraîneur ne s’est pas assis à côté des désormais doubles champions olympiques, laissant la place à Marie-France Dubreuil et à Patrice Lauzon, il aurait pu y prétendre.

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A 41 ans, Romain Haguenauer préside — avec ses deux partenaires canadiens qu’il a rejoints à Montréal — aux destinées de trois des quatre premiers de l’épreuve de danse sur glace aux Jeux olympiques. Une situation qui lui a fait dire son « sentiment mitigé » au sortir des programmes libres, « parce qu’à la fois content pour Tessa et Scott, déçu pour Gabriella et Guillaume et aussi content qu’ils aient tout donné. »
Choix de suivre « leur » coach à Montréal
Arrivé il y a quatre ans dans la cité québécoise, « par choix strictement personnel », l’entraîneur lyonnais pensait laisser en France ses élèves. Y compris les plus brillants, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, qu’il a pris sous son aile alors que le couple clermontois était respectivement âgé de 13 et 14 ans. D’abord pendant les vacances scolaires, puis à temps plein à Lyon. « J’ai fait ce choix de partir au Canada pour travailler, et il n’était pas question pour moi de les prendre, relate-t-il. Quand je leur ai annoncé les raisons pour lesquelles je partais, ils m’ont dit immédiatement “on est déjà venus depuis Clermont-Ferrand pour toi, on a vraiment confiance en toi, on souhaite continuer à travailler, donc on déménage avec toi au Canada”. »
Une décision que le couple est loin de regretter. Un an plus tard, ils jaillissaient sur la scène mondiale, devenant champions du monde et d’Europe « par surprise », raconte Cizeron. « C’est le moment où on a tout lâché pour nous dédier à notre carrière », explique Papadakis. Et leur coach voit comme « un déclic » pour eux de faire ce choix de partir. « Ça les a fait mûrir, ça les a professionnalisés et ça les a engagés à fond dans leur discipline avec les résultats qui ont suivi. »

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Après avoir conservé leurs titres en 2016, Papadakis et Cizeron ont vu les choses évoluer avec notamment l’annonce du retour de retraite de Tessa Virtue et Scott Moir, champions olympiques à Vancouver (2010) et en argent à Sotchi (2014). Le couple canadien devient leurs camarades d’entraînement, en rejoignant également la structure mise en place par Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon, à Montréal. « Ça nous a un peu déstabilisés, et ils nous sont passés devant », reconnaissait Guillaume Cizeron en janvier.
Retraite annoncée de Virtue et de Moir
« Marie-France, Patrice et moi travaillons avec les trois couples, raconte Romain Haguenauer. Ce sont tous nos élèves. Ils sont camarades d’entraînement et quand ils se retrouvent en compétition, ils sont compétiteurs. » Comme ses ouailles, le coach précise que cette situation est assez banale dans le patinage artistique. Ainsi, le double champion olympique chez les hommes (2014 et 2018), le Japonais Yuzuru Hanyu, s’entraîne au quotidien avec l’Espagnol Javier Fernandez, double champion du monde et 3e à Pyeongchang. Pourtant, les Canadiens avaient connu pareille situation avant Sotchi ; et avaient mal vécu d’être dépossédés de l’or par leurs camarades d’entraînement, estimant parfois que leur entraîneur de l’époque, Marina Zoueva, « n’était pas dans [leur] camp ».
Outre « leur » entraîneur, les Français disposent au Québec de toute une équipe. « Au quotidien, c’est une journée quasiment complète de travail, confie Haguenauer, avant de préciser : Ils viennent à la patinoire à 8 heures, ils s’échauffent avec leur préparateur physique. Ensuite ils viennent sur la glace et je les ai pendant quatre ou cinq heures avec un break. Puis ils ont de la préparation physique tous les deux jours, ou des cours de danse ou de théâtre. »
Avant les Jeux olympiques, Gabriella Papadakis confiait que le couple était habitué à fréquenter le duo canadien, « plus les compétitions approchent, plus nous essayons de nous entraîner chacun de notre côté, plus pour se concentrer qu’en raison d’une rivalité ». Mais au sortir de leur programme libre, la médaille d’argent en poche, la jeune femme esquivait la question de la retraite annoncée de leurs vainqueurs du jour. « Oui, ils vont nous manquer », disait-elle dans un sourire et d’un air entendu. A compter des championnats du monde de 2018, en mars, ils devraient avoir leur coach rien que pour eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Résidence secondaire des suiveurs des JO, les bus sud-coréens sont des lieux d’étonnement permanent.
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JO 2018 : le plus étonnant à Pyeongchang, ce ne sont pas les épreuves, mais les bus

Résidence secondaire des suiveurs des JO, les bus sud-coréens sont des lieux d’étonnement permanent.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 14h39
    |

            Clément Guillou








                        


Je vous écris du bus. Car oui, il faut qu’on parle des bus coréens.

   


A Pyeongchang, l’équation est simple : pas de bus, pas de médias. Pas de bus, pas de spectateurs. Pas de bus, pas d’athlètes. Pas de bus, pas de JO. Et pas de JO, pas de bus. Parce que ce serait vraiment absurde de mettre autant de bus dans cette partie rurale de la Corée du Sud s’il n’y avait pas les JO.

C’est peut-être dans ces engins que l’on passe le plus de temps depuis le début des Jeux olympiques – chose assez classique aux JO d’hiver. On a fini par en apprivoiser les numéros de ligne, le rythme de rotation, les parkings et les meilleures places. Il y en a 3 984 et ceux résservés aux médias sont toujours à l’heure. Seuls de rares embouteillages monstres – cérémonie d’ouverture, visite du président sud-coréen – les empêchent d’effectuer leur noble tâche.
Mais ce n’est pas tant la ponctualité extraordinaire de ce système de bus qui frappe ici, ni le fait que certains tournent toute la nuit. Ce qui frappe, c’est l’intérieur.

   


D’abord parce qu’on y croise des Kazakhs, des Norvégiens (beaucoup), des Sud-Coréens, des Japonais, des Suisses francophones qui parlent mal allemand et des Suisses allemandes qui parlent mal français, et des journalistes olympiques de Russie.
Si le sens des Jeux est l’universalité et le mélange des cultures, alors le sens des Jeux est dans les bus. C’est un paradoxe des JO : l’événement sportif auquel participent le plus grand nombre de pays est celui durant lequel le mélange de nationalités se fait le moins, la faute au chauvinisme exacerbé qui semble bien, lui, partagé par tous – mais c’est un autre sujet. Heureusement donc que les bus sont là pour que l’on se côtoie même si, pour être honnête, les véritables rencontres sont rares.
Ensuite, il y a la déco. Lumières fluo au plafond, style psychédélique et protège-dossiers illustrés compensent des fauteuils cuir aux motifs étonnamment sobres.

   



   



   


Il aurait été dommage que l’endroit manque de papier toilette, heureusement, c’est prévu : il pendouille parfois des casiers à bagages.

Wisch & weg! Wem der Sound zu laut, die Lichter zu grell, zu bunt, und/oder Fahrt und Kurvenlage zu rasant sind, fü… https://t.co/kgz9jWKyhy— JensWeinreich (@Jens Weinreich)


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Passés les premiers sourires, on s’habitue à se déplacer dans une carabine de karaoké montées sur quatre roues, mais on ne serait pas surpris qu’un jour, le chauffeur fasse tourner un micro pour entonner Angels, de Robbie Williams, en diffusant un clip ringard sur le grand écran.

Car oui, évidemment, il y a des écrans. Et ils sont toujours allumés, sachant que le chauffeur contrôle évidemment la télécommande : chaîne et volume. Ainsi sera-t-il vain de tenter de travailler ou de poursuivre sa nuit lorsque l’idole sud-coréenne Yun Sung-bin dévale la tête la première la piste de skeleton, les commentateurs locaux faisant passer Patrick Montel pour un modèle de sobriété. Tout aussi vain d’espérer voir un jour des images de biathlon, de ski alpin ou de combiné nordique.
Il peut arriver que l’un des 1 855 chauffeurs embauchés par l’organisation se contrefoutent de ces JO et diffuse une émission de télévision, si possible avec le son, ce qui permet d’entrer dans le cerveau des producteurs des chaînes locales – et ça fait un peu peur. Le soir, les lumières s’éteignent et le son est éteint : il est permis de faire un somme.

Les bus de #PyeongChang2018 , c'est surtout l'occasion de se faire plaisir devant de la bonne télé. Il manque quand… https://t.co/kk7rykFQus— JeuneGuillou (@Clément Guillou)


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Les bus étant mieux chauffés que le comté de Pyeongchang, il faut généralement enlever trois couches lorsqu’on y monte et les remettre avant de descendre, sans oublier de saluer les chauffeurs, modèles de politesse. L’occasion de vérifier que rares sont les journalistes qui arrivent à prononcer « bonjour » et « merci » en coréen, deux expressions à la phonétique complexe (« annyeonghaseyo » et « gomabseubnida »).
Evidemment, on n’a jamais vu quiconque refuser de descendre. Ici, c’est Pyeongchang, pas Knysna.

   





                            


                        

                        

