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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25 % prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.
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Les journaux devront apporter une contribution financière pour sauver Presstalis

Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25 % prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 18h13
   





                        



   


Lors d’une réunion mardi 20 février, l’assemblée du Conseil supérieur des messageries de presse (CSMP), qui réunit des représentants des éditeurs et des acteurs de la distribution, ont accepté une série de mesures exceptionnelles pour contribuer au sauvetage de Presstalis. Méconnu du grand public, ce groupe est le premier distributeur de la presse au numéro en France, et achemine 4 000 titres jusqu’à 25 000 points de vente.
« Compte tenu du poids de cette messagerie dans le système collectif de distribution de la presse, de l’interdépendance des acteurs et de la fragilité de la plupart d’entre eux, sa disparition pourrait avoir des conséquences incalculables », a estimé le CSMP dans un communiqué mercredi 21 février.
Augmentation du prélèvement, des préavis de départ et des délais de paiement…
Les journaux se sont engagés à :
verser un prélèvement supplémentaire de 2,25 % sur leurs ventes, qui « s’appliquera du début de l’exercice 2018 jusqu’au 30 juin 2022 » ;patienter six mois de plus que le préavis initialement prévu s’ils souhaitent quitter Presstalis pour rejoindre son concurrent, les Messageries lyonnaises de presse (MLP). Ce moratoire vise à éviter des départs en série qui risqueraient d’entraver le redressement de Presstalis ;accepter d’allonger de deux semaines le délai de règlement des sommes dues par les messageries aux éditeurs de presse, sauf pour ceux de « taille modeste », déjà économiquement fragiles.
Comme le souligne la Correspondance de la presse, ces mesures doivent encore être validées par l’Autorité de régulation de la distribution de la presse (ARDP), qui devrait se prononcer avant une audience au tribunal de commerce de Paris le 5 mars.
Presstalis sauvé de la faillite en 2012
Sauvé in extremis de la faillite à la fin de 2012 par ses actionnaires (les éditeurs de presse) et l’Etat, et malgré une énième restructuration lancée en 2013, le groupe est de nouveau au bord du gouffre sur fond de baisse des ventes en kiosque.
Un plan de redressement, qui pourrait inclure la suppression du quart des effectifs du groupe, est en discussion depuis plusieurs mois entre Presstalis, les éditeurs et l’Etat, et a été chiffré à 190 millions d’euros par la PDG du distributeur, Michèle Benbunan.
Françoise Nyssen, la ministre de la culture, a par ailleurs choisi de recevoir les éditeurs de presse le 13 février afin d’évoquer son intention de lancer très prochainement une réforme « très profonde » des règles du jeu de la distribution de la presse en France. Le sujet est sensible, car il s’agit de toucher à la loi Bichet, qui, depuis la Libération, garantit le pluralisme en permettant la diffusion, par les kiosques ou autres marchands de presse, de tous les journaux sur le territoire.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Depuis le 13 février le groupe n’a plus personne à sa tête. Sa patronne, Marie-Christine Saragosse, avait vu son mandat annulé pour ne pas avoir déclaré à temps son patrimoine.
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Le CSA nommera d’ici au 21 avril un nouveau PDG à la tête de France Médias Monde

Depuis le 13 février le groupe n’a plus personne à sa tête. Sa patronne, Marie-Christine Saragosse, avait vu son mandat annulé pour ne pas avoir déclaré à temps son patrimoine.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 17h02
   





                        



   


Le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devrait nommer d’ici au 21 avril un nouveau président-directeur général pour le groupe France Médias Monde, qui regroupe France 24 et Radio France international. Le groupe de média n’a, depuis quelque semaines, plus de PDG.
La patronne du groupe, Marie-Christine Saragosse, avait annoncé le 13 février que son mandat avait été annulé parce qu’elle n’avait pas déclaré à temps son patrimoine, comme le demandait la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle expliquait ainsi au Monde :

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« C’est difficile à croire mais je ne suis plus présidente de France Médias Monde : mon mandat a été annulé parce que je n’ai pas fait ma déclaration de patrimoine et d’intérêt dans les délais, auprès de la Haute Autorité [pour la transparence] de la vie publique [HATVP]. Mais on ne me l’a pas demandée comme lors de mes mandats précédents. Les dispositions ont changé et je ne le savais pas… On ne m’a jamais contactée. »
Déclaration « considérée comme nulle »
Concrètement, les dirigeants d’entreprises publiques, comme le groupe France Médias Monde, sont soumis à la loi du 11 octobre 2013 sur la transparence de la vie publique. Elle exige une déclaration de leurs biens et intérêts, à remplir en ligne dans les deux mois suivant leur entrée en fonction. Mme Saragosse avait été reconduite par le Conseil supérieur de l’audiovisuel le 5 octobre 2017. Le délai courait donc jusqu’au 5 décembre. Or, selon la loi de 2013, si la déclaration est hors délai, la nomination « est considérée comme nulle ». C’est ce qui était arrivé à Mme Saragosse.
Les candidatures, pour le poste de direction, seront reçues au siège du Conseil jusqu’au 23 mars, et les auditions auront lieu au cours de la semaine du 16 au 20 avril, précise le CSA dans un communiqué. La liste des candidats et leurs projets pour le groupe public seront rendus publics, a ajouté le régulateur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Parallèlement aux partenariats noués entre start-up et grands groupes, de plus en plus d’incubateurs accompagnent les médias émergents.
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Les médias émergents rejoignent le train de l’incubation

Parallèlement aux partenariats noués entre start-up et grands groupes, de plus en plus d’incubateurs accompagnent les médias émergents.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 14h41
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Mettre en place un modèle économique et définir une ligne éditoriale pour créer un nouveau média est un casse-tête. Notamment pour des projets de niche, qui reposent sur des thématiques affinitaires. Pour soutenir leur lancement, de plus en plus d’incubateurs se spécialisent dans l’accompagnement de ces médias émergents.
Difficiles à rentabiliser, souvent gratuites, ces pépinières à start-up médiatiques bénéficient du Fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse, mis en place par le ministère de la culture en août 2016. Si la Rue de Valois ne communique aucun chiffre, une demi-douzaine d’incubateurs ont déjà vu le jour.
Leur principale caractéristique : organiser des rencontres entre acteurs venus d’horizons divers. « Pour qu’une rédaction puisse fonctionner, elle a besoin de graphistes, de développeurs, de communicants et d’analystes de données », explique Eric Scherer, directeur de l’innovation et de la prospective chez France Télévisions. Il a notamment participé à une journée de formation pour des porteurs de projets dans le cadre du programme NMcube.
Basé à Nantes, l’incubateur est le fruit d’une collaboration entre les collectivités locales, deux réseaux d’entreprises des Pays de la Loire et de Bretagne, Ouest Médialab et Creative Factory, et deux établissements d’enseignement supérieur nantais, Audencia SciencesCom et Polytech-université de Nantes.
Parmi les sept médias retenus lors de la sélection des projets pour NMcube, le webmagazine Weelz ! se cantonne à l’actualité du vélo urbain et Foot Amateur choisit, comme son nom l’indique, de traiter les ligues de football amateur. « Alors que Facebook compose son propre média pour chaque utilisateur, il reste des communautés qui n’ont pas de média qui les représente », explique Cécilia Gabizon, ex-rédactrice en chef de Madame Figaro.fr et cofondatrice de Media Maker, un incubateur dont la chaire Média de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Le premier groupe de télévision payante français mise sur la croissance du continent africain pour y renforcer ses activités. Il s’est également lancé en Birmanie début février avec un partenaire local.
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Canal+ cherche son salut à l’international et mise sur l’Afrique francophone

Le premier groupe de télévision payante français mise sur la croissance du continent africain pour y renforcer ses activités. Il s’est également lancé en Birmanie début février avec un partenaire local.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 17h49
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Pour Canal+, qui souffre et continue de perdre des abonnés en France (près de 800 000 en 2016-2017, malgré une refonte de son offre), le salut émanera peut-être de l’étranger. C’est de là, en tout cas, qu’arrive la concurrence : en quelques années, des géants se sont constitués, à l’image de l’américain ­Netflix, qui affiche 110 millions d’abonnés payants dans le monde et vient d’accueillir au sein de son conseil d’administration l’ancien numéro deux de Canal+, Rodolphe Belmer, débarqué en 2015 par Vincent Bolloré, actionnaire principal de la maison mère Vivendi…

Certes, a expliqué lundi 19 février, lors d’un point presse, son remplaçant, le directeur général Maxime Saada, « on a mené des initiatives en France pour développer notre parc d’abonnés, mais le gros de la croissance vient des activités à l’international, qui jouent un rôle absolument critique pour le groupe ». Il s’agit d’une « compétition mondiale », a-t-il poursuivi, et la clef se trouve dans « la masse critique d’abonnés pour pouvoir investir dans les contenus et les amortir. Face à des acteurs comme Netflix, il est important pour nous d’accélérer ».
Pour faire face à ces menaces, le premier groupe audiovisuel français cherche donc à renforcer ses positions hors des frontières nationales, en particulier en Afrique francophone, où le groupe Bolloré, avec ses 28 000 employés, est présent dans 46 pays du continent. « La croissance internationale est devenue un objectif stra­tégique pour notre groupe », a déclaré Jacques du Puy, président de Canal+ International.
Présent en Afrique depuis 1991, Canal+ a commencé seulement en 2011 à ne plus considérer ce continent comme un marché d’exportation où l’on écoulait tranquillement les productions françaises, a rappelé David Mignot, directeur général Afrique de Canal+ International.
Le modèle « Nollywood »
Le groupe s’est adapté sur le principe « KISS » (Keep it simple and smart,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna, qui préconise notamment une extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques.
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Culture : vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna, qui préconise notamment une extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h04
    |

            Sandrine Blanchard








                        


Emmanuel Macron ne quitte plus Françoise Nyssen. Surtout lorsqu’une personnalité connue de la société civile est associée à l’une de ses promesses culturelles de campagne. Mardi 13 février, le président de la République organisait, à l’Elysée, la signature de la convention sur le futur « loto du patrimoine » en présence de sa ministre de la culture et de l’animateur Stéphane Bern.
Mardi 20 février, à la médiathèque des Mureaux (Yvelines), le chef de l’Etat a accompagné la locataire de la rue de Valois pour la remise officielle du rapport sur les bibliothèques, rédigé par leur ami commun, l’académicien Erik Orsenna, avec le concours de Noël Corbin, inspecteur général des affaires culturelles. L’occasion de présenter les premières mesures en faveur d’un « plan bibliothèques ».
Désigné par Françoise Nyssen « ambassadeur de la lecture » en juin 2017, l’écrivain a mené pendant trois mois un « tour de France » des lieux de lecture publique. Cette mission bénévole se voulait un préalable à la mise en œuvre de l’engagement présidentiel d’étendre les horaires des bibliothèques en soirée et le week-end afin de renforcer « la culture de proximité » et de lutter contre « la ségrégation culturelle », thème cher à la ministre de la culture.
« Maison de service public culturel »
La lecture publique, c’est d’abord des chiffres impressionnants : 16 500 lieux (7 700 bibliothèques, 8 800 points d’accès aux livres), 38 000 agents et 82 000 bénévoles, 1,7 milliard de dépenses pour les collectivités territoriales, 6,5 millions de mètres carrés soit « l’équivalent de cent musées du Louvre ». 
En 2016, 40 % des Français de 15 ans et plus se sont rendus dans une bibliothèque et seuls 12 % y empruntent des livres. Si le rapport prône une ouverture plus large, en adéquation avec les rythmes de vie, il formule aussi une série de propositions pour les transformer en véritable « maison de service public culturel ». Car de leur « voyage au cœur de la France des bibliothèques », Erik Orsenna et Noël Corbin ont acquis une conviction : « Les bibliothèques d’aujourd’hui ne sont plus celles que vous croyez ! » 
Extension des horaires d’ouverture 
« Il faut changer de rythme et d’échelle, ouvrir mieux et plus », recommande le rapport. Actuellement, en semaine, l’immense majorité des bibliothèques ferment entre 12 et 14 heures et tôt le soir ce qui pénalise les actifs, les scolaires et les étudiants. Et seules 130 établissements sont ouverts régulièrement le dimanche. Pour rattraper le retard, il est proposé qu’« un objectif ambitieux soit fixé ». S’appuyant sur les comparaisons internationales, le document retient comme « référentiel » une ouverture moyenne de 45 heures hebdomadaires pour les villes de plus de 20 000 habitants et de 50 heures pour celles de plus de 100 000 habitants. « A tout le moins, au moins une bibliothèque devrait être ouverte le dimanche dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants. » 

   


Si le « tour de France » d’Erik Orsenna a concerné les bibliothèques municipales, le rôle des bibliothèques universitaires (BU) n’est pas oublié : « L’Etat ne peut pas demander aux collectivités locales de faire un effort sans être irréprochable pour ce qui relève de sa responsabilité. » Or, « moins de quinze BU sont ouvertes le dimanche pour 2,5 millions d’étudiants », indique le rapport. Et la situation est particulièrement « critique » à Paris. Il est donc proposé d’ouvrir deux BU le dimanche dans la capitale dès 2018 et d’envisager « des espaces de coworking dans des locaux publics habituellement fermés le dimanche ».
Aide financière aux collectivités
« Pour faire plus, les élus locaux ont besoin de l’aide de l’Etat », insiste le document. L’augmentation de 8 millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques – votée dans la loi de finances 2018 – pour les cinq années à venir, devrait permettre de soutenir « 200 projets d’extension d’horaires », calcule le rapport. Si l’impulsion est réelle, elle est loin d’être suffisante pour financer l’ensemble des coûts (salaires et fonctionnement) induits par une plus large amplitude horaire. Soulignant que les contrats aidés sont « un chaînon indispensable entre les professionnels et les bénévoles », les auteurs du document plaident pour que ces emplois soient maintenus au sein des bibliothèques et suggèrent aussi de faire davantage appel à des étudiants. En outre, ils proposent d’encourager, dans les petites villes, « la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil » entre les bibliothèques et les agences postales.
Des missions élargies 
De plus en plus de bibliothèques ne sont plus seulement des lieux où l’on emprunte des livres mais des lieux de vie et d’échanges. Considérant qu’elles sont « des outils inestimables pour lutter contre les fractures de notre société », le rapport préconise de renforcer leur rôle dans l’accès aux pratiques culturelles, la lutte contre l’exclusion numérique, l’aide à l’insertion (en y développant des permanences de Pôle emploi), l’éducation à la lecture (en multipliant les partenariats avec les collèges et lycées). Le ministère de la culture souhaite aussi qu’au moins une bibliothèque par département soit référente pour l’apprentissage du français, notamment à destination des migrants, et qu’au moins trois bibliothèques par département proposent un module de sensibilisation aux « fake news ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.
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La journaliste de LCP qui a porté plainte contre Frédéric Haziza démissionne

Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 06h37
   





                        



   


Astrid de Villaines a choisi de quitter La Chaîne parlementaire (LCP). La journaliste a démissionné de son poste, trois mois après avoir déposé plainte pour agression sexuelle contre son collègue, le présentateur Frédéric Haziza, a annoncé dimanche 18 février La Lettre de l’audiovisuel. 
Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014. Une enquête préliminaire de la police judiciaire a été lancée.
Selon BuzzFeed, la scène faisant l’objet de la plainte s’est produite le 20 novembre 2014, au sein de la rédaction de La Chaîne parlementaire. Frédéric Haziza avait bloqué le passage de la journaliste : « Sa main s’est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l’appuyant fortement. Dans le même temps, M. Haziza m’a pincé la fesse gauche », affirmait la journaliste. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.
Suspendu puis réintégré
Ecarté de la chaîne après cette plainte déposée mi-novembre, le présentateur de « Questions d’info » avait finalement été réintégré à l’antenne au début de janvier. Après avoir diligenté une enquête interne, la direction a suivi les conclusions du rapport rédigé par un expert indépendant, qui jugeait que « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à reprocher » à Frédéric Haziza.

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                LCP suspend le journaliste Frédéric Haziza, visé par une plainte pour agression sexuelle



Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », avait réagi la Société des journalistes. Une motion de défiance a été votée, à l’unanimité moins une abstention.
Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Trois candidats à la présidence de la chaîne, dont l’actuelle présidente, Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Un contexte qui aggrave les tensions entre direction et salariés.

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                Course au « perchoir » sous tension pour LCP



Astrid de Villaines avait été l’une des premières, avec Henda Ayari et Anne Saurat-Dubois, à dénoncer des scènes de harcèlement sexuel, quelques jours après le début du lancement des hashtags #balancetonporc et #metoo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Course au « perchoir » sous tension pour LCP

La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h24
    |

            François Bougon








                        



   


Tensions, pressions et intrigues… le processus de désignation du prochain président de LCP – la chaîne parlementaire dont l’Assemblée nationale est l’unique actionnaire – pourrait donner lieu à une adaptation télévisée à la manière de « Baron noir », la série politique française de Canal+.
Trois candidats, dont l’actuelle présidente Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Face à la sortante, deux autres journalistes ont été retenus par le comité de sélection : Thierry Guerrier, présentateur de télévision, et Bertrand Delais, réalisateur et auteur d’un documentaire sur les coulisses de l’élection d’Emmanuel Macron. Ce second candidat s’est fait remarquer par une série de posts de blog louangeurs sur l’action du président de la République publiés sur le site HuffPost.
Mme Malouines, ancienne chef du service politique de Franceinfo qui se trouve à la tête de LCP depuis 2015, a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance en janvier : « Je suis accusée d’être autoritariste et complice des agresseurs sexuels. Je refuse en fait de céder à la rumeur, aux pressions, au climat général. Je m’en tiens aux faits, au respect de la loi. Je passe sur mon ressenti personnel en tant que femme, qui a toujours lutté contre la phallocratie », a-t-elle déclaré, lundi 12 février, aux parlementaires.
L’affaire Frédéric Haziza
Cette hostilité d’une partie du personnel s’est concentrée sur l’affaire Frédéric Haziza, animateur de l’émission « Questions d’info », accusé d’agression sexuelle par une journaliste, Astrid de Villaines. Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, elle a en effet décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014, ce qui a déclenché une enquête préliminaire de la police judiciaire. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.

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La présidente a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance
De son côté, Mme Malouines a diligenté une enquête interne. Le rapport rédigé par un expert indépendant a jugé que, « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à lui reprocher ». Ce qui a conduit à la décision de réintégrer M. Haziza en janvier, et provoqué une fronde de la rédaction : une motion de défiance a été votée par la Société des journalistes (SDJ), à l’unanimité moins une abstention. Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », a écrit la SDJ.
« Climat délétère »
Cette dernière s’est également étonnée de ne pas retrouver dans l’enquête interne les témoignages « d’autres comportements totalement inappropriés de la part de Frédéric Haziza après 2014 », dénonçant par ailleurs le « climat délétère » et la « souffrance au travail qui règnent au sein de la chaîne ». Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », ont alors suspendu leur collaboration. La direction du Monde a mis en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ». Pour sa part, la présidence de l’Assemblée nationale s’est engagée à mettre en œuvre un audit par un cabinet indépendant, avant la prise de fonctions du nouveau président.

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Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Et, devant les députés, lundi, Marie-Eve Malouines s’est présentée comme la victime d’une campagne injuste : « Eh bien, oui, je me représente quand même, parce que cette campagne qui me cible n’a rien à voir avec la réalité, parce que cette fonction de PDG de la chaîne parlementaire impose précisément de savoir résister aux pressions, d’où qu’elles viennent. »
« On souhaite le calme, que l’apaisement revienne »
Au sein de la rédaction de LCP, certains journalistes redoutent une reconduction de Mme Malouines. « On souhaite le calme, que l’apaisement revienne, mais on ne croit pas que ce soit possible avec elle », explique l’un d’eux. Un autre prévient : « Si elle est élue, beaucoup de gens vont partir, elle aura les mains libres. »
La présidente sortante s’est dite prête à renouer le dialogue : « Nous nous retrouverons parce que nous partageons le même idéal, le même projet qui est de faire rayonner la culture LCP, une éthique, un état d’esprit républicain, citoyen et démocratique. » La nomination sera décidée en mars par le président de l’Assemblée, François de Rugy, pour une prise de fonctions le 8 juin. Outre un climat social dégradé, celui qui sera désigné devra gérer l’éventuelle fusion avec Public Sénat, l’autre chaîne parlementaire. Un autre dossier délicat.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron étant attendus fin mars.
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Françoise Nyssen veut une présidence commune à France Télévisions, Radio France et France Médias Monde

A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron étant attendus fin mars.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h18
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

La ministre de la culture, Françoise Nyssen, propose qu’à l’avenir, France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (France 24, RFI…) aient une présidence commune, ont indiqué au Monde des sources proches du dossier. Ce serait un changement important, car, jusqu’ici, ces trois sociétés d’audiovisuel public ont, chacune, un président. Celui-ci serait remplacé par un directeur général, qui serait sous le contrôle d’un président non exécutif unique. La ministre envisagerait même d’étendre cette direction commune à l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Mme Nyssen a, au cours des dix derniers jours, souhaité revoir les dirigeants des sociétés d’audiovisuel public, afin d’évoquer avec eux l’avenir de leur entreprise et du secteur, avant une prise de parole en conseil des ministres, le 14 février. Dans son propos, Mme Nyssen a d’ailleurs évoqué sa proposition d’une présidence commune. A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron sont attendus fin mars. Mais cette piste a déjà été évoquée au sein de l’exécutif dès la fin de 2017.
Un président commun permettrait un pilotage d’ensemble, alors que le gouvernement demande de plus en plus aux sociétés d’audiovisuel public de collaborer entre elles. En effet, France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA ont, ensemble, lancé en 2016 Franceinfo, une offre d’information mêlant télévision, radio et numérique. Et, depuis octobre 2017, le ministère de la culture a exigé des dirigeants de nouvelles synergies : ceux-ci ont donc en projet une offre d’information locale associant France 3 et France Bleu, une plate-forme numérique culturelle autour de France Culture et France 5, un média Web destiné aux jeunes, qui s’appuiera la radio Mouv et France Télévisions…
« BBC à la française »
Instaurer un dirigeant unique est aussi une réponse à la volonté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Ancien correspondant à Bonn, Moscou et Londres, ancien directeur de la direction du « Monde », polyglotte, il était passionné par les relations internationales. C’est une grande figure du journal qui disparaît.
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La mort de Daniel Vernet, grande figure du « Monde »

Ancien correspondant à Bonn, Moscou et Londres, ancien directeur de la direction du « Monde », polyglotte, il était passionné par les relations internationales. C’est une grande figure du journal qui disparaît.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h57
    |

            Alain Frachon








                        



                                


                            

Cet homme était tout d’un bloc, à la fois complexe et entier. Chez Daniel Vernet, ancien patron de la rédaction du Monde, mort à Paris, jeudi 15 février, d’une défaillance cardiaque, à 73 ans, une manière inébranlablement calme masquait l’essentiel. Insatiable curiosité intellectuelle, boulimie de travail, passion de lire, d’écrire, de voyager, de comprendre, le tout mêlé à l’attention aux siens, au sens de l’amitié et à l’art festif de la table : Daniel Vernet ne faisait rien à moitié. Il a compté dans l’histoire du Monde et de ses journalistes.
Ce jeudi 15 février, cette dernière journée, fut à son image, largement occupée aux « affaires étrangères », son jardin intérieur : une réunion le matin, au club mensuel du Centre de recherches internationales de Sciences Po, « qu’il ne manquait jamais », nous dit son directeur, Alain Dieckhoff ; une conférence en fin de journée à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Vernet n’avait pas « décroché » en prenant sa retraite du Monde, en 2009. Cet Auvergnat continuait à labourer ses terres : l’Allemagne, l’Europe, la Russie, champs de prédilection, mais aussi la Chine et les Etats-Unis.
Avec son épouse, Marie-Thérèse, et quelques autres passionnés, il animait Boulevard extérieur, un site entièrement consacré à l’actualité internationale. Il chroniquait sur Slate, où Jean-Marie Colombani, l’ancien directeur du Monde, l’avait accueilli. Pour un supplément du Monde, un article de revue sur un événement étranger, un débat à conduire à la Maison Heinrich Heine, une émission de radio en allemand ou en italien, on avait à Paris le même réflexe : « Il faut appeler Vernet. »
Zéro paillette
Pour autant, natif de Chamalières (Puy-de-Dôme), ancien du quotidien La Montagne – localier, puis chef d’édition, enfin journaliste politique –, il ne se poussait pas plus du coude qu’il n’était tenté par le parisianisme :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ En ligne ou en kiosque, « Affinity Magazine », « Here » « Rookie » et « Kazoo » s’efforcent de développer la conscience politique des jeunes filles, déconstruisant les stéréotypes sexistes.
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Aux Etats-Unis, des magazines pour émanciper les jeunes lectrices

En ligne ou en kiosque, « Affinity Magazine », « Here » « Rookie » et « Kazoo » s’efforcent de développer la conscience politique des jeunes filles, déconstruisant les stéréotypes sexistes.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h30
    |

                            Clémentine Gallot








                        



                                


                            
Du « Meilleur maquillage couleurs arc-en-ciel » à « Dix slogans cool contre Donald Trump », il n’y a qu’un pas. Lequel est gaillardement franchi par une dizaine de médias progressistes qui prospèrent aux Etats-Unis, mêlant bons tuyaux anti-acné et diatribes politiques.
Ainsi, depuis 2013, Affinity Magazine, diffusé en ligne par et pour des ados épris de justice sociale, est mené tambour battant par une toute jeune rédactrice en chef, Evelyn Atieno, âgée de 16 ans à son lancement. De son côté, le bimensuel Seventeen vient de lancer Here, une plate-forme Web militante à destination de la jeune communauté ­LGBTQ. Blogueuse mode repentie, la précoce Tavi Gevinson (21 ans) pilote, quant à elle, le site Rookie, entre guide de survie au collège et journal intime mélancolique. Les lectrices y partagent rêves, phobies, épisodes honteux et playlists thématiques.
Conscience politique
Un engouement générationnel favorisé par le contexte actuel, selon Elisa Lees ­Munoz, de l’International Women’s ­Media Foundation, qui ajoute : « La conscience politique des jeunes filles n’a pas de prix. Aux Etats-Unis, il existe un mythe sur la place des femmes dans la société, qui dit qu’on peut tout faire. L’actualité récente a démontré que ce n’était pas le cas et que la situation n’est pas la même pour toutes. Il faut donc préparer les filles à combattre notre culture qui dénigre les femmes. » Ces titres ringardisent le paysage médiatique français où l’on pleure encore la disparition du mensuel 20 ans, en 2006 : si quelques publications de niche émergent, comme le magazine dessiné Topo ou la newsletter Les Petites Glo’, Okapi et Phosphore ont l’air bien poussiéreux.
De l’autre côté de l’Atlantique, cette presse jeunesse grand public et politisée réactive également une tradition de magazines féminins engagés, comme Ms ou Sassy, disparu dans les années 1990. La transformation la plus spectaculaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Relâché vendredi, Deniz Yücel, correspondant du quotidien allemand « Die Welt », a quitté le pays après l’intervention de la chancelière allemande, Angela Merkel.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/02/2018
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Turquie : six personnes condamnées à la perpétuité, un journaliste libéré

Relâché vendredi, Deniz Yücel, correspondant du quotidien allemand « Die Welt », a quitté le pays après l’intervention de la chancelière allemande, Angela Merkel.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 22h35
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h03
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Vendredi 16 février, la porte de la prison de Silivri, à 70 kilomètres d’Istanbul, s’est ouverte pour le correspondant du quotidien allemand Die Welt, Deniz Yücel, remis en liberté conditionnelle, mais s’est refermée définitivement sur six Turcs, dont trois journalistes, condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
Accusés d’avoir participé au putsch manqué du 15 juillet 2016 par leurs écrits et leurs déclarations, Ahmet Altan, ancien rédacteur en chef du quotidien Taraf, et les journalistes Mehmet Altan, Nazli Ilicak, ainsi que trois autres personnes, incarcérés depuis 2016, resteront en prison pour le restant de leurs jours, selon le verdict de « perpétuité aggravée » prononcé par le tribunal de Silivri. Les trois autres personnes condamnées sont l’ancien directeur du marketing du quotidien Zaman, Yakup Simsek, l’instructeur de l’académie de police Sükrü Tugrul Özsengül et le graphiste de Zaman Fevzi Yazici.
Plus chanceux que ses collègues, le journaliste turco-allemand Deniz Yücel a recouvré la liberté après l’intervention de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui avait reçu, jeudi, le premier ministre turc, Binali Yildirim, à Berlin. « J’ai souligné pour la énième fois le caractère urgent de ce cas » qui a « terni nos relations et continue à le faire », avait souligné Mme Merkel.
Volonté d’Ankara d’aller à l’apaisement
Le journaliste, âgé de 44 ans, avait été arrêté le 14 février 2017 dans le cadre des purges déclenchées après le coup d’Etat manqué de juillet 2016. Sa détention empoisonnait la relation turco-allemande, sa libération dit la volonté d’apaisement d’Ankara.

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                En Turquie, anatomie d’une purge



Se pliant aux décisions du pouvoir exécutif, le bureau du procureur général d’Istanbul a officialisé, vendredi, la remise en liberté de Deniz Yücel, tout en requérant en même temps entre quatre et dix-huit ans de prison contre lui pour « propagande pour le compte d’une organisation terroriste » et « incitation à la haine ». Le journaliste ne passera pas en procès. Vendredi soir, il s’est envolé à bord d’un avion privé pour l’Allemagne avec son épouse.
En réponse aux médias allemands qui demandaient si la libération avait été monnayée contre des livraisons d’armes, Rainer Breul, porte-parole du ministère des affaires étrangères, a exclu « qu’il y ait eu un quelconque deal ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ L’opérateur, qui est l’un des principaux annonceurs publicitaires à la télévision, est à couteaux tirés avec TF1, qui souhaite lui faire payer l’accès – jusque-là gratuit – à ses chaînes en clair.
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Orange annule ses campagnes de publicité sur TF1

L’opérateur, qui est l’un des principaux annonceurs publicitaires à la télévision, est à couteaux tirés avec TF1, qui souhaite lui faire payer l’accès – jusque-là gratuit – à ses chaînes en clair.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h12
   





                        


Nouveau rebondissement dans le bras de fer entre Orange et TF1 : l’opérateur a annoncé, vendredi 16 février, qu’il renoncerait à des campagnes de publicité sur les chaînes du groupe TF1, alors que les deux groupes sont en conflit sur les contrats de distribution des chaînes du groupe de télévision.
Selon les informations du Figaro, cette annulation ne se verra pas tout de suite à l’antenne : les délais d’annulation d’une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines. « Orange n’a fait que lever des options » incluses dans des contrats de publicité en cours « dans le respect des conditions générales de vente de TF1 », a expliqué un porte-parole à l’AFP.
Le groupe de télévision négocie depuis 2016 avec ses diffuseurs afin d’obtenir une rémunération pour la fourniture de ses chaînes en clair – TF1, TMC, TFX (ex-NT1), TF1 Séries Films (ex-HD1) et LCI – qu’il fournissait jusque-là gratuitement.
SFR et Bouygues ont accepté de signer, Free et Orange résistent toujours
TF1 a signé des accords avec SFR en novembre 2017 et Bouygues Telecom en janvier, quelques jours avant l’échéance du 31 janvier que la chaîne s’était fixée. Le groupe de télévision a en revanche échoué à signer un accord avant cette date butoir avec Orange, mais aussi Iliad, maison mère de Free et le groupe Canal+ (Vivendi).
Pourquoi Orange refuse-t-il de signer ? Selon les informations du Monde, TF1 proposerait le même type d’accord. Mais en étant assises sur le nombre d’abonnés de l’opérateur, les sommes réclamées à l’opérateur historique sont supérieures aux montants déboursés par SFR et Bouygues Telecom. D’autant que chez TF1, on considère que le premier opérateur français, qui dispose d’une trésorerie importante, a les moyens de ses ambitions.

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                Négociations compliquées entre Orange et TF1



TF1 a donc décidé dès le 1er février de suspendre la fourniture à l’opérateur historique de son service de télévision de rattrapage, ou « replay », MYTF1. Il a aussi assigné Orange en justice mardi 6 février, afin que l’opérateur cesse de commercialiser ses chaînes sur les box de ses clients.
La publicité comme moyen de pression
La décision éventuelle de couper le signal des chaînes de TF1 sur les box Orange revient à l’opérateur. Et si ce dernier devait être contraint à le faire, il n’a pas intérêt à payer des publicités dont l’audience serait diminuée.
Le directeur adjoint de TF1, Régis Ravanas, a souligné qu’au moment d’un bras de fer similaire sur les contrats de diffusion avec Altice/SFR l’an dernier, le groupe de Patrick Drahi avait aussi utilisé la publicité comme moyen de pression. D’autant que la chaîne est en position de force : elle a annoncé vendredi 16 février avoir triplé son bénéfice net et augmenté son audience en 2017, malgré la multiplication des chaînes et des supports concurrents.

        Décryptage :
         

          Comment TF1 a multiplié par trois son bénéfice net en 2017






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Les discussions autour de la loi souhaitée par Emmanuel Macron mélangent Brexit, élection de Donald Trump, référendum catalan et élection présidentielle française. Des cas pourtant bien différents.
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« Fake news » en période électorale : le risque de tout mélanger

Les discussions autour de la loi souhaitée par Emmanuel Macron mélangent Brexit, élection de Donald Trump, référendum catalan et élection présidentielle française. Des cas pourtant bien différents.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 17h37
    |

            Adrien Sénécat








                        


Le contenu de la future loi sur les fausses informations annoncée par Emmanuel Macron se précise, mais le débat reste confus. La ministre de la culture, Françoise Nyssen, en a livré les grandes lignes, mardi 13 février, et notamment annoncé qu’elle pourrait être baptisée loi sur « la confiance et la fiabilité de l’information ». Le terme « fake news », qui peut s’avérer trompeur parce qu’il n’est pas clairement défini et recouvre des significations différentes, serait donc écarté.
Toutes les ambiguïtés sont loin d’être levées pour autant. Ainsi, le ministère de la culture a fait valoir trois cas de figures où la circulation des fausses nouvelles aurait été massive et déterminante selon lui : la campagne du Brexit, la dernière présidentielle américaine et le référendum catalan. Mais ces trois cas de figure, auxquels on pourrait ajouter la dernière présidentielle française, sont loin d’être équivalents.
1. Donald Trump, des mensonges en prime time et des soupçons d’ingérence russe
Des fausses informations ont massivement circulé pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, venant majoritairement du camp des républicains. Certaines ont particulièrement marqué les esprits par leur caractère à la fois grossier et massif : c’est par exemple le cas du canular affirmant que le pape soutiendrait Donald Trump, repris au premier degré par des partisans du milliardaire et partagé des centaines de milliers de fois.
Un grand nombre de rumeurs et intox malveillantes ont également entaché l’image de la candidate démocrate Hillary Clinton, en particulier sur ses supposés problèmes de santé voire sa prétendue « démence ».
Au-delà des fausses informations, de nombreux comptes russes ou prorusses ont été actifs sur les réseaux sociaux pendant la campagne. Twitter en a dénombré 1,4 million et Facebook 80 000, ainsi que 3 000 publicités vues par 11,4 millions de personnes, pour un budget d’environ 100 000 dollars (80 000 euros). Moscou nie toute implication directe dans cette propagande, affirmant qu’il n’y a « pas une seule preuve de son ingérence ».
Une chose est certaine : les intox, mensonges et points de vue partisans sur les réseaux sociaux ont largement plombé le niveau du débat démocratique dans cette campagne. D’autant qu’en l’espèce, il est tout autant question des rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux que des mensonges de Donald Trump lui-même.
En revanche, il est beaucoup plus délicat de mesurer le poids réel de la désinformation dans le résultat du scrutin. Aucune étude scientifique n’a permis pour l’heure d’évaluer précisément leur part dans le vote des électeurs. Deux études, parmi d’autres, résument bien la difficulté d’éclairer cette controverse :
D’un côté, trois chercheurs en sciences politiques suggèrent dans des travaux publiés le 9 janvier que les fausses informations n’ont touché qu’une partie limitée de la population américaine pendant la campagne, les médias traditionnels conservant une audience largement supérieure ;De l’autre, une analyse publiée en mars 2017 montre que la désinformation pourrait être l’une des principales explications de l’abstention d’anciens électeurs de Barack Obama en 2012, potentiellement dans des proportions suffisantes pour faire échouer Hillary Clinton dans des Etats décisifs où le scrutin a été particulièrement serré.
2. Le référendum sur le Brexit : un gros mensonge au cœur de la campagne
La campagne victorieuse du camp favorable au Brexit lors du référendum britannique de juin 2016 est entachée de plusieurs mensonges. Le plus spectaculaire concernait les « 350 millions de livres » (environ 400 millions d’euros) que verserait le Royaume-Uni à l’Europe chaque semaine. Ce chiffre était non seulement erroné (la contribution nette du pays était moitié moins élevée), mais il participait surtout d’un raisonnement simpliste : la complexité des négociations actuelles autour du Brexit en témoigne.
Problème : ce mensonge n’a pas été véhiculé par d’obscurs sites Internet ou comptes militants sur les réseaux sociaux. Il était affiché en grand sur les bus de la campagne pluripartite du vote « Leave », favorable à la sortie de l’euro. Plusieurs eurosceptiques l’ont également relayé, comme l’ancien leader de l’UKIP Nigel Farage.
Moscou est là aussi accusée de s’être invitée dans la campagne, une étude de l’université de Californie estimant qu’un réseau de 150 000 comptes russes et pro-Poutine aurait commencé à publier de nombreux messages sur Twitter deux jours avant le scrutin. Leur rôle exact sur le résultat du vote est là aussi discutable : tous n’étaient pas favorables à la sortie de l’Europe et aucune campagne publicitaire comparable à celle identifiée aux Etats-Unis n’a été financée lors de ce scrutin, selon Facebook.
3. Catalogne : des accusations venant de Madrid qui mériteraient d’être étayées
L’Espagne accuse la Russie et le Venezuela d’avoir mené une campagne sur les réseaux sociaux afin de soutenir le référendum organisé par le gouvernement indépendantiste catalan en octobre 2017. Le ministre des affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis, a déclaré détenir des preuves de cette ingérence ; la Russie a là aussi démenti.
Des rumeurs ont également circulé sur les réseaux sociaux avant et surtout après le vote dans les deux camps, témoignant là aussi d’un climat propice à l’émergence de fausses informations partisanes. Mais il est délicat là encore de démêler l’influence réelle de ces fausses informations, quelques mois à peine après le scrutin.
4. La présidentielle française : des intox qui n’ont pas été décisives
Dès la primaire de la droite, les calomnies visant Alain Juppé, caricaturé en un « Ali Juppé » proche de l’islam radical, ont pollué la campagne présidentielle 2017. Le phénomène est loin de s’être arrêté là : l’équipe des Décodeurs a relevé des dizaines d’intox tout au long de la campagne, une large part d’entre elles émanant de l’extrême droite et ciblant Emmanuel Macron.
Impossible d’accuser cette fois les rumeurs d’avoir fait basculer l’élection puisque le candidat centriste a remporté le scrutin. Plusieurs signaux témoignent néanmoins de leur influence bien réelle sur l’opinion publique, comme le fait que des salariés de Whirlpool Amiens aient interpellé, entre les deux tours de l’élection, Emmanuel Macron sur le fait qu’il refuserait de serrer les « mains sales » des ouvriers. Accusation basée sur un canular du Gorafi repris au premier degré par l’extrême droite et une vidéo manipulée.
Mais là encore, les multiples mensonges de Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux tours et les intox relayées par des membres clés du Front national tout au long de la campagne ont montré que le sujet ne se limitait pas aux comptes prorusses sur les réseaux sociaux.
Pour autant, il existe bien une constante entre les différentes campagnes de ces dernières années : à chaque fois, des informations mensongères ont proliféré, plombant le niveau du débat démocratique avec elles. Sauf que ce phénomène de mal-information ne se limite pas à la vie politique : bien d’autres domaines sont touchés, à commencer par celui de la santé. D’où un besoin criant d’éducation à l’information.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Journaliste complet et rédacteur en chef, Daniel Vernet était un passionné de relations internationales.
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Mort de Daniel Vernet, ancien directeur de la rédaction du « Monde »

Journaliste complet et rédacteur en chef, Daniel Vernet était un passionné de relations internationales.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h02
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 14h27
    |

            Alain Frachon








                        



   


Le journaliste Daniel Vernet, ancien rédacteur en chef et directeur de la rédaction du Monde de 1985 à 1991, est mort jeudi 15 février à Paris des suites d’une défaillance cardiaque à l’âge de 73 ans. Il avait longtemps été correspondant à l’étranger du journal, d’abord à Bonn en RFA (1973-1977), en Union soviétique à Moscou (1977-1981), puis au Royaume-Uni à Londres (1981-1983) avant de devenir chef adjoint du service étranger puis rédacteur en chef en 1985.
Polyglotte, passionné de relations internationales, Daniel Vernet avait écrit de nombreux livres (La Renaissance allemande, Flammarion, 1992 ; Le Roman de Berlin, Editions du Rocher, 2005…). Il reste, dans la mémoire de la rédaction du Monde, un journaliste complet, un homme de grand calme, passionné par son métier. A partir de 1991, il avait mis toutes ses qualités au service d’une chronique internationale qui lui avait fait, chaque semaine, commenter, avec impavidité et réflexion, les grands événements de l’actualité étrangère.
Le Monde lui rendra hommage dans ses prochaines éditions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ La première chaîne française a publié vendredi un bénéfice net de 136,1 millions d’euros, confirmant son objectif d’amélioration progressive de sa rentabilité.
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TF1 multiplie par trois son bénéfice net en 2017

La première chaîne française a publié vendredi un bénéfice net de 136,1 millions d’euros, confirmant son objectif d’amélioration progressive de sa rentabilité.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h23
   





                        



   


C’était un défi ambitieux, après une année 2016 difficile : TF1 est parvenue à faire progresser sa rentabilité, annonçant vendredi 16 février qu’elle avait dégagé un bénéfice net de 136,1 millions d’euros pour 2017.
Une multiplication par trois de son bénéfice sur un an, notamment soutenue par l’augmentation de 3 % du chiffre d’affaires du groupe et de 2,1 % des revenus publicitaires.
Progression de l’audience
Le groupe dirigé par Gilles Pélisson a réussi à faire légèrement progresser son audience l’an dernier : pour ses cinq chaînes en clair (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI), elle gagne 0,3 point à 27,7 %, dopées notamment par le renouvellement des programmes d’avant-soirée sur TF1 et l’émission « Quotidien », de Yann Barthès.
« Ces résultats témoignent du fait que le groupe est sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs », notamment celui d’une marge à deux chiffres à l’horizon 2019, a souligné le directeur financier du groupe, Philippe Denery, au cours d’une conférence téléphonique.
Stratégie de diversification
A l’heure où ses revenus continuent de stagner sur les écrans traditionnels, la chaîne est à la recherche de nouvelles audiences et de relais de croissance sur Internet. C’est dans cette optique que TF1 a achetée des parts dans MinuteBuzz en décembre 2016, Studio71 (un réseau de chaînes YouTube) en janvier 2017 ou aufeminin.com en décembre 2017.
Une transformation qui commence à avoir des effets : le résultat opérationnel courant du groupe progresse de 43,2 % à 129,4 millions d’euros grâce « aux effets de la stratégie multichaînes et de la transformation du groupe » et aux économies réalisées, explique TF1 dans un communiqué. Une augmentation des revenus publicitaires notamment permise par l’assouplissement réglementaire sur le parrainage et par l’essor du brand content (« contenu de marque »), deux nouveaux relais de croissance en publicité sur Internet.

        Décryptage :
         

          Attaqué sur son modèle, TF1 s’engage dans une course à la rentabilité



Economies sur les grilles
TF1 a également réalisé des économies de 27,7 millions sur le coût des programmes l’an dernier, auxquelles s’ajoutent des économies récurrentes de 27 millions au titre de son plan « Recover ». Il accorde ainsi moins d’importance qu’avant aux séries américaines de prime time, un genre coûteux qui se tarit : avec les studios américains, il veut donc cesser les accords-cadres et acheter au cas par cas.
Pour remplir sa grille, le groupe a décidé de « remonter la chaîne de valeur » en s’investissant davantage dans la production. Il a renégocié ses accords avec les producteurs pour pouvoir davantage fabriquer en interne. Et racheté le groupe Newen en janvier 2016, ce qui a contribué à la hausse de 46,5 % de l’activité de production du groupe TF1 en 2016. Un de ses espoirs pour rentabiliser les fictions est de faire des coproductions internationales, comme Versailles ou comme les futures séries « américaines » nées du partenariat noué par TF1 avec l’allemand RTL et NBCUniversal.

        Lire l’entretien avec la directrice générale déléguée de Newen :
         

          « Mon but n’est pas de lutter contre Netflix, mais de travailler pour Netflix »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Le groupe de TV payante, filiale de Vivendi, a enregistré une stabilisation de son chiffre d’affaires en 2017, même si elle continue à perdre des abonnés.
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Canal+ : l’hémorragie de clients se poursuit en France

Le groupe de TV payante, filiale de Vivendi, a enregistré une stabilisation de son chiffre d’affaires en 2017, même si elle continue à perdre des abonnés.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h10
    |

            François Bougon








                        



   


« La transformation en France est en train de payer. » Lors de la présentation des résultats annuels jeudi 15 février, le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, s’est félicité du redressement en cours de sa filiale Canal+, qui a enregistré en 2017 une stabilisation de son chiffre d’affaires : 5,25 milliards d’euros (+ 0,3 % sur l’année).
Près de quatre ans après son acquisition par le groupe de Vincent Bolloré, la chaîne de TV payante continue à perdre des abonnés en France, mais à un rythme moins soutenu que précédemment : 300 000 abonnés en moins en 2017 – pour un total de 4,95 millions à la fin de l’année – après 492 000 perdus en 2016. Ce recul est compensé ceux qui ont souscrit une offre par des opérateurs comme Free et Orange (+ 189 000, à 3,1 millions d’abonnés fin 2017). Ils sont cependant moins rentables pour le groupe.
Autre facteur de satisfaction pour les dirigeants, le taux de résiliation a légèrement baissé à la faveur de la refonte totale des offres : en échange de prix plus attractifs, les abonnés s’engagent sur vingt-quatre mois. « Nous avons une tendance positive », a soutenu le directeur financier de Vivendi, Hervé Philippe. Le revenu net par abonné a également progressé, à 45,7 euros contre 45,3 un an auparavant. C’est à l’étranger que le groupe connaît ses plus fortes progressions, en particulier en Afrique, où la chaîne a gagné 693 000 abonnés.

        Lire aussi :
         

                Le directeur de Canal+ veut diffuser les films six mois après leur sortie en salles



Accusations d’ingérence éditoriale
L’année 2017 a également été marquée par la fermeture du centre d’appels clientèle de Saint-Denis et la restructuration de celui de Rennes. Après son rachat par Vincent Bolloré en juin 2014, Canal+, en difficulté, avait mis en place un « plan de transformation » avec l’objectif de revenir à l’équilibre. Vendredi, les analystes de Raymond James ont jugé « crédible » un redressement en 2018-2019, avec des prévisions pour l’ensemble du groupe Canal+ d’un ebita (équivalent du résultat brut d’exploitation) de 450 millions d’euros en 2018 (+ 23 %) et de 500 millions en 2019 (+ 11 %).

        Lire aussi :
         

                Des journalistes et des ONG dénoncent des « poursuites bâillons » de la part du groupe Bolloré



Mais si le rétablissement est amorcé, les polémiques provoquées par les accusations d’ingérences éditoriales après l’arrivée de l’homme d’affaires ne semblent pas totalement écartées. Reçue le 6 février par le comité d’éthique de Canal+, une délégation de Reporters sans frontières (RSF) a fait part de ses préoccupations à ce sujet. Des inquiétudes renouvelées dans un courrier adressé jeudi à ce comité par le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, qui évoque notamment la diffusion d’un publireportage promotionnel sur le Togo, où le groupe Bolloré est fortement présent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ La croissance du marché français de la musique a été de 3,9 % en 2017, à 723 millions d’euros, selon Syndicat national de l’édition phonographique.
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édition abonné


Le marché français de la musique reprend mais en sourdine

La croissance du marché français de la musique a été de 3,9 % en 2017, à 723 millions d’euros, selon Syndicat national de l’édition phonographique.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h38
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

C’est mieux, mais pas encore le Pérou. Pour la deuxième année consécutive, le marché de la musique enregistrée affiche une hausse, selon le bilan 2017 du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) diffusé jeudi 15 février. Grâce à l’essor du streaming, il augmente de 3,9 % pour atteindre 723 millions d’euros.
Pourtant, si l’on ne prend comme critère que le chiffre d’affaires des ventes physiques et numériques (hors droits voisins, par exemple ceux des artistes-interprètes, et les droits de synchronisation), ce total de 583 millions d’euros ne représente… que 40 % des ventes réalisées en 2002. Autant dire que l’âge d’or s’apparente toujours à un vieux souvenir.
Déclin des ventes physiques
La prudence reste de mise. Les ventes physiques continuent plus doucement leur déclin pendant que le streaming, seul moteur de cette croissance, poursuit sa progression (+23 %). Spécificité hexagonale, 3 800 points de vente commercialisent encore de la musique, et le micromarché du vinyle séduit toujours davantage de consommateurs.
Avec 4,4 millions d’aficionados, le nombre d’abonnés croît mollement dans l’Hexagone, à pas lents (+ 500 000 en un an). « Par rapport à bien des pays européens, le streaming accuse encore un certain retard en France dans la progression du nombre d’abonnés rapporté à la population », souligne Jérôme Roger, directeur général de l’Union des producteurs phonographiques français indépendants.
Thierry Chassagne, président de Warner Music France, apporte lui aussi un bémol. « Les progressions du marché de la musique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne seront meilleures », pronostique-t-il. « Les indicateurs vont dans la bonne direction, mais il faudrait plus de nervosité au marché pour être rassuré », estime quant à lui Stéphane Le Tavernier, président de Sony Music France et également président du SNEP.
Les créateurs pénalisés
Pour Thierry Chassagne, le fait que les Français écoutent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ A « L’Obs », elle a été correspondante aux Etats-Unis, puis responsable du service économique et, enfin, grande reporter.
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Dominique Nora choisie par les actionnaires de « L’Obs » pour diriger la rédaction

A « L’Obs », elle a été correspondante aux Etats-Unis, puis responsable du service économique et, enfin, grande reporter.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 19h55
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 21h03
   





                        


Xavier Niel et Matthieu Pigasse, actionnaires du Monde et propriétaires de L’Obs, annoncent qu’ils souhaitent faire évoluer la direction de la rédaction du magazine, en remplaçant Matthieu Croissandeau par Dominique Nora, grande reporter à L’Obs.
« Une fois la nomination de Dominique Nora agréée par la rédaction conformément aux statuts, il appartiendra au nouveau directoire formé de Dominique Nora et de Dominique Levy-Saragossi, directrice générale, de conduire ensemble, et avec leurs prérogatives respectives, le développement de L’Obs », précisent-ils dans un communiqué.
Matthieu Croissandeau, 47 ans, avait été débauché du Parisien en 2014 pour diriger la rédaction de l’hebdomadaire qui s’appelait encore Le Nouvel Observateur. Il succédait à Laurent Joffrin après le rachat du magazine par le trio Bergé-Niel-Pigasse, déjà propriétaire du Monde. Remercié par les actionnaires pour avoir fait évoluer le titre « dans un contexte particulièrement bousculé », son mandat a été marqué par un plan d’économies et un plan de départs qui n’ont pas facilité ses relations avec la rédaction.
« Spécialiste de l’innovation et de la transition numérique »
Les actionnaires précisent que le poste de directrice de la rédaction a été proposé à Dominique Nora afin de porter l’« ambition éditoriale dans la continuité de Jean Daniel et des fondateurs de L’Obs tout en saisissant pleinement les défis à venir et la place du numérique dans notre société ».
Ils soulignent que si « le titre a retrouvé en 2017, et pour la première fois depuis dix ans, une exploitation bénéficiaire et un résultat équilibré », « il est aujourd’hui indispensable que l’équipe de L’Obs poursuive son redressement et écrive collectivement la nouvelle page de son histoire ». Il s’agit « d’accélérer le développement de L’Obs, et notamment via ses abonnés numériques, dans le respect de son histoire, de ses valeurs et de ses engagements ».
« Spécialiste de l’innovation et de la transition numérique et auteure de nombreux livres primés sur les grandes mutations de ce monde », Dominique Nora est notamment passée par les rédactions de l’AFP et de Libération.
A L’Obs, elle a été correspondante aux Etats-Unis, puis responsable du service économique et, enfin, grande reporter. Agée de 60 ans, ingénieure agronome de formation, elle est la fille du haut fonctionnaire Simon Nora et la nièce de l’académicien Pierre Nora.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ L’autorité de régulation désignera le successeur de Mathieu Gallet à la tête de la radio publique au plus tard le 14 avril.
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édition abonné


Radio France : le CSA choisit une procédure plus transparente

L’autorité de régulation désignera le successeur de Mathieu Gallet à la tête de la radio publique au plus tard le 14 avril.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 19h36
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 11h17
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a fait le choix d’une transparence inédite pour nommer le remplaçant de Mathieu Gallet, PDG de Radio France, au plus tard le 14 avril. Une façon de répondre aux critiques de ceux qui ont jugé les procédures de nomination, notamment celle de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions, trop opaques. Certains avaient alors regretté que le nom de tous les candidats ne soit pas connu, pas plus que le contenu de leur projet stratégique et que les auditions ne soient pas retransmises.
Dans un communiqué diffusé mercredi, le CSA, qui a révoqué M. Gallet après sa condamnation pour des faits de favoritisme, à l’époque où il présidait l’Institut national de l’audiovisuel, a précisé le calendrier : les candidatures sont à envoyer entre le 15 février et le 16 mars. « Le Conseil procédera à l’ouverture des enveloppes le 21 mars 2018, et établira au plus tard le 4 avril 2018 la liste des candidats auditionnés. Les auditions auront lieu au cours de la semaine du 9 au 13 avril 2018 ».
Cette fois-ci, « la liste des candidatures recevables sera publiée, ainsi que les projets stratégiques relatifs à ces candidatures », a annoncé l’autorité de régulation. Cet ajustement avait déjà été appliqué en 2017, lors de la nomination de la présidente de France Médias Monde, Marie-Christine Saragosse qui, hasard des choses, a vu mardi son second mandat annulé, en raison d’un oubli de déclaration de patrimoine et d’intérêt.
Une partie des auditions retransmise
La plus grande nouveauté réside dans la retransmission, en vidéo, d’une partie des auditions : celle au cours de laquelle les aspirants font une présentation, d’environ une heure, à l’oral, devant les membres du collège. En revanche, la seconde heure, consacrée aux questions et réponses, restera à huis clos, « compte tenu de la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000 ».
En effet, comme l’a régulièrement souligné le CSA, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ YouTube Red, l’offre payante de la plate-forme de streaming musical et vidéo devrait être disponible dans une centaine de pays cette année.
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YouTube va déployer son offre payante en France

YouTube Red, l’offre payante de la plate-forme de streaming musical et vidéo devrait être disponible dans une centaine de pays cette année.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 18h08
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


YouTube pourrait faire d’une pierre deux coups. Après avoir expérimenté son offre payante de streaming musical et vidéo aux Etats-Unis pendant plus de deux ans, la filiale de Google a annoncé lundi 12 février l’expansion de YouTube Red dans « une centaine » de pays en 2018, selon Susan Wojcicki, qui préside la plate-forme.
YouTube peut-il objectivement concilier musique et vidéo et ainsi concurrencer Netflix et Spotify, respectivement leaders mondiaux du streaming vidéo et audio ? Rien n’est moins sûr. « YouTube Red est d’abord un service de streaming musical, a déclaré Susan Wojcicki lors d’une conférence organisée lundi par Recode, un site d’information consacré aux nouvelles technologies. Tous ces contenus [productions labellisées YouTube Originals, co-financés par la plate-forme] seront ajoutés à ce service. » Un clin d’œil à Spotify, qui pour le même la même somme, environ 10 dollars (8 euros), ne propose à ses abonnés que de la musique.
Un million et demi d’abonnés
Selon une étude menée par Edison Research, 80 % des 18-49 ans regardent des vidéos sur YouTube. Une reconnaissance massive qui pourrait réduire l’emprise de Spotify sur l’industrie musicale. Google ne communique pas le nombre d’abonnés au service YouTube Red, toutefois, d’après le site américain The Verge, il ne dépassait pas le million et demi d’abonnés un an après son lancement en octobre 2015. Une audience qui semble marginale face aux plus de 100 millions d’abonnés à Netflix et aux 70 millions d’abonnés à Spotify.
YouTube Red intègre trois services : un accès sans publicité à l’ensemble de YouTube, un accès à Google Play Music, et la diffusion de contenus vidéo originaux, co-financés par la plate-forme. Le plus souvent, ces programmes mettent en vedettes d’influents youtubeurs tels que PewDiePie ou Logan Paul mais aussi des stars hollywoodiennes à l’image de l’acteur Dwayne « The Rock » Johnson ou du réalisateur Doug Liman.
Cette focalisation sur le streaming musical représente un changement de stratégie pour YouTube. En septembre 2017, le leader mondial de la vidéo en streaming n’a pas hésité à mettre 3 millions d’euros sur la table pour acheter les droits de diffusion du second opus du film-documentaire Super Size Me, réalisé par Morgan Spurlock, avant de l’écarter de son offre après les révélations accusant son auteur de viol et de harcèlement sexuel. A l’époque, YouTube a damé le pion à Netflix, Hulu et CNN, et séduit Morgan Spurlock en mettant en avant ses 1,5 milliard de spectateurs mensuels. « Vous ne faites pas de films pour récolter des poussières, vous voulez qu’ils soient réellement appréciés par le plus grand nombre possible de personnes », a déclaré ce dernier au Hollywood Reporter.
Priorité aux youtubeurs
Après avoir fait saliver Hollywood, Google et ses 70 milliards d’euros de trésorerie, semblent abandonner cette course aux achats de contenus qui a électrisé le marché. Menée par Netflix et Amazon, cette frénésie touche désormais Hulu, Apple, Facebook et Disney. Malgré les perspectives de croissance du nombre d’abonnés liées à l’expansion de son offre payante dans une centaine de pays, YouTube n’entend donc plus dépenser des milliards dans l’achat et la production de contenus haut de gamme. « Nous pourrions le faire, mais je ne suis pas sûr que cela puisse aller plus loin que ce que nous faisons déjà », a expliqué Susan Wojcicki.
La plate-forme miserait ainsi sur ses meilleurs créateurs, qui, grâce à leurs audiences, sont devenus de véritables stars. Malgré les polémiques qui visent notamment Logan Paul, qui a invité ses spectateurs à avaler des capsules de lessive, la filiale de Google n’entend pas leur retirer son soutien. « Nous ne pouvons pas simplement retirer les vidéastes de notre plate-forme… Ce que vous trouvez insipide ne l’est pas forcément pour quelqu’un d’autre », a estimé Susan Wojcicki. De leur côté, les annonceurs, qui représentent la plus grande source de revenus pour YouTube, ne l’entendent pas de cette oreille. Unilever menace notamment de retirer ses publicités des plates-formes qui n’effacent pas les contenus nocifs destinés aux enfants. Exactement ce qu’on reproche à Logan Paul.



                            


                        

                        

