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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25 % prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.
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Les journaux devront apporter une contribution financière pour sauver Presstalis

Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25 % prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 18h13
   





                        



   


Lors d’une réunion mardi 20 février, l’assemblée du Conseil supérieur des messageries de presse (CSMP), qui réunit des représentants des éditeurs et des acteurs de la distribution, ont accepté une série de mesures exceptionnelles pour contribuer au sauvetage de Presstalis. Méconnu du grand public, ce groupe est le premier distributeur de la presse au numéro en France, et achemine 4 000 titres jusqu’à 25 000 points de vente.
« Compte tenu du poids de cette messagerie dans le système collectif de distribution de la presse, de l’interdépendance des acteurs et de la fragilité de la plupart d’entre eux, sa disparition pourrait avoir des conséquences incalculables », a estimé le CSMP dans un communiqué mercredi 21 février.
Augmentation du prélèvement, des préavis de départ et des délais de paiement…
Les journaux se sont engagés à :
verser un prélèvement supplémentaire de 2,25 % sur leurs ventes, qui « s’appliquera du début de l’exercice 2018 jusqu’au 30 juin 2022 » ;patienter six mois de plus que le préavis initialement prévu s’ils souhaitent quitter Presstalis pour rejoindre son concurrent, les Messageries lyonnaises de presse (MLP). Ce moratoire vise à éviter des départs en série qui risqueraient d’entraver le redressement de Presstalis ;accepter d’allonger de deux semaines le délai de règlement des sommes dues par les messageries aux éditeurs de presse, sauf pour ceux de « taille modeste », déjà économiquement fragiles.
Comme le souligne la Correspondance de la presse, ces mesures doivent encore être validées par l’Autorité de régulation de la distribution de la presse (ARDP), qui devrait se prononcer avant une audience au tribunal de commerce de Paris le 5 mars.
Presstalis sauvé de la faillite en 2012
Sauvé in extremis de la faillite à la fin de 2012 par ses actionnaires (les éditeurs de presse) et l’Etat, et malgré une énième restructuration lancée en 2013, le groupe est de nouveau au bord du gouffre sur fond de baisse des ventes en kiosque.
Un plan de redressement, qui pourrait inclure la suppression du quart des effectifs du groupe, est en discussion depuis plusieurs mois entre Presstalis, les éditeurs et l’Etat, et a été chiffré à 190 millions d’euros par la PDG du distributeur, Michèle Benbunan.
Françoise Nyssen, la ministre de la culture, a par ailleurs choisi de recevoir les éditeurs de presse le 13 février afin d’évoquer son intention de lancer très prochainement une réforme « très profonde » des règles du jeu de la distribution de la presse en France. Le sujet est sensible, car il s’agit de toucher à la loi Bichet, qui, depuis la Libération, garantit le pluralisme en permettant la diffusion, par les kiosques ou autres marchands de presse, de tous les journaux sur le territoire.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Jean-David Chamboredon, Rachel Delacour et Fleur Pellerin, responsables de France Digitale, mettent en garde le gouvernement dans une tribune au « Monde » contre la tentation protectionniste qu’impliquerait l’extension du « décret Montebourg » au secteur des hautes technologies.
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« Il ne peut y avoir de champions du numérique français sans alliés étrangers »

Jean-David Chamboredon, Rachel Delacour et Fleur Pellerin, responsables de France Digitale, mettent en garde le gouvernement dans une tribune au « Monde » contre la tentation protectionniste qu’impliquerait l’extension du « décret Montebourg » au secteur des hautes technologies.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 18h00
    |

Jean-David Chamboredon, Rachel Delacour et Fleur Pellerin (Responsables de l’association France Digitale)







                        



                                


                            

Tribune. Le premier ministre a affirmé récemment sa volonté d’étendre le décret dit « Montebourg ». Nous tenons ici à exprimer nos plus vives inquiétudes.
Nous partageons la volonté du premier ministre de voir grandir en Europe des champions du numérique, mais nous l’invitons également à éviter une nouvelle « affaire Dailymotion », qui heurterait durablement l’attractivité de nos start-up.

Les investissements étrangers sont un levier nécessaire à la croissance et l’internationalisation des start-up. Au premier semestre 2017, les cinq plus importants investissements dans les start-up françaises ont été réalisés en co-investissement avec des fonds étrangers, selon le Baromètre EY du capital risque en France.
Il ne faudrait pas que le décret réduise à néant les efforts accomplis pour améliorer l’attractivité de notre pays
Les investisseurs internationaux basés à Londres, Berlin, New York, voire Moscou ont redécouvert l’Hexagone depuis la belle entrée en bourse de Criteo (fin 2013) et ont, depuis, été les chefs de file de plus de 60 % des gros tours de tables réalisés par nos start-up. Un sursaut protectionniste prendrait totalement à contre-courant cette dynamique.
De même, les acquisitions de sociétés technologiques par des acteurs internationaux ont le double bénéfice de permettre le recyclage de la création de valeur dans l’écosystème de l’innovation technologique et, dans une vision post-Brexit, de favoriser l’implantation en France de sièges sociaux par ces acquéreurs internationaux.

Il est légitime de protéger nos innovations contre les prédateurs, mais gardons à l’esprit qu’il ne peut y avoir de champions du numérique français sans alliés étrangers. Cela fait partie de la vie quotidienne d’une économie mondialisée, et il ne faudrait pas que le décret isole nos start-up ou réduise à néant les efforts accomplis pour améliorer l’attractivité de notre pays.
Protection contre le « pillage »
Sans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les pays du cartel pétrolier et la Russie ont réduit leur production depuis un an pour tenter de faire remonter les prix du baril. Cet accord pourrait dessiner une alliance de long terme afin de contrer l’explosion du pétrole de schiste américain.
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Entre OPEP et Russie, une alliance qui pourrait s’installer dans le temps

Les pays du cartel pétrolier et la Russie ont réduit leur production depuis un an pour tenter de faire remonter les prix du baril. Cet accord pourrait dessiner une alliance de long terme afin de contrer l’explosion du pétrole de schiste américain.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 18h05
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Les secousses du pétrole de schiste américain se font sentir jusqu’à Riyad et Moscou. Pour répliquer à la concurrence américaine qui avait fait chuter les prix du pétrole, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie avaient décidé en novembre 2016 de diminuer leur production pétrolière. L’objectif principal : faire diminuer l’offre et les stocks mondiaux et pousser à une remontée des prix.

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Avec une discipline qui a surpris les observateurs, les membres du cartel pétrolier, la Russie et plusieurs pays de l’ex-espace soviétique ont réussi à réduire leur production. Avec à la clé un sérieux rebond du prix du baril de brut, passé de 42 dollars en juin à 62 dollars en février.
Certains des participants à cette alliance plaident désormais pour qu’elle prenne une forme plus permanente. Souhaïl Ben Mohamed Al-Mazroui, le ministre de l’énergie des Emirats arabes unis, qui préside cette année le cartel, a plaidé, mardi, pour que la prochaine réunion de l’OPEP, en juin, permette de prolonger l’accord de réduction de la production. Mais il a aussi défendu l’idée d’une coopération approfondie entre les membres de l’OPEP et la Russie.
« Si ce groupe de pays continuait à travailler ensemble dans le futur, cela serait bénéfique pour l’économie mondiale, et éviterait d’avoir des surprises importantes dans l’équilibre entre l’offre et la demande », a-t-il expliqué dans une interview à l’agence Reuters.
« Stabiliser le marché »
S’il a immédiatement précisé qu’il était trop tôt pour dessiner le cadre de cette coopération, ses déclarations ouvrent la voie à une collaboration plus étroite entre des pays qui se sont récemment trouvé des intérêts communs.
Fin janvier, les ministres saoudien et russe de l’énergie avaient déjà fait savoir sur Bloomberg TV qu’ils partageaient l’objectif d’une coopération de longue durée. « Historiquement, l’OPEP était assez influente pour contrôler seule le marché. Mais aujourd’hui, nous avons le sentiment qu’elle ne peut plus le faire seule », a admis le Saoudien Khaled Al-Faleh. 
« Nous considérons que la coopération entre nos pays est une coopération de long terme », a abondé le ministre russe, Alexander Novak. « Les deux plus gros exportateurs de pétrole ne peuvent pas s’ignorer et peuvent travailler ensemble pour stabiliser le marché. » 
Depuis le début des discussions entre l’OPEP et la Russie, les deux hommes forts du pétrole mondial se sont ostensiblement affichés ensemble lors des sommets du cartel.
Les dirigeants des pays concernés affirment qu’il ne s’agit pas de former un « super-cartel », qui agrégerait aux quatorze pays de l’OPEP la Russie et les pays qui lui sont proches. Mais la situation du marché pétrolier est telle qu’elle oblige les principaux acteurs à envisager des configurations qui auraient semblé rocambolesques il y a quelques années.

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Ce rapprochement continu entre les deux géants pays pétroliers a surtout un objectif : contrer l’explosion du pétrole de schiste américain. Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, les Etats-Unis devraient devenir en 2018 à la fois le premier producteur et le premier exportateur mondial de pétrole. Depuis 2014, l’émergence du schiste américain, l’offre pétrolière mondiale est abondante, et cela tire les prix à la baisse.

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A l’époque, l’Arabie saoudite a espéré que des prix du baril bas obligeraient les producteurs américains à mettre la clé sous la porte. Mais ils ont tenu bon, en réduisant leurs coûts.
C’est tout le piège dans lequel se trouve l’OPEP : en diminuant leur production, les pays du cartel et la Russie ont certes contribué à faire remonter les prix. Mais cette hausse bénéficie également aux producteurs américains, qui se sont remis à forer de plus belle.
L’autre préoccupation des Saoudiens et des Russes est d’encourager le retour aux investissements dans l’exploration et la production, qui restent timides malgré la remontée des prix. Ils ont atteint 389 milliards de dollars au niveau mondial en 2017, selon l’étude annuelle de l’IFP Energies nouvelles. Un niveau qui reste très loin des 683 milliards de dollars de 2014.
Or, si les majors du pétrole ne reprennent pas, dans les années qui viennent, des décisions d’investissement importantes, l’offre de pétrole mondiale pourrait manquer.
Mais les deux pays ont aussi des objectifs de politique intérieure. En Arabie saoudite, seul un prix du baril élevé peut permettre au prince Mohammed Ben Salmane Al-Saoud de mener à bien son ambitieux programme de réformes, Vision 2030, et d’ouvrir dans des conditions favorables le capital de Saudi Aramco, le géant pétrolier du pays. En Russie, les sanctions occidentales durables et les difficultés économiques ont rendu encore plus essentiel pour Vladimir Poutine le fait de tout faire pour maintenir le prix du pétrole à un niveau élevé.
Si une telle alliance venait à voir le jour, elle poserait de sérieux problèmes stratégiques à l’allié majeur de l’Arabie saoudite, les Etats-Unis. A Washington, on verrait certainement d’un mauvais œil une structure permanente unissant Riyad et Moscou.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La grève aura lieu sur les réseaux autoroutiers du sud et de l’ouest de la France, de vendredi matin à dimanche soir.
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Grève dans trois sociétés d’autoroutes ce week-end

La grève aura lieu sur les réseaux autoroutiers du sud et de l’ouest de la France, de vendredi matin à dimanche soir.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 16h51
   





                        


Plusieurs syndicats ont appelé mercredi 21 février les salariés du groupe Vinci à faire grève du vendredi 23 février au dimanche 25 février. Sont concernés trois réseaux d’autoroutes de l’ouest et du sud de la France appartenant au groupe Vinci.
Les syndicats des Autoroutes du Sud de la France (ASF), des Autoroutes Esterel-Côte d’Azur (Escota) et du réseau Cofiroute demandent à Vinci une augmentation générale de 1,2 %, ainsi qu’une augmentation forfaitaire de 50 euros bruts mensuels pour tous les salariés.
Une hausse forfaitaire que refuse pour l’instant la direction, selon Hugues Granier (CGT), malgré l’augmentation du chiffre d’affaires de Vinci Autoroutes l’an dernier (+ 3,2 %).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Si seul un maïs transgénique est autorisé à la culture, les plantes génétiquement modifiées sont majoritaires dans l’alimentation animale.
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L’Europe cultive très peu d’OGM mais en importe beaucoup

Si seul un maïs transgénique est autorisé à la culture, les plantes génétiquement modifiées sont majoritaires dans l’alimentation animale.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 17h56
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            
Une seule plante génétiquement modifiée est aujourd’hui cultivée dans l’Union européenne : le maïs MON 810 du semencier américain Monsanto. Sa culture est exclusivement le fait de l’Espagne (124 227 hectares en 2017) et, à un beaucoup plus faible niveau, du Portugal (6 344 hectares). Ces deux pays ont réduit de respectivement 3,8 % et 10,3 % leurs surfaces mises en culture par rapport à 2016. Deux autres Etats, la Slovaquie et la République tchèque, qui faisaient pousser ce maïs de façon marginale (112 et 75 hectares en 2016), ont arrêté leur production en 2017.
L’Europe reste donc un continent stérile pour les plantes transgéniques. Une nouvelle législation communautaire, entrée en vigueur en 2015, permet aux Etats membres de s’opposer à la culture sur leur sol d’OGM autorisés par Bruxelles, pour des motifs de politique agricole, d’aménagement du territoire ou d’impacts socio-économiques, et non plus seulement, comme par le passé, pour des raisons environnementales et sanitaires. Dix-sept pays, dont la France, les ont bannis, ainsi que quatre régions ou entités (Ecosse, pays de Galles, Irlande du Nord et Wallonie).

A titre de comparaison, dans le monde, les OGM ont été cultivés sur 185,1 millions d’hectares en 2016 (+ 3 % par rapport à 2015) par 26 pays, principalement les Etats-Unis (72,9 millions d’hectares), le Brésil (49,1), l’Argentine (23,8), le Canada (11,6) et l’Inde (10,8). Les cultures dominantes sont le soja, le maïs, le coton et le colza.
Les failles de l’étiquetage obligatoire
A défaut d’être cultivés, de nombreux OGM sont cependant importés sur le Vieux Continent, et de façon massive. En 2017, une soixantaine y étaient commercialisés, majoritairement pour l’alimentation animale (tourteaux de soja), mais aussi pour l’industrie textile (coton), les biocarburants (colza, maïs) et, dans une faible proportion, l’alimentation humaine. Selon la Commission de Bruxelles, plus de 30 millions de tonnes de soja transgénique ont été...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La justice a estimé que l’étude d’impact préalable comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet ».
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Le tribunal administratif annule la fermeture à la circulation des voies sur berge rive droite à Paris

La justice a estimé que l’étude d’impact préalable comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet ».



Le Monde
 |    21.02.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 16h18
   





                        


Le tribunal administratif a annulé, mercredi 21 février, la fermeture à la circulation des voies sur berge rive droite à Paris.
La mairie de Paris avait décidé, en 2016, de fermer la voie sur berge Georges-Pompidou, longue de 3,3 kilomètres sur la rive droite de la Seine.
La justice a estimé que l’étude d’impact préalable à cette décision comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores », peut-on lire dans un communiqué.
En conséquence, la juridiction administrative a annulé à la fois une délibération du 26 septembre 2016 du Conseil de Paris, qui avait déclaré l’intérêt général de l’opération d’aménagement des berges de la rive droite, et l’arrêté du 18 octobre 2016 créant une promenade publique.
Vives polémiques
Cette piétonisation avait été motivée par une volonté politique de réduire la place de la voiture au nom des intérêts de santé publique.
Elle a provoqué de vives polémiques, les détracteurs de la mesure critiquant, notamment, la « méthode autoritaire » de la maire, Anne Hidalgo, accusée de mener une guerre sans merci aux automobilistes.
Le bilan, en ce qui concerne la qualité de l’air, a aussi donné lieu à de fortes oppositions et divergences.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La forte concurrence entre les banques devrait cependant limiter la hausse des taux des crédits dans les prochains mois.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La hausse des taux des crédits immobiliers pourrait être plus rapide que prévu

La forte concurrence entre les banques devrait cependant limiter la hausse des taux des crédits dans les prochains mois.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 16h10
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Une remontée brutale des taux des crédits immobiliers est-elle à craindre ? « Le taux moyen des crédits immobiliers sur 20 ans pourrait atteindre 2 % en fin d’année. Des dossiers à moins de 1 % [hors assurances], c’est fini ! », affirme Philippe Taboret, directeur général adjoint chez Cafpi, leader du courtage en prêts immobiliers.
Une telle évolution correspondrait à une hausse de 0,5 % en 2018, après une progression du taux moyen des crédits immobiliers de 0,35 % en 2017. Cette déclaration intervient environ un mois après celle du Crédit foncier, qui tablait en janvier sur un taux moyen de 1,65 % fin 2018.
Des niveaux raisonnables
Ceux qui envisagent de souscrire un crédit immobilier pour financer l’acquisition d’un logement doivent-ils s’alarmer ? Pas forcément. D’abord, « les taux vont rester à des niveaux raisonnables encore longtemps », poursuit M. Taboret. Et si les taux augmentent fortement, les prix baisseront en conséquence. »

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L’ajustement pourrait être d’autant plus rapide que les primo-accédants, qui sont les moteurs du marché immobilier, sont moins nombreux parmi les candidats à l’achat. Ils ne représentent plus que 48 % de la clientèle de Cafpi, contre 60 % en 2017.
Tant que l’OAT reste en dessous de 1 %, il y aura peu de répercussions sur les taux des crédits Maël Bernier, Meilleurtaux.com
Alors que les premiers signes d’un retournement du marché immobilier apparaissent, les acteurs du marché immobilier vont continuer dans les prochains mois à scruter les évolutions de l’OAT (obligations assimilables du trésor) à 10 ans. En trois mois, la principale référence du marché obligataire en France est passée de 0,6 % à 0,9 %. « Mais tant qu’il reste en dessous de 1 %, il y aura peu de répercussions sur les taux des crédits immobiliers », estime Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com.
Un optimisme justifié par le fait qu’il existe d’importantes forces de rappel sur le marché du crédit immobilier. La concurrence reste vive dans ce secteur car ces prêts restent le principal produit d’appel des banques pour gagner des parts de marché. L’arrivée de nouveaux concurrents agressifs, comme La Banque postale, devrait ainsi limiter la hausse des taux des crédits dans les prochains mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les écrits polémiques du responsable de la publicité de Facebook ont été partagés par Donald Trump.
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Facebook dans l’embarras à cause des tweets d’un de ses cadres sur l’ingérence russe

Les écrits polémiques du responsable de la publicité de Facebook ont été partagés par Donald Trump.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 14h54
   





                        



   


« Je voulais m’excuser d’avoir tweeté ma propre opinion sur l’ingérence russe sans l’avoir fait valider en interne. » Rob Goldman, cadre de Facebook chargé de la publicité, vient de vivre quelques jours difficiles. En cause, une série de tweets qu’il a publiés samedi 17 février, en réaction à l’inculpation par la justice états-unienne de treize Russes pour ingérence dans l’élection présidentielle. Le document d’accusation, très fourni, donne pour la première fois un aperçu du dispositif mis en place pour peser sur l’élection par l’entremise des réseaux sociaux, et notamment Facebook.

        Lire nos explications :
         

          Comment l’agence de propagande russe sur Internet a tenté d’influencer l’élection américaine



« Il reste des informations-clés sur les agissements russes qui n’ont toujours pas été bien comprises », écrit le cadre sur Twitter. « J’ai vu toutes les publicités russes et je peux dire avec certitude qu’influencer l’élection n’était *PAS* le principal objectif », assure-t-il, en référence aux publicités et publications sponsorisées financées par la Russie sur le réseau social visant le public américain.
« La majorité des dépenses publicitaires ont été faites APRÈS l’élection. Nous avons partagé cette information, mais peu de médias l’ont couverte parce qu’elle ne colle pas avec le discours dominant sur Trump et l’élection. »
Ces messages auraient pu passer relativement inaperçus. Mais c’était sans compter l’intervention du président des Etats-Unis lui-même qui, quelques heures plus tard, prit l’initiative de les partager sur son propre compte Twitter. « Les médias qui propagent de fausses informations ne nous déçoivent jamais. Difficile d’ignorer cette information de la part du responsable des publicités chez Facebook », a écrit Donald Trump en citant l’un des tweets de Rob Goldman. Plaçant immédiatement ce dernier, ainsi que son entreprise, dans un grand embarras.
Discréditer le procureur spécial
L’affaire est en effet gênante à plusieurs titres. Facebook, qui ne veut pas paraître partisan, se retrouve malgré lui associé à Donald Trump, qui utilise ces tweets pour défendre son propre intérêt – en tentant notamment de discréditer le travail du procureur spécial Robert Mueller, à l’origine de ce document, et qui enquête également sur une éventuelle collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie.
Les messages de Rob Goldman tendent aussi, une fois récupérés par Donald Trump, à appuyer le discours récurrent du président états-unien sur les médias, qu’il accuse de propager des « fake news » – à l’heure où Facebook multiplie les annonces pour lutter contre les fausses informations, notamment en travaillant en partenariat avec des médias (dont Le Monde). Un chantier entamé après l’élection, durant laquelle ont circulé d’innombrables fausses nouvelles, majoritairement en faveur du candidat républicain.
Par ailleurs, les tweets de Rob Goldman se concentrent sur les publicités russes. Or, les contenus financés par la Russie qui ont circulé sur Facebook ne sont qu’une petite partie de la campagne menée par le Kremlin sur la plate-forme. Les publicités russes ont généré 11 millions de vues sur Facebook, tandis que les publications « normales », qui n’avaient pas été sponsorisées, ont de leur côté été vues 150 millions de fois.
« J’ai mal exprimé mes pensées »
Joel Kaplan, responsable des politiques publiques de Facebook aux Etats-Unis, a tenu, dans les colonnes du New York Times, à distancer l’entreprise de toute remise en question du document d’accusation du procureur spécial Mueller. « Rien de ce que nous avons trouvé ne vient contredire leurs conclusions. (…) Tout ce qui pourrait suggérer l’inverse est faux. »
Facebook est rarement confronté à ce genre de problème : la parole de ses cadres est généralement très policée et encadrée. Rob Goldman a d’ailleurs fini par s’excuser dans un message diffusé en interne chez Facebook, que le site spécialisé Wired a pu se procurer. « Ces tweets reflètent mon opinion personnelle et pas celle de Facebook. J’ai mal exprimé mes pensées. Le bureau du procureur spécial a bien plus d’informations sur ce qui s’est passé que moi – donc donner l’impression de contredire ses déclarations était une sérieuse erreur de ma part », a-t-il écrit, avant de présenter à nouveau ses excuses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Parallèlement aux partenariats noués entre start-up et grands groupes, de plus en plus d’incubateurs accompagnent les médias émergents.
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Les médias émergents rejoignent le train de l’incubation

Parallèlement aux partenariats noués entre start-up et grands groupes, de plus en plus d’incubateurs accompagnent les médias émergents.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 14h41
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Mettre en place un modèle économique et définir une ligne éditoriale pour créer un nouveau média est un casse-tête. Notamment pour des projets de niche, qui reposent sur des thématiques affinitaires. Pour soutenir leur lancement, de plus en plus d’incubateurs se spécialisent dans l’accompagnement de ces médias émergents.
Difficiles à rentabiliser, souvent gratuites, ces pépinières à start-up médiatiques bénéficient du Fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse, mis en place par le ministère de la culture en août 2016. Si la Rue de Valois ne communique aucun chiffre, une demi-douzaine d’incubateurs ont déjà vu le jour.
Leur principale caractéristique : organiser des rencontres entre acteurs venus d’horizons divers. « Pour qu’une rédaction puisse fonctionner, elle a besoin de graphistes, de développeurs, de communicants et d’analystes de données », explique Eric Scherer, directeur de l’innovation et de la prospective chez France Télévisions. Il a notamment participé à une journée de formation pour des porteurs de projets dans le cadre du programme NMcube.
Basé à Nantes, l’incubateur est le fruit d’une collaboration entre les collectivités locales, deux réseaux d’entreprises des Pays de la Loire et de Bretagne, Ouest Médialab et Creative Factory, et deux établissements d’enseignement supérieur nantais, Audencia SciencesCom et Polytech-université de Nantes.
Parmi les sept médias retenus lors de la sélection des projets pour NMcube, le webmagazine Weelz ! se cantonne à l’actualité du vélo urbain et Foot Amateur choisit, comme son nom l’indique, de traiter les ligues de football amateur. « Alors que Facebook compose son propre média pour chaque utilisateur, il reste des communautés qui n’ont pas de média qui les représente », explique Cécilia Gabizon, ex-rédactrice en chef de Madame Figaro.fr et cofondatrice de Media Maker, un incubateur dont la chaire Média de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Erwan le Noan constate que, pour certains économistes américains, la nécessité de recourir à une régulation ­antitrust contre les grandes plates-formes numériques n’a rien d’une évidence.
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« Les effets sur la concurrence de l’émergence d’opérateurs géants sont loin d’être clairement établis »

Dans une tribune au « Monde », Erwan le Noan constate que, pour certains économistes américains, la nécessité de recourir à une régulation ­antitrust contre les grandes plates-formes numériques n’a rien d’une évidence.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 14h00
    |

Erwan Le Noan (Associé du cabinet de conseil Altermind   et membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique)







                        



                                


                            
Tribune. A échéance régulière dans l’histoire du capitalisme moderne, le débat public s’est inquiété de l’émergence d’entreprises puissantes, dont le succès a accompagné le développement de nouvelles technologies, bouleversé les équilibres antérieurs, renouvelé les pratiques commerciales et repensé l’organisation du travail.
Au XIXe siècle, les compagnies de chemin de fer ont ainsi ébranlé l’économie et la société américaines, donnant naissance aux grands groupes industriels hiérarchisés, révolutionnant le commerce (avec la vente à distance, accusée de dévitaliser, déjà, les échoppes rurales) et modifiant les organisations sociales. La concentration nourrissait les débats sur les inégalités et les inquiétudes sur la corruption, qui donnèrent naissance aux lois antitrust.
L’ampleur de la concentration supposée de la puissance économique entre les mains de quelques plates-formes géantes réclamerait à nouveau l’encadrement des marchés. Mais cette concentration est-elle démontrée ?
Une publication du Council of Economic Advisers (CEA) du président Obama avait, en 2016, souligné la concentration progressive de l’économie américaine (« Benefits of Competition and Indicators of Market Power », lien vers PDF en anglais). Selon les économistes Gustavo Grullon, Yelena Larkin et Roni Michaely, « plus de 75 % des secteurs américains ont enregistré une augmentation des niveaux de concentration sur les deux dernières décennies » (« Are US Industries Becoming More Concentrated ? », SSRN, septembre 2017, lien vers PDF en anglais).
Entreprises « superstars »
D’autres travaux considèrent la captation d’une part croissante de la richesse par les plus grandes entreprises comme révélatrice de l’affaiblissement de la concurrence. Jan De Loecker et Jan Eeckhout ont souligné que les taux de marge des entreprises américaines, qui avaient baissé après 1950, augmentaient depuis trente ans, et l’expliquent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Barry Eichengreen estime que la bonne grille de lecture pour comprendre le mini-krach de février n’est pas la crise d’octobre 2008 mais plutôt celle d’octobre 1987.
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Vers un nouveau « lundi noir » boursier ?

Dans cette chronique, l’économiste Barry Eichengreen estime que la bonne grille de lecture pour comprendre le mini-krach de février n’est pas la crise d’octobre 2008 mais plutôt celle d’octobre 1987.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 14h00
    |

Barry Eichengreen (Professeur à l’université de Californie à Berkeley)







                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Jusqu’à présent, le président Trump a pris la Bourse pour boussole afin de vanter les résultats de sa politique économique. Le Dow Jones a effectivement fait un bond de 30 % depuis son arrivée à la Maison Blanche, mais il est difficile de savoir si cela est dû à sa politique. En revanche, on sait que, si la Bourse peut grimper, elle peut aussi dégringoler, comme on vient de le voir.
Le krach boursier de 1987 s’était produit dans un contexte de resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed)
Beaucoup d’observateurs ont alors évoqué octobre 2008 et les turbulences qui ont accompagné la faillite de Lehman Brothers. Mais c’est plutôt le « lundi noir », le 19 octobre 1987, qui éclaire le mieux la situation actuelle. Ce jour-là, le Dow Jones a chuté de 22,6 %, la plus grande chute enregistrée en vingt-quatre heures depuis que cet indice existe !
Le krach boursier de 1987 s’était produit dans un contexte de resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Entre janvier et octobre 1987, elle avait augmenté son taux de presque 100 points de base, ce qui avait augmenté le coût du crédit et des actions. En revanche, avant octobre 2008, les taux d’intérêt avaient chuté, reflétant la dégradation de l’économie. Or ce n’est pas le cas aujourd’hui, ce qui fait de 1987 une meilleure analogie.

Le krach de 1987 a eu lieu alors que le dollar était faible. La semaine précédant le « lundi noir », le secrétaire au Trésor, James Baker, avait fait des remarques qui ont été interprétées comme une menace de dévaluation du dollar, tout comme l’actuel secrétaire du Trésor, Steven Mnuchin, à Davos, le 24 janvier.
Algorithme boursier
L’informatique financière a joué un rôle dans le « lundi noir », avec un algorithme connu comme une « assurance de portefeuille » développé à l’université de Californie, à Berkeley. Visant à optimiser le rapport entre le volume des actions et les liquidités, cet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Pour mettre en œuvre cet accord monumental à 15 milliards de dollars, il faudra résoudre, notamment, la question de la sécurité de l’acheminement.
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Entre Israël et l’Egypte, un contrat gazier « historique », mais beaucoup d’incertitudes

Pour mettre en œuvre cet accord monumental à 15 milliards de dollars, il faudra résoudre, notamment, la question de la sécurité de l’acheminement.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 12h36
    |

                            Nabil Wakim et 
Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

L’annonce a été accueillie triomphalement dans le pays, mais sa concrétisation reste entourée de bien des interrogations. Israël prévoit de fournir 64 milliards de mètres cubes de gaz sur dix ans à l’Egypte, issus à parts égales des deux champs offshore de Tamar et Leviathan, et ce dès 2019. Le montant total de cet accord monumental, signé lundi 19 février avec le groupe égyptien Dolphinus Holdings, s’élève à 15 milliards de dollars (12 milliards d’euros).
Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a salué un « accord historique », qui permettra de faire entrer « des milliards » dans les caisses de l’Etat. Il fait suite à un autre contrat, signé avec la Jordanie en 2016. Israël s’est engagé à lui fournir en quinze ans 45 milliards de mètres cubes de gaz, pour une valeur de 10 milliards de dollars. Mais avant que l’accord avec l’Egypte soit approuvé, il faudra résoudre le contentieux de 2012 portant sur l’arrêt des livraisons de gaz de l’Egypte à Israël. Le contrat avait été brutalement interrompu côté égyptien tandis que le gazoduc passant par le Sinaï faisait l’objet d’attaques.
C’est d’ailleurs l’un des sujets majeurs d’interrogation. Comment acheminer le gaz d’Israël vers l’Egypte dans une zone aussi compliquée que le Sinaï ? De fait, l’une des solutions les moins coûteuses consisterait à remettre en état le gazoduc qui relie les deux pays. Avant la chute du président Hosni Moubarak en 2011, ce pipeline permettait au Caire de vendre du gaz à l’Etat hébreu. Mais les découvertes massives de gaz au large d’Israël et la déconfiture de l’économie égyptienne ont changé la donne. Il faudrait dorénavant utiliser ce gazoduc dans l’autre sens. Mais il faudrait surtout en assurer la sécurité.
« Un tournant remarquable »
Premier pays arabe à avoir conclu un accord de paix avec Israël, en 1979, l’Egypte entretient une étroite et discrète coopération sécuritaire avec l’Etat hébreu, particulièrement intense dans le Sinaï, où l’armée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Un stock insuffisant de ce produit de base a ralenti la croissance des ventes en ligne du distributeur américain. Nerveuse sur le sujet, la Bourse a lourdement sanctionné l’enseigne.
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Comment un manque de papier toilette coûte 30 milliards de dollars de capitalisation à Walmart

Un stock insuffisant de ce produit de base a ralenti la croissance des ventes en ligne du distributeur américain. Nerveuse sur le sujet, la Bourse a lourdement sanctionné l’enseigne.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 12h31
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Trente milliards de dollars (24,3 milliards d’euros), voilà qui fait cher le papier toilette. Tout commence à la veille des fêtes dans les entrepôts américains de Walmart, le premier distributeur mondial. En prévision d’un afflux de commandes en ligne de téléviseurs, de jouets et autres cadeaux de Noël, l’entreprise a fait le ménage dans ses rayonnages. Pour caser les cartons de téléviseurs Samsung dernier cri, on a réduit l’espace des petits consommables du quotidien, ceux que l’on marque consciencieusement toutes les semaines sur sa liste des courses : dentifrice, savon, papier toilette…
Oui mais quand les lampions sont éteints et les bouchons de champagne ramassés, la vie ordinaire reprend, avec ses petites commandes indispensables. Et là, plus de papier. « Notre stock de produits de base était insuffisant » pour répondre à la demande, a reconnu le patron de Walmart, Doug McMillon. Résultat, les ventes sur Internet de Walmart n’ont progressé au dernier trimestre de son exercice fiscal, entre novembre et fin janvier, que de 23 %. Beaucoup se seraient contentés d’un tel score, mais le groupe avait habitué la Bourse à des croissances deux fois plus fortes. Wall Street, qui aimerait que les arbres grimpent jusqu’au ciel, n’a pas aimé la surprise et a fait chuter le cours de la société de près de 10 % en une seule journée, mardi 20 février, soit près de 30 milliards de capitalisation boursière envolés d’un coup.

L’avenir se joue sur la Toile
Cela fait beaucoup pour une activité, le Web, qui ne représente que 4 % du chiffre d’affaires de la plus grande entreprise du monde : 500 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel et plus de deux millions de salariés. D’autant que sur son seul dernier trimestre, la firme a encore accru son chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars, de quoi rendre jaloux la plupart de ses concurrents.
Pourtant, la réaction des investisseurs se comprend. Ils savent que l’avenir de tous les distributeurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Soupçonné de corruption, le gouverneur de la banque centrale lettone a été suspendu.  Les paiements de la troisième banque du pays ont par ailleurs été gelés par la BCE.
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Le système bancaire letton est secoué par une série de scandales

Soupçonné de corruption, le gouverneur de la banque centrale lettone a été suspendu.  Les paiements de la troisième banque du pays ont par ailleurs été gelés par la BCE.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 18h13
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est un double scandale au parfum de soufre, dont l’économie lettone, comme la Banque centrale européenne (BCE), se seraient bien passées. Mardi 20 février, le gouverneur de la banque centrale lettone, Ilmars Rimsevics, a donné une conférence de presse de soixante-quinze minutes, ultra-médiatisée dans le petit pays balte, pour défendre son cas : « Je ne vais pas démissionner, je ne suis pas coupable. » Il sortait de 48 heures de détention au Bureau national anticorruption (KNAB), qui le soupçonne d’avoir sollicité un pot-de-vin d’au moins 100 000 euros, dans une affaire non précisée. « Je démens catégoriquement », a plaidé M. Rimsevics, qui siège également au conseil des gouverneurs de la BCE.
Lundi, l’agence de presse AP a publié un article où Grigori Guselnikov, homme d’affaires russe à la réputation sulfureuse, principal actionnaire de la banque lettone Norvik, accuse Ilmars Rimsevics de lui avoir réclamé de l’argent depuis 2015, sous peine d’imposer à son établissement des règles plus strictes. Ces accusations seraient différentes de celles pour lesquelles l’agence anticorruption a interrogé le banquier central. Ce dernier assure que toutes ces allégations font partie d’une attaque contre le système bancaire letton. Et qu’il a reçu des menaces de mort… « C’est une affaire complètement folle, un peu délirante, et très étrange à bien des égards », commente un économiste letton, ancien de la banque centrale.
Difficile de démêler le vrai du faux
Le premier ministre, Maris Kucinskis, n’a pas tardé à réagir : mardi, il a suspendu le gouverneur de son poste, le temps de l’enquête. Dans la foulée, le ministère de la défense a reconnu que ces accusations sont peut-être le fruit d’une « opération massive de désinformation venant de l’étranger » visant à ternir la réputation de Riga, et à influencer les élections législatives d’octobre. Selon lui, elle est « identique, pour ce qui est de la structure et de l’exécution »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Beyrouth a signé des contrats d’exploration offshore avec un consortium mené par Total. L’un des blocs se trouve dans une zone revendiquée par les Israéliens.
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Les ressources gazières font monter la tension entre le Liban et Israël

Beyrouth a signé des contrats d’exploration offshore avec un consortium mené par Total. L’un des blocs se trouve dans une zone revendiquée par les Israéliens.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 12h08
    |

                            Nabil Wakim et 
Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



                                


                            

Prenez une région avec une forte dose de tensions politiques et militaires, ajoutez une odeur de gaz, saupoudrez de pétrole : il y a de fortes chances que la situation s’envenime.
C’est le cas au Liban. Le pays du Cèdre, coincé entre la guerre en Syrie et un conflit larvé avec Israël, rêve depuis des années des ressources potentielles qui se trouvent dans ses eaux territoriales. Ces dernières années, la région a été riche en découvertes d’hydrocarbures : en Egypte, en Israël ou à Chypre, d’importants champs gaziers ont été découverts et plusieurs projets sont en cours. Au Liban, une première étape a été franchie, mi-février, avec l’octroi de deux zones d’exploration à un consortium mené par le groupe français Total, avec l’italien Eni et le russe Novatek.
La signature de ce premier acte a rempli d’espoir les milieux économiques libanais, qui voient dans la découverte d’hydrocarbures un moyen de sortir le pays de sa situation économique désastreuse, caractérisée par un taux de chômage estimé à 20 % et une dette publique supérieure à 150 % du PIB en 2017. Le gaz pourrait d’abord servir à pourvoir aux énormes besoins énergétiques du Liban, où les coupures d’électricité sont quotidiennes.
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« Ils ont lancé un appel d’offres pour un bloc qui de toute évidence est à nous », dénonce le ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman.
Mais l’une des deux zones d’exploration d’hydrocarbures, le bloc 9, est frontalière des eaux territoriales israéliennes. Au cœur du litige : un triangle de 860 km2, qui a fait monter le ton des deux côtés de la frontière. Selon Israël, cette poche se trouve dans des eaux maritimes qui n’appartiennent pas au Liban. « Ils ont lancé un appel d’offres pour un bloc qui de toute évidence est à nous », a ainsi lâché le ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman, le 31 janvier.
Faux, rétorque Beyrouth....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le chercheur Andreas Munzel estime que la refonte du réseau social, vantée par son créateur, Mark Zuckerberg, comme un « retour aux sources », ne correspond plus à l’usage réel qu’en font les utilisateurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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« La modification de l’algorithme de Facebook n’apportera aucun bien-être supplémentaire aux utilisateurs »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur Andreas Munzel estime que la refonte du réseau social, vantée par son créateur, Mark Zuckerberg, comme un « retour aux sources », ne correspond plus à l’usage réel qu’en font les utilisateurs.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 11h47
    |

Andreas Munzel (Chercheur à Toulouse School of Management Research, CNRS-université Toulouse-Capitole)







                        



                                


                            

Tribune. Depuis quelques mois, Facebook est sur la sellette. On l’accuse pêle-mêle de rendre les jeunes « addicts » à leur smartphone, de faciliter le harcèlement, de propager de fausses informations, de détruire le plaisir de vivre en attisant la comparaison sociale et en coupant de la vie réelle… Excessif ?
Le sujet n’est pas pris à la légère. Au point que son fondateur Mark Zuckerberg a annoncé que l’algorithme du réseau social avait été refondu pour améliorer le « bien-être » de la communauté. Facebook va donner moins de visibilité aux messages des marques et des médias sur le réseau et davantage aux publications des amis proches et de la famille. Afin de resserrer les liens sociaux, précise Mark Zuckerberg.
Est-ce un choix pertinent ? Nous avons mené une recherche* auprès de deux mille utilisateurs, en France et en Espagne, pour mieux comprendre leurs attentes, et en particulier savoir s’ils appréciaient le réseau surtout parce que celui-ci leur permettait de rester en contact avec leurs intimes et de recevoir ainsi du soutien émotionnel, ou bien plutôt parce qu’il leur permettait d’échanger avec de nombreuses personnes, aux profils diversifiés.
Il semble que les internautes se servent désormais de Facebook pour se mettre en valeur vis-à-vis de leurs amis de la « vraie vie »
Les réponses ont été très claires. C’est en réalité l’ouverture sur l’extérieur qui apporte du bien-être. Avoir un nombre important d’« amis » sur Facebook (nos répondants en ont en moyenne 148) augmente la probabilité d’apprendre de nouvelles choses et d’être au courant des dernières actualités, ce que désirent les personnes interrogées. La focalisation sur des intimes diminue en revanche significativement l’effet positif du réseau sur le bien-être.
Comment expliquer ces résultats ? Il semble que les internautes se servent désormais de Facebook pour se mettre en valeur vis-à-vis de leurs amis de la « vraie vie » en partageant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Livre. Dans son essai « Ma vie d’auto-entrepreneur », l’attachée de presse et éditrice Sophie Volteau décrit le désarroi dans lequel l’aura laissée son expérience de deux années vécues en tant que travailleuse indépendante.
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L’auto-entreprise désenchantée

Livre. Dans son essai « Ma vie d’auto-entrepreneur », l’attachée de presse et éditrice Sophie Volteau décrit le désarroi dans lequel l’aura laissée son expérience de deux années vécues en tant que travailleuse indépendante.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h30
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Tous entrepreneurs ! Même pas peur ! Réussissez votre business story ! Le Salon des entrepreneurs de février 2016 au Palais des congrès de Paris regorge de dépliants de présentation enthousiasmants. Après avoir quitté une maison d’édition en difficulté et échoué dans une petite entreprise aux conditions de travail insoutenables, Sophie Vouteau mord à l’hameçon. « J’ai souhaité, comme un million de Français avant moi, goûter à l’indépendance en devenant auto-entrepreneur », confie l’attachée de presse et éditrice à Paris. Deux ans plus tard, ce n’est pas une histoire extraordinaire, ni même originale, qu’elle raconte dans Ma vie d’auto-entrepreneur. Ce récit personnel est celui d’un désenchantement.
L’ouvrage dresse un état des lieux sévère du régime d’auto-entrepreneur. Au début, c’est pourtant avec entrain et entourée d’indépendants hyperactifs que la quarantenaire glisse vers la pluriactivité, un jour attachée de presse, l’autre rédactrice Web, ou encore webmaster, chef de projet et éditrice.
« Souris de laboratoire de l’économie »
Mais une note sonne toujours faux. Ce ne sont pas les nuits passées à préparer des dossiers, à se former en ligne en urgence, à réécrire son profil LinkedIn. Le problème, c’est que plus elle travaille, plus elle s’endette. « Un non-sens. En multipliant les activités, je me suis appauvrie. Pas vraiment chef d’entreprise, pas tout à fait indépendante, patron de ma propre activité, mais dans une relation quasi salariée avec le client. Tantôt dans la peau d’une exécutante multitâches, flexible, malléable et corvéable à souhait, tantôt dans celle d’un entrepreneur qui peut réussir, j’oscille entre deux statuts. Je ne savais plus qui j’incarnais socialement ni ce que je représentais dans le monde du travail. »

Sans parler de l’aspect kafkaïen du quotidien de l’auto-entrepreneuse. Sophie Vouteau a le code APE des sociétés de conseil en communication,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Question de droit social. Même si ce mode d’organisation, plébiscité par les collaborateurs, a le vent en poupe, toute improvisation de la part des entreprises est fortement déconseillée.
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Mettre en place le télétravail ?

Question de droit social. Même si ce mode d’organisation, plébiscité par les collaborateurs, a le vent en poupe, toute improvisation de la part des entreprises est fortement déconseillée.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h30
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Chronique. Routes enneigées l’hiver, circulation alternée l’été, transports épuisants pour les banlieusards… mais aussi pour attirer les jeunes « talents » surdiplômés pour lesquels travailler ailleurs qu’au bureau est un droit naturel : le télétravail a le vent en poupe. Refondé par l’ordonnance du 22 septembre 2017 voulant banaliser ce mode d’organisation plébiscité par les collaborateurs, son régime vient d’être modifié sur deux points par le projet de loi de ratification définitivement adopté, mercredi 14 février.
L’ancien texte énonçait que « le télétravail est mis en place dans le cadre d’un accord collectif ou, à défaut, dans le cadre d’une charte élaborée par l’employeur après avis du comité social et économique ». Ce qui est logique, car ce nouveau droit individuel a un impact évident sur le collectif de travail, surtout au pays de l’égalité jalouse où les collègues comparent leurs avantages.
Premier changement : un quatrième alinéa a été ajouté à l’article L.1222-9, supprimant cette obligation d’un cadre collectif, négocié ou unilatéral. « En l’absence d’accord collectif ou de charte, lorsque le salarié et l’employeur conviennent de recourir de manière occasionnelle au télétravail, ils formalisent leur accord par tout moyen » : le télétravail peut donc aussi être institué en dehors de toute norme collective.
Sanctions dissuasives
Mauvaise idée pour les grandes entreprises : car gérer hier au cas par cas vingt cadres télétravailleurs très autonomes habitués à travailler partout ne pose pas les mêmes problèmes organisationnels que lorsque des centaines de collaborateurs, nettement moins autonomes et sans expérience du télétravail, veulent s’y mettre. Pour fixer la liste des postes éligibles au télétravail et les essentiels critères ad hoc, une règle objective car collective est indispensable, et le consensus évite le contentieux.
au-delà des problèmes classiques de connexion,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le groupe mise sur une baisse de 30 % des coûts des services délocalisés.
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Le Crédit agricole transfère une partie de son informatique au Portugal

Le groupe mise sur une baisse de 30 % des coûts des services délocalisés.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h29
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

A l’instar de plusieurs banques françaises, qui ont fait du Portugal leur base arrière pour bénéficier des moindres coûts salariaux du pays, le groupe Crédit agricole a décidé de délocaliser une partie de ses activités informatiques à Lisbonne. Selon nos informations, le groupe s’apprête à y installer un centre européen de compétences, qui proposera, à partir d’avril, à ses différentes filiales des prestations informatiques, assurées par un fournisseur externe.
Cette délocalisation ne concernera pas les salariés du Crédit agricole, mais des sous-traitants, des prestataires en développement informatique situés en France, auxquels le groupe bancaire fait massivement appel.
LCL, filiale de l’institution mutualiste, a présenté le projet le 8 février devant son comité central d’entreprise (CCE). Cette nouvelle organisation va « permettre de réduire les coûts des missions externalisées jusqu’à 30 % après amortissement des coûts du projet », précise le document interne remis aux membres du CCE. Selon ce dossier, les sociétés de services informatiques français facturent aujourd’hui à LCL en moyenne 610 euros la journée de prestation, contre un tarif « cible » estimé à 410 euros pratiqué par le futur centre de compétence qui sera installé à Lisbonne.
Investissement de 5 millions d’euros
Pour justifier cette décision auprès des représentants des salariés, le groupe bancaire met également en avant « une pénurie d’informaticiens » en France « qui s’installe dans la durée ». « Le secteur informatique banque-finance perd en particulier de son attractivité depuis 2008 », tandis que la « qualité des profils proposés » par les prestataires « s’érode », indique encore le document.

A l’avenir, le groupe Crédit agricole continuera à faire appel à des prestataires français, mais moins que par le passé. Avec quelles conséquences sur l’emploi ? Chez LCL, entre 40 % et 50 % des missions de développement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Dix syndicats de pilotes, de personnels navigants et au sol d’Air France ont appelé à une journée de grève générale, jeudi, pour réclamer une augmentation de 6 % des salaires.
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Grève à Air France : 50 % des vols long-courriers au départ de Paris annulés jeudi

Dix syndicats de pilotes, de personnels navigants et au sol d’Air France ont appelé à une journée de grève générale, jeudi, pour réclamer une augmentation de 6 % des salaires.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 10h34
   





                        



   


De fortes perturbations sont à prévoir, jeudi 22 février, dans les aéroports parisiens. En raison d’une grève des pilotes et des personnels navigants et au sol qui réclament des augmentations de salaire, Air France prévoit l’annulation de la moitié de ses vols long-courriers au départ de Paris.
Dans un communiqué diffusé mercredi, la compagnie aérienne française prévoit d’assurer « 75 % de son programme de vols », dont « 50 % de ses vols long-courriers au départ de Paris », « 75 % de ses vols moyen-courriers au départ et vers Paris - Charles-de-Gaulle » et « 85 % de ses vols court-courriers ». Par ailleurs, « des perturbations et des retards ne sont pas à exclure », met en garde Air France, qui précise que le programme de vols sera mis à jour 24 heures à l’avance.
Pour éviter ces perturbations, Air France conseille à ses clients « ayant réservé un vol pour cette journée du 22 février de reporter leur voyage ou de modifier leur billet sans frais », et précise avoir envoyé « près de 60 000 SMS et messages » pour informer individuellement les clients devant voyager pendant cette journée.

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                Salaires : des entreprises encore très frileuses



La direction rejette les revendications
Dix syndicats de pilotes, de personnels navigants et au sol d’Air France ont appelé à une journée de grève générale jeudi pour réclamer une augmentation de 6 % des salaires en 2018 « au titre de l’inflation perdue » depuis six ans.

        Lire aussi :
         

                «  Air France-KLM reste moins rentable que ses concurrents  »



Trois syndicats de pilotes (SNPL, SPAF et Alter), deux syndicats d’hôtesses et de stewards (SNPNC et UNSA-PNC), ainsi que cinq organisations au sol (CGT, FO, SUD, CFTC et SNGAF) s’opposent au projet d’accord soumis par la direction prévoyant une augmentation générale de 1 % en deux temps (0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre), ainsi qu’une revalorisation des indemnités kilométriques et une enveloppe d’augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté...) de 1,4 % pour les agents au sol.



                            


                        

                        

