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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La Cour suprême a ordonné, mercredi, l’arrestation d’Anna Gabriel, qui ne s’est pas présentée à sa convocation. Mais la dirigeante indépendantiste catalane a annoncé, mardi, son installation en Suisse.
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Espagne : un mandat d’arrêt contre une dirigeante indépendantiste catalane

La Cour suprême a ordonné, mercredi, l’arrestation d’Anna Gabriel, qui ne s’est pas présentée à sa convocation. Mais la dirigeante indépendantiste catalane a annoncé, mardi, son installation en Suisse.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 15h24
   





                        



   


La justice espagnole a lancé, mercredi 21 février, un mandat d’arrêt s’appliquant uniquement sur le territoire national contre l’indépendantiste catalane Anna Gabriel, dirigeante de la Candidature d’unité populaire (CUP), formation d’extrême gauche séparatiste. Elle avait annoncé, la veille, son installation en Suisse, pour échapper à une éventuelle incarcération dans l’enquête sur la tentative de sécession avortée.

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Anna Gabriel, 43 ans, était convoquée, mercredi, par la Cour suprême à Madrid et risquait d’être placée en détention, comme quatre autres séparatistes incarcérés depuis plus de trois mois.
« Je n’irai pas à Madrid. Je suis poursuivie pour mon activité politique et la presse gouvernementale m’a déjà déclarée coupable », a-t-elle dit au quotidien suisse Le Temps, comparant son pays à la Turquie en termes de droits.
Le juge de la Cour suprême, dans sa décision, « ordonne l’arrestation » de Mme Gabriel, qui ne s’est pas présentée à sa convocation. Ce mandat d’arrêt ne s’appliquera que dans un cadre « national », a précisé un porte-parole du tribunal à l’Agence France-Presse.
La Suisse n’entend pas expulser Anna Gabriel
La Suisse, elle, n’entend a priori pas expulser la dirigeante de la CUP. « Il s’agit selon toute vraisemblance d’un délit politique. Selon notre code pénal et la convention européenne des droits de l’homme, une demande d’extradition ou toute forme d’aide judiciaire ne peuvent pas être accordées pour l’un de ces motifs », a expliqué Folco Galli, porte-parole de l’Office fédéral de la justice, au Temps.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les députées Marie Guévenoux (LRM) et Marietta Karamanli (PS) ont répondu à vos questions à propos du texte présenté mercredi en conseil des ministres.
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Délai de rétention, accueil des demandeurs… deux élues débattent du projet de loi asile

Les députées Marie Guévenoux (LRM) et Marietta Karamanli (PS) ont répondu à vos questions à propos du texte présenté mercredi en conseil des ministres.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 14h43
   





                        



   


Les députées Marie Guévenoux (La République en marche) et Marietta Karamanli (Parti socialiste), répondent, mercredi 21 février, à vos questions lors d’un tchat du Monde.fr sur le projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ».

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Bully : La politique d’Emmanuel Macron en matière d’immigrés est jugée « trop laxiste » par 66 % des Français, selon un sondage de janvier. Pensez-vous que ce projet de loi réponde à ce jugement ?
Marie Guévenoux (La République en marche) : On ne gouverne pas en fonction des sondages. La réalité, c’est qu’on a une politique migratoire sur laquelle on a de très mauvais indicateurs, à la fois en matière d’accueil des demandeurs d’asile – quatorze mois en moyenne pour examiner une demande d’asile, c’est beaucoup trop –, des résultats peu satisfaisants sur la politique d’intégration et une politique d’éloignement qui, elle aussi, apparaît peu efficace – 15 % réellement effectués. C’est ce à quoi nous essayons de remédier.
Marietta Karamanli (Parti socialiste) : Je ne vais pas répondre à une question basée sur un sondage, mais plutôt évoquer les chiffres de la réalité de l’immigration : notre pays a accueilli, en 2016, 217 000 migrants (dont 73 000 sont des étudiants) et 88 000 autres étrangers au titre du « regroupement familial ». Ces deux catégories représentent 72 % de la délivrance des visas à durée limitée. La même année, notre pays a accordé sa protection humanitaire à 29 000 réfugiés, au moment où l’Allemagne en a fait bénéficier plus de 400 000. Ces chiffres relativisent la question de l’immigration et mettent en évidence les enjeux et les défis.
Rapporteure à la Cour nationale du droit d’asile : Comment expliquez-vous la grogne des professionnels de l’asile (9e jour de grève à la CNDA mercredi) si ce n’est par l’absence de dialogue avec les véritables experts en amont du projet de loi ?
M. K. : J’ai auditionné hier une grande partie des associations sur le projet de loi présenté aujourd’hui au conseil des ministres. J’ai pu mesurer la mobilisation et l’opposition de très nombreux acteurs sur ce texte, qui présente de multiples mesures policières, qui assure l’éloignement sans prendre en compte suffisamment l’intégration. Donc une situation qui risque de s’aggraver dans l’accueil et l’accompagnement des demandeurs d’asile, et des procédures qui alourdissent le travail des acteurs du secteur.
M. G. : Nous sommes, en France, face à un flux migratoire en hausse : de 2016 à 2017, la hausse des demandeurs d’asile est de 17 %, atteignant 100 000 demandeurs d’asile, dont il faudra examiner avec sérieux la situation personnelle. Dans le même temps, le gouvernement et la majorité à laquelle j’appartiens souhaitent réduire fortement la durée de l’examen de la demande d’asile – de quatorze à six mois.
C’est donc normal que les professionnels se posent des questions quant à l’organisation concrète que cela va nécessiter ou quant aux moyens qui pourront être apportés. Ils seront reçus dans le cadre des auditions menées par les parlementaires lorsque nous examinerons en commission le projet de loi, mais il y a un objectif opérationnel auquel nous tenons et que nous mettrons en œuvre, qui est de réduire cette durée d’examen.
Maria : Réduire les délais pour examiner les demandes d’asile semble salutaire, mais peut aussi avoir des effets pervers. Pouvez-vous nous dire quelles conséquences (positives et négatives) ce raccourcissement des délais peut-il entraîner ?
M. G. : Le premier acte dans le parcours du demandeur d’asile, c’est d’abord un rendez-vous à la plate-forme des demandeurs d’asile, où il ne se passe rien d’autre que d’avoir un rendez-vous au guichet unique de la demande d’asile en préfecture. En Ile-de-France, cette étape, c’est trente à quarante jours, période durant laquelle un demandeur d’asile n’a parfois pas d’hébergement, pas d’aides, est inconnu des services de l’Etat. C’est un traitement dont on ne peut pas se satisfaire.
Une des conséquences positives de la réduction de cet examen, c’est par exemple de faire en sorte que ce rendez-vous soit tenu en quarante-huit heures. C’est d’ores et déjà le cas dans les centres d’accueil et d’examens de situations administratives (CAES), créés très récemment par le gouvernement.
M. K. : A travers ce texte, on constate une accélération des délais, la réduction de cent vingt jours à quatre-vingt-dix jours pour déposer une demande d’asile après l’entrée en France. Le dossier pourra être traité en procédure accélérée. Ce délai est désormais trop court, pour les migrants, pour apprendre en quoi consiste le droit d’asile, quels critères sont pris en compte, découvrir les démarches à entreprendre, chercher un abri, de quoi se nourrir et surtout trouver une plate-forme d’accueil (PADA) ou un CAES.
L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a déjà fait d’énormes efforts pour répondre à cette demande de réduction des délais depuis plusieurs années. Le problème aujourd’hui se pose en amont et en aval de l’Ofpra : dans les préfectures et à la CNDA, qui voit, elle aussi, une réduction de délais imposée d’un mois à quinze jours. Le temps de trouver un avocat, une association pour accompagner la démarche, sans parler de la question d’aides juridictionnelles… cela rend toute la démarche impossible. D’autant qu’on a souvent affaire à des personnes qui ne parlent pas le français et ont des parcours difficiles. Il faut prendre en compte ces difficultés avant de parler de réduire les délais.

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Pulp : La réduction des délais peut être une bonne chose, tant pour les immigrés que pour le pays. Mais des moyens supplémentaires seront-ils mis en place ?
M. G. : Le projet de loi de finances prévoit une hausse de 26 % des moyens budgétaires sur la mission immigration. Le gouvernement a annoncé la création de 185 emplois supplémentaires pour aider à l’enregistrement des demandes d’asile (en préfecture et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration), et 66 créations à l’Ofpra et à la CNDA pour examiner les demandes.
M. K. : Il y a effectivement une hausse des crédits. Cependant, quand on ramène le nombre d’emplois supplémentaires – cent cinquante pour les préfectures –, cela donne à peu près un poste supplémentaire par préfecture. Ce n’est pas assez pour diminuer les délais. Quand on rapporte ces crédits au nombre de demandeurs d’asile annuels en France (environ 100 000), à peine 40 % voient leur demande aboutir. Au prorata, ça veut dire qu’on accorde 500 euros par individu pour ce qui est nécessaire à l’intégration.
Lesdroitsdel’hommepourceuxq… : Le projet de loi prévoit de pouvoir enfermer un homme ou une femme qui ne détient pas de papiers jusqu’à cent trente-cinq jours. N’est-ce pas beaucoup plus que pour de nombreux crimes et délits ? Et qu’est-ce qui différencie, selon vous, la prison d’un centre de rétention ?
M. K. : Ce projet de loi impose une extension de la durée maximale de la rétention, qui passe de quarante-cinq jours à quatre-vingt-dix jours, avec une possibilité d’extension jusqu’à cent trente-cinq jours. Cette durée pose problème : priver de liberté un individu ne répond pas aux standards des droits fondamentaux que doit respecter la France. Par ailleurs, amener des femmes et des enfants dans un milieu fermé n’est pas un moyen digne de répondre à leur problème. Il faut rappeler que le séjour irrégulier n’est pas un délit, selon notre droit.
M. G. : Concrètement, ce délai de rétention sert à interroger les pays d’origine afin d’obtenir un laissez-passer consulaire de l’étranger en situation irrégulière sur le territoire français. La plupart des pays répondent dans un délai très court. La moyenne d’une durée de rétention est de douze jours. Pour autant, certains pays ne sont pas en capacité de répondre dans ce délai de quarante-cinq jours, c’est précisément à cette réalité opérationnelle que nous souhaitons répondre.

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Plouf : Au sein même du groupe LRM à l’Assemblée, des voix se font entendre contre ce projet de loi. Comment jugez-vous l’apparition de cette fronde au sein de la majorité ?
M. G. : Il n’y a pas d’apparition de fronde au sein de la majorité, il y a un débat interne, avec des expressions liées aux parcours et aux profils de chacun, qui sont normaux, et plus encore sur ce sujet. S’il n’y avait pas de débat sur un sujet aussi important, ce serait inquiétant. Les parlementaires feront le travail de parlementaires, ajouteront des choses, modifieront des choses, mais le texte sera voté par la majorité.
M. K. : J’ai connu, par un passé très récent, des frondes au sein des majorités. La question pour moi, c’est la capacité de la majorité et du gouvernement à traiter et à entendre ces voix qui soulèvent de vraies questions. Depuis 2003, notre pays a voté sept lois sur l’immigration et s’apprête à en voter une nouvelle. Cela veut dire une loi tous les deux ans sur le sujet.
Alex Vader : Quelle disposition prévoit le texte de loi concernant les procédures pour les mineurs non accompagnés ?
M. G. : A ce stade, ce n’est pas prévu dans ce texte. Le débat parlementaire permettra de l’évoquer.
M. K. : C’est un sujet qui doit être traité dans ce texte, selon moi, et dans des termes différents.
Lola : Le projet de loi semble régressif en matière de droits, on parle beaucoup de répression mais peu d’intégration, pourquoi ?
M. K. : Pour moi, ce texte présente surtout des mesures d’éloignement des demandeurs d’asile déboutés. Le volet intégration n’est pas suffisamment développé. En décembre 2016, Emmanuel Macron louait les « qualifications remarquables » de nombreux migrants. Je regrette ce double discours.
M. G. : D’abord, il y a une raison technique. Ce qui relève d’une meilleure intégration ne relève pas forcément du champ législatif. Le projet de loi comporte tout de même quelques dispositions qui contribuent à une meilleure intégration, comme l’extension du passeport talent, ou la transposition de la directive étudiants-chercheurs afin de mieux accueillir ce public. En dehors du projet de loi, il y a un certain nombre de choses dans le cadre notamment du rapport Taché qui vont viser à mieux intégrer les étrangers qu’on a décidé d’accueillir, comme l’enseignement du français. Nous devons aussi faire en sorte que les étrangers que l’on a décidé d’accueillir en France puissent bénéficier d’un meilleur accompagnement sur le logement et l’emploi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Soupçonné de corruption, le gouverneur de la banque centrale lettone a été suspendu.  Les paiements de la troisième banque du pays ont par ailleurs été gelés par la BCE.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Le système bancaire letton est secoué par une série de scandales

Soupçonné de corruption, le gouverneur de la banque centrale lettone a été suspendu.  Les paiements de la troisième banque du pays ont par ailleurs été gelés par la BCE.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 18h13
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est un double scandale au parfum de soufre, dont l’économie lettone, comme la Banque centrale européenne (BCE), se seraient bien passées. Mardi 20 février, le gouverneur de la banque centrale lettone, Ilmars Rimsevics, a donné une conférence de presse de soixante-quinze minutes, ultra-médiatisée dans le petit pays balte, pour défendre son cas : « Je ne vais pas démissionner, je ne suis pas coupable. » Il sortait de 48 heures de détention au Bureau national anticorruption (KNAB), qui le soupçonne d’avoir sollicité un pot-de-vin d’au moins 100 000 euros, dans une affaire non précisée. « Je démens catégoriquement », a plaidé M. Rimsevics, qui siège également au conseil des gouverneurs de la BCE.
Lundi, l’agence de presse AP a publié un article où Grigori Guselnikov, homme d’affaires russe à la réputation sulfureuse, principal actionnaire de la banque lettone Norvik, accuse Ilmars Rimsevics de lui avoir réclamé de l’argent depuis 2015, sous peine d’imposer à son établissement des règles plus strictes. Ces accusations seraient différentes de celles pour lesquelles l’agence anticorruption a interrogé le banquier central. Ce dernier assure que toutes ces allégations font partie d’une attaque contre le système bancaire letton. Et qu’il a reçu des menaces de mort… « C’est une affaire complètement folle, un peu délirante, et très étrange à bien des égards », commente un économiste letton, ancien de la banque centrale.
Difficile de démêler le vrai du faux
Le premier ministre, Maris Kucinskis, n’a pas tardé à réagir : mardi, il a suspendu le gouverneur de son poste, le temps de l’enquête. Dans la foulée, le ministère de la défense a reconnu que ces accusations sont peut-être le fruit d’une « opération massive de désinformation venant de l’étranger » visant à ternir la réputation de Riga, et à influencer les élections législatives d’octobre. Selon lui, elle est « identique, pour ce qui est de la structure et de l’exécution »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le Britannique Malcolm Simmons est accusé d’avoir « abusé » de sa position au sein d’Eulex, la mission de l’UE supervisant la justice kosovare.
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Kosovo : un ancien juge européen durement sanctionné

Le Britannique Malcolm Simmons est accusé d’avoir « abusé » de sa position au sein d’Eulex, la mission de l’UE supervisant la justice kosovare.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 11h04
    |

                            Hugo Lemonier et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Le juge prétendait au rôle de lanceur d’alerte. L’Union européenne (UE) ne semble pas du tout croire à sa version. Selon les informations du Monde, Malcolm Simmons, ancien président des juges d’Eulex, l’organisme européen chargé de faire appliquer l’Etat de droit au Kosovo depuis son indépendance en 2008, a fait l’objet en décembre 2017 de sanctions sévères de la part d’un comité de discipline interne organisé par le Service de l’action extérieure (SEAE) de l’UE, à Bruxelles. En novembre 2017, ce magistrat britannique avait démissionné avec grand fracas en qualifiant, dans une interview au Monde, la mission Eulex de « farce » qui ne s’est « pas vraiment attaquée à la corruption ».
Accusant certains de ses collègues de manipulation politique et de piratage de ses courriels, il assurait avoir demandé, sans succès, le statut de lanceur d’alerte. Cette démission d’un cadre important d’Eulex avait de nouveau fragilisé la crédibilité de cette institution, déjà touchée par plusieurs scandales internes, alors qu’elle est censée donner l’exemple aux autorités kosovares. Eulex a notamment pour rôle de juger les dossiers de corruption ou de crimes de guerre les plus sensibles à la place du système judiciaire local.
« Rapatriement » immédiat
Dans les deux décisions prises en décembre 2017, le comité de discipline affirme que M. Simmons n’a pas respecté « les standards les plus élevés d’intégrité » et « a abusé de sa position de président des juges de manière flagrante ». Le comité de discipline recommande un « rapatriement » immédiat du juge, qui a finalement démissionné fin décembre. Il travaillait comme contractuel pour le ministère des affaires étrangères britannique, détaché auprès d’Eulex, rémunéré 13 832 livres par mois (15 600 euros), selon un jugement des prud’hommes britanniques que M. Simmons avait saisis, sans succès, pour être titularisé. M. Simmons a par ailleurs été mis en cause...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le chef de file travailliste est accusé d’avoir été un agent communiste dans les années 1980.
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Jeremy Corbyn, l’espion tchèque et la presse conservatrice britannique

Le chef de file travailliste est accusé d’avoir été un agent communiste dans les années 1980.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 10h53
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


L’histoire ne révèle pas grand-chose sur Jeremy Corbyn, mais davantage sur les mœurs d’une partie de la presse britannique, et surtout sur la détresse des conservateurs. M. Corbyn, le chef de file du Parti travailliste, est un ancien espion communiste, proclament depuis quelques jours plusieurs journaux de droite. « Corbyn et l’espion coco » faisait, jeudi 15 février, la manchette du Sun, ornée pour l’occasion de faucilles et de marteaux écarlates et d’une inquiétante photo de M. Corbyn jeune. Le Daily Mail n’a pas tardé à renchérir en demandant au « camarade Corbyn de passer à table ». Mardi 20 février, la « une » du Telegraph enjoignait à l’intéressé de publier son « dossier Stasi [la police politique de l’ex-Allemagne de l’Est] ». 
A l’origine de ces « révélations », les déclarations de Jan Sarkocy, un ancien diplomate tchèque expulsé pour espionnage en 1989 par Margaret Thatcher, qui affirme avoir « recruté » M. Corbyn pour le compte du StB, le service d’espionnage de la Tchécoslovaquie. Il dit l’avoir rencontré à plusieurs reprises dans les années 1980, à titre d’informateur rémunéré.
Qu’importe si Svetlana Ptacnikova, directrice des archives de la sécurité tchèque, affirme à la BBC que le dossier Corbyn évoque une « personne digne d’intérêt » et non un « agent ». Tant pis, si Radek Schovanek, du ministère tchèque de la défense, qualifie de « faux » le récit de M. Sarkocy. L’éditorial du Telegraph tient la conclusion : « Jeremy Corbyn n’est certainement pas qualifié pour devenir premier ministre. » Et Theresa May, la première ministre conservatrice, a appelé le député Corbyn à se montrer « ouvert et transparent ».
« Diffamation ridicule »
L’intéressé, dans une vidéo diffusée mardi 20 février, qualifie de « diffamation ridicule » ces accusations. M. Sarkocy « prétend que je le tenais informé de ce que Margaret Thatcher prenait pour son petit déjeuner », ironise-t-il. Pourtant, prévient-il en cessant de sourire, « il se passe quelque chose de plus sérieux : les patrons des médias ont peur d’un gouvernement Labour. (…) Nous avons de bonnes nouvelles pour eux : le changement arrive. » 

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                Theresa May veut aménager le système des droits d’inscription à l’université



L’affaire est d’autant plus vaine que Jeremy Corbyn n’a jamais caché ses convictions socialistes, mais antistaliniennes. En 1988, il a réclamé au Parlement « la complète réhabilitation de Léon Trotski » par le gouvernement soviétique. En 1989, il a signé une motion félicitant les ouvriers tchèques en grève « contre la corruption de la bureaucratie stalinienne ».
Le brouhaha provoqué par le « dossier tchèque » de Corbyn finit par masquer l’essentiel : le leader du Labour a fait un pas, mardi soir, dans la contestation du Brexit, en affirmant que le Royaume-Uni devrait « avoir une union douanière » avec l’UE. Quant au dernier sondage, il donne le Labour vainqueur (41 % des voix) face aux tories (40 %).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la forêt primaire a subi des coupes claires décidées par le gouvernement, malgré les protestations des écologistes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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La justice européenne, arbitre du sort de la forêt de Bialowieza en Pologne

Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la forêt primaire a subi des coupes claires décidées par le gouvernement, malgré les protestations des écologistes.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 10h52
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                            Intérim








                        



                                


                            

La justice européenne va-t-elle donner raison aux défenseurs de l’environnement et à la Commission européenne dans le contentieux qui les oppose à la Pologne au sujet de la forêt primaire de Bialowieza ? C’est ce à quoi l’encourage l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne, dont l’avis est le plus souvent suivi par les juges. Dans ses conclusions présentées mardi 20 février, il a estimé que les autorités polonaises ont violé le droit européen de l’environnement en permettant d’importantes coupes et enlèvements d’arbres dans la forêt de Bialowieza, classée Natura 2000 et inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Le site, partagé entre la Pologne et la Biélorussie, subit depuis plusieurs années une invasion de bostryches typographes, un petit coléoptère très friand d’épicéas. Toutefois, selon des organisations écologistes comme Greenpeace, le phénomène n’est pas anormal et participe du processus naturel de régénération de la forêt.
Les épicéas, surreprésentés dans la région, auraient été fragilisés par de récentes sécheresses et seraient devenus plus vulnérables aux attaques. En mourant, ils laissent la place à des espèces plus tempérées comme le chêne, contribuant ainsi à diversifier les habitats et à accroître leur résistance. Les écologistes soulignent également le rôle du bois mort comme foyer pour de nombreuses espèces rares d’oiseaux, d’insectes ou de champignons.

Le ministre de l’environnement, Jan Szyszko, plaidait pour des mesures « actives » de protection. Très proche des milieux ultracatholiques, il avait inscrit sa politique sous la devise biblique « Soumettez la terre ». Partant du principe que la nature était incapable de réguler seule la propagation du bostryche, il avait décidé de multiplier par trois le volume de bois à extraire de la forêt pour circonscrire l’invasion.
2 dévastés »
En dépit des avertissements de la Commission et de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » doit être présenté mercredi en conseil des ministres. Marie Guévenoux (LRM) et Marietta Karamanli (PS) ont répondu à vos questions.
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<article-nb="2018/02/21/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Les ministres des finances de l’eurozone ont discuté, lundi, de la transformation du Mécanisme européen de stabilité. Un accord de principe d’ici à juin n’est pas irréaliste.
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Le futur Fonds monétaire européen prend forme

Les ministres des finances de l’eurozone ont discuté, lundi, de la transformation du Mécanisme européen de stabilité. Un accord de principe d’ici à juin n’est pas irréaliste.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 11h26
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Emmanuel Macron a plusieurs fois réclamé, courant 2017, un super-ministre des finances, un Parlement et un budget spécifique et très conséquent pour la zone euro. Ces propositions n’ont pour l’instant pas suscité l’enthousiasme à Bruxelles.
Les Allemands, les Néerlandais ou les Finlandais ne sont pas convaincus de leur utilité, même si, concernant le budget de la zone euro, Berlin a laissé la porte ouverte à des montants insérés dans le budget de l’Union (la Commission européenne a avancé la somme, très modeste, de 25 milliards d’euros sur la période 2020-2027).
Moins grand public, mais tout aussi structurante, c’est la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME) qui pourrait voir le jour en premier. Les ministres des finances de l’eurozone, réunis à Bruxelles lundi 19 février, y ont consacré une bonne partie de leurs discussions, et un accord de principe d’ici à juin n’est pas irréaliste.

« Super-pompier » de l’eurozone
Le MES est une institution financière internationale constituée dans la douleur en 2012, en pleine crise des dettes souveraines européennes, pour renflouer les finances publiques des Etats membres en difficulté. Installé à Luxembourg, il dispose d’une capacité de prêts de 700 milliards d’euros et d’un matelas de 80 milliards d’euros de fonds propres, apportés par les Etats membres.
Présidé par un Allemand, Klaus Regling, ancien haut fonctionnaire de la Commission, le MES est venu en aide à l’Irlande, à Chypre, à l’Espagne ou à la Grèce, dont il est de loin le premier créancier. A chaque plan d’aide, il a exigé une très longue liste de réformes structurelles, sur le mode du Fonds monétaire international (FMI).
La plupart de ces pays ayant retrouvé le chemin de la croissance et la Grèce s’apprêtant à clore son troisième plan d’aide (l’été prochain), la question s’est posée courant 2017 de savoir que faire de cette énorme capacité d’emprunt de l’Union européenne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Dan Brockington, spécialiste des ONG de développement à l’université de Sheffield, revient sur le scandale d’abus sexuels qui secoue l’organisation britannique.
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Affaire Oxfam : « Ce qui ne me surprend pas, c’est que ce genre de choses arrive »

Dan Brockington, spécialiste des ONG de développement à l’université de Sheffield, revient sur le scandale d’abus sexuels qui secoue l’organisation britannique.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 11h02
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Anthropologue de formation, Dan Brockington est directeur de l’Institut pour le développement international de l’université de Sheffield (Angleterre). Spécialiste du développement de la Tanzanie, il a aussi travaillé en Australie, en Afrique du Sud et en Inde. Récemment, il s’est intéressé au rôle des célébrités dans la collecte des fonds pour les organisations de développement. Il a aussi participé à une cartographie de 898 ONG britanniques qui a mis en évidence la prospérité du secteur.
Oxfam a été créée en 1942 par un groupe de Quakers et de professeurs d’Oxford pour lutter contre la famine, provoquée par le blocus, allié de la Grèce occupée par les nazis. Quelle place cette organisation occupe-t-elle dans le paysage britannique des organisations d’aide au développement ?
Dan Brockington C’est l’une des organisations caritatives les plus connues et les plus influentes du pays. Son nom, sa « marque » sont incroyablement puissants. Avec Save the Children et World Wild Fund (WWF), elle fait partie du top 3 au Royaume-Uni. Elle a toujours été à l’avant-garde, ayant été l’une des premières organisations non gouvernementales (ONG) à travailler très efficacement avec des musiciens comme les Beatles. Ses boutiques caritatives sont les premières à avoir vendu non des articles de rebut mais des vêtements de qualité vraiment intéressants.

Quels sont son positionnement politique et son degré d’indépendance par rapport au gouvernement ?
En dehors du milieu humanitaire, Oxfam a une réputation d’audace et d’indépendance à l’égard du pouvoir. Mais, en interne, on reconnaît qu’il s’agit d’une organisation traditionnelle, assez proche du pouvoir. Cela a été particulièrement vrai pendant les années Blair, au début des années 2000. Mais, depuis 2010, Oxfam s’entend bien aussi avec les gouvernements conservateurs qui la considèrent comme un partenaire utile capable de dépenser...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Un rapport interne de l’ONG, remis au gouvernement haïtien, a dévoilé les nombreux abus de la mission humanitaire déployée en Haïti après le séisme meurtrier de 2010.
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Ce que l’on sait du scandale de l’ONG Oxfam

Un rapport interne de l’ONG, remis au gouvernement haïtien, a dévoilé les nombreux abus de la mission humanitaire déployée en Haïti après le séisme meurtrier de 2010.



Le Monde
 |    21.02.2018 à 05h38
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 07h23
   





                        


L’essentiel
L’ONG britannique Oxfam, confédération d’une vingtaine d’organisations humanitaires, se trouve dans la tourmente depuis la révélation d’abus commis en Haïti par certains de ses employés après le séisme de 2010.Ces derniers jours, d’autres révélations ont émergé : plusieurs employés d’Oxfam sont accusés d’avoir commis des viols au cours de missions humanitaires au Soudan du Sud et des abus sexuels au Liberia.L’an dernier, « 87 rapports d’incidents » ont été remontés au sein de l’ONG au Royaume-Uni et à l’étranger. Cela va d’affaires « mineures » à des affaires « très graves », selon M. Goldring, le directeur général d’Oxfam.
Le chiffre
7 000
C’est le nombre de donateurs réguliers qui ont interrompu leurs versements ces dix derniers jours. Certaines entreprises s’interrogent sur leur soutien à l’ONG, selon le directeur général. Pour contrer les critiques, Oxfam a annoncé une série de mesures, dont la création d’une commission « indépendante » qui passera en revue la culture et les pratiques de l’ONG.
Les révélations
L’ONG a remis au gouvernement haïtien l’enquête interne réalisée en 2011 au sujet de la mission humanitaire en Haïti. Un responsable y reconnaît avoir payé des prostituées, d’autres employés sont accusés de harcèlement et d’intimidation, et un témoin a été menacé physiquement.
Une jeune Haïtienne a raconté au quotidien The Times avoir eu une relation avec l’ancien directeur d’Oxfam en Haïti, Roland van Hauwermeiren, alors qu’elle avait 16 ans et lui, 61. Il lui aurait donné de l’argent et des couches pour son nouveau-né. Selon elle, il invitait parfois dans sa maison des femmes venues demander un emploi et leur donnait parfois de l’argent.

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                Oxfam en Haïti : une mission entachée par la prostitution et l’intimidation



M. van Hauwermeiren, en revanche, a nié la semaine dernière dans des médias belges avoir organisé des orgies avec de jeunes prostituées en Haïti. Il a dit avoir eu des rapports sexuels avec une « femme honorable et d’âge mûr » et a soutenu qu’il ne lui avait pas versé d’argent.
Sept employés d’Oxfam en Haïti avaient quitté l’ONG dans le cadre de l’enquête interne. Quatre ont été licenciés pour « faute grave » tandis que trois ont démissionné, dont Roland van Hauwermeiren auquel il a été proposé un « départ digne, à condition qu’il coopère pleinement avec le reste de l’enquête ».
Le point sur l’enquête
L’ONG a déclaré, mardi 20 février, qu’elle enquêtait sur 26 nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés. Ces cas se rapportent à « des événements récents comme à d’autres historiquement plus anciens », a précisé devant les membres d’une commission parlementaire britannique le directeur général d’Oxfam, Mark Goldring.
Oxfam enquête aussi sur des accusations d’abus sexuels aux Philippines après le passage d’un typhon destructeur en 2013. La directrice régionale en Asie, Lan Mercado, a expliqué avoir connaissance de plaintes dans ce pays ainsi qu’au Bangladesh et au Népal sur la période 2009-2013, tout en affirmant que leur ampleur n’était « pas comparable » avec ce qui s’est passé à Haïti.

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                L’ONG Oxfam visée par de nouvelles accusations portant sur des viols au Soudan du Sud






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le père, qui devra payer 92 euros d’amende en tenant compte du fait qu’il a passé un mois en détention provisoire, et sa famille pourront vivre réunis en Espagne.
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Compte rendu

Le père de « l’enfant dans la valise » condamné à une faible amende

Le père, qui devra payer 92 euros d’amende en tenant compte du fait qu’il a passé un mois en détention provisoire, et sa famille pourront vivre réunis en Espagne.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 21.02.2018 à 00h23

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        Mis à jour le 21.02.2018 à 08h54






    
Ali Ouattara a été auditionné à Ceuta, en Espagne, le 20 février 2018.
Crédits : JORGE GUERRERO AFP


L’histoire de l’enfant ivoirien caché dans une valise pour passer la frontière sud de l’Europe en 2015 a eu un dénouement heureux, mardi 20 février à Ceuta (Espagne). « Tout est fini, nous allons commencer à revivre, tous ensemble, ma femme, ma fille, mon fils et moi à Bilbao » dans le nord de l’Espagne, a réagi, soulagé, le prévenu Ali Ouattara, qui a été condamné à une amende de 92 euros.
Le 7 mai 2015, à un poste frontière de Ceuta, une valise rose que traînait difficilement une jeune fille marocaine avait été soumise au contrôle du scanner. Les gardes civils avaient alors découvert sur l’écran la silhouette d’un enfant recroquevillé en position fœtale : du jamais-vu à ce poste de contrôle de la ville autonome espagnole de Ceuta – enclavée dans le nord du Maroc – représentant l’une des deux frontières terrestres entre l’Afrique et un territoire de l’Union européenne.
Disculpé par son fils
Le parquet réclamait initialement trois ans de prison à l’encontre du père du garçon, Ali Ouattara, 45 ans. « On avait mis en danger la vie de l’enfant, recroquevillé d’une façon inhumaine dans une petite valise sans ventilation », a lu le président du tribunal, Fernando Teson, résumant un argument de l’accusation.

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                Procès d’un homme qui a fait passer la frontière à son enfant dans une valise



Mais le parquet n’a finalement requis qu’une peine d’amende, en constatant que l’audience n’avait pas permis de prouver que le prévenu « savait de quelle façon son fils allait être introduit dans le pays ». Les trois juges l’ont condamné à 92 euros d’amende en tenant compte du fait qu’il avait passé un mois en détention provisoire.
Ils ont pris leur décision très vite après avoir écouté l’enfant – âgé de 10 ans – qu’ils avaient fait asseoir au plus près d’eux. En français, Adou a expliqué que c’était « une fille marocaine » qui l’avait mis dans la valise, déclarant qu’il n’y respirait « pas très bien ». Les magistrats n’ont visiblement pas souhaité harceler l’enfant qui avait toujours rêvé de rejoindre ses parents en Espagne et a clairement disculpé son père.
Revenus exigés
Ancien professeur de philosophie et de français à Abidjan, Ali Ouattara était lui-même arrivé clandestinement en Espagne en 2006 à bord d’une embarcation de fortune. Sa Côte d’Ivoire natale était alors en pleine crise politico-militaire. Il avait alors eu la chance de pouvoir s’installer dans l’archipel espagnol des Canaries, a-t-il souvent raconté, mais avait mis des années à obtenir un titre de séjour, un emploi stable et un logement.
Reste qu’il avait pu faire venir légalement sa femme et leur fille… mais pas son petit dernier parce qu’il lui manquait « 56 euros par mois » pour atteindre les revenus exigés par l’administration espagnole. M. Ouattara a affirmé avoir payé 5 000 euros à un réseau de passeurs qui lui aurait initialement fait miroiter que l’enfant viendrait facilement, avec un visa provisoire, directement en avion d’Abidjan à Madrid.

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                Espagne : l’arrivée de migrants en forte hausse



L’avocat du prévenu, Me Juan Isidro Fernandez, avait fait valoir qu’une fois sa grand-mère paternelle morte à Abidjan, Adou s’était retrouvé seul en Côte d’Ivoire, avec son frère aîné tout juste âgé de 18 ans qui ne pouvait pas veiller seul sur lui. Quant à la jeune porteuse de la valise, elle reste recherchée par la justice, selon le tribunal.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ L’ancien président du collège européen s’était engagé à ne pas exercer d’activité de lobbying auprès des commissaires au profit de son nouvel employeur.
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Désormais lobbyiste, Barroso garde ses entrées à la Commission européenne

L’ancien président du collège européen s’était engagé à ne pas exercer d’activité de lobbying auprès des commissaires au profit de son nouvel employeur.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 19h46
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        


Prétendument interdit de séjour au Berlaymont, le siège de la Commission européenne, José Manuel Barroso n’aura pas tardé à y faire son retour. Enfin, presque : c’est dans un hôtel — le Silken Berlaymont — sis à cinquante mètres de son ancien bureau, que l’ancien président du collège européen, devenu lobbyiste pour la banque d’investissement Goldman Sachs, a rencontré le Finlandais Jyrki Katainen. Celui-ci est vice-président en titre de la Commission, chargé de la compétitivité, de la croissance et de l’emploi. Il avait été membre de la Commission Barroso 2 durant les derniers mois de celle-ci.
De quoi les deux hommes ont-ils devisé le 25 octobre 2017 ? De « commerce et de défense », à en croire l’ancien premier ministre de la Finlande. Difficile à vérifier : l’entretien a eu lieu en tête à tête, n’a pas été enregistré, et M. Katainen n’aurait pris aucune note durant celui-ci, ce qui empêche toute demande d’accès à son contenu réel.
Interrogé mardi 20 février, le porte-parole de la Commission a expliqué que M. Katainen avait respecté toutes les règles en vigueur en consignant, dès le lendemain, son entrevue dans un registre officiel. Le rendez-vous est certes mentionné, ainsi que le nom de la banque américaine, mais pas celui de M. Barroso, qui s’était engagé à ne pas exercer d’activité de lobbying auprès des commissaires au profit de son nouvel employeur. C’est dans une lettre adressée, le 31 janvier 2018, à l’ONG Corporate Europe Observatory, qui l’interrogeait, que le commissaire a mentionné le nom du superemployé de Goldman Sachs.
« Pas judicieux »
L’embauche de M. Barroso avait défrayé la chronique en 2016, étant donné l’implication de la banque d’affaires dans la crise financière grecque, qui a très largement occupé les institutions européennes durant des années. Devant le tumulte, Jean-Claude Juncker, successeur de M. Barroso à Bruxelles, s’était résolu à saisir le comité d’éthique de l’Union européenne. Lequel estimait mollement, en novembre 2016, que le choix du Portugais — officiellement « conseiller pour le Brexit » — n’était certes « pas judicieux », mais n’enfreignait pas les règles éthiques en vigueur.
Un avis discutable, d’autant que ses auteurs écrivaient que les nouvelles fonctions de M. Barroso auraient « certainement » un lien avec son ex-mandat de président. Une pétition dénonçant le « pantouflage » de l’ancien président avait récolté 150 000 signatures. Pas de quoi impressionner la Commission, qui soulignait le respect par son ancien dirigeant de la période dite « de refroidissement » — dix-huit mois — entre la fin de ses fonctions officielles et son recrutement par Goldman. Mardi, elle maintenait que ses règles étaient parmi « les plus strictes au monde ». 

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                60 ans du traité de Rome : José Manuel Barroso, du naufrage grec à Goldman Sachs






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Cinquième volet de la collection « Archéologie », avec la fameuse « cenatio rotunda » du premier siècle de notre ère, qui devrait être accessible au public en 2019.
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Rome livre la salle à manger de Néron

Cinquième volet de la collection « Archéologie », avec la fameuse « cenatio rotunda » du premier siècle de notre ère, qui devrait être accessible au public en 2019.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 15h35
    |

            Florence Evin








                        



                                


                            

Collection « Archéologie ». Aucune capitale n’a réussi, comme Rome, à préserver, voire intégrer, les précieuses ruines de l’antique cité dans la ville moderne sans les faire disparaître tout à fait, laissant ici un pan de mur, là un morceau de mosaïque ou un tronçon de colonne… La poésie urbaine est tout entière dans cet enchevêtrement des siècles qui ravive les heurs et malheurs de l’Empire romain dans sa démesure. « A Rome le courant nous emporte, il suffit de monter à bord », écrit Goethe.
Les fouilles se poursuivent avec leur lot de surprises, comme la découverte de la fameuse salle à manger tournante de Néron qui devrait être présentée, in situ, au public en 2019. Car, dans son périmètre protégé, le parc archéologique du Colisée-Forum-Palatin recèle la fameuse Domus Aurea (« Maison dorée »), gigantesque palais de l’empereur Néron (né en 37, mort en 68), que la dynastie flavienne qui lui succéda (de 69 à 96) avait fait, en partie, ensevelir sous une immense terrasse.
Epoustouflant panorama
Effectuant un sondage, en 2009, sur ­ladite terrasse, dans le cadre des recherches menées par l’Ecole française de Rome (EFR), Françoise Villedieu, qui dirigeait la fouille de la Vigna Barberini, dans l’angle nord du Palatin, découvre la cenatio ­rotunda, la salle à manger de Néron. « Cet édifice central, espace de réception de la Maison dorée, a été utilisé par les Flaviens comme point d’appui de la terrasse. Je ne le cherchais pas, mais c’est la réponse à la question que je me posais sur le mode de réalisation de la terrasse, là où la pente était très forte », qui a été la clef, souligne l’archéologue, directrice de recherche émérite au CNRS-Aix Marseille Université.
Suétone, biographe de l’empereur, ­disait de la cenatio rotunda qu’« elle était ronde et tournait jour et nuit sur elle-même pour imiter le mouvement du monde ». Ainsi, les convives assis à table avaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ La sortie de Londres de l’Union européenne pourrait poser autant de problèmes aux autres Etats membres qu’au Royaume-Uni lui-même, explique l’économiste Nicolas-Jean Brehon dans une tribune au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/02/2018
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« Les mauvaises surprises du Brexit pour les Vingt-Sept »

La sortie de Londres de l’Union européenne pourrait poser autant de problèmes aux autres Etats membres qu’au Royaume-Uni lui-même, explique l’économiste Nicolas-Jean Brehon dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    20.02.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
21.02.2018 à 07h06
    |

                            Nicolas-Jean Brehon (Enseignant à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Tribune. Beaucoup d’Européens voient la sortie prochaine du Royaume-Uni sans déplaisir. La Grande-Bretagne était un partenaire trop singulier. Sans elle, l’Union européenne (UE) va pouvoir avancer plus vite et plus loin. Sans doute. Mais pas tout de suite. Et le Brexit pourrait bien s’accompagner de mauvaises surprises pour les Vingt-Sept.
Certes, les difficultés pratiques sont bien appréhendées par les intéressés. L’impact le plus connu concerne l’accès au marché du travail britannique. En toute logique, les citoyens européens auront le même régime que les non-Européens : carte de résidence, renouvellement des contrats de travail sous conditions, renchérissement des frais de scolarité (aujourd’hui, les Européens bénéficient de tarifs privilégiés)…
Mais, chaque mois, les Européens découvrent de nouveaux sujets de préoccupation. La pêche par exemple. Les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques se plaignent des razzias des bateaux britanniques en baie de Seine, mais des flottes de bateaux français vont pêcher dans ce qui sera les futures eaux seulement britanniques.
Conséquences budgétaires niées
Erasmus ensuite. Certes, la destination préférée des étudiants européens est l’Espagne, mais la Grande-Bretagne est la destination préférée des étudiants français (1/3 des cas), des stages en entreprise et des enseignants (1/3 des mobilités des enseignants européens).
La recherche aussi. Les Britanniques sont les premiers bénéficiaires des crédits de recherche européens (18,2 % contre 8,7 % pour la France) et, surtout, les premiers coordinateurs ou chefs de file : 20 % des projets sont coordonnés par les Britanniques. Qui va assumer ce rôle difficile lorsqu’il s’agit de faire travailler ensemble cinq ou six unités de pays différents ? Les Allemands ou les Hollandais, peut-être, mais certainement pas les Français (3e bénéficiaire des fonds, 9e coordinateur !).
Les conséquences budgétaires sont, elles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Ces trois personnes ont été arrêtées mardi dans le Gard et le Tarn.
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Enquête sur l’attentat de Barcelone : trois arrestations en France

Ces trois personnes ont été arrêtées mardi dans le Gard et le Tarn.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 16h14
   





                        



   


Le ministère de l’intérieur espagnol a annoncé l’arrestation, mardi 20 février, de trois personnes pour leurs liens avec Driss Oukabir, membre présumé de la cellule qui avait commis les attentats de Barcelone et de Cambrils, en Catalogne, les 16 et 17 août 2017.
M. Oukabir est mis en examen en Espagne pour appartenance à une organisation terroriste et assassinats.
Information judiciaire
Ces trois personnes ont été arrêtées, à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, et à Albi, dans le Tarn, lors d’une opération menée conjointement avec la police française ayant aussi débouché sur des perquisitions, a précisé le ministère dans un communiqué. Il n’existe « pas d’éléments à ce stade qui attestent d’une participation aux attentats » commis en Espagne, a précisé une source proche du dossier.
A la suite de l’enquête préliminaire ouverte après ces attentats, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 31 janvier 2018 des chefs de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle.
Liens avec Driss Oukabir
Les papiers de Driss Oukabir avaient servi à louer la camionnette utilisée lors de l’attentat sur les Ramblas de Barcelone. Il avait dans un premier temps assuré que son frère lui avait pris ses papiers pour la louer avant d’affirmer qu’il rendait service aux amis de son frère pour « un déménagement », sans pouvoir préciser où il devait avoir lieu. Le conducteur, Younes Abouyaaqoub, avait été tué le 21 août par la police.

        Lire :
         

          Barcelone : l’auteur de l’attentat tué par la police après quatre jours de cavale



Driss Oukabir, un Marocain ayant grandi en Catalogne, est le grand frère de Moussa, 17 ans, un des membres présumés de la cellule qui avait organisé ces attentats le 17 août à Barcelone (15 morts et une centaine de blessés), puis dans la nuit du 17 au 18 dans la station balnéaire de Cambrils (1 mort). Moussa Oukabir et quatre autres jeunes avaient été tués par la police pendant l’attaque à la voiture-bélier perpétrée à Cambrils.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ L’ONG britannique enquête sur 26 nouveaux cas a déclaré devant les membres d’une commission parlementaire britannique le directeur général d’Oxfam, Mark Goldring.
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Oxfam enquête sur de nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés

L’ONG britannique enquête sur 26 nouveaux cas a déclaré devant les membres d’une commission parlementaire britannique le directeur général d’Oxfam, Mark Goldring.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h13
   





                        



   


L’organisation non gouvernementale britannique Oxfam enquête sur 26 nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés, a annoncé, mardi 20 février, le directeur général de l’ONG, Mark Goldring.
Seize de ces 26 cas concernent les programmes internationaux de l’ONG, et se rapportent à « des événements récents comme d’autres historiquement plus anciens », a-t-il précisé devant les membres d’une commission parlementaire britannique. « Nous voulons vraiment que les gens se manifestent », a dit Mark Goldring, qui précise que des enquêtes pourraient de nouveau être menées sur certaines affaires anciennes.
Le directeur général d’Oxfam s’est excusé au nom de l’ONG pour son traitement des abus commis en Haïti et en son nom, pour des déclarations perçues comme des tentatives de minorer les faits. « Je suis désolé, nous sommes désolés, pour les dommages qu’Oxfam a causés », a-t-il dit.
Mark Goldring a ajouté que quelque 7 000 donateurs particuliers avaient cessé de financer l’organisation non gouvernementale britannique depuis que le scandale a éclaté. L’ONG a accepté de ne plus demander de contribution financière au gouvernement britannique tant que celui-ci ne serait pas satisfait des normes en matière d’éthique de l’organisation caritative.

        Lire nos explications :
         

          En quoi consiste l’aide publique britannique au développement ?



Rapport au gouvernement haïtien
Un rapport interne de l’ONG, remis au gouvernement haïtien, a dévoilé les nombreux abus de la mission humanitaire déployée en Haïti après le séisme meurtrier de 2010. Un responsable y reconnaît avoir payé des prostituées, d’autres employés sont accusés de harcèlement et d’intimidation, et un témoin a été menacé physiquement.
Sept employés d’Oxfam en Haïti ont quitté l’ONG dans le cadre de l’enquête. Outre le recours à des prostituées, certains étaient également mis en cause pour harcèlement et intimidation envers d’autres membres du personnel notamment.
Quatre ont été licenciés pour « faute grave », tandis que trois ont démissionné, dont l’ancien directeur d’Oxfam en Haïti, le Belge Roland van Hauwermeiren, auquel il a été proposé un « départ digne, à condition qu’il coopère pleinement avec le reste de l’enquête ».

        Lire la tribune :
         

          « C’est aux Haïtiens qu’Oxfam doit rendre compte »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Face au mécontentement des étudiants, qui finissent leur cursus endettés, les travaillistes, eux, veulent rétablir la gratuité des études.
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Theresa May veut aménager le système des droits d’inscription à l’université

Face au mécontentement des étudiants, qui finissent leur cursus endettés, les travaillistes, eux, veulent rétablir la gratuité des études.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 13h27
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Six ans après une réforme très contestée, les universités britanniques comptent parmi « les meilleures », mais aussi « les plus chères du monde », a reconnu Theresa May en lançant, lundi 19 février, une réflexion destinée à répondre au mécontentement croissant des étudiants. La première ministre a confié à Philip Augur, ancien financier de la City, la tâche de faire des propositions, d’ici à un an, en vue d’un aménagement au système actuel, mais en conservant le principe des universités payantes.
En 2012, en dépit de manifestations, le gouvernement de coalition conservateurs libéraux democrates avait fait passer de 3 600 à 9 000 livres (10 160 euros) les droits d’inscription annuels à l’université. Ils ont récemment été augmentés pour atteindre 9 250 livres. La réforme n’a pas produit tous les effets néfastes que ses adversaires redoutaient : le nombre d’étudiants – 650 000 inscriptions en 2017 – a continué d’augmenter, y compris ceux issus de familles défavorisées, et les universités sont devenues prospères.
Mais le nouveau mode de financement, basé sur un système de prêt que les étudiants ne doivent rembourser qu’après avoir obtenu un emploi leur rapportant plus de 25 000 livres par an (2 350 euros par mois), a fait gonfler le montant des dettes.
Le diplômé moyen termine ses études avec 50 000 livres à rembourser (56 400 euros), et même 57 000 s’il est de famille défavorisée. Car non seulement les bourses pour aider les étudiants de milieu modeste à se loger et à vivre ont été remplacées par des prêts, mais le taux d’intérêt exigé lors des remboursements, lié au taux d’inflation lui-même gonflé par le Brexit, atteint aujourd’hui 6,1 %, un niveau largement supérieur à celui du marché.
« Notre but est un système de financement qui offre un bon rapport qualité/prix pour les diplômés et pour les contribuables », explique Theresa May, la première ministre
Le système actuel « fait supporter aux étudiants issus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le pays a renoué avec la croissance en 2017 et a réussi un premier retour sur les marchés. Mais 40 % des jeunes actifs sont toujours au chômage, l’investissement est en berne, et le secteur bancaire reste plombé par les créances douteuses.
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L’économie grecque est toujours convalescente

Le pays a renoué avec la croissance en 2017 et a réussi un premier retour sur les marchés. Mais 40 % des jeunes actifs sont toujours au chômage, l’investissement est en berne, et le secteur bancaire reste plombé par les créances douteuses.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 12h15
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Alors qu’Athènes se prépare à sortir du troisième plan d’aide européen, l’économie hellène voit-elle enfin le bout du tunnel ? Un peu. Mais la route sera encore longue. « Beaucoup d’indicateurs sont repassés au vert, un certain optimisme est de retour, mais les fragilités restent immenses », résume Yannis Koutsomitis, économiste indépendant à Athènes.
Côté bonnes nouvelles, le pays a renoué avec un niveau de croissance inédit depuis neuf ans. Selon les prévisions de la Commission européenne, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,6 % en 2017, après s’être contracté de 0,2 % en 2016 et de 0,3 % en 2015. Cette année, il devrait croître de 2,5 %, comme en 2019.
Ces chiffres encourageants ont convaincu les agences de notation Standard & Poor’s, en janvier, puis Fitch, en février, de relever de « B – » à « B » la note de la dette publique grecque, qui culmine à 180 % du PIB. Si les obligations hellènes sont toujours classées en catégorie spéculative, les analystes de Fitch estiment que la viabilité de la dette va s’améliorer grâce au retour de la croissance et au recul du risque politique.
En outre, le pays a réussi un premier retour – prudent et encadré – sur les marchés. Après deux premières incursions l’an passé, il a emprunté sans difficulté 3 milliards d’euros à sept ans, à un taux de 3,5 %, jeudi 8 février. Et ce, en pleine semaine de tempête boursière. « Nous avons prouvé que nous sommes capables de lever de l’argent, et de le faire dans des conditions idéales », s’est réjoui le ministre des finances Euclide Tsakalotos.
Emigration massive des jeunes diplômés
Les séquelles de la crise, durant laquelle le quart du PIB grec est parti en fumée, restent néanmoins profondes. Sans allégement, la dette publique est peu soutenable à long terme. Si le pays profite de la reprise européenne et de la bonne tenue de son secteur touristique, l’investissement des entreprises reste en berne. Au troisième trimestre 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Alors que Bruxelles va donner son accord pour un nouveau prêt, les créanciers commencent à discuter de la fin des aides financières.
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Après huit ans d’austérité, la Grèce entrevoit la sortie de crise

Alors que Bruxelles va donner son accord pour un nouveau prêt, les créanciers commencent à discuter de la fin des aides financières.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 12h15
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Après huit longues années d’austérité, la Grèce voit enfin le bout du tunnel. Lundi 19 février, les ministres des finances de l’eurozone réunis à Bruxelles ont confirmé que le pays « cochait » presque toutes les cases pour recevoir une nouvelle tranche de prêts, de 5,7 milliards d’euros de la part de ses créanciers internationaux, le Mécanisme européen de stabilité (MES), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).
Ce prêt devrait être versé dans les prochaines semaines, après qu’Athènes aura achevé la privatisation d’un aéroport et la mise en place d’un système d’enchères électroniques pour vendre plus rapidement les biens immobiliers saisis. Ce sont les deux dernières mesures qu’exigent ses prêteurs, la Grèce ayant déjà adopté 108 autres réformes ces derniers mois.
Mais l’essentiel n’est plus là, ni pour les Européens ni pour les Grecs. Décidé dans la douleur en août 2015, le troisième plan d’aide au pays (86 milliards d’euros de prêts) s’achève théoriquement le 20 août prochain. Et comme personne, ni à Bruxelles ni à Athènes, ne veut entendre parler d’un quatrième plan (alors que les deux premiers, en 2010 et 2011 totalisent la somme astronomique de 260 milliards d’euros), les ministres travaillent déjà au meilleur moyen d’aider la Grèce à voler enfin de ses propres ailes.
Allégements
Il s’agit qu’elle puisse se financer seule sur les marchés comme les autres pays de l’Union. C’est une priorité pour la Commission Juncker, qui achèvera son mandat fin 2019. L’institution a beaucoup bataillé pour éviter un « Grexit » et veut finir en beauté, sur un « succès grec ».
Il y a d’abord la question de la dette publique, toujours très élevée (autour de 177 % de son produit intérieur brut pour 2018). Le gouvernement d’Alexis Tsipras réclame une réduction de ce fardeau depuis sa prise de fonctions en janvier 2015. Il n’a jamais été question pour les créanciers publics d’Athènes d’accepter un effacement pur...




                        

                        

