<FILE-date="2018/02/20/19">

<article-nb="2018/02/20/19-1">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Un collectif de vingt-sept professeurs de management demande à Pierre Gattaz, dans une tribune au « Monde », de refondre le « code Afep-Medef », code de gouvernance des grandes entreprises cotées, en créant un « comité des parties prenantes »
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le rôle du président du Medef est de protéger les entreprises des excès de la finance mondialisée »

Un collectif de vingt-sept professeurs de management demande à Pierre Gattaz, dans une tribune au « Monde », de refondre le « code Afep-Medef », code de gouvernance des grandes entreprises cotées, en créant un « comité des parties prenantes »



Le Monde
 |    20.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 18h16
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Un débat majeur vient de s’ouvrir en France sur la place de l’entreprise et sa contribution au bien commun. Il se traduit aujourd’hui par une crispation des prises de position autour de la réécriture potentielle des articles 1832 et 1833 du code civil.
Pierre Gattaz, le président du Medef, a marqué son inquiétude et son opposition à ce projet en déclarant que d’éventuels changements du code civil reviendraient à jouer avec le feu et à ouvrir la « boîte de Pandore ». Il a également évoqué, à l’occasion de cette prise de parole alarmiste, la possibilité de faire évoluer le contenu du code Afep-Medef en créant une nouvelle classe d’entreprises, sur le modèle des « entreprises de mission » existant aux Etats-Unis. Si cette proposition a toute notre sympathie, elle n’est en cas aucun suffisante et à la hauteur des défis auxquels les entreprises françaises sont confrontées.
Sur la base d’une initiative volontaire ou par la force des choses, si le code civil devait être modifié, le code de gouvernance Afep-Medef (voir le lien PDF), qui fait autorité auprès des sociétés cotées françaises, doit évoluer. Il doit évoluer afin de mieux responsabiliser les grandes entreprises sur les conséquences de leurs activités sur l’environnement et les parties prenantes qui supportent des risques ou des externalités.
Missions
D’autres pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore la Belgique et l’Allemagne ont d’ores et déjà entamé un travail de fond afin d’adapter leurs codes de gouvernance. La France ne peut pas se permettre d’être suiveuse en la matière compte tenu de sa place dans le monde et du rayonnement de ses entreprises à l’international.
Une proposition simple et pragmatique peut permettre aux entreprises françaises d’opérer un saut qualitatif en matière de gouvernance afin de rattraper le retard pris en la matière : créer un comité des parties prenantes spécifiques au sein des conseils d’administration...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-2">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le parquet a requis, mardi, la confirmation en appel de la peine contre l’ancien ministre de François Hollande condamné en première instance pour son compte caché à l’étranger.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Affaire Jérôme Cahuzac : trois ans de prison ferme requis en appel pour fraude fiscale

Le parquet a requis, mardi, la confirmation en appel de la peine contre l’ancien ministre de François Hollande condamné en première instance pour son compte caché à l’étranger.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 17h52
   





                        


Le parquet a requis, mardi 20 février, la confirmation de la peine de l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac, qui avait été condamné en première instance à trois ans de prison pour son compte bancaire dissimulé à l’étranger.
Si elle est suivie par la cour d’appel de Paris, une telle condamnation conduira en détention M. Cahuzac, dont les dénégations puis la chute spectaculaire entachèrent le début du quinquennat Hollande.

        Lire aussi :
         

                Jérôme Cahuzac et la trahison de « la promesse de l’aube »



Jusqu’à deux ans, une peine peut, en effet, être intégralement aménagée, sous le régime de la semi-liberté ou avec un bracelet électronique, mais à trois ans, l’incarcération devient inévitable, au moins pour un temps.
En décembre 2016, le président de la chambre avait estimé que seule une peine de prison effective pouvait sanctionner cette « faute pénale d’une exceptionnelle gravité, destructrice du lien social et de la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat ».
Une affaire qui dure depuis 2012
L’affaire avait éclaté à la suite d’une enquête de Mediapart, en décembre 2012, qui révélait que le ministre avait détenu un compte clandestin en Suisse, fermé en 2010 lorsqu’il était devenu président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, et dont il avait expédié plus discrètement les avoirs à Singapour un an plus tôt.

        visualiser
         

          l’affaire Cahuzac en 15 dates



« Des accusations délirantes », avait répondu le ministre en décembre 2012, avant de démissionner, en avril 2013, en avouant avoir menti. « Jérôme Cahuzac a commis une impardonnable faute morale », avait alors sobrement conclu un François Hollande consterné.

Quelques mois plus tard, en décembre 2013, le président de la République promulguait une loi créant le parquet national financier, « qui pourra agir sur les affaires de corruption et de grandes fraudes fiscales ».
Les fonds de Jérôme Cahuzac proviennent de son activité de chirurgien spécialiste en implants capillaires dans les années 1990. Conseiller du ministre de la santé Claude Evin (1988-1991), il a ensuite monnayé son carnet d’adresses auprès de laboratoires pharmaceutiques. Les enquêteurs soupçonnent que c’est cet argent qui aurait été placé en Suisse, afin d’échapper à l’impôt. Une hypothèse contestée par M. Cahuzac devant le tribunal en 2016.
Il assure avoir ouvert un compte en Suisse par pur militantisme, pour y abriter le trésor de guerre de Michel Rocard, dont il espérait « qu’il aurait un destin national ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-3">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Cette circulaire, qui organise le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, est dénoncée comme un « tri » par les plaignants.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la circulaire Collomb sur les migrants

Cette circulaire, qui organise le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, est dénoncée comme un « tri » par les plaignants.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h36
   





                        


C’est un camouflet pour les 26 associations (Fédération des acteurs de la solidarité, Emmaüs, Secours catholique, Médecins sans frontières, Fondation Abbé Pierre…) qui avaient saisi en urgence le Conseil d’Etat jeudi 11 janvier : la circulaire Collomb ne sera pas suspendue, a annoncé mardi 20 février la plus haute juridiction administrative.
Datée du 12 décembre, la circulaire porte sur l’« examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence », qui accueille les sans-abri, y compris étrangers. Il s’agit d’envoyer dans les centres et hôtels sociaux des « équipes mobiles », constituées d’agents des préfectures et de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration), pour recenser les personnes hébergées selon leur droit au séjour.
Le gouvernement voit là le moyen indispensable pour connaître ces publics, et les orienter en fonction de leur situation (réfugiés, déboutés…) afin de désengorger des centres saturés.
Le Conseil d’Etat se penchera sur le fond
« Pour l’accomplissement de leur mission, ces équipes [d’agents des préfectures et de l’OFII] ne disposent d’aucun pouvoir de contrainte, que ce soit à l’égard des personnes hébergées ou des gestionnaires des centres d’hébergement », estime le Conseil d’Etat.
« A la lumière de cette interprétation de la circulaire, le juge des référés estime que la condition d’urgence à laquelle est notamment subordonné le prononcé d’une mesure de suspension (…) n’est pas remplie. Il rejette donc le recours dont il était saisi. »
Si la plus haute juridiction administrative a rejeté la suspension immédiate de la circulaire, elle se prononcera « à bref délai » sur le fond de l’affaire, à savoir la légalité de la circulaire.
L’« inconditionnalité de l’hébergement d’urgence » au cœur des débats
D’après les associations, la circulaire autorise, « sans base légale », des équipes à pénétrer dans des centres d’hébergement protégés « pour y réaliser des contrôles ». Elles redoutent que les étrangers renoncent à l’hébergement par crainte de se faire « piéger », quitte à reconstituer des campements de rue.
De tels contrôles pourraient donc mettre en péril « l’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence », principe revendiqué des associations qui veut que toute personne dans le besoin soit abritée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-4">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans son propre camp, peu de voix s’élèvent pour défendre le président des Républicains après la diffusion de ses déclarations-chocs.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Entre appels aux excuses et à sa démission, les propos de Wauquiez continuent d’indigner

Dans son propre camp, peu de voix s’élèvent pour défendre le président des Républicains après la diffusion de ses déclarations-chocs.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 17h14
   





                        



   


Les propos tenus par Laurent Wauquiez devant des étudiants de l’école de management de Lyon (EM Lyon), enregistrés à son insu et diffusés en deux fois lors de l’émission « Quotidien » sur TMC, n’en finissent plus de faire réagir les politiques. A l’exception d’Emmanuel Macron, qui a balayé mardi 20 février d’un « il n’est pas inspirant » une question sur le président des Républicains.
Dans de nouveaux extraits diffusés lundi, Laurent Wauquiez estime qu’avec Emmanuel Macron et « les guignols » de La République en marche (LRM), « il y a une dictature totale en France ». Dans les premiers enregistrements sonores diffusés vendredi soir, Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin étaient vilipendés.
Indignation chez LRM
Ces déclarations-chocs provoquent l’indignation du côté de la majorité présidentielle. Pour le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, Laurent Wauquiez « doit s’excuser devant les Français » pour ses propos « doublement insultants », pour les députés et pour la République.
« C’est indigne du président de cette famille politique. Quel Laurent Wauquiez s’est exprimé devant les étudiants ? Dr Jeckyll ou Mister Hyde… Dr Menteur ou Mister Cynique ? », a réagi le patron de la République en marche (LRM), Christophe Castaner, sur Twitter.

C’est indigne du Président de cette famille politique. Quel Laurent Wauquiez s'est exprimé devant les étudiants: Dr… https://t.co/Nw9OkgN7Uh— CCastaner (@Christophe Castaner)


require(["twitter/widgets"]);

Sur France 2, le député LRM Hugues Renson s’est dit « choqué » par ces dires qui, selon lui, « attaquent les institutions » et « sapent les fondements mêmes de la démocratie ». Son collègue le député LRM Matthieu Orphelin, considérant qu’il était « allé beaucoup trop loin », a appelé M. Wauquiez à la démission.

        Lire aussi :
         

                Laurent Wauquiez comparé à Donald Trump après ses déclarations polémiques



Les élus LR dans l’embarras
Dans son propre camp, peu de voix s’élèvent pour défendre le président de la région Auvergne - Rhône-Alpes. Lors d’une réunion du groupe Les Républicains à l’Assemblée, le député Eric Ciotti a affirmé que « c’est une microtempête dans un verre d’eau, car Laurent a pris le leadership à droite et on le cible », appelant à « faire bloc autour de Laurent face à ces manœuvres. »

        Lire aussi :
         

                Diffusion des propos de Wauquiez : LR dénonce un journalisme « niveau CAP d’ajusteur-monteur »



« Laurent Wauquiez fournit un sujet exceptionnel depuis des semaines et des semaines à tous ceux qui veulent lyncher du leadeur de la droite, ça, c’est clair (…) Là, ça continue », a affirmé M. Retailleau, le président du groupe LR au Sénat.
Le président de la CPME (ex-CGPME) a écrit une lettre à Laurent Wauquiez pour lui faire part de sa « déception » après ces propos « maladroits et blessants qui alimentent le sentiment de tous “pourris” » et qui « traduisent un véritable mépris pour les représentants de TPE-PME ».
Le PS veut que l’école arrête sa collaboration
Les socialistes d’Auvergne - Rhône-Alpes ont, de leur côté, réclamé mardi à EM Lyon Business School de « mettre fin à sa collaboration » avec Laurent Wauquiez. « Ce cours n’en est pas un, mais une tribune de propagande personnelle », dénonce le groupe Socialiste & Démocrate de la région.
Contactée par l’AFP, l’EM Lyon explique qu’aucune décision n’a été prise « à ce stade », ajoutant que celle-ci relevait du « comité des programmes, associant professeurs et direction administrative ».

        Lire l’entretien :
         

          Le directeur de l’école où Wauquiez donne des cours défend sa démarche



Les élus socialistes dénoncent, par ailleurs, dans leur communiqué les « mensonges » de Laurent Wauquiez, qui les a remplacés il y a deux ans à la tête de la région. « Oui, l’ancienne majorité régionale de gauche finançait toutes les organisations syndicales et patronales en vue de favoriser le dialogue social ainsi que pour des actions spécifiques (…) mais les montants sont sans commune mesure avec ceux avancés par Laurent Wauquiez ! », s’indigne le PS régional, ajoutant par exemple que « les sommes versées à la CGT sont dix fois inférieures » à ce que fait savoir le président du parti Les Républicains.
Le Medef corrige les déclarations de Wauquiez
Le président du Medef régional, Patrick Martin, a lui aussi souligné dans le quotidien Le Progrès l’inexactitude des déclarations du président de région, regrettant que cela alimente « un courant poujadiste, populiste, proche du Front national ».
Laurent Wauquiez doit accorder une interview à BFM-TV mardi soir, la première depuis le début de la polémique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-5">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Selon l’avis du Conseil d’Etat, la France n’avait pas besoin d’un nouveau projet deux ans après la promulgation de la précédente loi.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Projet de loi asile : un texte qui fait quasiment l’unanimité contre lui

Selon l’avis du Conseil d’Etat, la France n’avait pas besoin d’un nouveau projet deux ans après la promulgation de la précédente loi.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 12h06
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

C’est devenu la « loi Collomb ». Officiellement baptisé projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », le texte qui doit remplacer la loi du 7 mars 2016 doit être présenté en conseil des ministres mercredi 21 février, traînant dans son sillage une large vague d’émotion et protestations contre ses 38 articles qui visent à resserrer la procédure d’asile et améliorer les éloignements. A ceux qui estimaient qu’il ne manquait qu’une réserve du très sage Conseil d’Etat pour couronner le tout… La voilà.
Issu de la séance du 15 février, l’avis non public, que Le Monde s’est procuré, montre que le juge administratif suprême remet en cause l’opportunité même d’un nouveau texte à peine deux ans après la promulgation de la précédente loi. Les juges regrettent en effet que le projet « ne peut même pas s’appuyer sur une année entière d’exécution de certaines des mesures issues de la loi du 7 mars 2016 qu’avait précédée la loi du 29 juillet 2015 » et déplorent que « s’emparer d’un sujet aussi complexe à d’aussi brefs intervalles rend la tâche des services chargés de leur exécution plus difficile, diminue sensiblement la lisibilité du dispositif ».

Non seulement le projet de loi Collomb est prématuré, mais son contenu ne satisfait pas tout à fait aux exigences de l’instance administrative qui « aurait souhaité trouver dans le contenu du texte (…) le reflet d’une stratégie publique éclairée par l’exacte mesure des défis à relever et sur des choix structurants orientant les services publics vers un exercice plus efficace de leur mission ». Dimension qui fait défaut, comme la simplification escomptée du droit des étrangers, « à laquelle le projet de loi, loin de remédier, ne fait qu’ajouter des couches supplémentaires », note le Conseil.
« Surjouée par le gouvernement »
Si le compte n’y est vraiment pas pour cette instance administrative qui a vocation à éclairer...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-6">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Au centre de rétention administrative de Vincennes, sur 4085 personnes, près d’une sur deux sera remise dans un avion vers son pays d’origine.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Est-ce normal que je sois dans ce centre de rétention alors que je vis en France depuis dix ans ? »

Au centre de rétention administrative de Vincennes, sur 4085 personnes, près d’une sur deux sera remise dans un avion vers son pays d’origine.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h43
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

La télé allumée tente d’habiller la grande salle commune. Mais personne ne la regarde ni ne l’entend vraiment. Ici, chacun vit dans son petit monde avec sa galère. « Vous trouvez normal que je sois là alors que je vis en France depuis dix ans ? », s’insurge un Algérien, en colère. « Moi j’ai été arrêté en allant bosser. Vous croyez que je vais perdre mon travail ? », lance un Marocain interpellé à la gare du Nord lors d’un contrôle d’identité. En 2017, 4 085 personnes sont passées entre les murs du centre de rétention administrative de Vincennes (CRA), dont 1 298 Maghrébins. Ils constituent le premier groupe enfermé dans cet endroit.

Au CRA 1, la matinée de ce jeudi 8 février s’éternise un peu. Comme si, dans l’enceinte de ce lieu qui ne s’appelle pas « prison » mais y ressemble fort, le temps s’écoulait plus doucement que dehors. Dans le bois de Vincennes, pourtant, les joggeurs courent, libres, ignorant qu’on prive de liberté, si près d’eux. Le centre de rétention de Vincennes, comme les 25 autres que compte la France, est fait pour préparer les éloignements d’étrangers à qui il manque un titre de séjour. Odile Ghermani s’accommode mal de cette idée, alors, cette retraitée membre de la Cimade et de la Ligue des droits de l’homme, visite les « retenus » et invite les parlementaires, pour sensibiliser. C’est ainsi que deux députés LRM, Denis Masséglia et Nicole Dubré-Chirat, se sont retrouvés dans ce lieu à tenter d’imaginer ce que pourraient signifier cent trente-cinq jours dans les préfas.
Tenu par une cinquantaine de policiers
Cent trente-cinq jours, c’est cette durée de rétention que la loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », présentée en conseil des ministres mercredi 21 février, pose comme limite en lieu et place des quarante-cinq jours actuels. Pour comprendre, les yeux de Mme Dubré-Chirat fouillent les détails du lieu, tentent d’imaginer ce que vivent les retenus....




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-7">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Face aux accusations, Gérald Darmanin et Nicolas Hulot se sont entourés pour trouver la meilleure façon de riposter.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Ministres en difficulté cherchent communicants de crise

Face aux accusations, Gérald Darmanin et Nicolas Hulot se sont entourés pour trouver la meilleure façon de riposter.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h51
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            
« Les yeux dans les yeux. » Au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM-TV, Gérald Darmanin, qui a vu l’enquête pour viol le concernant classée sans suite, a contre-attaqué, lundi 19 février. Sous le coup d’une deuxième plainte (pour abus de faiblesse), le ministre du budget a assuré qu’il n’avait « jamais abusé d’aucune femme » ni de son « pouvoir ». Pour appuyer son démenti, il a brandi l’expression employée par son prédécesseur à Bercy, Jérôme Cahuzac, qui avait déjà juré « les yeux dans les yeux » ne pas avoir de compte caché avant sa démission en 2013.
Utilisée en 1988 à propos de l’affaire Gordji par Jacques Chirac (« Pouvez-vous vraiment contester ma version en me regardant dans les yeux ? ») face à François Mitterrand (« Dans les yeux, je la conteste »), l’expression couronna un débat victorieux pour le président socialiste. Même si elle cachait déjà un mensonge. Avec Cahuzac, l’expression « les yeux dans les yeux » a définitivement pris une connotation péjorative. « Si Darmanin l’a employée consciemment, ce n’est pas très heureux. Si c’est inconscient, c’est très inquiétant », analyse l’ancien communicant de l’Elysée, Gaspard Gantzer, associé de l’agence de communication 2017.

Au-delà de l’emploi du terme stricto sensu, ces moments de télévision mettent en lumière le rôle crucial de la communication de crise. Gérald Darmanin, tout comme son collègue Nicolas Hulot (mis en cause par Ebdo qui a dévoilé une plainte pour viol, classée sans suite), ont tous deux tenté de déminer en amont.
« Derrière ces deux affaires, ce sont les mêmes ficelles, observe la sénatrice PS, Laurence Rossignol. Quand on sait que quelque chose risque de sortir, on préempte la com’ avec des éléments de langage, pour installer une vérité. Dans le cas de Hulot on martèle le mot “rumeur”, alors qu’il y a bien eu plainte. Dans celui de Darmanin, on tente de discréditer...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-8">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Un service d’enquêtes spécifique sera créé au ministère de l’action et des comptes publics. Trente à cinquante agents seront chargés des dossiers purement fiscaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Bercy lance ses policiers à la chasse aux fraudeurs

Un service d’enquêtes spécifique sera créé au ministère de l’action et des comptes publics. Trente à cinquante agents seront chargés des dossiers purement fiscaux.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h20
    |

            Benoît Floc'h








                        


L’Etat renforce ses moyens pour lutter contre la fraude fiscale. Un service d’enquêtes spécifique sera créé d’ici dix-huit mois au ministère de l’action et des comptes publics, à Bercy. Cette police fiscale, détaillée dans Les Echos lundi 19 février, s’inscrit dans un vaste plan de lutte contre la fraude fiscale dont Gérald Darmanin a présenté les contours au début du mois. L’idée : si l’Etat souhaite faire preuve de bienveillance à l’égard des contribuables de bonne foi, il sera intraitable avec les fraudeurs.
Jusqu’à présent, c’est un service au sein du ministère de l’intérieur qui traitait ces dossiers : la Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale (BNRDF). Mais celle-ci fait face à « une forte demande, explique-t-on dans l’entourage de M. Darmanin. Et la BNRDF a quatre ou six ans de dossiers à traiter. Or, dans 80 % des cas, il s’agit de fraudes de nature fiscale qui nécessitent une analyse patrimoniale ».
La solution consiste donc à confier à la police fiscale les dossiers purement fiscaux, et à laisser à la BNRDF ceux « où les aspects fiscaux sont connexes », ainsi du blanchiment dans une affaire de banditisme. Ce sera au Parquet national financier d’aiguiller les dossiers vers l’une ou l’autre de ces équipes. Selon Bercy, ce nouveau service ne devrait pas complexifier l’efficacité de la lutte contre la fraude fiscale. « L’aiguillage opéré par le parquet empêchera toute friction entre les services ou tout problème de fluidité », assure-t-on chez M. Darmanin.
Pouvoirs de police judiciaire
La police fiscale comptera entre trente et cinquante agents, dont certains viendront de Bercy. D’autres seront issus de services différents. Ces « officiers fiscaux judiciaires » auront des pouvoirs de police judiciaire circonscrits à la fraude fiscale. Ils pourront procéder à des perquisitions ou des gardes à vue, par exemple. Ils seront dirigés par un magistrat.
Le plan annoncé par M. Darmanin début février contient d’autres mesures répressives. Ainsi, 15 millions d’euros seront consacrés à l’exploitation massive des données par l’administration dans le but de « mieux trier les fraudeurs potentiels ». Le « plaider-coupable » sera également étendu à la fraude fiscale et les amendes seront alourdies. Comme le font déjà les Anglo-Saxons, les condamnations pourront faire l’objet d’une publication dans la presse ou sur Internet. En revanche, un guichet permettra aux entreprises de régulariser des pratiques fiscales douteuses.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-9">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ A la veille de sa présentation en conseil des ministres, mercredi, le projet de loi prévoit des changements sur l’entrée et la durée des séjours des personnes entrant sur le territoire français.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La réduction des délais au cœur de la loi asile immigration

A la veille de sa présentation en conseil des ministres, mercredi, le projet de loi prévoit des changements sur l’entrée et la durée des séjours des personnes entrant sur le territoire français.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h46
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Traiter les demandes d’asile plus rapidement. Renvoyer plus et plus vite et en contrepartie octroyer des titres pluriannuels à quelques catégories limitées de migrants. Le projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », tel qu’il a été rédigé à la veille de sa présentation en conseil des ministres mercredi 21 février, propose une modification de l’entrée et du séjour d’une part importante des populations entrant en France. Le texte doit être discuté en avril à l’Assemblée nationale.
Réduction des délais de l’asile 
Le maître mot de ce projet de loi est la « réduction des délais ». Comme le répète le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, il s’agit de faire tenir l’ensemble de la procédure de demande d’asile en six mois, afin de mieux accueillir les réfugiés et de renvoyer les déboutés. Si cette philosophie générale rallie un large consensus, les modalités pour l’atteindre, elles, divisent. D’abord, par les cibles choisies, ensuite parce que le raccourcissement de certains délais va empêcher des demandeurs d’asile de faire valoir leurs droits.
Aujourd’hui, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) traite les demandes d’asile en cent quatorze jours, soit moins de quatre mois. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA), instance d’appel, en cinq mois et six jours. Mais est-ce sur ces deux instances qu’il faudrait mettre la pression ? Car, selon le directeur général de l’Ofpra, « l’Office est en ordre de marche pour atteindre les deux mois fin 2018 ». Et si la CNDA part de plus loin, elle peut aussi réduire les délais. 
En réalité, ce n’est pas là que se trouvent les vraies marges de gain de temps. « Avant d’atteindre un guichet d’enregistrement, un migrant attend en moyenne trente-cinq jours selon les données du ministère de l’intérieur », rappelle le rapport de la Coordination française pour le droit d’asile...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-10">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ L’exécutif veut réduire d’un tiers le nombre d’élus et interdire le cumul dans le temps.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les constitutionnalistes se disent sceptiques sur l’évolution du Parlement

L’exécutif veut réduire d’un tiers le nombre d’élus et interdire le cumul dans le temps.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h15
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
Le débat a surgi en parallèle des annonces sur la révision constitutionnelle. La réforme, promise par Emmanuel Macron pour le printemps, est-elle favorable ou non au Parlement ? Parmi les pistes avancées par le chef de l’Etat devant le Congrès réuni à Versailles en juillet figurent plusieurs propositions : la réduction du nombre de parlementaires, à hauteur d’un tiers, l’interdiction du cumul des mandats dans le temps, l’introduction d’une dose de proportionnelle et le renforcement des moyens de contrôle et d’évaluation du gouvernement par les parlementaires. 

« Mon rôle, c’est de défendre l’Assemblée nationale et de défendre un Parlement plus autonome et plus fort », avait déclaré François de Rugy, titulaire du perchoir au Palais-Bourbon, le 11 janvier, lors de ses vœux, se posant en grand défenseur d’une réforme pouvant renforcer le poids des parlementaires face à l’exécutif. L’opposition ne voit pas les pistes de réforme du même œil. « Ce sont des mesures qui, après le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, renforceront encore la prédominance de la fonction présidentielle », s’est ainsi inquiété Olivier Faure (Le Monde du 20 décembre 2017).
Au-delà de l’affrontement politique, les constitutionnalistes observent, eux, avec beaucoup de prudence, cette évolution du Parlement. « Je ne vois pas grand-chose qui puisse contribuer à ce que l’Assemblée ait un rôle plus important, relève d’emblée Didier Maus, ancien professeur de droit constitutionnel, auteur de nombreux ouvrages et ancien conseiller d’Etat. Le thème de la revalorisation du Parlement est un serpent de mer sous la Ve République, ça fait soixante ans qu’on en parle. La question c’est : “Qu’est-ce qu’on appelle un rôle plus important ?” » « Il faut raisonner en fonction de la raison d’être du Parlement. Pour l’Assemblée nationale, c’est notamment de représenter le peuple : est-ce que la réforme améliorerait la représentation ? »,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-11">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les proches de Mélenchon veulent exclure la formation grecque du Parti de la gauche européenne.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Syriza, sujet de discorde entre le Parti de gauche et le Parti communiste français

Les proches de Mélenchon veulent exclure la formation grecque du Parti de la gauche européenne.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 12h11
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Le grand chambardement de la gauche française connaît des répliques à l’échelle européenne. Plus exactement au sein du Parti de la gauche européenne (PGE). Cette formation continentale rassemble, entre autres, le Parti communiste français (PCF), le Parti de gauche (PG, membre de La France insoumise), les Allemands de Die Linke ou encore les Grecs de Syriza. C’est d’ailleurs autour de la présence du parti grec que la crise est arrivée.

En effet, les Français du Parti de gauche demandent l’exclusion de la formation d’Alexis Tsipras, premier ministre hellène, du PGE. « Il est devenu impossible de côtoyer, dans un même mouvement, Syriza d’Alexis Tsipras. Ce dernier vient de pousser sa logique austéritaire jusqu’à limiter le droit de grève, répondant ainsi toujours plus servilement au diktat de la Commission européenne », écrivent Eric Coquerel et Danielle Simonnet, qui dirigent le PG. Ils ajoutent : « Le PGE ne peut regrouper en son sein à la fois les opposants et les partisans de cette Europe-là. »
La réponse ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué, Gregor Gysi, président du Parti de la gauche européenne et membre de Die Linke, reconnaît que « critiquer la gouvernance de Syriza en Grèce est légitime (…). Mais la politique gouvernementale de Syriza est en grande partie marquée par le chantage de la troïka [Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international] et du gouvernement allemand. » Gregor Gysi continue en taclant les Français du Parti de gauche : « Il est facile de donner des conseils de l’extérieur quand on n’est pas responsable d’un pays et de toute sa population. » Quelques jours plus tard, le 14 février, c’est Alexis Tsipras lui-même qui a répliqué dans L’Obs : 
« Nous sommes plus à gauche que Mélenchon. Nous, nous sommes à gauche en pratique et pas seulement en paroles. »
Rupture d’alliance
Tous les protagonistes...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-12">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna, qui préconise notamment une extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

Culture : vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

Emmanuel Macron a reçu le rapport de l’académicien Erik Orsenna, qui préconise notamment une extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h04
    |

            Sandrine Blanchard








                        


Emmanuel Macron ne quitte plus Françoise Nyssen. Surtout lorsqu’une personnalité connue de la société civile est associée à l’une de ses promesses culturelles de campagne. Mardi 13 février, le président de la République organisait, à l’Elysée, la signature de la convention sur le futur « loto du patrimoine » en présence de sa ministre de la culture et de l’animateur Stéphane Bern.
Mardi 20 février, à la médiathèque des Mureaux (Yvelines), le chef de l’Etat a accompagné la locataire de la rue de Valois pour la remise officielle du rapport sur les bibliothèques, rédigé par leur ami commun, l’académicien Erik Orsenna, avec le concours de Noël Corbin, inspecteur général des affaires culturelles. L’occasion de présenter les premières mesures en faveur d’un « plan bibliothèques ».
Désigné par Françoise Nyssen « ambassadeur de la lecture » en juin 2017, l’écrivain a mené pendant trois mois un « tour de France » des lieux de lecture publique. Cette mission bénévole se voulait un préalable à la mise en œuvre de l’engagement présidentiel d’étendre les horaires des bibliothèques en soirée et le week-end afin de renforcer « la culture de proximité » et de lutter contre « la ségrégation culturelle », thème cher à la ministre de la culture.
« Maison de service public culturel »
La lecture publique, c’est d’abord des chiffres impressionnants : 16 500 lieux (7 700 bibliothèques, 8 800 points d’accès aux livres), 38 000 agents et 82 000 bénévoles, 1,7 milliard de dépenses pour les collectivités territoriales, 6,5 millions de mètres carrés soit « l’équivalent de cent musées du Louvre ». 
En 2016, 40 % des Français de 15 ans et plus se sont rendus dans une bibliothèque et seuls 12 % y empruntent des livres. Si le rapport prône une ouverture plus large, en adéquation avec les rythmes de vie, il formule aussi une série de propositions pour les transformer en véritable « maison de service public culturel ». Car de leur « voyage au cœur de la France des bibliothèques », Erik Orsenna et Noël Corbin ont acquis une conviction : « Les bibliothèques d’aujourd’hui ne sont plus celles que vous croyez ! » 
Extension des horaires d’ouverture 
« Il faut changer de rythme et d’échelle, ouvrir mieux et plus », recommande le rapport. Actuellement, en semaine, l’immense majorité des bibliothèques ferment entre 12 et 14 heures et tôt le soir ce qui pénalise les actifs, les scolaires et les étudiants. Et seules 130 établissements sont ouverts régulièrement le dimanche. Pour rattraper le retard, il est proposé qu’« un objectif ambitieux soit fixé ». S’appuyant sur les comparaisons internationales, le document retient comme « référentiel » une ouverture moyenne de 45 heures hebdomadaires pour les villes de plus de 20 000 habitants et de 50 heures pour celles de plus de 100 000 habitants. « A tout le moins, au moins une bibliothèque devrait être ouverte le dimanche dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants. » 

   


Si le « tour de France » d’Erik Orsenna a concerné les bibliothèques municipales, le rôle des bibliothèques universitaires (BU) n’est pas oublié : « L’Etat ne peut pas demander aux collectivités locales de faire un effort sans être irréprochable pour ce qui relève de sa responsabilité. » Or, « moins de quinze BU sont ouvertes le dimanche pour 2,5 millions d’étudiants », indique le rapport. Et la situation est particulièrement « critique » à Paris. Il est donc proposé d’ouvrir deux BU le dimanche dans la capitale dès 2018 et d’envisager « des espaces de coworking dans des locaux publics habituellement fermés le dimanche ».
Aide financière aux collectivités
« Pour faire plus, les élus locaux ont besoin de l’aide de l’Etat », insiste le document. L’augmentation de 8 millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques – votée dans la loi de finances 2018 – pour les cinq années à venir, devrait permettre de soutenir « 200 projets d’extension d’horaires », calcule le rapport. Si l’impulsion est réelle, elle est loin d’être suffisante pour financer l’ensemble des coûts (salaires et fonctionnement) induits par une plus large amplitude horaire. Soulignant que les contrats aidés sont « un chaînon indispensable entre les professionnels et les bénévoles », les auteurs du document plaident pour que ces emplois soient maintenus au sein des bibliothèques et suggèrent aussi de faire davantage appel à des étudiants. En outre, ils proposent d’encourager, dans les petites villes, « la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil » entre les bibliothèques et les agences postales.
Des missions élargies 
De plus en plus de bibliothèques ne sont plus seulement des lieux où l’on emprunte des livres mais des lieux de vie et d’échanges. Considérant qu’elles sont « des outils inestimables pour lutter contre les fractures de notre société », le rapport préconise de renforcer leur rôle dans l’accès aux pratiques culturelles, la lutte contre l’exclusion numérique, l’aide à l’insertion (en y développant des permanences de Pôle emploi), l’éducation à la lecture (en multipliant les partenariats avec les collèges et lycées). Le ministère de la culture souhaite aussi qu’au moins une bibliothèque par département soit référente pour l’apprentissage du français, notamment à destination des migrants, et qu’au moins trois bibliothèques par département proposent un module de sensibilisation aux « fake news ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-13">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Bernard Belletante, directeur de l’EM Lyon, réagit après la diffusion des propos polémiques du président des Républicains enregistrés lors d’un cours.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ 
<article-nb="2018/02/20/19-14">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Un tiers des entreprises ont conclu leurs négociations annuelles. Pour la première fois depuis 2011, les budgets d’augmentation des salaires repartent à la hausse.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Salaires : des entreprises encore très frileuses

Un tiers des entreprises ont conclu leurs négociations annuelles. Pour la première fois depuis 2011, les budgets d’augmentation des salaires repartent à la hausse.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h46
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

« Il est temps que les salariés bénéficient des avantages de la croissance », affirmaient, à la mi-janvier, les syndicalistes allemands d’IG Metall en lançant des arrêts de travail pour obtenir une hausse de 6 % des salaires. Le patronat de la métallurgie leur a lâché + 4,3 %. Pas plus tard que jeudi 22 février, les salariés d’Air France sont invités par dix syndicats à faire grève pour décrocher 6 % d’augmentation « au titre de l’inflation perdue » depuis six ans. La France suivrait-elle l’exemple allemand ? Avec l’amélioration de la croissance et de l’emploi, les attentes sont fortes.
A la mi-janvier, une étude du cabinet de recrutement international Robert Walters montrait que les exigences salariales étaient en nette hausse chez les cadres. En France, tous secteurs confondus, manageurs ou experts comptent même sur des augmentations de 7 % à 10 %. Et la proportion de ceux qui espèrent voir leurs rémunérations progresser de plus de 7 % est loin d’être négligeable : 28 %.
Source de tensions
Les entreprises ont du souci à se faire. Car, chez les non-cadres aussi, le sujet des salaires redevient sensible. « Ces dernières années, témoigne Mohammed Oussedik, secrétaire général de la fédération CGT-Verre-Céramique, la question primordiale était de garder son emploi, et c’est toujours le cas dans des secteurs comme la distribution. Mais, dans les entreprises où les investissements reprennent, les salariés veulent leur part des résultats. Pour les non-cadres, la rémunération est devenue la principale source de tensions avec l’employeur. Il suffit qu’une prime de vacances ne soit pas revalorisée et c’est le conflit. »
Plus d’une entreprise sur deux (58 %) a ouvert ses négociations annuelles obligatoires (NAO), un tiers (29 %) les a finalisées. Deloitte, qui publie mardi 20 février son enquête annuelle sur les salaires en 2018, annonce des budgets d’augmentations « qui tiennent compte de l’inflation...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-15">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », analyse l’état de l’opinion au moment où le gouvernement multiplie les réformes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


« Il est manifeste que la France s’interroge »

Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », analyse l’état de l’opinion au moment où le gouvernement multiplie les réformes.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 06h44
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

Chronique. Il y a cinquante ans à même époque, Pierre Viansson-Ponté signait dans ces colonnes un article qui fit date. Bercée par la torpeur des temps de paix et anesthésiée par la société de consommation, « la France s’ennuie… » écrivait-il. Superbe « papier », mais magistrale erreur de jugement : peu après, déferlait la tornade du mois de mai. Cela incite à la modestie quiconque prétend sonder les reins et les cœurs du pays.
On ne prétendra donc pas qu’aujourd’hui la France s’inquiète ou s’exaspère. Certes, les crispations soudaines n’ont pas manqué ces dernières semaines. La colère des surveillants pénitentiaires a forcé la garde des sceaux à promettre en urgence un sérieux coup de pouce sur les rémunérations (plus de 30 millions d’euros) ou les recrutements. De même, le ras-le-bol des personnels des maisons de retraite ou celui des hôpitaux est loin d’être apaisé. Quant aux mini-jacqueries qui ont éclaté ici et là, elles contraignent le gouvernement à amender la nouvelle carte des zones agricoles donnant droit à subventions.

Pour l’heure, ces frondes sectorielles n’ont pas déclenché une contestation plus ample. En revanche, il est manifeste que la France s’interroge. Après un été et une rentrée 2017 décevants, le pouvoir exécutif avait regagné les faveurs de l’opinion. Depuis un mois, il subit un mouvement inverse. Outre les deux législatives partielles perdues par la majorité dans l’Oise et le Territoire de Belfort, la plupart des sondages récents le confirment. Le reflux de la confiance à l’égard du président de la République est, en effet, significatif : - 6 points pour l'IFOP, - 5 points pour Ipsos, Odoxa et BVA, - 4 points pour Elabe. Emmanuel Macron est retombé à son étiage de septembre-octobre 2017, tout comme le premier ministre.
Avalanche de réformes
Ce moment de flottement n’est guère surprenant. Pour deux raisons essentielles. Tout d’abord, les Français sont tourneboulés par l’avalanche...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-16">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le président du parti Les Républicains est mis en cause après avoir déclaré raconter du « bullshit » dans les médias. Ses soutiens défendent son « parler vrai ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Laurent Wauquiez, une sincérité sans cesse questionnée

Le président du parti Les Républicains est mis en cause après avoir déclaré raconter du « bullshit » dans les médias. Ses soutiens défendent son « parler vrai ».



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h57
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Laurent Wauquiez a appris un mot à certains de ses amis chez Les Républicains (LR) : « bullshit ». Plus utilisé dans les séries télé américaines que dans les meetings du parti de droite, ce terme peut se traduire en français par « conneries » ou « foutaises ». Tout ce que le président de LR, en clair, estime raconter lors de ses interviews à la télévision ou à la radio. C’est en tout cas ce qu’il a assuré devant des étudiants de l’école de management de Lyon (EM Lyon), le 15 février, au moment de leur demander de ne pas enregistrer ou diffuser le cours qu’il leur administrait.
« Sinon ça ne peut pas être un espace de liberté, et ce que je vais vous sortir sera juste le bullshit que je peux sortir sur un plateau médiatique », a-t-il lancé, dans un propos révélé par l’émission de TMC, « Quotidien ».
« Je ne savais pas ce que ça voulait dire », s’amuse a posteriori un dirigeant de LR. Qui ne découvre pas, en revanche, les interrogations sur la sincérité de M. Wauquiez, un écueil posé de longue date sur le chemin de l’ambitieux quadragénaire. Les adversaires du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes savent le profit qu’ils peuvent tirer de ce questionnement. Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a dénoncé une « apologie du double langage ». Y aurait-il un Wauquiez « on » et un Wauquiez « off », dont on ne parviendrait jamais à connaître véritablement le fond de la pensée ?
Florian Philippot, hier premier défenseur de « Marine », aujourd’hui premier pourfendeur de « Le Pen », le croit, lui qui voit « une forme de cynisme chez Laurent Wauquiez ». « Il admet qu’il raconte n’importe quoi quand il est sur un plateau télé. Donc en fait il raconte n’importe quoi aux Français », s’est ému le président des Patriotes, qui dénonce « cette manière de faire de la politique qui détruit complètement la confiance des citoyens ».
« Laurent...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-17">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La jeune élue de la Manche, au parcours très singulier, s’est fait connaître par son intervention, à l’Assemblée nationale, en décembre 2017, au sujet de l’immigration.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Sonia Krimi, la députée LRM qui a défié Gérard Collomb

La jeune élue de la Manche, au parcours très singulier, s’est fait connaître par son intervention, à l’Assemblée nationale, en décembre 2017, au sujet de l’immigration.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h32
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Sa voix qui d’ordinaire bute sur son bégaiement n’a pas tremblé. « Tous les étrangers de France ne sont pas des terroristes, lance-t-elle. Tous les étrangers de France ne sont pas d’indélicats fraudeurs aux aides sociales. » Ce mardi 19 décembre 2017, à l’Assemblée nationale, Sonia Krimi, députée La République en marche (LRM) de la 4e circonscription de la Manche, pose, fiches en mains, sa première question au gouvernement. Une intervention adressée au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à propos du projet de loi asile-immigration, deux mois avant sa présentation en conseil des ministres, le 21 février.
« Les centres de rétention sont devenus des centres de détention et sont indignes de notre République », poursuit la députée, le ton haut, sous les applaudissements de La France insoumise et les hésitations de ses camarades de banc. Ces deux minutes en solo lui vaudront d’être qualifiée de « première frondeuse de la majorité », la première tête à dépasser dans un collectif d’anonymes peinant à se départir de son image de « godillot ». Dans sa réponse, Gérard Collomb fait fi de la sévérité de la question, préférant saluer son « très beau parcours ». « J’aimerais que beaucoup de jeunes, demain, aient le même », poursuit le ministre dans l’Hémicycle.
Il y a mille manières d’entrer dans l’histoire de cette élue pétillante et volubile, née à Tunis en 1982, française depuis 2012, députée depuis huit mois. Pour son ami le philosophe Pascal Bruckner, elle serait « l’anti-Bourdieu », l’incarnation d’une génération qui a échappé à la reproduction sociale. « Je l’accepte avec plaisir », confie la trentenaire, en chemisier blanc et tailleur sombre. Son itinéraire est ­celui d’une enfant de la méritocratie, de part et d’autre de la Méditerranée. L’aînée de cinq filles élevées par un père ouvrier chez Peugeot à Tunis et une mère au foyer. Une passionnée de livres, « tombée amoureuse...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-18">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le gouvernement a lancé lundi la réforme très délicate du rail français, en recevant la direction de l’entreprise publique et les syndicats, ces derniers réaffirmant leurs « limites » quant aux pistes avancées.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
Découvrir l’application


                        

Coup d’envoi de la réforme de la SNCF

Le gouvernement a lancé lundi la réforme très délicate du rail français, en recevant la direction de l’entreprise publique et les syndicats, ces derniers réaffirmant leurs « limites » quant aux pistes avancées.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 23h57
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 16h27
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Le gouvernement a donné, lundi 19 février, le coup d’envoi de la refonte de la SNCF. Une première journée au cours de laquelle le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre des transports, Elisabeth Borne, ont reçu tour à tour les dirigeants et les syndicats du rail français. Un partage des tâches. Le chef du gouvernement a rencontré Guillaume Pepy et Frédéric Saint-Geours, respectivement président de la SNCF et président du conseil de surveillance de la SNCF, puis Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau.
De leur côté, les quatre syndicats représentatifs de cheminots (CGT, UNSA, SUD et CFDT) se sont succédé au ministère des transports. Une première phase de consultation, sans aucune annonce, qui avait tout d’un round d’observation. « L’enjeu des rencontres cette semaine [est] d’abord d’écouter ce que chaque acteur attend de la réforme et d’entendre leurs réactions au rapport. (…) Nous sommes dans un état d’esprit d’écoute, de dialogue et aussi de clarté sur la nécessité d’agir », a déclaré Elisabeth Borne.
Il est vrai que le dossier de la SNCF est très délicat. Nombre des quarante-trois recommandations formulées dans le rapport Spinetta, telles la remise en cause du statut des cheminots ou la transformation des différentes entités de la SNCF en « sociétés nationales à capitaux publics », agissent comme des chiffons rouges aux yeux des syndicats. Toutefois, le gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire la dette de la SNCF, qui atteindra 50 milliards d’euros cette année, et de préparer l’entreprise à l’ouverture à la concurrence, ainsi que l’exige l’Union européenne.

        Lire aussi :
         

                SNCF : neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



Face aux syndicats, la ministre des transports « a balayé le rapport Spinetta », estime Bruno Poncet, secrétaire fédéral SUD-Rail. L’occasion de tester devant les organisations les principales préconisations contenues dans ce document. Si l’UNSA-Ferroviaire, premier syndicat à avoir été reçu par Mme Borne, a jugé que la ministre était « plutôt ouverte à la concertation », les centrales dans leur ensemble se veulent extrêmement vigilantes.
« Montrer les muscles »
« Nous restons sur nos gardes » après avoir découvert un rapport qui « taille dans le vif », a souligné Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire. Plus abrupt encore, M. Poncet a considéré que ce premier échange mettait en lumière « des visions diamétralement opposées » entre le gouvernement et les syndicats quant à l’avenir de la SNCF. Selon SUD-Rail, pour l’heure, « il ne peut y avoir de terrain d’entente ».
Sans attendre, la CGT, premier syndicat de la SNCF, et Force ouvrière ont déjà appelé les salariés de la SNCF à manifester le 22 mars. A la même date que la journée d’action prévue dans la fonction publique. « La bataille n’est pas gagnée d’avance pour le gouvernement », s’est écrié pour sa part Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.

        Lire aussi :
         

                Réforme de la SNCF : la CGT prévoit une manifestation le 22 mars



Elle pourrait recevoir le renfort de SUD-Rail. Le syndicat « a lancé une consultation auprès de ses adhérents ». Un préalable avant de définir sa position, mercredi 21 février. M. Poncet se déclare déjà prêt à former « une plate-forme unitaire ». Même la CFDT, d’ordinaire plutôt accommodante, est prête à se joindre au mouvement. « Si nous voyons que les choses ne changent pas, nous saurons aussi être capables de montrer les muscles et de faire réagir le rapport de force », a-t-il prévenu. Mais « on n’en est pas là », a nuancé Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots.
SUD-Rail lance un avertissement au gouvernement s’il persiste dans son projet. Il risque « d’agréger tous les mécontents » contre lui. Non seulement « tous les cheminots qui sont inquiets », mais aussi les « usagers et les régions ».
« Un léger rétropédalage »
Cette première journée a été l’occasion de distiller quelques messages. Reçu par la ministre des transports, le président de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), Bernard Roman, a défendu l’avis conforme (juridiquement contraignant) du régulateur sur la tarification du réseau ferré. Un pouvoir menacé par le projet de réforme qui permet pourtant à l’Arafer d’accompagner l’ouverture à la concurrence en obligeant SNCF Réseau à justifier le niveau de ses péages et à les maintenir à un niveau soutenable pour les compagnies ferroviaires.
Outre les syndicats, les régions se sont aussi déclarées « très préoccupées » par l’avenir du réseau ferroviaire de proximité. Dans un communiqué, l’association Régions de France a fait part de son opposition à la recommandation du rapport Spinetta sur l’évolution du rail « qui invite l’Etat à ne pas respecter les contrats de plan Etat-régions ».
Une vive réaction qui semble avoir été entendue par le gouvernement. A l’occasion de son entretien avec Mme Borne, Bruno Poncet a cru percevoir « un léger rétropédalage sur la fermeture des petites lignes ». Le premier ministre pourrait décider de remettre ces fermetures à plus tard. Un premier recul qui traduirait une « inquiétude politique », signale le dirigeant de SUD-Rail.
Porteuses de « risques d’impopularité » pour le président de la République Emmanuel Macron et pour le chef du gouvernement, elles seraient tout bonnement « sorties de la réforme », indique-t-on de bonne source. Edouard Philippe a fait savoir qu’il annoncerait le calendrier et la méthode de la SNCF le 26 février.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-19">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’émission « Quotidien » sur TMC a diffusé, lundi, un nouvel enregistrement du cours donné par le président des Républicains dans une école de commerce de Lyon.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Dans de nouveaux enregistrements, Wauquiez raille les « guignols d’En marche »

L’émission « Quotidien » sur TMC a diffusé, lundi, un nouvel enregistrement du cours donné par le président des Républicains dans une école de commerce de Lyon.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 21h19
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 12h45
   





                        



   


Trois jours après la diffusion d’un enregistrement d’un cours donné par Laurent Wauquiez dans une école de commerce lyonnaise, où il s’en prend notamment à Nicolas Sarkozy ou Angela Merkel, l’émission « Quotidien » sur TMC a rendu publics, lundi 19 février, de nouveaux extraits du président des Républicains.
Déjà la cible de critiques, y compris dans son propre camp depuis la diffusion du premier enregistrement, on entend cette fois M. Wauquiez égratigner les députés de La République en marche, Gérald Darmanin ou encore Alain Juppé.

        Lire aussi :
         

                Laurent Wauquiez comparé à Donald Trump après ses déclarations polémiques



« Vous avez vu les guignols d’En marche ? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture, ils doivent tous voter la même chose, déplore-t-il lors de ce cours, dispensé jeudi à des élèves de l’EM Lyon Business School. Quand ils osent apporter la moindre dissonance, ils se font taper dessus avec une matraque. Il n’y a aucun équilibre des pouvoirs en France. Donc il y a une dictature totale en France. »
Le président LR, qui doit s’exprimer mardi soir sur BFM-TV, s’en prend ensuite au maire de Bordeaux, Alain Juppé, « une personnalité éminemment respectable », mais qui a « totalement cramé la caisse ».
« A Bordeaux, il a fait des miracles, Bordeaux est génial, c’est très bien géré, mais il a fait exploser les impôts, exploser la dépense publique et exploser l’endettement. Moi, ma conviction, c’est que, quand vous faites ça, vous n’avez à l’arrivée plus aucune forme de crédit. »
« Quand on voit Gérald Darmanin, on n’écoute plus du tout ce qu’il dit »
« Quotidien » diffuse également de plus longs extraits au sujet de Gérald Darmanin, dont une plainte pour viol à son encontre a été classée sans suite par le parquet de Paris, mais qui doit affronter une deuxième enquête pour abus de faiblesse.
« Quand on voit Gérald Darmanin, on n’écoute plus du tout ce qu’il dit. C’est plus le budget, c’est plus quoi que ce soit. C’est juste : tiens, c’est le type qui était avec une call-girl, qui s’est fait ceci, cela, c’est vrai, c’est pas vrai, etc. (…) Le type, là où il est complètement dingue, c’est qu’il se raconte à lui une belle histoire. Il croit qu’il va passer à travers les gouttes. Il pense qu’il est inatteignable. »

        Lire aussi :
         

                Wauquiez veut tourner la page de l’ère Sarkozy



Invité de BFM-TV et RMC, lundi matin, le ministre de l’action et des comptes publics avait réagi aux premiers propos de M. Wauquiez diffusés, vendredi, par TMC. M. Darmanin avait alors assuré « les yeux dans les yeux » n’avoir « jamais abusé d’aucune femme », ni « d’aucun pouvoir » : « J’ai l’impression que Laurent Wauquiez est un peu tombé du côté obscur de la force. »
Si Emmanuel Macron n’a pas souhaité réagir aux propos de M. Wauquiez, ne les trouvant « pas inspirant », le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a, lui, dénoncé mardi des mots « doublement insultants, pour les députés et pour la République » et il a demandé au président de LR de « s’excuser devant les Français ».
A la fin de l’enregistrement diffusé lundi soir, M. Wauquiez fait, enfin, cette confidence à ces étudiants :
« La caractéristique quand on est un élu, surtout dans le monde actuel, c’est que tout ce que vous dites, à tout moment, peut être utilisé, repris et déformé contre vous. En gros, dans ma vie politique, dès que j’ai plus de deux personnes autour de moi, il faut toujours que je me dise que tout ce que je dis va sortir. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-20">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Alors que le gouvernement avait promis une hausse du pouvoir d’achat, la hausse de la CSG ou du tabac donnent une impression contraire à l’opinion.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Comment le pouvoir d’achat est-il calculé ?

Alors que le gouvernement avait promis une hausse du pouvoir d’achat, la hausse de la CSG ou du tabac donnent une impression contraire à l’opinion.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h36
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Pour le gouvernement, le pouvoir d’achat augmentera en 2018 sous l’effet de baisses de cotisations salariales et d’impôts. L’opposition estime au contraire qu’il va diminuer en raison de la hausse de la CSG, du diesel et du tabac. S’il est difficile de trancher de manière définitive tant les paramètres sont nombreux et dépendant de la situation de chacun, le débat remet en lumière la notion complexe de « pouvoir d’achat ». Quels critères sont-ils utilisés pour mesurer sont évolution ?

        Lire aussi :
         

                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures qui affectent votre pouvoir d’achat



A priori, l’équation est simple : le pouvoir d’achat, c’est la quantité de biens et services que l’on peut consommer avec l’argent dont on dispose. Il dépend donc de deux facteurs :
le revenu disponible, qui peut être augmenté ou baissé par des mesures fiscales ;le niveau des prix, qui évolue aussi dans le temps (inflation ou déflation).
Mais ces indicateurs présentent des biais de calcul ou de perception, comme le montrent les explications de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE).

        Lire aussi :
         

                Pouvoir d’achat : comment les prix ont-ils évolué sur les produits de la vie courante ?



Comment mesurer l’argent dont on dispose ?
Le revenu brut disponible (RBD) correspond :
aux salaires ou revenus d’activité et du patrimoine (intérêts, dividendes) ;auxquels s’ajoutent les prestations sociales (retraites, indemnités chômage, allocations familiales) ;dont on déduit les cotisations sociales et les impôts directs : CSG, CRDS, taxe d’habitation, impôt sur le revenu.
Dans les grandes lignes, il s’agit du flux d’argent qui arrive chaque mois sur le compte courant des ménages. Mais cet indicateur a été créé pour la comptabilité nationale, afin de mesurer le produit intérieur brut (PIB) du pays, et ne correspond pas entièrement à la comptabilité des individus, ce qui aboutit à des décalages de perception.
Les limites de cet indicateur
Les évolutions démographiques. Le revenu brut disponible est calculé sur l’ensemble des ménages. Mais la population est en hausse et le nombre de ménages s’accroît encore plus rapidement, par la tendance générale à la décohabitation, ce qui réduit la part du gâteau. Il est plus intéressant d’étudier le niveau de vie, qui est le revenu par « unité de consommation », calculée selon la composition du ménage : une personne seule correspond à une unité, la deuxième à 0,5 et un enfant à 0,3.
Les revenus et loyers « imputés ». Un locataire qui verse un loyer à son propriétaire fait circuler de l’argent décompté dans le PIB. Mais pour les propriétaires qui occupent leur propre logement, un loyer fictif est simulé dans le revenu brut disponible. Il s’agit d’un « revenu imputé ». C’est aussi le cas pour les assurances ou les services d’intermédiation financière des banques. Au total, cela constitue 16 % du revenu brut disponible des ménages, selon une étude de l’Insee sur le pouvoir d’achat datant de 2007. En revanche, comme ces revenus imputés évoluent en même temps que le reste des prix, ils n’ont pas une influence considérable sur le pouvoir d’achat.
Les emprunts immobiliers. En comptabilité nationale, l’achat d’un logement n’est pas considéré comme une dépense courante mais comme un investissement. Dans le revenu brut disponible, le remboursement du capital d’un emprunt immobilier n’est pas compté, puisqu’il contribue à constituer un patrimoine, alors que les intérêts des emprunts, eux, sont considérés comme des dépenses. Pour un ménage, il s’agit pourtant d’une somme globale qui constitue une charge mensuelle importante et non évitable.
Les prestations gratuites. Certains services gratuits ou en nature ne sont pas intégrés dans le revenu brut des ménages, par exemple l’éducation – qui pourrait être payante dans un autre pays. Ils sont pris en compte dans un autre indicateur, le revenu disponible ajusté, moins souvent utilisé.
Comment savoir combien on dépense ?
L’indice des prix à la consommation (IPC) est publié par l’Insee, qui relève chaque mois les prix de 160 000 produits sur tout le territoire et ajoute 40 000 tarifs de services (transport, énergie…) collectés auprès d’organismes régionaux ou nationaux. Il tient compte des soldes et promotions. Le calcul est réalisé en suivant une méthode internationale et la répartition par poste de dépenses (alimentation, services…) est actualisée chaque année.
L’IPC, qui mesure l’inflation, sert de base pour revaloriser les pensions alimentaires, le SMIC, les retraites ou les loyers.
Les limites de cet indicateur
Des profils hétérogènes. Le « panier de produits » choisi par l’Insee constitue une moyenne, qui peut fortement varier selon le niveau socio-économique et les habitudes de consommation : étudiants, couples ou retraités, urbains ou ruraux, automobilistes ou non, propriétaires ou locataires, fumeur ou non-fumeur… Les études du Crédoc montrent bien la diversité des types de consommateurs.
L’Insee a créé en 2007 un indice personnalisable en fonction des postes de dépenses (avec ou sans voiture, selon le mode de chauffage…) et publie un indice des prix avec ou sans tabac.
La sous-estimation du logement. L’achat d’un logement étant considéré comme un investissement, il n’entre pas dans l’indice des prix. Seuls les loyers des locataires y sont intégrés, ce qui réduit artificiellement le poids de ce poste à 6 % dans le panier de l’Insee – un chiffre bien loin de la réalité perçue par les ménages, pour qui le logement constitue souvent la première dépense.
Les biais de perception. Les consommateurs remarquent davantage la hausse des prix de produits qu’ils achètent fréquemment, comme l’alimentation, les cigarettes, l’essence, ou de certains achats comme les fournitures scolaires, qui ont une portée symbolique. Les soldes, promotions ou offres low cost peuvent aussi brouiller le « vrai prix » des objets et services.
L’effet qualité. Des produits récents plus sophistiqués remplacent en permanence leur équivalent ancien, en faisant augmenter les prix. Cette montée en gamme imposée aux consommateurs peut expliquer 0,3 % de la hausse des prix, selon une étude de l’Insee de 2004.
Les dépenses contraintes. Une grande partie des dépenses (remboursement de crédits, chauffage, télécoms, banques et assurance…) ne sont pas renégociables à court terme : elles sont « préengagées » ou contraintes. Ces dépenses, qui ont doublé en cinquante ans, représentent désormais plus d’un tiers du budget des ménages. Le reste correspond au pouvoir d’achat « arbitrable », c’est-à-dire les dépenses sur lesquelles les consommateurs ont le sentiment de prendre des décisions.


	#container_15185408061{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15185408061{
		height:500px;
	}
	#container_15185408061 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15185408061 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15185408061.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15185408061.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15185408061 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les dépenses "pré-engagées" (loyer, chauffage, télécom, banque) ont plus que doublé en soixante ans
Part des revenus consacrés à des dépenses peu négociables à court terme (abonnement, facture mensuelle) dans le revenu brut disponible des ménages français depuis 1959

Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = ["Total : 12,3 % des revenus disponibles","Total : 12,5 % des revenus disponibles","Total : 13 % des revenus disponibles","Total : 13,1 % des revenus disponibles","Total : 13,9 % des revenus disponibles","Total : 14,3 % des revenus disponibles","Total : 15 % des revenus disponibles","Total : 15,5 % des revenus disponibles","Total : 16,4 % des revenus disponibles","Total : 17,2 % des revenus disponibles","Total : 18,4 % des revenus disponibles","Total : 18,6 % des revenus disponibles","Total : 18,8 % des revenus disponibles","Total : 18,6 % des revenus disponibles","Total : 19 % des revenus disponibles","Total : 19,6 % des revenus disponibles","Total : 19 % des revenus disponibles","Total : 19,8 % des revenus disponibles","Total : 20 % des revenus disponibles","Total : 19,9 % des revenus disponibles","Total : 20,8 % des revenus disponibles","Total : 21,9 % des revenus disponibles","Total : 22,4 % des revenus disponibles","Total : 22,4 % des revenus disponibles","Total : 23,4 % des revenus disponibles","Total : 24,8 % des revenus disponibles","Total : 25,6 % des revenus disponibles","Total : 25,5 % des revenus disponibles","Total : 25,9 % des revenus disponibles","Total : 26 % des revenus disponibles","Total : 26,1 % des revenus disponibles","Total : 26,1 % des revenus disponibles","Total : 26,3 % des revenus disponibles","Total : 26,6 % des revenus disponibles","Total : 26,9 % des revenus disponibles","Total : 26,8 % des revenus disponibles","Total : 26,3 % des revenus disponibles","Total : 27 % des revenus disponibles","Total : 26,6 % des revenus disponibles","Total : 26,6 % des revenus disponibles","Total : 26,2 % des revenus disponibles","Total : 26,6 % des revenus disponibles","Total : 26,9 % des revenus disponibles","Total : 26,4 % des revenus disponibles","Total : 26,9 % des revenus disponibles","Total : 27,1 % des revenus disponibles","Total : 27,8 % des revenus disponibles","Total : 28,1 % des revenus disponibles","Total : 28,2 % des revenus disponibles","Total : 28,7 % des revenus disponibles","Total : 28,5 % des revenus disponibles","Total : 28,4 % des revenus disponibles","Total : 28,2 % des revenus disponibles","Total : 28,8 % des revenus disponibles","Total : 29,3 % des revenus disponibles","Total : 28,9 % des revenus disponibles","Total : 29,1 % des revenus disponibles","Total : 29 % des revenus disponibles"];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15185408061",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "areaspline",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ffc832","#0386c3","#ff3232","#f19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1959","1960","1961","1962","1963","1964","1965","1966","1967","1968","1969","1970","1971","1972","1973","1974","1975","1976","1977","1978","1979","1980","1981","1982","1983","1984","1985","1986","1987","1988","1989","1990","1991","1992","1993","1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Télévision et télécommunications",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        1.1
      ],
      [
        "",
        1.1
      ],
      [
        "",
        1.3
      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      [
        "",
        1.5
      ],
      [
        "",
        1.6
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.9
      ],
      [
        "",
        1.9
      ],
      [
        "",
        2.1
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        2.5
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        2.5
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        2.2
      ],
      [
        "",
        2.2
      ]
    ],
    "type": "areaspline",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Cantines",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        0.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Assurances et services financiers",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        1.9
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.9
      ],
      [
        "",
        2.1
      ],
      [
        "",
        2.1
      ],
      [
        "",
        2.2
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        2.4
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        4.3
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.7
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        4.3
      ],
      [
        "",
        4.5
      ],
      [
        "",
        4.8
      ],
      [
        "",
        5.2
      ],
      [
        "",
        5.4
      ],
      [
        "",
        5.6
      ],
      [
        "",
        5.7
      ],
      [
        "",
        5.9
      ],
      [
        "",
        6.1
      ],
      [
        "",
        5.9
      ],
      [
        "",
        5.4
      ],
      [
        "",
        5.3
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        4.5
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        3.7
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.8
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        4.1
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.3
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Dépenses liées au logement",
    "color": "#f19300",
    "data": [
      [
        "",
        9.3
      ],
      [
        "",
        9.5
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        10.2
      ],
      [
        "",
        10.8
      ],
      [
        "",
        10.9
      ],
      [
        "",
        11.6
      ],
      [
        "",
        12.1
      ],
      [
        "",
        12.9
      ],
      [
        "",
        13.5
      ],
      [
        "",
        14.2
      ],
      [
        "",
        14.4
      ],
      [
        "",
        14.5
      ],
      [
        "",
        14.3
      ],
      [
        "",
        14.1
      ],
      [
        "",
        13.9
      ],
      [
        "",
        13.9
      ],
      [
        "",
        14.4
      ],
      [
        "",
        14.6
      ],
      [
        "",
        14.5
      ],
      [
        "",
        14.9
      ],
      [
        "",
        15.9
      ],
      [
        "",
        15.9
      ],
      [
        "",
        15.8
      ],
      [
        "",
        16.5
      ],
      [
        "",
        17.3
      ],
      [
        "",
        17.8
      ],
      [
        "",
        17.5
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        18.5
      ],
      [
        "",
        18.8
      ],
      [
        "",
        19.4
      ],
      [
        "",
        19.7
      ],
      [
        "",
        20
      ],
      [
        "",
        20.4
      ],
      [
        "",
        20.3
      ],
      [
        "",
        20.4
      ],
      [
        "",
        20.4
      ],
      [
        "",
        20
      ],
      [
        "",
        19.8
      ],
      [
        "",
        19.7
      ],
      [
        "",
        20.2
      ],
      [
        "",
        20.2
      ],
      [
        "",
        20.8
      ],
      [
        "",
        21
      ],
      [
        "",
        20.7
      ],
      [
        "",
        21
      ],
      [
        "",
        21.3
      ],
      [
        "",
        21.5
      ],
      [
        "",
        21.4
      ],
      [
        "",
        22.3
      ],
      [
        "",
        22.8
      ],
      [
        "",
        22.6
      ],
      [
        "",
        22.7
      ],
      [
        "",
        22.6
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			if (annotation_spe[this.points[0].point.index] != undefined){
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip) + annotation_spe[this.points[0].point.index]
			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Pouvoir d’achat et inégalités sociales
Les décisions du gouvernement Philippe affectent le revenu disponible des ménages, par la fiscalité directe (hausse de la CSG, réforme de l’impôt sur la fortune, taxe d’habitation), les niveaux de cotisations et prestations sociales (comme les aides au logement ou allocations familiales) ou la fiscalité indirecte sur certains produits très taxés, comme le tabac ou l’essence.
Une hausse du prix du tabac, ou la baisse de 5 euros des aides au logement, peuvent avoir des effets très importants en termes de perte ressentie de pouvoir d’achat pour les ménages les plus modestes, comme les bénéficiaires des minima sociaux, qui consacraient 42 % de leurs revenus à des dépenses contraintes en 2012 (contre 34 % en moyenne nationale), selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

        Lire aussi :
         

                Comment la hausse du prix du tabac pèse sur les prévisions de pouvoir d’achat






                            


                        

                        

