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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Il a fallu le meilleur biathlon du meilleur biathlète pour offrir la médaille d’or du relais mixte à l’équipe de France, enfin adroite à la carabine.
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JO 2018 : la perfection contagieuse de Martin Fourcade

Il a fallu le meilleur biathlon du meilleur biathlète pour offrir la médaille d’or du relais mixte à l’équipe de France, enfin adroite à la carabine.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 18h44
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


« Il est pas mal, le fonds de commerce, il est pas mal ! » On ne sait pas si Fabien Saguez, le patron du ski français, parlait du biathlon ou de Martin Fourcade, lorsqu’il s’est jeté en prononçant ces mots dans les bras des entraîneurs de tir de l’équipe de France, Franck Badiou et Jean-Paul Giachino. Fourcade venait de blanchir sa dernière cible au tir debout et la France, dès lors, de s’assurer la médaille d’or du relais mixte olympique, mardi 20 février à Pyeongchang.
On ne sait pas de qui parlait Fabien Saguez, parce que le biathlon est devenu le fonds de commerce du ski français et que Martin Fourcade est le fonds de commerce du biathlon français. Le quadruple champion olympique a assumé son statut et livré sa course la plus aboutie depuis son arrivée en Corée du Sud pour concrétiser le travail de Marie Dorin, Anaïs Bescond et Simon Desthieux : et une qui font cinq médailles d’or. Ils sont encore six devant lui sur les tablettes mondiales, mais au panthéon de l’olympisme français, il ne partage plus.

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« Ils m’ont placé dans une situation idéale »
Le pauvre Allemand Arnd Peiffer, pour qui Martin Fourcade a eu un mot en conférence de presse, avait à ses trousses le Catalan des grands jours, celui « qui saute dans tous les sens », comme le dit Julien Robert, entraîneur de l’équipe féminine. Les bosses semblaient s’aplanir sur son passage et l’image fut terrible lorsque, dans la première pente suivant son tir couché, Fourcade reprenait et dépassait Peiffer, pris dans un courant d’air fatal. Il finira quatrième, à distance des Norvégiens et doublé pour le bronze par l’Italie à l’issue d’un sprint houleux et contesté, en vain.
Le champion olympique du sprint, neuf jours plus tôt, avait dû remplacer au pied levé Simon Schempp, malade. Une situation inconfortable qui a maintenu l’espoir du clan français alors qu’à la mi-course, après les impeccables Vanessa Hinz et Laura Dahlmeier, les Bleus comptaient 50 secondes de retard sur la meilleure nation de ces JO. Lorsque Fourcade est lancé par Simon Desthieux, il est encore à 32 secondes, en compagnie de l’Italie et la Norvège. Peiffer doit puiser dans deux balles de pioche pour blanchir sa cible et, après un sans-fautes, le Français ressort presque dans ses skis.
« Comme sur la mass start, je me rends compte que je vais vite, se remémore Martin Fourcade. Mettre Peiffer dans la difficulté était la meilleure chance de le faire sauter sur le pas de tir. Ils m’ont placé dans cette situation idéale où on était quatre pour une place… Et, bizarrement, c’est le mieux placé qui passe à la trappe. C’est la magie du biathlon. »
Un dernier trou comblé au palmarès
Il y a quelque chose de magique, aussi, dans la façon dont le collectif français s’est sublimé au contact de son talisman. Marie Dorin, l’amie de la famille Fourcade à Villard-de-Lans, celle qui a vécu une riche carrière dans son ombre et qui, en méforme il y a un mois, pensait devoir renoncer à une sortie en apothéose ; Anaïs Bescond, la seule autre médaillée individuelle (bronze, en poursuite) du biathlon français à Pyeongchang, en difficulté physique depuis ; Simon Desthieux, « la boule au ventre et les jambes qui se durcissent » avant le départ, perdu derrière sa carabine depuis son arrivée en Corée du Sud.
Dorin et Desthieux, tous deux rapides à skis, ont tiré à 10 sur 10. Bescond a sauvé ce qui pouvait encore l’être en utilisant à bon escient ses trois balles de réserve au tir debout, s’évitant un tour de pénalité qui aurait été fatal à l’équipe.
« On n’a pas tenté de surjouer. On ne va pas passer dans les compiles de biathlon “Best shoot ever” sur YouTube, s’amuse Fourcade. On a été simples, on a été nous-mêmes, on a fait le biathlon qu’on maîtrise. »
Le quintuple champion olympique a franchi la ligne dans une relative décontraction, qui tranchait avec l’euphorie des trois autres néochampions olympiques et d’un encadrement « aux yeux tout mouillés » (Julien Robert). Il a pris le trio dans ses bras comme l’aurait fait un père de famille, avec un sourire tranquille. Cette médaille en relais comble le seul trou qui restait à son palmarès.
« On sait qu’il finira le boulot »
Sa présence aurait pu avoir un effet inhibant ; elle a tranquillisé les trois autres relayeurs, dont chacun avait de bonnes raisons de se poser des questions sur son état de forme.
« Martin leur parle du relais depuis le printemps dernier. C’est revenu dans sa bouche régulièrement à tous les stages, raconte Stéphane Bouthiaux, le patron des équipes de France. Je ne sais pas si c’est ça, mais aujourd’hui ils ont tous retrouvé leur niveau derrière la carabine. Comme par hasard, c’est sur le relais. »
« On sait qu’il est là, qu’il finira le boulot, parce qu’il est tellement fort dans ces derniers tirs, c’est le seul à faire cinq sur cinq, confirme Simon Desthieux. Il oublie totalement l’enjeu de la course. C’est incroyable qu’il domine à ce point ses pensées. (…) Pour moi, le but, c’est de lui donner le relais au contact ou à peine derrière. C’est là qu’il est le meilleur, avec un tout petit écart à combler. Bon, aujourd’hui, il y avait plus qu’un petit écart, mais il a été suffisamment magique pour faire comprendre à Peiffer qu’il était là. »
Mardi soir, à Pyeongchang, la France émargeait au cinquième rang au tableau des médailles des Jeux olympiques, devant les Etats-Unis. Un tiers d’entre elles venaient du biathlon, un fonds de commerce dont la valeur est indexée sur celle de Martin Fourcade.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’entraîneur Romain Haguenauer est à la fois celui des Français médaillés d’argent à Pyeongchang et de leurs vainqueurs, Tessa Virtue et Scott Moir.
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JO d’hiver 2018 : il entraîne Papadakis et Cizeron… et leurs rivaux

L’entraîneur Romain Haguenauer est à la fois celui des Français médaillés d’argent à Pyeongchang et de leurs vainqueurs, Tessa Virtue et Scott Moir.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 17h03
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Lorsque les notes du programme libre de Madison Hubbell et Zacharie Donohue sont tombées, mardi 20 février, à l’épreuve de danse des Jeux olympiques de Pyeongchang, Romain Haguenauer était à leur côté. Sur le Kiss and Cry, banc où patineurs et entraîneurs attendent — scrutés par l’œil des caméras — le verdict des juges, l’entraîneur français s’est efforcé de calmer les sanglots de la jeune Américaine. Troisièmes à ce moment-là, et alors que les deux couples favoris devaient encore s’élancer, les jeunes patineurs savaient qu’ils avaient manqué le podium.
Quelques minutes plus tard, après le passage de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, le coach français, costume seyant et sourire confiant, était aussi à leur côté. Et avec eux, il s’est réjoui de leur note : avec 205,28 points, ses protégés avaient battu le record de danse sur glace. Un record qui tiendra la dizaine de minutes nécessaire au passage de Tessa Virtue et Scott Moir. Si l’entraîneur ne s’est pas assis à côté des désormais doubles champions olympiques, laissant la place à Marie-France Dubreuil et à Patrice Lauzon, il aurait pu y prétendre.

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A 41 ans, Romain Haguenauer préside — avec ses deux partenaires canadiens qu’il a rejoints à Montréal — aux destinées de trois des quatre premiers de l’épreuve de danse sur glace aux Jeux olympiques. Une situation qui lui a fait dire son « sentiment mitigé » au sortir des programmes libres, « parce qu’à la fois content pour Tessa et Scott, déçu pour Gabriella et Guillaume et aussi content qu’ils aient tout donné. »
Choix de suivre « leur » coach à Montréal
Arrivé il y a quatre ans dans la cité québécoise, « par choix strictement personnel », l’entraîneur lyonnais pensait laisser en France ses élèves. Y compris les plus brillants, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, qu’il a pris sous son aile alors que le couple clermontois était respectivement âgé de 13 et 14 ans. D’abord pendant les vacances scolaires, puis à temps plein à Lyon. « J’ai fait ce choix de partir au Canada pour travailler, et il n’était pas question pour moi de les prendre, relate-t-il. Quand je leur ai annoncé les raisons pour lesquelles je partais, ils m’ont dit immédiatement “on est déjà venus depuis Clermont-Ferrand pour toi, on a vraiment confiance en toi, on souhaite continuer à travailler, donc on déménage avec toi au Canada”. »
Une décision que le couple est loin de regretter. Un an plus tard, ils jaillissaient sur la scène mondiale, devenant champions du monde et d’Europe « par surprise », raconte Cizeron. « C’est le moment où on a tout lâché pour nous dédier à notre carrière », explique Papadakis. Et leur coach voit comme « un déclic » pour eux de faire ce choix de partir. « Ça les a fait mûrir, ça les a professionnalisés et ça les a engagés à fond dans leur discipline avec les résultats qui ont suivi. »

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Après avoir conservé leurs titres en 2016, Papadakis et Cizeron ont vu les choses évoluer avec notamment l’annonce du retour de retraite de Tessa Virtue et Scott Moir, champions olympiques à Vancouver (2010) et en argent à Sotchi (2014). Le couple canadien devient leurs camarades d’entraînement, en rejoignant également la structure mise en place par Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon, à Montréal. « Ça nous a un peu déstabilisés, et ils nous sont passés devant », reconnaissait Guillaume Cizeron en janvier.
Retraite annoncée de Virtue et de Moir
« Marie-France, Patrice et moi travaillons avec les trois couples, raconte Romain Haguenauer. Ce sont tous nos élèves. Ils sont camarades d’entraînement et quand ils se retrouvent en compétition, ils sont compétiteurs. » Comme ses ouailles, le coach précise que cette situation est assez banale dans le patinage artistique. Ainsi, le double champion olympique chez les hommes (2014 et 2018), le Japonais Yuzuru Hanyu, s’entraîne au quotidien avec l’Espagnol Javier Fernandez, double champion du monde et 3e à Pyeongchang. Pourtant, les Canadiens avaient connu pareille situation avant Sotchi ; et avaient mal vécu d’être dépossédés de l’or par leurs camarades d’entraînement, estimant parfois que leur entraîneur de l’époque, Marina Zoueva, « n’était pas dans [leur] camp ».
Outre « leur » entraîneur, les Français disposent au Québec de toute une équipe. « Au quotidien, c’est une journée quasiment complète de travail, confie Haguenauer, avant de préciser : Ils viennent à la patinoire à 8 heures, ils s’échauffent avec leur préparateur physique. Ensuite ils viennent sur la glace et je les ai pendant quatre ou cinq heures avec un break. Puis ils ont de la préparation physique tous les deux jours, ou des cours de danse ou de théâtre. »
Avant les Jeux olympiques, Gabriella Papadakis confiait que le couple était habitué à fréquenter le duo canadien, « plus les compétitions approchent, plus nous essayons de nous entraîner chacun de notre côté, plus pour se concentrer qu’en raison d’une rivalité ». Mais au sortir de leur programme libre, la médaille d’argent en poche, la jeune femme esquivait la question de la retraite annoncée de leurs vainqueurs du jour. « Oui, ils vont nous manquer », disait-elle dans un sourire et d’un air entendu. A compter des championnats du monde de 2018, en mars, ils devraient avoir leur coach rien que pour eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Résidence secondaire des suiveurs des JO, les bus sud-coréens sont des lieux d’étonnement permanent.
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JO 2018 : le plus étonnant à Pyeongchang, ce ne sont pas les épreuves, mais les bus

Résidence secondaire des suiveurs des JO, les bus sud-coréens sont des lieux d’étonnement permanent.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 14h39
    |

            Clément Guillou








                        


Je vous écris du bus. Car oui, il faut qu’on parle des bus coréens.

   


A Pyeongchang, l’équation est simple : pas de bus, pas de médias. Pas de bus, pas de spectateurs. Pas de bus, pas d’athlètes. Pas de bus, pas de JO. Et pas de JO, pas de bus. Parce que ce serait vraiment absurde de mettre autant de bus dans cette partie rurale de la Corée du Sud s’il n’y avait pas les JO.

C’est peut-être dans ces engins que l’on passe le plus de temps depuis le début des Jeux olympiques – chose assez classique aux JO d’hiver. On a fini par en apprivoiser les numéros de ligne, le rythme de rotation, les parkings et les meilleures places. Il y en a 3 984 et ceux résservés aux médias sont toujours à l’heure. Seuls de rares embouteillages monstres – cérémonie d’ouverture, visite du président sud-coréen – les empêchent d’effectuer leur noble tâche.
Mais ce n’est pas tant la ponctualité extraordinaire de ce système de bus qui frappe ici, ni le fait que certains tournent toute la nuit. Ce qui frappe, c’est l’intérieur.

   


D’abord parce qu’on y croise des Kazakhs, des Norvégiens (beaucoup), des Sud-Coréens, des Japonais, des Suisses francophones qui parlent mal allemand et des Suisses allemandes qui parlent mal français, et des journalistes olympiques de Russie.
Si le sens des Jeux est l’universalité et le mélange des cultures, alors le sens des Jeux est dans les bus. C’est un paradoxe des JO : l’événement sportif auquel participent le plus grand nombre de pays est celui durant lequel le mélange de nationalités se fait le moins, la faute au chauvinisme exacerbé qui semble bien, lui, partagé par tous – mais c’est un autre sujet. Heureusement donc que les bus sont là pour que l’on se côtoie même si, pour être honnête, les véritables rencontres sont rares.
Ensuite, il y a la déco. Lumières fluo au plafond, style psychédélique et protège-dossiers illustrés compensent des fauteuils cuir aux motifs étonnamment sobres.

   



   



   


Il aurait été dommage que l’endroit manque de papier toilette, heureusement, c’est prévu : il pendouille parfois des casiers à bagages.

Wisch & weg! Wem der Sound zu laut, die Lichter zu grell, zu bunt, und/oder Fahrt und Kurvenlage zu rasant sind, fü… https://t.co/kgz9jWKyhy— JensWeinreich (@Jens Weinreich)


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Passés les premiers sourires, on s’habitue à se déplacer dans une carabine de karaoké montées sur quatre roues, mais on ne serait pas surpris qu’un jour, le chauffeur fasse tourner un micro pour entonner Angels, de Robbie Williams, en diffusant un clip ringard sur le grand écran.

Car oui, évidemment, il y a des écrans. Et ils sont toujours allumés, sachant que le chauffeur contrôle évidemment la télécommande : chaîne et volume. Ainsi sera-t-il vain de tenter de travailler ou de poursuivre sa nuit lorsque l’idole sud-coréenne Yun Sung-bin dévale la tête la première la piste de skeleton, les commentateurs locaux faisant passer Patrick Montel pour un modèle de sobriété. Tout aussi vain d’espérer voir un jour des images de biathlon, de ski alpin ou de combiné nordique.
Il peut arriver que l’un des 1 855 chauffeurs embauchés par l’organisation se contrefoutent de ces JO et diffuse une émission de télévision, si possible avec le son, ce qui permet d’entrer dans le cerveau des producteurs des chaînes locales – et ça fait un peu peur. Le soir, les lumières s’éteignent et le son est éteint : il est permis de faire un somme.

Les bus de #PyeongChang2018 , c'est surtout l'occasion de se faire plaisir devant de la bonne télé. Il manque quand… https://t.co/kk7rykFQus— JeuneGuillou (@Clément Guillou)


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Les bus étant mieux chauffés que le comté de Pyeongchang, il faut généralement enlever trois couches lorsqu’on y monte et les remettre avant de descendre, sans oublier de saluer les chauffeurs, modèles de politesse. L’occasion de vérifier que rares sont les journalistes qui arrivent à prononcer « bonjour » et « merci » en coréen, deux expressions à la phonétique complexe (« annyeonghaseyo » et « gomabseubnida »).
Evidemment, on n’a jamais vu quiconque refuser de descendre. Ici, c’est Pyeongchang, pas Knysna.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le relais mixte, composé de Marie Dorin, Anaïs Bescond, Simon Desthieux et Martin Fourcade, apporte par ailleurs à la France sa 5e médaille d’or, un bilan record.
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JO 2018 : le relais mixte de biathlon en or, Fourcade devient le Français le plus titré des Jeux

Le relais mixte, composé de Marie Dorin, Anaïs Bescond, Simon Desthieux et Martin Fourcade, apporte par ailleurs à la France sa 5e médaille d’or, un bilan record.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 16h46
   





                        



   


Martin Fourcade est devenu, mardi 20 février, le Français le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques, été et hiver confondus, avec la victoire de la France dans le relais mixte de biathlon des Jeux olympiques 2018 de Pyeongchang, synonyme de 5e titre personnel.
Le relais mixte, composé de Marie Dorin, Anaïs Bescond, Simon Desthieux et Martin Fourcade, apporte par ailleurs à la France sa 5e médaille d’or, un bilan record.

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Les Bleus ont devancé la Norvège tenante du titre, en argent. Pour la troisième place, l’Italie a battu l’Allemagne dans la dernière ligne droite, mais les Allemands ont porté réclamation, estimant que leur dernier relayeur avait été gêné par l’Italien.
Fourcade, l’athlète français le plus titré des Jeux
En Corée du Sud, Fourcade ajoute une première médaille collective après ses deux titres en individuel, sur la poursuite et la mass start. Ces deux sacres lui avaient déjà permis de devenir le Tricolore le plus « doré » de l’histoire des Jeux d’hiver, devant le skieur Jean-Claude Killy.
Grâce au relais, il dépasse ainsi les escrimeurs Christian d’Oriola et Lucien Gaudin, pour se hisser, seul, au sommet. Il devient au passage l’athlète le plus titré de ces Jeux 2018. Mais l’histoire n’est peut-être pas terminée : il reste au Pyrénéen de 29 ans le relais masculin, vendredi, pour toucher l’or une dernière fois en Corée du Sud.
Première médaille en relais mixte
La France, championne du monde en 2016 de l’épreuve, décroche sa première médaille en relais mixte, introduit en 2014 au programme olympique. Les Bleus ont passé la course (2 × 6 km pour les dames, 2 × 7,5 km pour les messieurs) dans les quatre premiers. Après le passage de Desthieux, le dernier relayeur Fourcade s’est élancé en troisième, à 32,6 s de l’Allemagne.
Auteur d’un sans-faute au tir, il est parvenu à dépasser Arnd Peiffer, champion olympique du sprint à Pyeongchang, pour s’imposer avec de la marge, se permettant de faire la dernière ligne droite avec le drapeau bleu-blanc-rouge.

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                Martin Fourcade : « Savoir que j’entre dans l’histoire n’est pas quelque chose qui me motive »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Dans sa chronique, Philippe Pons, journaliste au « Monde », revient sur la symbolique du match de hockey entre le Japon et la Corée unifée, sur fond de passé et de rancoeur colonials.
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JO 2018 : Corée-Japon, un match devant l’histoire

Dans sa chronique, Philippe Pons, journaliste au « Monde », revient sur la symbolique du match de hockey entre le Japon et la Corée unifée, sur fond de passé et de rancoeur colonials.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h54
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            

Chronique. Ces Jeux, ils sont pour les sportifs ou pour les politiques ? », entendait-on à Séoul quelques jours avant l’ouverture des Jeux de Pyeongchang. Dix jours après le début des épreuves, le sport a repris le dessus. Mais derrière l’esprit de compétition se profilent des ressentiments enracinés et des épisodes historiques non assumés. La colère suscitée dans une partie de l’opinion sud-coréenne par la constitution de l’équipe unifiée Nord-Sud de hockeyeuses, qui aurait entamé les chances de l’équipe nationale, a été attisée par les nettes défaites contre la Suisse (8-0) puis la Suède (sur le même score). La troisième rencontre a permis de sauver la face (4-1 pour le Japon). Surtout, elle est parvenue à rassembler les Coréens. « Un but de la Corée unie contre le Japon : c’est beaucoup pour nous », s’exaltait à la sortie du match un spectateur originaire du Sud.
Les médias internationaux n’ont pratiquement pas couvert cette rencontre qui, d’un point de vue strictement sportif, ne revêtait guère d’importance. Sauf pour les Coréens. Autant l’équipe unie les avait divisés, autant ce match les unissait dans le même espoir : faire mordre la poussière à l’ancienne puissance colonisatrice (1910-1945). « Une Corée unie battant le Japon sur notre sol serait mon plus grand bonheur », confiait un commerçant du grand marché de Dongdaemun, à Séoul, peu avant le match. Ceux qui ont connu la colonisation sont bien âgés mais la blessure ne s’est jamais refermée. La jeune génération sud-coréenne se sent proche, par sa propre culture pop, de ses contemporains japonais. Mais partager l’air du temps ne signifie pas forcément oublier le passé, instrumentalisé par les politiques.
« Nous sommes un »
La colonisation japonaise de la péninsule fut brutale par sa tentative d’assimilation d’une nation fière d’une civilisation cinq fois millénaire. Et elle a laissé des rancœurs tenaces, et le sport ne fut pas épargné....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Ziga Jeglic est le troisième cas de dopage enregistré depuis le début des JO, après le Japonais Kei Saito (short-track) et le Russe sous bannière olympique Alexandre Krouchelnitski (curling).
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JO 2018 : un hockeyeur slovène contrôlé positif

Ziga Jeglic est le troisième cas de dopage enregistré depuis le début des JO, après le Japonais Kei Saito (short-track) et le Russe sous bannière olympique Alexandre Krouchelnitski (curling).



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h38
   





                        



   


Contrôlé positif au fénotérol, un bronchodilatateur, à la suite d’un test réalisé en compétition, à Pyeongchang (Corée du Sud), le sportif a accepté sa suspension provisoire, précise dans un communiqué, le Tribunal arbitral du sport (TAS), chargé de délivrer les sanctions pour les infractions commises durant les Jeux.
L’instance, qui siège habituellement à Lausanne, en Suisse, est pour ce faire délocalisée à Pyeongchang durant la période des Jeux olympiques.
Le joueur, qui évolue en temps normal dans le championnat russe de la KHL, avec le club de Neftekhimik Nijnekamsk, est bien évidemment « suspendu de toutes les compétitions restantes à Pyeongchang 2018 et quittera le village olympique dans les vingt-quatre heures », ajoute le TAS. L’instance va étudier son cas et « rendra sa décision après la fin des Jeux », conclut le communiqué du Comité international olympique.
Troisième sportif contrôlé positif
Dans les trois premiers matchs de la Slovénie à Pyeongchang, Ziga Jeglic a notamment marqué dans la séance de tirs au but du match remporté par son équipe contre la Slovaquie, samedi (3-2 t.a.b.).
Sa sélection a été éliminée de la compétition mardi 20 février, après sa défaite contre la Norvège en barrage d’accession aux quarts de finale des Jeux.
Ziga Jeglic est le troisième cas de dopage enregistré depuis le début des JO, après le Japonais Kei Saito (en short-track) et le Russe sous bannière olympique Alexandre Krouchelnitski (curling).

Le curleur russe contrôlé positif deux fois en deux jours
Le joueur de curling russe, Alexandre Krouchelnitski, a été contrôlé positif deux fois en deux jours au meldonium, durant les Jeux de Pyeongchang (Corée du Sud), annonce l’AFP.
Lundi 19 février, le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi de l’affaire, avait confirmé que le sportif, médaillé de bronze dans l’épreuve de curling mixte, avait été contrôlé positif.
Dans un tel cas de double contrôle au résultat identique, « si le cas n’a pas été jugé, cela revient à un seul cas » de dopage, a précisé une autre source interrogée par l’agence française.
Le meldonium, surtout utilisé dans les pays d’Europe de l’Est, est normalement destiné à soigner les angines et les cardiopathies afin d’augmenter les performances des sujets malades. Son usage a été détourné notamment dans dans les épreuves de vitesse, car il accroît la vascularisation du muscle cardiaque.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les Bleus, emmenés par Martin Fourcade, ont remporté l’or olympique de cette épreuve mixte. Le sportif devient le Français le plus titré aux Jeux olympiques, hiver et été confondus.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Après leur « cauchemar » de lundi, les Français se contentent de l’argent en danse sur glace et échouent à 0,79 point du titre olympique.
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JO 2018 : Papadakis-Cizeron, à un fil de l’or olympique

Après leur « cauchemar » de lundi, les Français se contentent de l’argent en danse sur glace et échouent à 0,79 point du titre olympique.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 12h08
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Il est des instants de vie où, l’espace d’une fraction de seconde, le sort peut basculer dans le bon ou le mauvais sens. Lundi 19 février, dans le programme court, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron avaient vécu leur « pire cauchemar » sur la glace de la Gangneung Ice Arena, quand un point du costume de la jeune femme avait cédé, dévoilant par instants un sein. Vingt-quatre heures plus tard, le duo français avait retrouvé la sérénité et a livré un programme libre de très haute volée.
En tête après leur passage, les deux jeunes gens n’avaient plus qu’à attendre la note des juges sanctionnant celui de Tessa Virtue et Scott Moir, leurs rivaux canadiens et partenaires d’entraînement, qui les avaient devancés la veille. « On savait que la manière dont ils patinaient allait influencer la couleur de notre médaille, confiait une Gabriella Papadakis, qui avait retrouvé le sourire. On venait de patiner merveilleusement bien, on avait fait tout ce qu’on pouvait faire. »

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« On n’a jamais mieux patiné », abondait son partenaire. En dépit du meilleur programme libre de leur carrière (accompagné d’un record du monde), les deux Français s’inclinent sur un écart minime (205,28 points contre 206,07 points). Ils s’adjugent donc, à 22 et 23 ans, la médaille d’argent des Jeux de Pyeongchang, alors que Tessa Virtue et Scott Moir remportent un deuxième titre, après celui de Vancouver en 2010.
Signe de bienveillance
Ça s’est joué à rien. A un incident déconcentrant la danseuse française. A une succession de voltes qui ne s’enchaînent pas avec la perfection qui caractérise Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron depuis trois saisons. A « une sombre histoire de fermeture Eclair », résume Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG). Lundi, au tout début de leur programme court, un point du tour de cou de la patineuse qui retenait son costume a sauté. « Il y a de quoi être déçu », souffle le patron de la glace hexagonale.

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« Les juges avaient choisi Gabriella et Guillaume sur le libre, un peu comme ils l’avaient fait sur le court, et c’est le plus frustrant, regrette Romain Haguenauer, l’entraîneur des Français et des Canadiens. Il y avait une reconnaissance de leur infime supériorité sur ces Jeux olympiques, mais le sort en a décidé autrement. » En dépit de l’accroc au costume, le couple clermontois avait échoué à seulement 1,74 point des Canadiens lundi, signe de la bienveillance des juges à son égard.
« On a eu de la chance d’être tombé l’un sur l’autre, car il y a toujours eu une bonne relation d’équipe entre nous. Et on a évolué assez harmonieusement » 
Ces enfants de la glace – elle est la fille d’une entraîneuse de patinage, son père à lui dirigeait le club Auvergne-Clermont danse sur glace – sont quasiment « nés sur des patins », reconnaît Gabriella Papadakis, admettant « ne pas avoir trop eu le choix » au départ. C’est à la mère de la jeune fille qu’est revenue l’idée d’associer les deux jouvenceaux, qui glissaient dans la même patinoire. Une initiative dont ils se félicitent encore treize ans plus tard.
« On a eu de la chance d’être tombé l’un sur l’autre, car il y a toujours eu une bonne relation d’équipe entre nous, souligne Guillaume Cizeron. Et on a évolué assez harmonieusement. » « En danse sur glace, l’évolution des deux patineurs doit être la même, rappelle Romain Haguenauer, qui a accueilli le couple il y a neuf ans. Parfois on tombe sur deux jeunes super, et la fille devient géniale alors que le garçon n’évolue pas. » S’il a repéré leur énorme potentiel, l’entraîneur avoue avoir été surpris par « l’ascension assez fulgurante » de ses poulains. Surgis sur le devant de la scène alors qu’ils étaient à peine majeurs, les deux Clermontois ont rapidement étoffé leur palmarès. Double champions du monde (2015 et 2016) et quadruple champions d’Europe (2015, 2016, 2017 et 2018), il ne manque à leur armoire à trophées que le titre olympique.

   


Des résultats acquis au prix d’un travail de tous les instants, souligne Romain Haguenauer, qu’ils ont suivi à Montréal voici quatre ans, pour se professionnaliser. En 2015, peu de temps après leur premier titre de champion du monde, une commotion cérébrale de Gabriella Papadakis, consécutive à une chute, l’éloigne de la glace et manque de briser sa carrière. Après des mois de doute, le couple rechausse les patins et reprend sa marche en avant. Passant la majeure partie de leur temps ensemble, les deux jeunes gens – qui comparent leur relation à celle d’un frère et d’une sœur – essaient de « gérer [leurs] vies privées pour éviter que ça ne fasse trop », explique Guillaume Cizeron.
Avant leurs premiers Jeux, les deux danseurs confiaient leur « hâte de découvrir l’ambiance particulière du village olympique ». S’ils n’ont pas atteint ce « Graal de chaque athlète », selon l’expression de la jeune femme, qu’ils poursuivaient à Pyeongchang, ils l’ont effleuré du patin. A un fil du titre, en dépit de leur mésaventure du programme court et alors que Tessa Virtue et Scott Moir s’apprêtent à prendre leur retraite, le couple français a pris rendez-vous avec l’or olympique en 2022



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Avec sa crosse de noyer, d’érable ou de bambou, elle est l’objet de toutes les attentions et peut valoir jusqu’à 7 000 euros.
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JO 2018 : La carabine, un « prolongement de l’esprit » du biathlète

Avec sa crosse de noyer, d’érable ou de bambou, elle est l’objet de toutes les attentions et peut valoir jusqu’à 7 000 euros.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h56
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Martin Fourcade passe plus de temps avec elle qu’avec sa famille. Elle mesure environ un mètre, pèse 3,7 kg, dort au pied du lit et ne s’en plaint jamais.
Il faut dire qu’elle n’a pas le temps de s’attacher : le Français modifie régulièrement sa carabine. Sa « 22 long rifle » change tellement souvent (nouvelle crosse, nouveau canon, nouvelle bandoulière) qu’il n’a pas le temps de s’y attacher. Elle n’a pas de petit nom.
Elle voyage dans une caisse spéciale, solidement verrouillée et résistante aux chocs des voyages en soute. L’outil n’est jamais loin, prêt à être épaulé ne serait-ce que trente secondes, comme si le quadruple champion olympique avait peur de ne plus savoir, en arrivant sur un pas de tir, comment mettre en joue.

   


« Je ne dirais pas que c’est de l’amour, mais il est hypersensible, il a toujours un œil dessus, observe Franck Badiou, entraîneur de l’équipe de France masculine de biathlon chargé du tir, qui a patiemment modelé l’engin dans son petit atelier de Prémanon (Jura). Après chaque entraînement, il prend un quart d’heure pour la soigner : contrôle de certaines pièces d’usure, nettoyage, stockage… »
« Les chasseurs, ils vont faire du ball-trap. Nous, on est plutôt des skieurs, des amoureux des grands espaces »
Par atavisme, le Pyrénéen préfère la nature à la chasse et n’a jamais considéré l’objet comme une arme. C’est le cas de tous les biathlètes, assure son ami Jean-Guillaume Béatrix, non retenu pour les Jeux de Pyeongchang : « Les chasseurs, ils vont faire du ball-trap. Nous, on est plutôt des skieurs, des amoureux des grands espaces. »
Amoureux du bois aussi, que certains travaillent eux-mêmes. Parce que le printemps est long, Jean-Guillaume Béatrix, comme ses coéquipiers Simon Desthieux et Quentin Fillon-Maillet, a fabriqué sa propre carabine et confié à Franck Badiou et sa fraiseuse la responsabilité des réglages techniques.

Le noyer a eu son heure de gloire. Dans les forêts jurassiennes, assure Franck Badiou, « on trouve toujours un petit père qui a stocké ça depuis vingt ans et se fait un plaisir de les offrir ». Le noyer est esthétique et donne de la rigidité, mais la mode est à l’érable, « moins tourmenté, plus absorbant, plus doux », voire aux composites en bambou.
Célia Aymonier utilise la seule carabine du circuit intégralement en bambou. « C’est un très beau bois, original, dit-elle. La carabine est quelque chose de très personnel, presque intime, que l’on doit vraiment adapter à soi. C’est le prolongement de notre esprit. »
« Sport mécanique » ou « c’est un peu de la pipe » ?
Célia Aymonier parle de cette arme qu’elle a découverte sur le tard – elle était spécialiste de ski de fond – comme d’une œuvre d’art. Non pas qu’il y ait une grande place laissée à la créativité : un petit emplacement est réservée aux sponsors personnels et la couleur est libre, bleue pour Martin Fourcade, dorée pour Johannes Boe.
Mais elle en a le prix et la rareté. Une carabine sur mesure vaut 4 000 euros pour les moins sophistiquées, 6 000 à 7 000 euros pour celles équipées d’un canon enrubanné dans un filtre de carbone. Franck Badiou, qui fut lui-même vice-champion olympique de tir à la carabine en 1992, a travaillé environ soixante heures sur celles de Martin Fourcade ou de Justine Braisaz.

   


Certaines nations – France, Autriche, Italie – basculent vers des crosses synthétiques, avec des pièces sorties d’imprimantes 3D. Martin Fourcade dispose ainsi d’un prototype d’organe de visée en Inox, qu’il n’utilisera pas aux Jeux. Coût de la pièce : 1 500 euros.
« C’est un sport mécanique : les meilleurs tireurs sont souvent ceux qui ont le meilleur canon », certifie Franck Badiou. Siegfried Mazet, son prédécesseur, qui œuvre désormais pour la Norvège, constate que la course à l’armement est partout : « Les Norvégiens ont eu l’habitude de faire fabriquer des canons en Ecosse, sertis de carbone. »
Ce qu’il en pense ? « Que c’est un peu de la pipe : ce sont des petits garçons avec des jouets, ils aiment avoir le sentiment d’avoir un truc de plus que le voisin. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Si les Français ont battu le record du monde du programme libre, les Canadiens Virtue-Moir ont remporté l’or, les devançant de 0,79 point.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
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JO d’hiver 2018 : cruel argent pour le couple  Gabriella Papadakis-Guillaume Cizeron en patinage artistique

Si les Français ont battu le record du monde du programme libre, les Canadiens Virtue-Moir ont remporté l’or, les devançant de 0,79 point.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h43
    |

            Clément Martel et 
Luc Vinogradoff








                        



   


A l’issue d’un concours qui restera sans doute dans les annales de la danse sur glace, le couple français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron a fini à la deuxième place, derrière les Canadiens Scott Moir et Tessa Virtue et devant les Américains Alex et Maia Shibutani.
La différence entre la note obtenue par les Français (205,28 points) et celle dont se sont vu gratifier les Canadiens (206,07 points) est microscopique : 0,79 point. La chorégraphie des Bleus a battu le record du monde de danse sur glace… Un record qui aura tenu la dizaine de minutes qui a séparé leur programme de celui des Canadiens, lesquels ont touché le sublime.

⛸️🇫🇷 🥈 C'est un nouveau record du monde et une médaille d'argent pour le couple français @GabriellaPks et… https://t.co/04Ay09Lfoq— francetvsport (@France tv sport)


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Malgré le meilleur programme libre de leur carrière (et un record du monde), Papadakis et Cizeron n’auront donc pas pu rattraper le retard qu’ils avaient accumulé la veille lors du programme court : un tour de cou de la robe de la patineuse avait sauté, leur coûtant des points chers. « On n’aurait pas pu faire mieux en programme libre », a estimé Guillaume Cizeron sur France Télévisions. 
« Mais ça ne nous mène pas à la première place. On est extrêmement contents de notre performance et des émotions qu’on a pu faire passer, ça a contrebalancé la mauvaise journée d’hier. »
« Ils ne pouvaient pas faire mieux », a reconnu leur entraîneur, Romain Haguenauer, qui est aussi celui du couple canadien.
« Leur score est très proche du score parfait. Je suis content qu’ils aient tout donné aujourd’hui, et hier, malgré l’aléa. Ils sont un peu déçus, mais il y a zéro regret. »
« Pour une sombre histoire de fermeture éclair »

   


C’était leurs premiers Jeux, et Papadakis et Cizeron devront attendre quatre ans et les prochains Jeux olympiques pour essayer d’ajouter le titre olympique à un palmarès qui compte déjà quatre championnats d’Europe et deux du monde. A respectivement 22 ans et 23 ans, ils y seront, à n’en pas douter. Et tenteront, à nouveau, de devenir le premier couple français à être médaillé d’or, depuis Marina Anissina et Gwendal Peizerat, en 2002.
« On est jeunes, et au début de notre carrière, on croise le chemin de Tessa et Scott, qui en sont à leurs troisièmes Jeux, constate Cizeron. On n’en est pas tout à fait au même point dans notre carrière, et on est très fiers d’avoir été des concurrents sérieux pour eux, car ils en sont à leur troisième médaille olympique. » 
Pour Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française de sports de glace, « la raison de ce non-succès est due à une erreur de notre part. Peut-être devrions-nous trouver une marque de fermeture Eclair pour partenaire, afin d’être à la hauteur de nos athlètes. Pour une sombre histoire de fermeture Eclair, nous perdons la médaille d’or. Il y a de quoi être déçu ».
Le couple canadien Scott Moir et Tessa Virtue sont passés en dernier lors du programme libre, grâce à leur première place au programme court (avec, là encore, un record du monde). Ce qui leur a permis d’être témoins de la chorégraphie de leurs partenaires d’entraînement et ainsi de savoir ce qu’ils devaient faire pour atteindre l’or : sortir le meilleur programme libre de leur vie.
Virtue et Moir récupèrent la médaille qu’ils avaient gagnée en 2010, et perdue en 2014 en arrivant deuxièmes du concours de danse. C’est leur troisième médaille d’or à chacun – avec le patinage en équipes remporté par le Canada – et leur cinquième en tout, ce qui est tout simplement un record olympique.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ La Française a conservé sa médaille d’argent obtenue à Sotchi en terminant deuxième de l’épreuve du half-pipe. Une gageure dans cette discipline très physique et plus relevée qu’il y a quatre ans.
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JO d’hiver 2018 : médaille d’argent en ski half-pipe pour Marie Martinod

La Française a conservé sa médaille d’argent obtenue à Sotchi en terminant deuxième de l’épreuve du half-pipe. Une gageure dans cette discipline très physique et plus relevée qu’il y a quatre ans.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 04h07
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 07h55
    |

            Clément Guillou et 
Clément Martel (Envoyés spéciaux à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Après Perrine Laffont, 19 ans, Marie Martinod, de quatorze ans son aînée, a apporté au ski acrobatique français sa deuxième médaille aux Jeux olympiques de Pyeongchang, mardi 20 février : l’argent dans le half-pipe. Sa fille Melirose a aussi connu son deuxième podium olympique : il y a quatre ans, elle avait déjà accompagné sa mère sur la deuxième marche.
En 2014, la Française avait surpris à Sotchi, montant sur le podium trois ans après avoir repris sa carrière pour vivre le frisson olympique. Cette médaille d’argent obtenue en Russie, Martinod la garde avec les deux meilleurs runs de sa carrière, notés respectivement 92,20 et 92,60 par les juges. Sept points de plus qu’il y a quatre ans !
La Canadienne Cassie Sharpe, médaillée d’or, était trop haute dans le demi-lune, comme on dit chez elle : comme toujours effectué avec le tube de rap « Ante Up » dans les oreilles, son deuxième passage, avec une figure à plus de 4 mètres d’amplitude, fut salué d’un 95,80.

« Le plus beau concours de half-pipe féminin »
Marie Martinod n’en avait cure et se satisfaisait amplement d’une médaille, gardant un sourire large comme le half-pipe tout au long de la compétition et s’adressant à ses supporteurs en France après chaque passage : « Coucou, j’espère que vous me regardez à la télé, que vous kiffez avec moi… On entre dans le vif, là, la pression ! » Après son deuxième passage, elle trouvait que les que les juges « auraient pu faire un effort » mais ne se départissait pas de sa bonne humeur. Elle sautait dans les bras de Cassie Sharpe à l’issue du troisième passage, terminé sur les fesses, témoignant de l’esprit de corps qui unit les quelques dizaines de pratiquantes à haut niveau de cette discipline.
« Je crois qu’on a super bien skié. On a montré au monde entier sans doute le plus beau concours de half-pipe féminin, donc ça va bien au-delà de ma médaille personnelle », a souligné Martinod.
Sur le dernier saut, « je crois que j’étais bien plus haute tout en gardant mon style, donc il y a un peu de frustration, bien sûr. Mais ça va, je me suis juste cassé le cul et j’ai besoin d’antidouleurs maintenant », s’est amusée la Française.

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« Je n’ai pas vu les années passer »

   


Le ski half-pipe n’a fait son entrée aux Jeux olympiques qu’à Sotchi, incitant Marie Martinod à reprendre la compétition qu’elle avait arrêtée en 2007 pour fonder une famille et un bar de nuit dans sa station de La Plagne. Elle avait alors déjà remporté la Coupe du monde et surtout une médaille aux X-Games, en 2004, ce qui était alors le sommet de ces disciplines acrobatiques. En 2017, soit treize ans plus tard, sa victoire au classement général de la Coupe du monde et une médaille d’or aux X-Games la repositionnaient parmi les favorites des JO.
« C’est fou, ça me paraît irréel parce que je n’ai pas vu les années passer, expliquait avant son entrée en lice Marie Martinod, qui est la plus âgée des médaillés de ski acrobatique à Pyeongchang. On faisait les half-pipes à la main il y a quinze, vingt ans. C’est devenu un sport vraiment technique qui plaît énormément. »
Une technique qu’elle maîtrise parfaitement, à défaut d’avoir la même amplitude que ses adversaires nord-américaines. Sa longévité est exceptionnelle dans cette discipline très physique et dangereuse. Elle est la deuxième Française la plus âgée à obtenir une médaille aux Jeux d’hiver derrière la biathlète Sylvie Becaert, en bronze sur le relais féminin en 2010 (34 ans).
Depuis quinze ans qu’elle évolue au plus haut niveau, la Plagnarde a vu aussi le half-pipe évoluer, notamment depuis l’intégration au programme olympique. Sa visibilité est plus grande et les sponsors sont plus faciles à démarcher.
« C’est moins freestyle qu’il y a quinze ans ou vingt ans dans le mode de vie, disait-elle avant les Jeux au Monde. Beaucoup craignaient de voir l’esprit libre de ce sport disparaître avec les contraintes fédérales liées à l’olympisme. Mais le plaisir de poser un run et d’arriver en bas, devant une foule qui lève les bras et hurle, c’est ce après quoi on court. Ça dépend de chacun, il y a des snowboardeurs qui s’en sortent très bien sans emprunter la voie de la compétition. »
Et ceux qui s’en sortent très bien avec.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Les Français ont été parfaits, battant le record du monde, mais les Canadiens Virtue-Moir l’ont été encore plus, les devançant de 0,79 point.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Mis en difficulté par leur costume sur le programme court, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron comptent rattraper leur retard la nuit prochaine.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : baiser, bob et bretelle

Mis en difficulté par leur costume sur le programme court, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron comptent rattraper leur retard la nuit prochaine.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 21h05
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’était aujourd’hui
Trahis par leurs costumes. La tenue de la patineuse Gabriella Papadakis s’est détachée dès le début de la chorégraphie, parasitant la prestation livrée avec Guillaume Cizeron. « Mon pire cauchemar est arrivé aux Jeux olympiques, a regretté l’Auvergnate. Ça m’a beaucoup déconcentrée. (…) On peut être fiers de nous parce qu’on a été capables de faire une superperformance malgré ce qui est arrivé. » Consciencieux, les Français ont bouclé leur programme sans grosse faute. Deuxièmes avant l’épreuve libre, ils devront livrer une deuxième manche sans accroc pour espérer l’or.

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On va finir par s’y habituer : pour la deuxième journée consécutive, aucun Néerlandais n’est monté sur le podium en patinage de vitesse. Après leurs compatriotes féminines la veille, sur la même distance, les Oranje n’ont pas fait mieux que septièmes sur le 500 m. Le titre est revenu au Norvégien Havard Lorentzen, vainqueur pour un centième.

   


Nation la plus médaillée de l’histoire en saut à skis, la Norvège ne s’était jamais imposée sur l’épreuve par équipe, inscrite aux Jeux depuis 1988. C’est désormais chose faite : les Scandinaves ont pris le dessus sur l’Allemagne, tenante du titre, et la Pologne.
C’est au programme
Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ouvriront la nuit, avec le programme libre de danse, à 2 heures. Les Français devront reprendre 1,67 point sur les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir pour se parer d’or.
Deuxième des qualifications, Marie Martinod représente l’autre grosse chance de médaille française de la nuit prochaine, en ski acrobatique. Sur le half-pipe du parc de neige Phoenix, la Savoyarde fera face à une autre tricolore, Anaïs Caradeux, dès 2 h 30.

   


Même lieu, mais pas la même heure : les médailles féminines à peine décernées, les qualifications du ski half-pipe hommes se dérouleront à partir de 5 h 15. Bronzé à Sotchi, Kevin Rolland sera aligné aux côtés de Thomas Krief.
En short-track, Véronique Pierron disputera les séries du 1 000 m, à 11 heures. Thibaut Fauconnet et Sébastien Lepape seront, eux, au départ du 500 m, annoncé pour 11 h 45.
On prend les mêmes et on recommence, mais cette fois sur grand tremplin. Jason Lamy Chappuis, François Braud, Antoine Gérard et Maxime Laheurte sont inscrits sur la deuxième épreuve du combiné nordique. Les Français espèrent un top 10, après la onzième place de Maxime Laheurte en petit tremplin, le 14 février. Rendez-vous est pris sur le sautoir à 11 heures.

   


Les relais du biathlon arrivent, et on se dit que c’en est bientôt fini des prouesses de Martin-sans-nom-de-famille. Le désormais quadruple champion olympique sera de la compétition mixte, en compagnie de Marie Dorin-Habert, Anaïs Bescond et Simon Desthieux. Le Pyrénéen clôturera le relais dont coup d’envoi est attendu pour 12 h 15.

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C’est dit
« Venant du Sud, j’ai peut-être tendance à avoir le sang chaud. Les mots ont donc dépassé ma pensée. »
Les excuses présentées sur les réseaux sociaux auront été vaines. Mathieu Faivre a été prié de faire ses valises après ses propos légèrement individualistes tenus à l’arrivée du géant, le 18 février. Septième de l’épreuve, le skieur d’Isola 2000 avait balayé une question relative au fameux « beau tir groupé français » – les quatre Tricolores alignés se classant parmi les sept premiers : « si vous saviez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… Je suis là pour ma pomme, pour faire ma course. »

    “We were staying in Paris...”🌟🌟#MerryChristmas #SoonAgain #16hourstogether Une publication partagée par  Mikaela Shiffrin (@mikaelashiffrin) le 21 Déc. 2017 à 3 :57 PST 

Sanctionné par la fédération, Mathieu Faivre ne participera donc pas à l’épreuve par équipe, qui fait son entrée aux Jeux et dont la France est championne du monde en titre. Double peine pour le Maralpin : son retour prématuré au pays l’empêchera d’encourager sa petite amie, Mikaela Shiffrin, en or sur le géant et attendue sur le combiné jeudi. Loin des Jeux, loin du cœur.
C’est vu

Didn't realize this moment was being filmed yesterday but I'm so happy that it was. My childhood self would never h… https://t.co/DGv22rd3Cd— guskenworthy (@Gus Kenworthy)


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S’il n’a pris que la douzième place de la compétition, le skieur américain Gus Kenworthy est celui dont tout le monde parle au lendemain de la finale du slopestyle. Le natif du Royaume-Uni, médaille d’argent en 2014 à Sotchi (Russie), ne doit pas sa soudaine notoriété à une figure jamais réalisée – ou pire, à une chute terrible – mais à… un baiser. Le baiser en question a été échangé par l’athlète avec son petit ami. D’aucuns considèrent déjà cette image comme l’un des moments forts de ces Jeux de Pyeongchang.
« La seule façon de changer les choses, de casser les barrières, de lutter contre l’homophobie, c’est à travers la représentation, a déclaré Gus Kenworthy. Et ce n’est certainement pas quelque chose qui existait quand j’étais enfant. Je n’ai jamais vu un athlète gay embrasser son petit ami. Si ça avait été le cas, ça aurait été beaucoup plus facile pour moi. »
C’est chic Corée
Fanatiques de glisse jamaïcaine, soyez rassurés : le binôme des Caraïbes, engagé sur l’épreuve féminine à deux de bobsleigh, a pu participer aux entraînements ce week-end. L’inquiétude était de mise après le départ, en pleins Jeux, de l’entraîneuse allemande du duo, Sandra Kiriasis, laquelle possédait le véhicule utilisé pour l’épreuve. Si la Fédération jamaïcaine s’était rapidement réjouie du soutien d’autres nations – dont le Canada –, le salut est finalement venu d’un brasseur.

   


L’entreprise locale a tendu la main, et son chéquier, à ses deux compatriotes, Jazmine Fenlator-Victorian (pilote) et Carrie Russell (freineuse). Comptez pas moins de 50 000 dollars (40 000 euros) pour un « bob » de compétition. Grâce au don de la généreuse entreprise, le duo a pris la sixième place du dernier entraînement. Sur le toboggan à partir de mardi 20 février, l’équipe jamaïcaine tentera de faire mieux que leurs homologues masculins, 30e des Jeux de Calgary (1988) et immortalisés par le film Rasta Rockett.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Trait d’union entre la blessure et le retour sur la neige des skieurs, la cellule de réathlétisation de la Fédération française de ski est unique en son genre. Certains des skieurs et snowboardeurs à Pyeongchang y ont passé l’été.
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« La cellule » où les skieurs blessés se reconstruisent loin des JO

Trait d’union entre la blessure et le retour sur la neige des skieurs, la cellule de réathlétisation de la Fédération française de ski est unique en son genre. Certains des skieurs et snowboardeurs à Pyeongchang y ont passé l’été.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 15h19
   





                        



   


Pour 12 des skieurs et snowboardeurs français engagés à Pyeongchang depuis le 9 février, les Jeux olympiques ont commencé là, dans ce hangar blanc sans adresse. La salle Franck Piccard, 72 mètres carrés accolés au stade olympique d’Albertville, à quelques hectomètres du centre national d’entraînement des équipes de France (CNE), est le lieu de reconstruction de l’élite des sports de neige français. Les skieurs Blaise Giezendanner et Thomas Fanara y ont passé leur intersaison mais sont revenus en forme à temps pour faire le voyage en Corée du Sud et briller respectivement en super-G (4è) et slalom géant (5è). De l’espoir aussi pour Jason Lamy Chappuis ou Arnaud Bovolenta, dans la même situation et engagés en combiné nordique et skicross.
Créée en 2012, la cellule a été isolée du reste du complexe où ceux qui s’apprêtent à aller aux Jeux affinent leur préparation physique. « Installer la salle Franck-Piccard dans un lieu géographique différent du centre des “valides” était fondamental, explique Olivier Pedron, ancien préparateur physique de l’équipe de France masculine de ski, à l’initiative de ce centre de réathlétisation. Les skieurs en reconstruction sont dans des situations précaires. Il faut les protéger des pressions et des interférences extérieures. » De même, la présence d’un blessé dans un collectif a tendance à accaparer l’attention de l’encadrement au détriment des skieurs en forme.
« Ici, ils doivent se prendre en charge »
Certains connaissent l’endroit mieux que d’autres, comme Jean-Baptiste Grange, double champion du monde de slalom, souvent blessé. « Quand tu n’es pas en forme, que tu vois ton groupe en pleine bourre, ce n’est pas facile à vivre. Là, tu es avec d’autres blessés, dans la même galère. Ça te tire vers le haut et t’aide à envisager les choses différemment. »
« Nous avions l’habitude de nous débrouiller seuls, confirme Grange. Après ma blessure en 2012, j’ai été pris en main par Olivier et son équipe jusqu’au retour sur les skis. C’est un outil top et individualisé. Nous avons un temps d’avance sur les autres équipes. » 
Les deux tiers des sportifs qui intègrent la cellule soignent un traumatisme au genou, mais l’épaule et le dos sont aussi touchés : « Il y a en permanence du monde à accompagner. »
Le matin, les deux préparateurs physiques, Olivier Pedron et Jérémy Coint, arrivent rarement les premiers. « Ils n’en sont pas conscients mais nous faisons exprès d’être en retard, dit le premier. Ils savent ce qu’ils ont à faire. Cela les rend plus autonomes et investis dans leur projet. Ils ont l’habitude de suivre un groupe. Ici, ils doivent se prendre en charge. Certains mettent du temps à s’adapter. »

   


Valentin Giraud-Moine, grièvement blessé aux deux genoux l’hiver dernier sur la « Streif » de Kitzbühel, devrait passer plus d’un an dans la cellule. Il est remonté sur les skis mais ne reprendra pas la compétition avant l’hiver prochain. « Je vois les gens se blesser à la télé, ils se font opérer et ils arrivent ici. Ils finissent par repartir et moi, je suis toujours là, du lundi au vendredi. Ce n’est pas toujours facile mais cette expérience m’a appris que la tête commande. Les moments où je suis déterminé, tout s’enchaîne bien. Quand ça ne va pas, ça avance moins vite. » 
Moral en berne
Ballottés par leurs émotions, les skieurs rejoignent la cellule avec le moral en berne. « Je me souviens d’une skieuse qui s’est assise dans le vestiaire avec une tête d’enterrement, raconte Jérémy Coint. Je la voyais pour la première fois, elle m’a dit : “Regarde mon genou, qu’est-ce que tu veux que je fasse avec ça ?” Elle était au plus bas. » 
Avant de quitter la salle qui a essuyé autant de transpiration que de doutes, le skieur doit répondre à des critères psychologiques. Et lorsqu’il revient sur la neige, c’est que tous les spécialistes de la cellule, et non les entraîneurs, l’ont jugé apte.
Tous les skieurs présents à Pyeongchang après avoir fréquenté la salle Franck Piccard ont un modèle à suivre : le snowboardeur Pierre Vaultier, premier de sa corporation a avoir intégré la cellule. Avant d’être sacré champion olympique de snowboardcross à Sotchi, il y soignait une rupture des ligaments croisés. « Nous avons travaillé dans l’urgence, se souvient Pierre Vaultier. J’avais Olivier une à deux fois par jour au téléphone, même à 23 heures. Son panel de connaissances m’a fait halluciner. C’est un extraterrestre, seul au monde dans ce qu’il fait. » 
Une fois les corps et les esprits apaisés, les planches rechaussées, les hommes de l’ombre s’effacent. « Pour le bien-être du sportif, il ne faut pas de lien affectif, lâche M. Pedron. On coupe les ponts, c’est procédural. Plus de textos, plus de téléphone. Eux, ils peuvent nous joindre quand ils veulent. Mais ils ne doivent plus penser à la cellule. »
Meryll Boulangeat (envoyée spéciale à Albertville, Savoie)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La plateforme souhaitait faire la promotion de sa série « Marseille » par un « tifo » sponsorisé. Une initiative qui a déclenché la fronde des supporteurs, explique notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Football : Netflix et Depardieu n’étaient pas les bienvenus au Stade-Vélodrome

La plateforme souhaitait faire la promotion de sa série « Marseille » par un « tifo » sponsorisé. Une initiative qui a déclenché la fronde des supporteurs, explique notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 15h28
   





                        



   


Chronique. Annoncée, controversée puis annulée : l’animation prévue avant Marseille-Bordeaux dimanche 18 février au soir, avec la réalisation d’une mosaïque mettant en scène la série de Netflix Marseille – avec Gérard Depardieu et Benoît Magimel au casting – a été remballée par les supporteurs du virage nord à quelques heures seulement du coup d’envoi. Ce « tifo » (banderole) avait été conçu par le groupe Yankee, groupe d’ultras qui avait associé ceux des MTP et des Dodgers dans son élaboration. Mais ceux-ci se sont désolidarisés quand ils ont appris que Netflix finançait sa fabrication.
Michel Tonini, leadeur des Yankees a trouvé la polémique « grotesque » : « Le tifo, on l’avait préparé nous-mêmes, il n’y a rien de Netflix dedans, c’est sans contrepartie, ils sont juste contents d’avoir un tifo le jour de leur opération de promotion. » Assez contents pour mettre de l’argent « dedans » (entre 20 000 et 30 000 euros, d’après l’Agence France-Presse (AFP), pour le matériel et le local). La candeur est une alliée sûre pour les services marketing, dans le sport. Selon L’Equipe pourtant, le service communication de Netflix avait travaillé « depuis plusieurs semaines (…) sur ce coup de projecteur en contactant les responsables des Yankees ».
La cause plutôt que la com
Le caractère concerté de l’opération laisse peu de place au doute : les panneaux publicitaires et les écrans du stade devaient diffuser la campagne, mais celle-ci aussi a été annulée. Idem pour le coup d’envoi fictif qui devait être donné par Gérard Depardieu, par crainte des huées. Peut-être les organisateurs se sont-ils rappelés une autre erreur de casting avec les sifflets qui avaient affligé Patrick Bruel (connu comme supporteur du PSG) lors de l’inauguration de l’Allianz Riviera de Nice, en septembre 2013. Un exilé fiscal en Russie aurait en tout cas été plus dans son élément au stade Louis-II de Monaco.
Les équipementiers subventionnent certains tifos représentant des maillots géants, mais un cap serait franchi si ces tifos étaient ouvertement sponsorisés. Or, toujours selon L’Equipe, l’OM aurait déjà approché les Yankees pour un tifo sponsorisé par Orange, essuyant alors un refus. Rien de surprenant puisque dans leur quête éperdue de recettes, les clubs estiment que tout espace a vocation à devenir un support publicitaire. Manifestement, tout le monde n’y est pas prêt.
Le virage nord a donc déployé une bâche classique et, comme son homologue au sud, a été le théâtre d’un festival de banderoles contre la répression dont se plaignent les ultras, certaines plus longues que toutes les répliques de Benoît Magimel dans un épisode de Marseille – et beaucoup moins triviales.

#OMFCGB Pas de tifo publicitaire, mais des messages clairs et une ferveur populaire, avec en prime une #LibertéPourLesUltras pour le nouvel an chinois. #ForzaOM 🔵⚪️🔥 pic.twitter.com/szELfR1UJ2— VieilleGardeCU84 (@VGCU84) 18 février 2018 

En plein conflit avec la Ligue et les pouvoirs publics, en particulier autour des fumigènes, l’heure était plus au militantisme qu’à la com. Aussi le virage sud a-t-il « craqué » une ligne entière de « fumis », suscitant l’irritation du commentateur de Canal+, Stéphane Guy, qui a présenté la légère brume présente à l’écran comme une « désolante image » (quelques minutes auparavant, la réalisation avait pourtant complaisamment filmé la tribune, joliment illuminée).
Droit au buzz
Apparemment, la démarche a donc tourné au fiasco pour Netflix, qui a aussi essuyé des critiques sur sa production, qualifiée de « série de m… qui enfonce plus Marseille qu’elle ne la met en avant » par Christian Cataldo, leadeur des Dodgers (AFP). Réduite à un décor et à un équivalent mafieux de Naples dans Gomorra, la ville éponyme n’a en effet pas eu grand-chose à y gagner. Mais c’est à se demander si le « bad buzz » n’est pas délibéré.
En effet, l’opération de com ferait presque oublier la surprise ressentie en apprenant que, malgré l’éreintement général de la première saison, une seconde avait été tournée. Annoncée comme un House of Cards à la française, comme une étape essentielle de l’implantation de Netflix en France, cette production a par exemple été décrite comme « une débandade artistique, un raté industriel (…) qu’on découvre d’abord surpris, puis consterné, enfin hilare face à la pauvreté de son scénario, l’indigence de ses dialogues, la lourdeur de sa mise en scène et la faiblesse de son interprétation ».
Peut-être la plate-forme américaine de streaming vidéo s’est-elle résignée à faire de Marseille une série culte dans la catégorie des nanards que l’on regarde pour s’en moquer et le parodier. L’épisode d’hier soir résumerait cet objectif : ne surtout pas montrer la série, mais continuer à en faire parler.
Pour sa deuxième saison marseillaise à lui, Rudi Garcia, semble viser une tout autre réussite. La courte victoire contre les Girondins (1-0) permet à l’OM de distancer l’Olympique lyonnais et de conforter sa place sur le podium. Une piste pour Netflix, qui vient de confirmer son intérêt pour le football en lançant un documentaire sur la Juventus Turin. Les spectateurs préfèrent quand même les équipes qui gagnent.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Deux jeunes skieurs représentent le Liban aux épreuves de ski alpin à Pyeongchang. Leur récit illustre la difficulté de progresser en restant au pays et l’enjeu que représente une place aux Jeux olympiques.
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JO d’hiver 2018 : Au Liban, les coups fourrés de la qualification olympique

Deux jeunes skieurs représentent le Liban aux épreuves de ski alpin à Pyeongchang. Leur récit illustre la difficulté de progresser en restant au pays et l’enjeu que représente une place aux Jeux olympiques.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h12
    |

            Clément Guillou








                        



   


Ils étaient en train d’échanger des pin’s – une passion olympique – avec un collectionneur américain, à quarante-cinq minutes du départ de la descente. Dans un premier temps, je me suis dit que ce n’était pas très sérieux de ne pas être déjà en haut, mais les trois représentants libanais étaient juste là pour admirer les champions.

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Natacha Mohbat, 19 ans. Allen Behlok, 21 ans. Romain Garcin, leur entraîneur de Serre-Chevalier, 34 ans. On a pris le télésiège ensemble et tout de suite ils ont tenu à me raconter une histoire importante : comment un skieur libanais avait, selon eux, tenté de gruger les règlements de la fédération pour chiper sa place aux Jeux olympiques à Allen.
La veille, le skieur en question avait perdu devant le Tribunal arbitral du sport (les juristes et passionnés de sélection olympique liront avec délice la décision ici, en anglais) ; le groupe est soulagé.
Pour résumer, le premier critère fixé par la fédération libanaise pour obtenir la seule place du Liban en ski alpin chez les hommes (slalom et slalom géant) était de finir dans les trois premiers du championnat national, une série de 11 courses. Le vainqueur de cette série était ensuite qualifié pour les JO s’il obtenait un total minimal de 140 points FIS (Fédération internationale de ski). Si ce n’était pas le cas, le deuxième avait sa chance et ainsi de suite jusqu’au troisième.
Jeffrey Zina (Allen Behlok ne veut pas donner son nom, mais les requêtes présentées au TAS ne peuvent êre anonymes), blessé pour une course décisive en 2017, n’a pas fini dans les trois premiers du championnat et s’est mis à parcourir le monde pour emmagasiner plus de points FIS qu’Allen Lehbok. Il y est parvenu – en slalom et au total – et a ainsi réclamé la sélection, prétendant que les critères ne lui avaient pas été communiqués clairement car il habite à Londres.
« N’importe qui peut voyager et faire des points FIS »
Le TAS a estimé que les critères de sélection avaient été communiqués de manière suffisamment claire et anticipée, et que Jeffrey Zina devait être au courant.
« N’importe qui ayant beaucoup de moyens peut voyager et faire des points FIS. C’est pour cela que ce n’est pas très significatif au Liban », assure Allen Behlok, toujours sur le télésiège.
« Il a énormément de moyens, renchérit sa voisine (de télésiège) Natacha Mohbat. La raison de ce mode de sélection, c’est que la fédération ne voulait pas que des gens s’entraînant ailleurs qu’au Liban fassent des compétitions à l’extérieur et se qualifient comme ça, car les skieurs du Liban n’auraient aucune chance d’y aller. »
Sur les réseaux sociaux, Jeffrey Zina a estimé que « la corruption qui [avait] détruit [son] pays [avait] fait son chemin jusqu’à un domaine aussi pur que le sport ». Sur le télésiège, Allen Behlok n’était pas avare de compliments lui aussi vis-à-vis de Jeffrey Zina. Bref, l’ambiance risque d’être sympa à la prochaine soirée raclette de Kfardebian.
Kfardebian, c’est la plus grande des quatre stations de ski du Liban, m’explique Romain Garcin, le Français qui s’est installé à Beyrouth il y a une dizaine d’années, histoire de voir du pays. L’été, il revient en France. Lui et ses deux skieurs sont membres du club de Faraya-Mzaar, le plus gros du pays. Sur les pistes, on croise essentiellement des habitants de la station et des riches familles de Beyrouth : les prix des forfaits sont presque aussi chers qu’en France pour un salaire médian très inférieur.
Saisons de trois mois et courses au Monténégro
« Pour s’entraîner, les saisons sont beaucoup plus courtes qu’en Europe : trois mois environ, explique le barbu de Serre-Chevalier et à ce titre pote de Luc Alphand, l’icône de la station. Les deux athlètes font des études et travaillent. Donc c’est plus dur pour eux de voyager sur des courses labellisées FIS. On voyage une ou deux fois par hiver, sans qu’ils loupent trop l’université. Ils se débrouillent pas mal. »
Les coupes FIS, c’est le troisième niveau de compétition internationale, sous la Coupe du monde et les coupes continentales. On n’y croise pas de skieur français, autrichien, norvégien ou américain, plutôt des skieurs asiatiques, du Moyen-Orient ou d’Europe de l’Est. La dernière compétition FIS à laquelle ont participé Natacha Mohbat et Allen Behlok, en décembre, avait lieu au Monténégro. On y retrouvait beaucoup de représentants des « petits pays » du ski, ceux qui se sont élancés plus d’une heure après Marcel Hirscher, dimanche, dans le slalom géant. Les écarts entre skieurs sont beaucoup plus importants que dans une Coupe du monde.
« On se connaît, on se croise sur les compétitions au Monténégro, en Grèce… Il y a beaucoup de solidarité », explique Allen, étudiant en management à la Lebanese American University.

   


« C’était très dur »
Lui et Natacha Mohbat participent à leurs premiers Jeux olympiques. Un troisième Libanais était engagé sur le ski de fond. Comme Allen et Natacha, Samer Tawk est arrivé au bout de son épreuve, le 15 kilomètres libre, vendredi, et c’est tout ce qui comptait.
Natacha Mohbat, dont le frère Alexandre avait participé aux Jeux de Sotchi, espérait « battre le plus de gens possible et faire la meilleure performance d’une Libanaise dans l’histoire ». Elle a terminé 52e sur 70 partantes, en prenant soin d’arriver en bas. Un peu moins bien que sa prédécesseure, Jacky Chamoun (47e à Sotchi)*.
Allen Behlok rêvait de finir autour de la 30e place mais a souffert lors sa première épreuve, le géant : 71e sur 110 partants. Il a tout de même relégué à 10 secondes les deux skieurs nord-coréens et se félicitait d’avoir perdu deux secondes de moins sur Marcel Hirscher en seconde qu’en première manche.
« C’était très dur. La neige était injectée, ça fait des escaliers dans le mur, mais je suis arrivé en bas. C’est une neige travaillée, c’est pas naturelle, on n’a pas du tout l’habitude avec notre neige molle. J’ai gagné deux secondes dans la deuxième manche. Donc ça veut dire que je me suis habitué. Si je progresse deux secondes par deux secondes, c’est pas mal !
Les champions sont super à voir, c’est très beau. J’essaye de faire comme eux, mais leur glisse est impressionnante. »
Jeudi, il est engagé sur le slalom. Devinez quoi ? « Maintenant, je sais à quoi m’attendre. Je sais que ça va être dur. »
* Les prestations de Jacky Chamoun avaient été médiatisées en raison d’une vidéo d’elle dénudée publiée juste avant les Jeux olympiques, laquelle avait engendré une polémique politicienne au pays du Cèdre. La skieuse, fille d’une grande famille libanaise, avait été contrainte de s’excuser. Si vous voulez de ses nouvelles, sachez qu’elle a épousé Christian Karembeu en 2017.



                            


                        

                        


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Les Jeux olympiques 2018 se veulent exemplaires en matière de mixité

Avec 42 % d’athlètes femmes, les Jeux de Pyeongchang doivent constituer une dernière étape sur la voie de la parité.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 11h01
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’était la nouveauté des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014 : après des années de lutte pour l’égalité, en être passées par un procès pour prouver leur valeur athlétique et avoir dû faire rendre gorge à des arguments fallacieux sous-tendant qu’elles ne pouvaient concourir, les sauteuses à ski avaient enfin pris part aux Jeux. Quatre ans plus tard, à Pyeongchang, seul le combiné nordique (qui mêle saut à ski et ski de fond) demeure inaccessible aux femmes.
Un anachronisme que le Comité international olympique (CIO) entend corriger. « Nous avons entamé le développement d’un programme combiné nordique féminin, au niveau continental pour le moment. Et nous espérons lancer une Coupe du monde », explique l’Américaine Angela Ruggiero, qui dirige la commission des athlètes du CIO.
Avant d’intégrer le programme olympique, la discipline, longtemps fermée aux femmes, doit atteindre un niveau et un nombre d’athlètes suffisants. En 2020, aux Jeux olympiques d’hiver de la jeunesse de Lausanne, le combiné nordique féminin sera incorporé aux épreuves. Ainsi que de nouvelles compétitions mixtes.
« C’est contre mon gré qu’elles ont été admises à un nombre grandissant d’épreuves », écrivait-le baron de Coubertin en 1928, se focalisant sur « le mâle individuel, le véritable héros olympique »
Comme dans le reste de la société, la mixité est devenue un enjeu incontournable dans le sport. Et l’organisme dirigé par Thomas Bach s’est attelé à la tâche, dévoilant en 2014 un Agenda 2020 dans lequel il s’engageait à « favoriser l’égalité des sexes », « atteindre 50 % de participation féminine aux Jeux olympiques » et « encourager l’inclusion d’événements mixtes ». Avec 42 % d’athlètes femmes, les Jeux de Pyeongchang établissent un nouveau record pour les Jeux d’hiver. Et le CIO vise la stricte parité dès la prochaine olympiade.
« Rien ne symbolise mieux l’égalité des sexes dans le sport que des femmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Avec l’un des meilleurs niveaux d’infrastructures en Europe, la France compte 325 stations de ski, dont deux figurent parmi les trois plus visitées au monde.
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Economie des sports d’hiver : grâce aux Alpes du Nord, la France tutoie les sommets

Avec l’un des meilleurs niveaux d’infrastructures en Europe, la France compte 325 stations de ski, dont deux figurent parmi les trois plus visitées au monde.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 10h47
    |

                            Maxime Mainguet et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ En dépit d’un accroc au costume, le couple de danseurs sur glace a terminé second du programme court, lundi, aux Jeux olympiques de Pyeongchang.
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JO d’hiver 2018 : Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron bien placés, malgré leur « pire cauchemar »

En dépit d’un accroc au costume, le couple de danseurs sur glace a terminé second du programme court, lundi, aux Jeux olympiques de Pyeongchang.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 08h10
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 17h49
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


« Pourtant, c’était cousu. » Tout allait pour le mieux quand les patineurs français, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont fait leur entrée sur la glace de la Gangneung Ice Arena, lundi 19 février. Favori de l’épreuve de danse sur glace – au même titre que les Canadiens Virtue et Moir, qui les avaient précédés –, le couple de danseurs français a terminé à la seconde place du programme court (81,93 points) dans des circonstances « rageantes », s’agaçait le patineur. Au tout début de leur programme, un point du tour de cou de Papadakis – qui retenait son costume – a sauté, dévoilant par moments un téton au vu et au su de tous.
« Mon pire cauchemar est devenu réalité aux Jeux olympique, a relaté la patineuse, logiquement éprouvée par l’incident. Je m’en suis de suite rendu compte, et j’ai prié. Que pouvais-je faire d’autre ? »
Sans se démonter – du moins en apparence –, les Bleus en noir et vert ont enchaîné leurs figures, ne laissant paraître leur désarroi que sur un twizzle (une succession de voltes) mal ajusté. Avec un point et demi de retard sur leurs partenaires d’entraînement, Tessa Virtue et Scott Moir (médaillés d’or à Vancouver en 2010 et d’argent à Sotchi), les Clermontois limitent la casse en vue du programme court, mardi (à 2 heures du matin, heure de Paris).

Une belle 2e place pour le couple Papadakis/Cizeron en danse sur glace après le programme court ! 🇨🇵🇨🇵🇨🇵… https://t.co/vFuzn4BpB2— francetvsport (@France tv sport)


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« Difficile de dissimuler sa poitrine quand on fait des rotations »
« Il y avait des attaches. On avait cousu le truc, et ça a sauté au tout début du programme », raconte Romain Haguenauer. Coach des doubles champions du monde (et quadruple d’Europe), celui qu’ils ont suivi à Montréal voilà quatre ans pour s’entraîner a immédiatement vu une partie du haut du costume de Gabriella Papadakis sauter, et a salué la performance de ses protégés. « Vu ce qu’il s’est passé, je suis content qu’ils soient parvenus à rester concentrés. Car Gabi a été déconcentrée : à un moment, elle a pensé à ne pas finir complètement nue. »
Au patinage artistique, discipline notée, les costumes ont leur importance car servant de première impression aux juges. Mais des mésaventures comme celle vécue par les Français sont extrêmement rares. La créatrice du costume en question ne se souvient pas avoir déjà vu pareil scénario.
« On “surfixe” les tenues : il y avait six pressions, six crochets, un zip. Pour le peu de tissu qu’il y a, elle était très bien accrochée », explique au Monde Sophie Thomas, désolée. La créatrice lyonnaise, qui a réalisé plus de 35 tenues – sans le moindre accroc – pour le duo français, ne se remet pas de l’incident. Pas vis-à-vis d’elle, pour les athlètes. « Par-dessus, ils avaient cousu la tenue pour être sûrs qu’il n’y ait aucun impair, et là… ils ont arraché la couture supplémentaire et toutes les pressions et crochets. Pourquoi ? On ne sait pas, on ne peut pas savoir. C’est le coup de malchance. »
Etant elle-même danseuse, la fondatrice de l’atelier de haute couture pour sportifs Astraée avoue avoir vu, à la télévision sa « plus grande angoisse » devenir réalité. « Ça m’est arrivé une fois il y a très longtemps, sur une de mes tenues. Et je sais quel sentiment ça fait. Et du coup, j’assure tout le temps le coup, avec beaucoup d’attaches. C’est même un casse-tête pour les enfiler. »
Se remobiliser pour le programme libre
« Ce n’était pas facile de rester concentrés, reconnaît Gabriella Papadakis. Après avoir fait le métier en zone mixte avec les journalistes, la jeune femme s’est effondrée dans les bras de son coach. Mais on est allés jusqu’à la fin, et on a essayé d’en profiter au maximum. » « Ça nous est resté à l’esprit durant tout le programme, et ça nous a affectés, a abondé Guillaume Cizeron, plus frustré qu’abattu. Car c’est difficile de dissimuler sa poitrine quand on fait des rotations. » 
Riant nerveusement, sa partenaire a remercié, lorsqu’on l’a interrogée sur sa performance et non sa mésaventure costumière. Qui tourne déjà en nombre sur les réseaux sociaux, prompts à s’emparer d’épisodes de ce style. « On est aux Jeux olympiques, il faut performer, il y a la tunique qui lâche… Ça fait beaucoup de choses à gérer, souffle Haguenauer. Mais ç’aurait vraiment pu être pire : si elle s’était arrêtée pour le remettre, ç’aurait été dramatique. »
« Toute interruption de programme, que ce soit de ton fait ou par le juge arbitre, tu perds cinq points, rappelle Katia Krier, DTN (directrice technique nationale) adjointe de la FFSG, expliquant pourquoi les danseurs n’ont pas tenté de résoudre le problème. Et de saluer la force de caractère de Gabriella Papadakis. C’est pas pareil de continuer à patiner en te disant que tu vas finir nue. Elle est très forte mentalement. »

   


« C’est très frustrant, l’erreur n’est pas due au patinage », a poursuivi la DTN adjointe. « Ce n’est pas à ça que tu te prépares quand tu t’entraînes, a souligné Guillaume Cizeron. Mais je suis fier de la façon dont on a mené notre programme, en dépit de pareille difficulté. On aspire à un nouveau jour demain. On a toutes nos chances pour l’emporter et on fera de notre mieux. » 
Si leur tâche sera difficile, « ça peut se remonter », estime leur coach, rappelant que le couple l’a déjà fait. Après le programme court, les Canadiens ont 83,67 points, contre 81,93 pour les Bleus, loin devant les Américains Hubbell et Donohue, troisièmes (77,75). Avant toute chose, les Français doivent oublier l’incident du jour – chose ardue pour des jeunes gens branchés sur les réseaux sociaux – et se remobiliser. Ils ont un jour pour le faire, et faire vérifier dans ses moindres coutures leur tenue du programme libre. Une tenue « portée, reportée, reportée, souligne Sophie Thomas, il n’y aura aucun souci ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire de Martin Fourcade lors de la mass-start en biathlon, et à celle du PSG contre Strasbourg (5-2).
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Hommage à papa, malédiction du mug : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire de Martin Fourcade lors de la mass-start en biathlon, et à celle du PSG contre Strasbourg (5-2).



Le Monde
 |    19.02.2018 à 06h57
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 07h37
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, Martin Fourcade, vainqueur de l’épreuve de la mass-start en biathlon, a rejoint les escrimeurs Christian D’Oriola et Lucien Gaudin parmi les sportifs français les plus sacrés aux JO.

   


Oui, Alexis Pinturault au slalom géant de ski alpin et l’équipe du relais masculin français 4 × 10 kilomètres en ski de fond ont récolté chacun une médaille de bronze.

   


Oui, le PSG a battu Strasbourg (5-2) dans un match où les joueurs parisiens avaient leurs noms floqués en mandarin au dos de leur maillot.

   


Mais il s’est passé autre chose dans le monde du sport ce week-end, et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Sur LinkedIn, ton nouveau club tu chercheras
Ethan Hodby a 19 ans, et vient d’être libéré par son club de Leicester. A la recherche d’un club, le jeune footballeur a décidé de passer par le réseau social professionnel LinkedIn pour trouver un point de chute. Il y a laissé ce message :

19 Year old Ethan Hodby, who has recently left Leicester City on his search for a new club.. via LinkedIn from r/soccer


« Je viens de fêter mes 19 ans et je suis à la recherche d’un club. J’ai récemment quitté Leicester City, après y avoir passé dix ans. Je peux jouer n’importe où au milieu, j’ai les deux pieds, donc je peux jouer sur les deux ailes. Je n’abandonne jamais et c’est pour ça que je continue de chercher un club. Abandonner n’est pas dans mon tempérament. Si quelqu’un sait s’il y a des essais ou des clubs qui se sont séparés de joueurs et qui en cherchent de nouveaux, tenez-moi au courant, s’il vous plaît. Merci, Ethan. »
L’Equipe fait savoir qu’Ethan Hodby n’est pas le premier à tenter sa chance sur LinkedIn. Le club slovène du NK Domzale a déjà recruté un arrière droit après une annonce similaire postée sur le réseau social, jusque-là peu habituée au mercato des footballeurs.
Tes devoirs, tu n’oublieras pas

   


Que faisiez-vous de vos week-ends à 16 ans ? Daniel Adshead, lui, était sur le banc de son équipe, Rochdale, modeste club de troisième division, qui affrontait Tottenham lors du cinquième tour de la Coupe d’Angleterre, ce 18 février.
La BBC a consacré un article à l’adolescent et a interrogé son entraîneur qui a raconté que, lors du tour précédent, quand Rochdale était allé s’imposer à Millwall, le jeune Daniel Adshead faisait ses devoirs dans le bus, ce qu’a confirmé le défenseur Jim McNulty, un ancien joueur de Brighton.
« Pendant que les autres joueurs sont avec leurs écouteurs dans le bus, Dan se retrouve au milieu de ses devoirs. »
La principale adjointe de son lycée l’attendait en classe dès lundi et espérait que le jeune homme ne sortirait pas avec les autres joueurs en cas de victoire. Certes Rochdale ne l’a pas emporté (et Daniel Adshead n’est pas entré en jeu), mais le but de Davies dans les arrêts de jeu (2-2) offre à l’équipe du nord-ouest de l’Angleterre l’occasion de rejouer le match, cette fois-ci dans le temple londonien de Wembley. Et ça, contrairement à une défaite, ça vaut vraiment le coup d’être fêté.
De ton papa, tu t’inspireras
Larry Nance Jr. n’a pas remporté le concours de dunks, mais il s’est illustré lors du All-Star Weekend, le week-end de gala de la NBA, à Los Angeles. Le nouveau basketteur des Cleveland Cavaliers en a profité pour rendre hommage à son père, lui aussi ancien joueur du championnat de basket nord-américain, qui avait remporté le concours de dunks en 1984, en reproduisant à l’identique l’une de ses œuvres.

Larry Nance Sr and Larry Nance Jr 
— cjzero (@CJ Fogler)


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C’est finalement le « rookie » Donovan Mitchell, du Utah Jazz, qui s’est imposé dans un concours qui ne devrait pas rester dans les mémoires. Pour les fans de dunks, on vous renverra vers ce superbe documentaire de L’Equipe, ou vers le concours de 2016, quand Zach Lavine et Aaron Gordon avaient fait briller nos petits yeux.

L’homme du week-end : Roger Federer
C’est ce qu’on appelle un bon week-end. Avec sa victoire contre le Bulgare Grigor Dimitrov (6-2, 6-2) en finale du tournoi de Rotterdam (Pays-Bas), Roger Federer a remporté le 97e titre de sa carrière sur 146 finales. Surtout, il sait, depuis sa qualification pour les demi-finales, vendredi et sa victoire contre Robin Haase (4-6, 6-1,6-1), qu’il va redevenir le numéro un mondial, cinq ans après l’abandon de sa place.

36 years 195 days...

— AndreAgassi (@Andre Agassi)


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Il devient au passage le numéro un mondial le plus âgé de l’histoire à 36 ans et six mois. Ce record était jusque-là détenu par l’Américain Andre Agassi à 33 ans et quatre mois en 2003.
Avec ce succès en finale, le Suisse est par ailleurs assuré de conserver cette place pour au moins un mois.

With his 62 62 win over Grigor Dimitrov in #ABNAMROWTT final, @RogerFederer is ensured to be World No. 1 for at lea… https://t.co/OjDvXmEt6f— ATPMediaInfo (@ATP Media Info)


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Le chiffre qui en dit long : 4
Depuis la victoire contre Paris, Lyon n’avance plus. Depuis, en championnat, les footballeurs de Bruno Genesio ont perdu contre Bordeaux (3-1), Monaco (3-2), et Rennes (2-0), avant de concéder un nul ce dimanche contre Lille (2-2), après avoir mené 2 à 0.

La malédiction du mug continue 😂😂 On appelle ça le karma 🤷🏽‍♀️🤣— Mawine_dc (@Marine. ∞)


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Certains parlent donc de « la malédiction du mug », en référence au mug mis en vente par le club rhodanien pour fêter sa victoire contre Paris, avant d’être retiré de la vente après les nombreuses moqueries sur les réseaux sociaux.
Avec cette mauvaise série, Lyon voit le titre de champion devenir quasi inaccessible (19 points de retard sur le PSG à 12 journées de la fin) et laisse ses adversaires dans la course à la deuxième place s’échapper. Monaco, deuxième, compte désormais sept points d’avance et Marseille pouvait en prendre six d’avance en cas de succès face aux Girondins de Bordeaux, dimanche soir.
Les wikis du week-end
Facile
Au cours d’un match-clé dans la lutte pour la cinquième place (potentiellement qualificative pour la Ligue Europa), j’ai permis à mon équipe d’accrocher un nul décisif grâce à un but sur penalty, ma onzième réalisation cette saison en championnat.

   


Difficile
Grâce à mon troisième but de la saison, mon deuxième dans mon nouveau club, j’offre à mon équipe une victoire importante, qui lui permet de s’éloigner de la zone rouge.

   





                            


                        

                        

