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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’association, partie civile dans l’enquête pour financement du terrorisme qui vise le cimentier, l’accuse de ne pas collaborer avec les enquêteurs.
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Lafarge en Syrie : l’ONG Sherpa dépose plainte pour entrave à la justice

L’association, partie civile dans l’enquête pour financement du terrorisme qui vise le cimentier, l’accuse de ne pas collaborer avec les enquêteurs.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 17h53
   





                        



   


L’ONG Sherpa a déposé plainte contre X, mardi 20 février, pour entrave à la justice, accusant le cimentier Lafarge de ne pas collaborer avec les enquêteurs.
Lors d’une perquisition les 14 et 15 novembre à Paris chez Lafarge, mis en cause pour avoir financé des groupes djihadistes en Syrie — dont l’organisation Etat islamique — pour continuer à faire tourner sa cimenterie dans le pays en guerre, les enquêteurs se sont heurtés à « une volonté de voir la manifestation de la vérité entravée et empêchée », relève l’association dans sa plainte.
Des ordinateurs passés à l’eau de Javel
L’ONG s’appuie sur plusieurs procès-verbaux rédigés par les enquêteurs. Cette perquisition s’est déroulée dans « un climat de tension permanente », notent-ils le 17 novembre. « Un certain nombre de documents dont l’existence est avérée (…) étaient manquants : les PV du conseil d’administration s’arrêtaient en juin 2013, juste avant la période intéressant l’enquête en cours. Dans les classeurs des rapports d’audit, les fiches détaillées sur la Syrie avaient disparu », soulignent-ils.
Lafarge « ment quand il affirme pleinement collaborer avec les enquêteurs », avait dénoncé en décembre lors d’une conférence de presse, Marie Dosé, avocate de l’ONG, qui représente onze anciens employés syriens de l’usine. Avant la perquisition, « les ordinateurs ont été passés à l’eau de Javel pour empêcher la justice de travailler », avait-elle accusé.
« Nous contestons fermement que la société ait cherché à restreindre de quelque manière que ce soit le droit de ses employés ou ex-employés de se défendre dans une procédure judiciaire, a déclaré à l’Agence France-Presse une porte-parole du cimentier, qui a fusionné avec le Suisse Holcim en 2015. Des milliers de pièces ont été remises aux juges par le groupe ou saisies à l’occasion de la perquisition. »

        Lire aussi :
         

                Enquête pour « financement du terrorisme » : le double jeu de LafargeHolcim



Près de 13 millions d’euros versés à des groupes armés syriens
Les liens troubles entre le géant du ciment et différents groupes armés présents autour de son usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie, avaient été révélés par Le Monde en juin 2016. Le scandale avait conduit le ministère des finances à déposer une plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête en octobre 2016. Un mois plus tard, l’ONG Sherpa déposait à son tour une plainte avec constitution de partie civile, et l’enquête était finalement confiée à trois juges d’instruction, le 9 juin 2017.
Depuis, six cadres et responsables du cimentier ont été mis en examen en décembre 2017 pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « financement d’une entreprise terroriste ». Parmi eux, l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont et l’ex-directeur général de LafargeHolcim Eric Olsen, une première pour de grands patrons français.
Au total, 12,946 millions d’euros auraient été versés entre 2011 et 2015 par Lafarge à l’ensemble des factions armées (pour assurer le passage de ses employés, l’achat de matières premières, dont du pétrole…), d’après un rapport du cabinet d’expertise comptable PricewaterhouseCoopers.

        Pour aller plus loin :
         

          Les associations, nouvelles bêtes noires des entreprises






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Cette circulaire, qui organise le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, est dénoncée comme un « tri » par les plaignants.
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Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la circulaire Collomb sur les migrants

Cette circulaire, qui organise le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, est dénoncée comme un « tri » par les plaignants.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h36
   





                        


C’est un camouflet pour les 26 associations (Fédération des acteurs de la solidarité, Emmaüs, Secours catholique, Médecins sans frontières, Fondation Abbé Pierre…) qui avaient saisi en urgence le Conseil d’Etat jeudi 11 janvier : la circulaire Collomb ne sera pas suspendue, a annoncé mardi 20 février la plus haute juridiction administrative.
Datée du 12 décembre, la circulaire porte sur l’« examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence », qui accueille les sans-abri, y compris étrangers. Il s’agit d’envoyer dans les centres et hôtels sociaux des « équipes mobiles », constituées d’agents des préfectures et de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration), pour recenser les personnes hébergées selon leur droit au séjour.
Le gouvernement voit là le moyen indispensable pour connaître ces publics, et les orienter en fonction de leur situation (réfugiés, déboutés…) afin de désengorger des centres saturés.
Le Conseil d’Etat se penchera sur le fond
« Pour l’accomplissement de leur mission, ces équipes [d’agents des préfectures et de l’OFII] ne disposent d’aucun pouvoir de contrainte, que ce soit à l’égard des personnes hébergées ou des gestionnaires des centres d’hébergement », estime le Conseil d’Etat.
« A la lumière de cette interprétation de la circulaire, le juge des référés estime que la condition d’urgence à laquelle est notamment subordonné le prononcé d’une mesure de suspension (…) n’est pas remplie. Il rejette donc le recours dont il était saisi. »
Si la plus haute juridiction administrative a rejeté la suspension immédiate de la circulaire, elle se prononcera « à bref délai » sur le fond de l’affaire, à savoir la légalité de la circulaire.
L’« inconditionnalité de l’hébergement d’urgence » au cœur des débats
D’après les associations, la circulaire autorise, « sans base légale », des équipes à pénétrer dans des centres d’hébergement protégés « pour y réaliser des contrôles ». Elles redoutent que les étrangers renoncent à l’hébergement par crainte de se faire « piéger », quitte à reconstituer des campements de rue.
De tels contrôles pourraient donc mettre en péril « l’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence », principe revendiqué des associations qui veut que toute personne dans le besoin soit abritée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le parquet de Bordeaux a annoncé mardi soir que « l’hypothèse d’un scénario dans lequel le père a tiré sur son fils en premier avant de retourner l’arme contre lui » était privilégiée.
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L’adolescent accusé d’avoir causé la mort d’un gendarme en Gironde probablement tué par son père

Le parquet de Bordeaux a annoncé mardi soir que « l’hypothèse d’un scénario dans lequel le père a tiré sur son fils en premier avant de retourner l’arme contre lui » était privilégiée.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 18h45
   





                        


L’adolescent de 15 ans récemment mis en examen pour avoir tué un gendarme en le percutant avec sa moto de cross trafiquée a probablement été tué par son père, qui se serait ensuite suicidé, a fait savoir mardi 20 février le parquet de Bordeaux par un communiqué.
Les deux corps ont été découverts vers 8 h 30 par les pompiers dans un bois à Salles, dans la Gironde, près de leur domicile.
« Les constatations médico-légales effectuées sur le lieu des faits ont permis, sous réserve de ce que l’enquête en cours pourra encore révéler, de privilégier l’hypothèse d’un scénario dans lequel le père a tiré sur son fils en premier avant de retourner l’arme contre lui », dit le communiqué du parquet
Selon le site Internet du quotidien Sud Ouest, le père et le fils avaient disparu la veille au soir de leur domicile, où ils auraient laissé un « écrit alarmant » avant de partir en voiture en emportant le fusil de chasse du père.
« Deux autres lettres, vraisemblablement rédigées par le père, et destinées à leurs proches, ont été découvertes et faisaient état d’un passage à l’acte imminent », ajoute le communiqué du parquet de Bordeaux.
Le dossier devait être examiné mardi après-midi
Ce drame survient alors que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux devait examiner, mardi après-midi, l’affaire de la mort du policier. Le parquet de Bordeaux avait fait appel de l’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire de l’adolescent, en demandant son renforcement.
Le dimanche 4 février, l’adolescent pilotait une moto de cross lorsqu’il avait percuté dans l’après-midi un gendarme de la brigade de Belin-Béliet, lors d’un contrôle de vitesse sur un chemin départemental non loin de chez lui.
Propriétaire de cette moto depuis décembre 2017, il avait reconnu « avoir vu le gendarme lui demander de s’arrêter pour le contrôler, ne pas avoir obtempéré ni tenté de l’éviter », avait précisé le procureur adjoint Gérard Aldigé. « Il a par ailleurs admis avoir acquis ce cyclomoteur en sachant que sa cylindrée avait été augmentée à environ 88 cm3. Son véhicule n’était pas homologué pour circuler sur la voie publique », avait ajouté le magistrat.
Grièvement blessé, le gendarme, âgé de 46 ans et père de trois enfants, mourut le lendemain. Le 6 février, l’adolescent avait été mis en examen pour « homicide involontaire aggravé », risquant une peine de sept ans de prison, et placé sous contrôle judiciaire.
Il avait admis, selon le parquet, avoir acquis le cyclomoteur en sachant que sa cylindrée avait été augmentée et qu’il n’était donc pas homologué pour circuler sur la voie publique, ce qui avait attiré l’attention des gendarmes lors du contrôle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Face au mécontentement des étudiants, qui finissent leur cursus endettés, les travaillistes, eux, veulent rétablir la gratuité des études.
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Theresa May veut aménager le système des droits d’inscription à l’université

Face au mécontentement des étudiants, qui finissent leur cursus endettés, les travaillistes, eux, veulent rétablir la gratuité des études.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 13h27
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Six ans après une réforme très contestée, les universités britanniques comptent parmi « les meilleures », mais aussi « les plus chères du monde », a reconnu Theresa May en lançant, lundi 19 février, une réflexion destinée à répondre au mécontentement croissant des étudiants. La première ministre a confié à Philip Augur, ancien financier de la City, la tâche de faire des propositions, d’ici à un an, en vue d’un aménagement au système actuel, mais en conservant le principe des universités payantes.
En 2012, en dépit de manifestations, le gouvernement de coalition conservateurs libéraux democrates avait fait passer de 3 600 à 9 000 livres (10 160 euros) les droits d’inscription annuels à l’université. Ils ont récemment été augmentés pour atteindre 9 250 livres. La réforme n’a pas produit tous les effets néfastes que ses adversaires redoutaient : le nombre d’étudiants – 650 000 inscriptions en 2017 – a continué d’augmenter, y compris ceux issus de familles défavorisées, et les universités sont devenues prospères.
Mais le nouveau mode de financement, basé sur un système de prêt que les étudiants ne doivent rembourser qu’après avoir obtenu un emploi leur rapportant plus de 25 000 livres par an (2 350 euros par mois), a fait gonfler le montant des dettes.
Le diplômé moyen termine ses études avec 50 000 livres à rembourser (56 400 euros), et même 57 000 s’il est de famille défavorisée. Car non seulement les bourses pour aider les étudiants de milieu modeste à se loger et à vivre ont été remplacées par des prêts, mais le taux d’intérêt exigé lors des remboursements, lié au taux d’inflation lui-même gonflé par le Brexit, atteint aujourd’hui 6,1 %, un niveau largement supérieur à celui du marché.
« Notre but est un système de financement qui offre un bon rapport qualité/prix pour les diplômés et pour les contribuables », explique Theresa May, la première ministre
Le système actuel « fait supporter aux étudiants issus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Selon l’avis du Conseil d’Etat, la France n’avait pas besoin d’un nouveau projet deux ans après la promulgation de la précédente loi.
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Projet de loi asile : un texte qui fait quasiment l’unanimité contre lui

Selon l’avis du Conseil d’Etat, la France n’avait pas besoin d’un nouveau projet deux ans après la promulgation de la précédente loi.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 12h06
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

C’est devenu la « loi Collomb ». Officiellement baptisé projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », le texte qui doit remplacer la loi du 7 mars 2016 doit être présenté en conseil des ministres mercredi 21 février, traînant dans son sillage une large vague d’émotion et protestations contre ses 38 articles qui visent à resserrer la procédure d’asile et améliorer les éloignements. A ceux qui estimaient qu’il ne manquait qu’une réserve du très sage Conseil d’Etat pour couronner le tout… La voilà.
Issu de la séance du 15 février, l’avis non public, que Le Monde s’est procuré, montre que le juge administratif suprême remet en cause l’opportunité même d’un nouveau texte à peine deux ans après la promulgation de la précédente loi. Les juges regrettent en effet que le projet « ne peut même pas s’appuyer sur une année entière d’exécution de certaines des mesures issues de la loi du 7 mars 2016 qu’avait précédée la loi du 29 juillet 2015 » et déplorent que « s’emparer d’un sujet aussi complexe à d’aussi brefs intervalles rend la tâche des services chargés de leur exécution plus difficile, diminue sensiblement la lisibilité du dispositif ».

Non seulement le projet de loi Collomb est prématuré, mais son contenu ne satisfait pas tout à fait aux exigences de l’instance administrative qui « aurait souhaité trouver dans le contenu du texte (…) le reflet d’une stratégie publique éclairée par l’exacte mesure des défis à relever et sur des choix structurants orientant les services publics vers un exercice plus efficace de leur mission ». Dimension qui fait défaut, comme la simplification escomptée du droit des étrangers, « à laquelle le projet de loi, loin de remédier, ne fait qu’ajouter des couches supplémentaires », note le Conseil.
« Surjouée par le gouvernement »
Si le compte n’y est vraiment pas pour cette instance administrative qui a vocation à éclairer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Au centre de rétention administrative de Vincennes, sur 4085 personnes, près d’une sur deux sera remise dans un avion vers son pays d’origine.
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« Est-ce normal que je sois dans ce centre de rétention alors que je vis en France depuis dix ans ? »

Au centre de rétention administrative de Vincennes, sur 4085 personnes, près d’une sur deux sera remise dans un avion vers son pays d’origine.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h43
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

La télé allumée tente d’habiller la grande salle commune. Mais personne ne la regarde ni ne l’entend vraiment. Ici, chacun vit dans son petit monde avec sa galère. « Vous trouvez normal que je sois là alors que je vis en France depuis dix ans ? », s’insurge un Algérien, en colère. « Moi j’ai été arrêté en allant bosser. Vous croyez que je vais perdre mon travail ? », lance un Marocain interpellé à la gare du Nord lors d’un contrôle d’identité. En 2017, 4 085 personnes sont passées entre les murs du centre de rétention administrative de Vincennes (CRA), dont 1 298 Maghrébins. Ils constituent le premier groupe enfermé dans cet endroit.

Au CRA 1, la matinée de ce jeudi 8 février s’éternise un peu. Comme si, dans l’enceinte de ce lieu qui ne s’appelle pas « prison » mais y ressemble fort, le temps s’écoulait plus doucement que dehors. Dans le bois de Vincennes, pourtant, les joggeurs courent, libres, ignorant qu’on prive de liberté, si près d’eux. Le centre de rétention de Vincennes, comme les 25 autres que compte la France, est fait pour préparer les éloignements d’étrangers à qui il manque un titre de séjour. Odile Ghermani s’accommode mal de cette idée, alors, cette retraitée membre de la Cimade et de la Ligue des droits de l’homme, visite les « retenus » et invite les parlementaires, pour sensibiliser. C’est ainsi que deux députés LRM, Denis Masséglia et Nicole Dubré-Chirat, se sont retrouvés dans ce lieu à tenter d’imaginer ce que pourraient signifier cent trente-cinq jours dans les préfas.
Tenu par une cinquantaine de policiers
Cent trente-cinq jours, c’est cette durée de rétention que la loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », présentée en conseil des ministres mercredi 21 février, pose comme limite en lieu et place des quarante-cinq jours actuels. Pour comprendre, les yeux de Mme Dubré-Chirat fouillent les détails du lieu, tentent d’imaginer ce que vivent les retenus....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Vingt-six associations ont écrit aux parlementaires pour alerter sur une procédure qui envoie 8,4 fois plus en prison qu’une audience ordinaire.
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Des associations dénoncent les comparutions immédiates

Vingt-six associations ont écrit aux parlementaires pour alerter sur une procédure qui envoie 8,4 fois plus en prison qu’une audience ordinaire.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h30
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Le gouvernement aurait-il omis de s’emparer de certains leviers pour aborder la question de la surpopulation chronique qui affecte les prisons françaises ? Un collectif de vingt-six associations et syndicats liés à l’univers de la justice le craint et a décidé d’interpeller les députés et sénateurs.
Un courrier adressé le 6 février aux membres des commissions de lois des deux Assemblées les invite à s’interroger en particulier sur les audiences en comparution immédiate, « la procédure la plus pourvoyeuse d’incarcération », affirment-elles dans une note séparée. L’Observatoire international des prisons, le Syndicat de la magistrature, le Secours catholique, la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat des avocats de France et la Croix-Rouge figurent parmi les signataires.
Pas « d’urgence absolue »
Le moment a été choisi alors que l’exécutif est au chevet de la peine de prison. Emmanuel Macron a demandé un plan pénitentiaire global pour répondre à la fois à la question de la surpopulation carcérale en construisant 15 000 places, au malaise des surveillants et au déficit en matière de prévention de la récidive. Une trentaine de maisons d’arrêt, là où sont emprisonnées les personnes non encore jugées ou condamnées à de courtes peines, dépassaient au 1er janvier un taux d’occupation de 150 %. Par ailleurs, l’un des volets du projet de réforme de la justice sur lequel travaille la garde des sceaux, Nicole Belloubet, porte justement sur « le sens et l’efficacité des peines ».
Mais pour ces associations, le gouvernement s’attaque aux conséquences, pas aux causes du problème. Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, cite une étude selon laquelle la procédure de comparution immédiate, lorsque les personnes sont jugées au sortir de leur garde à vue, multiplie par 8,4 la probabilité d’un emprisonnement ferme par rapport à une audience correctionnelle ordinaire, à infraction équivalente. Elle dénonce une « justice...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Un jeune designer industriel affine le prototype d’un lave-linge écologique et durable qu’il cherche à commercialiser.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤             
L’Increvable, une machine à laver conçue pour durer des décennies 
               


Le Monde
 |
                  20.02.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h51


Un jeune designer industriel affine le prototype d’un lave-linge écologique et durable qu’il cherche à commercialiser.

Par             Pascale Krémer






   


Pourra-t-on bel et bien l’acheter un jour, cette machine à laver écologique conçue pour durer des décennies, la bien nommée L’Increvable ? Pour son inventeur, Julien Phedyaeff, jeune designer industriel, tout commence par un mystère à résoudre, à l’époque de tant d’exploits technologiques : pourquoi un lave-linge, qui se conservait douze ans en moyenne, il y a une vingtaine d’années, s’éteint-il en à peine neuf ans aujourd’hui ?
Enfant du Gers, il a passé son enfance à démonter tout ce qui lui tombait sous la main, des jouets à la Mobylette, curieux de « comprendre comment les choses fonctionnent ». Devenu étudiant à l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (Ensci), à ­Paris, il poursuit ses dissections technologiques, de lave-linge cette fois, pour en imaginer un bien différent, qui vieillira en beauté : ses composants sont robustes, ni collés ni soudés entre eux, donc démontables et remplaçables à l’envi. Une machine « Increvable » qu’il sera toujours possible de réparer.
En 2015, son sujet de mémoire de fin d’études devient un prototype, présenté à la Cité des sciences, à Paris. Un symbole de la lutte contre l’obsolescence programmée du gros électroménager. Les médias s’emballent. Les prix pleuvent, les ministères de l’éducation et de l’environnement, la Banque publique d’investissement, subventionnent. Julien ­Phedyaeff, 29 ans aujourd’hui, est rejoint par un camarade de promotion, Christopher Santerre, et L’Increvable se sophistique : système de dosage automatique de la lessive, bandeau de commande évolutif, avec mise à jour possible, façade amovible pour suivre les modes décoratives…
Financement participatif
De retour de la grand-messe technologique de Las ­Vegas, les deux pères de L’Increvable ont l’air un brin crevés, ce jeudi de la mi-janvier, dans leur atelier de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) encombré de matériel de prototypage et de lave-linge désossés. Ils « affinent la machine » tant que possible sans connaître l’outillage industriel de son futur assembleur, qu’ils cherchent encore à travers toute l’Europe. « On a des pistes », assurent-ils.
Les industriels, imagine-t-on, ne se précipitent pas pour fabriquer le lave-linge éternel. « Ils tendent l’oreille, nous détrompe Christopher Santerre. Les mentalités changent. » Si les deux compères convainquent, L’Increvable fera l’objet d’un financement participatif à la fin de l’année, puis d’une mise en vente en 2019, sur un site Web en propre qui fournira également plans et tutoriels de réparation.
Son prix ? Moins de 1 000 euros. Mais près de trois fois le prix moyen (380 euros) des machines actuellement vendues. « Les fabricants mettent sur le marché des produits à très bas coût, optimisés pour durer quelques années, mais irréparables, a compris M. Santerre. Il ne s’agit pas d’un complot du fabricant, nous, consommateurs, sommes tous responsables, il doit sortir une machine à 200 euros. » Les biens d’équipement durables, en un mot, sont devenus jetables.
Pas encore lancée, l’Increvable fait déjà des petits. Un autre jeune designer, Paul Morin, lui aussi récent diplômé de l’Ensci, a conçu une imprimante simplifiée et murale, aisément démontable, réparable, rechargeable, avec des réservoirs apparents plutôt que ces cartouches d’encre si coûteuses et périssables. Quel sera l’appareil suivant ?




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Ministres en difficulté cherchent communicants de crise

Face aux accusations, Gérald Darmanin et Nicolas Hulot se sont entourés pour trouver la meilleure façon de riposter.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h51
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            
« Les yeux dans les yeux. » Au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM-TV, Gérald Darmanin, qui a vu l’enquête pour viol le concernant classée sans suite, a contre-attaqué, lundi 19 février. Sous le coup d’une deuxième plainte (pour abus de faiblesse), le ministre du budget a assuré qu’il n’avait « jamais abusé d’aucune femme » ni de son « pouvoir ». Pour appuyer son démenti, il a brandi l’expression employée par son prédécesseur à Bercy, Jérôme Cahuzac, qui avait déjà juré « les yeux dans les yeux » ne pas avoir de compte caché avant sa démission en 2013.
Utilisée en 1988 à propos de l’affaire Gordji par Jacques Chirac (« Pouvez-vous vraiment contester ma version en me regardant dans les yeux ? ») face à François Mitterrand (« Dans les yeux, je la conteste »), l’expression couronna un débat victorieux pour le président socialiste. Même si elle cachait déjà un mensonge. Avec Cahuzac, l’expression « les yeux dans les yeux » a définitivement pris une connotation péjorative. « Si Darmanin l’a employée consciemment, ce n’est pas très heureux. Si c’est inconscient, c’est très inquiétant », analyse l’ancien communicant de l’Elysée, Gaspard Gantzer, associé de l’agence de communication 2017.

Au-delà de l’emploi du terme stricto sensu, ces moments de télévision mettent en lumière le rôle crucial de la communication de crise. Gérald Darmanin, tout comme son collègue Nicolas Hulot (mis en cause par Ebdo qui a dévoilé une plainte pour viol, classée sans suite), ont tous deux tenté de déminer en amont.
« Derrière ces deux affaires, ce sont les mêmes ficelles, observe la sénatrice PS, Laurence Rossignol. Quand on sait que quelque chose risque de sortir, on préempte la com’ avec des éléments de langage, pour installer une vérité. Dans le cas de Hulot on martèle le mot “rumeur”, alors qu’il y a bien eu plainte. Dans celui de Darmanin, on tente de discréditer...




                        

                        


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La réduction des délais au cœur de la loi asile immigration

A la veille de sa présentation en conseil des ministres, mercredi, le projet de loi prévoit des changements sur l’entrée et la durée des séjours des personnes entrant sur le territoire français.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h46
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Traiter les demandes d’asile plus rapidement. Renvoyer plus et plus vite et en contrepartie octroyer des titres pluriannuels à quelques catégories limitées de migrants. Le projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », tel qu’il a été rédigé à la veille de sa présentation en conseil des ministres mercredi 21 février, propose une modification de l’entrée et du séjour d’une part importante des populations entrant en France. Le texte doit être discuté en avril à l’Assemblée nationale.
Réduction des délais de l’asile 
Le maître mot de ce projet de loi est la « réduction des délais ». Comme le répète le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, il s’agit de faire tenir l’ensemble de la procédure de demande d’asile en six mois, afin de mieux accueillir les réfugiés et de renvoyer les déboutés. Si cette philosophie générale rallie un large consensus, les modalités pour l’atteindre, elles, divisent. D’abord, par les cibles choisies, ensuite parce que le raccourcissement de certains délais va empêcher des demandeurs d’asile de faire valoir leurs droits.
Aujourd’hui, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) traite les demandes d’asile en cent quatorze jours, soit moins de quatre mois. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA), instance d’appel, en cinq mois et six jours. Mais est-ce sur ces deux instances qu’il faudrait mettre la pression ? Car, selon le directeur général de l’Ofpra, « l’Office est en ordre de marche pour atteindre les deux mois fin 2018 ». Et si la CNDA part de plus loin, elle peut aussi réduire les délais. 
En réalité, ce n’est pas là que se trouvent les vraies marges de gain de temps. « Avant d’atteindre un guichet d’enregistrement, un migrant attend en moyenne trente-cinq jours selon les données du ministère de l’intérieur », rappelle le rapport de la Coordination française pour le droit d’asile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ A l’Ecole nationale de la magistrature, un étudiant sur deux est en reconversion professionnelle
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ENM : la magistrature élargit son recrutement à la société civile

A l’Ecole nationale de la magistrature, un étudiant sur deux est en reconversion professionnelle



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 14h54
    |

                            Valérie Segond








                        



                                


                            

Envie d’être magistrat ? Vous n’avez que l’embarras du choix. Six portes d’entrée sont désormais ouvertes pour intégrer l’Ecole nationale de la magistrature (ENM), à Bordeaux. La voix royale demeure celle des concours, au nombre de trois – selon les expériences des candidats –, avec clôture des inscriptions le 15 mars cette année, épreuves d’admissibilité à partir du 4 juin.
Ces concours sont encore la principale voie d’accès, empruntée aujourd’hui par plus des deux tiers des magistrats en formation. Réservé aux étudiants en master 2 de droit ou diplômés de Sciences Po pour la plupart, le premier concours permet de recruter plus de 70 % des « auditeurs de justice » – le titre officiel des élèves de l’ENM, qui font partie à ce titre du corps judiciaire –, et a été considérablement assoupli : 243 admis en 2017 (sur un total de 342 membres dans la promotion), contre 97 en 2010.
Mais trois autres voies d’accès ont été créées par la grande école pour diversifier les profils des magistrats.
Le deuxième concours, lui, est réservé aux fonctionnaires ayant au moins quatre ans d’ancienneté dans la fonction publique. Il a permis à dix-neuf candidats d’intégrer l’école en 2017 (5,5 % de l’effectif). Le troisième concours, ouvert aux salariés du secteur privé ayant huit ans d’exercice, n’a fait entrer que sept personnes à l’ENM l’année dernière. Les admis de ces trois concours auront trente et un mois de formation.
Mais trois autres voies d’accès ont été créées par la grande école pour diversifier les profils des magistrats. Ainsi, l’année dernière, un étudiant sur deux à l’ENM était issu d’une reconversion professionnelle. Une ouverture emblématique des mutations de l’enseignement supérieur en France, qui a quelque peu brouillé la lisibilité... Revue de détail.
Des salariés du secteur privé
Un quatrième concours, dit « complémentaire », a été ouvert pour répondre aux besoins à court terme de la magistrature. Il s’adresse aux personnes ayant...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
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Sonia Krimi, la députée LRM qui a défié Gérard Collomb

La jeune élue de la Manche, au parcours très singulier, s’est fait connaître par son intervention, à l’Assemblée nationale, en décembre 2017, au sujet de l’immigration.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h32
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Sa voix qui d’ordinaire bute sur son bégaiement n’a pas tremblé. « Tous les étrangers de France ne sont pas des terroristes, lance-t-elle. Tous les étrangers de France ne sont pas d’indélicats fraudeurs aux aides sociales. » Ce mardi 19 décembre 2017, à l’Assemblée nationale, Sonia Krimi, députée La République en marche (LRM) de la 4e circonscription de la Manche, pose, fiches en mains, sa première question au gouvernement. Une intervention adressée au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à propos du projet de loi asile-immigration, deux mois avant sa présentation en conseil des ministres, le 21 février.
« Les centres de rétention sont devenus des centres de détention et sont indignes de notre République », poursuit la députée, le ton haut, sous les applaudissements de La France insoumise et les hésitations de ses camarades de banc. Ces deux minutes en solo lui vaudront d’être qualifiée de « première frondeuse de la majorité », la première tête à dépasser dans un collectif d’anonymes peinant à se départir de son image de « godillot ». Dans sa réponse, Gérard Collomb fait fi de la sévérité de la question, préférant saluer son « très beau parcours ». « J’aimerais que beaucoup de jeunes, demain, aient le même », poursuit le ministre dans l’Hémicycle.
Il y a mille manières d’entrer dans l’histoire de cette élue pétillante et volubile, née à Tunis en 1982, française depuis 2012, députée depuis huit mois. Pour son ami le philosophe Pascal Bruckner, elle serait « l’anti-Bourdieu », l’incarnation d’une génération qui a échappé à la reproduction sociale. « Je l’accepte avec plaisir », confie la trentenaire, en chemisier blanc et tailleur sombre. Son itinéraire est ­celui d’une enfant de la méritocratie, de part et d’autre de la Méditerranée. L’aînée de cinq filles élevées par un père ouvrier chez Peugeot à Tunis et une mère au foyer. Une passionnée de livres, « tombée amoureuse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le système d’étiquetage Nutri-Score a été adopté par une partie des industriels mais certains promeuvent une alternative critiquée par les associations de consommateurs.
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Le logo nutritionnel arrive dans les rayons

Le système d’étiquetage Nutri-Score a été adopté par une partie des industriels mais certains promeuvent une alternative critiquée par les associations de consommateurs.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Il fait une entrée timide dans les rayons des supermarchés. Trois mois après la signature d’un arrêté ministériel, le 31 octobre 2017, et après l’aval de la ­Commission européenne, trente-trois entreprises de l’agroalimentaire et de la grande distribution ont annoncé, jeudi 15 février, leur engagement à mettre le Nutri-Score sur leurs produits. Si cela reste facultatif, plusieurs sociétés ont déjà commencé à l’adopter : Danone, Bonduelle, McCain, ­Fleury-Michon, Auchan, Casino, ­Intermarché, Leclerc et d’autres.
Recommandé par l’Etat et la communauté scientifique, le ­Nutri-Score est apposé sur la face avant des emballages. Il permet d’évaluer, à l’aide d’une échelle de couleurs et de lettres allant de A à E, les qualités nutritionnelles des produits manufacturés (céréales, pizzas, biscuits, desserts lactés, plats cuisinés, conserves, etc.), de les comparer et d’identifier le plus équilibré, le moins gras, le moins sucré et le moins salé.

Médecins, représentants du ministère et industriels étaient réunis ce 15 février par Santé publique France, « un moment historique », pour François Bourdillon, directeur général de l’agence sanitaire, qui va lancer en mai une campagne télévisée et mettre à disposition des outils sur son site. Le feuilleton dure depuis des années. Le professeur Serge Hercberg, qui préside le Programme national nutrition santé (PNNS), a remis il y a quatre ans à l’ancienne ministre de la santé Marisol Touraine un rapport sur la politique nutritionnelle de santé, dont le logo était l’une des mesures phares. Quatre ans pendant lesquels nombre d’industriels ont combattu une telle mesure.
Reconnus par l’Organisation mondiale de la santé, qui y a consacré sa revue Panorama en décembre 2017, les bienfaits de Nutri-Score sur la santé ont été validés scientifiquement par plus d’une vingtaine de publications internationales. Jérôme Salomon, nouveau directeur général de la santé, a rappelé que l’alimentation représentait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les empreintes génétiques relevées sur le lieu du meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 ne correspondent pas à la personne recherchée par la justice, a fait savoir le procureur.
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Affaire Omar Raddad : un suspect mis hors de cause

Les empreintes génétiques relevées sur le lieu du meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 ne correspondent pas à la personne recherchée par la justice, a fait savoir le procureur.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 01h37
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 10h44
   





                        



   


Le mystère autour du meurtre en 1991 de Ghislaine Marchal, pour lequel son jardinier Omar Raddad avait été accusé puis condamné, n’a pas été éclairci par l’analyse génétique d’un des scellés, dont l’empreinte ne correspond pas à la personne recherchée par la justice, a fait savoir lundi 19 février le procureur de la République de Nice.
Jean-Michel Prêtre, qui confirme une information de 20 minutes, évoque « l’exclusion totale du rapprochement qui avait été fait entre l’empreinte génétique trouvée sur l’un des scellés et un enregistrement au Fichier national automatisé des empreintes génétiques [Fnaeg] ».
Cet énième rebondissement dans cette affaire criminelle « ferme complètement la possibilité que les traces retrouvées sur la porte se trouvent être le fait de personnes enregistrées au Fnaeg », a ajouté le procureur.

        Lire aussi :
         

                Affaire Omar Raddad : l’ADN retrouvé sur des scellés n’est pas celui du jardinier



Correspondance partielle
En 2015, de nouvelles analyses effectuées, notamment sur la porte sur laquelle avait été retrouvée, écrite avec le sang de la victime, l’inscription « Omar m’a tuer », avaient permis d’identifier plusieurs empreintes génétiques. Un laboratoire nantais avait alors établi des correspondances entre l’une de ces traces et un enregistrement au fichier national, mais sans certitude absolue, les ADN comparés n’étant pas exactement identiques.
Le magistrat niçois avait ordonné des recherches en novembre 2016 pour retrouver la personne enregistrée au Fnaeg, de manière à lui faire subir un prélèvement d’ADN pour s’assurer de la concordance. En raison de difficultés techniques, et notamment le fait que l’individu recherché, à cause d’une faute de frappe dans le fichier, n’y était pas enregistré sous son identité réelle, le prélèvement n’a pu être effectué qu’il y a une quinzaine de jours, et les résultats connus ce vendredi du procureur.
Grâce présidentielle
Sylvie Noachovitch, avocate d’Omar Raddad, a réagi : « En dehors de l’ADN en question, trois autres ADN avaient été trouvés sur les scellés, dont l’un était présent sur les deux portes. J’attends maintenant, comme me l’avait indiqué le procureur de la République à la suite de mes demandes d’actes, que ces trois ADN soient comparés avec ceux des personnes qui ont connu de près ou de loin la victime. Cette affaire n’est pas clôturée. Pour ma part, je reste convaincue de l’innocence d’Omar Raddad. »
Ghislaine Marchal, une riche veuve d’un équipementier automobile vivant à Mougins (Alpes-Maritimes), avait été tuée à coups de couteau le 23 juin 1991 dans sa propriété. Elle était âgée de 65 ans. Sur deux portes, avait été écrit « Omar m’a tuer » et « Omar m’a t » avec le sang de la victime.
Omar Raddad avait été condamné en 1994 à dix-huit ans de réclusion criminelle, sans possibilité, à l’époque, de faire appel. Il avait bénéficié d’une libération conditionnelle en 1998, à la suite d’une grâce présidentielle partielle accordée par Jacques Chirac.
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            data-slide-description="Dans un entretien au Journal du dimanche du 1er août, Omar Raddad réaffirme sa volonté d'être "réhabilité", alors qu'un film sur son histoire est annoncé. "
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            data-slide-description="Omar m'a tuer. Sous ce titre, l'acteur Roschdy Zem achève la réalisation d'un long métrage qui sortira en 2011, inspiré de deux livres : Omar. La construction d'un coupable, de Jean-Marie Rouart, et Pourquoi moi ?, d'Omar Raddad. Sami Bouajila, photographié ici, y tient le rôle de Raddad. "Pour moi, explique Roschdy Zem au Journal du dimanche, Sami Bouajila incarnait la personne idéale pour interpréter ce rôle.""
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            data-slide-description="Dans le film de Roschdy Zem, Denis Podalydès joue  le rôle de l'académicien Jean-Marie Rouart. Ce dernier est ici photographié avec Omar Raddad. Des membres de la famille de Ghislaine Marchal, la victime, lui avaient intenté un procès pour diffamation en 2002, pour sa contre-enquête, publiée en 1994."
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        L'"affaire" Omar Raddad"
            data-slide-description="Le 23 juin 1991, Ghislaine Marchal, 65 ans, veuve du créateur de la marque d'accessoires automobile Marchal, est assassinée de plusieurs coups de couteau. Son corps est découvert trois jours plus tard dans sa propriété de Mougins. Sur la porte de la chaufferie, les gendarmes découvrent l'inscription, écrite avec le sang de la victime : "Omar m'a tuer.""
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            data-slide-description="Omar Raddad, le jardinier de Ghislaine Marchal, est condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle pour ce meurtre qu'il a toujours nié."
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            data-slide-description="Omar Raddad est libéré en 1998, après une grâce présidentielle partielle accordée par Jacques Chirac, sur une intervention du Maroc."
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            data-slide-description="A l'époque, Omar Raddad est défendu par l'avocat Jacques Vergès, qui publiera également un livre sur l'affaire."
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            data-slide-description="En 2001, des analyses avaient révélé que l’ADN n’était pas celui de Raddad. Mais en 2002, la Cour de révision a refusé d'ouvrir la voie à un nouveau jugement."
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            data-slide-description="L'avocate actuelle de M. Raddad, Me Sylvie Noachovitch, a saisi la chancellerie pour demander l'ouverture d'une information judiciaire afin de comparer les deux ADN mêlés au sang de la victime au fichier national des empreintes génétiques."
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            l'ouverture d'une information judiciaire afin de comparer les deux ADN mêlés au
        


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Dans un entretien au Journal du dimanche du 1er août, Omar Raddad réaffirme sa volonté d'être "réhabilité", alors qu'un film sur son histoire est annoncé. 

AFP/MEHDI FEDOUACH
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Anne Hidalgo a demandé de « trouver une sépulture parisienne » à l’écrivain Michel Déon

Une polémique est née en début de semaine après le refus par la mairie de Paris d’inhumer l’académicien français dans la capitale.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 22h41
   





                        


La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), a informé, lundi 19 février, la famille de Michel Déon qu’elle avait demandé aux services municipaux de « trouver une sépulture parisienne » pour « ce grand écrivain ». Depuis une semaine, l’inhumation de l’écrivain fait grand bruit.
Lundi, un texte signé par une centaine d’écrivains et d’éditeurs, parmi lesquels Antoine Gallimard, Michel Houellebecq ou Amélie Nothomb demandait à la mairie de Paris de donner à l’auteur d’Un taxi mauve, membre de l’Académie française, cette sépulture parisienne.
« La décision de la mairie de Paris empêche depuis plus d’un an la famille de Michel Déon d’honorer la mémoire d’un homme qui fut aussi un bel écrivain. Elle a provoqué une réaction aussi puissante qu’inattendue parmi les lecteurs de Déon, et au-delà : il leur semblait que la ville où reposent Balzac, Musset, Breton, Wilde faisait à l’un de leurs pairs un bien mauvais accueil », contestaient les signataires de la pétition parue dans « Le Figaro », dimanche. 

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L’inhumation à Paris, comme le demandait la famille de l’écrivain mort en Irlande fin décembre 2016 à l’âge de 97 ans, a fait polémique ces derniers jours, la mairie invoquant les « règles fixées par le code général des collectivités territoriales » pour ne pas pouvoir l’accorder. Michel Déon, n’étant ni domicilié, ni électeur ni décédé dans la capitale, ne remplissait pas les conditions pour être inhumé à Paris.
Des « difficultés objectives »
« J’ai demandé aujourd’hui aux services de la Ville de trouver une sépulture parisienne pour Michel Déon », écrit la maire de la capitale dans un courrier, adressé lundi à Alice Déon, la fille de l’écrivain.
« Je partage donc l’idée selon laquelle Michel Déon devrait trouver à Paris la sépulture à laquelle son œuvre le destine », écrit la maire de la capitale.
Anne Hidalgo souligne toutefois « les difficultés objectives que nous vaut le décalage entre 5 000 demandes et 150 places disponibles chaque année » dans les cimetières de Paris.

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                Michel Déon, écrivain et académicien, est mort



Rappelant sa proposition, lancée vendredi sur Facebook, « d’ouvrir la voie à une procédure dérogatoire » sur les inhumations à Paris pour les grands artistes, Mme Hidalgo ajoute que « ce grand écrivain préfigurera ainsi le changement qu’il a inspiré, ajoutant à notre ville une de ces heureuses exceptions qui font sa grandeur et son charme ».
Elle annonçait qu’elle proposera « au prochain Conseil de Paris la création d’une commission intégrant des conseillers de Paris de toutes les formations politiques pour définir les conditions dans lesquelles, malgré le petit nombre de places disponibles, nous pourrions accueillir exceptionnellement à Paris la sépulture de personnalités qui n’y résidaient pas administrativement ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’organisation britannique est plongée dans un scandale impliquant des employés accusés d’avoir eu recours à des prostituées lors d’une mission à Haïti en 2010.
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Scandale sexuel : Oxfam présente ses excuses aux autorités haïtiennes

L’organisation britannique est plongée dans un scandale impliquant des employés accusés d’avoir eu recours à des prostituées lors d’une mission à Haïti en 2010.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 21h02
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 21h12
   





                        



   


Englué, Oxfam s’excuse. Lundi 19 février, une délégation de l’organisation britannique a présenté directement les excuses de l’ONG aux autorités haïtiennes.
Depuis plusieurs semaines l’organisation est plongée dans un scandale impliquant des employés accusés d’avoir eu recours à des prostituées mais aussi de harcèlement et d’intimidation lors d’une mission à Haïti en 2010. « Nous sommes venus ici pour partager le rapport [interne de l’ONG] avec le ministre [de la planification et de la coopération externe] et pour exprimer notre honte et nos excuses au gouvernement haïtien et à la population haïtienne pour ce qu’il s’est passé », a déclaré Simon Ticehurst, directeur régional d’Oxfam pour l’Amérique latine et les Caraïbes.
Pendant plus de deux heures, des responsables de l’organisation ont répondu aux questions du ministre de la coopération extérieure, Aviol Fleurant, qui les avait convoqués pour une première audience solennelle. « On va maintenant solliciter des rapports de toutes sortes, audits, rapports financiers, dans un souci de reddition de comptes », a fait savoir M. Fleurant, à l’issue de la rencontre. « Le cas échéant, on entendra à nouveau le directeur régional aux fins utiles de droit et pour le bien de la République », a-t-il précisé.

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                « C’est aux Haïtiens qu’Oxfam doit rendre compte »



Le 9 février, le quotidien britannique The Times révélait que certains collaborateurs d’Oxfam, l’une des plus importantes organisations non gouvernementales (ONG) mondiales de lutte contre la pauvreté, ont eu recours à des prostituées locales, alors qu’ils étaient en mission à Haïti après le tremblement de terre de 2010.
Rapport interne
Quatre employés ont été licenciés et trois autres ont démissionné avant même la fin de l’enquête interne lancée en 2011, avait assuré la semaine dernière l’ONG, qui a rendu public son rapport d’enquête interne, lundi. Dans ce rapport l’ancien directeur d’Oxfam en Haïti, Roland van Hauwermeiren, avait notamment admis avoir eu des rapports avec des prostituées à son domicile haïtien, qui était financé par Oxfam.
Des comptes rendus internes avaient été envoyés à Londres au moment des faits, mais les services judiciaires haïtiens n’ont découvert le scandale que grâce aux révélations dans la presse il y a une dizaine de jours.
« Les autorités haïtiennes et la justice haïtienne n’ont jamais été informées de ces crimes commis dans les locaux de l’institution. Est-ce une obstruction à la justice ? C’est encore un point d’interrogation », a souligné M. Fleurant.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Lors de l’hommage national aux Invalides le 5 juillet 2017, Emmanuel Macron avait annoncé que l’ancienne ministre de la santé et rescapée de la Shoah reposerait au Panthéon avec son époux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
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Simone Veil entrera au Panthéon le 1er juillet

Lors de l’hommage national aux Invalides le 5 juillet 2017, Emmanuel Macron avait annoncé que l’ancienne ministre de la santé et rescapée de la Shoah reposerait au Panthéon avec son époux.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h59
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 07h46
   





                        



   


Simone Veil entrera au Panthéon le 1er juillet, a annoncé l’Elysée, lundi 19 février. Elle sera alors la cinquième femme à reposer au Panthéon et elle reposera au côté de son époux Antoine, disparu en 2013. L’ancienne ministre de la santé et ex-présidente du Parlement européen est morte le 30 juin 2017, à l’âge de 89 ans.

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          Simone Veil reposera avec son époux au Panthéon



Rescapée de la Shoah, elle fut l’une des rares femmes engagées en politique dans les années 1970, qui la virent œuvrer à la légalisation de l’avortement en France. Membre du Conseil constitutionnel puis de l’Académie française, Simone Veil a inspiré le respect de la classe politique, jusque chez ses adversaires.

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                Simone Veil, les fils de la mémoire



« Remerciement du peuple français »
L’annonce de son entrée au Panthéon avait été faite, le 5 juillet, par Emmanuel Macron en conclusion de son éloge funèbre à Mme Veil, lors de l’hommage national qui s’était tenu dans la cour d’honneur des Invalides. Une décision prise, « en accord avec sa famille », afin de témoigner de « l’immense remerciement du peuple français à l’un de ses enfants tant aimés, dont l’exemple, lui, ne nous quittera jamais », avait alors déclaré le chef de l’Etat.
M. Macron avait notamment salué les « combats du siècle » dernier menés par Simone Veil, dont la « bataille » en faveur de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse en 1974 ou encore son « combat pour l’Europe », « elle qui fut la première présidente du Parlement européen ».
Une personnalité qui entre au Panthéon se doit d’être exemplaire et d’incarner les idéaux de la République.
Féminiser le Panthéon
A plusieurs égards, le profil de cette femme politique, qui a marqué l’histoire de la deuxième moitié du XXe siècle, correspond aux valeurs prônées par le président Emmanuel Macron : « Simone Veil n’est ni de droite ni de gauche, puisqu’elle a été ministre centriste, c’est une européenne convaincue, une ancienne déportée et une combattante pour l’IVG, qui marque une étape dans le droit des femmes. Alors qu’on se rapproche de la commémoration de la loi Neuwirth de 1967 sur la contraception, on peut imaginer une continuité avec le mariage pour tous et la procréation médicalement assistée », estimait l’historien Patrick Garcia.
Parmi les 80 « panthéonisés » figurent des politiques, des écrivains, des scientifiques, quelques religieux et beaucoup de militaires. Si quatre femmes y reposent pour l’instant, un rapport public de 2013 préconise de féminiser le Panthéon.
Sophie Berthelot, distinguée « en hommage à sa vertu conjugale », y est enterrée avec son mari le chimiste et homme politique Marcelin Berthelot en 1907, car le couple ne souhaitait pas être séparé dans la mort. Les cendres de Marie Curie y ont été transférées en 1995 avec celles de son époux Pierre, avec qui elle partage le prix Nobel de physique. En 2015, elles ont été rejointes par Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Alors que le gouvernement avait promis une hausse du pouvoir d’achat, la hausse de la CSG ou du tabac donnent une impression contraire à l’opinion.
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Comment le pouvoir d’achat est-il calculé ?

Alors que le gouvernement avait promis une hausse du pouvoir d’achat, la hausse de la CSG ou du tabac donnent une impression contraire à l’opinion.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h36
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Pour le gouvernement, le pouvoir d’achat augmentera en 2018 sous l’effet de baisses de cotisations salariales et d’impôts. L’opposition estime au contraire qu’il va diminuer en raison de la hausse de la CSG, du diesel et du tabac. S’il est difficile de trancher de manière définitive tant les paramètres sont nombreux et dépendant de la situation de chacun, le débat remet en lumière la notion complexe de « pouvoir d’achat ». Quels critères sont-ils utilisés pour mesurer sont évolution ?

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A priori, l’équation est simple : le pouvoir d’achat, c’est la quantité de biens et services que l’on peut consommer avec l’argent dont on dispose. Il dépend donc de deux facteurs :
le revenu disponible, qui peut être augmenté ou baissé par des mesures fiscales ;le niveau des prix, qui évolue aussi dans le temps (inflation ou déflation).
Mais ces indicateurs présentent des biais de calcul ou de perception, comme le montrent les explications de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE).

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                Pouvoir d’achat : comment les prix ont-ils évolué sur les produits de la vie courante ?



Comment mesurer l’argent dont on dispose ?
Le revenu brut disponible (RBD) correspond :
aux salaires ou revenus d’activité et du patrimoine (intérêts, dividendes) ;auxquels s’ajoutent les prestations sociales (retraites, indemnités chômage, allocations familiales) ;dont on déduit les cotisations sociales et les impôts directs : CSG, CRDS, taxe d’habitation, impôt sur le revenu.
Dans les grandes lignes, il s’agit du flux d’argent qui arrive chaque mois sur le compte courant des ménages. Mais cet indicateur a été créé pour la comptabilité nationale, afin de mesurer le produit intérieur brut (PIB) du pays, et ne correspond pas entièrement à la comptabilité des individus, ce qui aboutit à des décalages de perception.
Les limites de cet indicateur
Les évolutions démographiques. Le revenu brut disponible est calculé sur l’ensemble des ménages. Mais la population est en hausse et le nombre de ménages s’accroît encore plus rapidement, par la tendance générale à la décohabitation, ce qui réduit la part du gâteau. Il est plus intéressant d’étudier le niveau de vie, qui est le revenu par « unité de consommation », calculée selon la composition du ménage : une personne seule correspond à une unité, la deuxième à 0,5 et un enfant à 0,3.
Les revenus et loyers « imputés ». Un locataire qui verse un loyer à son propriétaire fait circuler de l’argent décompté dans le PIB. Mais pour les propriétaires qui occupent leur propre logement, un loyer fictif est simulé dans le revenu brut disponible. Il s’agit d’un « revenu imputé ». C’est aussi le cas pour les assurances ou les services d’intermédiation financière des banques. Au total, cela constitue 16 % du revenu brut disponible des ménages, selon une étude de l’Insee sur le pouvoir d’achat datant de 2007. En revanche, comme ces revenus imputés évoluent en même temps que le reste des prix, ils n’ont pas une influence considérable sur le pouvoir d’achat.
Les emprunts immobiliers. En comptabilité nationale, l’achat d’un logement n’est pas considéré comme une dépense courante mais comme un investissement. Dans le revenu brut disponible, le remboursement du capital d’un emprunt immobilier n’est pas compté, puisqu’il contribue à constituer un patrimoine, alors que les intérêts des emprunts, eux, sont considérés comme des dépenses. Pour un ménage, il s’agit pourtant d’une somme globale qui constitue une charge mensuelle importante et non évitable.
Les prestations gratuites. Certains services gratuits ou en nature ne sont pas intégrés dans le revenu brut des ménages, par exemple l’éducation – qui pourrait être payante dans un autre pays. Ils sont pris en compte dans un autre indicateur, le revenu disponible ajusté, moins souvent utilisé.
Comment savoir combien on dépense ?
L’indice des prix à la consommation (IPC) est publié par l’Insee, qui relève chaque mois les prix de 160 000 produits sur tout le territoire et ajoute 40 000 tarifs de services (transport, énergie…) collectés auprès d’organismes régionaux ou nationaux. Il tient compte des soldes et promotions. Le calcul est réalisé en suivant une méthode internationale et la répartition par poste de dépenses (alimentation, services…) est actualisée chaque année.
L’IPC, qui mesure l’inflation, sert de base pour revaloriser les pensions alimentaires, le SMIC, les retraites ou les loyers.
Les limites de cet indicateur
Des profils hétérogènes. Le « panier de produits » choisi par l’Insee constitue une moyenne, qui peut fortement varier selon le niveau socio-économique et les habitudes de consommation : étudiants, couples ou retraités, urbains ou ruraux, automobilistes ou non, propriétaires ou locataires, fumeur ou non-fumeur… Les études du Crédoc montrent bien la diversité des types de consommateurs.
L’Insee a créé en 2007 un indice personnalisable en fonction des postes de dépenses (avec ou sans voiture, selon le mode de chauffage…) et publie un indice des prix avec ou sans tabac.
La sous-estimation du logement. L’achat d’un logement étant considéré comme un investissement, il n’entre pas dans l’indice des prix. Seuls les loyers des locataires y sont intégrés, ce qui réduit artificiellement le poids de ce poste à 6 % dans le panier de l’Insee – un chiffre bien loin de la réalité perçue par les ménages, pour qui le logement constitue souvent la première dépense.
Les biais de perception. Les consommateurs remarquent davantage la hausse des prix de produits qu’ils achètent fréquemment, comme l’alimentation, les cigarettes, l’essence, ou de certains achats comme les fournitures scolaires, qui ont une portée symbolique. Les soldes, promotions ou offres low cost peuvent aussi brouiller le « vrai prix » des objets et services.
L’effet qualité. Des produits récents plus sophistiqués remplacent en permanence leur équivalent ancien, en faisant augmenter les prix. Cette montée en gamme imposée aux consommateurs peut expliquer 0,3 % de la hausse des prix, selon une étude de l’Insee de 2004.
Les dépenses contraintes. Une grande partie des dépenses (remboursement de crédits, chauffage, télécoms, banques et assurance…) ne sont pas renégociables à court terme : elles sont « préengagées » ou contraintes. Ces dépenses, qui ont doublé en cinquante ans, représentent désormais plus d’un tiers du budget des ménages. Le reste correspond au pouvoir d’achat « arbitrable », c’est-à-dire les dépenses sur lesquelles les consommateurs ont le sentiment de prendre des décisions.


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Les dépenses "pré-engagées" (loyer, chauffage, télécom, banque) ont plus que doublé en soixante ans
Part des revenus consacrés à des dépenses peu négociables à court terme (abonnement, facture mensuelle) dans le revenu brut disponible des ménages français depuis 1959

Source : Insee



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Pouvoir d’achat et inégalités sociales
Les décisions du gouvernement Philippe affectent le revenu disponible des ménages, par la fiscalité directe (hausse de la CSG, réforme de l’impôt sur la fortune, taxe d’habitation), les niveaux de cotisations et prestations sociales (comme les aides au logement ou allocations familiales) ou la fiscalité indirecte sur certains produits très taxés, comme le tabac ou l’essence.
Une hausse du prix du tabac, ou la baisse de 5 euros des aides au logement, peuvent avoir des effets très importants en termes de perte ressentie de pouvoir d’achat pour les ménages les plus modestes, comme les bénéficiaires des minima sociaux, qui consacraient 42 % de leurs revenus à des dépenses contraintes en 2012 (contre 34 % en moyenne nationale), selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

        Lire aussi :
         

                Comment la hausse du prix du tabac pèse sur les prévisions de pouvoir d’achat






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Les mécanismes d’apprentissage sont décrits de plus en plus finement par les sciences. Comment transposer ces enseignements en classe ? C’est l’un des objectifs du Conseil scientifique de l’éducation nationale.
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Les sciences cognitives à l’épreuve de la classe

Les mécanismes d’apprentissage sont décrits de plus en plus finement par les sciences. Comment transposer ces enseignements en classe ? C’est l’un des objectifs du Conseil scientifique de l’éducation nationale.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 16h23
    |

            Hervé Morin, 
Nathaniel Herzberg et 
David Larousserie








                        



                                


                            
« On se frotte à la complexité : passer du laboratoire à la salle de classe est une épreuve absolument redoutable pour le chercheur. » Ce constat sans fard a été dressé par Stanislas Dehaene, professeur de psychologie expérimentale au Collège de France, le 1er février, lors du premier colloque du Conseil scientifique de l’éducation nationale, qu’il préside.
Ce conseil consultatif, installé début janvier par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a pour objectif de faire des recommandations « pour aider notre institution et les professeurs à mieux saisir les mécanismes d’apprentissage des élèves et ainsi mieux ­répondre à la diversité de leurs profils », a indiqué celui-ci. « Les travaux du Conseil doivent nous permettre de dépasser des clivages qui ont pu parfois paralyser l’école », a aussi souhaité le ministre.
Cette nouvelle instance a suscité des réactions contrastées. La forte présence de neuroscientifiques en son sein (6 sur 21) a parfois pu être interprétée comme une manifestation de l’impérialisme des sciences « dures » dans le champ très ­diversifié des disciplines concourant à la pédagogie : didactique, psychologie du développement, sociologie, etc. Le premier colloque du Conseil a plutôt été une démonstration de modestie, ­notamment de la part des neurosciences, tant il en ressortait que, du laboratoire à la classe, le chemin pouvait être semé d’embûches.
De leur côté, le ­député (LRM) et mathématicien Cédric Villani et l’inspecteur général de l’éducation nationale Charles Torossian ont avancé des propositions plus ­générales, lundi 12 février, pour redresser le niveau en mathématiques des jeunes Français, en chute libre dans les classements internationaux. Ces dernières ont suscité elles aussi des questions sur leur application dans le système scolaire hexagonal.

Stanislas Dehaene le reconnaît lui-même : si l’imagerie est un outil précieux pour décrypter les...




                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Education : « Très peu d’expériences sont réalisées en France »

Pour Esther Duflo, professeur au MIT, ce qui « marche en laboratoire ne marche pas forcément sur le terrain ». Mais se priver des sciences cognitives « serait une énorme perte ».



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 10h06
    |

                            Florence Rosier (propos recueillis par)








                        



                                


                            
Esther Duflo est professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Etats-Unis), où elle occupe la chaire « Abdul Latif Jameel » sur la réduction de la pauvreté et l’économie du développement. De 2000 à 2015, elle a piloté une expérimentation pédagogique inédite en Inde : elle a montré comment un programme de soutien scolaire pouvait rester efficace, même une fois déployé à très grande échelle.
Vous avez coordonné la généralisation d’un programme de soutien scolaire en Inde. De quoi s’agit-il ?
Cette aventure est née d’une initiative de terrain. En 2000, une ONG indienne militant pour les droits des enfants défavorisés, Pratham, est venue nous trouver. En Inde, presque tous les enfants sont scolarisés, mais ils apprennent très peu de choses. Cette ONG avait déjà mis au point un programme de remédiation fondé sur des outils interactifs, pour une remise à niveau des compétences de lecture et de maths. Dans ce programme, les enfants sont suivis dans de petits groupes non pas de même âge mais de même niveau, par de jeunes femmes bénévoles. Ce programme, Teaching at the Right Level (TaRL), était efficace à l’échelle locale. Pratham nous a demandé de l’aider à le déployer à grande échelle.
Comment avez-vous transformé l’essai en succès ?
Une première étape a consisté à démontrer la faisabilité du programme sur 320 écoles dans deux villes et en milieu rural. Proposée hors du temps scolaire, cette intervention a été très efficace sur les enfants qui la suivaient, mais la participation n’était que de 10 %. Comment la développer au niveau du CE2/CM1 ? En 2008-2010, le programme a été introduit à très grande échelle dans le système éducatif, après l’accord de plusieurs Etats indiens et une formation des enseignants.
Seul un petit groupe contrôle ne suivait pas ce soutien scolaire, dans les écoles concernées. Verdict : cela n’a pas marché ! Pourquoi ? Parce que les enseignants n’y avaient pas recours :...




                        

                        

