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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La sortie de Londres de l’Union européenne pourrait poser autant de problèmes aux autres Etats membres qu’au Royaume-Uni lui-même, explique l’économiste Nicolas-Jean Brehon dans une tribune au « Monde ».
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« Les mauvaises surprises du Brexit pour les Vingt-Sept »

La sortie de Londres de l’Union européenne pourrait poser autant de problèmes aux autres Etats membres qu’au Royaume-Uni lui-même, explique l’économiste Nicolas-Jean Brehon dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    20.02.2018 à 15h59
    |

                            Nicolas-Jean Brehon (Enseignant à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Tribune. Beaucoup d’Européens voient la sortie prochaine du Royaume-Uni sans déplaisir. La Grande-Bretagne était un partenaire trop singulier. Sans elle, l’Union européenne (UE) va pouvoir avancer plus vite et plus loin. Sans doute. Mais pas tout de suite. Et le Brexit pourrait bien s’accompagner de mauvaises surprises pour les Vingt-Sept.
Certes, les difficultés pratiques sont bien appréhendées par les intéressés. L’impact le plus connu concerne l’accès au marché du travail britannique. En toute logique, les citoyens européens auront le même régime que les non-Européens : carte de résidence, renouvellement des contrats de travail sous conditions, renchérissement des frais de scolarité (aujourd’hui, les Européens bénéficient de tarifs privilégiés)…
Mais, chaque mois, les Européens découvrent de nouveaux sujets de préoccupation. La pêche par exemple. Les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques se plaignent des razzias des bateaux britanniques en baie de Seine, mais des flottes de bateaux français vont pêcher dans ce qui sera les futures eaux seulement britanniques.
Conséquences budgétaires niées
Erasmus ensuite. Certes, la destination préférée des étudiants européens est l’Espagne, mais la Grande-Bretagne est la destination préférée des étudiants français (1/3 des cas), des stages en entreprise et des enseignants (1/3 des mobilités des enseignants européens).
La recherche aussi. Les Britanniques sont les premiers bénéficiaires des crédits de recherche européens (18,2 % contre 8,7 % pour la France) et, surtout, les premiers coordinateurs ou chefs de file : 20 % des projets sont coordonnés par les Britanniques. Qui va assumer ce rôle difficile lorsqu’il s’agit de faire travailler ensemble cinq ou six unités de pays différents ? Les Allemands ou les Hollandais, peut-être, mais certainement pas les Français (3e bénéficiaire des fonds, 9e coordinateur !).
Les conséquences budgétaires sont, elles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Ces trois personnes ont été arrêtées mardi dans le Gard et le Tarn.
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Enquête sur l’attentat de Barcelone : trois arrestations en France

Ces trois personnes ont été arrêtées mardi dans le Gard et le Tarn.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 16h14
   





                        



   


Le ministère de l’intérieur espagnol a annoncé l’arrestation, mardi 20 février, de trois personnes pour leurs liens avec Driss Oukabir, membre présumé de la cellule qui avait commis les attentats de Barcelone et de Cambrils, en Catalogne, les 16 et 17 août 2017.
M. Oukabir est mis en examen en Espagne pour appartenance à une organisation terroriste et assassinats.
Information judiciaire
Ces trois personnes ont été arrêtées, à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, et à Albi, dans le Tarn, lors d’une opération menée conjointement avec la police française ayant aussi débouché sur des perquisitions, a précisé le ministère dans un communiqué. Il n’existe « pas d’éléments à ce stade qui attestent d’une participation aux attentats » commis en Espagne, a précisé une source proche du dossier.
A la suite de l’enquête préliminaire ouverte après ces attentats, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 31 janvier 2018 des chefs de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle.
Liens avec Driss Oukabir
Les papiers de Driss Oukabir avaient servi à louer la camionnette utilisée lors de l’attentat sur les Ramblas de Barcelone. Il avait dans un premier temps assuré que son frère lui avait pris ses papiers pour la louer avant d’affirmer qu’il rendait service aux amis de son frère pour « un déménagement », sans pouvoir préciser où il devait avoir lieu. Le conducteur, Younes Abouyaaqoub, avait été tué le 21 août par la police.

        Lire :
         

          Barcelone : l’auteur de l’attentat tué par la police après quatre jours de cavale



Driss Oukabir, un Marocain ayant grandi en Catalogne, est le grand frère de Moussa, 17 ans, un des membres présumés de la cellule qui avait organisé ces attentats le 17 août à Barcelone (15 morts et une centaine de blessés), puis dans la nuit du 17 au 18 dans la station balnéaire de Cambrils (1 mort). Moussa Oukabir et quatre autres jeunes avaient été tués par la police pendant l’attaque à la voiture-bélier perpétrée à Cambrils.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ L’ONG britannique enquête sur 26 nouveaux cas a déclaré devant les membres d’une commission parlementaire britannique le directeur général d’Oxfam, Mark Goldring.
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Oxfam enquête sur de nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés

L’ONG britannique enquête sur 26 nouveaux cas a déclaré devant les membres d’une commission parlementaire britannique le directeur général d’Oxfam, Mark Goldring.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h13
   





                        



   


L’organisation non gouvernementale britannique Oxfam enquête sur 26 nouveaux cas de comportements sexuels inappropriés, a annoncé, mardi 20 février, le directeur général de l’ONG, Mark Goldring.
Seize de ces 26 cas concernent les programmes internationaux de l’ONG, et se rapportent à « des événements récents comme d’autres historiquement plus anciens », a-t-il précisé devant les membres d’une commission parlementaire britannique. « Nous voulons vraiment que les gens se manifestent », a dit Mark Goldring, qui précise que des enquêtes pourraient de nouveau être menées sur certaines affaires anciennes.
Le directeur général d’Oxfam s’est excusé au nom de l’ONG pour son traitement des abus commis en Haïti et en son nom, pour des déclarations perçues comme des tentatives de minorer les faits. « Je suis désolé, nous sommes désolés, pour les dommages qu’Oxfam a causés », a-t-il dit.
Mark Goldring a ajouté que quelque 7 000 donateurs particuliers avaient cessé de financer l’organisation non gouvernementale britannique depuis que le scandale a éclaté. L’ONG a accepté de ne plus demander de contribution financière au gouvernement britannique tant que celui-ci ne serait pas satisfait des normes en matière d’éthique de l’organisation caritative.

        Lire nos explications :
         

          En quoi consiste l’aide publique britannique au développement ?



Rapport au gouvernement haïtien
Un rapport interne de l’ONG, remis au gouvernement haïtien, a dévoilé les nombreux abus de la mission humanitaire déployée en Haïti après le séisme meurtrier de 2010. Un responsable y reconnaît avoir payé des prostituées, d’autres employés sont accusés de harcèlement et d’intimidation, et un témoin a été menacé physiquement.
Sept employés d’Oxfam en Haïti ont quitté l’ONG dans le cadre de l’enquête. Outre le recours à des prostituées, certains étaient également mis en cause pour harcèlement et intimidation envers d’autres membres du personnel notamment.
Quatre ont été licenciés pour « faute grave », tandis que trois ont démissionné, dont l’ancien directeur d’Oxfam en Haïti, le Belge Roland van Hauwermeiren, auquel il a été proposé un « départ digne, à condition qu’il coopère pleinement avec le reste de l’enquête ».

        Lire la tribune :
         

          « C’est aux Haïtiens qu’Oxfam doit rendre compte »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Face au mécontentement des étudiants, qui finissent leur cursus endettés, les travaillistes, eux, veulent rétablir la gratuité des études.
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Theresa May veut aménager le système des droits d’inscription à l’université

Face au mécontentement des étudiants, qui finissent leur cursus endettés, les travaillistes, eux, veulent rétablir la gratuité des études.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 13h27
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Six ans après une réforme très contestée, les universités britanniques comptent parmi « les meilleures », mais aussi « les plus chères du monde », a reconnu Theresa May en lançant, lundi 19 février, une réflexion destinée à répondre au mécontentement croissant des étudiants. La première ministre a confié à Philip Augur, ancien financier de la City, la tâche de faire des propositions, d’ici à un an, en vue d’un aménagement au système actuel, mais en conservant le principe des universités payantes.
En 2012, en dépit de manifestations, le gouvernement de coalition conservateurs libéraux democrates avait fait passer de 3 600 à 9 000 livres (10 160 euros) les droits d’inscription annuels à l’université. Ils ont récemment été augmentés pour atteindre 9 250 livres. La réforme n’a pas produit tous les effets néfastes que ses adversaires redoutaient : le nombre d’étudiants – 650 000 inscriptions en 2017 – a continué d’augmenter, y compris ceux issus de familles défavorisées, et les universités sont devenues prospères.
Mais le nouveau mode de financement, basé sur un système de prêt que les étudiants ne doivent rembourser qu’après avoir obtenu un emploi leur rapportant plus de 25 000 livres par an (2 350 euros par mois), a fait gonfler le montant des dettes.
Le diplômé moyen termine ses études avec 50 000 livres à rembourser (56 400 euros), et même 57 000 s’il est de famille défavorisée. Car non seulement les bourses pour aider les étudiants de milieu modeste à se loger et à vivre ont été remplacées par des prêts, mais le taux d’intérêt exigé lors des remboursements, lié au taux d’inflation lui-même gonflé par le Brexit, atteint aujourd’hui 6,1 %, un niveau largement supérieur à celui du marché.
« Notre but est un système de financement qui offre un bon rapport qualité/prix pour les diplômés et pour les contribuables », explique Theresa May, la première ministre
Le système actuel « fait supporter aux étudiants issus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le pays a renoué avec la croissance en 2017 et a réussi un premier retour sur les marchés. Mais 40 % des jeunes actifs sont toujours au chômage, l’investissement est en berne, et le secteur bancaire reste plombé par les créances douteuses.
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L’économie grecque est toujours convalescente

Le pays a renoué avec la croissance en 2017 et a réussi un premier retour sur les marchés. Mais 40 % des jeunes actifs sont toujours au chômage, l’investissement est en berne, et le secteur bancaire reste plombé par les créances douteuses.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 12h15
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Alors qu’Athènes se prépare à sortir du troisième plan d’aide européen, l’économie hellène voit-elle enfin le bout du tunnel ? Un peu. Mais la route sera encore longue. « Beaucoup d’indicateurs sont repassés au vert, un certain optimisme est de retour, mais les fragilités restent immenses », résume Yannis Koutsomitis, économiste indépendant à Athènes.
Côté bonnes nouvelles, le pays a renoué avec un niveau de croissance inédit depuis neuf ans. Selon les prévisions de la Commission européenne, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,6 % en 2017, après s’être contracté de 0,2 % en 2016 et de 0,3 % en 2015. Cette année, il devrait croître de 2,5 %, comme en 2019.
Ces chiffres encourageants ont convaincu les agences de notation Standard & Poor’s, en janvier, puis Fitch, en février, de relever de « B – » à « B » la note de la dette publique grecque, qui culmine à 180 % du PIB. Si les obligations hellènes sont toujours classées en catégorie spéculative, les analystes de Fitch estiment que la viabilité de la dette va s’améliorer grâce au retour de la croissance et au recul du risque politique.
En outre, le pays a réussi un premier retour – prudent et encadré – sur les marchés. Après deux premières incursions l’an passé, il a emprunté sans difficulté 3 milliards d’euros à sept ans, à un taux de 3,5 %, jeudi 8 février. Et ce, en pleine semaine de tempête boursière. « Nous avons prouvé que nous sommes capables de lever de l’argent, et de le faire dans des conditions idéales », s’est réjoui le ministre des finances Euclide Tsakalotos.
Emigration massive des jeunes diplômés
Les séquelles de la crise, durant laquelle le quart du PIB grec est parti en fumée, restent néanmoins profondes. Sans allégement, la dette publique est peu soutenable à long terme. Si le pays profite de la reprise européenne et de la bonne tenue de son secteur touristique, l’investissement des entreprises reste en berne. Au troisième trimestre 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Alors que Bruxelles va donner son accord pour un nouveau prêt, les créanciers commencent à discuter de la fin des aides financières.
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Après huit ans d’austérité, la Grèce entrevoit la sortie de crise

Alors que Bruxelles va donner son accord pour un nouveau prêt, les créanciers commencent à discuter de la fin des aides financières.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 12h15
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Après huit longues années d’austérité, la Grèce voit enfin le bout du tunnel. Lundi 19 février, les ministres des finances de l’eurozone réunis à Bruxelles ont confirmé que le pays « cochait » presque toutes les cases pour recevoir une nouvelle tranche de prêts, de 5,7 milliards d’euros de la part de ses créanciers internationaux, le Mécanisme européen de stabilité (MES), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).
Ce prêt devrait être versé dans les prochaines semaines, après qu’Athènes aura achevé la privatisation d’un aéroport et la mise en place d’un système d’enchères électroniques pour vendre plus rapidement les biens immobiliers saisis. Ce sont les deux dernières mesures qu’exigent ses prêteurs, la Grèce ayant déjà adopté 108 autres réformes ces derniers mois.
Mais l’essentiel n’est plus là, ni pour les Européens ni pour les Grecs. Décidé dans la douleur en août 2015, le troisième plan d’aide au pays (86 milliards d’euros de prêts) s’achève théoriquement le 20 août prochain. Et comme personne, ni à Bruxelles ni à Athènes, ne veut entendre parler d’un quatrième plan (alors que les deux premiers, en 2010 et 2011 totalisent la somme astronomique de 260 milliards d’euros), les ministres travaillent déjà au meilleur moyen d’aider la Grèce à voler enfin de ses propres ailes.
Allégements
Il s’agit qu’elle puisse se financer seule sur les marchés comme les autres pays de l’Union. C’est une priorité pour la Commission Juncker, qui achèvera son mandat fin 2019. L’institution a beaucoup bataillé pour éviter un « Grexit » et veut finir en beauté, sur un « succès grec ».
Il y a d’abord la question de la dette publique, toujours très élevée (autour de 177 % de son produit intérieur brut pour 2018). Le gouvernement d’Alexis Tsipras réclame une réduction de ce fardeau depuis sa prise de fonctions en janvier 2015. Il n’a jamais été question pour les créanciers publics d’Athènes d’accepter un effacement pur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Selon le service d’asile grec, 1 827 Turcs ont demandé l’asile en 2017, dix fois plus qu’en 2016.
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La Grèce redevient une terre d’asile pour les Turcs fuyant la répression du régime d’Ankara

Selon le service d’asile grec, 1 827 Turcs ont demandé l’asile en 2017, dix fois plus qu’en 2016.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 12h11
   





                        



   


Dix-sept ressortissants turcs, dont quatre femmes et six enfants, ont demandé l’asile en Grèce après avoir fui la Turquie en bateau et gagné une île de la mer Egée. Ils ont débarqué lundi sur la petite île d’Oinousses, située au large du port turc de Cesme. Ils ont été conduits à bord d’un patrouilleur des garde-côtes grecs sur l’île proche de Chios, pour y être enregistrés, a fait savoir la police portuaire, mardi 20 février.
Selon le portail local d’information Politischios, il s’agit de familles de fonctionnaires et de magistrats. De son côté, le service d’asile grec signale que 1 827 Turcs ont formulé des demandes auprès de lui en 2017, dix fois plus qu’en 2016. Maria Stavropoulou, ex-directrice de l’organisme confirmait, dimanche 11 février, dans un entretien au quotidien grec Kathimerini, l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile turcs arrivés en Grèce après le coup d’Etat manqué au pays voisin en juillet 2016. Dans l’UE, seule l’Allemagne a enregistré plus de demandes pour cette période, de même source.
Comme dans les années 1980 et 1990 où affluaient des militants de gauche et kurdes, la Grèce est redevenue une terre d’asile pour les Turcs fuyant la répression orchestrée par le régime d’Ankara à la suite du coup d’Etat manqué de juillet 2016.
Les relations entre Athènes et Ankara sont affectées en outre depuis des mois par le refus grec d’extrader huit officiers turcs ayant fui en hélicoptère en Grèce au lendemain de cette tentative de coup d’Etat.
La presse grecque a affirmé la semaine dernière que trois personnes mortes le 13 février en tentant de franchir clandestinement le fleuve séparant la Grèce de la Turquie à leur frontière terrestre étaient des candidats à l’asile. L’agence de presse turque étatique, Anadolu, avait fait part de la mort de deux jeunes garçons et d’une femme, mais sans précision sur leur identité.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ L’embellie économique s’accompagne, un peu partout, d’une montée des revendications salariales. Mais dans plusieurs pays, les responsables politiques sont parfois obligés de s’en mêler.
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En Espagne et au Japon, la modestie des augmentations salariales a contraint l’exécutif à intervenir

L’embellie économique s’accompagne, un peu partout, d’une montée des revendications salariales. Mais dans plusieurs pays, les responsables politiques sont parfois obligés de s’en mêler.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 12h02
   





                        



                                


                            

Des salariés de l’industrie allemande, qui viennent de décrocher 4,3 % d’augmentation, aux fonctionnaires slovènes, qui en sont à leur quatrième grève en un mois, l’embellie économique s’accompagne, un peu partout, d’une montée des revendications salariales. Même si, dans plusieurs pays, le lien entre emploi et salaires n’est plus ce qu’il était avant la crise, contraignant parfois les responsables politiques à s’impliquer…
Espagne
Les salaires ont baissé de 7,6 % entre 2009 et 2014, selon les syndicats espagnols, les rémunérations ne décollent guère, malgré la reprise. L’Institut national de la statistique (INE) a fait état d’une baisse de 0,8 % du salaire moyen en 2016, alors que les bénéfices des entreprises explosent. Les économistes expliquent cette situation par la précarité de l’emploi et un taux de chômage élevé, à 16 %.
Après avoir demandé en vain, l’an dernier, au patronat de faire en sorte que les salaires suivent la courbe ascendante de la croissance, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a pris le taureau par les cornes. Et augmenté le salaire minimum de 8 %, le 1er janvier 2017, puis de 4 %, un an plus tard. Le premier ministre a même promis de le porter de 858,55 euros par mois à 990 euros en 2020. A condition que le PIB progresse de plus de 2,5 % par an et que l’économie crée plus de 450 000 emplois par an d’ici là. Les syndicats jugent l’objectif plausible.
Royaume-Uni
Après une décennie de stagnation du pouvoir d’achat – il reste 3 points en dessous de son pic de 2008 –, la banque d’Angleterre commence à croire à un retournement. « Il y a des signes de croissance des salaires », estimait son rapport trimestriel du 7 février. La hausse atteint 2,5 % sur un an, contre 2 % un an plus tôt. Mais elle reste inférieure à l’inflation (3 %). Si cette tendance se confirme, cela mettrait fin à des années d’étrange faiblesse des salaires dans un pays où le chômage est à 4,3 % et le taux d’emploi à 75,3 %.
Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Selon l’avis du Conseil d’Etat, la France n’avait pas besoin d’un nouveau projet deux ans après la promulgation de la précédente loi.
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Projet de loi asile : un texte qui fait quasiment l’unanimité contre lui

Selon l’avis du Conseil d’Etat, la France n’avait pas besoin d’un nouveau projet deux ans après la promulgation de la précédente loi.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 12h06
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

C’est devenu la « loi Collomb ». Officiellement baptisé projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », le texte qui doit remplacer la loi du 7 mars 2016 doit être présenté en conseil des ministres mercredi 21 février, traînant dans son sillage une large vague d’émotion et protestations contre ses 38 articles qui visent à resserrer la procédure d’asile et améliorer les éloignements. A ceux qui estimaient qu’il ne manquait qu’une réserve du très sage Conseil d’Etat pour couronner le tout… La voilà.
Issu de la séance du 15 février, l’avis non public, que Le Monde s’est procuré, montre que le juge administratif suprême remet en cause l’opportunité même d’un nouveau texte à peine deux ans après la promulgation de la précédente loi. Les juges regrettent en effet que le projet « ne peut même pas s’appuyer sur une année entière d’exécution de certaines des mesures issues de la loi du 7 mars 2016 qu’avait précédée la loi du 29 juillet 2015 » et déplorent que « s’emparer d’un sujet aussi complexe à d’aussi brefs intervalles rend la tâche des services chargés de leur exécution plus difficile, diminue sensiblement la lisibilité du dispositif ».

Non seulement le projet de loi Collomb est prématuré, mais son contenu ne satisfait pas tout à fait aux exigences de l’instance administrative qui « aurait souhaité trouver dans le contenu du texte (…) le reflet d’une stratégie publique éclairée par l’exacte mesure des défis à relever et sur des choix structurants orientant les services publics vers un exercice plus efficace de leur mission ». Dimension qui fait défaut, comme la simplification escomptée du droit des étrangers, « à laquelle le projet de loi, loin de remédier, ne fait qu’ajouter des couches supplémentaires », note le Conseil.
« Surjouée par le gouvernement »
Si le compte n’y est vraiment pas pour cette instance administrative qui a vocation à éclairer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Au centre de rétention administrative de Vincennes, sur 4085 personnes, près d’une sur deux sera remise dans un avion vers son pays d’origine.
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« Est-ce normal que je sois dans ce centre de rétention alors que je vis en France depuis dix ans ? »

Au centre de rétention administrative de Vincennes, sur 4085 personnes, près d’une sur deux sera remise dans un avion vers son pays d’origine.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h43
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

La télé allumée tente d’habiller la grande salle commune. Mais personne ne la regarde ni ne l’entend vraiment. Ici, chacun vit dans son petit monde avec sa galère. « Vous trouvez normal que je sois là alors que je vis en France depuis dix ans ? », s’insurge un Algérien, en colère. « Moi j’ai été arrêté en allant bosser. Vous croyez que je vais perdre mon travail ? », lance un Marocain interpellé à la gare du Nord lors d’un contrôle d’identité. En 2017, 4 085 personnes sont passées entre les murs du centre de rétention administrative de Vincennes (CRA), dont 1 298 Maghrébins. Ils constituent le premier groupe enfermé dans cet endroit.

Au CRA 1, la matinée de ce jeudi 8 février s’éternise un peu. Comme si, dans l’enceinte de ce lieu qui ne s’appelle pas « prison » mais y ressemble fort, le temps s’écoulait plus doucement que dehors. Dans le bois de Vincennes, pourtant, les joggeurs courent, libres, ignorant qu’on prive de liberté, si près d’eux. Le centre de rétention de Vincennes, comme les 25 autres que compte la France, est fait pour préparer les éloignements d’étrangers à qui il manque un titre de séjour. Odile Ghermani s’accommode mal de cette idée, alors, cette retraitée membre de la Cimade et de la Ligue des droits de l’homme, visite les « retenus » et invite les parlementaires, pour sensibiliser. C’est ainsi que deux députés LRM, Denis Masséglia et Nicole Dubré-Chirat, se sont retrouvés dans ce lieu à tenter d’imaginer ce que pourraient signifier cent trente-cinq jours dans les préfas.
Tenu par une cinquantaine de policiers
Cent trente-cinq jours, c’est cette durée de rétention que la loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », présentée en conseil des ministres mercredi 21 février, pose comme limite en lieu et place des quarante-cinq jours actuels. Pour comprendre, les yeux de Mme Dubré-Chirat fouillent les détails du lieu, tentent d’imaginer ce que vivent les retenus....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Editorial. Le troisième plan d’aide à Athènes est négocié actuellement. Après huit ans d’austérité, le pays commence à se redresser.
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Dette : il est temps d’alléger le fardeau de la Grèce

Editorial. Le troisième plan d’aide à Athènes est négocié actuellement. Après huit ans d’austérité, le pays commence à se redresser.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h40
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La Grèce est-elle enfin capable de voler de ses propres ailes ? Après huit ans d’austérité, qui se sont traduits par plusieurs centaines de réformes, exigeant de la part de la population des efforts et des sacrifices qu’aucun autre pays en Europe n’a eu à subir en temps de paix, Athènes aborde la dernière étape du plan d’aide décidé dans la douleur en août 2015.
Ce plan est le troisième, après ceux de 2010 et de 2011, transformant la Grèce en tonneau des Danaïdes de l’Europe, absorbant au total 346 milliards d’euros de prêts pour maintenir vaille que vaille son économie à flot et éviter au pays une sortie de l’euro. A Bruxelles comme à Athènes, personne ne veut entendre parler d’un quatrième plan. Mais après avoir été sous perfusion du mécanisme européen de stabilité, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international pendant huit ans, la Grèce peut-elle redevenir un membre de l’Union comme les autres, capable de se financer sur les marchés ? La partie est loin d’être gagnée.
Retour de la croissance
Du côté de la conjoncture, même si le pays est encore en convalescence, des signes d’amélioration apparaissent. Après neuf ans de recul continu de son PIB, qui a perdu un quart de sa valeur, la Grèce a enfin retrouvé la croissance en 2017, avec une progression de 1,6 %. Le rythme devrait encore s’accélérer en 2018 et 2019, avec une hausse de 2,5 %. Mais il est évidemment trop tôt pour parler de phénomène de rattrapage.
En fait, ces chiffres cachent d’importantes fragilités. L’accélération s’explique essentiellement par le rebond de l’ensemble de la zone euro, qui tire l’économie grecque, et par la reprise du tourisme. Mais l’investissement privé continue de reculer. Le secteur bancaire, plombé par les créances douteuses, n’étant toujours pas capable de financer l’économie.
Surtout, la dette publique, qui représente 177 % du PIB, reste à un niveau qui n’est pas soutenable. Certes, les agences de notation financière viennent de relever la note de la Grèce, mais celle-ci reste en catégorie spéculative.
Le rôle-clé de l’Allemagne
Aujourd’hui, un certain consensus se dégage au sein de l’Eurogroupe pour alléger la charge qui pèse sur le pays. S’il n’est pas question d’effacer d’un trait de plume les créances, les ministres des finances des Etats membres de la zone euro réfléchissent notamment à rallonger la maturité de la dette.
Les plus durs envisagent de conditionner ce rééchelonnement. Qu’il s’agisse de nouveaux efforts ou d’engagements fermes de la part d’Athènes à ne pas revenir sur les réformes imposées ces dernières années, les pays de la zone euro doivent rester mesurés dans leurs exigences. Jusqu’à présent, le premier ministre, Alexis Tsipras, avec un certain courage, a accepté de faire subir à son pays trois ans de rigueur supplémentaires, en contradiction complète avec ses promesses électorales. Son parti, Syriza, est aujourd’hui en perte de vitesse.
Fragiliser un peu plus le leadeur de la gauche radicale à un an de nouvelles élections législatives ne serait pas forcément un bon calcul pour la stabilité politique du pays. L’Allemagne, en tant que premier créancier de la Grèce, doit réfléchir à deux fois avant d’imposer de nouvelles conditions. Le départ du très rigoriste Wolfgang Schäuble du ministère allemand des finances à l’automne 2017 et la formation d’une nouvelle coalition intégrant les sociaux-démocrates doivent constituer une bonne occasion pour que la Grèce entrevoie enfin le bout du tunnel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Depuis plusieurs jours, la chaîne américaine a dû à fermer les trois quarts de ses restaurants outre-Manche en raison des problèmes de livraison de son nouveau prestataire DHL.
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KFC : le bug du poulet frit au Royaume-Uni

Depuis plusieurs jours, la chaîne américaine a dû à fermer les trois quarts de ses restaurants outre-Manche en raison des problèmes de livraison de son nouveau prestataire DHL.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h41
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Claire a patienté vingt bonnes minutes au volant de sa voiture dans la file de commande du KFC (Kentucky Fried Chicken) de sa petite ville de Luton, en Angleterre. C’était la sortie du samedi avec ses jumeaux de 9 ans. Puis, quand est venu son tour pour acheter le fameux poulet frit dont ses bambins raffolent, plus rien ! Claire a confié sa colère à la BBC. C’est le dernier scandale outre-Manche, et les réseaux sociaux se déchaînent contre la célèbre chaîne américaine. Cette dernière a changé de prestataire logistique pour livrer à temps les précieuses cuisses et ailes dans les 900 restaurants du Royaume-Uni, et c’est un fiasco.

En octobre 2017 la société a remplacé son fournisseur traditionnel Bidvest par le groupe DHL, filiale de la Deutsche Post. Dans son communiqué, à l’époque, la société promettait de « réécrire les règles » du métier et « d’établir un nouveau standard » en matière de qualité de service et de développement durable. Trois mois plus tard, les nouvelles règles se traduisent par un bug géant qui a conduit le roi du poulet frit du Kentucky à fermer les trois quarts de ses restaurants dans le pays depuis samedi 17 février. On connaissait les pannes géantes dans les aéroports et les gares, capables de clouer sur place des millions de passagers, voici désormais qu’une désorganisation massive prive de chair croustillante des milliers de sujets de Sa Majesté. Les gastronomes ne s’en plaindront pas, mais les aficionados du poulet industriel, eux, sont furieux.
Les difficultés se résolvent en marchant
Ce type de risque d’exécution pour une firme qui vient de remporter un contrat est courant. Le plus classique est évidemment celui des chantiers de construction, dont les délais et les coûts dérapent allègrement au fur et à mesure de la mise en œuvre. L’accouchement dans la douleur de la boucle ferroviaire du Grand Paris Express en est l’illustration la plus récente.
Autre cas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Selon le chef économiste de Natixis, la tension sur le marché du travail est généralisée.
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Patrick Artus : « Pour recruter, les entreprises devront faire plus d’efforts que par le passé »

Selon le chef économiste de Natixis, la tension sur le marché du travail est généralisée.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h58
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Chef économiste de Natixis, Patrick Artus analyse la relation entre les salaires et l’emploi, qui restent assez corrélés en France, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis.
L’évolution des salaires dépend-elle des cycles économiques ?
Traditionnellement, oui. La courbe dite de Phillips, du nom de l’économiste néo-zélandais qui l’a élaborée, veut qu’on observe une accélération des salaires quand le chômage baisse, dans la deuxième partie des phases d’expansion. Elle est liée à l’amélioration du pouvoir de négociation des salariés. Mais comme les salaires augmentent plus vite, l’inflation revient, les banques centrales montent leurs taux d’intérêt et cela arrête la croissance. On passe alors à un ralentissement cyclique. Puis l’inflation baisse, les taux d’intérêt également, et ça repart. Pour les quarante dernières années, l’histoire économique peut se raconter assez simplement comme ça.
C’est ce qu’on observait encore avant la crise : les salaires accéléraient au fur et à mesure que le chômage baissait dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce qui a changé, c’est que cette corrélation entre le taux d’emploi et les salaires semble avoir disparu dans des pays comme le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie. C’est aussi le cas aux Etats-Unis : le salaire moyen n’augmente pas comme il devrait pour un pays qui connaît le plein-emploi.
A quoi est due cette décorrélation ?
Aux Etats-Unis, cela est dû à des évolutions différentes au sein de la masse salariale : le salaire médian de l’Américain ayant un « emploi normal » dans une entreprise « normale » accélère bien, mais, dans le même temps, se créent de « mauvais » emplois avec des salaires faibles qui tirent la moyenne vers le bas. La baisse du chômage outre-Atlantique a fait apparaître une segmentation du marché du travail. Et la reprise aggrave ces inégalités.
Observe-t-on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le gouvernement espagnol souhaite demander aux parents d’élèves leur préférence linguistique.
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Tollé contre le projet de Madrid de réduire le catalan à l’école

Le gouvernement espagnol souhaite demander aux parents d’élèves leur préférence linguistique.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h29
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


La date des inscriptions pour la rentrée scolaire 2018 approche, et c’est Madrid qui exerce la tutelle sur la Catalogne, faute d’un accord pour élire un président après la victoire des indépendantistes aux élections de décembre 2017. L’occasion est belle pour le gouvernement, qui cherche à faciliter les demandes des parents remettant en cause l’« immersion linguistique » en catalan et souhaitant davantage de cours en castillan.
Mais depuis que le secrétaire d’Etat à l’éducation nationale, Marcial Marin, a révélé, le 15 février, que le gouvernement « étudie » l’introduction d’une case dans les formulaires de pré-inscription, afin que les parents indiquent s’ils préfèrent que la langue véhiculaire soit le catalan ou l’espagnol, une tempête de protestation s’est levée en Catalogne.
Parents sous pression
L’enseignement en catalan est un sujet d’autant plus sensible que la langue fut interdite sous Franco. Au nom de « la cohésion sociale », le projet du gouvernement est critiqué à la fois par les partis indépendantistes, la formation de la maire de Barcelone proche de Podemos et le Parti socialiste catalan (PSC), ainsi que les associations de professeurs et de parents d’élèves. Même Ciudadanos, qui défend le trilinguisme catalan-castillan-anglais, émet des réserves.

        Lire aussi :
         

                Aux Baléares, polémique sur le catalan dans le système de santé



Le système actuel d’« immersion linguistique » en catalan, en vigueur dans toutes les écoles publiques et semi-publiques de la région depuis les années 1980, consiste à donner tous les cours en catalan, à l’exception des deux heures par semaine de castillan et trois heures de langue étrangère.
Afin d’augmenter la part de l’enseignement en castillan à 25 %, comme le garantit le Tribunal constitutionnel depuis 2010, les parents peuvent faire une demande par écrit, mais le processus, laborieux et individuel, soumet les parents à trop de pression, selon plusieurs témoignages mis en avant par le gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ A la veille de sa présentation en conseil des ministres, mercredi, le projet de loi prévoit des changements sur l’entrée et la durée des séjours des personnes entrant sur le territoire français.
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La réduction des délais au cœur de la loi asile immigration

A la veille de sa présentation en conseil des ministres, mercredi, le projet de loi prévoit des changements sur l’entrée et la durée des séjours des personnes entrant sur le territoire français.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h46
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Traiter les demandes d’asile plus rapidement. Renvoyer plus et plus vite et en contrepartie octroyer des titres pluriannuels à quelques catégories limitées de migrants. Le projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », tel qu’il a été rédigé à la veille de sa présentation en conseil des ministres mercredi 21 février, propose une modification de l’entrée et du séjour d’une part importante des populations entrant en France. Le texte doit être discuté en avril à l’Assemblée nationale.
Réduction des délais de l’asile 
Le maître mot de ce projet de loi est la « réduction des délais ». Comme le répète le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, il s’agit de faire tenir l’ensemble de la procédure de demande d’asile en six mois, afin de mieux accueillir les réfugiés et de renvoyer les déboutés. Si cette philosophie générale rallie un large consensus, les modalités pour l’atteindre, elles, divisent. D’abord, par les cibles choisies, ensuite parce que le raccourcissement de certains délais va empêcher des demandeurs d’asile de faire valoir leurs droits.
Aujourd’hui, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) traite les demandes d’asile en cent quatorze jours, soit moins de quatre mois. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA), instance d’appel, en cinq mois et six jours. Mais est-ce sur ces deux instances qu’il faudrait mettre la pression ? Car, selon le directeur général de l’Ofpra, « l’Office est en ordre de marche pour atteindre les deux mois fin 2018 ». Et si la CNDA part de plus loin, elle peut aussi réduire les délais. 
En réalité, ce n’est pas là que se trouvent les vraies marges de gain de temps. « Avant d’atteindre un guichet d’enregistrement, un migrant attend en moyenne trente-cinq jours selon les données du ministère de l’intérieur », rappelle le rapport de la Coordination française pour le droit d’asile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Ministre de l’économie espagnol depuis décembre 2011, il a été le principal artisan de la reprise dans son pays. Son credo : austérité dans les administrations publiques et réformes pour libéraliser le marché du travail.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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Luis de Guindos désigné nouveau vice-président de la Banque centrale européenne

Ministre de l’économie espagnol depuis décembre 2011, il a été le principal artisan de la reprise dans son pays. Son credo : austérité dans les administrations publiques et réformes pour libéraliser le marché du travail.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h54
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

L’image avait fait toutes les « unes » de la presse en Espagne. On y voyait Jean-Claude Juncker, alors président de l’Eurogroupe, porter ses mains autour du cou du ministre de l’économie espagnol, Luis de Guindos, comme s’il allait l’étrangler. Avant de rire… jaune. C’était en mars 2012. Bruxelles craignait alors la faillite de l’Espagne et, avec elle, celle de l’euro.
M. Guindos n’occupait son poste que depuis trois mois et le président conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, comptait sur lui pour ­convaincre ses partenaires de sa capacité à redresser la barque et pour négocier une solution aux problèmes de financement et d’endettement du pays.
Trois mois plus tard, Madrid, à défaut d’euro-obligations, obtenait un plan de sauvetage européen de 40 milliards d’euros, limité au secteur bancaire espagnol, qui, accompagné du discours de soutien à la monnaie unique prononcé par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, posait les bases de la reprise.
Six ans plus tard, Luis de Guindos a été désigné nouveau vice-président de la BCE par ses pairs européens, lundi 19 février. Une décision qui vient combler une sous-représentation de l’Espagne dans les institutions communautaires, et qui récompense les efforts accomplis par le royaume ces dernières années pour sortir de la crise. Après une forte cure d’austérité, le pays devrait pouvoir sortir cette année de la procédure pour déficit excessif de la Commission européenne.

Pour M. de Guindos, qui aspirait déjà en 2015 à quitter la politique nationale pour prendre la tête de l’Eurogroupe, cette reconnaissance est largement méritée. Même si, à Bruxelles, certains ont émis des réserves sur son manque d’expérience en matière de politique monétaire et son profil trop politique.
Passages dans le privé et le public
Avec trois années de croissance supérieure à 3 %, et un taux de chômage ramené à 16 % des actifs, soit dix points de moins qu’en 2013,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le gouvernement local veut imposer un test linguistique aux soignants. Des personnels de santé et des patients ont manifesté pour protester contre ce décret.
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Aux Baléares, polémique sur le catalan dans le système de santé

Le gouvernement local veut imposer un test linguistique aux soignants. Des personnels de santé et des patients ont manifesté pour protester contre ce décret.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h40
    |

            Sandrine Morel (Palma de Majorque, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Avec la langue, on ne se soigne pas », « Pour une santé sans frontière linguistique ». Les slogans s’affichent sur les pancartes portées dans les rues de Palma de Majorque par près de 2 500 manifestants, dimanche 18 février. Médecins ou patients, et représentants du Parti populaire (PP, droite) et du parti libéral Ciudadanos, ils protestent contre un décret du gouvernement des Baléares, tenu par une coalition entre les socialistes et le parti régionaliste Mes, qui oblige les professionnels de santé à passer un examen de catalan après deux ans sur l’île.
Dans la foule, Noemi Plaza, 44 ans, cache les conséquences de la chimiothérapie sous un bonnet : « Quand on est vraiment malade, on se moque bien de la langue : ce que l’on veut ce sont les meilleurs médecins. En imposant le catalan, le niveau va baisser », déplore-t-elle, les larmes aux yeux. Si le décret est appliqué, Luis Calleja, médecin de 32 ans de Valladolid, partira, car, « après dix ans de formation à l’université, être obligé d’apprendre la grammaire catalane au lieu de me former en diabète ou en réanimation cardio-pulmonaire est absurde », dit-il.
« Ce n’est qu’une question politique, du nationalisme imposé », estime Angel Martinez,infirmier
Dans le cortège, Angel Martinez, 50 ans, infirmier originaire de Navarre, mais installé à Majorque depuis vingt ans, précise : « Sur quelque 7 000 réclamations déposées l’an dernier par les usagers de la santé publique, seules cinq correspondaient à la question linguistique. Ce n’est qu’une question politique, du nationalisme imposé. Et si nous ne nous mobilisons pas, dans quinze ou vingt ans, nous serons comme la Catalogne. »
Cette crainte que l’indépendantisme catalan fasse tache d’huile survole la manifestation, organisée par une plate-forme citoyenne, Mos Movem. Fondée par une créatrice de chaussures, Ursula Mascaro, elle avait réussi à rassembler 4 000 personnes à Minorque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ La ministre-présidente de la Sarre, Annegret Kramp-Karrenbauer, devient la numéro deux de la formation de centre-droit allemand.
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Angela Merkel adoube sa dauphine à la CDU

La ministre-présidente de la Sarre, Annegret Kramp-Karrenbauer, devient la numéro deux de la formation de centre-droit allemand.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h40
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Angela Merkel est bien placée pour le savoir : pour présider l’Union chrétienne-démocrate (CDU), il peut être utile d’en avoir été secrétaire général, comme elle le fut de 1998 à 2000 avant d’être élue à la tête du parti. Vingt ans plus tard, est-ce le même destin qu’elle imagine pour Annegret Kramp-Karrenbauer ? En désignant celle-ci secrétaire générale de la CDU, lundi 19 février, Mme Merkel ne pouvait en tout cas pas indiquer plus clairement qui elle pense être la plus légitime pour lui succéder à la présidence du parti, et, par conséquent, briguer un jour la chancellerie.
On n’en est toutefois pas là, et à trop spéculer sur la succession de Mme Merkel, on risque d’oublier l’essentiel, à savoir que celle-ci n’a nullement l’intention de partir prochainement à la retraite. Elle l’avait précisé, dimanche 11 février, sur le plateau de la ZDF : dans son esprit, elle est encore chancelière pour quatre ans, et présidente de la CDU pour quatre ans également.

Dans ce contexte, la nomination de Mme Kramp-Karrenbauer prend un tout autre sens. Si Mme Merkel voit peut-être en elle une future dauphine, c’est en réalité le rôle opposé qu’elle lui assigne dans l’immédiat : en tant que secrétaire générale de la CDU, « AKK », comme on la surnomme, est là avant tout pour aider Angela Merkel à conserver le pouvoir. Avant de jouer les héritières, sa priorité sera au contraire de retarder le plus longtemps possible le moment de la succession.
Envergure nationale
Pour remplir cette mission, Mme Kramp-Karrenbauer ne manque pas d’atouts, à commencer par son expérience. Agée de 55 ans, cette diplômée de science politique vient d’en passer dix-huit au gouvernement de la Sarre, occupant plusieurs ministères avant de devenir ministre-présidente de ce Land frontalier avec la France, en 2011, d’abord à la tête d’une coalition « jamaïcaine » avec les libéraux et les écologistes, puis, à partir de 2012,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Serge Klarsfeld, membre du conseil international d’Auschwitz et de la Fondation Auschwitz-Birkenau, estime qu’il faut tenir compte de l’ensemble des comportements des Polonais pour trouver une solution contre la politique antisémite de la droite nationaliste polonaise.
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Serge Klarsfeld : « Les Polonais doivent trouver un terrain d’entente et réviser la loi »

Dans une tribune au « Monde », Serge Klarsfeld, membre du conseil international d’Auschwitz et de la Fondation Auschwitz-Birkenau, estime qu’il faut tenir compte de l’ensemble des comportements des Polonais pour trouver une solution contre la politique antisémite de la droite nationaliste polonaise.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 09h49
    |

Serge Klarsfeld (Ecrivain, historien  et avocat français défenseur de la cause  des déportés juifs en France)







                        



                                


                            
[Fin janvier, les députés puis les sénateurs polonais ont adopté un dispositif de « défense de la réputation de la République et de la nation polonaises » prévoyant notamment une peine de trois ans de prison contre les personnes coupables « d’attribuer à la nation ou à l’Etat polonais, de façon publique et en dépit des faits, la responsabilité ou la coresponsabilité des crimes nazis commis par le IIIe Reich allemand – ou tout autre crime contre l’humanité (…) ou crime de guerre ». Interrogé samedi 17 février, lors de la conférence sur la sécurité de Munich sur cette loi qui provoque de vives réactions dans le monde entier, le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a eu cette réponse qui a également suscité de nombreux commentaires : « Ce ne sera pas punissable, ce ne sera pas regardé comme criminel de dire qu’il y eut des coupables polonais, de même qu’il y eut des coupables juifs, des coupables russes, des coupables ukrainiens, et pas seulement des coupables allemands ».]
Tribune. Il est évident, sauf pour la droite nationaliste polonaise qui est au pouvoir, que le rôle de l’ensemble de la population polonaise vis-à-vis des juifs pendant (et bien avant) la Shoah a été très négatif : des pogroms et des lynchages de juifs ont eu lieu avant la guerre, dès l’arrivée des Allemands et après la libération de la Pologne dans l’immédiat après-guerre.
La Pologne ne l’a pas reconnu officiellement et solennellement. Elle a mis en avant les plus de six mille Justes polonais qu’Israël a reconnus à juste titre, car ils risquaient plus qu’ailleurs leur vie en protégeant un juif et que nombreux sont ceux qui ont effectivement péri pour avoir accordé la priorité à leur conscience ou à leur humanité plutôt qu’aux préjugés de leurs concitoyens.
Ne pas renforcer un antisémitisme encore vivace
Mais la Pologne, ce n’est pas seulement la population polonaise, c’est aussi un gouvernement en exil à Londres qui s’est tenu aux...




                        

                        


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Au Royaume-Uni, les deux tiers des KFC fermés faute de poulet

Depuis quelques jours, l’enseigne américaine rencontre des problèmes avec DHL, son nouveau partenaire de livraison.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 19h11
   





                        



   


Pénurie de poulet. L’enseigne de restauration rapide KFC, dont le poulet, sous toutes ses formes, est la spécialité, a été contrainte, lundi 19 février, de fermer plus des deux tiers de ses restaurants au Royaume-Uni en raison de problèmes de livraison de poulet.
Depuis quelques jours, l’enseigne américaine rencontre des problèmes avec la société de livraison DHL, son nouveau partenaire de livraison entraînant la fermeture, lundi, de plus de 700 restaurants sur les 900 présents au Royaume-Uni.
« Désolé, nous sommes fermés. Notre poulet est livré frais dans nos restaurants, mais nous avons eu quelques couacs avec la livraison aujourd’hui », est-il inscrit sur la porte de ce KFC de Manchester, comme le signale sur son compte Twitter un journaliste de la BBC :

Hundreds of KFCs like this one in Manchester are closed because they've got no chicken. So what's gone wrong? Find… https://t.co/D3srt6lw7D— GuyKilty (@Guy Kilty)


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900 restaurants
Dans un communiqué distinct, DHL, qui a présenté ses excuses, a expliqué rencontrer « des problèmes opérationnels » et travailler « avec KFC et nos partenaires pour rétablir la situation ».
« Nous avons un nouveau partenaire pour les livraisons, mais ils ont eu quelques problèmes de mise en route ; livrer du poulet frais à nos 900 restaurants dans le pays, c’est assez complexe ! », a ajouté KFC.
« Nous ne voulons pas transiger sur la qualité et donc en l’absence de livraison, certains de nos restaurants sont fermés et les autres ne proposent qu’une partie du menu et des heures d’ouverture réduites », explique l’enseigne américaine dans un communiqué.



                            


                        

                        

