<FILE-date="2018/02/20/19">

<article-nb="2018/02/20/19-1">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Il a fallu le meilleur biathlon du meilleur biathlète pour offrir la médaille d’or du relais mixte à l’équipe de France, enfin adroite à la carabine.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

JO 2018 : la perfection contagieuse de Martin Fourcade

Il a fallu le meilleur biathlon du meilleur biathlète pour offrir la médaille d’or du relais mixte à l’équipe de France, enfin adroite à la carabine.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 18h44
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


« Il est pas mal, le fonds de commerce, il est pas mal ! » On ne sait pas si Fabien Saguez, le patron du ski français, parlait du biathlon ou de Martin Fourcade, lorsqu’il s’est jeté en prononçant ces mots dans les bras des entraîneurs de tir de l’équipe de France, Franck Badiou et Jean-Paul Giachino. Fourcade venait de blanchir sa dernière cible au tir debout et la France, dès lors, de s’assurer la médaille d’or du relais mixte olympique, mardi 20 février à Pyeongchang.
On ne sait pas de qui parlait Fabien Saguez, parce que le biathlon est devenu le fonds de commerce du ski français et que Martin Fourcade est le fonds de commerce du biathlon français. Le quadruple champion olympique a assumé son statut et livré sa course la plus aboutie depuis son arrivée en Corée du Sud pour concrétiser le travail de Marie Dorin, Anaïs Bescond et Simon Desthieux : et une qui font cinq médailles d’or. Ils sont encore six devant lui sur les tablettes mondiales, mais au panthéon de l’olympisme français, il ne partage plus.

        Lire aussi :
         

                JO 2018 : Martin Fourcade, la victoire sur le fil du rasoir



« Ils m’ont placé dans une situation idéale »
Le pauvre Allemand Arnd Peiffer, pour qui Martin Fourcade a eu un mot en conférence de presse, avait à ses trousses le Catalan des grands jours, celui « qui saute dans tous les sens », comme le dit Julien Robert, entraîneur de l’équipe féminine. Les bosses semblaient s’aplanir sur son passage et l’image fut terrible lorsque, dans la première pente suivant son tir couché, Fourcade reprenait et dépassait Peiffer, pris dans un courant d’air fatal. Il finira quatrième, à distance des Norvégiens et doublé pour le bronze par l’Italie à l’issue d’un sprint houleux et contesté, en vain.
Le champion olympique du sprint, neuf jours plus tôt, avait dû remplacer au pied levé Simon Schempp, malade. Une situation inconfortable qui a maintenu l’espoir du clan français alors qu’à la mi-course, après les impeccables Vanessa Hinz et Laura Dahlmeier, les Bleus comptaient 50 secondes de retard sur la meilleure nation de ces JO. Lorsque Fourcade est lancé par Simon Desthieux, il est encore à 32 secondes, en compagnie de l’Italie et la Norvège. Peiffer doit puiser dans deux balles de pioche pour blanchir sa cible et, après un sans-fautes, le Français ressort presque dans ses skis.
« Comme sur la mass start, je me rends compte que je vais vite, se remémore Martin Fourcade. Mettre Peiffer dans la difficulté était la meilleure chance de le faire sauter sur le pas de tir. Ils m’ont placé dans cette situation idéale où on était quatre pour une place… Et, bizarrement, c’est le mieux placé qui passe à la trappe. C’est la magie du biathlon. »
Un dernier trou comblé au palmarès
Il y a quelque chose de magique, aussi, dans la façon dont le collectif français s’est sublimé au contact de son talisman. Marie Dorin, l’amie de la famille Fourcade à Villard-de-Lans, celle qui a vécu une riche carrière dans son ombre et qui, en méforme il y a un mois, pensait devoir renoncer à une sortie en apothéose ; Anaïs Bescond, la seule autre médaillée individuelle (bronze, en poursuite) du biathlon français à Pyeongchang, en difficulté physique depuis ; Simon Desthieux, « la boule au ventre et les jambes qui se durcissent » avant le départ, perdu derrière sa carabine depuis son arrivée en Corée du Sud.
Dorin et Desthieux, tous deux rapides à skis, ont tiré à 10 sur 10. Bescond a sauvé ce qui pouvait encore l’être en utilisant à bon escient ses trois balles de réserve au tir debout, s’évitant un tour de pénalité qui aurait été fatal à l’équipe.
« On n’a pas tenté de surjouer. On ne va pas passer dans les compiles de biathlon “Best shoot ever” sur YouTube, s’amuse Fourcade. On a été simples, on a été nous-mêmes, on a fait le biathlon qu’on maîtrise. »
Le quintuple champion olympique a franchi la ligne dans une relative décontraction, qui tranchait avec l’euphorie des trois autres néochampions olympiques et d’un encadrement « aux yeux tout mouillés » (Julien Robert). Il a pris le trio dans ses bras comme l’aurait fait un père de famille, avec un sourire tranquille. Cette médaille en relais comble le seul trou qui restait à son palmarès.
« On sait qu’il finira le boulot »
Sa présence aurait pu avoir un effet inhibant ; elle a tranquillisé les trois autres relayeurs, dont chacun avait de bonnes raisons de se poser des questions sur son état de forme.
« Martin leur parle du relais depuis le printemps dernier. C’est revenu dans sa bouche régulièrement à tous les stages, raconte Stéphane Bouthiaux, le patron des équipes de France. Je ne sais pas si c’est ça, mais aujourd’hui ils ont tous retrouvé leur niveau derrière la carabine. Comme par hasard, c’est sur le relais. »
« On sait qu’il est là, qu’il finira le boulot, parce qu’il est tellement fort dans ces derniers tirs, c’est le seul à faire cinq sur cinq, confirme Simon Desthieux. Il oublie totalement l’enjeu de la course. C’est incroyable qu’il domine à ce point ses pensées. (…) Pour moi, le but, c’est de lui donner le relais au contact ou à peine derrière. C’est là qu’il est le meilleur, avec un tout petit écart à combler. Bon, aujourd’hui, il y avait plus qu’un petit écart, mais il a été suffisamment magique pour faire comprendre à Peiffer qu’il était là. »
Mardi soir, à Pyeongchang, la France émargeait au cinquième rang au tableau des médailles des Jeux olympiques, devant les Etats-Unis. Un tiers d’entre elles venaient du biathlon, un fonds de commerce dont la valeur est indexée sur celle de Martin Fourcade.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-2">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le parquet a requis, mardi, la confirmation en appel de la peine contre l’ancien ministre de François Hollande condamné en première instance pour son compte caché à l’étranger.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Affaire Jérôme Cahuzac : trois ans de prison ferme requis en appel pour fraude fiscale

Le parquet a requis, mardi, la confirmation en appel de la peine contre l’ancien ministre de François Hollande condamné en première instance pour son compte caché à l’étranger.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 17h52
   





                        


Le parquet a requis, mardi 20 février, la confirmation de la peine de l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac, qui avait été condamné en première instance à trois ans de prison pour son compte bancaire dissimulé à l’étranger.
Si elle est suivie par la cour d’appel de Paris, une telle condamnation conduira en détention M. Cahuzac, dont les dénégations puis la chute spectaculaire entachèrent le début du quinquennat Hollande.

        Lire aussi :
         

                Jérôme Cahuzac et la trahison de « la promesse de l’aube »



Jusqu’à deux ans, une peine peut, en effet, être intégralement aménagée, sous le régime de la semi-liberté ou avec un bracelet électronique, mais à trois ans, l’incarcération devient inévitable, au moins pour un temps.
En décembre 2016, le président de la chambre avait estimé que seule une peine de prison effective pouvait sanctionner cette « faute pénale d’une exceptionnelle gravité, destructrice du lien social et de la confiance des citoyens dans les institutions de l’Etat ».
Une affaire qui dure depuis 2012
L’affaire avait éclaté à la suite d’une enquête de Mediapart, en décembre 2012, qui révélait que le ministre avait détenu un compte clandestin en Suisse, fermé en 2010 lorsqu’il était devenu président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, et dont il avait expédié plus discrètement les avoirs à Singapour un an plus tôt.

        visualiser
         

          l’affaire Cahuzac en 15 dates



« Des accusations délirantes », avait répondu le ministre en décembre 2012, avant de démissionner, en avril 2013, en avouant avoir menti. « Jérôme Cahuzac a commis une impardonnable faute morale », avait alors sobrement conclu un François Hollande consterné.

Quelques mois plus tard, en décembre 2013, le président de la République promulguait une loi créant le parquet national financier, « qui pourra agir sur les affaires de corruption et de grandes fraudes fiscales ».
Les fonds de Jérôme Cahuzac proviennent de son activité de chirurgien spécialiste en implants capillaires dans les années 1990. Conseiller du ministre de la santé Claude Evin (1988-1991), il a ensuite monnayé son carnet d’adresses auprès de laboratoires pharmaceutiques. Les enquêteurs soupçonnent que c’est cet argent qui aurait été placé en Suisse, afin d’échapper à l’impôt. Une hypothèse contestée par M. Cahuzac devant le tribunal en 2016.
Il assure avoir ouvert un compte en Suisse par pur militantisme, pour y abriter le trésor de guerre de Michel Rocard, dont il espérait « qu’il aurait un destin national ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-3">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le régime syrien bombarde, pour le troisième jour consécutif, la région assiégée située dans la banlieue est de Dama.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/02/20/19-4">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’association, partie civile dans l’enquête pour financement du terrorisme qui vise le cimentier, l’accuse de ne pas collaborer avec les enquêteurs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Lafarge en Syrie : l’ONG Sherpa dépose plainte pour entrave à la justice

L’association, partie civile dans l’enquête pour financement du terrorisme qui vise le cimentier, l’accuse de ne pas collaborer avec les enquêteurs.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 17h53
   





                        



   


L’ONG Sherpa a déposé plainte contre X, mardi 20 février, pour entrave à la justice, accusant le cimentier Lafarge de ne pas collaborer avec les enquêteurs.
Lors d’une perquisition les 14 et 15 novembre à Paris chez Lafarge, mis en cause pour avoir financé des groupes djihadistes en Syrie — dont l’organisation Etat islamique — pour continuer à faire tourner sa cimenterie dans le pays en guerre, les enquêteurs se sont heurtés à « une volonté de voir la manifestation de la vérité entravée et empêchée », relève l’association dans sa plainte.
Des ordinateurs passés à l’eau de Javel
L’ONG s’appuie sur plusieurs procès-verbaux rédigés par les enquêteurs. Cette perquisition s’est déroulée dans « un climat de tension permanente », notent-ils le 17 novembre. « Un certain nombre de documents dont l’existence est avérée (…) étaient manquants : les PV du conseil d’administration s’arrêtaient en juin 2013, juste avant la période intéressant l’enquête en cours. Dans les classeurs des rapports d’audit, les fiches détaillées sur la Syrie avaient disparu », soulignent-ils.
Lafarge « ment quand il affirme pleinement collaborer avec les enquêteurs », avait dénoncé en décembre lors d’une conférence de presse, Marie Dosé, avocate de l’ONG, qui représente onze anciens employés syriens de l’usine. Avant la perquisition, « les ordinateurs ont été passés à l’eau de Javel pour empêcher la justice de travailler », avait-elle accusé.
« Nous contestons fermement que la société ait cherché à restreindre de quelque manière que ce soit le droit de ses employés ou ex-employés de se défendre dans une procédure judiciaire, a déclaré à l’Agence France-Presse une porte-parole du cimentier, qui a fusionné avec le Suisse Holcim en 2015. Des milliers de pièces ont été remises aux juges par le groupe ou saisies à l’occasion de la perquisition. »

        Lire aussi :
         

                Enquête pour « financement du terrorisme » : le double jeu de LafargeHolcim



Près de 13 millions d’euros versés à des groupes armés syriens
Les liens troubles entre le géant du ciment et différents groupes armés présents autour de son usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie, avaient été révélés par Le Monde en juin 2016. Le scandale avait conduit le ministère des finances à déposer une plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête en octobre 2016. Un mois plus tard, l’ONG Sherpa déposait à son tour une plainte avec constitution de partie civile, et l’enquête était finalement confiée à trois juges d’instruction, le 9 juin 2017.
Depuis, six cadres et responsables du cimentier ont été mis en examen en décembre 2017 pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « financement d’une entreprise terroriste ». Parmi eux, l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont et l’ex-directeur général de LafargeHolcim Eric Olsen, une première pour de grands patrons français.
Au total, 12,946 millions d’euros auraient été versés entre 2011 et 2015 par Lafarge à l’ensemble des factions armées (pour assurer le passage de ses employés, l’achat de matières premières, dont du pétrole…), d’après un rapport du cabinet d’expertise comptable PricewaterhouseCoopers.

        Pour aller plus loin :
         

          Les associations, nouvelles bêtes noires des entreprises






                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-5">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La jeune élue de la Manche, au parcours très singulier, s’est fait connaître par son intervention, à l’Assemblée nationale, en décembre 2017, au sujet de l’immigration.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Sonia Krimi, la députée LRM qui a défié Gérard Collomb

La jeune élue de la Manche, au parcours très singulier, s’est fait connaître par son intervention, à l’Assemblée nationale, en décembre 2017, au sujet de l’immigration.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h32
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

Sa voix qui d’ordinaire bute sur son bégaiement n’a pas tremblé. « Tous les étrangers de France ne sont pas des terroristes, lance-t-elle. Tous les étrangers de France ne sont pas d’indélicats fraudeurs aux aides sociales. » Ce mardi 19 décembre 2017, à l’Assemblée nationale, Sonia Krimi, députée La République en marche (LRM) de la 4e circonscription de la Manche, pose, fiches en mains, sa première question au gouvernement. Une intervention adressée au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à propos du projet de loi asile-immigration, deux mois avant sa présentation en conseil des ministres, le 21 février.
« Les centres de rétention sont devenus des centres de détention et sont indignes de notre République », poursuit la députée, le ton haut, sous les applaudissements de La France insoumise et les hésitations de ses camarades de banc. Ces deux minutes en solo lui vaudront d’être qualifiée de « première frondeuse de la majorité », la première tête à dépasser dans un collectif d’anonymes peinant à se départir de son image de « godillot ». Dans sa réponse, Gérard Collomb fait fi de la sévérité de la question, préférant saluer son « très beau parcours ». « J’aimerais que beaucoup de jeunes, demain, aient le même », poursuit le ministre dans l’Hémicycle.
Il y a mille manières d’entrer dans l’histoire de cette élue pétillante et volubile, née à Tunis en 1982, française depuis 2012, députée depuis huit mois. Pour son ami le philosophe Pascal Bruckner, elle serait « l’anti-Bourdieu », l’incarnation d’une génération qui a échappé à la reproduction sociale. « Je l’accepte avec plaisir », confie la trentenaire, en chemisier blanc et tailleur sombre. Son itinéraire est ­celui d’une enfant de la méritocratie, de part et d’autre de la Méditerranée. L’aînée de cinq filles élevées par un père ouvrier chez Peugeot à Tunis et une mère au foyer. Une passionnée de livres, « tombée amoureuse...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-6">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Des internautes ont tenté de faire croire que des spectateurs avaient été agressés lors de séances de projection du film. Depuis, les parodies se multiplient.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Black Panther » : des tweets racistes deviennent la risée des réseaux sociaux

Des internautes ont tenté de faire croire que des spectateurs avaient été agressés lors de séances de projection du film. Depuis, les parodies se multiplient.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 13h55
   





                        


La sortie mercredi 14 février du film Black Panther, qui met en scène le premier super-héros noir de la culture comics, continue à faire des remous sur Internet. Déjà victime de plusieurs actions coordonnées malveillantes en ligne, le film a fait l’objet, ces derniers jours, de plusieurs tweets véhiculant de fausses informations.
Ces messages faisaient croire, photos sanglantes à l’appui, que des spectateurs blancs de Black Panther avaient été agressés par des personnes noires. « Un groupe de jeunes Noirs a dit que ce film n’était pas pour moi. Je suis blanc. Ils m’ont ensuite agressé. Je vais aux urgences », pouvait-on lire dans un message. Dans un autre, « je suis allé voir Black Panther avec ma petite amie, et un adolescent noir a crié “vous n’êtes pas dans le bon cinéma” et a écrasé une bouteille sur son visage ».

Fake posts are being created to make black people look bad and the sad part of it is some people will believe them… https://t.co/WnhyinOrrw— trapafasa (@Trapa Fasa)


require(["twitter/widgets"]);

Ces impostures ont rapidement été démasquées : une simple recherche sur Google images permettait en quelques secondes de constater que les photos reproduites dans ces tweets n’étaient pas nouvelles, et n’avaient rien à voir avec Black Panther.
Des dizaines de parodies
Cette réaction rapide a endigué la propagation de ces tweets, et ouvert la voie, à la place, à un flot de parodies. « C’est une photo de mon père. Hier soir, nous sommes allés voir Black Panther, et il a été agressé par un groupe d’ados noirs sur un parking. Ils s’en sont pris à lui avec un lance-flammes », peut-on par exemple lire dans un tweet partagé près de 50 000 fois, accompagné d’une photo du personnage Double-Face dans le film The Dark Knight.

“This is a picture of my dad. Last night we went to see #BlackPanther and got jumped by a group of black teens in t… https://t.co/sanVMuDAqo— RUSKlN (@goomba)


require(["twitter/widgets"]);

« Hier soir, je suis allé voir Black Panther quand un enfant noir qui avait l’air d’avoir 4 ans m’a dit que ce film n’était pas pour moi et m’a violemment agressé avec une bombe atomique de 18 mégatonnes. »

last night i was attending black panther when a black child who looked to be around four years old told me "this mo… https://t.co/fWb1n97tkm— AkinasEightSix (@Hachimals)


require(["twitter/widgets"]);

Des dizaines de tweets ont ainsi pris le contre-pied des messages racistes initialement publiés sur le réseau social. Une partie de ceux-ci ont été supprimés par Twitter, mais quelques-uns, peu partagés, sont toujours en ligne.
La pop culture visée par l’extrême droite
Ce n’est pas la première fois que Black Panther est la cible d’internautes mal intentionnés. Avant la sortie du film, un groupe Facebook, mené par des utilisateurs liés à la mouvance nationaliste et suprémaciste, avait annoncé son intention de faire baisser la note de Black Panther sur Rotten Tomatoes, un site américain de référence sur le cinéma, en l’inondant de commentaires négatifs. Rotten Tomatoes avait répondu au Hollywood Reporter qu’il ne tolérerait pas ce type d’agissements. De son côté, Facebook avait désactivé le groupe en question.
En France, quelques jours avant sa sortie, plusieurs actes de vandalisme en ligne ont été constatés. Un internaute a, par exemple, modifié la page Wikipedia française du film pour transformer le titre québécois en Les Dix Petits Nègres – une modification révoquée une vingtaine de minutes plus tard par un autre utilisateur de l’encyclopédie en ligne. Un utilisateur du site Sens critique, qui permet aux internautes de partager leur avis sur des œuvres, a également modifié le titre original du film, pour le remplacer, là aussi, par Les Dix Petits Nègres.

        Lire aussi :
         

                « Black Panther » : le premier super-héros noir reprend du pouvoir dans la pop culture américaine



Par ailleurs, le week-end précédant la sortie du film, le titre s’affichant sous l’affiche Black Panther, dans la version française de Google, est devenu La Planète des singes : suprématie. Ce qui, selon Google France, relevait d’une erreur technique, et non d’un acte malveillant – d’autres titres, d’autres films, avaient aussi été mélangés.
Films et séries grand public sont régulièrement la cible de groupes d’internautes d’extrême droite, qui reprochent à la pop culture ses tentatives de diversification. A la fin de 2016, le film Rogue One, issu de l’univers Star Wars, avait par exemple fait l’objet d’un appel au boycott, de la part d’internautes estimant qu’il s’agissait d’un film « anti-Blancs » et de « propagande féministe ». Ce qui ne l’a pas empêché de devenir le plus grand succès au box-office américain cette année-là. Black Panther semble prendre le même chemin : le film, salué par la critique, a fait un démarrage spectaculaire, engrangeant 192 millions de dollars lors de son premier week-end, dépassant déjà d’une vingtaine de millions les attentes, déjà élevées, des pronostiqueurs.

        Lire la critique du « Monde » :
         

          « Black Panther » : l’Afrique a enfin son super-héros sur grand écran






                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-7">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Au centre de rétention administrative de Vincennes, sur 4085 personnes, près d’une sur deux sera remise dans un avion vers son pays d’origine.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Est-ce normal que je sois dans ce centre de rétention alors que je vis en France depuis dix ans ? »

Au centre de rétention administrative de Vincennes, sur 4085 personnes, près d’une sur deux sera remise dans un avion vers son pays d’origine.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h43
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

La télé allumée tente d’habiller la grande salle commune. Mais personne ne la regarde ni ne l’entend vraiment. Ici, chacun vit dans son petit monde avec sa galère. « Vous trouvez normal que je sois là alors que je vis en France depuis dix ans ? », s’insurge un Algérien, en colère. « Moi j’ai été arrêté en allant bosser. Vous croyez que je vais perdre mon travail ? », lance un Marocain interpellé à la gare du Nord lors d’un contrôle d’identité. En 2017, 4 085 personnes sont passées entre les murs du centre de rétention administrative de Vincennes (CRA), dont 1 298 Maghrébins. Ils constituent le premier groupe enfermé dans cet endroit.

Au CRA 1, la matinée de ce jeudi 8 février s’éternise un peu. Comme si, dans l’enceinte de ce lieu qui ne s’appelle pas « prison » mais y ressemble fort, le temps s’écoulait plus doucement que dehors. Dans le bois de Vincennes, pourtant, les joggeurs courent, libres, ignorant qu’on prive de liberté, si près d’eux. Le centre de rétention de Vincennes, comme les 25 autres que compte la France, est fait pour préparer les éloignements d’étrangers à qui il manque un titre de séjour. Odile Ghermani s’accommode mal de cette idée, alors, cette retraitée membre de la Cimade et de la Ligue des droits de l’homme, visite les « retenus » et invite les parlementaires, pour sensibiliser. C’est ainsi que deux députés LRM, Denis Masséglia et Nicole Dubré-Chirat, se sont retrouvés dans ce lieu à tenter d’imaginer ce que pourraient signifier cent trente-cinq jours dans les préfas.
Tenu par une cinquantaine de policiers
Cent trente-cinq jours, c’est cette durée de rétention que la loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », présentée en conseil des ministres mercredi 21 février, pose comme limite en lieu et place des quarante-cinq jours actuels. Pour comprendre, les yeux de Mme Dubré-Chirat fouillent les détails du lieu, tentent d’imaginer ce que vivent les retenus....




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-8">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La NASA a récolté pendant vingt-cinq ans des données satellites sur les océans. Elles montrent une élévation du niveau de l’eau plus rapide que prévu.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/02/20/19-9">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Dans son propre camp, peu de voix s’élèvent pour défendre le président des Républicains après la diffusion de ses déclarations-chocs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Entre appels aux excuses et à sa démission, les propos de Wauquiez continuent d’indigner

Dans son propre camp, peu de voix s’élèvent pour défendre le président des Républicains après la diffusion de ses déclarations-chocs.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 17h14
   





                        



   


Les propos tenus par Laurent Wauquiez devant des étudiants de l’école de management de Lyon (EM Lyon), enregistrés à son insu et diffusés en deux fois lors de l’émission « Quotidien » sur TMC, n’en finissent plus de faire réagir les politiques. A l’exception d’Emmanuel Macron, qui a balayé mardi 20 février d’un « il n’est pas inspirant » une question sur le président des Républicains.
Dans de nouveaux extraits diffusés lundi, Laurent Wauquiez estime qu’avec Emmanuel Macron et « les guignols » de La République en marche (LRM), « il y a une dictature totale en France ». Dans les premiers enregistrements sonores diffusés vendredi soir, Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin étaient vilipendés.
Indignation chez LRM
Ces déclarations-chocs provoquent l’indignation du côté de la majorité présidentielle. Pour le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, Laurent Wauquiez « doit s’excuser devant les Français » pour ses propos « doublement insultants », pour les députés et pour la République.
« C’est indigne du président de cette famille politique. Quel Laurent Wauquiez s’est exprimé devant les étudiants ? Dr Jeckyll ou Mister Hyde… Dr Menteur ou Mister Cynique ? », a réagi le patron de la République en marche (LRM), Christophe Castaner, sur Twitter.

C’est indigne du Président de cette famille politique. Quel Laurent Wauquiez s'est exprimé devant les étudiants: Dr… https://t.co/Nw9OkgN7Uh— CCastaner (@Christophe Castaner)


require(["twitter/widgets"]);

Sur France 2, le député LRM Hugues Renson s’est dit « choqué » par ces dires qui, selon lui, « attaquent les institutions » et « sapent les fondements mêmes de la démocratie ». Son collègue le député LRM Matthieu Orphelin, considérant qu’il était « allé beaucoup trop loin », a appelé M. Wauquiez à la démission.

        Lire aussi :
         

                Laurent Wauquiez comparé à Donald Trump après ses déclarations polémiques



Les élus LR dans l’embarras
Dans son propre camp, peu de voix s’élèvent pour défendre le président de la région Auvergne - Rhône-Alpes. Lors d’une réunion du groupe Les Républicains à l’Assemblée, le député Eric Ciotti a affirmé que « c’est une microtempête dans un verre d’eau, car Laurent a pris le leadership à droite et on le cible », appelant à « faire bloc autour de Laurent face à ces manœuvres. »

        Lire aussi :
         

                Diffusion des propos de Wauquiez : LR dénonce un journalisme « niveau CAP d’ajusteur-monteur »



« Laurent Wauquiez fournit un sujet exceptionnel depuis des semaines et des semaines à tous ceux qui veulent lyncher du leadeur de la droite, ça, c’est clair (…) Là, ça continue », a affirmé M. Retailleau, le président du groupe LR au Sénat.
Le président de la CPME (ex-CGPME) a écrit une lettre à Laurent Wauquiez pour lui faire part de sa « déception » après ces propos « maladroits et blessants qui alimentent le sentiment de tous “pourris” » et qui « traduisent un véritable mépris pour les représentants de TPE-PME ».
Le PS veut que l’école arrête sa collaboration
Les socialistes d’Auvergne - Rhône-Alpes ont, de leur côté, réclamé mardi à EM Lyon Business School de « mettre fin à sa collaboration » avec Laurent Wauquiez. « Ce cours n’en est pas un, mais une tribune de propagande personnelle », dénonce le groupe Socialiste & Démocrate de la région.
Contactée par l’AFP, l’EM Lyon explique qu’aucune décision n’a été prise « à ce stade », ajoutant que celle-ci relevait du « comité des programmes, associant professeurs et direction administrative ».

        Lire l’entretien :
         

          Le directeur de l’école où Wauquiez donne des cours défend sa démarche



Les élus socialistes dénoncent, par ailleurs, dans leur communiqué les « mensonges » de Laurent Wauquiez, qui les a remplacés il y a deux ans à la tête de la région. « Oui, l’ancienne majorité régionale de gauche finançait toutes les organisations syndicales et patronales en vue de favoriser le dialogue social ainsi que pour des actions spécifiques (…) mais les montants sont sans commune mesure avec ceux avancés par Laurent Wauquiez ! », s’indigne le PS régional, ajoutant par exemple que « les sommes versées à la CGT sont dix fois inférieures » à ce que fait savoir le président du parti Les Républicains.
Le Medef corrige les déclarations de Wauquiez
Le président du Medef régional, Patrick Martin, a lui aussi souligné dans le quotidien Le Progrès l’inexactitude des déclarations du président de région, regrettant que cela alimente « un courant poujadiste, populiste, proche du Front national ».
Laurent Wauquiez doit accorder une interview à BFM-TV mardi soir, la première depuis le début de la polémique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-10">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Très demandés et très bien payés, les analystes programmeurs n’hésitent pas à faire monter les prix et à se mettre à leur compte.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Salaires : les développeurs restent les rois du marché de l’emploi

Très demandés et très bien payés, les analystes programmeurs n’hésitent pas à faire monter les prix et à se mettre à leur compte.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 11h45
    |

            Elise Barthet








                        



   


Comme chaque année, Jonathan Jalouzot réclamera une confortable augmentation de salaire. Et comme chaque année, il l’obtiendra. Développeur, spécialisé dans l’architecture de sites à fort trafic, le trentenaire peut être confiant. « Généralement, assure-t-il, je reçois même plus que ce que je demande. » Employé depuis cinq ans dans la même société de services en ingénierie informatique (SSII), il a vu sa rémunération progresser régulièrement de 10 à 15 %. Une croissance conforme aux chiffres évoqués en janvier par le cabinet de recrutement international Robert Walters.
Les développeurs restent, en effet, les rois du marché de l’emploi. Très demandés, très bien payés, ils profitent à plein de la mue numérique des entreprises et de l’embellie économique. Les étudiants d’écoles comme Epitech sont assurés de trouver un poste une fois diplômés, et 95 % sont embauchés directement en CDI. D’après le site d’Epita, une formation concurrente, le salaire brut annuel moyen à la sortie de l’école avoisine, en France, 43 000 euros, primes comprises. « Il n’est pas rare qu’une même SSII embauche toute une promotion. Le marché est tellement tendu qu’elle est sûre de réussir à “vendre” tout le monde à ses clients », observe Jonathan Jalouzot.
Pénurie de cerveaux
Conscients de leur rareté, les jeunes n’hésitent pas à faire monter les prix lors des entretiens. « Pour peu qu’ils aient un peu d’intelligence artificielle, de machine learning et de data science dans leur profil, certains demandent 45 000 euros, alors qu’ils n’ont à faire valoir comme expérience qu’un stage de 6 mois », déplore un recruteur. Les candidats sont d’autant moins complexés qu’ils ont l’embarras du choix : tous les secteurs du numérique sont touchés par la pénurie de cerveaux. Les plus offrants, en 2018, devraient se trouver dans la cybersécurité et les fintech, d’après les enquêtes.
Le tarif moyen, facturé à une société cliente pour une journée de prestation, peut varier en fonction des langages informatiques maîtrisés (PHP, JavaScript, Python, C…) et des frameworks (structures logicielles). Il est toutefois globalement en hausse, tiré par l’essor des développeurs « freelance » – installés à leur compte – qui peuvent espérer être payés 20 % de plus qu’en étant salariés. Malgré les contraintes administratives que ce changement de statut implique, ils sont de plus en plus nombreux à sauter le pas, d’autant que les recruteurs s’adressent directement aux candidats repérés grâce à leurs profils sur des réseaux comme LinkedIn ou Viadeo.
« En position de force »
Ces sollicitations, constantes, favorisent les changements de postes. Un turnover qui permet aux intéressés d’obtenir des hausses de salaires plus fortes que lorsqu’ils restent dans la même entreprise. Développeur depuis dix ans, José-Hugues Pommier a progressé ainsi, au gré des CDI. « La dernière fois, je n’étais pas pressé, je savais que j’étais en position de force pour négocier, explique-t-il. Je demandais 60 000 euros et je pouvais me permettre d’être exigeant sur la technologie, le domaine d’application, les vacances et la localisation. »
Des conditions qui compliquent singulièrement la vie des patrons de start-up, qui n’ont pas les mêmes moyens pour embaucher que les grandes entreprises. Directeur technique d’Extracadabra, une application mobile pour restaurateurs et hôteliers qui fait travailler dix-huit personnes, Vivien de Saint-Pern raconte avoir mis deux mois pour trouver un développeur. Il recherchait quelqu’un ayant un peu d’expérience.

        Lire aussi :
         

                Salaires : des entreprises encore très frileuses



Une fois qu’ils sont dans les murs, encore faut-il réussir à garder ces perles rares. La pression est telle que « ceux qui veulent maximiser leurs salaires rapidement peuvent toujours trouver mieux ailleurs », observe Tristan Verdier, fondateur de la start-up Eventmaker.io. Lui a fait le pari de fidéliser ses équipes en les faisant travailler sur « de bonne technologies » et en clarifiant le système de rémunération, avec des hausses liées à la progression du chiffre d’affaires. Mais la concurrence va rester rude. « C’est comme dans le foot, reconnaît le jeune patron. Il y a les écoles de formation, où les gros clubs viennent se servir. Heureusement pour nous, les boîtes qui payent beaucoup ne sont pas toutes aussi intéressantes que le PSG ! »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-11">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le parquet de Bordeaux a annoncé mardi soir que « l’hypothèse d’un scénario dans lequel le père a tiré sur son fils en premier avant de retourner l’arme contre lui » était privilégiée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

L’adolescent accusé d’avoir causé la mort d’un gendarme en Gironde probablement tué par son père

Le parquet de Bordeaux a annoncé mardi soir que « l’hypothèse d’un scénario dans lequel le père a tiré sur son fils en premier avant de retourner l’arme contre lui » était privilégiée.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 18h45
   





                        


L’adolescent de 15 ans récemment mis en examen pour avoir tué un gendarme en le percutant avec sa moto de cross trafiquée a probablement été tué par son père, qui se serait ensuite suicidé, a fait savoir mardi 20 février le parquet de Bordeaux par un communiqué.
Les deux corps ont été découverts vers 8 h 30 par les pompiers dans un bois à Salles, dans la Gironde, près de leur domicile.
« Les constatations médico-légales effectuées sur le lieu des faits ont permis, sous réserve de ce que l’enquête en cours pourra encore révéler, de privilégier l’hypothèse d’un scénario dans lequel le père a tiré sur son fils en premier avant de retourner l’arme contre lui », dit le communiqué du parquet
Selon le site Internet du quotidien Sud Ouest, le père et le fils avaient disparu la veille au soir de leur domicile, où ils auraient laissé un « écrit alarmant » avant de partir en voiture en emportant le fusil de chasse du père.
« Deux autres lettres, vraisemblablement rédigées par le père, et destinées à leurs proches, ont été découvertes et faisaient état d’un passage à l’acte imminent », ajoute le communiqué du parquet de Bordeaux.
Le dossier devait être examiné mardi après-midi
Ce drame survient alors que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux devait examiner, mardi après-midi, l’affaire de la mort du policier. Le parquet de Bordeaux avait fait appel de l’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire de l’adolescent, en demandant son renforcement.
Le dimanche 4 février, l’adolescent pilotait une moto de cross lorsqu’il avait percuté dans l’après-midi un gendarme de la brigade de Belin-Béliet, lors d’un contrôle de vitesse sur un chemin départemental non loin de chez lui.
Propriétaire de cette moto depuis décembre 2017, il avait reconnu « avoir vu le gendarme lui demander de s’arrêter pour le contrôler, ne pas avoir obtempéré ni tenté de l’éviter », avait précisé le procureur adjoint Gérard Aldigé. « Il a par ailleurs admis avoir acquis ce cyclomoteur en sachant que sa cylindrée avait été augmentée à environ 88 cm3. Son véhicule n’était pas homologué pour circuler sur la voie publique », avait ajouté le magistrat.
Grièvement blessé, le gendarme, âgé de 46 ans et père de trois enfants, mourut le lendemain. Le 6 février, l’adolescent avait été mis en examen pour « homicide involontaire aggravé », risquant une peine de sept ans de prison, et placé sous contrôle judiciaire.
Il avait admis, selon le parquet, avoir acquis le cyclomoteur en sachant que sa cylindrée avait été augmentée et qu’il n’était donc pas homologué pour circuler sur la voie publique, ce qui avait attiré l’attention des gendarmes lors du contrôle.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-12">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’expédition Under the Pole va étudier des massifs coralliens situés entre 30 et 150 mètres de profondeur pour voir s’ils résistent mieux au réchauffement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A l’assaut des coraux en eaux profondes

L’expédition Under the Pole va étudier des massifs coralliens situés entre 30 et 150 mètres de profondeur pour voir s’ils résistent mieux au réchauffement.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 14h00
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            
Les coraux, menacés de toutes parts par le réchauffement climatique et les activités humaines, trouveraient-ils refuge loin de la surface des mers ? Pour en avoir le cœur net, l’expédition scientifique Under the Pole, habituée des explorations sous-marines en terrains reculés ou hostiles, s’apprête à partir pour sa troisième saison à l’assaut d’un milieu encore peu connu : les massifs coralliens mésophotiques, situés entre 30 et 150 mètres de profondeur. Malgré sa faible lumière, cette zone abrite une importante richesse de ces fascinants animaux considérés comme des marqueurs de l’état de santé des océans, consacrés par une Année internationale en 2018, et l’objet d’autres expéditions scientifiques, comme celle de la goélette Tara.
Pendant dix mois, du 1er août 2018 au 31 mai 2019, les explorateurs d’Under the Pole, associés à douze scientifiques français, australiens ou encore américains, vont passer au crible quarante-huit sites des cinq archipels de la Polynésie française (îles Marquises, Tuamotu, Gambier, etc.) à six profondeurs différentes (5, 15, 40, 65, 90 et 120 mètres). Une première dans l’outre-mer français.
« Nous voulons savoir si les coraux mésophotiques constituent une source de larves qui recoloniseraient d’autres espaces en surface », Ghislain Bardout, cofondateur des expéditions Under the Pole
« Nous voulons savoir si les coraux mésophotiques constituent une source de larves qui recoloniseraient d’autres espaces en surface. Ils permettraient alors une régénération des massifs malmenés », explique Ghislain Bardout, qui a cofondé les expéditions Under the Pole avec sa femme, Emmanuelle – tous deux sont plongeurs et navigateurs.
Car les coraux mésophotiques sont, comme ceux de surface, des animaux vivant en symbiose avec les algues présentes dans leurs tissus (les zooxanthelles), qui leur donnent couleurs et nutriments. Ils se distinguent en cela des coraux profonds, que l’on retrouve jusqu’aux abysses,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-13">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Résidence secondaire des suiveurs des JO, les bus sud-coréens sont des lieux d’étonnement permanent.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

JO 2018 : le plus étonnant à Pyeongchang, ce ne sont pas les épreuves, mais les bus

Résidence secondaire des suiveurs des JO, les bus sud-coréens sont des lieux d’étonnement permanent.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 14h39
    |

            Clément Guillou








                        


Je vous écris du bus. Car oui, il faut qu’on parle des bus coréens.

   


A Pyeongchang, l’équation est simple : pas de bus, pas de médias. Pas de bus, pas de spectateurs. Pas de bus, pas d’athlètes. Pas de bus, pas de JO. Et pas de JO, pas de bus. Parce que ce serait vraiment absurde de mettre autant de bus dans cette partie rurale de la Corée du Sud s’il n’y avait pas les JO.

C’est peut-être dans ces engins que l’on passe le plus de temps depuis le début des Jeux olympiques – chose assez classique aux JO d’hiver. On a fini par en apprivoiser les numéros de ligne, le rythme de rotation, les parkings et les meilleures places. Il y en a 3 984 et ceux résservés aux médias sont toujours à l’heure. Seuls de rares embouteillages monstres – cérémonie d’ouverture, visite du président sud-coréen – les empêchent d’effectuer leur noble tâche.
Mais ce n’est pas tant la ponctualité extraordinaire de ce système de bus qui frappe ici, ni le fait que certains tournent toute la nuit. Ce qui frappe, c’est l’intérieur.

   


D’abord parce qu’on y croise des Kazakhs, des Norvégiens (beaucoup), des Sud-Coréens, des Japonais, des Suisses francophones qui parlent mal allemand et des Suisses allemandes qui parlent mal français, et des journalistes olympiques de Russie.
Si le sens des Jeux est l’universalité et le mélange des cultures, alors le sens des Jeux est dans les bus. C’est un paradoxe des JO : l’événement sportif auquel participent le plus grand nombre de pays est celui durant lequel le mélange de nationalités se fait le moins, la faute au chauvinisme exacerbé qui semble bien, lui, partagé par tous – mais c’est un autre sujet. Heureusement donc que les bus sont là pour que l’on se côtoie même si, pour être honnête, les véritables rencontres sont rares.
Ensuite, il y a la déco. Lumières fluo au plafond, style psychédélique et protège-dossiers illustrés compensent des fauteuils cuir aux motifs étonnamment sobres.

   



   



   


Il aurait été dommage que l’endroit manque de papier toilette, heureusement, c’est prévu : il pendouille parfois des casiers à bagages.

Wisch & weg! Wem der Sound zu laut, die Lichter zu grell, zu bunt, und/oder Fahrt und Kurvenlage zu rasant sind, fü… https://t.co/kgz9jWKyhy— JensWeinreich (@Jens Weinreich)


require(["twitter/widgets"]);

Passés les premiers sourires, on s’habitue à se déplacer dans une carabine de karaoké montées sur quatre roues, mais on ne serait pas surpris qu’un jour, le chauffeur fasse tourner un micro pour entonner Angels, de Robbie Williams, en diffusant un clip ringard sur le grand écran.

Car oui, évidemment, il y a des écrans. Et ils sont toujours allumés, sachant que le chauffeur contrôle évidemment la télécommande : chaîne et volume. Ainsi sera-t-il vain de tenter de travailler ou de poursuivre sa nuit lorsque l’idole sud-coréenne Yun Sung-bin dévale la tête la première la piste de skeleton, les commentateurs locaux faisant passer Patrick Montel pour un modèle de sobriété. Tout aussi vain d’espérer voir un jour des images de biathlon, de ski alpin ou de combiné nordique.
Il peut arriver que l’un des 1 855 chauffeurs embauchés par l’organisation se contrefoutent de ces JO et diffuse une émission de télévision, si possible avec le son, ce qui permet d’entrer dans le cerveau des producteurs des chaînes locales – et ça fait un peu peur. Le soir, les lumières s’éteignent et le son est éteint : il est permis de faire un somme.

Les bus de #PyeongChang2018 , c'est surtout l'occasion de se faire plaisir devant de la bonne télé. Il manque quand… https://t.co/kk7rykFQus— JeuneGuillou (@Clément Guillou)


require(["twitter/widgets"]);


   


Les bus étant mieux chauffés que le comté de Pyeongchang, il faut généralement enlever trois couches lorsqu’on y monte et les remettre avant de descendre, sans oublier de saluer les chauffeurs, modèles de politesse. L’occasion de vérifier que rares sont les journalistes qui arrivent à prononcer « bonjour » et « merci » en coréen, deux expressions à la phonétique complexe (« annyeonghaseyo » et « gomabseubnida »).
Evidemment, on n’a jamais vu quiconque refuser de descendre. Ici, c’est Pyeongchang, pas Knysna.

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-14">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Cette circulaire, qui organise le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, est dénoncée comme un « tri » par les plaignants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la circulaire Collomb sur les migrants

Cette circulaire, qui organise le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, est dénoncée comme un « tri » par les plaignants.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h36
   





                        


C’est un camouflet pour les 26 associations (Fédération des acteurs de la solidarité, Emmaüs, Secours catholique, Médecins sans frontières, Fondation Abbé Pierre…) qui avaient saisi en urgence le Conseil d’Etat jeudi 11 janvier : la circulaire Collomb ne sera pas suspendue, a annoncé mardi 20 février la plus haute juridiction administrative.
Datée du 12 décembre, la circulaire porte sur l’« examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence », qui accueille les sans-abri, y compris étrangers. Il s’agit d’envoyer dans les centres et hôtels sociaux des « équipes mobiles », constituées d’agents des préfectures et de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration), pour recenser les personnes hébergées selon leur droit au séjour.
Le gouvernement voit là le moyen indispensable pour connaître ces publics, et les orienter en fonction de leur situation (réfugiés, déboutés…) afin de désengorger des centres saturés.
Le Conseil d’Etat se penchera sur le fond
« Pour l’accomplissement de leur mission, ces équipes [d’agents des préfectures et de l’OFII] ne disposent d’aucun pouvoir de contrainte, que ce soit à l’égard des personnes hébergées ou des gestionnaires des centres d’hébergement », estime le Conseil d’Etat.
« A la lumière de cette interprétation de la circulaire, le juge des référés estime que la condition d’urgence à laquelle est notamment subordonné le prononcé d’une mesure de suspension (…) n’est pas remplie. Il rejette donc le recours dont il était saisi. »
Si la plus haute juridiction administrative a rejeté la suspension immédiate de la circulaire, elle se prononcera « à bref délai » sur le fond de l’affaire, à savoir la légalité de la circulaire.
L’« inconditionnalité de l’hébergement d’urgence » au cœur des débats
D’après les associations, la circulaire autorise, « sans base légale », des équipes à pénétrer dans des centres d’hébergement protégés « pour y réaliser des contrôles ». Elles redoutent que les étrangers renoncent à l’hébergement par crainte de se faire « piéger », quitte à reconstituer des campements de rue.
De tels contrôles pourraient donc mettre en péril « l’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence », principe revendiqué des associations qui veut que toute personne dans le besoin soit abritée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-15">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Une ONG a compilé les données de cinq ans d’enquête de la DGCCRF. Elles montrent que 73 % des échantillons de fruits non-bio analysés et 41 % de ceux de légumes sont contaminés.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/02/2018
Découvrir l’application


                        

Le raisin et le céleri en tête des fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides

Une ONG a compilé les données de cinq ans d’enquête de la DGCCRF. Elles montrent que 73 % des échantillons de fruits non-bio analysés et 41 % de ceux de légumes sont contaminés.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 09h18
    |

            Audrey Garric








                        



   


Ce n’est plus une découverte : en mangeant, nous ingérons des pesticides. En revanche, nous connaissons moins précisément quels aliments sont coupables de faire entrer ces substances toxiques dans nos assiettes. Pour répondre à cette question, l’association Générations futures révèle, mardi 20 février, un vaste rapport sur la présence de résidus de pesticides dans 52 fruits et légumes non bio consommés en France. Les résultats montrent que 73 % des échantillons de fruits analysés pendant cinq ans, et 41 % de ceux de légumes, sont contaminés.
Contrairement à de précédentes études qu’elle avait réalisées sur des fraises, des salades ou des müeslis, l’ONG, connue pour son combat contre les produits phytosanitaires, n’a cette fois pas effectué ses propres tests. Elle s’est fondée sur les données officielles de la direction générale de la concurrence, de la consommation, de la répression des fraudes (DGCCRF), qui mène des campagnes de surveillance de certains aliments – au niveau des supermarchés et des grossistes et non pas des champs.
« La DGCCRF ne communique que sur des moyennes par famille de produits, des résultats qui ne sont pas toujours représentatifs ni réguliers puisque tous les aliments ne sont pas surveillés tous les ans ou alors en nombre trop faible, remarque François Veillerette, le président de Générations futures. Nous avons choisi d’agréger les données sur cinq ans, aliment par aliment, pour avoir une taille d’effectifs plus importante et lisser les aléas par exemple climatiques. » 
L’association n’a conservé que les fruits et les légumes étudiés dans au moins 4 des 5 derniers plans de surveillance de la DGCCRF – réalisés entre 2012 et 2016 – et présentant un minimum de 30 échantillons chacun. Au total, ce sont 19 fruits et 33 légumes qui ont été passés au crible, soit 11 103 échantillons. « C’est un travail de compilation inédit en France, assure M. Veillerette. Il y avait une demande des consommateurs : faute de données sur notre territoire, ils se tournaient vers des études nord-américaines alors que les substances actives autorisées ne sont pas les mêmes ni les méthodes de production. »
Davantage de résidus dans le raisin et le céleri


	#container_15190590761{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15190590761{
		height:500px;
	}
	#container_15190590761 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15190590761 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15190590761.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15190590761.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15190590761 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Trois quarts des échantillons de fruits testés présentaient des résidus de pesticides quantifiables
Part des échantillons présentant des résidus de pesticides quantifiables, testés sur une période de cinq ans.

Source : Générations futures



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15190590761",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: 2,
			value: 72.6 ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"Moyenne",
				align: "left",
				x: 5,
				y: 380
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Raisins","Clémentines/mandarines","Cerises","Pamplemousse/pomelos","Fraises","Nectarines/pêches","Oranges","Pommes","Abricots","Citrons","Poire","Citrons verts","Ananas","Mangues/papayes","Bananes","Framboises/groseilles","Prunes/mirabelles","Kiwis","Avocats"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: 3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Part d'échantillons contenant des résidus de pesticides quantifiables ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        89
      ],
      [
        "",
        88.4
      ],
      [
        "",
        87.7
      ],
      [
        "",
        85.7
      ],
      [
        "",
        83
      ],
      [
        "",
        82.8
      ],
      [
        "",
        80.6
      ],
      [
        "",
        79.7
      ],
      [
        "",
        77.4
      ],
      [
        "",
        77.3
      ],
      [
        "",
        74.6
      ],
      [
        "",
        64.8
      ],
      [
        "",
        59.2
      ],
      [
        "",
        58
      ],
      [
        "",
        57.6
      ],
      [
        "",
        57.1
      ],
      [
        "",
        34.8
      ],
      [
        "",
        27.1
      ],
      [
        "",
        23.1
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Dans le haut du classement des fruits les plus contaminés se trouvent le raisin (89 % des échantillons contiennent des résidus de pesticides quantifiables), les clémentines/mandarines et les cerises (88 %), le pamplemousse (86 %) et les fraises et les nectarines/pêches (83 %). A l’inverse, ceux moins affectés sont les prunes/mirabelles (35 %) suivis des kiwis (27 %) et des avocats (23 %). Plus inquiétant, 2,7 % des échantillons de fruits présentent des taux de pesticides supérieurs aux limites maximales de résidus (LMR) – des seuils légaux fixés par l’Union européenne, qui varient en fonction de chaque substance active et de chaque aliment – en premier lieu les cerises (6,6 %), les mangues/papayes (4,8 %) et les oranges (4,4 %).


	#container_15190601772{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15190601772{
		height:650px;
	}
	#container_15190601772 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15190601772 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15190601772.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15190601772.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15190601772 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Quatre échantillons de légumes sur 10 testés présentaient des résidus de pesticides quantifiables
Part des échantillons présentant des résidus de pesticides quantifiables, testés sur une période de cinq ans.

Source : Générations futurs



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15190601772",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: 2,
			value: 41.1 ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"Moyenne",
				align: "left",
				x: 5,
				y: 500
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Céleri branche","Herbes fraîches","Endives","Céleris raves","Laitues","Piments/poivrons","Pommes de terre","Haricots (non écossés)","Pois (non écossés)","Poireaux","Melons","Carottes","Tomates","Concombres","Courgettes","Radis","Aubergines","Blettes","Epinards","Champignons","Pastèques","Artichauts","Navets","Choux pommes","Brocolis","Potirons","Oignons","Patates douces","Choux fleurs","Betteraves","Asperges","Maïs"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Part d'échantillons contenant des résidus de pesticides quantifiables ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        84.6
      ],
      [
        "",
        74.5
      ],
      [
        "",
        72.7
      ],
      [
        "",
        71.7
      ],
      [
        "",
        65.8
      ],
      [
        "",
        60.5
      ],
      [
        "",
        57.9
      ],
      [
        "",
        54.9
      ],
      [
        "",
        54.9
      ],
      [
        "",
        51.5
      ],
      [
        "",
        49.7
      ],
      [
        "",
        48.9
      ],
      [
        "",
        48.9
      ],
      [
        "",
        45.9
      ],
      [
        "",
        41.3
      ],
      [
        "",
        39.4
      ],
      [
        "",
        37.4
      ],
      [
        "",
        34.1
      ],
      [
        "",
        34
      ],
      [
        "",
        32
      ],
      [
        "",
        30.8
      ],
      [
        "",
        29.5
      ],
      [
        "",
        25.3
      ],
      [
        "",
        20.3
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        13.9
      ],
      [
        "",
        8.2
      ],
      [
        "",
        7.4
      ],
      [
        "",
        6.7
      ],
      [
        "",
        4.4
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        1.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Du côté des légumes, ce sont les céleris en branche (85 %), les herbes fraîches (75 %), les endives (73 %), les céleris-raves (72 %) ou encore les laitues (66 %) qui se retrouvent dans le haut du panier. Les plus épargnés sont les betteraves (4 %), les asperges (3 %) et le maïs doux (2 %). Là encore, 3,5 % des échantillons dépassent la LMR, en particulier les herbes fraîches, les céleris en branche, les blettes et les navets.
Si ces résultats corroborent de manière générale les quantités de pesticides utilisés en culture, ils révèlent toutefois quelques surprises. Ainsi la pomme, le fruit le plus consommé par les Français en volume, qui se voit appliquer en moyenne 36 traitements de produits phytosanitaires par an, se situe « seulement » en 8e position du classement de Générations futures (avec malgré tout 80 % des échantillons qui présentent des résidus). De même que la pomme de terre, 7e du classement malgré ses 19 traitements. « Certains légumes sont plus rustiques ou enterrés et reçoivent moins de pesticides car une partie reste sur les feuilles ou sur le sol », justifie M. Veillerette.
« De manière générale, ce classement montre que la présence des pesticides est encore un vrai souci dans l’alimentation. Il permettra aux consommateurs d’être mieux informés », avance le militant écologiste. L’association, favorable au développement de l’agriculture biologique, demande un affichage des pesticides utilisés dans la culture et le stockage des aliments. Elle juge « insuffisant » le nouveau label « zéro résidu de pesticides », lancé le 7 février par des producteurs maraîchers et arboriculteurs.
« La persistance de non-conformités au cours des ans s’explique notamment par le fait qu’elles sont rarement le fait des mêmes producteurs d’une année sur l’autre », répond la DGCCRF, qui rappelle que « les LMR ne sont pas des limites sanitaires » et qui assure « retirer du marché les produits présentant un risque sanitaire ».
Effets sanitaires impossibles à déterminer
L’étude de Générations futures présente toutefois des limites – liées au manque de données de la DGCCRF. Elle n’indique en rien les taux de concentration des pesticides retrouvés dans les aliments, leur nom, leur nature (perturbateur endocrinien, cancérogène, etc.) ou leur nombre. Sur ce dernier point, l’association précise seulement que 38 % des échantillons analysés en 2016 présentaient deux résidus ou plus (jusqu’à 19 au maximum), mais sans détailler par fruit et par légume.

        Lire aussi :
         

                Pesticides : des substances toxiques, invisibles et omniprésentes



Il reste donc impossible, à ce stade, de déterminer les effets sanitaires liés à la consommation de ces fruits et légumes. « La présence de résidus de pesticides n’est pas inquiétante en soi pour la santé puisqu’ils font l’objet d’une réglementation », assure Jean-Pierre Cravedi, toxicologue et directeur de recherches à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). Mais qu’en est-il des produits qui ne sont pas aux normes ? « Il y a un risque en cas de consommation régulière ou systématique d’un fruit ou d’un légume qui dépasse la LMR pour le même pesticide, ce qui est peu probable. » Et Emmanuelle Kesse-Guyot, épidémiologiste et directrice de recherches à l’INRA, de confirmer : « On peut être en alerte, mais avant de dire que la situation est dangereuse, il faut des informations complémentaires sur les pesticides concernés. »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-16">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Ces trois personnes ont été arrêtées mardi dans le Gard et le Tarn.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Enquête sur l’attentat de Barcelone : trois arrestations en France

Ces trois personnes ont été arrêtées mardi dans le Gard et le Tarn.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 16h14
   





                        



   


Le ministère de l’intérieur espagnol a annoncé l’arrestation, mardi 20 février, de trois personnes pour leurs liens avec Driss Oukabir, membre présumé de la cellule qui avait commis les attentats de Barcelone et de Cambrils, en Catalogne, les 16 et 17 août 2017.
M. Oukabir est mis en examen en Espagne pour appartenance à une organisation terroriste et assassinats.
Information judiciaire
Ces trois personnes ont été arrêtées, à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, et à Albi, dans le Tarn, lors d’une opération menée conjointement avec la police française ayant aussi débouché sur des perquisitions, a précisé le ministère dans un communiqué. Il n’existe « pas d’éléments à ce stade qui attestent d’une participation aux attentats » commis en Espagne, a précisé une source proche du dossier.
A la suite de l’enquête préliminaire ouverte après ces attentats, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 31 janvier 2018 des chefs de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes criminelle.
Liens avec Driss Oukabir
Les papiers de Driss Oukabir avaient servi à louer la camionnette utilisée lors de l’attentat sur les Ramblas de Barcelone. Il avait dans un premier temps assuré que son frère lui avait pris ses papiers pour la louer avant d’affirmer qu’il rendait service aux amis de son frère pour « un déménagement », sans pouvoir préciser où il devait avoir lieu. Le conducteur, Younes Abouyaaqoub, avait été tué le 21 août par la police.

        Lire :
         

          Barcelone : l’auteur de l’attentat tué par la police après quatre jours de cavale



Driss Oukabir, un Marocain ayant grandi en Catalogne, est le grand frère de Moussa, 17 ans, un des membres présumés de la cellule qui avait organisé ces attentats le 17 août à Barcelone (15 morts et une centaine de blessés), puis dans la nuit du 17 au 18 dans la station balnéaire de Cambrils (1 mort). Moussa Oukabir et quatre autres jeunes avaient été tués par la police pendant l’attaque à la voiture-bélier perpétrée à Cambrils.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-17">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Au Cinéma des cinéastes, le réalisateur a présenté « Drum », qui ne sortira pas en salle dans son pays.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

L’Iranien Keywan Karimi, en liberté conditionnelle, dévoile son dernier film à Paris

Au Cinéma des cinéastes, le réalisateur a présenté « Drum », qui ne sortira pas en salle dans son pays.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 15h57
    |

            Clarisse Fabre








                        



   


On ne l’empêchera pas de tourner. Depuis le début des années 2010, le cinéaste Keywan Karimi, né dans le Kurdistan iranien, a des ennuis avec la justice de son pays pour avoir tourné un documentaire sur les graffitis, Writing on the City (bande-annonce visible sur Vimeo), racontant l’histoire politique de Téhéran depuis la révolution de 1979. Le jeune réalisateur a été arrêté, questionné, puis condamné en octobre 2015 à six ans de prison et à 223 coups de fouet pour « insulte envers les valeurs du sacré » et « propagande » contre le régime iranien – une peine ramenée à un an de prison en 2016, en plus des coups de fouet. Son histoire a fait le tour du monde, comme celle des autres cinéastes iraniens condamnés ces dernières années, tels Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof.

        Lire le récit :
         

          L’« histoire kafkaïenne » d’un cinéaste iranien condamné à six ans de prison et à 223 coups de fouet




        Lire aussi le compte-rendu :
         

          Un an de prison pour le cinéaste iranien Keywan Karimi



Avant de purger sa peine, Keywan Karimi voulait à tout prix tourner son premier long-métrage de fiction, Drum, adapté du roman éponyme d’Ali-Morad Fadaei-Nia, sur le thème de la peur. Il l’a tourné et monté en l’espace de trois mois au printemps 2016, grâce à l’aide de son producteur François d’Artemare, avec lequel il travaillait à distance. Le film a ensuite été sélectionné au Festival de Venise en septembre 2016.



A l’occasion de la projection de Drum, film expressionniste en noir et blanc, au Cinéma des cinéastes, à Paris, lundi 19 février, Keywan Karimi nous raconte sa vie de réalisateur qui ne sait jamais quand le couperet va tomber. Juste avant que la salle ne plonge dans l’obscurité, il a demandé aux spectateurs de se lever et d’applaudir en hommage aux « combattants kurdes qui se sont battus contre l’Etat islamique et ont été victimes de bombardements ».
« Prêt à aller en prison »
« Je fais mes films, j’assume et je suis prêt à aller en prison. Je ne veux pas m’exiler », déclare-t-il au Monde. Le tournage de Drum s’est fait sans autorisation gouvernementale. « Quand un policier venait nous contrôler, un de mes amis montrait son titre de tournage pour un autre film », sourit-il. A l’issue du tournage, alors que le film venait d’être sélectionné à la Mostra de Venise, il a été convoqué par les autorités iraniennes. « Les juges n’ont pas voulu me mettre en prison pendant le festival, car ça aurait fait trop de publicité au film », grince-t-il.
Finalement il a été incarcéré à Erevan en novembre 2016, jusqu’au printemps 2017. « Je suis tombé malade en prison, une sorte de pneumonie. Les autorités iraniennes ne voulaient pas que je meure. J’ai pu sortir en liberté conditionnelle en avril 2017. Mais on m’a prévenu : si je commets un crime dans l’exercice de mon métier de cinéaste, je serai à nouveau condamné, et on me rajoutera les cinq ans que l’on m’avait enlevés en appel. »
Keywan Karimi : « Les gens veulent le changement. Ils veulent une République, mais pas islamique »
Qu’est-ce qu’un crime dans l’exercice de son métier ? Le réalisateur, âgé de 33 ans, sourit : il ne le sait pas. A propos des manifestations qui ont eu lieu dans son pays, en janvier, il tient à faire cette précision : « On a beaucoup lu dans les journaux européens que les Iraniens descendaient dans la rue pour des raisons économiques, mais ce mouvement est aussi profondément politique. Les gens veulent le changement. Ils veulent une République, mais pas islamique ».
Il y a deux mois, Keywan Karimi a demandé aux autorités iraniennes l’autorisation de sortir en salle son film Drum. Il vient tout juste de recevoir une réponse négative. « On m’a annoncé qu’il n’y aurait pas de sortie en salle, au motif que la qualité du film n’est pas bonne. Depuis sept ans, aucun de mes films n’a été projeté dans mon pays ». Le cinéaste va séjourner en France six ou sept mois, afin de préparer son prochain film. « Puis je rentrerai à Téhéran en décembre pour le tourner, avec les mêmes acteurs non professionnels de Drum. Ils m’attendent. »

        Lire aussi le compte-rendu :
         

          Mobilisation en France pour le cinéaste iranien Keywan Karimi






                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-18">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre, mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Recep Tayyip Erdogan annonce le prochain siège de la ville d’Afrin, en Syrie

L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre, mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 16h28
   





                        


Lors d’un discours devant les députés de son parti au Parlement, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé, mardi 20 février, que les forces turques assiégeraient prochainement la ville syrienne d’Afrin, « dans les prochains jours et de façon beaucoup plus rapide », a-t-il précisé.
Dans l’après-midi, des forces prorégime ont pénétré l’enclave syrienne, l’agence officielle du pays, SANA, a indiquant qu’elles allaient « se joindre à la résistance contre l’agression turque ». La télévision d’Etat syrienne a montré des véhicules entrer dans l’enclave puis a annoncé que des tirs d’artillerie turcs les avaient pris pour cible. Un haut responsable kurde avait déclaré dimanche que le gouvernement syrien et les Yekînen Parastina Gel (YPG – « Unités de protection du peuple ») avaient conclu un accord prévoyant le déploiement d’unités de l’armée syrienne dans l’enclave pour faire face à l’offensive turque.

        Lire aussi :
         

                Les forces progouvernementales syriennes pourraient se déployer à Afrin



Ankara a de son côté prévenu mardi que ses forces n’hésiteraient pas à affronter l’armée syrienne si elle entrait effectivement dans l’enclave afin d’y soutenir les YPG.
Deuxième mois d’offensive sans issue apparente
En 2012, après le retrait des forces gouvernementales de la zone, Afrin est devenue la première région kurde en Syrie à échapper au contrôle du régime de Bachar Al-Assad et les autorités y ont installé une administration autonome.
La Turquie et ses alliés de l’Armée syrienne libre (ASL) ont lancé le 20 janvier une opération pour réduire l’enclave, contrôlée par les YPG. L’offensive turque entre ainsi dans son deuxième mois sans issue rapide apparente.
Baptisée « Rameau d’olivier », l’opération lancée par l’armée turque et ses alliés de l’Armée syrienne libre (ASL) vise les YPG, alliées kurdes de Washington dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie, mais considérées comme « terroristes » par la Turquie.

        Lire aussi :
         

                Syrie : l’offensive turque piétine à Afrin



Bien que le gouvernement turc ait reconnu avoir perdu 32 soldats, il répète à l’envi que l’opération avance « comme prévu ». Quelque 240 combattants soutenant la Turquie et près de 200 membres des YPG ont été tués depuis le début de l’opération, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui fait aussi état de 94 civils tués, ce qu’Ankara dément.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-19">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Alors que le gouvernement avait promis une hausse du pouvoir d’achat, la hausse de la CSG ou du tabac donnent une impression contraire à l’opinion.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Comment le pouvoir d’achat est-il calculé ?

Alors que le gouvernement avait promis une hausse du pouvoir d’achat, la hausse de la CSG ou du tabac donnent une impression contraire à l’opinion.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h36
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Pour le gouvernement, le pouvoir d’achat augmentera en 2018 sous l’effet de baisses de cotisations salariales et d’impôts. L’opposition estime au contraire qu’il va diminuer en raison de la hausse de la CSG, du diesel et du tabac. S’il est difficile de trancher de manière définitive tant les paramètres sont nombreux et dépendant de la situation de chacun, le débat remet en lumière la notion complexe de « pouvoir d’achat ». Quels critères sont-ils utilisés pour mesurer sont évolution ?

        Lire aussi :
         

                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures qui affectent votre pouvoir d’achat



A priori, l’équation est simple : le pouvoir d’achat, c’est la quantité de biens et services que l’on peut consommer avec l’argent dont on dispose. Il dépend donc de deux facteurs :
le revenu disponible, qui peut être augmenté ou baissé par des mesures fiscales ;le niveau des prix, qui évolue aussi dans le temps (inflation ou déflation).
Mais ces indicateurs présentent des biais de calcul ou de perception, comme le montrent les explications de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE).

        Lire aussi :
         

                Pouvoir d’achat : comment les prix ont-ils évolué sur les produits de la vie courante ?



Comment mesurer l’argent dont on dispose ?
Le revenu brut disponible (RBD) correspond :
aux salaires ou revenus d’activité et du patrimoine (intérêts, dividendes) ;auxquels s’ajoutent les prestations sociales (retraites, indemnités chômage, allocations familiales) ;dont on déduit les cotisations sociales et les impôts directs : CSG, CRDS, taxe d’habitation, impôt sur le revenu.
Dans les grandes lignes, il s’agit du flux d’argent qui arrive chaque mois sur le compte courant des ménages. Mais cet indicateur a été créé pour la comptabilité nationale, afin de mesurer le produit intérieur brut (PIB) du pays, et ne correspond pas entièrement à la comptabilité des individus, ce qui aboutit à des décalages de perception.
Les limites de cet indicateur
Les évolutions démographiques. Le revenu brut disponible est calculé sur l’ensemble des ménages. Mais la population est en hausse et le nombre de ménages s’accroît encore plus rapidement, par la tendance générale à la décohabitation, ce qui réduit la part du gâteau. Il est plus intéressant d’étudier le niveau de vie, qui est le revenu par « unité de consommation », calculée selon la composition du ménage : une personne seule correspond à une unité, la deuxième à 0,5 et un enfant à 0,3.
Les revenus et loyers « imputés ». Un locataire qui verse un loyer à son propriétaire fait circuler de l’argent décompté dans le PIB. Mais pour les propriétaires qui occupent leur propre logement, un loyer fictif est simulé dans le revenu brut disponible. Il s’agit d’un « revenu imputé ». C’est aussi le cas pour les assurances ou les services d’intermédiation financière des banques. Au total, cela constitue 16 % du revenu brut disponible des ménages, selon une étude de l’Insee sur le pouvoir d’achat datant de 2007. En revanche, comme ces revenus imputés évoluent en même temps que le reste des prix, ils n’ont pas une influence considérable sur le pouvoir d’achat.
Les emprunts immobiliers. En comptabilité nationale, l’achat d’un logement n’est pas considéré comme une dépense courante mais comme un investissement. Dans le revenu brut disponible, le remboursement du capital d’un emprunt immobilier n’est pas compté, puisqu’il contribue à constituer un patrimoine, alors que les intérêts des emprunts, eux, sont considérés comme des dépenses. Pour un ménage, il s’agit pourtant d’une somme globale qui constitue une charge mensuelle importante et non évitable.
Les prestations gratuites. Certains services gratuits ou en nature ne sont pas intégrés dans le revenu brut des ménages, par exemple l’éducation – qui pourrait être payante dans un autre pays. Ils sont pris en compte dans un autre indicateur, le revenu disponible ajusté, moins souvent utilisé.
Comment savoir combien on dépense ?
L’indice des prix à la consommation (IPC) est publié par l’Insee, qui relève chaque mois les prix de 160 000 produits sur tout le territoire et ajoute 40 000 tarifs de services (transport, énergie…) collectés auprès d’organismes régionaux ou nationaux. Il tient compte des soldes et promotions. Le calcul est réalisé en suivant une méthode internationale et la répartition par poste de dépenses (alimentation, services…) est actualisée chaque année.
L’IPC, qui mesure l’inflation, sert de base pour revaloriser les pensions alimentaires, le SMIC, les retraites ou les loyers.
Les limites de cet indicateur
Des profils hétérogènes. Le « panier de produits » choisi par l’Insee constitue une moyenne, qui peut fortement varier selon le niveau socio-économique et les habitudes de consommation : étudiants, couples ou retraités, urbains ou ruraux, automobilistes ou non, propriétaires ou locataires, fumeur ou non-fumeur… Les études du Crédoc montrent bien la diversité des types de consommateurs.
L’Insee a créé en 2007 un indice personnalisable en fonction des postes de dépenses (avec ou sans voiture, selon le mode de chauffage…) et publie un indice des prix avec ou sans tabac.
La sous-estimation du logement. L’achat d’un logement étant considéré comme un investissement, il n’entre pas dans l’indice des prix. Seuls les loyers des locataires y sont intégrés, ce qui réduit artificiellement le poids de ce poste à 6 % dans le panier de l’Insee – un chiffre bien loin de la réalité perçue par les ménages, pour qui le logement constitue souvent la première dépense.
Les biais de perception. Les consommateurs remarquent davantage la hausse des prix de produits qu’ils achètent fréquemment, comme l’alimentation, les cigarettes, l’essence, ou de certains achats comme les fournitures scolaires, qui ont une portée symbolique. Les soldes, promotions ou offres low cost peuvent aussi brouiller le « vrai prix » des objets et services.
L’effet qualité. Des produits récents plus sophistiqués remplacent en permanence leur équivalent ancien, en faisant augmenter les prix. Cette montée en gamme imposée aux consommateurs peut expliquer 0,3 % de la hausse des prix, selon une étude de l’Insee de 2004.
Les dépenses contraintes. Une grande partie des dépenses (remboursement de crédits, chauffage, télécoms, banques et assurance…) ne sont pas renégociables à court terme : elles sont « préengagées » ou contraintes. Ces dépenses, qui ont doublé en cinquante ans, représentent désormais plus d’un tiers du budget des ménages. Le reste correspond au pouvoir d’achat « arbitrable », c’est-à-dire les dépenses sur lesquelles les consommateurs ont le sentiment de prendre des décisions.


	#container_15185408061{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15185408061{
		height:500px;
	}
	#container_15185408061 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15185408061 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15185408061.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15185408061.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15185408061 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les dépenses "pré-engagées" (loyer, chauffage, télécom, banque) ont plus que doublé en soixante ans
Part des revenus consacrés à des dépenses peu négociables à court terme (abonnement, facture mensuelle) dans le revenu brut disponible des ménages français depuis 1959

Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = ["Total : 12,3 % des revenus disponibles","Total : 12,5 % des revenus disponibles","Total : 13 % des revenus disponibles","Total : 13,1 % des revenus disponibles","Total : 13,9 % des revenus disponibles","Total : 14,3 % des revenus disponibles","Total : 15 % des revenus disponibles","Total : 15,5 % des revenus disponibles","Total : 16,4 % des revenus disponibles","Total : 17,2 % des revenus disponibles","Total : 18,4 % des revenus disponibles","Total : 18,6 % des revenus disponibles","Total : 18,8 % des revenus disponibles","Total : 18,6 % des revenus disponibles","Total : 19 % des revenus disponibles","Total : 19,6 % des revenus disponibles","Total : 19 % des revenus disponibles","Total : 19,8 % des revenus disponibles","Total : 20 % des revenus disponibles","Total : 19,9 % des revenus disponibles","Total : 20,8 % des revenus disponibles","Total : 21,9 % des revenus disponibles","Total : 22,4 % des revenus disponibles","Total : 22,4 % des revenus disponibles","Total : 23,4 % des revenus disponibles","Total : 24,8 % des revenus disponibles","Total : 25,6 % des revenus disponibles","Total : 25,5 % des revenus disponibles","Total : 25,9 % des revenus disponibles","Total : 26 % des revenus disponibles","Total : 26,1 % des revenus disponibles","Total : 26,1 % des revenus disponibles","Total : 26,3 % des revenus disponibles","Total : 26,6 % des revenus disponibles","Total : 26,9 % des revenus disponibles","Total : 26,8 % des revenus disponibles","Total : 26,3 % des revenus disponibles","Total : 27 % des revenus disponibles","Total : 26,6 % des revenus disponibles","Total : 26,6 % des revenus disponibles","Total : 26,2 % des revenus disponibles","Total : 26,6 % des revenus disponibles","Total : 26,9 % des revenus disponibles","Total : 26,4 % des revenus disponibles","Total : 26,9 % des revenus disponibles","Total : 27,1 % des revenus disponibles","Total : 27,8 % des revenus disponibles","Total : 28,1 % des revenus disponibles","Total : 28,2 % des revenus disponibles","Total : 28,7 % des revenus disponibles","Total : 28,5 % des revenus disponibles","Total : 28,4 % des revenus disponibles","Total : 28,2 % des revenus disponibles","Total : 28,8 % des revenus disponibles","Total : 29,3 % des revenus disponibles","Total : 28,9 % des revenus disponibles","Total : 29,1 % des revenus disponibles","Total : 29 % des revenus disponibles"];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15185408061",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "areaspline",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ffc832","#0386c3","#ff3232","#f19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1959","1960","1961","1962","1963","1964","1965","1966","1967","1968","1969","1970","1971","1972","1973","1974","1975","1976","1977","1978","1979","1980","1981","1982","1983","1984","1985","1986","1987","1988","1989","1990","1991","1992","1993","1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Télévision et télécommunications",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        1.1
      ],
      [
        "",
        1.1
      ],
      [
        "",
        1.3
      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      [
        "",
        1.5
      ],
      [
        "",
        1.6
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.9
      ],
      [
        "",
        1.9
      ],
      [
        "",
        2.1
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        2.5
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        2.8
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        2.5
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        2.2
      ],
      [
        "",
        2.2
      ]
    ],
    "type": "areaspline",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Cantines",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.7
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        0.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Assurances et services financiers",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        1.9
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.9
      ],
      [
        "",
        2.1
      ],
      [
        "",
        2.1
      ],
      [
        "",
        2.2
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        2.4
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        4.3
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.7
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        4.3
      ],
      [
        "",
        4.5
      ],
      [
        "",
        4.8
      ],
      [
        "",
        5.2
      ],
      [
        "",
        5.4
      ],
      [
        "",
        5.6
      ],
      [
        "",
        5.7
      ],
      [
        "",
        5.9
      ],
      [
        "",
        6.1
      ],
      [
        "",
        5.9
      ],
      [
        "",
        5.4
      ],
      [
        "",
        5.3
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        4.5
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        3.7
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.8
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        3.9
      ],
      [
        "",
        4.1
      ],
      [
        "",
        3.6
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        3.3
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Dépenses liées au logement",
    "color": "#f19300",
    "data": [
      [
        "",
        9.3
      ],
      [
        "",
        9.5
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        10.2
      ],
      [
        "",
        10.8
      ],
      [
        "",
        10.9
      ],
      [
        "",
        11.6
      ],
      [
        "",
        12.1
      ],
      [
        "",
        12.9
      ],
      [
        "",
        13.5
      ],
      [
        "",
        14.2
      ],
      [
        "",
        14.4
      ],
      [
        "",
        14.5
      ],
      [
        "",
        14.3
      ],
      [
        "",
        14.1
      ],
      [
        "",
        13.9
      ],
      [
        "",
        13.9
      ],
      [
        "",
        14.4
      ],
      [
        "",
        14.6
      ],
      [
        "",
        14.5
      ],
      [
        "",
        14.9
      ],
      [
        "",
        15.9
      ],
      [
        "",
        15.9
      ],
      [
        "",
        15.8
      ],
      [
        "",
        16.5
      ],
      [
        "",
        17.3
      ],
      [
        "",
        17.8
      ],
      [
        "",
        17.5
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        17.7
      ],
      [
        "",
        18.5
      ],
      [
        "",
        18.8
      ],
      [
        "",
        19.4
      ],
      [
        "",
        19.7
      ],
      [
        "",
        20
      ],
      [
        "",
        20.4
      ],
      [
        "",
        20.3
      ],
      [
        "",
        20.4
      ],
      [
        "",
        20.4
      ],
      [
        "",
        20
      ],
      [
        "",
        19.8
      ],
      [
        "",
        19.7
      ],
      [
        "",
        20.2
      ],
      [
        "",
        20.2
      ],
      [
        "",
        20.8
      ],
      [
        "",
        21
      ],
      [
        "",
        20.7
      ],
      [
        "",
        21
      ],
      [
        "",
        21.3
      ],
      [
        "",
        21.5
      ],
      [
        "",
        21.4
      ],
      [
        "",
        22.3
      ],
      [
        "",
        22.8
      ],
      [
        "",
        22.6
      ],
      [
        "",
        22.7
      ],
      [
        "",
        22.6
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			if (annotation_spe[this.points[0].point.index] != undefined){
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip) + annotation_spe[this.points[0].point.index]
			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Pouvoir d’achat et inégalités sociales
Les décisions du gouvernement Philippe affectent le revenu disponible des ménages, par la fiscalité directe (hausse de la CSG, réforme de l’impôt sur la fortune, taxe d’habitation), les niveaux de cotisations et prestations sociales (comme les aides au logement ou allocations familiales) ou la fiscalité indirecte sur certains produits très taxés, comme le tabac ou l’essence.
Une hausse du prix du tabac, ou la baisse de 5 euros des aides au logement, peuvent avoir des effets très importants en termes de perte ressentie de pouvoir d’achat pour les ménages les plus modestes, comme les bénéficiaires des minima sociaux, qui consacraient 42 % de leurs revenus à des dépenses contraintes en 2012 (contre 34 % en moyenne nationale), selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

        Lire aussi :
         

                Comment la hausse du prix du tabac pèse sur les prévisions de pouvoir d’achat






                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-20">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ A l’Ecole nationale de la magistrature, un étudiant sur deux est en reconversion professionnelle
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


ENM : la magistrature élargit son recrutement à la société civile

A l’Ecole nationale de la magistrature, un étudiant sur deux est en reconversion professionnelle



Le Monde
 |    20.02.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 14h54
    |

                            Valérie Segond








                        



                                


                            

Envie d’être magistrat ? Vous n’avez que l’embarras du choix. Six portes d’entrée sont désormais ouvertes pour intégrer l’Ecole nationale de la magistrature (ENM), à Bordeaux. La voix royale demeure celle des concours, au nombre de trois – selon les expériences des candidats –, avec clôture des inscriptions le 15 mars cette année, épreuves d’admissibilité à partir du 4 juin.
Ces concours sont encore la principale voie d’accès, empruntée aujourd’hui par plus des deux tiers des magistrats en formation. Réservé aux étudiants en master 2 de droit ou diplômés de Sciences Po pour la plupart, le premier concours permet de recruter plus de 70 % des « auditeurs de justice » – le titre officiel des élèves de l’ENM, qui font partie à ce titre du corps judiciaire –, et a été considérablement assoupli : 243 admis en 2017 (sur un total de 342 membres dans la promotion), contre 97 en 2010.
Mais trois autres voies d’accès ont été créées par la grande école pour diversifier les profils des magistrats.
Le deuxième concours, lui, est réservé aux fonctionnaires ayant au moins quatre ans d’ancienneté dans la fonction publique. Il a permis à dix-neuf candidats d’intégrer l’école en 2017 (5,5 % de l’effectif). Le troisième concours, ouvert aux salariés du secteur privé ayant huit ans d’exercice, n’a fait entrer que sept personnes à l’ENM l’année dernière. Les admis de ces trois concours auront trente et un mois de formation.
Mais trois autres voies d’accès ont été créées par la grande école pour diversifier les profils des magistrats. Ainsi, l’année dernière, un étudiant sur deux à l’ENM était issu d’une reconversion professionnelle. Une ouverture emblématique des mutations de l’enseignement supérieur en France, qui a quelque peu brouillé la lisibilité... Revue de détail.
Des salariés du secteur privé
Un quatrième concours, dit « complémentaire », a été ouvert pour répondre aux besoins à court terme de la magistrature. Il s’adresse aux personnes ayant...




                        

                        


<article-nb="2018/02/20/19-21">
<filnamedate="20180220"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180220"><AAMMJJHH="2018022019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le président de l’Autorité palestinienne, qui doit s’exprimer mardi devant le Conseil de sécurité, veut une alternative multilatérale au plan de paix américain en gestation.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

ONU : Mahmoud Abbas en quête de soutien international

Le président de l’Autorité palestinienne, qui doit s’exprimer mardi devant le Conseil de sécurité, veut une alternative multilatérale au plan de paix américain en gestation.



Le Monde
 |    20.02.2018 à 07h51
 • Mis à jour le
20.02.2018 à 12h16
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) et 
Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)








                        



   


Affaibli et confronté à une administration américaine clairement engagée en faveur des intérêts israéliens, Mahmoud Abbas se tourne une nouvelle fois vers l’ONU. Le président de l’Autorité palestinienne (AP) doit s’exprimer, mardi 20 février, devant le Conseil de sécurité, où il ne s’est pas présenté depuis 2009. Il y revient dans un contexte diplomatique moins favorable, alors que les relations entre Washington et Ramallah sont au plus bas depuis la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël, le 6 décembre. L’Autorité palestinienne rejette par avance le plan de paix sur lequel travaillent les émissaires de l’administration Trump.
Selon un porte-parole palestinien, le raïs de bientôt 83 ans devrait demander au Conseil de sécurité, lors d’un discours « combatif mais modéré », de promouvoir un cadre plus élargi et multilatéral aux négociations de paix, pour contrer l’hégémonie des Etats-Unis sur ce dossier. « Le Conseil doit enfin jouer son rôle de garant de la paix et de la sécurité internationale », juge Riyad Mansour, le représentant palestinien à l’ONU. L’AP a envisagé de demander une reconnaissance de la Palestine comme Etat membre à part entière, mais le veto américain écrit d’avance condamnerait une telle initiative au Conseil de sécurité.
« Etats-Unis trop biaisés »
L’Autorité palestinienne dispose d’une marge de manœuvre infime. Mahmoud Abbas a pris une résolution diplomatique ferme, à la suite de la reconnaissance unilatérale de Jérusalem, au début de décembre : celle de ne plus accepter la médiation américaine exclusive. « Les Etats-Unis sont devenus trop biaisés, explique Majdi Al-Khaldi, conseiller diplomatique de M. Abbas. Notre idée est de demander au Conseil de sécurité et à la communauté internationale d’établir un nouveau mécanisme multilatéral pour les négociations de paix. Ça peut être le Quartet élargi, ou bien les cinq membres du Conseil de sécurité plus d’autres pays. Il faudrait réunir une conférence internationale de paix pour mettre en place ce mécanisme. »
La direction palestinienne a multiplié les échanges diplomatiques ces dernières semaines. Mahmoud Abbas s’est rendu à Bruxelles et à Moscou, comptant sur une implication plus forte de l’Union européenne et de la Russie. Il sait pourtant que ceux-ci ne sont pas capables ni désireux de concurrencer les Etats-Unis dans leur rôle historique de médiateur. Quant aux dernières conférences multilatérales – celles organisées par la France en juin 2016 et janvier 2017 – elles n’ont produit aucun résultat.

        Lire aussi :
         

                Trump menace de couper les vivres aux Palestiniens



Mots très durs
Les capitales sont réservées sur cette volonté palestinienne d’internationaliser le processus de paix. M. Abbas se déplace à New York à l’invitation du Koweït, qui préside le Conseil de sécurité au mois de février. Il sera le seul chef d’Etat à s’exprimer dans le cadre du traditionnel débat mensuel sur la situation au Proche-Orient. Pour la première fois depuis la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, et après avoir refusé de rencontrer le vice-président Mike Pence lors de sa tournée au Proche-Orient en janvier, il fera face à un officiel américain.

        Lire aussi :
         

                Donald Trump émet des doutes sur la volonté d’Israël à faire la paix avec les Palestiniens



L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, assistera à la séance malgré les mots très durs qu’elle avait eus contre le leader palestinien, l’accusant de se livrer « à des théories conspirationnistes scandaleuses qui ne reflètent ni le courage ni la volonté de rechercher la paix ». Avant de trancher : « Pour obtenir des résultats historiques, nous avons besoin de leaders courageux. » M. Abbas viendra apporter un « démenti à la stigmatisation américaine », estime un responsable occidental, qui assure que le Conseil « va chercher à renforcer [M. Abbas] plutôt qu’à l’affaiblir ».
Gagner du temps
Les leviers à la disposition de M. Abbas pour convaincre ses interlocuteurs du Conseil de sécurité restent cependant très limités. « Il y a un certain attentisme vis-à-vis de ce que nos partenaires américains vont proposer comme plan de paix », estime un diplomate européen, qui ne s’attend à aucune « révolution » lors de la réunion du Conseil de sécurité. Lorsque Washington aura dévoilé son initiative – si cela finit par se produire – « il y aura forcement des réactions négatives ». Il sera alors temps juge-t-il « de la compléter, de la corriger et de la replacer dans un cadre plus collectif ».
En attendant de connaître les lignes exactes du plan de paix préparé par l’administration Trump, que l’AP rejette par avance, le vieux raïs palestinien gagne du temps. La coordination sécuritaire et les contacts politiques se poursuivent pourtant avec les Israéliens. Au nom de projets économiques communs, plusieurs rencontres ont récemment été organisées. Lundi soir, le premier ministre, Rami Hamdallah, avec son ministre des finances, Shukri Bishara, a accueilli à Ramallah le ministre des finances israélien, Moshe Kahlon. Il s’est aussi entretenu avec Yoav Mordechaï, le chef du Cogat, l’administration qui coordonne les activités gouvernementales dans les territoires occupés, et symbolise l’occupation. Enfin, c’est à Paris que le ministre israélien de l’économie, Eli Cohen, a rencontré son homologue Abeer Odeh.



                            


                        

                        

