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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le rapport de l’élu LRM, remis lundi, préconise notamment une hausse des heures de français et une réduction de l’interdiction de travailler de neuf à six mois.
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Le député Taché présente ses 72 propositions pour favoriser l’intégration des immigrés

Le rapport de l’élu LRM, remis lundi, préconise notamment une hausse des heures de français et une réduction de l’interdiction de travailler de neuf à six mois.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 13h56
    |

            Maryline Baumard








                        



   


Aurélien Taché, député LRM, doit remettre au premier ministre, lundi 19 février en fin de journée, ses « 72 propositions pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France ». Bouclé depuis plusieurs semaines, ce travail avait été mis en attente par l’exécutif qui préférait sa sortie au plus près de la présentation en conseil des ministres du projet de loi « asile et immigration » de Gérard Collomb, prévue mercredi.
Les 131 pages du parlementaire, un ex-socialiste sensible aux valeurs d’accueil, font en effet entendre une autre voix que la dissuasion migratoire et la facilitation des expulsions, les deux lignes directrices du projet de loi du ministre de l’intérieur. Aurélien Taché revisite en profondeur les premières années en France à travers la triple focale du pragmatisme, de la cohésion sociale et des droits dus aux plus vulnérables. Et son rapport tout entier a été guidé par l’obsession de faire mentir la statistique (OCDE) qui veut qu’au bout de cinq ans de séjour en France un tiers seulement des étrangers soit en emploi.

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Pour réinventer une intégration économique, mais aussi culturelle et linguistique, le député propose de commencer par construire des « parcours » pour les 130 000 personnes qui s’installent chaque année en France et ont vocation à y rester, qu’ils soient ou non réfugiés. En 2017, Paris a délivré 262 000 premiers titres de séjour. Si étudiants (88 100) et travailleurs saisonniers (11 000) n’ont pas vocation à rester, les 91 070 arrivants de l’immigration familiale, les 36 000 réfugiés et ceux qui obtiennent un visa de travail (27 700), eux, s’installent en général pour longtemps et doivent de ce fait bénéficier de programmes de langue, estime le parlementaire. Sauf bien sûr s’ils ont déjà étudié en français, ou n’en ressentent pas le besoin à ce moment de leur parcours.
Equivalences de diplôme
L’élu plaide en tout cas pour que cet apprentissage puisse commencer là et soit suffisant. En 2017, la France a offert au maximum 200 heures de cours à 54 % des entrants. La brièveté de ce cursus (très inférieur aux minima de 600 heures en Allemagne) et l’hétérogénéité des niveaux ont abouti à ce que seuls 46 % des stagiaires atteignent le niveau de survie (niveau baptisé A1). M. Taché préconise d’offrir 600 heures aux analphabètes dans leur langue et à tous ceux qui visent un niveau A2, de maîtrise courante. C’est d’ailleurs ce niveau et une certification qui seront désormais visés et non plus le A1, si M. Taché est entendu. « Et, pour gagner un temps précieux, les demandeurs d’asile (hors pays d’origine sûr) pourront commencer l’apprentissage dès le dépôt de leur demande », ajoute l’élu. A l’heure actuelle, associations et collectifs sont les seuls à offrir des leçons de français avant que le demandeur d’asile ne soit réfugié.
L’élu propose de supprimer ce verrou ainsi que l’interdiction de travailler qui pourrait être ramenée de neuf à six mois après le dépôt de demande d’asile. Pour gagner du temps, tout nouveau venu expliquera ses études, son travail dans son pays d’origine et son projet en France, dès son premier contact avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Les équivalences de diplôme seront dès lors lancées « pour éviter d’ajouter le déclassement à l’exil », insiste M. Taché, préoccupé par le bien-être des migrants comme par les conséquences économiques pour la France.
Soit le nouveau venu peut entrer directement dans l’emploi, soit il a besoin d’une formation professionnelle qui doit lui être proposée en même temps qu’un logement et un suivi. Et là, des modèles existent comme le programme HOPE, qui a largement inspiré les propositions de M. Taché. Mise en place par l’AFPA, l’Etat et le Medef, à titre expérimental sur 200 réfugiés d’abord et sur 1 000 ensuite, la formule permet un accès à l’emploi, dans des secteurs en tension. « Après quatre mois de cours de français professionnel, nos 200 premiers stagiaires ont signé un contrat de professionnalisation », se réjouit Pascale Gérard, responsable à l’AFPA de ce dispositif financé à 75 % par les entreprises et à 25 % par l’Etat. La première cohorte a été diplômée à 85 %, se réjouit la responsable, satisfaite à l’idée que « deux nouvelles promotions de 500 réfugiés soient engagées dans sept secteurs en tension, du bâtiment à la grande distribution où les patrons peinent à recruter ».
Aurélien Taché propose « une contractualisation entre l’Etat et les branches professionnelles » et une autre avec les primo-arrivants entrant « dans un parcours intégré qui les conduit vers un emploi et un logement, mais peut leur imposer une mobilité géographique ».
600 millions d’euros sont nécessaires pour financer le programme d’Aurélien Taché
Le parlementaire, qui a aussi mesuré les difficultés de recrutements durant ses deux mois de terrain, souhaiterait en même temps voir « supprimée la condition de nationalité pour les fonctions non régaliennes de la fonction publique », et surtout que soient « simplifiées les procédures administratives d’octroi d’autorisations de travail aux étrangers ainsi que la suppression de la taxe versée par les employeurs pour l’embauche de réfugiés ». Un rapport de l’OCDE rendu en novembre 2017 concluait effectivement que des patrons préféraient perdre des marchés que se lancer dans une procédure d’embauche d’un étranger, compliquée et aléatoire.
Pour financer son programme, Aurélien Taché estime que 600 millions d’euros sont nécessaires. « Un investissement sur l’avenir », ajoute l’élu, qui parie que cette mise de base créera un cercle vertueux qui pourrait à terme changer le regard de la population sur les immigrés. Si l’effort est notable, à titre de comparaison, l’Allemagne, elle, a consacré cette même somme en 2017 aux seuls cours généraux de langue et affecté plus de 2 milliards à l’orientation vers l’emploi.
Engagement citoyen
L’élu du Val-d’Oise estime que l’Etat doit lancer la machine, mais plaide aussi pour un engagement citoyen, afin que les Français soient acteurs de cette intégration. « Imaginons une grande plate-forme numérique, sur le modèle de servicespublics.fr, expose l’auteur du rapport. Le nouveau venu y trouverait aussi bien les démarches à suivre que les cours de français dispensés près de chez lui, ou même les hébergements chez les particuliers », résume l’élu, qui souhaite que les Français puissent parrainer un nouveau venu, « car l’intégration se fait aussi par le contact, le partage, la rencontre ». Dans le vaste mouvement qu’il aimerait voir initié, les communes pourraient participer, soutenues par une prime de 1 000 euros par logement proposé pour un réfugié, les entreprises seraient incitées à faciliter ce soutien et un « crédit impôt solidarité pour les gens qui hébergent » verrait le jour. « J’ai vu beaucoup de gens modestes qui souhaitent accueillir, mais pour qui les fins de mois sont trop justes », observe-t-il.
Son travail maintient le contrat d’intégration républicaine (CIR), seul vestige des politiques d’intégration passées. Aurélien Taché en conserve le nom, certes, mais le repense sur soixante heures et non plus douze, pour réellement « apprendre la France » tout au long du processus d’intégration. « Un collège d’historiens, pédagogues, artistes donnerait corps à ce module qui doit être l’occasion d’aborder la vie en France de façon concrète, en laissant place à la discussion et aux interventions des Français à travers la réserve citoyenne, le service civique ou des associations », précise le rapport.

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Aurélien Taché fait en effet le pari que cette France accueillante inciterait en retour le nouveau venu à signer pour du bénévolat voire un contrat de service civique. « Et c’est à mes yeux une si belle preuve d’intégration qu’elle mérite la nationalité ! », ajoute l’élu, qui regrette qu’aujourd’hui « on ne regarde pas assez souvent comment les nouveaux venus se sont engagés pour leur pays d’adoption » et que cet accès soit trop laissé au bon vouloir des préfets. Ce qu’il propose de cadrer. Comme les passages, trop nombreux à ses yeux, en préfecture. Après avoir constaté que l’immigré « doit se rendre en moyenne quatre fois en préfecture avant d’obtenir son premier titre de séjour », le député prône l’octroi de titres pluriannuels dès l’arrivée et la dématérialisation de leur renouvellement.
Et, afin que tout cela devienne possible, il appelle de ses vœux la création « d’un établissement public dédié ». C’est évidemment le sujet qui risque de fâcher à la fois le ministère de l’intérieur, dont la direction des étrangers se croyait spécialiste du sujet, et l’OFII qui elle aussi pensait rafler la mise, forte de la gestion des CIR… Pour l’heure, un comité interministériel se profile et décidera de ce point, comme des 71 autres propositions.

   Rapport de Aurélien Taché by Le Monde on Scribd




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Pour l’institution, ces programmes, qui permettent l’obtention de « la résidence ou la nationalité par l’investissement », constituent une opportunité pour les fraudeurs.
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Fraude fiscale : l’OCDE met en garde contre les risques associés à l’octroi de « passeports dorés »

Pour l’institution, ces programmes, qui permettent l’obtention de « la résidence ou la nationalité par l’investissement », constituent une opportunité pour les fraudeurs.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h34
    |

            Anne Michel








                        



                                


                            

Alerte aux « golden visas », ces passeports ou certificats de résidence « dorés » offerts par plus de 90 pays dans le monde, dont un bon nombre de paradis fiscaux et de pays en développement, tels Saint-Kitts-et-Nevis, dans les Caraïbes, Malte, dans l’Union européenne, ou encore la Thaïlande, en Asie, contre l’achat d’un bien immobilier ou même de l’argent sonnant et trébuchant.
Dans une note publiée lundi 19 février, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) met en garde contre le risque de détournement de ces programmes dits d’obtention de « la résidence ou la nationalité par l’investissement ». Ceux-ci avaient été initialement conçus, dans les années 1990, pour des raisons tout à fait défendables et d’ailleurs soutenues par le Fonds monétaire international (FMI) : attirer des capitaux étrangers dans des territoires isolés ou délaissés par les investisseurs, afin de favoriser ainsi leur développement économique.
A la veille de la généralisation de l’échange automatique
Mais, dans le cadre de sa mission de lutte contre la fraude fiscale internationale, confiée par le G20 (groupe des vingt pays les plus riches), l’OCDE s’est aperçue que ces programmes, par ailleurs en plein boum, constituaient une opportunité pour les fraudeurs en tout genre, notamment fiscaux : celle de passer sous les radars de l’échange automatique de données, la nouvelle arme antifraude de l’OCDE.
« Nous sommes à la veille de la généralisation de l’échange automatique, une étape déterminante dans la lutte contre le secret bancaire et l’opacité, et nous vérifions s’il existe des trous dans la raquette », explique Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE.
En cours de déploiement au niveau mondial, l’échange automatique de renseignements à des fins fiscales consiste, pour un pays donné, à transmettre des informations détaillées sur les comptes ouverts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Plusieurs cadres nationaux et locaux signent un texte virulent contre le secrétaire national du Parti communiste, à neuf mois du congrès.
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Au PCF, la révolte des trentenaires contre Pierre Laurent gronde

Plusieurs cadres nationaux et locaux signent un texte virulent contre le secrétaire national du Parti communiste, à neuf mois du congrès.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 11h21
    |

            Abel Mestre








                        



   


Ce n’est pas (encore) une déclaration de guerre. Mais plutôt un coup de semonce, un avertissement adressé à la direction du Parti communiste français (PCF). A neuf mois de son congrès extraordinaire, plus d’une trentaine de responsables nationaux et locaux, âgés entre 22 ans et 45 ans dont une grande majorité de trentenaires, ont signé une « contribution collective ». Intitulé « C’est le moment ! », long de trois pages, ce texte veut « poser les bases d’un communisme du XXIe siècle » et « révolutionner » le PCF, « sa stratégie et son organisation ».

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                Congrès : le PCF ne sait à quelle stratégie se vouer



Les signataires rassemblent « toutes les sensibilités du parti », ceux pour une alliance avec La France insoumise et ceux qui sont contre. Parmi eux, l’on remarque certains noms comme ceux d’Ian Brossat, 37 ans, adjoint à la Mairie de Paris en charge du logement et membre de la direction ; Igor Zamichiei, 32 ans, également membre de la direction, chargé du projet, et secrétaire de la fédération de Paris ; Anne Sabourin, 33 ans, qui s’occupe des questions européennes place du Colonel-Fabien ; ou encore Nicolas Bonnet-Oulaldj, 43 ans, président du groupe PCF au Conseil de Paris.
« Recul »
Ces jeunes cadres ne mâchent pas leurs mots. Leurs reproches adressés à Pierre Laurent, qui dirige le parti depuis 2010, sont clairs : le PCF a failli par manque de vision stratégique et par un effacement face aux autres forces politiques de gauche. A un peu plus d’un an des élections européennes, ils appellent à faire « lucidement le bilan de [leurs] difficultés pour les dépasser ». Le but : le PCF doit « passer à l’offensive politique » et redevenir « une force politique nationale influente ». « Notre parti perd pied dans la vie politique nationale, tranchent ainsi les signataires. Notre recul de plusieurs centaines de milliers de voix aux dernières élections législatives et le caractère inaudible de nos décisions nous conduisent à une marginalisation que la recomposition politique en cours peut rendre durable. »
Ils dénoncent encore pêle-mêle « les difficultés stratégiques [qui] débouchent sur un gâchis d’énergie. Un doute se répand sur l’utilité de nos actions militantes. Nous avons souvent un coup de retard ». Ces trentenaires demandent « un cap politique national clair, des objectifs réalistes mais ambitieux ». Ils souhaitent recréer un rapport de force en leur faveur pour pouvoir ensuite bâtir des alliances où le PCF ne serait pas traité comme un simple supplétif, mais comme un partenaire à part entière. « On perd pied. Nous ne sommes pas audibles, on subit l’agenda, on est absent des médias. En interne, il y a une volonté de ne pas affronter les débats, peu de prises de risques… On ne doit pas reconduire les mêmes erreurs », insiste Nicolas Bonnet-Oulaldj.
Vifs échanges
Difficile de ne pas voir dans ce réquisitoire une attaque en règle du bilan de Pierre Laurent − dont certains signataires sont comptables puisqu’ils ont participé à la direction du parti − et une manière de mettre la pression sur lui avant le congrès de novembre 2018 où l’ancien journaliste devrait briguer un nouveau mandat de secrétaire national. Ce rendez-vous est présenté comme le moment où la formation de gauche doit repenser son « action et ses ambitions » et « revoir ses orientations et sa stratégie de rassemblement et d’alliances ».
Dans une telle temporalité, les signataires savent qu’il est délicat d’apparaître comme des « frondeurs » qui veulent « diviser » un parti déjà en crise. Pas question, selon eux, de se lancer contre Pierre Laurent au congrès. Et tous jurent donc ne pas avoir le secrétaire national en ligne de mire. « On ne cible pas Pierre Laurent. La responsabilité est collective », assure Igor Zamichiei, présenté par tous comme la cheville ouvrière du texte. Ian Brossat abonde :
« On ne fait aucun procès d’intention. On ne va s’embarquer dans une bataille contre Pierre Laurent. On a de l’estime pour lui. Notre question principale est de refaire du PCF une force qui compte. Les communistes n’ont pas vocation à être les seconds couteaux. » 
M. Zamichiei le jure : « Pierre Laurent ne l’a pas pris comme une attaque. » Voir. Car, en off, l’entourage du secrétaire national fulmine contre cette initiative. Ses proches y voient « un nouveau coup » porté par « la fédération de Paris » (dont de nombreux signataires sont issus). Ajoutez à cela de « vifs échanges » lors du dernier conseil national, les 9 et 10 février, autour de l’organisation du congrès, et vous aurez tous les ingrédients pour raviver les tensions internes. « La démarche est assez habile, car le texte énumère des insatisfactions et des attentes fortes qui existent. Mais ils n’apportent aucune solution. Tous ces sujets seront abordés lors de la préparation du congrès », affirme un dirigeant qui souhaite conserver l’anonymat. Ce dernier continue, en désignant Igor Zamichiei comme chef de file des jeunes « contestataires » : « La crispation vient de Paris, ce n’est pas nouveau. Mais leur texte, c’est l’alliance de la carpe et du lapin. »

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Le Parti communiste est aujourd’hui dans une situation délicate. Mis sous la pression de La France insoumise, ses membres sont profondément divisés quant à la stratégie à adopter face à Jean-Luc Mélenchon. Certains sont partisans − comme les députés Marie-George Buffet, Sébastien Jumel ou Stéphane Peu − d’une alliance électorale avec l’ancien socialiste. D’autres sont farouchement contre, comme André Chassaigne, le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale. Le congrès est l’occasion de trancher cette question. Avec une certitude : quelle que soit la décision, une partie de l’appareil sera mécontente.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le président du parti Les Républicains, enregistré à son insu lors d’un cours devant les étudiants d’une école de commerce, a dû présenter des excuses à Nicolas Sarkozy.
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Laurent Wauquiez comparé à Donald Trump après ses déclarations polémiques

Le président du parti Les Républicains, enregistré à son insu lors d’un cours devant les étudiants d’une école de commerce, a dû présenter des excuses à Nicolas Sarkozy.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 11h26
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

La droite française a-t-elle découvert son Donald Trump ? C’est ce que semblent penser certains de ses responsables après la diffusion, vendredi 16 février, dans l’émission « Quotidien », sur TMC, de propos tenus la veille par Laurent Wauquiez devant des étudiants de l’école de management de Lyon, où il donnait un cours.
Le président du parti Les Républicains (LR) s’est « lâché » dans le huis clos supposé de cette grande école de commerce, accusant notamment Nicolas Sarkozy d’avoir placé sur écoute ses ministres, Emmanuel Macron d’avoir mis en place une « cellule de démolition » contre François Fillon pendant la campagne présidentielle, ou estimant encore que la chancelière allemande, Angela Merkel, manquait de « charisme »… M. Wauquiez a aussi assuré qu’il ne livrait que du « bullshit » [des conneries] lors de ses interventions médiatiques.

« C’est pire que du Trump », s’est lamenté Xavier Bertrand, dimanche, sur BFM-TV. Le président de la région Hauts-de-France, qui a quitté LR en décembre 2017 à la suite de l’élection à sa tête de M. Wauquiez, a vu dans cette attitude un pendant de celle du président des Etats-Unis, connu pour son langage fleuri et son « parler vrai », censés plaire à un électorat lassé par les hommes politiques traditionnels.
« Vous prenez les mots qui ont été dits là, ça pourrait être un des membres de la famille Le Pen : c’est la même tonalité, la même violence, a ajouté M. Bertrand. Une des raisons pour lesquelles j’ai quitté LR, c’est cette violence, ce cynisme en politique, je ne les supporte plus. » « Ces propos ne concourent pas au rassemblement » de la droite, a, pour sa part, commenté dans une litote Eric Woerth, député LR de l’Oise, sur France 3.
« Sur le ton de l’humour »
Conscient de l’impair commis auprès de Nicolas Sarkozy, resté très populaire parmi les sympathisants des Républicains, M. Wauquiez a appelé dès samedi l’ancien chef de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le ministre des comptes publics est revenu sur deux accusations dont il a fait l’objet récemment : une plainte pour viol, classée sans suite, et une autre pour abus de faiblesse, encore en cours d’instruction.
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Gérald Darmanin assure n’avoir « jamais abusé d’aucune femme » ni de son « pouvoir »

Le ministre des comptes publics est revenu sur deux accusations dont il a fait l’objet récemment : une plainte pour viol, classée sans suite, et une autre pour abus de faiblesse, encore en cours d’instruction.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 10h42
   





                        



   


« Je vais vous dire quelque chose les yeux dans les yeux : je crois que dans le monde dans lequel nous vivons, il faut savoir se tenir droit et faire son travail. Moi, je fais mon travail. Je n’ai jamais abusé d’aucune femme et je n’ai jamais abusé de mon pouvoir », a affirmé Gérald Darmanin lundi 19 février sur RMC-BFM-TV.
S’il juge « très bien » que la parole des femmes se libère, le ministre des comptes publics souhaite « aussi que l’on respecte la présomption d’innocence ».
Accusé de viol par une femme, Gérald Darmanin a été visé par une plainte, finalement classée sans suite vendredi 16 février par le parquet de Paris, après l’avoir déjà été une première fois en juillet. Le ministre est cependant toujours visé par une autre enquête, après une plainte pour « abus de faiblesse » déposée par une habitante de Tourcoing (Nord) mardi 14 février.

        Lire aussi :
         

                Gérald Darmanin visé par une nouvelle plainte, cette fois pour « abus de faiblesse »



Selon Le Point, cette femme aurait expliqué avoir reçu des « demandes à caractère sexuel » de la part de M. Darmanin lorsqu’il était maire de Tourcoing, en échange d’un logement. Les faits remonteraient à 2016. A l’époque, aurait-elle expliqué, elle vivait dans un appartement insalubre, et demandait à être relogée. L’enregistrement de cette plainte et cette première audition ne sont que le premier acte de l’enquête. Les policiers devraient procéder à une série de vérifications avant d’entendre le ministre.
« Pour [cette] seconde affaire, je n’ai pas été entendu par la justice, je suis à sa disposition », a-t-il ajouté. Pour l’exécutif, pas question donc que Gérald Darmanin quitte ses fonctions, en vertu de la « jurisprudence Balladur » : cette règle non écrite veut qu’un membre du gouvernement démissionne s’il est mis en examen ; ce qui n’est pas le cas à ce stade pour le ministre des comptes publics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Pierre Achour et Paul Elie Lévy estiment qu’il est temps de reconnaître que le nombre de réfugiés va augmenter dans les décennies à venir, et de s’y préparer en associant les populations et décideurs locaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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Pour les migrants, construisons des « villages de solidarité internationale »

Dans une tribune au « Monde », Pierre Achour et Paul Elie Lévy estiment qu’il est temps de reconnaître que le nombre de réfugiés va augmenter dans les décennies à venir, et de s’y préparer en associant les populations et décideurs locaux.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 13h08
    |

Pierre Achour (Ancien directeur de l’Institut de formation et de recherche en action sociale (Ifras) de Nancy) et Paul Élie Levy (Ancien directeur ...







                        



                                


                            
Tribune. La France trompe son monde avec son double discours : envolées grandiloquentes sur la tradition de l’accueil français, d’une part ; chasse à l’immigré et pratiques administratives crispées et impitoyables, de l’autre.
Cette hypocrisie a conduit – mécaniquement – à une formidable concentration des pressions migratoires sur nos voisins. Les conséquences politiques de cette défausse de l’accueil sur nos partenaires ont été délétères. Car si les gouvernements français avaient su se montrer solidaires de l’Allemagne, qui a accueilli plus d’un million de réfugiés, l’extrême droite allemande n’aurait jamais peut-être atteint de tels scores aux élections législatives. L’analyse vaut probablement également pour l’Autriche.
Conditions misérables de l’accueil
Mais aujourd’hui, après le « oui, mais non » du président à Calais, il est à craindre que les autorités françaises ne se préparent une fois encore à faillir. L’effort annoncé par Emmanuel Macron pour les prochaines années est en effet dérisoire, comparé aux prévisions d’accueil annoncées par nos partenaires, pour les prochaines années.
En France, des citoyens, des associations se mobilisent pour dénoncer le scandale des traitements infligés aux réfugiés aux frontières du pays. Et des conditions misérables de l’accueil qui leur est proposé. Mais si le gouvernement leur donne toutes les raisons de manifester leur incompréhension et leur rage, il leur cache ce qu’il a du mal à assumer : l’absolue nécessité d’augmenter de manière considérable nos capacités d’accueil.
La première étape, urgentissime, consiste au désengorgement des structures d’accueil grecques et italiennes.
La première étape, urgentissime, consiste à envoyer les cars, les trains et les avions nécessaires au désengorgement des structures d’accueil grecques et italiennes. Mesure de solidarité immédiate, fraternelle, à la hauteur de ce panache, demandée récemment par la lauréate du prix Goncourt, Leïla Slimani.
Ces...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 18/02/2018
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Aurélien Taché, le visage social de la politique migratoire

Après six mois de travail et près de 200 auditions, le député LRM du Val-d’Oise remet lundi son rapport sur l’intégration des immigrés au premier ministre.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 10h40
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

« C’est le moment où les choses sérieuses vont commencer », sourit-il, avec gourmandise. Après six mois de travail et près de 200 auditions, Aurélien Taché devait remettre son rapport sur l’intégration des immigrés au premier ministre, lundi 19 février. Un document très attendu, alors que le gouvernement finalise son projet de loi asile-immigration. Chargé par Edouard Philippe, le 21 septembre 2017, d’une mission sur la « refonte » de la politique d’accueil et d’accompagnement des étrangers en France, le député La République en marche (LRM) du Val-d’Oise formule de multiples propositions devant enrichir le texte du gouvernement, avant sa présentation en conseil des ministres le 21 février.
Après l’asile et l’immigration, son « plan » sur l’intégration constitue le troisième volet de la réforme préparée par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Un axe majeur du dispositif, a prévenu Emmanuel Macron. Après avoir affiché l’intégration des étrangers comme une priorité pendant sa campagne, le chef de l’Etat mise sur les recommandations d’Aurélien Taché pour donner un visage plus social à sa politique migratoire, critiquée pour sa « dureté » dans le monde associatif et intellectuel, et jusque dans les rangs de la majorité. Lors de son déplacement à Calais, le 16 janvier, M. Macron avait souligné que les « propositions ambitieuses » de M. Taché avaient vocation à « alimenter le projet de loi ».
Chef de file des humanistes
Le jeune élu de 33 ans y compte bien. « Je vais essayer de convaincre le gouvernement de reprendre un maximum d’éléments de mon rapport », affirme-t-il avec aplomb, en déclinant ses priorités : améliorer l’offre d’apprentissage du français, et faciliter l’accès à l’emploi et au logement « pour tous les étrangers qui ont vocation à s’installer durablement en France ». Soit près de 130 000 personnes par an. Aussi bien les réfugiés ayant obtenu l’asile que les immigrés...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 18/02/2018
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A Arras, le lancement officiel des Patriotes avait des airs de réunion d’anciens combattants du FN

Même si Florian Philippot s’en défend, la désillusion causée par le Front national est le point de ralliement initial de ses militants.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 19h19
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 09h53
    |

            Lucie Soullier (Envoyée spéciale à Arras)








                        



   


« Alors nous y voilà. » Le jour de gloire est arrivé pour Florian Philippot. A Arras (Pas-de-Calais), dimanche 18 février, dans le centre de congrès et de convention, l’ancien numéro deux du Front national a officiellement lancé son nouveau parti, Les Patriotes : « Nous pouvons tout rebâtir sur nos propres fondations », a-t-il assuré à la tribune.
Finis les préambules aux discours de Marine Le Pen, cette fois, c’est bien lui qui a eu droit aux confettis. Lui, que les quelque 500 adhérents présents – sur les 6 500 revendiqués – ont confirmé à l’unanimité « président » du parti.
Car si Florian Philippot répète que « démocratie directe » et « direction collégiale » seront au cœur de son mouvement, « il faut bien un chef ». Or le patron, ici, c’est lui. Et le désormais leader de parti n’a boudé ni les selfies ni les « Florian, président ».
Entre un pâté lorrain et une course d’escargots, le voilà qui arpente tout sourire son « village des territoires », trinquant ici « aux Patriotes », là « à la France » avec l’ex-député FN José Evrard, sa « prise de guerre » à l’Assemblée nationale.

   


« Les extrêmes sont des impasses »
Stands « terroir », distribution de drapeaux français et Franck de Lapersonne, cofondateur du parti, pour animer… l’intronisation dominicale de Florian Philippot avait comme un air de Salon de l’agriculture, sans la bousculade des grands soirs ; ou de congrès du Front national.
« Ah non ! Ce n’est pas tout à fait la même chose dans le parti que vous citez. » L’ancien vice-président du parti d’extrême droite évite tant qu’il le peut d’en prononcer le nom, désormais. « Il ne faut pas le citer trois fois, sinon ça porte malheur », s’amuse-t-il, en aparté. Mais, à la tribune, Florian Philippot attaque bruyamment un « FN embourbé, perdu, pathétique qui a renoncé au pouvoir, se rediabolise pour essayer d’exister et se rallie à l’Union européenne », avant de se lancer dans un quasi mea culpa :
« Les extrêmes sont des impasses, on croyait un moment à la mutation d’un parti mais il suffit d’un échec pour que tout déraille, et le retour des vieux démons que l’on croyait éloignés. On pensait pouvoir changer mais on se rend compte qu’on se trompait. »
« Pas l’envergure d’être présidente »
Toute la journée, les allées du palais des congrès d’Arras se sont transformées en réunion des anciens combattants frontistes. Car si Florian Philippot répète ne pas vouloir faire de son mouvement le rassemblement des déçus du FN, ses premiers militants ne cachent pas que la désillusion est leur point de ralliement initial.
Danielle Grandmontagne-Hoffman la première. Cette retraitée mosellane a passé plus d’une décennie à défendre le Front national. Sur le fond, elle est « bien d’accord » avec eux. Seulement, elle n’y croît plus depuis une certaine soirée du 3 mai. Celle du débat de l’entre-deux-tours, où « Marine Le Pen a montré qu’elle n’avait pas l’envergure d’être présidente », selon elle.
Prostrée devant son écran à Forbach (Moselle), la terre de parachutage de Florian Philippot, elle s’est « dit que c’était fichu », se souvient la frontalière. Pire, elle s’est sentie « comme une idiote », elle qui avait « tout fait » pour le FN. Tractage, dons, universités d’été…
La militante engagée avait même « fait la pub » autour d’elle, depuis toutes ces années. « Ridiculisée », elle a quitté le paquebot pour monter dans l’embarcation de secours. « En fait, je suis venue chercher ici le Front national là où Florian l’avait amené. Avant que Marine l’ait tout cassé. »
Le Patriotes « savent que Marine Le Pen est grillée »
Même constat sous l’affiche « Languedoc », où Gilbert Biasoli raconte, foulard rouge noué autour du cou, la « dérive » qui l’a mené ici. Le conseiller municipal de Carcassonne, pin’s Patriotes bien planté côté cœur, déroule : débat, défaite présidentielle et législatives, discours « raciste »… C’est bien du FN qu’il s’agit, là encore. Gilbert Biasoli avait, lui aussi, adhéré au parti d’extrême droite, il y a huit ans de cela, avant de le quitter pour les Patriotes.

   


« Heureusement que Florian est parti, finalement », se rassure Andrea Didelot devant les bretzels de son stand alsacien. L’élu de 25 ans, qui a rejoint le groupe mené par Florian Philippot au conseil régional Grand Est, refait l’histoire : « S’il était resté au FN, on aurait été obligés de rester dans la mélasse nous aussi. » Et de décrire la « sinistrose » dans laquelle a sombré le FN depuis la défaite présidentielle, et à laquelle il pense avoir échappé en le quittant.
« Nous, on ne sait pas si Les Patriotes vont marcher, mais eux, ils savent que Marine Le Pen est grillée. »
Michel Delannoy acquiesce. A 51 ans, il est venu d’Aniche (Nord), à une trentaine de kilomètres d’Arras, pour assister à « la naissance du bébé ». Ce qui le motive à adhérer à un autre parti, alors qu’il a quitté le FN « écœuré » : « Le chômage de masse et l’immigration incontrôlée. » Avec, il en est persuadé, un rapport de cause à effet. « Grand remplacement économique », « génocide économique et culturel », etc., lui qui travaille dans le transport routier en a gros sur le cœur contre l’Europe. Et il a trouvé chez le chef des Patriotes un écho à ses reproches.
« Fermer les frontières. Sortir de l’Europe »
« La seule solution, c’est de sortir de l’Union européenne », répète Florian Philippot à la tribune, appuyé par un soutien vidéo de Nigel Farage, « l’homme du Brexit », ancien leader britannique europhobe UKIP, et un discours de David Coburn, du l’UKIP écossais.
Les déçus du FN deviendront-ils des « philippotistes » convaincus ? « On verra », rétorque Danielle. La quinquagénaire n’en dira pas plus sur son identité. Elle est juste venue « essayer » Philippot. Pendant longtemps, Danielle a mis « une enveloppe avec rien dedans » aux différents scrutins. Avant de tenter le FN, sans succès.
« Quand ils ont décidé de ne plus sortir de l’Europe », Danielle est partie. Elle n’a « rien contre les étrangers, prévient-elle, mais y’en a beaucoup trop quand même ». L’immigration est pour elle « un grave problème » auquel elle ne voit qu’une solution : « Fermer les frontières. Sortir de l’Europe. »

   


Dans l’auditorium, Florian Philippot distribue les sujets programmatiques de son nouveau mouvement : éducation, écologie, droits des animaux, etc. Mais c’est la fin de son discours qui réveille ses troupes : « Peut-on aborder sans hystérie la question de l’immigration massive ? », scande l’ex-bras droit de Marine Le Pen. « Assimilation républicaine », perte de « la qualité de Français » pour ceux « partis combattre avec les terroristes islamistes »… « Sans hystérie », à l’appel de ses fondamentaux, la salle agite ses drapeaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’ancien numéro 2 du Front national réunissait dimanche ses partisans dans le Pas-de-Calais.
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A Arras, Florian Philippot exalte le patriotisme et plaide pour la sortie de l’Europe

L’ancien numéro 2 du Front national réunissait dimanche ses partisans dans le Pas-de-Calais.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 19h42
   





                        



   


Devant quelque 500 militants réunis à Arras (Pas-de-Calais), Florian Philippot a établi dimanche 18 février la feuille de route de son parti les Patriotes. « Soyons les bâtisseurs éclairés d’un avenir français ou le faible sera aidé, (...) l’excellence valorisée, la beauté encouragée, la culture transmise, les règles respectées et la santé protégée », a-t-il lancé.
« Oui il nous faudra pour notre salut quitter l’Union européenne, faire le Frexit et non continuer à faire croire à nos compatriotes qu’on réformera l’Europe, qu’on pourra faire avec l’euro ou avec Schengen ».
Alors que M. Philippot veut une sortie immédiate de l’euro, le Front national a lui renoncé, après la présidentielle, à faire de cette idée sa priorité.

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Lors de ce discours fondateur, M. Philippot a affirmé que « les extrêmes sont des impasses. On croit à un moment à la mutation d’un parti et il suffit d’un échec pour que tout déraille et que les vieux démons, qu’on croyait éloignés, ressurgissent ». 
Pour lui, En Marche est « de la grosse guimauve démocratique », le PS est « en bout de course », les Républicains « divisés comme jamais, (...) obligés d’en revenir à l’enfumage », et le FN « embourbé, pathétique », avec une « petite boutique qui se rediabolise » grâce à « papa » (Jean-Marie Le Pen).

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Plaidoyer pour le patriotisme
« Le patriotisme c’est l’avenir, le patriotisme c’est la paix, c’est l’unité, c’est l’occasion historique de réconcilier définitivement ce qui reste de la gauche et ce qui reste de la droite sur une seule idée, la France », selon M. Philippot.
Florian Philippot a aussi souhaité parler de l’immigration « sans hystérie » mais a jugé que « l’immigration massive ne peut plus durer parce qu’elle assèche des régions entières ». Il a défendu « un pacte avec les pays africains, ici la fermeté, et là-bas le soutien au développement ». Il a plaidé pour déchoir de leur nationalité tout Français parti combattre « avec les terroristes islamistes ».
Le promoteur britannique du Brexit Nigel Farage a souhaité « bonne chance » (en français) à M. Philippot dans un message vidéo. « Ne doutez jamais », même s’il « faut être patients » car « les gens vous diront que c’est impossible », a prévenu l’ancien leader du parti europhobe UKIP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Pour relancer la croissance après la crise de 2008, Nicolas Sarkozy a fait pleuvoir 35 milliards d’euros sur l’économie française afin d’irriguer les universités, les centres de recherche et les PME. Pour quels effets ?
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Recherche et innovation : heur et malheur du grand emprunt

Pour relancer la croissance après la crise de 2008, Nicolas Sarkozy a fait pleuvoir 35 milliards d’euros sur l’économie française afin d’irriguer les universités, les centres de recherche et les PME. Pour quels effets ?



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h06
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Que reste-t-il du « grand emprunt », cette politique massive d’investissements mise en œuvre par Nicolas Sarkozy ? Pour relancer la croissance après la crise de 2008, l’ancien chef de l’Etat a fait pleuvoir 35 milliards d’euros sur l’économie française afin d’irriguer les universités, les centres de recherche et les PME. Au cœur du réacteur : la recherche et l’innovation.
Quatre ans après, Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre de François Hollande, décidait d’une rallonge de 12 milliards d’euros. Entre-temps, le grand emprunt était rebaptisé « programme d’investissements d’avenir » (PIA). En 2016, une troisième enveloppe de 10 milliards d’euros était attribuée.

Difficile de dire précisément quels ont été les effets réels de cette politique sur l’économie. Mais le chiffre total de 57 milliards d’euros investis ne reflète pas les sommes engagées dans les projets. Une grande partie des fonds est placée, et ce sont uniquement les intérêts qui ont financé les projets. A l’image de l’enseignement supérieur et de la recherche, censé avoir absorbé « 50 % du PIA », comme le précisait un rapport de France Stratégie de mars 2016.
« Placées à 2 %, les dotations en capital du PIA ne rapportaient pas grand-chose », précise l’économiste Elie Cohen, qui fit partie d’un comité d’évaluation du PIA. « L’idée de ces fonds était de transformer les universités en unités de recherche et d’accélérer le transfert de la connaissance issue du public vers le privé, à travers les instituts de recherche technologique ou les instituts hospitalo-universitaires », complète le directeur de recherche au CNRS.
Raté magistral
Dans ce domaine, il se montre déçu par les résultats des « initiatives d’excellence (IDEX) ». Ces grands projets devaient réunir des grandes écoles, comme Polytechnique ou Normale Sup, et des universités sous un même étendard. « Je pensais qu’on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Au sein même des Républicains, les propos du président du parti, enregistrés à son insu, font grincer des dents. « Ces propos ne concourent pas au rassemblement », a regretté Eric Woerth.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

Les propos de Laurent Wauquiez devant des étudiants continuent de faire des vagues dans son camp

Au sein même des Républicains, les propos du président du parti, enregistrés à son insu, font grincer des dents. « Ces propos ne concourent pas au rassemblement », a regretté Eric Woerth.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 14h31
   





                        



   


Le retour de bâton est aussi violent que la teneur des propos. Les déclarations sans filtre de Laurent Wauquiez, enregistrées à son insu lors d’une conférence donnée à des étudiants lyonnais, continuaient dimanche 18 février de faire des vagues, y compris dans son propre camp.
« Ça pourrait être un des membres de la famille Le Pen : c’est la même tonalité, la même violence », a résumé sur BFM-TV Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, qui a quitté le parti Les Républicains après l’élection de M. Wauquiez. « Une des raisons pour lesquelles j’ai quitté LR, c’est cette violence, ce cynisme en politique, je ne les supporte plus », a ajouté l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, pour qui « c’est pire que du Trump ».

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« On a besoin de rassembler, pas de diviser »
En cause, des extraits sonores diffusés vendredi soir par l’émission « Quotidien », dans lesquels on entend notamment M. Wauquiez affirmer, devant les étudiants d’une école de commerce lyonnaise, que Nicolas Sarkozy « mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos », les portables des membres du gouvernement lors des conseils des ministres.
Dans cet enregistrement, le président d’Auvergne-Rhône-Alpes se dit également « sûr et certain » qu’Emmanuel Macron et ses équipes « ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition » contre François Fillon. Quant au ministre Gérald Darmanin, visé par une enquête pour abus de faiblesse, « il sait ce qu’il a fait » et « il va tomber », affirme M. Wauquiez.
Au sein même des Républicains, les propos de M. Wauquiez ont aussi fait grincer des dents. « On a besoin de rassembler, pas de diviser (…) Ces propos ne concourent pas au rassemblement » du parti, a ainsi regretté Eric Woerth, député de l’Oise, sur France 3. « Il n’y aurait pas ces propos, ce serait peut-être mieux. » Selon lui, M. Wauquiez « est suffisamment intelligent pour tenir compte de ça ». Le président d’Auvergne-Rhône-Alpes, qu’il a eu depuis vendredi au téléphone, « était un peu ennuyé par l’avalanche de commentaires », a reconnu Eric Woerth.

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« Choquant »
Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, a trouvé « choquant » le fait que M. Wauquiez glisse dans l’enregistrement qu’il dit du « bullshit [des conneries] » quand il est sur un plateau de télévision. « Je ne vais pas à la télé pour dire autre chose que ce que je pense », a lancé M. Corbière au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
Ces déclarations de M. Wauquiez vont « entraîner de plus en plus de Français dans le dégoût de la politique et l’abstention », redoute, quant à lui, Florian Philippot, président des Patriotes.

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Dans la majorité, les critiques ont continué de pleuvoir contre celui qui veut apparaître comme le premier opposant au chef de l’Etat. Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a ainsi fustigé des propos « violents qui ne grandissent pas la politique », lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos.
Hugues Renson, député La République en marche de Paris, a de son côté décrit sur Radio J un M. Wauquiez « en voie de trumpisation ». « On ne s’adresse pas à des étudiants en colportant des ragots », met en garde cet ancien conseiller de Jacques Chirac, qui s’interroge sur l’éventuelle rémunération du président d’Auvergne-Rhône-Alpes pour ce type d’interventions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.
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La journaliste de LCP qui a porté plainte contre Frédéric Haziza démissionne

Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 06h37
   





                        



   


Astrid de Villaines a choisi de quitter La Chaîne parlementaire (LCP). La journaliste a démissionné de son poste, trois mois après avoir déposé plainte pour agression sexuelle contre son collègue, le présentateur Frédéric Haziza, a annoncé dimanche 18 février La Lettre de l’audiovisuel. 
Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014. Une enquête préliminaire de la police judiciaire a été lancée.
Selon BuzzFeed, la scène faisant l’objet de la plainte s’est produite le 20 novembre 2014, au sein de la rédaction de La Chaîne parlementaire. Frédéric Haziza avait bloqué le passage de la journaliste : « Sa main s’est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l’appuyant fortement. Dans le même temps, M. Haziza m’a pincé la fesse gauche », affirmait la journaliste. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.
Suspendu puis réintégré
Ecarté de la chaîne après cette plainte déposée mi-novembre, le présentateur de « Questions d’info » avait finalement été réintégré à l’antenne au début de janvier. Après avoir diligenté une enquête interne, la direction a suivi les conclusions du rapport rédigé par un expert indépendant, qui jugeait que « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à reprocher » à Frédéric Haziza.

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                LCP suspend le journaliste Frédéric Haziza, visé par une plainte pour agression sexuelle



Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », avait réagi la Société des journalistes. Une motion de défiance a été votée, à l’unanimité moins une abstention.
Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Trois candidats à la présidence de la chaîne, dont l’actuelle présidente, Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Un contexte qui aggrave les tensions entre direction et salariés.

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Astrid de Villaines avait été l’une des premières, avec Henda Ayari et Anne Saurat-Dubois, à dénoncer des scènes de harcèlement sexuel, quelques jours après le début du lancement des hashtags #balancetonporc et #metoo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de La République en marche, est l’invité de Nicolas Demorand sur France Inter, en partenariat avec « Le Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le président d’honneur du parti d’extrême droite affirme au « JDD » qu’il se rendra au congrès, qui doit voter la suppression de sa fonction et de ses statuts.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/02/2018
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Pour Jean-Marie Le Pen, changer le nom du Front national est « une trahison »

Le président d’honneur du parti d’extrême droite affirme au « JDD » qu’il se rendra au congrès, qui doit voter la suppression de sa fonction et de ses statuts.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 00h57
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 14h10
    |

            Lucie Soullier








                        



   


« Elle ne pourra rompre ses liens avec moi qu’en se suicidant ! C’est mon sang qui coule dans ses veines. » Jean-Marie Le Pen a une certaine idée de la« réconciliation ». Dans un entretien au Journal du dimanche, le 18 février, le cofondateur du Front national relance le mélodrame politico-familial de l’extrême droite. Lui dont la justice a confirmé l’exclusion, début février, tout en le maintenant à la présidence d’honneur prévient : il ne sait pas encore comment, mais il sera bien présent à Lille, le week-end du congrès du FN, les 10 et 11 mars. Dans la foulée de la décision de la cour d’appel, le FN avait prévenu que l’entrée lui serait interdite.

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« Si » jamais cela devait arriver, menace le patriarche dans une lettre ouverte adressée à sa fille, Marine Le Pen, également publiée par Le JDD, « ce serait la bagarre de rue entre nous : d’excellents militants seraient blessés, le Front et son image ne s’en remettraient pas ». Signé : « ton père. » Quelques lignes plus haut, Jean-Marie Le Pen écrivait pourtant que « l’heure est à une grande réconciliation nationale », leur imposant « de nous élever au-dessus de nos querelles ».
« Inexplicable et suspect »
Mais la tentation était décidément trop forte. « J’ai existé avant elle, et elle existe grâce à moi », lance-t-il cinglant, dans les colonnes du JDD, à propos de celle qu’il a imposée à la tête du parti d’extrême droite, et qui l’a ensuite exclu. Dix jours auparavant, il se faisait tout aussi glaçant auprès du Monde : « Marine Le Pen ? Je ne la connais pas plus que les autres, nous avons juste cohabité. »
Le patriarche appelle également les militants frontistes à rejeter les nouveaux statuts, lesquels doivent entériner, lors du congrès, la suppression de sa présidence d’honneur. Quant au changement de nom du FN prôné par Marine Le Pen, qui doit être adopté par un nouveau vote, quelques jours après ? Jean-Marie Le Pen n’y voit rien de moins qu’« une trahison de l’histoire du mouvement. (…) C’est inexplicable et suspect ».
Et si sa fille venait à l’oublier un peu trop tôt, il a prévu de se rappeler rapidement à son bon souvenir. Le premier volume de ses Mémoires doit paraître le 28 février. Soit dix jours avant le congrès.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les chiffres fournis il y a quelques jours par l’Insee font état d’une amélioration du marché du travail. Mais, si les signaux sont positifs pour les cadres et les diplômés, le chômage se maintient à un niveau élevé pour les moins qualifiés.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Entre dérision et défaitisme, les annonceurs constatent les conséquences du déclassement possibles de leurs terres situées en zones défavorisées.
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Dans l’Aude, des villages solidaires des agriculteurs en colère se mettent aux enchères

Entre dérision et défaitisme, les annonceurs constatent les conséquences du déclassement possibles de leurs terres situées en zones défavorisées.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 14h04
   





                        



   


A vendre « village pittoresque », « entre mer et montagne », évidemment « fort sympathique ». Par solidarité avec leurs agriculteurs en colère, des communes du secteur de La Piège (Aude) se sont symboliquement mises en vente sur le site Le Bon Coin.
Saint-Julien de Briola, Fanjeaux, Orsans, Saint-Amans, Laurac, Ribouisse, Generville, Villautou Fanjeaux, Lacassaigne... autant de villages audois mis aux enchères pour protester contre l’exclusion possible de leurs éleveurs de la carte des zones défavorisées, dont la réforme est actuellement en discussion.
Cette vente, qui ne donne aucun prix, fait « suite à une série de décisions injustes », « à l’abandon du monde rural par l’État et à la surdité du ministère de l’agriculture », peut-on lire notamment sur les petites annonces. Pour tout renseignement, « l’acheteur » est d’ailleurs invité à s’adresser au ministre de l’agriculture en personne, Stéphane Travert.
Entre dérision et défaitisme, les annonceurs mettent en exergue les qualités de tous les villages, mais constatent surtout les conséquences du déclassement possibles de leurs terres, privant les exploitants de l’ICHN, l’indemnité compensatoire de handicaps naturels.

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                Contre le déclassement des zones défavorisées, les agriculteurs en colère ne désarment pas



Refonte demandée par l’UE
Tous ces villages de l’Aude ne sont pas les seuls à afficher leur mécontentement concernant la modification de la carte des « zones défavorisées ». Cette carte, qui date de 1976, détermine le versement de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) hors montagne, qui permet de compléter les revenus des agriculteurs dont l’exploitation se situe dans une zone où les conditions naturelles sont difficiles.
Sa refonte, appelée à entrer en vigueur en 2019, répond à une demande de l’UE qui a appelé ses Etats membres à revoir les critères de définition des zones soumises à contraintes afin de parvenir à des découpages plus homogènes d’un pays à l’autre. La nouvelle carte, qui devait être présentée initialement cette semaine, ne sera finalement dévoilée par le gouvernement d’Edouard Philippe qu’après validation par la Commission européenne, début mars.
5 000 sortants
Selon le projet de carte proposé le 9 février par le ministère, le nombre de bénéficiaires de l’ICHN passe d’environ 52 500 aujourd’hui à près de 60 000 au 1er janvier 2019, soit une augmentation de 13 %. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a lui fait état cette semaine d’environ 5 000 sortants pour 10 000 entrants.
Pour les territoires « sortants », Emmanuel Macron a assuré fin janvier lors des ses vœux au monde agricole que des mesures d’accompagnement seraient prises pendant deux ans. Malgré ces assurances, les agriculteurs ne désarment pas et ont poursuivi cette semaine leur action coup-de-poing, notamment avec des barrages filtrants.
Pour calmer leur colère, Emmanuel Macron doit recevoir jeudi un millier de jeunes agriculteurs à l’Elysée, deux jours avant l’ouverture du Salon de l’agriculture. « Il s’agit d’envoyer un signal fort : montrer que l’agriculture fait partie des priorités du président », a fait savoir l’entourage du président.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Philippe Lukacs, professeur de management, appelle dans une tribune au « Monde » à dépasser les constructions classiques des marchés, formés à partir de lois de l’offre et de la demande.
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« Structuré autour du bien commun, un espace de développement et d’action s’ouvre aux entreprises »

Philippe Lukacs, professeur de management, appelle dans une tribune au « Monde » à dépasser les constructions classiques des marchés, formés à partir de lois de l’offre et de la demande.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 14h00
    |

Philippe Lukacs (Professeur de management de l’innovation à l’Ecole Centrale de Paris)







                        



                                


                            
Tribune. Le Monde du 6 février a fait état d’une note publiée vendredi 2 février par Natixis et signée de Patrick Artus, son responsable des études économiques : « La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx. » Ce qu’il voit lui paraît d’une « logique implacable ». Le mouvement se déroule en trois temps. D’abord, une « baisse de l’efficacité des entreprises des pays de l’OCDE », qui risque de réduire le rendement du capital. Puis, pour éviter ce possible recul de leurs profits, les sociétés cherchent à capter une plus grande part de la valeur ajoutée, au détriment des salariés, dont la rémunération diminue.
Cette stratégie ayant une limite – l’impossibilité de réduire les salaires en dessous d’un salaire de subsistance –, les capitalistes recourent enfin à la spéculation pour soutenir malgré tout le rendement du capital. Patrick Artus conclut : « Cette dynamique aboutit nécessairement d’une part à la hausse des inégalités de revenu, d’autre part à des crises financières. »

Chaque citoyen peut constater la réalité de ce mouvement en trois temps, et ses conséquences en termes d’écarts croissants des revenus, d’ores et déjà devenus, à tous égards, insoutenables. Les risques sont non seulement financiers mais également politiques. On a déjà vu à quoi l’éclatement social a conduit aux Etats-Unis. A continuer ainsi, c’est la démocratie, dans tous les pays, qui peut vaciller. En appeler à Karl Marx pour expliquer cette évolution, pourquoi pas ? Mais une explication plus simple, compréhensible par chacun existe, qui ouvre une voie de solution concrète dans laquelle il est à la fois possible, fructueux et urgent de s’engager.
Stimuler l’actionnariat individuel
Chaque responsable d’entreprise, chaque citoyen, peut constater que les marchés classiques, à force de progression, sont maintenant saturés dans les pays « développés ». Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.
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Course au « perchoir » sous tension pour LCP

La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h24
    |

            François Bougon








                        



   


Tensions, pressions et intrigues… le processus de désignation du prochain président de LCP – la chaîne parlementaire dont l’Assemblée nationale est l’unique actionnaire – pourrait donner lieu à une adaptation télévisée à la manière de « Baron noir », la série politique française de Canal+.
Trois candidats, dont l’actuelle présidente Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Face à la sortante, deux autres journalistes ont été retenus par le comité de sélection : Thierry Guerrier, présentateur de télévision, et Bertrand Delais, réalisateur et auteur d’un documentaire sur les coulisses de l’élection d’Emmanuel Macron. Ce second candidat s’est fait remarquer par une série de posts de blog louangeurs sur l’action du président de la République publiés sur le site HuffPost.
Mme Malouines, ancienne chef du service politique de Franceinfo qui se trouve à la tête de LCP depuis 2015, a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance en janvier : « Je suis accusée d’être autoritariste et complice des agresseurs sexuels. Je refuse en fait de céder à la rumeur, aux pressions, au climat général. Je m’en tiens aux faits, au respect de la loi. Je passe sur mon ressenti personnel en tant que femme, qui a toujours lutté contre la phallocratie », a-t-elle déclaré, lundi 12 février, aux parlementaires.
L’affaire Frédéric Haziza
Cette hostilité d’une partie du personnel s’est concentrée sur l’affaire Frédéric Haziza, animateur de l’émission « Questions d’info », accusé d’agression sexuelle par une journaliste, Astrid de Villaines. Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, elle a en effet décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014, ce qui a déclenché une enquête préliminaire de la police judiciaire. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.

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La présidente a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance
De son côté, Mme Malouines a diligenté une enquête interne. Le rapport rédigé par un expert indépendant a jugé que, « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à lui reprocher ». Ce qui a conduit à la décision de réintégrer M. Haziza en janvier, et provoqué une fronde de la rédaction : une motion de défiance a été votée par la Société des journalistes (SDJ), à l’unanimité moins une abstention. Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », a écrit la SDJ.
« Climat délétère »
Cette dernière s’est également étonnée de ne pas retrouver dans l’enquête interne les témoignages « d’autres comportements totalement inappropriés de la part de Frédéric Haziza après 2014 », dénonçant par ailleurs le « climat délétère » et la « souffrance au travail qui règnent au sein de la chaîne ». Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », ont alors suspendu leur collaboration. La direction du Monde a mis en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ». Pour sa part, la présidence de l’Assemblée nationale s’est engagée à mettre en œuvre un audit par un cabinet indépendant, avant la prise de fonctions du nouveau président.

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Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Et, devant les députés, lundi, Marie-Eve Malouines s’est présentée comme la victime d’une campagne injuste : « Eh bien, oui, je me représente quand même, parce que cette campagne qui me cible n’a rien à voir avec la réalité, parce que cette fonction de PDG de la chaîne parlementaire impose précisément de savoir résister aux pressions, d’où qu’elles viennent. »
« On souhaite le calme, que l’apaisement revienne »
Au sein de la rédaction de LCP, certains journalistes redoutent une reconduction de Mme Malouines. « On souhaite le calme, que l’apaisement revienne, mais on ne croit pas que ce soit possible avec elle », explique l’un d’eux. Un autre prévient : « Si elle est élue, beaucoup de gens vont partir, elle aura les mains libres. »
La présidente sortante s’est dite prête à renouer le dialogue : « Nous nous retrouverons parce que nous partageons le même idéal, le même projet qui est de faire rayonner la culture LCP, une éthique, un état d’esprit républicain, citoyen et démocratique. » La nomination sera décidée en mars par le président de l’Assemblée, François de Rugy, pour une prise de fonctions le 8 juin. Outre un climat social dégradé, celui qui sera désigné devra gérer l’éventuelle fusion avec Public Sénat, l’autre chaîne parlementaire. Un autre dossier délicat.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Près de cinq mois après sa rupture avec Marine Le Pen, l’ancien numéro deux du Front national lance officiellement son parti, Les Patriotes, dimanche dans le Pas-de-Calais.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/02/2018
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Philippot lance ses Patriotes à Arras

Près de cinq mois après sa rupture avec Marine Le Pen, l’ancien numéro deux du Front national lance officiellement son parti, Les Patriotes, dimanche dans le Pas-de-Calais.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 11h48
    |

            Lucie Soullier








                        



   


« Alors, vous le lancez quand, votre parti ? » Florian Philippot admet que la question lui revient encore un peu trop souvent, alors que sa formation est déjà sur les rails. « Mais j’ai une arme pour leur répondre. » Fièrement, il retourne son téléphone, dévoilant le logo d’une Marianne signée « Les Patriotes ». « C’est bleu marine », s’amuse-t-il.
En septembre 2017, l’ancien numéro deux du Front national a claqué la porte du parti d’extrême droite, qui l’a verrouillée derrière lui. Depuis, Florian Philippot tente, un chapelet de fidèles à sa suite, de relever le « premier défi » de son nouveau mouvement : en faire connaître l’existence.

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L’heure de la grand-messe philippotiste est finalement arrivée, près de cinq mois après sa rupture avec Marine Le Pen. Dimanche 18 février, Les Patriotes organisent leur « événement fondateur » à Arras, dans le Pas-de-Calais. L’occasion de coller quelques affiches – tirées à « pas gros » – et d’aller faire un peu de porte-à-porte jusque sur les terres de la députée voisine – Marine Le Pen, encore elle –, raconte Guillaume Kaznowski, conseiller régional ex-FN désormais « Patriote ».
Au menu de l’initiation dominicale : adoption des statuts du parti, confirmation de la présidence et discours de Florian Philippot. Sans oublier les travaux pratiques, pour les quelque 500 adhérents (sur les 6 500 revendiqués) s’étant acquittés de leur entrée : un sondage en direct sur le sentiment d’être « de droite, de gauche, ni l’un ni l’autre », des stands terroirs à arpenter et, Graal pour eux qui prônent la sortie de l’Union européenne, un message de Nigel Farage – l’ancien leader du UKIP europhobe britannique – à ovationner.
Agenda maigrelet
Dans moins d’un mois, le Front national organisera son propre congrès chez la voisine lilloise. Un rapport avec le choix d’Arras ? « Rien à voir, c’est parce que la salle était moins chère qu’à Paris », rétorque Florian Philippot, pas tout à fait ironique. Car l’ancien bras droit de la finaliste de la dernière présidentielle est revenu à la politique des bouts de ficelle. Les 15 000 euros de location de salle et quelques « prestations » associées ont été financés à 100 % par les Patriotes, assure son directeur de cabinet, Joffrey Bollée. Aux deux tiers par les entrées payantes ; restait donc un tiers à tirer des cotisations, dons et autres diverses rentrées – comme la coque de téléphone vendue 24 euros sur la boutique en ligne, et qui aura fait au moins un adepte. Le rendez-vous d’Arras ne devrait donc « pas trop grever les maigres comptes des Patriotes », assure M. Bollée, « conscient » que les moyens limités du mouvement n’aident pas à combler son manque de notoriété. Le parti ne compte ainsi aucun salarié ; quant aux tracts, si les maquettes sont fournies par le siège, « chacun se débrouille pour les imprimer », poursuit le directeur de cabinet.

   


Le dirigeant des Patriotes lui-même n’est pas toujours reconnu par le grand public. Pas très à l’aise dans l’exercice des mains à serrer, Florian Philippot s’est ainsi trouvé très seul dans les rues de Belfort, où il était venu soutenir sa candidate et numéro deux, Sophie Montel, le 20 janvier. Il a finalement préféré se tourner vers les caméras qui l’accompagnaient. C’est que l’homme est plus habitué aux plateaux médiatiques qu’aux tribunes populaires. Et son agenda désormais maigrelet risque de s’essouffler encore, au regard de ses résultats aux législatives partielles : 1,19 % dans le Val-d’Oise, à peine 2 % dans le territoire de Belfort… Aucun regret du côté des Patriotes. « Il fallait être présents », insiste Florian Philippot. Au moins aux premières, ajoute Joffrey Bollée :
« On sait que les suivantes seront moins médiatisées… »
La petite équipe repousse son véritable test électoral aux européennes de 2019, visant les 5 %. Puisque ni Laurent Wauquiez, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Marine Le Pen ne s’y aventurent, l’entourage de Florian Philippot espère que placer leur « star » en tête de liste lui offrira de la visibilité. Du côté du FN, on ne manque pas de railler son « charisme d’énarque ».

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Ne « pas remplacer » son ancien parti
Qu’il leur ait raflé un député – José Evrard – et un maire symbolique – celui de Brachay, ville où Marine Le Pen faisait sa rentrée depuis plusieurs années – n’est « vraiment pas un sujet », balaye un proche de la dirigeante frontiste. Pour Sébastien Chenu, député FN du Nord, Florian Philippot « ne s’est pas rendu compte qu’il fallait plus de huit jours pour monter un parti ». Et le porte-parole du FN d’appuyer sur « l’erreur de débutant » de son ancien vice-président :
« Il est entre le créneau souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan et le Frexit d’Asselineau, il n’a tout simplement pas d’espace politique. »
Florian Philippot, lui, répète tant qu’il peut ne pas vouloir « remplacer » ni être défini à travers son ancien parti, tout en « remarquant » un recentrage sur l’immigration dans les discours de Marine Le Pen. « Je ne fais pas le tableau des différences et des ressemblances… », entame-t-il, et le « mais » ne manque pas de suivre. Certes, avance-t-il, lui aussi prône une « maîtrise forte de l’immigration », mais il s’estime plus « protecteur » sur le volet social, plus « moderne » sur certains points de société, dont le mariage homosexuel. Et surtout « #FrexitVite », comme l’adepte des réseaux sociaux aime à le tweeter.
« Il faut qu’il arrête avec son europhobie pathologique », dit un conseiller de Marine Le Pen. C’est d’ailleurs, selon lui, son « entêtement » sur la question européenne qui a valu à Florian Philippot l’ire de nombreux cadres frontistes, et probablement sa place, alors que le bureau politique du FN repoussait la sortie de l’euro en lanterne rouge de ses priorités, dès sa première réunion de l’été post-présidentielle.

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Pour Florian Philippot, la défaite vient d’ailleurs. Et en premier lieu du « manque de professionnalisme » du FN, qu’il ne cesse de dénoncer depuis son départ. Sur ce point, ses Patriotes peuvent compter sur les quelques trentenaires diplômés partis à la suite de leur énarque de leader. Une flotte de cadres sans troupes. Sans faire le tableau des différences et des ressemblances, on y verrait presque le pendant du FN.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 17/02/2018
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Françoise Nyssen veut une présidence commune à France Télévisions, Radio France et France Médias Monde

A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron étant attendus fin mars.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h18
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

La ministre de la culture, Françoise Nyssen, propose qu’à l’avenir, France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (France 24, RFI…) aient une présidence commune, ont indiqué au Monde des sources proches du dossier. Ce serait un changement important, car, jusqu’ici, ces trois sociétés d’audiovisuel public ont, chacune, un président. Celui-ci serait remplacé par un directeur général, qui serait sous le contrôle d’un président non exécutif unique. La ministre envisagerait même d’étendre cette direction commune à l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Mme Nyssen a, au cours des dix derniers jours, souhaité revoir les dirigeants des sociétés d’audiovisuel public, afin d’évoquer avec eux l’avenir de leur entreprise et du secteur, avant une prise de parole en conseil des ministres, le 14 février. Dans son propos, Mme Nyssen a d’ailleurs évoqué sa proposition d’une présidence commune. A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron sont attendus fin mars. Mais cette piste a déjà été évoquée au sein de l’exécutif dès la fin de 2017.
Un président commun permettrait un pilotage d’ensemble, alors que le gouvernement demande de plus en plus aux sociétés d’audiovisuel public de collaborer entre elles. En effet, France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA ont, ensemble, lancé en 2016 Franceinfo, une offre d’information mêlant télévision, radio et numérique. Et, depuis octobre 2017, le ministère de la culture a exigé des dirigeants de nouvelles synergies : ceux-ci ont donc en projet une offre d’information locale associant France 3 et France Bleu, une plate-forme numérique culturelle autour de France Culture et France 5, un média Web destiné aux jeunes, qui s’appuiera la radio Mouv et France Télévisions…
« BBC à la française »
Instaurer un dirigeant unique est aussi une réponse à la volonté...




                        

                        

