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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’affaissement de la décharge Hulene, dans un quartier défavorisé de Maputo, la capitale, s’est produit dans la nuit après de fortes précipitations. Sept maisons ont été ensevelies.
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Compte rendu

Mozambique : au moins 17 morts dans l’effondrement d’une décharge

L’affaissement de la décharge Hulene, dans un quartier défavorisé de Maputo, la capitale, s’est produit dans la nuit après de fortes précipitations. Sept maisons ont été ensevelies.


Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-02-19T15:00:51+01:00"

        Le 19.02.2018 à 15h00






    
La décharge municipale de Maputo, en octobre 2014.
Crédits : AFP


Dix-sept personnes, au moins, ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées, lundi 19 février, dans un quartier défavorisé de Maputo, la capitale du Mozambique, lorsqu’une décharge publique, haute de 15 mètres, s’est effondrée, ont annoncé les autorités.
L’affaissement de la décharge Hulene s’est produit dans la nuit après de fortes précipitations. Sept maisons ont été ensevelies.
« Jusqu’à présent, 17 corps ont été découverts. Nous craignons d’en retrouver d’autres », a déclaré Despedita Rita, une élue locale, à la presse. Ces fortes pluies interviennent après une longue période de sécheresse en Afrique australe, notamment au Mozambique.
Un quart de l’agglomération de Maputo (4 millions d’habitants) est privé d’eau potable, car le gouvernement a décidé d’alimenter en priorité l’agriculture et la production d’électricité.

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                Sécheresse, surexploitation : le monde a soif





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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui réalisent le suivi de l’espèce, estiment que 360 canidés vivent sur le territoire. Des chiffres contestés.
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Les méthodes de comptage des loups au cœur de la polémique avec les éleveurs

Les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui réalisent le suivi de l’espèce, estiment que 360 canidés vivent sur le territoire. Des chiffres contestés.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 13h23
    |

            Audrey Garric (Savoie, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

C’est ce qu’on pourrait appeler l’œil du pisteur. Repérer des traces suspectes à vingt mètres en contrebas du sentier, sous les sapins drapés de neige. Quitter les raquettes, descendre la pente raide de poudreuse fraîche et voir son intuition confirmée : des empreintes de pattes de 8 cm sur 10, un espacement d’un mètre maximum, une piste nette qui mène à un dépôt d’urine. Benoit Maréchal et Marc Tronel en sont sûrs : un loup est passé par là au cours des dernières vingt-quatre heures, tout près du col du Télégraphe, à 1 600 mètres d’altitude, dans la vallée de la Maurienne (Savoie).

De retour à leur bureau d’Aiton, après plusieurs heures de marche, les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) congèlent les indices en vue de leur analyse génétique et remplissent une fiche qui devra être validée par le réseau Loup-Lynx. Comme chaque hiver, ils réalisent un suivi de la population lupine à l’échelle du département, des données qui seront agrégées au niveau national pour déterminer l’effectif de l’espèce, sa croissance et son expansion. Ce travail scientifique est crucial et pourtant de plus en plus décrié, à mesure qu’augmente le nombre de brebis mortes sous les crocs du prédateur.
La publication d’un nouveau « plan loup » 2018-2023, lundi 19 février, sous la houlette des ministres de la transition écologique et de l’agriculture, a relancé la machine du doute et des polémiques. Sur le terrain, des éleveurs, des citoyens et des élus accusent l’Etat de minimiser les effectifs du canidé ou de masquer sa présence. Le gouvernement chercherait à payer moins d’indemnisations aux bergers attaqués, à protéger l’animal, ou témoignerait là de son incompétence.
Une « omerta »
Une trentaine de députés de tous bords ont même signé plusieurs tribunes et convié des conférences de presse pour dénoncer une « omerta ». « Le nombre de 360 loups n’est pas vérifiable avec les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Alors que le gouvernement vient de publier un plan loup 2018-2023, le biologiste Jean-Marc Landry esquisse des pistes pour permettre une cohabitation entre l’animal et l’humain.
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« Il faut apprendre au loup que la proximité du troupeau est dangereuse »

Alors que le gouvernement vient de publier un plan loup 2018-2023, le biologiste Jean-Marc Landry esquisse des pistes pour permettre une cohabitation entre l’animal et l’humain.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 13h24
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

La publication d’un plan loup 2018-2023 par le gouvernement, le 19 février, relance la question de la cohabitation entre l’animal et l’humain. Jean-Marc Landry, éthologue suisse et spécialiste du loup dans le système pastoral, a créé un institut de recherches (l’Institut pour la promotion et la recherche sur les animaux de protection, IPRA) qui étudie la biologie du canidé sur le terrain, notamment à l’aide de caméras thermiques et de colliers GPS. Il esquisse des pistes pour mieux protéger les troupeaux.


Que pensez-vous du nouveau plan loup ?
Il est intéressant car, pour la première fois, le gouvernement axe une grande une partie du plan sur l’acquisition de connaissances, aussi bien sur l’éthologie du loup dans le système pastoral, que sur l’évaluation des moyens de prévention ou encore sur l’impact de ces animaux sur les écosystèmes. Il tient également compte des évolutions technologiques pour favoriser l’émergence de nouveaux outils de protection. Enfin, il propose de sortir des extrêmes en soutenant le pastoralisme tout en pérennisant la population de loups.
Pourquoi le loup s’étend-il si vite sur le territoire ?
Le loup a toujours vécu à proximité de l’humain. Contrairement à ce que l’on pense, cet animal opportuniste n’a pas besoin de grandes contrées sauvages, mais a la capacité de vivre dans des zones complètement artificialisées, telles que des plaines agricoles et des régions urbanisées. Il prospère tant qu’il a de la nourriture, un couvert végétal et qu’il peut élever ses petits. Or, en France, il n’y a jamais eu autant de forêts ni de gibier – cerfs, sangliers, chevreuils –, depuis cent cinquante ans, ce qui favorise le retour de ce prédateur.
Par ailleurs, la conquête de nouveaux territoires est inhérente au fonctionnement des meutes, des cellules parentales qui mettent bas en moyenne entre quatre et sept petits chaque année en mai. La moitié de ces jeunes survit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ L’objectif affiché est, notamment, d’assurer la viabilité de l’espèce, qui compte 360 loups aujourd’hui en France. Le texte ne satisfait ni les éleveurs ni les écologistes.
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Plan loup : le gouvernement vise une population de 500 canidés d’ici 2023

L’objectif affiché est, notamment, d’assurer la viabilité de l’espèce, qui compte 360 loups aujourd’hui en France. Le texte ne satisfait ni les éleveurs ni les écologistes.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 16h49
    |

            Audrey Garric








                        



   


C’est une mise bas qui aura été longue et douloureuse. Le plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage a été publié par les ministères de la transition écologique et de l’agriculture, lundi 19 février, après une année et demie de travail et autant d’oppositions entre associations et éleveurs.
Le document, fort d’une centaine de pages et de 38 actions, est crucial puisqu’il doit guider toutes les actions de terrain pour les six prochaines années, avec le double objectif « d’assurer la conservation du canidé et de prendre en compte la détresse des éleveurs ».
Deux arrêtés l’accompagnent, qui devront être publiés au Journal officiel et prévoient les conditions dans lesquelles peut être tué l’animal, strictement protégé sur le territoire français et européen.
Combien de loups pourront être abattus ?
Le plan fixe notamment pour objectif d’assurer la viabilité de l’espèce dans l’Hexagone, en visant une population de 500 loups d’ici à la fin du quinquennat, contre 360 aujourd’hui – selon les scientifiques, la viabilité génétique de la population serait atteinte entre 2 500 et 5 000 individus adultes.
Il autorise néanmoins des canidés à être « détruits » pour « prévenir des dommages importants aux troupeaux » à condition qu’« il n’existe pas d’autres solutions » et que les tirs ne nuisent pas à la conservation de l’espèce.
Ce plafond a été fixé à quarante animaux pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2018 ; il sera ensuite porté à 10 % à 12 % de la population de loups par an, après chaque mise à jour des effectifs. Reste que quelques tirs pourront être autorisés par le préfet « au-delà des plafonds en cas de situation exceptionnelle », selon le texte, qui ne précise pas leur teneur.
Comment les tirs de loup seront-ils encadrés ?
Les modalités encadrant les tirs de loups évoluent également. Les tirs de défense, c’est-à-dire ceux réalisés à proximité des troupeaux soumis à la prédation, seront facilités « à partir du moment où leurs troupeaux sont protégés ou reconnus comme ne pouvant être protégés ».
A l’inverse, les tirs de prélèvement – non destinés à protéger un troupeau précis, mais autorisant la destruction d’un ou plusieurs loups, sur une zone définie, en cas d’échec des autres mesures –, ne pourront s’effectuer que du 1er septembre au 31 décembre et seront limités à des « territoires caractérisés par l’importance des attaques ».
Quelles sont les autres mesures prévues par le plan ?
Autre mesure sensible demandée par les associations et refusée en bloc par le monde agricole : la conditionnalité des indemnisations, après une attaque, à la mise en place de mesures de protection – sans contrôle toutefois. Chiens, clôtures ou regroupement nocturne des bêtes, gardiennage ou surveillance du berger… les éleveurs devront avoir mis en place au moins deux de ces parades parmi les plus répandues pour être dédommagés de la perte d’une ou de plusieurs brebis.
Ce dispositif sera mis en place de manière « progressive et adaptée à la situation des élevages » dans les zones enregistrant des attaques récurrentes, exonérant ainsi les « fronts de colonisation » (où le loup est en train d’arriver).
Le plan prévoit en outre l’installation d’une équipe de bergers d’appui et la mise en place d’une « filière de qualité » pour les chiens de protection.
Enfin, il donnera lieu à de nouvelles études pour améliorer la connaissance autour du loup, considérée comme insuffisante malgré les expertises collectives qui avaient eu lieu en 2017. Il s’agira notamment de comprendre l’impact du canidé sur les écosystèmes ou l’efficacité des tirs sur la prédation. Un centre de ressources rassemblant l’état des connaissances sur l’espèce sera aussi créé.

        Lire l’entretien :
         

          « Il faut apprendre au loup que la proximité du troupeau est dangereuse »



Ces mesures donnent-elles satisfaction aux associations ?
Cet exercice d’équilibriste ne satisfait ni les associations ni les éleveurs, qui le rejettent en bloc. « Le loup est à nouveau victime du manque de courage politique, dénoncent, dans un communiqué commun, cinq associations, France Nature Environnement, la Ligue pour la protection des oiseaux, le WWF, Humanité et biodiversité et Ferus. L’Etat montre ainsi qu’il est dans une position défensive et qu’au lieu d’assumer un objectif de coexistence, il n’a ni le courage de rappeler le cadre de la loi ni celui d’affirmer qu’il est nécessaire que l’élevage s’adapte à la présence de cette espèce protégée. »
L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) a, de son côté, prévu d’attaquer devant le Conseil d’Etat les deux arrêtés, au motif qu’ils continuent de « traiter le loup comme un nuisible » et d’« autoriser des tirs alors que leur efficacité n’est pas démontrée », mettant « en péril la viabilité à long terme de la population ».
L’ONG note également qu’en raison de changements dans le calendrier des tirs de loups (qui s’établissent dorénavant sur l’année civile et non plus du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante), davantage d’animaux auront été abattus. « Au final, on autorise à tuer soixante-quinze loups en dix-huit mois, soit 20 % de la population », s’émeut sa directrice, Madline Reynaud.

        Lire aussi :
         

                Entre les loups et les éleveurs, une cohabitation difficile



Que disent les éleveurs ?
Les éleveurs considèrent que ce texte ne garantit pas « le zéro attaque des troupeaux » qu’ils demandent de longue date, alors que le nombre de brebis tuées par le loup ne cesse d’augmenter – près de 12 000 en 2017. « La voix des acteurs du monde rural est ignorée, bafouée et ne compte pas dans ce pays, dénoncent dans un communiqué commun la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, la Fédération nationale ovine et Chambres d’agriculture France. Les décideurs politiques font le choix de l’ensauvagement des territoires au détriment des activités humaines. Ce choix n’est pas le nôtre. Nous continuerons notre combat. »
Ils demandaient la suppression du plafond de loups pouvant être tués, le maintien des tirs de prélèvement tout au long de la campagne ou encore l’abandon de la conditionnalité dans l’indemnisation des victimes.
Boycotts de réunions préparatoires, manifestations, tribunes et conférences de presse : le monde agricole aura tout tenté pour en infléchir le contenu. Les propositions du plan sont « totalement irresponsables et déconnectées de la réalité », avaient pourtant plaidé 450 signataires, parmi lesquels 24 parlementaires, des élus locaux et des bergers, dans une tribune incendiaire adressée à Emmanuel Macron et Edouard Philippe le 29 janvier. « Après vingt-cinq années d’expérimentation », la preuve est faite que « la cohabitation est impossible entre loups et troupeaux », assuraient-ils.
Le 25 janvier, en présentant ses vœux aux agriculteurs dans le Puy-de-Dôme, Emmanuel Macron avait plaidé pour remettre « l’éleveur au milieu de la montagne » en réfléchissant à la « place » du loup dans « des écosystèmes qui lui préexistent ».
« Nous sommes tous attachés à la biodiversité mais le plan loup, il faut qu’il soit fait et pensé dans les territoires où on le décline », avait déclaré le chef de l’Etat, en disant vouloir se donner « tous les moyens de précaution » pour « protéger les troupeaux ».

        Lire le reportage :
         

          Les méthodes de comptage des loups au cœur de la polémique avec les éleveurs



Ce plan clôt-il le débat ?
Ni la pression des éleveurs ni la mobilisation des associations n’y ont fait. Le texte n’a quasiment pas évolué par rapport à la version soumise à la consultation du public, du 8 au 29 janvier, qui a recueilli près de 6 000 commentaires – 75 % d’entre eux sont favorables à la protection du loup, tandis que 25 % soutiennent l’élevage face à la prédation.
Les avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), consultatifs, n’ont également pas été pris en compte. A l’issue d’une délibération le 12 janvier, ce comité scientifique avait émis un avis favorable au plan, bien que très sévère, et défavorable aux deux arrêtés.
« Ce plan s’inscrit dans un freinage de la croissance de la population de loups, qui va bien au-delà des possibilités réglementaires de déroger à sa protection », dénonçait le CNPN, en épinglant particulièrement une « banalisation des tirs de défense très inquiétante ». Il jugeait que le plafond de 40 loups qui pourront être tués en 2018 « devrait être sensiblement réduit » afin de ne pas nuire au « statut de conservation favorable » de l’espèce.
« Nous faisons confiance aux acteurs et aux élus locaux pour dépassionner le débat et construire ensemble cette coexistence sur le long terme », écrivent Nicolas Hulot et Stéphane Travert, les ministres de la transition écologique et de l’agriculture, en ouverture du plan. Ils n’ont pour l’instant pas été entendus.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ En 1992, le loup, qui avait disparu en France, passe les Alpes en provenance d’Italie et se réinstalle dans l’Hexagone. 25 ans plus tard, on en compte 360. Trop pour les éleveurs de brebis. Pas assez pour les défenseurs de l’animal.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/02/19/19-6">
<filnamedate="20180219"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180219"><AAMMJJHH="2018021919">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Avec l’un des meilleurs niveaux d’infrastructures en Europe, la France compte 325 stations de ski, dont deux figurent parmi les trois plus visitées au monde.
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Economie des sports d’hiver : grâce aux Alpes du Nord, la France tutoie les sommets

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Le Monde
 |    19.02.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 10h47
    |

                            Maxime Mainguet et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ SEB, le leadeur mondial du petit électroménager, a fait le pari qu’un produit ­facilement réparable serait un facteur de fidélisation de ses clients et propose la réparabilité de ses produits pendant dix ans.
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Contre l’obsolescence programmée, un permis de durer


                      SEB, le leadeur mondial du petit électroménager, a fait le pari qu’un produit ­facilement réparable serait un facteur de fidélisation de ses clients et propose la réparabilité de ses produits pendant dix ans.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 08h18
    |

            Catherine Rollot








                              

                        

Et si le sauveur de l’électroménager fatigué se trouvait dans les 15 000 m2 d’un hangar de Franche-Comté ? Depuis 2016, le groupe SEB stocke là, dans la petite commune de Faucogney-et-la Mer (Haute-Saône), six millions de pièces ­détachées pour tenir son engagement de « répara­bilité » durant dix ans de 95 % des produits de ses six marques phares (Moulinex, Tefal, Calor, SEB, Krups, Rowenta). Le groupe bourguignon, leadeur mondial du petit électroménager, a réorienté sa stratégie en 2008, faisant le pari qu’un produit ­facilement réparable serait un facteur de fidélisation de ses clients.
Mais avant d’en arriver là, l’entreprise a mené pendant plus de huit ans sa révolution « industrielle », de la conception des produits à la remise à plat du service après-vente. « Notre motivation de ­départ était de diminuer le taux de retour des produits encore sous garantie et de mieux connaître les parties défaillantes pour améliorer les fabrications futures, reconnaît Alain Pautrot, vice-président satisfaction consommateurs du groupe SEB. Cet intérêt économique s’est transformé au fil du temps en une vraie politique de responsabilité sociale et environnementale. »

Pour être réparables, robots, centrales vapeur et autres cafetières électriques doivent être faciles à démonter et à remonter. Les pièces détachées accessibles et remplaçables à coût réduit. Ce cahier des charges fait aujourd’hui partie du quotidien de l’équipe d’ingénieurs qui planchent sur les nouveaux produits. Adieu les pièces soudées, bonjour les clipsables, abandonnés les gros éléments d’usinage, place aux composants plus petits indépendants les uns des autres, plus aisés à remplacer.
Lire la notice, vérifier ses branchements…
« Il a fallu aussi travailler sur la constitution d’un stock de pièces détachées de 40 000 réfé­rences », explique Alain Pautrot. Pour que le coût de la réparation reste acceptable pour le consommateur, le champion...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La préfecture de police de Paris recommande des réductions de vitesse, ainsi que d’éviter le chauffage au bois.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Un épisode de pollution aux particules fines prévu lundi en Ile-de-France

La préfecture de police de Paris recommande des réductions de vitesse, ainsi que d’éviter le chauffage au bois.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 19h14
   





                        



   


La préfecture de police de Paris annonce que l’Ile-de-France connaîtra un nouvel épisode de pollution aux particules fines lundi 19 février, et recommande en conséquence plusieurs mesures, notamment des réductions de vitesse sur les routes.
Ce nouvel épisode, lié « à une météorologie défavorable, à la dispersion des polluants, ainsi qu’au chauffage au bois et au trafic routier », devrait entraîner, selon l’organisme de surveillance de la qualité de l’air Airparif, un probable dépassement du seuil d’information et de recommandation du taux de concentration de particules fines.
La préfecture de police recommande donc :
aux automobilistes de réduire leur vitesse de 130 km/h à 110 km/h sur les autoroutes franciliennes, de 110 km/h à 90 km/h sur les portions d’autoroutes et de voies rapides, et de passer de 90 km/h à 70 km/h sur les autres voies.aux véhicules de plus de 3,5 tonnes de contourner la capitale. L’utilisation de véhicules peu polluants (électrique, GNL, etc...) est recommandée, comme le covoiturage et il est préférable, si possible, de différer ses déplacements ou d’utiliser les transports en commun.aux habitants de limiter le chauffage, réduire le fonctionnement des installations contribuant à la pollution, éviter l’utilisation du bois pour se chauffer et ne pas brûler de déchets verts à l’air libre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Un autre homme, randonneur à ski, a été tué dans un secteur hors-piste en Savoie.
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Savoie : deux skieurs meurent dans une avalanche à Val d’Isère

Un autre homme, randonneur à ski, a été tué dans un secteur hors-piste en Savoie.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 20h32
   





                        


Deux personnes, un homme de 43 ans et sa fille de 11 ans sont morts, emportés par une avalanche à Val d’Isère (Savoie), dimanche 18 février. Originaires de la région parisienne, ils skiaient sur la piste de la Combe du Géant fermée en raison du risque d’avalanche, dans le secteur du glacier du Pisaillas, ont précisé les CRS de Courchevel intervenus rapidement sur place.
Les circonstances exactes de l’accident n’étaient pas encore connues en fin d’après-midi. Le parquet d’Albertville a ouvert une enquête.
Ce même dimanche, toujours en Savoie, un randonneur à ski a été tué dans le massif de l’Etale, au-dessus de la station de la Giettaz-en-Aravis, quand une corniche a cédé sous son poids dans un secteur hors-piste appelé la Combe à Claudius.
Un mort en Ariège
En Ariège, un jeune skieur s’est tué aux Monts d’Olmes au moment où la station fêtait le retour de son enfant prodige, la nouvelle championne olympique de ski de bosses, Perrine Laffont.
Le jeune homme de 19 ans, qui skiait avec son père, a chuté après un saut dans des conditions qui n’ont pas été communiquées ni par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) qui est intervenu ni par les pompiers. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’accident.
« C’est dramatique », a simplement réagi auprès de l’Agence France-Presse Perrine Laffont, visiblement émue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Stéphane Travert, le ministre de l’agriculture, a réitéré dimanche l’engagement de l’Etat à « accompagner » les agriculteurs concernés.
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Zones agricoles défavorisées : quelque 1 400 communes vont en sortir

Stéphane Travert, le ministre de l’agriculture, a réitéré dimanche l’engagement de l’Etat à « accompagner » les agriculteurs concernés.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 13h09
   





                        


Même si « aujourd’hui, il est difficile de vous dire le nombre exact de communes qui vont sortir » du statut leur permettant de percevoir l’indemnité compensatrice de handicap naturel (ICHN) hors montagne, dans le cadre de la refonte de la carte des zones défavorisées, Stéphane Travert a estimé dimanche qu’avec 1 400 communes qui perdraient des aides européennes, « on est près du compte ».
« Nous ne sommes pas au bout de l’exercice » de révision de la carte des zones défavorisées et « nous pouvons rattraper ça ou là quelques communes » sur certains départements, a souligné le ministre de l’agriculture au micro d’Europe 1. Le ministre a réitéré l’engagement de l’Etat à « accompagner » les agriculteurs concernés.
Certains agriculteurs « perdront de l’argent », a reconnu le ministre, qui a assuré que les pouvoirs publics allaient les « accompagner pour faire en sorte que cette perte soit la moins forte possible et les aider à se restructurer, à travailler sur d’autres types d’agriculture ».
« Je ne les laisserai pas tomber »
« Je ne les laisserai pas tomber », a-t-il promis, ajoutant que « 13 % d’agriculteurs vont bénéficier en plus » du dispositif en entrant dans le nouveau classement des zones défavorisées, c’est-à-dire soumises à des contraintes naturelles, dans lesquelles ils sont éligibles à des aides compensatoires de l’Union européenne. La France va « porter devant la Commission européenne la carte qui soit la plus juste possible, avec des critères robustes et incontestables de continuité territoriale », a-t-il assuré.
La nouvelle carte, qui doit bientôt être remise par le ministère de l’agriculture au président de la République, après validation par la Commission européenne, est appelée à remplacer au 1er janvier 2019 la carte actuelle, qui date de 1976. Alors que les actions de protestation contre la refonte de la carte des zones défavorisées se sont multipliées ces derniers jours en France, le président Emmanuel Macron recevra jeudi à l’Elysée environ mille jeunes agriculteurs, deux jours avant sa visite samedi à l’ouverture du Salon de l’agriculture à Paris.

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                Contre le déclassement des zones défavorisées, les agriculteurs en colère ne désarment pas






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Kelli Mamadou, ingénieure de l’Ecole centrale de Marseille et titulaire d’un doctorat, est la fondatrice de E-SIMS, une start-up basée en Martinique qui permet de délivrer de l’énergie renouvelable en continu.
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« Je voulais explorer le champ des énergies locales durables »

Kelli Mamadou, ingénieure de l’Ecole centrale de Marseille et titulaire d’un doctorat, est la fondatrice de E-SIMS, une start-up basée en Martinique qui permet de délivrer de l’énergie renouvelable en continu.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 09h30
    |

                            Agathe Charnet








                        



   


C’est lors de son enfance au Niger que Kelli Mamadou réalise « à quel point le manque d’accès à l’électricité peut empêcher le développement économique et social ». Au cours de ses études d’ingénieure en classes préparatoires en Martinique puis à l’Ecole centrale de Marseille, Kelli Mamadou se passionne donc pour l’énergie solaire et le stockage d’électricité. « Dès que j’ai commencé à avoir le bagage technique, l’intérêt d’explorer le champ des énergies locales durables est vite arrivé », explique la trentenaire, titulaire d’une thèse de doctorat de l’université de Grenoble, rattachée à l’Institut national de l’énergie solaire.
En 2015, Kelli Mamadou fonde E-SIMS, start-up­ « incubée » par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. Basée en Martinique, ­E-SIMS propose un logiciel qui permet de délivrer de l’énergie renouvelable en continu, en pilotant à chaque seconde des systèmes de stockage d’électricité. Si la jeune société travaille pour des producteurs d’électricité et des gestionnaires de réseaux, Kelli Mamadou souhaite élargir son activité auprès des bailleurs sociaux et des collectivités.
« Il y a une forte conscience dans le bassin insulaire français qu’il faut se tourner vers ces problématiques, mais il est difficile pour les acteurs locaux d’avoir accès à l’expertise et aux financements pour développer des projets sur le long terme, constate-t-elle. Pourtant, la rentabilité est là. » Forte de son expertise aux Caraïbes, l’entrepreneuse compte aussi se tourner vers « des territoires non-francophones ».

« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les voeux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/s’orienter au 21e siècle, à Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018), après Nancy (1er et 2 décembre) et Lille (19 et 20 janvier).

        Lire aussi :
         

                « Le Monde » organise O21 / s’orienter au 21e siècle à Lille, Nantes, Bordeaux et Paris en 2018



A consulter également, notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Résonance. L’anthropologie le démontre, la fragilité des écosystèmes menacés n’est pas sans liens avec notre propre vulnérabilité sociale.
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« Pourquoi les zones humides sont à défendre »

Résonance. L’anthropologie le démontre, la fragilité des écosystèmes menacés n’est pas sans liens avec notre propre vulnérabilité sociale.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 15h14
   





                        



                                


                            
Par Michel Naepels, anthropologue
Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des­-Landes. Les historiens du contemporain décriront les enjeux politiques de cette décision, et la multiplicité des groupes et des acteurs mobilisés depuis des années, voire des décennies, pour ou contre ce projet gaulliste. D’autres ont déjà retracé l’histoire de ces landes, de leur marginalité, de leurs usages agricoles et de la manière dont ceux-ci ont façonné le paysage – comme François de Beaulieu avec La Mémoire des landes de Bretagne (Skol Vreizh, 2014) –, ce qui aide à comprendre les formes d’agriculture et les usages, communs ou non, de la terre qui s’expérimentent dans la ZAD aujourd’hui.
Destruction des habitats
Comme anthropologue travaillant dans des mondes ruraux lointains ou proches, un tel événement m’intéresse aussi parce que l’anthropologie – qu’elle étudie des chasseurs-collecteurs, des peuples indigènes ou des agricultures industrielles – a depuis longtemps décrit les relations entre formes de vie sociale et usages et représentations de l’environnement ou de la nature. L’anthropologie contemporaine interroge particulièrement la manière dont nos formes de vie sont tissées de relations avec d’autres espèces. Nous avons des expériences quotidiennes de plantes, d’animaux, de micro-organismes, mais aussi des usages instrumentaux (il faut bien manger !), et notre imagination est densément peuplée d’une multitude d’espèces.
Dans son ouvrage Flight Ways. Life and Loss at the Edge of Extinction (« voies migratoires, la vie et la perte au bord de l’extinction », Columbia University Press, 2014), Thom van Dooren montre comment les disparitions actuelles d’espèces animales et végétales sont liées à des activités humaines, par la destruction des habitats sauvages, l’exploitation directe et la chasse de certaines espèces, l’introduction de nouveaux produits chimiques toxiques, les impacts du changement climatique.
Nous avons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Face à une sécheresse historique, les autorités de la ville menacent de couper le système de distribution d’eau dans les quartiers résidentiels à partir du 4 juin.
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Crise de l’eau en Afrique du Sud : Le Cap se prépare au « jour zéro »

Face à une sécheresse historique, les autorités de la ville menacent de couper le système de distribution d’eau dans les quartiers résidentiels à partir du 4 juin.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h40
    |

                            Adrien Barbier (Le Cap, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Jusque-là, c’était un secret bien gardé. Il y avait une ou deux personnes par jour qui remplissaient quelques bouteilles. Maintenant c’est la zizanie ! » Darelle, 58 ans, habite juste en face d’une fontaine à Newlands Springs, un quartier huppé situé sur les hauteurs du Cap. Depuis plusieurs jours, ce point d’eau est pris d’assaut par des centaines de personnes venues remplir toutes sortes de bidons. Alors que la métropole sud-africaine de 4,5 millions d’habitants est confrontée à une sécheresse historique, cette course à l’eau est désormais le quotidien des Capétoniens, toutes classes sociales confondues.
Mardi 13 février, le gouvernement sud-africain a décrété l’état de catastrophe naturelle, alors que quatre provinces enregistrent le plus bas niveau de précipitations depuis 1921. Au Cap, la municipalité estime que le 4 juin, en l’état actuel des réserves, le système de distribution d’eau devra être coupé dans les quartiers résidentiels.

Les six barrages qui alimentent la ville auront alors atteint le niveau critique de 13,5 % de remplissage. A partir de ce « jour zéro » (Day Zero en anglais), l’armée prendra en charge la distribution d’eau : les habitants devront se rendre dans 200 points de distribution, où chaque personne aura droit de retirer 25 litres par jour.
« On récupère l’eau du lave-linge et on s’en sert pour nettoyer les sols ou pour les toilettes », raconte Miche, professeure de 25 ans
Véritable compte à rebours, le « jour zéro » est présent sur toutes les lèvres, alors que les Capétoniens vivent déjà au rythme des restrictions drastiques depuis plusieurs semaines. Début février, celles-ci ont été encore relevées à 50 litres par personne et par jour, l’équivalent d’une douche de trois minutes. La municipalité fait la chasse aux grands gaspilleurs : pour ceux qui dépassent, une société privée vient installer un compteur d’eau, à leurs frais.
A Newlands Springs, Joe, 43 ans, un entrepreneur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Après une décennie de surexploitation des nappes phréatiques par l’agriculture, le royaume est en situation de stress hydrique.
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Au Maroc, « il n’y a plus d’eau ni dans le ciel, ni dans le sol »

Après une décennie de surexploitation des nappes phréatiques par l’agriculture, le royaume est en situation de stress hydrique.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h31
    |

                            Ghalia Kadiri (Ouirgane (Maroc), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Enfin, le ciel obstinément bleu s’est assombri. Après trois mois de sécheresse, des pluies torrentielles ont arrosé les récoltes assoiffées partout au Maroc. Depuis le début de l’automne, les Marocains retenaient leur souffle, inquiets que la faible pluviométrie ne plombe la campagne agricole dans un pays où ce secteur contribue à 20 % du PIB.
Les averses de janvier ont fait remonter le niveau des barrages, rempli les oueds et les puits, et atténué l’impact sur la croissance marocaine, qui oscille tous les ans au gré des précipitations. Mais pour combien de temps ? Au Maroc, le déficit hydrique ne cesse de se creuser. Chaque année, le niveau des nappes phréatiques diminue dangereusement. Et ni les précipitations, de plus en plus faibles, ni les prières ordonnées par le roi Mohammed VI pour « implorer la pluie » ne ralentiront le tarissement de l’or bleu.
Ihya aussi a prié. Un mois plus tôt, sous le soleil brûlant des montagnes du Haut Atlas, ce producteur de céréales espérait, impuissant, que la pluie vienne irriguer sa petite parcelle d’un hectare, dans la région de Ouirgane. Comme lui, des milliers d’agriculteurs avaient semé le blé début octobre, une période cruciale où démarrent ces cultures. « Ces graines, que j’ai achetées cher, vont être perdues, se résignait, à la mi-décembre, Ihya. Quand il ne pleut pas, on creuse des puits. Mais cette fois, tout est sec. Il n’y a plus d’eau ni dans le ciel, ni dans le sol. »
Dans les petites parcelles surplombant la vallée de Ouirgane, où l’on cultive le plus souvent des céréales ou des petites légumineuses vendues dans les souks hebdomadaires, les paysans ont l’habitude de creuser des puits sans autorisation. Lorsqu’il reste un peu d’eau dans quelques sources non taries, ils acheminent la ressource jusqu’aux surfaces agricoles dans les traditionnelles séguia, des canaux d’irrigation à ciel ouvert....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La PME montpelliéraine déploie son parc de chargeurs en France et à l’étranger.
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IES Synergy, le champion tricolore de la borne rapide, surfe sur la vague du véhicule électrique

La PME montpelliéraine déploie son parc de chargeurs en France et à l’étranger.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Elle accélère. Un nouvel actionnaire de poids, de nouveaux produits plus abordables pour les collectivités publiques… L’année 2018 s’annonce prometteuse pour IES Synergy, une PME de Montpellier spécialisée dans l’électrique de puissance, utilisée dans les bornes de recharge rapide. En cinq ans, la petite société, détenue majoritairement par Eurazeo, a doublé son chiffre d’affaires, à 24 millions d’euros, et ses effectifs, pour atteindre 125 salariés.
En janvier, Nexans a pris 27,8 % du capital d’IES pour, selon nos sources, plusieurs dizaines de millions d’euros. « Les fonds réunis permettront à IES de développer son potentiel commercial, d’élargir sa gamme de produits et de renforcer sa présence internationale », avait expliqué le fabricant de câbles. Dès cette année, 25 personnes devraient être recrutées.

Une recharge bien plus rapide des batteries
IES dispose déjà de filiales en Allemagne, aux Etats-Unis et en Chine, au cœur des trois plus importants marchés automobiles mondiaux. Pourquoi Nexans met-il un ticket si important dans cette PME ? En 25 ans, la petite société s’est affirmée comme la spécialiste mondiale de la transformation du courant alternatif, celui donné par EDF, en courant continu nécessaire à la recharge des batteries de véhicules électriques. Et ce, par le biais d’un boîtier étanche miniaturisé. L’essentiel des constructeurs automobiles de la planète travaille déjà avec elle, en utilisant notamment ses chargeurs dans ses centres de recherche.
Historiquement, l’entreprise s’est concentrée sur les chargeurs internes aux véhicules électriques, de relativement faible puissance. La Twizy de Renault, par exemple, en est équipée. Depuis, IES a développé des chargeurs externes jusqu’à 100 kW, ce qui permet une recharge bien plus rapide des batteries. En 2012, la PME fournit ainsi les chargeurs externes de BMW, GM ou encore de groupes chinois et deux ans plus tard, elle équipe les écuries de Formule E.
Sa...




                        

                        


<article-nb="2018/02/19/19-16">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Quatre personnes sur dix souffrent de la raréfaction de l’eau. Les villes sous pression de l’explosion démographique sont à leur tour touchées et menacées de rupture d’approvisionnement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/02/2018
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Sécheresse, surexploitation : le monde a soif

Quatre personnes sur dix souffrent de la raréfaction de l’eau. Les villes sous pression de l’explosion démographique sont à leur tour touchées et menacées de rupture d’approvisionnement.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h29
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Alerte à la sécheresse ! Mardi 13 février, les autorités sud-africaines ont proclamé l’état de catastrophe naturelle dans tout le pays. Les 4,5 millions d’habitants du Cap sont menacés de se voir couper les robinets. Au Mozambique voisin, alors que les réserves sont au plus bas, un quart de l’agglomération de Maputo (4 millions d’habitants) est privée d’eau potable, car le gouvernement a décidé d’alimenter en priorité l’agriculture et la production d’électricité. La situation en Afrique australe est révélatrice d’une crise mondiale de l’eau. Elle touche désormais les centres urbains et non plus seulement les campagnes. En 2015 déjà, Sao Paulo, la ville la plus peuplée du Brésil, avait failli connaître elle aussi les affres du « jour zéro ». Puis en 2016, ce fut le tour de Freetown en Sierra Leone, de La Paz en Bolivie, de Ouagadougou au Burkina Faso.

Quatre personnes sur dix souffrent de pénurie dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies, qui prévoit une probable dégradation à l’avenir sous l’effet du changement climatique. Le réchauffement va accentuer l’aridité des régions du monde qui en souffrent déjà, contribuer au desséchement des sols, accélérant l’évaporation des végétaux et rendant plus difficile l’absorption des pluies diluviennes qui filent alors trop vite vers l’océan. Les sécheresses à répétition vont aggraver les problèmes que connaissent déjà les centres urbains sous la pression d’une explosion démographique généralisée. Plus de la moitié (54 %) de la population mondiale vit en ville aujourd’hui et les prévisions d’augmentation oscillent entre 60 % et 92 % d’ici à la fin du siècle. Les installations d’alimentation et d’assainissement ne parviennent pas à suivre un tel rythme.
« Réfléchir autrement »
« Ce ne sont pas les mégapoles mais les villes de taille moyenne qui vont avoir le plus de difficultés, car elles manquent non seulement de capacités techniques, mais aussi d’experts à l’esprit grand ouvert...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif comprenant entre autres Yann Arthus-Bertrand, Allain Bougrain-Dubourg, José Bové et Audrey Pulvar considère que le plan Loire ne suffit plus pour préserver cette espèce. « L’Etat doit aller plus loin. »
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/02/2018
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« Il faut sauver le saumon de la Loire sauvage »

Dans une tribune au « Monde », un collectif comprenant entre autres Yann Arthus-Bertrand, Allain Bougrain-Dubourg, José Bové et Audrey Pulvar considère que le plan Loire ne suffit plus pour préserver cette espèce. « L’Etat doit aller plus loin. »



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 11h34
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Le grand saumon de la Loire et de l’Allier est en péril. Autrefois abondant, puisque 100 000 saumons remontaient le fleuve au XVIIIe siècle, il n’en restait qu’une centaine à la fin des années 1980 en raison de la dégradation continue de son milieu de vie.
En 1994, après la mobilisation victorieuse du collectif d’association Loire vivante ayant permis de stopper la construction de grands barrages inutiles sur la « Loire sauvage », l’Etat a lancé le plan « Loire grandeur nature ». Ce premier plan de gestion durable d’un grand fleuve dans notre pays comprenait un ambitieux volet de sauvetage du saumon.
En vingt ans, les retours annuels ont sérieusement augmenté, avec 700 poissons en moyenne. Un premier succès, insuffisant, mais qui a redonné espoir à tous ceux qui veillent sur l’avenir de ce voyageur incomparable, nageant sur 12 000 kilomètres entre la Loire et l’océan Atlantique durant son cycle de migration.
La plus grande salmoniculture d’Europe
Avec le plan Loire, l’Etat s’était donné les moyens de réussir. En 1998, il avait effacé plusieurs barrages inutiles sur la Loire, la Vienne, l’Allier. Il avait aussi suspendu toute forme de pêche et édifié la plus grande salmoniculture d’Europe sur les bords de la Desges, à Chanteuges, en Haute-Loire. Cet outil remarquable, devenu en 2007 le Conservatoire national du saumon sauvage, produit des juvéniles de saumons à partir de la souche du bassin de la Loire. Il en exporte aussi sur le Rhin, la Meuse, où des programmes de réintroduction ont débuté. Il joue un rôle capital pour aider à reconstituer une population viable, le temps que la restauration des habitats s’amplifie.

Et elle avance : en 2010, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’Etat, audacieux, a décidé d’abaisser d’une douzaine de mètres le grand barrage de Poutès. Ce grand barrage EDF, construit au cœur des meilleurs habitats et sites de reproduction du haut Allier, avait une responsabilité directe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Un séisme de magnitude 7,5 sur l’échelle de Richter a été ressenti jusque dans la capitale.
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Puissant tremblement de terre au Mexique

Un séisme de magnitude 7,5 sur l’échelle de Richter a été ressenti jusque dans la capitale.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 01h00
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h35
   





                        


Un puissant séisme a secoué vendredi 16 février au soir Mexico, faisant osciller des bâtiments sans provoquer de dégâts majeurs dans l’immédiat, cinq mois après un violent tremblement de terre qui avait tué 369 personnes dans la capitale. « Pour l’instant, il n’y a pas de dégâts signalés », a indiqué sur Twitter le département de la protection civile. « Jusqu’à présent, il n’y a pas de pertes de vies humaines ni de personnes blessées », a déclaré le porte-parole de la présidence, Eduardo Sanchez.
La magnitude de la secousse a été évaluée à 7 par le service sismologique mexicain et à 7,5 par l’Institut américain de géophysique USGS, qui l’a ensuite révisée à 7,2. Selon l’USGS, l’épicentre du séisme a été localisé au nord-est de Pinotepa de Don Luis, dans l’Etat d’Oaxaca, à environ 600 kilomètres au sud de Mexico. Selon le réseau Sky Alert, le tremblement de terre a été ressenti dans les Etats de Guerrero, d’Oaxaca et de Puebla. Les services météorologiques américains ont immédiatement prévenu qu’il n’y avait pas lieu de lancer une alerte au tsunami.

Crash de l’hélicoptère d’un ministre se rendant sur les lieux du séisme
L’hélicoptère qui transportait le ministre de l’intérieur, Alfonso Navarrete, vers le lieu du séisme dans l’Etat d’Oaxaca, s’est écrasé vendredi soir 16 févirer à l’atterrissage, faisant deux morts au sol, a annoncé le président mexicain Enrique Peña Nieto, qui a précisé que le ministre était sain et sauf.
Le ministre voyageait en compagnie du gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, Alejandro Murat, et de plusieurs fonctionnaires vers la ville de Pinotepa de San Luis, à environ 600 km au sud de Mexico. Le président a présenté ses condoléances aux familles des victimes.


Alerte déclenchée
Des centaines de personnes sont sorties précipitamment des immeubles de la capitale quand s’est déclenché le système d’alarme, annonciateur d’une secousse imminente, pour rejoindre des places ou des avenues et éviter ainsi le risque de chute de bâtiments, ont indiqué des témoins.
« Nous sommes sortis en courant, c’est la seule chose qu’on peut faire », a déclaré, les yeux rougis par l’émotion, Kevin Valladolid, 38 ans, habitant du quartier Roma, qui a ensuite confié :
« C’est vrai qu’on déjà assez perturbés. A la moindre alarme qui retentit on pleure, on est très stressés, on vit un flash back. »
Debout au milieu d’une avenue du même quartier, Graciela Escalante, 72 ans, gardait les yeux fixés sur son appartement, situé au cinquième étage. « Cela a été horriblement fort. On a eu du mal descendre, ça a été les escaliers les plus longs du monde, mais on a réussi à sortir avant que la Terre se mette à trembler... on a cru que tout allait s’effondrer une fois de plus », a-t-elle raconté, tenant fermement la main de sa fille.
La secousse survient en effet cinq mois après une série de deux séismes qui avaient tué plusieurs centaines de personnes dans le centre et le sud du Mexique. Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 avait frappé le pays et fait 96 morts, principalement dans l’Etat d’Oaxaca. Puis le 19 septembre, au 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10 000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait frappé Mexico, faisant 369 morts.




                            


                        

                        


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Algues vertes en Bretagne : l’Etat condamné

Dans son jugement, le tribunal administratif de Rennes évoque des « carences fautives » dans la mise en œuvre des réglementations européenne et nationale.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 06h38
   





                        



   


La justice a condamné l’Etat à payer 556 509 euros à Saint-Brieuc Armor Agglomération pour n’avoir pas su empêcher la prolifération d’algues vertes dans la baie briochine.
Dans son jugement, daté du 9 février, le tribunal administratif de Rennes estime que cette situation est due aux « carences de l’Etat » dans « la mise en œuvre de la réglementation européenne et nationale destinée à protéger les eaux de toute pollution d’origine agricole ».
Evoquant des « carences fautives », il rappelle en effet que la France a déjà été condamnée, le 13 juin 2013, par la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir manqué à ses obligations dans ce domaine.
Les préfets de Bretagne et des Côtes-d’Armor font appel
La prolifération d’algues vertes « n’aurait pas revêtu (…) une ampleur aussi prononcée et persistante si les directives » européennes « avaient été intégralement transposées » dans les délais prescrits, écrit la juridiction administrative.
Les sommes visent à dédommager la communauté d’agglomération pour les opérations de ramassage, de transport et de traitement des algues vertes qu’elle a entreprises au cours des années 2014, 2015 et 2016.
Le préfet de la région Bretagne et celui des Côtes-d’Armor ont décidé de faire appel de ce jugement, selon un communiqué diffusé vendredi soir.
Entre 2010 et 2016, Saint-Brieuc Armor Agglomération a ramassé 3 860 tonnes d’algues vertes par an en moyenne, selon son site Internet. Un pic de 20 000 tonnes avait même été atteint en 2009.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Des images diffusées le 15 février montrent comment se nourrit la baleine de Minke, l’un des plus petits cétacés au monde, au large de l’Antarctique.
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