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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Trait d’union entre la blessure et le retour sur la neige des skieurs, la cellule de réathlétisation de la Fédération française de ski est unique en son genre. Certains des skieurs et snowboardeurs à Pyeongchang y ont passé l’été.
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« La cellule » où les skieurs blessés se reconstruisent loin des JO

Trait d’union entre la blessure et le retour sur la neige des skieurs, la cellule de réathlétisation de la Fédération française de ski est unique en son genre. Certains des skieurs et snowboardeurs à Pyeongchang y ont passé l’été.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 15h19
   





                        



   


Pour 12 des skieurs et snowboardeurs français engagés à Pyeongchang depuis le 9 février, les Jeux olympiques ont commencé là, dans ce hangar blanc sans adresse. La salle Franck Piccard, 72 mètres carrés accolés au stade olympique d’Albertville, à quelques hectomètres du centre national d’entraînement des équipes de France (CNE), est le lieu de reconstruction de l’élite des sports de neige français. Les skieurs Blaise Giezendanner et Thomas Fanara y ont passé leur intersaison mais sont revenus en forme à temps pour faire le voyage en Corée du Sud et briller respectivement en super-G (4è) et slalom géant (5è). De l’espoir aussi pour Jason Lamy Chappuis ou Arnaud Bovolenta, dans la même situation et engagés en combiné nordique et skicross.
Créée en 2012, la cellule a été isolée du reste du complexe où ceux qui s’apprêtent à aller aux Jeux affinent leur préparation physique. « Installer la salle Franck-Piccard dans un lieu géographique différent du centre des “valides” était fondamental, explique Olivier Pedron, ancien préparateur physique de l’équipe de France masculine de ski, à l’initiative de ce centre de réathlétisation. Les skieurs en reconstruction sont dans des situations précaires. Il faut les protéger des pressions et des interférences extérieures. » De même, la présence d’un blessé dans un collectif a tendance à accaparer l’attention de l’encadrement au détriment des skieurs en forme.
« Ici, ils doivent se prendre en charge »
Certains connaissent l’endroit mieux que d’autres, comme Jean-Baptiste Grange, double champion du monde de slalom, souvent blessé. « Quand tu n’es pas en forme, que tu vois ton groupe en pleine bourre, ce n’est pas facile à vivre. Là, tu es avec d’autres blessés, dans la même galère. Ça te tire vers le haut et t’aide à envisager les choses différemment. »
« Nous avions l’habitude de nous débrouiller seuls, confirme Grange. Après ma blessure en 2012, j’ai été pris en main par Olivier et son équipe jusqu’au retour sur les skis. C’est un outil top et individualisé. Nous avons un temps d’avance sur les autres équipes. » 
Les deux tiers des sportifs qui intègrent la cellule soignent un traumatisme au genou, mais l’épaule et le dos sont aussi touchés : « Il y a en permanence du monde à accompagner. »
Le matin, les deux préparateurs physiques, Olivier Pedron et Jérémy Coint, arrivent rarement les premiers. « Ils n’en sont pas conscients mais nous faisons exprès d’être en retard, dit le premier. Ils savent ce qu’ils ont à faire. Cela les rend plus autonomes et investis dans leur projet. Ils ont l’habitude de suivre un groupe. Ici, ils doivent se prendre en charge. Certains mettent du temps à s’adapter. »

   


Valentin Giraud-Moine, grièvement blessé aux deux genoux l’hiver dernier sur la « Streif » de Kitzbühel, devrait passer plus d’un an dans la cellule. Il est remonté sur les skis mais ne reprendra pas la compétition avant l’hiver prochain. « Je vois les gens se blesser à la télé, ils se font opérer et ils arrivent ici. Ils finissent par repartir et moi, je suis toujours là, du lundi au vendredi. Ce n’est pas toujours facile mais cette expérience m’a appris que la tête commande. Les moments où je suis déterminé, tout s’enchaîne bien. Quand ça ne va pas, ça avance moins vite. » 
Moral en berne
Ballottés par leurs émotions, les skieurs rejoignent la cellule avec le moral en berne. « Je me souviens d’une skieuse qui s’est assise dans le vestiaire avec une tête d’enterrement, raconte Jérémy Coint. Je la voyais pour la première fois, elle m’a dit : “Regarde mon genou, qu’est-ce que tu veux que je fasse avec ça ?” Elle était au plus bas. » 
Avant de quitter la salle qui a essuyé autant de transpiration que de doutes, le skieur doit répondre à des critères psychologiques. Et lorsqu’il revient sur la neige, c’est que tous les spécialistes de la cellule, et non les entraîneurs, l’ont jugé apte.
Tous les skieurs présents à Pyeongchang après avoir fréquenté la salle Franck Piccard ont un modèle à suivre : le snowboardeur Pierre Vaultier, premier de sa corporation a avoir intégré la cellule. Avant d’être sacré champion olympique de snowboardcross à Sotchi, il y soignait une rupture des ligaments croisés. « Nous avons travaillé dans l’urgence, se souvient Pierre Vaultier. J’avais Olivier une à deux fois par jour au téléphone, même à 23 heures. Son panel de connaissances m’a fait halluciner. C’est un extraterrestre, seul au monde dans ce qu’il fait. » 
Une fois les corps et les esprits apaisés, les planches rechaussées, les hommes de l’ombre s’effacent. « Pour le bien-être du sportif, il ne faut pas de lien affectif, lâche M. Pedron. On coupe les ponts, c’est procédural. Plus de textos, plus de téléphone. Eux, ils peuvent nous joindre quand ils veulent. Mais ils ne doivent plus penser à la cellule. »
Meryll Boulangeat (envoyée spéciale à Albertville, Savoie)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La plateforme souhaitait faire la promotion de sa série « Marseille » par un « tifo » sponsorisé. Une initiative qui a déclenché la fronde des supporteurs, explique notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Football : Netflix et Depardieu n’étaient pas les bienvenus au Stade-Vélodrome

La plateforme souhaitait faire la promotion de sa série « Marseille » par un « tifo » sponsorisé. Une initiative qui a déclenché la fronde des supporteurs, explique notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 15h28
   





                        



   


Chronique. Annoncée, controversée puis annulée : l’animation prévue avant Marseille-Bordeaux dimanche 18 février au soir, avec la réalisation d’une mosaïque mettant en scène la série de Netflix Marseille – avec Gérard Depardieu et Benoît Magimel au casting – a été remballée par les supporteurs du virage nord à quelques heures seulement du coup d’envoi. Ce « tifo » (banderole) avait été conçu par le groupe Yankee, groupe d’ultras qui avait associé ceux des MTP et des Dodgers dans son élaboration. Mais ceux-ci se sont désolidarisés quand ils ont appris que Netflix finançait sa fabrication.
Michel Tonini, leadeur des Yankees a trouvé la polémique « grotesque » : « Le tifo, on l’avait préparé nous-mêmes, il n’y a rien de Netflix dedans, c’est sans contrepartie, ils sont juste contents d’avoir un tifo le jour de leur opération de promotion. » Assez contents pour mettre de l’argent « dedans » (entre 20 000 et 30 000 euros, d’après l’Agence France-Presse (AFP), pour le matériel et le local). La candeur est une alliée sûre pour les services marketing, dans le sport. Selon L’Equipe pourtant, le service communication de Netflix avait travaillé « depuis plusieurs semaines (…) sur ce coup de projecteur en contactant les responsables des Yankees ».
La cause plutôt que la com
Le caractère concerté de l’opération laisse peu de place au doute : les panneaux publicitaires et les écrans du stade devaient diffuser la campagne, mais celle-ci aussi a été annulée. Idem pour le coup d’envoi fictif qui devait être donné par Gérard Depardieu, par crainte des huées. Peut-être les organisateurs se sont-ils rappelés une autre erreur de casting avec les sifflets qui avaient affligé Patrick Bruel (connu comme supporteur du PSG) lors de l’inauguration de l’Allianz Riviera de Nice, en septembre 2013. Un exilé fiscal en Russie aurait en tout cas été plus dans son élément au stade Louis-II de Monaco.
Les équipementiers subventionnent certains tifos représentant des maillots géants, mais un cap serait franchi si ces tifos étaient ouvertement sponsorisés. Or, toujours selon L’Equipe, l’OM aurait déjà approché les Yankees pour un tifo sponsorisé par Orange, essuyant alors un refus. Rien de surprenant puisque dans leur quête éperdue de recettes, les clubs estiment que tout espace a vocation à devenir un support publicitaire. Manifestement, tout le monde n’y est pas prêt.
Le virage nord a donc déployé une bâche classique et, comme son homologue au sud, a été le théâtre d’un festival de banderoles contre la répression dont se plaignent les ultras, certaines plus longues que toutes les répliques de Benoît Magimel dans un épisode de Marseille – et beaucoup moins triviales.

#OMFCGB Pas de tifo publicitaire, mais des messages clairs et une ferveur populaire, avec en prime une #LibertéPourLesUltras pour le nouvel an chinois. #ForzaOM 🔵⚪️🔥 pic.twitter.com/szELfR1UJ2— VieilleGardeCU84 (@VGCU84) 18 février 2018 

En plein conflit avec la Ligue et les pouvoirs publics, en particulier autour des fumigènes, l’heure était plus au militantisme qu’à la com. Aussi le virage sud a-t-il « craqué » une ligne entière de « fumis », suscitant l’irritation du commentateur de Canal+, Stéphane Guy, qui a présenté la légère brume présente à l’écran comme une « désolante image » (quelques minutes auparavant, la réalisation avait pourtant complaisamment filmé la tribune, joliment illuminée).
Droit au buzz
Apparemment, la démarche a donc tourné au fiasco pour Netflix, qui a aussi essuyé des critiques sur sa production, qualifiée de « série de m… qui enfonce plus Marseille qu’elle ne la met en avant » par Christian Cataldo, leadeur des Dodgers (AFP). Réduite à un décor et à un équivalent mafieux de Naples dans Gomorra, la ville éponyme n’a en effet pas eu grand-chose à y gagner. Mais c’est à se demander si le « bad buzz » n’est pas délibéré.
En effet, l’opération de com ferait presque oublier la surprise ressentie en apprenant que, malgré l’éreintement général de la première saison, une seconde avait été tournée. Annoncée comme un House of Cards à la française, comme une étape essentielle de l’implantation de Netflix en France, cette production a par exemple été décrite comme « une débandade artistique, un raté industriel (…) qu’on découvre d’abord surpris, puis consterné, enfin hilare face à la pauvreté de son scénario, l’indigence de ses dialogues, la lourdeur de sa mise en scène et la faiblesse de son interprétation ».
Peut-être la plate-forme américaine de streaming vidéo s’est-elle résignée à faire de Marseille une série culte dans la catégorie des nanards que l’on regarde pour s’en moquer et le parodier. L’épisode d’hier soir résumerait cet objectif : ne surtout pas montrer la série, mais continuer à en faire parler.
Pour sa deuxième saison marseillaise à lui, Rudi Garcia, semble viser une tout autre réussite. La courte victoire contre les Girondins (1-0) permet à l’OM de distancer l’Olympique lyonnais et de conforter sa place sur le podium. Une piste pour Netflix, qui vient de confirmer son intérêt pour le football en lançant un documentaire sur la Juventus Turin. Les spectateurs préfèrent quand même les équipes qui gagnent.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Deux jeunes skieurs représentent le Liban aux épreuves de ski alpin à Pyeongchang. Leur récit illustre la difficulté de progresser en restant au pays et l’enjeu que représente une place aux Jeux olympiques.
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JO d’hiver 2018 : Au Liban, les coups fourrés de la qualification olympique

Deux jeunes skieurs représentent le Liban aux épreuves de ski alpin à Pyeongchang. Leur récit illustre la difficulté de progresser en restant au pays et l’enjeu que représente une place aux Jeux olympiques.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h12
    |

            Clément Guillou








                        



   


Ils étaient en train d’échanger des pin’s – une passion olympique – avec un collectionneur américain, à quarante-cinq minutes du départ de la descente. Dans un premier temps, je me suis dit que ce n’était pas très sérieux de ne pas être déjà en haut, mais les trois représentants libanais étaient juste là pour admirer les champions.

        Lire aussi :
         

                Troquer des pin’s olympiques sur un parking aux quatre coins du monde : et si c’était ça, la vie ?



Natacha Mohbat, 19 ans. Allen Behlok, 21 ans. Romain Garcin, leur entraîneur de Serre-Chevalier, 34 ans. On a pris le télésiège ensemble et tout de suite ils ont tenu à me raconter une histoire importante : comment un skieur libanais avait, selon eux, tenté de gruger les règlements de la fédération pour chiper sa place aux Jeux olympiques à Allen.
La veille, le skieur en question avait perdu devant le Tribunal arbitral du sport (les juristes et passionnés de sélection olympique liront avec délice la décision ici, en anglais) ; le groupe est soulagé.
Pour résumer, le premier critère fixé par la fédération libanaise pour obtenir la seule place du Liban en ski alpin chez les hommes (slalom et slalom géant) était de finir dans les trois premiers du championnat national, une série de 11 courses. Le vainqueur de cette série était ensuite qualifié pour les JO s’il obtenait un total minimal de 140 points FIS (Fédération internationale de ski). Si ce n’était pas le cas, le deuxième avait sa chance et ainsi de suite jusqu’au troisième.
Jeffrey Zina (Allen Behlok ne veut pas donner son nom, mais les requêtes présentées au TAS ne peuvent êre anonymes), blessé pour une course décisive en 2017, n’a pas fini dans les trois premiers du championnat et s’est mis à parcourir le monde pour emmagasiner plus de points FIS qu’Allen Lehbok. Il y est parvenu – en slalom et au total – et a ainsi réclamé la sélection, prétendant que les critères ne lui avaient pas été communiqués clairement car il habite à Londres.
« N’importe qui peut voyager et faire des points FIS »
Le TAS a estimé que les critères de sélection avaient été communiqués de manière suffisamment claire et anticipée, et que Jeffrey Zina devait être au courant.
« N’importe qui ayant beaucoup de moyens peut voyager et faire des points FIS. C’est pour cela que ce n’est pas très significatif au Liban », assure Allen Behlok, toujours sur le télésiège.
« Il a énormément de moyens, renchérit sa voisine (de télésiège) Natacha Mohbat. La raison de ce mode de sélection, c’est que la fédération ne voulait pas que des gens s’entraînant ailleurs qu’au Liban fassent des compétitions à l’extérieur et se qualifient comme ça, car les skieurs du Liban n’auraient aucune chance d’y aller. »
Sur les réseaux sociaux, Jeffrey Zina a estimé que « la corruption qui [avait] détruit [son] pays [avait] fait son chemin jusqu’à un domaine aussi pur que le sport ». Sur le télésiège, Allen Behlok n’était pas avare de compliments lui aussi vis-à-vis de Jeffrey Zina. Bref, l’ambiance risque d’être sympa à la prochaine soirée raclette de Kfardebian.
Kfardebian, c’est la plus grande des quatre stations de ski du Liban, m’explique Romain Garcin, le Français qui s’est installé à Beyrouth il y a une dizaine d’années, histoire de voir du pays. L’été, il revient en France. Lui et ses deux skieurs sont membres du club de Faraya-Mzaar, le plus gros du pays. Sur les pistes, on croise essentiellement des habitants de la station et des riches familles de Beyrouth : les prix des forfaits sont presque aussi chers qu’en France pour un salaire médian très inférieur.
Saisons de trois mois et courses au Monténégro
« Pour s’entraîner, les saisons sont beaucoup plus courtes qu’en Europe : trois mois environ, explique le barbu de Serre-Chevalier et à ce titre pote de Luc Alphand, l’icône de la station. Les deux athlètes font des études et travaillent. Donc c’est plus dur pour eux de voyager sur des courses labellisées FIS. On voyage une ou deux fois par hiver, sans qu’ils loupent trop l’université. Ils se débrouillent pas mal. »
Les coupes FIS, c’est le troisième niveau de compétition internationale, sous la Coupe du monde et les coupes continentales. On n’y croise pas de skieur français, autrichien, norvégien ou américain, plutôt des skieurs asiatiques, du Moyen-Orient ou d’Europe de l’Est. La dernière compétition FIS à laquelle ont participé Natacha Mohbat et Allen Behlok, en décembre, avait lieu au Monténégro. On y retrouvait beaucoup de représentants des « petits pays » du ski, ceux qui se sont élancés plus d’une heure après Marcel Hirscher, dimanche, dans le slalom géant. Les écarts entre skieurs sont beaucoup plus importants que dans une Coupe du monde.
« On se connaît, on se croise sur les compétitions au Monténégro, en Grèce… Il y a beaucoup de solidarité », explique Allen, étudiant en management à la Lebanese American University.

   


« C’était très dur »
Lui et Natacha Mohbat participent à leurs premiers Jeux olympiques. Un troisième Libanais était engagé sur le ski de fond. Comme Allen et Natacha, Samer Tawk est arrivé au bout de son épreuve, le 15 kilomètres libre, vendredi, et c’est tout ce qui comptait.
Natacha Mohbat, dont le frère Alexandre avait participé aux Jeux de Sotchi, espérait « battre le plus de gens possible et faire la meilleure performance d’une Libanaise dans l’histoire ». Elle a terminé 52e sur 70 partantes, en prenant soin d’arriver en bas. Un peu moins bien que sa prédécesseure, Jacky Chamoun (47e à Sotchi)*.
Allen Behlok rêvait de finir autour de la 30e place mais a souffert lors sa première épreuve, le géant : 71e sur 110 partants. Il a tout de même relégué à 10 secondes les deux skieurs nord-coréens et se félicitait d’avoir perdu deux secondes de moins sur Marcel Hirscher en seconde qu’en première manche.
« C’était très dur. La neige était injectée, ça fait des escaliers dans le mur, mais je suis arrivé en bas. C’est une neige travaillée, c’est pas naturelle, on n’a pas du tout l’habitude avec notre neige molle. J’ai gagné deux secondes dans la deuxième manche. Donc ça veut dire que je me suis habitué. Si je progresse deux secondes par deux secondes, c’est pas mal !
Les champions sont super à voir, c’est très beau. J’essaye de faire comme eux, mais leur glisse est impressionnante. »
Jeudi, il est engagé sur le slalom. Devinez quoi ? « Maintenant, je sais à quoi m’attendre. Je sais que ça va être dur. »
* Les prestations de Jacky Chamoun avaient été médiatisées en raison d’une vidéo d’elle dénudée publiée juste avant les Jeux olympiques, laquelle avait engendré une polémique politicienne au pays du Cèdre. La skieuse, fille d’une grande famille libanaise, avait été contrainte de s’excuser. Si vous voulez de ses nouvelles, sachez qu’elle a épousé Christian Karembeu en 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Avec 42 % d’athlètes femmes, les Jeux de Pyeongchang doivent constituer une dernière étape sur la voie de la parité.
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Les Jeux olympiques 2018 se veulent exemplaires en matière de mixité

Avec 42 % d’athlètes femmes, les Jeux de Pyeongchang doivent constituer une dernière étape sur la voie de la parité.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 11h01
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’était la nouveauté des Jeux olympiques de Sotchi, en 2014 : après des années de lutte pour l’égalité, en être passées par un procès pour prouver leur valeur athlétique et avoir dû faire rendre gorge à des arguments fallacieux sous-tendant qu’elles ne pouvaient concourir, les sauteuses à ski avaient enfin pris part aux Jeux. Quatre ans plus tard, à Pyeongchang, seul le combiné nordique (qui mêle saut à ski et ski de fond) demeure inaccessible aux femmes.
Un anachronisme que le Comité international olympique (CIO) entend corriger. « Nous avons entamé le développement d’un programme combiné nordique féminin, au niveau continental pour le moment. Et nous espérons lancer une Coupe du monde », explique l’Américaine Angela Ruggiero, qui dirige la commission des athlètes du CIO.
Avant d’intégrer le programme olympique, la discipline, longtemps fermée aux femmes, doit atteindre un niveau et un nombre d’athlètes suffisants. En 2020, aux Jeux olympiques d’hiver de la jeunesse de Lausanne, le combiné nordique féminin sera incorporé aux épreuves. Ainsi que de nouvelles compétitions mixtes.
« C’est contre mon gré qu’elles ont été admises à un nombre grandissant d’épreuves », écrivait-le baron de Coubertin en 1928, se focalisant sur « le mâle individuel, le véritable héros olympique »
Comme dans le reste de la société, la mixité est devenue un enjeu incontournable dans le sport. Et l’organisme dirigé par Thomas Bach s’est attelé à la tâche, dévoilant en 2014 un Agenda 2020 dans lequel il s’engageait à « favoriser l’égalité des sexes », « atteindre 50 % de participation féminine aux Jeux olympiques » et « encourager l’inclusion d’événements mixtes ». Avec 42 % d’athlètes femmes, les Jeux de Pyeongchang établissent un nouveau record pour les Jeux d’hiver. Et le CIO vise la stricte parité dès la prochaine olympiade.
« Rien ne symbolise mieux l’égalité des sexes dans le sport que des femmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Avec l’un des meilleurs niveaux d’infrastructures en Europe, la France compte 325 stations de ski, dont deux figurent parmi les trois plus visitées au monde.
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Economie des sports d’hiver : grâce aux Alpes du Nord, la France tutoie les sommets

Avec l’un des meilleurs niveaux d’infrastructures en Europe, la France compte 325 stations de ski, dont deux figurent parmi les trois plus visitées au monde.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 10h47
    |

                            Maxime Mainguet et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ En dépit d’un accroc au costume, le couple de danseurs sur glace a terminé second du programme court, lundi, aux Jeux olympiques de Pyeongchang.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

JO d’hiver 2018 : Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron bien placés, malgré leur « pire cauchemar »

En dépit d’un accroc au costume, le couple de danseurs sur glace a terminé second du programme court, lundi, aux Jeux olympiques de Pyeongchang.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 08h10
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 17h49
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


« Pourtant, c’était cousu. » Tout allait pour le mieux quand les patineurs français, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont fait leur entrée sur la glace de la Gangneung Ice Arena, lundi 19 février. Favori de l’épreuve de danse sur glace – au même titre que les Canadiens Virtue et Moir, qui les avaient précédés –, le couple de danseurs français a terminé à la seconde place du programme court (81,93 points) dans des circonstances « rageantes », s’agaçait le patineur. Au tout début de leur programme, un point du tour de cou de Papadakis – qui retenait son costume – a sauté, dévoilant par moments un téton au vu et au su de tous.
« Mon pire cauchemar est devenu réalité aux Jeux olympique, a relaté la patineuse, logiquement éprouvée par l’incident. Je m’en suis de suite rendu compte, et j’ai prié. Que pouvais-je faire d’autre ? »
Sans se démonter – du moins en apparence –, les Bleus en noir et vert ont enchaîné leurs figures, ne laissant paraître leur désarroi que sur un twizzle (une succession de voltes) mal ajusté. Avec un point et demi de retard sur leurs partenaires d’entraînement, Tessa Virtue et Scott Moir (médaillés d’or à Vancouver en 2010 et d’argent à Sotchi), les Clermontois limitent la casse en vue du programme court, mardi (à 2 heures du matin, heure de Paris).

Une belle 2e place pour le couple Papadakis/Cizeron en danse sur glace après le programme court ! 🇨🇵🇨🇵🇨🇵… https://t.co/vFuzn4BpB2— francetvsport (@France tv sport)


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« Difficile de dissimuler sa poitrine quand on fait des rotations »
« Il y avait des attaches. On avait cousu le truc, et ça a sauté au tout début du programme », raconte Romain Haguenauer. Coach des doubles champions du monde (et quadruple d’Europe), celui qu’ils ont suivi à Montréal voilà quatre ans pour s’entraîner a immédiatement vu une partie du haut du costume de Gabriella Papadakis sauter, et a salué la performance de ses protégés. « Vu ce qu’il s’est passé, je suis content qu’ils soient parvenus à rester concentrés. Car Gabi a été déconcentrée : à un moment, elle a pensé à ne pas finir complètement nue. »
Au patinage artistique, discipline notée, les costumes ont leur importance car servant de première impression aux juges. Mais des mésaventures comme celle vécue par les Français sont extrêmement rares. La créatrice du costume en question ne se souvient pas avoir déjà vu pareil scénario.
« On “surfixe” les tenues : il y avait six pressions, six crochets, un zip. Pour le peu de tissu qu’il y a, elle était très bien accrochée », explique au Monde Sophie Thomas, désolée. La créatrice lyonnaise, qui a réalisé plus de 35 tenues – sans le moindre accroc – pour le duo français, ne se remet pas de l’incident. Pas vis-à-vis d’elle, pour les athlètes. « Par-dessus, ils avaient cousu la tenue pour être sûrs qu’il n’y ait aucun impair, et là… ils ont arraché la couture supplémentaire et toutes les pressions et crochets. Pourquoi ? On ne sait pas, on ne peut pas savoir. C’est le coup de malchance. »
Etant elle-même danseuse, la fondatrice de l’atelier de haute couture pour sportifs Astraée avoue avoir vu, à la télévision sa « plus grande angoisse » devenir réalité. « Ça m’est arrivé une fois il y a très longtemps, sur une de mes tenues. Et je sais quel sentiment ça fait. Et du coup, j’assure tout le temps le coup, avec beaucoup d’attaches. C’est même un casse-tête pour les enfiler. »
Se remobiliser pour le programme libre
« Ce n’était pas facile de rester concentrés, reconnaît Gabriella Papadakis. Après avoir fait le métier en zone mixte avec les journalistes, la jeune femme s’est effondrée dans les bras de son coach. Mais on est allés jusqu’à la fin, et on a essayé d’en profiter au maximum. » « Ça nous est resté à l’esprit durant tout le programme, et ça nous a affectés, a abondé Guillaume Cizeron, plus frustré qu’abattu. Car c’est difficile de dissimuler sa poitrine quand on fait des rotations. » 
Riant nerveusement, sa partenaire a remercié, lorsqu’on l’a interrogée sur sa performance et non sa mésaventure costumière. Qui tourne déjà en nombre sur les réseaux sociaux, prompts à s’emparer d’épisodes de ce style. « On est aux Jeux olympiques, il faut performer, il y a la tunique qui lâche… Ça fait beaucoup de choses à gérer, souffle Haguenauer. Mais ç’aurait vraiment pu être pire : si elle s’était arrêtée pour le remettre, ç’aurait été dramatique. »
« Toute interruption de programme, que ce soit de ton fait ou par le juge arbitre, tu perds cinq points, rappelle Katia Krier, DTN (directrice technique nationale) adjointe de la FFSG, expliquant pourquoi les danseurs n’ont pas tenté de résoudre le problème. Et de saluer la force de caractère de Gabriella Papadakis. C’est pas pareil de continuer à patiner en te disant que tu vas finir nue. Elle est très forte mentalement. »

   


« C’est très frustrant, l’erreur n’est pas due au patinage », a poursuivi la DTN adjointe. « Ce n’est pas à ça que tu te prépares quand tu t’entraînes, a souligné Guillaume Cizeron. Mais je suis fier de la façon dont on a mené notre programme, en dépit de pareille difficulté. On aspire à un nouveau jour demain. On a toutes nos chances pour l’emporter et on fera de notre mieux. » 
Si leur tâche sera difficile, « ça peut se remonter », estime leur coach, rappelant que le couple l’a déjà fait. Après le programme court, les Canadiens ont 83,67 points, contre 81,93 pour les Bleus, loin devant les Américains Hubbell et Donohue, troisièmes (77,75). Avant toute chose, les Français doivent oublier l’incident du jour – chose ardue pour des jeunes gens branchés sur les réseaux sociaux – et se remobiliser. Ils ont un jour pour le faire, et faire vérifier dans ses moindres coutures leur tenue du programme libre. Une tenue « portée, reportée, reportée, souligne Sophie Thomas, il n’y aura aucun souci ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire de Martin Fourcade lors de la mass-start en biathlon, et à celle du PSG contre Strasbourg (5-2).
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Hommage à papa, malédiction du mug : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire de Martin Fourcade lors de la mass-start en biathlon, et à celle du PSG contre Strasbourg (5-2).



Le Monde
 |    19.02.2018 à 06h57
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 07h37
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, Martin Fourcade, vainqueur de l’épreuve de la mass-start en biathlon, a rejoint les escrimeurs Christian D’Oriola et Lucien Gaudin parmi les sportifs français les plus sacrés aux JO.

   


Oui, Alexis Pinturault au slalom géant de ski alpin et l’équipe du relais masculin français 4 × 10 kilomètres en ski de fond ont récolté chacun une médaille de bronze.

   


Oui, le PSG a battu Strasbourg (5-2) dans un match où les joueurs parisiens avaient leurs noms floqués en mandarin au dos de leur maillot.

   


Mais il s’est passé autre chose dans le monde du sport ce week-end, et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Sur LinkedIn, ton nouveau club tu chercheras
Ethan Hodby a 19 ans, et vient d’être libéré par son club de Leicester. A la recherche d’un club, le jeune footballeur a décidé de passer par le réseau social professionnel LinkedIn pour trouver un point de chute. Il y a laissé ce message :

19 Year old Ethan Hodby, who has recently left Leicester City on his search for a new club.. via LinkedIn from r/soccer


« Je viens de fêter mes 19 ans et je suis à la recherche d’un club. J’ai récemment quitté Leicester City, après y avoir passé dix ans. Je peux jouer n’importe où au milieu, j’ai les deux pieds, donc je peux jouer sur les deux ailes. Je n’abandonne jamais et c’est pour ça que je continue de chercher un club. Abandonner n’est pas dans mon tempérament. Si quelqu’un sait s’il y a des essais ou des clubs qui se sont séparés de joueurs et qui en cherchent de nouveaux, tenez-moi au courant, s’il vous plaît. Merci, Ethan. »
L’Equipe fait savoir qu’Ethan Hodby n’est pas le premier à tenter sa chance sur LinkedIn. Le club slovène du NK Domzale a déjà recruté un arrière droit après une annonce similaire postée sur le réseau social, jusque-là peu habituée au mercato des footballeurs.
Tes devoirs, tu n’oublieras pas

   


Que faisiez-vous de vos week-ends à 16 ans ? Daniel Adshead, lui, était sur le banc de son équipe, Rochdale, modeste club de troisième division, qui affrontait Tottenham lors du cinquième tour de la Coupe d’Angleterre, ce 18 février.
La BBC a consacré un article à l’adolescent et a interrogé son entraîneur qui a raconté que, lors du tour précédent, quand Rochdale était allé s’imposer à Millwall, le jeune Daniel Adshead faisait ses devoirs dans le bus, ce qu’a confirmé le défenseur Jim McNulty, un ancien joueur de Brighton.
« Pendant que les autres joueurs sont avec leurs écouteurs dans le bus, Dan se retrouve au milieu de ses devoirs. »
La principale adjointe de son lycée l’attendait en classe dès lundi et espérait que le jeune homme ne sortirait pas avec les autres joueurs en cas de victoire. Certes Rochdale ne l’a pas emporté (et Daniel Adshead n’est pas entré en jeu), mais le but de Davies dans les arrêts de jeu (2-2) offre à l’équipe du nord-ouest de l’Angleterre l’occasion de rejouer le match, cette fois-ci dans le temple londonien de Wembley. Et ça, contrairement à une défaite, ça vaut vraiment le coup d’être fêté.
De ton papa, tu t’inspireras
Larry Nance Jr. n’a pas remporté le concours de dunks, mais il s’est illustré lors du All-Star Weekend, le week-end de gala de la NBA, à Los Angeles. Le nouveau basketteur des Cleveland Cavaliers en a profité pour rendre hommage à son père, lui aussi ancien joueur du championnat de basket nord-américain, qui avait remporté le concours de dunks en 1984, en reproduisant à l’identique l’une de ses œuvres.

Larry Nance Sr and Larry Nance Jr 
— cjzero (@CJ Fogler)


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C’est finalement le « rookie » Donovan Mitchell, du Utah Jazz, qui s’est imposé dans un concours qui ne devrait pas rester dans les mémoires. Pour les fans de dunks, on vous renverra vers ce superbe documentaire de L’Equipe, ou vers le concours de 2016, quand Zach Lavine et Aaron Gordon avaient fait briller nos petits yeux.

L’homme du week-end : Roger Federer
C’est ce qu’on appelle un bon week-end. Avec sa victoire contre le Bulgare Grigor Dimitrov (6-2, 6-2) en finale du tournoi de Rotterdam (Pays-Bas), Roger Federer a remporté le 97e titre de sa carrière sur 146 finales. Surtout, il sait, depuis sa qualification pour les demi-finales, vendredi et sa victoire contre Robin Haase (4-6, 6-1,6-1), qu’il va redevenir le numéro un mondial, cinq ans après l’abandon de sa place.

36 years 195 days...

— AndreAgassi (@Andre Agassi)


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Il devient au passage le numéro un mondial le plus âgé de l’histoire à 36 ans et six mois. Ce record était jusque-là détenu par l’Américain Andre Agassi à 33 ans et quatre mois en 2003.
Avec ce succès en finale, le Suisse est par ailleurs assuré de conserver cette place pour au moins un mois.

With his 62 62 win over Grigor Dimitrov in #ABNAMROWTT final, @RogerFederer is ensured to be World No. 1 for at lea… https://t.co/OjDvXmEt6f— ATPMediaInfo (@ATP Media Info)


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Le chiffre qui en dit long : 4
Depuis la victoire contre Paris, Lyon n’avance plus. Depuis, en championnat, les footballeurs de Bruno Genesio ont perdu contre Bordeaux (3-1), Monaco (3-2), et Rennes (2-0), avant de concéder un nul ce dimanche contre Lille (2-2), après avoir mené 2 à 0.

La malédiction du mug continue 😂😂 On appelle ça le karma 🤷🏽‍♀️🤣— Mawine_dc (@Marine. ∞)


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Certains parlent donc de « la malédiction du mug », en référence au mug mis en vente par le club rhodanien pour fêter sa victoire contre Paris, avant d’être retiré de la vente après les nombreuses moqueries sur les réseaux sociaux.
Avec cette mauvaise série, Lyon voit le titre de champion devenir quasi inaccessible (19 points de retard sur le PSG à 12 journées de la fin) et laisse ses adversaires dans la course à la deuxième place s’échapper. Monaco, deuxième, compte désormais sept points d’avance et Marseille pouvait en prendre six d’avance en cas de succès face aux Girondins de Bordeaux, dimanche soir.
Les wikis du week-end
Facile
Au cours d’un match-clé dans la lutte pour la cinquième place (potentiellement qualificative pour la Ligue Europa), j’ai permis à mon équipe d’accrocher un nul décisif grâce à un but sur penalty, ma onzième réalisation cette saison en championnat.

   


Difficile
Grâce à mon troisième but de la saison, mon deuxième dans mon nouveau club, j’offre à mon équipe une victoire importante, qui lui permet de s’éloigner de la zone rouge.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Déçu par sa course, le Français a été interrogé sur les bons résultats de l’équipe de France : « Si vous saviez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… Je suis là pour ma pomme », a-t-il répondu.
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JO 2018 : le skieur Mathieu Faivre renvoyé en France pour raisons disciplinaires

Déçu par sa course, le Français a été interrogé sur les bons résultats de l’équipe de France : « Si vous saviez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… Je suis là pour ma pomme », a-t-il répondu.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 05h01
   





                        



   


Le skieur français Mathieu Faivre, 7e du slalom géant olympique dimanche, a été prié de quitter les JO de Pyeongchang et de rentrer en France « pour raison disciplinaire », a-t-on appris lundi auprès de l’encadrement tricolore.
« Mathieu va rentrer en France pour raison disciplinaire car il a tenu après la course des propos qui ne sont pas dans l’esprit de l’équipe, et il n’est pas retenu pour l’épreuve par équipe » prévue samedi, a indiqué David Chastan, directeur de l’équipe de France messieurs de ski alpin, confirmant une information du site SkiChrono.
Faivre, âgé de 26 ans, avait été sacré champion du monde par équipe l’an passé à St Moritz, aux côtés de Pinturault notamment, doublé médaillé aux Jeux de Pyeongchang (argent en combiné et bronze en géant).
Après sa 7e place du géant dimanche, derrière ses coéquipiers Pinturault (3e), Thomas Fanara (5e) et Victor Muffat-Jeandet (6e), il s’était dit « dégoûté du résultat ».
« J’avais l’impression de faire du bon ski en 2e manche. Quand je passe l’arrivée, je pensais voir du vert et quand je vois que je suis 5e, je prends une grande claque dans la gueule ».
Et, interrogé sur le bon résultat groupé des Bleus, il avait ajouté : « Si vous saviez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… Je suis là pour ma pomme, pour faire ma course. Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles, je fais deux fois 8e sur les dernières courses de Coupe du monde, 8e c’était ma meilleure place ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le russe Alexandre Krouchelnitski, médaille de bronze de l’épreuve mixte avec sa femme Anastasia Bryzgalova, a enfreint le règlement antidopage.
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JO 2018 : la réintégration de la Russie en péril après le contrôle positif d’un curleur

Le russe Alexandre Krouchelnitski, médaille de bronze de l’épreuve mixte avec sa femme Anastasia Bryzgalova, a enfreint le règlement antidopage.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 04h06
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 10h36
   





                        



   


Les résultats de la contre-expertise sont tombés lundi 19 février, sans appel, venant doucher le maigre espoir qui pouvait encore subsister. Le curleur russe Alexandre Krouchelnitski a officiellement été contrôlé positif durant les Jeux olympiques 2018 de Pyeongchang, a annoncé le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi de l’affaire.
Il s’agit du deuxième cas de dopage enregistré lors de ces JO après le patineur de vitesse japonais Kei Saito, spécialiste du short-track, testé positif à l’acétalozamide, un produit diurétique considéré comme masquant, durant un test hors compétition, avait annoncé le TAS mardi.
L’analyse de l’échantillon B a confirmé qu’Alexandre Krouchelnitski – évoluant sous l’étiquette des Athlètes olympiques de Russie en raison de la suspension de son pays pour dopage institutionnalisé – a enfreint le règlement antidopage. Avec sa femme, Anastasia Bryzgalova, il avait remporté la médaille de bronze du tournoi de curling mixte des Jeux.
L’annonce de ce cas de dopage avait commencé à être évoqué dimanche dans la presse russe, le Comité international olympique (CIO) et le TAS attendant les résultats de la contre-expertise pour officialiser ce cas positif. Le TAS ne précise pas le produit interdit détecté. Dimanche soir, selon une source proche du dossier, le contrôle de l’échantillon A prélevé sur le sportif russe a révélé la présence de « meldonium ».
Amende de 15 millions de dollars
C’est le TAS qui est chargé de délivrer les sanctions des infractions commises durant les Jeux. L’instance, qui siège habituellement à Lausanne, en Suisse, est pour cela délocalisée à Pyeongchang durant la période olympique. Le curleur russe risque donc une suspension et la perte de la médaille gagnée avec son épouse. Dans ce cas, le CIO devrait procéder à la réanalyse des échantillons des curleurs arrivés quatrièmes, la Norvège, pour ensuite envisager la réattribution de la médaille de bronze.
Outre la perte d’une des onze breloques récoltées par les Russes à mi-parcours, le contrôle positif d’Alexandre Krouchelnitski met surtout en péril la réintégration de son pays dans le giron du CIO. Le curleur faisait en effet partie des athlètes « propres », invités par l’instance internationale à participer aux Jeux de Pyeongchang malgré la suspension du comité national olympique russe, le 5 décembre, après la mise au jour d’un dopage institutionnalisé à Sotchi (2014).
Cent soixante-huit invitations avaient été délivrées à ces sportifs, dénommés officiellement « Athlètes olympiques de Russie », qui ont défilé à la cérémonie d’ouverture sous la bannière olympique. En cas de victoire d’un de ses sportifs, c’est l’hymne olympique qui serait joué.
Le CIO avait également ouvert la porte à un retour du drapeau russe dès la cérémonie de clôture des JO organisés en Corée du Sud, en cas de comportement irréprochable des athlètes pendant la compétition. La Russie pourrait donc faire « profil bas » et accepter la sanction qui sera décidée prochainement par le TAS contre Alexandre Krouchelnitski, afin de ne pas phagocyter les derniers jours de compétition avec une énième affaire de dopage.

        Lire aussi :
         

                Dopage : le CIO suspend la Russie aux JO d’hiver de 2018, pas ses athlètes



Pour voir de nouveau brandie sa bannière en clôture des Jeux, la Russie devra aussi s’acquitter d’une amende de 15 millions de dollars avant la parade, programmée dimanche 25 février. Aucun virement n’a pour le moment été effectué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Grâce à leur succès (1-0) à domicile sur Bordeaux, les Marseillais accentuent dimanche leur avance au classement devant Lyon, qui a dû concéder un match nul à Lille (2-2).
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Ligue 1 : l’OM conforte sa place sur le podium, Lyon fait du surplace

Grâce à leur succès (1-0) à domicile sur Bordeaux, les Marseillais accentuent dimanche leur avance au classement devant Lyon, qui a dû concéder un match nul à Lille (2-2).



Le Monde
 |    18.02.2018 à 23h29
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 23h59
   





                        



   


Marseille peut remercier indirectement les Lillois. L’OM, vainqueur sérieux de Bordeaux (1-0) à domicile, dimanche 18 février, a profité du faux-pas de Lyon à Lille (2-2) pour creuser l’écart sur son rival et conforter sa place sur le podium du championnat de France, en clôture de la 26e journée.
Toujours troisièmes au classement, les Olympiens s’en sont remis à leur détonateur Florian Thauvin, auteur de l’ouverture du score de la tête sur un service de Payet. Avec déjà 15 buts et 10 passes décisives aux deux-tiers de la L1, « Flotov » fait tout ce qu’il faut pour espérer décrocher son billet pour le Mondial en Russie.
En dehors du terrain, l’avant-match a été marqué par deux épisodes peu communs : 48 ultras bordelais ont été interpellés et placés en garde à vue à Marseille alors qu’ils tentaient de braver l’interdiction préfectorale en se rendant en bus au stade Vélodrome.
Et outre les bannières incendiaires déployées dans l’enceinte à l’encontre des instances, le gigantesque « tifo » annoncé en grande pompe par le club a été annulé en raison d’une polémique: une partie des supporters se sont désolidarisés de l’aide financière de la plateforme Netflix, qui voulait promouvoir à cette occasion sa série « Marseille ». Prochains épisodes : le double choc face au PSG.

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : le PSG, sous-titré en mandarin, s’impose contre Strasbourg



Des Lyonnais rattrapés en fin de match
Monaco avait mis la pression sur Marseille dès vendredi en surclassant Dijon (4-0) et en prenant provisoirement quatre longueurs d’avance. Mais, face à Bordeaux, l’OM a prouvé qu’il ne comptait pas se contenter d’une place sur le podium mais avait toujours en ligne de mire la 2e place, dernier ticket disponible directement qualificatif pour la Ligue des champions.
De leur côté, englués dans une mauvaise passe avec trois défaites consécutives en championnat, les Lyonnais ont laissé échapper une victoire qui leur tendait les bras à Lille. Après avoir rapidement pris le contrôle du match grâce au doublé de Bertrand Traoré (21e, 44e), les coéquipiers de Nabil Fekir, remplaçant au coup d’envoi, semblaient bien partis pour enfin mettre fin à leur spirale négative.
Mais Lille, sous l’impulsion de son joker Luiz Araujo, passeur pour Pépé (65e) puis buteur (81e), a réussi à arracher un point important pour la course au maintien.
Ce mauvais résultat pourrait être déjà celui de trop pour l’OL dans sa course au podium et à la qualification pour la Ligue des champions : Monaco, 2e, a déjà sept longueurs d’avance. Reste l’option Europa League, dont la finale se jouera au Groupama Stadium de Lyon, pour se qualifier directement en C1.
Toujours solide leader du championnat, le Paris-Saint-Germain, quant à lui, s’est rassuré samedi contre Strasbourg (5-2), trois jours après sa défaite contre le Real Madrid (3-1) en Ligue des champions.

Les résultats de la 26e journée de Ligue 1
Vendredi 16 février  Monaco-Dijon : 4-0
Samedi 17 février  Paris SG-Strasbourg : 5-2 Amiens-Toulouse : 0-0 Angers-Saint-Etienne : 0-1 Caen-Rennes : 2-2 Montpellier-Guingamp : 1-1 Troyes-Metz : 1-0
Dimanche 18 février Nice-Nantes : 1-1 Lille-Lyon : 2-2 Marseille-Bordeaux : 1-0





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Montpellier et le Racing 92, vainqueurs d’Oyonnax samedi et de La Rochelle dimanche, se détachent aux deux premières places du Top 14, à l’opposé de Bordeaux-Bègles et Clermont, quasiment hors course pour la phase finale à l’issue de la 17e journée.
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Top 14 : Montpellier et le Racing se détachent, l’UBB et Clermont lâchent

Montpellier et le Racing 92, vainqueurs d’Oyonnax samedi et de La Rochelle dimanche, se détachent aux deux premières places du Top 14, à l’opposé de Bordeaux-Bègles et Clermont, quasiment hors course pour la phase finale à l’issue de la 17e journée.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 20h45
   





                        



   


À neuf journées de la fin de la phase régulière, dimanche 18 février, rien n’est fait en haut du classement. Mais Montpellier et le Racing 92 ont pris une option sur les deux premières places, qui envoient directement en demi-finales sans passer par les barrages.
Le MHR, toujours leader, a fait le plein en déplacement avec une victoire bonifiée à Oyonnax (43-30), six essais à trois. L’équipe de Vern Cotter compte deux unités d’avance sur le Racing, qui s’est fait peur face à La Rochelle (19-12) alors qu’il menait 19-0 à la pause. Le club des Hauts-de-Seine est passé à côté du bonus offensif mais aussi de l’égalisation en toute fin de match des Rochelais, revigorés par l’entrée d’un banc de première classe (Doumayrou, Botia, James, Kerr-Barlow, Priso, Atonio).
La Rochelle rétrograde à la troisième place et aperçoit dans son rétroviseur Toulon, Toulouse, Lyon, Castres et même Pau, cinq clubs victorieux ce week-end et dans une dynamique positive avant d’aborder le sprint final.
Toulon, Toulouse, Lyon, Castres et Pau toujours en course
Toulon (4e) n’a fait qu’une bouchée du Stade Français (43-5), avec un triplé de Chris Ashton. L’ailier anglais a déjà inscrit 17 essais en 14 matches et se dirige tout droit vers le record d’essais sur une saison (21).
Toulouse (5e) est à hauteur du RCT après avoir dynamité la défense d’Agen (52-25) dans un derby remporté haut la main. Gaël Fickou, rappelé par Jacques Brunel pour remplacer Rémi Lamerat, a donné raison au sélectionneur du XV de France en inscrivant trois essais.
Lyon (6e) occupe le dernier strapontin, avec le même total que Castres (7e), après avoir écrasé Clermont (36-10). Pau (8e), vainqueur à Brive (21-16) de son cinquième match consécutif toutes compétitions confondues, est en grande forme et pointe à trois longueurs de ce duo.
Bordeaux et Clermont détachés
Les saisons passent et le scénario se répète pour l’Union Bordeaux-Bègles, présentée depuis des années comme le club qui monte. Prometteur huitième en 2012, lors de son arrivée dans l’élite, le club girondin court depuis après une première participation à la phase finale. Ce ne sera vraisemblablement pas pour 2018 non plus. Car les Bordelo-Béglais ont encaissé leur première défaite à domicile face à Castres (6-7), mis sur orbite par un jeu au pied bien ajusté de l’ouvreur Benjamin Urdapilleta vers l’arrière Julien Dumora pour l’unique essai du match (27e).
Voici l’UBB (9e) détachée avec 9 points de retard sur le 6e et un déplacement délicat à Montpellier à venir. C’est encore plus noir pour Clermont, qui a encaissé à Gerland son 5e revers de rang en Top 14 et pointe à 15 points du LOU et du CO.
Le champion de France, dont l’effectif est toujours décimé par les blessures (Parra, Lopez, Rougerie, Fofana, Raka, Penaud) est très loin de son niveau de l’an passé alors qu’il doit remporter ses 9 derniers matches pour espérer pouvoir défendre son titre au printemps.
Dixième, l’ASM regarde autant vers le haut que le bas. Heureusement pour elle, Paris (11e), Brive (12e), Agen (13e) se sont tous inclinés, et la lanterne rouge Oyonnax (14e) semble quasiment condamnée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Après une interview où ils ont évoqué le cas Donald Trump, les deux joueurs de basket ont été la cible des critiques d’une présentatrice de Fox News.
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LeBron James et Kevin Durant ne veulent pas simplement la « fermer et dribbler »

Après une interview où ils ont évoqué le cas Donald Trump, les deux joueurs de basket ont été la cible des critiques d’une présentatrice de Fox News.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 19h24
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 09h45
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


« Fermez-la et dribblez ! »
Non, ce ne sont pas les dernières consignes des entraîneurs Gregg Popovich ou Steve Kerr, alors que l’on se rapproche du All-Star Game, le match de gala opposant les meilleurs joueurs de la NBA, dimanche 18 février. Ces mots viennent d’une présentatrice de la chaîne conservatrice Fox News, Laura Ingraham, et ils sont adressés à deux stars du championnat de basket américain : LeBron James (Cleveland Cavaliers) et Kevin Durant (Golden State Warriors). Une insulte prononcée sur le plateau de la chaîne, en leur absence.
Pourquoi tant de haine ? Il faut remonter quelques heures auparavant. La journaliste de Fox News a visiblement peu goûté les propos politiques anti-Trump des deux hommes, audibles dans une interview diffusée plus tôt dans la journée pour le site Internet « Interrupted », plateforme vidéo cocréée par James.

Au milieu de la conversation, au volant, LeBron James a évoqué dimanche sa prise à partie du président américain Donald Trump, qualifié de « clochard » au mois de septembre 2017. Une manière de répondre au président qui avait retiré son invitation à toute l’équipe des Golden State Warriors, champions NBA en titre, quand Stephen Curry, la star des Warriors, avait annoncé qu’il refuserait de l’honorer.
LeBron James poursuit :
« Le climat est extrêmement tendu. Le numéro un des États-Unis est quelqu’un qui ne comprend pas les gens, et qui s’en bat les couilles. Quand j’étais petit, il y avait trois emplois dans lesquels on cherchait l’inspiration. Il y avait le président des États-Unis, le meilleur athlète, et le plus grand musicien du moment. On ne pensait pas toujours la même chose qu’eux, mais on pouvait y trouver une source d’inspiration. […] 
Je ne ressens pas ça aujourd’hui avec le président des États-Unis. Si l’on ne peut pas changer ce qui sort de sa bouche, on peut continuer à alerter les gens qui nous regardent, qui nous écoutent, et leur dire que ce n’est pas le bon chemin à suivre. Ce n’est pas une surprise quand il dit quelque chose. C’est ridicule, et effrayant. »
« Vous êtes de bons joueurs, mais personne n’a voté pour vous »
Vient ensuite le tour de Kevin Durant de s’exprimer sur le président américain :
« Tout tourne autour du leadership, et j’ai appris ça avec le basket. Il faut donner aux gens les moyens de faire quelque chose, les encourage, c’est ce qui fait une bonne équipe. Et j’ai le sentiment que notre pays n’est pas dirigé par un bon entraîneur. »
Forcément la séquence n’a pas plu à beaucoup de monde dans le camp Trump. Laura Ingraham, un temps pressenti pour devenir porte-parole de la Maison Blanche, et présentatrice sur la chaîne Fox News, a donc pris quelques minutes dans son émission pour s’en prendre aux deux hommes (ainsi qu’à leur façon de s’exprimer).

Laura Ingraham says #LeBronJames should "shut up and dribble" and leave political comments to people who didn't lea… https://t.co/Vywji8CANX— bishopk0s (@Thomas Bishop)


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« Est-ce qu’ils sont obligés de tchatcher comme ça ? Malheureusement, de nombreux enfants, et quelques adultes, prennent ces commentaires idiots au sérieux. C’est toujours une mauvaise idée de demander un conseil politique à quelqu’un payé 100 millions de dollars pour faire rebondir une balle. Oh, et LeBron et Kevin : vous êtes de bons joueurs, mais personne n’a voté pour vous, tandis que des millions de personnes ont voté pour que Trump soit leur entraîneur. Donc gardez votre avis politique pour vous-même et comme quelqu’un l’a déjà dit [Ingraham, en 2003, en l’occurrence], fermez-la et dribblez. »
Comme l’explique justement le Washington Post, ces remarques suivent une ligne directrice très précise dans le camp Trump, qui consiste à s’en prendre aux athlètes qui osent utiliser leur plateforme et leur célébrité pour véhiculer leurs idées et opinions opposées aux leurs.
« Je suis plus qu’un athlète »

    #wewillnotshutupanddribble Une publication partagée par  LeBron James (@kingjames) le 16 Févr. 2018 à 7 :47 PST 

James et Durant ont réagi chacun à leur tour. Sur Instagram, le premier a posté une photo de la phrase « Je suis plus qu’un athlète », tandis que le second a expliqué à USA Today trouver cette sortie raciste, notamment le fait que la présentatrice remette en cause son intelligence, ce dont elle se défend.
Laura Ingraham a bien tenté un coup médiatique en invitant LeBron James sur son plateau, mais le joueur ne lui a pas répondu. Il est simplement revenu en conférence de presse sur toute cette histoire, où il a assuré qu’il n’allait pas la fermer et dribbler.

LeBron made his first public comments since Fox News host Laura Ingraham criticized him for speaking out. https://t.co/0lLn4zwxAn— SportsCenter (@SportsCenter)


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« Je suis trop important pour trop de monde. Je suis trop important pour la société, je suis trop important pour les enfants, et pour certains qui ont le sentiment qu’ils ne pourront pas s’en sortir, et ils ont besoin de quelqu’un pour leur montrer le chemin pour s’en sortir. »
« Ils trouveront toujours un moyen de vous faire savoir que vous êtes moins bien qu’eux »
Le joueur de Cleveland semblait d’ailleurs avoir prédit les débuts de cette polémique dans l’interview à l’origine de cette polémique. Lorsqu’il y évoque l’épisode du tag raciste peint sur le portail sa villa de Los Angeles en mai dernier, on trouve une drôle de résonance avec les événements de ces derniers jours.
« Peu importe à quel point vous réussissez, combien d’argent vous gagnez, ou ce que vous devenez, en tant qu’homme ou femme Africain-Américain, ils trouveront toujours un moyen de vous faire savoir que vous être moins bien qu’eux. Vous pouvez alors faire deux choses. Abandonner ou passer outre et dire :’’Vous savez quoi ? Je vais repeindre ce foutu portail et je vais l’agrandir.’’ »
Autant dire que l’on n’est pas près de voir LeBron James la « fermer et dribbler ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ De jeunes joueurs sont récupérés par des réseaux criminels de prostitution ou de trafic de drogue, explique le journaliste Christophe Gleizes, auteur d’un livre sur le sujet.
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Entretien

En Afrique, quand le rêve de football aboutit à « la traite d’êtres humains »

De jeunes joueurs sont récupérés par des réseaux criminels de prostitution ou de trafic de drogue, explique le journaliste Christophe Gleizes, auteur d’un livre sur le sujet.

Pierre Lepidi
    



LE MONDE
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        Le 18.02.2018 à 18h15

     •
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        Mis à jour le 18.02.2018 à 18h22






    
Sur un terrain de Johannesburg, en Afrique du Sud, en juillet 2010.
Crédits : MONIRUL BHUIYAN / AFP


Entretien. Les footballeurs africains évoluent aujourd’hui sur les terrains du monde entier et ils n’ont jamais été aussi nombreux. Selon une enquête du Centre international d’étude du sport (CIES), ils représentent 23 % de l’ensemble des joueurs de première division en Europe. En Asie, la proportion atteint 27 %. Mais derrière ces joueurs de l’élite, combien sont-ils à avoir déjà confié leurs économies ou celles de leur village à un intermédiaire peu scrupuleux pour un test plus ou moins aléatoire dans un club ? Selon l’ONG Foot Solidaire, plus de 6 000 mineurs quittent chaque année l’Afrique pour tenter leur chance.

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Dans son roman Le Ventre de l’Atlantique (éditions Anne Carrière, 2003), Fatou Diome racontait le rêve de Madické, un jeune Sénégalais prêt à tout pour évoluer en Ligue des champions. Quinze ans plus tard, les ambitions des footballeurs africains sont toujours les mêmes, et l’Europe reste un miroir aux alouettes. Dans Magique système, l’esclavage moderne des footballeurs africains (éditions Marabout), un ouvrage coécrit avec le journaliste Barthélémy Gaillard, Christophe Gleizes, reporter pour les magazines So Foot et Society, dénonce la face cachée de ce système fait d’ambitions démesurées et de vendeurs de rêves.
Comment avez-vous réalisé votre enquête ?
Christophe Gleizes Pendant neuf mois, nous avons parcouru six pays d’Afrique de l’Ouest [Sénégal, Gambie, Mali, Cote d’Ivoire, Ghana et Togo] et nous avons rencontré tous les acteurs du football local. Ce travail a permis de faire une radiographie du foot, du petit club de quartier aux fédérations nationales, en passant par les académies et les centres de formation.
Les histoires de joueurs que nous avons entendues sont tristement banales : un jeune se fait arnaquer de 3 000 ou 4 000 euros parce qu’il a l’espoir de jouer dans un grand club, et aujourd’hui il n’a plus rien, ne peut même plus rentrer chez lui. Même si la somme est colossale pour lui et son entourage, le montant n’est pas énorme vu d’Europe et l’arnaque n’est pas spectaculaire. Quand c’est la cinquantième fois qu’on vous raconte cette histoire, vous finissez par vous dire : « Comment ce trafic qui touche les plus démunis peut-il perdurer ? »
Ces arnaques artisanales ont en fait un rendement industriel, parce qu’à chaque coin de rue en Afrique, les enfants jouent au foot. C’est donc une main-d’œuvre inépuisable et bon marché. Il faut aller sur place pour se rendre compte de ce vivier incroyable dans lequel tous les clubs européens viennent piocher allègrement, de manière légale ou non.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
C’est de voir à quel point les footballeurs africains sont aimantés par l’eldorado européen. L’Europe est totalement idéalisée et la force du rêve est incroyable. Je le savais, bien sûr, mais je n’avais pas conscience de l’ampleur, de la force de ce graal que représente la Ligue des champions, par exemple.

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Même s’ils galèrent pendant dix ans, même s’ils ont été ruinés par un agent véreux, des joueurs continuent de penser qu’ils sont le joueur unique, la future star, le Didier Drogba de demain. Alors que, très sincèrement, beaucoup ne jouent pas mieux au foot que vous et moi ! Mais ils sont bercés de rêves et comme hypnotisés par des gens qui leur font croire n’importe quoi.
Peut-on comparer cet exode avec celui des migrants ?
Oui, parce qu’on retrouve les mêmes logiques, les mêmes problématiques. Les jeunes footballeurs utilisent le sport comme moyen d’immigration parce qu’ils pensent que c’est plus facile d’atteindre l’Europe par ce biais-là qu’en montant dans une barque et en traversant la Méditerranée. Quant aux agents de joueurs et autres rabatteurs, on peut les comparer à des passeurs. Ce sont des illusionnistes, des marchands d’esclaves.
Vous comparez ce trafic à une forme d’esclavage moderne ?
Il y a effectivement certains cas qui peuvent être considérés comme tels. En bout de course [après des tests non concluants dans les championnats plus prestigieux], les migrants footballeurs se retrouvent en situation irrégulière en Hongrie ou en Grèce… On leur confisque leurs papiers et ils deviennent clandestins, endettés jusqu’au cou et traités comme du bétail.

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Ils connaissent des moments de désespoir ultime car ils ne peuvent pas repartir chez eux à cause de la honte provoquée par leur échec. Il faut savoir que leur famille s’est parfois endettée pour leur permettre de passer un test dans un club et que la pression de la communauté est très forte.
Certains joueurs sont récupérés par des réseaux criminels de prostitution, de trafic de drogue… Ce que raconte ce livre, c’est le système de traite des footballeurs africains, car il s’agit bel et bien d’un commerce d’êtres humains.
Les clubs européens sont-ils complices ?
Ils se cachent souvent derrière ces petites académies poubelles qui pullulent en Afrique. Elles s’appellent Deportivo Academy, Young Star Academy… C’est un business misérable qui n’a rien à voir avec un mastodonte comme Aspire [un programme de détection de footballeurs financé par le Qatar et qui prospecte principalement en Afrique].
En ne payant pas toujours ou pas intégralement les indemnités de formation [un mécanisme de solidarité assurant aux clubs formateurs une contrepartie financière], les clubs européens nuisent au développement du football local. Un jeune Africain ne peut donc pas gagner les 300 ou 400 euros par mois qui lui permettraient de nourrir sa famille avant de s’exiler en Europe. Au Brésil par exemple, ces indemnités sont versées aux clubs formateurs. Elles permettent aux jeunes footballeurs de vivre de leur passion et rehaussent le niveau du championnat.
Mais, en Afrique, tout est fait pour que la situation des jeunes joueurs reste la même afin qu’on puisse piller massivement les ressources et sortir les joueurs de ce vivier. C’est une marchandisation de l’être humain.
Les joueurs ont-ils une part de responsabilité ?
Ils sont broyés dans un système plus puissant qu’eux. On peut dire quand même qu’ils sont complices dans la mesure où ils acceptent souvent de mentir sur leur âge pour augmenter leur valeur. On leur fait des papiers où on modifie leur date de naissance pour les rajeunir. Lors de la dernière Coupe du monde des moins de 17 ans, 26 joueurs nigérians sur les 60 sélectionnés avaient triché sur leur âge. Deux semaines plus tard, ce sont 14 Camerounais qui ont été démasqués…

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Les clubs européens sont également complices. Ils sont dans une attitude coloniale qui se manifeste par une extorsion de « matières premières » sans aucune contrepartie pour le continent africain.
Quel serait le conseil à donner aux jeunes footballeurs africains ?
Ils pensent tellement être le joueur d’exception, le prochain Yaya Touré, que je pense qu’un conseil ne servira à rien. C’est difficile de répondre… Il faudrait quand même leur dire de se méfier, de faire attention aux réseaux. Un papier de Manchester United ou une lettre d’invitation signée par le Real Madrid est tellement facile à imiter. Je leur conseillerai aussi de s’inscrire au sein de leur fédération nationale. Mais la force du rêve est si puissante qu’ils continueront de penser qu’« ailleurs vaut mieux qu’ici » ou qu’« il vaut mieux mourir que renoncer ».
Magique système, l’esclavage moderne des footballeurs africains, de Barthélémy Gaillard et Christophe Gleizes, éditions Marabout, 184 p., 15,90 euros.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Double champion olympique à Pyeongchang, Martin Fourcade est pourtant loin d’afficher sa sérénité habituelle, constatent le biathlète et ses proches.
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JO 2018 : Martin Fourcade, la victoire dans l’imperfection

Double champion olympique à Pyeongchang, Martin Fourcade est pourtant loin d’afficher sa sérénité habituelle, constatent le biathlète et ses proches.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 18h00
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Analyse. Sur la ligne d’arrivée, alors que tout l’encadrement de l’équipe de France de biathlon venait de poser pour une photo souvenir, dimanche 18 février, avec le quadruple champion olympique Martin Fourcade, on a failli gâcher l’ambiance. Question : « Malgré tout, il y a encore cette dernière balle dehors… » Réponse de Stéphane Bouthiaux, son entraîneur : « Cette dernière balle, on ne va pas y penser. Il a gagné ce soir et c’est tout. Rien d’autre à dire là-dessus. »

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Pas le soir pour les regrets : la médaille sera autant en or que s’il avait parcouru le dernier tour en solitaire après un sans-faute sur le dernier tir. Mais cette 20e balle à côté confirme la condition précaire - qu’elle soit physique, mentale ou les deux - dans laquelle se trouve Martin Fourcade à Pyeongchang.
Elle renforce l’impression laissée par son erreur de lecture du vent sur le premier tir des Jeux - le tir couché du sprint, où il avait fait trois fautes -, et par sa précipitation sur les deux dernières balles du 20 kilomètres, jeudi. Il a connu cette même difficulté à conclure dimanche soir, alors qu’il était le dernier à tirer sa cinquième balle et savait probablement que ses deux adversaires allemands en avaient raté au moins une.

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« Ce sont des erreurs que je ne fais pas en temps normal, comme la dernière balle aujourd’hui, constatait Fourcade après sa victoire. Je ne suis pas satisfait et ça vient bien de quelque part. Est-ce la pression ? Est-ce la fatigue qu’engendre l’attention autour de moi ? J’ai du mal à le définir. Je n’ai pas peur de finir le travail mais je n’arrive pas à le faire. »
Etat de fatigue avancé
L’homme qui ne ratait rien ou presque cette saison, montant sur le podium à chacune des 15 courses de Coupe du monde, en est tombé deux fois sur quatre et a vu chuter sa réussite au tir à 88,5 % (91 % jusqu’alors).
Si sa victoire semblait écrite au départ de la poursuite, pour laquelle il s’élançait en position idéale, il n’en était pas de même avant la mass-start dimanche. Son échec dans le 20 kilomètres l’avait déstabilisé, au point que le Français ait mal dormi depuis jeudi. Il se remettait aussi d’un début de trachéite.
Fourcade ne cache pas un état de fatigue avancé, au point de fermer les yeux pour s’offrir de microsiestes dès qu’il en a l’occasion. Dimanche, Fourcade était apparu perturbé jusqu’au départ de la course, raconte Stéphane Bouthiaux qui l’accompagne depuis ses débuts.
« Je n’étais pas vraiment serein au départ de la course. Aux essais de tir, il avait oublié sa carabine ; il tombe à la sortie de l’anneau de pénalité du premier tir, ce n’est pas du tout dans ses habitudes ; donc je pense que lui n’était pas serein non plus. Qu’il se demandait à quelle sauce il allait être mangé. »
«  Avec lui, c’est quasiment une science exacte »
Il en ressort une part d’humanité qui avait presque disparu. Ce sport est censé être imprévisible car soumis, en plus des variations de forme physique, aux aléas du tir. Donc aux aléas psychologiques et météorologiques.
Or, depuis deux saisons, Martin Fourcade « a fait perdre au tir son aspect aléatoire », observait avant les Jeux son premier entraîneur Thierry Dusserre. « Avec lui, c’est quasiment une science exacte. »
Mais les Jeux olympiques échappent à toute forme de contrôle, même lorsqu’on est, comme le dit le DTN (Directeur technique national) du ski français Fabien Saguez, « un personnage d’un autre monde, au-dessus de la mêlée ».

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« D’une manière personnelle je pense que cela a été pour lui des Jeux compliqués, disait Fabien Saguez dimanche soir, faisant le bilan des quatre courses individuelles de Fourcade. Quelque part, il s’était mis beaucoup de pression. On a vu qu’il avait très bien préparé son événement car il avait la capacité de gagner les quatre, mais ça ne se passe jamais comme ça, dans la vraie vie. »
Failles jamais entrevues cette saison
Le Français l’avait anticipé. A ceux qui prédisaient que ces Jeux seraient un duel entre Johannes Boe et lui, les deux hommes ayant remporté toutes les courses de l’année sauf une, il répondait que ce ne serait pas le cas. Car les Jeux sont toujours à part et le pas de tir exposé au vent dans le stade de Pyeongchang renforcerait l’incertitude.
Boe et Fourcade ont remporté trois courses sur quatre mais les Allemands (Arnd Pfeiffer vainqueur du sprint, Simon Schempp battu au jeté de ski lors de la mass-start) leur ont mené la vie dure.
Et les deux souverains de la Coupe du monde ont chacun montré des failles jamais entrevues cette saison. Dimanche, Boe a commis trois fautes sur son deuxième tir et laissé échapper toute chance de médaille. Sur ces JO, le Norvégien est retombé dans ses travers des années passées et sa médaille d’or apparaît presque comme miraculeuse.
Martin Fourcade, si soucieux de l’image de son sport, a poussé le vice jusqu’à entretenir le suspense au long des quatre courses individuelles. Cela rend le biathlon plus excitant encore, mais on ne jurerait pas qu’il l’ait fait exprès.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Martin Fourcade a volé la vedette aux cinq autres médaillés français de ce dimanche.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La gazette des JO d’hiver 2018 : légende française, président pas content et cas de dopage en curling

Martin Fourcade a volé la vedette aux cinq autres médaillés français de ce dimanche.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h57
    |

                            Grégor Brandy








                        


C’était aujourd’hui

   


Il a vu se répéter le même scénario qu’il y a quatre ans, mais cette fois-ci, Martin Fourcade est bien sacré champion olympique de la mass-start de biathlon. Le Français s’impose d’un cheveu devant l’Allemand Simon Schempp pour aller remporter son quatrième titre olympique, le deuxième à Pyeongchang, et devenir le Français le plus sacré aux JO à égalité avec les escrimeurs Christian D’Oriola et Lucien Gaudin.

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Deux titres olympiques également à Pyeongchang pour Marcel Hirscher. L’Autrichien s’est imposé en slalom géant cinq jours après s’être imposé en combiné. Après sa deuxième place, Alexis Pinturault doit cette fois-ci se contenter d’une médaille de bronze, pour quatre petits centièmes. C’est le Norvégien Henrik Kristoffersen qui prend l’argent.

   


Autre médaille de bronze pour les Français en relais 4 x 10 kilomètres masculin. Jean-Marc Gaillard, Maurice Manificat, Clement Parisse, Adrien Backscheider prennent la troisième place, derrière la Norvège, et la Russie, soit le même ordre qu’à Sotchi, avant que la Russie ne soit déclassée.
Attendue par son pays, la Sud-Coréenne Lee Sang-hwa, double tenante du titre, a finalement été battue en finale du 500 mètres en patinage de vitesse. C’est la Japonaise Nao Kodaira qui remporte le titre olympique.

Nao Kodaira 🇯🇵 médaillée d'or du 500 mètres en patinage de vitesse aux Jeux Olympiques de PyeongChang ! Elle a batt… https://t.co/yh40MNmUH9— francetvsport (@France tv sport)


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Enfin, en ski acrobatique, en saut, l’Ukrainien Oleksandr Abramenko s’est imposé, tandis qu’en slopestyle, c’est le Norvégien Oystein Braten, qui a finalement remporté l’or. Les deux Français en lice dans cette épreuve, Antoine Adelisse et Benoît Buratti ont été éliminés dès les qualifications.
C’est au programme

   


Seize ans après Marina Anissina et Gwendal Peizerat à Salt Lake City, le patinage sur glace français peut rêver d’une nouvelle médaille. Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, débutent la compétition ce lundi à particr de 2 heures du matin (heure française) avec le programme court de danse sur glace, avant le programme libre mardi. Un grand duel devrait les opposer aux Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, doubles champions olympiques en titre.
Un peu avant, à 1 h 30, les amateurs de snowboard suivront les qualifications en « Big Air » (c’est le nom de l’épreuve) sans Lucile Lefèvre, la Française ayant dû déclarer forfait après une chute. En ski acrobatique, l’épreuve de halfpipe dames verra les Françaises Anaïs Caradeux et Marie Martinod essayer de décrocher une place en finale (2 heures). Enfin, en bob à 2, Dorian Hauterville et Romain Heinrich essaieront de faire leur retard lors des troisième et quatre manches. Ils occupent actuellement la 17e place.
Pour les fans de hockey, les deux demi-finales féminines entre les Etats-Unis et la Finlande et le Canada et la Russie seront à suivre à 5 h 10 et 13 h 10. Pour ceux qui préfèrent le patinage de vitesse, la finale homme du 500 mètres messieurs débutera à 12 h 53 précisément. Et pour les amateurs de sensations fortes, rendez-vous pour le saut à skis par équipes à partir de 13 h 30.
C’est dit
« Ils l’ont tout simplement exclu de la compétition »
Le président biélorusse Alexandre Loukachenko n’était pas content du sort réservé à Anton Kushnir, médaillé d’or lors des derniers Jeux olympiques d’hiver à Sotchi en 2014, mais éliminé dès les qualifications lors de l’épreuve de sauts freestyle, rapporte l’AFP.
Selon lui, les juges suisse, russe et chinois « savaient que s’ils laissaient [Anton Kushnir] accéder à la finale, ce serait la fin pour tous les autres », et les athlètes de leur pays.
« J’ai dû réveiller la nuit en toute urgence le ministère des affaires étrangères, déclencher les services de l’ambassade en Corée, envoyer immédiatement un télégramme gouvernemental à [Thomas] Bach [le président du Comité international olympique]. Je lui ai dit ce que je pensais, mais plus gentiment. C’est tout à fait honteux. »
Alexandre Loukachenko dirige depuis 1994 la Biélorussie d’une poigne autoritaire. Malheureusement pour lui, cette sortie n’a pas aidé son athlète, éliminé malgré les protestations de son président. C’est finalement l’Ukrainien Oleksandr Abramenko qui a remporté l’or devant le Chinois Jia Zongyang et le Russe Ilia Burov.
C’est vu
On se doutait qu’il fallait être à moitié fou pour monter dans un bobsleigh, en voici la preuve. Sur son compte Twitter, France TV Sport a diffusé une vue à la première personne de ce que vivent les pilotes de bobsleigh. Spoiler : ça va très, très vite.

Vivez en caméra embarquée l'expérience dans un bobsleigh à plus de 100 km/h !!! #Bobsleigh #PyeongChang2018 #JOClub… https://t.co/ZFtQTrtgEL— francetvsport (@France tv sport)


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C’est (pas) chic Corée
Quelques jours après le patineur de vitesse japonais Kei Saito, spécialiste du short-track et premier cas officiel de dopage des JO de Pyeongchang, c’est un Russe qui s’est fait rattraper par la patrouille, toujours selon l’AFP.
« Un sportif russe, participant aux Jeux olympiques de Pyeongchang, est impliqué dans un cas de dopage au meldonium, un produit figurant sur la liste des produits prohibés. »

   


Selon le site spécialisé « Inside The Games », ce sportif russe serait Alexandre Krushelnytsky, médaillé de bronze en double mixte au curling. Le site précise cependant que le résultat n’a pas encore été confirmé et que l’échantillon-B doit être ouvert et analysé lundi.
« Krushelnytsky a indiqué à des officiels russes qu’il craint que quelqu’un a mis du meldonium dans son verre, à son camp d’entraînement, au Japon, avant qu’il n’arrive en Corée du Sud. Cette affirmation est en train d’être vérifiée. »
Si ce cas venait à être confirmé, Krushelnytsky serait privé de sa médaille de bronze, et enverrait un très mauvais message au CIO, qui a autorisé 168 sportifs russes à participer aux JO sous bannière neutre et l’appellation « athlètes olympiques de Russie ». Une mesure prise après la suspension du Comité olympique russe pour avoir établi un système de dopage généralisé, notamment à l’occasion des précédents Jeux d’hiver, dans la localité russe de Sotchi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Après son quatrième sacre olympique en biathlon, Martin Fourcade insiste sur l’aspect anecdotique mais intimidant d’être le Français le plus titré de l’histoire des JO d’hiver.
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Martin Fourcade : « Savoir que j’entre dans l’histoire n’est pas quelque chose qui me motive »

Après son quatrième sacre olympique en biathlon, Martin Fourcade insiste sur l’aspect anecdotique mais intimidant d’être le Français le plus titré de l’histoire des JO d’hiver.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h43
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Le héros était fatigué, mais pas à bout de force : Martin Fourcade a remporté dimanche 18 février son quatrième titre olympique en devançant à la photo finish, à l’issue de l’épreuve mass start de biathlon, l’Allemand Simon Schempp. Un duel qu’il a d’abord cru perdre, comme il avait perdu en 2014, à Sotchi, la même épreuve au sprint et pour 3 centimètres face à Emil Svendsen, heureux médaillé de bronze ce dimanche.
Une heure après l’arrivée, en conférence de presse, le Français ne semblait pas avoir totalement conscience de sa victoire ni de son nouveau statut, celui d’olympien français le plus titré de l’histoire avec les escrimeurs Lucien Gaudin et Christian D’Oriola.
Pouvez-vous nous expliquer votre réaction de dépit après la ligne ?
J’étais sûr que Simon avait gagné, ce n’était pas pour les caméras. Dans la ligne droite, j’ai fermé les yeux, je me suis dit : « Ne regrette rien. » Ma chance était de partir devant lui avec un peu de marge, c’est pour cela que j’ai attaqué avant le sprint et que j’ai choisi la meilleure ligne au milieu. Je pense que j’ai eu la stratégie parfaite.
C’est un scénario que je repasse dans ma tête depuis l’individuelle. Quand je visualise les compétitions les veilles des courses, j’imagine toujours les pires choses. Finir au sprint contre un des meilleurs, je le redoutais.
Au moment d’attaquer le sprint, j’ai eu un pas de déséquilibre et je me suis dit : « C’est mort, tu n’as pas réussi à entretenir ta vitesse et il va revenir de derrière plus rapidement. » C’est un peu bizarre parce que j’ai tellement cru avoir perdu ce sprint que ce sentiment de déception est toujours un peu là. (Il sourit) 
« Le feeling du jour, c’était que j’allais me faire doubler sur la ligne »
Vous pensiez avoir perdu ? 
Ce n’est pas ce que j’ai vu ou ressenti, davantage un sentiment qui m’habitait depuis le milieu du tour. Je me disais que l’histoire allait se répéter. C’est une pensée défaitiste. Simon, c’est l’un des meilleurs sprinteurs, il est plus puissant que moi sur cet exercice. Le feeling du jour, c’était que j’allais me faire doubler sur la ligne et que je serais médaillé d’argent de cette « mass start » olympique. Je me disais : « Ce n’est pas si mal de perdre contre le champion du monde en titre, mais je vais avoir les boules. »

   


Vous aviez en tête l’image d’il y a quatre ans, de votre défaite face à Emil Svendsen ?
J’ai toujours cette course en tête, comme l’individuelle [de jeudi]. Et la dernière balle d’aujourd’hui… Il y a toujours le sentiment de perdre cette course, de s’être fait dépasser. Et du coup, là, j’ai encore presque l’impression d’avoir perdu. Les dix minutes qui ont suivi l’arrivée, je me disais : « Allez, dites-moi que c’est vrai », jusqu’à ce que Stéphane [Bouthiaux, son entraîneur] me montre la photo finish. Jusque-là, disons que je savais, mais que je n’en étais pas persuadé.
Tony Estanguet, qui était là ce soir, faisait le constat que vous étiez désormais au sommet de l’olympisme français.
Si j’étais norvégien, je ne serais pas le plus grand olympien de l’histoire. Ce n’était pas le but en arrivant.
J’ai vu Tony, on a pensé aussi à Jean-Claude [Killy, trois titres olympiques également]… C’est un sentiment un peu bizarre car c’était confortable de marcher dans leurs pas. Cela fait bizarre de me retrouver tout seul devant. Je ne me suis jamais battu pour ça, je ne rêve pas d’écrire l’histoire.
Je rêve de faire mon sport, de le faire bien, de partager ça avec l’équipe avec qui on vit quelque chose de fort. De partager ça avec mes proches, qui savent ce que ça représente, avec tous les gens qui me suivent, mais savoir que j’entre dans l’histoire n’est pas quelque chose qui me motive. Je ne suis pas un cannibale.
« Cela me paraît compliqué de tenir quatre ans »
En continuant quatre ans, vous auriez l’opportunité d’être le sportif le plus titré de l’histoire ?
J’ai déjà loupé deux belles opportunités sur ces Jeux. Dans quatre ans, je ne serai plus tout jeune. Je devrais gérer les problèmes d’adolescence de mes filles, donc cela me paraît compliqué de tenir jusque-là. (Il rit)
Le directeur technique national, Fabien Saguez, dit que le déroulé de votre semaine montre que, quoi qu’on en dise, vous avez ressenti une pression pendant ces Jeux. Partagez-vous ce constat ?
Je ne l’ai pas vu comme ça. J’ai abordé le sprint super serein, sans doute avec l’une des meilleures préparations mentales de ma vie pour un grand événement. J’étais super satisfait de la poursuite, sur l’individuel j’ai l’impression d’être trop fatigué pour arriver à réagir.
Mais quand on regarde l’ensemble, je partage le constat de Fabien [Saguez]. Ce sont des erreurs que je ne fais pas en temps normal, comme la dernière balle aujourd’hui [qu’il rate]. Je ne suis pas satisfait et ça vient bien de quelque part. Est-ce la pression ? Est-ce la fatigue qu’engendre l’attention autour de moi ? J’ai du mal à le définir. Je n’ai pas peur de finir le travail mais je n’arrive pas à le faire.
« Dès que j’ai cinq minutes, je ferme les yeux et j’essaye de dormir »
Est-ce quelque chose que vous aviez déjà ressenti auparavant ?
A Sotchi, j’étais un peu dans ce même état de fatigue. Ce matin, j’étais très fatigué quand je suis arrivé. Dès que j’ai cinq minutes, je ferme les yeux et j’essaye de dormir. Dès le début, j’avais des jambes en bois.
C’est une fatigue aussi due aux fuseaux horaires, aux courses qui se déroulent à des horaires inhabituels, à la déception qui m’a fait mal dormir pendant deux nuits. Autant de choses qui expliquent un état de fraîcheur moins idéal que ce dont j’ai l’habitude et explique des bêtises, des fautes d’inattention.
Par conséquent, votre soirée sera-t-elle moins longue que celle ayant suivi votre premier titre ?
Il y aura moins d’euphorie qu’après le premier titre. Je ne vais pas me coucher avant 2 heures du matin, mais c’est l’heure à laquelle on se couche tous les soirs. Au moment de fermer les yeux, ce sera plus facile qu’après la poursuite ou l’individuelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Depuis un an, la FFR refuse de financer l’Amicale des internationaux du rugby français. Qui vit très mal la situation.
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Rugby : l’attitude pas très amicale de la Fédération envers son association d’anciens joueurs

Depuis un an, la FFR refuse de financer l’Amicale des internationaux du rugby français. Qui vit très mal la situation.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 20h15
    |

            Adrien Pécout








                        



   


L’Amicale des internationaux du rugby français (AIRF) craint pour son avenir. Dans un courrier en date du 14 février, l’association des anciens joueurs du XV de France a averti ses adhérents de « sérieuses menaces » venant… de la Fédération française de rugby (FFR). Statutairement, la petite structure dépend pourtant de la « fédé » depuis 1932.
Cet argument historique semble peu émouvoir Bernard Laporte. Dès février 2017, deux mois après son élection, le nouveau président de la FFR décidait de couper les vivres à l’Amicale. Dit autrement : fin immédiate de la convention et des subventions fédérales. Une mesure prise « sans aucune concertation », regrette aujourd’hui Jean Gachassin, président de cette Amicale, après avoir été celui de la Fédération française de tennis.

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                Rugby : les bons contrats de l’équipe de Bernard Laporte



Sa lettre dénonce une « décision dénuée de tout respect et de toute reconnaissance de la FFR à l’égard des générations et des légendes du rugby français. » « Ce qui est en train de se passer est très grave », conclut le texte, qui en appelle à la « mobilisation » pour maintenir en vie l’association. Le budget du collectif se rapproche aujourd’hui du néant, hormis la cotisation annuelle de sa centaine de membres : près de 30 euros par adhérent.
« On nous a pris en grippe », estime Jean-Claude Gavoux, secrétaire général de l’« asso », jadis intendant du XV de France. Parmi les anciens internationaux, eux aussi indignés, quelques figures de l’Ovalie : Pierre Villepreux et Jean Gachassin (vainqueurs du Grand Chelem de 1968 au Tournoi des cinq nations), mais aussi Pascal Ondarts, Jean-Pierre Garuet, Eric Champ ou Philippe Dintrans (finalistes de la Coupe du monde 1987).
La « commission des internationaux »
Depuis un an, l’Amicale s’ajoute à d’autres victimes de la présidence Laporte. Il y eut d’abord le duo d’entraîneurs de l’équipe de France féminine, congédié malgré un titre au Tournoi des six nations ; puis le patron de l’arbitrage, ou encore de la commission médicale ; et enfin le sélectionneur du XV de France masculin, Guy Novès, viré sans autre forme de procès. Tous associés de près ou de loin à l’époque de Pierre Camou, prédécesseur de M. Laporte.
Contactée par Le Monde, la direction de la FFR se défend de toute « discrimination » à l’encontre de ces anciens internationaux. Pour justifier la disparition des subventions, Christian Dullin, nouveau secrétaire général de la « fédé », avance l’argument que « l’Amicale n’avait pas un rôle clairement établi » et résume son action à l’organisation de matchs de gala « de plus en plus rares » au fil du temps.
Le dirigeant évoque aussi « l’affaire de billetterie » révélée en novembre 2016, au cœur de la campagne qui opposait Bernard Laporte à Pierre Camou. Le site « Mediapart » accusait alors Gérald Martinez, le précédent responsable de l’Amicale, d’avoir profité pendant des années de sa fonction pour se livrer à un trafic de billets de matchs du XV de France.
Un an plus tard, en décembre 2017, la « fédé » a finalement créé une nouvelle commission pour remplacer en interne l’association : « la commission des internationaux ». A terme, la cellule devrait fonctionner avec un budget équivalent à celui de l’Amicale autrefois. Une somme fluctuante au gré des années et estimée à plus de 50 000 euros lors de la saison 2015-2016.
« Pas une affaire politique »
La composition de cette nouvelle commission peut surprendre. Outre deux anciens joueurs galonnés (Alain Lorieux et Pascal Papé), elle comprend aussi deux invités plus inattendus, tous deux sympathisants de l’équipe Laporte : Michel Tachdjian, seulement 3 matchs avec les Bleus en 1991, et Henri Mioch, jamais sélectionné en équipe de France. L’ex-joueuse Danièle Irazu figure aussi dans ce groupe restreint, tout comme elle figurait parmi les quatorze membres du comité directeur de l’Amicale.
« Comme pour toutes les commissions, les nominations ont été faites en interne », explique Christian Dullin. Le secrétaire général assure que la création de cette entité a d’abord fait l’objet d’une annonce au comité directeur de la fédération. Sur le site Internet de la FFR, impossible d’en trouver trace : le dernier procès-verbal publié remonte à une réunion du… 22 septembre 2017.
« Je ne suis pas plus pro-Laporte que pro-Camou », assure Alain Lorieux, président de cette commission, qui s’est réunie pour la première fois en janvier. Proche de M. Dullin, le finaliste du Mondial 1987 précise : « Nous ne sommes fermés à personne. Je n’en fais pas une affaire politique. Moi, ce qui m’intéresse, c’est tous les anciens internationaux laissés pour compte. » 
Samedi 17 mars, à l’initiative des Gallois, le prochain pays de Galles-France pourrait déjà donner lieu à un rassemblement : des retrouvailles entre vainqueurs du Tournoi des cinq nations 1968, à Cardiff, un demi-siècle après le premier Grand Chelem français.
Alain Lorieux entend aussi impliquer les retraités des Bleus dans la promotion de la Coupe du monde 2023 en France. Il travaille déjà au recensement de tous ceux encore en vie : plus de 600, selon ses calculs. Mais nulle mention de Bernard Laporte, le président n’ayant jamais été convoqué en équipe nationale du temps où il jouait à Bordeaux-Bègles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le Français s’est imposé dimanche de quelques centimètres dans la « mass start » de biathlon. Il décroche le quatrième titre olympique de sa carrière, le second à Pyeongchang.
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JO 2018 : Martin Fourcade devient le Français le plus titré de l’histoire des Jeux d’hiver

Le Français s’est imposé dimanche de quelques centimètres dans la « mass start » de biathlon. Il décroche le quatrième titre olympique de sa carrière, le second à Pyeongchang.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 18h00
   





                        



   


Deux hommes à terre, deux hommes en nage dans la neige. Voilà comment s’est achevée, dimanche 18 février, la mass start (15 km) du biathlon à Pyeongchang. Martin Fourcade et Simon Schempp, seuls en tête de la course depuis le dernier tir, se sont jetés ensemble sur la ligne d’arrivée au terme d’un sprint échevelé. Parfois, le sport se joue à rien, quelques centimètres. Et après d’interminables minutes d’attente, la photo finish a couronné le Français, qui devance l’Allemand d’une demi-chaussure. Cet infime écart permet à Martin Fourcade d’entrer dans la légende du sport français : avec quatre médailles d’or, le Pyrénéen devient le Français le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver, effaçant Jean-Claude Killy des records.

🙈🙈🙈 #Biathlon
🥇 @martinfkde 
🥈 @SimonSchempp 
----------------------------
#PyeongChang2018
#HomeOfTheOlympics
— Eurosport_DE (@Eurosport DE)


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Quelques centimètres, c’est ce qui avait manqué à Martin Fourcade il y a quatre ans, lors de cette même mass start, pour remporter son troisième titre olympique aux Jeux de Sotchi. Battu d’un cheveu au sprint par le Norvégien Emil Svendsen, le biathlète tricolore a vu cette année le sort lui sourire. « Pendant le tout dernier tour, je me suis dit que l’histoire se répétait, savourait le porte-drapeau de la délégation tricolore après la course. J’attends toujours qu’on me dise que je suis second. Quand je jette le pied, j’ai tellement l’impression d’être derrière. J’ai eu la crainte que ça se répète, mais finalement c’est magique ! »

Remember https://t.co/ULusdCGvoL— YoumniKezzouf (@Youmni Kezzouf)


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Avec quatre titres olympiques, deux à Sotchi en 2014 et deux à Pyeongchang après celui de la poursuite, Martin Fourcade est désormais le sportif français le plus titré aux Jeux d’hiver, devant Jean-Claude Killy et ses trois titres des Jeux de Grenoble, en 1968. Il rejoint également les escrimeurs français Lucien Gaudin et Christian d’Oriola, quatre fois champions olympiques. Hormis les escrimeurs Philippe Cattiau et Roger Ducret, huit fois médaillés chacun au début du XXe siècle, nul ne devance le Pyrénéen en ce qui concerne les podiums olympiques (il en compte six).
Oubli de carabine, chute et victoire
Son grand rival, Johannes Boe – sacré lundi sur le 20 km à la suite de deux erreurs du Français au tir – a sombré dès le 2e tir couché, commettant trois fautes dont il ne se relèvera pas. Il laisse Martin Fourcade s’imposer comme le maître actuel du biathlon. Après une première semaine en demi-teinte, sauvée par son titre de la poursuite, le Français peut d’ores et déjà considérer qu’il a réussi ses Jeux, avant même de disputer le relais mixte mardi 20 février et le relais masculin vendredi 23 février.

        Revivez notre live :
         

          JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade décroche sa deuxième médaille d’or en Corée



« Je n’avais pas envie de revivre ce qu’on avait vécu à Sotchi. Pas deux fois être battu de 2 centimètres, ça aurait été rageant, a commenté après la course l’entraîneur du Français, Stéphane Bouthiaux. Mais ça a bien tourné. » Et l’ancien biathlète d’expliquer ne pas avoir été serein à l’amorce de la course, car son poulain avait « eu du mal à tourner la page après sa défaite [de lundi], car s’en voulant ».
« Il avait oublié sa carabine avant l’entraînement, il tombe à la sortie du premier tour, ce n’est pas dans ses habitudes. Il devait se demander à quelle sauce il allait être mangé. Mais comme le grand champion qu’il est, il a su répondre les skis aux pieds et la carabine dans les mains. »
Tout avait pourtant mal commencé pour lui, avec une faute au premier tir couché et une chute – sans gravité, mais chose rare – lors de son tour de pénalité. Mais le Français, sorti avec une grosse vingtaine de secondes de retard, produisait un gros effort dans la deuxième boucle pour revenir sur les hommes de tête. Grâce à un double sans-faute au deuxième tir couché puis au premier tir debout, il se détachait en tête de la course en compagnie des Allemands Erik Lesser et Simon Schempp.
Tout semblait devoir se jouer au dernier tir debout entre les trois hommes, où Lesser commettait deux fautes et laissait s’expliquer Fourcade et Schempp, une balle dehors chacun. Fourcade menait dans le dernier tour, puis temporisait avant de placer une accélération à l’approche du sprint, qu’il abordait en tête. Le retour de Schempp allait se révéler insuffisant.

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                JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade, maître du jeu






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Vainqueur dimanche de cette épreuve de biathlon, le Français dépasse le record de Jean-Claude Killy en s’adjugeant un quatrième titre olympique. Une première dans l’histoire du ski français.
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<filnamedate="20180219"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180219"><AAMMJJHH="2018021919">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le skieur français, troisième du géant dimanche et désormais triple médaillé olympique, met son réveil sur le compte d’une nouvelle approche de la compétition après une saison ratée.
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JO 2018 : Alexis Pinturault, enfin libéré

Le skieur français, troisième du géant dimanche et désormais triple médaillé olympique, met son réveil sur le compte d’une nouvelle approche de la compétition après une saison ratée.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 13h05
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


On ne pourra plus dire qu’Alexis Pinturault n’est pas l’homme des grands rendez-vous. « On pourra dire qu’Alexis Pinturault n’est pas l’homme des Mondiaux, mais les Jeux, ça l’air de plutôt bien fonctionner », s’amuse le Français. Le skieur de Courchevel vient de décrocher sa troisième médaille olympique, dimanche 18 février en bronze sur le slalom géant. Loin derrière le souverain Marcel Hirscher, mais à quatre centièmes de secondes – qui lui « restent un peu là » – du Norvégien Henrik Kristoferssen.
L’homme dont on disait qu’il ne supportait pas la pression des championnats, lui si régulier en Coupe du monde, vient d’en apporter un démenti cinglant à Pyeongchang, quatre jours après l’argent du combiné, là encore derrière Hirscher.

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Ils ne sont pas nombreux les Français à pouvoir accrocher, sur leur cheminée ou dans le placard à balais, trois médailles olympiques de ski alpin : Henri Oreiller (1948), Jean-Claude Killy (1968) et Franck Piccard (1992), en tout et pour tout. Bien sûr, il en manque une en or, mais Alexis Pinturault a le malheur de vivre à l’ère Hirscher. Et puis, à Pékin, en 2022, il n’aura que 30 ans.
Tir groupé
C’est tout le géant français qui s’est remis la tête à l’endroit sur la piste de Yongpyong, confirmant son tir groupé de la première manche par une deuxième tout aussi solide : quatre hommes dans les sept premiers en bas (Thomas Fanara 5e, Victor Muffat-Jeandet 6e et Mathieu Faivre 7e). Certes, l’épreuve par équipes n’a lieu que samedi 24. Mais hormis Mathieu Faivre, « dégoûté » (« Si vous savez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… C’est vraiment le dernier de mes soucis, moi je suis là pour ma pomme. »), tous les Bleus se satisfaisaient d’un retour au premier plan dans la discipline préférée de l’équipe de France, son assurance-vie en grand championnat.
La saison avait été compliquée, avec seulement deux podiums – ceux de Pinturault – contre huit la saison passée, et des questionnements permanents sur le matériel à la suite d’un changement de réglementation sur la longueur des skis. « Le potentiel était toujours là, on avait des incides !, assure Frédéric Perrin, l’entraîneur du groupe. Alors on a été proche d’eux et on n’a jamais perdu les pédales, jamais été dans l’affolement, dans l’inquiétude, on a gardé le cap. »
« Il faut que je prenne beaucoup de risques »

   


Alexis Pinturault, lui, a connu une éclaircie en janvier, lorsqu’il a enfin trouvé le matériel qui lui convenait, et a abordé les Jeux olympiques en se disant qu’il devrait produire un ski agressif compte tenu de son niveau, moyen, de l’année. Ce qu’il a fait ce dimanche, quitte à partir à la faute dans la première partie de la deuxième manche.
« J’ai fait des fautes, mais c’était le seul moyen pour espérer quoi que ce soit, confirme le Français. Je n’ai vraiment aucune marge cette année en géant. Je reviens d’assez loin, il faut que je prenne beaucoup de risques pour pouvoir me rapprocher des meilleurs. »
Pinturault, trop perfectionniste pour être vraiment épanoui et parfois trop conservateur sur les skis, semble s’être libéré à Pyeongchang, à la fois personnellement et dans son ski.
Les deux médailles récompensent son approche nouvelle des Jeux olympiques, visant à arriver plus décontracté et reposé physiquement que lors des championnats du monde. Alexis Pinturault, une seule fois médaille en individuel en quatre Mondiaux, s’y présentait éreinté physiquement et nerveusement par l’incessante course aux points du classement général de la Coupe du monde, sa quête ultime.
« J’arrivais la tête dans le seau, fatigué. Je suis quelqu’un qui a besoin de prendre du plaisir sur les skis, de m’amuser. Et la routine, le fait que les courses s’enchaînent tout au long du mois de janvier, a tendance à atténuer cette motivation. Je pense que c’est ce qui a constitué le problème. »
« Un système dans lequel tout le monde se sent bien »
Avant les Jeux, Pinturault s’est accordé une coupure de cinq jours au Japon, à Okinawa, avec sa compagne et attachée de presse, Romane, et son préparateur physique, mis à disposition par son sponsor personnel. Le staff de l’équipe de France, auquel il est moins intégré que par le passé, « lui a ouvert les yeux sur le positif », explique Frédéric Perrin, lui-même surpris des Jeux réussis de son poulain.
L’an dernier, l’échec collectif des Mondiaux de Saint-Moritz avait provoqué des échanges musclés entre le clan Pinturault et la Fédération, qui lui reprochait de séjourner à part, dans un hôtel payé par son sponsor.
« Je remercie aujourd’hui la Fédération sur ce qu’ils ont su mettre en place, le fait qu’ils nous aient tous écouté. On a construit un système dans lequel tout le monde se sent bien, estime l’athlète. Oui, en début de saison, on n’a pas eu les mêmes résultats que par le passé, mais je pense que c’est dû à de toutes petites choses. Les choses ont l’air de se remettre doucement dans le droit chemin. »
Tout juste au bon moment. En fin de semaine prochaine se profilent le slalom, dans lequel Alexis Pinturault a récemment retrouvé des couleurs, et l’épreuve par équipes, dont la France est championne du monde en titre. Aucun skieur français n’a jamais remporté quatre médailles olympiques.



                            


                        

                        

