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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Une fois le courrier réceptionné, les annonceurs fourniront un code spécial écrit sur la carte afin de valider leur identité et leur lieu de résidence. Une manière, pour Facebook, d’éviter que des entités étrangères ne s’impliquent dans des élections américaines.
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Facebook : des cartes postales pour vérifier l’identité des acheteurs de publicités politiques

Une fois le courrier réceptionné, les annonceurs fourniront un code spécial écrit sur la carte afin de valider leur identité et leur lieu de résidence. Une manière, pour Facebook, d’éviter que des entités étrangères ne s’impliquent dans des élections américaines.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 14h03
   





                        



   


Facebook a prévu de mettre en place cette année un système d’envoi de cartes postales, a annoncé samedi 17 février Katie Harbath, chargée des questions liées à la politique chez Facebook, à l’agence de presse Reuters. Objectif : vérifier que les acheteurs de publicités pour les personnalités politiques candidates à une élection habitent bien aux Etats-Unis. Cette vérification se fera grâce à un code écrit sur ces cartes postales, que les annonceurs entreront sur Facebook. Si aucune date n’a été annoncée, cette nouvelle authentification est prévue pour les élections états-uniennes de mi-mandat des deux chambres du Congrès, le 6 novembre 2018.
La mesure a été annoncée après que le procureur spécial Robert Mueller a révélé vendredi 16 février l’inculpation de 13 Russes et de trois entreprises russes pour ingérence dans l’élection présidentielle américaine. L’enquête a entre autres révélé que ces agents russes avaient dérobé les informations de citoyens américains, telles que des numéros de Sécurité sociale, pour créer des comptes PayPal afin d’acheter des publicités en ligne.

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Le réseau social de Mark Zuckerberg avait été critiqué pour son manque de contrôle durant la présidentielle de 2016. Environ 3 000 publicités sur Facebook et Instagram avaient alors été achetées en Russie. Un contenu politique la plupart du temps en faveur du candidat Donald Trump, ou visant à attiser les tensions sur des sujets très clivants aux Etats-Unis.
Facebook concède que ce système d’envoi de cartes postales ne « résoudra pas tout », mais qu’il reste le plus efficace dans la bataille pour plus de transparence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le groupe a déposé la semaine dernière les comptes de plusieurs de ses sociétés au tribunal de commerce de Laval. Lactalis ne s’était pas plié à cette obligation légale depuis 2011 en France.
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Lactalis a déposé une partie de ses comptes au tribunal de commerce, une première depuis 2011 en France

Le groupe a déposé la semaine dernière les comptes de plusieurs de ses sociétés au tribunal de commerce de Laval. Lactalis ne s’était pas plié à cette obligation légale depuis 2011 en France.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h12
   





                        



   


C’est une obligation annuelle légale dont s’était passé Lactalis jusqu’à présent : le groupe a déposé, à la mi-février, les comptes de plusieurs de ses sociétés au tribunal de commerce de Laval, selon une information de Ouest-France, confirmée par l’Agence France-Presse (AFP).
Les comptes publiés concernent notamment les sociétés Lactalis Services Management, Lactalis Investissements, Lactalis Logistique, Lactalis Nestlé Ultra-Frais ou le Groupe Lactalis, selon les annonces parues mercredi 14 février au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc). Les comptes plus récents concernent l’exercice 2016. Ils n’étaient pas encore accessibles en ligne lundi matin.
L’affaire du lait contaminé à l’origine de cette publication
Depuis l’affaire des laits infantiles contaminés aux salmonelles dans son usine de Craon (Mayenne), qui a été révélée le 2 décembre, Lactalis est sous pression. La loi dite « Sapin 2 », promulguée à la fin de 2016, a renforcé les sanctions pour les entreprises qui refusent de publier leurs comptes. Elle donne aussi le pouvoir au président de l’Observatoire des prix et des marges alimentaires de saisir le tribunal de commerce pour obtenir les informations. Ce qui a été fait en mars 2017. Sans résultat jusqu’à mercredi 14 février.
A la fin de janvier 2017, le directeur de la communication de Lactalis, Michel Nalet, avait pourtant assuré aux sénateurs que son groupe allait collaborer avec l’Observatoire des prix et des marges. « Nous ne sommes pas opposés au dépôt des comptes, mais nous sommes opposés au jeu de la communication qui pourrait en être fait », avait déclaré M. Nalet devant la commission des affaires économiques du Sénat.
Concernant les comptes de l’exercice 2017, « on se mettra en conformité avec la loi », a fait savoir M. Nalet à l’AFP lundi 19 février.

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Une volonté délibérée de ne pas publier ses comptes
N’étant pas coté en Bourse, le groupe familial considère qu’il n’a pas l’obligation de publier ses comptes et préfère payer une amende si nécessaire.
La dernière publication de Lactalis en France remonte à 2011, lorsque le groupe de Laval s’était justement lancé dans une OPA hostile contre l’italien Parmalat. A l’époque, les chiffres concernaient l’exercice 2010. L’entreprise affichait alors un chiffre d’affaires de 10,4 milliards d’euros et un bénéfice net de 308 millions d’euros.
En janvier 2017, le groupe a de nouveau publié certains de ses comptes, mais seulement en Italie, à l’occasion d’une nouvelle tentative de rachat des derniers 2,26 % du capital de l’italien Parmalat. Ces résultats, publiés en italien, portaient sur 2015, avec un bénéfice net de 432 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 16,8 milliards. Soit une marge opérationnelle de 6 % et une marge nette de 2,5 %. Loin de la marge opérationnelle de Danone, estimée à 13,8 % en 2016.

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Salmonellose : 25 nourrissons contaminés entre 2006 et 2016 par la bactérie de l’usine Lactalis
L’institut Pasteur confirme jeudi 1er février que la bactérie trouvée dans l’usine de lait infantile Lactalis à Craon – à l’origine de deux épidémies de salmonellose chez des nourrissons en 2005 et 2017 – en a également contaminé 25 autres entre 2006 et 2016.
« Ce sont des cas sporadiques de salmonellose chez des nourrissons, 25 sur dix ans, pour lesquels nous avons pu confirmer qu’il s’agissait de la même souche » de salmonelle qu’en 2005 et 2017, a expliqué le directeur du Centre national de référence salmonelles à Pasteur, François-Xavier Weill.
Le PDG de Lactalis avait admis dans un entretien aux Echos « ne pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé » entre 2005 et 2017, puisque la salmonelle de sérotype Agona « responsable des problèmes » est « la même que celle de 2005 ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Depuis trois ans, le président d’Arkéa s’est jeté dans une bataille obsessionnelle pour obtenir l’indépendance à l’égard du reste du Crédit mutuel. En mars, une étape décisive dans le divorce pourrait être franchie.
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édition abonné


Jean-Pierre Denis, le « bonnet rouge » du Crédit mutuel

Depuis trois ans, le président d’Arkéa s’est jeté dans une bataille obsessionnelle pour obtenir l’indépendance à l’égard du reste du Crédit mutuel. En mars, une étape décisive dans le divorce pourrait être franchie.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h00
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

C’est l’histoire d’un homme qui a trouvé son combat et s’y est jeté corps et âme. L’homme s’appelle Jean-Pierre Denis, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée entre 1995 et 1997, sous le premier mandat de Jacques Chirac, devenu président du groupe régional Crédit mutuel Arkéa, installé à Brest. Son combat se joue aux confins du monde des affaires et du régionalisme.
A 57 ans, le Breton ferraille en effet pour détacher Arkéa, qui regroupe les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et, pour quelques mois encore, du Massif central, du reste du groupe Crédit mutuel. Après plus de trois années de guérilla judiciaire pour obtenir une indépendance à moindres frais, il s’est décidé, en janvier, à activer le plan B, en proposant aux sociétaires, propriétaires d’Arkéa, de faire sécession en abandonnant la marque Crédit mutuel. Les caisses locales devront voter « pour » ou « contre » en mars prochain.
L’aventure est unique en France, où les banques ont cherché, depuis une vingtaine d’années, à se rapprocher les unes des autres pour devenir plus solides, sous l’œil bienveillant du gendarme bancaire.
En ce matin d’hiver, assis derrière son large bureau fonctionnel, dans ses locaux parisiens sur les Champs-Elysées, Jean-Pierre Denis voit les choses très simplement. « J’estime, au regard de la centralisation qui est engagée, qu’il n’est plus possible de concilier notre appartenance à la Confédération nationale du Crédit mutuel [l’organe central du groupe Crédit mutuel] et notre autonomie. » Pourquoi ? « La Confédération multiplie les instructions » en direction d’Arkea, « s’étonnant même que nous ne partagions pas avec elle certains de nos projets d’investissement. Comment pourrions-nous avoir confiance dans un organe central qui manque à ce point de neutralité ? », interroge-t-il en fin dialecticien.

Jean-Pierre Denis, qui s’affirme aujourd’hui en porte-drapeau du régionalisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le rapport de l’élu LRM, remis lundi, préconise notamment une hausse des heures de français et une réduction de l’interdiction de travailler de neuf à six mois.
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Le député Taché présente ses 72 propositions pour favoriser l’intégration des immigrés

Le rapport de l’élu LRM, remis lundi, préconise notamment une hausse des heures de français et une réduction de l’interdiction de travailler de neuf à six mois.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 13h56
    |

            Maryline Baumard








                        



   


Aurélien Taché, député LRM, doit remettre au premier ministre, lundi 19 février en fin de journée, ses « 72 propositions pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France ». Bouclé depuis plusieurs semaines, ce travail avait été mis en attente par l’exécutif qui préférait sa sortie au plus près de la présentation en conseil des ministres du projet de loi « asile et immigration » de Gérard Collomb, prévue mercredi.
Les 131 pages du parlementaire, un ex-socialiste sensible aux valeurs d’accueil, font en effet entendre une autre voix que la dissuasion migratoire et la facilitation des expulsions, les deux lignes directrices du projet de loi du ministre de l’intérieur. Aurélien Taché revisite en profondeur les premières années en France à travers la triple focale du pragmatisme, de la cohésion sociale et des droits dus aux plus vulnérables. Et son rapport tout entier a été guidé par l’obsession de faire mentir la statistique (OCDE) qui veut qu’au bout de cinq ans de séjour en France un tiers seulement des étrangers soit en emploi.

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Pour réinventer une intégration économique, mais aussi culturelle et linguistique, le député propose de commencer par construire des « parcours » pour les 130 000 personnes qui s’installent chaque année en France et ont vocation à y rester, qu’ils soient ou non réfugiés. En 2017, Paris a délivré 262 000 premiers titres de séjour. Si étudiants (88 100) et travailleurs saisonniers (11 000) n’ont pas vocation à rester, les 91 070 arrivants de l’immigration familiale, les 36 000 réfugiés et ceux qui obtiennent un visa de travail (27 700), eux, s’installent en général pour longtemps et doivent de ce fait bénéficier de programmes de langue, estime le parlementaire. Sauf bien sûr s’ils ont déjà étudié en français, ou n’en ressentent pas le besoin à ce moment de leur parcours.
Equivalences de diplôme
L’élu plaide en tout cas pour que cet apprentissage puisse commencer là et soit suffisant. En 2017, la France a offert au maximum 200 heures de cours à 54 % des entrants. La brièveté de ce cursus (très inférieur aux minima de 600 heures en Allemagne) et l’hétérogénéité des niveaux ont abouti à ce que seuls 46 % des stagiaires atteignent le niveau de survie (niveau baptisé A1). M. Taché préconise d’offrir 600 heures aux analphabètes dans leur langue et à tous ceux qui visent un niveau A2, de maîtrise courante. C’est d’ailleurs ce niveau et une certification qui seront désormais visés et non plus le A1, si M. Taché est entendu. « Et, pour gagner un temps précieux, les demandeurs d’asile (hors pays d’origine sûr) pourront commencer l’apprentissage dès le dépôt de leur demande », ajoute l’élu. A l’heure actuelle, associations et collectifs sont les seuls à offrir des leçons de français avant que le demandeur d’asile ne soit réfugié.
L’élu propose de supprimer ce verrou ainsi que l’interdiction de travailler qui pourrait être ramenée de neuf à six mois après le dépôt de demande d’asile. Pour gagner du temps, tout nouveau venu expliquera ses études, son travail dans son pays d’origine et son projet en France, dès son premier contact avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Les équivalences de diplôme seront dès lors lancées « pour éviter d’ajouter le déclassement à l’exil », insiste M. Taché, préoccupé par le bien-être des migrants comme par les conséquences économiques pour la France.
Soit le nouveau venu peut entrer directement dans l’emploi, soit il a besoin d’une formation professionnelle qui doit lui être proposée en même temps qu’un logement et un suivi. Et là, des modèles existent comme le programme HOPE, qui a largement inspiré les propositions de M. Taché. Mise en place par l’AFPA, l’Etat et le Medef, à titre expérimental sur 200 réfugiés d’abord et sur 1 000 ensuite, la formule permet un accès à l’emploi, dans des secteurs en tension. « Après quatre mois de cours de français professionnel, nos 200 premiers stagiaires ont signé un contrat de professionnalisation », se réjouit Pascale Gérard, responsable à l’AFPA de ce dispositif financé à 75 % par les entreprises et à 25 % par l’Etat. La première cohorte a été diplômée à 85 %, se réjouit la responsable, satisfaite à l’idée que « deux nouvelles promotions de 500 réfugiés soient engagées dans sept secteurs en tension, du bâtiment à la grande distribution où les patrons peinent à recruter ».
Aurélien Taché propose « une contractualisation entre l’Etat et les branches professionnelles » et une autre avec les primo-arrivants entrant « dans un parcours intégré qui les conduit vers un emploi et un logement, mais peut leur imposer une mobilité géographique ».
600 millions d’euros sont nécessaires pour financer le programme d’Aurélien Taché
Le parlementaire, qui a aussi mesuré les difficultés de recrutements durant ses deux mois de terrain, souhaiterait en même temps voir « supprimée la condition de nationalité pour les fonctions non régaliennes de la fonction publique », et surtout que soient « simplifiées les procédures administratives d’octroi d’autorisations de travail aux étrangers ainsi que la suppression de la taxe versée par les employeurs pour l’embauche de réfugiés ». Un rapport de l’OCDE rendu en novembre 2017 concluait effectivement que des patrons préféraient perdre des marchés que se lancer dans une procédure d’embauche d’un étranger, compliquée et aléatoire.
Pour financer son programme, Aurélien Taché estime que 600 millions d’euros sont nécessaires. « Un investissement sur l’avenir », ajoute l’élu, qui parie que cette mise de base créera un cercle vertueux qui pourrait à terme changer le regard de la population sur les immigrés. Si l’effort est notable, à titre de comparaison, l’Allemagne, elle, a consacré cette même somme en 2017 aux seuls cours généraux de langue et affecté plus de 2 milliards à l’orientation vers l’emploi.
Engagement citoyen
L’élu du Val-d’Oise estime que l’Etat doit lancer la machine, mais plaide aussi pour un engagement citoyen, afin que les Français soient acteurs de cette intégration. « Imaginons une grande plate-forme numérique, sur le modèle de servicespublics.fr, expose l’auteur du rapport. Le nouveau venu y trouverait aussi bien les démarches à suivre que les cours de français dispensés près de chez lui, ou même les hébergements chez les particuliers », résume l’élu, qui souhaite que les Français puissent parrainer un nouveau venu, « car l’intégration se fait aussi par le contact, le partage, la rencontre ». Dans le vaste mouvement qu’il aimerait voir initié, les communes pourraient participer, soutenues par une prime de 1 000 euros par logement proposé pour un réfugié, les entreprises seraient incitées à faciliter ce soutien et un « crédit impôt solidarité pour les gens qui hébergent » verrait le jour. « J’ai vu beaucoup de gens modestes qui souhaitent accueillir, mais pour qui les fins de mois sont trop justes », observe-t-il.
Son travail maintient le contrat d’intégration républicaine (CIR), seul vestige des politiques d’intégration passées. Aurélien Taché en conserve le nom, certes, mais le repense sur soixante heures et non plus douze, pour réellement « apprendre la France » tout au long du processus d’intégration. « Un collège d’historiens, pédagogues, artistes donnerait corps à ce module qui doit être l’occasion d’aborder la vie en France de façon concrète, en laissant place à la discussion et aux interventions des Français à travers la réserve citoyenne, le service civique ou des associations », précise le rapport.

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Aurélien Taché fait en effet le pari que cette France accueillante inciterait en retour le nouveau venu à signer pour du bénévolat voire un contrat de service civique. « Et c’est à mes yeux une si belle preuve d’intégration qu’elle mérite la nationalité ! », ajoute l’élu, qui regrette qu’aujourd’hui « on ne regarde pas assez souvent comment les nouveaux venus se sont engagés pour leur pays d’adoption » et que cet accès soit trop laissé au bon vouloir des préfets. Ce qu’il propose de cadrer. Comme les passages, trop nombreux à ses yeux, en préfecture. Après avoir constaté que l’immigré « doit se rendre en moyenne quatre fois en préfecture avant d’obtenir son premier titre de séjour », le député prône l’octroi de titres pluriannuels dès l’arrivée et la dématérialisation de leur renouvellement.
Et, afin que tout cela devienne possible, il appelle de ses vœux la création « d’un établissement public dédié ». C’est évidemment le sujet qui risque de fâcher à la fois le ministère de l’intérieur, dont la direction des étrangers se croyait spécialiste du sujet, et l’OFII qui elle aussi pensait rafler la mise, forte de la gestion des CIR… Pour l’heure, un comité interministériel se profile et décidera de ce point, comme des 71 autres propositions.

   Rapport de Aurélien Taché by Le Monde on Scribd




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Pour l’institution, ces programmes, qui permettent l’obtention de « la résidence ou la nationalité par l’investissement », constituent une opportunité pour les fraudeurs.
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Fraude fiscale : l’OCDE met en garde contre les risques associés à l’octroi de « passeports dorés »

Pour l’institution, ces programmes, qui permettent l’obtention de « la résidence ou la nationalité par l’investissement », constituent une opportunité pour les fraudeurs.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h34
    |

            Anne Michel








                        



                                


                            

Alerte aux « golden visas », ces passeports ou certificats de résidence « dorés » offerts par plus de 90 pays dans le monde, dont un bon nombre de paradis fiscaux et de pays en développement, tels Saint-Kitts-et-Nevis, dans les Caraïbes, Malte, dans l’Union européenne, ou encore la Thaïlande, en Asie, contre l’achat d’un bien immobilier ou même de l’argent sonnant et trébuchant.
Dans une note publiée lundi 19 février, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) met en garde contre le risque de détournement de ces programmes dits d’obtention de « la résidence ou la nationalité par l’investissement ». Ceux-ci avaient été initialement conçus, dans les années 1990, pour des raisons tout à fait défendables et d’ailleurs soutenues par le Fonds monétaire international (FMI) : attirer des capitaux étrangers dans des territoires isolés ou délaissés par les investisseurs, afin de favoriser ainsi leur développement économique.
A la veille de la généralisation de l’échange automatique
Mais, dans le cadre de sa mission de lutte contre la fraude fiscale internationale, confiée par le G20 (groupe des vingt pays les plus riches), l’OCDE s’est aperçue que ces programmes, par ailleurs en plein boum, constituaient une opportunité pour les fraudeurs en tout genre, notamment fiscaux : celle de passer sous les radars de l’échange automatique de données, la nouvelle arme antifraude de l’OCDE.
« Nous sommes à la veille de la généralisation de l’échange automatique, une étape déterminante dans la lutte contre le secret bancaire et l’opacité, et nous vérifions s’il existe des trous dans la raquette », explique Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE.
En cours de déploiement au niveau mondial, l’échange automatique de renseignements à des fins fiscales consiste, pour un pays donné, à transmettre des informations détaillées sur les comptes ouverts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ En 2017, les ventes de logements ont augmenté de 14,7 % et les prix s’envolent. Au point que certains, comme l’agence Fitch, s’inquiètent.
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édition abonné


En Espagne, l’immobilier repart et fait craindre une bulle

En 2017, les ventes de logements ont augmenté de 14,7 % et les prix s’envolent. Au point que certains, comme l’agence Fitch, s’inquiètent.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 11h46
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Pendant huit longues années, le lotissement des « Satellites » de Majadahonda, ville bourgeoise située à 15 kilomètres au nord-ouest de Madrid, a été laissé à l’abandon. Sur près de deux kilomètres, le long de la voie rapide M-503, on n’y voyait qu’une succession de parcelles vides, à l’herbe jaunie par le soleil, traversées de rues, dotées de trottoirs et ponctuées de bornes d’électricité, mais seulement parcourues par le véhicule du vigile qui surveillait ces lieux déserts où auraient dû être construits plus de 900 pavillons. Aux portes de la capitale, face aux montagnes de la Sierra de Guadarrama, ce stigmate de la crise rappelait continuellement aux conducteurs les conséquences de l’explosion de la bulle immobilière.
Mais, depuis l’été 2017, l’activité a sérieusement repris. Des grues s’activent et les premiers édifices ont commencé à sortir de terre. De grands panneaux annoncent, en outre, la commercialisation des terrains encore vierges. Dont celui de l’agence Avenue, spécialisée dans la gestion de patrimoine. Dans ses bureaux, le directeur, José Antonio Bautista Molero, ne boude pas son plaisir : « En 2017, le nombre de transactions que nous avons réalisées a augmenté de près de 25 %. Et, si l’on remonte à 2014, nous pouvons dire que notre activité a bondi de 50 % en trois ans. »
Les statistiques sur les transactions immobilières, publiées le 13 février par l’Institut national de statistiques, confirment la tendance. Les ventes de logements ont augmenté de 14,7 %, en 2017, en Espagne. Avec plus de 460 000 opérations, c’est un record depuis 2008. Quant au nombre de permis de construire, il a bondi de 28 % sur les neuf premiers mois de l’année 2017, selon le ministère de l’équipement.
Hausse sensible dans les grandes villes
« Après les promoteurs et les coopératives, les particuliers ont commencé à s’agiter, quand les premières grues sont venues, assure M. Molero. Nous avons déjà vendu 75 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Droits d’auteur, financement, diffusion : un collectif de cinéastes européens, dont les frères Dardenne, Cédric Klapisch et Ken Loach, listent dans une tribune au « Monde » leurs priorités à l’heure où la Commission de Bruxelles doit rendre des arbitrages sur sa politique médias.
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« Une vision et une ambition politique fortes pour le cinéma européen »

Droits d’auteur, financement, diffusion : un collectif de cinéastes européens, dont les frères Dardenne, Cédric Klapisch et Ken Loach, listent dans une tribune au « Monde » leurs priorités à l’heure où la Commission de Bruxelles doit rendre des arbitrages sur sa politique médias.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h13
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La culture européenne est la mise en commun de toutes les singularités, façons d’être et de voir, traditions, langues et histoires propres à chaque pays. A l’heure du Brexit et des nationalismes montants, l’Europe doit comprendre que sa force demeure dans sa capacité de dialogue entre union et identités spécifiques. C’est notre force et non pas notre faiblesse : ne pas comprendre cette dualité nous mènera à notre perte.
Cinéastes, nous portons le projet d’une véritable Europe de la création, guidée par l’exception culturelle. Nous sommes convaincus que le numérique est une chance immense pour la création et la circulation des œuvres : la diversité peut ainsi être exposée dans chaque Etat membre, auprès de tous les spectateurs. Il n’y a pas de petit ou grand Etat européen de la création ; il y a une formidable richesse de regards.
L’ère du numérique, des nouvelles technologies et des nouveaux usages doit être l’occasion de proposer une vision et une ambition politique fortes ! Alors que des arbitrages politiques aux conséquences importantes vont être rendus cette année, nous, cinéastes européens, rappelons ce qui constitue pour nous des priorités.
Une juste rémunération des auteurs
La lutte contre le piratage est une priorité absolue, commune aux institutions européennes et aux Etats membres. Chaque œuvre et chaque travail consenti pour l’accomplissement de cette œuvre ont une valeur ! Une grande Europe de la création est possible si nous affirmons, au cœur de l’économie numérique, la défense de droits fondamentaux, et un partage de valeurs équilibré entre tous les acteurs de la chaîne.
Le projet de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique est une occasion unique d’assurer aux auteurs une rémunération juste, proportionnelle et inaliénable lorsque leurs films et œuvres audiovisuelles sont regardés sur des plates-formes numériques. Il est temps de mettre en place un mécanisme européen...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le ministre israélien de l’économie, Eli Cohen, déplore que les relations ne soient pas « à la hauteur de leur potentiel » et appelle les deux pays à unir leurs forces dans des domaines tels que la mobilité intelligente.
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« La France et Israël doivent coopérer davantage » en matière d’investissements

Le ministre israélien de l’économie, Eli Cohen, déplore que les relations ne soient pas « à la hauteur de leur potentiel » et appelle les deux pays à unir leurs forces dans des domaines tels que la mobilité intelligente.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Les relations économiques entre la France et Israël « ne sont pas à la hauteur de leur potentiel ». Dans un entretien au Monde, le ministre israélien de l’économie, Eli Cohen, en visite à Paris, mercredi 14 et jeudi 15 février, plaide pour des liens plus étroits entre les deux pays. Son homologue français, Bruno Le Maire, avait porté le même message lors de sa visite en Israël, en septembre 2017.
« La direction est très positive, mais nous devons coopérer davantage », réclame le ministre. L’objectif : « Doubler le volume commercial et les investissements en cinq ans », revendique-t-il, à l’unisson de M. Le Maire. La France ne bénéficie que d’une très faible part des investissements israéliens (un stock de 160 millions d’euros fin 2015, selon la Banque de France). De même, l’Hexagone est seulement le cinquième partenaire européen d’Israël, loin derrière l’Allemagne et, surtout, le Royaume-Uni.
Pourtant, « Israël et la France sont complémentaires plus que concurrents », affirme M. Cohen. Vantant les atouts de l’Etat hébreu – qui fête, cette année, ses 70 ans – et son savoir-faire dans les hautes technologies, il appelle les deux pays à unir leurs forces dans le domaine de la « smart mobilité » : « La France a une industrie automobile fantastique. En Israël, nous ne produisons pas de véhicules, car nous sommes un pays trop petit, mais nous avons plus d’une centaine d’entreprises qui proposent des solutions technologiques de pointe dans ce domaine. Cela compte, au moment où l’on parle de digitalisation, d’intelligence artificielle, de voitures autonomes. » Des performances illustrées par le succès de la société israélienne Mobileye, spécialiste des systèmes anticollision, racheté 15 milliards de dollars (12 milliards d’euros) en 2017 par le fabricant américain de puces Intel.

Encourager les entreprises étrangères à venir s’installer
Le potentiel de la « Silicon Wadi » israélienne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La filiale du groupe Casino va racheter le leadeur en France de la vente en ligne de chaussures. Une acquisition indispensable pour donner à la start-up française les moyens de rivaliser avec Zalendo et Asos, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».
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Sarenza dans les grands souliers de Monoprix

La filiale du groupe Casino va racheter le leadeur en France de la vente en ligne de chaussures. Une acquisition indispensable pour donner à la start-up française les moyens de rivaliser avec Zalendo et Asos, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    19.02.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h06
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Sur Internet comme ailleurs, il n’est pas toujours facile de trouver chaussure à son pied. Voilà déjà un certain temps que Sarenza, le leader français de la vente d’escarpins et de souliers sur la Toile, cherchait la bonne pointure. Il en a finalement trouvé une qui va lui éviter quelques désagréments. Comme celui de perdre sa semelle et le reste face à une activité qu’il peine à rentabiliser. Sarenza devrait bientôt trouver abri dans les bottes du groupe Casino et plus précisément de celles de sa filiale Monoprix.

Les célèbres magasins de ville, qui réalisent presque les deux tiers de leur chiffre d’affaires à Paris et dans sa banlieue, poursuivent leur offensive sur le Net. En novembre 2017, la société avait conclu un accord avec le britannique Ocado, spécialiste de la gestion des entrepôts pour développer la vente en ligne de produits alimentaires.
La grande convergence
Pour Casino, comme pour Carrefour ou Leclerc, l’heure de la grande convergence a sonné. Face à l’offensive d’Amazon, qui a réussi en quelques années à décimer le paysage américain de la grande distribution, les acteurs français font main basse sur les quelques pépites françaises du secteur. Fin 2017, c’est Carrefour qui s’offrait un ticket dans Showroom privé, star tricolore de l’habillement sur le Net.

Parti dans les premiers avec l’acquisition en 2000 de Cdiscount, un des leaders en France avec Amazon et Fnac.com, Casino cherche maintenant à rapprocher les mondes physique et virtuel. Des espaces réservés Cdiscount seront installés progressivement dans ses hypermarchés qui servent aussi de point de retrait des commandes en ligne. Il en sera probablement de même avec Sarenza chez Monoprix.
Cette annonce intervient un mois après celle de Spartoo, l’autre grand marchand français de chaussures sur le Net, qui a repris l’enseigne André et ses magasins. Mais lui aussi cherche à s’adosser à un partenaire.

Car...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ L’institution propose de prendre en compte la « présence numérique » des firmes pour mieux lutter contre l’évasion fiscale, qui se nourrit des différences entre Etats membres.
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Taxation des GAFA : le Parlement européen recommande de moderniser l’impôt sur les sociétés

L’institution propose de prendre en compte la « présence numérique » des firmes pour mieux lutter contre l’évasion fiscale, qui se nourrit des différences entre Etats membres.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 15h29
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Le Parlement européen voudrait éviter qu’une fois de plus le projet d’uniformiser l’impôt sur les sociétés partout dans l’Union passe aux oubliettes. Mercredi 21 février, sa commission des affaires économiques et monétaires devrait, selon toute vraisemblance, adopter un rapport de l’eurodéputé Parti populaire européen Alain Lamassoure défendant ce serpent de mer bruxellois d’une « assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés » (ACCIS). L’enjeu ? Adapter la fiscalité des entreprises à la réalité du numérique pour mieux lutter contre l’évasion fiscale, qui se nourrit des différences entre Etats membres.
L’idée de standardiser à l’échelle européenne le calcul de l’assiette de l’impôt sur les sociétés et la manière de consolider les profits (ou les pertes) des filiales d’une multinationale date d’il y a plusieurs décennies. Dès 1975, la Commission avait proposé une première directive « visant l’harmonisation des régimes d’imposition des sociétés et de l’impôt sur les dividendes retenu à la source ».
A l’époque, il s’agissait surtout d’accompagner le développement du marché intérieur en simplifiant la vie des entreprises transnationales. Mais, comme souvent sur ces sujets relevant directement de leur souveraineté, les pays avaient bloqué le projet au Conseil européen, et il avait été définitivement jeté aux oubliettes en 1990. La Commission n’a retenté sa chance qu’en 2011, avec une nouvelle proposition. Le même scénario s’est répété : le projet a été bloqué au Conseil.

Ressortir la directive ACCIS
Mais, à partir de la fin de l’année 2014, les scandales « LuxLeaks », « Panama Papers », ou « Bahamas Leaks » ont montré, comme jamais auparavant, l’ampleur des pratiques d’évasion et de fraude fiscales, et ont encouragé Bruxelles à ressortir la directive ACCIS du réfrigérateur. Fin 2016, le commissaire à l’économie Pierre Moscovici a présenté deux directives, l’une concernant l’assiette, l’autre la consolidation des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Réduction des surfaces, arrivée de nouvelles enseignes… Les distributeurs ne s’avouent pas vaincus.
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Sauver les hypermarchés, le grand chantier de la grande distribution

Réduction des surfaces, arrivée de nouvelles enseignes… Les distributeurs ne s’avouent pas vaincus.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 10h30
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

L’hypermarché a-t-il encore un avenir en France ? A en croire les distributeurs, ce modèle de grande surface, cannibalisé par les magasins de proximité, la distribution spécialisée et Internet, n’est pas mort. Ce mode de consommation dit du « tout-sous-le-même-toit » reste en croissance dans les pays en développement, mais semble moins pertinent dans les économies développées, où les clients sans enfants ou âgés préfèrent les magasins proches de chez eux.
« Ce concept de distribution de masse, né dans les “trente glorieuses” et pensé dans le but d’écouler la marchandise, n’est plus adapté au contexte sociétal de démassification », estime Philippe Moati, coprésident de l’Observatoire société et consommation (ObSoCo). D’autant qu’il est baigné dans « un environnement de révolution numérique ». 
Par sa taille, l’hypermarché continue à vouloir séduire tous azimuts, alors même que des « concepts de précision ont proliféré, comme des formats de magasin plus petits, du hard-discount, des magasins bio. L’hypermarché perd des clients de toutes parts », ajoute M. Moati. Et surtout dans ses rayons non alimentaires. « Peu de gens achètent leur télévision ou leur machine à laver dans un hypermarché. Les ventes sont en chute libre », constate le dirigeant d’un groupe de distribution. Mais « l’hypermarché recèle toujours une grande valeur », a assuré Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour, le 23 janvier.
Réduction de la taille des magasins

Les distributeurs ne s’avouent donc pas vaincus et explorent les moyens de relancer le modèle. A commencer par une réduction de la taille des magasins, dont certains font plus de 24 000 m². Carrefour a l’intention de se séparer d’au moins 100 000 m2 d’ici à 2020. Ils seront, au cas par cas, réaffectés à la préparation de commandes par Internet, transformés en Promocash – l’enseigne du groupe destinée aux professionnels –, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Lundi, l’Eurogroupe choisit le futur vice-président de la Banque centrale européenne. C’est le premier des quatre postes-clés qui se libéreront à la tête de l’institution ces deux prochaines années, dont celui de son président, Mario Draghi.
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Le jeu de chaises musicales à la tête de la BCE est ouvert

Lundi, l’Eurogroupe choisit le futur vice-président de la Banque centrale européenne. C’est le premier des quatre postes-clés qui se libéreront à la tête de l’institution ces deux prochaines années, dont celui de son président, Mario Draghi.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 15h31
    |

            Marie Charrel et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Peu de citoyens européens le mesurent, et pourtant, cette nomination aura une influence déterminante sur leur vie, comme sur les politiques économiques menées ces prochaines années au sein de l’union monétaire. Lundi 19 février, les ministres des finances de la zone euro devaient choisir le futur vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), en remplacement du Portugais Vitor Constâncio, dont le mandat arrive à échéance en mai. L’Espagnol Luis de Guindos, actuel ministre des finances du gouvernement Rajoy, partait favori. La décision finale sera prise par les chefs d’Etat, probablement lors du conseil des 22 et 23 mars – ils devraient se contenter d’entériner la recommandation de leurs ministres.
D’ici à 2020, pas moins de quatre des six membres du directoire, l’organe exécutif de la BCE, seront remplacés. Y compris son président, Mario Draghi, fin 2019. Selon les traités, le seul critère de sélection des candidats est leur « autorité et expérience professionnelle dans le domaine monétaire ou bancaire ». Mais, dans les faits, le choix est le résultat d’un marchandage politique complexe, où la nationalité entre en jeu, tout comme l’équilibre entre les différentes sensibilités, ainsi qu’entre le nord et le sud de la zone euro. Naturellement, chaque capitale avance ses pions pour gagner en influence. La nomination du vice-président est donc cruciale, car elle déterminera en partie toutes les autres.

M. de Guindos convoite le poste depuis « au moins un an », assure un décideur européen. Il y tient d’autant plus qu’il a déjà essuyé un cuisant échec : il s’était positionné pour la présidence de l’Eurogroupe, en 2015, mais le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem avait finalement été renouvelé. Membre du Parti conservateur, ministre des finances de son pays depuis fin 2011, M. de Guindos jouit d’une bonne reconnaissance à Bruxelles, où on le crédite du redressement de l’Espagne. Avec le premier ministre, Mariano...




                        

                        


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Economie des sports d’hiver : grâce aux Alpes du Nord, la France tutoie les sommets

Avec l’un des meilleurs niveaux d’infrastructures en Europe, la France compte 325 stations de ski, dont deux figurent parmi les trois plus visitées au monde.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 10h47
    |

                            Maxime Mainguet et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La filiale de Casino est entrée en négociations exclusives avec le site de vente en ligne de chaussures.
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Monoprix veut acquérir Sarenza

La filiale de Casino est entrée en négociations exclusives avec le site de vente en ligne de chaussures.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 09h48
    |

                            Juliette Garnier








                        


Groupe Casino a annoncé lundi 19 février que sa filiale Monoprix est entrée en négociations exclusives en vue d’acquérir Sarenza le site français de vente en ligne de chaussures. L’opération, dont le montant n’a pas été révélé, doit permettre à l’enseigne de supermarchés situés en centre-ville de « compléter son offre » et de se renforcer dans la vente en ligne, a précisé le distributeur dans un communiqué.
« Après l’accord conclu avec Ocado en novembre dernier qui renforce notre positionnement leader sur les livraisons de produits alimentaires, Monoprix, avec Sarenza, se positionnera comme un acteur majeur de l’e-commerce non-alimentaire », précise Régis Schultz, président de Monoprix, dans ce communiqué.
Concurrence ravivée
Depuis plusieurs mois, Sarenza cherchait un nouveau partenaire financier. Détenu par Stéphane Treppoz, son président, et Hélène Boulet-Supau, directrice générale, aux côtés du fonds HLD, groupe d’investisseurs emmenés par Jean-Bernard Lafonta, et BPI France, le site a mené plusieurs levées de fonds depuis sa création en 2005. Il revendique « un chiffre d’affaires [avant retours des commandes] de 250 millions d’euros » sur son dernier exercice. Le site aux 40 000 modèles est connu pour proposer à ses clients un retour gratuit des chaussures qui ne leur conviennent pas dans un « délai de cent jours » et de se faire rembourser en cash sous 48 heures.
Sarenza rejoindrait le giron de Monoprix, enseigne de 800 magasins dont le chiffre d’affaires a atteint 5 milliards d’euros en 2017. Réputé pour son offre de mode, le distributeur réalise environ 10 % de son activité grâce à la vente en ligne.
Ce projet d’acquisition intervient quelques semaines après le rachat de l’enseigne André, filiale du groupe Vivarte, par le site d’e-commerce Spartoo. La concurrence sur le marché français de la vente en ligne de chaussures est aussi ravivée par l’offensive de l’allemand Zalando dans l’Hexagone. Après avoir conquis les pays germanophones, le site berlinois de vente en ligne de chaussures et de mode (4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017) a ouvert en mars un entrepôt de 23 000 m² à Sénart (Seine-et-Marne) pour raccourcir ces délais de livraison en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ SEB, le leadeur mondial du petit électroménager, a fait le pari qu’un produit ­facilement réparable serait un facteur de fidélisation de ses clients et propose la réparabilité de ses produits pendant dix ans.
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Contre l’obsolescence programmée, un permis de durer


                      SEB, le leadeur mondial du petit électroménager, a fait le pari qu’un produit ­facilement réparable serait un facteur de fidélisation de ses clients et propose la réparabilité de ses produits pendant dix ans.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 08h18
    |

            Catherine Rollot








                              

                        

Et si le sauveur de l’électroménager fatigué se trouvait dans les 15 000 m2 d’un hangar de Franche-Comté ? Depuis 2016, le groupe SEB stocke là, dans la petite commune de Faucogney-et-la Mer (Haute-Saône), six millions de pièces ­détachées pour tenir son engagement de « répara­bilité » durant dix ans de 95 % des produits de ses six marques phares (Moulinex, Tefal, Calor, SEB, Krups, Rowenta). Le groupe bourguignon, leadeur mondial du petit électroménager, a réorienté sa stratégie en 2008, faisant le pari qu’un produit ­facilement réparable serait un facteur de fidélisation de ses clients.
Mais avant d’en arriver là, l’entreprise a mené pendant plus de huit ans sa révolution « industrielle », de la conception des produits à la remise à plat du service après-vente. « Notre motivation de ­départ était de diminuer le taux de retour des produits encore sous garantie et de mieux connaître les parties défaillantes pour améliorer les fabrications futures, reconnaît Alain Pautrot, vice-président satisfaction consommateurs du groupe SEB. Cet intérêt économique s’est transformé au fil du temps en une vraie politique de responsabilité sociale et environnementale. »

Pour être réparables, robots, centrales vapeur et autres cafetières électriques doivent être faciles à démonter et à remonter. Les pièces détachées accessibles et remplaçables à coût réduit. Ce cahier des charges fait aujourd’hui partie du quotidien de l’équipe d’ingénieurs qui planchent sur les nouveaux produits. Adieu les pièces soudées, bonjour les clipsables, abandonnés les gros éléments d’usinage, place aux composants plus petits indépendants les uns des autres, plus aisés à remplacer.
Lire la notice, vérifier ses branchements…
« Il a fallu aussi travailler sur la constitution d’un stock de pièces détachées de 40 000 réfé­rences », explique Alain Pautrot. Pour que le coût de la réparation reste acceptable pour le consommateur, le champion...




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ La réforme fiscale américaine inquiète le gouvernement et certains patrons français. Pour y répondre, la France joue la carte européenne, relève le journaliste Jean-Michel Bezat dans sa chronique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/02/2018
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« Une vague géante de dollars menace d’engloutir de grandes sociétés françaises »

La réforme fiscale américaine inquiète le gouvernement et certains patrons français. Pour y répondre, la France joue la carte européenne, relève le journaliste Jean-Michel Bezat dans sa chronique.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 14h36
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            
Chronique. Alerte au tsunami ! Soulevée par le big bang fiscal de Donald Trump, une vague géante de dollars menace d’engloutir de grandes sociétés françaises. La loi adoptée en décembre 2017 au Congrès prévoit une baisse de 35 % à 21 % du taux de l’impôt sur les sociétés, avec l’objectif de doper une économie déjà très vigoureuse. Elle recèle aussi un joli cadeau aux entreprises sous la forme d’une quasi-amnistie fiscale ouvrant la voie au rapatriement de 3 000 milliards de dollars (2 400 milliards d’euros) qui dormaient bien au chaud dans des pays accommodants ou des paradis fiscaux. Une manne pour les actionnaires, plus de capitaux à investir, un peu de grain à moudre pour les salariés…

Et un sujet d’inquiétude pour le gouvernement et certains patrons français. « La réforme de Trump est un outil de conquête de nos entreprises », tranche Laurent Burelle, président de l’Association française des entreprises privées, puissant lobby des 100 plus grandes sociétés tricolores. « Les industriels américains ont un moral d’acier et vont investir tous azimuts », renchérit le PDG de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire. Le patron de Total, Patrick Pouyanné, s’attend à une accélération des fusions-acquisitions. Leur nombre a explosé fin 2017, les entreprises et les fonds bourrés de billets verts anticipant le plan fiscal et l’inévitable remontée des taux d’intérêt.
Si la déclinaison fiscale de l’« America first » de Trump se traduisait par le déferlement d’« America Inc. » en Europe, ce mouvement venu de l’ouest prendrait le Vieux Continent en tenaille. Car la Chine opère une percée par l’est à coups d’acquisitions de sociétés européennes et d’infrastructures (routes, ports, centrales, voies ferrées…) financées par Pékin, dès lors qu’elles s’inscrivent dans les « nouvelles routes de la soie » ouvertes entre la Chine et l’Europe par le président Xi Jinping.
Montagne de cash
Reste à savoir comment les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La marque de luxe a signé un partenariat avec cette plate-forme de vente en ligne spécialisée dans la mode. Au passage, elle a pris une participation minoritaire.
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Chanel entre au capital du britannique Farfetch

La marque de luxe a signé un partenariat avec cette plate-forme de vente en ligne spécialisée dans la mode. Au passage, elle a pris une participation minoritaire.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 01h15
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 06h39
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Chanel n’est pas à un paradoxe près. Cette maison qui refuse de vendre ses collections sur Internet a annoncé, lundi 19 février, avoir signé un contrat de cinq ans avec Farfetch. La plate-forme de vente en ligne spécialisée dans la mode va créer « un éventail de services digitaux » afin de proposer « de nouvelles expériences et des services personnalisés » aux clients qui fréquentent les 190 boutiques Chanel dans le monde, précisent les deux firmes, dans un communiqué.
Au passage, la marque détenue par la famille Wertheimer entre au capital de Farfetch. « Avec une participation minoritaire », fait valoir Bruno Pavlovsky, président des activités mode de Chanel, sans en dévoiler le montant.
La marque de luxe rejoint ainsi un groupe d’investisseurs attirés par le succès de la plate-forme fondée par le Portugais José Neves voilà dix ans. Les chiffres du secteur l’expliquent. « La vente en ligne de produits de luxe devrait capter a minima 12 % du marché à l’horizon 2020, contre un peu plus de 8 % aujourd’hui », explique Celia Friedman, associée du cabinet de conseil Oliver Wyman et spécialiste du secteur du luxe. Farfetch en est l’un des leaders. Le site s’est imposé comme circuit de vente pour 800 marques de mode ; il livre dans 190 pays à travers le monde. En 2016, ses ventes ont progressé de 74 %, pour atteindre un volume d’affaires de 800 millions de dollars (près de 645 millions d’euros). « En 2017, la croissance a été supérieure à 60 % », a précisé au Monde M. Neves, le directeur général, lors d’un entretien à Paris, au siège de Chanel.

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                Les actionnaires de Chanel ont vu leurs dividendes doubler en 2016



Le site profite à plein de l’envolée des ventes, notamment en Asie. Après avoir levé 110 millions de dollars en 2016, il a signé en juin un partenariat avec le groupe américain Condé Nast, éditeur des magazines Vogue et Vanity Fair. Le même mois, il a accueilli le chinois JD. com à son capital. Le géant de la vente en ligne en Chine, numéro deux du marché derrière Alibaba, lui a apporté 397 millions de dollars.
« Une alternative à Amazon »
L’entrée de Chanel au capital de Farfetch intervient alors que les marchés financiers parient sur la prochaine introduction du site en Bourse, à New York, au cours de l’automne. Un projet que M. Neves « refuse de commenter ». D’après la presse anglo-saxonne, la valorisation de Farfetch pourrait alors atteindre 5 milliards de dollars.
Un tel projet serait alors comparé au parcours boursier de Yoox Net-A-Porter. Le 22 janvier, Richemont, numéro deux mondial du luxe, a lancé une OPA sur ce grand rival de Farfetch, né de la fusion en 2015 de l’italien Yoox et du site Net-A-Porter. Le propriétaire de Cartier détient déjà 50 % du capital du site. Son offre le valorise à 5,1 milliards d’euros.
Aux yeux des marques de luxe, Farfetch et Yoox Net-A-Porter ont tout pour plaire. Tous deux ont « le mérite d’être une alternative à Amazon », note Mme Friedman. Le géant américain n’a jamais caché ses ambitions sur le marché de la mode. Mais sa force de frappe – en 2017, il a généré 178 milliards de dollars de chiffre d’affaires – et son image bas de gamme de supermarché en ligne inquiètent les LVMH, Kering et autres grands noms du luxe. Car la « vente sur les places de marché présente des risques pour les marques de luxe quant au respect de leur image et de leur prix de vente », explique-t-elle. A contrario, la présentation haut de gamme de Farfetch, analogue à celle d’un magazine de mode, attire. Burberry a ainsi annoncé, jeudi 15 février, intégrer la plate-forme de vente. La marque londonienne espère ainsi mieux toucher les trentenaires.
« Mieux se connecter à ses clients »
A sa manière, Chanel nourrit le même espoir. Sans toutefois vendre ses collections sur la plate-forme de Londres, la marque de la rue Cambon va demander aux ingénieurs de Farfetch d’imaginer des applications « pour mieux se connecter à ses clients et créer du trafic dans les boutiques », explique le président des activités mode de Chanel. Dès leur entrée en boutique, les clients de la marque qui auront téléchargé l’appli pourront être identifiés par les vendeuses et bénéficier d’un service sur-mesure en fonction de leur historique d’achats, leurs goûts, leur taille ou leur pointure. En filigrane, l’objectif est bien d’atteindre la génération de ces trentenaires hyperconnectés, à commencer par les Asiatiques fortunés qui raffolent de la mode.

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                Burberry tourne la page Christopher Bailey



Toutefois, il ne faudrait pas y voir les prémices d’un lancement de la vente en ligne au sein de la maison de couture. « Chanel ne vend pas en ligne. Et ne souhaite pas demain vendre en ligne », assure M. Pavlovsky. La marque, dont les ventes mondiales sont estimées à 4,8 milliards d’euros, écoule en ligne rouges à lèvres et parfums sur la boutique Chanel.com et sur les sites des enseignes de parfumerie, type Sephora, et diffuse également ses lunettes sur la Toile.
Mais elle refuse toujours de vendre en ligne ses robes, tailleurs et vestes dessinés par Karl Lagerfeld. « Le moteur de Chanel, c’est la création. Nos clients découvrent nos collections en magasin », résume M. Pavlovsky. Sa stratégie numérique devrait notamment être visible dans le futur temple que la marque ouvrira à l’angle de la rue Cambon et de la rue Saint-Honoré, à Paris. Son inauguration est prévue en septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La France dépense chaque année 10 milliards d’euros d’argent public d’aide à l’innovation. Le nombre de dispositifs a doublé en quinze ans et s’y retrouver relève du parcours du combattant.
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Les start-up dans le maquis des aides à l’innovation

La France dépense chaque année 10 milliards d’euros d’argent public d’aide à l’innovation. Le nombre de dispositifs a doublé en quinze ans et s’y retrouver relève du parcours du combattant.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h13
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

La trentaine à peine, Gonzague Gridel fait déjà le tour des plateaux télé pour présenter sa start-up, MIP Robotics, et ses robots industriels. Il y a trois ans, ce diplômé de l’Edhec, une grande école de commerce française, a quitté un confortable emploi de cadre au Crédit mutuel pour se lancer dans l’entrepreneuriat. « J’avais rencontré un ingénieur qui voulait lancer des robots à bas coûts pour les PME », explique l’entrepreneur en herbe. Trois ans plus tard, le rêve est devenu réalité. Conçus dans son atelier de production à Bagnolet, ses robots à moins de 10 000 euros fabriqués pour automatiser les tâches répétitives ont déjà conquis leurs premiers clients.
Si Gonzague Gridel a pu se lancer, c’est d’abord grâce au formidable millefeuille d’aides à l’innovation disponible dans l’Hexagone. Très rapidement, les deux compères lèvent 340 000 euros d’argent public avant de boucler un premier tour de table auprès d’investisseurs privés. « L’argent, c’est le nerf de la guerre pour recruter ses premiers salariés », affirme le patron de MIP Robotics. Merci l’Etat !
Faire émerger des Elon Musk tricolores
Prêts, subventions, avances remboursables, bourses à l’innovation, prises de participation, avantages fiscaux, la France dépense chaque année 10 milliards d’euros d’argent public en la matière, soit un demi-point de PIB. Aux yeux du gouvernement, l’innovation est cruciale pour maintenir la compétitivité des entreprises françaises dans la mondialisation. Dans l’esprit du président, Emmanuel Macron, les start-up, synonymes de rupture technologique, doivent renouveler les vieilles industries françaises en perte de vitesse.
C’est dans ce contexte que le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a annoncé, le 15 janvier, la création d’un nouveau fonds consacré à l’innovation et doté d’un capital de 10 milliards, qui permettra d’injecter chaque année 260 millions d’euros de subventions dans les « innovations de rupture »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Créés en 1949, les instituts Fraunhofer, qui ont pour mission la recherche appliquée et pour clients principaux les entreprises d’une région, sont moins performants pour l’innovation rapide et de rupture portée par le numérique.
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Fraunhofer, le succès du modèle allemand et ses limites

Créés en 1949, les instituts Fraunhofer, qui ont pour mission la recherche appliquée et pour clients principaux les entreprises d’une région, sont moins performants pour l’innovation rapide et de rupture portée par le numérique.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h12
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

C’est une des clés pour comprendre la compétitivité de l’industrie allemande et le succès à l’export de ses entreprises de taille moyenne, ancrées dans leur territoire, le fameux Mittelstand : les instituts Fraunhofer.
Créés en 1949, ces centres ont pour mission la recherche appliquée et pour clients principaux les entreprises d’une région. L’idée est de d’appliquer la recherche fondamentale produite par les universités et les autres instituts de recherche à des innovations adaptées au marché.
Au total, 69 instituts sont répartis sur le territoire allemand. Quelque 25 000 salariés, essentiellement des ingénieurs et des diplômés en sciences naturelles, y travaillent. La société Fraunhofer, qui chapeaute l’ensemble, est la plus grande organisation consacrée à la recherche appliquée d’Europe. Son nom vient du physicien et opticien allemand Joseph von Fraunhofer (1787-1826), connu pour avoir été à la fois chercheur, inventeur et entrepreneur.

Les instituts Fraunhofer se distinguent des autres instituts de recherche par le fait que les travaux y sont conduits principalement par contrat et orientés vers le résultat. Sur les 2,1 milliards d’euros de budget total, 74 % proviennent de contrats de recherche passés avec l’industrie (37 %) et des collectivités locales, l’Etat fédéral et la Commission européenne.
Exception notable de SAP
« Les instituts développent des techniques, des produits ou des installations, parfois jusqu’à leur viabilité commerciale », explique Thomas Eck, de la société Fraunhofer. Le reste (26 %) est assuré par l’Etat fédéral et les Länder, pour financer des recherches de plus long terme. Chaque institut bénéficie d’un haut degré de responsabilité sur sa spécialité de recherche et pour obtenir des contrats locaux. Ce système est un des facteurs qui a permis historiquement au Mittelstand de conserver sa souplesse et son avance technologique sur des secteurs de niche.
Fraunhofer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Pour relancer la croissance après la crise de 2008, Nicolas Sarkozy a fait pleuvoir 35 milliards d’euros sur l’économie française afin d’irriguer les universités, les centres de recherche et les PME. Pour quels effets ?
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Recherche et innovation : heur et malheur du grand emprunt

Pour relancer la croissance après la crise de 2008, Nicolas Sarkozy a fait pleuvoir 35 milliards d’euros sur l’économie française afin d’irriguer les universités, les centres de recherche et les PME. Pour quels effets ?



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h06
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Que reste-t-il du « grand emprunt », cette politique massive d’investissements mise en œuvre par Nicolas Sarkozy ? Pour relancer la croissance après la crise de 2008, l’ancien chef de l’Etat a fait pleuvoir 35 milliards d’euros sur l’économie française afin d’irriguer les universités, les centres de recherche et les PME. Au cœur du réacteur : la recherche et l’innovation.
Quatre ans après, Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre de François Hollande, décidait d’une rallonge de 12 milliards d’euros. Entre-temps, le grand emprunt était rebaptisé « programme d’investissements d’avenir » (PIA). En 2016, une troisième enveloppe de 10 milliards d’euros était attribuée.

Difficile de dire précisément quels ont été les effets réels de cette politique sur l’économie. Mais le chiffre total de 57 milliards d’euros investis ne reflète pas les sommes engagées dans les projets. Une grande partie des fonds est placée, et ce sont uniquement les intérêts qui ont financé les projets. A l’image de l’enseignement supérieur et de la recherche, censé avoir absorbé « 50 % du PIA », comme le précisait un rapport de France Stratégie de mars 2016.
« Placées à 2 %, les dotations en capital du PIA ne rapportaient pas grand-chose », précise l’économiste Elie Cohen, qui fit partie d’un comité d’évaluation du PIA. « L’idée de ces fonds était de transformer les universités en unités de recherche et d’accélérer le transfert de la connaissance issue du public vers le privé, à travers les instituts de recherche technologique ou les instituts hospitalo-universitaires », complète le directeur de recherche au CNRS.
Raté magistral
Dans ce domaine, il se montre déçu par les résultats des « initiatives d’excellence (IDEX) ». Ces grands projets devaient réunir des grandes écoles, comme Polytechnique ou Normale Sup, et des universités sous un même étendard. « Je pensais qu’on...




                        

                        

