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Comment le pouvoir d’achat est-il calculé ?

Alors que le gouvernement avait promis une hausse du pouvoir d’achat, la hausse de la CSG ou du tabac donnent une impression contraire à l’opinion.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h36
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Pour le gouvernement, le pouvoir d’achat augmentera en 2018 sous l’effet de baisses de cotisations salariales et d’impôts. L’opposition estime au contraire qu’il va diminuer en raison de la hausse de la CSG, du diesel et du tabac. S’il est difficile de trancher de manière définitive tant les paramètres sont nombreux et dépendant de la situation de chacun, le débat remet en lumière la notion complexe de « pouvoir d’achat ». Quels critères sont-ils utilisés pour mesurer sont évolution ?

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                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures qui affectent votre pouvoir d’achat



A priori, l’équation est simple : le pouvoir d’achat, c’est la quantité de biens et services que l’on peut consommer avec l’argent dont on dispose. Il dépend donc de deux facteurs :
le revenu disponible, qui peut être augmenté ou baissé par des mesures fiscales ;le niveau des prix, qui évolue aussi dans le temps (inflation ou déflation).
Mais ces indicateurs présentent des biais de calcul ou de perception, comme le montrent les explications de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE).

        Lire aussi :
         

                Pouvoir d’achat : comment les prix ont-ils évolué sur les produits de la vie courante ?



Comment mesurer l’argent dont on dispose ?
Le revenu brut disponible (RBD) correspond :
aux salaires ou revenus d’activité et du patrimoine (intérêts, dividendes) ;auxquels s’ajoutent les prestations sociales (retraites, indemnités chômage, allocations familiales) ;dont on déduit les cotisations sociales et les impôts directs : CSG, CRDS, taxe d’habitation, impôt sur le revenu.
Dans les grandes lignes, il s’agit du flux d’argent qui arrive chaque mois sur le compte courant des ménages. Mais cet indicateur a été créé pour la comptabilité nationale, afin de mesurer le produit intérieur brut (PIB) du pays, et ne correspond pas entièrement à la comptabilité des individus, ce qui aboutit à des décalages de perception.
Les limites de cet indicateur
Les évolutions démographiques. Le revenu brut disponible est calculé sur l’ensemble des ménages. Mais la population est en hausse et le nombre de ménages s’accroît encore plus rapidement, par la tendance générale à la décohabitation, ce qui réduit la part du gâteau. Il est plus intéressant d’étudier le niveau de vie, qui est le revenu par « unité de consommation », calculée selon la composition du ménage : une personne seule correspond à une unité, la deuxième à 0,5 et un enfant à 0,3.
Les revenus et loyers « imputés ». Un locataire qui verse un loyer à son propriétaire fait circuler de l’argent décompté dans le PIB. Mais pour les propriétaires qui occupent leur propre logement, un loyer fictif est simulé dans le revenu brut disponible. Il s’agit d’un « revenu imputé ». C’est aussi le cas pour les assurances ou les services d’intermédiation financière des banques. Au total, cela constitue 16 % du revenu brut disponible des ménages, selon une étude de l’Insee sur le pouvoir d’achat datant de 2007. En revanche, comme ces revenus imputés évoluent en même temps que le reste des prix, ils n’ont pas une influence considérable sur le pouvoir d’achat.
Les emprunts immobiliers. En comptabilité nationale, l’achat d’un logement n’est pas considéré comme une dépense courante mais comme un investissement. Dans le revenu brut disponible, le remboursement du capital d’un emprunt immobilier n’est pas compté, puisqu’il contribue à constituer un patrimoine, alors que les intérêts des emprunts, eux, sont considérés comme des dépenses. Pour un ménage, il s’agit pourtant d’une somme globale qui constitue une charge mensuelle importante et non évitable.
Les prestations gratuites. Certains services gratuits ou en nature ne sont pas intégrés dans le revenu brut des ménages, par exemple l’éducation – qui pourrait être payante dans un autre pays. Ils sont pris en compte dans un autre indicateur, le revenu disponible ajusté, moins souvent utilisé.
Comment savoir combien on dépense ?
L’indice des prix à la consommation (IPC) est publié par l’Insee, qui relève chaque mois les prix de 160 000 produits sur tout le territoire et ajoute 40 000 tarifs de services (transport, énergie…) collectés auprès d’organismes régionaux ou nationaux. Il tient compte des soldes et promotions. Le calcul est réalisé en suivant une méthode internationale et la répartition par poste de dépenses (alimentation, services…) est actualisée chaque année.
L’IPC, qui mesure l’inflation, sert de base pour revaloriser les pensions alimentaires, le SMIC, les retraites ou les loyers.
Les limites de cet indicateur
Des profils hétérogènes. Le « panier de produits » choisi par l’Insee constitue une moyenne, qui peut fortement varier selon le niveau socio-économique et les habitudes de consommation : étudiants, couples ou retraités, urbains ou ruraux, automobilistes ou non, propriétaires ou locataires, fumeur ou non-fumeur… Les études du Crédoc montrent bien la diversité des types de consommateurs.
L’Insee a créé en 2007 un indice personnalisable en fonction des postes de dépenses (avec ou sans voiture, selon le mode de chauffage…) et publie un indice des prix avec ou sans tabac.
La sous-estimation du logement. L’achat d’un logement étant considéré comme un investissement, il n’entre pas dans l’indice des prix. Seuls les loyers des locataires y sont intégrés, ce qui réduit artificiellement le poids de ce poste à 6 % dans le panier de l’Insee – un chiffre bien loin de la réalité perçue par les ménages, pour qui le logement constitue souvent la première dépense.
Les biais de perception. Les consommateurs remarquent davantage la hausse des prix de produits qu’ils achètent fréquemment, comme l’alimentation, les cigarettes, l’essence, ou de certains achats comme les fournitures scolaires, qui ont une portée symbolique. Les soldes, promotions ou offres low cost peuvent aussi brouiller le « vrai prix » des objets et services.
L’effet qualité. Des produits récents plus sophistiqués remplacent en permanence leur équivalent ancien, en faisant augmenter les prix. Cette montée en gamme imposée aux consommateurs peut expliquer 0,3 % de la hausse des prix, selon une étude de l’Insee de 2004.
Les dépenses contraintes. Une grande partie des dépenses (remboursement de crédits, chauffage, télécoms, banques et assurance…) ne sont pas renégociables à court terme : elles sont « préengagées » ou contraintes. Ces dépenses, qui ont doublé en cinquante ans, représentent désormais plus d’un tiers du budget des ménages. Le reste correspond au pouvoir d’achat « arbitrable », c’est-à-dire les dépenses sur lesquelles les consommateurs ont le sentiment de prendre des décisions.


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Les dépenses "pré-engagées" (loyer, chauffage, télécom, banque) ont plus que doublé en soixante ans
Part des revenus consacrés à des dépenses peu négociables à court terme (abonnement, facture mensuelle) dans le revenu brut disponible des ménages français depuis 1959

Source : Insee



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Pouvoir d’achat et inégalités sociales
Les décisions du gouvernement Philippe affectent le revenu disponible des ménages, par la fiscalité directe (hausse de la CSG, réforme de l’impôt sur la fortune, taxe d’habitation), les niveaux de cotisations et prestations sociales (comme les aides au logement ou allocations familiales) ou la fiscalité indirecte sur certains produits très taxés, comme le tabac ou l’essence.
Une hausse du prix du tabac, ou la baisse de 5 euros des aides au logement, peuvent avoir des effets très importants en termes de perte ressentie de pouvoir d’achat pour les ménages les plus modestes, comme les bénéficiaires des minima sociaux, qui consacraient 42 % de leurs revenus à des dépenses contraintes en 2012 (contre 34 % en moyenne nationale), selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

        Lire aussi :
         

                Comment la hausse du prix du tabac pèse sur les prévisions de pouvoir d’achat






                            


                        

                        


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<filnamedate="20180219"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180219"><AAMMJJHH="2018021919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Les mécanismes d’apprentissage sont décrits de plus en plus finement par les sciences. Comment transposer ces enseignements  dans les classes ? C’est l’un des objectifs assignés au Conseil scientifique de l’éducation nationale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les sciences cognitives à l’épreuve de la classe

Les mécanismes d’apprentissage sont décrits de plus en plus finement par les sciences. Comment transposer ces enseignements  dans les classes ? C’est l’un des objectifs assignés au Conseil scientifique de l’éducation nationale.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h19
    |

            Hervé Morin, 
Nathaniel Herzberg et 
David Larousserie








                        



                                


                            
On se frotte à la complexité : passer du laboratoire à la salle de classe est une épreuve absolument redoutable pour le chercheur. » Ce constat sans fard a été dressé par Stanislas Dehaene, professeur de psychologie expérimentale au Collège de France, le 1er février, lors du premier colloque du Conseil scientifique de l’éducation nationale, qu’il préside. Ce conseil consultatif, installé début janvier par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a pour objectif de faire des recommandations « pour aider notre institution et les professeurs à mieux saisir les mécanismes d’apprentissage des élèves et ainsi mieux ­répondre à la diversité de leurs profils », a indiqué celui-ci. « Les travaux du Conseil doivent nous permettre de dépasser des clivages qui ont pu parfois paralyser l’école », a aussi souhaité le ministre.
Cette nouvelle instance a suscité des réactions contrastées. La forte présence de neuroscientifiques en son sein (6 sur 21) a parfois pu être interprétée comme une manifestation de l’impérialisme des sciences « dures » dans le champ très ­diversifié des disciplines concourant à la pédagogie : didactique, psychologie du développement, sociologie, etc. Le premier colloque du Conseil a plutôt été une démonstration de modestie, ­notamment de la part des neurosciences, tant il en ressortait que, du laboratoire à la classe, le chemin pouvait être semé d’embûches. De leur côté, le ­député (LRM) et mathématicien Cédric Villani et l’inspecteur général de l’éducation nationale Charles Torossian ont avancé des propositions plus ­générales, lundi 12 février, pour redresser le niveau en mathématiques des jeunes Français, en chute libre dans les classements internationaux. Ces dernières ont suscité elles aussi des questions sur leur application dans le système scolaire hexagonal.

Stanislas Dehaene le reconnaît lui-même : si l’imagerie est un outil précieux pour décrypter les mécanismes fins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Pour Esther Duflo, professeur au MIT, ce qui « marche en laboratoire ne marche pas forcément sur le terrain ». Mais se priver des sciences cognitives « serait une énorme perte ».
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Education : « Très peu d’expériences sont réalisées en France »

Pour Esther Duflo, professeur au MIT, ce qui « marche en laboratoire ne marche pas forcément sur le terrain ». Mais se priver des sciences cognitives « serait une énorme perte ».



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h18
    |

                            Florence Rosier (propos recueillis par)








                        



                                


                            
Esther Duflo est professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Etats-Unis), où elle occupe la chaire « Abdul Latif Jameel » sur la réduction de la pauvreté et l’économie du développement. De 2000 à 2015, elle a piloté une expérimentation pédagogique inédite en Inde : elle a montré comment un programme de soutien scolaire pouvait rester efficace, même une fois déployé à très grande échelle.
Vous avez coordonné la généralisation d’un programme de soutien scolaire en Inde. De quoi s’agit-il ?
Cette aventure est née d’une initiative de terrain. En 2000, une ONG indienne militant pour les droits des enfants défavorisés, Pratham, est venue nous trouver. En Inde, presque tous les enfants sont scolarisés, mais ils apprennent très peu de choses. Cette ONG avait déjà mis au point un programme de remédiation fondé sur des outils interactifs, pour une remise à niveau des compétences de lecture et de maths. Dans ce programme, les enfants sont suivis dans de petits groupes non pas de même âge mais de même niveau, par de jeunes femmes bénévoles. Ce programme, Teaching at the Right Level (TaRL), était efficace à l’échelle locale. Pratham nous a demandé de l’aider à le déployer à grande échelle.
Comment avez-vous transformé l’essai en succès ?
Une première étape a consisté à démontrer la faisabilité du programme sur 320 écoles dans deux villes et en milieu rural. Proposée hors du temps scolaire, cette intervention a été très efficace sur les enfants qui la suivaient, mais la participation n’était que de 10 %. Comment la développer au niveau du CE2/CM1 ? En 2008-2010, le programme a été introduit à très grande échelle dans le système éducatif, après l’accord de plusieurs Etats indiens et une formation des enseignants. Seul un petit groupe contrôle ne suivait pas ce soutien scolaire, dans les écoles concernées. Verdict : cela n’a pas marché ! Pourquoi ? Parce que les enseignants n’y avaient pas recours : ils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ A l’école Pablo Picasso, une classe de CM1 bénéfie d’une expérimentation qui se nourrie des sciences cognitives pour enseigner les mathématiques.
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A Nanterre, les maths dépassent les intuitions

A l’école Pablo Picasso, une classe de CM1 bénéfie d’une expérimentation qui se nourrie des sciences cognitives pour enseigner les mathématiques.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h18
    |

            Nathaniel Herzberg et 
David Larousserie








                        



                                


                            
A l’école Pablo-Picasso de Nanterre, le cours de maths commence par… du français. « Corrigez l’énoncé pour le rendre plus clair », invite Calliste Scheibling-Sève, la maîtresse du jour, devant une quinzaine d’enfants de CM1. Une particularité ­explique cette incongruité : l’école est partenaire d’une action-recherche, un dispositif impliquant des chercheurs, des formateurs et bien sûr des professeurs des écoles volontaires.
Cette expérimentation s’appelle « Rai Flex » et poursuit un triple but : ­introduire des formes nouvelles d’apprentissage nourries de connaissances en psychologie cognitive ; tester des pratiques par une méthode inspirée de la recherche biomédicale, avec groupe test (450 élèves, dont ceux de Pablo-Picasso) et groupe contrôle (450 autres élèves du secteur) et des évaluations fréquentes ; et enfin, former les enseignants à ces cours innovants, assurés ce jour-là par une étudiante en thèse à Paris-VIII. « Nous cherchons à favoriser la flexibilité cognitive, à mobiliser les capacités à changer de point de vue. Ou plus généralement, à développer l’esprit critique », résume Calliste Scheibling-Sève. Ça a l’air de déjà marcher. « C’est vrai que c’est pas clair ! », proteste une élève, sceptique devant le texte de l’énoncé.

Cette première de douze séances d’une heure vise, en maths, à acquérir la notion de proportionnalité, « pas en appliquant la recette de la règle de trois, mais en apprenant à raisonner avec », indique Calliste Scheibling-Sève. D’où cette introduction à la ­notion de « de plus » ou « fois plus », comme dans les expressions « le train bleu a deux wagons de plus que le train rouge », ou « ce paquet a trois fois plus de biscuits que celui-ci ». Le but est d’éviter la confusion « de plus = en plus = fois plus ». En sciences, un autre module aborde les notions de causalité, d’effet et de corrélation.
Résolution de mini-problèmes
La séance se déroule avec une succession de résolution...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La cours d’assise des Bouches-du-Rhône a annoncé que cette mesure visait à protéger la vie du premier repenti « à la française », Patrick Giovannoni.
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Bande du Petit Bar : le procès se tiendra à huis clos

La cours d’assise des Bouches-du-Rhône a annoncé que cette mesure visait à protéger la vie du premier repenti « à la française », Patrick Giovannoni.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h28
   





                        



   


Le procès de membres de la bande du Petit Bar se tiendra à huis clos. La cour d’assise des Bouches-du-Rhône a annoncé lundi 19 février que cette mesure avait pour but de protéger la vie du premier repenti « à la française », Patrick Giovannoni. Les membres du Petit Bar sont soupçonnés d’être impliqués, à des degrés divers, dans l’assassinat d’un ancien nationaliste corse, Antoine Nivaggioni, en 2010.
Une comparution publique de M. Giovannoni, 48 ans, dont les aveux ont fait tomber cette bande criminelle de Bastia, « serait de nature à mettre gravement sa vie en danger, au regard de la qualification des faits », a précisé le président de la cour Patrick Ramaël.
Ce procès a valeur de test pour la crédibilité de ce statut de repenti inspiré de la lutte antimafia en Italie et aux Etats-Unis. Cet ex-agent de sécurité est le numéro un d’un programme de protection et de réinsertion institué en 2014.

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          Procès du Petit Bar : les larmes du repenti corse



Refaire leur vie
En brisant la loi du silence en 2015, Giovannoni a fait tomber l’un des groupes criminels les plus emblématiques de ces dernières années en Corse. Dans le dossier, M. Giovannoni est considéré comme une petite main, ayant contribué à la logistique de l’assassinat d’Antoine Nivaggioni, commandité selon les investigations par Jacques Santoni. Le crime pourrait s’inscrire dans le cadre de la guerre des gangs opposant la bande ajaccienne au clan d’Alain Orsoni, lui aussi un ancien responsable nationaliste.
La Commission nationale de protection et de réinsertion, seule autorisée à accorder le statut de « collaborateur de justice », avait accepté, le 18 février 2015, la demande du procureur de la République de Marseille le concernant, en échange de ses aveux et accusations reçus dans plusieurs dossiers de criminalité corse, instruits par la juridiction interrégionale spécialisée. Pour assurer sa sécurité, la cour d’assises se doit impérativement de soustraire aux regards le visage de Patrick Giovannoni.

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          Le Petit Bar, une saga du banditisme corse



Comme tous les repentis, il a pu bénéficier des gros moyens prévus par la loi pour assurer sa sécurité. En échange d’une collaboration complète, l’Etat s’engage à aider les repentis à refaire leur vie à l’abri, éventuellement avec une identité d’emprunt, à la manière des services de renseignement.
Le cas Santoni disjoint
Signe que l’audience sort de l’ordinaire, le tribunal a aménagé une place spéciale dans la salle des assises pour M. Giovannoni, loin du box des accusés, « au pied de l’accusation », comme l’a souligné Me Christian de Saint-Palais, avocat de l’un des accusés, Eric Coppolani.
Présenté comme le « parrain » de la bande du Petit Bar, tétraplégique, Jacques Santoni, ne s’est pas présenté à l’audience pour raisons de santé. Son cas a été disjoint, et le procès se tiendra donc en son absence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Pour contrebalancer un système de concours qui avantage les étudiants les plus favorisés socialiement, des dispositifs ont été créés à destination des étudiants de milieux modestes. Mais ils sont encore trop peu nombreux pour changer la donne.
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Les prépas gratuites aux grandes écoles ne suffisent pas à rétablir l’égalité des chances

Pour contrebalancer un système de concours qui avantage les étudiants les plus favorisés socialiement, des dispositifs ont été créés à destination des étudiants de milieux modestes. Mais ils sont encore trop peu nombreux pour changer la donne.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 17h57
    |

                            Mégane De Amorim








                        


A l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, « on a constaté que les étudiants avaient toujours le même profil », explique Rachel Bertout, responsable de la prépa « égalité des chances » mise en place depuis neuf ans. Le même constat a été fait dans de nombreuses écoles recrutant sur concours, et notamment à l’ENA, où « lorsqu’on a commencé à faire des statistiques sur les origines sociologiques des admis, sans grande surprise, ce sont davantage des enfants de classes sociales favorisées qui réussissaient le concours », note Mejdi Jamel, coordinateur pédagogique de la classe préparatoire de l’ENA, la CP’ENA.
Dans cette prestigieuse école de la haute administration, comme à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM), à l’Ecole nationale des greffes (ENG) ou à l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP), des classes préparatoires gratuites ont été ouvertes aux élèves méritants de milieux modestes. Les critères de leur admission varient d’une prépa à l’autre, mais leur droit à une bourse du Crous est généralement pris en compte, ainsi que leur parcours scolaire et universitaire, parfois leur origine géographique (ZEP, zone rurale…), et leur réussite à un entretien oral.
Offrir un réseau et des références
Une fois admis, les étudiants sont entraînés grâce à des concours blancs, des conseils méthodologiques et, très souvent, une découverte du milieu professionnel. « La prépa de l’ENA permet aux étudiants de rencontrer des énarques, de se faire un réseau, ce qui peut être crucial pour réussir l’oral », souligne Mejdi ­Jamel.
« Les filières spéciales ouvertes par certaines grandes écoles n’ont eu aucun impact au niveau global et servent surtout d’outil de communication », tempère l’Observatoire des inégalités
L’enjeu de cette préparation, ajoute-t-il, est aussi de leur fournir « des références littéraires et intellectuelles, qui sont un facteur très fort d’inégalité ». Ce que confirme Joanne ­Girardo, ancienne élève de la prépa associative aux écoles de journalisme La Chance aux concours, qui estime que « les tests de culture générale écartent les étudiants qui sont nés dans une famille populaire et sont moins initiés à l’histoire ou aux arts anciens, par exemple ». 
Pour cette étudiante boursière de 21 ans, La Chance aux concours a été décisive dans son admission à l’Institut français de presse (IFP). « Les billets de train, les nuits d’hôtel et les frais de dossier m’ont coûté 700 euros. Si je n’avais pas été remboursée par l’association, mes parents auraient eu beaucoup de difficultés à payer », confie-t-elle.

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85 % de réussite en 2017 pour la prépa de l’ESJ
Comme Joanne Girardo, environ la moitié des étudiants passés par La Chance aux concours a intégré une école reconnue par la profession. C’est encore davantage à la prépa de l’ESJ, qui revendique 85 % de réussite en 2017. Du côté de la CP’ENA, le taux de réussite s’élève à 60 % au concours A +, et à 40 % au concours A.
Quant à l’ENM, seuls 15 % à 20 % des élèves de la prépa accèdent finalement à l’école. « Un taux de sélectivité presque identique à celui de l’ensemble des candidats, ce qui signifie que ces étudiants, qui au départ n’étaient pas censés avoir les mêmes chances que les autres, finissent par être sur un pied d’égalité avec l’ensemble des postulants », défend Olivier Leurent, directeur de l’ENM.
« Numériquement, ces classes prépa sont une goutte d’eau dans l’océan », concède Olivier Leurent, directeur de l’Ecole nationale de la magistrature
Les prépas « égalité des chances » ont prouvé une certaine efficacité et permis à des étudiants de famille modeste d’accéder à des écoles prestigieuses. Néanmoins, « les filières spéciales ouvertes par certaines grandes écoles n’ont eu aucun impact au niveau global et servent surtout d’outil de communication », selon l’Observatoire des inégalités.
En cause, notamment, le fait qu’accueillir « davantage de boursiers n’est pas nécessairement le signe d’une plus grande diversité sociale, mais possiblement le signe que la notion même de boursier s’est élargie », remarque Marc Epstein, président de La Chance aux concours. D’ailleurs, Olivier Leurent reconnaît que les 39 % de boursiers que compte la promotion de l’ENM « ne sont pas forcément issus des couches les plus défavorisées ».
Une petite minorité dans les grandes écoles
A l’ENA, ­Mejdi Jamel admet qu’« il reste toujours une marge de progression », et estime que l’école « intervient au bout d’un parcours universitaire et reproduit les inégalités déjà présentes à bac + 6, l’ENA n’étant pas une exception dans le paysage universitaire français ».
Pour atteindre une réelle égalité des chances, il faudrait élargir ces dispositifs. Car les étudiants de ces prépas ne représentent qu’une petite minorité des promotions des grandes écoles. En 2017, seuls 8 % de la promotion de l’ENM étaient passés par la classe préparatoire « égalité des chances ». « Numériquement, ces classes prépa sont une goutte d’eau dans l’océan, concède Olivier Leurent. Mais le dispositif coûte 600 000 euros à l’école, il est donc difficile de le développer davantage. »
Une autre initiative vient d’être lancée, en septembre, pour permettre une préparation gratuite aux concours de la magistrature : la création d’un master universitaire spécialisé dans le Nord-Ouest de la France. « On aimerait pouvoir dupliquer ce projet dans d’autres régions », espère déjà le directeur de l’ENM.

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Découvrez notre dossier spécial sur les concours
Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 8 février, un supplément dédié aux nombreux concours de l’enseignement supérieur, qu’il s’agisse de l’accès aux études de médecine, aux grandes écoles, et des « prépas » qui permettent de les réviser. Ses différents articles sont progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Concours.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Issu d’un milieu modeste, le jeune homme de 27 ans est été admis à l’IEP parisien par la procédure Convention éducation prioritaire. Il explique comment il a vécu son arrivée dans cette école prestigieuse.
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Karim Baldé : « Entré à Sciences Po par la CEP, j’ai su m’adapter, en gardant mon originalité »

Issu d’un milieu modeste, le jeune homme de 27 ans est été admis à l’IEP parisien par la procédure Convention éducation prioritaire. Il explique comment il a vécu son arrivée dans cette école prestigieuse.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 17h44
    |

                            Isabelle Maradan








                        



   


« Mon lycée entrait dans le dispositif ­Convention éducation prioritaire (CEP) de Sciences Po en 2016. C’est là que j’ai entendu parler de l’école pour la première fois. J’étais en terminale ES (sciences économiques et sociales). En allant sur le site de l’école, j’ai vu qu’il y avait un master de journalisme. Je voulais faire ce métier depuis longtemps.
Je suis d’un milieu modeste : mon père est autoentrepreneur et ma mère auxiliaire de vie. A l’époque, je me souviens m’être dit que si je ratais l’entrée par la CEP, je n’allais pas gâcher mes vacances pour tenter le concours que je n’aurais pas, malgré les encouragements d’un professeur. Avec le recul, je pense que j’aurais pu l’avoir. C’était de l’autocensure, une barrière psychologique.
Quand je suis venu à Sciences Po le jour de l’entretien, j’ai mis les pieds dans le quartier Saint­-Germain pour la première fois. Les boutiques de luxe remplaçaient les kebabs. Les gens dans la rue n’étaient pas du tout les mêmes que ceux que j’avais l’habitude de voir. Je ne me sentais pas du tout chez moi.
A Sciences Po, je me suis rapidement fait des amis, sans rester dans le cercle des étudiants de la CEP. Comme j’aime interagir, débattre, m’élever intellectuellement, je me suis senti à l’aise dans mes études. Je ressentais une vraie différence avec les gens plus aisés, mais je n’ai jamais souffert de discrimination. J’ai fait ce qu’il fallait pour m’adapter, en gardant mon originalité. Aujourd’hui, je suis un caméléon, qui peut se faufiler d’un milieu à l’autre. »

« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les voeux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/s’orienter au 21e siècle, à Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018), après Nancy (1er et 2 décembre) et Lille (19 et 20 janvier).

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                « Le Monde » organise O21 / s’orienter au 21e siècle à Lille, Nantes, Bordeaux et Paris en 2018



A consulter également, notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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A La Goutte d’ordinateur, des migrants veulent conquérir leur autonomie numérique

A l’heure de la dématérialisation des services publics, cet espace numérique parisien forme des migrants à l’informatique pour faciliter leur accès aux droits et à l’emploi.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h41
    |

            Camille Bordenet








                        



   


Il est bientôt 21 heures, la nuit est tombée depuis longtemps en ce soir de février, mais sous les néons de la petite classe d’informatique, les regards sont concentrés, passant des écrans d’ordinateur aux claviers. « Qu’est-ce que c’est, un site en .ml ? », interroge Nordine Djabouabdallah, le médiateur numérique qui anime la séance. Les huit élèves répondent en chœur : « du Mali » – « Et en .gouv ? » – « Du gouvernement français ». Ce soir, c’est la quatrième séance du stage « Découverte de l’ordinateur ». Son bonnet gris à pompon enfoncé sur la tête, Eva*, réfugiée ivoirienne de 40 ans, s’applique à réaliser l’exercice demandé : une touche après l’autre, elle tape les mots « badiane » puis « humérus », pour en chercher la définition sur Internet. Dans un cahier d’écolier emprunté à sa fille, elle prend soin de consigner ce qu’elle apprend.
Cela fait un mois qu’Eva vient s’initier à l’informatique à La Goutte d’ordinateur, un espace public numérique (EPN) situé au cœur du quartier populaire de la Goutte-d’Or, dans le 18e arrondissement parisien. Si cet EPN partage la même mission que les autres – réduire les inégalités numériques entre les citoyens –, il a la particularité d’accueillir de nombreux migrants, d’autant plus exclus de l’accès et des usages du numérique qu’ils cumulent précarité sociale et difficultés linguistiques.
Dans la classe, ce soir-là, les élèves viennent du Soudan, du Mali, du Gabon, du Sri Lanka… Certains sont arrivés en France il y a peu, d’autres habitent le quartier depuis plusieurs années. Si la plupart disposent d’un smartphone, ils ne maîtrisent pas pour autant les usages du Web : avant d’arriver à l’EPN, beaucoup n’avaient jamais touché à un ordinateur, et encore navigué sur des sites administratifs.
« Dans ce pays, partout tu as besoin de l’ordinateur »
Arrivée en France en 2015 après avoir fui la Côte d’Ivoire pour éviter l’excision et le mariage forcé à ses deux filles, Eva n’a pas tardé à comprendre que son intégration dépendrait non seulement d’une meilleure maîtrise de la langue, de l’apprentissage des codes culturels, du travail, « mais aussi de l’ordinateur », constate-t-elle :
« Dans ce pays, partout tu as besoin de l’ordinateur. Pour chercher du travail, pour le Pôle emploi, la CAF, même la préfecture… Si tu ne connais pas, tu es franchement bloqué. »
Et si la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou Pôle emploi disposent de bornes où se faire conseiller, l’attente y est souvent très longue. 

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Depuis l’obtention de son titre de séjour, les journées d’Eva sont chargées, entre les cours de français qu’elle doit suivre avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) dans le cadre de son contrat d’intégration républicaine (CIR), ses ménages dans une entreprise de nettoyage, ses deux filles et les cours d’informatique du soir. Mais celle qui a arrêté l’école très jeune est fière de constater ses progrès : 
« Quand j’ai commencé le stage, je ne savais même pas me servir de la souris. »
Un mois plus tard, elle dispose désormais d’une adresse e-mail qu’elle donne fièrement, et les sites administratifs l’effraient moins qu’avant. Elle est capable d’actualiser son dossier Pôle emploi ou CAF, sans attendre que des conseillers le fassent à sa place. Cette nouvelle autonomie numérique et ses progrès en français lui donnent de l’espoir : Eva voudrait trouver un meilleur travail, pour pouvoir se payer un appartement et quitter l’hôtel du Samusocial où elle est hébergée.
L’inclusion numérique, « levier d’insertion »

   


Amener ceux qui en sont le plus éloignés vers l’autonomie numérique, c’est la principale mission portée par La Goutte d’ordinateur. Face à la dématérialisation des services publics, Nordine Djabouabdallah y voit une condition essentielle de l’accès aux droits, « à plus forte raison pour les migrants, qui rencontrent des problèmes à la fois linguistiques, socio-économiques et professionnels ».

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Des difficultés que l’EPN veille à prendre en compte, en travaillant en coordination avec les services sociaux de Paris, la CAF, des associations d’accompagnement à l’emploi et d’apprentissage du français. Si un niveau minimum de français est requis pour pouvoir venir suivre les cours d’informatique – faute de quoi l’EPN réoriente d’abord vers les associations linguistiques –, ceux-ci restent toujours couplés à l’approfondissement de la langue. Des parcours d’apprentissage du « français par le numérique » ont aussi été élaborés avec certaines associations. Il n’empêche que, même pour ceux qui se débrouillent en français, l’usage des sites administratifs génère beaucoup d’inquiétudes. « D’où l’importance de les mettre en confiance », explique M. Djabouabdallah, qui voit dans l’inclusion numérique « un levier d’insertion », au même titre que la langue ou le travail.
Ce samedi-là, Marie* est venue profiter de la permanence de libre accès aux ordinateurs pour refaire les exercices appris dans la semaine. Cette Gabonaise aux yeux verts d’eau a obtenu son titre de séjour il y a un an, mais ne parvient toujours pas à trouver de travail, malgré son niveau de français correct. Elle espère que la maîtrise de l’informatique lui permettra de débloquer sa situation et d’élargir ses recherches sur Internet. Mais pour l’instant, elle doit encore apprendre. Après avoir recopié ses identifiants, elle parvient à se connecter sur son compte de la CAF. Arrivée sur la page d’accueil, c’est plus compliqué : elle n’ose pas cliquer sur les onglets pour consulter ses ressources, mal à l’aise. Un bénévole vient l’aider. « Quand je vais repartir d’ici, je veux savoir faire toute seule », insiste Marie, qui promet qu’elle se réinscrira pour un second stage si elle n’y parvient pas.
Le « passeport Internet multimédia » peut aussi prendre une valeur administrative
Assise au poste à côté de Marie, Meryem*, réfugiée sénégalaise, a elle terminé son stage d’initiation à l’informatique et obtenu son « passeport Internet multimédia ». « Un certificat qui a un aspect symbolique et permet de valoriser les élèves, dont certains n’ont jamais été scolarisés, explique M. Djabouabdallah. Mais il peut aussi prendre une valeur administrative, permettant d’attester qu’ils ont bien été en France et étudié. »
Il y a peu, Meryem, qui a arrêté l’école en troisième, ne savait pas se servir d’un ordinateur. Aujourd’hui, elle égrène fièrement tout ce qu’elle a appris, de la création d’une adresse e-mail aux recherches en ligne. Ce samedi, elle est venue consulter les cours numériques de la formation qu’elle vient d’entamer pour devenir assistante de vie aux familles. Elle n’aurait jamais cru en être capable il y a quelques mois.
De quoi lui permettre de s’imaginer un avenir en France avec ses deux enfants, loin des sévices que leur faisait subir son époux. En novembre, après deux ans d’attente, l’Ofpra leur a accordé la protection subsidiaire. Certes, Meryem doit encore se déplacer jusqu’aux locaux de La Goutte d’ordinateur pour avoir accès à Internet. « Mais au moins, maintenant, je sais faire », dit-elle.
* Les prénoms ont été modifiés



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’islamologue, mis en examen pour viol, le 2 février, contestait son placement en détention provisoire.
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L’état de santé de Tariq Ramadan compatible avec sa détention

L’islamologue, mis en examen pour viol, le 2 février, contestait son placement en détention provisoire.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 17h02
   





                        



   


Tariq Ramadan pourrait bien rester en détention provisoire. Lundi 19 février, l’expertise médicale ordonnée par la justice pour statuer sur sa demande de remise en liberté a estimé que l’état de santé de Tariq Ramadan était compatible avec son maintien en détention.
L’islamologue a été mis en examen pour viols le 2 février. Il est écroué depuis à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). La cour d’appel de Paris, devant laquelle il contestait ce placement en détention provisoire, avait ordonné jeudi cette expertise et avait renvoyé sa décision à jeudi.
Sclérose en plaques
S’appuyant sur un premier examen médical sommaire établi la semaine dernière, les avocats de Tariq Ramadan soutenaient que l’état de santé de leur client, qui affirme souffrir d’une sclérose en plaques, et qui est arrivé en ambulance à l’audience jeudi 15 février, n’était pas « compatible avec un maintien en détention ». Au début du mois de février, la justice avait ordonné sa détention provisoire, craignant une fuite à l’étranger ou d’éventuelles pressions sur les plaignantes ou d’autres femmes qui ont témoigné anonymement, lors de l’enquête préliminaire.

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L’islamologue a été mis en examen pour viols, dont l’un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre, qui ont débouché sur une information judiciaire confiée à trois juges d’instruction.
Depuis le début de cette affaire, qui a suscité de vifs débats en France entre partisans et détracteurs de cette figure intellectuelle, M. Ramadan conteste les accusations portées contre lui pour des faits d’une grande violence, qui auraient eu lieu le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le tribunal a suivi les réquisitions et assorti cette peine de 60 000 euros de dommages et intérêts pour la jeune victime, aujourd’hui âgée de 31 ans.
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Esclavage moderne : 18 mois de sursis pour avoir forcé une adolescente à travailler jusqu’à 18 heures par jour

Le tribunal a suivi les réquisitions et assorti cette peine de 60 000 euros de dommages et intérêts pour la jeune victime, aujourd’hui âgée de 31 ans.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 16h30
   





                        


Après onze ans de bataille judiciaire, Tenin D., 54 ans, a été condamnée lundi 19 février à dix-huit mois de prison avec sursis pour « aide au séjour irrégulier », « travail dissimulé » et « soumission d’un mineur à des conditions de travail et d’hébergement indignes ». Elle a en effet exploité Astan K., une adolescente malienne de sa famille, pendant cinq ans à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).
Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions du procureur et assorti cette peine de 60 000 euros de dommages et intérêts pour la jeune victime, aujourd’hui âgée de 31 ans, et d’un euro pour le Comité contre l’esclavage moderne, qui s’était porté partie civile.

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          Au tribunal de Nanterre, une affaire d’esclavage moderne jugée sans prévenue



Esclave domestique entre ses 13 et 18 ans
Astan K. avait 13 ans lorsqu’elle a rencontré, en août 2000, Tenin D. lors d’un mariage. Cette cousine éloignée, à l’époque enceinte de son quatrième enfant, propose au père d’Astan d’accueillir sa fille en France. « Je devais faire des études et m’occuper des enfants de temps en temps. Je lui ai fait confiance », raconte la jeune femme à la barre du tribunal correctionnel de Nanterre, le 22 janvier.
Deux semaines plus tard, elle prend l’avion et se voit confisquer son passeport à son arrivée par sa cousine. S’en suivent cinq ans de corvées et de maltraitance sans repos ni rémunération : dans le petit trois-pièces de Châtenay-Malabry qu’occupe la famille, elle alterne cuisine, ménage, courses pour une maisonnée de neuf personnes dont cinq enfants, entre quinze et dix-huit heures par jour.
Elle quitte finalement le domicile cinq ans plus tard, à 18 ans, en octobre 2005, grâce à un jeune homme qui l’avait poussée à partir et à porter plainte.
Onze ans de procédures
Cette condamnation est l’aboutissement d’une procédure exceptionnellement longue de onze ans. Le juge d’instruction ayant d’abord rendu un non-lieu en 2009, la plaignante avait fait appel, passant par deux fois par la Cour de cassation, avant d’obtenir un renvoi de sa cousine éloignée devant le tribunal.
La plaignante, entendue au cours de l’enquête, avait en effet toujours nié les coups et la privation de nourriture. Elle avait aussi assuré que l’adolescente faisait des travaux ménagers « comme l’ensemble des enfants » et qu’elle recevait de « l’argent de poche ».



                            


                        

                        


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La politique d’intégration n’est pas à « réinventer », mais bien à « inventer »

Le député Aurélien Taché a rendu lundi un rapport pour favoriser l’intégration des immigrés. En dépit de mauvaises statistiques, le sujet avait disparu de la sphère politique.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 15h27
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Les personnes issues de l’immigration sont-elles bien intégrées dans la société française ? Plus de sept Français sur dix ont répondu « non » à cette question, selon le résultat d’un sondage sur les Européens et l’immigration réalisé dans 25 pays par l’IFOP en octobre 2017. Que les personnes interrogées se situent à droite ou à gauche, moins d’une sur deux en est convaincue. Ce qui fait de ce sujet un des rares points de consensus sur l’immigration en France aujourd’hui.
Les indicateurs d’intégration ne sont pas au beau fixe. Il existe des différentiels importants entre la population dite « générale » et les dernières générations d’immigrés sur quelques marqueurs significatifs. Responsable de la cellule migrations de l’OCDE, Christophe Dumont observe que, « parmi les personnes arrivées entre 2009 et 2014, un tiers est en emploi au bout de cinq ans de présence ». C’est d’autant plus gênant que, comme cette situation se répète à chaque génération de nouveaux arrivants, cela finit par créer un différentiel de 10 points en taux d’emploi entre la population générale (à 65 % en emploi) et les immigrés (qui n’y sont qu’à 55 %), explique le responsable OCDE. Avec le phénomène aggravant que « ceux qui ne sont pas en emploi en sont très éloignés », ajoute encore M. Dumont.

Sentiment de relégation
Cette mal-intégration n’est pas héréditaire, certes, mais elle est quand même difficile à enrayer dans une société où l’école se charge d’accroître les inégalités liées à la naissance. Et les enfants issus de l’immigration n’y échappent pas, puisque ces derniers sont 24 % à sortir sans diplôme du système éducatif, contre 16 % dans la population générale. Si l’on s’arrête sur la seule population africaine, le taux de décrochage ou d’échec au diplôme monte même à 30 % (et à 39 % chez les garçons), comme l’a montré le chercheur Cris Beauchemin, coauteur de Trajectoires et origines (2016, INED Editions)
Cette statistique nourrit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Même en vacances, le prof d’« Une année au lycée » s’inquiète de son audience…
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le groupe a déposé la semaine dernière les comptes de plusieurs de ses sociétés au tribunal de commerce de Laval. Lactalis ne s’était pas plié à cette obligation légale depuis 2011 en France.
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Lactalis a déposé une partie de ses comptes au tribunal de commerce, une première depuis 2011 en France

Le groupe a déposé la semaine dernière les comptes de plusieurs de ses sociétés au tribunal de commerce de Laval. Lactalis ne s’était pas plié à cette obligation légale depuis 2011 en France.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h12
   





                        



   


C’est une obligation annuelle légale dont s’était passé Lactalis jusqu’à présent : le groupe a déposé, à la mi-février, les comptes de plusieurs de ses sociétés au tribunal de commerce de Laval, selon une information de Ouest-France, confirmée par l’Agence France-Presse (AFP).
Les comptes publiés concernent notamment les sociétés Lactalis Services Management, Lactalis Investissements, Lactalis Logistique, Lactalis Nestlé Ultra-Frais ou le Groupe Lactalis, selon les annonces parues mercredi 14 février au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc). Les comptes plus récents concernent l’exercice 2016. Ils n’étaient pas encore accessibles en ligne lundi matin.
L’affaire du lait contaminé à l’origine de cette publication
Depuis l’affaire des laits infantiles contaminés aux salmonelles dans son usine de Craon (Mayenne), qui a été révélée le 2 décembre, Lactalis est sous pression. La loi dite « Sapin 2 », promulguée à la fin de 2016, a renforcé les sanctions pour les entreprises qui refusent de publier leurs comptes. Elle donne aussi le pouvoir au président de l’Observatoire des prix et des marges alimentaires de saisir le tribunal de commerce pour obtenir les informations. Ce qui a été fait en mars 2017. Sans résultat jusqu’à mercredi 14 février.
A la fin de janvier 2017, le directeur de la communication de Lactalis, Michel Nalet, avait pourtant assuré aux sénateurs que son groupe allait collaborer avec l’Observatoire des prix et des marges. « Nous ne sommes pas opposés au dépôt des comptes, mais nous sommes opposés au jeu de la communication qui pourrait en être fait », avait déclaré M. Nalet devant la commission des affaires économiques du Sénat.
Concernant les comptes de l’exercice 2017, « on se mettra en conformité avec la loi », a fait savoir M. Nalet à l’AFP lundi 19 février.

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                Le PDG de Lactalis adresse pour la première fois ses excuses



Une volonté délibérée de ne pas publier ses comptes
N’étant pas coté en Bourse, le groupe familial considère qu’il n’a pas l’obligation de publier ses comptes et préfère payer une amende si nécessaire.
La dernière publication de Lactalis en France remonte à 2011, lorsque le groupe de Laval s’était justement lancé dans une OPA hostile contre l’italien Parmalat. A l’époque, les chiffres concernaient l’exercice 2010. L’entreprise affichait alors un chiffre d’affaires de 10,4 milliards d’euros et un bénéfice net de 308 millions d’euros.
En janvier 2017, le groupe a de nouveau publié certains de ses comptes, mais seulement en Italie, à l’occasion d’une nouvelle tentative de rachat des derniers 2,26 % du capital de l’italien Parmalat. Ces résultats, publiés en italien, portaient sur 2015, avec un bénéfice net de 432 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 16,8 milliards. Soit une marge opérationnelle de 6 % et une marge nette de 2,5 %. Loin de la marge opérationnelle de Danone, estimée à 13,8 % en 2016.

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                Quand Lactalis publiait ses comptes… il y a un an, en Italie




Salmonellose : 25 nourrissons contaminés entre 2006 et 2016 par la bactérie de l’usine Lactalis
L’institut Pasteur confirme jeudi 1er février que la bactérie trouvée dans l’usine de lait infantile Lactalis à Craon – à l’origine de deux épidémies de salmonellose chez des nourrissons en 2005 et 2017 – en a également contaminé 25 autres entre 2006 et 2016.
« Ce sont des cas sporadiques de salmonellose chez des nourrissons, 25 sur dix ans, pour lesquels nous avons pu confirmer qu’il s’agissait de la même souche » de salmonelle qu’en 2005 et 2017, a expliqué le directeur du Centre national de référence salmonelles à Pasteur, François-Xavier Weill.
Le PDG de Lactalis avait admis dans un entretien aux Echos « ne pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé » entre 2005 et 2017, puisque la salmonelle de sérotype Agona « responsable des problèmes » est « la même que celle de 2005 ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le rapport de l’élu LRM, remis lundi, préconise notamment une hausse des heures de français et une réduction de l’interdiction de travailler de neuf à six mois.
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Le député Taché présente ses 72 propositions pour favoriser l’intégration des immigrés

Le rapport de l’élu LRM, remis lundi, préconise notamment une hausse des heures de français et une réduction de l’interdiction de travailler de neuf à six mois.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 13h56
    |

            Maryline Baumard








                        



   


Aurélien Taché, député LRM, doit remettre au premier ministre, lundi 19 février en fin de journée, ses « 72 propositions pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France ». Bouclé depuis plusieurs semaines, ce travail avait été mis en attente par l’exécutif qui préférait sa sortie au plus près de la présentation en conseil des ministres du projet de loi « asile et immigration » de Gérard Collomb, prévue mercredi.
Les 131 pages du parlementaire, un ex-socialiste sensible aux valeurs d’accueil, font en effet entendre une autre voix que la dissuasion migratoire et la facilitation des expulsions, les deux lignes directrices du projet de loi du ministre de l’intérieur. Aurélien Taché revisite en profondeur les premières années en France à travers la triple focale du pragmatisme, de la cohésion sociale et des droits dus aux plus vulnérables. Et son rapport tout entier a été guidé par l’obsession de faire mentir la statistique (OCDE) qui veut qu’au bout de cinq ans de séjour en France un tiers seulement des étrangers soit en emploi.

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Pour réinventer une intégration économique, mais aussi culturelle et linguistique, le député propose de commencer par construire des « parcours » pour les 130 000 personnes qui s’installent chaque année en France et ont vocation à y rester, qu’ils soient ou non réfugiés. En 2017, Paris a délivré 262 000 premiers titres de séjour. Si étudiants (88 100) et travailleurs saisonniers (11 000) n’ont pas vocation à rester, les 91 070 arrivants de l’immigration familiale, les 36 000 réfugiés et ceux qui obtiennent un visa de travail (27 700), eux, s’installent en général pour longtemps et doivent de ce fait bénéficier de programmes de langue, estime le parlementaire. Sauf bien sûr s’ils ont déjà étudié en français, ou n’en ressentent pas le besoin à ce moment de leur parcours.
Equivalences de diplôme
L’élu plaide en tout cas pour que cet apprentissage puisse commencer là et soit suffisant. En 2017, la France a offert au maximum 200 heures de cours à 54 % des entrants. La brièveté de ce cursus (très inférieur aux minima de 600 heures en Allemagne) et l’hétérogénéité des niveaux ont abouti à ce que seuls 46 % des stagiaires atteignent le niveau de survie (niveau baptisé A1). M. Taché préconise d’offrir 600 heures aux analphabètes dans leur langue et à tous ceux qui visent un niveau A2, de maîtrise courante. C’est d’ailleurs ce niveau et une certification qui seront désormais visés et non plus le A1, si M. Taché est entendu. « Et, pour gagner un temps précieux, les demandeurs d’asile (hors pays d’origine sûr) pourront commencer l’apprentissage dès le dépôt de leur demande », ajoute l’élu. A l’heure actuelle, associations et collectifs sont les seuls à offrir des leçons de français avant que le demandeur d’asile ne soit réfugié.
L’élu propose de supprimer ce verrou ainsi que l’interdiction de travailler qui pourrait être ramenée de neuf à six mois après le dépôt de demande d’asile. Pour gagner du temps, tout nouveau venu expliquera ses études, son travail dans son pays d’origine et son projet en France, dès son premier contact avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Les équivalences de diplôme seront dès lors lancées « pour éviter d’ajouter le déclassement à l’exil », insiste M. Taché, préoccupé par le bien-être des migrants comme par les conséquences économiques pour la France.
Soit le nouveau venu peut entrer directement dans l’emploi, soit il a besoin d’une formation professionnelle qui doit lui être proposée en même temps qu’un logement et un suivi. Et là, des modèles existent comme le programme HOPE, qui a largement inspiré les propositions de M. Taché. Mise en place par l’AFPA, l’Etat et le Medef, à titre expérimental sur 200 réfugiés d’abord et sur 1 000 ensuite, la formule permet un accès à l’emploi, dans des secteurs en tension. « Après quatre mois de cours de français professionnel, nos 200 premiers stagiaires ont signé un contrat de professionnalisation », se réjouit Pascale Gérard, responsable à l’AFPA de ce dispositif financé à 75 % par les entreprises et à 25 % par l’Etat. La première cohorte a été diplômée à 85 %, se réjouit la responsable, satisfaite à l’idée que « deux nouvelles promotions de 500 réfugiés soient engagées dans sept secteurs en tension, du bâtiment à la grande distribution où les patrons peinent à recruter ».
Aurélien Taché propose « une contractualisation entre l’Etat et les branches professionnelles » et une autre avec les primo-arrivants entrant « dans un parcours intégré qui les conduit vers un emploi et un logement, mais peut leur imposer une mobilité géographique ».
600 millions d’euros sont nécessaires pour financer le programme d’Aurélien Taché
Le parlementaire, qui a aussi mesuré les difficultés de recrutements durant ses deux mois de terrain, souhaiterait en même temps voir « supprimée la condition de nationalité pour les fonctions non régaliennes de la fonction publique », et surtout que soient « simplifiées les procédures administratives d’octroi d’autorisations de travail aux étrangers ainsi que la suppression de la taxe versée par les employeurs pour l’embauche de réfugiés ». Un rapport de l’OCDE rendu en novembre 2017 concluait effectivement que des patrons préféraient perdre des marchés que se lancer dans une procédure d’embauche d’un étranger, compliquée et aléatoire.
Pour financer son programme, Aurélien Taché estime que 600 millions d’euros sont nécessaires. « Un investissement sur l’avenir », ajoute l’élu, qui parie que cette mise de base créera un cercle vertueux qui pourrait à terme changer le regard de la population sur les immigrés. Si l’effort est notable, à titre de comparaison, l’Allemagne, elle, a consacré cette même somme en 2017 aux seuls cours généraux de langue et affecté plus de 2 milliards à l’orientation vers l’emploi.
Engagement citoyen
L’élu du Val-d’Oise estime que l’Etat doit lancer la machine, mais plaide aussi pour un engagement citoyen, afin que les Français soient acteurs de cette intégration. « Imaginons une grande plate-forme numérique, sur le modèle de servicespublics.fr, expose l’auteur du rapport. Le nouveau venu y trouverait aussi bien les démarches à suivre que les cours de français dispensés près de chez lui, ou même les hébergements chez les particuliers », résume l’élu, qui souhaite que les Français puissent parrainer un nouveau venu, « car l’intégration se fait aussi par le contact, le partage, la rencontre ». Dans le vaste mouvement qu’il aimerait voir initié, les communes pourraient participer, soutenues par une prime de 1 000 euros par logement proposé pour un réfugié, les entreprises seraient incitées à faciliter ce soutien et un « crédit impôt solidarité pour les gens qui hébergent » verrait le jour. « J’ai vu beaucoup de gens modestes qui souhaitent accueillir, mais pour qui les fins de mois sont trop justes », observe-t-il.
Son travail maintient le contrat d’intégration républicaine (CIR), seul vestige des politiques d’intégration passées. Aurélien Taché en conserve le nom, certes, mais le repense sur soixante heures et non plus douze, pour réellement « apprendre la France » tout au long du processus d’intégration. « Un collège d’historiens, pédagogues, artistes donnerait corps à ce module qui doit être l’occasion d’aborder la vie en France de façon concrète, en laissant place à la discussion et aux interventions des Français à travers la réserve citoyenne, le service civique ou des associations », précise le rapport.

        Lire aussi :
         

                Hassan, Ahmed et Alsadig, réfugiés à Vichy, mais pas encore citoyens français lambda



Aurélien Taché fait en effet le pari que cette France accueillante inciterait en retour le nouveau venu à signer pour du bénévolat voire un contrat de service civique. « Et c’est à mes yeux une si belle preuve d’intégration qu’elle mérite la nationalité ! », ajoute l’élu, qui regrette qu’aujourd’hui « on ne regarde pas assez souvent comment les nouveaux venus se sont engagés pour leur pays d’adoption » et que cet accès soit trop laissé au bon vouloir des préfets. Ce qu’il propose de cadrer. Comme les passages, trop nombreux à ses yeux, en préfecture. Après avoir constaté que l’immigré « doit se rendre en moyenne quatre fois en préfecture avant d’obtenir son premier titre de séjour », le député prône l’octroi de titres pluriannuels dès l’arrivée et la dématérialisation de leur renouvellement.
Et, afin que tout cela devienne possible, il appelle de ses vœux la création « d’un établissement public dédié ». C’est évidemment le sujet qui risque de fâcher à la fois le ministère de l’intérieur, dont la direction des étrangers se croyait spécialiste du sujet, et l’OFII qui elle aussi pensait rafler la mise, forte de la gestion des CIR… Pour l’heure, un comité interministériel se profile et décidera de ce point, comme des 71 autres propositions.

   Rapport de Aurélien Taché by Le Monde on Scribd




                            


                        

                        


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Les enfants, victimes collatérales par millions des conflits armés

Le dernier rapport de l’ONG Save the Children, sur les enfants vivant en zones de guerre, fait état de plus de dizaines de milliers de mineurs tués ou blessés à la guerre en 2016.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h43
    |

                            Margot Desmas








                        


Du Moyen-Orient à l’Amérique centrale, près de 8 % des enfants du monde vivent aujourd’hui en zones de guerre. Dans son rapport annuel « La Guerre faite aux enfants », publié le 15 février, l’ONG Save the Children alerte sur le sort des mineurs dans les pays en guerre, qui seraient au nombre de 16 millions. Depuis vingt ans, la durée des conflits armés augmente, rendant leurs effets encore plus dévastateurs, notamment pour les enfants.
« Les enfants sont beaucoup plus vulnérables en zone de conflits qu’ils ne l’ont jamais été depuis ces dernières années, explique Kitty Arie, directrice de plaidoyer au sein de Save the Children, dans sa préface du rapport. Si vous regardez la situation en Syrie, qui entame sa septième année de guerre, nous constatons une surenchère des atrocités commises, en termes d’agression et de ciblage des enfants, notamment les bombardements d’hôpitaux et d’écoles, l’utilisation d’armes chimiques et l’impossibilité d’accéder à l’aide humanitaire. »
Des conflits peu médiatisés et urbains
L’ONG distingue douze pays en guerre dans le monde où plus de 16 millions d’enfants vivent dans des zones d’affrontements, selon le rapport de l’ONU intitulé « Le Sort des enfants en temps de conflit armé ». Au Moyen-Orient, où se concentrent la plupart de ces conflits armés, deux enfants sur cinq vivent dans des zones à risques.


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Parmi les 16 millions d'enfants vivant en zone de conflit, la plupart habite au Nigeria
Lecture : En 2016, 8,7 % des enfants vivant en zone de guerre habitaient au Mexique

Source : ONU (Le sort des enfants en temps de conflit armé)



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Outre les affrontements subsahariens ou moyen-orientaux qui restent relayés par les médias, d’autres conflits, notamment au Mexique, touchent un grand nombre de mineurs, sans pour autant bénéficier d’une large couverture médiatique. La guerre des cartels qui y fait rage depuis 2006 est aujourd’hui le deuxième conflit le plus mortel au monde – après la Syrie – avec plus de 23 000 morts (majeurs et mineurs) en 2016.

        Lire aussi :
         

                Le Mexique a connu son année la plus meurtrière en vingt ans



Par ailleurs, une enquête sur les conflits armés de l’Institut national d’études stratégiques, un cercle de réflexion respecté, met en lumière le caractère de plus en plus urbain des affrontements : « Autrefois, les rebelles combattaient dans les montagnes, dans la forêt ou la jungle ; aujourd’hui on les trouve tout autant dans un contexte urbain. » Le rapport estime que la moitié des conflits en cours se déplace vers les villes, notamment en Syrie, en Libye, au Soudan du Sud ou en Afghanistan. Par conséquent, les enfants y sont plus exposés, tout comme les infrastructures urbaines, comme les écoles, les hôpitaux ou les réseaux d’eau et d’électricité.
Plus de conflits au Moyen-Orient, plus de victimes en Asie
Selon la violence des conflits, les mineurs peuvent être blessés, mutilés, ou même tués lors des affrontements. Si la Syrie reste l’un des pays où le nombre d’enfants touchés est le plus élevé, c’est également le cas au Yémen avec la présence de groupes armés comme Al-Qaida. Au cours de l’année 2016, les frappes aériennes, elles, ont causé la mort de 349 enfants et en ont blessé 334 autres.


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Plus de 11 000 enfants dans le monde ont été blessés ou tués dans des conflits armés en 2016
Survolez les pays pour en savoir plus



Source : ONU (Le Sort des enfants en temps de conflit armé)




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                    return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
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                return color[i]
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        legend_titre.append("text")
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        svglegende.attr("transform", "translate(" + x + "," + y + ")");

        var isNumber = [1],
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            var m = data_modif_title.indexOf(col);
            return m;
        }

        $(function() {
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                items: ".dcdr_pays",
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                content: function() {
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                        if (contents == "COULEUR") {
                            var color = $(element[0]).attr("fill");
                            return color;
                        }
= 0) {
                            var virgule = Math.pow(10, 0);
                            var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
                            return t0.toLocaleString();
                        } else {
                            return allvalues[p(contents)];
                        }
                    }
                    var element = $(this);
                    var allvalues = m.get(element.attr("name"));
                    var drapeau = m2.get(element.attr("name"))[1];
                    var titre = "{{Pays}}";
                    var content = "{{Meurtres et mutilations sur les enfants}} enfants sont décédés ou ont été victimes de graves mutilations en 2016";
                    var notes = "";
                    var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g)
                    titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) { return essai(contents); });
                    content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) { return essai(contents); });
                    notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) { return essai(contents); });

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"
"
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" + content + ""
                    }
                    if (notes != "") {
" + notes + ""
                    }
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                }
            });
        });

    })

    $("#dcdr_container15187751642 a").click(function(event) { event.stopImmediatePropagation() });

});


Entre les velléités indépendantistes de groupes armés et les guerres de religions menées par des groupes djihadistes, l’Afrique subsaharienne est la zone qui concentre le plus de conflits. L’Asie reste toutefois le continent où le plus de mineurs sont tués lors d’affrontements armés avec, notamment, 3 512 morts en Afghanistan, le nombre le plus élevé jamais enregistré.
En matière de sécurité, la situation se détériore dans le pays à cause de l’intensification des affrontements entre les Forces nationales de défense et de sécurité afghanes et les talibans, qui ont causé une augmentation de 24 % du nombre d’enfants victimes du conflit par rapport à 2015. Les affrontements au sol et les restes explosifs de la guerre sont les principales causes de mort des mineurs dans cette guerre qui oppose les groupes rebelles au gouvernement.
Près de 3 000 enlèvements en Afrique de l’Est
Outre les blessés et les victimes des affrontements, de nombreux mineurs sont enlevés, séquestrés ou utilisés par les groupes armés et parfois même par le gouvernement de certains pays.


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Boko Haram a enlevé près de 2 000 enfants au Nigeria
Données pour l’année 2016

Source : ONU (Le Sort des enfants en temps de conflit armé)



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La majorité de ces enlèvements ont lieu en Afrique où ont lieu des affrontements avec des groupes paramilitaires. Au Nigeria, Boko Haram est le principal auteur de ces rapts, le groupe a notamment utilisé trente mineurs pour perpétrer des attentats-suicides dans la région. Le nombre de leurs recrutements a par ailleurs augmenté de manière sensible par rapport à 2015, où 278 enfants avaient été enlevés, contre 2 122 en 2016.
De la même manière, le nombre d’enfants utilisés en Somalie a doublé entre 2015 et 2016, les Chabab ayant multiplié par deux le nombre de leurs recrues. Mais l’armée nationale du pays, elle aussi, compte des enfants dans ses rangs, ils étaient au nombre de 182 en 2016.

        Lire aussi :
         

                « En Syrie, le viol était le maître mot »



Les mauvais traitements infligés aux mineurs en zones de conflit sont des exemples parmi beaucoup d’autres. On recense notamment 878 cas de violences sexuelles commises dans ce cadre et plus de 7 700 enfants détenus par les Etats ou les groupes paramilitaires dans le monde.
Dans son rapport annuel, l’Organisation des Nations unies (ONU) appelle les Etats à la clémence envers les mineurs enrôlés dans des organisations terroristes, rappelant qu’ils en sont avant tout les victimes. Outre le traumatisme, les cauchemars et l’angoisse dont souffrent ces mineurs en zones de guerre, ces derniers doivent également faire face à une difficile réintégration une fois leur calvaire terminé. L’une des raisons pour lesquelles le rapport du secrétaire général de l’ONU demande aux Etats membres la mise en place systématique de mécanismes de réinsertion, notamment pour les filles, victimes régulières de sévices sexuels.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180219"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180219"><AAMMJJHH="2018021919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Zoom sur le parcours d’intégration en France de trois hommes originaires du Soudan et d’Erythrée du groupe de réfugiés que « Le Monde » suit dans le cadre du programme Les nouveaux arrivants.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Hassan, Ahmed et Alsadig, réfugiés à Vichy, mais pas encore citoyens français lambda

Zoom sur le parcours d’intégration en France de trois hommes originaires du Soudan et d’Erythrée du groupe de réfugiés que « Le Monde » suit dans le cadre du programme Les nouveaux arrivants.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h23
    |

            Maryline Baumard (Vichy, envoyée spéciale)








                        



   


Trente mois de France, déjà ! Ils s’appellent Hassan, Alsadig et Ahmed ; sont arrivés à Paris à l’été 2015. Les trois Africains, qui font partie d’un groupe de réfugiés dont Le Monde suit l’intégration en France dans le cadre du programme Les nouveaux arrivants, s’impatientent un peu, à Vichy, de n’être pas encore des ­citoyens lambda, anonymes dans la ville. En ce début 2018, Hassan, 37 ans, est le seul de ce trio à travailler. Chaque matin, il prend sa voiture et file, vers les champs des Jardins de Cocagne, l’entreprise d’insertion qui l’a embauché en juillet 2017. De l’aveu de son patron, Alexandre Mondet, « Hassan est autonome. Il comprend très bien le français, s’exprime de mieux en mieux ». Une sacrée reconnaissance pour le salarié qui bientôt se trouvera un emploi non fléché.
Enfin, « pas tout de suite », freine un peu son patron. « Il manque encore quelques codes à Hassan. Le plus difficile : les codes culturels », explique celui qui vient non seulement de refuser un après-midi à l’Erythréen pour faire réparer sa voiture, mais lui a en prime expliqué que ce genre d’autorisation ne se demande pas à un employeur.
Pour M. Mondet, la demande d’Hassan est « normale », sa réponse à lui, aussi. C’est ce dialogue et cet apprentissage que permet un travail en insertion. Cet habitué des publics éloignés de l’emploi – selon l’expression consacrée – estime que deux années d’insertion sont en général nécessaires avant d’être prêt à travailler chez un patron classique en ayant toutes ses chances d’y réussir et d’y être bien.
« Bureaucratie infertile »
Alsadig et Ahmed, eux, n’en sont pas encore à la case « travail », et, même si tous deux s’expriment bien et ont déjà « compris » la France, ils ont surtout vu où se trouvent les nœuds. « Il est difficile de commencer à travailler. Pourtant nous en avons envie », vient d’ailleurs d’écrire le groupe de réfugiés soudanais de Vichy à leur députée La République en marche, Bénédicte Peyrol, pour partager avec l’élue la condition de réfugié en France en 2018.
De la France, tous trois ont d’abord senti la froideur du bitume parisien, connu les trottoirs en guise de matelas, avant de se retrouver dans le squat du lycée Jean-Quarré, dans le 19e arrondissement. Et puis, en octobre 2015, un matin à l’aube, des bus les ont évacués vers Varennes-sur-Allier et son centre d’accueil et d’orientation (CAO). « On a passé plusieurs mois là avant d’arriver à Vichy, où on a été hébergés comme demandeurs d’asile, puis comme réfugiés, et où finalement on a commencé à faire nos premiers pas vers l’autonomie », résume Ahmed, 27 ans.

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Pour lui, la plus grosse galère a été le logement. Il vient juste de s’installer, alors qu’il cherchait ­depuis des mois un studio. Entre les propositions de marchands de sommeil et les loueurs qui ont peur du statut de réfugié, le jeune homme a dû être hébergé par une citoyenne solidaire entre la fin de son placement en foyer de demandeur d’asile et son emménagement récent. Outre cette difficulté, qu’il lui aurait été ­difficile de surmonter seul, Ahmed a aussi connu les galères de ce que le ­courrier à la députée qualifie de « bureaucratie infertile ».
Pour pouvoir bénéficier d’une formation, le jeune homme devait valider sa demande sur son espace personnel du site en ligne Pôle emploi. Sauf qu’Ahmed n’avait ni ordinateur ni connexion Internet. Il a essayé de créer cet espace virtuel avec son téléphone portable, en vain. Et sans un coup de pouce amical, il ne serait sans doute toujours pas inscrit à la formation FIMO (Formation initiale minimale obligatoire), sésame pour conduire des poids lourds en France. « Il était bloqué et plus rien ne se passait », s’agace Pablo Aiquel, un Vichyssois solidaire qui l’a aidé à faire installer une connexion ­Internet dans son appartement.
Retisser un lien
D’ici peu, le jeune homme, qui a appris très rapidement le français grâce au dévouement des bénévoles, va retrouver le plaisir d’être occupé toute la journée. Un ­changement qu’il attend avec impatience, lui qui, hormis les deux cents heures de cours de français de l’Office français de l’immigration et de l’intégration et les douze heures de contrat d’intégration républicaine, a surtout appris la France et le français grâce à ses amitiés vichyssoises, au bénévolat et aux coups de mains précieux d’Issam Othman, premier Soudanais qui se soit installé là, en 2001.
Alsadig, lui, s’est senti « un peu bloqué tant qu’il ne savait pas s’il obtiendrait le statut de réfugié ». Une fois ce cap franchi, il a mis l’accélérateur et réalisé des progrès très rapides en français. « Parce que je devais ça à la France qui m’a accordé sa protection. Avant le statut, je n’étais pas vraiment prêt à progresser, même si j’aimais les cours de Marie, Bernard ou Claudine [bénévoles du Réseau Vichy solidaire] », analyse Alsadig. Son rêve à lui, c’était de retisser un lien avec son passé perdu, et de devenir électricien parce qu’il avait « fait ce travail au Soudan ». Un souhait en train de se concrétiser depuis sa rencontre avec Pierre-Martin Aubelle.
Le directeur des Clés de l’atelier, une petite entreprise lyonnaise de formation aux métiers du bâtiment, a lu sur le site du Monde.fr le rêve de ce garçon de 27 ans. Il l’a joint et lui a proposé de l’inscrire avec un autre réfugié à l’une de ses formations. Comme Alexandre Mondet, des Jardins de Cocagne, Pierre-Martin Aubelle est habitué aux publics « éloignés de l’emploi », sait les étapes qu’il faut franchir une à une vers l’autonomie, et aime baliser ce chemin pas si ­facile mais nécessaire pour avancer. Tous deux prennent pour la ­première fois un réfugié.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le ministre des comptes publics est revenu sur deux accusations dont il a fait l’objet récemment : une plainte pour viol, classée sans suite, et une autre pour abus de faiblesse, encore en cours d’instruction.
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Gérald Darmanin assure n’avoir « jamais abusé d’aucune femme » ni de son « pouvoir »

Le ministre des comptes publics est revenu sur deux accusations dont il a fait l’objet récemment : une plainte pour viol, classée sans suite, et une autre pour abus de faiblesse, encore en cours d’instruction.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 10h42
   





                        



   


« Je vais vous dire quelque chose les yeux dans les yeux : je crois que dans le monde dans lequel nous vivons, il faut savoir se tenir droit et faire son travail. Moi, je fais mon travail. Je n’ai jamais abusé d’aucune femme et je n’ai jamais abusé de mon pouvoir », a affirmé Gérald Darmanin lundi 19 février sur RMC-BFM-TV.
S’il juge « très bien » que la parole des femmes se libère, le ministre des comptes publics souhaite « aussi que l’on respecte la présomption d’innocence ».
Accusé de viol par une femme, Gérald Darmanin a été visé par une plainte, finalement classée sans suite vendredi 16 février par le parquet de Paris, après l’avoir déjà été une première fois en juillet. Le ministre est cependant toujours visé par une autre enquête, après une plainte pour « abus de faiblesse » déposée par une habitante de Tourcoing (Nord) mardi 14 février.

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Selon Le Point, cette femme aurait expliqué avoir reçu des « demandes à caractère sexuel » de la part de M. Darmanin lorsqu’il était maire de Tourcoing, en échange d’un logement. Les faits remonteraient à 2016. A l’époque, aurait-elle expliqué, elle vivait dans un appartement insalubre, et demandait à être relogée. L’enregistrement de cette plainte et cette première audition ne sont que le premier acte de l’enquête. Les policiers devraient procéder à une série de vérifications avant d’entendre le ministre.
« Pour [cette] seconde affaire, je n’ai pas été entendu par la justice, je suis à sa disposition », a-t-il ajouté. Pour l’exécutif, pas question donc que Gérald Darmanin quitte ses fonctions, en vertu de la « jurisprudence Balladur » : cette règle non écrite veut qu’un membre du gouvernement démissionne s’il est mis en examen ; ce qui n’est pas le cas à ce stade pour le ministre des comptes publics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le prof de sciences économiques et sociales Claude Garcia, et blogueur, déplore que sa discipline, à la faveur de la réforme du bac et du lycée, perde son statut de matière pivot d’une filière, et qu’elle ne figure pas dans le tronc commun.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Six membres ou proches du Petit Bar, bande criminelle d’Ajaccio,  sont jugés à partir de lundi pour le meurtre d’Antoine Nivaggioni, une ex-figure du nationalisme corse.
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Patrick Giovannoni, premier repenti, devant les assises

Six membres ou proches du Petit Bar, bande criminelle d’Ajaccio,  sont jugés à partir de lundi pour le meurtre d’Antoine Nivaggioni, une ex-figure du nationalisme corse.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 09h32
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 10h01
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        


La situation est inédite pour la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Lundi 19 février s’ouvre le procès de six membres présumés d’une bande criminelle d’Ajaccio, accusés d’avoir pris part, à des degrés divers, à l’assassinat, le 18 octobre 2010 à Ajaccio, d’Antoine Nivaggioni, une ancienne figure du nationalisme corse. Parmi ces accusés, la cour va devoir juger Patrick Giovannoni qui bénéficie du statut de « repenti », une première en France.
Cet ex-agent de sécurité, âgé de 48 ans, est le numéro un d’un programme de protection et de réinsertion institué en 2014 sur le modèle de la lutte anti-Mafia en Italie. La Commission nationale de protection et de réinsertion, seule autorisée à accorder ce statut de « collaborateur de justice », avait accepté, le 18 février 2015, la demande du procureur de la République de Marseille le concernant, en échange de ses aveux et accusations reçus dans plusieurs dossiers de criminalité corse, instruits par la juridiction interrégionale spécialisée. Pour assurer sa sécurité, la cour d’assises se doit impérativement de soustraire aux regards le visage de Patrick Giovannoni.
A Aix-en-Provence, le « repenti » retrouve ses anciens amis, membres, selon l’accusation, de l’équipe dite du Petit Bar, ceux-là même qu’il désigne comme ayant commandité, aidé et exécuté cette action criminelle. Patrick Giovannoni n’a juridiquement rien à attendre en termes de diminution de peine, une rétribution prévue depuis 2004 pour les « repentis » contribuant à l’identification des auteurs d’une infraction. C’est en effet dans un autre dossier que Patrick Giovannoni a bénéficié de ce statut, les personnes impliquées dans un homicide volontaire ne pouvant y prétendre. Mais son avocat, Me Laurent-Franck Lienard, ne comprendrait pas que les jurés le renvoient en prison : « Outre que ce serait l’envoyer à la mort, ce serait aberrant, il y a une logique judiciaire à ne pas le condamner à de l’emprisonnement ferme. »
« Les textes sont flous »
Pour sa protection, Me Lienard réclamera que les audiences prévues jusqu’au 2 mars se tiennent à huis clos. La cour peut aussi envisager une comparution de M. Giovannoni en visioconférence, le visage flouté.
« On avance dans un no man’s land, reconnaît-on à la cour d’appel. La justice française n’a aucune culture de ce genre de choses, d’autant que les textes sont flous et replâtrés. »
Dans ce procès placé sous haute sécurité, c’est du public qu’il faut protéger le visage du « repenti », moins des autres accusés qui sont ses anciens amis. Ceux-là même qui avaient tenté qu’il ne passe de l’autre côté du miroir. « Eux, la police et la justice, c’est pas tes amis. Nous, on est tes amis », s’était-il entendu dire avant de remettre l’organisation de sa vie sociale au service interministériel d’assistance technique chargé de la protection des « repentis ».
Selon l’accusation, la cour d’assises juge un épisode d’une rivalité sanglante opposant l’équipe du Petit Bar, à la tête de laquelle la police judiciaire place Jacques Santoni, un parrain présumé, cloué dans un fauteuil roulant depuis un accident de moto, au clan d’Alain Orsoni, ancien chef d’un mouvement nationaliste et un temps président de l’Athletic Club ajaccien. Antoine Nivaggioni était l’un des plus fidèles compagnons d’armes d’Alain Orsoni durant la guerre entre militants nationalistes dans les années 1990. Personnage influent dans la société civile corse, entretenant des liens troubles avec les renseignements généraux, Antoine Nivaggioni était à la tête d’une importante société de sécurité.
Voiture « ventouse »
Le 18 octobre 2010, il était abattu en sortant de chez une amie par deux hommes embusqués dans le coffre de toit et dans la malle arrière d’une Renault Mégane. Son amie avait eu ce réflexe irraisonné de se précipiter vers la voiture des assassins cagoulés et d’en ouvrir la portière, croisant « le regard complètement anormal » d’un des tueurs, ses « yeux globuleux comme révulsés ». Cet assassinat était rapidement rapproché de ce qui s’était passé au même, endroit, le 11 mai 2010 : deux hommes cagoulés et armés avaient pris la fuite et un véhicule avait été incendié quelques minutes plus tard.

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Inconnu des services de police et qualifié de « petites mains » de la bande du Petit Bar, Patrick Giovannoni avait reconnu qu’en mai comme en octobre 2010, à la demande de Jacques Santoni, il avait stationné une voiture « ventouse », juste en face du domicile de l’amie d’Antoine Nivaggioni. Le matin de l’assassinat, a-t-il affirmé, il avait déplacé le véhicule pour laisser la place à celui des tueurs, « à 6 heures précises », comme lui aurait demandé Jacques Santoni.
Les enquêteurs découvraient qu’un appartement dit de « guet » avait été loué, ses fenêtres donnant sur l’entrée de l’immeuble de l’amie de M. Nivaggioni. Jugés pour association de malfaiteurs, Christophe Ettori et Pierre Joseph Guarguale avaient loué ce F4 mais les lieux devaient servir de « garçonnière » à Jacques Santoni, ont-ils persisté à dire.



                            


                        

                        

