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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Mohammad Bagher Nobakht, porte-parole du président Hassan Rohani, souhaite que les Européens s’unissent pour « compenser » d’éventuels manquements américains sur l’accord nucléaire.
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Sur l’Iran, « nous voudrions que M. Macron agisse de manière plus responsable »

Mohammad Bagher Nobakht, porte-parole du président Hassan Rohani, souhaite que les Européens s’unissent pour « compenser » d’éventuels manquements américains sur l’accord nucléaire.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h35
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



   


L’homme politique Mohammad Bagher Nobakht a plusieurs casquettes. Il est d’abord le chef de l’Organisation iranienne du budget et de la planification, mais aussi le porte-parole du président modéré Hassan Rohani, pris ces jours-ci dans la tourmente de la mort suspecte en prison du sociologue irano-canadien Kavous Seyed Emami. A presque deux semaines de la visite annoncée à Téhéran du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, Mohammad Bagher Nobakht répond aux déclarations de plus en plus dures de Paris contre Téhéran et exige des Européens qu’ils s’unissent pour « compenser » d’éventuels manquements américains sur l’accord nucléaire.
Le président français, Emmanuel Macron, a récemment fait part de son souhait de « mettre l’Iran sous surveillance en matière de balistique » et d’entamer des négociations dans ce sens. De telles négociations seraient-elles envisageables pour Téhéran ?
La position de la République islamique d’Iran a déjà été annoncée. Nous ne négocions ni sur notre sécurité nationale ni sur notre capacité de défense. Nous rejetons donc les déclarations de M. Macron à ce sujet.
Téhéran continuera-t-il à respecter ses engagements si Washington reconduit les sanctions économiques contre l’Iran, pour le moment suspendues ?
Il est encore trop tôt pour répondre à une telle question. Pour nous, les pays impliqués dans l’accord forment un bloc. Dans le cas où l’un des pays ne respecte pas ses engagements, nous allons étudier de près les efforts employés par les autres pour compenser ces éventuels manquements. Mais soyez-en sûr : si nos intérêts nationaux ne sont pas remplis, nous ne resterons pas même un instant dans l’accord. Or nous ne serions jamais ceux qui rompront cet accord intergouvernemental. Nous ne ferions que répondre [aux autres parties].
Dans le cas d’un retrait américain de l’accord, qu’attendez-vous des pays européens, notamment de la France ?
Pour certaines raisons, [Donald] Trump tient des propos qui s’écartent du contenu de l’accord. Nous n’attendons pas seulement de l’Union européenne, et de la France en particulier, qu’elles restent fidèles à l’accord mais qu’elles compensent [les éventuels manquements américains]. Compte tenu de la très ancienne culture et du passé de défenseur des libertés de la France, nous voudrions que M. Macron agisse de manière plus responsable. Et d’autant plus que Donald Trump s’est déjà montré capable de changer d’avis facilement, comme il a fait concernant l’accord de Paris sur le climat [fin août 2017, le président américain a signifié à l’ONU son retrait de cet accord avant de laisser entendre, en janvier, qu’il pourrait y revenir].
En début d’année 2018, une vague de contestation a gagné l’Iran, visant toutes les branches du pouvoir et touchant quelque 80 localités. Quels enseignements tirez-vous de ce mouvement ?
« S’il y a des contestations, nous devons écouter la parole de nos enfants »
Dans tous les pays des opinions divergentes existent. Après la révolution de 1979, pour démocratiser notre système, nous avons organisé un référendum. Le dernier recours au vote populaire a eu lieu il y a quelques mois [la dernière présidentielle, en mai 2017]. 40 millions d’Iraniens ont voté en Iran et à l’étranger. Le président Hassan Rohani a été réélu [avec une majorité de 57 %]. Nous bénéficions d’un soutien populaire et d’une légitimité obtenue grâce aux voies légales. Nous formons une famille : s’il y a des contestations, nous devons écouter la parole de nos enfants, même si parfois ils haussent le ton pour faire respecter leurs droits. Nous devons être plus tolérants, les écouter et satisfaire, avec nos moyens, leurs revendications sociales et économiques.

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Dans son discours du 13 février, prononcé à l’occasion de l’anniversaire de la révolution de 1979, le président Rohani a parlé de son souhait d’avoir recours à un « vote populaire » pour régler certains différends entre les pouvoirs judiciaire, présidentiel et législatif. A quels sujets faisait-il allusion ?
Le président Rohani faisait référence à l’article 59 de la Constitution iranienne [qui donne au président le pouvoir d’organiser des référendums pour des questions essentielles]. Son message a été adressé aux jeunes Iraniens pour leur rappeler que la Constitution permet beaucoup de choses et que s’il y a des problèmes, c’est parce que tous ses articles ne sont pas appliqués. Le chef de l’Etat a voulu dire : « Il est normal d’avoir des vues divergentes. Mais pourquoi s’affronter les uns les autres ? Lorsqu’il y a des différends, réglons-les grâce à cet article de la Constitution. » Hassan Rohani voulait aussi rappeler à l’occasion de l’anniversaire de la révolution que si notre système politique est toujours en place après près de quarante ans et malgré la guerre, les sanctions et l’assassinat de figures politiques, c’est bien qu’il est démocratique et flexible.
Après des décès en prison présentés comme des suicides, Hassan Rohani a annoncé la mise en place d’un comité constitué de trois ministres et de sa vice-présidente chargée des questions juridiques. Comment le président pourra-t-il agir dans les domaines qui concernent l’institution judiciaire et les gardiens de la révolution ?
M. Rohani a deux responsabilités : il est le chef du pouvoir présidentiel, le poste le plus important après celui du Guide suprême [Ali Khamenei], et il est responsable de l’application de la Constitution. Le plus important, c’est qu’il tient son mandat du peuple et qu’il s’adressera au peuple. Il est de notre responsabilité de protéger la vie des prisonniers. Ils doivent être punis selon leur condamnation. Pas plus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Il a été reconnu coupable lundi de cinquante infractions pour viols, tentatives de viols et d’agressions sexuelles à l’encontre de 12 garçons qu’il entraînait entre 1979 et 1991.
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Royaume-Uni : l’ex-entraîneur de football Barry Bennell condamné à trente ans de prison pour pédophilie

Il a été reconnu coupable lundi de cinquante infractions pour viols, tentatives de viols et d’agressions sexuelles à l’encontre de 12 garçons qu’il entraînait entre 1979 et 1991.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h31
   





                        



   


« Vous étiez le diable incarné. » A la lecture du verdict contre Barry Bennell, condamné à trente ans de prison pour pédophilie lundi 19 février, le juge Clément Goldstone a longuement tancé l’ancien entraîneur de football. « Vous avez volé l’enfance et l’innocence » des victimes, a-t-il poursuivi, « pour satisfaire votre propre perversion. Vous avez ruiné la vie de ces garçons et, plus de trente ans après, ils continuent à souffrir ».
M. Bennell, 64 ans, a été reconnu coupable de cinquante infractions pour viols, tentatives de viols et d’agressions sexuelles à l’encontre de douze garçons qu’il entraînait entre 1979 et 1991. Il avait notamment entraîné des équipes de jeunes dans plusieurs clubs dont ceux de Crewe Alexandra (aujourd’hui en 4e division en Angleterre), Manchester City et Stoke City, clubs de 1re division.

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Des agressions à son domicile ou dans sa voiture
Au cours du procès, plusieurs personnes ont affirmé avoir été victimes de sévices plus de cent fois de la part de l’ancien entraîneur de football, qui agissait à son domicile, dans sa voiture ou au cours de déplacements liés au foot.
L’ex-joueur Chris Unsworth, 45 ans, avait ainsi raconté début janvier avoir rencontré Barry Bennell lorsqu’il était allé s’entraîner avec l’équipe junior de Manchester City, affirmant que les abus à son encontre avaient commencé « tout de suite » après que le coach eut commencé à le conduire au stade avec sa voiture.

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Ce scandale avait été révélé en novembre 2016 dans les colonnes du Guardian, lorsque Andy Woodward, un ancien joueur du club de Crewe Alexandra, avait raconté les sévices qu’il avait subis dans sa jeunesse. Cela avait provoqué une cascade de dénonciations dans tout le pays, notamment de la part d’anciens internationaux disant avoir été agressés sexuellement par un entraîneur ou un recruteur lorsqu’ils étaient enfants.
Des dizaines de plaignants supplémentaires se sont depuis fait connaître, accusant Barry Bennell d’avoir abusé d’eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Ali Ouattara, un Ivoirien de 45 ans, est jugé pour avoir facilité l’entrée irrégulière en Europe de son fils en mettant sa vie en danger.
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Compte rendu

Passer la frontière dans une valise : l’affaire Adou devant la justice à Ceuta

Ali Ouattara, un Ivoirien de 45 ans, est jugé pour avoir facilité l’entrée irrégulière en Europe de son fils en mettant sa vie en danger.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-19T17:54:24+01:00"

        Le 19.02.2018 à 17h54






    
Une image fournie par la police espagnole montre Adou, 8 ans, enfermé dans une valise à la frontière entre le Maroc et l’enclave de Ceuta, le 8 mai 2015.
Crédits : AFP


L’image d’un Ivoirien de 8 ans blotti dans une valise pour passer une frontière avait ému le monde en 2015 : son père doit être jugé, mardi 20 février, à Ceuta, enclave espagnole au Maroc et lieu de nombreuses tentatives désespérées pour gagner l’Europe coûte que coûte. « Je vais à ce procès très confiant parce que je ne suis pas un trafiquant d’êtres humains. Je n’allais pas trafiquer avec mon propre enfant », a déclaré à l’AFP Ali Ouattara, 45 ans.
Le 7 mai 2015, une jeune Marocaine avait attiré l’attention des gardes civils en traînant une lourde valise au poste-frontière. Passant le bagage aux rayons X, les agents avaient découvert, stupéfaits, la silhouette d’un enfant recroquevillé en position fœtale : du jamais-vu sur un écran scanner à Ceuta.

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« Je m’appelle Adou », leur avait dit le garçon en français, selon le journaliste espagnol Nicolas Castellano, qui a consacré un livre à cette histoire. « La grande question, c’est : que se passe-t-il dans la législation espagnole sur le regroupement familial qui pousse à recourir à des voies aussi désespérées ? », avait commenté la responsable du service des mineurs de la ville de Ceuta, Antonia Palomo, citée dans le livre.
Adou est arrivé sain et sauf en Espagne, où il rêvait de rejoindre ses parents. Mais trois mois plus tard, en août 2015, un Marocain de 27 ans était mort asphyxié dans une autre valise placée dans le coffre d’une voiture, sur un ferry reliant Melilla – l’autre enclave espagnole au Maroc – au sud de l’Espagne.
« Un trou noir dans notre parcours »
Le parquet réclame trois ans d’emprisonnement à l’encontre d’Ali Ouattara pour avoir facilité l’entrée irrégulière en Europe de son enfant en mettant sa vie en danger. Peu après le passage de son fils, M. Ouattara avait été arrêté au même poste-frontière de Ceuta, où il comptait le récupérer. Depuis, il explique avoir été « trompé » par le réseau de passeurs auquel il avait versé 5 000 euros et n’avoir jamais su que l’enfant serait caché dans une valise.
Selon lui, les passeurs avaient promis d’amener le mineur « par avion » d’Abidjan à Madrid avant d’annoncer qu’il passerait « en voiture » par Ceuta. « Pour nous, c’était une obligation que l’enfant vienne coûte que coûte : on ne pouvait pas vivre sans lui, on y pensait sans arrêt, répète M. Ouattara. Et s’il restait en Côte d’Ivoire, il n’avait plus personne pour s’occuper de lui après la mort de sa grand-mère. »

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Ex-professeur de philosophie et de français à Abidjan, M. Ouattara est arrivé clandestinement en Espagne en 2006 à bord d’une embarcation de fortune pleine d’Africains. Ayant quitté la Côte d’Ivoire en pleine crise, il a mis des années pour obtenir un titre de séjour, un emploi stable et un logement aux Canaries, avant de réussir à faire venir légalement sa femme et leur fille. Mais pas son fils Adou, parce qu’il lui manquait « 56 euros par mois » pour atteindre les revenus exigés. « L’administration espagnole m’avait refusé quatre fois sa venue, plaide-t-il. Je gagnais plus de 1 300 euros par mois dans une laverie, mais ils disaient que ce n’était pas suffisant. »
Ecroué durant un mois en 2015, M. Ouattara vit dans le nord de l’Espagne, avec interdiction de quitter le pays. Sa femme, leur fille et Adou résident en France dans l’attente de la décision de justice. L’enfant devrait revenir à Ceuta pour le procès. « J’aurais préféré qu’il reste en marge, c’est un sujet dont il ne veut pas parler, aucun d’entre nous n’a vraiment accepté cette histoire, un trou noir dans notre parcours », dit le père, qui assure n’avoir qu’un souhait : « Que toute la famille puisse vivre ensemble. »

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Depuis le 1er janvier, au moins 86 migrants sont morts en Méditerranée en tentant de gagner l’Espagne, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La Maison Blanche a déclaré, lundi, que le président « soutient les efforts pour améliorer le système fédéral de contrôle » des antécédents criminels des acheteurs d’armes à feu.
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Armes à feu : Trump favorable à un renforcement du contrôle des antécédents des acquéreurs

La Maison Blanche a déclaré, lundi, que le président « soutient les efforts pour améliorer le système fédéral de contrôle » des antécédents criminels des acheteurs d’armes à feu.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 16h14
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19.02.2018 à 16h30
   





                        



   


Quelques jours après la fusillade de Parkland, le président américain, Donald Trump, se dit favorable à un renforcement du contrôle des antécédents lors de l’achat d’une arme à feu, a annoncé, lundi 19 février, la Maison Blanche. Des élèves ayant survécu à la fusillade ont annoncé, dimanche, qu’ils manifesteraient fin mars à Washington pour un contrôle plus strict des armes à feu, un débat récurrent que les Etats-Unis échouent régulièrement à faire avancer.
« Tandis que les discussions se poursuivent et que des modifications sont envisagées, le président soutient les efforts pour améliorer le système fédéral de contrôle des antécédents », a précisé la porte-parole de l’exécutif Sarah Sanders, dans un communiqué. « Le président a parlé vendredi avec le sénateur [républicain John] Cornyn au sujet du projet de loi bipartisan que le sénateur [démocrate Chris] Murphy et lui ont présenté pour améliorer la législation fédérale » sur le contrôle des antécédents criminels, a-t-elle poursuivi.
Président soutenu par la NRA
Un projet de loi, porté par les deux sénateurs mais concocté par un groupe de parlementaires républicains et démocrates, a été présenté en novembre « pour s’assurer que les autorités fédérales et locales appliquent la législation existante et signalent correctement les casiers judiciaires pertinents au Fichier national de vérification instantanée du casier judiciaire (NICS) », selon un communiqué diffusé à l’époque.
C’est ce fichier que les armuriers doivent impérativement consulter avant de vendre une arme, afin de vérifier le casier judiciaire de l’acheteur, et s’il a le droit d’en acquérir une.
Lors d’une courte allocution télévisée jeudi, le président, qui a été soutenu par le lobby des armes à feu, la National Rifle Association (NRA), n’a prononcé les mots « arme à feu » à aucun moment, mettant plutôt l’accent sur la nécessité de repérer les personnes souffrant de problèmes psychiatriques.
Nikolas Cruz, le tireur du lycée Marjory Stoneman Douglas, a tué 17 personnes mercredi dernier à l’aide d’un fusil d’assaut semi-automatique AR-15 acheté légalement, relançant, une fois de plus, le débat sur les armes à feu. Agé de 19 ans, il avait obtenu l’autorisation d’acheter son arme malgré des signalements pour comportement violent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ La jeune femme de 27 ans, qui avait rejoint l’EI avec son mari et leurs trois enfants en 2015, a été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale en Irak.
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La djihadiste française capturée à Mossoul va être extradée vers la France

La jeune femme de 27 ans, qui avait rejoint l’EI avec son mari et leurs trois enfants en 2015, a été condamnée à sept mois de prison pour entrée illégale en Irak.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h04
    |

            Hélène Sallon (Bagdad, Irak, envoyée spéciale)








                        



   


La première djihadiste française capturée à Mossoul par les forces irakiennes en juillet 2017, Mélina Bougedir, a été condamnée, lundi 19 février, à sept mois de prison pour entrée illégale en Irak. La Cour pénale de Bagdad a ordonné la remise en liberté et l’extradition en France de la jeune femme de 27 ans, sa peine étant couverte par sa détention préventive. La Française n’est sous le coup d’aucune autre accusation en Irak.
Elle restera toutefois en détention jusqu’à ce que ses documents de sortie soient établis, a indiqué une source judiciaire à l’Agence France-Presse (AFP). Elle fait par ailleurs l’objet de poursuites en France pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste pour avoir rejoint l’organisation Etat islamique (EI).
Originaires de Seine-et-Marne, Mélina Bougedir, son mari Maximilien ainsi que leurs trois enfants avaient rejoint le califat autoproclamé de l’Etat islamique en 2015 depuis la Syrie et étaient arrivés à Mossoul quelques jours après, selon leurs dires. La Française a donné naissance à un quatrième enfant à Mossoul, début 2017. Les autorités françaises n’avaient pas donné suite aux demandes de la famille et de leurs proches de faciliter leur évacuation alors que les forces irakiennes préparaient l’assaut sur la vieille ville, où ils étaient réfugiés, en mai 2017.

        Reportage :
         

          Six mois après la chute de l’EI, Mossoul se reconstruit lentement



La jeune Française a été capturée le 8 juillet, avec ses quatre enfants, par les forces antiterroristes irakiennes. Son mari Maximilien, qui avait fui l’avancée des forces irakiennes, a été tué dans les combats, selon son épouse. Mélina Bougedir et ses quatre enfants ont été placés en détention chez les forces antiterroristes à Bagdad.
Rapatriement des enfants
En novembre 2017, le président Emmanuel Macron avait dit que le sort des femmes et des enfants ayant rejoint l’EI et capturés en Irak serait examiné au « cas par cas, en fonction des situations ». « S’agissant de nos ressortissants détenus en Irak, il revient d’abord aux autorités de ce pays de décider souverainement s’ils doivent faire l’objet de procédures judiciaires sur place, expliquait récemment au Monde une source au ministère de la justice. Ils ont commis des actes qui peuvent être qualifiés de délits ou de crimes en fonction de la législation irakienne. Néanmoins, ces personnes peuvent bénéficier de la protection consulaire. Notre réseau diplomatique est mobilisé en ce sens. » 
Paris s’est toutefois mobilisé pour obtenir le rapatriement des enfants. Des échanges diplomatiques soutenus avec Bagdad ont permis d’obtenir le rapatriement de trois des enfants de Mélina Bougedir, âgés de 3, 5 et 8 ans, le 18 décembre 2017. Le dernier, âgé de moins de 2 ans, a été maintenu auprès de sa mère, comme l’exige la loi irakienne.
La Française s’est présentée, lundi, devant le tribunal irakien, vêtue d’une robe noire et d’une veste grise, coiffée d’un foulard mauve à motifs, avec son fils dans les bras, selon un journaliste de l’AFP présent sur place. Au juge, elle a déclaré qu’elle « était femme au foyer » à Mossoul. « Je suis entrée en Syrie avec mon passeport français mais Daech me l’a pris. Je suis restée quatre jours en Syrie puis je suis venue à Mossoul avec mon mari et mes enfants », a-t-elle précisé.
Elle a par ailleurs affirmé que son mari était « cuisinier chez Daech » et qu’il a été tué lors de bataille de Mossoul, reprise en juillet après neuf mois de combats. Représentée par un avocat commis d’office, la jeune femme a été condamnée à sept mois de prison pour être entrée sur le territoire irakien sans visa des autorités.
Le verdict prononcé à son encontre se veut particulièrement clément au regard des verdicts prononcés précédemment. Le 21 janvier, une ressortissante allemande d’origine marocaine a été condamnée à la peine capitale par pendaison par la Cour pénale de Bagdad pour « soutien logistique et aide à une organisation terroriste ».
509 étrangères détenues en Irak
Dimanche, une ressortissante turque a elle aussi été condamnée à la peine capitale devant le même tribunal, tandis que dix autres ainsi qu’une Azérie ont été condamnées à la prison à vie pour appartenance à l’EI. Elles sont tombées sous le coup de l’article 4 de la loi antiterroriste, qui stipule que « toute personne qui commet, incite, planifie, finance ou assiste des actes de terrorisme sera punie d’une peine allant de quinze ans de prison à la peine de mort ». Selon une source de sécurité, 509 étrangères, dont 300 Turques, sont détenues en Irak avec 813 enfants.
Un accord a-t-il été trouvé entre Paris et Bagdad pour que la Française soit extradée et ne soit pas poursuivie en Irak pour appartenance à l’EI ? La condamnation à mort de la ressortissante allemande a en effet créé l’embarras des autorités françaises, mises au défi de faire respecter leurs valeurs et les engagements internationaux sur l’abolition de la peine de mort.

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Dans l’hypothèse où un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, « l’Etat français interviendrait, en négociant avec l’Etat en question », avait déclaré le 28 janvier la ministre de la justice, Nicole Belloubet. Lors de sa visite en Irak, le 12 février, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a réitéré auprès du premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, la position de la France à ce sujet.
La question reste entière pour d’autres ressortissantes françaises détenues en Irak. Six familles françaises, dont trois identifiées et localisées par les autorités consulaires, ont été signalées, a indiqué, le 12 février, Jean-Yves Le Drian, qui a précisé qu’il ne s’agissait que de femmes et d’enfants. Outre Mélina Bougedir, les deux autres cas identifiés sont Djamila B., 28 ans, originaire de la région lilloise, qui est détenue avec sa petite fille née sur place, ainsi qu’une Tchétchène ayant obtenu l’asile politique en France. Selon une source diplomatique, cette dernière aurait cependant perdu ce droit en rejoignant les rangs de l’EI.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement souhaite qu’Ilmars Rimsevics, soupçonné d’avoir reçu un pot-de-vin de 100 000 euros et arrêté ce week-end, cesse d’exercer ses fonctions.
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Le gouverneur de la Banque centrale de Lettonie soupçonné de corruption

Le gouvernement souhaite qu’Ilmars Rimsevics, soupçonné d’avoir reçu un pot-de-vin de 100 000 euros et arrêté ce week-end, cesse d’exercer ses fonctions.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 15h50
   





                        



   


Le gouverneur de la Banque centrale de Lettonie, Ilmars Rimsevics, a été arrêté ce week-end par le Bureau national anticorruption (KNAB). Il est soupçonné d’avoir reçu un pot-de-vin de 100 000 euros, rapportent les médias lettons.
Le chef du KNAB, Jekabs Straume, a confirmé, lundi à la presse, qu’une procédure judiciaire a été ouverte à l’égard d’un haut fonctionnaire et d’une personne privée, sans donner de noms. Il a ajouté que ces accusations « ne permettaient pas au fonctionnaire de continuer d’exercer ses fonctions ».
M. Rimsevics, qui est à la tête de la Banque centrale de Lettonie depuis 2001, avait été interpellé ce week-end par le KNAB, qui l’a longuement interrogé et a procédé à des perquisitions dans sa résidence et à son bureau.
Son avocat a demandé à la justice de libérer son client sous caution. La somme, fixée à 100 000 euros, a déjà été versée par un ami du gouverneur. Si la justice accepte sa demande, M. Rimsevics pourrait être libéré lundi soir.
Pressions pour une démission
Le premier ministre letton, Maris Kucinskis, a annoncé, lundi à l’issue d’une réunion extraordinaire de son cabinet, que M. Rimsevics devrait interrompre l’exercice de ses fonctions lorsqu’il serait remis en liberté sous caution.
La ministre des finances, Dana Reizniece-Ozola (Verts-Agriculteurs), avait aussi estimé dimanche que le gouverneur devrait quitter ses fonctions « pendant la durée de l’enquête menée par la KNAB ».
De son côté, la présidente de la commission parlementaire de la sécurité nationale, Inese Libina-Egnere, a déclaré, lundi, que le gouverneur devrait démissionner, faute de quoi le Parlement étudiera d’autres moyens de le démettre.
Gel des paiements à la banque ABLV Bank
Par ailleurs, la Banque centrale européenne a annoncé avoir imposé un gel des paiements à la troisième banque commerciale en Lettonie, ABLV Bank, dont la situation s’est fortement dégradée depuis des accusations de blanchiment d’argent venant de Washington.
Cette mesure constitue une première pour la BCE depuis la création en son sein du poste de superviseur des grandes banques en zone euro fin 2014. Le réseau de lutte contre le crime financier du département du Trésor américain accuse ABLV Bank de blanchiment d’argent et d’implication dans des programmes illégaux de développement d’armes en Corée du Nord.
Depuis, la troisième banque en Lettonie a vu son accès au système financier coupé, menaçant à court terme sa survie malgré une situation financière confortable. Le chef du KNAB, Jekabs Straume, a précisé que les accusations américaines « ne sont pas liées de quelque façon avec la procédure pénale en cours actuellement » contre Ilmars Rimsevics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Une fois le courrier réceptionné, les annonceurs fourniront un code spécial écrit sur la carte afin de valider leur identité et leur lieu de résidence. Une manière, pour Facebook, d’éviter que des entités étrangères ne s’impliquent dans des élections américaines.
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Facebook : des cartes postales pour vérifier l’identité des acheteurs de publicités politiques

Une fois le courrier réceptionné, les annonceurs fourniront un code spécial écrit sur la carte afin de valider leur identité et leur lieu de résidence. Une manière, pour Facebook, d’éviter que des entités étrangères ne s’impliquent dans des élections américaines.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 14h03
   





                        



   


Facebook a prévu de mettre en place cette année un système d’envoi de cartes postales, a annoncé samedi 17 février Katie Harbath, chargée des questions liées à la politique chez Facebook, à l’agence de presse Reuters. Objectif : vérifier que les acheteurs de publicités pour les personnalités politiques candidates à une élection habitent bien aux Etats-Unis. Cette vérification se fera grâce à un code écrit sur ces cartes postales, que les annonceurs entreront sur Facebook. Si aucune date n’a été annoncée, cette nouvelle authentification est prévue pour les élections états-uniennes de mi-mandat des deux chambres du Congrès, le 6 novembre 2018.
La mesure a été annoncée après que le procureur spécial Robert Mueller a révélé vendredi 16 février l’inculpation de 13 Russes et de trois entreprises russes pour ingérence dans l’élection présidentielle américaine. L’enquête a entre autres révélé que ces agents russes avaient dérobé les informations de citoyens américains, telles que des numéros de Sécurité sociale, pour créer des comptes PayPal afin d’acheter des publicités en ligne.

        Lire aussi :
         

                Comment l’agence de propagande russe sur Internet a tenté d’influencer l’élection américaine



Le réseau social de Mark Zuckerberg avait été critiqué pour son manque de contrôle durant la présidentielle de 2016. Environ 3 000 publicités sur Facebook et Instagram avaient alors été achetées en Russie. Un contenu politique la plupart du temps en faveur du candidat Donald Trump, ou visant à attiser les tensions sur des sujets très clivants aux Etats-Unis.
Facebook concède que ce système d’envoi de cartes postales ne « résoudra pas tout », mais qu’il reste le plus efficace dans la bataille pour plus de transparence.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Même si de nombreux Polonais ont dénoncé les camps d’extermination et soutenu des juifs, il n’empêche : exactions, délations, participations à l’extermination ont aussi été le fait de Polonais, marqués par un antisémitisme religieux, rappellent deux responsables de la Maison d’Izieu, Hélène Waysbord et Thierry Philip.
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Pologne : « On assiste à l’émergence d’un révisionnisme d’Etat »

Même si de nombreux Polonais ont dénoncé les camps d’extermination et soutenu des juifs, il n’empêche : exactions, délations, participations à l’extermination ont aussi été le fait de Polonais, marqués par un antisémitisme religieux, rappellent deux responsables de la Maison d’Izieu, Hélène Waysbord et Thierry Philip.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h05
    |

Hélène Waysbord (Présidente d'honneur de la Maison d'Izieu, écrivaine) et Thierry Philip (Président de la Maison d'Izieu)







                        



                                


                            

Située au cœur de l’espace européen, la Pologne incarne de façon emblématique l’histoire de notre continent. L’histoire d’une division constante au gré des ambitions des puissances voisines, d’un asservissement sans précédent par les régimes tyranniques du XXe siècle, le nazisme et le stalinisme, au point d’y perdre son autonomie, son identité même.
Une tache noire, indélébile marque à jamais la carte géographique de ce pays, celle des camps d’extermination, dont Auschwitz-Birkenau. Trente ans plus tard la naissance [du syndicat] Solidarnosc marquait le réveil de la liberté et de la démocratie. C’est tout le sens de notre histoire à nous Européens et de l’idéal qui nous a portés après 1945 : plus jamais ça !

Au début de notre siècle l’intégration de ce pays à l’Union européenne mettait un terme à une histoire de tourments et de combats pour qu’il existe enfin dans son unité. Or l’atteinte à cette histoire résulte aujourd’hui de décisions prises par les responsables du gouvernement actuel avec une détermination sans limites et surtout pas celles de la vérité.
Les « justes » plus nombreux qu’ailleurs
Faut-il refuser de nommer les lieux d’extermination « camps polonais de la mort » ? Oui, ce refus est justifié. Les camps furent édifiés ou transformés par les envahisseurs nazis. Oui, une large part des Polonais ont été victimes de la répression : politiques, résistants, ouvriers, enfermés dans les camps ou déportés en Allemagne.
Oui des Polonais ont fait preuve de compassion et sauvé des juifs. Le nombre de justes y est plus important que nulle part ailleurs mais n’oublions pas que le nombre des juifs polonais l’était aussi. La majorité du million et demi de juifs exterminés à Auschwitz était polonaise.

Il n’empêche : exactions, délations, participations à l’extermination ont aussi été le fait de Polonais, marqués par un antisémitisme religieux. Ceci contre une population juive installée depuis bien longtemps,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien turc Levent Yilmaz dénonce la condamnation à la prison à perpétuité par un tribunal turc des deux fils du romancier Çetin Altan, vendredi 16 février, et appelle l’Union européenne à se ressaisir.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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Turquie : « Y aura-t-il une Angela Merkel pour les frères Altan ? »

Dans une tribune au « Monde », l’historien turc Levent Yilmaz dénonce la condamnation à la prison à perpétuité par un tribunal turc des deux fils du romancier Çetin Altan, vendredi 16 février, et appelle l’Union européenne à se ressaisir.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 13h03
    |

Levent Yilmaz (Historien, résident à l'Iméra (Institut d’études avancées))







                        



                                


                            
Tribune. Le 2 février 2009, s’est déroulée une cérémonie à l’église Sainte Irène, la plus ancienne église d’Istanbul, désacralisée et désormais dévouée aux concerts, cérémonies et expositions. Sur la scène, le premier ministre turc de l’époque, Recep Tayyip Erdogan. Il était là pour décerner le grand prix pour les arts et la culture du ministère de la culture. Son discours débuta par ces paroles : « Il n’était nullement facile d’accepter les différences et la diversité en Turquie ; les préjugés rigides et les attitudes intolérantes avaient clôturé la pensée et son expression ; la Turquie en était victime. »
En 1968, au beau milieu du Parlement, Çetin Altan, député socialiste, avait été lynché
Le lauréat du grand prix était le grand romancier Çetin Altan. Un geste symbolique de la part de la République, car Çetin Altan, né en 1927, était un journaliste et romancier socialiste très influent. Il fut parmi les quinze premiers députés socialistes du Parlement entre 1965 et 1969. En 1968, au beau milieu du Parlement, il avait été lynché et avait failli perdre son œil. A l’époque du coup d’Etat de 1971, il avait été arrêté, condamné et avait passé deux ans de sa vie en prison. Ce fut le cas de nombreux autres écrivains de la Turquie moderne, à commencer par Nazim Hikmet et Yaşar Kemal. Lui rendre un hommage en lui décernant le Grand Prix, était une sorte de demande de pardon de l’Etat aux opposants, même les plus farouches.

Erdogan poursuivit : « Ce genre de cérémonie offre la possibilité d’une autocritique. La vie de Çetin Altan a été traversée par des tempêtes, des ouragans. Il a mis en avant une critique souriante mais féroce, enrobée d’intelligence, de la culture. Nous ne pouvons pas progresser sans la raison critique. Il faut qu’on apprenne à tolérer la critique ; nous ne pouvons pas réaliser notre pari de civilisation sans la liberté d’expression, sans la pensée, l’écriture et la liberté de parole. Le fondement de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Une survivante de la tuerie dans un lycée de Floride, qui a fait 17 morts le 14 février, s’en est prise au président Donald Trump dans un discours devant ses camarades.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, avait déjà qualifié, samedi à Munich, les accusations des Etats-Unis de « baratin » et de « fantasmes ».
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Moscou ne voit « aucune preuve » d’ingérence dans les élections américaines malgré l’inculpation de 13 Russes

Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, avait déjà qualifié, samedi à Munich, les accusations des Etats-Unis de « baratin » et de « fantasmes ».



Le Monde
 |    19.02.2018 à 12h09
   





                        


Malgré les accusations de Washington, Moscou affirme que rien ne prouve que le gouvernement russe ait tenté d’influer sur l’élection présidentielle américaine.
« Nous ne voyons toujours pas de preuves substantielles que quelqu’un se soit mêlé » de la présidentielle américaine, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il n’y a « aucune indication que le gouvernement russe soit impliqué » alors que l’acte d’accusation américain évoque uniquement « des citoyens russes », a poursuivi M. Peskov.
« C’est pourquoi nous insistons encore sur le fait que nous considérons de telles preuves comme infondées, absolument pas exhaustives, légitimes et nous ne pouvons être d’accord avec elles, a-t-il ajouté. La Russie ne s’est pas mêlée et n’a pas pour habitude de se mêler des affaires des autres pays. Et elle ne le fait pas actuellement. »
Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, avait déjà qualifié, samedi à Munich, les accusations des Etats-Unis de « baratin » et de « fantasmes ».
Donald Trump insiste sur l’innocence de son équipe de campagne
Vendredi, la justice américaine a formellement accusé 13 Russes, dont un proche de Vladimir Poutine, d’avoir favorisé en 2016 la candidature de Donald Trump. Les principaux services de renseignement américains avaient déjà dénoncé l’ingérence russe dans la campagne.
Pour sa part, Donald Trump se garde depuis vendredi d’accuser Moscou d’ingérence, insistant sur l’innocence de sa propre équipe de campagne. Dimanche, il a affirmé que Moscou avait « réussi au-delà de ses rêves les plus fous » si son intention était bien de « semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis ». « Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l’Amérique ! », a poursuivi le président américain au petit matin dans une nouvelle salve de tweets.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le gouvernement syrien et les milices kurdes YPG auraient conclu un accord prévoyant le déploiement d’unités de l’armée syrienne pour faire face à l’offensive turque.
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Les forces progouvernementales syriennes pourraient se déployer à Afrin

Le gouvernement syrien et les milices kurdes YPG auraient conclu un accord prévoyant le déploiement d’unités de l’armée syrienne pour faire face à l’offensive turque.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h30
   





                        



   


La télévision nationale syrienne Ikhbariya a annoncé lundi 19 février que les forces progouvernementales syriennes étaient sur le point de faire leur entrée dans le secteur d’Afrin, dans le nord-ouest du pays. « Les forces populaires vont arriver à Afrin dans les prochaines heures pour soutenir ses habitants contre l’attaque du régime turc », a annoncé l’agence de presse officielle syrienne SANA, citant son correspondant à Alep. SANA n’a pas donné de détails sur la composition de ces « forces populaires » et n’a pas mentionné de déploiement de l’armée régulière syrienne.
Un haut responsable kurde a déclaré dimanche que le gouvernement syrien et les Yekînen Parastina Gel (YPG – « Unités de protection du peuple »), des milices kurdes, avaient conclu un accord prévoyant le déploiement d’unités de l’armée syrienne dans l’enclave d’Afrin pour faire face à l’offensive turque.
Mise en garde de la Turquie
Mevlut Cavusoglu, le ministre des affaires étrangères turc, a prévenu que l’armée turque n’hésiterait pas à affronter les forces syriennes si ces dernières entraient dans le secteur d’Afrin pour protéger les combattants kurdes. « Si le régime vient pour éliminer le PKK et le PYD, alors il n’y a aucun problème. Toutefois, s’il vient pour défendre les YPG, alors rien ni personne ne pourra nous arrêter, nous ou les soldats turcs », a-t-il déclaré lors d’une visite à Amman, capitale de la Jordanie.
En 2012, après le retrait des forces gouvernementales de la zone, Afrin est devenue la première région kurde en Syrie à échapper au contrôle du régime de Bachar Al-Assad et les autorités y ont installé une administration autonome.
La Turquie et ses alliés de l’Armée syrienne libre (ASL) ont lancé le 20 janvier une opération pour réduire l’enclave, contrôlée par les YPG.
L’armée turque a rapporté dans son dernier bilan publié lundi avoir perdu 31 soldats dans le cadre de cette offensive. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), au moins 78 civils ont été tués depuis le 20 janvier, principalement par des frappes turques. Ankara dément tout bombardement contre les populations.
Les autorités turques ont, de leur côté, annoncé avoir placé en détention 786 personnes accusées d’avoir critiquer l’opération, les accusant de « propagande terroriste ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le dernier rapport de l’ONG Save the Children, sur les enfants vivant en zones de guerre, fait état de plus de dizaines de milliers de mineurs tués ou blessés à la guerre en 2016.
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Les enfants, victimes collatérales par millions des conflits armés

Le dernier rapport de l’ONG Save the Children, sur les enfants vivant en zones de guerre, fait état de plus de dizaines de milliers de mineurs tués ou blessés à la guerre en 2016.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 18h43
    |

                            Margot Desmas








                        


Du Moyen-Orient à l’Amérique centrale, près de 8 % des enfants du monde vivent aujourd’hui en zones de guerre. Dans son rapport annuel « La Guerre faite aux enfants », publié le 15 février, l’ONG Save the Children alerte sur le sort des mineurs dans les pays en guerre, qui seraient au nombre de 16 millions. Depuis vingt ans, la durée des conflits armés augmente, rendant leurs effets encore plus dévastateurs, notamment pour les enfants.
« Les enfants sont beaucoup plus vulnérables en zone de conflits qu’ils ne l’ont jamais été depuis ces dernières années, explique Kitty Arie, directrice de plaidoyer au sein de Save the Children, dans sa préface du rapport. Si vous regardez la situation en Syrie, qui entame sa septième année de guerre, nous constatons une surenchère des atrocités commises, en termes d’agression et de ciblage des enfants, notamment les bombardements d’hôpitaux et d’écoles, l’utilisation d’armes chimiques et l’impossibilité d’accéder à l’aide humanitaire. »
Des conflits peu médiatisés et urbains
L’ONG distingue douze pays en guerre dans le monde où plus de 16 millions d’enfants vivent dans des zones d’affrontements, selon le rapport de l’ONU intitulé « Le Sort des enfants en temps de conflit armé ». Au Moyen-Orient, où se concentrent la plupart de ces conflits armés, deux enfants sur cinq vivent dans des zones à risques.


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Parmi les 16 millions d'enfants vivant en zone de conflit, la plupart habite au Nigeria
Lecture : En 2016, 8,7 % des enfants vivant en zone de guerre habitaient au Mexique

Source : ONU (Le sort des enfants en temps de conflit armé)



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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        10.3
      ],
      [
        "",
        8.7
      ],
      [
        "",
        7.4
      ],
      [
        "",
        6.6
      ],
      [
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        "",
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      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        2.3
      ],
      [
        "",
        1.1
      ],
      [
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      ]
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		}	
	}

});


Outre les affrontements subsahariens ou moyen-orientaux qui restent relayés par les médias, d’autres conflits, notamment au Mexique, touchent un grand nombre de mineurs, sans pour autant bénéficier d’une large couverture médiatique. La guerre des cartels qui y fait rage depuis 2006 est aujourd’hui le deuxième conflit le plus mortel au monde – après la Syrie – avec plus de 23 000 morts (majeurs et mineurs) en 2016.

        Lire aussi :
         

                Le Mexique a connu son année la plus meurtrière en vingt ans



Par ailleurs, une enquête sur les conflits armés de l’Institut national d’études stratégiques, un cercle de réflexion respecté, met en lumière le caractère de plus en plus urbain des affrontements : « Autrefois, les rebelles combattaient dans les montagnes, dans la forêt ou la jungle ; aujourd’hui on les trouve tout autant dans un contexte urbain. » Le rapport estime que la moitié des conflits en cours se déplace vers les villes, notamment en Syrie, en Libye, au Soudan du Sud ou en Afghanistan. Par conséquent, les enfants y sont plus exposés, tout comme les infrastructures urbaines, comme les écoles, les hôpitaux ou les réseaux d’eau et d’électricité.
Plus de conflits au Moyen-Orient, plus de victimes en Asie
Selon la violence des conflits, les mineurs peuvent être blessés, mutilés, ou même tués lors des affrontements. Si la Syrie reste l’un des pays où le nombre d’enfants touchés est le plus élevé, c’est également le cas au Yémen avec la présence de groupes armés comme Al-Qaida. Au cours de l’année 2016, les frappes aériennes, elles, ont causé la mort de 349 enfants et en ont blessé 334 autres.


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    text-align: right;
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Plus de 11 000 enfants dans le monde ont été blessés ou tués dans des conflits armés en 2016
Survolez les pays pour en savoir plus



Source : ONU (Le Sort des enfants en temps de conflit armé)




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    var margin = { top: 0, left: 0, bottom: 0, right: 0 };
    var width = ($("#dcdr_map15187751642").width() / 10) * 9.8,
        width = width - margin.left - margin.right,
        mapRatio = 0.85,
        height = width * mapRatio;
    var projection = d3.geo.winkel3().rotate([0, 0]).center([18, 0]).translate([width / 2, height / 2]).scale(width / 4).precision(.1);
    var path = d3.geo.path().projection(projection);
    var graticule = d3.geo.graticule();

    var svg = d3.select("#dcdr_map15187751642").append("svg").attr("id", "mapSVG15187751642").attr("width", width).attr("height", height);

    var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15187751642");
    var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15187751642");
    var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15187751642");

    d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/monde2.json", function(error, maps) {
        if (error) throw error;
        var data = [
            ["Pays", "Meurtres et mutilations sur les enfants"],
            ["Afghanistan", 3512],
            ["République centrafricaine", 66],
            ["Colombie", 8],
            ["République démocratique du Congo", 240],
            ["Irak", 834],
            ["Palestine", 1841],
            ["Liban", 8],
            ["Mali", 47],
            ["Myanmar", 51],
            ["Libye", 125],
            ["Somalie", 1121],
            ["Soudan du Sud", 179],
            ["Soudan", 207],
            ["Syrie", 1353],
            ["Yémen", 1453],
            ["Nigéria", 488],
            ["Pakistan", 41],
            ["Philippines", 38]
        ];

        var m = d3.map(data, function(d, i) { return d[0]; });
        var a = [8, 200, 500, 1000, 3512];
        var dcdr_noms = [
            ["Afghanistan", "af"],
            ["République centrafricaine", "cf"],
            ["Colombie", "co"],
            ["République démocratique du Congo", "cd"],
            ["Irak", "iq"],
            ["Palestine", "ps"],
            ["Liban", "lb"],
            ["Mali", "ml"],
            ["Myanmar", "mm"],
            ["Libye", "ly"],
            ["Somalie", "so"],
            ["Soudan du Sud", "ss"],
            ["Soudan", "sd"],
            ["Syrie", "sy"],
            ["Yémen", "ye"],
            ["Nigéria", "ng"],
            ["Pakistan", "pk"],
            ["Philippines", "ph"]
        ]
        var m2 = d3.map(dcdr_noms, function(d, i) { return d[0]; })
        var url = "//www.lemonde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
        var color = ["#ffffb2", "#fecc5c", "#fd8d3c", "#e31a1c"]
        var quantize = d3.scale.threshold()
            .domain([200, 500, 1000])
            .range(d3.range(4).map(function(i) { return color[i] }));
        svgcarte.selectAll("path")
            .data(topojson.feature(maps, maps.objects.monde2).features)
            .enter().append("path")
            .attr("name", function(d, i) { return d.properties.fr })
            .attr("d", path)
            .attr("class", function(d, i) {
                if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
                    return "dcdr_pays"
                }
            })
            .attr("stroke", "#000")
            .attr("stroke-width", 0.4)
            .attr("fill", function(d, i) {
                if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
                    return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
                } else {
                    return "#ffffff"
                }
            });
        var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
        var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
        legend.data(color)
            .enter().append("rect")
            .attr("x", 0).attr("y", function(d, i) {
                return i * 14
            })
            .attr("width", 15)
            .attr("height", 13)
            .attr("fill", function(d, i) {
                return color[i]
            })
            .attr("shape-rendering", "crispEdges")
            .attr("stroke", "none");
        var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
        legend_txt.data(color)
            .enter().append("text")
            .attr("x", 18)
            .attr("y", function(d, i) {
                return i * 14 + 11
            })
            .style("font-size", "10px")
            .style("font-family", "Arial")
            .attr("fill", "#333333")
            .text(function(d, i) {
                var virgule = Math.pow(10, 0);
                var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
                var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
                return t0 + " à " + t1 + " " + ""
            });
        var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
        legend_titre.append("text")
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            .text("Nombre de victimes");
        var rect = document.getElementById("legende15187751642").getBBox();
        legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
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            .attr("width", rect.width + 10 * 2)
            .attr("height", rect.height + 5 * 2);

        var w = $("#dcdr_map15187751642").width();
        var h = $("#dcdr_map15187751642").height();
        var x = w * 2 / 100,
            y = h * 67 / 100;
        svglegende.attr("transform", "translate(" + x + "," + y + ")");

        var isNumber = [1],
            data_modif_title = ["Pays", "Meurtres et mutilations sur les enfants"];

        function p(col) {
            var m = data_modif_title.indexOf(col);
            return m;
        }

        $(function() {
            $("#dcdr_map15187751642").tooltip({
                items: ".dcdr_pays",
                tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
                track: true,
                content: function() {
                    function essai(contents) {
                        if (contents == "COULEUR") {
                            var color = $(element[0]).attr("fill");
                            return color;
                        }
= 0) {
                            var virgule = Math.pow(10, 0);
                            var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
                            return t0.toLocaleString();
                        } else {
                            return allvalues[p(contents)];
                        }
                    }
                    var element = $(this);
                    var allvalues = m.get(element.attr("name"));
                    var drapeau = m2.get(element.attr("name"))[1];
                    var titre = "{{Pays}}";
                    var content = "{{Meurtres et mutilations sur les enfants}} enfants sont décédés ou ont été victimes de graves mutilations en 2016";
                    var notes = "";
                    var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g)
                    titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) { return essai(contents); });
                    content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) { return essai(contents); });
                    notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) { return essai(contents); });

                    var str = ""
                    if (titre != "") {
                    	console.log(titre)
"
"
"
                    }
                    if (content != "") {
" + content + ""
                    }
                    if (notes != "") {
" + notes + ""
                    }
                    return str;
                }
            });
        });

    })

    $("#dcdr_container15187751642 a").click(function(event) { event.stopImmediatePropagation() });

});


Entre les velléités indépendantistes de groupes armés et les guerres de religions menées par des groupes djihadistes, l’Afrique subsaharienne est la zone qui concentre le plus de conflits. L’Asie reste toutefois le continent où le plus de mineurs sont tués lors d’affrontements armés avec, notamment, 3 512 morts en Afghanistan, le nombre le plus élevé jamais enregistré.
En matière de sécurité, la situation se détériore dans le pays à cause de l’intensification des affrontements entre les Forces nationales de défense et de sécurité afghanes et les talibans, qui ont causé une augmentation de 24 % du nombre d’enfants victimes du conflit par rapport à 2015. Les affrontements au sol et les restes explosifs de la guerre sont les principales causes de mort des mineurs dans cette guerre qui oppose les groupes rebelles au gouvernement.
Près de 3 000 enlèvements en Afrique de l’Est
Outre les blessés et les victimes des affrontements, de nombreux mineurs sont enlevés, séquestrés ou utilisés par les groupes armés et parfois même par le gouvernement de certains pays.


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Boko Haram a enlevé près de 2 000 enfants au Nigeria
Données pour l’année 2016

Source : ONU (Le Sort des enfants en temps de conflit armé)



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La majorité de ces enlèvements ont lieu en Afrique où ont lieu des affrontements avec des groupes paramilitaires. Au Nigeria, Boko Haram est le principal auteur de ces rapts, le groupe a notamment utilisé trente mineurs pour perpétrer des attentats-suicides dans la région. Le nombre de leurs recrutements a par ailleurs augmenté de manière sensible par rapport à 2015, où 278 enfants avaient été enlevés, contre 2 122 en 2016.
De la même manière, le nombre d’enfants utilisés en Somalie a doublé entre 2015 et 2016, les Chabab ayant multiplié par deux le nombre de leurs recrues. Mais l’armée nationale du pays, elle aussi, compte des enfants dans ses rangs, ils étaient au nombre de 182 en 2016.

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                « En Syrie, le viol était le maître mot »



Les mauvais traitements infligés aux mineurs en zones de conflit sont des exemples parmi beaucoup d’autres. On recense notamment 878 cas de violences sexuelles commises dans ce cadre et plus de 7 700 enfants détenus par les Etats ou les groupes paramilitaires dans le monde.
Dans son rapport annuel, l’Organisation des Nations unies (ONU) appelle les Etats à la clémence envers les mineurs enrôlés dans des organisations terroristes, rappelant qu’ils en sont avant tout les victimes. Outre le traumatisme, les cauchemars et l’angoisse dont souffrent ces mineurs en zones de guerre, ces derniers doivent également faire face à une difficile réintégration une fois leur calvaire terminé. L’une des raisons pour lesquelles le rapport du secrétaire général de l’ONU demande aux Etats membres la mise en place systématique de mécanismes de réinsertion, notamment pour les filles, victimes régulières de sévices sexuels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Droits d’auteur, financement, diffusion : un collectif de cinéastes européens, dont les frères Dardenne, Cédric Klapisch et Ken Loach, listent dans une tribune au « Monde » leurs priorités à l’heure où la Commission de Bruxelles doit rendre des arbitrages sur sa politique médias.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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« Une vision et une ambition politique fortes pour le cinéma européen »

Droits d’auteur, financement, diffusion : un collectif de cinéastes européens, dont les frères Dardenne, Cédric Klapisch et Ken Loach, listent dans une tribune au « Monde » leurs priorités à l’heure où la Commission de Bruxelles doit rendre des arbitrages sur sa politique médias.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h13
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La culture européenne est la mise en commun de toutes les singularités, façons d’être et de voir, traditions, langues et histoires propres à chaque pays. A l’heure du Brexit et des nationalismes montants, l’Europe doit comprendre que sa force demeure dans sa capacité de dialogue entre union et identités spécifiques. C’est notre force et non pas notre faiblesse : ne pas comprendre cette dualité nous mènera à notre perte.
Cinéastes, nous portons le projet d’une véritable Europe de la création, guidée par l’exception culturelle. Nous sommes convaincus que le numérique est une chance immense pour la création et la circulation des œuvres : la diversité peut ainsi être exposée dans chaque Etat membre, auprès de tous les spectateurs. Il n’y a pas de petit ou grand Etat européen de la création ; il y a une formidable richesse de regards.
L’ère du numérique, des nouvelles technologies et des nouveaux usages doit être l’occasion de proposer une vision et une ambition politique fortes ! Alors que des arbitrages politiques aux conséquences importantes vont être rendus cette année, nous, cinéastes européens, rappelons ce qui constitue pour nous des priorités.
Une juste rémunération des auteurs
La lutte contre le piratage est une priorité absolue, commune aux institutions européennes et aux Etats membres. Chaque œuvre et chaque travail consenti pour l’accomplissement de cette œuvre ont une valeur ! Une grande Europe de la création est possible si nous affirmons, au cœur de l’économie numérique, la défense de droits fondamentaux, et un partage de valeurs équilibré entre tous les acteurs de la chaîne.
Le projet de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique est une occasion unique d’assurer aux auteurs une rémunération juste, proportionnelle et inaliénable lorsque leurs films et œuvres audiovisuelles sont regardés sur des plates-formes numériques. Il est temps de mettre en place un mécanisme européen...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Editorial. La Russie a bel et bien tenté de peser sur le résultat de la présidentielle. Le président américain devrait ne plus fermer les yeux sur la gravité de cette affaire.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

« Russiagate » : la désinvolture coupable de Trump

Editorial. La Russie a bel et bien tenté de peser sur le résultat de la présidentielle. Le président américain devrait ne plus fermer les yeux sur la gravité de cette affaire.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h17
   





                        


Editorial du « Monde ». Ce n’était donc pas un « bobard », une « fake news », comme n’a cessé de le clamer Donald Trump. La Russie a bel et bien tenté de peser sur le résultat de l’élection présidentielle américaine de 2016 en tentant de discréditer la candidate démocrate, Hillary Clinton, au profit du magnat de l’immobilier new-yorkais.
Le document publié le 16 février par le procureur spécial chargé d’enquêter sur cette affaire, Robert Mueller, prend à contre-pied la stratégie de communication suivie pendant des mois par Donald Trump. Alors que plusieurs membres de son entourage sont soupçonnés d’avoir eu des contacts avec la Russie dans le dessein d’influencer le scrutin, le président élu avait qualifié ces accusations de « plus grande chasse aux sorcières de l’histoire des Etats-Unis ». L’enquête montre que la réalité est beaucoup plus compliquée.

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                Comment l’agence de propagande russe sur Internet a tenté d’influencer l’élection américaine



La justice américaine accuse ainsi treize ressortissants et trois officines russes d’avoir utilisé des centaines de comptes sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour des sympathisants de M. Trump dans le but de véhiculer des rumeurs infondées et de galvaniser la frange la plus contestataire de l’électorat.
Travail de sape
Cette opération montée par l’Internet Research Agency, une organisation fondée par Yevgeny Prigozhin, un oligarque proche de Vladimir Poutine, avait comme principal objectif « de semer la discorde au sein du système politique américain ». Qu’il s’agisse d’économie, de religion, d’immigration, de la question raciale, cette propagande s’est diffusée pendant des mois avec pour antienne la critique d’Hillary Clinton. Dans les dernières semaines de la campagne, le matraquage s’est intensifié dans les swing states, ces Etats capables de basculer d’un camp à l’autre à chaque élection.
Toutefois, il reste difficile de déterminer à quel point ce travail de sape a pu avoir un impact sur le résultat de l’élection. Cela n’en souligne pas moins la responsabilité de Facebook, Twitter ou Google dans le manque de contrôle de la diffusion de contenus destinés à parasiter un scrutin démocratique.

        Lire aussi :
         

                Donald Trump face à de solides accusations d’interférences russes



La bonne nouvelle pour M. Trump est que l’enquête n’apporte à ce stade aucune preuve qu’il y a eu collusion objective entre son équipe de campagne et les propagandistes russes. En revanche, que le président américain se soit arrêté à cette lecture est problématique. On l’a vu se féliciter sur tous les tons d’être disculpé et vitupérer contre les « attaques partisanes » et les « thèses farfelues ». On l’a vu se lancer dans un curieux mélange des genres en accusant le FBI de négligence dans la tuerie de l’école de Floride du 14 février, lui reprochant de « passer trop de temps à essayer de prouver la collusion russe avec la campagne Trump ». Mais, étrangement, la Russie reste épargnée par ses critiques.
On peut comprendre que M. Trump soit blessé dans son ego par le fait que son élection n’aurait pas été remportée à la loyale. Une telle tentative de déstabilisation de la part d’une puissance étrangère aurait dû, à tout le moins, appeler de la part d’un président en exercice une condamnation sans équivoque et des annonces pour éviter que de tels dérapages ne se reproduisent lors des élections de mi-mandat, en novembre prochain. Au lieu de cela, il préfère ironiser sur les polémiques partisanes aux Etats-Unis. « Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi, l’Amérique ! », a-t-il tweeté. C’est plutôt au président américain de ne plus fermer les yeux sur la gravité de cette affaire et de se concentrer sur la défense des intérêts de son pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Zoom sur le parcours d’intégration en France de trois hommes originaires du Soudan et d’Erythrée du groupe de réfugiés que « Le Monde » suit dans le cadre du programme Les nouveaux arrivants.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Hassan, Ahmed et Alsadig, réfugiés à Vichy, mais pas encore citoyens français lambda

Zoom sur le parcours d’intégration en France de trois hommes originaires du Soudan et d’Erythrée du groupe de réfugiés que « Le Monde » suit dans le cadre du programme Les nouveaux arrivants.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 12h23
    |

            Maryline Baumard (Vichy, envoyée spéciale)








                        



   


Trente mois de France, déjà ! Ils s’appellent Hassan, Alsadig et Ahmed ; sont arrivés à Paris à l’été 2015. Les trois Africains, qui font partie d’un groupe de réfugiés dont Le Monde suit l’intégration en France dans le cadre du programme Les nouveaux arrivants, s’impatientent un peu, à Vichy, de n’être pas encore des ­citoyens lambda, anonymes dans la ville. En ce début 2018, Hassan, 37 ans, est le seul de ce trio à travailler. Chaque matin, il prend sa voiture et file, vers les champs des Jardins de Cocagne, l’entreprise d’insertion qui l’a embauché en juillet 2017. De l’aveu de son patron, Alexandre Mondet, « Hassan est autonome. Il comprend très bien le français, s’exprime de mieux en mieux ». Une sacrée reconnaissance pour le salarié qui bientôt se trouvera un emploi non fléché.
Enfin, « pas tout de suite », freine un peu son patron. « Il manque encore quelques codes à Hassan. Le plus difficile : les codes culturels », explique celui qui vient non seulement de refuser un après-midi à l’Erythréen pour faire réparer sa voiture, mais lui a en prime expliqué que ce genre d’autorisation ne se demande pas à un employeur.
Pour M. Mondet, la demande d’Hassan est « normale », sa réponse à lui, aussi. C’est ce dialogue et cet apprentissage que permet un travail en insertion. Cet habitué des publics éloignés de l’emploi – selon l’expression consacrée – estime que deux années d’insertion sont en général nécessaires avant d’être prêt à travailler chez un patron classique en ayant toutes ses chances d’y réussir et d’y être bien.
« Bureaucratie infertile »
Alsadig et Ahmed, eux, n’en sont pas encore à la case « travail », et, même si tous deux s’expriment bien et ont déjà « compris » la France, ils ont surtout vu où se trouvent les nœuds. « Il est difficile de commencer à travailler. Pourtant nous en avons envie », vient d’ailleurs d’écrire le groupe de réfugiés soudanais de Vichy à leur députée La République en marche, Bénédicte Peyrol, pour partager avec l’élue la condition de réfugié en France en 2018.
De la France, tous trois ont d’abord senti la froideur du bitume parisien, connu les trottoirs en guise de matelas, avant de se retrouver dans le squat du lycée Jean-Quarré, dans le 19e arrondissement. Et puis, en octobre 2015, un matin à l’aube, des bus les ont évacués vers Varennes-sur-Allier et son centre d’accueil et d’orientation (CAO). « On a passé plusieurs mois là avant d’arriver à Vichy, où on a été hébergés comme demandeurs d’asile, puis comme réfugiés, et où finalement on a commencé à faire nos premiers pas vers l’autonomie », résume Ahmed, 27 ans.

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                Aurélien Taché, le visage social de la politique migratoire



Pour lui, la plus grosse galère a été le logement. Il vient juste de s’installer, alors qu’il cherchait ­depuis des mois un studio. Entre les propositions de marchands de sommeil et les loueurs qui ont peur du statut de réfugié, le jeune homme a dû être hébergé par une citoyenne solidaire entre la fin de son placement en foyer de demandeur d’asile et son emménagement récent. Outre cette difficulté, qu’il lui aurait été ­difficile de surmonter seul, Ahmed a aussi connu les galères de ce que le ­courrier à la députée qualifie de « bureaucratie infertile ».
Pour pouvoir bénéficier d’une formation, le jeune homme devait valider sa demande sur son espace personnel du site en ligne Pôle emploi. Sauf qu’Ahmed n’avait ni ordinateur ni connexion Internet. Il a essayé de créer cet espace virtuel avec son téléphone portable, en vain. Et sans un coup de pouce amical, il ne serait sans doute toujours pas inscrit à la formation FIMO (Formation initiale minimale obligatoire), sésame pour conduire des poids lourds en France. « Il était bloqué et plus rien ne se passait », s’agace Pablo Aiquel, un Vichyssois solidaire qui l’a aidé à faire installer une connexion ­Internet dans son appartement.
Retisser un lien
D’ici peu, le jeune homme, qui a appris très rapidement le français grâce au dévouement des bénévoles, va retrouver le plaisir d’être occupé toute la journée. Un ­changement qu’il attend avec impatience, lui qui, hormis les deux cents heures de cours de français de l’Office français de l’immigration et de l’intégration et les douze heures de contrat d’intégration républicaine, a surtout appris la France et le français grâce à ses amitiés vichyssoises, au bénévolat et aux coups de mains précieux d’Issam Othman, premier Soudanais qui se soit installé là, en 2001.
Alsadig, lui, s’est senti « un peu bloqué tant qu’il ne savait pas s’il obtiendrait le statut de réfugié ». Une fois ce cap franchi, il a mis l’accélérateur et réalisé des progrès très rapides en français. « Parce que je devais ça à la France qui m’a accordé sa protection. Avant le statut, je n’étais pas vraiment prêt à progresser, même si j’aimais les cours de Marie, Bernard ou Claudine [bénévoles du Réseau Vichy solidaire] », analyse Alsadig. Son rêve à lui, c’était de retisser un lien avec son passé perdu, et de devenir électricien parce qu’il avait « fait ce travail au Soudan ». Un souhait en train de se concrétiser depuis sa rencontre avec Pierre-Martin Aubelle.
Le directeur des Clés de l’atelier, une petite entreprise lyonnaise de formation aux métiers du bâtiment, a lu sur le site du Monde.fr le rêve de ce garçon de 27 ans. Il l’a joint et lui a proposé de l’inscrire avec un autre réfugié à l’une de ses formations. Comme Alexandre Mondet, des Jardins de Cocagne, Pierre-Martin Aubelle est habitué aux publics « éloignés de l’emploi », sait les étapes qu’il faut franchir une à une vers l’autonomie, et aime baliser ce chemin pas si ­facile mais nécessaire pour avancer. Tous deux prennent pour la ­première fois un réfugié.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’ex-ministre de l’intégration estime que la lutte contre le racisme doit être une priorité, y compris en période de campagne électorale.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

En Italie, « l’instrumentalisation de la question de l’immigration peut mener jusqu’à des crimes racistes »

L’ex-ministre de l’intégration estime que la lutte contre le racisme doit être une priorité, y compris en période de campagne électorale.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
19.02.2018 à 11h05
    |

            Christophe Ayad et 
                                Sophie Malibeaux (RFI)








                        



   


Cécile Kyenge, membre du Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi et eurodéputée sociale-démocrate, a été la première femme noire à occuper un poste de ministre – de l’intégration – en Italie, au sein du gouvernement Letta (avril 2013-février 2014). Visée par des insultes racistes, y compris au sein du personnel politique, et des menaces de mort, elle vit sous protection policière lorsqu’elle est en Italie. Elle était à Paris, dimanche 18 février, sur le plateau de TV5Monde.
Quelle est votre réaction à la fusillade de Macerata ?
Dans ce drame, la plus grande responsabilité est portée par les partis, en particulier la Ligue du Nord, à laquelle appartenait l’auteur de la fusillade, qui a été candidat aux municipales sur leur liste. L’instrumentalisation de la question de l’immigration peut mener jusqu’à des crimes racistes, comme à Macerata.
Faut-il interdire certains partis ?
La liberté d’expression a des limites. On ne peut pas accepter que des partis qui élaborent les lois tiennent des discours ouvertement racistes. C’est contraire à notre Constitution. Je me suis constituée partie civile dans une vingtaine d’affaires pour racisme depuis 2014. J’ai volontairement sélectionné des cas où sont en cause des responsables politiques ou des personnes responsables d’institutions. Tout le pays doit prendre conscience de ce danger. Le jour où je n’aurai plus besoin de garde du corps en raison de ma couleur de peau, cela voudra dire que les choses vont mieux.
Après Macerata, on a beaucoup moins entendu la gauche et le gouvernement que la droite et l’extrême droite…
Je suis allée manifester à Macerata, contre l’avis de mon propre parti politique, qui n’a pas voulu que cette affaire soit instrumentalisée dans le cadre de la campagne. Mais je considère la lutte contre le racisme comme une priorité, même en campagne électorale. Salvini dit que Macerata c’est de la faute du gouvernement, je dis que c’est de la faute de la droite. La loi en vigueur sur l’immigration a été écrite par MM. Bossi et Fini, elle a eu pour conséquence de pousser beaucoup de personnes dans la clandestinité.
Silvio Berlusconi s’est allié à la Ligue du Nord et à Fratelli d’Italia, deux partis d’extrême droite, au sein d’une coalition. Reste-t-il fréquentable ?
Berlusconi est un modéré, mais ses alliés sont des extrémistes. La Ligue du Nord a toujours instrumentalisé l’immigration, je ne parle même pas de Fratelli d’Italia. Le problème, c’est que Berlusconi est en difficulté.
Le PD doit-il tendre la main à Berlusconi après les élections du 4 mars, afin de former une coalition ?
En pleine campagne, personne ne peut dire cela. Mais je suis sûre que, le 5 mars, on devra chercher à parler avec Berlusconi, sans les deux autres partis de la droite, dont on ne partage pas les valeurs. On va se retrouver face à la question d’une grande coalition.
Y compris avec le Mouvement 5 étoiles (M5S) ?
Ça dépend. Il faut voir sur quelle base nous pouvons avoir des convergences. Ce sera plus un problème pour le M5S que pour nous, car ils disent qu’ils veulent gouverner seuls. Il faut aussi que Luigi Di Maio soit cohérent. Il dit certaines choses hors de son pays et d’autres en Italie. Il y a un peu de tout dans le M5S.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le président Mauricio Macri a reçu en héros un officier qui a tué un voleur en lui tirant dans le dos, provoquant un débat sur le danger d’une dérive sécuritaire du gouvernement.
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L’Argentine veut donner plus de latitude à ses policiers pour tirer

Le président Mauricio Macri a reçu en héros un officier qui a tué un voleur en lui tirant dans le dos, provoquant un débat sur le danger d’une dérive sécuritaire du gouvernement.



Le Monde
 |    19.02.2018 à 11h04
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            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



   


Alors que l’insécurité est l’une des principales préoccupations de la population, derrière l’inflation, le gouvernement de Mauricio Macri propose un « changement de doctrine » pour les forces de l’ordre : celles-ci auraient le droit d’utiliser leur arme à feu même si ce n’est pas strictement dans une situation de légitime défense. La législation actuelle justifie de tirer seulement si le délinquant est armé et menace d’utiliser son arme.
Ce projet de modification du code pénal provoque une polémique à Buenos Aires, où les détracteurs de M. Macri dénoncent le danger d’une dérive sécuritaire et soupçonnent le gouvernement de vouloir avant tout réprimer un mécontentement social croissant face à une dure politique d’austérité.
L’un des détonateurs de cette polémique s’est produit, le 8 décembre, dans le quartier populaire de La Boca, à Buenos Aires. Ce jour-là, un policier, Luis Chocobar, qui n’était pas en service, a tué par balles un jeune voleur qui venait d’attaquer et de blesser grièvement un touriste américain. Malgré la mise en examen pour « homicide aggravé » du policier, qui a tiré sur le jeune homme dans le dos alors que celui-ci s’enfuyait et ne représentait plus une menace directe, le président Macri a reçu l’agent Chocobar comme un héros à la Casa Rosada, le palais présidentiel, le 1er février.
« Jusqu’à présent, lors d’un affrontement, c’était le policier qui allait en prison. Nous allons changer la doctrine (…) Nous allons changer le code pénal », a annoncé Patricia Bullrich, la ministre de la sécurité
Une des plus ferventes partisanes d’une politique de « mano dura » (« main de fer ») pour combattre la délinquance est la ministre de la sécurité, Patricia Bullrich. En novembre 2017, alors qu’un jeune indigène mapuche, Rafael Nahuel, avait été tué par balle en Patagonie par un membre de la Préfecture navale, elle avait immédiatement justifié cet acte en affirmant qu’il s’agissait d’un cas de légitime défense, alors qu’aucun élément n’étayait cette hypothèse. « C’est la version de la Préfecture, c’est-à-dire une force de l’Etat. Pour nous, cette version a donc force de vérité », avait-elle précisé.
Après l’affaire Chocobar, Mme Bullrich a annoncé que « la charge de la preuve sera [it] inversée » en faveur des policiers : « Jusqu’à présent, lors d’un affrontement, c’était le policier qui allait en prison. Nous allons changer la doctrine (…) Nous allons changer le code pénal », a-t-elle annoncé. Cependant, l’inversion de la charge de la preuve ne figure pour l’instant pas dans les projets d’une commission de douze experts chargés depuis un an par le président Mauricio Macri d’étudier une réforme du code pénal.
Les organisations de défense des droits de l’Homme ont condamné des pressions politiques menaçant l’indépendance du pouvoir judiciaire. « Macri aime cette police qui tire dans le dos, mais pas nous », a déclaré la présidente des Grands-Mères de la Place de Mai, Estela de Carlotto. « Ce n’est pas parce qu’il est un délinquant qu’un jeune doit mourir », a-t-elle ajouté accusant « le gouvernement d’ouvrir la porte à la violence institutionnelle ».
Au cas Chocobar est venu s’ajouter, le 10 février, la mort d’un jeune élève policier de 18 ans, Emanuel Garay, pendant un entraînement brutal à La Rioja (nord-ouest du pays). Quatorze autres élèves, entre 19 et 26 ans, ont été hospitalisés et sont dans un état critique. Emanuel Garay est mort de déshydratation sévère après une agonie de six jours : ses supérieurs lui avaient interdit de boire pendant les exercices, réalisés pendant des heures alors que la température dépassait les 40 °C.
« Ce qu’ils ont fait à ces garçons ce jour-là, ce n’était pas un entraînement. Ils les ont maltraités, ils les ont frappés, ils leur ont fait des horreurs. On dirait un récit de la dictature militaire, a dénoncé Roque Garay, le frère de la victime. Quand ils demandaient de l’eau, on leur refusait et on les insultait : “Pédés, allez demander de l’eau à vos mamans”. »
Piètre image de la police
Une enquête pénale a été ouverte, quatre commissaires et quatre officiers chargés de l’entraînement des jeunes recrues ont été arrêtés, accusés d’homicide et de manquement à leurs fonctions. Les mauvais traitements pratiqués à l’école de police de La Rioja avaient déjà été dénoncés par le passé. Cette mort a réveillé le souvenir de la mort sordide, en mars 1994, d’un jeune soldat, Omar Carrasco, dans une garnison de Neuquén (sud-ouest). Son corps, couvert de coups, avait été retrouvé vingt jours après sa disparition, alors que l’armée avait affirmé à ses parents que leur fils avait déserté. Le cas Carrasco avait bouleversé la société argentine, conduisant le président Carlos Menem (1989-1999) à abolir le service militaire obligatoire.
Depuis l’époque de la dictature militaire, la majorité des citoyens argentins ont une piètre image de leur police, qui a participé à la sanglante répression des années de plomb (1976-1983). Mais les multiples scandales de corruption de ces dernières décennies impliquant des policiers dans des affaires de drogue, de prostitution, de traite de personnes, de vols et d’enlèvements n’ont pas amélioré son image. Dans le même temps, les Argentins vivent dans l’angoisse des vols et des agressions. Les quartiers privés, véritables ghettos protégés par une police privée, se sont multipliés, même si le taux d’homicides en Argentine est un des plus bas de la région.
La position du gouvernement Macri, dont certains fonctionnaires réclament jusqu’à l’application de la peine de mort, séduit une grande partie de la société argentine. Elle va cependant à l’encontre du discours officiel affirmant que le pouvoir exécutif ne doit pas interférer avec le pouvoir judiciaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Des Africains subsahariens sont arrêtés dans les villes, conduits en car au sud du pays avant d’être contraints de traverser le Sahara à pied pour rallier Assamaka, au Niger voisin.
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Compte rendu

En Algérie, les ONG dénoncent de nouvelles expulsions de migrants

Des Africains subsahariens sont arrêtés dans les villes, conduits en car au sud du pays avant d’être contraints de traverser le Sahara à pied pour rallier Assamaka, au Niger voisin.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 19.02.2018 à 11h02

     •
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        Mis à jour le 19.02.2018 à 11h03






    
Un bâtiment en construction, squatté par des migrants subsahariens, à Alger, en mai 2016.
Crédits : FAROUK BATICHE/AFP


La reprise des interpellations de migrants subsahariens en Algérie, qui les contraignent à se cacher, a des « conséquences désastreuses » sur leur santé et leurs conditions de vie, s’est alarmé, dimanche 18 février, à Alger un collectif d’associations. « Après une vague d’expulsions massives en septembre et octobre 2017, les interpellations ont repris » en Algérie depuis le 10 février, « dans la rue et les transports en commun, mais aussi sur les chantiers de travail et dans les lieux de vie des migrants », a expliqué la Plateforme migration Algérie (PMA).

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Les associations internationales et algériennes membres de la PMA, dont Médecins du monde, Caritas ou la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), s’alarment des « conséquences désastreuses de ces expulsions sans distinction de nationalité » qui séparent parfois les familles et isolent des mineurs. « Face à la crainte d’être arrêtés, les migrants s’enferment dans leurs domiciles. Si les expulsions se poursuivent, les migrants se verront forcés à vivre cachés accentuant leur situation d’extrême vulnérabilité », souligne la PMA.
« En plein désert »
Leur « situation sanitaire et médicale risque de devenir rapidement préoccupante en raison de la rupture d’accès aux soins et de ravitaillement en nourriture », poursuit-elle. Selon elle, des centaines de Nigériens, Maliens, Ivoiriens, Camerounais, Libériens et Guinéens, dont des femmes enceintes et des enfants, ont été arrêtés le 10 février et transférés dans un centre de rétention de la banlieue d’Alger, avant d’être transportés en bus vers Tamanrasset, à 2 000 km au sud de la capitale, au cœur du Sahara.

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De là, selon les associations, ils ont été emmenés en camion le 14 février à la frontière avec le Niger, à environ 400 km plus au Sud, et ont été ensuite contraints de rejoindre « à pied, en plein désert », la localité d’Assamaka, au Niger, à une quinzaine de kilomètres de la frontière.
Les migrants en situation irrégulière en Algérie – essentiellement des ressortissants d’Afrique subsaharienne estimés à environ 100 000 par les ONG – vivent hors de tout cadre juridique et dans des conditions le plus souvent extrêmement difficiles, souvent exploités par des patrons indélicats. Plus de 2 000 Africains de divers pays subsahariens avaient été arrêtés en septembre et octobre 2017 en Algérie et expulsés vers le Niger, avait indiqué Amnesty International fin octobre, dénonçant un « profilage ethnique » et des expulsions « illégales ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le groupe français, seule entreprise à distribuer l’eau et l’électricité dans le pays, se dit victime d’une « expropriation brutale ».
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Compte rendu

L’Etat gabonais réquisitionne la filiale locale de Veolia

Le groupe français, seule entreprise à distribuer l’eau et l’électricité dans le pays, se dit victime d’une « expropriation brutale ».


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 19.02.2018 à 10h53






    
Le siège de la Societé d’énergie et d’eau du Gabon, à Libreville, en 2010.
Crédits : COUMBA SYLLA / AFP


L’Etat gabonais a rompu, vendredi 16 février, son contrat avec la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), filiale de l’entreprise française Veolia, pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ».
« L’Etat a mis fin à la convention de concession qui le liait à la SEEG-Veolia », seule entreprise au Gabon à distribuer l’eau et l’électricité et qui avait vu son bail reconduit pour cinq ans en mars 2017, indique un communiqué du ministère gabonais des eaux et forêts publié vendredi. L’Etat a « procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise […] dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service public », assure le communiqué gouvernemental.

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« Aujourd’hui victime d’une expropriation brutale de la part de l’Etat gabonais, Veolia examine les conséquences juridiques de cette situation et attend du Gabon qu’il se conforme aux règles de droit et à ses engagements », a réagi le groupe Veolia dans un communiqué. Selon la même source, « des hommes en armes ont réquisitionné la SEEG ». Le groupe « proteste vigoureusement contre cette action brutale menée en dehors de toute règle de droit ».
Pénuries d’eau
« Etablie dans le pays depuis plus vingt ans, Veolia est l’un des plus grands employeurs et investisseurs étrangers au Gabon (366 milliards de francs CFA, soit environ 558 millions d’euros, depuis 1997) », ajoute le communiqué. Selon Antoine Boo, directeur de la SEEG, interrogé en septembre par l’AFP, « l’urbanisation croissante » de Libreville et l’absence d’une nouvelle usine de production d’eau expliquaient en partie les pénuries.

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Le Gabon a annoncé récemment un plan de remboursement de 77 % de sa dette intérieure au moment où, selon le Fonds monétaire international (FMI), le pays traverse une conjecture économique « difficile » même si « certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance ».

