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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ De jeunes joueurs sont récupérés par des réseaux criminels de prostitution ou de trafic de drogue, explique le journaliste Christophe Gleizes, auteur d’un livre sur le sujet.
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Entretien

En Afrique, quand le rêve de football aboutit à « la traite d’êtres humains »

De jeunes joueurs sont récupérés par des réseaux criminels de prostitution ou de trafic de drogue, explique le journaliste Christophe Gleizes, auteur d’un livre sur le sujet.

Pierre Lepidi
    



LE MONDE
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        Le 18.02.2018 à 18h15

     •
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        Mis à jour le 18.02.2018 à 18h22






    
Sur un terrain de Johannesburg, en Afrique du Sud, en juillet 2010.
Crédits : MONIRUL BHUIYAN / AFP


Entretien. Les footballeurs africains évoluent aujourd’hui sur les terrains du monde entier et ils n’ont jamais été aussi nombreux. Selon une enquête du Centre international d’étude du sport (CIES), ils représentent 23 % de l’ensemble des joueurs de première division en Europe. En Asie, la proportion atteint 27 %. Mais derrière ces joueurs de l’élite, combien sont-ils à avoir déjà confié leurs économies ou celles de leur village à un intermédiaire peu scrupuleux pour un test plus ou moins aléatoire dans un club ? Selon l’ONG Foot Solidaire, plus de 6 000 mineurs quittent chaque année l’Afrique pour tenter leur chance.

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Dans son roman Le Ventre de l’Atlantique (éditions Anne Carrière, 2003), Fatou Diome racontait le rêve de Madické, un jeune Sénégalais prêt à tout pour évoluer en Ligue des champions. Quinze ans plus tard, les ambitions des footballeurs africains sont toujours les mêmes, et l’Europe reste un miroir aux alouettes. Dans Magique système, l’esclavage moderne des footballeurs africains (éditions Marabout), un ouvrage coécrit avec le journaliste Barthélémy Gaillard, Christophe Gleizes, reporter pour les magazines So Foot et Society, dénonce la face cachée de ce système fait d’ambitions démesurées et de vendeurs de rêves.
Comment avez-vous réalisé votre enquête ?
Christophe Gleizes Pendant neuf mois, nous avons parcouru six pays d’Afrique de l’Ouest [Sénégal, Gambie, Mali, Cote d’Ivoire, Ghana et Togo] et nous avons rencontré tous les acteurs du football local. Ce travail a permis de faire une radiographie du foot, du petit club de quartier aux fédérations nationales, en passant par les académies et les centres de formation.
Les histoires de joueurs que nous avons entendues sont tristement banales : un jeune se fait arnaquer de 3 000 ou 4 000 euros parce qu’il a l’espoir de jouer dans un grand club, et aujourd’hui il n’a plus rien, ne peut même plus rentrer chez lui. Même si la somme est colossale pour lui et son entourage, le montant n’est pas énorme vu d’Europe et l’arnaque n’est pas spectaculaire. Quand c’est la cinquantième fois qu’on vous raconte cette histoire, vous finissez par vous dire : « Comment ce trafic qui touche les plus démunis peut-il perdurer ? »
Ces arnaques artisanales ont en fait un rendement industriel, parce qu’à chaque coin de rue en Afrique, les enfants jouent au foot. C’est donc une main-d’œuvre inépuisable et bon marché. Il faut aller sur place pour se rendre compte de ce vivier incroyable dans lequel tous les clubs européens viennent piocher allègrement, de manière légale ou non.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
C’est de voir à quel point les footballeurs africains sont aimantés par l’eldorado européen. L’Europe est totalement idéalisée et la force du rêve est incroyable. Je le savais, bien sûr, mais je n’avais pas conscience de l’ampleur, de la force de ce graal que représente la Ligue des champions, par exemple.

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Même s’ils galèrent pendant dix ans, même s’ils ont été ruinés par un agent véreux, des joueurs continuent de penser qu’ils sont le joueur unique, la future star, le Didier Drogba de demain. Alors que, très sincèrement, beaucoup ne jouent pas mieux au foot que vous et moi ! Mais ils sont bercés de rêves et comme hypnotisés par des gens qui leur font croire n’importe quoi.
Peut-on comparer cet exode avec celui des migrants ?
Oui, parce qu’on retrouve les mêmes logiques, les mêmes problématiques. Les jeunes footballeurs utilisent le sport comme moyen d’immigration parce qu’ils pensent que c’est plus facile d’atteindre l’Europe par ce biais-là qu’en montant dans une barque et en traversant la Méditerranée. Quant aux agents de joueurs et autres rabatteurs, on peut les comparer à des passeurs. Ce sont des illusionnistes, des marchands d’esclaves.
Vous comparez ce trafic à une forme d’esclavage moderne ?
Il y a effectivement certains cas qui peuvent être considérés comme tels. En bout de course [après des tests non concluants dans les championnats plus prestigieux], les migrants footballeurs se retrouvent en situation irrégulière en Hongrie ou en Grèce… On leur confisque leurs papiers et ils deviennent clandestins, endettés jusqu’au cou et traités comme du bétail.

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Ils connaissent des moments de désespoir ultime car ils ne peuvent pas repartir chez eux à cause de la honte provoquée par leur échec. Il faut savoir que leur famille s’est parfois endettée pour leur permettre de passer un test dans un club et que la pression de la communauté est très forte.
Certains joueurs sont récupérés par des réseaux criminels de prostitution, de trafic de drogue… Ce que raconte ce livre, c’est le système de traite des footballeurs africains, car il s’agit bel et bien d’un commerce d’êtres humains.
Les clubs européens sont-ils complices ?
Ils se cachent souvent derrière ces petites académies poubelles qui pullulent en Afrique. Elles s’appellent Deportivo Academy, Young Star Academy… C’est un business misérable qui n’a rien à voir avec un mastodonte comme Aspire [un programme de détection de footballeurs financé par le Qatar et qui prospecte principalement en Afrique].
En ne payant pas toujours ou pas intégralement les indemnités de formation [un mécanisme de solidarité assurant aux clubs formateurs une contrepartie financière], les clubs européens nuisent au développement du football local. Un jeune Africain ne peut donc pas gagner les 300 ou 400 euros par mois qui lui permettraient de nourrir sa famille avant de s’exiler en Europe. Au Brésil par exemple, ces indemnités sont versées aux clubs formateurs. Elles permettent aux jeunes footballeurs de vivre de leur passion et rehaussent le niveau du championnat.
Mais, en Afrique, tout est fait pour que la situation des jeunes joueurs reste la même afin qu’on puisse piller massivement les ressources et sortir les joueurs de ce vivier. C’est une marchandisation de l’être humain.
Les joueurs ont-ils une part de responsabilité ?
Ils sont broyés dans un système plus puissant qu’eux. On peut dire quand même qu’ils sont complices dans la mesure où ils acceptent souvent de mentir sur leur âge pour augmenter leur valeur. On leur fait des papiers où on modifie leur date de naissance pour les rajeunir. Lors de la dernière Coupe du monde des moins de 17 ans, 26 joueurs nigérians sur les 60 sélectionnés avaient triché sur leur âge. Deux semaines plus tard, ce sont 14 Camerounais qui ont été démasqués…

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Les clubs européens sont également complices. Ils sont dans une attitude coloniale qui se manifeste par une extorsion de « matières premières » sans aucune contrepartie pour le continent africain.
Quel serait le conseil à donner aux jeunes footballeurs africains ?
Ils pensent tellement être le joueur d’exception, le prochain Yaya Touré, que je pense qu’un conseil ne servira à rien. C’est difficile de répondre… Il faudrait quand même leur dire de se méfier, de faire attention aux réseaux. Un papier de Manchester United ou une lettre d’invitation signée par le Real Madrid est tellement facile à imiter. Je leur conseillerai aussi de s’inscrire au sein de leur fédération nationale. Mais la force du rêve est si puissante qu’ils continueront de penser qu’« ailleurs vaut mieux qu’ici » ou qu’« il vaut mieux mourir que renoncer ».
Magique système, l’esclavage moderne des footballeurs africains, de Barthélémy Gaillard et Christophe Gleizes, éditions Marabout, 184 p., 15,90 euros.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Double champion olympique à Pyeongchang, Martin Fourcade est pourtant loin d’afficher sa sérénité habituelle, constatent le biathlète et ses proches.
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JO 2018 : Martin Fourcade, la victoire dans l’imperfection

Double champion olympique à Pyeongchang, Martin Fourcade est pourtant loin d’afficher sa sérénité habituelle, constatent le biathlète et ses proches.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 18h00
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Analyse. Sur la ligne d’arrivée, alors que tout l’encadrement de l’équipe de France de biathlon venait de poser pour une photo souvenir, dimanche 18 février, avec le quadruple champion olympique Martin Fourcade, on a failli gâcher l’ambiance. Question : « Malgré tout, il y a encore cette dernière balle dehors… » Réponse de Stéphane Bouthiaux, son entraîneur : « Cette dernière balle, on ne va pas y penser. Il a gagné ce soir et c’est tout. Rien d’autre à dire là-dessus. »

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Pas le soir pour les regrets : la médaille sera autant en or que s’il avait parcouru le dernier tour en solitaire après un sans-faute sur le dernier tir. Mais cette 20e balle à côté confirme la condition précaire - qu’elle soit physique, mentale ou les deux - dans laquelle se trouve Martin Fourcade à Pyeongchang.
Elle renforce l’impression laissée par son erreur de lecture du vent sur le premier tir des Jeux - le tir couché du sprint, où il avait fait trois fautes -, et par sa précipitation sur les deux dernières balles du 20 kilomètres, jeudi. Il a connu cette même difficulté à conclure dimanche soir, alors qu’il était le dernier à tirer sa cinquième balle et savait probablement que ses deux adversaires allemands en avaient raté au moins une.

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« Ce sont des erreurs que je ne fais pas en temps normal, comme la dernière balle aujourd’hui, constatait Fourcade après sa victoire. Je ne suis pas satisfait et ça vient bien de quelque part. Est-ce la pression ? Est-ce la fatigue qu’engendre l’attention autour de moi ? J’ai du mal à le définir. Je n’ai pas peur de finir le travail mais je n’arrive pas à le faire. »
Etat de fatigue avancé
L’homme qui ne ratait rien ou presque cette saison, montant sur le podium à chacune des 15 courses de Coupe du monde, en est tombé deux fois sur quatre et a vu chuter sa réussite au tir à 88,5 % (91 % jusqu’alors).
Si sa victoire semblait écrite au départ de la poursuite, pour laquelle il s’élançait en position idéale, il n’en était pas de même avant la mass-start dimanche. Son échec dans le 20 kilomètres l’avait déstabilisé, au point que le Français ait mal dormi depuis jeudi. Il se remettait aussi d’un début de trachéite.
Fourcade ne cache pas un état de fatigue avancé, au point de fermer les yeux pour s’offrir de microsiestes dès qu’il en a l’occasion. Dimanche, Fourcade était apparu perturbé jusqu’au départ de la course, raconte Stéphane Bouthiaux qui l’accompagne depuis ses débuts.
« Je n’étais pas vraiment serein au départ de la course. Aux essais de tir, il avait oublié sa carabine ; il tombe à la sortie de l’anneau de pénalité du premier tir, ce n’est pas du tout dans ses habitudes ; donc je pense que lui n’était pas serein non plus. Qu’il se demandait à quelle sauce il allait être mangé. »
«  Avec lui, c’est quasiment une science exacte »
Il en ressort une part d’humanité qui avait presque disparu. Ce sport est censé être imprévisible car soumis, en plus des variations de forme physique, aux aléas du tir. Donc aux aléas psychologiques et météorologiques.
Or, depuis deux saisons, Martin Fourcade « a fait perdre au tir son aspect aléatoire », observait avant les Jeux son premier entraîneur Thierry Dusserre. « Avec lui, c’est quasiment une science exacte. »
Mais les Jeux olympiques échappent à toute forme de contrôle, même lorsqu’on est, comme le dit le DTN (Directeur technique national) du ski français Fabien Saguez, « un personnage d’un autre monde, au-dessus de la mêlée ».

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« D’une manière personnelle je pense que cela a été pour lui des Jeux compliqués, disait Fabien Saguez dimanche soir, faisant le bilan des quatre courses individuelles de Fourcade. Quelque part, il s’était mis beaucoup de pression. On a vu qu’il avait très bien préparé son événement car il avait la capacité de gagner les quatre, mais ça ne se passe jamais comme ça, dans la vraie vie. »
Failles jamais entrevues cette saison
Le Français l’avait anticipé. A ceux qui prédisaient que ces Jeux seraient un duel entre Johannes Boe et lui, les deux hommes ayant remporté toutes les courses de l’année sauf une, il répondait que ce ne serait pas le cas. Car les Jeux sont toujours à part et le pas de tir exposé au vent dans le stade de Pyeongchang renforcerait l’incertitude.
Boe et Fourcade ont remporté trois courses sur quatre mais les Allemands (Arnd Pfeiffer vainqueur du sprint, Simon Schempp battu au jeté de ski lors de la mass-start) leur ont mené la vie dure.
Et les deux souverains de la Coupe du monde ont chacun montré des failles jamais entrevues cette saison. Dimanche, Boe a commis trois fautes sur son deuxième tir et laissé échapper toute chance de médaille. Sur ces JO, le Norvégien est retombé dans ses travers des années passées et sa médaille d’or apparaît presque comme miraculeuse.
Martin Fourcade, si soucieux de l’image de son sport, a poussé le vice jusqu’à entretenir le suspense au long des quatre courses individuelles. Cela rend le biathlon plus excitant encore, mais on ne jurerait pas qu’il l’ait fait exprès.



                            


                        

                        


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La gazette des JO d’hiver 2018 : légende française, président pas content et cas de dopage en curling

Martin Fourcade a volé la vedette aux cinq autres médaillés français de ce dimanche.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h57
    |

                            Grégor Brandy








                        


C’était aujourd’hui

   


Il a vu se répéter le même scénario qu’il y a quatre ans, mais cette fois-ci, Martin Fourcade est bien sacré champion olympique de la mass-start de biathlon. Le Français s’impose d’un cheveu devant l’Allemand Simon Schempp pour aller remporter son quatrième titre olympique, le deuxième à Pyeongchang, et devenir le Français le plus sacré aux JO à égalité avec les escrimeurs Christian D’Oriola et Lucien Gaudin.

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Deux titres olympiques également à Pyeongchang pour Marcel Hirscher. L’Autrichien s’est imposé en slalom géant cinq jours après s’être imposé en combiné. Après sa deuxième place, Alexis Pinturault doit cette fois-ci se contenter d’une médaille de bronze, pour quatre petits centièmes. C’est le Norvégien Henrik Kristoffersen qui prend l’argent.

   


Autre médaille de bronze pour les Français en relais 4 x 10 kilomètres masculin. Jean-Marc Gaillard, Maurice Manificat, Clement Parisse, Adrien Backscheider prennent la troisième place, derrière la Norvège, et la Russie, soit le même ordre qu’à Sotchi, avant que la Russie ne soit déclassée.
Attendue par son pays, la Sud-Coréenne Lee Sang-hwa, double tenante du titre, a finalement été battue en finale du 500 mètres en patinage de vitesse. C’est la Japonaise Nao Kodaira qui remporte le titre olympique.

Nao Kodaira 🇯🇵 médaillée d'or du 500 mètres en patinage de vitesse aux Jeux Olympiques de PyeongChang ! Elle a batt… https://t.co/yh40MNmUH9— francetvsport (@France tv sport)


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Enfin, en ski acrobatique, en saut, l’Ukrainien Oleksandr Abramenko s’est imposé, tandis qu’en slopestyle, c’est le Norvégien Oystein Braten, qui a finalement remporté l’or. Les deux Français en lice dans cette épreuve, Antoine Adelisse et Benoît Buratti ont été éliminés dès les qualifications.
C’est au programme

   


Seize ans après Marina Anissina et Gwendal Peizerat à Salt Lake City, le patinage sur glace français peut rêver d’une nouvelle médaille. Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, débutent la compétition ce lundi à particr de 2 heures du matin (heure française) avec le programme court de danse sur glace, avant le programme libre mardi. Un grand duel devrait les opposer aux Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, doubles champions olympiques en titre.
Un peu avant, à 1 h 30, les amateurs de snowboard suivront les qualifications en « Big Air » (c’est le nom de l’épreuve) sans Lucile Lefèvre, la Française ayant dû déclarer forfait après une chute. En ski acrobatique, l’épreuve de halfpipe dames verra les Françaises Anaïs Caradeux et Marie Martinod essayer de décrocher une place en finale (2 heures). Enfin, en bob à 2, Dorian Hauterville et Romain Heinrich essaieront de faire leur retard lors des troisième et quatre manches. Ils occupent actuellement la 17e place.
Pour les fans de hockey, les deux demi-finales féminines entre les Etats-Unis et la Finlande et le Canada et la Russie seront à suivre à 5 h 10 et 13 h 10. Pour ceux qui préfèrent le patinage de vitesse, la finale homme du 500 mètres messieurs débutera à 12 h 53 précisément. Et pour les amateurs de sensations fortes, rendez-vous pour le saut à skis par équipes à partir de 13 h 30.
C’est dit
« Ils l’ont tout simplement exclu de la compétition »
Le président biélorusse Alexandre Loukachenko n’était pas content du sort réservé à Anton Kushnir, médaillé d’or lors des derniers Jeux olympiques d’hiver à Sotchi en 2014, mais éliminé dès les qualifications lors de l’épreuve de sauts freestyle, rapporte l’AFP.
Selon lui, les juges suisse, russe et chinois « savaient que s’ils laissaient [Anton Kushnir] accéder à la finale, ce serait la fin pour tous les autres », et les athlètes de leur pays.
« J’ai dû réveiller la nuit en toute urgence le ministère des affaires étrangères, déclencher les services de l’ambassade en Corée, envoyer immédiatement un télégramme gouvernemental à [Thomas] Bach [le président du Comité international olympique]. Je lui ai dit ce que je pensais, mais plus gentiment. C’est tout à fait honteux. »
Alexandre Loukachenko dirige depuis 1994 la Biélorussie d’une poigne autoritaire. Malheureusement pour lui, cette sortie n’a pas aidé son athlète, éliminé malgré les protestations de son président. C’est finalement l’Ukrainien Oleksandr Abramenko qui a remporté l’or devant le Chinois Jia Zongyang et le Russe Ilia Burov.
C’est vu
On se doutait qu’il fallait être à moitié fou pour monter dans un bobsleigh, en voici la preuve. Sur son compte Twitter, France TV Sport a diffusé une vue à la première personne de ce que vivent les pilotes de bobsleigh. Spoiler : ça va très, très vite.

Vivez en caméra embarquée l'expérience dans un bobsleigh à plus de 100 km/h !!! #Bobsleigh #PyeongChang2018 #JOClub… https://t.co/ZFtQTrtgEL— francetvsport (@France tv sport)


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C’est (pas) chic Corée
Quelques jours après le patineur de vitesse japonais Kei Saito, spécialiste du short-track et premier cas officiel de dopage des JO de Pyeongchang, c’est un Russe qui s’est fait rattraper par la patrouille, toujours selon l’AFP.
« Un sportif russe, participant aux Jeux olympiques de Pyeongchang, est impliqué dans un cas de dopage au meldonium, un produit figurant sur la liste des produits prohibés. »

   


Selon le site spécialisé « Inside The Games », ce sportif russe serait Alexandre Krushelnytsky, médaillé de bronze en double mixte au curling. Le site précise cependant que le résultat n’a pas encore été confirmé et que l’échantillon-B doit être ouvert et analysé lundi.
« Krushelnytsky a indiqué à des officiels russes qu’il craint que quelqu’un a mis du meldonium dans son verre, à son camp d’entraînement, au Japon, avant qu’il n’arrive en Corée du Sud. Cette affirmation est en train d’être vérifiée. »
Si ce cas venait à être confirmé, Krushelnytsky serait privé de sa médaille de bronze, et enverrait un très mauvais message au CIO, qui a autorisé 168 sportifs russes à participer aux JO sous bannière neutre et l’appellation « athlètes olympiques de Russie ». Une mesure prise après la suspension du Comité olympique russe pour avoir établi un système de dopage généralisé, notamment à l’occasion des précédents Jeux d’hiver, dans la localité russe de Sotchi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Après son quatrième sacre olympique en biathlon, Martin Fourcade insiste sur l’aspect anecdotique mais intimidant d’être le Français le plus titré de l’histoire des JO d’hiver.
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Martin Fourcade : « Savoir que j’entre dans l’histoire n’est pas quelque chose qui me motive »

Après son quatrième sacre olympique en biathlon, Martin Fourcade insiste sur l’aspect anecdotique mais intimidant d’être le Français le plus titré de l’histoire des JO d’hiver.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h43
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Le héros était fatigué, mais pas à bout de force : Martin Fourcade a remporté dimanche 18 février son quatrième titre olympique en devançant à la photo finish, à l’issue de l’épreuve mass start de biathlon, l’Allemand Simon Schempp. Un duel qu’il a d’abord cru perdre, comme il avait perdu en 2014, à Sotchi, la même épreuve au sprint et pour 3 centimètres face à Emil Svendsen, heureux médaillé de bronze ce dimanche.
Une heure après l’arrivée, en conférence de presse, le Français ne semblait pas avoir totalement conscience de sa victoire ni de son nouveau statut, celui d’olympien français le plus titré de l’histoire avec les escrimeurs Lucien Gaudin et Christian D’Oriola.
Pouvez-vous nous expliquer votre réaction de dépit après la ligne ?
J’étais sûr que Simon avait gagné, ce n’était pas pour les caméras. Dans la ligne droite, j’ai fermé les yeux, je me suis dit : « Ne regrette rien. » Ma chance était de partir devant lui avec un peu de marge, c’est pour cela que j’ai attaqué avant le sprint et que j’ai choisi la meilleure ligne au milieu. Je pense que j’ai eu la stratégie parfaite.
C’est un scénario que je repasse dans ma tête depuis l’individuelle. Quand je visualise les compétitions les veilles des courses, j’imagine toujours les pires choses. Finir au sprint contre un des meilleurs, je le redoutais.
Au moment d’attaquer le sprint, j’ai eu un pas de déséquilibre et je me suis dit : « C’est mort, tu n’as pas réussi à entretenir ta vitesse et il va revenir de derrière plus rapidement. » C’est un peu bizarre parce que j’ai tellement cru avoir perdu ce sprint que ce sentiment de déception est toujours un peu là. (Il sourit) 
« Le feeling du jour, c’était que j’allais me faire doubler sur la ligne »
Vous pensiez avoir perdu ? 
Ce n’est pas ce que j’ai vu ou ressenti, davantage un sentiment qui m’habitait depuis le milieu du tour. Je me disais que l’histoire allait se répéter. C’est une pensée défaitiste. Simon, c’est l’un des meilleurs sprinteurs, il est plus puissant que moi sur cet exercice. Le feeling du jour, c’était que j’allais me faire doubler sur la ligne et que je serais médaillé d’argent de cette « mass start » olympique. Je me disais : « Ce n’est pas si mal de perdre contre le champion du monde en titre, mais je vais avoir les boules. »

   


Vous aviez en tête l’image d’il y a quatre ans, de votre défaite face à Emil Svendsen ?
J’ai toujours cette course en tête, comme l’individuelle [de jeudi]. Et la dernière balle d’aujourd’hui… Il y a toujours le sentiment de perdre cette course, de s’être fait dépasser. Et du coup, là, j’ai encore presque l’impression d’avoir perdu. Les dix minutes qui ont suivi l’arrivée, je me disais : « Allez, dites-moi que c’est vrai », jusqu’à ce que Stéphane [Bouthiaux, son entraîneur] me montre la photo finish. Jusque-là, disons que je savais, mais que je n’en étais pas persuadé.
Tony Estanguet, qui était là ce soir, faisait le constat que vous étiez désormais au sommet de l’olympisme français.
Si j’étais norvégien, je ne serais pas le plus grand olympien de l’histoire. Ce n’était pas le but en arrivant.
J’ai vu Tony, on a pensé aussi à Jean-Claude [Killy, trois titres olympiques également]… C’est un sentiment un peu bizarre car c’était confortable de marcher dans leurs pas. Cela fait bizarre de me retrouver tout seul devant. Je ne me suis jamais battu pour ça, je ne rêve pas d’écrire l’histoire.
Je rêve de faire mon sport, de le faire bien, de partager ça avec l’équipe avec qui on vit quelque chose de fort. De partager ça avec mes proches, qui savent ce que ça représente, avec tous les gens qui me suivent, mais savoir que j’entre dans l’histoire n’est pas quelque chose qui me motive. Je ne suis pas un cannibale.
« Cela me paraît compliqué de tenir quatre ans »
En continuant quatre ans, vous auriez l’opportunité d’être le sportif le plus titré de l’histoire ?
J’ai déjà loupé deux belles opportunités sur ces Jeux. Dans quatre ans, je ne serai plus tout jeune. Je devrais gérer les problèmes d’adolescence de mes filles, donc cela me paraît compliqué de tenir jusque-là. (Il rit)
Le directeur technique national, Fabien Saguez, dit que le déroulé de votre semaine montre que, quoi qu’on en dise, vous avez ressenti une pression pendant ces Jeux. Partagez-vous ce constat ?
Je ne l’ai pas vu comme ça. J’ai abordé le sprint super serein, sans doute avec l’une des meilleures préparations mentales de ma vie pour un grand événement. J’étais super satisfait de la poursuite, sur l’individuel j’ai l’impression d’être trop fatigué pour arriver à réagir.
Mais quand on regarde l’ensemble, je partage le constat de Fabien [Saguez]. Ce sont des erreurs que je ne fais pas en temps normal, comme la dernière balle aujourd’hui [qu’il rate]. Je ne suis pas satisfait et ça vient bien de quelque part. Est-ce la pression ? Est-ce la fatigue qu’engendre l’attention autour de moi ? J’ai du mal à le définir. Je n’ai pas peur de finir le travail mais je n’arrive pas à le faire.
« Dès que j’ai cinq minutes, je ferme les yeux et j’essaye de dormir »
Est-ce quelque chose que vous aviez déjà ressenti auparavant ?
A Sotchi, j’étais un peu dans ce même état de fatigue. Ce matin, j’étais très fatigué quand je suis arrivé. Dès que j’ai cinq minutes, je ferme les yeux et j’essaye de dormir. Dès le début, j’avais des jambes en bois.
C’est une fatigue aussi due aux fuseaux horaires, aux courses qui se déroulent à des horaires inhabituels, à la déception qui m’a fait mal dormir pendant deux nuits. Autant de choses qui expliquent un état de fraîcheur moins idéal que ce dont j’ai l’habitude et explique des bêtises, des fautes d’inattention.
Par conséquent, votre soirée sera-t-elle moins longue que celle ayant suivi votre premier titre ?
Il y aura moins d’euphorie qu’après le premier titre. Je ne vais pas me coucher avant 2 heures du matin, mais c’est l’heure à laquelle on se couche tous les soirs. Au moment de fermer les yeux, ce sera plus facile qu’après la poursuite ou l’individuelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Depuis un an, la FFR refuse de financer l’Amicale des internationaux du rugby français. Qui vit très mal la situation.
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Rugby : l’attitude pas très amicale de la Fédération envers son association d’anciens joueurs

Depuis un an, la FFR refuse de financer l’Amicale des internationaux du rugby français. Qui vit très mal la situation.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h41
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Ils ont cessé de jouer depuis des décennies déjà, mais ils se font encore du souci. L’Amicale des internationaux du rugby français (AIRF) craint pour son avenir. Dans un courrier en date du 14 février, l’association des anciens joueurs du XV de France a averti ses adhérents de « sérieuses menaces » venant… de la Fédération française de rugby (FFR). Statutairement, la petite structure dépend pourtant de la « fédé » depuis 1932.
Cet argument historique semble peu émouvoir Bernard Laporte. Dès février 2017, deux mois après son élection, le nouveau président de la FFR décidait de couper les vivres à l’Amicale. Dit autrement : fin immédiate de la convention et des subventions fédérales. Une mesure prise « sans aucune concertation », regrette aujourd’hui Jean Gachassin, président de cette Amicale, après avoir été celui de la Fédération française de tennis.

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Sa lettre dénonce une « décision dénuée de tout respect et de toute reconnaissance de la FFR à l’égard des générations et des légendes du rugby français. » « Ce qui est en train de se passer est très grave », conclut le texte, qui en appelle à la « mobilisation » pour maintenir en vie l’association. Le budget du collectif se rapproche aujourd’hui du néant, hormis la cotisation annuelle de sa centaine de membres : près de 30 euros par adhérent.
« On nous a pris en grippe », estime Jean-Claude Gavoux, secrétaire général de l’« asso », jadis intendant du XV de France. Parmi les anciens internationaux, eux aussi indignés, quelques figures de l’Ovalie : Pierre Villepreux et Jean Gachassin (vainqueurs du Grand Chelem de 1968 au Tournoi des cinq nations), mais aussi Pascal Ondarts, Jean-Pierre Garuet, Eric Champ ou Philippe Dintrans (finalistes de la Coupe du monde 1987).
La « commission des internationaux »
Depuis un an, l’Amicale s’ajoute à d’autres victimes de la présidence Laporte. Il y eut d’abord le duo d’entraîneurs de l’équipe de France féminine, congédié malgré un titre au Tournoi des six nations ; puis le patron de l’arbitrage, ou encore de la commission médicale ; et enfin le sélectionneur du XV de France masculin, Guy Novès, viré sans autre forme de procès. Tous associés de près ou de loin à l’époque de Pierre Camou, prédécesseur de M. Laporte.
Contactée par Le Monde, la direction de la FFR se défend de toute « discrimination » à l’encontre de ces anciens internationaux. Pour justifier la disparition des subventions, Christian Dullin, nouveau secrétaire général de la « fédé », avance l’argument que « l’Amicale n’avait pas un rôle clairement établi » et résume son action à l’organisation de matchs de gala « de plus en plus rares » au fil du temps.
Le dirigeant évoque aussi « l’affaire de billetterie » révélée en novembre 2016, au cœur de la campagne qui opposait Bernard Laporte à Pierre Camou. Le site « Mediapart » accusait alors Gérald Martinez, le précédent responsable de l’Amicale, d’avoir profité pendant des années de sa fonction pour se livrer à un trafic de billets de matchs du XV de France.
Un an plus tard, en décembre 2017, la « fédé » a finalement créé une nouvelle commission pour remplacer en interne l’association : « la commission des internationaux ». A terme, la cellule devrait fonctionner avec un budget équivalent à celui de l’Amicale autrefois. Une somme fluctuante au gré des années et estimée à plus de 50 000 euros lors de la saison 2015-2016.
« Pas une affaire politique »
La composition de cette nouvelle commission peut surprendre. Outre deux anciens joueurs galonnés (Alain Lorieux et Pascal Papé), elle comprend aussi deux invités plus inattendus, tous deux sympathisants de l’équipe Laporte : Michel Tachdjian, seulement 3 matchs avec les Bleus en 1991, et Henri Mioch, jamais sélectionné en équipe de France. L’ex-joueuse Danièle Irazu figure aussi dans ce groupe restreint, tout comme elle figurait parmi les quatorze membres du comité directeur de l’Amicale.
« Comme pour toutes les commissions, les nominations ont été faites en interne », explique Christian Dullin. Le secrétaire général assure que la création de cette entité a d’abord fait l’objet d’une annonce au comité directeur de la fédération. Sur le site Internet de la FFR, impossible d’en trouver trace : le dernier procès-verbal publié remonte à une réunion du… 22 septembre 2017.
« Je ne suis pas plus pro-Laporte que pro-Camou », assure Alain Lorieux, président de cette commission, qui s’est réunie pour la première fois en janvier. Proche de M. Dullin, le finaliste du Mondial 1987 précise : « Nous ne sommes fermés à personne. Je n’en fais pas une affaire politique. Moi, ce qui m’intéresse, c’est tous les anciens internationaux laissés pour compte. » 
Samedi 17 mars, à l’initiative des Gallois, le prochain pays de Galles-France pourrait déjà donner lieu à un rassemblement : des retrouvailles entre vainqueurs du Tournoi des cinq nations 1968, à Cardiff, un demi-siècle après le premier Grand Chelem français.
Alain Lorieux entend aussi impliquer les retraités des Bleus dans la promotion de la Coupe du monde 2023 en France. Il travaille déjà au recensement de tous ceux encore en vie : plus de 600, selon ses calculs. Mais nulle mention de Bernard Laporte, le président n’ayant jamais été convoqué en équipe nationale du temps où il jouait à Bordeaux-Bègles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le Français s’est imposé dimanche de quelques centimètres dans la « mass start » de biathlon. Il décroche le quatrième titre olympique de sa carrière, le second à Pyeongchang.
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JO 2018 : Martin Fourcade devient le Français le plus titré de l’histoire des Jeux d’hiver

Le Français s’est imposé dimanche de quelques centimètres dans la « mass start » de biathlon. Il décroche le quatrième titre olympique de sa carrière, le second à Pyeongchang.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 18h00
   





                        



   


Deux hommes à terre, deux hommes en nage dans la neige. Voilà comment s’est achevée, dimanche 18 février, la mass start (15 km) du biathlon à Pyeongchang. Martin Fourcade et Simon Schempp, seuls en tête de la course depuis le dernier tir, se sont jetés ensemble sur la ligne d’arrivée au terme d’un sprint échevelé. Parfois, le sport se joue à rien, quelques centimètres. Et après d’interminables minutes d’attente, la photo finish a couronné le Français, qui devance l’Allemand d’une demi-chaussure. Cet infime écart permet à Martin Fourcade d’entrer dans la légende du sport français : avec quatre médailles d’or, le Pyrénéen devient le Français le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver, effaçant Jean-Claude Killy des records.

🙈🙈🙈 #Biathlon
🥇 @martinfkde 
🥈 @SimonSchempp 
----------------------------
#PyeongChang2018
#HomeOfTheOlympics
— Eurosport_DE (@Eurosport DE)


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Quelques centimètres, c’est ce qui avait manqué à Martin Fourcade il y a quatre ans, lors de cette même mass start, pour remporter son troisième titre olympique aux Jeux de Sotchi. Battu d’un cheveu au sprint par le Norvégien Emil Svendsen, le biathlète tricolore a vu cette année le sort lui sourire. « Pendant le tout dernier tour, je me suis dit que l’histoire se répétait, savourait le porte-drapeau de la délégation tricolore après la course. J’attends toujours qu’on me dise que je suis second. Quand je jette le pied, j’ai tellement l’impression d’être derrière. J’ai eu la crainte que ça se répète, mais finalement c’est magique ! »

Remember https://t.co/ULusdCGvoL— YoumniKezzouf (@Youmni Kezzouf)


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Avec quatre titres olympiques, deux à Sotchi en 2014 et deux à Pyeongchang après celui de la poursuite, Martin Fourcade est désormais le sportif français le plus titré aux Jeux d’hiver, devant Jean-Claude Killy et ses trois titres des Jeux de Grenoble, en 1968. Il rejoint également les escrimeurs français Lucien Gaudin et Christian d’Oriola, quatre fois champions olympiques. Hormis les escrimeurs Philippe Cattiau et Roger Ducret, huit fois médaillés chacun au début du XXe siècle, nul ne devance le Pyrénéen en ce qui concerne les podiums olympiques (il en compte six).
Oubli de carabine, chute et victoire
Son grand rival, Johannes Boe – sacré lundi sur le 20 km à la suite de deux erreurs du Français au tir – a sombré dès le 2e tir couché, commettant trois fautes dont il ne se relèvera pas. Il laisse Martin Fourcade s’imposer comme le maître actuel du biathlon. Après une première semaine en demi-teinte, sauvée par son titre de la poursuite, le Français peut d’ores et déjà considérer qu’il a réussi ses Jeux, avant même de disputer le relais mixte mardi 20 février et le relais masculin vendredi 23 février.

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          JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade décroche sa deuxième médaille d’or en Corée



« Je n’avais pas envie de revivre ce qu’on avait vécu à Sotchi. Pas deux fois être battu de 2 centimètres, ça aurait été rageant, a commenté après la course l’entraîneur du Français, Stéphane Bouthiaux. Mais ça a bien tourné. » Et l’ancien biathlète d’expliquer ne pas avoir été serein à l’amorce de la course, car son poulain avait « eu du mal à tourner la page après sa défaite [de lundi], car s’en voulant ».
« Il avait oublié sa carabine avant l’entraînement, il tombe à la sortie du premier tour, ce n’est pas dans ses habitudes. Il devait se demander à quelle sauce il allait être mangé. Mais comme le grand champion qu’il est, il a su répondre les skis aux pieds et la carabine dans les mains. »
Tout avait pourtant mal commencé pour lui, avec une faute au premier tir couché et une chute – sans gravité, mais chose rare – lors de son tour de pénalité. Mais le Français, sorti avec une grosse vingtaine de secondes de retard, produisait un gros effort dans la deuxième boucle pour revenir sur les hommes de tête. Grâce à un double sans-faute au deuxième tir couché puis au premier tir debout, il se détachait en tête de la course en compagnie des Allemands Erik Lesser et Simon Schempp.
Tout semblait devoir se jouer au dernier tir debout entre les trois hommes, où Lesser commettait deux fautes et laissait s’expliquer Fourcade et Schempp, une balle dehors chacun. Fourcade menait dans le dernier tour, puis temporisait avant de placer une accélération à l’approche du sprint, qu’il abordait en tête. Le retour de Schempp allait se révéler insuffisant.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Vainqueur dimanche de cette épreuve de biathlon, le Français dépasse le record de Jean-Claude Killy en s’adjugeant un quatrième titre olympique. Une première dans l’histoire du ski français.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le skieur français, troisième du géant dimanche et désormais triple médaillé olympique, met son réveil sur le compte d’une nouvelle approche de la compétition après une saison ratée.
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JO 2018 : Alexis Pinturault, enfin libéré

Le skieur français, troisième du géant dimanche et désormais triple médaillé olympique, met son réveil sur le compte d’une nouvelle approche de la compétition après une saison ratée.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 13h05
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


On ne pourra plus dire qu’Alexis Pinturault n’est pas l’homme des grands rendez-vous. « On pourra dire qu’Alexis Pinturault n’est pas l’homme des Mondiaux, mais les Jeux, ça l’air de plutôt bien fonctionner », s’amuse le Français. Le skieur de Courchevel vient de décrocher sa troisième médaille olympique, dimanche 18 février en bronze sur le slalom géant. Loin derrière le souverain Marcel Hirscher, mais à quatre centièmes de secondes – qui lui « restent un peu là » – du Norvégien Henrik Kristoferssen.
L’homme dont on disait qu’il ne supportait pas la pression des championnats, lui si régulier en Coupe du monde, vient d’en apporter un démenti cinglant à Pyeongchang, quatre jours après l’argent du combiné, là encore derrière Hirscher.

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Ils ne sont pas nombreux les Français à pouvoir accrocher, sur leur cheminée ou dans le placard à balais, trois médailles olympiques de ski alpin : Henri Oreiller (1948), Jean-Claude Killy (1968) et Franck Piccard (1992), en tout et pour tout. Bien sûr, il en manque une en or, mais Alexis Pinturault a le malheur de vivre à l’ère Hirscher. Et puis, à Pékin, en 2022, il n’aura que 30 ans.
Tir groupé
C’est tout le géant français qui s’est remis la tête à l’endroit sur la piste de Yongpyong, confirmant son tir groupé de la première manche par une deuxième tout aussi solide : quatre hommes dans les sept premiers en bas (Thomas Fanara 5e, Victor Muffat-Jeandet 6e et Mathieu Faivre 7e). Certes, l’épreuve par équipes n’a lieu que samedi 24. Mais hormis Mathieu Faivre, « dégoûté » (« Si vous savez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… C’est vraiment le dernier de mes soucis, moi je suis là pour ma pomme. »), tous les Bleus se satisfaisaient d’un retour au premier plan dans la discipline préférée de l’équipe de France, son assurance-vie en grand championnat.
La saison avait été compliquée, avec seulement deux podiums – ceux de Pinturault – contre huit la saison passée, et des questionnements permanents sur le matériel à la suite d’un changement de réglementation sur la longueur des skis. « Le potentiel était toujours là, on avait des incides !, assure Frédéric Perrin, l’entraîneur du groupe. Alors on a été proche d’eux et on n’a jamais perdu les pédales, jamais été dans l’affolement, dans l’inquiétude, on a gardé le cap. »
« Il faut que je prenne beaucoup de risques »

   


Alexis Pinturault, lui, a connu une éclaircie en janvier, lorsqu’il a enfin trouvé le matériel qui lui convenait, et a abordé les Jeux olympiques en se disant qu’il devrait produire un ski agressif compte tenu de son niveau, moyen, de l’année. Ce qu’il a fait ce dimanche, quitte à partir à la faute dans la première partie de la deuxième manche.
« J’ai fait des fautes, mais c’était le seul moyen pour espérer quoi que ce soit, confirme le Français. Je n’ai vraiment aucune marge cette année en géant. Je reviens d’assez loin, il faut que je prenne beaucoup de risques pour pouvoir me rapprocher des meilleurs. »
Pinturault, trop perfectionniste pour être vraiment épanoui et parfois trop conservateur sur les skis, semble s’être libéré à Pyeongchang, à la fois personnellement et dans son ski.
Les deux médailles récompensent son approche nouvelle des Jeux olympiques, visant à arriver plus décontracté et reposé physiquement que lors des championnats du monde. Alexis Pinturault, une seule fois médaille en individuel en quatre Mondiaux, s’y présentait éreinté physiquement et nerveusement par l’incessante course aux points du classement général de la Coupe du monde, sa quête ultime.
« J’arrivais la tête dans le seau, fatigué. Je suis quelqu’un qui a besoin de prendre du plaisir sur les skis, de m’amuser. Et la routine, le fait que les courses s’enchaînent tout au long du mois de janvier, a tendance à atténuer cette motivation. Je pense que c’est ce qui a constitué le problème. »
« Un système dans lequel tout le monde se sent bien »
Avant les Jeux, Pinturault s’est accordé une coupure de cinq jours au Japon, à Okinawa, avec sa compagne et attachée de presse, Romane, et son préparateur physique, mis à disposition par son sponsor personnel. Le staff de l’équipe de France, auquel il est moins intégré que par le passé, « lui a ouvert les yeux sur le positif », explique Frédéric Perrin, lui-même surpris des Jeux réussis de son poulain.
L’an dernier, l’échec collectif des Mondiaux de Saint-Moritz avait provoqué des échanges musclés entre le clan Pinturault et la Fédération, qui lui reprochait de séjourner à part, dans un hôtel payé par son sponsor.
« Je remercie aujourd’hui la Fédération sur ce qu’ils ont su mettre en place, le fait qu’ils nous aient tous écouté. On a construit un système dans lequel tout le monde se sent bien, estime l’athlète. Oui, en début de saison, on n’a pas eu les mêmes résultats que par le passé, mais je pense que c’est dû à de toutes petites choses. Les choses ont l’air de se remettre doucement dans le droit chemin. »
Tout juste au bon moment. En fin de semaine prochaine se profilent le slalom, dans lequel Alexis Pinturault a récemment retrouvé des couleurs, et l’épreuve par équipes, dont la France est championne du monde en titre. Aucun skieur français n’a jamais remporté quatre médailles olympiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les Français ont sorti une immense course lors du relais 4 × 10km pour prendre la 3e place, après avoir tenu tête à la Norvège et la Russie.
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JO d’hiver 2018 : du « bronze qui vaut de l’or » pour les fondeurs français

Les Français ont sorti une immense course lors du relais 4 × 10km pour prendre la 3e place, après avoir tenu tête à la Norvège et la Russie.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 09h17
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 13h21
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


« Honnêtement, ce bronze, il vaut de l’or. » Deux jours après avoir laissé couler ses larmes devant les journalistes après avoir manqué le podium du 15 km libre pour quatre petites secondes (5e), Maurice Manificat avait retrouvé le sourire. Avec ses coéquipiers Jean-Marc Gaillard, Clément Parisse et Adrien Backscheider, le Haut-Savoyard a remporté dimanche 18 février la médaille de bronze en relai 4 × 10 km de ski de fond.
Déjà troisième à Sotchi, l’équipe de France conserve sa médaille, après avoir fait la course en tête avec la Norvège (qui a remporté le titre) et la Russie (plus exactement les athlètes olympiques de Russie, 2e). Ils apportent à la France sa 9e médaille des Jeux olympiques de Pyeongchang, la 2e de la journée après celle d’Alexis Pinturault en slalom géant.

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          revivez la course



« On s’était dit, on peut le refaire. On avait les cartes, souffle le leadeur du fond français, saluant le travail de préparation du staff hexagonal. Individuellement, toute la semaine, on avait fait des gros résultats, donc on était en forme. Et puis ça s’est bien goupillé. »
Lors du premier relais, le vétéran Jean-Marc Gaillard a, pour la pénultième course de sa carrière, tenu le rythme de la Norvège et de l’Italie, alors que les Russes faisaient la course en tête. Manificat a maintenu l’effort, parvenant au relais dans le peloton de tête. « Skateur dans l’âme » (en référence au pas du patineur, l’un des styles du fond), il a été aligné en début de relai en style classique (skis parallèles).
« L’idée, c’était de se retrouver le plus rapidement possible à deux ou trois nations, pour assurer la médaille, explique François Faivre, l’entraîneur des équipes de fond bleues. L’objectif était d’avoir deux hommes forts en classique [Gaillard et Manificat], et les deux sages ont tenu la maison et ont lancé comme il faut Clément [Parisse], qui fait un relais extra. »
Parisse « fait un relais dingue »
Dans ce qu’il avait noté comme « l’objectif de [sa] saison », le jeune Français (24 ans) a été décisif dans la conquête de la médaille française. « Il a fait un relais dingue ! », s’exclame Manificat. C’est sous son impulsion que l’écart avec la Russie, en tête jusque-là, a disparu. Et sous ses coups de boutoir que les Italiens ont abandonné tout espoir de podium.
« J’avais de bonnes jambes », a dit tout sourire le fondeur, qui avait sur ses joues, comme celles de ses partenaires, le dessin de deux drapeaux français avant l’entame de la course.
Au quatrième relais, le jeune Adrien Backscheider a tenu la cadence face au Norvégien Johannes Klaebo, champion olympique du sprint. Mais une accélération imparable de la star de la discipline, dans une descente, a distancé le Français et le Russe sur la fin de la course.
Déçu, « Back » s’est excusé auprès de ses partenaires une fois passée la ligne d’arrivée. « Ils m’ont livré à point pour avoir une petite marge, et heureusement », souligne-t-il, la peluche de la mascotte des Jeux (remise à chaque médaillé) juchée sur son épaule. « Il a été parfait ! tranche Manificat. On a eu la médaille, peu importe la couleur. »
3e médaille olympique pour le fond français
Véritable « PSG du ski de fond, là où l’on est un petit club de Ligue 2 », selon François Faivre, la Norvège pourra se réjouir de ce relais olympique, qu’elle n’avait plus gagné depuis 2002. Une médaille qui vient s’ajouter à celle de Klaebo, celle de Krueger en skiathlon et celle du relais féminin, la veille. « Et même s’ils ont gagné le match, on leur a mis deux buts », conclut l’entraîneur français.
La déception de Manificat, leadeur de la Coupe du monde de la discipline, sur le 15 km libre avait « jeté un froid sur l’équipe » vendredi, confesse Backscheider. « Mais ce résultat le balaie. » En apportant à la France la 3e médaille en ski de fond de son histoire, quatre ans après Sotchi, les Bleus devraient pouvoir mettre de côté ces « satanées quatre seconde » qui avaient manqué à leur leadeur vendredi.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le Français est troisième, derrière le Norvégien Kristoffersen et l’Autrichien Hirscher, qui remporte sa deuxième médaille d’or des JO.
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JO d’hiver 2018 : Marcel Hirscher inatteignable en géant, Alexis Pinturault en bronze

Le Français est troisième, derrière le Norvégien Kristoffersen et l’Autrichien Hirscher, qui remporte sa deuxième médaille d’or des JO.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 06h57
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 10h19
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Qui d’autre que Marcel Hirscher pouvait remporter le slalom géant olympique, lui qui domine outrageusement cette discipline depuis six ans ? L’Autrichien est parti avec la médaille d’or de la discipline, dimanche 18 février, devant le Norvégien Henrik Kristoffersen en argent (+ 1”27) et le Français Alexis Pinturault (+ 1”31), en bronze, qui est seulement à 4 centièmes de la deuxième marche du podium. C’est la 9e médaille française lors de ces JO, avec celle obtenue dimanche aussi par les fondeurs dans le relais 4 × 10 km.
L’Autrichien a beau être considéré comme le meilleur skieur du monde, il n’avait, avant ces JO, jamais remporté de médaille d’or. En moins d’une semaine, il en a déjà deux, et voudra en ajouter une troisième, le 22 février, au slalom. Seuls le Français Killy et l’Autrichien Anton Sailer l’ont fait avant lui.

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« On a fait une belle course d’équipe »
Alexis Pinturault, lui, avait déjà été récompensé par l’argent dans le combiné, et avec son bronze rapporté à Sotchi en 2014, cela fait de lui le quatrième skieur français à avoir remporté 3 médailles olympiques avec Henri Oreiller, Jean-Claude Killy et Franck Piccard, mais le seul sans aucun or. « Je suis content de celle-là », a dit le skieur sur France Télévisions après sa course.
« Même si c’est une de mes disciplines de prédilection, ça a été très dur. Je suis avec les deux meilleurs, je pense que je peux être fier de mon parcours. Il y a quelques regrets que les autres [Français] ne soient pas sur le podium. On a fait une belle course d’équipe, on est tous au pied du podium. Quant à Marcel, il continue simplement ce qu’il fait tout au long de l’hiver, depuis six ans. »

Alexis Pinturault l'homme en bronze du slalom géant ! Le Français échoue à 4 centièmes de la deuxième place avec un… https://t.co/YOgzIJBG0p— francetvsport (@France tv sport)


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L’un de ces « meilleurs » est Henrik Kristoffersen, qui est revenu d’une 10e place en première pour se placer sur la deuxième marche du podium grâce à une fulgurante deuxième manche. L’épreuve a été l’occasion de constater que l’école du géant française est toujours souveraine, si ce n’est individuellement, au moins dans une approche d’équipe.
Après la première manche, Pinturault, Thomas Fanara, Matthieu Faivre et Victor Muffat-Jeandet étaient dans les huit premiers. A l’issue de la deuxième, ils sont dans les sept : Fanara à la 5e (+ 1”79), Muffat-Jeandet à la 6e (+ 1”81) et Faivre à la 7e (+ 1”95)

   


« Les podiums sont trop petits ici, cinquième c’est bien, je n’ai pas grand-chose à regretter, même si ça fait un petit pincement au cœur », a dit Thomas Fanara, pour qui c’était, à 36 ans, les derniers Jeux olympiques. Plus en colère, Mathieu Faivre se dit « dégoûté de ce résultat. Quand j’ai vu que j’étais 5e, j’ai pris une grosse claque dans la gueule ». 
Fabien Saguez, directeur technique national, était « très content » de la course de ses « quatre fantastiques », lors de cette matinée où le soleil rayonnait, pour une fois, sur les pentes du centre alpin de Yongpyong :
« Ils ont répondu présents. On est un peu frustrés des quatre centièmes, mais on est très contents de cette course. Ils ont skié intelligemment et ont donné le meilleur d’eux-mêmes. On a eu un hiver difficile, mais c’est la preuve que le groupe est en train de revenir. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Entraîneur de tir et confident de Martin Fourcade, le Drômois est désormais au service de Johannes Boe, principal concurrent du Français.
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JO 2018 : Siegfried Mazet, de Fourcade à l’ennemi norvégien

Entraîneur de tir et confident de Martin Fourcade, le Drômois est désormais au service de Johannes Boe, principal concurrent du Français.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 13h04
    |

            Clément Guillou (Pyeongchang (Corée du Sud) - envoyé spécial)








                        



   


C’était à l’automne 2016, lors de la journée de présentation à la presse des équipes de France de ski. Devant un parterre garni de sportifs, journalistes et dirigeants de la fédération, Martin Fourcade était interrogé sur le départ de Siegfried Mazet, son entraîneur de tir, pour l’équipe de Norvège. Micro en main, il avait lâché : « Tant mieux, les Norvégiens tireront moins bien ! » Cible atteinte. Il y avait un sourire mais on n’allume pas ainsi, devant tout le ski français, son ancien entraîneur sans avoir pour lui quelque ressentiment.
Six mois plus tôt, Fourcade avait pris en pleine figure l’annonce que lui avait faite Siegfried Mazet : il quittait l’équipe de France. Pire, il rejoignait ses principaux adversaires. Depuis le début des Jeux olympiques de Pyeongchang, c’est lui que l’on voit réagir derrière sa jumelle aux tirs des frères Johannes et Tarjei Boe, sourcils broussailleux, le crâne chauve protégé d’un bonnet frappé du drapeau norvégien. Celui qui, de 2009 à 2016, serrait le poing dans un sourire à chaque fois que les biathlètes français blanchissaient leurs cinq cibles.
« On se croise, il me demande comment vont les filles. Quand il fait une belle course, je vais le féliciter. Mais il y a deux Martin : celui dans l’ombre, alors on peut discuter, et celui en public, où il tient à garder une certaine distance par rapport à moi pour montrer qu’il m’en veut. »
« En tant qu’athlète, je ne peux pas le comprendre, dit Martin Fourcade au Monde. D’un point de vue familial, professionnel, financier, ce n’est pas à moi de juger, mais avec la relation que l’on avait, je ne peux pas le comprendre ni l’accepter. Pour moi, il y avait cet engagement de rester ensemble jusqu’à Pyeongchang. Mais aujourd’hui, je ne lui en veux plus. Franck Badiou m’a apporté énormément [nouvel entraîneur de tir, médaillé d’argent à la carabine aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992] et sans la décision de “Sieg”, on n’aurait sans doute jamais eu ça. »

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Nouveau tacle de celui qui, dans son autobiographie (Mon rêve d’or et de neige, Marabout, 2017), parle de « trahison » et soupçonne les Norvégiens de vouloir « déstabiliser [son] organisation ». Les deux hommes étaient liés bien au-delà du biathlon, « Sieg » étant à la fois le trublion de la bande et le confident du double champion olympique. Siegfried Mazet, père de famille affable, vivant entre la Norvège et la Drôme, dit tout assumer. Les motivations financières de celui qui, à 40 ans, se souvient avoir « attaqué à ras les pâquerettes, en emploi jeune à 890 euros par mois, avec la Fédération française ».
Le besoin, aussi, de « sortir d’une routine, parce que ça commençait à ronronner ». Il passe la moitié de l’année en Norvège, où sa famille a pu le suivre. Mazet encaisse difficilement les piques lancées par son ancien protégé, qui « dédiait » à la Fédération norvégienne sa première victoire sans lui. Le mot « trahison » a été de trop à son goût, même s’il reconnaît que « l’opportunité était sûrement mal placée dans le temps ». La relation s’est abîmée.
Pas un « Mata Hari » de la carabine
« On se croise, il me demande comment vont les filles. Quand il fait une belle course, je vais le féliciter. Mais il y a deux Martin : celui dans l’ombre, alors on peut discuter, et celui en public, où il tient à garder une certaine distance par rapport à moi pour montrer qu’il m’en veut. » Beau joueur, Siegfried Mazet estime que Martin Fourcade a peut-être été « gagnant dans cette histoire », car Franck Badiou, venant du tir olympique, a pu apporter des compétences dont il ne disposait pas. Qu’on ait voulu en faire un « Mata Hari » de la carabine transmettant des secrets d’Etat aux frères Johannes et Tarjei Boe l’amuse autant que l’attriste : « Les gens ont cru que j’allais apporter à la Norvège tout ce qui avait réussi à la France, mais ce sont des secrets de polichinelle ! Je les aide avec ma personnalité. Ils voulaient du sang neuf. »

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Entendre : un homme « à poigne », capable de bousculer des stars scandinaves « traitées comme des enfants rois, à qui on ne dit jamais non ». Il s’apprêtait à le faire vendredi 16 février. Depuis le début des Jeux olympiques, ses biathlètes voient flou : près d’une faute par tir en moyenne, inacceptable à leur niveau. Jeudi, Johannes Boe a apporté au collectif ses premiers sourires avec le titre olympique du 20 kilomètres. Siegfried Mazet avait le triomphe modeste, conscient de la part de réussite.
Depuis deux saisons, il a appris à Johannes Boe à se contrôler au tir, à devenir moins kamikaze. La méthode, Martin Fourcade l’a constaté à ses dépens, fonctionne. Le riche contrat norvégien de Siegfried Mazet s’arrête à l’issue de la saison, mais il aimerait prolonger : « Je commence juste à les connaître, je ne veux pas m’arrêter là. » Cela tombe bien : Martin Fourcade non plus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La France a eu des médailles de bronze, en relais de ski de fond et dans le slalom géant messieurs.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les Parisiens ont largement battu Strasbourg (5-2) ce samedi en championnat. Avec des maillots sur lesquels leurs noms étaient floqués en mandarin, au lendemain du nouvel an chinois.
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Ligue 1 : le PSG, sous-titré en mandarin, s’impose contre Strasbourg

Les Parisiens ont largement battu Strasbourg (5-2) ce samedi en championnat. Avec des maillots sur lesquels leurs noms étaient floqués en mandarin, au lendemain du nouvel an chinois.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 19h09
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 01h21
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Petite surprise samedi 17 février après-midi. Alors que les Parisiens prenaient leur revanche sur Strasbourg (5-2, avec des buts de Draxler, Neymar, Di Maria et un doublé de Cavani, contre des réalisations d’Aholou et Bahoken), qui les avait battus lors du match aller (2-1), les spectateurs et téléspectateurs ont pu apercevoir que les noms des joueurs parisiens étaient floqués en mandarin, à l’occasion de la 26e journée du championnat de France.

À l’occasion du nouvel an chinois 🇨🇳, les maillots seront floqués en mandarin #PSGRCSA pic.twitter.com/ogUBM4Nz3C— PSG Officiel (@PSG_inside) 17 février 2018


Sur son compte Twitter, le club parisien, toujours en tête du classement de la Ligue 1, avait annoncé un peu plus tôt que cette opération avait lieu dans le cadre du nouvel an chinois, qui a eu lieu la veille, vendredi 16 février.
Outre les maillots en mandarin, un dragon géant a défilé autour de la pelouse avant le début de la rencontre, et un message de « Bonne année aux supporters chinois » est apparu au Parc des Princes, pour fêter l’entrée dans l’« année du chien », selon le calendrier chinois.
Les Parisiens ne sont pas les seuls à avoir décidé d’un tel flocage ce week-end, puisque l’Olympique de Marseille en fera de même ce dimanche lors du match contre Bordeaux.

L'OM fêtera le nouvel an chinois contre Bordeaux 🇨🇳Plus d'infos 👉 https://t.co/gEN5ekkydL pic.twitter.com/3559aHGFK5— Olympique de Marseille (@OM_Officiel) 16 février 2018


Cette initiative peut sembler étrange, mais elle fait partie d’une stratégie bien huilée pour conquérir le marché chinois sur lequel lorgnent déjà de nombreux clubs européens, qui ont multiplié les tournées en Chine, – et plus largement sur les autres continents depuis quelques années.
Des initiatives au niveau national
Ces initiatives s’observent également de la part des clubs espagnols. En décembre 2017, le « Clasico » entre le FC Barcelone et le Real Madrid avait été programmé à 13 heures pour être diffusé en prime-time en Asie. Encore une fois, la logique est économique : faire valoir l’intérêt du championnat d’Espagne auprès d’un public asiatique déjà féru de la « Premier League » anglaise.

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« Nous souhaitons proposer à nos supporteurs en Asie l’opportunité de regarder le duel entre Real Madrid et Barcelone à un horaire adapté, indiquait alors à l’Agence France-Presse Joris Evers, directeur de la communication mondiale de la Ligue espagnole (La Liga). Et bien sûr, nous voulons attirer de nouveaux supporteurs. »
La Ligue 1 n’est pas non plus en reste sur ce terrain. Après avoir déjà délocalisé l’édition 2014 du Trophée des champions (qui oppose champion de France ou deuxième du championnat au vainqueur de la Coupe de France) entre le PSG et Guingamp à Pékin, la Ligue de football professionnel a déjà annoncé que l’édition 2018 se tiendrait, elle aussi en Chine, à Shenzhen, le 4 août 2018.
Nice-Paris décalé à 13 heures
Ellle aussi, la LFP a également déjà décalé un match de championnat pour séduire ce marché. Dimanche 18 mars, le match entre Nice et Paris se jouera à 13 heures, soit 20 heures à Pékin, une première en France. La Ligue espère augmenter ses recettes télé à l’international, notamment en Asie.
« Il faut s’inspirer des bonnes pratiques, expliquait Didier Quillot, directeur général exécutif de la LFP, en février.
Comme la Liga espagnole, il faut qu’on parle à nos fans partout dans le monde. Le PSG, avec Neymar, est la vitrine internationale de la Ligue 1. À Nice, il y a aussi une star avec Mario Balotelli et le club, qui a des investisseurs chinois, veut se développer en Asie. 
Car l’exposition du football français en Asie est encore « insuffisante », selon le dirigeant, qui n’exclut pas de créer une case systématique pour des retransmissions de match à 13 heures, heure française.

Les résultats de la 26e journée de Ligue 1
Vendredi 16 février  Monaco - Dijon 4 - 0
Samedi 17 février  Paris SG-Strasbourg : 5-2 Amiens-Toulouse : 0-0 Angers-Saint-Etienne : 0-1 Caen-Rennes : 2-2 Montpellier-Guingamp : 1-1 Troyes-Metz : 1-0
Dimanche 18 février Nice-Nantes (15 heures) Lille-Lyon (17 heures) Marseille-Bordeaux (21 heures)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Pas de médaille française ce 17 février, mais une immense surprise en Super-G féminin, et une Norvégienne qui entre dans l’histoire des JO d’hiver.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : record, craquage et masque de ski

Pas de médaille française ce 17 février, mais une immense surprise en Super-G féminin, et une Norvégienne qui entre dans l’histoire des JO d’hiver.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 17h51
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


C’était aujourd’hui
Elle est entrée un peu plus dans l’histoire. En remportant avec la Norvège le relais féminin de ski de fond (4 x 5 kilomètres), Marit Björgen a rejoint son compatriote Ole Einar Björndalen comme l’athlète la plus médaillée des Jeux olympiques d’hiver avec 13 breloques (dont sept en or). C’est déjà sa troisième à Pyeongchang, après l’argent en skiathlon et le bronze sur 10 kilomètres. Elle avait commencé cette moisson en 2002, à Salt Lake City (Etats-Unis), déjà sur le 4 x 5 kilomètres en relais. La Norvégienne, âgée de 37 ans, aura l’occasion de détenir seule ce record, si elle remporte une nouvelle médaille sur le sprint par équipes mercredi 21 février ou la mass-start 30 kilomètres, dimanche 25 février.

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Histoire toujours, puisqu’en patinage artistique, le Japonais Yuzuru Hanyu est devenu le premier homme à conserver son titre, depuis 1952. Il devance son compatriote Shoma Uno et l’Espagnol Javier Fernandez.
Sur la glace, le match si attendu entre les Russes et les Américains pour la première place du groupe B a tourné à l’avantage des premiers nommés (4-0). Pour rejoindre les quarts de finale, les Américains devront donc passer par le tour qualificatif.

Face à une équipe américaine diminuée, les athlètes olympiques russes ont surclassé leurs meilleurs ennemis : 4-0 ! #PyeongChang2018 #Francetvsport #Hockeysurglace➡➡Le match en intégralité : https://t.co/AVZsgOjiSR pic.twitter.com/0netWfOfo4— France tv sport (@francetvsport) 17 février 2018


Russie toujours, enfin presque, puisqu’en biathlon, Anastasia Kuzmina, a remporté son troisième titre olympique, après les sprints de Vancouver (2010) et Sotchi (2014). La Slovaque d’origine russe n’a pas fait de détail sur la mass-start, où elle a longtemps fait la course seule en tête et n’a laissé filé qu’une seule balle, sa dernière, après de longues secondes d’hésitation. La première Française, Marie Dorin-Habert finit neuvième, à trente secondes du podium.

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Mauvaise journée pour les Français, qui n’ont remporté aucune médaille aujourd’hui. Tess Ledeux, benjamine de la délégation française à 16 ans, et championne du monde en titre de slopestyle, a été éliminée dès les qualifications, après une chute lors de son deuxième run.
C’est au programme
On suivra le slopestyle masculin à partir de 2 heures (heure française) où deux Français, Antoine Adelisse et Benoît Buratti chercheront à se qualifier pour la finale (5 h 45).
Quelques minutes plus tard, si le vent est assez clément, ce sera au tour du slalom géant masculin : deux manches à suivre à partir de 2 h 15 et 5 h 45, où l’on retrouvera notamment Alexis Pinturault, et l’ultra-favori, l’Autrichien Marcel Hirscher.
Il y aura une autre chance de médaille française avec le relais 4 x 10 kilomètres masculin en ski de fond (7 h 15), qui était reparti de Sotchi avec le bronze, il y a quatre ans.
Le tout avant un peu de patinage de vitesse féminin (12 h), de saut, en ski acrobatique (12 h) et de bobsleigh à deux masculin (12 h 05), en même temps que le gros morceau de ce dimanche, l’épreuve masculine de mass-start en biathlon (12 h 15), où Martin Fourcade tentera d’obtenir sa quatrième médaille d’or olympique et de rejoindre les vénérables escrimeurs Christian d’Oriola et Lucien Gaudin, Français les plus titrés de l’histoire aux Jeux.
C’est dit

   


« Ça fait un mois que c’est compliqué au niveau du tir. Ce n’est pas un problème technique ou stratégique, j’ai prouvé à maintes reprises que je savais tirer. À l’entraînement, ça se passe bien. Je me sens juste épuisée psychologiquement. C’est comme si on vous mettait devant une copie de maths, et que vous devez faire des calculs intenses pendant quinze heures : à un moment donné, vous pétez un câble.
Je me suis fait bouffer par la pression. La pression que je me suis mise certainement. Mais depuis le mois de janvier, c’est compliqué. C’est le seul bilan que j’ai à faire. »
Justine Braisaz était au bord des larmes au moment de parler avec plusieurs journalistes, dont notre Clément Guillou national. Vingtième de la mass-start, la Française a livré une analyse très lucide sur ses Jeux (10e en sprint, 34e en poursuite et 55e en individuelle). Elle pourra cependant se rattraper en relais, avec la délégation française, jeudi 22 février.
« Le fait que le relais soit une épreuve collective, ça peut transcender. J’ai quatre jours pour me refaire la cerise. C’est possible. C’est un relais olympique et j’ai très envie de le faire. »
C’est vu
Alexandre Boyon va vite découvrir les joies du zapping. Alors que son confrère Mathieu Lartot tente de lui donner la parole à une quinzaine de minutes du début de la mass-start, le commentateur du biathlon sur France Télévisions laisse échapper un drôle de râle, visiblement pas au courant qu’il est à l’antenne. « C’est les aléas du direct », reprend-il, lorsqu’on lui dit que la séquence a été diffusée, pendant que sur le plateau ses collègues sont morts de rire.

Bon joueur, contrairement à sa chaîne, qui bloque toute diffusion de la séquence sur les réseaux sociaux, Alexandre Boyon s’est expliqué au site de 20 Minutes. « Au début, j’ai cru qu’on nous faisait une blague », raconte-t-il pour évoquer son passage à l’antenne.
« Je sais plus de quoi on parlait à ce moment-là… Ah, si on chantait en fait. On n’avait pas de retour, c’est au moment où Mathieu [Lartot] faisait la bascule, je ne sais même pas de quel sport, au biathlon. Ça fait partie du truc, que veux-tu que je te dise. Agacé ? Non, pas plus que ça, j’aurais préféré que ça n’arrive pas bien sûr, mais dans 20, 30 ans ça me fera une histoire à raconter à mes petits enfants. »
C’est (pas) chic Corée
L’immense surprise de la journée est venue de la Tchèque Ester Ledecka, sacrée championne olympique du Super-G. Plus attendue en snowboard, où elle est double championne du monde, elle a battu l’Autrichienne Anna Veith, vainqueure à Sotchi il y a quatre ans, pour un centième de seconde. Ester Ledecka n’avait pourtant jamais mis un pied sur le podium depuis ses débuts en 2015 sur le circuit de Coupe du monde de l’alpin. Elle-même semblait incrédule à l’arrivée, pensant d’abord à une erreur de chronométrage.

🇨🇿⛷ Ester Ledecka championne olympique du Super-G ! C'EST LA SENSATION !! #PyeongChang2018  #Francetvsport #Ski pic.twitter.com/6mJVPM8z0m— France tv sport (@francetvsport) 17 février 2018


Moins amusant, une fois arrivée devant les journalistes, raconte l’AFP, Ester Ledecka a gardé son masque de ski sur le nez. « Je ne l’enlève pas car c’est mon sponsor », s’est-elle justifiée. Mais le règlement olympique est plutôt strict quant à la visibilité des sponsors personnels, rappelle l’agence de presse. Alors, quand elle a été relancée sur le sujet, Ledecka a tenté une autre version : « Ma victoire n’était pas prévue et je ne suis pas maquillée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Plusieurs participants, à l’instar du Polynésien Pita Taufatofua, ont droit à leur quart d’heure de célébrité en enchaînant les interviews après avoir échoué aux Jeux.
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JO 2018 : pour les concurrents des petites nations, tout commence après la ligne d’arrivée

Plusieurs participants, à l’instar du Polynésien Pita Taufatofua, ont droit à leur quart d’heure de célébrité en enchaînant les interviews après avoir échoué aux Jeux.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 14h33
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


D’une certaine façon, ça nous a rassuré. J’ai un peu honte de l’admettre, mais le numéro du Tongien-torse-nu après la cérémonie d’ouverture m’avait un peu inquiété. Souvenez-vous, après avoir paradé avec pour simple appareil une natte – il s’agit d’une ta’ovala – nouée autour de la taille lors de la glaciale cérémonie d’ouverture, Pita Taufatofua avait déclaré :
« Je n’avais pas froid du tout. Quand vous êtes de Polynésie, la chaleur vient de l’intérieur et non de l’extérieur . »
« Pyeongchang, comme ça se prononce » a mené son enquête. Et aujourd’hui, je suis en mesure de vous affirmer ceci : ledit Pita n’est pas un être étrange venu de l’espace pour ne pas avoir froid. Même les Tongiens peuvent souffrir du froid.

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                JO d’hiver 2018 : Pita Taufatofua n’a pas froid aux yeux



« Je suis jaloux de toutes vos couches ! » Au petit groupe de journalistes patients-et-gelés (patients-car-gelés est une explication plausible) qui l’attendaient vendredi 16 février comme le Messie, Pita Taufatofua a confié souffrir terriblement du froid tombé subitement sur le centre de ski de fond d’Alpensia. « Rester parler avec vous est encore plus dur que la course. Car au moins là, j’avais chaud. »

   


Car le néo-fondeur tongien a bien terminé sa première course olympique. Lui qui admet « ne pas être un athlète d’efforts longs » a galéré, mais bouclé les 15 km en style libre à la 114e position (sur 118) avec près de 23 minutes de retard sur le champion olympique Dario Cologna. Qui était sur la ligne d’arrivée pour le féliciter.
Bruce Lee, chutes et marathon télé
Passé le moment gênant où une confrère chinoise lui demande de souhaiter bonne année – dans la langue de Sun Tzu – aux citoyens de l’empire du Milieu (scoop : il n’y est pas parvenu), Taufatofua nous a raconté sa course. Note pour plus tard, le karma existe : cette dame a vu son enregistrement s’interrompre au milieu de l’interview, car son portable s’est éteint. Et s’est attiré un « il vous faudrait une meilleure batterie » du Tongien. Puis, gentil, il lui a confié la relation (imaginaire) qu’il entretenait avec le héros de son enfance, Bruce Lee, et sa « philosophie ».
Gelé, mais gérant à merveille sa communication (fait dont il est coutumier), l’ancien combattant de taekwondo a « donné du biscuit » aux journalistes. Florilège :
« Je suis hyper content de ne pas avoir terminé dernier .»« Qu’est-ce qui a été le plus dur ? Vous voyez cette montée ? On dirait qu’elle s’arrête bientôt. Mais non, elle continue jusqu’au bout du monde. »« Dans la dernière descente, je me suis concentré, “surtout ne pas tomber, pas maintenant pas devant tous ces gens”. »« Je ne suis pas tombé. Pas devant les caméras, pas quand elles n’étaient pas là. C’est pas mal, non ?  »« Combien de temps a duré ma course ? Une heure ? Eh bien ça fait douze semaines et une heure que je me suis mis au ski. Donc dans quatre ans, je serai clairement meilleur. »
Enfin, le représentant de l’atoll du Pacifique a pu quitter, au bout d’une bonne heure et demi, la zone mixte où télés, radios et journalistes du monde entier avaient essayé de lui parler. Alors que tous les concurrents des grandes nations du fond (on vous laisse choisir si la France en est) avaient depuis longtemps regagné leurs pénates, ceux des « pays exotiques » (ce n’est pas PCÇSP qui le dit, c’est l’entraîneur allemand de Pita Taufatofua) entamaient une seconde course.
Non contents d’avoir terminé à plus de vingt minutes, il fallait les voir, les Brésilien, Marocain, Mexicain, Colombien, Bolivien et le sacré numéro complémentaire tongien (oui, une règle mathématique oubliée semble régir les participants, exigeant que seuls des pays dont les ressortissants s’achèvent en «-en » fassent partie du concert des petites nations en ski de fond), enchaîner les interviews en grelottant. Mais après avoir repoussé une paire de compétitions olympiques, le froid n’allait pas leur voler leur quart d’heure de célébrité.

#JO2018 - L'important, c'est de participer !
— AFPSport (@AFP Sports)


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D’ailleurs, le froid était souvent le sujet de conversation principal avec ces sportifs qui se sont réunis au village olympique (on gage que l’ambiance est bonne). Une bonne façon de briser la glace sans doute. Mais on laisse le mot de la fin au Chilien Yonathan Jesus Fernandez, 102e de l’épreuve : « Que puto frio ! » On ne traduira pas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le rallye se pratique à deux, mais souvent seul le pilote est connu. Alors que la FFSA vient de lancer l’opération Rallye jeunes copilotes, coup de projecteur sur ce métier de l’ombre.
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Rallye : profession copilote

Le rallye se pratique à deux, mais souvent seul le pilote est connu. Alors que la FFSA vient de lancer l’opération Rallye jeunes copilotes, coup de projecteur sur ce métier de l’ombre.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 14h00
    |

            Catherine Pacary








                        


« Droite, 110 long, pas corde, 100 mètres, gauche-droite, mouillé, droite, 130, plus-plus coooorde. » La note est tenue par Daniel Elena, nonuple champion du monde des rallyes copilote, assis à droite de Sébastien Loeb. La voix posée tranche avec les images de la caméra embarquée à bord de la C3 WRC, qui enchaîne tunnel et virages à plus de 150 km/h. Stoïque, agrippé à son seul carnet, Daniel Elena lit ses notes comme il fredonnerait une chanson à l’intérieur d’un tambour de machine à laver en mode essorage. C’est un métier, copilote. Méconnu mais enfin reconnu par la Fédération Française de l’automobile (FFSA), qui vient de créer une filière de détection Rallye jeunes copilotes — vingt ans après celle des pilotes.

   


« C’est vrai que l’on fait un métier de l’ombre, assure Julien Ingrassia, copilote du quintuple champion de monde en titre Sébastien Ogier. Pour autant, il est bien de comprendre que le rallye est un sport qui se pratique à deux. C’est unique ! Au niveau musique, émotion, adrénaline, on ne peut retrouver ça nulle part ailleurs. » 
Athlète de haut niveau
Au niveau amplitude horaire, abnégation et ambivalence, c’est aussi une profession unique. Athlète de haut niveau, le copilote fonctionne en binôme avec son pilote. La répartition des tâches est basique : le pilote conduit ; le copilote fait tout le reste. Cela va de s’assurer que le pilote est bien réveillé le matin, à vérifier le matériel, les boissons, les tweets aux fans, gérer l’agenda, le secrétariat… « Le copilote doit tout faire pour que le pilote n’ait qu’une chose à penser : conduire, résume Daniel Elena. On est là pour le décharger au maximum afin qu’il soit zen, parce que, après, en course, le taux de concentration est tellement énorme… »
En rallye, la course s’étire sur trois ou quatre jours et alterne les spéciales chronométrées sur route fermée et les liaisons, sur route ouverte, au rythme du code de la route. Lors des liaisons, le copilote est responsable de l’itinéraire — surtout ne pas se perdre — et des « check-points », où les concurrents doivent pointer à un horaire très précis, sous peine de pénalités.
Les spéciales sont précédées de deux sessions de reconnaissance, au cours desquelles le copilote, sur les indications du pilote, retranscrit par écrit tout le tracé, au mètre près, noircissant jusqu’à mille feuilles par spéciale. En course, le copilote lit ces notes en continu. « Celui qui tient le volant est presque censé pouvoir piloter les yeux fermés, uniquement guidé par les notes récitées avec précision, dans le bon tempo, par son voisin », écrit Sébastien Loeb dans sa biographie (Ma ligne de conduite, Michel Lafon, 2013). Avec Daniel Elena, ils ont inventé un codage : « Droite, 110 long, pas corde… » Les nombres expriment des degrés d’angle du volant, de 10 à 140 degrés. Un système de prise de notes repris par plusieurs équipages, dont Ogier-Ingrassia.
« C’est exact, dit Julien Ingrassia. Quand vous êtes jeune, que vous devez tout de suite être opérationnel, et que, depuis six ans, un équipage français gagne tout, autant en profiter. » Et ainsi gagner un temps précieux. D’autres équipes expriment les virages en 9-8-7… 0. Il n’y a pas de règle. L’essentiel est que le message passe parfaitement entre le copilote et le pilote. Une simple erreur de tempo ou de lecture, et c’est l’accident.
Une confiance totale
Négocier un virage à 120 km/h sans visibilité implique une confiance totale. Pour Sébastien Loeb et Daniel Elena, elle s’est établie d’emblée, lors de leur premier rallye, en avril 1998. Cela va faire vingt ans. Depuis, ils ont grandi ensemble, sont devenus amis, frères, voisins. « Notre complicité est unique », dit Daniel Elena. La preuve, « on ne se dit jamais bonjour ! ».
Dans l’équipage Ingrassia-Ogier, la confiance est venue après un certain temps de latence, dû à leur écart d’âge de quatre ans. Le pilote avait besoin d’être rassuré. Heureusement, « Séb’ [Ogier] a vu assez vite que j’étais un bosseur », rapporte Julien Ingrassia.
Le 10 janvier, quand Sébastien Loeb a vu Daniel Elena incapable de respirer après la chute de leur Peugeot DKR 3008 en plein désert péruvien, lors du Dakar, il a eu peur et n’a pas hésité à abandonner. « C’est la première fois que l’on abandonne sur blessure », relève Daniel Elena. Lui, si superstitieux, ne doit pas y voir un signe à la veille de leur retour, avec Citroën, pour trois courses en championnat du monde des rallyes (WRC).

   


« La peur ne doit pas s’immiscer dans l’habitacle, prévient Sébastien Loeb. C’est elle qui génère le stress et provoque les erreurs. » L’antidote ? Cela peut être « un petit canard avec un drapeau » posé depuis près de dix ans sur la plage arrière de la voiture de reconnaissance du duo Ogier-Ingrassia. Plus cartésien, Sébastien Loeb suggère de « tout aborder avec optimisme, assurance et détermination. Il faut être habité de cet esprit-là pour être copilote ».
10 % à 15 % du salaire d’un pilote
Compétence nécessaire mais non suffisante. Le copilote doit également être disponible, d’une nature aussi calme que le pilote peut être stressé, aussi effacé que le pilote est orgueilleux, organisé, méthodique, précis… et totalement désintéressé financièrement. En France, un copilote professionnel — ils sont une grosse dizaine — touche entre 10 % et 15 % de ce qu’empoche un pilote. Un rallye couru étant payé 1 000 à 2 000 euros, hors prime de victoire, cela permet à un bon pro de se faire un honnête salaire de cadre. Quant au pilote amateur, il arrive qu’il en soit de sa poche pour s’inscrire aux rallyes nationaux.
Une telle différence de traitement semble inacceptable. Julien Ingrassia, 38 ans, n’a jamais voulu s’engager dans un mouvement revendicatif pour autant. Même s’il a conscience qu’avec son statut de premier, c’est désormais à lui d’aller au front pour défendre les copains. Avant lui, Daniel Elena, 45 ans, n’a pas hésité dans les années 2000, à monter au créneau lorsque le nom des copilotes a été enlevé des voitures. Après plusieurs « gueulantes », une des premières actions de Jean Todt — lui-même ex-copilote — à la tête de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) a été de restaurer le nom des copilotes sur la voiture. « Je le remercie pour ça », salue Daniel Elena. Mais il en veut encore à la FFSA, qui avait supprimé les photos des copilotes des cartes de la Fédération et rayé leurs noms de la liste des invités aux présentations. Jusqu’à ce qu’il intervienne.
Ce n’est toutefois pas dans les salons mais sur la route que l’équipage Loeb-Elena a le plus œuvré pour la reconnaissance du copilote, simplement en gagnant. En effet, dans les années 1980, le pilote pouvait effectuer autant de reconnaissances qu’il le souhaitait et connaissait quasiment la route par cœur. Le rôle du copilote était secondaire, interchangeable. Depuis la limitation à deux reconnaissances, promoteurs et constructeurs se sont aperçus que les titres mondiaux étaient conquis par les couples qui durent, comme Carlos Sainz-Luis Moya (quinze ans), Sébastien Ogier-Julien Ingrassia (douze ans) et Loeb-Elena (vingt ans)…
Résultat, alors que Julien Ingrassia présidait la première session de détection de copilotes de la FFSA juste avant le rallye de Suède, Daniel Elena peaufine son projet d’école de copilotes avec Mathieu Baumel, champion WRC2 et vainqueur du Dakar. Avec dans un coin de leur tête, ce texte (Pour une poignée de seconde, Albin Michel, 1988) tout en second degré du champion finlandais Ari Vatanen sur le « bon » copilote, ce « pilote frustré » qui doit en toute circonstance  « servir son maître [le pilote] », sans rien en attendre et surtout sans oublier l’essentiel : « Si l’équipage gagne, c’est grâce au pilote, s’il perd c’est à cause de son copilote. » 

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La Norvège a remporté le relais dames de ski de fond. Marit Björgen, qui a décroché sa première médaille olympique à Salt Lake City en 2002, égale son compatriote avec 13 podiums.
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La Norvégienne Björgen rejoint son compatriote Björndalen comme athlète le plus médaillé des JO d’hiver

La Norvège a remporté le relais dames de ski de fond. Marit Björgen, qui a décroché sa première médaille olympique à Salt Lake City en 2002, égale son compatriote avec 13 podiums.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 13h42
   





                        


Au palmarès honorifique des jeux Olympiques d’hiver, c’est le biathlète norvégien Ole Einar Björndalen qui, jusqu’à présent, trustait le sommet avec 13 médailles remportées, dont huit titres (médailles d’or). Il est désormais rejoint par sa compatriote Marit Björgen, qui dispute en Corée du Sud ses derniers JO.
Samedi, à Pyeongchang, l’équipe de Norvège a remporté le relais dames de ski de fond (4 x 5 km), ce qui a permis à Marit Björgen d’égaler le record d’Ole Einar Björndalen : sur ses 13 médailles, sept sont en or.
La Norvège (Oestberg, Jacobsen, Haga, Björgen) a devancé la Suède, (Haag, Kalla, Andersson, Nilsson), médaille d’argent, et les Russes sous bannière olympique (Nepryaeva, Belorukova, Sedova, Nechaevskaya), en bronze.
il reste mathématiquement deux courses à Marit Björgen - le sprint par équipes mercredi et la mass start 30 km le dernier jour - pour dépasser Björndalen.
Troisième médaille en Corée
Marit Björgen, qui fêtera ses 38 ans le mois prochain, était déjà, avant le début des Jeux de Pyeongchang, la sportive féminine la plus titrée et la plus médaillée sous les Anneaux en hiver.
Elle avait décroché sa première médaille olympique sur cette même épreuve du relais 4x5 km à Salt Lake City (Etats-Unis) en 2002.
Elle en a remporté une deuxième à Turin en 2006, avant d’accroître son total à Vancouver en 2010, d’où elle est repartie avec un excédent de bagages comprenant cinq médailles.
Elle a encore remporté trois médailles en 2014 à Sotchi. A l’issue de la saison 2015, elle s’était octroyée une pause maternité, pour donner naissance en décembre 2015 à un petit Marius. La saison 2015/16 est donc restée blanche, avant de reprendre sa quête de records aux Mondiaux et aux JO dès l’année suivante.
En Corée, elle a décroché samedi sa troisième, après l’argent en skiathlon samedi 10 février et le bronze sur 10 km jeudi 15 février.
Samedi, « Gull Marit » (« Marit en or ») Björgen, comme on la surnomme au pays, dernière relayeuse, a dû s’employer pour se défaire de la Suédoise Stina Nilsson dans le sprint final et offrir le titre à la Norvège. La Suède était tenante du titre.
« Je n’ai pas pensé » au record de médailles. « Comme je le dis, lorsque vous êtes encore skieur actif, vous regardez vers devant, vous ne regardez pas ce que vous avez fait. Je suis concentrée sur la course à venir. Quand j’en aurais terminé avec ma carrière, j’aurais le temps de regarder en arrière », a commenté la skieuse de Trondheim après la course.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La Slovaque d’origine russe Anastasia Kuzmina a remporté le titre olympique de la mass-start, une course qu’elle a dominée de bout en bout. La Française Marie Dorin-Habert a pris la neuvième place.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Avec neuf podiums après une semaine de compétition, l’objectif de vingt médailles paraît difficilement atteignable pour les Français à Pyeongchang (Corée du Sud).
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/02/2018
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JO d’hiver 2018 : à mi-Jeux, la France revoit ses objectifs à la baisse

Avec neuf podiums après une semaine de compétition, l’objectif de vingt médailles paraît difficilement atteignable pour les Français à Pyeongchang (Corée du Sud).



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 07h24
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


C’était l’automne et le ciel était au beau fixe. Sur la scène de la Salle Pleyel, à Paris, le président de la Fédération française de ski (FFS), Michel Vion, affichait les ambitions françaises, à quelques mois des Jeux olympiques de Pyeongchang : « A Sotchi, la France avait établi un record de quinze médailles. L’ambition que l’on s’est fixée [pour 2018] est de vingt médailles olympiques. » Un objectif élevé mais justifié par l’empilement de médailles mondiales dans les disciplines olympiques sur les épaules bleues : après vingt et une en 2015, l’équipe de France dans son ensemble en a récolté vingt-trois en 2017.

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Tout juste débarqué en Corée, quelques jours avant l’ouverture des Jeux, Fabien Saguez, le directeur technique national du ski français, réaffirmait cet objectif. Et de préciser : « Plutôt que d’être dans le combien, on va donc surtout être dans le comment », insistant sur le fait qu’il « n’y aurait rien de facile ».
« Cet objectif est complètement atteignable. Il faudra des surprises agréables, mais il y a encore de quoi faire, notamment avec les relais »
Une semaine a passé depuis l’ouverture des Jeux, et la belle flamme bleue est un peu retombée. Avec trois titres, deux médailles d’argent et deux de bronze après la première semaine de compétitions, la France figurait au septième rang du classement des nations. Loin derrière l’Allemagne (15 médailles), et en-deça de ses objectifs. Qu’elle a discrètement revus à la baisse.

   


« Mon but est de faire mieux qu’à Sotchi, soit mieux que quinze médailles, explique Luc Tardif, samedi 17 février. A mi-chemin, cet objectif est complètement atteignable. Il faudra des surprises agréables, mais il y a encore de quoi faire, notamment avec les relais. » Et le chef de mission de la délégation française d’insister : mieux vaut attendre la fin de la semaine [l’entretien a été réalisé samedi matin] avant de tirer un premier bilan. Mais « ce qui est sûr, c’est que l’objectif de vingt médailles va être très difficile à atteindre, à moins d’une seconde semaine éblouissante. »
Ne souhaitant pas « apprécier le bilan sportif des Jeux tant qu’il y a des compétitions en cours », Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), explique qu’« en annonçant un objectif, on considère qu’il est réaliste en fonction de potentialités ». Rappelant que l’objectif de vingt médailles a été « basé sur les résultats des championnats du monde de l’année précédente », le patron de l’olympisme français précise :
« On ne fixe jamais l’objectif au niveau le plus élevé : c’est toujours en équilibre entre les perspectives les plus heureuses et celles qui le sont moins. »
Le spectre du zéro pointé est déjà écarté en ski alpin
Deux tirs de Martin Fourcade qui loupent la cible (sur le 20 km du biathlon), Tessa Worley qui rate sa première manche du géant, quatre secondes qui manquent à Maurice Manificat (sur le 15 km en ski de fond), une chute de Tess Ledeux sur son dernier saut en slopestyle… La chance n’a guère souri à plusieurs Français candidats au podium, compromettant l’objectif de vingt médailles, qui aurait constitué un record dans l’histoire des Jeux d’hiver pour la délégation tricolore.
Avec les titres de Perrine Laffont en ski de bosses et Pierre Vaultier en snowboardcross, et l’argent de Julia Pereira de Sousa-Mabileau dans cette même discipline, les disciplines acrobatiques et cross ont comme prévu apporté leur quote-part de métaux précieux. Petite déception en revanche du côté du biathlon, gros pourvoyeur de médailles, avec deux courses qui ont échappé à l’emprise de Martin Fourcade. Mais deux podium néanmoins, l’or pour le Pyrénéen et le bronze pour Anaïs Bescond, tous deux en poursuite. Quant au tir groupé français sur le combiné (Alexis Pinturault 2e et Victor Muffat-Jeandet 3e), il écarte le spectre du zéro pointé en ski alpin et remplit – dès la première course − l’objectif de deux médailles fixé à la discipline.

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En seconde semaine, il reste aux Bleus de nombreuses chances de briller. Outre l’inévitable Fourcade (une épreuve individuelle et deux relais), le couple Papadakis-Cizeron fait figure de favori en danse sur glace, de même que le ski-cross français (qui avait réalisé le triplé à Sotchi). Le podium est également envisageable pour les relais en ski de fond, combiné nordique et biathlon féminin, tout comme pour Alexis Contin en patinage de vitesse, le sprint par équipes en ski de fond, les géantistes ainsi que dans la nouvelle épreuve par équipes en ski alpin.
Sans oublier les surprises, toujours possible. « A tous les Jeux il y en a, souligne Luc Tardif, comparant ces épreuves d’un jour aux classiques en vélo. Des favoris ont du mal à concrétiser, et il y a des surprises. Il suffit d’une petite erreur et on est loin du podium. » Et le chef de mission de conclure : 
« A partir du moment où l’on fera entre quinze et vingt médailles, le bilan de ces Jeux sera positif. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Grâce à sa maîtrise du quadruple saut, le Japonais a conservé son titre de patinage artistique. Mais la notation de cette figure fait débat.
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JO 2018 : le doublé du patineur Yuzuru Hanyu, maître du « quad »

Grâce à sa maîtrise du quadruple saut, le Japonais a conservé son titre de patinage artistique. Mais la notation de cette figure fait débat.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 11h52
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            Clément Guillou








                        



   


Yuzuru Hanyu a répondu d’une révérence à l’ovation debout, aux drapeaux du Japon et au bruit, énorme. Autour de l’acrobate, un essaim violet s’est mis à tourbillonner, ramassant les Winnie l’Ourson qui rebondissaient par dizaines sur la patinoire de Gangneung. C’est par un lancer de peluches que les admiratrices ont pris l’habitude de saluer les performances de Yuzuru Hanyu, et celle-là le méritait : au prix d’un programme ponctué de quatre quadruples sauts, dont trois réalisés parfaitement, le Japonais a conservé le titre olympique obtenu à Sotchi il y a quatre ans. Le dernier doublé en patinage messieurs, discipline à la hiérarchie mouvante, remontait à l’Américain Dick Button, en 1948 et 1952.

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Le public japonais, chez lequel la passion pour les patineurs dépasse parfois les limites du raisonnable, trouvait une deuxième raison de s’embraser avec la médaille d’argent de Shoma Uno, 20 ans seulement. En bronze, l’Espagnol Javier Fernandez enfonce un coin dans la suprématie asiatique – cinq des six premiers sont nés en Asie ou sont d’origine asiatique, pour les Américains Nathan Chen et Vincent Zhou. Il y a quatre ans, l’histoire de Yuzuru Hanyu était celle d’un patineur de 19 ans ayant dû, trois ans plus tôt, fuir la patinoire locale sans déchausser ses lames en raison du séisme et du tsunami au large de Fukushima.
Les six quadruples sauts de Nathan Chen
A Pyeongchang, Yuzuru Hanyu a fait la démonstration d’une volonté et d’un physique hors norme, puisqu’il arrivait sans la moindre compétition dans les jambes depuis trois mois. Le 9 novembre, il s’était blessé aux ligaments de la cheville droite en tentant un quadruple lutz à l’entraînement. « J’ai juste pensé : “Patine”. Pensé à patiner toute la journée, chaque jour, chaque semaine. Et j’ai gardé la foi. » Le quadruple, réalisé pour la première fois en compétition il y a trente ans, est le compagnon infidèle du patineur contemporain. Nécessitant six dixièmes de seconde en lévitation et martyrisant les chevilles, les pieds, les genoux et les épaules, elle est pour autant la figure absolue, indispensable et traîtresse. Le « quad » est la nouvelle pomme de discorde du patinage artistique masculin.

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Yuzuru Hanyu n’est pas le maître incontesté de la quadruple rotation. Mais il est celui qui, à Pyeongchang, a trouvé le meilleur équilibre entre la prise de risque et la réussite. Celui que l’on donnait favori pour l’or était l’Américain Nathan Chen, surnommé « The quad king ». Il en a fait l’élément essentiel de son patinage, mais en rate plus d’un sur trois en compétition.

   


Cette tendance lui a coûté une médaille olympique : deux erreurs sur ses « quads » du programme court l’avaient relégué à la 17e place. Il a alors relevé la difficulté d’un programme libre somptueux, ponctué de six « quads », dont cinq bien exécutés – une première dans l’histoire du patinage. Chen a remporté le libre et est remonté à la cinquième place, à huit points de la médaille. Athlète exceptionnel, Nathan Chen a relégué dans l’ombre les danseurs, les esthètes aux transitions déliées et aux suites de pas enchanteresses.
Ceux que certains observateurs considèrent comme les véritables artistes parce qu’ils suscitent une émotion plus forte, mais que les changements dans la méthode de notation ont tués. Parce que les scandales sur la notation subjective étaient incessants, l’International Skating Union (ISU) a introduit une méthode plus objective. Et parce que le verdict des Jeux olympiques de Vancouver, en 2010, a suscité un nouveau tollé, elle a renforcé l’importance des quadruples sauts.
« Le patinage doit récompenser le plus complet, et non le meilleur sauteur, non ? »
L’Américain Evan Lysacek y avait glané l’or devant le Russe Evgueni Plushenko sans passer un seul « quad » – il était le premier champion olympique dans ce cas depuis 1994. Plushenko et son quadruple saut pour rien avait tempêté : « Ceux qui ne font pas de quadruple ne sont pas des hommes. Ce n’est plus du patinage, c’est de la danse. » L’ISU a relevé la note des « quads » à une hauteur telle que ceux-ci constituent désormais l’essentiel des sauts réalisés par les meilleurs. Le Japonais Shoma Uno a ainsi devancé Javier Fernandez malgré une chute et une erreur sur deux de ses quadruples sauts. Son quadruple boucle terminé sur les fesses lui a rapporté plus de points qu’un triple boucle réussi par l’Espagnol. Comme si, en gymnastique, une figure difficile à la réception catastrophique pouvait valoir davantage qu’un saut bien exécuté : impensable.
« Si vous accumulez les quadruples dans un programme, ça met effectivement votre stabilité en danger, disait Uno lors de sa dernière conférence de presse avant les Jeux. Mais je ne veux pas montrer la perfection aux gens, je veux leur montrer que je progresse en tant que patineur. Donc je continuerai à faire des programmes difficiles. »
Plus réaliste que romantique
Le réalisme a pris le pas sur le romantisme, l’efficacité sur la perfection. Conséquence de cette prime au risque, Yuzuru Hanyu a remporté ses deux titres olympiques en ratant à chaque fois deux sauts : cette fois, ce fut un quadruple boucle piqué lui coûtant une main sur la glace et un triple lutz mal réceptionné. « Le patinage doit récompenser le plus complet, et non le meilleur sauteur, non ? », faisait mine de s’interroger Javier Fernandez avant les Jeux.
Un discours qui se rapproche de celui d’Evan Lysacek, pour toujours associé à l’absence de quadruple - une figure qu’il n’avait pourtant ôté de son programme olympique qu’en raison d’un problème physique : « Si c’était un concours de saut, il n’y aurait pas de musique, ils vous donneraient 10 secondes pour faire votre meilleur saut et ça s’arrêterait là. Je ne sais pas pourquoi certains sont si attachés à un seul élément. C’est un pas sur quatre minutes et quarante secondes de patinage », plaidait-il en 2010.
L’ISU s’interroge aussi. Elle envisage maintenant de réviser à la baisse le nombre de sauts autorisés et la valeur des quadruples . Mais la prochaine frontière, estiment les entraîneurs, sera bientôt franchie : celle du quadruple axel, ajoutant une demi-rotation, et un jour le quintuple saut.
Yuzuru Hanyu sera-t-il de cette ère-là ? L’usure qu’imposent les « quads » sur le corps des patineurs raccourcit les carrières mais le double champion olympique n’a que 23 ans. Les Winnie l’Ourson n’ont peut-être pas fini de pleuvoir.



                            


                        

                        

