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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ A 27 ans, il est le « doc » préféré des 16-25 ans. Face caméra, ce graphiste de formation décortique, sur sa chaîne YouTube, toutes sortes de phénomènes scientifiques et fait naître des vocations.
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Dr Nozman, le vulgarisateur aux deux millions d’abonnés

A 27 ans, il est le « doc » préféré des 16-25 ans. Face caméra, ce graphiste de formation décortique, sur sa chaîne YouTube, toutes sortes de phénomènes scientifiques et fait naître des vocations.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h00
    |

            Catherine Rollot








                        



                                


                            

Il est un homme de la nuit qui brille au panthéon des ados et des jeunes adultes. Nozman (noz, « nuit » en breton ; man, « homme » en anglais) n’est pourtant pas un personnage de science-fiction en dépit du salut vulcain emprunté à la série Star Trek qui ponctue chacune de ses vidéos. Avec son look jean tee-shirt passe-partout, le presque trentenaire tient plus du grand frère ou du bon copain que du super-héros ou… du docteur qu’il n’est pas.
Dr Nozman, Germain O’Livry dans la vraie vie, est tout simplement, à 27 ans, le vulgarisateur scientifique le plus populaire sur YouTube, au moins en nombre d’abonnés. Pas moins de 2 300 000 fidèles et des vidéos qui enregistrent entre 15 et 20 millions de « vues » par mois. C’est d’ailleurs l’une d’entre elles, qui l’a fait passer de vidéaste populaire à star des 16-25 ans. En mars 2017, le « doc » découvre par hasard sur son Instagram une publicité pour une drôle de toupie à trois branches, le hand spinner. « J’ai trouvé ça marrant et j’en ai acheté une sur un site, explique-t-il devant une étagère remplie de gadgets. En jouant avec, je me suis dit que ça ferait un bon support pour expliquer la répartition des masses, le fonctionnement des roulements à billes, l’effet de déformation visuelle au moment de la rotation. Et pour tester une nouvelle série consacrée aux “objets les plus surprenants”. » Coup d’essai, coup de maître. Le cobaye rotatif fait complètement exploser l’audience de sa chaîne et devient la coqueluche des cours de récré.
5,5 millions de vues en dix mois
Un an après, l’objet n’intéresse plus grand monde, mais la vidéo qui lui est consacrée reste de loin « son plus gros carton », avec 5,5 millions de vues en dix mois. Germain, qui n’a aucun accord avec les fabricants des gadgets qu’il utilise, se trouve depuis submergé de sollicitations commerciales. « On me propose tout et n’importe quoi, des drones à vingt...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.
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La journaliste de LCP qui a porté plainte contre Frédéric Haziza démissionne

Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 13h43
   





                        



   


Astrid de Villaines a choisi de quitter La Chaîne parlementaire (LCP). La journaliste a démissionné de son poste, trois mois après avoir déposé plainte pour agression sexuelle contre son collègue, le présentateur Frédéric Haziza, a annoncé dimanche 18 février La Lettre de l’audiovisuel. 
Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014. Une enquête préliminaire de la police judiciaire a été lancée.
Selon BuzzFeed, la scène faisant l’objet de la plainte s’est produite le 20 novembre 2014, au sein de la rédaction de La Chaîne parlementaire. Frédéric Haziza avait bloqué le passage de la journaliste : « Sa main s’est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l’appuyant fortement. Dans le même temps, M. Haziza m’a pincé la fesse gauche », affirmait la journaliste. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.
Suspendu puis réintégré
Ecarté de la chaîne après cette plainte déposée mi-novembre, le présentateur de « Questions d’info » avait finalement été réintégré à l’antenne au début de janvier. Après avoir diligenté une enquête interne, la direction a suivi les conclusions du rapport rédigé par un expert indépendant, qui jugeait que « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à reprocher » à Frédéric Haziza.

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Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », avait réagi la Société des journalistes. Une motion de défiance a été votée, à l’unanimité moins une abstention.
Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Trois candidats à la présidence de la chaîne, dont l’actuelle présidente, Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Un contexte qui aggrave les tensions entre direction et salariés.

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Astrid de Villaines avait été l’une des premières, avec Henda Ayari et Anne Saurat-Dubois, à dénoncer des scènes de harcèlement sexuel, quelques jours après le début du lancement des hashtags #balancetonporc et #metoo.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Rapport d’étonnement. Nos manières d’être et de réfléchir sont influencées par les robots avec lesquels nous interagissons sans cesse. Gare, car la réalité est bien plus complexe que les algorithmes qui prétendent la représenter.
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Tous formatés par les machines

Rapport d’étonnement. Nos manières d’être et de réfléchir sont influencées par les robots avec lesquels nous interagissons sans cesse. Gare, car la réalité est bien plus complexe que les algorithmes qui prétendent la représenter.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 12h00
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Beaucoup s’inquiètent que les robots et l’intelligence artificielle détrônent les humains dans tous les métiers. Mais peu se demandent : l’omniprésence des machines n’influence-t-elle pas les humains eux-mêmes ? Nos façons de penser et d’agir ? Nos manières de travailler ? Plutôt que de craindre les robots, ne devrions-nous pas redouter d’être nous-mêmes robotisés ?
Nous connaissons le test imaginé en 1950 par le mathématicien Alan Turing pour évaluer l’intelligence d’un robot : elle est jugée de haut niveau quand un humain n’arrive plus à discerner s’il communique avec un homme ou avec une machine. Brett Frischmann, professeur de droit à l’université Villanova (Radnor Township, Pennsylvanie), a conçu un test de Turing « à l’envers » afin de « déterminer à quel moment les technologies nous déshumanisent ». Il cherche à identifier les qualités et les défauts qui nous distinguent des machines : le « sens commun », la « pensée rationnelle », mais aussi la capacité de se comporter de « façon irrationnelle » ou « émotionnelle » (car il existe chez l’homme une intelligence émotionnelle), enfin le « libre arbitre », défini comme le fait de vouloir être « l’auteur de sa propre vie ». Si ces capacités vous manquent, vous avez réussi le test de ­ Frischmann : vous êtes devenu un robot.
Nous nous habituons tant et si bien à vivre des relations désincarnées que nous finissons, des études psychologiques le montrent, par les reproduire avec les humains
Brett Frischmann s’apprête à publier, avec le philosophe des technologies Evan Selinger, Re-Engineering Humanity (Cambridge University Press, à paraître en avril). Ils y pointent tous les domaines de nos vies dans lesquels nous sommes robotisés. Par exemple, nous ne savons plus si l’opérateur d’un centre téléphonique est un être humain ou une machine. Si les « joyeux anniversaires » envoyés par LinkedIn ou Facebook le sont par des vraies...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le soutien des proches durant cette période peut être un facteur de réussite. A condition qu’ils sachent trouver la bonne distance.
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Préparer un concours, une affaire de famille

Le soutien des proches durant cette période peut être un facteur de réussite. A condition qu’ils sachent trouver la bonne distance.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 10h00
    |

Madeleine Vatel







                        



   


Depuis le mois de septembre, à Roncq (Nord), Magali Marescaux est entrée dans un autre rythme : prendre l’air et lire des journaux régulièrement, débattre plus souvent. Elle s’efforce aussi de trouver des informations sur d’autres filières, en cas de loupé au concours. Pas le sien, celui de sa fille, Louison.
Comme dans beaucoup de familles de candidats, Magali accompagne en effet son aînée dans la préparation au concours commun des IEP. En communion avec le père, la fratrie, et même la grand-mère « qui met des cierges au mont des Cats [une hauteur de la région Flandre] chaque dimanche ».
« Ma présence, c’est l’écoute »
Pour les vacances de février, c’est donc autour des envies de Louison qu’un break a été organisé : trois jours à la découverte d’une ville, pour faire une pause. « Ma présence, c’est l’écoute. Je capte son humeur, je pose des questions, je cherche des ressources qui puissent l’aider », confie cette mère de famille.
Jusqu’où faut-il soutenir sa progéniture dans la préparation d’un concours ? Entre ceux qui ne s’en mêlent absolument pas et ceux qui sont derrière leurs jeunes pour vérifier les révisions, l’équilibre n’est pas toujours facile à trouver.
« Le tour de France pour passer les épreuves demande une organisation et un investissement financier », confie Brigitte Varnier, qui a épaulé sa fille Margot
« Les suivre de trop près, c’est contre-productif, même si certains parents ont le sentiment de remplir leur rôle ainsi, observe Marie-Line Stenger-Fache, psychothérapeute. Mais être totalement en retrait les renvoie à une responsabilité totale, à trop d’autonomie. »
Elle observe des mères qui râlent quand le jeune n’est pas derrière le bureau dès potron-minet… alors qu’il a travaillé tard le soir. La solution est parfois dans le cocooning : « Apporter une tasse de thé, une barre chocolatée, c’est l’occasion de passer une tête sans être intrusif. »
A Vibeuf, dans la Seine-Maritime, Brigitte Varnier a épaulé sa fille Margot en la déchargeant de toute logistique. Linge, repas, transport… la future orthophoniste pouvait se consacrer à 300 % à la préparation de ses concours. Elle en a tenté onze au total. « Le tour de France pour passer les épreuves demande une organisation et un investissement financier : billets de train, hôtels ou amis, calendrier des inscriptions, convocations. Il faut garder un œil sur tout », se souvient la maman.
Un environnement familial porteur
Une période enrichissante aussi : mère et fille ont échangé sur la découverte de mots nouveaux ou de pratiques émergentes en orthophonie. A cet environnement familial porteur Margot a ajouté une sorte de coach numérique : chaque semaine, sur « deviens orthophoniste », elle a visionné les conseils d’une you­tubeuse, ancienne candidate « passée par les effroyables concours d’entrée ».
Pour certains parents, les portes ouvertes des écoles sont l’occasion d’exprimer leur stress. A l’IESEG, à Lille, Céline Verdrière, chargée du recrutement, tente de les rassurer, notamment sur les méthodes de travail. « Parfois, ils révisent en famille. Nous avons souvent des fratries. Une étudiante et son cousin ont d’ailleurs réussi le concours en même temps », raconte-t-elle. De quoi détendre l’atmosphère aux cousinades…

Découvrez notre dossier spécial sur les concours
Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 8 février, un supplément dédié aux nombreux concours de l’enseignement supérieur, qu’il s’agisse de l’accès aux études de médecine, aux grandes écoles, et des « prépas » qui permettent de les réviser. Ses différents articles sont progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Concours.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Philippe Liger-Belair, d’abord banquier d’affaires, s’est reconverti comme enseignant et chercheur. Il fait partie des témoins de nos conférences O21- S’orienter au 21e siècle.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

O21. « Si vous êtes mal à l’aise quelque part, changez ! »

Philippe Liger-Belair, d’abord banquier d’affaires, s’est reconverti comme enseignant et chercheur. Il fait partie des témoins de nos conférences O21- S’orienter au 21e siècle.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 08h15
    |

            Léa Iribarnegaray








                        


« Des études de commerce et de fiscalité m’ont conduit vers la “voie en or” en m’offrant un métier rémunérateur, une carrière professionnelle sûre, de grands voyages, etc. Après huit ans entre les banques d’affaires et les cabinets de conseil, j’ai été frappé, à Londres, par une de ces pancartes typiques, écrites au feutre noir : il manquait 120 millions de livres pour la construction d’un hôpital.
Il y a eu rupture. D’autant qu’en ­période de crise financière, on se demande s’il est normal que sa propre part continue de grossir alors que celle des autres baisse inexorablement. Aujourd’hui, j’enseigne l’économie à Sciences Po Lille et je fais de la recherche sur le partage des ­richesses en le liant à la fiscalité. Si vous êtes mal à l’aise quelque part, ne mettez pas cette sensation sous le tapis. Au contraire, affrontez-la. »

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                O21. Douze témoignages (inspirants) de personnalités pour trouver sa voie





Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (1er- 2 décembre) et Lille (19 - 20 janvier), rendez-vous à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), avant Bordeaux ( vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer à Cenon) et Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettent au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers pratiques sont aussi organisés.
Il reste des places pour participer à O21 Nantes ! Et les inscriptions sont ouvertes pour O21 Bordeaux (Cenon) et les présinscriptions possibles pour O21 Paris.

        Voir aussi :
         

          En images : les temps forts d’O21 à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Face à la menace de fermeture de la classe unique du village à la rentrée prochaine, tous les habitants se mobilisent.
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L’école de Poilly-sur-Serein, cœur battant d’un village en sursis

Face à la menace de fermeture de la classe unique du village à la rentrée prochaine, tous les habitants se mobilisent.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 08h02
    |

            Solène Cordier (envoyée spéciale à Poilly-sur-Serein)








                        



   


Depuis quelques semaines, deux banderoles blanches accueillent le visiteur à l’entrée de Poilly-sur-Serein, à dix kilomètres de Chablis, dans l’Yonne. Sur l’une : « Sauvons notre école » ; sur l’autre : « 3 emplois à sauver », aux feutres de couleur.
A l’épicerie, on ne parle que de ça. Et pour cause, le seul commerce encore ouvert du village se trouve justement en face de l’école, dont les grilles sont elles aussi ornées de banderoles. « Si elle ferme, on va devenir un village dortoir », s’alarme Monique Gérard, l’épicière. « A Poilly, c’est dynamique, pas comme dans d’autres villages. Il y a le soutien scolaire, les repas de fête, la kermesse, et tout part de l’école ! »
Signe de cet attachement, malgré les vacances scolaires, les habitants se mobilisent contre cette fermeture annoncée par le rectorat. A la mairie, les élus et les parents d’élèves échafaudent les futures actions. Fanny Mignon, déléguée de parents d’élèves et conseillère municipale, prévient, bravache : « On ne va pas se laisser faire. »
« On a appris par les syndicats qu’on était sur la liste noire de l’académie »
Inlassablement, elle reprend le fil des événements, comme pour se convaincre qu’il ne s’agit pas d’un mauvais rêve. « On a appris par les syndicats qu’on était sur la liste noire de l’académie le mardi 30 janvier. Nous, les parents d’élèves, on s’est réunis le jour même. Le lendemain, on s’est retrouvés devant l’école pour faire des banderoles, on a créé la page Facebook dans la foulée, et le soir une réunion publique improvisée a réuni entre quatre-vingts et cent personnes. Dans la salle il y avait des bébés et des personnes de plus de 85 ans ! »
Plus de soixante-dix personnes (sur deux cent quatre-vingt-dix habitants) décident alors de se retrouver pour manifester le mardi suivant, le 6 février, devant le bâtiment où se réunit le comité technique départemental à Auxerre. Cette instance, composée pour moitié de représentants du personnel et de l’administration, est appelée à se prononcer sur les ouvertures et suppressions de classe à la rentrée. Lors de cette première réunion, la carte scolaire proposée par le directeur académique est rejetée, et un nouveau rendez-vous est fixé au 27 février. C’est un sursis. Mais l’école de Poilly figure toujours sur la liste des établissements censés disparaître. 
Depuis, derrière les belles façades des maisons datant du XIXe siècle de la rue principale, anciennes demeures de négociants en vin, l’incrédulité alterne avec l’envie d’en découdre. Lydie Cerveau, dynamique sexagénaire et Poillysienne depuis plus de trente ans, a fait partie du convoi pour Auxerre, le 6 février. « On a emmené ma petite-fille Rachel, qui est en CM2 à l’école. C’était sa première manif ! » Le rire laisse place à la colère. « Dans les campagnes, on nous fait crever à petit feu, et en plus il faudrait le faire en silence ! » Et de rappeler, en tapant du poing, la promesse d’Emmanuel Macron de ne pas fermer de classe dans les zones rurales au cours de son mandat.
L’école a toujours existé
« On est en désertification pour tout, on nous ferme le service des urgences de Tonnerre, il y a des menaces sur la gare, et chez nous qui sommes loin de tout, maintenant, c’est l’école », dénonce Fanny Mignon. A Poilly-sur-Serein, comme dans des centaines d’autres communes rurales, quasiment tous les commerces ont disparu progressivement, faute de repreneurs. « Quand je suis arrivée en 2000, il y avait encore la boucherie, la boulangerie », se rappelle une habitante. « Et avant ça, le café, le garage… », poursuit un autre.
Mais une chose est sûre : de mémoire de Poillysien, l’école, elle, a toujours existé. Et petit à petit, elle a fédéré l’énergie des habitants, et dopé leur imagination. C’est ainsi qu’est née l’association les Galoupiots, en 2003. Hélène Comoy, aujourd’hui première adjointe au maire, a fait partie des fondatrices. « On s’est rendu compte que certains enfants du village avaient des difficultés, alors on s’est mis en tête de créer une association de soutien scolaire. » A l’époque, l’école connaît « des hauts et des bas », avec des instituteurs qui se succèdent, et des effectifs qui tombent même une année à huit élèves — contre dix-sept aujourd’hui. « Mais on savait que des enfants avaient l’âge d’entrer l’année suivante, alors on a convaincu l’inspectrice », se rappelle en riant une ancienne mère d’élève.
« Cent pour cent des élèves sortis de l’école ont eu les félicitations au collège cette année »
Grâce aux Galoupiots, plusieurs mamies du village reviennent à l’école pour apporter leur aide. Jeannine, 71 ans, est l’une d’entre d’elles. « J’ai aidé pendant des années une petite fille, Océane. Tous les soirs, après la classe, on reprenait les cahiers. Ça a duré de ses 7 ans à l’entrée au collège, et même encore après. » Au-delà de l’aide aux devoirs, l’histoire de Jeannine et Océane raconte le lien créé entre les générations. « Tous les mercredis elle venait à la maison, elle était comme chez elle. On l’a même emmenée en vacances à la mer une fois. Aujourd’hui elle a 20 ans, et elle donne encore des nouvelles. »
Depuis quinze ans, Caroline, l’institutrice, insuffle son énergie à la classe unique qui accueille les enfants de la dernière section de maternelle au CM2. « Et ça marche, bon sang !, s’emporte Lydie, l’ancienne infirmière psy au joyeux franc-parler, aussi bénévole aux Galoupiots. Cent pour cent des élèves sortis de l’école ont eu les félicitations au collège cette année. »
« Il faudra déménager »
La garderie, la cantine, les activités manuelles un samedi par mois, le soutien scolaire…, à écouter les habitants, la liste des combats menés pour l’école est longue. Les initiatives lancées un temps par les parents d’élèves pour sauvegarder l’établissement fonctionnent désormais avec deux employées communales à temps partiel, qui perdront leur emploi en cas de fermeture.
« C’est sûr que la présence de l’école, en plus de l’ambiance, c’est ce qui nous a décidés à nous installer », témoigne Aude, qui vit ici depuis six ans. « Si elle ferme, s’inquiète la jeune femme, dont la petite dernière s’agite dans son porte-bébé, mon fils devra prendre le bus dès 8 heures et rentrera à la maison à 18 heures », Poilly se situant en bout de ligne. Coralie, elle, a déjà fait le calcul. Avec quatre enfants, en comptant le coût du transport scolaire et celui de la cantine, « on ne s’en sortira pas, il faudra déménager. »
A la fin de janvier, une jeune femme d’un village voisin est venue rencontrer le maire, Joël Rintjema, pour lui présenter son projet d’ouverture d’une minicrèche pour les enfants des environs. « Elle a fait son étude de marché et elle a choisi Poilly parce qu’on est un peu loin de tout, mais en même temps dynamiques, et qu’il y a des naissances chaque année. » Mais, soupire l’élu, en cas de fermeture de l’école, le projet risque fort d’être abandonné.

Le projet #Bledsàpart
Cette année, la rédaction du Monde part à la recherche d’histoires, de témoignages, d’acteurs qui ont décidé de se mobiliser pour dynamiser leur territoire.
Retrouvez tous nos reportages dans notre rubrique et n’hésitez pas à nous signaler des initiatives qui se sont déroulées dans votre village ou département en répondant à notre appel à témoignages.



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                Vous vous êtes mobilisés pour dynamiser votre territoire, racontez-nous






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ L’édition 2018, qui se tient du 17 février au 3 mars, devrait réunir plus de visiteurs que l’année précédente, avec des mesures de sécurité renforcées.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Denis Ramond, chercheur en sciences politiques, démonte les arguments de ceux qui, face à l’antiracisme, à l’interdiction de la cigarette ou à la lutte contre le harcèlement sexuel, crient à la censure.
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édition abonné


« On ne peut plus rien dire » : qu’est-ce à dire ?

Dans une tribune au « Monde », Denis Ramond, chercheur en sciences politiques, démonte les arguments de ceux qui, face à l’antiracisme, à l’interdiction de la cigarette ou à la lutte contre le harcèlement sexuel, crient à la censure.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 06h30
   





                        



                                


                            
Par Denis Ramond
Tribune. Pas une semaine ne passe sans qu’un journal ne consacre sa « une » aux « nouveaux censeurs » ou aux excès du « politiquement correct ». On y évoque, pêle-mêle, la novlangue antiraciste, le puritanisme féministe, l’écriture inclusive, l’interdiction de la cigarette à l’écran et les dérives de la lutte contre le harcèlement sexuel. Des thèmes très différents, mais dont l’assemblage donne aux lecteurs la sensation qu’« on ne peut plus rien dire » dans un climat de plus en plus « totalitaire ». Le moment est sans doute venu de faire l’inventaire des arguments qui soutiennent ce constat catastrophiste – et d’éprouver sa validité.
« Dérapages »
D’abord, l’argument de la pente glissante. « On ne peut plus rien dire » recouvre en réalité deux affirmations : « on pouvait dire plus de choses avant » (sans que l’on sache quand exactement), et « on ne pourra bientôt plus rien dire du tout ». La liberté d’expression aurait ainsi connu un âge d’or avant d’être progressivement grignotée par des groupes qui veulent imposer le silence.
Pourtant, la censure n’a jamais cessé de s’exercer : faut-il rappeler que Charlie Hebdo doit son acte de naissance à la censure gouvernementale de Hara-Kiri, à la suite de sa « une » sur la mort du général de Gaulle ? En réalité, les nouveaux censurés ne dénoncent pas tant une réduction globale de la liberté d’expression qu’une sensibilité nouvelle aux expressions racistes et sexistes (par eux qualifiées pudiquement de « dérapages »). Les victimes des « nouvelles censures » manquent souvent d’arguments et de preuves. Ils recourent alors constamment aux anecdotes, dont la répétition et l’accumulation suggèrent un climat hostile à la liberté.
Des violences auparavant inaperçues
Ensuite, la confusion entre censure et controverse. Les dénonciations du « politiquement correct » et de la censure ont lieu dans des pays qui protègent la liberté d’expression....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Un Chilien qui a été victime d’agressions de la part d’un prêtre a été entendu samedi par un émissaire du pape chargé d’enquêter sur la couverture de ces abus.
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Le Vatican à l’écoute des victimes d’abus sexuels

Un Chilien qui a été victime d’agressions de la part d’un prêtre a été entendu samedi par un émissaire du pape chargé d’enquêter sur la couverture de ces abus.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 05h17
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 10h33
   





                        



   


« Pour la première fois, j’ai le sentiment qu’on nous écoute » : un Chilien victime d’abus sexuels de la part d’un prêtre s’est dit satisfait, samedi 17 février à New York, de son entrevue avec un envoyé spécial du pape chargé d’enquêter sur le cas d’un évêque chilien accusé d’avoir couvert ces abus. « Ce fut une longue entrevue, difficile sur le plan émotionnel », a dit ce témoin, Juan Carlos Cruz, à l’issue de sa rencontre avec l’émissaire du pape, Mgr Charles Scicluna. Cet archevêque maltais préside un conseil du Vatican chargé d’examiner les recours de prêtres soupçonnés de délits graves, comme les viols sur mineurs.
« Je suis très content d’avoir pu parler à Mgr Scicluna », lequel a fait preuve de « compassion » et d’« empathie », a ajouté M. Cruz, dans une déclaration à des journalistes à l’issue de son audition, qui a duré une heure et demie. « Je lui ai raconté des situations que j’ai vécues ou que d’autres ont vécues, et il pleurait, sincèrement », a poursuivi le témoin, qui affirme avoir remis à l’émissaire du Vatican des documents venant à l’appui de ses accusations.
Etape chilienne
Après une étape à New York, Mgr Scicluna est attendu lundi au Chili, où il doit recueillir d’autres témoignages. Le prélat maltais est chargé de tirer au clair le cas de l’évêque chilien Juan Barros, nommé par le pape François en 2015 à la tête d’un diocèse alors qu’il était soupçonné d’avoir tu les agissements d’un vieux prêtre pédophile, Fernando Karadima.
Cette affaire a empoisonné le récent voyage du souverain pontife dans ce pays (15 au 18 janvier). Fernando Karadima, un ancien formateur charismatique de prêtres, a été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes pédophiles dans les années 1980 et 1990. Il a été contraint de se retirer pour une vie de pénitence.
Des victimes de Karadima ont accusé Mgr Barros d’avoir assisté à certains actes de pédophilie sans les dénoncer.
Excuses aux victimes
L’omniprésence de Mgr Barros aux messes publiques célébrées par le pape dans trois villes différentes du Chili avait soulevé un tollé dans l’opinion publique chilienne.
« Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie », avait lancé le pape, apostrophé par des journalistes au Chili, avant de donner une accolade publique au prélat controversé.
Dans l’avion le ramenant à Rome, le pape avait dû présenter ses excuses aux victimes d’abus sexuels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ L’islamologue, en détention provisoire pour viols, affirme souffrir d’une sclérose en plaques .
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L’entourage de Tariq Ramadan annonce son hospitalisation

L’islamologue, en détention provisoire pour viols, affirme souffrir d’une sclérose en plaques .



Le Monde
 |    17.02.2018 à 17h52
   





                        



   


Le comité de soutien de Tariq Ramadan a annoncé samedi 17 février qu’il avait été hospitalisé la veille. L’islamologue, actuellement en détention provisoire pour viols, affirme souffrir d’une sclérose en plaques et attend les résultats d’une expertise médicale indépendante pour une éventuelle remise en liberté.
Le théologien suisse est détenu à Fleury-Mérogis (Essonne) depuis sa mise en examen le 2 février. Jeudi, la cour d’appel de Paris, qui examinait le recours qu’il a formé contre son placement en détention provisoire, a ordonné une expertise médicale indépendante et renvoyé sa décision au 22 février.
S’appuyant sur un premier examen médical sommaire établi mardi, les avocats de Tariq Ramadan soutiennent que l’état de santé de leur client, qui est arrivé en ambulance à l’audience de jeudi, n’est pas « compatible avec un maintien en détention ».

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                Malgré la contre-attaque de ses avocats, Tariq Ramadan reste en prison



Deux plaintes
L’islamologue controversé a été mis en examen pour viols, dont l’un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre, qui ont débouché sur une information judiciaire confiée à trois juges d’instruction.
Début février, la justice a ordonné sa détention provisoire, craignant une fuite à l’étranger ou d’éventuelles pressions sur les plaignantes ou d’autres femmes qui ont témoigné sous X lors de l’enquête préliminaire.
Depuis le début de cette affaire, qui a suscité de vifs débats en France entre partisans et détracteurs de cette figure intellectuelle, M. Ramadan conteste les accusations portées contre lui pour des faits d’une grande violence, qui auraient eu lieu le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le suspect, qui a avoué avoir tué la petite Maëlys, n’a « pas fait de tentative de suicide ».
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Nordahl Lelandais hospitalisé « par précaution » près de Lyon

Le suspect, qui a avoué avoir tué la petite Maëlys, n’a « pas fait de tentative de suicide ».



Le Monde
 |    17.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 19h50
   





                        


L’ancien militaire de 34 ans Nordahl Lelandais, qui a reconnu être l’auteur du meurtre de la petite Maëlys, a été hospitalisé vendredi 16 février dans la soirée au sud de Lyon « par précaution », selon des sources concordantes.
« Il n’y a pas eu de tentative de suicide », a toutefois précisé une source proche du dossier, confirmant une information du quotidien Le Dauphiné libéré selon lequel Lelandais était depuis ses aveux mercredi surveillé toutes les 45 minutes au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) où il est détenu pour éviter toute tentative de cette nature.
Joint par l’Agence France-Presse, son avocat Me Alain Jakubowicz a formellement démenti être à l’origine de ce transfert à l’Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) du Vinatier, près de Lyon. « Il est évident que c’est sur l’avis des médecins, car ce type de décision ne relève pas de l’avocat », a-t-il souligné.
Acculé après la découverte de nouveaux indices, celui qui est également mis en examen pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer, a avoué avoir tué  « involontairement » la fillette de 8 ans, disparue lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

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                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?



Les circonstances de la mort toujours inconnues
Sur les indications du suspect, un crâne et un os long appartenant à l’enfant avaient été mis au jour mercredi dans un secteur escarpé en Savoie, à la lisière du département de l’Isère.
Après la découverte mercredi des premiers ossements de Maëlys, les enquêteurs ont retrouvé jeudi la « quasi-totalité » des restes de la fillette disparue depuis fin août et certains de ses effets. Reste à déterminer les circonstances de sa mort, et notamment sa nature accidentelle, thèse avancée par le suspect qui a refusé de s’exprimer davantage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les firmes, importatrices à presque 100 %, sont pénalisées par le dollar fort et les prix réglementés.
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édition abonné


En Egypte, l’industrie pharmaceutique est en crise

Les firmes, importatrices à presque 100 %, sont pénalisées par le dollar fort et les prix réglementés.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 15h00
    |

            Hélène Sallon (Le Caire, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’Egypte a connu une nouvelle vague de pénurie de médicaments, fin décembre 2017. Dans les pharmacies, la pénicilline injectable et une douzaine d’autres médicaments sans substituts, destinés à soigner la maladie de Parkinson ou des affections cardiaques, hépatiques et rénales, ont disparu des rayons. Une situation devenue courante dans le pays, depuis 2016, où circulent régulièrement les images d’Egyptiens faisant la queue devant des pharmacies vides et les appels désespérés aux dons d’hôpitaux. La dépréciation de la livre égyptienne (LE) et son flottement face au dollar en novembre 2016 ont affecté le secteur pharmaceutique, qui importe plus de 90 % de ses matières premières.
« En Egypte, on fabrique des produits finis : 100 % des principes actifs sont importés, de même que le matériel comme les emballages, les machines et les pièces de rechange », explique Gamal El-Leithy, le PDG de Future Pharmaceutical Industries. A la tête de 500 salariés, il produit ses propres antibiotiques, antidiabétiques ou traitements gastro-intestinaux, et sous-traite une partie de la production locale de multinationales comme le suisse Novartis, le français Sanofi ou l’indien SUN.
« On a tous souffert »
Vingt-deux multinationales (55 % du marché), onze groupes publics (5 %), 14 000 entreprises et 140 usines de production locales se partagent ce marché de 60 milliards de LE (2,7 milliards d’euros), qui emploie 300 000 personnes. Avec une population de 97 millions d’habitants et un taux de natalité de 2 % par an, l’Egypte – déjà l’un des plus grands du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord – a un fort potentiel de croissance et d’attrait pour les investisseurs.
Mais le dollar fort, passé de 8,8 LE à 18 LE, a contraint plusieurs entreprises à arrêter des lignes de production. « Entre novembre 2016 et janvier 2017, on a tous souffert. La production a baissé de 30 % à 40 %, car on ne pouvait plus importer....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Deux techniciens ont été tués par une explosion survenue samedi en fin de matinée dans une usine de traitement d’huile en Seine-Maritime.
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Une explosion dans une usine à Dieppe fait deux morts

Deux techniciens ont été tués par une explosion survenue samedi en fin de matinée dans une usine de traitement d’huile en Seine-Maritime.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 06h34
   





                        



   


Une explosion s’est produite peu avant 11 heures, samedi 17 février, dans une des principales cuves de l’usine de traitement d’huile Saipol de Dieppe (Seine-Maritime). Deux techniciens ont été tués par l’explosion, qui s’est produite lors d’une opération de maintenance réalisée par des sous-traitants.
Originaires de la région, les deux techniciens travaillaient « en binôme » pour une société de prestations spécialisée dans la maintenance, la SNAD, a précisé à l’Agence France-Presse le sous-préfet de Dieppe. Selon le communiqué de la préfecture de Seine-Maritime, le bilan humain est au total de « onze personnes impliquées », dont un blessé léger et sept autres choquées.
Dans un communiqué, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert, a fait part « de sa grande tristesse, de sa compassion et de son entière solidarité aux salariés et responsables de l’entreprise » suite à ce drame, et annoncé qu’il se rendrait dimanche sur le site.
Atelier d’extraction
On ignore encore la cause exacte du drame qui a touché cette usine spécialisée dans la transformation des graines de colza en huiles végétales brutes et en tourteaux. Une enquête a été confiée à la police sous la conduite des services du procureur du Tribunal de grande instance de Dieppe.
L’explosion s’est produite au niveau de l’atelier d’extraction, un local où est notamment extraite, à l’aide d’un solvant, l’huile contenue dans les résidus solides issus des presses, a expliqué le groupe Avril, propriétaire de l’usine. L’usine avait été arrêtée depuis vingt-quatre heures pour une opération classique de nettoyage. Le groupe Avril a assuré que « toutes les procédures habituelles de prévention et de sécurité étaient conformes ».

   


L’explosion a libéré de très grandes flammes au-dessus de l’usine et provoqué un incendie important. Dans l’après-midi, de la fumée s’échappait encore du bâtiment de six étages, entièrement carbonisé. L’incendie était « totalement maîtrisé » en début de soirée.
« Pas classée Seveso »
Selon Sébastien Jumel, député PC de Seine-Maritime et ancien maire de la ville, « l’usine de fabrication d’huile n’est pas classée Seveso mais elle est soumise à autorisation », souligne France Bleu. « Les risques de pollution sont semble-t-il maîtrisés », a déclaré Sébastien Jumel. « Dès lundi, nous demanderons à la préfecture et à Bruno Le Maire une table ronde » pour étudier les conséquences, notamment sociales, de cet accident, a affirmé l’élu dieppois.
Un périmètre de sécurité a été mis en place et une salle municipale a été mise à disposition par la mairie pour accueillir si besoin les personnes évacuées. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été mise en place à l’hôpital de Dieppe. Quarante sapeurs-pompiers, des équipages de police et une équipe du SAMU ont été mobilisés sur le site.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Après avoir contesté son testament, Laura Smet et David Hallyday veulent obtenir un droit de regard sur l’album posthume de leur père ainsi que le gel de son patrimoine.
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Héritage Hallyday : les deux aînés de Johnny intentent une nouvelle action en justice

Après avoir contesté son testament, Laura Smet et David Hallyday veulent obtenir un droit de regard sur l’album posthume de leur père ainsi que le gel de son patrimoine.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 02h24
   





                        


Nouvel épisode dans l’imbroglio juridique autour du testament de Johnny Hallyday. Les deux aînés du chanteur, Laura Smet et David Hallyday, ont intenté une action en référé pour obtenir un droit de regard sur l’album posthume de Johnny Hallyday, ainsi que le gel de son patrimoine dans l’attente du règlement du litige sur l’héritage du chanteur qui les oppose à Laeticia Hallyday, ont indiqué leurs avocats samedi 17 février.
Affirmant avoir essuyé un refus de la veuve de Johnny, Laura Smet a décidé de saisir la justice pour « prendre connaissance du projet d’album posthume afin de pouvoir exercer ses prérogatives d’héritier, pour pouvoir confirmer le respect de l’intégrité artistique de l’entier contenu de cet album dont la presse a annoncé qu’il aurait été récemment terminé », a dit un de leurs avocat Emmanuel Ravanas.
Avec son frère, Laura Smet a saisi en référé (en urgence) le président du tribunal de grande instance de Nanterre « afin de se voir autorisée à prendre des mesures conservatoires et notamment de se voir communiquer sous 48 heures le projet d’album ».
Gel des biens immobiliers
Les enfants de Johnny ont également demandé le gel des biens immobiliers du chanteur, soit plusieurs villas de luxe à Los Angeles, Saint-Barthélémy et Marnes-la-Coquette, près de Paris, et la mise sous séquestre de ses droits d’auteur.
L’audience est fixée au jeudi 15 mars à 14 h 30. Deux mois après la mort de Johnny Hallyday, les deux aînés du rocker, David et Laura, ont lancé une première action en justice en début de la semaine pour contester le testament américain de leur père au seul profit de sa veuve. La procédure devrait durer plusieurs mois. Le camp adverse leur oppose des donations dont ils auraient bénéficié du vivant du chanteur, ce que Sylvie Vartan a estimé « scandaleux » vendredi alors qu’elle est arrivée à Paris.

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                Héritage de Johnny Hallyday : pour Laura Smet, « la vérité des chiffres sera établie par la justice »



« Préoccupée par la défense de l’œuvre de son père »
« Principalement préoccupée par la défense de l’œuvre de son père », Laura Smet affirme cette fois que Laeticia Smet lui a « sèchement opposé une fin de non-recevoir à sa demande de communication amiable, s’inscrivant dans le cadre de relations familiales normales, de ce projet d’album finalisé dont elle ne sait que très peu de choses ». « Johnny Hallyday avait fait écouter avec fierté le 4 octobre dernier les premiers enregistrements bruts de quelques titres de l’album à sa fille Laura », selon les avocats.

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                Cinq questions sur l’héritage de Johnny Hallyday



Johnny Hallyday, mort le 6 décembre, a travaillé une grande partie de l’année 2017 à ce 51e album studio, inachevé, pour lequel une dizaine de chansons ont été enregistrées. David, 51 ans, et Laura, 34 ans, dont la mère est Nathalie Baye, estiment que les modalités de succession de leur père les « déshéritent », ce qui n’est théoriquement pas possible en droit français.
Line Renaud, la marraine de Johnny, trouve « terrible », la querelle au sujet de l’héritage du chanteur, dans un entretien au Parisien Dimanche. « Ces choses-là auraient dû se régler en famille. Je pense que cela ferait beaucoup de chagrin à Johnny de voir cela », souligne Line Renaud pour qui « la sagesse est qu’ils s’arrangent entre eux. J’espère qu’il est encore temps. Moi, je n’ai pas à prendre parti. » Pour Line Renaud : « Mon Johnny restera toujours mon Johnny. Quelle que soit l’image qu’on veut en donner, il restera tel que je l’aimais, mon filleul. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.
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Course au « perchoir » sous tension pour LCP

La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h24
    |

            François Bougon








                        



   


Tensions, pressions et intrigues… le processus de désignation du prochain président de LCP – la chaîne parlementaire dont l’Assemblée nationale est l’unique actionnaire – pourrait donner lieu à une adaptation télévisée à la manière de « Baron noir », la série politique française de Canal+.
Trois candidats, dont l’actuelle présidente Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Face à la sortante, deux autres journalistes ont été retenus par le comité de sélection : Thierry Guerrier, présentateur de télévision, et Bertrand Delais, réalisateur et auteur d’un documentaire sur les coulisses de l’élection d’Emmanuel Macron. Ce second candidat s’est fait remarquer par une série de posts de blog louangeurs sur l’action du président de la République publiés sur le site HuffPost.
Mme Malouines, ancienne chef du service politique de Franceinfo qui se trouve à la tête de LCP depuis 2015, a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance en janvier : « Je suis accusée d’être autoritariste et complice des agresseurs sexuels. Je refuse en fait de céder à la rumeur, aux pressions, au climat général. Je m’en tiens aux faits, au respect de la loi. Je passe sur mon ressenti personnel en tant que femme, qui a toujours lutté contre la phallocratie », a-t-elle déclaré, lundi 12 février, aux parlementaires.
L’affaire Frédéric Haziza
Cette hostilité d’une partie du personnel s’est concentrée sur l’affaire Frédéric Haziza, animateur de l’émission « Questions d’info », accusé d’agression sexuelle par une journaliste, Astrid de Villaines. Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, elle a en effet décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014, ce qui a déclenché une enquête préliminaire de la police judiciaire. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.

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La présidente a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance
De son côté, Mme Malouines a diligenté une enquête interne. Le rapport rédigé par un expert indépendant a jugé que, « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à lui reprocher ». Ce qui a conduit à la décision de réintégrer M. Haziza en janvier, et provoqué une fronde de la rédaction : une motion de défiance a été votée par la Société des journalistes (SDJ), à l’unanimité moins une abstention. Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », a écrit la SDJ.
« Climat délétère »
Cette dernière s’est également étonnée de ne pas retrouver dans l’enquête interne les témoignages « d’autres comportements totalement inappropriés de la part de Frédéric Haziza après 2014 », dénonçant par ailleurs le « climat délétère » et la « souffrance au travail qui règnent au sein de la chaîne ». Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », ont alors suspendu leur collaboration. La direction du Monde a mis en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ». Pour sa part, la présidence de l’Assemblée nationale s’est engagée à mettre en œuvre un audit par un cabinet indépendant, avant la prise de fonctions du nouveau président.

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Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Et, devant les députés, lundi, Marie-Eve Malouines s’est présentée comme la victime d’une campagne injuste : « Eh bien, oui, je me représente quand même, parce que cette campagne qui me cible n’a rien à voir avec la réalité, parce que cette fonction de PDG de la chaîne parlementaire impose précisément de savoir résister aux pressions, d’où qu’elles viennent. »
« On souhaite le calme, que l’apaisement revienne »
Au sein de la rédaction de LCP, certains journalistes redoutent une reconduction de Mme Malouines. « On souhaite le calme, que l’apaisement revienne, mais on ne croit pas que ce soit possible avec elle », explique l’un d’eux. Un autre prévient : « Si elle est élue, beaucoup de gens vont partir, elle aura les mains libres. »
La présidente sortante s’est dite prête à renouer le dialogue : « Nous nous retrouverons parce que nous partageons le même idéal, le même projet qui est de faire rayonner la culture LCP, une éthique, un état d’esprit républicain, citoyen et démocratique. » La nomination sera décidée en mars par le président de l’Assemblée, François de Rugy, pour une prise de fonctions le 8 juin. Outre un climat social dégradé, celui qui sera désigné devra gérer l’éventuelle fusion avec Public Sénat, l’autre chaîne parlementaire. Un autre dossier délicat.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ « Le Monde » a suivi des brigades dans un quartier des Hauts-de-Seine.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ « Le Monde » a suivi pendant deux jours des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) et de la brigade de soutien de quartier (BSQ) dans le quartier de Petit-Colombes, haut lieu du deal dans les Hauts-de-Seine.
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A Colombes, la police joue la carte de la proximité

« Le Monde » a suivi pendant deux jours des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) et de la brigade de soutien de quartier (BSQ) dans le quartier de Petit-Colombes, haut lieu du deal dans les Hauts-de-Seine.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h56
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h01
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

A Colombes, il fut un temps où « Grosses Dents », le patron de la brigade anticriminalité (BAC), faisait respecter la loi. Il était épaulé par « Grand Slip ». Aujourd’hui, c’est « Passe-partout » qui court après le « P’tit Nunuche » – un cambrioleur un peu benêt – et tient à l’œil « Biggy » – une petite main du trafic de cannabis dotée d’un léger embonpoint.
Dans les cités, tout le monde porte un « blaze » (surnom), les policiers comme les jeunes. « Passe-partout », 45 ans, s’appelle Vincent. Il est brigadier-chef au sein de la BAC de cette ville des Hauts-de-Seine de 85 000 habitants qui abrite le quartier du Petit-Colombes, haut lieu du deal où les règlements de comptes à l’arme à feu sont fréquents. Sous ses ordres, une équipe de quatre « saute-dessus » : c’est ainsi que, dans la police, sont baptisés ces agents en civil chargés de faire du « flag » (flagrant délit). « Quand on reste suffisamment longtemps sur un territoire, les jeunes finissent par nous affubler de surnoms », sourit Vincent.

« Tête de lion », « Yeux bleus »… « Passe-partout » connaît aussi les leurs, un atout précieux pour « comprendre qui fait quoi dans la cité ». Cela fait quinze ans qu’il arpente les rues de Colombes, quinze ans qu’il joue « au chat et à la souris » avec les délinquants et qu’il affine sa méthode de travail. Il n’a pas attendu le lancement de la police de sécurité du quotidien (PSQ), annoncée jeudi 8 février par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, pour tourner le dos à la doctrine dominante. « Faire uniquement de la répression et du chiffre, cela n’a aucun intérêt et c’est contre-productif, affirme-t-il. Je crois au contact et au dialogue. » Des réformes, Vincent en a vu passer d’autres. Aucune n’a su harmoniser les pratiques. « Dans les faits, tout dépend de la conception que chacun a de son métier », résume-t-il.
« Souple mais ferme »
Comme « Passe-partout », cela fait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’outil visant à comptabiliser les particuliers tués ou blessés dans le cadre d’une mission de police – quelles que soient les circonstances – est opérationnel depuis le 1er janvier
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Le nombre de tués et de blessés graves par la police désormais recensé

L’outil visant à comptabiliser les particuliers tués ou blessés dans le cadre d’une mission de police – quelles que soient les circonstances – est opérationnel depuis le 1er janvier



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h55
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h19
    |

            Julia Pascual








                        


Le nombre de particuliers décédés ou grièvement blessés dans le cadre d’une mission de police fait désormais l’objet d’un recensement et sera rendu public. Alors que Le Monde annonçait au printemps 2016 la décision prise par la police nationale de procéder à cette comptabilité, l’outil est opérationnel depuis le 1er janvier, selon une information du Figaro que nous avons confirmée. « Il s’agit pour une police démocratique qui a des pouvoirs particuliers, notamment par rapport à l’usage de la force, de savoir combien de blessés et de tués elle fait, défend Marie-France Moneger, la chef de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), qui centralisera les données. Nous avons testé l’outil pendant six mois dans les départements des Yvelines et de la Gironde. C’est concluant. La direction générale a décidé de le généraliser. Nous pourrons faire un premier bilan à la fin de l’année. »
Jusque-là, aucun chiffre relatif aux blessés ou aux morts imputables à la police n’était rendu public par le ministère de l’intérieur. On ne dispose que de données partielles sur le sujet. Le bilan annuel de l’IGPN faisait en revanche état de l’emploi des armes par les fonctionnaires. On sait ainsi qu’en 2016 les grenades de désencerclement ont été utilisées à 866 reprises, le lanceur de balles de défense, 1 705 fois, et le pistolet de service, 255 fois.

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                Police de sécurité du quotidien : « 30 quartiers bénéficieront de moyens supplémentaires », déclare Gérard Collomb au « Monde »



« Transparence et de redevabilité »
En 2016, c’est l’ONG française de défense des droits de l’homme Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) qui avait enquêté sur le sujet et rapporté 89 cas de blessures graves survenues entre 2005 et 2015 et ayant entraîné la mort à 26 reprises.
« Il nous fallait cet outil, considère Marie-France Moneger. Il y a un enjeu de transparence et de redevabilité. » Les faits sont comptabilisés à partir de l’ouverture d’une enquête judiciaire et en cas de décès ou à partir de neuf jours d’incapacité totale de travail (ITT) constatés par certificat médical. L’ITT permet de qualifier pénalement les faits. Au-delà de huit jours d’ITT, les faits relèvent du délit. En deçà, il s’agit d’une contravention. Mme Moneger souligne que le recensement ne préjuge pas de la légalité ou de la légitimité de l’emploi de la force. « Ce n’est certainement pas un recensement des bavures », insiste-t-elle. Pourront être recensés, par exemple, les cas de suicide dans une geôle ou un centre de rétention administrative, les personnes se tuant ou se blessant en essayant d’échapper à une interpellation comme les tués ou blessés par balle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’ancienne épouse du chanteur, arrivée à Paris vendredi, dénonce de « fausses informations » sur une donation que Johnny Hallyday aurait faite à son fils David.
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Héritage Hallyday : Sylvie Vartan, « consternée », sort de son silence

L’ancienne épouse du chanteur, arrivée à Paris vendredi, dénonce de « fausses informations » sur une donation que Johnny Hallyday aurait faite à son fils David.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h21
   





                        


On ne l’avait pas entendue jusqu’alors, tandis que le clan Hallyday continuait de se déchirer autour de la succession du chanteur mort en décembre 2017. Sylvie Vartan est sortie de son silence vendredi 16 février pour dénoncer, dans un communiqué à l’AFP, de « fausses informations » sur une donation dont Johnny Hallyday aurait fait bénéficier leur fils David.
« Je suis consternée des fausses informations qui circulent à dessein insinuant que mon fils David aurait été gratifié d’une partie de la maison que nous avions achetée à Paris avec son père il y a plus de trente ans », dit-elle, affirmant avoir demandé à Johnny, au moment de leur divorce, de donner à leur fils la part qui devait lui revenir à elle.
« Lors de notre séparation après dix-huit ans de vie commune, j’ai purement et simplement refusé de recevoir de Johnny, sous forme de donation, sa part de la maison, préférant que cela revienne directement à notre unique fils. (…) C’est moi, et moi seule, qui ait voulu gratifier notre fils. »
« Tout ça est scandaleux ! »
La chanteuse dément des informations parues dans la presse selon lesquelles son ancien époux « aurait aussi payé le redressement fiscal de notre fils » : « Tout ça est scandaleux ! Ce n’est que fabrication et mensonge. » « Evidemment, je comprends bien les raisons pour lesquelles on cherche à travestir la vérité afin d’atteindre mon fils », ajoute-t-elle.

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« Pouvez-vous imaginer une seule seconde ce que peut ressentir David, artiste lui-même, fils d’artistes, d’être privé de tout droit de regard sur la gestion de l’héritage artistique de son père ? », s’insurge-t-elle encore. « Ça me sidère. C’est pour cela que je ne peux le tolérer et sors ainsi de ma réserve », conclut le communiqué de Sylvie Vartan, arrivée vendredi à Paris de Los Angeles, où elle réside.
Après une semaine de déclarations cinglantes par avocats interposés, la saga familiale vire à l’imbroglio juridique, les deux aînés du rocker, David et Laura, dénonçant le testament américain de leur père au seul profit de sa veuve, quand le camp adverse leur oppose des donations dont ils auraient bénéficié. « La vérité des montages juridiques et la vérité des chiffres seront bientôt établies par la justice », a affirmé Laura Smet dans un communiqué transmis vendredi à l’AFP par ses avocats.

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Vendredi, Eddy Mitchell a soutenu Laura, sa filleule. « Je ne comprends pas que l’on puisse déshériter ses enfants », a-t-il dit dans une déclaration à l’AFP. Pendant ce temps, la grand-mère de Laeticia appuyait sa petite-fille, au micro de M6 : « C’est elle qui gagnera, c’est elle qui a raison. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Pour lutter contre la fermeture de l’établissement scolaire, la maire de ce village du Lot a eu l’idée de proposer un logement gratuit pendant un an à une famille avec des enfants en bas âge.
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