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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’accord vise à permettre l’installation d’antennes relais ou d’autres matériels de transmission sur les 16 000 bâtiments détenus par les paroisses.
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Au Royaume-Uni, les églises au secours du réseau Internet

L’accord vise à permettre l’installation d’antennes relais ou d’autres matériels de transmission sur les 16 000 bâtiments détenus par les paroisses.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h12
   





                        



   


Plus près de toi, mon réseau. Les églises britanniques vont être mises à contribution pour renforcer la qualité du réseau internet et téléphonique en zone rurale au Royaume-Uni, selon un accord entre le gouvernement britannique et l’Église Anglicane dévoilé dimanche 18 février.
L’accord vise à permettre l’installation d’antennes relais ou d’autres matériels de transmission sur les 16 000 bâtiments détenus par les paroisses. « Des édifices datant du XVe siècle vont aider le pays à préparer son avenir et améliorer la vie des habitants en renforçant la connectivité dans certaines régions les plus difficiles d’accès », s’est réjoui le ministre en charge du numérique, Matt Hancock. L’accord garantit que les infrastructures déployées « n’affecteront pas le caractère, l’architecture, ou la dimension historique » des bâtiments utilisés.
« Développer de nouvelles formes de liens »
Selon le ministère, les deux tiers des églises d’Angleterre sont situées en zone rurale, le plus souvent à proximité des habitations, ce qui en fait des emplacements privilégiés pour améliorer les liaisons entre usagers.
L’évêque de Norwich, dans l’Est de l’Angleterre, a salué cet accord :
« Nous disposons d’un véritable réseau national d’églises, et l’utiliser de manière ingénieuse pour développer de nouvelles formes de liens améliore leur valeur auprès des communautés qu’elles servent ».
Plus de 120 églises au Royaume-Uni sont déjà équipées de matériels visant à accroitre la qualité des réseaux, que ce soit des émetteurs ou des antennes paraboliques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Créés en 1949, les instituts Fraunhofer, qui ont pour mission la recherche appliquée et pour clients principaux les entreprises d’une région, sont moins performants pour l’innovation rapide et de rupture portée par le numérique.
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Fraunhofer, le succès du modèle allemand et ses limites

Créés en 1949, les instituts Fraunhofer, qui ont pour mission la recherche appliquée et pour clients principaux les entreprises d’une région, sont moins performants pour l’innovation rapide et de rupture portée par le numérique.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h00
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

C’est une des clés pour comprendre la compétitivité de l’industrie allemande et le succès à l’export de ses entreprises de taille moyenne, ancrées dans leur territoire, le fameux Mittelstand : les instituts Fraunhofer.
Créés en 1949, ces centres ont pour mission la recherche appliquée et pour clients principaux les entreprises d’une région. L’idée est de d’appliquer la recherche fondamentale produite par les universités et les autres instituts de recherche à des innovations adaptées au marché.
Au total, 69 instituts sont répartis sur le territoire allemand. Quelque 25 000 salariés, essentiellement des ingénieurs et des diplômés en sciences naturelles, y travaillent. La société Fraunhofer, qui chapeaute l’ensemble, est la plus grande organisation consacrée à la recherche appliquée d’Europe. Son nom vient du physicien et opticien allemand Joseph von Fraunhofer (1787-1826), connu pour avoir été à la fois chercheur, inventeur et entrepreneur.
Les instituts Fraunhofer se distinguent des autres instituts de recherche par le fait que les travaux y sont conduits principalement par contrat et orientés vers le résultat. Sur les 2,1 milliards d’euros de budget total, 74 % proviennent de contrats de recherche passés avec l’industrie (37 %) et des collectivités locales, l’Etat fédéral et la Commission européenne.
Exception notable de SAP
« Les instituts développent des techniques, des produits ou des installations, parfois jusqu’à leur viabilité commerciale », explique Thomas Eck, de la société Fraunhofer. Le reste (26 %) est assuré par l’Etat fédéral et les Länder, pour financer des recherches de plus long terme. Chaque institut bénéficie d’un haut degré de responsabilité sur sa spécialité de recherche et pour obtenir des contrats locaux. Ce système est un des facteurs qui a permis historiquement au Mittelstand de conserver sa souplesse et son avance technologique sur des secteurs de niche.
Fraunhofer a pourtant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les Saoudiennes étaient jusqu’ici tenues de présenter une preuve de permission d’un tuteur masculin, habituellement l’époux, le père ou le frère, pour pouvoir engager des procédures administratives.
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Les Saoudiennes pourront créer leurs propres entreprises, sans tuteur masculin

Les Saoudiennes étaient jusqu’ici tenues de présenter une preuve de permission d’un tuteur masculin, habituellement l’époux, le père ou le frère, pour pouvoir engager des procédures administratives.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 12h13
   





                        



   


Le gouvernement saoudien entend stimuler le secteur privé, et semble prêt à tout pour ça. Y compris accorder certains droits aux femmes du pays. Les Saoudiennes seront désormais autorisées à créer leurs propres entreprises dans le royaume, sans solliciter le consentement d’un tuteur masculin, a annoncé dimanche 18 février le ministère du commerce et de l’investissement. Les femmes pourront également « bénéficier des services en ligne du gouvernement sans avoir à prouver le consentement d’un tuteur », a précisé le ministère.
Les Saoudiennes étaient jusqu’à présent tenues de présenter une preuve de permission d’un tuteur masculin, habituellement l’époux, le père ou le frère, pour pouvoir engager des procédures administratives. Mais, depuis l’année dernière, le puissant prince héritier Mohammed Ben Salman, âgé de 32 ans, a lancé une série de réformes pour stimuler la participation des femmes à la vie publique. L’objectif est de faire passer la force de travail féminine de 22 % à plus de 30 % d’ici 2030.

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107 000 candidatures de femmes pour 140 postes
Le 12 février, le parquet de Riyad a annoncé son intention de recruter pour la première fois des femmes. Le service des passeports saoudien a récemment déclaré avoir reçu 107 000 candidatures de femmes pour 140 postes vacants dans les aéroports et aux postes frontaliers.
L’an dernier, le royaume avait annoncé que les femmes seraient autorisées à conduire à compter de juin 2018. Et elles ont pu, pour la première fois, entrer dans des stades de football en janvier.

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Mohammed Ben Salman a promis une Arabie saoudite « modérée et tolérante », en rupture avec le wahhabisme, cette vision rigoriste de l’islam qui a nui jusqu’ici à son image en Occident. Mais les Saoudiennes sont encore confrontées à de nombreuses restrictions. En vertu du système de la tutelle masculine, elles doivent ainsi obtenir la permission d’un homme de leur famille pour leurs études, leurs voyages et d’autres activités.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Une survivante du massacre, lors d’un rassemblement samedi soir, a dénoncé avec force les liens du président états-unien avec la NRA, le lobby des armes.
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En Floride, Trump, pris à partie, accuse le FBI de n’avoir pas su empêcher la tuerie

Une survivante du massacre, lors d’un rassemblement samedi soir, a dénoncé avec force les liens du président états-unien avec la NRA, le lobby des armes.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 15h45
   





                        


Donald Trump repasse à l’offensive. Accusé samedi par des lycéens de ne pas en faire assez sur le contrôle des armes à feu après la tuerie dans leur établissement scolaire, le président américain a répliqué, dimanche 18 février. Et s’en est pris à son meilleur ennemi du moment : le FBI.
Le massacre de 17 personnes dans un lycée de Floride, mercredi 14 février, a fourni l’occasion au président des Etats-Unis de s’attaquer à nouveau à la police fédérale. M. Trump a accusé cette dernière de n’avoir pas su empêcher cette tuerie, jugeant qu’elle passait « trop de temps » à enquêter sur les interférences russes dans l’élection de 2016.
« Vraiment dommage que le FBI ait manqué tous les signaux envoyés par le tireur de l’école de Floride. Ce n’est pas acceptable », a tweeté le président américain. « Ils passent trop de temps à essayer de prouver la collusion russe avec la campagne Trump. Il n’y a pas de collusion. Revenez-en aux bases et rendez-nous tous fiers de vous ! », a-t-il ajouté.

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Fortes critiques
Dénonçant les commissions, enquêtes et « haine entre partis » provoqués par l’affaire russe, Donald Trump a également affirmé dimanche que Moscou avait « réussi au-delà de ses rêves les plus fous » si son intention était bien de « semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis ». « Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l’Amérique ! » a poursuivi le président américain au petit matin dans une nouvelle salve de tweets.
Il est vrai que le rôle du FBI dans la fusillade de Floride fait polémique, alors qu’une grave défaillance dans le travail de la police fédérale a été mise en lumière. Ce que la police a d’ailleurs reconnu. Elle a expliqué avoir reçu en janvier un appel d’un proche du tueur de 19 ans, Nikolas Cruz, alarmé par son comportement déviant et ses intentions meurtrières, mais sans donner suite à ce signalement.
La police locale était elle aussi alertée sur la dangerosité de Cruz, a affirmé CNN. Sa mère adoptive, morte en novembre 2017, « avait plusieurs fois demandé à la police de venir chez elle pour l’aider à faire face à ses accès de violence, à ses menaces et à son comportement autodestructeur ».

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Mais la charge de M. Trump contre le FBI survient alors qu’il fait face à de fortes critiques. Certains lui reprochent de ne rien faire sur le contrôle des armes. D’autres l’accusent d’entretenir des liens avec la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes à feu aux Etats-Unis.

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« Honte à vous ! »

   


Lors d’un rassemblement samedi soir à Fort Lauderdale, en Floride, une survivante du massacre a dénoncé avec force les liens du président avec la NRA. « A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous ! », a crié Emma Gonzalez, après avoir fustigé M. Trump pour avoir reçu le soutien financier du puissant groupe pendant la campagne présidentielle de 2016. « Honte à vous ! », a repris en chœur la foule.
« Si le président me dit en face que c’était une terrible tragédie (…) et qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais : 30 millions de dollars », a dit rageusement la jeune fille de 18 ans aux cheveux rasés. « C’est ce que valent ces gens pour vous, M. Trump ? », a-t-elle lancé en comparant cette somme au nombre de victimes des fusillades qui ont ensanglanté le pays depuis le début de l’année.

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Nikolas Cruz était suivi psychologiquement pour des problèmes de comportement mais il a profité d’une législation laxiste en Floride pour acheter légalement son arme l’année dernière. Au lendemain de la fusillade, M. Trump avait essentiellement insisté sur les problèmes mentaux du tueur, ne disant rien sur le droit de posséder une arme garanti par le deuxième amendement de la Constitution, ni sur les armes semi-automatiques comme l’AR-15 utilisé par le tireur.

 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Un avion de ligne iranien qui assurait la liaison entre Téhéran et Yasouj s’est écrasé à 500 kilomètres environ de la capitale dimanche matin.
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Iran : un avion de ligne s’écrase avec plus de soixante passagers à bord

Un avion de ligne iranien qui assurait la liaison entre Téhéran et Yasouj s’est écrasé à 500 kilomètres environ de la capitale dimanche matin.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 09h01
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 15h15
   





                        



   


Un avion de ligne iranien s’est écrasé, dimanche 18 février, dans une région montagneuse du sud-ouest de l’Iran, a annoncé un porte-parole de la compagnie iranienne Aseman Airlines. La zone étant difficile d’accès pour les secours, on ignore encore le sort des soixante-six personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil, bien que la compagnie aérienne ait annoncé dans un premier temps que les chances de retrouver des survivants étaient très faibles.
« Etant donné les conditions particulières dans la zone, nous n’avons encore aucun accès au point exact du crash et nous ne pouvons par conséquent pas confirmer de manière précise et définitive la mort de tous les passagers de l’avion », a déclaré, en milieu d’après-midi (heure locale), le directeur des relations publiques de la compagnie, Mohammad Tabatabaï, à l’agence de presse ISNA.
L’avion qui assurait la liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj (sud-ouest) dans la province d’Ispahan, « s’est écrasé dans la région de Semirom », a déclaré à l’agence de presse Fars le chef des services nationaux de secours. L’appareil, un ATR-72, transportait soixante passagers dont un enfant, ainsi que six membres d’équipage.
On ignore dans l’immédiat les causes exactes du crash, mais une tempête de neige s’abattait sur la région ces dernières heures. L’appareil s’est écrasé sur le mont Dena, dans la chaîne montagneuse Zagros, à environ 500 kilomètres de Téhéran et à moins de 25 kilomètres de sa destination.
Le relief montagneux complique les secours
Une douzaine d’équipes de secours du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans la région de l’accident. « En raison du relief montagneux, il n’est pas possible d’envoyer des ambulances », a toutefois précisé, le porte-parole des services de secours à l’agence de presse iranienne ISNA. Un hélicoptère qui a tenté d’atteindre le lieu de l’accident n’a pas pu atterrir en raison des mauvaises conditions météorologiques, selon les services d’urgence à la télévision publique.
Vers 16 h 30, heure locale, (13 heures GMT), le point d’impact de l’appareil avec le sol n’avait pas encore été localisé.
Le dernier accident grave d’un avion civil en Iran remonte à 2014, quand 39 personnes avaient été tuées dans le crash d’un Antonov 140 de la compagnie iranienne Sepahan, peu après son décollage de l’aéroport de Mehrabad, dans le sud de Téhéran. L’avion effectuait une liaison intérieure entre Téhéran et la ville de Tabass (est).
Trois ans plus tôt, en 2011, un avion civil s’était écrasé dans le nord du pays faisant près de 80 morts. Les sanctions imposées pendant de nombreuses années par les Etats-Unis, l’ONU et les pays européens ont empêché les autorités iraniennes d’acheter des pièces de rechange ou des avions occidentaux pour renouveler la flotte civile du pays, dans un état vétuste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le premier ministre israélien, incapable de concevoir une Syrie sans Assad, a laissé s’y enraciner l’Iran, s’en remettant à la Russie pour contenir une telle menace.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le pays compte 3 686 monuments « protégés » mais plusieurs d’entre eux ont littéralement disparu. En cause : l’incurie, l’urbanisation et le pillage archéologique.
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En Inde, les monuments historiques menacés de disparition

Le pays compte 3 686 monuments « protégés » mais plusieurs d’entre eux ont littéralement disparu. En cause : l’incurie, l’urbanisation et le pillage archéologique.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 06h36
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondant en Asie du Sud)








                        



                                


                            

LETTRE DE NEW DELHI
Double peine pour les soldats de l’Empire britannique ! Tués en 1817 alors qu’ils tentaient de repousser l’armée marathe, dans l’ouest de l’Inde, ils viennent de connaître une seconde mort il y a quelques jours. Leurs tombes ont disparu. Les scientifiques du service archéologique indien ont ratissé la ville de Pune munis de vieilles cartes et d’estampes, pour tenter de les localiser au milieu des immeubles et des ponts autoroutiers. Ils ont cherché partout et n’ont finalement rien trouvé. Ou peut-être n’osent-ils pas dire ce qu’ils ont trouvé. Il faut pour cela lire l’édition locale du Times Of India : le petit cimetière britannique a été coulé sous une dalle de béton, au pied d’une tour résidentielle. Le temple de Kutumbari, perché sur une colline dans les contreforts de l’Himalaya, a connu le même sort. Lui aussi fait partie de la liste des 3 686 monuments dits « protégés ». Sauf qu’en se rendant sur place, un inspecteur du service archéologique a constaté que l’ancien temple était introuvable. Introuvable… mais pas complètement disparu.
« Des parties architecturales du temple peuvent être visibles dans les maisons à proximité », peut-on lire dans la liste du service archéologique d’Inde. Autrement dit, les villageois ont tranquillement démonté l’ancien temple pour construire leurs maisons. Le directeur des antiquités du service archéologique d’Inde, Devkinandan Dimr, voit au moins les choses de manière positive. En Inde, « les monuments changent d’adresse, a-t-il expliqué au quotidien The Indian Express, et dans de nombreux cas, ils n’ont pas disparu. La population locale a empiété sur eux et ils sont devenus des monuments vivants ». Les monuments indiens ne disparaissent pas, ils se réincarnent…
Les tombes britanniques et le temple de Kutumbari font officiellement partie des 24 monuments dont on a perdu la trace. Le ministre indien de la culture, Mahesh Sharma, a également...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien spécialiste du fascisme, se lance dans une comparaison entre le sort des juifs avant la guerre et celui des Palestiniens aujourd’hui.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/02/2018
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Zeev Sternhell : « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts »

Dans une tribune au « Monde », l’historien spécialiste du fascisme, se lance dans une comparaison entre le sort des juifs avant la guerre et celui des Palestiniens aujourd’hui.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 12h20
    |

                            Zeev Sternhell (historien, membre de l’Académie israélienne des sciences et lettres, professeur  à l’Université hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l’histoire du fascisme)








                        



                                


                            
[L’annonce est autant symbolique que contestée à l’international : le 6 décembre 2017, le président américain Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. L’ambassade américaine, actuellement établie à Tel-Aviv, ouvrira ses portes avant fin 2019. L’initiative a rapidement été saluée par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Depuis, à la Knesset, le Parlement, la droite mène une offensive sur plusieurs fronts. Le 2 janvier, les députés ont voté un amendement à la loi fondamentale, c’est-à-dire constitutionnelle, rendant impossible toute cession d’une partie de Jérusalem sans un vote emporté à la majorité des deux-tiers. Plusieurs députés ont aussi avancé des projets de loi visant à redéfinir le périmètre de la ville, en rejetant des quartiers arabes entiers se trouvant au-delà du mur de séparation, ou bien en intégrant de vastes colonies. Pour l’historien Zeev Sternhell, ces décisions visent à imposer aux Palestiniens d’accepter sans résistance l’hégémonie juive sur le territoire, les condamnant pour l’éternité au statut de population occupée.]

Tribune. Je tente parfois d’imaginer comment essaiera d’expliquer notre époque l’historien qui vivra dans cinquante ou cent ans. A quel moment a-t-on commencé, se demandera-t-il sans doute, à comprendre en Israël que ce pays, devenu Etat constitué lors de la guerre d’indépendance de 1948, fondé sur les ruines du judaïsme européen et au prix du sang de 1 % de sa population, dont des milliers de combattants survivants de la Shoah, était devenu pour les non-juifs, sous sa domination, un monstre ? Quand, exactement, les Israéliens, au moins en partie, ont-ils compris que leur cruauté envers les non-juifs sous leur emprise en territoires occupés, leur détermination à briser les espoirs de liberté et d’indépendance des Palestiniens ou leur refus d’accorder l’asile aux réfugiés africains commençaient à saper la légitimité morale de leur existence nationale ?
La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Donald Trump s’est rendu en Floride, où il a tenté de soutenir les personnes affectées par la fusillade de Parkland. En passant sous silence la peste des armes à feu.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/02/2018
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Président Trump, an II : le spectateur impuissant

Donald Trump s’est rendu en Floride, où il a tenté de soutenir les personnes affectées par la fusillade de Parkland. En passant sous silence la peste des armes à feu.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 10h06
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Donald Trump a changé, dans la nuit de vendredi 16 à samedi 17 février, la bannière qui orne son compte Twitter. Cette photo qui accueille le visiteur le montre désormais au milieu d’un groupe d’hommes en uniforme et de quelques civils. Le président des Etats-Unis arbore un large sourire. Celui qu’il a longtemps réservé aux couvertures de magazine avant d’accéder à la Maison Blanche. Un pouce dressé prolonge sa main droite, à la hauteur de sa taille. Sa femme Melania a pris place à sa droite ; elle apparaît, elle aussi, radieuse.
Les hommes qui les entourent n’ont pourtant pas la contenance habituelle de ceux pour qui une visite présidentielle est toujours exceptionnelle. Certains esquissent des sourires plus timides, ou crispés, comme le gouverneur de Floride Rick Scott. Le sénateur Marco Rubio, également présent, a, comme d’autres, les traits figés.
La photo a été prise vendredi, en fin de journée, dans les locaux de la police d’un comté endeuillé. On reconnaît d’ailleurs le shérif Scott Israel, à la droite de Melania Trump. Pendant quarante-huit heures, il a été le visage d’une tragédie, ne cessant d’informer les chaînes américaines sur la fusillade qui a coûté la vie à quatorze élèves et à trois adultes dans le lycée Marjory-Stoneman-Douglas, à Parkland. Une tuerie qui a ravivé un démon de l’Amérique.
Un peu plus tôt, Donald Trump s’était rendu au chevet de blessés, dans un hôpital du comté auquel est rattachée la petite ville. Deux photos le montrent avec le même sourire éclatant, avec le même pouce dressé, entouré de personnels de santé. Rien ne dit le drame qui a provoqué sa visite.
« Bullshit »
Il avait fallu attendre dix-sept heures après l’annonce du bilan, mercredi en fin d’après-midi, pour que le président s’adresse enfin avec gravité à la nation. Invitant solennellement les Etats-Unis à se rassembler autour de familles dévastées. Mais passant obstinément sous silence la peste des armes à feu qui obligent les présidents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Un Chilien qui a été victime d’agressions de la part d’un prêtre a été entendu samedi par un émissaire du pape chargé d’enquêter sur la couverture de ces abus.
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Le Vatican à l’écoute des victimes d’abus sexuels

Un Chilien qui a été victime d’agressions de la part d’un prêtre a été entendu samedi par un émissaire du pape chargé d’enquêter sur la couverture de ces abus.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 05h17
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 10h33
   





                        



   


« Pour la première fois, j’ai le sentiment qu’on nous écoute » : un Chilien victime d’abus sexuels de la part d’un prêtre s’est dit satisfait, samedi 17 février à New York, de son entrevue avec un envoyé spécial du pape chargé d’enquêter sur le cas d’un évêque chilien accusé d’avoir couvert ces abus. « Ce fut une longue entrevue, difficile sur le plan émotionnel », a dit ce témoin, Juan Carlos Cruz, à l’issue de sa rencontre avec l’émissaire du pape, Mgr Charles Scicluna. Cet archevêque maltais préside un conseil du Vatican chargé d’examiner les recours de prêtres soupçonnés de délits graves, comme les viols sur mineurs.
« Je suis très content d’avoir pu parler à Mgr Scicluna », lequel a fait preuve de « compassion » et d’« empathie », a ajouté M. Cruz, dans une déclaration à des journalistes à l’issue de son audition, qui a duré une heure et demie. « Je lui ai raconté des situations que j’ai vécues ou que d’autres ont vécues, et il pleurait, sincèrement », a poursuivi le témoin, qui affirme avoir remis à l’émissaire du Vatican des documents venant à l’appui de ses accusations.
Etape chilienne
Après une étape à New York, Mgr Scicluna est attendu lundi au Chili, où il doit recueillir d’autres témoignages. Le prélat maltais est chargé de tirer au clair le cas de l’évêque chilien Juan Barros, nommé par le pape François en 2015 à la tête d’un diocèse alors qu’il était soupçonné d’avoir tu les agissements d’un vieux prêtre pédophile, Fernando Karadima.
Cette affaire a empoisonné le récent voyage du souverain pontife dans ce pays (15 au 18 janvier). Fernando Karadima, un ancien formateur charismatique de prêtres, a été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes pédophiles dans les années 1980 et 1990. Il a été contraint de se retirer pour une vie de pénitence.
Des victimes de Karadima ont accusé Mgr Barros d’avoir assisté à certains actes de pédophilie sans les dénoncer.
Excuses aux victimes
L’omniprésence de Mgr Barros aux messes publiques célébrées par le pape dans trois villes différentes du Chili avait soulevé un tollé dans l’opinion publique chilienne.
« Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie », avait lancé le pape, apostrophé par des journalistes au Chili, avant de donner une accolade publique au prélat controversé.
Dans l’avion le ramenant à Rome, le pape avait dû présenter ses excuses aux victimes d’abus sexuels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le président contesté du pays a prévu la tenue de manœuvres militaires à la fin de février, afin de renforcer « l’âme nationale ».
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Au Venezuela, Maduro mise sur l’intimidation militaire

Le président contesté du pays a prévu la tenue de manœuvres militaires à la fin de février, afin de renforcer « l’âme nationale ».



Le Monde
 |    18.02.2018 à 03h34
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 10h46
   





                        



   


Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a annoncé samedi 17 février la tenue les 24 et 25 février de manœuvres militaires, auxquelles participeront également des civils, pour renforcer la capacité de défense du pays face à d’éventuelles menaces étrangères. « J’ai ordonné aux forces armées, conjointement avec notre peuple, dans une union civilo-militaire, de mener les manœuvres militaires “Independencia 2018” samedi 24 et dimanche 25 février », a annoncé M. Maduro dans une allocution diffusée par les médias.
Le président Maduro se trouvait dans l’Etat de Vargas, situé dans le nord du Venezuela, sur la mer des Caraïbes, où il assistait à l’appareillage du navire-école vénézuélien Simon-Bolivar pour un périple où il fera escale dans douze pays d’Amérique latine.
Ces manœuvres annuelles serviront à « parfaire l’efficacité des équipements, le mouvement des troupes, des chars, des missiles, des avions, des hélicoptères » et à renforcer « l’âme nationale », a précisé M. Maduro.
Menaces colombiennes ?
L’annonce des dates de l’édition 2018 des manœuvres est faite au lendemain d’accusations lancées par M. Maduro contre la Colombie. Selon lui, l’armée colombienne préparerait sous l’influence des Etats-Unis des provocations militaires contre le Venezuela en vue de déclencher un conflit armé entre les deux pays.
Lors d’un conseil des ministres, M. Maduro a affirmé vendredi que l’armée colombienne entraînait actuellement des dizaines de citoyens vénézuéliens qui devraient ensuite, selon lui, être chargés de mener des attaques en Colombie, vêtus d’uniformes de l’armée vénézuélienne, afin de déclencher un conflit bilatéral. M. Maduro a affirmé disposer de preuves de ses accusations.
Samedi, le président vénézuélien s’est montré défiant. « Nous n’accepterons jamais que la botte militaire impériale étrangère foule le sol sacré de la patrie vénézuélienne », a-t-il lancé. Il est candidat à un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle anticipée du 22 avril.
Craintes de fraude
L’opposition, elle, continue de mener des consultations pour décider si elle participera à cette élection. Elle dit craindre que M. Maduro ne se maintienne au pouvoir par la fraude, les autorités électorales vénézuéliennes lui étant favorables.
Des pays comme l’Argentine et la Colombie ont annoncé d’avance qu’elles ne reconnaîtraient pas le résultat de l’élection.
Le Venezuela se trouve dans une grave crise sociale et économique, avec des pénuries de nombreux produits de première nécessité, aliments et médicaments, et une hyperinflation qui devrait atteindre 13 000 % en 2018, selon le Fonds monétaire international.
La popularité de M. Maduro est au plus bas, plus de 70 % des citoyens souhaitant son départ selon des sondages, mais il bénéficie d’un fort soutien institutionnel, dont celui de l’armée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Des rescapés de la fusillade dans un lycée de Floride ont manifesté samedi, protestant contre la vente libre des armes aux Etats-Unis.
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Des lycéens américains interpellent Donald Trump sur le lobby des armes : « Honte à vous »

Des rescapés de la fusillade dans un lycée de Floride ont manifesté samedi, protestant contre la vente libre des armes aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 22h29
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 11h12
   





                        



   


Trois jours après la tuerie survenue dans un lycée de Floride, qui a fait dix-sept morts, de nombreuses voix s’élèvent aux Etats-Unis pour interpeller les autorités et dénoncer les liens puissants entre le parti républicain et le puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA) qui défend bec et ongles leur vente libre.
Donald Trump a ainsi été pris à partie samedi 17 février lors d’un rassemblement contre les armes à Fort Lauderdale (Floride), par des manifestants fustigeant le soutien financier du puissant groupe pendant la campagne présidentielle de 2016. « A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous », ont scandé des lycéens, dont certains rescapés de la fusillade.
« Si le président me dit en face que c’était une terrible tragédie (...) et qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais : 30 millions de dollars », a dit rageusement une jeune fille aux cheveux rasés en comparant cette somme au nombre de victimes des fusillades qui ont ensanglanté le pays depuis le début de l’année
Peu de condamnations politiques

Dans une allocution solennelle au lendemain de la fusillade, M. Trump avait insisté sur les problèmes mentaux du tueur, ne disant rien sur le droit de posséder une arme garanti par le deuxième amendement de la Constitution, ni sur les armes semi-automatiques comme l’AR-15 utilisé par le tireur de Floride.
M. Trump s’est entretenu samedi avec le maire de Parkland, avec le responsable de la police locale et avec le directeur du lycée où a eu lieu le drame. Dans la soirée, il a critiqué sur Twitter l’attitude du Parti démocrate après la fusillade. « Pourquoi les Démocrates n’ont-ils pas fait adopter une loi sur le contrôle des armes pendant qu’ils avaient la Chambre des représentants et le Sénat pendant l’administration Obama ? Parce qu’ils ne le voulaient pas, et maintenant ils ne font que parler ! », a écrit M. Trump.
Ayant lui aussi reçu des financements de la NRA, le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio a également évité de mentionner des contrôles plus stricts, martelant qu’une telle attaque « pourrait arriver n’importe où ».
Mitt Romney, le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2012, a de son côté déclaré qu’il était nécessaire de prendre des mesures pour « empêcher que de telles tragédies se reproduisent », se disant ouvert à une vérification plus stricte des antécédents pour les acheteurs d’armes. Le républicain, qui vient d’annoncer sa candidature au poste de sénateur de l’Utah, a pris soin de s’inscrire résolument en porte-à-faux de Donald Trump, sa bête noire au sein du parti.
Nikolas Cruz, 19 ans, avait été renvoyé l’année dernière du lycée Marjory Stoneman Douglas, situé dans la ville voisine de Parkland. C’est dans cet établissement qu’il a ouvert le feu au fusil semi-automatique, faisant 17 morts dont une majorité d’adolescents, avant d’être arrêté. Le jeune homme était suivi psychologiquement pour des problèmes de comportement mais il a profité de la législation très laxiste en Floride pour acheter légalement son arme l’année dernière.

        Lire aussi :
         

                Ce que l’on sait de Nikolas Cruz, l’auteur de la fusillade dans un lycée de Floride



Déjà signalé
Une enquête sociale lancée dans le cadre d’une auto-mutilation révélait dès septembre 2016 qu’il voulait acheter une arme à feu. « M. Cruz a des coupures récentes sur les deux bras. M. Cruz a déclaré qu’il prévoit d’acheter une arme à feu. Nous ignorons dans quel but il veut acheter l’arme à feu », indique un rapport laconique des services de protection de l’enfance cité par le quotidien South Florida Sun Sentinel.
Si ces faits dénotaient bien « certaines implications » pour sa sécurité, ces services avaient à l’époque conclu que le jeune homme était suivi de façon adéquate par son école et dans un institut spécialisé dans la santé mentale.
Nikolas Cruz était suivi « parce qu’il était désigné comme un adulte vulnérable à cause de troubles mentaux », selon le journal.
Le FBI a admis vendredi une grave défaillance en ayant ignoré le 5 janvier un appel d’un proche de Cruz qui décrivait son intention de tuer des personnes, y compris dans un établissement scolaire.
La police locale était elle aussi alertée sur la dangerosité de Cruz, a affirmé CNN. Sa mère adoptive, morte l’an dernier, « avait plusieurs fois demandé à la police de venir chez elle pour l’aider à faire face à ses accès de violence, à ses menaces et à son comportement autodestructeur ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’armée israélienne a visé plusieurs cibles à Gaza après un incident qualifié de « grave » par Benyamin Nétanyahou.
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L’aviation israélienne frappe Gaza après une explosion ayant blessé quatre soldats

L’armée israélienne a visé plusieurs cibles à Gaza après un incident qualifié de « grave » par Benyamin Nétanyahou.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 20h48
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 07h18
   





                        


Israël a mené samedi 17 février des raids aériens contre le Hamas à Gaza après une explosion qui a blessé quatre de ses soldats à la frontière avec l’enclave palestinienne, un des accès de violences les plus sérieux depuis la guerre de 2014.
Deux Palestiniens ont été tués par des tirs de l’armée israélienne, à l’est de la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ont déclaré, dimanche, des sources médicales palestiniennes, citées par l’Agence France-presse.
L’armée israélienne a annoncé avoir frappé six « cibles militaires appartenant à l’organisation terroriste Hamas » au pouvoir dans la bande de Gaza. Elle ripostait à une explosion ayant blessé plus tôt dans la journée quatre soldats israéliens, dont deux « grièvement », alors qu’ils patrouillaient dans la zone proche de la barrière entre Israël et l’enclave palestinienne, selon un communiqué de l’armée.
La vie des deux soldats grièvement blessés n’est pas menacée, a précisé le porte-parole de l’armée, le lieutenant colonel Jonathan Conricus.
Raids sur un « tunnel d’infiltration »
L’armée israélienne a immédiatement répliqué à l’explosion en tirant sur un poste d’observation situé non loin de l’explosion, à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Le tir a été confirmé par des sources de sécurité palestiniennes qui ont précisé qu’il n’avait pas fait de blessés.
Il a été suivi par des raids de l’aviation israélienne sur plusieurs cibles du mouvement islamiste Hamas, dont un « tunnel d’infiltration » en direction du territoire israélien et deux bases militaires. L’une des ces bases comprenait des sites de fabrication d’armes, selon l’armée. Ces raids aériens ont fait deux blessés côté palestinien, selon des sources médicales palestiniennes.
La branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al Qassam, ont assuré dans un communiqué avoir tiré sur les avions israéliens, ce qui serait un fait exceptionnel ces dernières années. Mais le porte parole de l’armée, le lieutenant colonel Jonathan Conricus a démenti. Par ailleurs, les capacités anti-aériennes du Hamas semblent très éloignées de représenter une menace pour l’ aviation israélienne. Peu après les raids, l’armée israélienne a fait état d’un tir, probablement de roquette, sur le sud d’Israël, en provenance de la bande de Gaza.
Grave incidents
Ces accès de violences représente un des incidents les plus sérieux à la frontière entre Israël et la bande de Gaza depuis la fin de la dernière guerre qui a opposé l’Etat hébreu au Hamas.
Le 8 juillet 2014, Israël a lancé l’opération « Bordure protectrice » contre la bande de Gaza, dans le but de faire cesser les tirs de roquette et détruire les tunnels creusés depuis l’enclave palestinienne. La guerre fait 2.251 morts côté palestinien, en très grande majorité des civils, et 74 morts côté israélien, quasiment tous des soldats.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en déplacement en Allemagne pour la conférence annuelle de Munich sur la sécurité, a qualifié l’incident de samedi de « grave ». « Nous répondrons de manière appropriée », a-t-il mis en garde dans un communiqué.
M. Conricus a déclaré qu’un « groupe voyou » avait revendiqué l’attaque, faisant allusion aux groupes salafistes présents à Gaza. Mais « de notre point de vue, le Hamas est responsable » car il autorise les manifestations de Gazaouis à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, a-t-il ajouté. Selon lui, l’engin à l’origine de l’explosion contre les soldats israéliens a été placé la veille, lors d’une de ces manifestations.
Cessez-le-feu fragile
Israël et le Hamas observent un cessez-le-feu fragile depuis la fin de la guerre de 2014, la troisième dans la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste y a pris le pouvoir en 2007. Au début du mois, l’armée de l’air israélienne avait mené des raids sur le sud de la bande de Gaza après des tirs de roquettes depuis l’enclave contre le territoire israélien.
Les tirs de roquettes sont généralement attribués à des groupes salafistes, dissidents du Hamas.
L’armée israélienne réplique systématiquement en ciblant en général des positions du Hamas, qu’elle dit tenir pour responsable de ce qui se passe dans l’enclave sous son contrôle.
Israël soumet l’enclave palestinienne à un rigoureux blocus depuis une décennie pour étrangler le mouvement islamiste Hamas, l’un de ses grands ennemis, qui dirige la bande de Gaza.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ 63 % des adhérents du parti ont souhaité démettre Henry Bolton, fragilisé par des propos racistes de son ex-compagne.
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Au Royaume-Uni, le leader du parti europhobe UKIP démis de ses fonctions

63 % des adhérents du parti ont souhaité démettre Henry Bolton, fragilisé par des propos racistes de son ex-compagne.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 19h32
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 02h01
   





                        



   


Le chef du parti europhobe britannique UKIP, Henry Bolton, a été démis de ses fonctions par un vote des adhérents samedi 17 février lors du congrès extraordinaire organisé à Birmingham. 63 % des adhérents se sont prononcés pour son départ. Elu en septembre 2017, M. Bolton avait fait l’objet d’un vote de défiance du comité exécutif du parti en janvier, après lequel il avait refusé de démissionner.
En cause, les propos racistes tenus par son ex-compagne visant la fiancée du prince Harry, Meghan Markle, dont le mariage avec Harry, prévu le 19 mai à Windsor, allait « souiller notre famille royale », selon les termes des SMS envoyés par Jo Marney à un ami. A la suite de la publication de ces messages, Henry Bolton avait assuré avoir mis fin à sa relation avec Jo Marney, de 29 ans plus jeune que lui, pour laquelle il avait quitté son épouse. Des photos les montrant ensemble avaient ensuite été publiées par les tabloïds britanniques.
Quel avenir pour l’UKIP ?
Déjà confronté à des difficultés financières, l’UKIP va devoir remplacer son leader pour la quatrième fois en moins de deux ans, depuis le départ du dirigeant historique Nigel Farage peu après le référendum du 23 juin 2016 qui avait décidé la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Une nouvelle élection doit être organisée dans les 90 jours. Pendant cette période, l’eurodéputé Gerard Batten assurera l’intérim. « Je pense qu’il sera très difficile pour le parti de survivre » à une nouvelle bataille de leadership, a déclaré Henry Bolton lors du congrès extraordinaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ L’annonce fait suite au décret présidentiel autorisant une intervention militaire afin de reprendre le contrôle de la sécurité de l’Etat de Rio de Janeiro.
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Brésil : un ministère extraordinaire de la sécurité publique créé

L’annonce fait suite au décret présidentiel autorisant une intervention militaire afin de reprendre le contrôle de la sécurité de l’Etat de Rio de Janeiro.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 18h36
   





                        



   


Face au chaos dans lequel est plongé l’Etat de Rio de Janeiro, le président brésilien Michel Temer a annoncé samedi 17 février la création d’un « ministère extraordinaire de la sécurité publique pour coordonner tous les efforts ».
« Il aurait été intolérable de laisser la situation de Rio telle qu’elle est parce que cela pose des problèmes dans d’autres Etats. Il faut protéger les plus vulnérables et pour cela, il faut unir nos efforts », a déclaré M. Temer, qui avait défini la veille le crime organisé comme une « métastase qui se propage dans le pays ».
Ce nouveau portefeuille, dont la création était évoquée en coulisses depuis plusieurs jours, sera une sorte de ministère de l’intérieur. Au Brésil, les forces de police sont décentralisées, sous l’autorité de chaque Etat du pays.
Décret inédit
Ce nouveau dispositif de sécurité a été annoncé à l’issue d’une réunion à Rio de Janeiro avec le gouverneur local et plusieurs ministres, au lendemain de la publication d’un décret qui a confié à l’armée le commandement des forces de police de cet Etat au sud-est du pays.
Inédit depuis la fin de la dictature militaire (1985), le décret signé vendredi, intitulé « intervention fédérale », octroie le commandement des forces de sécurité de Rio au général Walter Souza Braga Netto, directement subordonné au président Temer et non plus aux autorités locales de Rio.
Le décret est déjà en vigueur, mais il doit encore être validé par le Congrès, la chambre des députés ayant fixé le vote à lundi soir. La mission des militaires se poursuivra jusqu’au 31 décembre.
Cette « mesure extrême », comme le chef de l’Etat l’a définie lui-même vendredi, a été prise au lendemain du carnaval, qui a vu une multiplication des agressions et vols à main armée, mais les autorités locales sont déjà dépassées depuis de nombreux mois par la violence au quotidien et la guerre entre gangs de narcotrafiquants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ En réponse à un journaliste, Mateusz Morawiecki a évoqué, samedi, « des coupables polonais, de même qu’il y eut des coupables juifs, russes, des ukrainiens, et pas seulement des coupables allemands ».
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A Munich, le premier ministre polonais défend la loi controversée sur la mémoire de la Shoah

En réponse à un journaliste, Mateusz Morawiecki a évoqué, samedi, « des coupables polonais, de même qu’il y eut des coupables juifs, russes, des ukrainiens, et pas seulement des coupables allemands ».



Le Monde
 |    17.02.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 18h17
    |

            Thomas Wieder (Munich, envoyé spécial)








                        



   


La question est venue du fond de la salle. Elle a été posée par le journaliste d’investigation israélien Ronen Bergman, qui travaille au quotidien Yediot Aharonot, collabore au New York Times et vient de publier une histoire du Mossad, qui fait beaucoup de bruit (Rise and Kill first. The Secret History of Israel’s Targeted Assassinations, Random House, non traduit). Elle était destinée au premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, qui assistait, samedi 17 février, à la 54e Conférence de Munich sur la sécurité.
Rappelant qu’il était lui-même le fils d’une rescapée de la Shoah, M. Bergman a interpellé M. Morawiecki sur la loi mémorielle controversée, adoptée récemment à Varsovie, qui pénalise « l’attribution à la nation ou à l’Etat polonais, en dépit des faits, de crimes contre l’humanité ». Un texte qui a suscité les protestations de plusieurs pays dont les Etats-Unis et Israël, ainsi que l’indignation des historiens du monde entier, mais dont le président polonais, Andrzej Duda, a malgré tout annoncé la promulgation, le 6 février.

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« Si je raconte l’histoire de ma mère en Pologne, je serai considéré comme un criminel. Que cherchez-vous à faire, au juste ? », a demandé M. Bergman. Dans la même salle où venaient de prendre la parole le ministre allemand des affaires étrangères, Sigmar Gabriel, la première ministre britannique, Theresa May, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et où s’apprêtait à monter à la tribune le premier ministre français, Edouard Philippe, la question a déclenché un tonnerre d’applaudissements.
« Ce ne sera pas punissable »
Assis sur la scène à côté du chancelier conservateur autrichien, Sebastian Kurz, qui est arrivé au pouvoir en même temps que lui, en décembre 2017, et dirige un gouvernement auquel participe le parti d’extrême droite FPÖ, M. Morawiecki a répondu le plus calmement du monde. « Ce ne sera pas punissable, ce ne sera pas regardé comme criminel de dire qu’il y eut des coupables polonais, de même qu’il y eut des coupables juifs, des coupables russes, des coupables ukrainiens, et pas seulement des coupables allemands », a-t-il affirmé, avant de justifier la loi portée par son gouvernement, dirigé par le parti nationaliste ultraconservateur Droit et justice (PiS).
Sur Twitter, quelques minutes plus tard, M. Bergman a commenté de ces quelques mots les propos de M. Morawiecki : « Sa réaction est incroyable. »
Le chef du gouvernement a poursuivi ses explications. « Les ambassades polonaises ont eu à réagir 260 fois pour la seule année 2017 à l’expression “camps de la mort polonais”, “camps d’extermination polonais”. Eh bien, mesdames et messieurs, il n’y a pas eu de camps de la mort polonais. Il y a eu des camps de la mort allemands nazis, et le simple fait d’avoir à l’expliquer aujourd’hui est la conséquence de notre histoire. Pendant cinquante ans après la fin de la seconde guerre mondiale, quarante-cinq pour être précis, nous n’avons pu plaider notre cause. Il n’y avait pas d’Etat polonais indépendant », a dit M. Morawiecki.
Policer l’historiographie
Insistant sur l’aide apportée par des Polonais « à leurs frères et sœurs juifs » pendant la guerre, il a conclu : « Bien sûr qu’il n’y aura aucune poursuite de gens qui disent qu’il y a eu des assassins polonais. Mais nous ne pouvons être d’accord avec le fait de mélanger les assassins avec les victimes, parce que cela serait une offense à tous les juifs et tous les Polonais qui ont durement souffert pendant la seconde guerre mondiale. »
Ce long développement du premier ministre polonais à Munich correspond à une volonté de Varsovie de défendre pied à pied sa réputation et sa volonté de policer l’historiographie, malgré la polémique qui a pourtant assombri ses bonnes relations avec Israël.

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Dans une lettre datée du 12 février, le président du Sénat polonais, Stanislaw Karczewski, a lancé un appel aux Polonais émigrés, afin qu’ils veillent à la bonne image de la patrie. « Je vous prie de documenter et de dénoncer toute manifestation d’antipolonisme, ainsi que les écrits ou opinions nous portant outrage, a-t-il écrit. Je vous prie d’informer nos ambassades, nos consulats ou les consuls honoraires de toute déclaration mettant en cause le bon renom de la Pologne. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le ministre voyageait en compagnie du gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, Alejandro Murat, et de plusieurs fonctionnaires vers la ville de Pinotepa de San Luis, à environ 600 kilomètres au sud de Mexico.
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Au Mexique, 13 morts dans l’accident d’hélicoptère d’un ministre

Le ministre voyageait en compagnie du gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, Alejandro Murat, et de plusieurs fonctionnaires vers la ville de Pinotepa de San Luis, à environ 600 kilomètres au sud de Mexico.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 03h56
   





                        



   


Les habitants de Santiago Jamiltepec, dans le sud du Mexique, ont commencé samedi 18 février à enterrer les 13 victimes de l’accident d’hélicoptère survenu quelques heures après un séisme de magnitude 7,2 qui a secoué vendredi soir le pays, sans provoquer de dégâts majeurs.
Le drame s’est déroulé alors que des habitants de cette localité de l’Etat de Oaxaca étaient venus se réfugier dans une zone dégagée où ils pensaient pouvoir être en sécurité. « On voulait tous passer la nuit dehors, de peur que nos maisons ne s’écroulent en cas de nouvelle secousse » a raconté un des habitants.
L’hélicoptère militaire qui transportait le ministre mexicain de l’intérieur Alfonso Navarrete et le gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, Alejandro Murat – tous deux sortis indemnes de l’accident - s’est abîmé au sol au moment de l’atterrissage de nuit dans cette commune. « L’hélicoptère a fait plusieurs tours, puis s’est incliné, et il est tombé droit sur les gens » selon cet habitant de 56 ans. « On a senti le choc, qui a été presque aussi fort que le séisme ».
Le pilote a perdu le contrôle de l’appareil à environ 40 mètres du sol, a indiqué sur la chaîne Televisa le ministre mexicain, qui effectuait une inspection de la zone de l’épicentre du séisme.
Orchestre funéraire
Samedi, les autorités judiciaires de l’Etat ont confirmé la mort de cinq femmes, quatre hommes et trois enfants, qui se trouvaient au sol. Une autre personne est décédée lors de son transfert à l’hôpital. Quinze personnes ont par ailleurs été blessées. Des enquêteurs ont examiné le site de l’accident où l’on pouvait voir l’hélicoptère militaire basculé sur le flanc, une camionnette écrasée sous lui, et deux autres endommagées à proximité. Des chaises en plastique étaient renversées et des effets personnels visibles sur le sol.
Les habitants de la commune et les proches des victimes ont accompagné les cercueils en fin d’après-midi vers le cimetière au son des trompettes et saxophones d’un orchestre. « Je suis en état de choc, je ne peux pas parler, presque pas respirer » confiait une habitante dont la modeste maison au toit en tôle se trouvait en face du site de la tragédie.
Le sort d’acharne
Un puissant séisme avait eu lieu quelques heures plus tôt à une profondeur de 24 km selon l’USGC, ce qui pourrait expliquer en partie le peu de dégâts constatés. Il avait été fortement ressenti à Mexico, où le déclenchement de l’alarme sismique a précipité dans les rues la population de la mégapole aux 20 millions d’habitants, et fait resurgir l’angoisse éprouvée en septembre. Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 – le plus puissant en un siècle au Mexique – avait frappé le pays et endeuillé ce même Etat de Oaxaca, où 96 décès avaient été recensés.
« Nous sommes sortis en courant, c’est la seule chose qu’on peut faire », a déclaré, les yeux rougis par l’émotion, Kevin Valladolid, 38 ans, habitant du quartier Roma. « C’est vrai qu’on est déjà assez perturbés. A la moindre alarme qui retentit, on pleure, on est très stressés, on vit un flash back », a-t-il confié.
« Les escaliers les plus longs du monde »
Debout au milieu d’une avenue du même quartier, Graciela Escalante, 72 ans, gardait après la secousse les yeux fixés sur son appartement, situé au cinquième étage. « Cela a été horriblement fort. On a eu du mal à descendre, ça a été les escaliers les plus longs du monde, mais on a réussi à sortir avant que la terre se mette à trembler... on a cru que tout allait s’effondrer une fois de plus », a-t-elle raconté, tenant fermement la main de sa fille.
Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l’un des pays du monde où l’activité sismique est la plus forte. Le 19 septembre, au 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10 000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait fait 369 morts à Mexico.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Après l’annonce de poursuites contre treize Russes pour complot, les journaux américains dénoncent une « absence de leadership » de Trump.
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Ingérence russe : la presse américaine s’interroge sur la « mystérieuse réticence » de Trump à agir

Après l’annonce de poursuites contre treize Russes pour complot, les journaux américains dénoncent une « absence de leadership » de Trump.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 06h33
   





                        



   


Il n’y croyait pas. Dans une interview accordée au Time en décembre 2016, Donald Trump, alors qu’il n’était encore que « président élu », l’avait affirmé sans détour : « Je ne pense pas qu’ils aient interféré dans l’élection. » Ils, c’était les Russes. M. Trump, à qui les services de renseignement n’avaient pas encore présenté un dossier sur les interférences, avait ajouté : « Ça pourrait être tout autant la Chine. Ou un type obèse assis sur son lit au fin fond du New Jersey », disculpant en une phrase le Kremlin de toute velléité interventionniste.
Plus de deux ans plus tard, « il n’y a désormais plus de doute possible sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle », titre le mensuel The Atlantic, au lendemain des révélations du ministre de la justice américain. Ce dernier a annoncé, vendredi 16 février, poursuivre treize Russes et trois entités russes pour complot en vue de tromper les Etats-Unis. Un élément qui fait vaciller la stratégie de défense de la Maison Blanche, note à l’unisson la presse nationale.

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Car le document de 37 pages publié par le procureur spécial chargé de cette enquête, Robert Mueller, est une « bombe à fragmentation », pour le site d’information Wired. Pour l’heure, de fait, il n’établit pas de participation délibérée du côté de l’équipe de campagne de Donald Trump. Mais il n’en fait pas moins voler en éclats la ligne du président depuis les premiers soupçons de collusion. « Etes-vous toujours sûr de vouloir appeler ces accusations des “fake news”, monsieur le président ? », prend ainsi à partie l’éditorial du New York Times dès son incipit. 
Pour le quotidien, les rebondissements de vendredi sont « une charge directe contre la version de la réalité que Donald Trump a patiemment tenté de mettre en place depuis son élection ». Le président avait notamment jusqu’ici « tenté de discréditer l’enquête de Robert Mueller comme le fruit d’une chasse aux sorcières », rappelle le journal. Et celui-ci d’interpeller :
« Il faut désormais cesser de laisser les Russes s’en tirer impunément, M. Trump. »
« Trump est la première victime »
Mais Donald Trump – qui a pourtant été prévenu avant la conférence de presse du ministre de la justice, nous apprend la chaîne de télévision CNBC – ne semble pas avoir choisi de suivre ce conseil. Dans un tweet, le locataire de la Maison Blanche a préféré rappeler qu’il n’y avait « aucune collusion » et mettre en avant ce qui l’innocente, plutôt que de condamner l’action menée par la Russie.
Une réponse politique « inappropriée », selon le Washington Post :
« Le seul message qu’il devrait envoyer, à la fois au peuple américain et à Moscou, c’est que M. Poutine est responsable et que le gouvernement américain va riposter de manière appropriée à ces attaques. »
Une position d’autant plus justifiée que, pour le Wall Street Journal, « les preuves amenées jusqu’à présent souligne que le président Trump est la première victime de ces manœuvres russes, et qu’il devrait être furieux contre Vladimir Poutine ». Parce que ces soupçons ont « entaché toute la première année d’exercice de se présidence et affaibli son pouvoir, Donald Trump devrait publiquement déclarer son indignation à la Russie au nom du peuple américain ».

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Pour le Washington Post, ce manque de réaction de la part de Donald Trump fait ressortir « la déroutante et inexcusable absence de leadership présidentiel ». Et le quotidien d’en appeler ainsi au Congrès, qui « doit s’imposer pour défendre la nation ».
Un avis partagé par le New York Times, qui appelle notamment à « faire entrer en vigueur les sanctions votées largement l’an passé et signées à l’été ». Mais « cela impliquerait bien sûr que Donald Trump surpasse sa mystérieuse réticence à agir contre la Russie et à se concentrer plutôt sur la protection de son pays ». 
« Une trahison au serment »
Le quotidien USA Today va même plus loin, en estimant que cette absence de réaction de la part du président est « la base sur laquelle appuyer une procédure d’impeachment », soit une démission forcée. « Quel est l’intérêt d’avoir une république libre si le président fait l’aveugle quand un pouvoir étranger interfère avec notre pays ? », note le média.
« Notre droit fondamental à choisir nos propres dirigeants est attaqué et notre président non seulement ne fait rien contre cela, mais préfère en plus rester dans le déni. C’est une trahison au serment qu’il a prêté en prenant son poste. »
Comment dès lors expliquer le choix de Donald Trump de rester sur la défensive plutôt que de passer à l’offensive contre le Kremlin ? Pour le site Politico, c’est notamment parce que « ces accusations mettent en lumière quelque chose que Donald Trump s’est farouchement battu pour éviter : la question de la légitimité de son élection ». Le président est « notoirement irrité par le fait qu’un agent étranger ait pu expliquer au moins en partie sa réussite politique », souligne le site d’information.
Pour CNN, cette réplique de Donald Trump s’explique aussi par le « sérieux » de l’enquête Mueller. « Ces poursuites judiciaires sont bien réelles, et pourront conduire à des condamnations tout aussi réelles », note la chaîne de télévision. Dès lors, « il n’est plus possible pour Donald Trump de continuer à dénigrer l’enquête à l’avenir ».

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Or, il ne s’agit que d’un des cinq volets de l’investigation conduite par le procureur spécial. De fait, « M. Mueller n’a pas fini son enquête et n’a pas exclu la possibilité d’une collusion », souligne ainsi le Washington Post. Pour le quotidien, persister dans les dénégations est donc un pari dangereux pour le président des Etats-Unis, car nul ne sait ce qui viendra ensuite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La première ministre a déclaré, samedi à Munich, que « le Royaume-Uni respectera la compétence de la Cour de justice européenne » en matière de sécurité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/02/2018
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La concession majeure de Theresa May pour obtenir un traité de sécurité et défense avec l’UE

La première ministre a déclaré, samedi à Munich, que « le Royaume-Uni respectera la compétence de la Cour de justice européenne » en matière de sécurité.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 14h10
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 07h24
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Ce n’est qu’une minuscule phrase perdue au milieu d’un discours plutôt soporifique, mais elle amorce une nouvelle concession majeure de Theresa May dans la négociation sur le Brexit. Prenant la parole samedi 17 février au matin à la Conférence de Munich sur la sécurité, la première ministre britannique a appelé de ses vœux la signature, en 2019, d’un traité sur la sécurité entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE).
Ce texte devrait « respecter la souveraineté des systèmes juridiques du Royaume-Uni comme de l’UE », a-t-elle déclaré sans surprise. Mais, lorsque Londres coopérera avec Europol, ou le Système d’information Schengen (SIS) ou utilisera le mandat d’arrêt européen, « le Royaume-Uni respectera la compétence de la Cour de justice européenne [CJUE] », a ajouté Mme May.
Or, depuis octobre 2016, la première ministre a fait de la rupture avec la CJUE le symbole du retour à la souveraineté et une très nette « ligne rouge » dans les négociations avec les 27. Ce refus, réitéré à maintes reprises, contredisait sa volonté, elle aussi répétée, de poursuivre le maximum de coopération avec l’UE en matière de sécurité.

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La Cour de justice de l’Union européenne tranche en effet les contentieux en la matière. Sans reconnaissance de la compétence de la CJUE, pas de participation britannique au mandat arrêt européen dont Mme May, ministre de l’intérieur entre 2010 et 2016, connaît l’efficacité pour accélérer l’extradition des délinquants.
Appel à dépasser les « rigidités institutionnelles »
En une phrase, samedi, Theresa May a semblé abandonner sa rigidité sur ce point. « Nous devons trouver une formule solide et adaptée de résolution indépendante du contentieux », a-t-elle déclaré. A propos de l’échange des données, domaine crucial en matière de traque des criminels et de lutte contre le terrorisme, Mme May a aussi reconnu que Londres continuerait à respecter les règles de l’UE après le Brexit.
Pour masquer ces reculades, la première ministre a mis en avant la puissance des services secrets britanniques et le budget militaire du Royaume-Uni, qui comptent parmi ses principaux atouts dans la négociation sur le Brexit. Mme May les a abattus en adressant une menace à peine voilée à l’Union européenne. « A l’époque où nous vivons, aucun d’entre nous ne peut permettre que notre coopération soit entravée, que la sécurité de nos citoyens soit mise en danger par une concurrence entre partenaires, des rigidités institutionnelles et des idéologies bien ancrées », a-t-elle averti.

   


En position de faiblesse dans la négociation, Mme May appelle les 27 à dépasser leurs « rigidités institutionnelles » et à « faire ce qui est le plus utile, le plus pragmatique pour assurer notre sécurité collective ». D’où son souhait de négocier un traité sur la sécurité entre Londres et l’UE effectif « à partir de 2019 » (le Brexit est fixé au 29 mars 2019). Européens et britanniques « ne peuvent pas reporter cette discussion » et doivent « urgemment mettre en place un traité pour protéger tous les citoyens européens », a insisté Theresa May.
40 % des dépenses européennes de R&D dans la défense
En quittant l’UE, les Britanniques devraient quitter toutes les institutions de coopération et d’échanges de renseignements comme Europol, le Système d’information Schengen (SIS) et le Centre de renseignements de l’UE, et perdre le bénéfice du mandat d’arrêt européen. Mettant en avant l’affaiblissement réciproque que produirait un tel retrait, Theresa May souhaite maintenir le Royaume-Uni dans ces mécanismes après le Brexit. « Nous voulons continuer cette coopération après avoir quitté l’UE », a-t-elle appuyé.

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          Peter Ricketts : « Le Brexit impose au Royaume-Uni de repenser sa place dans le monde »



Une alerte sur cinq diffusée sur le SIS est émise par le Royaume-Uni, a-t-elle fait valoir. Le Royaume-Uni « est le seul membre de l’UE à dépenser 2 % de son PIB à la défense » (chiffre disputé avec la France) et pèse 40 % du total des dépenses européennes en matière de recherche et développement sur la défense, a-t-elle ajouté. D’où le « partenariat intense et privilégié » – une de ses expressions favorites valable en tout domaine - qu’elle souhaite conclure en tant que pays extérieur à l’UE.

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Le contenu d’un tel « partenariat » reste flou et la voie pour y parvenir n’est pas dénuée d’obstacles. Le Royaume-Uni a toujours rejeté l’idée d’« Europe de la défense » susceptible de mettre en cause la prééminence de l’OTAN, mais Mme May, soucieuse de préserver l’industrie britannique, souhaite bénéficier du Fonds européen de défense. Quant à la coopération en matière de renseignement et de police, elle reste également à négocier.
Le début de concession de Mme May sur la Cour de justice de l’UE pourrait faire bouger les lignes côté européen. Mais il pourrait aussi déclencher les foudres des ministres europhobes, prompts à rappeler ses fortes paroles à ce sujet. En janvier 2017, dans son discours de Lancaster House présentant ses objectifs pour le Brexit, n’avait-elle pas déclaré :
« Accepter un rôle pour la Cour de justice de l’UE, signifierait qu’elle conserverait son autorité légale directe dans notre pays. A tout point de vue, cela signifierait : ne pas quitter l’UE du tout. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le viol et le meurtre de la fillette avaient bouleversé l’opinion publique pakistanaise. Une violente manifestation contre l’inaction supposée de la police avait fait deux morts.
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Pakistan : le meurtrier d’une fillette condamné à mort

Le viol et le meurtre de la fillette avaient bouleversé l’opinion publique pakistanaise. Une violente manifestation contre l’inaction supposée de la police avait fait deux morts.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 11h30
   





                        


L’affaire avait bouleversé le Pakistan et alimenté la peur d’un tueur en série s’en prenant aux enfants de la ville de Kasur. Le principal suspect du viol et du meurtre d’une fillette a été condamné à mort samedi 17 février.
Imran Ali, 24 ans, a été reconnu coupable du meurtre de Zainab Fatima Ameen, 6 ans, dont le corps avait été retrouvé début janvier. La petite Zainab était le douzième enfant assassiné ces deux dernières années dans un rayon de deux kilomètres autour de Kasur. Ali, dont l’ADN a été retrouvé sur Zainab et six autres victimes, a confessé huit crimes au total.
#JusticeForZainab circulait sur les réseaux sociaux
Le viol et le meurtre de la fillette avaient bouleversé l’opinion publique pakistanaise. Une violente manifestation contre l’inaction supposée de la police avait fait deux morts à Kasur. Des célébrités, des hommes politiques de l’opposition et des anonymes exigeaient l’arrestation du coupable tandis que le hashtag #JusticeForZainab circulait sur les réseaux sociaux.

La cour a aussi condamné Imran Ali à plusieurs autres peines, dont une de prison à perpétuité, ainsi qu’à plusieurs amendes, pour un total de 3,2 millions de roupies (environ 23 700 euros), pour avoir notamment « caché le cadavre dans des ordures », a précisé le procureur général de la province du Pendjab. L’audience, qui ne s’intéressait pas aux autres victimes présumées d’Ali, s’est tenue à huis clos dans la prison Kot Lakhpat de Lahore pour des raisons de sécurité. Seuls les proches des victimes avaient accès à la salle d’audience, les journalistes étant retenus cinq cents mètres en amont.



                            


                        

                        

