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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Double champion olympique à Pyeongchang, Martin Fourcade est pourtant loin d’afficher sa sérénité habituelle, constatent le biathlète et ses proches.
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JO 2018 : Martin Fourcade, la victoire dans l’imperfection

Double champion olympique à Pyeongchang, Martin Fourcade est pourtant loin d’afficher sa sérénité habituelle, constatent le biathlète et ses proches.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 18h00
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Analyse. Sur la ligne d’arrivée, alors que tout l’encadrement de l’équipe de France de biathlon venait de poser pour une photo souvenir, dimanche 18 février, avec le quadruple champion olympique Martin Fourcade, on a failli gâcher l’ambiance. Question : « Malgré tout, il y a encore cette dernière balle dehors… » Réponse de Stéphane Bouthiaux, son entraîneur : « Cette dernière balle, on ne va pas y penser. Il a gagné ce soir et c’est tout. Rien d’autre à dire là-dessus. »

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Pas le soir pour les regrets : la médaille sera autant en or que s’il avait parcouru le dernier tour en solitaire après un sans-faute sur le dernier tir. Mais cette 20e balle à côté confirme la condition précaire - qu’elle soit physique, mentale ou les deux - dans laquelle se trouve Martin Fourcade à Pyeongchang.
Elle renforce l’impression laissée par son erreur de lecture du vent sur le premier tir des Jeux - le tir couché du sprint, où il avait fait trois fautes -, et par sa précipitation sur les deux dernières balles du 20 kilomètres, jeudi. Il a connu cette même difficulté à conclure dimanche soir, alors qu’il était le dernier à tirer sa cinquième balle et savait probablement que ses deux adversaires allemands en avaient raté au moins une.

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« Ce sont des erreurs que je ne fais pas en temps normal, comme la dernière balle aujourd’hui, constatait Fourcade après sa victoire. Je ne suis pas satisfait et ça vient bien de quelque part. Est-ce la pression ? Est-ce la fatigue qu’engendre l’attention autour de moi ? J’ai du mal à le définir. Je n’ai pas peur de finir le travail mais je n’arrive pas à le faire. »
Etat de fatigue avancé
L’homme qui ne ratait rien ou presque cette saison, montant sur le podium à chacune des 15 courses de Coupe du monde, en est tombé deux fois sur quatre et a vu chuter sa réussite au tir à 88,5 % (91 % jusqu’alors).
Si sa victoire semblait écrite au départ de la poursuite, pour laquelle il s’élançait en position idéale, il n’en était pas de même avant la mass-start dimanche. Son échec dans le 20 kilomètres l’avait déstabilisé, au point que le Français ait mal dormi depuis jeudi. Il se remettait aussi d’un début de trachéite.
Fourcade ne cache pas un état de fatigue avancé, au point de fermer les yeux pour s’offrir de microsiestes dès qu’il en a l’occasion. Dimanche, Fourcade était apparu perturbé jusqu’au départ de la course, raconte Stéphane Bouthiaux qui l’accompagne depuis ses débuts.
« Je n’étais pas vraiment serein au départ de la course. Aux essais de tir, il avait oublié sa carabine ; il tombe à la sortie de l’anneau de pénalité du premier tir, ce n’est pas du tout dans ses habitudes ; donc je pense que lui n’était pas serein non plus. Qu’il se demandait à quelle sauce il allait être mangé. »
«  Avec lui, c’est quasiment une science exacte »
Il en ressort une part d’humanité qui avait presque disparu. Ce sport est censé être imprévisible car soumis, en plus des variations de forme physique, aux aléas du tir. Donc aux aléas psychologiques et météorologiques.
Or, depuis deux saisons, Martin Fourcade « a fait perdre au tir son aspect aléatoire », observait avant les Jeux son premier entraîneur Thierry Dusserre. « Avec lui, c’est quasiment une science exacte. »
Mais les Jeux olympiques échappent à toute forme de contrôle, même lorsqu’on est, comme le dit le DTN (Directeur technique national) du ski français Fabien Saguez, « un personnage d’un autre monde, au-dessus de la mêlée ».

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« D’une manière personnelle je pense que cela a été pour lui des Jeux compliqués, disait Fabien Saguez dimanche soir, faisant le bilan des quatre courses individuelles de Fourcade. Quelque part, il s’était mis beaucoup de pression. On a vu qu’il avait très bien préparé son événement car il avait la capacité de gagner les quatre, mais ça ne se passe jamais comme ça, dans la vraie vie. »
Failles jamais entrevues cette saison
Le Français l’avait anticipé. A ceux qui prédisaient que ces Jeux seraient un duel entre Johannes Boe et lui, les deux hommes ayant remporté toutes les courses de l’année sauf une, il répondait que ce ne serait pas le cas. Car les Jeux sont toujours à part et le pas de tir exposé au vent dans le stade de Pyeongchang renforcerait l’incertitude.
Boe et Fourcade ont remporté trois courses sur quatre mais les Allemands (Arnd Pfeiffer vainqueur du sprint, Simon Schempp battu au jeté de ski lors de la mass-start) leur ont mené la vie dure.
Et les deux souverains de la Coupe du monde ont chacun montré des failles jamais entrevues cette saison. Dimanche, Boe a commis trois fautes sur son deuxième tir et laissé échapper toute chance de médaille. Sur ces JO, le Norvégien est retombé dans ses travers des années passées et sa médaille d’or apparaît presque comme miraculeuse.
Martin Fourcade, si soucieux de l’image de son sport, a poussé le vice jusqu’à entretenir le suspense au long des quatre courses individuelles. Cela rend le biathlon plus excitant encore, mais on ne jurerait pas qu’il l’ait fait exprès.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ « Le Monde » a suivi pendant deux jours des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) et de la brigade de soutien de quartier (BSQ) dans le quartier de Petit-Colombes, haut lieu du deal dans les Hauts-de-Seine.
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A Colombes, la police joue la carte de la proximité

« Le Monde » a suivi pendant deux jours des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) et de la brigade de soutien de quartier (BSQ) dans le quartier de Petit-Colombes, haut lieu du deal dans les Hauts-de-Seine.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h56
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h01
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

A Colombes, il fut un temps où « Grosses Dents », le patron de la brigade anticriminalité (BAC), faisait respecter la loi. Il était épaulé par « Grand Slip ». Aujourd’hui, c’est « Passe-partout » qui court après le « P’tit Nunuche » – un cambrioleur un peu benêt – et tient à l’œil « Biggy » – une petite main du trafic de cannabis dotée d’un léger embonpoint.
Dans les cités, tout le monde porte un « blaze » (surnom), les policiers comme les jeunes. « Passe-partout », 45 ans, s’appelle Vincent. Il est brigadier-chef au sein de la BAC de cette ville des Hauts-de-Seine de 85 000 habitants qui abrite le quartier du Petit-Colombes, haut lieu du deal où les règlements de comptes à l’arme à feu sont fréquents. Sous ses ordres, une équipe de quatre « saute-dessus » : c’est ainsi que, dans la police, sont baptisés ces agents en civil chargés de faire du « flag » (flagrant délit). « Quand on reste suffisamment longtemps sur un territoire, les jeunes finissent par nous affubler de surnoms », sourit Vincent.

« Tête de lion », « Yeux bleus »… « Passe-partout » connaît aussi les leurs, un atout précieux pour « comprendre qui fait quoi dans la cité ». Cela fait quinze ans qu’il arpente les rues de Colombes, quinze ans qu’il joue « au chat et à la souris » avec les délinquants et qu’il affine sa méthode de travail. Il n’a pas attendu le lancement de la police de sécurité du quotidien (PSQ), annoncée jeudi 8 février par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, pour tourner le dos à la doctrine dominante. « Faire uniquement de la répression et du chiffre, cela n’a aucun intérêt et c’est contre-productif, affirme-t-il. Je crois au contact et au dialogue. » Des réformes, Vincent en a vu passer d’autres. Aucune n’a su harmoniser les pratiques. « Dans les faits, tout dépend de la conception que chacun a de son métier », résume-t-il.
« Souple mais ferme »
Comme « Passe-partout », cela fait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’ancien numéro 2 du Front national réunissait dimanche ses partisans dans le Pas-de-Calais.
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A Arras, Florian Philippot exalte le patriotisme et plaide pour la sortie de l’Europe

L’ancien numéro 2 du Front national réunissait dimanche ses partisans dans le Pas-de-Calais.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 18h16
   





                        



   


Devant quelque 500 militants réunis à Arras (Pas-de-Calais), Florian Philippot a établi dimanche 18 février la feuille de route de son parti les Patriotes. « Soyons les bâtisseurs éclairés d’un avenir français ou le faible sera aidé, (...) l’excellence valorisée, la beauté encouragée, la culture transmise, les règles respectées et la santé protégée », a-t-il lancé.
« Oui il nous faudra pour notre salut quitter l’Union européenne, faire le Frexit et non continuer à faire croire à nos compatriotes qu’on réformera l’Europe, qu’on pourra faire avec l’euro ou avec Schengen ».
Alors que M. Philippot veut une sortie immédiate de l’euro, le Front national a lui renoncé, après la présidentielle, à faire de cette idée sa priorité.
Lors de ce discours fondateur, M. Philippot a affirmé que « les extrêmes sont des impasses. On croit à un moment à la mutation d’un parti et il suffit d’un échec pour que tout déraille et que les vieux démons, qu’on croyait éloignés, ressurgissent ». 
Pour lui, En Marche est « de la grosse guimauve démocratique », le PS est « en bout de course », les Républicains « divisés comme jamais, (...) obligés d’en revenir à l’enfumage », et le FN « embourbé, pathétique », avec une « petite boutique qui se rediabolise » grâce à « papa » (Jean-Marie Le Pen).

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Plaidoyer pour le patriotisme
« Le patriotisme c’est l’avenir, le patriotisme c’est la paix, c’est l’unité, c’est l’occasion historique de réconcilier définitivement ce qui reste de la gauche et ce qui reste de la droite sur une seule idée, la France », selon M. Philippot.
Florian Philippot a aussi souhaité parler de l’immigration « sans hystérie » mais a jugé que « l’immigration massive ne peut plus durer parce qu’elle assèche des régions entières ». Il a défendu « un pacte avec les pays africains, ici la fermeté, et là-bas le soutien au développement ». Il a plaidé pour déchoir de leur nationalité tout Français parti combattre « avec les terroristes islamistes ».
Le promoteur britannique du Brexit Nigel Farage a souhaité « bonne chance » (en français) à M. Philippot dans un message vidéo. « Ne doutez jamais », même s’il « faut être patients » car « les gens vous diront que c’est impossible », a prévenu l’ancien leader du parti europhobe UKIP.



                            


                        

                        


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Entretien

En Afrique, quand le rêve de football aboutit à « la traite d’êtres humains »

De jeunes joueurs sont récupérés par des réseaux criminels de prostitution ou de trafic de drogue, explique le journaliste Christophe Gleizes, auteur d’un livre sur le sujet.

Pierre Lepidi
    



LE MONDE
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        Le 18.02.2018 à 18h15

     •
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        Mis à jour le 18.02.2018 à 18h22






    
Sur un terrain de Johannesburg, en Afrique du Sud, en juillet 2010.
Crédits : MONIRUL BHUIYAN / AFP


Entretien. Les footballeurs africains évoluent aujourd’hui sur les terrains du monde entier et ils n’ont jamais été aussi nombreux. Selon une enquête du Centre international d’étude du sport (CIES), ils représentent 23 % de l’ensemble des joueurs de première division en Europe. En Asie, la proportion atteint 27 %. Mais derrière ces joueurs de l’élite, combien sont-ils à avoir déjà confié leurs économies ou celles de leur village à un intermédiaire peu scrupuleux pour un test plus ou moins aléatoire dans un club ? Selon l’ONG Foot Solidaire, plus de 6 000 mineurs quittent chaque année l’Afrique pour tenter leur chance.

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Dans son roman Le Ventre de l’Atlantique (éditions Anne Carrière, 2003), Fatou Diome racontait le rêve de Madické, un jeune Sénégalais prêt à tout pour évoluer en Ligue des champions. Quinze ans plus tard, les ambitions des footballeurs africains sont toujours les mêmes, et l’Europe reste un miroir aux alouettes. Dans Magique système, l’esclavage moderne des footballeurs africains (éditions Marabout), un ouvrage coécrit avec le journaliste Barthélémy Gaillard, Christophe Gleizes, reporter pour les magazines So Foot et Society, dénonce la face cachée de ce système fait d’ambitions démesurées et de vendeurs de rêves.
Comment avez-vous réalisé votre enquête ?
Christophe Gleizes Pendant neuf mois, nous avons parcouru six pays d’Afrique de l’Ouest [Sénégal, Gambie, Mali, Cote d’Ivoire, Ghana et Togo] et nous avons rencontré tous les acteurs du football local. Ce travail a permis de faire une radiographie du foot, du petit club de quartier aux fédérations nationales, en passant par les académies et les centres de formation.
Les histoires de joueurs que nous avons entendues sont tristement banales : un jeune se fait arnaquer de 3 000 ou 4 000 euros parce qu’il a l’espoir de jouer dans un grand club, et aujourd’hui il n’a plus rien, ne peut même plus rentrer chez lui. Même si la somme est colossale pour lui et son entourage, le montant n’est pas énorme vu d’Europe et l’arnaque n’est pas spectaculaire. Quand c’est la cinquantième fois qu’on vous raconte cette histoire, vous finissez par vous dire : « Comment ce trafic qui touche les plus démunis peut-il perdurer ? »
Ces arnaques artisanales ont en fait un rendement industriel, parce qu’à chaque coin de rue en Afrique, les enfants jouent au foot. C’est donc une main-d’œuvre inépuisable et bon marché. Il faut aller sur place pour se rendre compte de ce vivier incroyable dans lequel tous les clubs européens viennent piocher allègrement, de manière légale ou non.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
C’est de voir à quel point les footballeurs africains sont aimantés par l’eldorado européen. L’Europe est totalement idéalisée et la force du rêve est incroyable. Je le savais, bien sûr, mais je n’avais pas conscience de l’ampleur, de la force de ce graal que représente la Ligue des champions, par exemple.

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Même s’ils galèrent pendant dix ans, même s’ils ont été ruinés par un agent véreux, des joueurs continuent de penser qu’ils sont le joueur unique, la future star, le Didier Drogba de demain. Alors que, très sincèrement, beaucoup ne jouent pas mieux au foot que vous et moi ! Mais ils sont bercés de rêves et comme hypnotisés par des gens qui leur font croire n’importe quoi.
Peut-on comparer cet exode avec celui des migrants ?
Oui, parce qu’on retrouve les mêmes logiques, les mêmes problématiques. Les jeunes footballeurs utilisent le sport comme moyen d’immigration parce qu’ils pensent que c’est plus facile d’atteindre l’Europe par ce biais-là qu’en montant dans une barque et en traversant la Méditerranée. Quant aux agents de joueurs et autres rabatteurs, on peut les comparer à des passeurs. Ce sont des illusionnistes, des marchands d’esclaves.
Vous comparez ce trafic à une forme d’esclavage moderne ?
Il y a effectivement certains cas qui peuvent être considérés comme tels. En bout de course [après des tests non concluants dans les championnats plus prestigieux], les migrants footballeurs se retrouvent en situation irrégulière en Hongrie ou en Grèce… On leur confisque leurs papiers et ils deviennent clandestins, endettés jusqu’au cou et traités comme du bétail.

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Ils connaissent des moments de désespoir ultime car ils ne peuvent pas repartir chez eux à cause de la honte provoquée par leur échec. Il faut savoir que leur famille s’est parfois endettée pour leur permettre de passer un test dans un club et que la pression de la communauté est très forte.
Certains joueurs sont récupérés par des réseaux criminels de prostitution, de trafic de drogue… Ce que raconte ce livre, c’est le système de traite des footballeurs africains, car il s’agit bel et bien d’un commerce d’êtres humains.
Les clubs européens sont-ils complices ?
Ils se cachent souvent derrière ces petites académies poubelles qui pullulent en Afrique. Elles s’appellent Deportivo Academy, Young Star Academy… C’est un business misérable qui n’a rien à voir avec un mastodonte comme Aspire [un programme de détection de footballeurs financé par le Qatar et qui prospecte principalement en Afrique].
En ne payant pas toujours ou pas intégralement les indemnités de formation [un mécanisme de solidarité assurant aux clubs formateurs une contrepartie financière], les clubs européens nuisent au développement du football local. Un jeune Africain ne peut donc pas gagner les 300 ou 400 euros par mois qui lui permettraient de nourrir sa famille avant de s’exiler en Europe. Au Brésil par exemple, ces indemnités sont versées aux clubs formateurs. Elles permettent aux jeunes footballeurs de vivre de leur passion et rehaussent le niveau du championnat.
Mais, en Afrique, tout est fait pour que la situation des jeunes joueurs reste la même afin qu’on puisse piller massivement les ressources et sortir les joueurs de ce vivier. C’est une marchandisation de l’être humain.
Les joueurs ont-ils une part de responsabilité ?
Ils sont broyés dans un système plus puissant qu’eux. On peut dire quand même qu’ils sont complices dans la mesure où ils acceptent souvent de mentir sur leur âge pour augmenter leur valeur. On leur fait des papiers où on modifie leur date de naissance pour les rajeunir. Lors de la dernière Coupe du monde des moins de 17 ans, 26 joueurs nigérians sur les 60 sélectionnés avaient triché sur leur âge. Deux semaines plus tard, ce sont 14 Camerounais qui ont été démasqués…

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Les clubs européens sont également complices. Ils sont dans une attitude coloniale qui se manifeste par une extorsion de « matières premières » sans aucune contrepartie pour le continent africain.
Quel serait le conseil à donner aux jeunes footballeurs africains ?
Ils pensent tellement être le joueur d’exception, le prochain Yaya Touré, que je pense qu’un conseil ne servira à rien. C’est difficile de répondre… Il faudrait quand même leur dire de se méfier, de faire attention aux réseaux. Un papier de Manchester United ou une lettre d’invitation signée par le Real Madrid est tellement facile à imiter. Je leur conseillerai aussi de s’inscrire au sein de leur fédération nationale. Mais la force du rêve est si puissante qu’ils continueront de penser qu’« ailleurs vaut mieux qu’ici » ou qu’« il vaut mieux mourir que renoncer ».
Magique système, l’esclavage moderne des footballeurs africains, de Barthélémy Gaillard et Christophe Gleizes, éditions Marabout, 184 p., 15,90 euros.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Si vous vous êtes mis au vert durant le week-end, d’autres se sont mis à l’or et au bronze. Récapitulatif de ces deux derniers jours d’actualité.
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JO 2018, Trump, Iran, Wauquiez… les cinq informations à retenir du week-end

Si vous vous êtes mis au vert durant le week-end, d’autres se sont mis à l’or et au bronze. Récapitulatif de ces deux derniers jours d’actualité.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 18h19
   





                        



   


Trois nouvelles médailles pour les tricolores aux JO 2018 :
Si vous vous êtes mis au vert durant le week-end, d’autres se sont mis à l’or et au bronze. En deux jours, les sportifs français ont fait grimper, aux Jeux olympiques d’hiver, en Corée du Sud, le compteur à médailles tricolore, qui compte désormais dix breloques, dont quatre en or. La France est ainsi septième du classement dimanche soir, à égalité parfaite avec l’Autriche.
Dans le détail, Martin Fourcade a offert une nouvelle médaille d’or à la France dimanche dans l’épreuve mass start (15 km) de biathlon. C’est son deuxième titre olympique à Pyeongchang et le quatrième de sa carrière – un exploit qui en fait le Français le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver.

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Dimanche matin, le skieur Alexis Pinturault a décroché le bronze sur le slalom géant. Avant lui, les fondeurs français ont sorti une immense course lors du relais 4 × 10 km, s’emparant de la troisième place, après avoir tenu tête à la Norvège et la Russie.

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En Floride, Donald Trump pris à partie par des lycéens victimes du tireur de Parkland
Lors d’un rassemblement samedi soir à Fort Lauderdale, une survivante du massacre perpétré dans un lycée de Parkland mercredi, a dénoncé avec force les liens du président avec la National Rifle Association (NRA). « A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous ! », a crié Emma Gonzalez, après avoir fustigé M. Trump pour avoir reçu le soutien financier du puissant groupe pendant la campagne présidentielle de 2016. « Honte à vous ! », a repris en chœur la foule.
Pour répliquer, Donald Trump s’en est pris à son meilleur ennemi du moment : le FBI. M. Trump a accusé la police fédérale de n’avoir pas su empêcher cette tuerie, jugeant qu’elle passait « trop de temps » à enquêter sur les interférences russes dans l’élection de 2016.

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Mauvais week-end pour Laurent Wauquiez, enregistré à son insu
« Si j’ai la moindre interface qui sort par le moindre élève, là, pour le coup, ça se passera très mal », avait prévenu Laurent Wauquiez devant les étudiants de l’Ecole de management de Lyon. Raté : un enregistrement de la conférence du président des Républicains a été diffusé par l’émission « Quotidien ». L’ancien ministre y tient des propos très virulents sur l’ancien président Nicolas Sarkozy, évoque une « cellule de démolition » mise en place par Emmanuelle Macron contre François Fillon, ou pronostique que Gérald Darmanin « va tomber » après une plainte pour viol déposée contre lui.
Laurent Wauquiez a dénoncé samedi la diffusion de ses propos, « enregistrés de façon illégale avec des méthodes peu déontologiques qui ouvrent la voie à des suites judiciaires ». Mais le mal est fait, et les critiques se sont multipliées ce week-end contre l’homme fort des Républicains, y compris dans son propre camp.

   


En Iran, un avion de ligne s’écrase avec plus de soixante passagers à bord
Un avion de ligne iranien s’est écrasé, dimanche 18 février, dans une région montagneuse du sud-ouest de l’Iran, a annoncé un porte-parole de la compagnie iranienne Aseman Airlines. La zone étant difficile d’accès pour les secours, on ignore encore le sort des soixante-six personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil.
Héritage Hallyday : les deux aînés de Johnny intentent une nouvelle action en justice
C’est un nouvel épisode dans l’imbroglio juridique autour du testament de Johnny Hallyday. Après avoir contesté le testament de leur père, Laura Smet et David Hallyday veulent obtenir un droit de regard sur l’album posthume de Johnny Hallyday ainsi que le gel de son patrimoine. Le chanteur, mort le 6 décembre, a travaillé une grande partie de l’année 2017 à ce 51e album studio, inachevé, pour lequel une dizaine de chansons ont été enregistrées.

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Riyad. Les Saoudiennes pourront créer leurs propres entreprises, sans tuteur masculin
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Un autre homme, randonneur à ski, a été tué dans un secteur hors-piste en Savoie.
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Savoie : deux skieurs meurent dans une avalanche à Val d’Isère

Un autre homme, randonneur à ski, a été tué dans un secteur hors-piste en Savoie.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 18h32
   





                        


Deux personnes, un homme de 43 ans et sa fille de 11 ans sont morts, emportés par une avalanche à Val d’Isère (Savoie), dimanche 18 février. Originaires de la région parisienne, ils skiaient sur la piste de la Combe du Géant fermée en raison du risque d’avalanche, dans le secteur du glacier du Pisaillas, ont précisé les CRS de Courchevel intervenus rapidement sur place.
Les circonstances exactes de l’accident n’étaient pas encore connues en fin d’après-midi. Le parquet d’Albertville a ouvert une enquête.
Ce même dimanche, toujours en Savoie, un randonneur à ski a été tué dans le massif de l’Etale, au-dessus de la station de la Giettaz-en-Aravis, quand une corniche a cédé sous son poids dans un secteur hors-piste appelé la Combe à Claudius.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels du soin, de la prévention, et de chercheurs estime qu’une information à caractère sensationnel n’aidera pas à prévenir les risques associés aux nouvelles technologies.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/02/2018
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Enfants face aux écrans, « ne cédons pas à la démagogie »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels du soin, de la prévention, et de chercheurs estime qu’une information à caractère sensationnel n’aidera pas à prévenir les risques associés aux nouvelles technologies.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h11
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. Nous sommes des professionnels du soin, de la prévention, et des chercheurs spécialisés dans le champ de la petite enfance, de l’enfance, de l’autisme, et de l’addiction. Conscients des dangers des écrans chez les plus jeunes, nous souhaitons pourtant témoigner de nos inquiétudes face aux affirmations erronées dont certains médias se font l’écho, notamment dans le reportage d’« Envoyé spécial » « Accros aux écrans » (18 janvier, France 2).
Depuis quelque temps, des vidéos circulent sur le Net : des signes d’autisme surviendraient chez des tout-petits très exposés à la télévision. Des chiffres effrayants sont avancés : un enfant sur vingt, dans chaque classe d’âge, dans une ville donnée. Des chiffres cinq fois supérieurs aux statistiques communément citées sur la prévalence des troubles du spectre autistique ! Enfin, affirmation tout aussi fantaisiste, il nous est assuré que la suppression des écrans conduit dans la majorité des cas à la disparition des symptômes en un mois.
Carences éducatives et affectives
Ces vidéos évoquent de très nombreux enfants exposés aux écrans 6 à 12 heures par jour, ceci même en l’absence de problématique sociale ou familiale précise-t-on. Or un enfant laissé de façon aussi importante devant un récepteur est de facto victime d’une carence éducative et/ou affective grave. Si la régulation de cette consommation est indispensable, elle ne suffira en aucun cas à compenser l’ensemble des effets du défaut de soins sur le développement de l’enfant. A l’évidence de telles situations requièrent une prise en charge pluridisciplinaire rapide et conséquente.

Par ailleurs, aucune étude à ce jour ne permet d’établir une relation de causalité entre consommation d’écrans et autisme. Ce qui est en revanche fréquemment constaté, c’est un intérêt précoce des enfants atteints de troubles autistiques pour les écrans, qui prend une forme répétitive et qui est en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Depuis un an, la FFR refuse de financer l’Amicale des internationaux du rugby français. Qui vit très mal la situation.
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Rugby : l’attitude pas très amicale de la Fédération envers son association d’anciens joueurs

Depuis un an, la FFR refuse de financer l’Amicale des internationaux du rugby français. Qui vit très mal la situation.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h41
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Ils ont cessé de jouer depuis des décennies déjà, mais ils se font encore du souci. L’Amicale des internationaux du rugby français (AIRF) craint pour son avenir. Dans un courrier en date du 14 février, l’association des anciens joueurs du XV de France a averti ses adhérents de « sérieuses menaces » venant… de la Fédération française de rugby (FFR). Statutairement, la petite structure dépend pourtant de la « fédé » depuis 1932.
Cet argument historique semble peu émouvoir Bernard Laporte. Dès février 2017, deux mois après son élection, le nouveau président de la FFR décidait de couper les vivres à l’Amicale. Dit autrement : fin immédiate de la convention et des subventions fédérales. Une mesure prise « sans aucune concertation », regrette aujourd’hui Jean Gachassin, président de cette Amicale, après avoir été celui de la Fédération française de tennis.

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Sa lettre dénonce une « décision dénuée de tout respect et de toute reconnaissance de la FFR à l’égard des générations et des légendes du rugby français. » « Ce qui est en train de se passer est très grave », conclut le texte, qui en appelle à la « mobilisation » pour maintenir en vie l’association. Le budget du collectif se rapproche aujourd’hui du néant, hormis la cotisation annuelle de sa centaine de membres : près de 30 euros par adhérent.
« On nous a pris en grippe », estime Jean-Claude Gavoux, secrétaire général de l’« asso », jadis intendant du XV de France. Parmi les anciens internationaux, eux aussi indignés, quelques figures de l’Ovalie : Pierre Villepreux et Jean Gachassin (vainqueurs du Grand Chelem de 1968 au Tournoi des cinq nations), mais aussi Pascal Ondarts, Jean-Pierre Garuet, Eric Champ ou Philippe Dintrans (finalistes de la Coupe du monde 1987).
La « commission des internationaux »
Depuis un an, l’Amicale s’ajoute à d’autres victimes de la présidence Laporte. Il y eut d’abord le duo d’entraîneurs de l’équipe de France féminine, congédié malgré un titre au Tournoi des six nations ; puis le patron de l’arbitrage, ou encore de la commission médicale ; et enfin le sélectionneur du XV de France masculin, Guy Novès, viré sans autre forme de procès. Tous associés de près ou de loin à l’époque de Pierre Camou, prédécesseur de M. Laporte.
Contactée par Le Monde, la direction de la FFR se défend de toute « discrimination » à l’encontre de ces anciens internationaux. Pour justifier la disparition des subventions, Christian Dullin, nouveau secrétaire général de la « fédé », avance l’argument que « l’Amicale n’avait pas un rôle clairement établi » et résume son action à l’organisation de matchs de gala « de plus en plus rares » au fil du temps.
Le dirigeant évoque aussi « l’affaire de billetterie » révélée en novembre 2016, au cœur de la campagne qui opposait Bernard Laporte à Pierre Camou. Le site « Mediapart » accusait alors Gérald Martinez, le précédent responsable de l’Amicale, d’avoir profité pendant des années de sa fonction pour se livrer à un trafic de billets de matchs du XV de France.
Un an plus tard, en décembre 2017, la « fédé » a finalement créé une nouvelle commission pour remplacer en interne l’association : « la commission des internationaux ». A terme, la cellule devrait fonctionner avec un budget équivalent à celui de l’Amicale autrefois. Une somme fluctuante au gré des années et estimée à plus de 50 000 euros lors de la saison 2015-2016.
« Pas une affaire politique »
La composition de cette nouvelle commission peut surprendre. Outre deux anciens joueurs galonnés (Alain Lorieux et Pascal Papé), elle comprend aussi deux invités plus inattendus, tous deux sympathisants de l’équipe Laporte : Michel Tachdjian, seulement 3 matchs avec les Bleus en 1991, et Henri Mioch, jamais sélectionné en équipe de France. L’ex-joueuse Danièle Irazu figure aussi dans ce groupe restreint, tout comme elle figurait parmi les quatorze membres du comité directeur de l’Amicale.
« Comme pour toutes les commissions, les nominations ont été faites en interne », explique Christian Dullin. Le secrétaire général assure que la création de cette entité a d’abord fait l’objet d’une annonce au comité directeur de la fédération. Sur le site Internet de la FFR, impossible d’en trouver trace : le dernier procès-verbal publié remonte à une réunion du… 22 septembre 2017.
« Je ne suis pas plus pro-Laporte que pro-Camou », assure Alain Lorieux, président de cette commission, qui s’est réunie pour la première fois en janvier. Proche de M. Dullin, le finaliste du Mondial 1987 précise : « Nous ne sommes fermés à personne. Je n’en fais pas une affaire politique. Moi, ce qui m’intéresse, c’est tous les anciens internationaux laissés pour compte. » 
Samedi 17 mars, à l’initiative des Gallois, le prochain pays de Galles-France pourrait déjà donner lieu à un rassemblement : des retrouvailles entre vainqueurs du Tournoi des cinq nations 1968, à Cardiff, un demi-siècle après le premier Grand Chelem français.
Alain Lorieux entend aussi impliquer les retraités des Bleus dans la promotion de la Coupe du monde 2023 en France. Il travaille déjà au recensement de tous ceux encore en vie : plus de 600, selon ses calculs. Mais nulle mention de Bernard Laporte, le président n’ayant jamais été convoqué en équipe nationale du temps où il jouait à Bordeaux-Bègles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Une survivante du massacre, lors d’un rassemblement samedi soir, a dénoncé avec force les liens du président états-unien avec la NRA, le lobby des armes.
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En Floride, Trump, pris à partie, accuse le FBI de n’avoir pas su empêcher la tuerie

Une survivante du massacre, lors d’un rassemblement samedi soir, a dénoncé avec force les liens du président états-unien avec la NRA, le lobby des armes.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 15h45
   





                        


Donald Trump repasse à l’offensive. Accusé samedi par des lycéens de ne pas en faire assez sur le contrôle des armes à feu après la tuerie dans leur établissement scolaire, le président américain a répliqué, dimanche 18 février. Et s’en est pris à son meilleur ennemi du moment : le FBI.
Le massacre de 17 personnes dans un lycée de Floride, mercredi 14 février, a fourni l’occasion au président des Etats-Unis de s’attaquer à nouveau à la police fédérale. M. Trump a accusé cette dernière de n’avoir pas su empêcher cette tuerie, jugeant qu’elle passait « trop de temps » à enquêter sur les interférences russes dans l’élection de 2016.
« Vraiment dommage que le FBI ait manqué tous les signaux envoyés par le tireur de l’école de Floride. Ce n’est pas acceptable », a tweeté le président américain. « Ils passent trop de temps à essayer de prouver la collusion russe avec la campagne Trump. Il n’y a pas de collusion. Revenez-en aux bases et rendez-nous tous fiers de vous ! », a-t-il ajouté.

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Fortes critiques
Dénonçant les commissions, enquêtes et « haine entre partis » provoqués par l’affaire russe, Donald Trump a également affirmé dimanche que Moscou avait « réussi au-delà de ses rêves les plus fous » si son intention était bien de « semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis ». « Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l’Amérique ! » a poursuivi le président américain au petit matin dans une nouvelle salve de tweets.
Il est vrai que le rôle du FBI dans la fusillade de Floride fait polémique, alors qu’une grave défaillance dans le travail de la police fédérale a été mise en lumière. Ce que la police a d’ailleurs reconnu. Elle a expliqué avoir reçu en janvier un appel d’un proche du tueur de 19 ans, Nikolas Cruz, alarmé par son comportement déviant et ses intentions meurtrières, mais sans donner suite à ce signalement.
La police locale était elle aussi alertée sur la dangerosité de Cruz, a affirmé CNN. Sa mère adoptive, morte en novembre 2017, « avait plusieurs fois demandé à la police de venir chez elle pour l’aider à faire face à ses accès de violence, à ses menaces et à son comportement autodestructeur ».

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Mais la charge de M. Trump contre le FBI survient alors qu’il fait face à de fortes critiques. Certains lui reprochent de ne rien faire sur le contrôle des armes. D’autres l’accusent d’entretenir des liens avec la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes à feu aux Etats-Unis.

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« Honte à vous ! »

   


Lors d’un rassemblement samedi soir à Fort Lauderdale, en Floride, une survivante du massacre a dénoncé avec force les liens du président avec la NRA. « A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, honte à vous ! », a crié Emma Gonzalez, après avoir fustigé M. Trump pour avoir reçu le soutien financier du puissant groupe pendant la campagne présidentielle de 2016. « Honte à vous ! », a repris en chœur la foule.
« Si le président me dit en face que c’était une terrible tragédie (…) et qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais : 30 millions de dollars », a dit rageusement la jeune fille de 18 ans aux cheveux rasés. « C’est ce que valent ces gens pour vous, M. Trump ? », a-t-elle lancé en comparant cette somme au nombre de victimes des fusillades qui ont ensanglanté le pays depuis le début de l’année.

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Nikolas Cruz était suivi psychologiquement pour des problèmes de comportement mais il a profité d’une législation laxiste en Floride pour acheter légalement son arme l’année dernière. Au lendemain de la fusillade, M. Trump avait essentiellement insisté sur les problèmes mentaux du tueur, ne disant rien sur le droit de posséder une arme garanti par le deuxième amendement de la Constitution, ni sur les armes semi-automatiques comme l’AR-15 utilisé par le tireur.

 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’accord vise à permettre l’installation d’antennes relais ou d’autres matériels de transmission sur les 16 000 bâtiments détenus par les paroisses.
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Au Royaume-Uni, les églises au secours du réseau Internet

L’accord vise à permettre l’installation d’antennes relais ou d’autres matériels de transmission sur les 16 000 bâtiments détenus par les paroisses.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 17h12
   





                        



   


Plus près de toi, mon réseau. Les églises britanniques vont être mises à contribution pour renforcer la qualité du réseau internet et téléphonique en zone rurale au Royaume-Uni, selon un accord entre le gouvernement britannique et l’Église Anglicane dévoilé dimanche 18 février.
L’accord vise à permettre l’installation d’antennes relais ou d’autres matériels de transmission sur les 16 000 bâtiments détenus par les paroisses. « Des édifices datant du XVe siècle vont aider le pays à préparer son avenir et améliorer la vie des habitants en renforçant la connectivité dans certaines régions les plus difficiles d’accès », s’est réjoui le ministre en charge du numérique, Matt Hancock. L’accord garantit que les infrastructures déployées « n’affecteront pas le caractère, l’architecture, ou la dimension historique » des bâtiments utilisés.
« Développer de nouvelles formes de liens »
Selon le ministère, les deux tiers des églises d’Angleterre sont situées en zone rurale, le plus souvent à proximité des habitations, ce qui en fait des emplacements privilégiés pour améliorer les liaisons entre usagers.
L’évêque de Norwich, dans l’Est de l’Angleterre, a salué cet accord :
« Nous disposons d’un véritable réseau national d’églises, et l’utiliser de manière ingénieuse pour développer de nouvelles formes de liens améliore leur valeur auprès des communautés qu’elles servent ».
Plus de 120 églises au Royaume-Uni sont déjà équipées de matériels visant à accroitre la qualité des réseaux, que ce soit des émetteurs ou des antennes paraboliques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Ce roi africain imaginé par Marvel à la fin des années 1960 revêt une symbolique importante dans la lutte pour la représentation des minorités dans la culture populaire.
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« Black Panther » : le premier superhéros noir reprend du pouvoir dans la pop culture américaine

Ce roi africain imaginé par Marvel à la fin des années 1960 revêt une symbolique importante dans la lutte pour la représentation des minorités dans la culture populaire.





Le Monde
 |    14.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 06h37
    |

            Pauline Croquet






   


L’excitation autour de la sortie, mercredi 14 février, de Black Panther, de Ryan Coogler, le nouveau film de superhéros Marvel, est palpable. Et pour cause : les premières critiques sont enthousiastes certes, mais cela fait surtout vingt ans, depuis le grand succès de Blade, de Stephen Norrington, que l’on n’avait pas vu de superhéros noir de comic book prendre la tête d’affiche au cinéma.

        Lire la critique de « Black Panther » :
         

          L’Afrique a enfin son superhéros



A bien des égards, la Panthère noire est importante : pour l’évolution de la stratégie éditoriale de Marvel qu’elle représente, mais aussi parce que Black Panther est le premier personnage non seulement noir, mais africain, à apparaître dans le Panthéon des superhéros populaires.

Né pendant la lutte pour les droits civiques
T’Challa, de son vrai nom, est le roi du Wakanda, un royaume fictionnel et caché d’Afrique. Ce pays qui n’a pas souffert de la colonisation est parmi les plus prospères et avancés scientifiquement du monde grâce à une ressource naturelle : le vibranium. A la fois stratège politique, scientifique brillant et combattant redoutable, Black Panther se hisse parmi les héros les plus forts de la galerie Marvel. Il est capable de battre Captain America et rejoint les équipes de superhéros les plus prestigieuses, des X-Men aux Avengers. Au fil de ses aventures, il devra retrouver l’assassin de son père, protéger son pays des invasions extérieures qui convoitent le vibranium, mais aussi faire face à des rébellions nationales.
En dessin, la Panthère prend vie en juillet 1966, en plein cœur de la lutte pour les droits civiques, la même année que la consécration du terme black power dans le discours de Stokely Carmichael. Ses créateurs, les poids lourds du comics Stan Lee et Jack Kirby, le font apparaître dans la série ultra-populaire des Quatre fantastiques. Son succès est immédiat : il aura donc droit quelques années plus tard à sa propre série.

   


Il est toutefois hasardeux de prêter des intentions politiques aux deux auteurs dans la création de Black Panther. « A l’époque, Marvel ne fait pas de BD engagée et, par prudence, ne fait pas de commentaire social dans ses strips, souligne Nicolas Labarre, maître de conférence en civilisation américaine à l’université Bordeaux-Montaigne. Même si, par exemple, a posteriori, la création des X-Men en 1963 a été décrite comme une métaphore des droits civiques. »
Dans sa ligne éditoriale de l’époque, le « Bullpen » – surnom donné à la rédaction de Marvel – cherche à conquérir plus de lecteurs, sans froisser son noyau de fidèles, composé en partie de conservateurs, en se montrant progressiste sans être radical. « J’en suis venu à la Panthère noire parce que je me suis rendu compte que je n’avais pas de Noirs dans mes planches. Je n’avais jamais dessiné un Noir [alors que] j’avais soudainement découvert que j’avais beaucoup de lecteurs noirs », expliquera dans des interviews le dessinateur Jack Kirby.
En plaçant l’intrigue de Black Panther dans un pays africain utopique et lointain, les auteurs s’épargnent tout commentaire politique de leur société et de la communauté noire de New York, ville des principales intrigues de Marvel. Ce n’est qu’à partir de 1969 que débarqueront ensuite des superhéros afro-américains, comme le Faucon, Tornade ou Luke Cage.
Toujours par souci de consensualité, la Panthère noire est rebaptisée temporairement, quelques mois après sa naissance, Léopard noir… Pour éviter d’être associée au tout jeune mouvement révolutionnaire du Black Panther Party, dont le nom n’est pas lié à celui du superhéros.
« Black Panther permet de se forger une estime »
L’impact de ce personnage est depuis considérable. « Black Panther montre qu’un Noir peut-être un superhéros, sauver des vies, évoluer dans un monde imaginaire, mais aussi peut être acteur du changement. L’univers de ce héros permet à des gens qui sont sous-représentés dans la culture de s’identifier, de se forger une estime », détaille Anna Tjé, cofondatrice de la revue en ligne littéraire et artistique Atayé et, par ailleurs, membre de l’association Diveka, qui œuvre pour plus de diversité et représentations positives dans le monde de la jeunesse. 
Pour Jonathan Gayles, docteur en études afro-américaines et auteur du documentaire White Scripts and Black Supermen : Black Masculinities in Comic Books (Scénarios blancs et superhéros noirs : les masculinités noires dans les comics), « le travail fait actuellement [dans les comics] avec la Panthère noire est excellent », là où il a pu être offensant avec la représentation d’autres superhéros Marvel, par exemple Luke Cage. « C’est un voyou de rue. Ses pouvoirs ne proviennent pas d’une intervention surnaturelle, mais d’une expérience en prison. C’est un héros qui loue ses services. Sa principale juridiction est Harlem — un Harlem qui n’est représenté que négativement », explique le professeur au Huffington Post.

   


Dans les années 1990, après une période d’expansion démesurée, le marché du comics s’effondre. Pour redresser la barre, Marvel fait appel à certains auteurs pour qu’ils retravaillent certains superhéros de manière plus adulte, plus ancrée dans le XXIe siècle qui s’annonce. C’est ainsi qu’en 1998 la maison d’édition confie Black Panther à Christopher Priest.
Cet enfant du Queens est l’un des premiers auteurs afro-américains à travailler à temps plein sur des franchises populaires de superhéros à partir des années 1980. Avec d’autres, comme le scénariste Dwayne McDuffie, ils vont contribuer à « l’Age noir du comics », nom donné aux initiatives au sein de l’édition de bande dessinée, visant à mettre en avant le travail d’artistes noirs dans cet univers majoritairement blanc. Une période-clé, selon Anna Tjé :
« Les années 1990 sont, de façon générale, une période charnière pour la représentation des afrodescendants dans la culture américaine, avec des œuvres piliers de cette culture. C’est à cette époque, par exemple, qu’il y a le plus de séries télévisées qui représentent des familles afro-américaines, qui revalorisent l’image qu’on se faisait d’elles. »
Un nouvel écho avec le mouvement Black Lives Matter
Bien que le nom de Christopher Priest soit souvent relégué, son apport à la série Black Panther est conséquent et influence, en partie, la réalisation du film. Le scénariste apporte de la profondeur à T’Challa, le pare des habits et tourments du roi, lui donne une importance qui va au-delà du simple vengeur costumé. C’est également lui qui introduit les Dora Milaje, la garde rapprochée du souverain composée de guerrières et stratèges, des héroïnes de premier plan dans la série.

   


Dans l’Amérique du mouvement Black Lives Matter (né pour dénoncer les violences policières contre les Noirs) et post-Obama, à l’heure où les questions de whitewashing et d’appropriation culturelle aux Etats-Unis retentissent de plus en plus sur les réseaux sociaux, certaines industries rompues à ces pratiques discriminatoires anticipent désormais pour désamorcer toute critique éventuelle. Et fournissent de fait plus d’efforts en termes de représentation des minorités ; quitte à faire appel à des représentants conscientisés et politisés de ces communautés.
C’est ainsi que Marvel-Disney a confié la réalisation et l’interprétation du blockbuster Black Panther à une équipe majoritairement afrodescendante. Ce qui se voit à l’écran, avance Anna Tjé :
« De ce qu’on a pu en voir avant la sortie du film, “Black Panther” valorise la diversité des cultures africaines. Il y a des références à différents pays mais aussi différents looks africains, différents héritages, si bien que j’ai la sensation que différentes personnes, par exemple caribéennes, africaines ou françaises pourraient s’y identifier. »
De même, quelques mois avant la sortie du film, la rédaction de nouvelles histoires de la Panthère a été confiée à l’écrivain Ta-Nehisi Coates, auteur du best-seller Une colère noire, lettre à mon fils (Autrement, 2016), mais aussi à la romancière de science-fiction Nnedi Okorafor.
Des opérations couronnées de succès : le premier numéro des aventures de Black Panther par Ta-Nehisi Coates s’est écoulé à 330 000 exemplaires, un chiffre exceptionnel sur le marché du comics. Le film semble prendre la voie du même succès, si l’on en croit les estimations des préventes aux Etats-Unis. Et Anna Tjé d’espérer :
« A titre personnel, un film comme Black Panther arrive tard pour moi, mais il n’est finalement jamais trop tard. Il va être précurseur et ouvrir la voie à d’autres. »




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Article sélectionné dans La Matinale du 14/02/2018
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Julien Clerc, cinquante ans d’élégance

Le chanteur, qui a commencé en 1968, est en tournée. Avec plus de cent dates et des chansons plébiscitées par le public.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 17h54
    |

            Sylvain Siclier (Tours (Indre-et-Loire), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Plus de cent concerts, de la mi-janvier jusqu’à la fin décembre, dans des théâtres cossus, des auditoriums, des lieux d’importante capacité d’accueil de type Zénith, des festivals d’été parmi les plus fréquentés, avec déplacements aux Pays-Bas, en Suisse, en Belgique… « La Tournée des 50 ans » de Julien Clerc a fière allure. Mercredi 7 février, sur la grande scène de la salle François-Ier, au Centre de congrès le Vinci, à Tours, conçu par l’architecte Jean Nouvel, le chanteur, compositeur et pianiste précise au public que ce sont « 50 ans de carrière ». Et plus tard, dans sa loge, que pour lui, à 70 ans, cela ne signifie pas, loin de là, un tour d’adieu : « On ne réfléchit pas à ça à l’avance… Je m’amuse beaucoup, je fais mon métier de chanteur, ça me plaît. »
Cette tournée, Julien Clerc l’a voulue sous trois formes orchestrales, selon les salles : au piano accompagné du pianiste Benjamin Constant – comme lors d’une tournée récente au Québec –, les deux parfois rejoints par le bassiste Evert Verhees ; à deux pianos et un quatuor à cordes avec les violonistes Laure Simonin et Camille Verhoeven, l’altiste Aude-Marie Duperret et la violoncelliste Elise Borgetto, toutes par ailleurs aux chœurs ; en octette enfin avec Constant, Verhees, le quatuor, le guitariste Bertrand Commère et le batteur Philippe Entressangle. A Tours, il offre cette formule à huit, celle qui prévaut dans les grands lieux, les festivals.

Dans tous les cas, un répertoire commun, qui peut être adapté à chaque proposition orchestrale. Celui des succès, balayant toutes les décennies depuis La Cavalerie, en 1968. Des chansons entrées dans la mémoire collective, reconnaissables en quelques secondes : La Californie, Ce n’est rien, Si on chantait, Partir, Ma préférence, Femmes je vous aime, Cœur de rocker, Mélissa, Fais-moi une place, Utile (par laquelle...




                        

                        


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Iran : un avion de ligne s’écrase avec plus de soixante passagers à bord

Un avion de ligne iranien qui assurait la liaison entre Téhéran et Yasouj s’est écrasé à 500 kilomètres environ de la capitale dimanche matin.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 09h01
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 15h15
   





                        



   


Un avion de ligne iranien s’est écrasé, dimanche 18 février, dans une région montagneuse du sud-ouest de l’Iran, a annoncé un porte-parole de la compagnie iranienne Aseman Airlines. La zone étant difficile d’accès pour les secours, on ignore encore le sort des soixante-six personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil, bien que la compagnie aérienne ait annoncé dans un premier temps que les chances de retrouver des survivants étaient très faibles.
« Etant donné les conditions particulières dans la zone, nous n’avons encore aucun accès au point exact du crash et nous ne pouvons par conséquent pas confirmer de manière précise et définitive la mort de tous les passagers de l’avion », a déclaré, en milieu d’après-midi (heure locale), le directeur des relations publiques de la compagnie, Mohammad Tabatabaï, à l’agence de presse ISNA.
L’avion qui assurait la liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj (sud-ouest) dans la province d’Ispahan, « s’est écrasé dans la région de Semirom », a déclaré à l’agence de presse Fars le chef des services nationaux de secours. L’appareil, un ATR-72, transportait soixante passagers dont un enfant, ainsi que six membres d’équipage.
On ignore dans l’immédiat les causes exactes du crash, mais une tempête de neige s’abattait sur la région ces dernières heures. L’appareil s’est écrasé sur le mont Dena, dans la chaîne montagneuse Zagros, à environ 500 kilomètres de Téhéran et à moins de 25 kilomètres de sa destination.
Le relief montagneux complique les secours
Une douzaine d’équipes de secours du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans la région de l’accident. « En raison du relief montagneux, il n’est pas possible d’envoyer des ambulances », a toutefois précisé, le porte-parole des services de secours à l’agence de presse iranienne ISNA. Un hélicoptère qui a tenté d’atteindre le lieu de l’accident n’a pas pu atterrir en raison des mauvaises conditions météorologiques, selon les services d’urgence à la télévision publique.
Vers 16 h 30, heure locale, (13 heures GMT), le point d’impact de l’appareil avec le sol n’avait pas encore été localisé.
Le dernier accident grave d’un avion civil en Iran remonte à 2014, quand 39 personnes avaient été tuées dans le crash d’un Antonov 140 de la compagnie iranienne Sepahan, peu après son décollage de l’aéroport de Mehrabad, dans le sud de Téhéran. L’avion effectuait une liaison intérieure entre Téhéran et la ville de Tabass (est).
Trois ans plus tôt, en 2011, un avion civil s’était écrasé dans le nord du pays faisant près de 80 morts. Les sanctions imposées pendant de nombreuses années par les Etats-Unis, l’ONU et les pays européens ont empêché les autorités iraniennes d’acheter des pièces de rechange ou des avions occidentaux pour renouveler la flotte civile du pays, dans un état vétuste.



                            


                        

                        


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La journaliste de LCP qui a porté plainte contre Frédéric Haziza démissionne

Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé de porter plainte pour agression sexuelle contre le présentateur.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 13h43
   





                        



   


Astrid de Villaines a choisi de quitter La Chaîne parlementaire (LCP). La journaliste a démissionné de son poste, trois mois après avoir déposé plainte pour agression sexuelle contre son collègue, le présentateur Frédéric Haziza, a annoncé dimanche 18 février La Lettre de l’audiovisuel. 
Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, Astrid de Villaines avait décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014. Une enquête préliminaire de la police judiciaire a été lancée.
Selon BuzzFeed, la scène faisant l’objet de la plainte s’est produite le 20 novembre 2014, au sein de la rédaction de La Chaîne parlementaire. Frédéric Haziza avait bloqué le passage de la journaliste : « Sa main s’est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l’appuyant fortement. Dans le même temps, M. Haziza m’a pincé la fesse gauche », affirmait la journaliste. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.
Suspendu puis réintégré
Ecarté de la chaîne après cette plainte déposée mi-novembre, le présentateur de « Questions d’info » avait finalement été réintégré à l’antenne au début de janvier. Après avoir diligenté une enquête interne, la direction a suivi les conclusions du rapport rédigé par un expert indépendant, qui jugeait que « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à reprocher » à Frédéric Haziza.

        Lire aussi :
         

                LCP suspend le journaliste Frédéric Haziza, visé par une plainte pour agression sexuelle



Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », avait réagi la Société des journalistes. Une motion de défiance a été votée, à l’unanimité moins une abstention.
Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Trois candidats à la présidence de la chaîne, dont l’actuelle présidente, Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Un contexte qui aggrave les tensions entre direction et salariés.

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                Course au « perchoir » sous tension pour LCP



Astrid de Villaines avait été l’une des premières, avec Henda Ayari et Anne Saurat-Dubois, à dénoncer des scènes de harcèlement sexuel, quelques jours après le début du lancement des hashtags #balancetonporc et #metoo.

        Lire aussi :
         

                La journaliste Sandra Muller revient sur le phénomène #balancetonporc qu’elle a lancé






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Stéphane Travert, le ministre de l’agriculture, a réitéré dimanche l’engagement de l’Etat à « accompagner » les agriculteurs concernés.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Zones agricoles défavorisées : quelque 1 400 communes vont en sortir

Stéphane Travert, le ministre de l’agriculture, a réitéré dimanche l’engagement de l’Etat à « accompagner » les agriculteurs concernés.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 13h09
   





                        


Même si « aujourd’hui, il est difficile de vous dire le nombre exact de communes qui vont sortir » du statut leur permettant de percevoir l’indemnité compensatrice de handicap naturel (ICHN) hors montagne, dans le cadre de la refonte de la carte des zones défavorisées, Stéphane Travert a estimé dimanche qu’avec 1 400 communes qui perdraient des aides européennes, « on est près du compte ».
« Nous ne sommes pas au bout de l’exercice » de révision de la carte des zones défavorisées et « nous pouvons rattraper ça ou là quelques communes » sur certains départements, a souligné le ministre de l’agriculture au micro d’Europe 1. Le ministre a réitéré l’engagement de l’Etat à « accompagner » les agriculteurs concernés.
Certains agriculteurs « perdront de l’argent », a reconnu le ministre, qui a assuré que les pouvoirs publics allaient les « accompagner pour faire en sorte que cette perte soit la moins forte possible et les aider à se restructurer, à travailler sur d’autres types d’agriculture ».
« Je ne les laisserai pas tomber »
« Je ne les laisserai pas tomber », a-t-il promis, ajoutant que « 13 % d’agriculteurs vont bénéficier en plus » du dispositif en entrant dans le nouveau classement des zones défavorisées, c’est-à-dire soumises à des contraintes naturelles, dans lesquelles ils sont éligibles à des aides compensatoires de l’Union européenne. La France va « porter devant la Commission européenne la carte qui soit la plus juste possible, avec des critères robustes et incontestables de continuité territoriale », a-t-il assuré.
La nouvelle carte, qui doit bientôt être remise par le ministère de l’agriculture au président de la République, après validation par la Commission européenne, est appelée à remplacer au 1er janvier 2019 la carte actuelle, qui date de 1976. Alors que les actions de protestation contre la refonte de la carte des zones défavorisées se sont multipliées ces derniers jours en France, le président Emmanuel Macron recevra jeudi à l’Elysée environ mille jeunes agriculteurs, deux jours avant sa visite samedi à l’ouverture du Salon de l’agriculture à Paris.

        Lire aussi :
         

                Contre le déclassement des zones défavorisées, les agriculteurs en colère ne désarment pas






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le premier ministre israélien, incapable de concevoir une Syrie sans Assad, a laissé s’y enraciner l’Iran, s’en remettant à la Russie pour contenir une telle menace.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Cofondateur du Printemps républicain, le politiste promeut sa conception d’une laïcité intransigeante à coups de Tweet polémiques. Il a été nommé au « conseil des sages » du ministre de l’éducation.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤             
Laurent Bouvet, le gladiateur de la laïcité 
                  
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Le Monde
 |
                  16.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
18.02.2018 à 17h03


Cofondateur du Printemps républicain, le politiste promeut sa conception d’une laïcité intransigeante à coups de Tweet polémiques. Il a été nommé au « conseil des sages » du ministre de l’éducation.

Par                             Zineb Dryef





                     

C’est par une citation de Machiavel que Laurent Bouvet se présente sur Facebook. « J’aime ma patrie plus que mon âme. » Une présentation à la fois succincte et diablement bavarde tant ces quelques mots dessinent à grands traits celui qui les emprunte : un esprit rompu à la philosophie politique, résolument républicain et farouchement laïque.
Sur Twitter, pour se raconter, il a choisi une pensée de Marc Aurèle : « Une excellente manière de te défendre d’eux, c’est d’éviter de leur ressembler. » Là, le mystère demeure entier tant le compte de Laurent Bouvet, qui enregistre 16 600 messages postés depuis septembre 2009, une moyenne de cinq par jour, ressemble à ceux de certains de ses adversaires, entre véhémence et chicaneries.
Depuis qu’il a fondé le Printemps républicain en 2016, une association « visant à promouvoir le commun et la laïcité dans le paysage politique français », pas une semaine ne s’est écoulée sans que ce professeur de théorie politique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ne se trouve embarqué dans l’une de ces polémiques indébrouillables sur l’islam qu’il subit autant qu’il les provoque.
Les réseaux sociaux, nerf de la guerre
Dernière en date : l’affaire Mennel. Cette chanteuse de 22 ans a dû se résoudre à quitter l’émission « The Voice » après que des internautes ont exhumé des posts Facebook dans lesquels, après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Vouvray (Seine-Maritime), en 2016, elle déclare : « Les vrais terroristes, c’est notre gouvernement. »
Mis en cause par une enquête du site BuzzFeed sur les origines de « l’emballement qui a précipité le départ de la chanteuse », Laurent Bouvet, qui la jugeait injuste à son égard, a réagi en deux temps. D’abord, avec un communiqué niant l’implication du Printemps républicain dans l’affaire Mennel. Ensuite, en exhumant sur Twitter un article datant de 2009 dans lequel le...





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Longtemps injustement ignorées, certaines artistes telles que l’autrichienne Valie Export ou l’américaine Sheila Hicks parviennent à une reconnaissance tardive et commencent à trouver leur place sur le marché.
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Les mamies de l’art font de la résistance

Longtemps injustement ignorées, certaines artistes telles que l’autrichienne Valie Export ou l’américaine Sheila Hicks parviennent à une reconnaissance tardive et commencent à trouver leur place sur le marché.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 07h30
    |

                            Roxana Azimi








                        



   


La galerie Thaddaeus ­Ropac présente jusqu’au 24 février l’artiste autrichienne Valie Export. Le 11 février, le Centre Pompidou a mis à l’honneur l’Américaine Sheila Hicks. Leur point commun ? Elles sont femmes. Et d’un certain âge. La première a 77 ans, la seconde 83 ans. Et toutes deux ont mis beaucoup de temps à être reconnues.
Voilà encore dix ans, il ne fleurait pas bon être femme et artiste. Les choses étaient encore plus compliquées pour celles qui avaient dépassé la barre des 70 ans. Le marché leur préférait les jeunes pousses dont les œuvres étaient achetées pour 10 000 dollars et revendues en un temps record avec un zéro de plus. Mais, depuis peu, la donne s’est inversée. Les coqueluches d’hier sont tombées en défaveur : trop spéculatives, trop risquées. Refroidis par quelques méventes, les acheteurs se sont rabattus sur les artistes qui avaient de la bouteille. Après avoir exhumé les vieux routiers oubliés, les galeries braquent le projecteur sur leur pendant féminin, ces vieilles dames pas toujours ­ « indignes » qui ont su résister à une société corsetée, au machisme ambiant et aux diktats du goût.
Première vente à 89 ans
Pionnière de l’art minimaliste, l’Américano-Cubaine Carmen Herrera, qui a aujourd’hui 102 ans, a vendu sa première œuvre à… 89 ans. Bien que proche du philosophe Emmanuel Levinas et d’autres intellectuels parisiens, Colette Brunschwig, née en 1927, était méconnue jusqu’à il y a peu. Ce beau travail est resté si confidentiel que ses dessins et peintures spectraux se négocient aujourd’hui entre 1 500 euros et 25 000 euros chez Jocelyn Wolff.

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Toutes ces femmes ont cultivé leur singularité. « Elles n’avaient aucune contrainte de marché, de regard stéréotypé, d’attente de collectionneur », explique Camille ­Morineau, directrice artistique de la Monnaie de Paris et fondatrice de l’association Aware, qui promeut les artistes femmes.
« Elles n’ont pas été pieds et poings liés par l’appartenance à des mouvements, à des codes préétablis de ces tendances », Camille Morineau, de l’association Aware.
« Elles n’ont pas été pieds et poings liés par l’appartenance à des mouvements, à des codes préétablis de ces tendances (art minimal, conceptuel, pop, politique). Elles ont créé des œuvres qu’on lit aujourd’hui comme “périphériques” ou “transversales”, faute de mot adéquat, et parce qu’on a besoin d’adjectifs », constate-t-elle.
Ces œuvres expérimentales ont tardé à trouver une place sur le marché. Sheila Hicks, qui a reçu beaucoup de commandes du monde de l’architecture, a longtemps été cantonnée à la sphère des « arts décoratifs ». Son tort ? Utiliser le textile comme langage. Quant à Valie Export, Thaddaeus Ropac l’admet : montrer son travail est un défi, malgré son importance dans le champ de la performance. « Elle est reconnue par une partie du monde de l’art, mais les collectionneurs la connaissent moins », confie le galeriste. Aussi ses prix, de l’ordre de 25 000 à 110 000 euros, restent-ils inférieurs à ceux de ses confrères actionnistes viennois.
Le féminisme ne paye pas
C’est que le féminisme ne paye pas. La Suissesse septuagénaire ­Miriam Cahn, dont les œuvres valent entre 10 000 et 30 000 euros à la Galerie Jocelyn Wolff, à Paris, a longtemps été auréolée d’une réputation sulfureuse. « Elle regardait d’un mauvais œil les invitations dont elle faisait l’objet comme “alibi” pour des expositions trop centrées sur les créateurs masculins. Elle ne se voyait pas légitimer un dessein sexiste », explique ­Jocelyn Wolff. Et d’ajouter : « La peinture en particulier est une chose très macho, avec une relation au pinceau assez virile, si l’on peut dire. » Miriam Cahn a connu une double peine quand la peinture est tombée en défaveur dans les années 1990.

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Certaines de ces femmes ont toutefois vu leur cote décoller de manière surprenante, sur le tard. En 2014, Sheila Hicks fut adoubée par le monde de l’art en participant à la Biennale du Whitney, manifestation qui montre habituellement les jeunes artistes américains en pointe. Représentée en France par la Galerie Frank Elbaz, ses œuvres ­valent aujourd’hui entre 30 000 et 300 000 euros et ont rejoint de grandes collections comme la Fondation Louis Vuitton.
Réévaluations posthumes
D’autres créatrices n’ont eu droit qu’à des réévaluations posthumes. C’est le cas de l’Italienne Carol Rama, dont les dessins qui sentent le sexe et le soufre frisent les 200 000 dollars. Si elle est désormais représentée par la puissante galerie Dominique Lévy, elle est morte isolée en 2015. L’Américaine Alice Neel est décédée en 1984 à l’âge de 84 ans, après une vie marquée par les rebuffades des galeries comme des musées. Longtemps après sa mort, ses prix aux enchères tournaient autour de 50 000 dollars. Jusqu’au record d’un demi-million de dollars enregistré par Christie’s en 2007. Deux ans plus tard, le musée de Cleveland a acheté une toile pour 1,5 million de dollars chez Sotheby’s.
Cette vague actuelle de redécouvertes n’est toutefois pas encore une lame de fond. Pour Caroline Bourgeois, conseillère du collectionneur François Pinault et commissaire de l’exposition « Valie Export » à la Galerie Ropac, « la France reste encore à la traîne ».
Valie Export. Body Configurations 1972-1976, jusqu’au 24 février, Galerie Thaddaeus Ropac, 7, rue Debelleyme, 75 003 Paris, www.ropac.net Sheila Hicks, jusqu’au 30 avril, Centre Pompidou, www.centrepompidou.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Dans une note de blog, le médecin généraliste Luc Perino considère que la télémédecine permettra au clinicien de consacrer son temps à réinterroger la nature des symptômes, protéger ses patients des dérives médicales, supprimer d’inutiles médicaments.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les Saoudiennes étaient jusqu’ici tenues de présenter une preuve de permission d’un tuteur masculin, habituellement l’époux, le père ou le frère, pour pouvoir engager des procédures administratives.
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Les Saoudiennes pourront créer leurs propres entreprises, sans tuteur masculin

Les Saoudiennes étaient jusqu’ici tenues de présenter une preuve de permission d’un tuteur masculin, habituellement l’époux, le père ou le frère, pour pouvoir engager des procédures administratives.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 12h13
   





                        



   


Le gouvernement saoudien entend stimuler le secteur privé, et semble prêt à tout pour ça. Y compris accorder certains droits aux femmes du pays. Les Saoudiennes seront désormais autorisées à créer leurs propres entreprises dans le royaume, sans solliciter le consentement d’un tuteur masculin, a annoncé dimanche 18 février le ministère du commerce et de l’investissement. Les femmes pourront également « bénéficier des services en ligne du gouvernement sans avoir à prouver le consentement d’un tuteur », a précisé le ministère.
Les Saoudiennes étaient jusqu’à présent tenues de présenter une preuve de permission d’un tuteur masculin, habituellement l’époux, le père ou le frère, pour pouvoir engager des procédures administratives. Mais, depuis l’année dernière, le puissant prince héritier Mohammed Ben Salman, âgé de 32 ans, a lancé une série de réformes pour stimuler la participation des femmes à la vie publique. L’objectif est de faire passer la force de travail féminine de 22 % à plus de 30 % d’ici 2030.

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107 000 candidatures de femmes pour 140 postes
Le 12 février, le parquet de Riyad a annoncé son intention de recruter pour la première fois des femmes. Le service des passeports saoudien a récemment déclaré avoir reçu 107 000 candidatures de femmes pour 140 postes vacants dans les aéroports et aux postes frontaliers.
L’an dernier, le royaume avait annoncé que les femmes seraient autorisées à conduire à compter de juin 2018. Et elles ont pu, pour la première fois, entrer dans des stades de football en janvier.

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Mohammed Ben Salman a promis une Arabie saoudite « modérée et tolérante », en rupture avec le wahhabisme, cette vision rigoriste de l’islam qui a nui jusqu’ici à son image en Occident. Mais les Saoudiennes sont encore confrontées à de nombreuses restrictions. En vertu du système de la tutelle masculine, elles doivent ainsi obtenir la permission d’un homme de leur famille pour leurs études, leurs voyages et d’autres activités.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Au sein même des Républicains, les propos du président du parti, enregistrés à son insu, font grincer des dents. « Ces propos ne concourent pas au rassemblement », a regretté Eric Woerth.
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Les propos de Laurent Wauquiez devant des étudiants continuent de faire des vagues dans son camp

Au sein même des Républicains, les propos du président du parti, enregistrés à son insu, font grincer des dents. « Ces propos ne concourent pas au rassemblement », a regretté Eric Woerth.



Le Monde
 |    18.02.2018 à 14h31
   





                        



   


Le retour de bâton est aussi violent que la teneur des propos. Les déclarations sans filtre de Laurent Wauquiez, enregistrées à son insu lors d’une conférence donnée à des étudiants lyonnais, continuaient dimanche 18 février de faire des vagues, y compris dans son propre camp.
« Ça pourrait être un des membres de la famille Le Pen : c’est la même tonalité, la même violence », a résumé sur BFM-TV Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, qui a quitté le parti Les Républicains après l’élection de M. Wauquiez. « Une des raisons pour lesquelles j’ai quitté LR, c’est cette violence, ce cynisme en politique, je ne les supporte plus », a ajouté l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, pour qui « c’est pire que du Trump ».

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« On a besoin de rassembler, pas de diviser »
En cause, des extraits sonores diffusés vendredi soir par l’émission « Quotidien », dans lesquels on entend notamment M. Wauquiez affirmer, devant les étudiants d’une école de commerce lyonnaise, que Nicolas Sarkozy « mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos », les portables des membres du gouvernement lors des conseils des ministres.
Dans cet enregistrement, le président d’Auvergne-Rhône-Alpes se dit également « sûr et certain » qu’Emmanuel Macron et ses équipes « ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition » contre François Fillon. Quant au ministre Gérald Darmanin, visé par une enquête pour abus de faiblesse, « il sait ce qu’il a fait » et « il va tomber », affirme M. Wauquiez.
Au sein même des Républicains, les propos de M. Wauquiez ont aussi fait grincer des dents. « On a besoin de rassembler, pas de diviser (…) Ces propos ne concourent pas au rassemblement » du parti, a ainsi regretté Eric Woerth, député de l’Oise, sur France 3. « Il n’y aurait pas ces propos, ce serait peut-être mieux. » Selon lui, M. Wauquiez « est suffisamment intelligent pour tenir compte de ça ». Le président d’Auvergne-Rhône-Alpes, qu’il a eu depuis vendredi au téléphone, « était un peu ennuyé par l’avalanche de commentaires », a reconnu Eric Woerth.

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« Choquant »
Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, a trouvé « choquant » le fait que M. Wauquiez glisse dans l’enregistrement qu’il dit du « bullshit [des conneries] » quand il est sur un plateau de télévision. « Je ne vais pas à la télé pour dire autre chose que ce que je pense », a lancé M. Corbière au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
Ces déclarations de M. Wauquiez vont « entraîner de plus en plus de Français dans le dégoût de la politique et l’abstention », redoute, quant à lui, Florian Philippot, président des Patriotes.

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Dans la majorité, les critiques ont continué de pleuvoir contre celui qui veut apparaître comme le premier opposant au chef de l’Etat. Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a ainsi fustigé des propos « violents qui ne grandissent pas la politique », lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos.
Hugues Renson, député La République en marche de Paris, a de son côté décrit sur Radio J un M. Wauquiez « en voie de trumpisation ». « On ne s’adresse pas à des étudiants en colportant des ragots », met en garde cet ancien conseiller de Jacques Chirac, qui s’interroge sur l’éventuelle rémunération du président d’Auvergne-Rhône-Alpes pour ce type d’interventions.



                            


                        

                        

