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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Résonance. L’anthropologie le démontre, la fragilité des écosystèmes menacés n’est pas sans liens avec notre propre vulnérabilité sociale.
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« Pourquoi les zones humides sont à défendre »

Résonance. L’anthropologie le démontre, la fragilité des écosystèmes menacés n’est pas sans liens avec notre propre vulnérabilité sociale.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 15h14
   





                        



                                


                            
Par Michel Naepels, anthropologue
Il n’y aura pas d’aéroport à Notre-Dame-des­-Landes. Les historiens du contemporain décriront les enjeux politiques de cette décision, et la multiplicité des groupes et des acteurs mobilisés depuis des années, voire des décennies, pour ou contre ce projet gaulliste. D’autres ont déjà retracé l’histoire de ces landes, de leur marginalité, de leurs usages agricoles et de la manière dont ceux-ci ont façonné le paysage – comme François de Beaulieu avec La Mémoire des landes de Bretagne (Skol Vreizh, 2014) –, ce qui aide à comprendre les formes d’agriculture et les usages, communs ou non, de la terre qui s’expérimentent dans la ZAD aujourd’hui.
Destruction des habitats
Comme anthropologue travaillant dans des mondes ruraux lointains ou proches, un tel événement m’intéresse aussi parce que l’anthropologie – qu’elle étudie des chasseurs-collecteurs, des peuples indigènes ou des agricultures industrielles – a depuis longtemps décrit les relations entre formes de vie sociale et usages et représentations de l’environnement ou de la nature. L’anthropologie contemporaine interroge particulièrement la manière dont nos formes de vie sont tissées de relations avec d’autres espèces. Nous avons des expériences quotidiennes de plantes, d’animaux, de micro-organismes, mais aussi des usages instrumentaux (il faut bien manger !), et notre imagination est densément peuplée d’une multitude d’espèces.
Dans son ouvrage Flight Ways. Life and Loss at the Edge of Extinction (« voies migratoires, la vie et la perte au bord de l’extinction », Columbia University Press, 2014), Thom van Dooren montre comment les disparitions actuelles d’espèces animales et végétales sont liées à des activités humaines, par la destruction des habitats sauvages, l’exploitation directe et la chasse de certaines espèces, l’introduction de nouveaux produits chimiques toxiques, les impacts du changement climatique.
Nous avons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Face à une sécheresse historique, les autorités de la ville menacent de couper le système de distribution d’eau dans les quartiers résidentiels à partir du 4 juin.
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Crise de l’eau en Afrique du Sud : Le Cap se prépare au « jour zéro »

Face à une sécheresse historique, les autorités de la ville menacent de couper le système de distribution d’eau dans les quartiers résidentiels à partir du 4 juin.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h40
    |

                            Adrien Barbier (Le Cap, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Jusque-là, c’était un secret bien gardé. Il y avait une ou deux personnes par jour qui remplissaient quelques bouteilles. Maintenant c’est la zizanie ! » Darelle, 58 ans, habite juste en face d’une fontaine à Newlands Springs, un quartier huppé situé sur les hauteurs du Cap. Depuis plusieurs jours, ce point d’eau est pris d’assaut par des centaines de personnes venues remplir toutes sortes de bidons. Alors que la métropole sud-africaine de 4,5 millions d’habitants est confrontée à une sécheresse historique, cette course à l’eau est désormais le quotidien des Capétoniens, toutes classes sociales confondues.
Mardi 13 février, le gouvernement sud-africain a décrété l’état de catastrophe naturelle, alors que quatre provinces enregistrent le plus bas niveau de précipitations depuis 1921. Au Cap, la municipalité estime que le 4 juin, en l’état actuel des réserves, le système de distribution d’eau devra être coupé dans les quartiers résidentiels.

Les six barrages qui alimentent la ville auront alors atteint le niveau critique de 13,5 % de remplissage. A partir de ce « jour zéro » (Day Zero en anglais), l’armée prendra en charge la distribution d’eau : les habitants devront se rendre dans 200 points de distribution, où chaque personne aura droit de retirer 25 litres par jour.
« On récupère l’eau du lave-linge et on s’en sert pour nettoyer les sols ou pour les toilettes », raconte Miche, professeure de 25 ans
Véritable compte à rebours, le « jour zéro » est présent sur toutes les lèvres, alors que les Capétoniens vivent déjà au rythme des restrictions drastiques depuis plusieurs semaines. Début février, celles-ci ont été encore relevées à 50 litres par personne et par jour, l’équivalent d’une douche de trois minutes. La municipalité fait la chasse aux grands gaspilleurs : pour ceux qui dépassent, une société privée vient installer un compteur d’eau, à leurs frais.
A Newlands Springs, Joe, 43 ans, un entrepreneur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Après une décennie de surexploitation des nappes phréatiques par l’agriculture, le royaume est en situation de stress hydrique.
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Au Maroc, « il n’y a plus d’eau ni dans le ciel, ni dans le sol »

Après une décennie de surexploitation des nappes phréatiques par l’agriculture, le royaume est en situation de stress hydrique.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h31
    |

                            Ghalia Kadiri (Ouirgane (Maroc), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Enfin, le ciel obstinément bleu s’est assombri. Après trois mois de sécheresse, des pluies torrentielles ont arrosé les récoltes assoiffées partout au Maroc. Depuis le début de l’automne, les Marocains retenaient leur souffle, inquiets que la faible pluviométrie ne plombe la campagne agricole dans un pays où ce secteur contribue à 20 % du PIB.
Les averses de janvier ont fait remonter le niveau des barrages, rempli les oueds et les puits, et atténué l’impact sur la croissance marocaine, qui oscille tous les ans au gré des précipitations. Mais pour combien de temps ? Au Maroc, le déficit hydrique ne cesse de se creuser. Chaque année, le niveau des nappes phréatiques diminue dangereusement. Et ni les précipitations, de plus en plus faibles, ni les prières ordonnées par le roi Mohammed VI pour « implorer la pluie » ne ralentiront le tarissement de l’or bleu.
Ihya aussi a prié. Un mois plus tôt, sous le soleil brûlant des montagnes du Haut Atlas, ce producteur de céréales espérait, impuissant, que la pluie vienne irriguer sa petite parcelle d’un hectare, dans la région de Ouirgane. Comme lui, des milliers d’agriculteurs avaient semé le blé début octobre, une période cruciale où démarrent ces cultures. « Ces graines, que j’ai achetées cher, vont être perdues, se résignait, à la mi-décembre, Ihya. Quand il ne pleut pas, on creuse des puits. Mais cette fois, tout est sec. Il n’y a plus d’eau ni dans le ciel, ni dans le sol. »
Dans les petites parcelles surplombant la vallée de Ouirgane, où l’on cultive le plus souvent des céréales ou des petites légumineuses vendues dans les souks hebdomadaires, les paysans ont l’habitude de creuser des puits sans autorisation. Lorsqu’il reste un peu d’eau dans quelques sources non taries, ils acheminent la ressource jusqu’aux surfaces agricoles dans les traditionnelles séguia, des canaux d’irrigation à ciel ouvert....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ La PME montpelliéraine déploie son parc de chargeurs en France et à l’étranger.
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IES Synergy, le champion tricolore de la borne rapide, surfe sur la vague du véhicule électrique

La PME montpelliéraine déploie son parc de chargeurs en France et à l’étranger.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Elle accélère. Un nouvel actionnaire de poids, de nouveaux produits plus abordables pour les collectivités publiques… L’année 2018 s’annonce prometteuse pour IES Synergy, une PME de Montpellier spécialisée dans l’électrique de puissance, utilisée dans les bornes de recharge rapide. En cinq ans, la petite société, détenue majoritairement par Eurazeo, a doublé son chiffre d’affaires, à 24 millions d’euros, et ses effectifs, pour atteindre 125 salariés.
En janvier, Nexans a pris 27,8 % du capital d’IES pour, selon nos sources, plusieurs dizaines de millions d’euros. « Les fonds réunis permettront à IES de développer son potentiel commercial, d’élargir sa gamme de produits et de renforcer sa présence internationale », avait expliqué le fabricant de câbles. Dès cette année, 25 personnes devraient être recrutées.

Une recharge bien plus rapide des batteries
IES dispose déjà de filiales en Allemagne, aux Etats-Unis et en Chine, au cœur des trois plus importants marchés automobiles mondiaux. Pourquoi Nexans met-il un ticket si important dans cette PME ? En 25 ans, la petite société s’est affirmée comme la spécialiste mondiale de la transformation du courant alternatif, celui donné par EDF, en courant continu nécessaire à la recharge des batteries de véhicules électriques. Et ce, par le biais d’un boîtier étanche miniaturisé. L’essentiel des constructeurs automobiles de la planète travaille déjà avec elle, en utilisant notamment ses chargeurs dans ses centres de recherche.
Historiquement, l’entreprise s’est concentrée sur les chargeurs internes aux véhicules électriques, de relativement faible puissance. La Twizy de Renault, par exemple, en est équipée. Depuis, IES a développé des chargeurs externes jusqu’à 100 kW, ce qui permet une recharge bien plus rapide des batteries. En 2012, la PME fournit ainsi les chargeurs externes de BMW, GM ou encore de groupes chinois et deux ans plus tard, elle équipe les écuries de Formule E.
Sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Quatre personnes sur dix souffrent de la raréfaction de l’eau. Les villes sous pression de l’explosion démographique sont à leur tour touchées et menacées de rupture d’approvisionnement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/02/2018
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Sécheresse, surexploitation : le monde a soif

Quatre personnes sur dix souffrent de la raréfaction de l’eau. Les villes sous pression de l’explosion démographique sont à leur tour touchées et menacées de rupture d’approvisionnement.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 11h10
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Alerte à la sécheresse ! Mardi 13 février, les autorités sud-africaines ont proclamé l’état de catastrophe naturelle dans tout le pays. Les 4,5 millions d’habitants du Cap sont menacés de se voir couper les robinets. Au Mozambique voisin, alors que les réserves sont au plus bas, un quart de l’agglomération de Maputo (4 millions d’habitants) est privée d’eau potable, car le gouvernement a décidé d’alimenter en priorité l’agriculture et la production d’électricité. La situation en Afrique australe est révélatrice d’une crise mondiale de l’eau. Elle touche désormais les centres urbains et non plus seulement les campagnes. En 2015 déjà, Sao Paulo, la ville la plus peuplée du Brésil, avait failli connaître elle aussi les affres du « jour zéro ». Puis en 2016, ce fut le tour de Freetown en Sierra Leone, de La Paz en Bolivie, de Ouagadougou au Burkina Faso.

Quatre personnes sur dix souffrent de pénurie dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies, qui prévoit une probable dégradation à l’avenir sous l’effet du changement climatique. Le réchauffement va accentuer l’aridité des régions du monde qui en souffrent déjà, contribuer au desséchement des sols, accélérant l’évaporation des végétaux et rendant plus difficile l’absorption des pluies diluviennes qui filent alors trop vite vers l’océan. Les sécheresses à répétition vont aggraver les problèmes que connaissent déjà les centres urbains sous la pression d’une explosion démographique généralisée. Plus de la moitié (54 %) de la population mondiale vit en ville aujourd’hui et les prévisions d’augmentation oscillent entre 60 % et 92 % d’ici à la fin du siècle. Les installations d’alimentation et d’assainissement ne parviennent pas à suivre un tel rythme.
« Réfléchir autrement »
« Ce ne sont pas les mégapoles mais les villes de taille moyenne qui vont avoir le plus de difficultés, car elles manquent non seulement de capacités techniques, mais aussi d’experts à l’esprit grand ouvert...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif comprenant entre autres Yann Arthus Bertrand, Allain Bougrain-Dubourg, José Bové, Audrey Pulvar, considère que le plan Loire ne suffit plus pour préserver cette espèce, l’Etat doit aller plus loin.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Il faut sauver le saumon de la Loire sauvage »

Dans une tribune au « Monde », un collectif comprenant entre autres Yann Arthus Bertrand, Allain Bougrain-Dubourg, José Bové, Audrey Pulvar, considère que le plan Loire ne suffit plus pour préserver cette espèce, l’Etat doit aller plus loin.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 11h19
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le grand saumon de la Loire et de l’Allier est en péril. Autrefois abondant, puisque 100 000 saumons remontaient le fleuve au XVIIIe siècle, il n’en restait qu’une centaine à la fin des années 1980 en raison de la dégradation continue de son milieu de vie.
En 1994, après la mobilisation victorieuse du collectif d’association Loire vivante ayant permis de stopper la construction de grands barrages inutiles sur la « Loire sauvage », l’Etat a lancé le plan « Loire grandeur nature ». Ce premier plan de gestion durable d’un grand fleuve dans notre pays comprenait un ambitieux volet de sauvetage du saumon.
En vingt ans, les retours annuels ont sérieusement augmenté, avec 700 poissons en moyenne. Un premier succès, insuffisant, mais qui a redonné espoir à tous ceux qui veillent sur l’avenir de ce voyageur incomparable, nageant sur 12 000 kilomètres entre la Loire et l’océan Atlantique durant son cycle de migration.
La plus grande salmoniculture d’Europe
Avec le plan Loire, l’Etat s’était donné les moyens de réussir. En 1998, il avait effacé plusieurs barrages inutiles sur la Loire, la Vienne, l’Allier. Il avait aussi suspendu toute forme de pêche et édifié la plus grande salmoniculture d’Europe sur les bords de la Desges, à Chanteuges, en Haute-Loire. Cet outil remarquable, devenu en 2007 le Conservatoire national du saumon sauvage, produit des juvéniles de saumons à partir de la souche du bassin de la Loire. Il en exporte aussi sur le Rhin, la Meuse, où des programmes de réintroduction ont débuté. Il joue un rôle capital pour aider à reconstituer une population viable, le temps que la restauration des habitats s’amplifie.
Et elle avance : en 2010, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’Etat, audacieux, a décidé d’abaisser d’une douzaine de mètres le grand barrage de Poutès. Ce grand barrage EDF, construit au cœur des meilleurs habitats et sites de reproduction du haut Allier, avait une responsabilité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Un séisme de magnitude 7,5 sur l’échelle de Richter a été ressenti jusque dans la capitale.
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Puissant tremblement de terre au Mexique

Un séisme de magnitude 7,5 sur l’échelle de Richter a été ressenti jusque dans la capitale.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 01h00
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h35
   





                        


Un puissant séisme a secoué vendredi 16 février au soir Mexico, faisant osciller des bâtiments sans provoquer de dégâts majeurs dans l’immédiat, cinq mois après un violent tremblement de terre qui avait tué 369 personnes dans la capitale. « Pour l’instant, il n’y a pas de dégâts signalés », a indiqué sur Twitter le département de la protection civile. « Jusqu’à présent, il n’y a pas de pertes de vies humaines ni de personnes blessées », a déclaré le porte-parole de la présidence, Eduardo Sanchez.
La magnitude de la secousse a été évaluée à 7 par le service sismologique mexicain et à 7,5 par l’Institut américain de géophysique USGS, qui l’a ensuite révisée à 7,2. Selon l’USGS, l’épicentre du séisme a été localisé au nord-est de Pinotepa de Don Luis, dans l’Etat d’Oaxaca, à environ 600 kilomètres au sud de Mexico. Selon le réseau Sky Alert, le tremblement de terre a été ressenti dans les Etats de Guerrero, d’Oaxaca et de Puebla. Les services météorologiques américains ont immédiatement prévenu qu’il n’y avait pas lieu de lancer une alerte au tsunami.

Crash de l’hélicoptère d’un ministre se rendant sur les lieux du séisme
L’hélicoptère qui transportait le ministre de l’intérieur, Alfonso Navarrete, vers le lieu du séisme dans l’Etat d’Oaxaca, s’est écrasé vendredi soir 16 févirer à l’atterrissage, faisant deux morts au sol, a annoncé le président mexicain Enrique Peña Nieto, qui a précisé que le ministre était sain et sauf.
Le ministre voyageait en compagnie du gouverneur de l’Etat d’Oaxaca, Alejandro Murat, et de plusieurs fonctionnaires vers la ville de Pinotepa de San Luis, à environ 600 km au sud de Mexico. Le président a présenté ses condoléances aux familles des victimes.


Alerte déclenchée
Des centaines de personnes sont sorties précipitamment des immeubles de la capitale quand s’est déclenché le système d’alarme, annonciateur d’une secousse imminente, pour rejoindre des places ou des avenues et éviter ainsi le risque de chute de bâtiments, ont indiqué des témoins.
« Nous sommes sortis en courant, c’est la seule chose qu’on peut faire », a déclaré, les yeux rougis par l’émotion, Kevin Valladolid, 38 ans, habitant du quartier Roma, qui a ensuite confié :
« C’est vrai qu’on déjà assez perturbés. A la moindre alarme qui retentit on pleure, on est très stressés, on vit un flash back. »
Debout au milieu d’une avenue du même quartier, Graciela Escalante, 72 ans, gardait les yeux fixés sur son appartement, situé au cinquième étage. « Cela a été horriblement fort. On a eu du mal descendre, ça a été les escaliers les plus longs du monde, mais on a réussi à sortir avant que la Terre se mette à trembler... on a cru que tout allait s’effondrer une fois de plus », a-t-elle raconté, tenant fermement la main de sa fille.
La secousse survient en effet cinq mois après une série de deux séismes qui avaient tué plusieurs centaines de personnes dans le centre et le sud du Mexique. Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 avait frappé le pays et fait 96 morts, principalement dans l’Etat d’Oaxaca. Puis le 19 septembre, au 32e anniversaire de l’énorme séisme de 1985 qui avait tué 10 000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait frappé Mexico, faisant 369 morts.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Dans son jugement, le tribunal administratif de Rennes évoque des « carences fautives » dans la mise en œuvre des réglementations européenne et nationale.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Algues vertes en Bretagne : l’Etat condamné

Dans son jugement, le tribunal administratif de Rennes évoque des « carences fautives » dans la mise en œuvre des réglementations européenne et nationale.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 06h38
   





                        



   


La justice a condamné l’Etat à payer 556 509 euros à Saint-Brieuc Armor Agglomération pour n’avoir pas su empêcher la prolifération d’algues vertes dans la baie briochine.
Dans son jugement, daté du 9 février, le tribunal administratif de Rennes estime que cette situation est due aux « carences de l’Etat » dans « la mise en œuvre de la réglementation européenne et nationale destinée à protéger les eaux de toute pollution d’origine agricole ».
Evoquant des « carences fautives », il rappelle en effet que la France a déjà été condamnée, le 13 juin 2013, par la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir manqué à ses obligations dans ce domaine.
Les préfets de Bretagne et des Côtes-d’Armor font appel
La prolifération d’algues vertes « n’aurait pas revêtu (…) une ampleur aussi prononcée et persistante si les directives » européennes « avaient été intégralement transposées » dans les délais prescrits, écrit la juridiction administrative.
Les sommes visent à dédommager la communauté d’agglomération pour les opérations de ramassage, de transport et de traitement des algues vertes qu’elle a entreprises au cours des années 2014, 2015 et 2016.
Le préfet de la région Bretagne et celui des Côtes-d’Armor ont décidé de faire appel de ce jugement, selon un communiqué diffusé vendredi soir.
Entre 2010 et 2016, Saint-Brieuc Armor Agglomération a ramassé 3 860 tonnes d’algues vertes par an en moyenne, selon son site Internet. Un pic de 20 000 tonnes avait même été atteint en 2009.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Des images diffusées le 15 février montrent comment se nourrit la baleine de Minke, l’un des plus petits cétacés au monde, au large de l’Antarctique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les consommateurs se rebiffent contre la durée de vie artificiellement limitée des objets. Des industriels et des ingénieurs s’en mêlent aussi.
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Obsolescence programmée : la riposte s’organise


                      Les consommateurs se rebiffent contre la durée de vie artificiellement limitée des objets. Des industriels et des ingénieurs s’en mêlent aussi.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h20
    |

            Catherine Rollot








                              

                        
Agaçante, cette batterie d’ordinateur qui se vide à la vitesse d’un sablier au bout de quelques saisons, énervant, ce robot ménager dont la pale à purée s’emballe quelques semaines après la fin de la garantie, crispant, ce smartphone au ralenti depuis une nouvelle mise à jour… Les nerfs en pelote et direction le site Internet ou le magasin le plus proche pour remplacer l’objet.

Le consommateur n’est-il que cet être soumis à la durée de vie limitée des objets, orchestrée par les fabricants ? Ou au diktat de la mode et du marketing qui le fait jeter au lieu de réparer ? Ce n’est encore qu’un frémissement, un combat mené par quelques précurseurs, mais la riposte s’organise contre l’obsolescence programmée, cette pratique qui consiste à raccourcir artificiellement la durée de vie des biens de consommation pour en accélérer le renouvellement.
La bataille est juridique. En première ligne, les bénévoles de l’association HOP (pour « Halte à l’obsolescence programmée ») qui, fin 2017, ont porté plainte contre Apple, soupçonné de ­bri­der le fonctionnement de ses anciens modèles d’iPhone, et contre le fabricant japonais d’imprimantes Epson, accusé d’avoir incité l’utilisateur à remplacer des cartouches alors qu’elles contenaient encore de l’encre.
Une première depuis la création en mars 2015 d’un « délit d’ob­solescence » passible de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende, voire, dans certains cas, jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires moyen ­annuel de l’entreprise jugée coupable. Depuis, la mobilisation des consom­mateurs s’est étendue à ­plusieurs pays. Fin janvier 2018, en Italie, Corée du Sud, Chine et Etats-Unis, des ­actions similaires ont été ouvertes.
Résister au tout-jetable
Elle est aussi politique. La loi consommation, votée en mars 2014, impose aux distributeurs d’afficher de manière lisible l’information sur la disponibilité des pièces détachées. Mais, selon une enquête menée par 60 millions de consommateurs en partenariat...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Mieux armées techniquement, les ONG attaquent plus fréquemment les groupes en justice. Cette guérilla les médiatise et mobilise leurs militants. En réaction, les entreprises les traînent devant les tribunaux.
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Les associations, nouvelles bêtes noires des entreprises

Mieux armées techniquement, les ONG attaquent plus fréquemment les groupes en justice. Cette guérilla les médiatise et mobilise leurs militants. En réaction, les entreprises les traînent devant les tribunaux.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h11
    |

            Frédéric Cazenave








                        



                                


                            

Apple contre Attac lundi 12 février, Foodwatch contre Lactalis mercredi…, les relations se tendent entre les entreprises et les associations, bien décidées à ne pas se contenter de jouer le rôle de poil à gratter. La plainte contre le cimentier LafargeHolcim, accusé de « financement du terrorisme », ou celle contre BNP Paribas, au cœur d’une enquête pour complicité dans le génocide au Rwanda ? Toutes deux émanent de Sherpa, une organisation non gouvernementale (ONG) française de défense des victimes de crimes économiques.
Le scandale du « dieselgate », qui a pour le moment coûté 25 milliards d’euros à Volkswagen ? Il éclate à la suite de l’enquête de l’ONG américaine International Council on Clean Transportation (ICCT). Imposerle thème de l’obsolescence programmée dans le débat public en pleines fêtes de Noël ? Le beau coup de com de l’association HOP, qui a porté plainte contre Apple. Epson, Samsung, Vinci… on ne compte plus les groupes attaqués en justice par les ONG, nouvelles bêtes noires des entreprises.
« Il y a un foisonnement de mobilisations et un élargissement du mode d’action au recours contentieux, confirme Francis Chateauraynaud, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). La montée en compétence technique des associations, leur capacité à collaborer avec d’autres ONG, en mutualisant les frais de justice, expliquent ce mouvement de fond. » Les associations ont ainsi trouvé un moyen efficace, grâce aux retombées médiatiques, de s’attaquer au bien le plus précieux des entreprises, leur image de marque. Avec l’espoir de faire bouger les lignes.
Un bon moyen de faire connaître
« Des années d’interpellation, de campagnes d’opinion ne suffisent pas forcément pour faire évoluer les pratiques des multinationales. La dernière arme qui reste, c’est la loi, explique Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif éthique sur l’étiquette, qui s’est constitué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’électricien public a annoncé, vendredi, un résultat net de 2,8 milliards d’euros. La baisse de 31% par rapport à 2016 s’explique par des prix bas et le fort recul des productions nucléaire et hydraulique.
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EDF espère un « rebond » après une mauvaise année 2017

L’électricien public a annoncé, vendredi, un résultat net de 2,8 milliards d’euros. La baisse de 31% par rapport à 2016 s’explique par des prix bas et le fort recul des productions nucléaire et hydraulique.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h02
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


EDF avait rarement connu une année aussi médiocre, jetant un doute sur sa capacité à mener à bien ses nombreux et coûteux chantiers dans le nucléaire, les énergies renouvelables et les services. Ses dirigeants ont annoncé, vendredi 16 février, un résultat net courant de 2,8 milliards d’euros, en recul de 31 % par rapport à 2016.
Si l’on intègre notamment la cession à la Caisse des dépôts et consignations de 49,9 % de Réseau de transport d’électricité (RTE), gestionnaire du réseau de lignes à haute tension, et des cessions d’actifs (Pologne, Hongrie...), le résultat net part du groupe atteint 3,2 milliards (+ 11,3 %). EDF propose un dividende de 0,46 euro par action au titre de 2018, tout en maintenant l’option d’un paiement en actions nouvelles.
Le groupe public d’électricité, qui a bénéficié d’une augmentation de capital de 4 milliards d’euros en mars 2017, a réalisé un bénéfice avant impôts et charges (Ebitda) de 13,7 milliards (– 16,3 %) pour un chiffre d’affaires de 69,6 milliards (– 2,2 %). Son bilan financier est aussi soutenu depuis trois exercices (2015-2017) par la décision de l’Etat, détenteur de 83,5 % du capital, de se faire verser son dividende en actions et non en cash, ce qui a permis au groupe de conserver 5 milliards d’euros en caisse.
Progression des énergies nouvelles
Plusieurs phénomènes expliquent ces mauvais résultats, annoncés depuis plusieurs mois par le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy. A commencer par la dégradation des prix du marché de l’électricité dans un environnement où EDF, qui n’est plus protégé par son monopole, a perdu un million de clients en France au profit de ses concurrents (Engie, Total, Direct Energie...).
En outre, la production des 58 réacteurs nucléaires français a reculé de 1,3 % (à 379,1 térawatts-heure) en raison de nombreux arrêts programmés de tranches pour maintenance, de problèmes techniques imprévus et de la mise hors service temporaire des quatre réacteurs du Tricastin (Drôme) pour des travaux réclamés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
De son côté, la production hydraulique a fortement reculé (– 12,5%) en raison d’un manque de pluie jusqu’à début décembre 2017. Seules les énergies nouvelles (solaire, éolien) ont progressé (+ 10,9 %). Et EDF a annoncé mi-décembre, au moment du One Planet Summit de Paris, un ambitieux « plan solaire » de 30 gigawatts de puissance installée entre 2020 et 2035.

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                Pour diminuer la part du nucléaire, EDF mise sur le solaire



Baisse des coûts
L’électricien public français, qui a réduit son endettement net de 4,4 milliards (33 milliards), continue de tabler sur un rebond de ses performances cette année. Alors qu’il a été négatif de 209 millions l’an dernier, le cash-flow sera « proche de l’équilibre » après dividende (hors compteur communiquant Linky, nouveaux développements, cessions d’actifs et éventuel acompte sur dividende au titre de 2018), a indiqué M. Lévy. L’Ebitda pourrait s’établir dans une fourchette de 14,6 à 15,3 milliards en 2018.
L’année suivante, le plan de baisse des coûts opérationnels sera amplifié. Car 2019 sera marqué, selon EDF, par un recul de la production nucléaire par rapport à 2018. En cause, le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche) toujours prévu fin 2018 mais qui ne compensera pas la fermeture simultanée de Fessenheim (Haut-Rhin) ; et de lourdes visites « décennales » de l’ASN sur ses centrales, plus nombreuses et incluant deux « têtes de série » pour ses réacteurs de 900 mégawatts (Tricastin) et de 1 450 mégawatts (Chooz).

        Lire aussi :
         

                EDF : le tournant du nucléaire



Premier électricien nucléaire mondial, EDF a intégré en 2017 les activités de fabrication et de maintenance des chaudières nucléaires d’Areva NP, rebaptisée Framatome, tandis qu’Orano (ex-Areva) se recentrait sur le cycle du combustible (extraction et enrichissement de l’uranium, retraitement des déchets). Le groupe est désormais à la tête d’une filière dont les perspectives commerciales, en France et à l’étranger, restent très incertaines sur un marché des nouveaux réacteurs peu actif et très concurrentiel.
« EPR optimisé »
Les dirigeants d’EDF ne maîtrisent pas tous les éléments de l’avenir de cette filière. Ils se félicitent du report au-delà de 2025 de la baisse de 75 % à 50 % de la part du nucléaire, annoncée à l’automne par le gouvernement. Sous réserve du feu vert de l’ASN, ils peuvent ainsi espérer exploiter une grande partie du parc durant cinquante ans. Mais le gouvernement devra tôt ou tard définir l’avenir du mix énergétique – et donc la part de l’atome civil par rapport aux autres sources de production d’électricité.
De son côté, EDF-Framatome présentera d’ici à 2020 un « EPR optimisé », un réacteur de troisième génération censé être aussi sûr mais moins coûteux (autour de 6 milliards d’euros) que la première version construite en France, en Finlande, en Chine et depuis peu au Royaume-Uni. C’est lui qui serait en priorité construit en France, avant d’être proposé aux électriciens étrangers.

        Lire aussi :
         

                EPR d’Hinkley Point : l’Etat s’inquiète d’une dérive financière



Enfin, EDF devra aussi mener à bien le chantier des deux EPR d’Hinkley Point (Royaume-Uni). Après les dérives financières de Flamanville, il n’a pas droit à l’erreur compte tenu des sommes en jeu : 22 milliards d’euros, dont les deux tiers à sa charge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le Sénat a adopté les ordonnances relatives aux études d’impact, à l’évaluation environnementale ainsi qu’à la participation du public.
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Une réforme de la démocratie environnementale pour faciliter la réalisation de grands projets

Le Sénat a adopté les ordonnances relatives aux études d’impact, à l’évaluation environnementale ainsi qu’à la participation du public.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 10h54
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Plus jamais ça. Ni la violence d’un conflit comme celui du barrage de Sivens (Tarn), qui s’est soldé par la mort d’un manifestant écologiste, Rémi Fraisse, le 26 octobre 2014. Ni l’enlisement d’un projet comme celui de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), qui, durant plusieurs dizaines d’années a vu s’affronter deux camps opposés, rendant impossible le démarrage du chantier, et que le gouvernement d’Edouard Philippe a refermé définitivement, le 17 janvier. Autant de scénarios que le gouvernement voudrait notamment éviter pour le prochain dossier sensible, celui du centre d’enfouissement de déchets nucléaires prévu à Bure (Meuse).

Jeudi 15 février, les sénateurs ont adopté définitivement, après les députés, le projet de loi ratifiant deux ordonnances visant à « clarifier et simplifier le droit environnemental », le but étant de favoriser l’acceptabilité d’un projet et d’en réduire les délais.
Cette réforme, relancée par François Hollande, alors président de la République, au lendemain du drame de Sivens, trouve ainsi son aboutissement, après des débats parfois difficiles. Alors qu’ils étaient souvent défendus par les porteurs de projet, l’enjeu de simplification et de raccourcissement des délais ainsi que la possibilité de déroger à certaines règles étaient souvent perçus par les défenseurs de l’environnement comme des entraves aux possibilités de recours, comme une régression du droit environnemental. Ces derniers demandaient aussi que le public puisse être consulté très en amont de la réalisation des projets.
Sur ce point, c’est chose faite avec ces ordonnances. « En matière de participation, la loi prévoit désormais que la concertation préalable pourra porter sur l’opportunité du projet », explique Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.
La mesure est accueillie favorablement par France nature environnement (FNE). « Le problème...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Augmenter de 10 % sa consommation de nourriture contenant additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur, selon une étude.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/02/2018
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Les aliments « ultratransformés » favoriseraient le cancer

Augmenter de 10 % sa consommation de nourriture contenant additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur, selon une étude.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h22
    |

            Pascale Santi








                        



   


Haro sur les aliments ultratransformés (AUT). D’une ampleur inédite, une étude française publiée jeudi 15 février dans la revue médicale britannique British Medical Journal (BMJ) observe un lien entre la consommation de ce type d’aliments et le risque de cancer. Cette recherche, qui porte sur 104 980 participants, suggère en effet qu’une augmentation de 10 % de la part d’AUT est associée à une hausse de 12 % du risque global de cancer, notamment du sein, l’un des plus fréquents.
Ces dernières années, les produits ultratransformés ont envahi les rayons. L’assiette des Français en contient de plus en plus, avait noté l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) en juillet 2017 dans une vaste étude, pointant une « complexification de l’alimentation ». Ils représentent entre 25 % et 50 % de notre alimentation totale, jusqu’à plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays occidentaux.
De quoi s’agit-il ?
Selon la classification internationale Nova, les aliments sont répartis en quatre groupes en fonction de leur transformation industrielle, détaille l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Cette définition a été créée par un groupe de scientifiques dirigé par le professeur Carlos Monteiro au Brésil.
La catégorie « ultratransformée » comprend une grande variété d’aliments : barres chocolatées, petits pains emballés, boissons sucrées aromatisées, soupes déshydratées, plats surgelés ou prêts à consommer, tout produit transformé avec ajout de conservateurs autres que le sel (les nitrites par exemple)… Ils sont préparés avec divers procédés industriels. Entrent aussi dans cette catégorie les aliments augmentés d’une myriade de colorants, édulcorants, émulsifiants ou autres additifs alimentaires. Par exemple, une conserve de légumes avec un simple apport de sel est classée comme transformée, mais une poêlée de légumes avec sauce toute faite incluant des agents texturants, des exhausteurs de goût ou encore des agents blanchissants est ultratransformée.
Si des travaux avaient déjà suggéré que les AUT contribuaient à augmenter le risque de troubles cardio-métaboliques, d’obésité, d’hypertension et la dyslipidémie (taux de lipides anormaux dans le sang), « aucune étude épidémiologique n’avait établi le lien entre ces aliments et un sur-risque du cancer, notamment du sein », indiquent les scientifiques de l’Inserm, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN) de l’université Paris-XIII, signataires de l’étude parue dans le BMJ.
Comment les chercheurs ont-ils procédé ?
Les chercheurs ont analysé les données de la cohorte Nutrinet-Santé, créée en 2009, à partir des questionnaires remplis sur Internet pendant deux ans par des participants dont l’âge médian approchait 43 ans, à 78 % des femmes. De 2009 à 2017, 2 228 cas de cancer ont été recensés, dont 739 du sein. Au vu des déclarations, il apparaît qu’une augmentation de 10 % de la consommation des AUT accroît le risque de contracter un cancer de 12 % globalement. Les résultats ont été ajustés en prenant en compte des facteurs sociodémographiques, l’âge, le niveau d’étude, la consommation de tabac et d’alcool, le fait de pratiquer une activité physique, afin d’éviter au maximum les biais de confusion, précise la chercheuse Mathilde Touvier, qui a coordonné cette étude.
Comment expliquer la corrélation ?
Les produits ultratransformés « contiennent souvent des quantités plus élevées de lipides saturés, sucres et sels ajoutés, ainsi qu’une plus faible densité en fibres, vitamines et autres micronutriments », indiquent les chercheurs. Ils sont donc généralement de moins bonne qualité nutritionnelle. L’apport de ces éléments plus sucrés, plus gras, plus caloriques, peut avoir un effet sur la prise de poids et l’obésité. Or on sait que celle-ci est reconnue comme un facteur de risque majeur de cancer, notamment du sein après la ménopause.
Les aliments conservés avec du sel sont associés à un risque accru de cancer gastrique. « Inversement, l’apport en fibres alimentaires diminue le risque de cancer colorectal, avec un niveau de preuve convaincant, et pourrait également réduire le risque de cancer du sein », poursuit l’étude. Mais la qualité nutritionnelle ne serait pas seule en cause. « La transformation des aliments et en particulier leur cuisson peut produire des contaminants nouvellement formés », telle la friture, évoque l’étude. Ainsi l’acrylamide – présente notamment dans les pétales de céréales, les frites, le pain grillé –, qui peut se former lors de la cuisson à température élevée, interpelle.
De même, leurs emballages en plastique sont susceptibles de contenir du bisphénol A, un perturbateur endocrinien. Enfin, pas moins de 400 additifs différents sont autorisés en Europe. Certains comme le dioxyde de titane ont été classés « possiblement cancérogènes pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon, tandis que les études chez le rongeur posent de sérieuses questions.
Une étude d’observation
« Il s’agit d’une étude d’observation qui mérite une exploration plus poussée », indique cependant le BMJ dans un éditorial ce jeudi 15 février, ajoutant que la part de plus en plus importante de ces aliments « pourrait en partie expliquer l’augmentation de l’incidence des maladies non transmissibles, y compris le cancer ». Ce travail reste basé sur l’observation, indiquent de leur côté les chercheurs de l’Inserm et des autres institutions publiques françaises qui l’ont conduit. «  Le lien de cause à effet reste à démontrer », préviennent-ils.
« C’est une étude très importante qui soulève la question de la qualité nutritionnelle des aliments et des éléments ajoutés », souligne le professeur Serge Hercberg, qui préside le Programme national nutrition santé et fait partie de ses signataires. « La catégorisation utilisée ici est assez générale. Il faut faire plus de recherches pour confirmer ces résultats dans d’autres populations, affiner la notion de “transformation” des aliments, et également comprendre les mécanismes en jeu », souligne pour sa part Mathilde Touvier. « Nous lançons un grand programme de recherche sur les additifs alimentaires à partir de la cohorte Nutrinet-Santé afin d’étudier leurs effets sur la santé, seuls ou en association avec d’autres, pour explorer de potentiels “effets cocktail”, annonce-t-elle. Pour cela, nous recherchons de nouveaux volontaires. »
Des repères alimentaires actualisés
En attendant, le Haut Conseil de la santé publique a actualisé ses repères alimentaires pour le futur Programme national nutrition santé et recommande depuis 2017 de privilégier l’utilisation de produits bruts. De même, dans les recommandations sur l’alimentation, l’Institut national du cancer (INCa) conseillait en 2016 de « réduire la consommation d’aliments transformés salés (charcuteries, fromages…) ». La consommation de viande transformée est même classée comme cancérogène pour l’homme, notait l’INCa fin 2017.
Dans Halte aux aliments ultratransformés (éditions Thierry Souccar, 2017), Anthony Fardet, chercheur en nutrition, constate que « l’explosion des maladies chroniques dans les pays occidentaux a été concomitante avec l’arrivée massive des AUT dans les grandes surfaces depuis les années 1980 ». En conclusion, ce travail estime que si ces liens étaient confirmés dans d’autres populations et d’autres contextes, « ces résultats suggèreraient que la consommation en augmentation rapide des aliments ultratransformés peut entraîner un fardeau croissant de cancers dans les prochaines décennies ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’île des Pins, qui compte 2 000 habitants et de nombreux touristes, est placée en alerte maximale à partir de vendredi.
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Alerte cyclonique en Nouvelle-Calédonie

L’île des Pins, qui compte 2 000 habitants et de nombreux touristes, est placée en alerte maximale à partir de vendredi.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 06h13
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 07h45
   





                        



   


Destination très touristique de Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins devrait être placée en alerte cyclonique maximale vendredi 16 février à 17 heures locales (7 heures à Paris), en raison de la menace du cyclone Gita, a annoncé la sécurité civile. « La plupart des touristes sont rentrés à Nouméa mais il y a encore 7 bungalows occupés par des clients. Nous leur avons donné de l’eau, des bougies, des allumettes et une lampe torche pour la nuit », a déclaré la réceptionniste d’un hôtel en bord de plage.
Toutes les activités professionnelles et commerciales ont été interrompues vendredi après-midi à l’île des Pins, située au sud de la Grande-Terre et qui compte environ 2 000 habitants.
Selon Météo France-NC, le cyclone Gita devrait passer à 200 kilomètres au sud-est de Maré (archipel des Loyauté) avant de circuler en début de nuit vendredi à 100-130 kilomètres au large de l’île des Pins, où le plus fort impact est attendu.
Vents, pluie et houle
« Il faut s’attendre à un vent d’ouest de 130 km/h, voire plus avec de fortes pluies et une houle qui pourrait atteindre six mètres », a indiqué Météo-France, qui prévoit des vents violents sur tout le sud de la Nouvelle-Calédonie, y compris à Nouméa.
Le maire de l’île des Pins, Hilarion Vendégou, a indiqué que des bâtiments municipaux ainsi que les maisons communes des huit tribus kanaks de la commune étaient ouverts aux habitants, qui voudraient s’y abriter. « Les pins colonnaires, les bananiers et les cocotiers sont déjà fortement secoués et nous avons décalé la rentrée scolaire à mardi au lieu de lundi », a-t-il également indiqué, précisant que gendarmes, sécurité civile et pompiers étaient mobilisés.
Le trafic à l’aéroport de Magenta à Nouméa a par ailleurs été suspendu vendredi à la mi-journée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ L’état de catastrophe naturelle sera reconnu dans 275 communes, a annoncé le gouvernement mercredi. Les dossiers de 156 autres communes ont été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires.
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Les inondations de janvier ont entraîné entre 150 et 200 millions d’euros de dégâts

L’état de catastrophe naturelle sera reconnu dans 275 communes, a annoncé le gouvernement mercredi. Les dossiers de 156 autres communes ont été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 19h43
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 19h56
   





                        



   


Les inondations qui ont frappé fin janvier plusieurs régions françaises ont entraîné entre 150 et 200 millions d’euros de dégâts assurés, selon une première estimation publiée, jeudi 15 février, par la Fédération française de l’assurance (FFA). Le nombre des sinistres liés à cette catastrophe naturelle est estimé entre 25 000 et 30 000, a précisé la fédération dans un communiqué.
L’état de catastrophe naturelle sera reconnu dans 275 communes, a annoncé le gouvernement mercredi, précisant que les dossiers de 156 autres communes avaient été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires. Une nouvelle réunion est prévue le 6 mars.
Recommandations aux sinistrés
« La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle va permettre aux assurés ayant souscrit une assurance dommages pour leurs biens (logement, véhicule, etc.) d’être indemnisés des conséquences de la crue », souligne la fédération. « Les assureurs accepteront les déclarations de sinistres au-delà du délai réglementaire de dix jours à partir de l’arrêté ministériel », poursuit la FFA, qui « encourage chaque sinistré à contacter sans tarder son assureur afin de pouvoir bénéficier rapidement d’un accompagnement ainsi que d’avances sur indemnisation selon les besoins ».
Des représentants régionaux de la profession ont été désignés dans les départements touchés et ont été mis à la disposition des préfectures et des mairies pour participer aux cellules de crises et tenir des permanences d’information pour les assurés, est-il expliqué.
182 000 sinistrés au printemps 2016
Des pluies exceptionnelles, tombées sur des sols saturés d’eau, ont provoqué en janvier la crue de nombreux cours d’eau, notamment de la Seine, de la Marne et de l’Yonne, mais aussi du Rhône et de la Saône, entraînant des inondations, en particulier en Ile-de-France.
Les inondations qui avaient frappé la France en mai et en juin 2016 s’étaient soldées par 182 000 sinistres déclarés auprès des assureurs, pour un coût supérieur à 1,4 milliard d’euros, selon un bilan de la fédération du secteur publié en mai 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ En apposant leur salive sur les plaies, des fourmis parviennent à éviter les infections et à sauver la majorité des individus blessés, confirme une étude publiée le 14 février.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le montant des destructions a été estimé à près de deux milliards d’euros par le gouvernement d’Edouard Philippe.
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Bruxelles propose 49 millions d’euros pour les dégâts provoqués par les ouragans Irma et Maria

Le montant des destructions a été estimé à près de deux milliards d’euros par le gouvernement d’Edouard Philippe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h36
   





                        



   


La Commission européenne a proposé, jeudi 15 février, de débloquer 49 millions d’euros pour Saint-Martin et la Guadeloupe, deux territoires français durement touchés par les ouragans Irma et Maria en septembre 2017, au titre du Fonds de solidarité de l’UE.
Le versement de ces 49 millions d’euros, qui prennent en compte une avance de 5 millions d’euros déjà versée en décembre, reste conditionné à l’approbation du Parlement européen et du conseil qui représente les Etats membres.
Les dégâts provoqués en septembre par les deux ouragans à Saint-Martin et en Guadeloupe, îles franco-néerlandaise et française des Antilles, ont été estimés à près de 2 milliards d’euros par le gouvernement français d’Edouard Philippe.

        Lire aussi :
         

                Après Irma, la délicate prise en charge psychologique à Saint-Martin



Aides européennes pour le Portugal, l’Espagne et la Grèce
La Commission a également proposé jeudi de verser 50,6 millions d’euros au Portugal, dont le nord et le centre ont été dévastés en 2017 par de violents incendies, « coûtant la vie à de nombreuses personnes et submergeant par leur ampleur les capacités des services de sauvetage ».
Egalement touchée, l’Espagne devrait bénéficier de 3,2 millions d’euros au titre de ce Fonds. Enfin, Bruxelles propose de débloquer 1,3 million d’euros pour la Grèce, dont l’île de Lesbos a été touchée par un tremblement de terre en juin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les corps des trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir ont été retrouvés jeudi sous une avalanche, près de la station de Cauterets.
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Hautes-Pyrénées : trois skieurs tués par une avalanche

Les corps des trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir ont été retrouvés jeudi sous une avalanche, près de la station de Cauterets.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h21
   





                        


Trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir à la station de Cauterets (Hautes-Pyrénées) ont été retrouvés morts jeudi 15 février sous une avalanche, selon la préfecture.
« C’est une avalanche, hier [mercredi], sur une zone hors piste du domaine skiable qui est à l’origine de l’accident », précise la préfecture dans un communiqué. Les trois hommes, âgés de 38 ans pour deux d’entre eux, et 29 ans pour le troisième, sont originaires de Bordeaux et Poitiers.
Toujours dans les Hautes-Pyrénées, un skieur de 19 ans est mort, mardi, enseveli dans une avalanche survenue dans la station de Gavarnie, selon la direction de la station.



                            


                        

                        


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Le bisphénol A pourrait altérer la mise en place des cellules reproductrices chez le fœtus masculin

Des chercheurs français mettent en évidence un nouvel effet du perturbateur endocrinien.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 07h45
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            

Connu pour être un perturbateur endocrinien, le bisphénol A (BPA) altérerait la mise en place de la lignée des cellules reproductrices chez le fœtus masculin. L’exposition des testicules fœtaux à cette substance, à des niveaux correspondant à ceux retrouvés chez l’homme, entraîne une diminution du nombre des cellules à partir desquelles se fera la production de spermatozoïdes au cours de la vie adulte.
Cet effet a été observé sur un modèle animal ayant reçu une greffe de tissu du testicule humain. Il est décrit pour la première fois dans l’espèce humaine par un groupe de chercheurs français dirigé par le Pr René Habert (université Paris-Diderot, CEA et Inserm, Fontenay-aux-Roses). L’article est paru le 31 janvier dans la revue PLoS ONE.
La même équipe avait montré, il y a cinq ans, que des fragments de testicules fœtaux humains mis en culture et exposés à une très faible concentration de BPA – de l’ordre de celle rencontrée dans la population générale – produisaient moins de testostérone. « La diminution de production de testostérone par le testicule fœtal peut entraîner des défauts de masculinisation des petits garçons à la naissance, précisait à l’époque au Monde M. Habert. En particulier la cryptorchidie, lorsque les testicules ne sont pas descendus dans les bourses, et l’hypospadias, lorsque l’orifice uro-génital ne se situe pas à l’extrémité du pénis, mais à sa base, dans les cas les plus graves. »
Ces constatations étaient cohérentes avec la démonstration de plus en plus étayée de la perturbation du fonctionnement hormonal par des substances telles que le BPA dans l’accroissement de ces malformations.
Les chercheurs avaient mis l’accent sur la production de l’hormone masculine car c’est un paramètre très étudié chez l’animal. Cette fois, ils se sont également intéressés aux cellules germinales – les cellules souches à partir desquelles se développe la production de spermatozoïdes –, tout...




                        

                        

