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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les chiffres fournis il y a quelques jours par l’Insee font état d’une amélioration du marché du travail. Mais, si les signaux sont positifs pour les cadres et les diplômés, le chômage se maintient à un niveau élevé pour les moins qualifiés.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les firmes, importatrices à presque 100 %, sont pénalisées par le dollar fort et les prix réglementés.
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En Egypte, l’industrie pharmaceutique est en crise

Les firmes, importatrices à presque 100 %, sont pénalisées par le dollar fort et les prix réglementés.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 15h00
    |

            Hélène Sallon (Le Caire, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’Egypte a connu une nouvelle vague de pénurie de médicaments, fin décembre 2017. Dans les pharmacies, la pénicilline injectable et une douzaine d’autres médicaments sans substituts, destinés à soigner la maladie de Parkinson ou des affections cardiaques, hépatiques et rénales, ont disparu des rayons. Une situation devenue courante dans le pays, depuis 2016, où circulent régulièrement les images d’Egyptiens faisant la queue devant des pharmacies vides et les appels désespérés aux dons d’hôpitaux. La dépréciation de la livre égyptienne (LE) et son flottement face au dollar en novembre 2016 ont affecté le secteur pharmaceutique, qui importe plus de 90 % de ses matières premières.
« En Egypte, on fabrique des produits finis : 100 % des principes actifs sont importés, de même que le matériel comme les emballages, les machines et les pièces de rechange », explique Gamal El-Leithy, le PDG de Future Pharmaceutical Industries. A la tête de 500 salariés, il produit ses propres antibiotiques, antidiabétiques ou traitements gastro-intestinaux, et sous-traite une partie de la production locale de multinationales comme le suisse Novartis, le français Sanofi ou l’indien SUN.
« On a tous souffert »
Vingt-deux multinationales (55 % du marché), onze groupes publics (5 %), 14 000 entreprises et 140 usines de production locales se partagent ce marché de 60 milliards de LE (2,7 milliards d’euros), qui emploie 300 000 personnes. Avec une population de 97 millions d’habitants et un taux de natalité de 2 % par an, l’Egypte – déjà l’un des plus grands du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord – a un fort potentiel de croissance et d’attrait pour les investisseurs.
Mais le dollar fort, passé de 8,8 LE à 18 LE, a contraint plusieurs entreprises à arrêter des lignes de production. « Entre novembre 2016 et janvier 2017, on a tous souffert. La production a baissé de 30 % à 40 %, car on ne pouvait plus importer....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Entre dérision et défaitisme, les annonceurs constatent les conséquences du déclassement possibles de leurs terres situées en zones défavorisées.
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Dans l’Aude, des villages solidaires des agriculteurs en colère se mettent aux enchères

Entre dérision et défaitisme, les annonceurs constatent les conséquences du déclassement possibles de leurs terres situées en zones défavorisées.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 14h04
   





                        



   


A vendre « village pittoresque », « entre mer et montagne », évidemment « fort sympathique ». Par solidarité avec leurs agriculteurs en colère, des communes du secteur de La Piège (Aude) se sont symboliquement mises en vente sur le site Le Bon Coin.
Saint-Julien de Briola, Fanjeaux, Orsans, Saint-Amans, Laurac, Ribouisse, Generville, Villautou Fanjeaux, Lacassaigne... autant de villages audois mis aux enchères pour protester contre l’exclusion possible de leurs éleveurs de la carte des zones défavorisées, dont la réforme est actuellement en discussion.
Cette vente, qui ne donne aucun prix, fait « suite à une série de décisions injustes », « à l’abandon du monde rural par l’État et à la surdité du ministère de l’agriculture », peut-on lire notamment sur les petites annonces. Pour tout renseignement, « l’acheteur » est d’ailleurs invité à s’adresser au ministre de l’agriculture en personne, Stéphane Travert.
Entre dérision et défaitisme, les annonceurs mettent en exergue les qualités de tous les villages, mais constatent surtout les conséquences du déclassement possibles de leurs terres, privant les exploitants de l’ICHN, l’indemnité compensatoire de handicaps naturels.

        Lire aussi :
         

                Contre le déclassement des zones défavorisées, les agriculteurs en colère ne désarment pas



Refonte demandée par l’UE
Tous ces villages de l’Aude ne sont pas les seuls à afficher leur mécontentement concernant la modification de la carte des « zones défavorisées ». Cette carte, qui date de 1976, détermine le versement de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) hors montagne, qui permet de compléter les revenus des agriculteurs dont l’exploitation se situe dans une zone où les conditions naturelles sont difficiles.
Sa refonte, appelée à entrer en vigueur en 2019, répond à une demande de l’UE qui a appelé ses Etats membres à revoir les critères de définition des zones soumises à contraintes afin de parvenir à des découpages plus homogènes d’un pays à l’autre. La nouvelle carte, qui devait être présentée initialement cette semaine, ne sera finalement dévoilée par le gouvernement d’Edouard Philippe qu’après validation par la Commission européenne, début mars.
5 000 sortants
Selon le projet de carte proposé le 9 février par le ministère, le nombre de bénéficiaires de l’ICHN passe d’environ 52 500 aujourd’hui à près de 60 000 au 1er janvier 2019, soit une augmentation de 13 %. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a lui fait état cette semaine d’environ 5 000 sortants pour 10 000 entrants.
Pour les territoires « sortants », Emmanuel Macron a assuré fin janvier lors des ses vœux au monde agricole que des mesures d’accompagnement seraient prises pendant deux ans. Malgré ces assurances, les agriculteurs ne désarment pas et ont poursuivi cette semaine leur action coup-de-poing, notamment avec des barrages filtrants.
Pour calmer leur colère, Emmanuel Macron doit recevoir jeudi un millier de jeunes agriculteurs à l’Elysée, deux jours avant l’ouverture du Salon de l’agriculture. « Il s’agit d’envoyer un signal fort : montrer que l’agriculture fait partie des priorités du président », a fait savoir l’entourage du président.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Philippe Lukacs, professeur de management, appelle dans une tribune au « Monde » à dépasser les constructions classiques des marchés, formés à partir de lois de l’offre et de la demande.
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« Structuré autour du bien commun, un espace de développement et d’action s’ouvre aux entreprises »

Philippe Lukacs, professeur de management, appelle dans une tribune au « Monde » à dépasser les constructions classiques des marchés, formés à partir de lois de l’offre et de la demande.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 14h00
    |

Philippe Lukacs (Professeur de management de l’innovation à l’Ecole Centrale de Paris)







                        



                                


                            
Tribune. Le Monde du 6 février a fait état d’une note publiée vendredi 2 février par Natixis et signée de Patrick Artus, son responsable des études économiques : « La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx. » Ce qu’il voit lui paraît d’une « logique implacable ». Le mouvement se déroule en trois temps. D’abord, une « baisse de l’efficacité des entreprises des pays de l’OCDE », qui risque de réduire le rendement du capital. Puis, pour éviter ce possible recul de leurs profits, les sociétés cherchent à capter une plus grande part de la valeur ajoutée, au détriment des salariés, dont la rémunération diminue.
Cette stratégie ayant une limite – l’impossibilité de réduire les salaires en dessous d’un salaire de subsistance –, les capitalistes recourent enfin à la spéculation pour soutenir malgré tout le rendement du capital. Patrick Artus conclut : « Cette dynamique aboutit nécessairement d’une part à la hausse des inégalités de revenu, d’autre part à des crises financières. »

Chaque citoyen peut constater la réalité de ce mouvement en trois temps, et ses conséquences en termes d’écarts croissants des revenus, d’ores et déjà devenus, à tous égards, insoutenables. Les risques sont non seulement financiers mais également politiques. On a déjà vu à quoi l’éclatement social a conduit aux Etats-Unis. A continuer ainsi, c’est la démocratie, dans tous les pays, qui peut vaciller. En appeler à Karl Marx pour expliquer cette évolution, pourquoi pas ? Mais une explication plus simple, compréhensible par chacun existe, qui ouvre une voie de solution concrète dans laquelle il est à la fois possible, fructueux et urgent de s’engager.
Stimuler l’actionnariat individuel
Chaque responsable d’entreprise, chaque citoyen, peut constater que les marchés classiques, à force de progression, sont maintenant saturés dans les pays « développés ». Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Après le coup de grisou de début février, les indices sont repartis de l’avant. De nouvelles répliques sont à attendre.
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Retour au calme – et aux fondamentaux – sur les marchés financiers

Après le coup de grisou de début février, les indices sont repartis de l’avant. De nouvelles répliques sont à attendre.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 12h00
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique Bourse. La tempête boursière de début février allait-elle dégénérer en cyclone ? La semaine dernière, nous expliquions dans ces mêmes lignes qu’une telle probabilité restait faible, dans un environnement économique apte à servir de « force de rappel ». La semaine écoulée a plutôt apporté des signes d’apaisement.
Tout d’abord, après les deux fortes baisses du 5 et du 8 février, l’indice Dow Jones est reparti à la hausse dès le 9, pour enchaîner six séances haussières consécutives et retrouver les 25 000 points. Le CAC 40, de son côté, a repris 200 points environ depuis son point bas de 2018, touché dans la séance du 9 février (5 051 points). Surtout, la volatilité des marchés, qui s’était réveillée de manière très brutale, voire suspecte, est en train de retomber, pour chercher un nouveau point d’équilibre.
Un retour à la normale
Ainsi, le Vstoxx, qui mesure la volatilité de l’indice actions européen Euro Stoxx 50, est retombé à 21 points après un pic de 35. Certes, ce niveau est plus élevé qu’avant cet épisode de fièvre sur les marchés (11 à 12 points), mais il est aussi plus conforme à ce qu’est historiquement le niveau de fluctuation du cours des actions. La mer trop calme de ces dernières années était trompeuse et, finalement, tout le monde le savait plus ou moins.
C’est bien un retour à la normale que les marchés sont, progressivement, en train d’intégrer. Et l’ingrédient de cette nouvelle normalité que les investisseurs vont particulièrement examiner, soupeser, disséquer dans les mois à venir est sans nul doute l’inflation américaine. Justement, les chiffres pour janvier publiés cette semaine sont supérieurs aux attentes, tant au niveau de l’inflation totale (2,1 %, contre 1,9 % attendus par le consensus) que de l’inflation sous-jacente (qui exclut notamment l’énergie), avec un taux de 1,8 %, contre 1,7 % escompté.

En examinant la réaction des marchés à cette annonce, deux constats s’imposent :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Editorial. Le rapport Spinetta sur « l’avenir du ferroviaire » souligne une évidence : le système est à bout de souffle et attendre pour agir ne ferait qu’aggraver la situation.
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SNCF : le pari de la réforme

Editorial. Le rapport Spinetta sur « l’avenir du ferroviaire » souligne une évidence : le système est à bout de souffle et attendre pour agir ne ferait qu’aggraver la situation.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 11h11
   





                        



   


Editorial du Monde. Le rapport Spinetta sur « l’avenir du ferroviaire » est-il la première étape d’une réforme de la SNCF différée depuis plus de vingt ans ou bien un nouveau ballon d’essai lancé par le gouvernement avant qu’il se résolve, comme ses prédécesseurs, à reculer devant de probables mouvements sociaux ? En tout cas, le document remis le 15 février par l’ex-patron d’Air France au premier ministre décrit avec lucidité une situation que nul ne peut plus ignorer, celle d’un système ferroviaire à bout de souffle, maintenu sous oxygène par un Etat qui n’en a décemment plus les moyens.

        Lire aussi :
         

                SNCF : neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



Comment ainsi justifier 10,5 milliards d’euros de concours publics, alors que chaque année la dette continue de gonfler de 3 milliards ? Comment celle-ci, qui a déjà atteint 46 milliards, pourrait-elle passer à 62 milliards en 2026, sans que l’on entrevoie une quelconque sortie de ce cercle vicieux ? Comment continuer à dépenser 1,7 milliard d’euros chaque année pour des lignes qui transportent seulement 2 % des voyageurs ?
Pour résoudre cette équation devenue impossible, le rapport propose deux principes de bon sens – qualité qui a justement fait cruellement défaut ces dernières décennies : la « cohérence des choix publics » et la « responsabilisation des acteurs ». Leur mise en œuvre passe par des mesures-chocs. Il s’agit notamment d’une remise à zéro, ou presque, des compteurs de la dette (qui serait reprise par l’Etat) pour que l’entreprise puisse assumer sereinement l’effort de modernisation de son réseau, dont les bugs à répétition ces derniers mois ne font que souligner l’urgence. En échange de quoi, la SNCF deviendrait une société anonyme à capitaux publics, ce qui mettrait fin à la possibilité de s’endetter quasiment sans limite comme c’est le cas aujourd’hui.
Une vision comptable
Autre mesure explosive : la révision du statut des agents de la SNCF pour les nouveaux embauchés, qui se verraient ainsi privés notamment de la garantie de l’emploi et d’augmentations automatiques en dehors de toute logique économique. Un système qui ne garantit en rien la capacité de l’entreprise à remplir ses missions, mais qui génère un surcoût de 30 % difficilement supportable au moment de l’ouverture du secteur à la concurrence.

        Lire aussi :
         

                Jean-Cyril Spinetta : « Je fais le pari de la responsabilisation des acteurs du ferroviaire »



On peut reprocher au rapport de se contenter d’une vision comptable du système ferroviaire, avec pour seule perspective son attrition, sans vraiment redéfinir la place du ferroviaire sur un plan sociétal, notamment par rapport à la route, dont le coût réel reste peu transparent et les conséquences environnementales lourdes. Mais il a le mérite de souligner une évidence : la situation n’a que trop duré et attendre pour agir ne ferait que l’aggraver.
C’est dans ce contexte que le premier ministre doit maintenant ouvrir une « première phase de concertation ». Certains syndicats parlent déjà de « déclaration de guerre », tandis que la CGT appelle à une « manifestation nationale » des cheminots le 22 mars, espérant raviver le souvenir des grandes grèves de 1995, qui n’a cessé de hanter tous les gouvernements au cours des deux dernières décennies.
Emmanuel Macron prend le pari que la France de 2018 a changé, et que les propositions de réforme qui avaient conduit, il y a vingt-trois ans, aux fameuses « grèves par procuration » d’une partie de la population ont fini par infuser dans les esprits. C’est un pari risqué, mais s’il n’est pas tenté, c’est notre système ferroviaire qui pourrait être le grand perdant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le sculpteur et la plasticienne contemporaine ne sont pas exposés dans les grands musées occidentaux mais ils sont pourtant parmi les artistes français les plus cotés.
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Les artistes Richard Orlinski et Laurence Jenkell : deux inconnus qui valent cher

Le sculpteur et la plasticienne contemporaine ne sont pas exposés dans les grands musées occidentaux mais ils sont pourtant parmi les artistes français les plus cotés.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 11h00
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Ils sont parmi les artistes français les plus vendeurs. Mais vous n’en verrez pas un seul dans un grand musée occidental. Leur fonds de commerce, ce sont les touristes et les nouveaux riches, suffisamment aisés pour acheter au coup de cœur et peu regardants quant au CV. Dans la presse spécialisée sur l’art, Richard Orlinski est aux abonnés absents. Il vend néanmoins ses sculptures dans quelque 90 galeries opérant hors des circuits officiels. Et il figure dans le classement Artprice des artistes français les plus cotés aux enchères. En 2004, l’ancien spécialiste des reconversions immobilières commence à vendre ses crocodiles en plastique coloré pour environ 1 000 euros. En 2014, une de ses sculptures s’est catapultée à 650 000 euros.
Le sculpteur a été poursuivi pour parasitisme en 2013 par l’artiste Xavier Veilhan, qui voit dans ses œuvres une trop grande parenté avec ses propres sculptures, reconnaissables à leurs formes simplifiées et leurs surfaces lisses et anguleuses. Si l’esthétique est voisine, les parcours et visées sont aux antipodes. Ancien étudiant de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, Xavier Veilhan travaille depuis longtemps sur l’idée d’archétype, dépouillant les formes pour les réduire à l’essentiel.
Sur son site Internet, Richard Orlinski déclare, lui, sculpter « pour sublimer la réalité et créer des œuvres d’art vivantes, belles et intemporelles, qui suscitent l’émotion dans le regard de l’autre ». Le procès, que Richard Orlinski a gagné en 2014, n’a pas freiné ses affaires. « J’ai des collectionneurs qui sont lassés qu’on leur impose ce qu’ils doivent acheter », dit-il.
« Rendre un art accessible à tous les collectionneurs »
Son succès commercial est tel qu’il a ouvert à l’automne 2017 une galerie à son nom, en partenariat avec le groupe Bartoux, en face de l’Elysée. En vitrine, un King Kong en Inox, qui existe aussi dans d’autres matériaux et formats, rouge, bleu, etc. « Nous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Un monde sépare les galeries exposant des artistes avant-gardistes, cotés auprès des grandes fortunes, et les marchands proposant des œuvres plus populaires. Et pourtant ces derniers rencontrent un franc succès.
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Art, le lucratif business des galeries marginales

Un monde sépare les galeries exposant des artistes avant-gardistes, cotés auprès des grandes fortunes, et les marchands proposant des œuvres plus populaires. Et pourtant ces derniers rencontrent un franc succès.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 11h00
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Sur l’avenue Matignon, quelques numéros seulement séparent la galerie de Kamel Mennour de celle de Mickael Marciano. Les deux marchands sont amis de longue date, l’un et l’autre ayant fait leurs armes en vendant des lithos dans des centres commerciaux parisiens. Entre eux pourtant, il y a un monde. Kamel Mennour défend une vision de l’art exigeante et pointue, plébiscitée par François Pinault et autres « giga » collectionneurs, ainsi que, du côté des institutions, par le Palais de Tokyo ou le Musée d’art moderne de la Ville de Paris.
Jamais, en revanche, les artistes de Mickael Marciano ne seront acceptés dans de tels cercles, dont les têtes d’affiches sont des galeristes comme Chantal Crousel ou Almine Rech... Trop pop, tape-à-l’œil, parfois criard, leur travail est à mille lieues de l’art validé par les experts qui font l’avant-garde, la cote et le (bon) goût.
Marciano, Opera Gallery, Bel Air, Bartoux, Frédéric Got ou Carré d’Artistes : autant de galeries mal-aimées par leurs confrères. « On ne fait pas le même métier », tranche Hervé Loevenbruck, président de MAP, une association qui réunit soixante-dix galeries parisiennes, mais pas celles-ci. « Elles ne s’embarrassent pas de frais de production ou de catalogue et ont un discours décomplexé de vendeur de vêtements », ajoute Georges-Philippe Vallois, président du Comité professionnel des galeries d’art, qui n’a accueilli aucune de ces enseignes.
Même la foire Art Elysées, qui avait eu la faiblesse d’entrouvrir sa porte à certaines de ces galeries, préfère ne plus les exposer. « Elles fonctionnent selon une logique industrielle de marque et sur un gros volume de ventes », résume Isabelle Keit-Parinaud, directrice du salon.
Ces critiques ne semblent pas miner le moral de ces « intouchables ». « Ce n’est pas parce que vous achetez un artiste à 50 000 euros dans une grande galerie que l’œuvre vaudra quelque chose plus tard »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.
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Course au « perchoir » sous tension pour LCP

La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h24
    |

            François Bougon








                        



   


Tensions, pressions et intrigues… le processus de désignation du prochain président de LCP – la chaîne parlementaire dont l’Assemblée nationale est l’unique actionnaire – pourrait donner lieu à une adaptation télévisée à la manière de « Baron noir », la série politique française de Canal+.
Trois candidats, dont l’actuelle présidente Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Face à la sortante, deux autres journalistes ont été retenus par le comité de sélection : Thierry Guerrier, présentateur de télévision, et Bertrand Delais, réalisateur et auteur d’un documentaire sur les coulisses de l’élection d’Emmanuel Macron. Ce second candidat s’est fait remarquer par une série de posts de blog louangeurs sur l’action du président de la République publiés sur le site HuffPost.
Mme Malouines, ancienne chef du service politique de Franceinfo qui se trouve à la tête de LCP depuis 2015, a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance en janvier : « Je suis accusée d’être autoritariste et complice des agresseurs sexuels. Je refuse en fait de céder à la rumeur, aux pressions, au climat général. Je m’en tiens aux faits, au respect de la loi. Je passe sur mon ressenti personnel en tant que femme, qui a toujours lutté contre la phallocratie », a-t-elle déclaré, lundi 12 février, aux parlementaires.
L’affaire Frédéric Haziza
Cette hostilité d’une partie du personnel s’est concentrée sur l’affaire Frédéric Haziza, animateur de l’émission « Questions d’info », accusé d’agression sexuelle par une journaliste, Astrid de Villaines. Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, elle a en effet décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014, ce qui a déclenché une enquête préliminaire de la police judiciaire. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.

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La présidente a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance
De son côté, Mme Malouines a diligenté une enquête interne. Le rapport rédigé par un expert indépendant a jugé que, « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à lui reprocher ». Ce qui a conduit à la décision de réintégrer M. Haziza en janvier, et provoqué une fronde de la rédaction : une motion de défiance a été votée par la Société des journalistes (SDJ), à l’unanimité moins une abstention. Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », a écrit la SDJ.
« Climat délétère »
Cette dernière s’est également étonnée de ne pas retrouver dans l’enquête interne les témoignages « d’autres comportements totalement inappropriés de la part de Frédéric Haziza après 2014 », dénonçant par ailleurs le « climat délétère » et la « souffrance au travail qui règnent au sein de la chaîne ». Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », ont alors suspendu leur collaboration. La direction du Monde a mis en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ». Pour sa part, la présidence de l’Assemblée nationale s’est engagée à mettre en œuvre un audit par un cabinet indépendant, avant la prise de fonctions du nouveau président.

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Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Et, devant les députés, lundi, Marie-Eve Malouines s’est présentée comme la victime d’une campagne injuste : « Eh bien, oui, je me représente quand même, parce que cette campagne qui me cible n’a rien à voir avec la réalité, parce que cette fonction de PDG de la chaîne parlementaire impose précisément de savoir résister aux pressions, d’où qu’elles viennent. »
« On souhaite le calme, que l’apaisement revienne »
Au sein de la rédaction de LCP, certains journalistes redoutent une reconduction de Mme Malouines. « On souhaite le calme, que l’apaisement revienne, mais on ne croit pas que ce soit possible avec elle », explique l’un d’eux. Un autre prévient : « Si elle est élue, beaucoup de gens vont partir, elle aura les mains libres. »
La présidente sortante s’est dite prête à renouer le dialogue : « Nous nous retrouverons parce que nous partageons le même idéal, le même projet qui est de faire rayonner la culture LCP, une éthique, un état d’esprit républicain, citoyen et démocratique. » La nomination sera décidée en mars par le président de l’Assemblée, François de Rugy, pour une prise de fonctions le 8 juin. Outre un climat social dégradé, celui qui sera désigné devra gérer l’éventuelle fusion avec Public Sénat, l’autre chaîne parlementaire. Un autre dossier délicat.

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Françoise Nyssen veut une présidence commune à France Télévisions, Radio France et France Médias Monde

A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron sont attendus fin mars.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h37
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

La ministre de la culture, Françoise Nyssen, propose qu’à l’avenir, France Télévisions, Radio France et France Médias Monde (France 24, RFI…) aient une présidence commune, ont indiqué au Monde des sources proches du dossier. Ce serait un changement important, car, jusqu’ici, ces trois sociétés d’audiovisuel public ont, chacune, un président. Celui-ci serait remplacé par un directeur général, qui serait sous le contrôle d’un président non exécutif unique. La ministre envisagerait même d’étendre cette direction commune à l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Mme Nyssen a, au cours des dix derniers jours, souhaité revoir les dirigeants des sociétés d’audiovisuel public, afin d’évoquer avec eux l’avenir de leur entreprise et du secteur, avant une prise de parole en conseil des ministres, le 14 février. Dans son propos, Mme Nyssen a d’ailleurs évoqué sa proposition d’une présidence commune. A ce stade, il s’agit d’une option, les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron sont attendus fin mars. Mais cette piste a déjà été évoquée au sein de l’exécutif dès la fin de 2017.
Un président commun permettrait un pilotage d’ensemble, alors que le gouvernement demande de plus en plus aux sociétés d’audiovisuel public de collaborer entre elles. En effet, France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA ont, ensemble, lancé en 2016 Franceinfo, une offre d’information mêlant télévision, radio et numérique. Et, depuis octobre 2017, le ministère de la culture a exigé des dirigeants de nouvelles synergies : ceux-ci ont donc en projet une offre d’information locale associant France 3 et France Bleu, une plate-forme numérique culturelle autour de France Culture et France 5, un média Web destiné aux jeunes, qui s’appuiera la radio Mouv et France Télévisions…
« BBC à la française »

Instaurer un dirigeant unique est aussi une réponse à la volonté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La loi prévoit en faveur de celui qui s’est trompé le droit à rectifier sa déclaration a posteriori explique pour « Le Monde » Olivier Roznfeld, président de Fidroit.
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Puis-je rectifier une erreur dans ma déclaration fiscale ?

La loi prévoit en faveur de celui qui s’est trompé le droit à rectifier sa déclaration a posteriori explique pour « Le Monde » Olivier Roznfeld, président de Fidroit.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h30
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h46
    |

                            Olivier Rozenfeld (Président de Fidroit)








                        



   


Question à un expert. Vous avez commis une erreur dans votre déclaration fiscale, ne vous inquiétez pas, l’Administration sait aussi être tolérante. La déclaration de ses revenus, auxquels nous n’échapperons pas avec la mise en œuvre du prélèvement à la source, est un exercice fastidieux et complexe.
La fiscalité française est ainsi remplie de chausse-trappes dont il est parfois difficile de s’extraire. C’est dans ce cadre que la loi prévoit en faveur de celui qui s’est trompé le droit à rectifier sa déclaration a posteriori. C’est la réclamation contentieuse. Elle est recevable jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la mise en recouvrement de l’impôt. Soit jusqu’au 31 décembre 2019 pour l’impôt payé en 2017.

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La motivation de la réclamation tient à la modification rétroactive de l’assiette ou des modalités de calcul de l’impôt. C’est le cas par exemple si vous avez oublié de déclarer l’emploi d’un salarié à domicile, vos travaux… Cela ouvre droit alors au dégrèvement ou à la restitution de tout ou partie d’une imposition. Les contribuables disposent aussi de ce droit en cas de publication d’une loi comportant des dispositions qui modifient avec effet rétroactif les règles d’imposition ou encore d’une décision de justice fixant, avec retard, la véritable situation du contribuable.
Sans aller jusqu’à une erreur de déclaration, la mise en œuvre du prélèvement à la source en 2019 vous permettra aussi d’ajuster votre impôt quasiment en « temps réel » puisqu’il vous appartiendra d’informer l’administration de tout changement familial susceptible de modifier le taux de votre prélèvement fiscal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les trois quarts des entreprises du secteur prévoient de recruter dans les trois ans, mais les postes sont difficiles à pourvoir. En cause, notamment, un sérieux déficit d’image.
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A l’heure d’embaucher, les métiers de la ville et du BTP sont pénalisés

Les trois quarts des entreprises du secteur prévoient de recruter dans les trois ans, mais les postes sont difficiles à pourvoir. En cause, notamment, un sérieux déficit d’image.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h28
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Dans les métiers du bâtiment et de la promotion immobilière, l’activité décolle mais l’emploi rencontre quelques freins. « La crise est finie » : après « plusieurs années de croissance molle, la filière se régénère », observe la deuxième édition de l’étude annuelle sur les « Métiers de l’immobilier et de la ville », présentée le jeudi 15 février. Cette enquête a été réalisée auprès de trente fédérations et associations professionnelles et de 900 dirigeants d’entreprises par le cabinet de conseil EY, la fondation Palladio et Business Immo.
La filière, qui va de l’architecture à la gestion immobilière, en passant par l’ingénierie, la promotion et la construction, a connu 3 % de croissance entre 2015 et 2016, une progression 2,5 fois plus rapide que celle de l’économie française. Une activité portée par les ventes de logements comme par la demande de bureaux et des projets d’envergure, à l’instar de ceux du Grand Paris. « Les chiffres de 2017 vont confirmer, voire amplifier cette reprise », estime Marc Lhermitte, associé chez EY.
Des difficultés de recrutement
Conséquence logique, presque tous les secteurs de cette filière, qui fait travailler 2 millions de salariés dans une centaine de métiers, ont créé des emplois en 2016. Les effectifs des activités de conseil et d’expertise ont bondi de 9,7 %, ceux de la promotion immobilière de 5,2 %. Seul point négatif : le secteur de la construction, qui représente la moitié des emplois de la filière, enregistre un recul de ses effectifs de 2,5 %. « Il y a un effet retard, de nombreuses entreprises sont encore en sureffectif malgré la reprise », explique M. Lhermitte. Entre 2007 et 2015, les emplois de la construction avaient fondu de 11,3 %, mais l’activité du secteur, elle, avait chuté de 21 %.

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Signe de leur optimisme retrouvé, les chefs d’entreprises de la ville et de l’immobilier se préparent à embaucher : 77 % des dirigeants interrogés envisagent de recruter dans les trois ans, en Ile-de-France et en régions, et 80 % de ces intentions sont en contrat à durée indéterminée. Pas sûr, toutefois, que tous ces postes soient facilement pourvus : 68 % des dirigeants font état de difficultés de recrutement en 2017, dix points de plus qu’en 2016. Sur ce terrain, seuls 3 % des chefs d’entreprises ont vu la situation s’améliorer en un an. Dans l’ingénierie, 34 % des dirigeants disent éprouver davantage de difficultés de recrutement qu’au cours des trois dernières années.
Une filière perçue comme peu innovante
En cause : la concurrence des autres industries, dans un contexte général de reprise de l’économie française. Et un sévère déficit d’image. Selon une enquête menée pour cette étude auprès de 500 étudiants dans ces secteurs, près de la moitié des futurs professionnels considèrent l’immobilier et la ville comme une filière peu innovante. Un sentiment d’ailleurs partagé par la moitié des dirigeants d’entreprises, dans des métiers qui découvrent tardivement la révolution numérique.
« La filière est hyperfragmentée, avec des acteurs et des secteurs qui fonctionnent en silo au lieu de travailler ensemble sur les questions d’innovation industrielle et numérique, de formation aux nouveaux métiers, d’outils de financement, de smart city », analyse M. Lhermitte. Un chantier collectif qui, en plus de séduire les jeunes diplômés, aurait un effet démultiplicateur sur l’emploi : « Ensemble, les acteurs français seraient plus forts pour exporter le modèle de la ville et de l’immobilier à la française, là où les Anglo-saxons et les Allemands sont mieux organisés aujourd’hui, estime-t-il. Et ils auraient plus d’arguments pour attirer de gros investisseurs étrangers dans l’Hexagone. »



                            


                        

                        


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En Russie, des ingénieurs « minaient » des bitcoins dans un centre nucléaire

Les abus pour rejoindre les réseaux de cryptomonnaies se multiplient dans les entreprises russes, où l’électricité ne coûte pas cher.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h28
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Chronique. Des ingénieurs de l’Institut panrusse de recherche scientifique en physique expérimentale n’ont pas résisté à la tentation. Plusieurs d’entre eux ont été interpellés début février, après avoir tenté de « miner » du bitcoin sur les ordinateurs de ce centre nucléaire russe situé à Sarov, dans la région de Nijni-Novgorod. Même ici, dans cette ville fermée, autrefois connue sous son nom de code d’Arzamas-16, où fut mise au point « Tsar Bomba », la bombe nucléaire soviétique, dans l’un des endroits encore aujourd’hui les plus sécurisés de Russie, la monnaie virtuelle a fini par s’introduire.

« Il y a eu, en effet, une tentative d’utiliser les capacités informatiques à des fins personnelles, y compris pour gagner des bitcoins. Une enquête pénale a été ouverte », confirmait, un peu dépitée, Tatiana Zalesskaïa, porte-parole de l’Institut, citée le 9 février par l’agence Interfax. Le site, il est vrai, possède quelque atout. Le « minage », c’est-à-dire la création sur le réseau de cryptomonnaies, nécessite d’effectuer des calculs mathématiques complexes sur de puissants ordinateurs, très gourmands en énergie. Or, en 2011, le centre de Sarov s’était équipé d’un superordinateur, avec une capacité de calcul atteignant 1 pétaflop, ce qui en faisait alors l’un des plus puissants du monde. Seul problème : les machines n’étaient pas reliées à Internet – un obstacle vite résolu par les pros de l’atome. Le cours du bitcoin oscillait alors autour de 8 000 dollars (environ 6 000 euros à l’époque).
La chasse aux fraudeurs est ouverte

La folie du bitcoin pose un problème particulier en Russie, où l’énergie ne coûte pas cher. « Les abus deviennent de plus en plus fréquents », relève le journal économique Vedomosti. En décembre 2017, l’administrateur système de Vnoukovo, l’un des trois grands aéroports de Moscou, avait ainsi été repéré à cause des variations de tension dans le réseau interne que...




                        

                        


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IES Synergy, le champion tricolore de la borne rapide, surfe sur la vague du véhicule électrique

La PME montpelliéraine déploie son parc de chargeurs en France et à l’étranger.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Elle accélère. Un nouvel actionnaire de poids, de nouveaux produits plus abordables pour les collectivités publiques… L’année 2018 s’annonce prometteuse pour IES Synergy, une PME de Montpellier spécialisée dans l’électrique de puissance, utilisée dans les bornes de recharge rapide. En cinq ans, la petite société, détenue majoritairement par Eurazeo, a doublé son chiffre d’affaires, à 24 millions d’euros, et ses effectifs, pour atteindre 125 salariés.
En janvier, Nexans a pris 27,8 % du capital d’IES pour, selon nos sources, plusieurs dizaines de millions d’euros. « Les fonds réunis permettront à IES de développer son potentiel commercial, d’élargir sa gamme de produits et de renforcer sa présence internationale », avait expliqué le fabricant de câbles. Dès cette année, 25 personnes devraient être recrutées.

Une recharge bien plus rapide des batteries
IES dispose déjà de filiales en Allemagne, aux Etats-Unis et en Chine, au cœur des trois plus importants marchés automobiles mondiaux. Pourquoi Nexans met-il un ticket si important dans cette PME ? En 25 ans, la petite société s’est affirmée comme la spécialiste mondiale de la transformation du courant alternatif, celui donné par EDF, en courant continu nécessaire à la recharge des batteries de véhicules électriques. Et ce, par le biais d’un boîtier étanche miniaturisé. L’essentiel des constructeurs automobiles de la planète travaille déjà avec elle, en utilisant notamment ses chargeurs dans ses centres de recherche.
Historiquement, l’entreprise s’est concentrée sur les chargeurs internes aux véhicules électriques, de relativement faible puissance. La Twizy de Renault, par exemple, en est équipée. Depuis, IES a développé des chargeurs externes jusqu’à 100 kW, ce qui permet une recharge bien plus rapide des batteries. En 2012, la PME fournit ainsi les chargeurs externes de BMW, GM ou encore de groupes chinois et deux ans plus tard, elle équipe les écuries de Formule E.
Sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans la ville vendéenne, le taux de chômage atteint 5 %. Les entreprises se battent pour attirer la main-d’œuvre.
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Les Herbiers, en Vendée, cherchent salariés désespérément

Dans la ville vendéenne, le taux de chômage atteint 5 %. Les entreprises se battent pour attirer la main-d’œuvre.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 08h55
    |

            Elise Barthet (Les Herbiers, Vendée, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’Oncle Sam, index pointé, se détache sur fond vert. « I want you », disaient les affiches placardées pendant la guerre. « Recrutement », proclame, en lettres rouges, celle annonçant la tenue du Salon de l’emploi des Herbiers (Vendée). L’événement, prévu le 15 mars, réunira tout ce que la commune vendéenne compte d’entreprises. Combien de candidats viendront ? La question inquiète. Dans ce coin du bocage, ce n’est pas le chômage qui menace, mais le manque de bras. L’essor de l’économie locale a presque complètement asséché le bassin d’emploi.
On est en effet loin, très loin des données nationales. Aux Herbiers, seuls 5 % de la population est sans activité, contre 8,9 % à l’échelle nationale. Et les problèmes de recrutement que signalent de plus en plus d’entreprises en France sont illustrés ici jusqu’à la caricature. Il suffit, pour s’en convaincre, de remonter la rue de l’Eglise. Partnaire, Adecco, Interaction…
La ville de 16 000 habitants ne compte pas moins de 17 agences d’intérim ! Le nombre d’offres exposées en vitrine donne le tournis. « Quelquefois, on s’arrache les cheveux pour trouver un manutentionnaire, alors que ça réclame deux bras, deux jambes, un cerveau », se désespère une employée de Start People. Les besoins sont tels que certaines entreprises mettent leurs annonces d’emploi sur des enveloppes de baguette de pain, des sets de table, et, plus fréquemment, Alouette, la radio locale.
« Ça ne me fait pas rire »
Dans la zone industrielle, des panneaux « On recrute » ont fleuri jusque devant les usines. Ces mêmes usines qui ont fait la prospérité de la région. Car, contrairement à d’autres terres agricoles, l’introduction, dans les années 1960, du machinisme en Vendée n’a pas provoqué d’exode rural massif. Les « ventres à choux », contraints de trouver leur pitance ailleurs que dans les champs, sont devenus artisans.
La ville de 16 000 habitants ne compte pas moins de 17 agences d’intérim...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les sicav et les fonds d’obligation doivent s’adapter aux soubresauts du marché pour limiter la baisse de leurs performances.
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Comment les gérants obligataires négocient la hausse des taux

Les sicav et les fonds d’obligation doivent s’adapter aux soubresauts du marché pour limiter la baisse de leurs performances.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h44
    |

                            Stéphane Le Page








                        



                                


                            

L’inflation marque son grand retour. Sa vitesse de reprise est un facteur d’inquiétude sur les marchés obligataires. Et cela se lit dans l’évolution des taux longs, ceux auxquels les Etats et les entreprises empruntent. Depuis le début de décembre 2017, le mouvement s’est accéléré.
Le taux à 10 ans de l’emprunt d’Etat français est passé de 0,48 % à près de 1 %. Celui du Bund allemand équivalent a grimpé à 0,7 % contre 0,3 %. Aux Etats-Unis, le taux à 10 ans a atteint mi-février 2,85 %, au lieu de 2,4 % trois mois plus tôt. Or, sur les marchés obligataires, la hausse des rendements se fait au détriment de la valorisation des titres que détiennent déjà les investisseurs.
Pour autant, le scénario d’un krach obligataire semble s’éloigner. « Il y a de fortes probabilités que nous assistions à une normalisation partielle et graduelle de l’inflation et des taux d’intérêt », rassure François-Xavier Chauchat, économiste et membre du comité d’investissement de Dorval Asset Management.
Plus que le retour de l’inflation, les intervenants craignent ses accélérations et les réactions inattendues des banques centrales pour la maîtriser. Après deux années de belles performances sur les marchés obligataires, les gérants spécialisés sur ce marché cherchent depuis quelques mois à réduire la sensibilité de leurs portefeuilles obligataires à une hausse des taux. Cela passe par différentes stratégies.

Certains gérants préfèrent accroître la part des titres d’émetteurs de qualité dans leurs portefeuilles. « Nous privilégions les obligations très bien notées par les agences de notation, tout en gardant une poche de liquidité pour les retraits des clients mais aussi pour saisir des occasions sur le marché primaire », explique Damien Rio, gérant monétaire et obligataire de Federal Finance Gestion. Même démarche chez Axa IM, dont le solde du « portefeuille cible est composé à hauteur de 5 % par des obligations indexées sur l’inflation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Avec la reprise économique en France, et plus largement en Europe, les placements collectifs dans l’immobilier demeurent un secteur d’investissement prisé par les particuliers.
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Malgré des rendements en baisse, les épargnants plébiscitent toujours la pierre-papier

Avec la reprise économique en France, et plus largement en Europe, les placements collectifs dans l’immobilier demeurent un secteur d’investissement prisé par les particuliers.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h43
    |

                            Johan Deschamps








                        



                                


                            

Les sociétés civiles de placement immobilier, communément appelées SCPI, ont enregistré une collecte record au titre de 2017. Selon l’Association française des sociétés de placement dans l’immobilier (Aspim), qui a déjà recueilli les données de 79 SCPI sur les 84 existantes, plus de 6 milliards d’euros ont été collectés, soit une croissance de 15,2 % par rapport à l’exercice précédent, qui avait déjà été exceptionnel.
Si les montants sont importants, ils masquent toutefois des disparités. En effet, les SCPI traditionnelles, qui investissent soit dans des bureaux, soit dans des commerces, ont enregistré une collecte légèrement moins importante, même si elles continuent de concentrer l’essentiel de la demande (près de 4,2 milliards d’euros).
En revanche, les SCPI plus jeunes, diversifiées ou spécialisées, ont été très demandées, à l’image d’Epargne Pierre, du groupe Voisin, qui a collecté 160 millions d’euros. Parmi celles spécialisées dans un thème particulier, Pierval Santé, d’Euryale Asset Management, a vu sa collecte augmenter de… 135 %, à 165 millions d’euros ! Et ce n’est rien au regard de Primovie (Primonial) qui, en annonçant avec un peu d’anticipation la hausse du prix des parts de sa SCPI, a créé un appel d’air lui permettant de lever 808 millions d’euros.

Ces montants sont d’autant plus significatifs que la capitalisation des SCPI est à peine supérieure à 46 milliards d’euros (en hausse de 18,1 % sur un an). Ces sociétés vont désormais devoir gérer cette masse de liquidités pour l’investir dans de nouveaux actifs immobiliers. Pour celles qui ne se contentent pas du territoire français, l’exercice reste toutefois parfaitement réalisable puisque le marché européen de l’immobilier d’entreprise était évalué à 230 milliards d’euros en 2016.
Des rendements en baisse
Si l’engouement des particuliers s’accroît chaque année, c’est en raison de la rémunération offerte par les SCPI, mais aussi de l’érosion, année après année,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Un mouvement de grève a débuté ce matin à Paris et à Nice. Le sujet est sensible dans un environnement en constante évolution et la profession reste très divisée.
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Des chauffeurs de VTC réclament un tarif minimum

Un mouvement de grève a débuté ce matin à Paris et à Nice. Le sujet est sensible dans un environnement en constante évolution et la profession reste très divisée.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 16h15
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Le rendez-vous a été donné à la station Total sur la voie de sortie de l’aéroport Charles-de-Gaulle, samedi 17 février. « Nous ne voulons pas bloquer les véhicules VTC se dirigeant vers l’aéroport, mais ceux se rendant vers Paris. La profession est en grève, et on entend que ce soit respecté », explique Yazid Sekhri, de l’Union des VTC (voitures de transport avec chauffeurs).
Près d’un an après une mobilisation massive des chauffeurs de VTC, liée à l’augmentation de la commission d’Uber, les conducteurs professionnels voulaient remettre la pression sur les pouvoirs publics. Objectif : obtenir un tarif minimum pour les conducteurs, qu’ils réclament depuis plus d’un an.
Mais la mobilisation a été faible, à Paris comme en régions, à l’exception de Nice, où entre 150 et 200 chauffeurs VTC ont installé des barrages filtrants aux entrées de l’aéroport international. En région parisienne, les chauffeurs présents non loin de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle ont levé le camp à la mi-journée pour se rendre à Bercy. Ils devaient aller en milieu d’après-midi au ministère des transports, boulevard Saint-Germain à Paris (VIIe arrondissement), a indiqué Fabian Tosolini de la CFDT-VTC.
« La mission est encore en cours »
« Depuis janvier 2017, les représentants des VTC, souhaitant obtenir une tarification minimum, sont conviés de réunion en réunion avec les plates-formes ou le gouvernement », relève, dans un communiqué, l’Union des VTC. « D’études en missions, rien ne vient », s’emporte M. Sekhri. « La mission est encore en cours », indique-t-on sobrement au ministère des transports.
C’est que le sujet est sensible, qui plus est dans un environnement en constante modification. Depuis le 1er janvier, le marché du transport particulier de personnes a été secoué par la mise en place de la mesure phare de la loi Grandguillaume, qui bannit les chauffeurs salariés ayant le statut Loti.

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                Uber a perdu 4,5 milliards de dollars en 2017



Du jour au lendemain, Uber a vu disparaître 5 000 à 6 000 chauffeurs de sa plate-forme de mise en relation. La société américaine travaille désormais avec 20 000 indépendants. Au 1er février, environ 26 000 chauffeurs exploitants sont comptabilisés par le gouvernement, selon un courrier d’Elisabeth Borne, la ministre des transports, envoyé le 14 février aux différents acteurs du secteur.
Les autres sociétés ont connu les mêmes secousses. « Seulement 5 % de nos chauffeurs étaient des Loti, indique Yanis Kiansky, PDG d’Allocab. Cependant, nous avons tout de même senti la différence. Malgré l’augmentation des demandes de courses, aujourd’hui, je ne peux pas répondre à toutes les demandes… » 
Salaire moyen de 1 700 euros par mois

   


Dans les faits, le temps d’attente pour une course VTC a largement augmenté en région parisienne, tandis que la « gestion dynamique » des prix d’Uber et de quelques concurrents, liés à un déséquilibre entre offre et demande, a poussé les prix à la hausse. Dans le même temps, les taxis reprennent des couleurs. Nicolas Rousselet, le patron de G7, a indiqué début février une croissance de 20 % des commandes de courses de taxis en janvier.
Dans ce contexte de retournement du rapport de force entre les conducteurs et les sociétés de VTC, les revenus des chauffeurs devraient augmenter. « C’est le cas », assure un patron de société VTC. « C’est trop tôt pour le dire, assure Yazid Sekhri, car il y a, jusqu’à fin mars, une période de transition pour que les chauffeurs Loti régularisent leur situation. » Selon le ministère des transports, 4 500 chauffeurs Loti conduisent dans l’attente de l’étude de l’examen de leur dossier.
Les dernières données concernant les revenus des professionnels, qui datent de début 2017, font état d’un salaire moyen de 1 700 euros par mois pour soixante heures de travail. « Aujourd’hui, nos revenus ne sont pas suffisants pour faire face à nos charges, qui ont augmenté, à l’image de l’augmentation des taxes sur le gazole, reprend M. Sekhri. Nous proposons que l’Etat légifère pour mettre en place un tarif minimum pour les courses, reprend M. Sekhri. A l’Union des VTC, nous estimons qu’il faudrait atteindre un tarif minimum de 12 euros [nets de commission pour les plates-formes] pour les conducteurs, ainsi que les tarifications à 1,50 euro au kilomètre, 50 cents à la minute et 2 euros la prise en charge. » Cela reviendrait à une tarification équivalente à celle des taxis. Aujourd’hui, le tarif net d’un chauffeur chez Uber est au minimum de 4,50 euros (6 euros, moins la commission de 25 %), tandis qu’il est de 7 euros chez Heetch ou 9 euros chez Allocab.
« Si on met un tarif minimum à 15 euros, qui va supprimer une grande part de la demande, il y aura deux fois moins de trajets pour le même nombre de chauffeurs » Teddy Pellerin, cofondateur d’Heetch
La profession reste cependant très divisée. Yanis Kiansky soutient un tarif minimal. « Les revenus des chauffeurs sont aujourd’hui indécents. Ce n’est même pas le smic. Si vous voulez que les chauffeurs offrent des prestations de qualité, il faut qu’ils soient heureux et gagnent correctement leur vie. » 

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                Waymo contre Uber : le procès fratricide de la Silicon Valley a débuté



En revanche, les autres sociétés sont plus sceptiques. « D’une manière générale, ça peut être une bonne comme une mauvaise idée, estime Teddy Pellerin, cofondateur d’Heetch. Le problème est plus sur l’équilibre entre offre et demande. Si on met un tarif minimum à 15 euros, qui va supprimer une grande part de la demande, il y aura deux fois moins de trajets pour le même nombre de chauffeurs. Dans ce cas, leur rentabilité baisserait probablement. Il faut donc étudier précisément ce projet. » 
« La tarification est une question complexe, ajoute-t-on chez Uber, car elle doit répondre à plusieurs critères : l’accessibilité du service pour les passagers, la rentabilité des chauffeurs et la capacité d’Uber à poursuivre sa croissance pour continuer à investir, afin d’offrir un service de meilleure qualité. Nous devons préserver un équilibre entre ces trois éléments. » Dans les faits, le leadeur reste opposé à tout tarif minimal, car il a popularisé son service et élargi son marché en baissant le prix des courses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Quatre personnes sur dix souffrent de la raréfaction de l’eau. Les villes sous pression de l’explosion démographique sont à leur tour touchées et menacées de rupture d’approvisionnement.
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Sécheresse, surexploitation : le monde a soif

Quatre personnes sur dix souffrent de la raréfaction de l’eau. Les villes sous pression de l’explosion démographique sont à leur tour touchées et menacées de rupture d’approvisionnement.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 11h10
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Alerte à la sécheresse ! Mardi 13 février, les autorités sud-africaines ont proclamé l’état de catastrophe naturelle dans tout le pays. Les 4,5 millions d’habitants du Cap sont menacés de se voir couper les robinets. Au Mozambique voisin, alors que les réserves sont au plus bas, un quart de l’agglomération de Maputo (4 millions d’habitants) est privée d’eau potable, car le gouvernement a décidé d’alimenter en priorité l’agriculture et la production d’électricité. La situation en Afrique australe est révélatrice d’une crise mondiale de l’eau. Elle touche désormais les centres urbains et non plus seulement les campagnes. En 2015 déjà, Sao Paulo, la ville la plus peuplée du Brésil, avait failli connaître elle aussi les affres du « jour zéro ». Puis en 2016, ce fut le tour de Freetown en Sierra Leone, de La Paz en Bolivie, de Ouagadougou au Burkina Faso.

Quatre personnes sur dix souffrent de pénurie dans le monde, selon l’Organisation des Nations unies, qui prévoit une probable dégradation à l’avenir sous l’effet du changement climatique. Le réchauffement va accentuer l’aridité des régions du monde qui en souffrent déjà, contribuer au desséchement des sols, accélérant l’évaporation des végétaux et rendant plus difficile l’absorption des pluies diluviennes qui filent alors trop vite vers l’océan. Les sécheresses à répétition vont aggraver les problèmes que connaissent déjà les centres urbains sous la pression d’une explosion démographique généralisée. Plus de la moitié (54 %) de la population mondiale vit en ville aujourd’hui et les prévisions d’augmentation oscillent entre 60 % et 92 % d’ici à la fin du siècle. Les installations d’alimentation et d’assainissement ne parviennent pas à suivre un tel rythme.
« Réfléchir autrement »
« Ce ne sont pas les mégapoles mais les villes de taille moyenne qui vont avoir le plus de difficultés, car elles manquent non seulement de capacités techniques, mais aussi d’experts à l’esprit grand ouvert...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les représentants du personnel se plaignent d’un manque de transparence sur les données économiques de l’entreprise.
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Les salariés de Coca-Cola redoutent le plan social en discussion

Les représentants du personnel se plaignent d’un manque de transparence sur les données économiques de l’entreprise.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h54
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            

Alors que Coca-Cola est en train de négocier un plan social en France visant à supprimer 131 postes (chiffre en net) et que des usines ont été bloquées mercredi 14 et jeudi 15 février en signe de protestation, le groupe annonce, vendredi, des mauvais résultats au niveau mondial pour 2017. Le bénéfice net est de 1,248 milliard de dollars (1 milliard d’euros), en baisse de 81 % et le chiffre d’affaires en recul de 15 %, à 35,410 milliards de dollars.
En revanche, les résultats sur la zone couverte par l’entité Coca-Cola European Partners (CCEP) – France, Pays-Bas, Norvège, Suède, Allemagne, Espagne, Islande et Russie – « explosent », juge l’intersyndicale CGT-CGC-CFDT de Coca-Cola en France : le chiffre d’affaires marque une hausse de 1,5 %, et surtout, le bénéfice opérationnel s’accroît de 9 %. « Nous pouvons tous être fiers de cette performance, se réjouit Damian Gammell, directeur général, d’autant plus qu’elle vient couronner la fin de la première année complète de CCEP », qui résulte d’une fusion des entités des différents pays.
Pouvoir statuer en toute connaissance de cause
Pour la France, les résultats sont présentés d’une manière différente : on parle de « volumes : – 2,7 % par rapport au budget prévu dans le business plan, et de « revenus » : – 2,7 % par rapport au budget. Le chiffre d’affaires progresse de 0,3 %. « Nous avons réalisé un bon quatrième trimestre », écrit Ben Lambrecht, le président de CCEP France, sans communiquer le résultat opérationnel 2017.
« La comparaison avec le budget ne signifie pas grand-chose », estime Ralph Blindauer, avocat du comité central d’entreprise (CCE), soulignant que « ces données, incomplètes, arrivent maintenant alors que le rapport de notre expert a été présenté le 5 février et que le CCE est censé rendre un avis mardi prochain sans avoir pu faire expertiser ces nouveaux chiffres. » C’est pourquoi le CCE et l’instance de coordination des...




                        

                        

