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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’islamologue, en détention provisoire pour viols, affirme souffrir d’une sclérose en plaques .
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L’entourage de Tariq Ramadan annonce son hospitalisation

L’islamologue, en détention provisoire pour viols, affirme souffrir d’une sclérose en plaques .



Le Monde
 |    17.02.2018 à 17h52
   





                        



   


Le comité de soutien de Tariq Ramadan a annoncé samedi 17 février qu’il avait été hospitalisé la veille. L’islamologue, actuellement en détention provisoire pour viols, affirme souffrir d’une sclérose en plaques et attend les résultats d’une expertise médicale indépendante pour une éventuelle remise en liberté.
Le théologien suisse est détenu à Fleury-Mérogis (Essonne) depuis sa mise en examen le 2 février. Jeudi, la cour d’appel de Paris, qui examinait le recours qu’il a formé contre son placement en détention provisoire, a ordonné une expertise médicale indépendante et renvoyé sa décision au 22 février.
S’appuyant sur un premier examen médical sommaire établi mardi, les avocats de Tariq Ramadan soutiennent que l’état de santé de leur client, qui est arrivé en ambulance à l’audience de jeudi, n’est pas « compatible avec un maintien en détention ».

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Deux plaintes
L’islamologue controversé a été mis en examen pour viols, dont l’un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre, qui ont débouché sur une information judiciaire confiée à trois juges d’instruction.
Début février, la justice a ordonné sa détention provisoire, craignant une fuite à l’étranger ou d’éventuelles pressions sur les plaignantes ou d’autres femmes qui ont témoigné sous X lors de l’enquête préliminaire.
Depuis le début de cette affaire, qui a suscité de vifs débats en France entre partisans et détracteurs de cette figure intellectuelle, M. Ramadan conteste les accusations portées contre lui pour des faits d’une grande violence, qui auraient eu lieu le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le suspect, qui a avoué avoir tué la petite Maëlys, a été hospitalisé au sud de Lyon.
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Nordahl Lelandais hospitalisé « par précaution » à la demande de son avocat

Le suspect, qui a avoué avoir tué la petite Maëlys, a été hospitalisé au sud de Lyon.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 17h00
   





                        


L’ancien militaire de 34 ans Nordahl Lelandais, qui a reconnu être l’auteur du meurtre de la petite Maëlys, a été hospitalisé vendredi 16 février dans la soirée au sud de Lyon « par précaution », à la demande de son avocat Alain Jakubowicz, selon une source proche du dossier.
« Il n’y a pas eu de tentative de suicide », a toutefois précisé cette source, confirmant une information du quotidien Le Dauphiné libéré selon lequel Lelandais était depuis ses aveux mercredi surveillé toutes les 45 minutes au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) où il est détenu pour éviter toute tentative de cette nature.
Acculé après la découverte de nouveaux indices, celui qui est également mis en examen pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer, a avoué avoir tué  « involontairement » la fillette de 8 ans, disparue lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

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                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?



Les circonstances de la mort toujours inconnues
Sur les indications du suspect, un crâne et un os long appartenant à l’enfant avaient été mis au jour mercredi dans un secteur escarpé en Savoie, à la lisière du département de l’Isère.
Après la découverte mercredi des premiers ossements de Maëlys, les enquêteurs ont retrouvé jeudi la « quasi-totalité » des restes de la fillette disparue depuis fin août et certains de ses effets. Reste à déterminer les circonstances de sa mort, et notamment sa nature accidentelle, thèse avancée par le suspect qui a refusé de s’exprimer davantage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les firmes, importatrices à presque 100 %, sont pénalisées par le dollar fort et les prix réglementés.
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En Egypte, l’industrie pharmaceutique est en crise

Les firmes, importatrices à presque 100 %, sont pénalisées par le dollar fort et les prix réglementés.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 15h00
    |

            Hélène Sallon (Le Caire, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’Egypte a connu une nouvelle vague de pénurie de médicaments, fin décembre 2017. Dans les pharmacies, la pénicilline injectable et une douzaine d’autres médicaments sans substituts, destinés à soigner la maladie de Parkinson ou des affections cardiaques, hépatiques et rénales, ont disparu des rayons. Une situation devenue courante dans le pays, depuis 2016, où circulent régulièrement les images d’Egyptiens faisant la queue devant des pharmacies vides et les appels désespérés aux dons d’hôpitaux. La dépréciation de la livre égyptienne (LE) et son flottement face au dollar en novembre 2016 ont affecté le secteur pharmaceutique, qui importe plus de 90 % de ses matières premières.
« En Egypte, on fabrique des produits finis : 100 % des principes actifs sont importés, de même que le matériel comme les emballages, les machines et les pièces de rechange », explique Gamal El-Leithy, le PDG de Future Pharmaceutical Industries. A la tête de 500 salariés, il produit ses propres antibiotiques, antidiabétiques ou traitements gastro-intestinaux, et sous-traite une partie de la production locale de multinationales comme le suisse Novartis, le français Sanofi ou l’indien SUN.
« On a tous souffert »
Vingt-deux multinationales (55 % du marché), onze groupes publics (5 %), 14 000 entreprises et 140 usines de production locales se partagent ce marché de 60 milliards de LE (2,7 milliards d’euros), qui emploie 300 000 personnes. Avec une population de 97 millions d’habitants et un taux de natalité de 2 % par an, l’Egypte – déjà l’un des plus grands du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord – a un fort potentiel de croissance et d’attrait pour les investisseurs.
Mais le dollar fort, passé de 8,8 LE à 18 LE, a contraint plusieurs entreprises à arrêter des lignes de production. « Entre novembre 2016 et janvier 2017, on a tous souffert. La production a baissé de 30 % à 40 %, car on ne pouvait plus importer....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Deux techniciens ont été tués par une explosion survenue samedi en fin de matinée dans une usine de traitement d’huile en Seine-Maritime.
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Une explosion dans une usine à Dieppe fait deux morts

Deux techniciens ont été tués par une explosion survenue samedi en fin de matinée dans une usine de traitement d’huile en Seine-Maritime.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 16h42
   





                        



   


Une explosion s’est produite peu avant 11 heures, samedi 17 février, dans une des principales cuves de l’usine de traitement d’huile Saipol de Dieppe (Seine-Maritime). Deux techniciens ont été tués par l’explosion, qui s’est produite lors d’une opération de maintenance réalisée par des sous-traitants.
Originaires de la région, les deux techniciens travaillaient « en binôme » pour une société de prestations spécialisée dans la maintenance, la SNAD, a précisé à l’Agence France-Presse le sous-préfet de Dieppe. Selon le communiqué de la sous-préfecture, une autre personne a été légèrement blessée dans l’explosion, et sept autres sont en état de choc.
Atelier d’extraction
On ignore encore la cause exacte du drame qui a touché cette usine spécialisée dans la transformation des graines de colza en huiles végétales brutes et en tourteaux. Une enquête a été confiée à la police sous la conduite des services du procureur du Tribunal de grande instance de Dieppe.
L’explosion s’est produite au niveau de l’atelier d’extraction, un local où est notamment extraite, à l’aide d’un solvant, l’huile contenue dans les résidus solides issus des presses, a expliqué le groupe Avril, propriétaire de l’usine. L’usine avait été arrêtée depuis vingt-quatre heures pour une opération classique de nettoyage. Le groupe Avril a assuré que « toutes les procédures habituelles de prévention et de sécurité étaient conformes ».
L’explosion a libéré de très grandes flammes au-dessus de l’usine et provoqué un incendie important. Dans l’après-midi, de la fumée s’échappait encore du bâtiment de six étages, entièrement carbonisé.
« Pas classée Seveso »
Selon Sébastien Jumel, député PC de Seine-Maritime et ancien maire de la ville, « l’usine de fabrication d’huile n’est pas classée Seveso mais elle est soumise à autorisation », souligne France Bleu. « Les risques de pollution sont semble-t-il maîtrisés », a déclaré Sébastien Jumel (PC). « Dès lundi, nous demanderons à la préfecture et à Bruno Le Maire une table ronde » pour étudier les conséquences, notamment sociales, de cet accident, a affirmé l’élu dieppois.
Un périmètre de sécurité a été mis en place et une salle municipale a été mise à disposition par la mairie pour accueillir si besoin les personnes évacuées. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été mise en place à l’hôpital de Dieppe. Quarante sapeurs-pompiers, des équipages de police et une équipe du SAMU sont mobilisés sur le site.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Après avoir contesté son testament, Laura Smet et David Hallyday veulent obtenir un droit de regard sur l’album posthume de leur père ainsi que le gel de son patrimoine.
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Héritage Hallyday : les deux aînés de Johnny intentent une nouvelle action en justice

Après avoir contesté son testament, Laura Smet et David Hallyday veulent obtenir un droit de regard sur l’album posthume de leur père ainsi que le gel de son patrimoine.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 15h48
   





                        


Nouvel épisode dans l’imbroglio juridique autour du testament de Johnny Hallyday. Les deux aînés du chanteur, Laura Smet et David Hallyday, ont intenté une action en référé pour obtenir un droit de regard sur l’album posthume de Johnny Hallyday, ainsi que le gel de son patrimoine dans l’attente du règlement du litige sur l’héritage du chanteur qui les oppose à Laeticia Hallyday, ont indiqué leurs avocats samedi 17 février.
Affirmant avoir essuyé un refus de la veuve de Johnny, Laura Smet a décidé de saisir la justice pour « prendre connaissance du projet d’album posthume afin de pouvoir exercer ses prérogatives d’héritier, pour pouvoir confirmer le respect de l’intégrité artistique de l’entier contenu de cet album dont la presse a annoncé qu’il aurait été récemment terminé », a dit un de leurs avocat Emmanuel Ravanas.
Avec son frère, Laura Smet a saisi en référé (en urgence) le président du tribunal de grande instance de Nanterre « afin de se voir autorisée à prendre des mesures conservatoires et notamment de se voir communiquer sous 48 heures le projet d’album ».
Gel des biens immobiliers
Les enfants de Johnny ont également demandé le gel des biens immobiliers du chanteur, soit plusieurs villas de luxe à Los Angeles, Saint-Barthélémy et Marnes-la-Coquette, près de Paris, et la mise sous séquestre de ses droits d’auteur.
L’audience est fixée au jeudi 15 mars à 14 h 30. Deux mois après la mort de Johnny Hallyday, les deux aînés du rocker, David et Laura, ont lancé une première action en justice en début de la semaine pour contester le testament américain de leur père au seul profit de sa veuve. La procédure devrait durer plusieurs mois. Le camp adverse leur oppose des donations dont ils auraient bénéficié du vivant du chanteur, ce que Sylvie Vartan a estimé « scandaleux » vendredi alors qu’elle est arrivée à Paris.

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                Héritage de Johnny Hallyday : pour Laura Smet, « la vérité des chiffres sera établie par la justice »



« Préoccupée par la défense de l’œuvre de son père »
« Principalement préoccupée par la défense de l’œuvre de son père », Laura Smet affirme cette fois que Laeticia Smet lui a « sèchement opposé une fin de non-recevoir à sa demande de communication amiable, s’inscrivant dans le cadre de relations familiales normales, de ce projet d’album finalisé dont elle ne sait que très peu de choses ». « Johnny Hallyday avait fait écouter avec fierté le 4 octobre dernier les premiers enregistrements bruts de quelques titres de l’album à sa fille Laura », selon les avocats.

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                Cinq questions sur l’héritage de Johnny Hallyday



Johnny Hallyday, mort le 6 décembre, a travaillé une grande partie de l’année 2017 à ce 51e album studio, inachevé, pour lequel une dizaine de chansons ont été enregistrées. David, 51 ans, et Laura, 34 ans, dont la mère est Nathalie Baye, estiment que les modalités de succession de leur père les « déshéritent », ce qui n’est théoriquement pas possible en droit français.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.
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Course au « perchoir » sous tension pour LCP

La présidente sortante, Marie-Eve Malouines, affronte Thierry Guerrier, présentateur, et Bertrand Delais, réalisateur.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 10h24
    |

            François Bougon








                        



   


Tensions, pressions et intrigues… le processus de désignation du prochain président de LCP – la chaîne parlementaire dont l’Assemblée nationale est l’unique actionnaire – pourrait donner lieu à une adaptation télévisée à la manière de « Baron noir », la série politique française de Canal+.
Trois candidats, dont l’actuelle présidente Marie-Eve Malouines, sont en lice après avoir été sélectionnés au terme d’auditions devant un comité de députés, lundi 12 février. Face à la sortante, deux autres journalistes ont été retenus par le comité de sélection : Thierry Guerrier, présentateur de télévision, et Bertrand Delais, réalisateur et auteur d’un documentaire sur les coulisses de l’élection d’Emmanuel Macron. Ce second candidat s’est fait remarquer par une série de posts de blog louangeurs sur l’action du président de la République publiés sur le site HuffPost.
Mme Malouines, ancienne chef du service politique de Franceinfo qui se trouve à la tête de LCP depuis 2015, a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance en janvier : « Je suis accusée d’être autoritariste et complice des agresseurs sexuels. Je refuse en fait de céder à la rumeur, aux pressions, au climat général. Je m’en tiens aux faits, au respect de la loi. Je passe sur mon ressenti personnel en tant que femme, qui a toujours lutté contre la phallocratie », a-t-elle déclaré, lundi 12 février, aux parlementaires.
L’affaire Frédéric Haziza
Cette hostilité d’une partie du personnel s’est concentrée sur l’affaire Frédéric Haziza, animateur de l’émission « Questions d’info », accusé d’agression sexuelle par une journaliste, Astrid de Villaines. Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein, elle a en effet décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014, ce qui a déclenché une enquête préliminaire de la police judiciaire. A l’époque, ces faits avaient été sanctionnés par un simple avertissement de la direction à l’encontre de M. Haziza, qui en conteste la réalité.

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La présidente a décidé de se représenter malgré une forte contestation interne, qui a abouti à une motion de défiance
De son côté, Mme Malouines a diligenté une enquête interne. Le rapport rédigé par un expert indépendant a jugé que, « depuis 2014, il n’y avait aucun comportement inapproprié à lui reprocher ». Ce qui a conduit à la décision de réintégrer M. Haziza en janvier, et provoqué une fronde de la rédaction : une motion de défiance a été votée par la Société des journalistes (SDJ), à l’unanimité moins une abstention. Ce retour, « malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire après la plainte déposée par une de nos collègues pour agression sexuelle, nous choque », a écrit la SDJ.
« Climat délétère »
Cette dernière s’est également étonnée de ne pas retrouver dans l’enquête interne les témoignages « d’autres comportements totalement inappropriés de la part de Frédéric Haziza après 2014 », dénonçant par ailleurs le « climat délétère » et la « souffrance au travail qui règnent au sein de la chaîne ». Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », ont alors suspendu leur collaboration. La direction du Monde a mis en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ». Pour sa part, la présidence de l’Assemblée nationale s’est engagée à mettre en œuvre un audit par un cabinet indépendant, avant la prise de fonctions du nouveau président.

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Dans Le Parisien, l’avocate de M. Haziza, Jacqueline Laffont, jugeait que cette « affaire semble largement instrumentalisée dans un contexte de prochain éventuel renouvellement de la direction de la chaîne ». Et, devant les députés, lundi, Marie-Eve Malouines s’est présentée comme la victime d’une campagne injuste : « Eh bien, oui, je me représente quand même, parce que cette campagne qui me cible n’a rien à voir avec la réalité, parce que cette fonction de PDG de la chaîne parlementaire impose précisément de savoir résister aux pressions, d’où qu’elles viennent. »
« On souhaite le calme, que l’apaisement revienne »
Au sein de la rédaction de LCP, certains journalistes redoutent une reconduction de Mme Malouines. « On souhaite le calme, que l’apaisement revienne, mais on ne croit pas que ce soit possible avec elle », explique l’un d’eux. Un autre prévient : « Si elle est élue, beaucoup de gens vont partir, elle aura les mains libres. »
La présidente sortante s’est dite prête à renouer le dialogue : « Nous nous retrouverons parce que nous partageons le même idéal, le même projet qui est de faire rayonner la culture LCP, une éthique, un état d’esprit républicain, citoyen et démocratique. » La nomination sera décidée en mars par le président de l’Assemblée, François de Rugy, pour une prise de fonctions le 8 juin. Outre un climat social dégradé, celui qui sera désigné devra gérer l’éventuelle fusion avec Public Sénat, l’autre chaîne parlementaire. Un autre dossier délicat.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ « Le Monde » a suivi des brigades dans un quartier des Hauts-de-Seine.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ « Le Monde » a suivi pendant deux jours des brigades dans un quartier.
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A Colombes, la police joue la carte de la proximité

« Le Monde » a suivi pendant deux jours des brigades dans un quartier.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h56
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 15h26
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

A Colombes, il fut un temps où « Grosses Dents », le patron de la brigade anticriminalité (BAC), faisait respecter la loi. Il était épaulé par « Grand Slip ». Aujourd’hui, c’est « Passe-partout » qui court après le « P’tit Nunuche » – un cambrioleur un peu benêt – et tient à l’œil « Biggy » – une petite main du trafic de cannabis dotée d’un léger embonpoint.
Dans les cités, tout le monde porte un « blaze » (surnom), les policiers comme les jeunes. « Passe-partout », 45 ans, s’appelle Vincent. Il est brigadier-chef au sein de la BAC de cette ville des Hauts-de-Seine de 85 000 habitants qui abrite le quartier du Petit-Colombes, haut lieu du deal où les règlements de comptes à l’arme à feu sont fréquents. Sous ses ordres, une équipe de quatre « saute-dessus » : c’est ainsi que, dans la police, sont baptisés ces agents en civil chargés de faire du « flag » (flagrant délit). « Quand on reste suffisamment longtemps sur un territoire, les jeunes finissent par nous affubler de surnoms », sourit Vincent.

« Tête de lion », « Yeux bleus »… « Passe-partout » connaît aussi les leurs, un atout précieux pour « comprendre qui fait quoi dans la cité ». Cela fait quinze ans qu’il arpente les rues de Colombes, quinze ans qu’il joue « au chat et à la souris » avec les délinquants et qu’il affine sa méthode de travail. Il n’a pas attendu le lancement de la police de sécurité du quotidien (PSQ), annoncée jeudi 8 février par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, pour tourner le dos à la doctrine dominante. « Faire uniquement de la répression et du chiffre, cela n’a aucun intérêt et c’est contre-productif, affirme-t-il. Je crois au contact et au dialogue. » Des réformes, Vincent en a vu passer d’autres. Aucune n’a su harmoniser les pratiques. « Dans les faits, tout dépend de la conception que chacun a de son métier », résume-t-il.

« Souple mais ferme »
Comme « Passe-partout »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’outil visant à comptabiliser les particuliers tués ou blessés dans le cadre d’une mission de police – quelles que soient les circonstances – est opérationnel depuis le 1er janvier
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Le nombre de tués et de blessés graves par la police désormais recensé

L’outil visant à comptabiliser les particuliers tués ou blessés dans le cadre d’une mission de police – quelles que soient les circonstances – est opérationnel depuis le 1er janvier



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h55
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h19
    |

            Julia Pascual








                        


Le nombre de particuliers décédés ou grièvement blessés dans le cadre d’une mission de police fait désormais l’objet d’un recensement et sera rendu public. Alors que Le Monde annonçait au printemps 2016 la décision prise par la police nationale de procéder à cette comptabilité, l’outil est opérationnel depuis le 1er janvier, selon une information du Figaro que nous avons confirmée. « Il s’agit pour une police démocratique qui a des pouvoirs particuliers, notamment par rapport à l’usage de la force, de savoir combien de blessés et de tués elle fait, défend Marie-France Moneger, la chef de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), qui centralisera les données. Nous avons testé l’outil pendant six mois dans les départements des Yvelines et de la Gironde. C’est concluant. La direction générale a décidé de le généraliser. Nous pourrons faire un premier bilan à la fin de l’année. »
Jusque-là, aucun chiffre relatif aux blessés ou aux morts imputables à la police n’était rendu public par le ministère de l’intérieur. On ne dispose que de données partielles sur le sujet. Le bilan annuel de l’IGPN faisait en revanche état de l’emploi des armes par les fonctionnaires. On sait ainsi qu’en 2016 les grenades de désencerclement ont été utilisées à 866 reprises, le lanceur de balles de défense, 1 705 fois, et le pistolet de service, 255 fois.

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« Transparence et de redevabilité »
En 2016, c’est l’ONG française de défense des droits de l’homme Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) qui avait enquêté sur le sujet et rapporté 89 cas de blessures graves survenues entre 2005 et 2015 et ayant entraîné la mort à 26 reprises.
« Il nous fallait cet outil, considère Marie-France Moneger. Il y a un enjeu de transparence et de redevabilité. » Les faits sont comptabilisés à partir de l’ouverture d’une enquête judiciaire et en cas de décès ou à partir de neuf jours d’incapacité totale de travail (ITT) constatés par certificat médical. L’ITT permet de qualifier pénalement les faits. Au-delà de huit jours d’ITT, les faits relèvent du délit. En deçà, il s’agit d’une contravention. Mme Moneger souligne que le recensement ne préjuge pas de la légalité ou de la légitimité de l’emploi de la force. « Ce n’est certainement pas un recensement des bavures », insiste-t-elle. Pourront être recensés, par exemple, les cas de suicide dans une geôle ou un centre de rétention administrative, les personnes se tuant ou se blessant en essayant d’échapper à une interpellation comme les tués ou blessés par balle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ L’ancienne épouse du chanteur, arrivée à Paris vendredi, dénonce de « fausses informations » sur une donation que Johnny Hallyday aurait faite à son fils David.
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Héritage Hallyday : Sylvie Vartan, « consternée », sort de son silence

L’ancienne épouse du chanteur, arrivée à Paris vendredi, dénonce de « fausses informations » sur une donation que Johnny Hallyday aurait faite à son fils David.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h21
   





                        


On ne l’avait pas entendue jusqu’alors, tandis que le clan Hallyday continuait de se déchirer autour de la succession du chanteur mort en décembre 2017. Sylvie Vartan est sortie de son silence vendredi 16 février pour dénoncer, dans un communiqué à l’AFP, de « fausses informations » sur une donation dont Johnny Hallyday aurait fait bénéficier leur fils David.
« Je suis consternée des fausses informations qui circulent à dessein insinuant que mon fils David aurait été gratifié d’une partie de la maison que nous avions achetée à Paris avec son père il y a plus de trente ans », dit-elle, affirmant avoir demandé à Johnny, au moment de leur divorce, de donner à leur fils la part qui devait lui revenir à elle.
« Lors de notre séparation après dix-huit ans de vie commune, j’ai purement et simplement refusé de recevoir de Johnny, sous forme de donation, sa part de la maison, préférant que cela revienne directement à notre unique fils. (…) C’est moi, et moi seule, qui ait voulu gratifier notre fils. »
« Tout ça est scandaleux ! »
La chanteuse dément des informations parues dans la presse selon lesquelles son ancien époux « aurait aussi payé le redressement fiscal de notre fils » : « Tout ça est scandaleux ! Ce n’est que fabrication et mensonge. » « Evidemment, je comprends bien les raisons pour lesquelles on cherche à travestir la vérité afin d’atteindre mon fils », ajoute-t-elle.

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                Cinq questions sur l’héritage de Johnny Hallyday



« Pouvez-vous imaginer une seule seconde ce que peut ressentir David, artiste lui-même, fils d’artistes, d’être privé de tout droit de regard sur la gestion de l’héritage artistique de son père ? », s’insurge-t-elle encore. « Ça me sidère. C’est pour cela que je ne peux le tolérer et sors ainsi de ma réserve », conclut le communiqué de Sylvie Vartan, arrivée vendredi à Paris de Los Angeles, où elle réside.
Après une semaine de déclarations cinglantes par avocats interposés, la saga familiale vire à l’imbroglio juridique, les deux aînés du rocker, David et Laura, dénonçant le testament américain de leur père au seul profit de sa veuve, quand le camp adverse leur oppose des donations dont ils auraient bénéficié. « La vérité des montages juridiques et la vérité des chiffres seront bientôt établies par la justice », a affirmé Laura Smet dans un communiqué transmis vendredi à l’AFP par ses avocats.

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Vendredi, Eddy Mitchell a soutenu Laura, sa filleule. « Je ne comprends pas que l’on puisse déshériter ses enfants », a-t-il dit dans une déclaration à l’AFP. Pendant ce temps, la grand-mère de Laeticia appuyait sa petite-fille, au micro de M6 : « C’est elle qui gagnera, c’est elle qui a raison. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Pour lutter contre la fermeture de l’établissement scolaire, la maire de ce village du Lot a eu l’idée de proposer un logement gratuit pendant un an à une famille avec des enfants en bas âge.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’homme d’affaires franco-polonais au parcours troublant, est poursuivi en Espagne pour fraude et blanchiment d’argent. En toile de fond : des soupçons d’escroquerie et de trafic international d’armes.
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Pierre Dadak, maître de l’esbroufe

L’homme d’affaires franco-polonais au parcours troublant, est poursuivi en Espagne pour fraude et blanchiment d’argent. En toile de fond : des soupçons d’escroquerie et de trafic international d’armes.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 07h00
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            
Les hivers sont longs aux Baléares. Surtout pour un homme seul avec ses secrets. A bientôt 42 ans, Pierre Dadak a beau cultiver ses manières de dandy, sa vie a changé. Il y a encore trois ans, ce millionnaire franco-polonais pavoisait au volant de bolides et donnait des fêtes dans sa villa d’architecte, sur l’île d’Ibiza. A l’époque, ses activités intriguaient, ses voyages faisaient jaser, mais ses amis ignoraient ce qu’il faisait, ou préféraient ne pas le savoir. D’où tirait-il son argent ? Du commerce des armes ? D’un business inavouable ? Lui-même savait dissuader toute curiosité, et se montrer intimidant. Entouré de ses gardes du corps, des colosses passés paraît-il par les services secrets polonais, il jouait volontiers de la menace, quitte à faire valoir son amitié, réelle ou supposée, avec Franck Barresi, souvent présenté comme une figure de la pègre marseillaise. Et puis, le 14 juillet 2016, tout a basculé…
« On me fait passer pour un Pablo Escobar, mais moi, je ne suis rien et je ne suis pas inculpé pour trafic de drogue ou d’armes »
Ce matin-là, les forces spéciales espagnoles surgissent dans sa demeure. Les vitres blindées n’y changent rien, ni la plaque diplomatique de la Guinée-Bissau apposée à l’entrée. Les gardes du corps finissent ventre au sol, en sous-vêtements. Sa compagne, Katerina Dirgina, ex-mannequin ukrainien au charme capiteux, est arrêtée. Pierre Dadak, lui, se retranche dans une salle sécurisée, non loin de la piscine. Intercepté alors qu’il tente de fuir, il est incarcéré. La presse locale le qualifiera bientôt de « seigneur de guerre » ou de « trafiquant d’armes international ». La justice, elle, l’accuse de fraude et de blanchiment d’argent, tout en continuant de constituer le dossier d’accusation pour trafic d’armes.
Libéré le 12 décembre dernier, après avoir versé 30 000 euros de caution, l’homme d’affaires attend son procès, prévu à Madrid à une date indéterminée. D’ici là, il a interdiction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans la commune, qui se bat depuis des années pour conserver ses deux classes, les habitants ont, cette année, donné un nouveau souffle au mouvement.
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Dans le Lot, un logement gratuit pendant un an a permis à Gréalou de garder son école

Dans la commune, qui se bat depuis des années pour conserver ses deux classes, les habitants ont, cette année, donné un nouveau souffle au mouvement.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 08h54
    |

            Solène Lhénoret (envoyée spéciale à Gréalou)








                        



                                


                            

A 20 h 30, vendredi 16 février, les habitants de Gréalou ont appris la nouvelle : leur école est sauvée. Grands-parents, voisins, jeunes adultes sans enfant…, depuis le 1er février et l’annonce de la possible fermeture de l’une des deux classes à la rentrée prochaine, tous étaient mobilisés. Il faut dire que ce petit village du Lot d’à peine trois cents habitants, dont trente-quatre élèves, est menacé de perdre une classe à chaque nouvelle répartition de la carte scolaire. Cette année, c’était la maternelle. Et aux dires des habitants, la disparition d’une classe annonçait forcément celle de l’école.
« Dans les familles, il y a beaucoup de fratries. Les parents font déjà dix à vingt kilomètres pour aller travailler à Cajarc ou à Figeac. Ils n’allaient pas en plus conduire un enfant à Gréalou et le deuxième dans un autre village. Forcément, ils auraient fait le choix de les déposer au même endroit », explique Claudine Lacroix, assistante maternelle de 59 ans, qui a quitté Toulouse pour revenir vivre à Gréalou, le village d’enfance où elle fut scolarisée. « Dédoubler les classes de CP comme le souhaite le gouvernement, c’est une bonne idée. Mais il faut se donner les moyens de le mettre en place. Pas en allant prendre les postes dans les zones rurales », s’agace-t-elle.
Nouveau souffle

Cette fois encore, les Gréalonois avaient donc pris les devants. Comme l’année dernière, ils ont occupé l’école, accroché des banderoles devant le bâtiment, réalisé une vidéo, appelé la préfecture tous les jours, manifesté à Cahors, bloqué la D19, qui passe devant l’école et relie Figeac à Cajarc… Mais cette année, une idée de la maire a apporté un nouveau souffle au mouvement.
Dans son bureau exigu, Valérie Védrune, élue en 2014, raconte. « Lors d’une insomnie — j’en fais pas mal en ce moment, avec tout ça —, je me suis dit : “Pourquoi ne pas proposer un logement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Un mouvement de grève a débuté ce matin à Paris et à Nice. Le sujet est sensible dans un environnement en constante évolution et la profession reste très divisée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/02/2018
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Des chauffeurs de VTC réclament un tarif minimum

Un mouvement de grève a débuté ce matin à Paris et à Nice. Le sujet est sensible dans un environnement en constante évolution et la profession reste très divisée.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 16h15
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Le rendez-vous a été donné à la station Total sur la voie de sortie de l’aéroport Charles-de-Gaulle, samedi 17 février. « Nous ne voulons pas bloquer les véhicules VTC se dirigeant vers l’aéroport, mais ceux se rendant vers Paris. La profession est en grève, et on entend que ce soit respecté », explique Yazid Sekhri, de l’Union des VTC (voitures de transport avec chauffeurs).
Près d’un an après une mobilisation massive des chauffeurs de VTC, liée à l’augmentation de la commission d’Uber, les conducteurs professionnels voulaient remettre la pression sur les pouvoirs publics. Objectif : obtenir un tarif minimum pour les conducteurs, qu’ils réclament depuis plus d’un an.
Mais la mobilisation a été faible, à Paris comme en régions, à l’exception de Nice, où entre 150 et 200 chauffeurs VTC ont installé des barrages filtrants aux entrées de l’aéroport international. En région parisienne, les chauffeurs présents non loin de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle ont levé le camp à la mi-journée pour se rendre à Bercy. Ils devaient aller en milieu d’après-midi au ministère des transports, boulevard Saint-Germain à Paris (VIIe arrondissement), a indiqué Fabian Tosolini de la CFDT-VTC.
« La mission est encore en cours »
« Depuis janvier 2017, les représentants des VTC, souhaitant obtenir une tarification minimum, sont conviés de réunion en réunion avec les plates-formes ou le gouvernement », relève, dans un communiqué, l’Union des VTC. « D’études en missions, rien ne vient », s’emporte M. Sekhri. « La mission est encore en cours », indique-t-on sobrement au ministère des transports.
C’est que le sujet est sensible, qui plus est dans un environnement en constante modification. Depuis le 1er janvier, le marché du transport particulier de personnes a été secoué par la mise en place de la mesure phare de la loi Grandguillaume, qui bannit les chauffeurs salariés ayant le statut Loti.

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                Uber a perdu 4,5 milliards de dollars en 2017



Du jour au lendemain, Uber a vu disparaître 5 000 à 6 000 chauffeurs de sa plate-forme de mise en relation. La société américaine travaille désormais avec 20 000 indépendants. Au 1er février, environ 26 000 chauffeurs exploitants sont comptabilisés par le gouvernement, selon un courrier d’Elisabeth Borne, la ministre des transports, envoyé le 14 février aux différents acteurs du secteur.
Les autres sociétés ont connu les mêmes secousses. « Seulement 5 % de nos chauffeurs étaient des Loti, indique Yanis Kiansky, PDG d’Allocab. Cependant, nous avons tout de même senti la différence. Malgré l’augmentation des demandes de courses, aujourd’hui, je ne peux pas répondre à toutes les demandes… » 
Salaire moyen de 1 700 euros par mois

   


Dans les faits, le temps d’attente pour une course VTC a largement augmenté en région parisienne, tandis que la « gestion dynamique » des prix d’Uber et de quelques concurrents, liés à un déséquilibre entre offre et demande, a poussé les prix à la hausse. Dans le même temps, les taxis reprennent des couleurs. Nicolas Rousselet, le patron de G7, a indiqué début février une croissance de 20 % des commandes de courses de taxis en janvier.
Dans ce contexte de retournement du rapport de force entre les conducteurs et les sociétés de VTC, les revenus des chauffeurs devraient augmenter. « C’est le cas », assure un patron de société VTC. « C’est trop tôt pour le dire, assure Yazid Sekhri, car il y a, jusqu’à fin mars, une période de transition pour que les chauffeurs Loti régularisent leur situation. » Selon le ministère des transports, 4 500 chauffeurs Loti conduisent dans l’attente de l’étude de l’examen de leur dossier.
Les dernières données concernant les revenus des professionnels, qui datent de début 2017, font état d’un salaire moyen de 1 700 euros par mois pour soixante heures de travail. « Aujourd’hui, nos revenus ne sont pas suffisants pour faire face à nos charges, qui ont augmenté, à l’image de l’augmentation des taxes sur le gazole, reprend M. Sekhri. Nous proposons que l’Etat légifère pour mettre en place un tarif minimum pour les courses, reprend M. Sekhri. A l’Union des VTC, nous estimons qu’il faudrait atteindre un tarif minimum de 12 euros [nets de commission pour les plates-formes] pour les conducteurs, ainsi que les tarifications à 1,50 euro au kilomètre, 50 cents à la minute et 2 euros la prise en charge. » Cela reviendrait à une tarification équivalente à celle des taxis. Aujourd’hui, le tarif net d’un chauffeur chez Uber est au minimum de 4,50 euros (6 euros, moins la commission de 25 %), tandis qu’il est de 7 euros chez Heetch ou 9 euros chez Allocab.
« Si on met un tarif minimum à 15 euros, qui va supprimer une grande part de la demande, il y aura deux fois moins de trajets pour le même nombre de chauffeurs » Teddy Pellerin, cofondateur d’Heetch
La profession reste cependant très divisée. Yanis Kiansky soutient un tarif minimal. « Les revenus des chauffeurs sont aujourd’hui indécents. Ce n’est même pas le smic. Si vous voulez que les chauffeurs offrent des prestations de qualité, il faut qu’ils soient heureux et gagnent correctement leur vie. » 

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                Waymo contre Uber : le procès fratricide de la Silicon Valley a débuté



En revanche, les autres sociétés sont plus sceptiques. « D’une manière générale, ça peut être une bonne comme une mauvaise idée, estime Teddy Pellerin, cofondateur d’Heetch. Le problème est plus sur l’équilibre entre offre et demande. Si on met un tarif minimum à 15 euros, qui va supprimer une grande part de la demande, il y aura deux fois moins de trajets pour le même nombre de chauffeurs. Dans ce cas, leur rentabilité baisserait probablement. Il faut donc étudier précisément ce projet. » 
« La tarification est une question complexe, ajoute-t-on chez Uber, car elle doit répondre à plusieurs critères : l’accessibilité du service pour les passagers, la rentabilité des chauffeurs et la capacité d’Uber à poursuivre sa croissance pour continuer à investir, afin d’offrir un service de meilleure qualité. Nous devons préserver un équilibre entre ces trois éléments. » Dans les faits, le leadeur reste opposé à tout tarif minimal, car il a popularisé son service et élargi son marché en baissant le prix des courses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Réforme du bac, démission de Zuma, JO d’hiver : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h37
    |

            Mathilde Damgé








                        


JO : une semaine et sept médailles françaises
Après la cérémonie d’ouverture du 9 février, les épreuves ont commencé pour les athlètes aux Jeux olympiques (JO) de Pyeongchang (Corée du Sud), malgré un froid polaire et des vents violents qui ont conduit à repousser plusieurs épreuves. En marge du sport, les JO ont aussi favorisé un rapprochement entre les deux Corées. Une équipe unifiée a même concouru en hockey sur glace féminin.
Au tableau des médailles, l’Allemagne faisait vendredi la course en tête, avec neuf titres. La France se classait 7e, avec trois breloques en or pour Martin Fourcade (poursuite en biathlon), Perrine Laffont (ski de bosse) et Pierre Vaultier (snowboardcross).

        Récap’ :
         

          Jeux olympiques d’hiver 2018 : toutes les médailles de la France



Nordahl Lelandais avoue le meurtre de Maëlys
Après avoir clamé son innocence pendant cinq mois et demi, Nordahl Lelandais, l’unique suspect dans la disparition de Maëlys, survenue dans la nuit du 26 au 27 août 2017 lors d’une fête de mariage au Pont-de-Beauvoisin (Isère), a avoué mercredi qu’il avait tué l’enfant de 8 ans « involontairement ».
Sur ses indications, les gendarmes ont pu retrouver le corps de la fillette. L’enquête a avancé grâce à la découverte d’une tache de sang retrouvée en désossant la voiture du suspect. Pour Richard Marlet, ancien chef du service régional d’identité judiciaire de Paris, l’affaire souligne l’« importance de l’exploitation des traces » et le rôle de la police scientifique.

        Le point sur l’affaire :
         

          Affaire Maëlys : ce que l’on sait et ce que l’on ignore encore



La réforme du bac se précise
Trois semaines après la remise d’un rapport avançant des pistes radicales pour réformer le baccalauréat et l’organisation du lycée, Jean-Michel Blanquer a présenté ses arbitrages, mercredi : du nouveau lycée imaginé par l’universitaire Pierre Mathiot, le ministre de l’éducation nationale a retenu l’architecture générale – fin des séries, moins d’épreuves (cinq en incluant celle anticipée de français) –, tout en livrant une déclinaison a minima des modalités du contrôle continu, enjeu pourtant central.

        Lire aussi :
         

                Réforme du bac : qui sont les candidats à l’examen ?



Oxfam : les déflagrations d’un scandale sexuel
L’ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, a annoncé jeudi qu’il renonçait à son rôle d’ambassadeur pour l’association Oxfam, éclaboussée par un scandale sexuel. D’autres personnalités avaient déjà pris leurs distances avec l’ONG, dont plusieurs employés sont accusés de viols au cours de missions humanitaires au Soudan du Sud, d’abus sexuels au Liberia et d’avoir, entre autres, fait appel à des prostituées en Haïti, ainsi qu’au Tchad. Dans la foulée de ces révélations, d’autres associations ont été mises en cause par d’anciens employés : Médecins sans frontières, International Rescue Committee…

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Le président sud-africain Jacob Zuma a démissionné
Après des semaines de tractations et de réunions, le chef de l’Etat, empêtré dans des scandales de corruption, a finalement cédé, mercredi, aux pressions de son parti. L’ANC (Congrès national africain) a imposé son nouveau chef, Cyril Ramaphosa. Après dix ans au pouvoir, Jacob Zuma quitte ses fonctions « avec effet immédiat » et perd aussitôt son immunité de chef d’Etat.

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Meurtre de masse en Floride
Nicolas Cruz, un jeune homme de 19 ans, amateur d’armes à feu et proche des suprémacistes blancs, a ouvert le feu, mercredi, dans un lycée de Parkland, dans le sud-est de la Floride. Il a tué dix-sept personnes, enseignants, entraîneurs ou lycéens de son âge.
Arrêté une heure après son crime, il pourra être jugé, ce qui est rare, car les meurtriers se suicident en général après leur passage à l’acte. Il s’agit de la dix-huitième fusillade en milieu scolaire aux Etats-Unis depuis le début de l’année.
Et aussi
Terrorisme. Jawad Bendaoud, le logeur des djihadistes du 13-Novembre, a été relaxé. Deux autres prévenus ont été condamnés à des peines de prison ferme. Le parquet, qui avait requis des peines plus lourdes, a fait appel.
Cahuzac. L’ancien ministre du budget, rejugé en appel, a expliqué les raisons qui l’ont poussé à faire de la fraude fiscale.
Agressions sexuelles. Sous le mot-clé #mosquemetoo, des musulmanes dénoncent des agressions sexuelles subies à La Mecque.Scandale alimentaire. Après deux premières plaintes, l’association Foodwatch porte plainte à son tour contre Lactalis dans l’affaire du lait contaminé.Service national. L’exécutif maintient l’objectif de rétablir un service national obligatoire et universel, remis en cause un temps par la ministre des armées.Transparence. La justice a été saisie de la déclaration de patrimoine du député Thierry Robert. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique doute de l’exhaustivité, de l’exactitude et de la sincérité de la déclaration de fin de mandat établie fin 2016 par l’élu réunionnais.Migrants. Une centaine de travailleurs sans papiers se sont mis en grève en Ile-de-France : ils s’opposaient au projet de loi immigration qui veut pénaliser le travail sous une autre identité, et réclament d’être régularisés.
Disparitions
Morgan Tsvangirai. L’homme politique zimbabwéen, éternel adversaire de Robert Mugabe, est mort mercredi à 65 ans.Daniel Vernet. Le journaliste, ancien directeur de la rédaction du Monde, est mort à 73 ans.Jacques Hébert. Le compagnon de la Libération, ancien maire de Cherbourg et député, est mort jeudi à 97 ans.Henrik de Danemark. Le mari de la reine Margrethe II, d’origine bordelaise, est mort mardi.Asma Jahangir. La militante pakistanaise des droits de l’homme est morte à l’âge de 66 ans, a annoncé sa famille, dimanche 11 février.Michiko Ishimure. L’écrivaine japonaise, qui s’était fait connaître en révélant la contamination au mercure de la mer de Shiranui, au Japon, est morte samedi 10 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Claire Marin, professeure de philosophie, déconstruit les stéréotypes sur la jeunesse de banlieue en racontant ses rencontres et échanges avec ses élèves.
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Les « jeunes de banlieue » sont bien trop divers pour cette appellation

Claire Marin, professeure de philosophie, déconstruit les stéréotypes sur la jeunesse de banlieue en racontant ses rencontres et échanges avec ses élèves.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 06h00
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
Le Livre. Avis aux amateurs de polémiques, de diatribes et autres jugements à l’emporte-pièce ; aux experts en instrumentalisation politique ; aux « étiqueteurs » de tout poil – et de tout bord –, qui rangent chacun dans une case au moindre mot : mieux vaut passer votre chemin. Vous perdriez à la lecture de ces lignes – et plus encore de l’ouvrage dont il est question – un temps (pour vous) précieux. Les autres, beaucoup d’autres, parions-le, goûteront avec grand plaisir un ouvrage d’où émanent d’autres effluves que ceux évoqués ci-dessus.
Pourquoi ce préalable, plutôt que de renter dans le vif des « sujets » que Claire Marin évoque avec talent et tant de soin ? Pour ne pas déflorer les personnalités et les parcours qu’elle évoque avec beaucoup de précautions. Mais, surtout, parce que figure dans le sous-titre de La Relève, « Portraits d’une jeunesse de banlieue », l’un de ces mots depuis si longtemps chargé d’interprétations que l’on a perdu de vue ce – et ceux – qu’il désigne. Des « banlieues » l’on se saisit généralement comme prétexte pour s’empoigner sur d’autres sujets ; loin, parfois très loin, de la réalité qu’elles nomment imparfaitement. Y habite-t-on qu’il faut y vivre souvent dans de piètres conditions, et de surcroît sous un feu nourri de mots à balles réelles mitraillés d’un lointain ailleurs.
« Cliché qui épouse les titres racoleurs »
C’est peu dire que ce n’est ni l’esprit ni l’objectif de Claire Marin. Nulle défense, nulle revanche, nulle leçon dans son propos. À ces « stéréotypes », ces « images que recrachent les algorithmes des moteurs de recherche », ce « cliché qui épouse les titres racoleurs des journaux télévisés », l’auteure règle leur compte en peu de mots : « Ce livre parle des jeunes de banlieues. C’est-à-dire qu’il n’en parle pas, parce que les “jeunes de banlieue” n’existent pas », prévient-elle. Bien trop divers, aux yeux de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le « Boston Globe » publie une enquête vendredi dans laquelle plusieurs femmes accusent le photographe français, ainsi que d’autres professionnels de la mode, de comportements déplacés.
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Le photographe Patrick Demarchelier accusé de harcèlement sexuel

Le « Boston Globe » publie une enquête vendredi dans laquelle plusieurs femmes accusent le photographe français, ainsi que d’autres professionnels de la mode, de comportements déplacés.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 02h20
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 10h49
   





                        



   


Le photographe français de mode Patrick Demarchelier a été accusé de harcèlement sexuel par au moins sept femmes, dont les témoignages ont été recueillis par le Boston Globe et publiés vendredi 16 février.
Le quotidien laisse notamment la parole à une ancienne assistante de Patrick Demarchelier, qui affirme avoir cédé aux avances insistantes du photographe, de peur de compromettre son avenir professionnel si elle persistait à refuser. L’ex-employée du photographe dit en outre avoir demandé instamment à la directrice artistique du groupe Condé Nast, la très influente Anna Wintour, de ne plus laisser le photographe travailler avec de jeunes mannequins.
Le Boston Globe cite également le cas de six autres femmes qui accusent toutes le Français, âgé de 74 ans, de harcèlement sexuel. L’une d’elles raconte ainsi que le photographe lui a mis la main sur ses parties génitales, et une autre qu’il lui a agrippé la poitrine.
Sollicité par l’AFP, Patrick Demarchelier n’a pas donné suite dans l’immédiat.
Patrick Demarchelier fait partie des plus grands photographes de mode et du show-business. Certains de ses clichés de la princesse Diana, de Madonna ou d’Angelina Jolie ont fait le tour du monde. Le photographe né au Havre (Normandie), dont le travail a fait l’objet d’une exposition en 2008 au Petit-Palais à Paris, est aussi l’auteur de nombreuses couvertures d’albums, entre autres pour Elton John et Céline Dion.
Sa célébrité dans le milieu de la mode est telle que son nom est cité à plusieurs reprises dans le film Le diable s’habille en Prada, satire du monde de la mode où Meryl Streep campe un personnage inspiré d’Anna Wintour.
D’autres photographes accusés
La Globe Spotlight Team, qui a mené cette enquête, est une équipe de six reporters d’investigation, héritière de celle qui avait révélé, en 2002, comment la hiérarchie catholique locale avait couvert des abus sexuels commis par quelque 90 prêtres à Boston et dans les environs pendant plusieurs décennies. L’histoire a servi de base au film « Spotlight », qui a reçu l’Oscar du meilleur film en 2016.
L’enquête sur le monde de la mode publiée vendredi par le journal met en cause d’autres photographes, notamment Seth Sabal, Greg Kadel ou Andre Passos, ainsi que le styliste Karl Templer. L’enquête du Boston Globe mentionne aussi le nom de David Bellemère, photographe français accusé de harcèlement sexuel par deux femmes.
Depuis l’éclatement de l’affaire Weinstein, plusieurs grands photographes de mode ont été accusés de harcèlement sexuel, principalement Bruce Weber, Terry Richardson et Mario Testino. Plusieurs de leurs clients, notamment le groupe Condé Nast, ont indiqué publiquement qu’ils ne souhaitaient plus travailler avec eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Une audience houleuse au Conseil d’Etat n’a pas permis d’y voir plus clair sur l’hébergement d’urgence. Juste de comprendre que l’Etat amendait sa copie.
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Migrants en hébergement d’urgence : un texte viendra éclairer la circulaire Collomb

Une audience houleuse au Conseil d’Etat n’a pas permis d’y voir plus clair sur l’hébergement d’urgence. Juste de comprendre que l’Etat amendait sa copie.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 21h58
    |

            Maryline Baumard








                        



   


Ce n’est pas tous les jours qu’il y a match au Conseil d’Etat ! Vendredi 16 février, pourtant, durant trois heures, le contentieux qui oppose l’Etat à vingt-huit associations à propos de la circulaire Collomb du 12 décembre s’est transformé en une joute oratoire sous les dorures de la plus haute juridiction administrative. Les lustres n’ont pas tremblé et les tentures murales ont absorbé les éclats de voix durant ce match en double. Le juge des référés, Bernard Stirn, a, lui-même, rapidement jeté l’éponge, se transformant d’arbitre en spectateur qui compte les points et enregistre les balles de set.
A sa droite, le duo Spinosi-Sureau, deux avocats de haute volée représentant les vingt-huit associations requérantes, a réussi à déstabiliser les deux représentants de l’Etat. C’est Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, qui était venu défendre ce texte au côté de la juriste du ministère de l’intérieur, Pascale Léglise.
Une lourde tâche que la défense de cette circulaire censée autoriser les agents de l’Etat à entrer dans des centres d’hébergement d’urgence pour y contrôler la situation administrative des personnes hébergées. Rebaptisées « circulaire Collomb », les quelques pages peu précises, donc très inquiétantes, ont suscité un profond malaise dans le monde associatif, et au-delà, depuis leur publication, le 12 décembre 2017. Le Défenseur des droits, qui était représenté à l’audience, a même demandé au gouvernement le retrait du texte à l’heure où les associations attaquaient sa légalité.
Confusion
Ce texte veut en effet réorienter les personnes hébergées selon leur situation administrative. Ce que l’Etat traduit par une avancée pour certains publics qui seraient oubliés dans les hôtels sociaux, et que les associations flairent très dangereux pour beaucoup d’autres. En effet, les associations estiment à l’unisson qu’il s’agit de faire sortir de ce dispositif les personnes étrangères en situation irrégulière à l’issue d’une évaluation effectuée par une équipe mobile de représentants de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et de la préfecture, pour les renvoyer. Or, « la nouveauté est d’aller chercher les sans-papiers en centre d’hébergement pour les assigner à résidence ou en centres de rétention administrative », a résumé la représentante du Défenseur des droits.
Les associations considèrent que ce texte est une « remise en cause des missions d’aide sociale », comme l’a affirmé le directeur de la Fédération des acteurs de solidarité (FAS), Florent Gueguen, présent lui aussi à l’audience au côté de Me Spinosi et de Me Sureau. Le gouvernement, lui, a plaidé qu’il s’agissait d’un moyen d’informer les personnes de leurs droits. Et, comme a ironisé Me Sureau, « c’est un peu comme si l’Etat devait voler au secours des migrants pris en otage par les associations »… Le débat, qui aurait dû permettre de savoir s’il y avait urgence à délibérer en référé de ce texte et si les agents de l’OFII étaient autorisés à pénétrer dans ces lieux, que les associations ont présentés comme des espaces privés, a abouti à une certaine confusion ou n’a en tout cas pas permis de comprendre si les parties communes d’un foyer d’hébergement pouvaient être considérées comme un lieu privé ou si ce côté privatif s’arrêtait aux chambres.
Difficile en définitive de savoir si les gestionnaires des centres peuvent refuser ou non la venue d’équipes mobiles. Difficile de comprendre comment le fait de déplacer des étrangers allait « créer les places manquantes pour l’hébergement », mais l’audience du jour a eu d’autres vertus.

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« Les paris étaient truqués »
Pourtant, les trois heures de débat à bâton rompu ont été révélatrices. Elles ont montré que l’Etat n’avait toujours pas digéré d’avoir été condamné par le même Conseil d’Etat en juillet 2017 à assurer un minimum de dignité aux migrants de Calais. Mme Léglise l’a à plusieurs reprises rappelé aux juges comme aux associations.
Et, finalement, quelle que soit la décision du juge, cette circulaire ressort affaiblie de l’audience et de tout cet épisode de contestation. Les représentants de l’Etat ont rappelé ce vendredi que des consignes avaient été données aux préfets. « Si certains préfets ont pu croire qu’il fallait demander des listes, ils ont été rappelés à l’ordre », a déclaré la juriste de la Place Beauvau, ajoutant que cela avait été fait lors d’une visioconférence entre le ministre et les préfets.
Et puis, un nouveau texte — que Mme Léglise a brandi à l’audience en refusant de le verser au dossier — est en cours d’écriture. Il viendra éclairer le texte du 12 décembre, que le gouvernement ne veut pas retirer pour ne pas perdre la face, mais qui a été très contre-productif depuis la mi-décembre… Ce qui a fait dire à un observateur que « l’après-midi au Conseil d’Etat a été agréable », mais que « les paris étaient truqués et l’issue du match décidée avant le début ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Déjà condamné à la perpétuité, « l’ogre des Ardennes » a avoué avoir tué la Britannique Joanna Parrish, en 1990, et la Française Marie-Angèle Domece, en 1988.
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Le tueur en série Michel Fourniret avoue deux nouveaux meurtres

Déjà condamné à la perpétuité, « l’ogre des Ardennes » a avoué avoir tué la Britannique Joanna Parrish, en 1990, et la Française Marie-Angèle Domece, en 1988.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 19h49
 • Mis à jour le
17.02.2018 à 06h40
   





                        



   


Lors de récentes auditions devant le juge d’instruction, le tueur en série Michel Fourniret a avoué avoir tué deux femmes au début des années 1990, la Britannique Joanna Parrish et la Française Marie-Angèle Domece, a déclaré l’avocat de la famille Parrish, vendredi 16 février.
Michel Fourniret a été une nouvelle fois entendu jeudi, et les avocats des familles des victimes ont été convoqués vendredi par le juge d’instruction chargé du dossier.
« Il a fait des aveux circonstanciés et réitérés. Il reconnaît clairement et à plusieurs reprises avoir tué Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece », a rapporté Didier Seban, l’avocat de Joanna Parrish, après avoir été reçu dans la matinée par le magistrat.

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Deux disparitions
Le 17 mai 1990, le corps de Joanna Parrish, alors assistante d’anglais au lycée Jacques-Aymot d’Auxerre, avait été retrouvé à Moneteau (Yonne). La jeune femme était nue, et l’autopsie avait révélé qu’elle avait été violée et battue avant sa mort.
Marie-Angèle Domece était une jeune handicapée mentale, qui avait disparu le 8 juillet 1988 dans l’Yonne, à l’âge de 19 ans. Son corps n’avait jamais été retrouvé. Une disparition sur laquelle Michel Fourniret avait été interrogé dès juin 2007.
Condamné à la perpétuité en 2008 pour sept meurtres
Surnommé « l’ogre des Ardennes », Michel Fourniret a été condamné à la perpétuité incompressible le 28 mai 2008 pour les meurtres de sept jeunes filles. Monique Olivier, son ex-femme, a pour sa part été condamnée à la perpétuité, accompagnée d’une mesure de sûreté de vingt-huit ans, pour sa complicité dans cinq meurtres.

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En parallèle de ces condamnations, en mars 2008, Fourniret avait été mis en examen pour les enlèvements et les assassinats de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece, après avoir été dénoncé à deux reprises par son épouse, qui s’était par la suite rétractée. Mais il avait toujours contesté son implication dans cette affaire, y compris pendant son procès devant la cour d’assises des Ardennes.
La cour d’appel avait ainsi ordonné un non-lieu à son encontre, le 14 septembre 2011. En juin 2012, la cour d’appel de Paris avait finalement annulé l’ordonnance de non-lieu dans l’affaire Joanna Parrish et demandé aux juges de rouvrir l’instruction sur la base de nouvelles pistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Près de 2 000 étudiants ont pu saisir le recteur pour faire valoir leur droit à la poursuite d’étude, prévu dans la loi sur la sélection en master. Plus de la moitié ont reçu une proposition.
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Sélection en master : quel bilan du nouveau « droit à la poursuite d’études » ?

Près de 2 000 étudiants ont pu saisir le recteur pour faire valoir leur droit à la poursuite d’étude, prévu dans la loi sur la sélection en master. Plus de la moitié ont reçu une proposition.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 18h11
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


À l’issue de la procédure 2017 d’inscription en master, plus de 700 étudiants n’ont reçu aucune proposition d’affectation, bien qu’ils aient rempli les conditions requises pour faire valoir le nouveau droit à la poursuite d’études. C’est le bilan qui a été communiqué à la communauté éducative lors du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) du mardi 13 février.
Instaurée fin 2016, la sélection à l’entrée des masters va de pair avec un « droit à la poursuite d’études » pour les étudiants recalés dans toutes les formations qu’ils demandaient. Ces derniers ont la possibilité de saisir le recteur de l’académie afin que celui-ci leur fasse trois propositions d’admission, en priorité dans l’université où ils ont obtenue leur licence. Cette démarche s’effectue via la plate-forme Trouvermonmaster.gouv.fr, qui répertorie toutes les formations universitaires accessibles après une L3.

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2 000 des 3 300 demandes validées
Au total, 3 300 demandes de poursuite d’études ont été adressées aux recteurs par des étudiants n’ayant pas reçu de réponse favorables à leurs demandes, « principalement dans certains champs disciplinaires comme l’économie-gestion, la biologie, la psychologie et les langues vivantes », précise L’Etudiant.fr. Parmi ces saisines, 1 996 ont été retenues par les rectorats car elles étaient complètes. 1 155 étudiants ont reçu au moins une proposition (57,9 %), et 735 en ont accepté une. Ce sont donc 841 étudiants qui n’ont reçu aucune proposition via le téléservice, alors qu’ils avaient fait valoir leur droit à la poursuite d’études dans les règles. « Si on retranche les étudiants ayant trouvé une solution sans passer par le téléservice, ce chiffre est plus proche de 700 » explique au Monde Pierre Chantelot, secrétaire national du syndicat d’enseignants Snesup-FSU, qui était présent au CNESER du 13 février.
Face à ce constat, le mouvement Promotion et défense des étudiants (PDE) a annoncé dès le 12 février former une action de groupe en justice afin de « résoudre la situation des étudiants lésés ». Par cette action, PDE et son avocat Florent Verdier mettent en demeure le ministère de l’enseignement supérieur d’apporter une réponse « sous quatre mois » aux étudiants concernés, délai au-delà duquel le Conseil d’Etat pourra être saisi.

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Des améliorations pour la rentrée 2018
« Le nombre de cas insatisfaits est très faible par rapport à celui des cas satisfaits. En 2017, près de 98 000 étudiants ont trouvé une place de master. L’inscription massive en master fonctionne donc bien », commente de son côté pour Le Monde François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise, et président de la commission formation et insertion professionnelle de la Conférence des présidents d’Université (CPU). Cependant selon lui, la mise en route de la loi a dû faire face à « plusieurs difficultés qui pourront être réglées pour la rentrée 2018 ».
Dans cet objectif, le ministère a engagé le 12 février une réflexion avec les organisations syndicales et la CPU pour optimiser le droit à la poursuite d’étude à la rentrée 2018. Parmi les axes de réflexion figure une modification du calendrier : « Les jurys de L3 devraient donner des réponses sur la validation de la licence avant le début du mois de juillet, afin de répondre ensuite aux demandes d’inscription en master avant la mi-juillet et les départs en vacances », explicite François Germinet.

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Dans le cadre du droit à la poursuite d’études, les formations recevaient jusqu’à aujourd’hui, de la part du recteur, des demandes d’affectation d’étudiants « mais sans avoir accès à leurs notes ». Celles-ci devraient maintenant être présentes dans le dossier des étudiants afin « d’éviter les refus à l’aveugle » des responsables de formations. Le recteur devrait par ailleurs avoir accès à plus d’informations, « pour avoir notamment une visibilité sur les masters où il reste de la place » et ne pas proposer un étudiant dans une formation déjà saturée. Enfin, les universités qui refusent une demande d’affectation du recteur devraient à l’avenir, « de manière plus automatique », faire une contre-proposition pour l’étudiant.

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De son côté, le syndicat Snesup-FSU a proposé au ministère de « réserver des places de droits aux étudiants de l’établissement dont la licence est compatible avec le master visé, comme cela se fait déjà dans certaines universités », selon son secrétaire national Pierre Chantelot. Le syndicat a par ailleurs demandé combien coûte le téléservice, « afin de vérifier si ça ne serait pas plus intéressant de créer les 700 places qui semblent manquer dans ces masters ». Ainsi qu’un « investissement humain en termes d’orientation pour aider les 700 étudiants sur le carreau à peaufiner leur dossier et à convaincre les responsables des masters de les prendre ».



                            


                        

                        

