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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les consommateurs se rebiffent contre la durée de vie artificiellement limitée des objets. Des industriels et des ingénieurs s’en mêlent aussi.
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Obsolescence programmée : la riposte s’organise


                      Les consommateurs se rebiffent contre la durée de vie artificiellement limitée des objets. Des industriels et des ingénieurs s’en mêlent aussi.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h20
    |

            Catherine Rollot








                              

                        
Agaçante, cette batterie d’ordinateur qui se vide à la vitesse d’un sablier au bout de quelques saisons, énervant, ce robot ménager dont la pale à purée s’emballe quelques semaines après la fin de la garantie, crispant, ce smartphone au ralenti depuis une nouvelle mise à jour… Les nerfs en pelote et direction le site Internet ou le magasin le plus proche pour remplacer l’objet.

Le consommateur n’est-il que cet être soumis à la durée de vie limitée des objets, orchestrée par les fabricants ? Ou au diktat de la mode et du marketing qui le fait jeter au lieu de réparer ? Ce n’est encore qu’un frémissement, un combat mené par quelques précurseurs, mais la riposte s’organise contre l’obsolescence programmée, cette pratique qui consiste à raccourcir artificiellement la durée de vie des biens de consommation pour en accélérer le renouvellement.
La bataille est juridique. En première ligne, les bénévoles de l’association HOP (pour « Halte à l’obsolescence programmée ») qui, fin 2017, ont porté plainte contre Apple, soupçonné de ­bri­der le fonctionnement de ses anciens modèles d’iPhone, et contre le fabricant japonais d’imprimantes Epson, accusé d’avoir incité l’utilisateur à remplacer des cartouches alors qu’elles contenaient encore de l’encre.
Une première depuis la création en mars 2015 d’un « délit d’ob­solescence » passible de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende, voire, dans certains cas, jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires moyen ­annuel de l’entreprise jugée coupable. Depuis, la mobilisation des consom­mateurs s’est étendue à ­plusieurs pays. Fin janvier 2018, en Italie, Corée du Sud, Chine et Etats-Unis, des ­actions similaires ont été ouvertes.
Résister au tout-jetable
Elle est aussi politique. La loi consommation, votée en mars 2014, impose aux distributeurs d’afficher de manière lisible l’information sur la disponibilité des pièces détachées. Mais, selon une enquête menée par 60 millions de consommateurs en partenariat...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Mieux armées techniquement, les ONG attaquent plus fréquemment les groupes en justice. Cette guérilla les médiatise et mobilise leurs militants. En réaction, les entreprises les traînent devant les tribunaux.
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Les associations, nouvelles bêtes noires des entreprises

Mieux armées techniquement, les ONG attaquent plus fréquemment les groupes en justice. Cette guérilla les médiatise et mobilise leurs militants. En réaction, les entreprises les traînent devant les tribunaux.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h11
    |

            Frédéric Cazenave








                        



                                


                            

Apple contre Attac lundi 12 février, Foodwatch contre Lactalis mercredi…, les relations se tendent entre les entreprises et les associations, bien décidées à ne pas se contenter de jouer le rôle de poil à gratter. La plainte contre le cimentier LafargeHolcim, accusé de « financement du terrorisme », ou celle contre BNP Paribas, au cœur d’une enquête pour complicité dans le génocide au Rwanda ? Toutes deux émanent de Sherpa, une organisation non gouvernementale (ONG) française de défense des victimes de crimes économiques.
Le scandale du « dieselgate », qui a pour le moment coûté 25 milliards d’euros à Volkswagen ? Il éclate à la suite de l’enquête de l’ONG américaine International Council on Clean Transportation (ICCT). Imposerle thème de l’obsolescence programmée dans le débat public en pleines fêtes de Noël ? Le beau coup de com de l’association HOP, qui a porté plainte contre Apple. Epson, Samsung, Vinci… on ne compte plus les groupes attaqués en justice par les ONG, nouvelles bêtes noires des entreprises.
« Il y a un foisonnement de mobilisations et un élargissement du mode d’action au recours contentieux, confirme Francis Chateauraynaud, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). La montée en compétence technique des associations, leur capacité à collaborer avec d’autres ONG, en mutualisant les frais de justice, expliquent ce mouvement de fond. » Les associations ont ainsi trouvé un moyen efficace, grâce aux retombées médiatiques, de s’attaquer au bien le plus précieux des entreprises, leur image de marque. Avec l’espoir de faire bouger les lignes.
Un bon moyen de faire connaître
« Des années d’interpellation, de campagnes d’opinion ne suffisent pas forcément pour faire évoluer les pratiques des multinationales. La dernière arme qui reste, c’est la loi, explique Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif éthique sur l’étiquette, qui s’est constitué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’électricien public a annoncé, vendredi, un résultat net de 2,8 milliards d’euros. La baisse de 31% par rapport à 2016 s’explique par des prix bas et le fort recul des productions nucléaire et hydraulique.
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EDF espère un « rebond » après une mauvaise année 2017

L’électricien public a annoncé, vendredi, un résultat net de 2,8 milliards d’euros. La baisse de 31% par rapport à 2016 s’explique par des prix bas et le fort recul des productions nucléaire et hydraulique.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h02
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


EDF avait rarement connu une année aussi médiocre, jetant un doute sur sa capacité à mener à bien ses nombreux et coûteux chantiers dans le nucléaire, les énergies renouvelables et les services. Ses dirigeants ont annoncé, vendredi 16 février, un résultat net courant de 2,8 milliards d’euros, en recul de 31 % par rapport à 2016.
Si l’on intègre notamment la cession à la Caisse des dépôts et consignations de 49,9 % de Réseau de transport d’électricité (RTE), gestionnaire du réseau de lignes à haute tension, et des cessions d’actifs (Pologne, Hongrie...), le résultat net part du groupe atteint 3,2 milliards (+ 11,3 %). EDF propose un dividende de 0,46 euro par action au titre de 2018, tout en maintenant l’option d’un paiement en actions nouvelles.
Le groupe public d’électricité, qui a bénéficié d’une augmentation de capital de 4 milliards d’euros en mars 2017, a réalisé un bénéfice avant impôts et charges (Ebitda) de 13,7 milliards (– 16,3 %) pour un chiffre d’affaires de 69,6 milliards (– 2,2 %). Son bilan financier est aussi soutenu depuis trois exercices (2015-2017) par la décision de l’Etat, détenteur de 83,5 % du capital, de se faire verser son dividende en actions et non en cash, ce qui a permis au groupe de conserver 5 milliards d’euros en caisse.
Progression des énergies nouvelles
Plusieurs phénomènes expliquent ces mauvais résultats, annoncés depuis plusieurs mois par le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy. A commencer par la dégradation des prix du marché de l’électricité dans un environnement où EDF, qui n’est plus protégé par son monopole, a perdu un million de clients en France au profit de ses concurrents (Engie, Total, Direct Energie...).
En outre, la production des 58 réacteurs nucléaires français a reculé de 1,3 % (à 379,1 térawatts-heure) en raison de nombreux arrêts programmés de tranches pour maintenance, de problèmes techniques imprévus et de la mise hors service temporaire des quatre réacteurs du Tricastin (Drôme) pour des travaux réclamés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
De son côté, la production hydraulique a fortement reculé (– 12,5%) en raison d’un manque de pluie jusqu’à début décembre 2017. Seules les énergies nouvelles (solaire, éolien) ont progressé (+ 10,9 %). Et EDF a annoncé mi-décembre, au moment du One Planet Summit de Paris, un ambitieux « plan solaire » de 30 gigawatts de puissance installée entre 2020 et 2035.

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                Pour diminuer la part du nucléaire, EDF mise sur le solaire



Baisse des coûts
L’électricien public français, qui a réduit son endettement net de 4,4 milliards (33 milliards), continue de tabler sur un rebond de ses performances cette année. Alors qu’il a été négatif de 209 millions l’an dernier, le cash-flow sera « proche de l’équilibre » après dividende (hors compteur communiquant Linky, nouveaux développements, cessions d’actifs et éventuel acompte sur dividende au titre de 2018), a indiqué M. Lévy. L’Ebitda pourrait s’établir dans une fourchette de 14,6 à 15,3 milliards en 2018.
L’année suivante, le plan de baisse des coûts opérationnels sera amplifié. Car 2019 sera marqué, selon EDF, par un recul de la production nucléaire par rapport à 2018. En cause, le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche) toujours prévu fin 2018 mais qui ne compensera pas la fermeture simultanée de Fessenheim (Haut-Rhin) ; et de lourdes visites « décennales » de l’ASN sur ses centrales, plus nombreuses et incluant deux « têtes de série » pour ses réacteurs de 900 mégawatts (Tricastin) et de 1 450 mégawatts (Chooz).

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                EDF : le tournant du nucléaire



Premier électricien nucléaire mondial, EDF a intégré en 2017 les activités de fabrication et de maintenance des chaudières nucléaires d’Areva NP, rebaptisée Framatome, tandis qu’Orano (ex-Areva) se recentrait sur le cycle du combustible (extraction et enrichissement de l’uranium, retraitement des déchets). Le groupe est désormais à la tête d’une filière dont les perspectives commerciales, en France et à l’étranger, restent très incertaines sur un marché des nouveaux réacteurs peu actif et très concurrentiel.
« EPR optimisé »
Les dirigeants d’EDF ne maîtrisent pas tous les éléments de l’avenir de cette filière. Ils se félicitent du report au-delà de 2025 de la baisse de 75 % à 50 % de la part du nucléaire, annoncée à l’automne par le gouvernement. Sous réserve du feu vert de l’ASN, ils peuvent ainsi espérer exploiter une grande partie du parc durant cinquante ans. Mais le gouvernement devra tôt ou tard définir l’avenir du mix énergétique – et donc la part de l’atome civil par rapport aux autres sources de production d’électricité.
De son côté, EDF-Framatome présentera d’ici à 2020 un « EPR optimisé », un réacteur de troisième génération censé être aussi sûr mais moins coûteux (autour de 6 milliards d’euros) que la première version construite en France, en Finlande, en Chine et depuis peu au Royaume-Uni. C’est lui qui serait en priorité construit en France, avant d’être proposé aux électriciens étrangers.

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                EPR d’Hinkley Point : l’Etat s’inquiète d’une dérive financière



Enfin, EDF devra aussi mener à bien le chantier des deux EPR d’Hinkley Point (Royaume-Uni). Après les dérives financières de Flamanville, il n’a pas droit à l’erreur compte tenu des sommes en jeu : 22 milliards d’euros, dont les deux tiers à sa charge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le Sénat a adopté les ordonnances relatives aux études d’impact, à l’évaluation environnementale ainsi qu’à la participation du public.
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Une réforme de la démocratie environnementale pour faciliter la réalisation de grands projets

Le Sénat a adopté les ordonnances relatives aux études d’impact, à l’évaluation environnementale ainsi qu’à la participation du public.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 10h54
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Plus jamais ça. Ni la violence d’un conflit comme celui du barrage de Sivens (Tarn), qui s’est soldé par la mort d’un manifestant écologiste, Rémi Fraisse, le 26 octobre 2014. Ni l’enlisement d’un projet comme celui de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), qui, durant plusieurs dizaines d’années a vu s’affronter deux camps opposés, rendant impossible le démarrage du chantier, et que le gouvernement d’Edouard Philippe a refermé définitivement, le 17 janvier. Autant de scénarios que le gouvernement voudrait notamment éviter pour le prochain dossier sensible, celui du centre d’enfouissement de déchets nucléaires prévu à Bure (Meuse).

Jeudi 15 février, les sénateurs ont adopté définitivement, après les députés, le projet de loi ratifiant deux ordonnances visant à « clarifier et simplifier le droit environnemental », le but étant de favoriser l’acceptabilité d’un projet et d’en réduire les délais.
Cette réforme, relancée par François Hollande, alors président de la République, au lendemain du drame de Sivens, trouve ainsi son aboutissement, après des débats parfois difficiles. Alors qu’ils étaient souvent défendus par les porteurs de projet, l’enjeu de simplification et de raccourcissement des délais ainsi que la possibilité de déroger à certaines règles étaient souvent perçus par les défenseurs de l’environnement comme des entraves aux possibilités de recours, comme une régression du droit environnemental. Ces derniers demandaient aussi que le public puisse être consulté très en amont de la réalisation des projets.
Sur ce point, c’est chose faite avec ces ordonnances. « En matière de participation, la loi prévoit désormais que la concertation préalable pourra porter sur l’opportunité du projet », explique Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire.
La mesure est accueillie favorablement par France nature environnement (FNE). « Le problème...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Augmenter de 10 % sa consommation de nourriture contenant additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur, selon une étude.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/02/2018
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Les aliments « ultratransformés » favoriseraient le cancer

Augmenter de 10 % sa consommation de nourriture contenant additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur, selon une étude.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h22
    |

            Pascale Santi








                        



   


Haro sur les aliments ultratransformés (AUT). D’une ampleur inédite, une étude française publiée jeudi 15 février dans la revue médicale britannique British Medical Journal (BMJ) observe un lien entre la consommation de ce type d’aliments et le risque de cancer. Cette recherche, qui porte sur 104 980 participants, suggère en effet qu’une augmentation de 10 % de la part d’AUT est associée à une hausse de 12 % du risque global de cancer, notamment du sein, l’un des plus fréquents.
Ces dernières années, les produits ultratransformés ont envahi les rayons. L’assiette des Français en contient de plus en plus, avait noté l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) en juillet 2017 dans une vaste étude, pointant une « complexification de l’alimentation ». Ils représentent entre 25 % et 50 % de notre alimentation totale, jusqu’à plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays occidentaux.
De quoi s’agit-il ?
Selon la classification internationale Nova, les aliments sont répartis en quatre groupes en fonction de leur transformation industrielle, détaille l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Cette définition a été créée par un groupe de scientifiques dirigé par le professeur Carlos Monteiro au Brésil.
La catégorie « ultratransformée » comprend une grande variété d’aliments : barres chocolatées, petits pains emballés, boissons sucrées aromatisées, soupes déshydratées, plats surgelés ou prêts à consommer, tout produit transformé avec ajout de conservateurs autres que le sel (les nitrites par exemple)… Ils sont préparés avec divers procédés industriels. Entrent aussi dans cette catégorie les aliments augmentés d’une myriade de colorants, édulcorants, émulsifiants ou autres additifs alimentaires. Par exemple, une conserve de légumes avec un simple apport de sel est classée comme transformée, mais une poêlée de légumes avec sauce toute faite incluant des agents texturants, des exhausteurs de goût ou encore des agents blanchissants est ultratransformée.
Si des travaux avaient déjà suggéré que les AUT contribuaient à augmenter le risque de troubles cardio-métaboliques, d’obésité, d’hypertension et la dyslipidémie (taux de lipides anormaux dans le sang), « aucune étude épidémiologique n’avait établi le lien entre ces aliments et un sur-risque du cancer, notamment du sein », indiquent les scientifiques de l’Inserm, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN) de l’université Paris-XIII, signataires de l’étude parue dans le BMJ.
Comment les chercheurs ont-ils procédé ?
Les chercheurs ont analysé les données de la cohorte Nutrinet-Santé, créée en 2009, à partir des questionnaires remplis sur Internet pendant deux ans par des participants dont l’âge médian approchait 43 ans, à 78 % des femmes. De 2009 à 2017, 2 228 cas de cancer ont été recensés, dont 739 du sein. Au vu des déclarations, il apparaît qu’une augmentation de 10 % de la consommation des AUT accroît le risque de contracter un cancer de 12 % globalement. Les résultats ont été ajustés en prenant en compte des facteurs sociodémographiques, l’âge, le niveau d’étude, la consommation de tabac et d’alcool, le fait de pratiquer une activité physique, afin d’éviter au maximum les biais de confusion, précise la chercheuse Mathilde Touvier, qui a coordonné cette étude.
Comment expliquer la corrélation ?
Les produits ultratransformés « contiennent souvent des quantités plus élevées de lipides saturés, sucres et sels ajoutés, ainsi qu’une plus faible densité en fibres, vitamines et autres micronutriments », indiquent les chercheurs. Ils sont donc généralement de moins bonne qualité nutritionnelle. L’apport de ces éléments plus sucrés, plus gras, plus caloriques, peut avoir un effet sur la prise de poids et l’obésité. Or on sait que celle-ci est reconnue comme un facteur de risque majeur de cancer, notamment du sein après la ménopause.
Les aliments conservés avec du sel sont associés à un risque accru de cancer gastrique. « Inversement, l’apport en fibres alimentaires diminue le risque de cancer colorectal, avec un niveau de preuve convaincant, et pourrait également réduire le risque de cancer du sein », poursuit l’étude. Mais la qualité nutritionnelle ne serait pas seule en cause. « La transformation des aliments et en particulier leur cuisson peut produire des contaminants nouvellement formés », telle la friture, évoque l’étude. Ainsi l’acrylamide – présente notamment dans les pétales de céréales, les frites, le pain grillé –, qui peut se former lors de la cuisson à température élevée, interpelle.
De même, leurs emballages en plastique sont susceptibles de contenir du bisphénol A, un perturbateur endocrinien. Enfin, pas moins de 400 additifs différents sont autorisés en Europe. Certains comme le dioxyde de titane ont été classés « possiblement cancérogènes pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon, tandis que les études chez le rongeur posent de sérieuses questions.
Une étude d’observation
« Il s’agit d’une étude d’observation qui mérite une exploration plus poussée », indique cependant le BMJ dans un éditorial ce jeudi 15 février, ajoutant que la part de plus en plus importante de ces aliments « pourrait en partie expliquer l’augmentation de l’incidence des maladies non transmissibles, y compris le cancer ». Ce travail reste basé sur l’observation, indiquent de leur côté les chercheurs de l’Inserm et des autres institutions publiques françaises qui l’ont conduit. «  Le lien de cause à effet reste à démontrer », préviennent-ils.
« C’est une étude très importante qui soulève la question de la qualité nutritionnelle des aliments et des éléments ajoutés », souligne le professeur Serge Hercberg, qui préside le Programme national nutrition santé et fait partie de ses signataires. « La catégorisation utilisée ici est assez générale. Il faut faire plus de recherches pour confirmer ces résultats dans d’autres populations, affiner la notion de “transformation” des aliments, et également comprendre les mécanismes en jeu », souligne pour sa part Mathilde Touvier. « Nous lançons un grand programme de recherche sur les additifs alimentaires à partir de la cohorte Nutrinet-Santé afin d’étudier leurs effets sur la santé, seuls ou en association avec d’autres, pour explorer de potentiels “effets cocktail”, annonce-t-elle. Pour cela, nous recherchons de nouveaux volontaires. »
Des repères alimentaires actualisés
En attendant, le Haut Conseil de la santé publique a actualisé ses repères alimentaires pour le futur Programme national nutrition santé et recommande depuis 2017 de privilégier l’utilisation de produits bruts. De même, dans les recommandations sur l’alimentation, l’Institut national du cancer (INCa) conseillait en 2016 de « réduire la consommation d’aliments transformés salés (charcuteries, fromages…) ». La consommation de viande transformée est même classée comme cancérogène pour l’homme, notait l’INCa fin 2017.
Dans Halte aux aliments ultratransformés (éditions Thierry Souccar, 2017), Anthony Fardet, chercheur en nutrition, constate que « l’explosion des maladies chroniques dans les pays occidentaux a été concomitante avec l’arrivée massive des AUT dans les grandes surfaces depuis les années 1980 ». En conclusion, ce travail estime que si ces liens étaient confirmés dans d’autres populations et d’autres contextes, « ces résultats suggèreraient que la consommation en augmentation rapide des aliments ultratransformés peut entraîner un fardeau croissant de cancers dans les prochaines décennies ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’île des Pins, qui compte 2 000 habitants et de nombreux touristes, est placée en alerte maximale à partir de vendredi.
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Alerte cyclonique en Nouvelle-Calédonie

L’île des Pins, qui compte 2 000 habitants et de nombreux touristes, est placée en alerte maximale à partir de vendredi.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 06h13
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 07h45
   





                        



   


Destination très touristique de Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins devrait être placée en alerte cyclonique maximale vendredi 16 février à 17 heures locales (7 heures à Paris), en raison de la menace du cyclone Gita, a annoncé la sécurité civile. « La plupart des touristes sont rentrés à Nouméa mais il y a encore 7 bungalows occupés par des clients. Nous leur avons donné de l’eau, des bougies, des allumettes et une lampe torche pour la nuit », a déclaré la réceptionniste d’un hôtel en bord de plage.
Toutes les activités professionnelles et commerciales ont été interrompues vendredi après-midi à l’île des Pins, située au sud de la Grande-Terre et qui compte environ 2 000 habitants.
Selon Météo France-NC, le cyclone Gita devrait passer à 200 kilomètres au sud-est de Maré (archipel des Loyauté) avant de circuler en début de nuit vendredi à 100-130 kilomètres au large de l’île des Pins, où le plus fort impact est attendu.
Vents, pluie et houle
« Il faut s’attendre à un vent d’ouest de 130 km/h, voire plus avec de fortes pluies et une houle qui pourrait atteindre six mètres », a indiqué Météo-France, qui prévoit des vents violents sur tout le sud de la Nouvelle-Calédonie, y compris à Nouméa.
Le maire de l’île des Pins, Hilarion Vendégou, a indiqué que des bâtiments municipaux ainsi que les maisons communes des huit tribus kanaks de la commune étaient ouverts aux habitants, qui voudraient s’y abriter. « Les pins colonnaires, les bananiers et les cocotiers sont déjà fortement secoués et nous avons décalé la rentrée scolaire à mardi au lieu de lundi », a-t-il également indiqué, précisant que gendarmes, sécurité civile et pompiers étaient mobilisés.
Le trafic à l’aéroport de Magenta à Nouméa a par ailleurs été suspendu vendredi à la mi-journée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’état de catastrophe naturelle sera reconnu dans 275 communes, a annoncé le gouvernement mercredi. Les dossiers de 156 autres communes ont été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires.
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Les inondations de janvier ont entraîné entre 150 et 200 millions d’euros de dégâts

L’état de catastrophe naturelle sera reconnu dans 275 communes, a annoncé le gouvernement mercredi. Les dossiers de 156 autres communes ont été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 19h43
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 19h56
   





                        



   


Les inondations qui ont frappé fin janvier plusieurs régions françaises ont entraîné entre 150 et 200 millions d’euros de dégâts assurés, selon une première estimation publiée, jeudi 15 février, par la Fédération française de l’assurance (FFA). Le nombre des sinistres liés à cette catastrophe naturelle est estimé entre 25 000 et 30 000, a précisé la fédération dans un communiqué.
L’état de catastrophe naturelle sera reconnu dans 275 communes, a annoncé le gouvernement mercredi, précisant que les dossiers de 156 autres communes avaient été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires. Une nouvelle réunion est prévue le 6 mars.
Recommandations aux sinistrés
« La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle va permettre aux assurés ayant souscrit une assurance dommages pour leurs biens (logement, véhicule, etc.) d’être indemnisés des conséquences de la crue », souligne la fédération. « Les assureurs accepteront les déclarations de sinistres au-delà du délai réglementaire de dix jours à partir de l’arrêté ministériel », poursuit la FFA, qui « encourage chaque sinistré à contacter sans tarder son assureur afin de pouvoir bénéficier rapidement d’un accompagnement ainsi que d’avances sur indemnisation selon les besoins ».
Des représentants régionaux de la profession ont été désignés dans les départements touchés et ont été mis à la disposition des préfectures et des mairies pour participer aux cellules de crises et tenir des permanences d’information pour les assurés, est-il expliqué.
182 000 sinistrés au printemps 2016
Des pluies exceptionnelles, tombées sur des sols saturés d’eau, ont provoqué en janvier la crue de nombreux cours d’eau, notamment de la Seine, de la Marne et de l’Yonne, mais aussi du Rhône et de la Saône, entraînant des inondations, en particulier en Ile-de-France.
Les inondations qui avaient frappé la France en mai et en juin 2016 s’étaient soldées par 182 000 sinistres déclarés auprès des assureurs, pour un coût supérieur à 1,4 milliard d’euros, selon un bilan de la fédération du secteur publié en mai 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ En apposant leur salive sur les plaies, des fourmis parviennent à éviter les infections et à sauver la majorité des individus blessés, confirme une étude publiée le 14 février.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le montant des destructions a été estimé à près de deux milliards d’euros par le gouvernement d’Edouard Philippe.
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Bruxelles propose 49 millions d’euros pour les dégâts provoqués par les ouragans Irma et Maria

Le montant des destructions a été estimé à près de deux milliards d’euros par le gouvernement d’Edouard Philippe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h36
   





                        



   


La Commission européenne a proposé, jeudi 15 février, de débloquer 49 millions d’euros pour Saint-Martin et la Guadeloupe, deux territoires français durement touchés par les ouragans Irma et Maria en septembre 2017, au titre du Fonds de solidarité de l’UE.
Le versement de ces 49 millions d’euros, qui prennent en compte une avance de 5 millions d’euros déjà versée en décembre, reste conditionné à l’approbation du Parlement européen et du conseil qui représente les Etats membres.
Les dégâts provoqués en septembre par les deux ouragans à Saint-Martin et en Guadeloupe, îles franco-néerlandaise et française des Antilles, ont été estimés à près de 2 milliards d’euros par le gouvernement français d’Edouard Philippe.

        Lire aussi :
         

                Après Irma, la délicate prise en charge psychologique à Saint-Martin



Aides européennes pour le Portugal, l’Espagne et la Grèce
La Commission a également proposé jeudi de verser 50,6 millions d’euros au Portugal, dont le nord et le centre ont été dévastés en 2017 par de violents incendies, « coûtant la vie à de nombreuses personnes et submergeant par leur ampleur les capacités des services de sauvetage ».
Egalement touchée, l’Espagne devrait bénéficier de 3,2 millions d’euros au titre de ce Fonds. Enfin, Bruxelles propose de débloquer 1,3 million d’euros pour la Grèce, dont l’île de Lesbos a été touchée par un tremblement de terre en juin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les corps des trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir ont été retrouvés jeudi sous une avalanche, près de la station de Cauterets.
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Hautes-Pyrénées : trois skieurs tués par une avalanche

Les corps des trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir ont été retrouvés jeudi sous une avalanche, près de la station de Cauterets.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h21
   





                        


Trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir à la station de Cauterets (Hautes-Pyrénées) ont été retrouvés morts jeudi 15 février sous une avalanche, selon la préfecture.
« C’est une avalanche, hier [mercredi], sur une zone hors piste du domaine skiable qui est à l’origine de l’accident », précise la préfecture dans un communiqué. Les trois hommes, âgés de 38 ans pour deux d’entre eux, et 29 ans pour le troisième, sont originaires de Bordeaux et Poitiers.
Toujours dans les Hautes-Pyrénées, un skieur de 19 ans est mort, mardi, enseveli dans une avalanche survenue dans la station de Gavarnie, selon la direction de la station.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Des chercheurs français mettent en évidence un nouvel effet du perturbateur endocrinien.
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Le bisphénol A pourrait altérer la mise en place des cellules reproductrices chez le fœtus masculin

Des chercheurs français mettent en évidence un nouvel effet du perturbateur endocrinien.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 07h45
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            

Connu pour être un perturbateur endocrinien, le bisphénol A (BPA) altérerait la mise en place de la lignée des cellules reproductrices chez le fœtus masculin. L’exposition des testicules fœtaux à cette substance, à des niveaux correspondant à ceux retrouvés chez l’homme, entraîne une diminution du nombre des cellules à partir desquelles se fera la production de spermatozoïdes au cours de la vie adulte.
Cet effet a été observé sur un modèle animal ayant reçu une greffe de tissu du testicule humain. Il est décrit pour la première fois dans l’espèce humaine par un groupe de chercheurs français dirigé par le Pr René Habert (université Paris-Diderot, CEA et Inserm, Fontenay-aux-Roses). L’article est paru le 31 janvier dans la revue PLoS ONE.
La même équipe avait montré, il y a cinq ans, que des fragments de testicules fœtaux humains mis en culture et exposés à une très faible concentration de BPA – de l’ordre de celle rencontrée dans la population générale – produisaient moins de testostérone. « La diminution de production de testostérone par le testicule fœtal peut entraîner des défauts de masculinisation des petits garçons à la naissance, précisait à l’époque au Monde M. Habert. En particulier la cryptorchidie, lorsque les testicules ne sont pas descendus dans les bourses, et l’hypospadias, lorsque l’orifice uro-génital ne se situe pas à l’extrémité du pénis, mais à sa base, dans les cas les plus graves. »
Ces constatations étaient cohérentes avec la démonstration de plus en plus étayée de la perturbation du fonctionnement hormonal par des substances telles que le BPA dans l’accroissement de ces malformations.
Les chercheurs avaient mis l’accent sur la production de l’hormone masculine car c’est un paramètre très étudié chez l’animal. Cette fois, ils se sont également intéressés aux cellules germinales – les cellules souches à partir desquelles se développe la production de spermatozoïdes –, tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Selon l’Agence européenne des produits chimiques, près d’un produit de consommation sur cinq contient des substances de synthèse ou des métaux lourds interdits dans l’Union européenne
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/02/2018
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En Europe, 20 % des jouets testés contiennent des phtalates interdits

Selon l’Agence européenne des produits chimiques, près d’un produit de consommation sur cinq contient des substances de synthèse ou des métaux lourds interdits dans l’Union européenne



Le Monde
 |    15.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 11h25
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Plomb, amiante, phtalates, mercure, chrome hexavalent… Environ 18 % des 5 600 produits de consommation courante testés dans les vingt-sept pays de l’Union européenne contenaient des substances de synthèse, des fibres ou des métaux lourds interdits par la réglementation communautaire. C’est le résultat majeur d’un rapport d’inspection rendu public, mardi 13 février, par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), l’instance chargée d’appliquer le règlement Reach (enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques) de 2007.
L’agence, basée à Helsinki (Finlande), a fait rechercher quatorze substances – considérées comme les plus problématiques pour la santé au regard de la classification européenne – dans une variété d’objets du quotidien : bijoux, vêtements, produits de bricolage, pièces de véhicule automobile, jouets, etc. Les taux de non-conformité les plus élevés concernent cette dernière catégorie. Près de 20 % des 1 202 mesures de phtalates dans les jouets montrent la présence effective de ces plastifiants. Ce taux est « très élevé », estime l’ECHA dans son rapport, d’autant plus que l’interdiction de ces substances dans les jouets a été instaurée « il y a maintenant de nombreuses années ».

Parmi l’ensemble des produits testés, ce taux de non-conformité dans une catégorie d’objets spécifiquement destinés aux enfants est potentiellement le plus problématique. Les trois phtalates recherchés (DEHP, DBP, BBP) sont en effet des perturbateurs endocriniens, dont les effets délétères (notamment sur le neurodéveloppement, le métabolisme, la fertilité) sont d’autant plus importants que les individus exposés sont jeunes.
Les vêtements et les articles en cuir ne sont pas en reste. Selon les données colligées par l’ECHA, 13,3 % des 467 articles de cuir testés contiennent du chrome hexavalent. Ce composé hautement cancérogène est parfois utilisé dans le traitement des peaux, notamment afin de les rendre imputrescibles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ D’ici fin février, 300 véhicules sillonneront la capitale avec des microcapteurs pour mesurer les PM2,5. Un dispositif qui permet d’identifier en temps réel les sources de pollution.
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Pollution : Paris affine sa traque des particules

D’ici fin février, 300 véhicules sillonneront la capitale avec des microcapteurs pour mesurer les PM2,5. Un dispositif qui permet d’identifier en temps réel les sources de pollution.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 15h39
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Officiellement, Paris et l’Ile-de-France n’ont connu qu’un seul épisode de pollution cet hiver. Selon les relevés d’Airparif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air, il s’est produit le 8 février avec un pic de particules fines dites PM10 (de diamètre compris entre 2,5 µm et 10 µm) à 62 µg/m3, soit au-dessus du seuil d’alerte de 50 µg/m3 sur vingt-quatre heures.
Pourtant, Paris a été touchée par plusieurs épisodes persistants de pollution aux particules fines PM2,5 (inférieures à 2,5 µm) entre novembre 2017 et janvier 2018. Mais à la différence des PM10, du dioxyde d’azote, de l’ozone et du dioxyde de soufre, des concentrations excessives en PM2,5 ne déclenchent pas de procédures d’alerte.

Le seuil de PM2,5 de 25 µg/m³ sur vingt-quatre heures a été dépassé à dix-sept reprises avec une pointe à 50 µg/m³ entre le 2 et le 3 décembre, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas le dépasser plus de trois jours par an.
Ces données issues des stations fixes d’Airparif ont également été collectées dans le cadre d’une expérimentation menée depuis quelques mois dans le but d’affiner la connaissance de la pollution à Paris. Baptisé « Pollutrack », ce dispositif vise à mesurer en temps réel et, à même le flux de circulation, le niveau de PM2,5. Aussi, d’ici à la fin février, 300 véhicules électriques d’Enedis, l’opérateur du réseau électrique francilien, sillonneront les rues de la capitale munis de microcapteurs sur leur toit.
« Urgence de santé publique »
La maire de Paris, Anne Hidalgo, devait signer mercredi 14 février une convention de partenariat avec Enedis, Airparif, la Fondation du souffle et la société PlanetWatch24 à l’origine du concept pour consolider l’expérience.
« Il y a une urgence de santé publique car les particules fines PM2,5 sont reconnues par l’OMS comme étant particulièrement nocives », explique la Mairie de Paris....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La commission de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle s’est réunie mercredi « en procédure accélérée », sous l’égide du ministère de l’Intérieur.
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Inondations : 275 communes reconnues en état de catastrophe naturelle

La commission de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle s’est réunie mercredi « en procédure accélérée », sous l’égide du ministère de l’Intérieur.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 12h34
   





                        



   


Quelque 275 communes seront reconnues en état de catastrophe naturelle à la suite des crues ayant affecté plusieurs régions fin janvier, a annoncé le gouvernement mercredi 14 février. Les dossiers de 156 autres communes ont été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires, indiquent dans un communiqué commun les ministères de l’intérieur, de la transition écologique et de l’économie.
La commission de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle s’est réunie « en procédure accélérée », sous l’égide du ministère de l’intérieur, les services experts devant notamment identifier les communes où la crue décennale a été atteinte ou dépassée.
Une nouvelle réunion est prévue le 6 mars pour les cas restants.

        Lire :
         

          Sept solutions pour se protéger des crues ou les limiter



Dégâts matériels
La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle permet aux victimes ayant souscrit un contrat d’assurance de dommages (multirisques habitation, entreprise, automobile...) d’être indemnisées pour les dégâts matériels dus aux inondations.
« Je redis à tous les assureurs, (...) “Faites vite, faites bien et faites simple” », avait demandé début février le ministre de l’économie Bruno Le Maire, décrivant les conditions de vie difficiles des personnes touchées par les inondations.
Des pluies exceptionnelles tombées sur des sols saturés d’eau ont provoqué en janvier la crue de nombreux cours d’eau, notamment de la Seine, la Marne, l’Yonne, mais aussi le Rhône et la Saône, entraînant des inondations, en particulier en Ile-de-France.

        Lire le reportage :
         

          Résignés, les habitants de Poissy se préparent à une crue « pire qu’en 2016 »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le plus grand parc éolien d’Afrique est sur pied depuis un an. Mais il n’y a pas de ligne électrique, le groupe espagnol chargé de le construire ayant fait faillite. Un consortium a pris le relais.
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Kenya : au Turkana, les éoliennes tournent dans le vide

Le plus grand parc éolien d’Afrique est sur pied depuis un an. Mais il n’y a pas de ligne électrique, le groupe espagnol chargé de le construire ayant fait faillite. Un consortium a pris le relais.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 12h32
    |

                            Marion Douet (Loiyangalani, Kenya, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Pendant quinze ans, on les a pris pour des fous. « Tout le monde nous voyait comme une bande d’aliénés, mais c’est devenu notre force », en rit encore Carlo Van Wageningen, maintenant que se dresse devant lui, au beau milieu d’un paysage aux faux airs de planète Mars – les chameaux en plus – la plus grande ferme éolienne d’Afrique. Financer, acheminer et implanter 365 monstres d’acier dans le Turkana, région pauvre et isolée du nord du Kenya, fut pour ce Néerlandais un long combat. Il n’est pas encore achevé.
L’histoire du projet est aussi improbable que sa localisation. Elle commence par une passion pour la pêche. Au milieu des années 1990, un autre Néerlandais résidant au Kenya, Willem Dolleman, vient régulièrement camper aux abords de l’immense lac Turkana, attiré par ses eaux poissonneuses. « A son retour à Nairobi, il parlait pendant des jours de la force prodigieuse du vent et me harcelait pour y développer une ferme éolienne », se souvient Carlo Van Wageningen, la voix presque recouverte par les bourrasques. « A l’époque, imaginer des éoliennes ici était délirant. Les premières fermes existaient en Europe, mais grâce à de fortes subventions impossibles à envisager en Afrique. »
Aucun des deux compères, spécialisés en projets agricoles, n’a déjà développé de ferme éolienne. L’idée fait malgré tout son chemin. Au début des années 2000, une centrale électrique d’une cinquantaine de mégawatts (MW) est prévue, une poignée de connaissances et d’officiels kényans apportent leur soutien, un expert de la mesure du vent est dépêché sur place. « Il nous a dit : “J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne, c’est que le vent est exceptionnel. La mauvaise, c’est qu’il faut au minimum 300 MW pour justifier de construire des installations en plein désert”, poursuit Carlo Van Wageningen, qui dirige désormais Lake Turkana Wind Power (LTWP, la société de projet dont il est actionnaire). C’était effrayant. »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le gouvernement a engagé des discussions avec Bruxelles, au grand dam des syndicats.
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La France pourrait ouvrir des barrages hydroélectriques à la concurrence dès 2018

Le gouvernement a engagé des discussions avec Bruxelles, au grand dam des syndicats.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 10h33
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La France va-t-elle ouvrir les concessions des barrages hydroélectriques à la concurrence ? Selon les syndicats d’EDF, le gouvernement s’apprêterait à répondre favorablement à la demande de Bruxelles de favoriser la concurrence.
Ce sujet plane depuis 2010 sur les barrages français, qui produisent 11 % de l’électricité du pays. Construits dans leur grande majorité après-guerre, ces immenses ouvrages ont longtemps symbolisé la production d’électricité, avant le développement du parc nucléaire dans les années 1970.
EDF exploite 85 % des centrales hydroélectriques françaises. C’est ce qui pose problème à la Commission européenne : depuis plus de dix ans, la France fait miroiter à Bruxelles qu’elle va permettre à des concurrents d’EDF de devenir exploitants de certains barrages. Concrètement, il s’agira d’une procédure d’appels d’offres qui permettra à des acteurs privés, français ou étrangers, de se porter candidats et de remporter une concession pour gérer le barrage.
Mais aucun gouvernement français, de gauche comme de droite, n’a vraiment fait avancer le dossier. Si bien que la Commission, agacée par ce qu’elle considérait comme un jeu de dupes, a haussé le ton en octobre 2015 et a mis en demeure la France. Le précédent gouvernement avait prudemment décidé d’attendre avant de répondre à l’injonction européenne, à la satisfaction des syndicats du secteur.
« C’est un pur scandale »

A contrario, le gouvernement d’Edouard Philippe est entré en discussion avec la Commission pour définir la feuille de route de ces appels d’offres. Interpellé par les organisations syndicales du secteur, Matignon leur a confirmé, mercredi 7 février, travailler dans cette direction pour une ouverture d’une partie des concessions dès 2018, sans dévoiler ses plans précis.
« C’est un pur scandale », s’alarme Alexandre Grillat, secrétaire de la CFE-CGC Energies, qui souligne que les syndicats avaient déjà engagé des discussions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dans son ouvrage « Animaux homos », Fleur Daugey s’attaque à l’idée selon laquelle l’homosexualité serait contre nature.
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Les animaux ont toujours pratiqué la sexodiversité

Dans son ouvrage « Animaux homos », Fleur Daugey s’attaque à l’idée selon laquelle l’homosexualité serait contre nature.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 10h55
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Le livre. Science et politique ne font pas toujours bon ménage. Des pseudo-études sur l’inégalité des races, chères aux nazis, aux théories farfelues de Lyssenko sur le développement agricole, l’Histoire nous le rappelle : les pouvoirs parent souvent leurs pires errements de vertus scientifiques.
Aujourd’hui encore, les industriels du sucre ou du tabac, comme les activistes climatosceptiques, appuient leurs appels au laisser-faire sur des travaux de chercheurs. C’est à ce type de prise en otage de la science que Fleur Daugey a décidé de se confronter. Plus précisément à un de ces clichés qui, depuis des siècles, ont conduit à la stigmatisation, la discrimination, le harcèlement des gays et lesbiennes : l’idée que l’homosexualité serait contre nature.
Cette affirmation se retrouve souvent dans la bouche de l’homme de la rue. « Pire, écrit Fleur Daugey, elle inonde les discours des religieux fondamentalistes de toute obédience et sert de socle idéologique aux mouvements tels que La Manif pour tous et tant d’autres organisations homophobes de par le monde », nourrissant les codes pénaux les plus répressifs, dont certains punissent encore de mort les relations entre personnes de même sexe.
Le ton est donné. Pas question d’avancer masquée : la démarche d’Animaux homos est bel et bien politique. Mais pas question non plus de laisser les obscurantistes confisquer la science. Car « l’ensemble des recherches donne une réponse claire et sans ambiguïté : loin d’être contre nature, l’homosexualité est dans la nature ». Insectes, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères : elle a été documentée chez 471 espèces sauvages et 19 espèces domestiques.
Certains objecteront que la planète compte plus de 7 millions d’espèces. Mais les mœurs de la majorité d’entre elles demeurent inconnues et pourraient bien réserver de nouvelles surprises. Quant au demi-millier d’« animaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont cancérogènes et se trouvent à la surface des particules ultrafines émises en grand nombre par les véhicules diesel.
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Les particules ultrafines, la pollution cachée des véhicules diesel

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont cancérogènes et se trouvent à la surface des particules ultrafines émises en grand nombre par les véhicules diesel.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 09h23
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            
Les NOx n’ont désormais quasiment plus de secrets pour le grand public. Depuis que l’on sait que Volkswagen en a fait inhaler à haute dose à des singes pour tenter de prouver – en vain – leur innocuité, plus personne n’ignore que ce sigle désigne les oxydes d’azote, dont le fameux NO2 (dioxyde d’azote) a également été testé sur des cobayes humains par un groupe de recherche financé par les constructeurs allemands.
Déjà, le « dieselgate » avait révélé que plusieurs groupes automobiles s’évertuaient à truquer leurs moteurs pour minorer les rejets de NOx lors des tests antipollution d’homologation des véhicules. Et des grandes revues scientifiques comme Nature ont compté que les excès d’émission de ce gaz toxique étaient responsables d’environ 38 000 morts prématurées chaque année dans le monde.
Ce que l’on sait beaucoup moins, en revanche, c’est que les moteurs diesel recrachent des substances encore plus nocives que les NOx : les HAP. Derrière ce trigramme inconnu au-delà du cercle des initiés se cachent les hydrocarbures aromatiques polycycliques. Son représentant le plus toxique répond au nom barbare de benzo[a]pyrène. Le B[a]P, que l’on retrouve aussi dans la fumée de cigarette ou du chauffage au bois, est classé cancérogène pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il est considéré comme traceur du risque cancérogène pour la famille des HAP.
Les particules ultrafines, « le vrai scandale sanitaire »
« On s’offusque, à juste titre, que des constructeurs automobiles fassent respirer des Nox à des singes, mais le benzo[a]pyrène, on interdit de le manipuler en laboratoire en raison de son extrême dangerosité et, en même temps, on continue à inciter les gens à l’acheter et à le respirer avec une fiscalité avantageuse pour le diesel », souligne Thomas Bourdrel, auteur d’un article sur les conséquences sanitaires des polluants issus du trafic routier, dans le numéro de février de la revue Réalités cardiologiques....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ 65 % des assurés ont reçu un règlement financier total ou partiel à Saint-Martin et 57 % à Saint-Barthélemy, a déclaré la ministre des outre-mer.
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Irma : Girardin fait le point sur les indemnisations des sinistrés

65 % des assurés ont reçu un règlement financier total ou partiel à Saint-Martin et 57 % à Saint-Barthélemy, a déclaré la ministre des outre-mer.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 21h16
   





                        


Cinq mois après le passage du cyclone Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a fait le point sur les indemnisations des sinistrés.
« 65 % des dossiers d’assurés ont reçu un règlement financier total ou partiel à Saint-Martin et 57 % à Saint-Barthélemy », a-t-elle annoncé, mardi 13 février. La ministre, qui recevait le président de la Fédération française de l’assurance (FFA), Bernard Spitz a rappelé que « près de 25 000 déclarations de sinistre à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy » ont été enregistrées, « pour un coût total estimé à 1,83 milliard d’euros », selon un communiqué.

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Finalement, « 95 % des bâtiments des deux îles ont été dégradés, dont un quart totalement détruits, et plus de 10 000 véhicules assurés ont été endommagés ou déclarés épaves », a précisé la ministre, qui recevait les assureurs en compagnie du délégué interministériel chargé de la reconstruction, Philippe Gustin.
« Depuis septembre, les assurances ont réglé environ 500 millions d’euros à leurs clients », note la ministre, qui regrette toutefois que « le nombre de dossiers réglés accuse un décalage de près de cinquante jours par rapport aux dernières catastrophes majeures qui ont touché le territoire national ». La ministre a demandé aux assureurs de « poursuivre leurs efforts » pour « répondre rapidement aux demandes d’indemnisation ».
90 % des expertises réalisées, selon les assureurs
Les assureurs ont, de leur côté, précisé « que plus de 90 % des expertises ont déjà été réalisées et que les 100 % devraient être atteints sous peu, ce qui permettra une accélération des paiements », ajoute le communiqué.

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Les assureurs ont aussi souligné que l’ampleur des dégâts et la situation particulière des deux îles avaient « posé des difficultés inédites ». Ils ont notamment relevé que la suppression de liaisons aériennes avait retardé l’envoi d’experts, et que le nombre élevé de copropriétés avait rendu les dossiers « plus longs à traiter, d’autant que 20 % des copropriétaires ne se sont pas manifestés auprès de leur assurance ». 
Ils ont aussi rappelé que « près de 90 % des assurés ont fait appel à une contre-expertise », alors que ce taux est généralement de 10 %.
Au début du mois de février, Emmanuel Macron, qui avait reçu le président de la collectivité de Saint-Martin, Daniel Gibbs, s’était « engagé à intervenir auprès des assureurs » pour que les dossiers de remboursement « soient réglés au 1er mars », avait déclaré la collectivité territoriale de Saint-Martin.



                            


                        

                        

