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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ L’opérateur, qui est l’un des principaux annonceurs publicitaires à la télévision, est à couteaux tirés avec TF1, qui souhaite lui faire payer l’accès – jusque-là gratuit – à ses chaînes en clair.
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Orange annule ses campagnes de publicité sur TF1

L’opérateur, qui est l’un des principaux annonceurs publicitaires à la télévision, est à couteaux tirés avec TF1, qui souhaite lui faire payer l’accès – jusque-là gratuit – à ses chaînes en clair.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h12
   





                        


Nouveau rebondissement dans le bras de fer entre Orange et TF1 : l’opérateur a annoncé, vendredi 16 février, qu’il renoncerait à des campagnes de publicité sur les chaînes du groupe TF1, alors que les deux groupes sont en conflit sur les contrats de distribution des chaînes du groupe de télévision.
Selon les informations du Figaro, cette annulation ne se verra pas tout de suite à l’antenne : les délais d’annulation d’une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines. « Orange n’a fait que lever des options » incluses dans des contrats de publicité en cours « dans le respect des conditions générales de vente de TF1 », a expliqué un porte-parole à l’AFP.
Le groupe de télévision négocie depuis 2016 avec ses diffuseurs afin d’obtenir une rémunération pour la fourniture de ses chaînes en clair – TF1, TMC, TFX (ex-NT1), TF1 Séries Films (ex-HD1) et LCI – qu’il fournissait jusque-là gratuitement.
SFR et Bouygues ont accepté de signer, Free et Orange résistent toujours
TF1 a signé des accords avec SFR en novembre 2017 et Bouygues Telecom en janvier, quelques jours avant l’échéance du 31 janvier que la chaîne s’était fixée. Le groupe de télévision a en revanche échoué à signer un accord avant cette date butoir avec Orange, mais aussi Iliad, maison mère de Free et le groupe Canal+ (Vivendi).
Pourquoi Orange refuse-t-il de signer ? Selon les informations du Monde, TF1 proposerait le même type d’accord. Mais en étant assises sur le nombre d’abonnés de l’opérateur, les sommes réclamées à l’opérateur historique sont supérieures aux montants déboursés par SFR et Bouygues Telecom. D’autant que chez TF1, on considère que le premier opérateur français, qui dispose d’une trésorerie importante, a les moyens de ses ambitions.

        Lire aussi :
         

                Négociations compliquées entre Orange et TF1



TF1 a donc décidé dès le 1er février de suspendre la fourniture à l’opérateur historique de son service de télévision de rattrapage, ou « replay », MYTF1. Il a aussi assigné Orange en justice mardi 6 février, afin que l’opérateur cesse de commercialiser ses chaînes sur les box de ses clients.
La publicité comme moyen de pression
La décision éventuelle de couper le signal des chaînes de TF1 sur les box Orange revient à l’opérateur. Et si ce dernier devait être contraint à le faire, il n’a pas intérêt à payer des publicités dont l’audience serait diminuée.
Le directeur adjoint de TF1, Régis Ravanas, a souligné qu’au moment d’un bras de fer similaire sur les contrats de diffusion avec Altice/SFR l’an dernier, le groupe de Patrick Drahi avait aussi utilisé la publicité comme moyen de pression. D’autant que la chaîne est en position de force : elle a annoncé vendredi 16 février avoir triplé son bénéfice net et augmenté son audience en 2017, malgré la multiplication des chaînes et des supports concurrents.

        Décryptage :
         

          Comment TF1 a multiplié par trois son bénéfice net en 2017






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Les discussions autour de la loi souhaitée par Emmanuel Macron mélangent Brexit, élection de Donald Trump, référendum catalan et élection présidentielle française. Des cas pourtant bien différents.
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« Fake news » en période électorale : le risque de tout mélanger

Les discussions autour de la loi souhaitée par Emmanuel Macron mélangent Brexit, élection de Donald Trump, référendum catalan et élection présidentielle française. Des cas pourtant bien différents.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 17h37
    |

            Adrien Sénécat








                        


Le contenu de la future loi sur les fausses informations annoncée par Emmanuel Macron se précise, mais le débat reste confus. La ministre de la culture, Françoise Nyssen, en a livré les grandes lignes, mardi 13 février, et notamment annoncé qu’elle pourrait être baptisée loi sur « la confiance et la fiabilité de l’information ». Le terme « fake news », qui peut s’avérer trompeur parce qu’il n’est pas clairement défini et recouvre des significations différentes, serait donc écarté.
Toutes les ambiguïtés sont loin d’être levées pour autant. Ainsi, le ministère de la culture a fait valoir trois cas de figures où la circulation des fausses nouvelles aurait été massive et déterminante selon lui : la campagne du Brexit, la dernière présidentielle américaine et le référendum catalan. Mais ces trois cas de figure, auxquels on pourrait ajouter la dernière présidentielle française, sont loin d’être équivalents.
1. Donald Trump, des mensonges en prime time et des soupçons d’ingérence russe
Des fausses informations ont massivement circulé pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, venant majoritairement du camp des républicains. Certaines ont particulièrement marqué les esprits par leur caractère à la fois grossier et massif : c’est par exemple le cas du canular affirmant que le pape soutiendrait Donald Trump, repris au premier degré par des partisans du milliardaire et partagé des centaines de milliers de fois.
Un grand nombre de rumeurs et intox malveillantes ont également entaché l’image de la candidate démocrate Hillary Clinton, en particulier sur ses supposés problèmes de santé voire sa prétendue « démence ».
Au-delà des fausses informations, de nombreux comptes russes ou prorusses ont été actifs sur les réseaux sociaux pendant la campagne. Twitter en a dénombré 1,4 million et Facebook 80 000, ainsi que 3 000 publicités vues par 11,4 millions de personnes, pour un budget d’environ 100 000 dollars (80 000 euros). Moscou nie toute implication directe dans cette propagande, affirmant qu’il n’y a « pas une seule preuve de son ingérence ».
Une chose est certaine : les intox, mensonges et points de vue partisans sur les réseaux sociaux ont largement plombé le niveau du débat démocratique dans cette campagne. D’autant qu’en l’espèce, il est tout autant question des rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux que des mensonges de Donald Trump lui-même.
En revanche, il est beaucoup plus délicat de mesurer le poids réel de la désinformation dans le résultat du scrutin. Aucune étude scientifique n’a permis pour l’heure d’évaluer précisément leur part dans le vote des électeurs. Deux études, parmi d’autres, résument bien la difficulté d’éclairer cette controverse :
D’un côté, trois chercheurs en sciences politiques suggèrent dans des travaux publiés le 9 janvier que les fausses informations n’ont touché qu’une partie limitée de la population américaine pendant la campagne, les médias traditionnels conservant une audience largement supérieure ;De l’autre, une analyse publiée en mars 2017 montre que la désinformation pourrait être l’une des principales explications de l’abstention d’anciens électeurs de Barack Obama en 2012, potentiellement dans des proportions suffisantes pour faire échouer Hillary Clinton dans des Etats décisifs où le scrutin a été particulièrement serré.
2. Le référendum sur le Brexit : un gros mensonge au cœur de la campagne
La campagne victorieuse du camp favorable au Brexit lors du référendum britannique de juin 2016 est entachée de plusieurs mensonges. Le plus spectaculaire concernait les « 350 millions de livres » (environ 400 millions d’euros) que verserait le Royaume-Uni à l’Europe chaque semaine. Ce chiffre était non seulement erroné (la contribution nette du pays était moitié moins élevée), mais il participait surtout d’un raisonnement simpliste : la complexité des négociations actuelles autour du Brexit en témoigne.
Problème : ce mensonge n’a pas été véhiculé par d’obscurs sites Internet ou comptes militants sur les réseaux sociaux. Il était affiché en grand sur les bus de la campagne pluripartite du vote « Leave », favorable à la sortie de l’euro. Plusieurs eurosceptiques l’ont également relayé, comme l’ancien leader de l’UKIP Nigel Farage.
Moscou est là aussi accusée de s’être invitée dans la campagne, une étude de l’université de Californie estimant qu’un réseau de 150 000 comptes russes et pro-Poutine aurait commencé à publier de nombreux messages sur Twitter deux jours avant le scrutin. Leur rôle exact sur le résultat du vote est là aussi discutable : tous n’étaient pas favorables à la sortie de l’Europe et aucune campagne publicitaire comparable à celle identifiée aux Etats-Unis n’a été financée lors de ce scrutin, selon Facebook.
3. Catalogne : des accusations venant de Madrid qui mériteraient d’être étayées
L’Espagne accuse la Russie et le Venezuela d’avoir mené une campagne sur les réseaux sociaux afin de soutenir le référendum organisé par le gouvernement indépendantiste catalan en octobre 2017. Le ministre des affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis, a déclaré détenir des preuves de cette ingérence ; la Russie a là aussi démenti.
Des rumeurs ont également circulé sur les réseaux sociaux avant et surtout après le vote dans les deux camps, témoignant là aussi d’un climat propice à l’émergence de fausses informations partisanes. Mais il est délicat là encore de démêler l’influence réelle de ces fausses informations, quelques mois à peine après le scrutin.
4. La présidentielle française : des intox qui n’ont pas été décisives
Dès la primaire de la droite, les calomnies visant Alain Juppé, caricaturé en un « Ali Juppé » proche de l’islam radical, ont pollué la campagne présidentielle 2017. Le phénomène est loin de s’être arrêté là : l’équipe des Décodeurs a relevé des dizaines d’intox tout au long de la campagne, une large part d’entre elles émanant de l’extrême droite et ciblant Emmanuel Macron.
Impossible d’accuser cette fois les rumeurs d’avoir fait basculer l’élection puisque le candidat centriste a remporté le scrutin. Plusieurs signaux témoignent néanmoins de leur influence bien réelle sur l’opinion publique, comme le fait que des salariés de Whirlpool Amiens aient interpellé, entre les deux tours de l’élection, Emmanuel Macron sur le fait qu’il refuserait de serrer les « mains sales » des ouvriers. Accusation basée sur un canular du Gorafi repris au premier degré par l’extrême droite et une vidéo manipulée.
Mais là encore, les multiples mensonges de Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux tours et les intox relayées par des membres clés du Front national tout au long de la campagne ont montré que le sujet ne se limitait pas aux comptes prorusses sur les réseaux sociaux.
Pour autant, il existe bien une constante entre les différentes campagnes de ces dernières années : à chaque fois, des informations mensongères ont proliféré, plombant le niveau du débat démocratique avec elles. Sauf que ce phénomène de mal-information ne se limite pas à la vie politique : bien d’autres domaines sont touchés, à commencer par celui de la santé. D’où un besoin criant d’éducation à l’information.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Journaliste complet et rédacteur en chef, Daniel Vernet était un passionné de relations internationales.
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Mort de Daniel Vernet, ancien directeur de la rédaction du « Monde »

Journaliste complet et rédacteur en chef, Daniel Vernet était un passionné de relations internationales.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h02
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 14h27
    |

            Alain Frachon








                        



   


Le journaliste Daniel Vernet, ancien rédacteur en chef et directeur de la rédaction du Monde de 1985 à 1991, est mort jeudi 15 février à Paris des suites d’une défaillance cardiaque à l’âge de 73 ans. Il avait longtemps été correspondant à l’étranger du journal, d’abord à Bonn en RFA (1973-1977), en Union soviétique à Moscou (1977-1981), puis au Royaume-Uni à Londres (1981-1983) avant de devenir chef adjoint du service étranger puis rédacteur en chef en 1985.
Polyglotte, passionné de relations internationales, Daniel Vernet avait écrit de nombreux livres (La Renaissance allemande, Flammarion, 1992 ; Le Roman de Berlin, Editions du Rocher, 2005…). Il reste, dans la mémoire de la rédaction du Monde, un journaliste complet, un homme de grand calme, passionné par son métier. A partir de 1991, il avait mis toutes ses qualités au service d’une chronique internationale qui lui avait fait, chaque semaine, commenter, avec impavidité et réflexion, les grands événements de l’actualité étrangère.
Le Monde lui rendra hommage dans ses prochaines éditions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ La première chaîne française a publié vendredi un bénéfice net de 136,1 millions d’euros, confirmant son objectif d’amélioration progressive de sa rentabilité.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

TF1 multiplie par trois son bénéfice net en 2017

La première chaîne française a publié vendredi un bénéfice net de 136,1 millions d’euros, confirmant son objectif d’amélioration progressive de sa rentabilité.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h23
   





                        



   


C’était un défi ambitieux, après une année 2016 difficile : TF1 est parvenue à faire progresser sa rentabilité, annonçant vendredi 16 février qu’elle avait dégagé un bénéfice net de 136,1 millions d’euros pour 2017.
Une multiplication par trois de son bénéfice sur un an, notamment soutenue par l’augmentation de 3 % du chiffre d’affaires du groupe et de 2,1 % des revenus publicitaires.
Progression de l’audience
Le groupe dirigé par Gilles Pélisson a réussi à faire légèrement progresser son audience l’an dernier : pour ses cinq chaînes en clair (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI), elle gagne 0,3 point à 27,7 %, dopées notamment par le renouvellement des programmes d’avant-soirée sur TF1 et l’émission « Quotidien », de Yann Barthès.
« Ces résultats témoignent du fait que le groupe est sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs », notamment celui d’une marge à deux chiffres à l’horizon 2019, a souligné le directeur financier du groupe, Philippe Denery, au cours d’une conférence téléphonique.
Stratégie de diversification
A l’heure où ses revenus continuent de stagner sur les écrans traditionnels, la chaîne est à la recherche de nouvelles audiences et de relais de croissance sur Internet. C’est dans cette optique que TF1 a achetée des parts dans MinuteBuzz en décembre 2016, Studio71 (un réseau de chaînes YouTube) en janvier 2017 ou aufeminin.com en décembre 2017.
Une transformation qui commence à avoir des effets : le résultat opérationnel courant du groupe progresse de 43,2 % à 129,4 millions d’euros grâce « aux effets de la stratégie multichaînes et de la transformation du groupe » et aux économies réalisées, explique TF1 dans un communiqué. Une augmentation des revenus publicitaires notamment permise par l’assouplissement réglementaire sur le parrainage et par l’essor du brand content (« contenu de marque »), deux nouveaux relais de croissance en publicité sur Internet.

        Décryptage :
         

          Attaqué sur son modèle, TF1 s’engage dans une course à la rentabilité



Economies sur les grilles
TF1 a également réalisé des économies de 27,7 millions sur le coût des programmes l’an dernier, auxquelles s’ajoutent des économies récurrentes de 27 millions au titre de son plan « Recover ». Il accorde ainsi moins d’importance qu’avant aux séries américaines de prime time, un genre coûteux qui se tarit : avec les studios américains, il veut donc cesser les accords-cadres et acheter au cas par cas.
Pour remplir sa grille, le groupe a décidé de « remonter la chaîne de valeur » en s’investissant davantage dans la production. Il a renégocié ses accords avec les producteurs pour pouvoir davantage fabriquer en interne. Et racheté le groupe Newen en janvier 2016, ce qui a contribué à la hausse de 46,5 % de l’activité de production du groupe TF1 en 2016. Un de ses espoirs pour rentabiliser les fictions est de faire des coproductions internationales, comme Versailles ou comme les futures séries « américaines » nées du partenariat noué par TF1 avec l’allemand RTL et NBCUniversal.

        Lire l’entretien avec la directrice générale déléguée de Newen :
         

          « Mon but n’est pas de lutter contre Netflix, mais de travailler pour Netflix »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le groupe de TV payante, filiale de Vivendi, a enregistré une stabilisation de son chiffre d’affaires en 2017, même si elle continue à perdre des abonnés.
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Canal+ : l’hémorragie de clients se poursuit en France

Le groupe de TV payante, filiale de Vivendi, a enregistré une stabilisation de son chiffre d’affaires en 2017, même si elle continue à perdre des abonnés.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h10
    |

            François Bougon








                        



   


« La transformation en France est en train de payer. » Lors de la présentation des résultats annuels jeudi 15 février, le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, s’est félicité du redressement en cours de sa filiale Canal+, qui a enregistré en 2017 une stabilisation de son chiffre d’affaires : 5,25 milliards d’euros (+ 0,3 % sur l’année).
Près de quatre ans après son acquisition par le groupe de Vincent Bolloré, la chaîne de TV payante continue à perdre des abonnés en France, mais à un rythme moins soutenu que précédemment : 300 000 abonnés en moins en 2017 – pour un total de 4,95 millions à la fin de l’année – après 492 000 perdus en 2016. Ce recul est compensé ceux qui ont souscrit une offre par des opérateurs comme Free et Orange (+ 189 000, à 3,1 millions d’abonnés fin 2017). Ils sont cependant moins rentables pour le groupe.
Autre facteur de satisfaction pour les dirigeants, le taux de résiliation a légèrement baissé à la faveur de la refonte totale des offres : en échange de prix plus attractifs, les abonnés s’engagent sur vingt-quatre mois. « Nous avons une tendance positive », a soutenu le directeur financier de Vivendi, Hervé Philippe. Le revenu net par abonné a également progressé, à 45,7 euros contre 45,3 un an auparavant. C’est à l’étranger que le groupe connaît ses plus fortes progressions, en particulier en Afrique, où la chaîne a gagné 693 000 abonnés.

        Lire aussi :
         

                Le directeur de Canal+ veut diffuser les films six mois après leur sortie en salles



Accusations d’ingérence éditoriale
L’année 2017 a également été marquée par la fermeture du centre d’appels clientèle de Saint-Denis et la restructuration de celui de Rennes. Après son rachat par Vincent Bolloré en juin 2014, Canal+, en difficulté, avait mis en place un « plan de transformation » avec l’objectif de revenir à l’équilibre. Vendredi, les analystes de Raymond James ont jugé « crédible » un redressement en 2018-2019, avec des prévisions pour l’ensemble du groupe Canal+ d’un ebita (équivalent du résultat brut d’exploitation) de 450 millions d’euros en 2018 (+ 23 %) et de 500 millions en 2019 (+ 11 %).

        Lire aussi :
         

                Des journalistes et des ONG dénoncent des « poursuites bâillons » de la part du groupe Bolloré



Mais si le rétablissement est amorcé, les polémiques provoquées par les accusations d’ingérences éditoriales après l’arrivée de l’homme d’affaires ne semblent pas totalement écartées. Reçue le 6 février par le comité d’éthique de Canal+, une délégation de Reporters sans frontières (RSF) a fait part de ses préoccupations à ce sujet. Des inquiétudes renouvelées dans un courrier adressé jeudi à ce comité par le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, qui évoque notamment la diffusion d’un publireportage promotionnel sur le Togo, où le groupe Bolloré est fortement présent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ La croissance du marché français de la musique a été de 3,9 % en 2017, à 723 millions d’euros, selon Syndicat national de l’édition phonographique.
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édition abonné


Le marché français de la musique reprend mais en sourdine

La croissance du marché français de la musique a été de 3,9 % en 2017, à 723 millions d’euros, selon Syndicat national de l’édition phonographique.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h38
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

C’est mieux, mais pas encore le Pérou. Pour la deuxième année consécutive, le marché de la musique enregistrée affiche une hausse, selon le bilan 2017 du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) diffusé jeudi 15 février. Grâce à l’essor du streaming, il augmente de 3,9 % pour atteindre 723 millions d’euros.
Pourtant, si l’on ne prend comme critère que le chiffre d’affaires des ventes physiques et numériques (hors droits voisins, par exemple ceux des artistes-interprètes, et les droits de synchronisation), ce total de 583 millions d’euros ne représente… que 40 % des ventes réalisées en 2002. Autant dire que l’âge d’or s’apparente toujours à un vieux souvenir.
Déclin des ventes physiques
La prudence reste de mise. Les ventes physiques continuent plus doucement leur déclin pendant que le streaming, seul moteur de cette croissance, poursuit sa progression (+23 %). Spécificité hexagonale, 3 800 points de vente commercialisent encore de la musique, et le micromarché du vinyle séduit toujours davantage de consommateurs.
Avec 4,4 millions d’aficionados, le nombre d’abonnés croît mollement dans l’Hexagone, à pas lents (+ 500 000 en un an). « Par rapport à bien des pays européens, le streaming accuse encore un certain retard en France dans la progression du nombre d’abonnés rapporté à la population », souligne Jérôme Roger, directeur général de l’Union des producteurs phonographiques français indépendants.
Thierry Chassagne, président de Warner Music France, apporte lui aussi un bémol. « Les progressions du marché de la musique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne seront meilleures », pronostique-t-il. « Les indicateurs vont dans la bonne direction, mais il faudrait plus de nervosité au marché pour être rassuré », estime quant à lui Stéphane Le Tavernier, président de Sony Music France et également président du SNEP.
Les créateurs pénalisés
Pour Thierry Chassagne, le fait que les Français écoutent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ A « L’Obs », elle a été correspondante aux Etats-Unis, puis responsable du service économique et, enfin, grande reporter.
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Dominique Nora choisie par les actionnaires de « L’Obs » pour diriger la rédaction

A « L’Obs », elle a été correspondante aux Etats-Unis, puis responsable du service économique et, enfin, grande reporter.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 19h55
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 21h03
   





                        


Xavier Niel et Matthieu Pigasse, actionnaires du Monde et propriétaires de L’Obs, annoncent qu’ils souhaitent faire évoluer la direction de la rédaction du magazine, en remplaçant Matthieu Croissandeau par Dominique Nora, grande reporter à L’Obs.
« Une fois la nomination de Dominique Nora agréée par la rédaction conformément aux statuts, il appartiendra au nouveau directoire formé de Dominique Nora et de Dominique Levy-Saragossi, directrice générale, de conduire ensemble, et avec leurs prérogatives respectives, le développement de L’Obs », précisent-ils dans un communiqué.
Matthieu Croissandeau, 47 ans, avait été débauché du Parisien en 2014 pour diriger la rédaction de l’hebdomadaire qui s’appelait encore Le Nouvel Observateur. Il succédait à Laurent Joffrin après le rachat du magazine par le trio Bergé-Niel-Pigasse, déjà propriétaire du Monde. Remercié par les actionnaires pour avoir fait évoluer le titre « dans un contexte particulièrement bousculé », son mandat a été marqué par un plan d’économies et un plan de départs qui n’ont pas facilité ses relations avec la rédaction.
« Spécialiste de l’innovation et de la transition numérique »
Les actionnaires précisent que le poste de directrice de la rédaction a été proposé à Dominique Nora afin de porter l’« ambition éditoriale dans la continuité de Jean Daniel et des fondateurs de L’Obs tout en saisissant pleinement les défis à venir et la place du numérique dans notre société ».
Ils soulignent que si « le titre a retrouvé en 2017, et pour la première fois depuis dix ans, une exploitation bénéficiaire et un résultat équilibré », « il est aujourd’hui indispensable que l’équipe de L’Obs poursuive son redressement et écrive collectivement la nouvelle page de son histoire ». Il s’agit « d’accélérer le développement de L’Obs, et notamment via ses abonnés numériques, dans le respect de son histoire, de ses valeurs et de ses engagements ».
« Spécialiste de l’innovation et de la transition numérique et auteure de nombreux livres primés sur les grandes mutations de ce monde », Dominique Nora est notamment passée par les rédactions de l’AFP et de Libération.
A L’Obs, elle a été correspondante aux Etats-Unis, puis responsable du service économique et, enfin, grande reporter. Agée de 60 ans, ingénieure agronome de formation, elle est la fille du haut fonctionnaire Simon Nora et la nièce de l’académicien Pierre Nora.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ L’autorité de régulation désignera le successeur de Mathieu Gallet à la tête de la radio publique au plus tard le 14 avril.
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édition abonné


Radio France : le CSA choisit une procédure plus transparente

L’autorité de régulation désignera le successeur de Mathieu Gallet à la tête de la radio publique au plus tard le 14 avril.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 19h36
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 11h17
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a fait le choix d’une transparence inédite pour nommer le remplaçant de Mathieu Gallet, PDG de Radio France, au plus tard le 14 avril. Une façon de répondre aux critiques de ceux qui ont jugé les procédures de nomination, notamment celle de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions, trop opaques. Certains avaient alors regretté que le nom de tous les candidats ne soit pas connu, pas plus que le contenu de leur projet stratégique et que les auditions ne soient pas retransmises.
Dans un communiqué diffusé mercredi, le CSA, qui a révoqué M. Gallet après sa condamnation pour des faits de favoritisme, à l’époque où il présidait l’Institut national de l’audiovisuel, a précisé le calendrier : les candidatures sont à envoyer entre le 15 février et le 16 mars. « Le Conseil procédera à l’ouverture des enveloppes le 21 mars 2018, et établira au plus tard le 4 avril 2018 la liste des candidats auditionnés. Les auditions auront lieu au cours de la semaine du 9 au 13 avril 2018 ».
Cette fois-ci, « la liste des candidatures recevables sera publiée, ainsi que les projets stratégiques relatifs à ces candidatures », a annoncé l’autorité de régulation. Cet ajustement avait déjà été appliqué en 2017, lors de la nomination de la présidente de France Médias Monde, Marie-Christine Saragosse qui, hasard des choses, a vu mardi son second mandat annulé, en raison d’un oubli de déclaration de patrimoine et d’intérêt.
Une partie des auditions retransmise
La plus grande nouveauté réside dans la retransmission, en vidéo, d’une partie des auditions : celle au cours de laquelle les aspirants font une présentation, d’environ une heure, à l’oral, devant les membres du collège. En revanche, la seconde heure, consacrée aux questions et réponses, restera à huis clos, « compte tenu de la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000 ».
En effet, comme l’a régulièrement souligné le CSA, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ YouTube Red, l’offre payante de la plate-forme de streaming musical et vidéo devrait être disponible dans une centaine de pays cette année.
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YouTube va déployer son offre payante en France

YouTube Red, l’offre payante de la plate-forme de streaming musical et vidéo devrait être disponible dans une centaine de pays cette année.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 18h08
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


YouTube pourrait faire d’une pierre deux coups. Après avoir expérimenté son offre payante de streaming musical et vidéo aux Etats-Unis pendant plus de deux ans, la filiale de Google a annoncé lundi 12 février l’expansion de YouTube Red dans « une centaine » de pays en 2018, selon Susan Wojcicki, qui préside la plate-forme.
YouTube peut-il objectivement concilier musique et vidéo et ainsi concurrencer Netflix et Spotify, respectivement leaders mondiaux du streaming vidéo et audio ? Rien n’est moins sûr. « YouTube Red est d’abord un service de streaming musical, a déclaré Susan Wojcicki lors d’une conférence organisée lundi par Recode, un site d’information consacré aux nouvelles technologies. Tous ces contenus [productions labellisées YouTube Originals, co-financés par la plate-forme] seront ajoutés à ce service. » Un clin d’œil à Spotify, qui pour le même la même somme, environ 10 dollars (8 euros), ne propose à ses abonnés que de la musique.
Un million et demi d’abonnés
Selon une étude menée par Edison Research, 80 % des 18-49 ans regardent des vidéos sur YouTube. Une reconnaissance massive qui pourrait réduire l’emprise de Spotify sur l’industrie musicale. Google ne communique pas le nombre d’abonnés au service YouTube Red, toutefois, d’après le site américain The Verge, il ne dépassait pas le million et demi d’abonnés un an après son lancement en octobre 2015. Une audience qui semble marginale face aux plus de 100 millions d’abonnés à Netflix et aux 70 millions d’abonnés à Spotify.
YouTube Red intègre trois services : un accès sans publicité à l’ensemble de YouTube, un accès à Google Play Music, et la diffusion de contenus vidéo originaux, co-financés par la plate-forme. Le plus souvent, ces programmes mettent en vedettes d’influents youtubeurs tels que PewDiePie ou Logan Paul mais aussi des stars hollywoodiennes à l’image de l’acteur Dwayne « The Rock » Johnson ou du réalisateur Doug Liman.
Cette focalisation sur le streaming musical représente un changement de stratégie pour YouTube. En septembre 2017, le leader mondial de la vidéo en streaming n’a pas hésité à mettre 3 millions d’euros sur la table pour acheter les droits de diffusion du second opus du film-documentaire Super Size Me, réalisé par Morgan Spurlock, avant de l’écarter de son offre après les révélations accusant son auteur de viol et de harcèlement sexuel. A l’époque, YouTube a damé le pion à Netflix, Hulu et CNN, et séduit Morgan Spurlock en mettant en avant ses 1,5 milliard de spectateurs mensuels. « Vous ne faites pas de films pour récolter des poussières, vous voulez qu’ils soient réellement appréciés par le plus grand nombre possible de personnes », a déclaré ce dernier au Hollywood Reporter.
Priorité aux youtubeurs
Après avoir fait saliver Hollywood, Google et ses 70 milliards d’euros de trésorerie, semblent abandonner cette course aux achats de contenus qui a électrisé le marché. Menée par Netflix et Amazon, cette frénésie touche désormais Hulu, Apple, Facebook et Disney. Malgré les perspectives de croissance du nombre d’abonnés liées à l’expansion de son offre payante dans une centaine de pays, YouTube n’entend donc plus dépenser des milliards dans l’achat et la production de contenus haut de gamme. « Nous pourrions le faire, mais je ne suis pas sûr que cela puisse aller plus loin que ce que nous faisons déjà », a expliqué Susan Wojcicki.
La plate-forme miserait ainsi sur ses meilleurs créateurs, qui, grâce à leurs audiences, sont devenus de véritables stars. Malgré les polémiques qui visent notamment Logan Paul, qui a invité ses spectateurs à avaler des capsules de lessive, la filiale de Google n’entend pas leur retirer son soutien. « Nous ne pouvons pas simplement retirer les vidéastes de notre plate-forme… Ce que vous trouvez insipide ne l’est pas forcément pour quelqu’un d’autre », a estimé Susan Wojcicki. De leur côté, les annonceurs, qui représentent la plus grande source de revenus pour YouTube, ne l’entendent pas de cette oreille. Unilever menace notamment de retirer ses publicités des plates-formes qui n’effacent pas les contenus nocifs destinés aux enfants. Exactement ce qu’on reproche à Logan Paul.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ L’entreprise a mis à disposition des outils permettant de créer ce type de contenu pour mobiles. Ils pourraient remonter, à l’avenir, dans son moteur de recherche.
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Google lance des stories à la manière de Snapchat

L’entreprise a mis à disposition des outils permettant de créer ce type de contenu pour mobiles. Ils pourraient remonter, à l’avenir, dans son moteur de recherche.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h23
   





                        


Cela ne se dément pas : Snapchat, l’application préférée des adolescents, continue à être imitée de toutes parts. Après Facebook et Instagram, c’est au tour de Google de s’en inspirer. L’entreprise américaine a annoncé, mardi 13 février, sur son blog le lancement du format AMP Story, qui ressemble fortement aux fameuses stories de Snapchat. Et plus particulièrement celles qui se trouvent dans la partie Discover de l’application, réservée aux médias.
Ce format vertical permet d’enchaîner images, courtes vidéos, textes et animations, afin de mettre en scène une information de façon dynamique, pensée pour mobile, dans laquelle l’utilisateur avance d’une pression sur l’écran.

Objectif : mettre à disposition de tout un chacun les outils permettant de publier dans ce format adapté au mobile. Dans un premier temps, Google s’est associé à plusieurs médias américains comme CNN, le Washington Post, Conde Nast, Hearst, Mashable, Meredith, Mic ou encore Vox Media, qui ont commencé à produire leurs propres AMP stories. Les internautes peuvent y accéder en recherchant le nom du média à l’adresse g.co/ampstories. En attendant que le concept, encore à ses prémisses, ne se développe.
Pour le moment, Google ne précise pas comment il compte remonter à l’avenir ces stories dans son moteur de recherche – qu’il s’agisse de celles créées par des médias partenaires, des médias non partenaires ou autres entités.
« Les images, les vidéos et le graphisme aident les personnes qui publient du contenu à retenir l’attention de leurs lecteurs le plus rapidement possible », écrit Google, « et à maintenir leur intérêt grâce à des informations visuelles immersives et faciles à consulter ».
Les outils mis gratuitement à disposition par Google « ont pour but de faciliter, d’un point de vue technique, la production de stories », explique l’entreprise, qui précise que celles-ci seront hébergées sur les sites de leurs créateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Face à la fragmentation du marché de la télévision, les droits de la Premier League n’augmentent plus, pour la première fois en vingt-cinq ans.
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Football anglais : la fin de la folle envolée des droits de retransmission

Face à la fragmentation du marché de la télévision, les droits de la Premier League n’augmentent plus, pour la première fois en vingt-cinq ans.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 16h52
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Après vingt-cinq années d’inflation presque ininterrompue, la folle envolée des droits de retransmission du football anglais semble s’être arrêtée. Mardi 13 février, la Premier League a annoncé le résultat de la mise aux enchères de ses droits pour le Royaume-Uni pour les trois saisons de 2019-2020 à 2021-2022 : le total atteint 4,5 milliards de livres (5 milliards d’euros), nettement moins que les 5,1 milliards de livres de la précédente mise aux enchères il y a trois ans.
« L’ère où les télévisions payaient toujours plus est finie », estime James Barford, de la société de consultants Enders Analysis. La concurrence d’Internet, qui révolutionne la façon de regarder la télévision et fragmente l’accès aux écrans, atteint désormais le sport.
Certes, l’actuel processus n’est pas tout à fait terminé : les droits de la Premier League sont divisés en sept « paquets » de retransmission, dont seuls les cinq premiers – les plus intéressants – ont été vendus. La plupart des analystes estiment cependant que les deux derniers paquets ne suffiront pas à combler le trou, et que les enchères lèveront moins d’argent qu’il y a trois ans. « Ce qui est certain, c’est que les augmentations spectaculaires sont terminées », continue M. Barford.

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Concurrence d’Internet
Sky, le bouquet satellite, remporte quatre des cinq paquets, soit 128 rencontres par saison. Par match, son coût baisse de 16 %, à 9,3 millions de livres. BT, l’acteur historique des télécommunications au Royaume-Uni, qui a lancé des chaînes de sport en 2013, a acheté le cinquième paquet, soit 32 rencontres par saison. Le groupe paie un prix par match similaire, de 9,2 millions de livres.
En partie, ce coup de frein était nécessaire après l’incroyable envolée de ces dernières décennies. En 1992, Sky, la télévision par satellite du magnat Rupert Murdoch, avait ouvert la voie, offrant l’équivalent de 80 millions d’euros actuels par saison, une somme qui paraissait prodigieuse à l’époque. Aujourd’hui, le prix a été multiplié par presque vingt-cinq.
A titre de comparaison, les droits d’une saison de retransmission coûtent aujourd’hui l’équivalent des investissements de la BBC dans tous ses programmes. Pour le même prix, Netflix pourrait s’offrir dix-sept saisons de la série à succès The Crown, qui retrace les premières années de la reine Elizabeth II. Pire, ces sommes astronomiques ne couvrent que les droits : il faut ensuite investir lourdement dans l’installation des caméras, les studios, les émissions… Si bien que l’inévitable est arrivé : Sky et BT perdent aujourd’hui de l’argent sur le football. La retransmission des matchs attire des spectateurs passionnés, prêts à dépenser en moyenne une cinquantaine d’euros par mois pour regarder leur sport préféré, mais cela ne suffit plus.
L’autre phénomène est la concurrence d’Internet. Avec l’émergence des vidéos en ligne, en particulier de Netflix, un bouquet satellite comme Sky voit sa clientèle s’effriter. Il compense avec sa propre offre à la demande, intitulée Now TV, mais son prix d’accès est moins élevé.
Course effrénée
Dans ce contexte, la fin de l’inflation des droits du football anglais peut indiquer un changement profond dans le business du sport, la Premier League ayant été l’une des pionnières de cette course effrénée. « Les propriétaires de ligues de sport devraient être inquiets de ce résultat, même si les sommes demeurent très élevées », continue M. Barford.

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                Amazon souhaiterait acquérir les droits de la Premier League



Ils auraient pu espérer que les géants d’Internet se lancent eux aussi dans la bataille pour les droits, relançant l’inflation. Mais pour l’instant, malgré leurs poches profondes, les Google et autres Facebook se sont contentés d’approcher le marché là où il est le moins cher. Amazon a acheté les droits d’une dizaine de matchs de football américain (NFL) par an, ainsi que ceux des matchs de tennis de l’ATP. Ses investissements se limitent cependant à quelques dizaines de millions d’euros par an, loin des sommes engagées pour le football anglais. Seul Facebook avait tenté une offensive plus impressionnante, offrant 600 millions de dollars (487 millions d’euros) pour le cricket en Inde, mais il n’avait finalement pas remporté les droits.
Le problème est que l’économie d’Internet ne fonctionne pas de la même façon que celle des câblo-opérateurs traditionnels. Les abonnés à Netflix ou Amazon Prime dépensent moins d’une dizaine d’euros par mois, cinq fois moins que ceux de Sky. De plus, les géants du Net ont une approche internationale, visant des téléspectateurs du monde entier, tandis que les droits du sport sont généralement limités pays par pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ La patronne de France Médias Monde (France 24, RFI) a annoncé, mardi, que son mandat avait été annulé parce qu’elle n’avait pas déclaré à temps son patrimoine
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

France Médias Monde : Saragosse n’est plus présidente à cause d’un oubli administratif

La patronne de France Médias Monde (France 24, RFI) a annoncé, mardi, que son mandat avait été annulé parce qu’elle n’avait pas déclaré à temps son patrimoine



Le Monde
 |    13.02.2018 à 22h48
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 13h13
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


La situation est inédite. Et « ubuesque », se morfond Marie-Christine Saragosse, ce mardi 13 février : « C’est difficile à croire mais je ne suis plus présidente de France Médias Monde : mon mandat a été annulé parce que je n’ai pas fait ma déclaration de patrimoine et d’intérêt dans les délais, auprès de la Haute Autorité [pour la transparence] de la vie publique [HATVP]. Mais on ne me l’a pas demandée comme lors de mes mandats précédents. Les dispositions ont changé et je ne le savais pas… On ne m’a jamais contactée », explique-t-elle au Monde. 
Selon nos informations, plusieurs autres cadres d’institutions, notamment culturelles, sont concernés par le même problème d’application des textes. Toutefois, la HATVP revendique environ 15 000 personnes déclarantes, ce qui rend difficile des relances personnalisées avant échéance, hormis pour les élus, dont la date de début de mandat est publique.
Imbroglio et aléa
Concrètement, les dirigeants d’entreprises publiques comme le groupe France Médias Monde (France 24, RFI) sont soumis à la loi du 11 octobre 2013 sur la transparence de la vie publique. Elle exige une déclaration de leurs biens et intérêts, à remplir en ligne dans les deux mois après leur entrée en fonctions. Mme Saragosse a été reconduite par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) le 5 octobre 2017. Le délai courait donc jusqu’au 5 décembre. Or, selon la loi de 2013, si la déclaration est hors délai, la nomination « est considérée comme nulle ».
« J’avais procédé à ces déclarations, d’abord en 2013 auprès de la commission pour la transparence financière de la vie politique [ancêtre de la Haute Autorité], puis en 2015 auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », rappelle, dans un message aux salariés, la présidente nommée à France Médias Monde en 2012.

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Les cadres concernés peuvent être renommés rapidement, éventuellement par décret. Mais pour la présidente de France Médias Monde, une procédure du CSA est nécessaire et cette dernière dure au minimum deux mois. Lors de sa reconduction, Mme Saragosse, en place depuis cinq ans, avait été la seule candidate. On peut donc imaginer qu’elle pourrait de nouveau être reconduite mais la situation crée un imbroglio et un aléa.
Avec Mathieu Gallet, deux cas sans précédent
A court terme, Mme Saragosse va réunir un conseil d’administration extraordinaire pour mettre en place une « gouvernance transitoire ». Le doyen des administrateurs, Francis Huss, représentant l’Assemblée des Français de l’étranger, devrait assurer l’intérim.
Ironie du sort, un siège de dirigeant est déjà vide : celui de Mathieu Gallet, révoqué de la présidence de Radio France après sa condamnation pour favoritisme. Hasard du calendrier, le CSA devait justement se pencher, ce mercredi, sur la procédure de nomination qui doit permettre de lui trouver un successeur. Avec le « bug » Saragosse, c’est désormais deux cas sans précédent que l’autorité doit régler.

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                Pourquoi le CSA a révoqué Mathieu Gallet de la présidence de Radio France



« Suspendre les négociations en cours » 
Du côté du ministère de la culture, on se montre compréhensif. L’empêchement de Mme Saragosse tombe en effet à un mauvais moment : le gouvernement va lancer d’ici à fin mars un intense travail de réflexion sur l’audiovisuel public, que le président Emmanuel Macron veut réformer.
La disqualification abrupte de Mme Saragosse a aussi fait réagir vivement les syndicats, inquiets : « A qui le tour ? », ironise la fédération FO Médias, dans un communiqué, sous-entendant que l’absence de PDG forts arrange l’exécutif. Les SNJ de France Médias Monde et Radio France demandent au gouvernement « de suspendre les négociations en cours sur l’audiovisuel public, dans l’attente de la nomination de dirigeants légitimes ». « Radio France fait aussi office de canard sans tête et la PDG de France Télévisions apparaît clairement fragilisée », écrivent-ils, avant de mettre en garde les tutelles : « L’avenir de l’audiovisuel public ne peut se décider dans le secret des cabinets ministériels, avec des dirigeants aux ordres : cela s’appelle l’ORTF et nous avons déjà donné. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Un accord aurait été signé lundi soir entre Lou Media Invest, éditeur du magazine, et le groupe Hildegarde, qui publie les titres cinéma « Le Film français » et « Première ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
      

Accord en vue pour la reprise de « Causette »

Un accord aurait été signé lundi soir entre Lou Media Invest, éditeur du magazine, et le groupe Hildegarde, qui publie les titres cinéma « Le Film français » et « Première ».



Le Monde
 |    13.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 14h45
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


Les passes d’armes juridiques pour la reprise du magazine Causette touchent à leur fin. Le mensuel, menacé de disparition, était dans l’attente d’un repreneur après sa mise en liquidation judiciaire. Selon nos informations, Grégory Lassus-Debat, cofondateur du titre et actionnaire majoritaire de Lou Media Invest, aurait signé un accord avec la holding Hildegarde qui publie les titres cinéma Le Film Français et Première, à la veille d’une audience au tribunal de commerce de Paris, prévue mardi 13 février à 15 h 45.
L’accord prévoit une cession totale de la marque Causette aux repreneurs. C’est cette épineuse question de la propriété de la marque qui a compliqué les discussions commencées la semaine dernière. Le bras de fer judiciaire et les sorties dans la presse auraient ainsi fait fuir certains candidats à la reprise.

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« Une solution a été trouvée à cette situation ubuesque »
Hildegarde serait prêt à mettre 150 000 euros sur la table pour acquérir le titre, en grande difficulté financière. Entre mars 2016 et mars 2017, le journal, très endetté, a perdu 120 000 euros.

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La somme de 70 000 euros irait à Lou Media Invest, actuel propriétaire de la marque tandis que 80 000 euros reviendraient aux fournisseurs. Me Lesly Miroite, commissaire chargée du redressement judiciaire, qui représente les intérêts de ces derniers, peut encore refuser cet accord, si elle estime que la somme qui leur est allouée, n’est pas suffisante.
L’accord signé entre Grégory Lassus-Debat et la holding Hildegarde a été approuvé par les salariés de Causette mardi 13 février en début d’après-midi. Il prévoit le maintien de 14 salariés permanents, sur 18 actuellement. « Nous sommes heureux qu’une solution à cette situation ubuesque ait enfin été trouvée », a déclaré Eric Blanchet, journaliste et délégué du personnel.



                            


                        

                        


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La ministre de la culture précise les contours de la loi contre les « fake news »

Surveillance des réseaux sociaux et médias sous influence d’un Etat étranger, procédure de référé pour pouvoir bloquer rapidement les fausses informations… Françoise Nyssen a précisé les contours de la proposition de loi contre les « fake news ».



Le Monde
 |    13.02.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 16h18
   





                        


Légiférer sur les fausses informations – ou fake news – en ligne, c’est l’ambition du gouvernement depuis l’annonce d’Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse au début de janvier. Un sujet complexe qui soulève de nombreuses questions, notamment parmi les journalistes.
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a précisé, mardi 13 février, les contours de la proposition de loi qui sera déposée dans les prochains jours, et également lancé une consultation pour réformer la loi Bichet qui régit la distribution de la presse.
Autorités de régulation, représentants des éditeurs, des diffuseurs et des dépositaires de presse seront consultés jusqu’à avril-mai afin qu’un texte de loi soit présenté à l’Assemblée nationale « avant l’été ».

        Lire notre éditorial:
         

          « Fake news » : les risques d’une loi



Surveillance des réseaux sociaux et des médias sous influence d’un Etat étranger
La loi contre les fake news, rebaptisée loi sur « la confiance et la fiabilité de l’information » se concentrera sur les « tuyaux », c’est-à-dire sur les modes de diffusion des fausses nouvelles que sont les réseaux sociaux et les « médias sous influence d’un Etat étranger », avec une attention particulière durant les périodes de campagne électorale, a précisé le ministère de la culture.

        Lire notre décryptage:
         

          Légiférer sur les fausses informations en ligne ? Les problèmes que cela soulève



Il s’agira, pendant une période de cinq semaines au maximum, de permettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel de « suspendre la convention d’un média sous influence étrangère » et d’obliger les plates-formes numériques à signaler les contenus sponsorisés, en publiant le nom de leur auteur et la somme perçue.
Le ministère justifie cette loi en citant trois cas où la circulation des fausses nouvelles aurait été massive et déterminante : la campagne du Brexit, la dernière élection états-unienne et le référendum catalan, souligne-t-on au ministère.
Procédure de référé pour pouvoir bloquer rapidement les « fake news »
Elle prévoit une procédure de référé pour pouvoir faire cesser rapidement la circulation de fake news diffusées « massivement et artificiellement ».
C’est le juge des référés qui qualifiera la fausse information, dont la définition existe déjà dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse.
Devoir de coopération des plates-formes Web
Du côté des plates-formes Web (Facebook, YouTube, etc.), le « devoir de coopération » qui existe déjà pour les contenus pédopornographiques ou d’apologie du terrorisme sera étendu aux fausses nouvelles, avec une obligation pour elles de se donner les moyens d’une vigilance accrue en période électorale.
Le projet de loi est moins sévère que la législation allemande – en Allemagne les retraits de publication sont jugés trop automatiques par le ministère de la culture français –, mais plus contraignant que ce qui se fait en Grande-Bretagne, où il n’existe aucun devoir de coopération des plates-formes.
Réformer la loi sur la distribution de la presse
La ministre Françoise Nyssen, qui présentait ces points dans le cadre de la quatrième conférence des éditeurs de presse, a également lancé une concertation de la filière pour réformer la loi Bichet de 1947 sur la distribution de la presse.
« Toutes les pistes sont ouvertes » précise le ministère, qui souhaite que cette réforme soit aussi large que la future loi sur l’audiovisuel public, prévue pour la fin de 2018.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ L’Etat et les médias au chevet du secteur de la distribution de la presse.
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Presstalis au bord du gouffre

L’Etat et les médias au chevet du secteur de la distribution de la presse.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 12h50
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



   


La presse écrite vit une situation paradoxale en ce début d’année. Des titres fleurissent, qui témoignent de la vitalité du secteur : après l’Ebdo et Vraiment, un nouvel hebdomadaire, est attendu dans les kiosques le 21 mars. Mais, dans le même temps, le secteur de la distribution souffre. Son principal pilier, Presstalis, qui diffuse 4 000 titres – dont la presse nationale et les trois quarts des magazines – dans 25 000 points de vente, est au bord du gouffre. Il risque la cessation de paiement.

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                Le distributeur de presse Presstalis dans une situation critique



C’est le moment qu’a choisi la ministre de la culture, Françoise Nyssen, pour inviter les éditeurs de presse mardi 13 février au ministère. Elle devait évoquer à cette occasion son intention de lancer dès cette semaine une réforme « très profonde » des règles du jeu de la distribution de la presse en France. Le sujet est sensible, car il s’agit de toucher à la loi Bichet, qui depuis la Libération garantit le pluralisme en permettant la diffusion, par les kiosques ou autres marchands de presse, de tous les journaux sur le territoire.
A court terme, il y a urgence : lundi, la nouvelle PDG de Presstalis, Michèle Benbunan, a présenté un « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) aux syndicats, qui pourrait entraîner la suppression du quart de ses effectifs (entre 200 et 300 personnes sur 1 200). « Ces mesures sont nécessaires pour un retour à l’équilibre de Presstalis fin 2019 », a-t-elle expliqué aux Echos dans un entretien publié le 7 février.
Réforme structurelle du secteur
Début décembre 2017, pour faire face à un besoin de trésorerie de 37 millions d’euros, le distributeur, confronté à la fois à la baisse de la vente au numéro et victime de mauvais choix stratégiques passés, a annoncé à ses clients qu’il retenait un quart des règlements qu’il aurait dû leur verser jusqu’à fin janvier. Ce qui a provoqué un tollé parmi les petits éditeurs. Un mandataire ad hoc a même été nommé par le tribunal de commerce pour accompagner l’entreprise dans ce moment délicat. Plus récemment, il a été proposé aux éditeurs de reverser 2,25 % de leurs recettes jusqu’en juin 2022.
Mais, pour le ministère de la culture, un nouveau sauvetage doit s’accompagner d’une réforme structurelle du secteur. La loi Bichet a, selon le gouvernement, accouché d’un système extrêmement contraignant et totalement inadapté. « Elle n’est pas faite pour un marché comme celui d’aujourd’hui : le nombre d’exemplaires a baissé de moitié en dix ans », souligne-t-on au ministère, où l’on évoque l’archaïsme d’une « loi d’économie administrée ».
En 2012, Presstalis avait déjà échappé à la faillite grâce à l’engagement des éditeurs de presse, qui sont également ses actionnaires dans le cadre d’un système de coopératives, et de l’Etat. Le distributeur avait déjà réduit de moitié ses effectifs.
La mécanique est complexe : elle réunit trois niveaux, celui des messageries, chargées de diffuser les journaux – Presstalis et son concurrent, les Messageries lyonnaises de presse (MLP) –, celui des dépôts tissant le territoire – détenus à la fois par Presstalis et les MLP –, et celui des points de vente (kiosques et marchands de presse…). Agir seulement sur l’un d’entre eux ne permettra pas de réels changements, juge-t-on Rue de Valois. D’où l’idée de lancer une vaste négociation et de la confier à Marc Schwartz, ancien directeur de cabinet de Mme Nyssen. Tous les acteurs de la filière seront entendus avec l’objectif qu’une loi puisse être présentée avant l’été.
Une rupture avec le principe d’égalité
« Tout doit être ouvert », explique-t-on au ministère de la culture, tout en se gardant de rentrer dans les détails. Mme Benbunan a déjà avancé ses propositions, en souhaitant qu’il y ait davantage de points de vente et qu’ils aient « plus de liberté dans le choix des titres qu’ils souhaitent exposer sur leurs linéaires », bref qu’ils puissent « adapter leur offre presse à leur clientèle ». Donc de ne pas être obligé de proposer tous les titres… Une rupture avec le principe d’égalité imposé dans la foulée de la loi Bichet.
Un collectif d’éditeurs indépendants, qui publient des magazines comme So Foot, Le 1, Alternatives économiques, Philosophie magazine, Ebdo ou Politis, dénonce, lui, le manque de transparence, et propose, au niveau des messageries, une « concurrence plus ouverte » avec l’arrivée d’autres acteurs que MLP et Presstalis. « Le système bâti après la Libération pour diffuser la presse quotidienne n’est plus adapté, il faut en trouver un qui fonctionne », explique au Monde l’un des signataires, Franck Annese, fondateur de So Press (Society, So Film, So Foot…).
Rien n’est cependant acquis, car les négociations entre les éditeurs de presse et le gouvernement se déroulent dans un climat très tendu. D’ailleurs, les réformes envisagées dans le passé n’ont jamais abouti à de grands changements. Dans l’immédiat, Presstalis doit trouver 140 millions d’euros, dont 50 millions pour la restructuration. L’Etat est certes prêt à avancer une part de la somme mais uniquement sous la forme d’un prêt pour éviter les foudres de Bruxelles. Et il réclame des garanties aux éditeurs de presse. Ces derniers rechignent. Jusqu’où sont-ils prêts à s’engager ? C’est tout l’enjeu des discussions.



                            


                        

                        


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A « Causette », le divorce tourne au règlement de comptes

Tandis que les repreneurs ont déposé leurs offres de rachat du magazine féministe, de vives tensions opposent les salariés au fondateur du titre.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 11h06
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Les rapports sont pour le moins tendus entre les salariés de Causette et Grégory Lassus-Debat, cofondateur du magazine féministe et de la société Editions Gynéthic, qui l’édite. Lors de son lancement, en 2009, par une bande d’amis, le titre entendait se démarquer de la presse traditionnelle féminine, en proposant une ligne éditoriale sans mode ni beauté. Le pari a été tenu, mais l’amitié, elle, n’a pas résisté.
Le mensuel, menacé de disparition, est dans l’attente d’un repreneur après sa mise en liquidation judiciaire. Mais une sombre histoire de propriété de la marque a compliqué les discussions avec les trois candidats potentiels : Hildegarde, qui publie les titres cinéma Le Film français et Première, Jérôme Ruskin, l’éditeur du magazine Usbek & Rica, et le groupe Sophia Communications.
Vendredi 9 février, une source proche du dossier affirmait que deux des repreneurs avaient trouvé un accord pour une proposition commune de rachat. Ils auraient obtenu un délai de la part du tribunal de commerce de Paris pour le dépôt de leur offre finale, initialement prévu le jeudi 8 février à minuit. Mais personne ne voulait confirmer qu’une issue était en vue, y compris parmi les salariés, qui avaient pourtant alerté la presse plus tôt dans la semaine à propos de l’ambiance délétère entourant les négociations.
Mercredi 7 février, les salariés ont même porté plainte contre Grégory Lassus-Debat pour abus de bien social. « Nous venons d’apprendre que M. Lassus-Debat s’était fait céder gratuitement la marque “Causette” par la société Editions Gynéthic », écrivent-ils dans une lettre à Me Lesly Miroite, commissaire chargée du redressement judiciaire.
Selon les plaignants, Gilles Bonjour, gérant de 2011 à 2015, corrobore leur version : « Je peux attester que je n’ai pas eu connaissance du contrat de cession de la marque “Causette” intervenu le 17 janvier 2011 entre la société et M. Lassus-Debat »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Confronté à la baisse des ventes et des recettes publicitaires, le secteur est en pleine consolidation.
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Concentration dans les tabloïds britanniques : le « Daily Mirror » rachète le « Daily Express »

Confronté à la baisse des ventes et des recettes publicitaires, le secteur est en pleine consolidation.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h33
   





                        



   


Trinity Mirror, l’éditeur du tabloïd britannique de gauche Daily Mirror a annoncé, vendredi 9 février, l’achat de plusieurs titres de Northern & Shell, son concurrent de droite, qui publie notamment le Daily Express, pour 126,7 millions de livres (143 millions d’euros).
Confronté à la baisse des ventes et des recettes publicitaires, le secteur est en pleine consolidation. En décembre 2017, le Daily Mirror affichait un tirage quotidien de 580 000 exemplaires, un chiffre en recul de 18,84 % par rapport à décembre 2016, tandis que le Daily Express enregistrait de son côté un recul de 6,82 % à 364 000 exemplaires.
Simon Fox, le directeur général de Trinity Mirror, l’éditeur du Daily Mirror, a expliqué à la BBC que cet achat allait permettre aux deux journaux concernés de faire des économies d’échelle mais il a assuré qu’ils garderaient chacun leur identité propre. « Le Daily Express ne va pas se gauchiser et le Mirror ne va pas se droitiser », a-t-il déclaré.
Outre le spectre politique, les deux journaux ont une vision totalement opposée sur l’Union européenne : le Daily Express est fermement pro-Brexit tandis que le Mirror avait appelé les Britanniques à voter pour rester dans l’UE lors du référendum du 23 juin 2016.
Outre le Daily Express, le rachat concerne d’autres titres du groupe Northern & Shell, comme le Sunday Express, le Daily Star et le Daily Star Sunday, ainsi que les trois magazines people OK !, New ! et Star.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Des représentants des chaînes de télévision ont été auditionnés par les membres de la mission sur les quartiers prioritaires de la ville. Le Jockey Club y était présenté comme un bar interdit aux femmes.
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Un représentant de France Télévisions reconnaît un « bug » après le reportage sur un bar de Sevran

Des représentants des chaînes de télévision ont été auditionnés par les membres de la mission sur les quartiers prioritaires de la ville. Le Jockey Club y était présenté comme un bar interdit aux femmes.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h23
   





                        



   


Plus d’un an après la diffusion d’un reportage du journal télévisé de France 2 sur le Jockey Club, un bar PMU de Sevran (Seine-Saint-Denis) prétendument interdit aux femmes, un responsable de France télévision reconnaît une erreur, évoque un « bug ».
Entendu, le 29 janvier, dans le cadre de la mission confiée à l’ancien ministre de la ville Jean-Louis Borloo sur les quartiers prioritaires de la ville, Hervé Brusini, directeur chargé du numérique et de la diversité à France Télévisions, a fait cet aveu.
Il est revenu sur le reportage diffusé le 7 décembre 2016, titré « Lieux publics : quand les femmes sont indésirables », rapportait le Bondy Blog, jeudi 8 février. Dans une séquence du reportage, tourné en caméra cachée par Nadia Remadna et Aziza Sayah, deux militantes de la Brigade des mères, les clients du bar, des hommes, leur enjoignent de « patienter dehors », tandis qu’un autre leur lance : « Dans ce café, y a pas de mixité. (…) C’est comme au bled. »
« Il y a eu un bug, oui, et un problème qui s’est manifestement posé avec ce reportage. » Contacté par le Bondy Blog, Hervé Brusini a confirmé ses propos, sans s’avancer davantage : « Comment analyser ce bug ? Ça, je ne sais pas ? Je ne suis pas mandaté pour en parler. »
Hervé Brusini et Marie-Anne Bernard, directrice de la responsabilité sociale et environnementale à France Télévisions, représentaient le groupe public de l’audiovisuel, et des responsables de TF1, de BFM-TV et de Radio France étaient auditionnés, le 29 janvier, par un groupe de travail sur l’« image des quartiers ». Ils répondaient à des questions sur la manière dont leurs rédactions présentent la réalité dans les quartiers populaires et sur les difficultés qu’ils rencontrent pour mener à bien ce travail.

        Lire aussi :
         

                A Sevran, les femmes sont-elles vraiment indésirables dans les cafés ?



Dans le reportage diffusé dans le journal de 20 heures, présenté alors par David Pujadas, France 2 présentait un « bar où il n’y a que des hommes ». Plusieurs contre-enquêtes — du Bondy Blog, de France Bleu ou du Monde –, avaient démontré que le bar n’ostracise pas les femmes.
Le 16 mars 2017, France Télévision écrivait dans un communiqué que « les règles de déontologie journalistiques [avaie]nt été respectées pour ce reportage ». Saisi par des téléspectateurs et par un sénateur, le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait déclaré, le 31 juillet 2017, n’avoir « pas relevé de manquement de la chaîne ». Selon le Bondy Blog, Amar Salhi, le propriétaire du bar, a porté plainte contre France Télévisions pour diffamation.
« Travail pleinement assumé »
Vendredi, la direction de l’information de France Télévisions a renouvelé son soutien à Caroline Sinz [auteure du sujet] et à l’équipe du 20 Heures, à propos du reportage. Elle a fait savoir « qu’elle ne fait en aucun cas “amende honorable”, comme certains ont pu l’écrire et le relayer, déformant et instrumentalisant les propos d’Hervé Brusini ».
La direction de l’information de France Télévisions affirme encore que « le travail effectué par la rédaction a été pleinement assumé à l’époque, et l’est toujours. Nous rappelons que le CSA n’a relevé aucun manquement de la chaîne dans cette affaire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Le gouvernement envisage de confier ce choix aux conseils d’administration des entreprises concernées.
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Qui nommera les patrons de l’audiovisuel public ?

Le gouvernement envisage de confier ce choix aux conseils d’administration des entreprises concernées.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h17
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’audiovisuel public vit une situation inédite et paradoxale : mercredi 14 février, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) se penchera sur la procédure qu’il va mettre en œuvre pour désigner le successeur de Mathieu Gallet à Radio France, premier PDG révoqué pendant son mandat. Mais, ironie de la situation, on sait depuis la campagne présidentielle qu’Emmanuel Macron souhaite en finir avec la nomination par le CSA des dirigeants d’audiovisuel public…
Un temps envisagée, la solution de changer rapidement la règle par le vote d’une « petite loi » a été abandonnée : c’est donc le CSA qui devrait nommer un successeur à M. Gallet, au terme d’un processus de candidatures, d’auditions et de vote s’étalant sur deux mois et demi environ. Il faudra, éventuellement, ajouter jusqu’à trois mois de « tuilage » avec le président intérimaire, le doyen du conseil d’administration Jean-Luc Vergne. Le mode de nomination devrait, lui, être modifié plus tard, lors d’une loi sur l’audiovisuel public prévu par l’exécutif fin 2018.

Si la réforme est repoussée, le débat n’en est pas moins présent : comment faut-il nommer les dirigeants ? Le sujet, d’apparence technique, est sensible. Et symbolique : Nicolas Sarkozy, au moment de sa présidence, avait fait scandale en revendiquant de choisir les patrons, en tant que président de la République. Revenant sur cette décision, François Hollande avait confié ce pouvoir au CSA, une « autorité administrative indépendante ».
L’argument souvent avancé est que le CSA ne peut à la fois nommer et contrôler les dirigeants
Aujourd’hui, le gouvernement cherche une troisième voie : « Nous voulons à la fois éviter l’écueil de la nomination directe par le président de la République et celui de la nomination par le régulateur », explique-t-on au ministère de la culture. L’argument souvent avancé est que le CSA ne peut à la fois nommer et contrôler les dirigeants. Partagée dans la majorité et à droite,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Pour David Assouline, sénateur PS de Paris, « il n’y a pas de système parfait, mais la solution actuelle peut être améliorée ».
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Nominations dans l’audiovisuel public : « la vraie “honte” serait de remettre en cause l’indépendance » des médias

Pour David Assouline, sénateur PS de Paris, « il n’y a pas de système parfait, mais la solution actuelle peut être améliorée ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 10h39
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

David Assouline est sénateur PS de Paris et spécialiste de l’audiovisuel. Il souhaite que le futur mode de nomination des dirigeants de l’audiovisuel public – confié par François Hollande au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) – garantisse l’indépendance.
Que pensez-vous de la volonté de réformer le mode de nomination actuel ?
J’ai la fierté d’avoir fait adopter un amendement qui introduit dans la Constitution « la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ». Aujourd’hui, la vraie « honte » serait de remettre en cause ces principes. L’exécutif a le projet de confier le pouvoir de nomination au conseil d’administration des entreprises concernées. Mais qui nommerait les conseils d’administration ? Pour l’instant, une proposition de loi est sur la table, celle du sénateur André Gattolin [LREM] : celui-ci prévoit que la majorité des membres soit désignée par le premier ministre. Même Nicolas Sarkozy n’avait pas été aussi loin : avec lui, l’exécutif nommait les PDG des entreprises d’audiovisuel public, mais pas les conseils d’administration !
Mais M. Gattolin « garantit l’impartialité », en faisant valider le nom des membres des conseils d’administration par les 3/5e des commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat…
Certes, mais il n’y a pas de choix entre plusieurs candidats. Les seuls noms proposés sont ceux avancés par le premier ministre.

Pour l’exécutif, le CSA ne peut pas à la fois nommer et contrôler les dirigeants…

C’est pourtant ce qu’il vient de faire en destituant Mathieu Gallet, qu’il avait nommé président de Radio France… Le débat entre CSA et conseil d’administration est légitime, si l’on est d’accord que l’instance de nomination doit être indépendante du politique. Je ne défends pas le CSA à tout prix comme instance de nomination, d’autant que j’ai vivement critiqué,...




                        

                        

