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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les représentants du personnel se plaignent d’un manque de transparence sur les données économiques de l’entreprise.
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Les salariés de Coca-Cola redoutent le plan social en discussion

Les représentants du personnel se plaignent d’un manque de transparence sur les données économiques de l’entreprise.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h54
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            

Alors que Coca-Cola est en train de négocier un plan social en France visant à supprimer 131 postes (chiffre en net) et que des usines ont été bloquées mercredi 14 et jeudi 15 février en signe de protestation, le groupe annonce, vendredi, des mauvais résultats au niveau mondial pour 2017. Le bénéfice net est de 1,248 milliard de dollars (1 milliard d’euros), en baisse de 81 % et le chiffre d’affaires en recul de 15 %, à 35,410 milliards de dollars.
En revanche, les résultats sur la zone couverte par l’entité Coca-Cola European Partners (CCEP) – France, Pays-Bas, Norvège, Suède, Allemagne, Espagne, Islande et Russie – « explosent », juge l’intersyndicale CGT-CGC-CFDT de Coca-Cola en France : le chiffre d’affaires marque une hausse de 1,5 %, et surtout, le bénéfice opérationnel s’accroît de 9 %. « Nous pouvons tous être fiers de cette performance, se réjouit Damian Gammell, directeur général, d’autant plus qu’elle vient couronner la fin de la première année complète de CCEP », qui résulte d’une fusion des entités des différents pays.
Pouvoir statuer en toute connaissance de cause
Pour la France, les résultats sont présentés d’une manière différente : on parle de « volumes : – 2,7 % par rapport au budget prévu dans le business plan, et de « revenus » : – 2,7 % par rapport au budget. Le chiffre d’affaires progresse de 0,3 %. « Nous avons réalisé un bon quatrième trimestre », écrit Ben Lambrecht, le président de CCEP France, sans communiquer le résultat opérationnel 2017.
« La comparaison avec le budget ne signifie pas grand-chose », estime Ralph Blindauer, avocat du comité central d’entreprise (CCE), soulignant que « ces données, incomplètes, arrivent maintenant alors que le rapport de notre expert a été présenté le 5 février et que le CCE est censé rendre un avis mardi prochain sans avoir pu faire expertiser ces nouveaux chiffres. » C’est pourquoi le CCE et l’instance de coordination des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La révélation de donations versées de son vivant à ses premiers enfants, Laura et David, ne change rien à la bataille juridique autour du testament du chanteur. « Le Monde » fait le point.
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Cinq questions sur l’héritage de Johnny Hallyday

La révélation de donations versées de son vivant à ses premiers enfants, Laura et David, ne change rien à la bataille juridique autour du testament du chanteur. « Le Monde » fait le point.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h15
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


La bataille pour l’héritage de Johnny Hallyday, dont le testament est contesté par ses deux aînés, a connu un rebondissement, jeudi 15 février. Selon des documents présentés par RTL et Le Point comme le dernier testament de la star, rédigé en anglais en juillet 2014 à Los Angeles, devant notaire, le chanteur avait délibérément écarté ses deux premiers enfants, Laura et David, car il leur avait fait des donations de son vivant.
« La vérité des montages juridiques et la vérité des chiffres seront bientôt établies par la justice », a réagi Laura Smet, vendredi 16 février, dans un communiqué.
Le Monde fait le point sur les questions que soulève l’héritage du rockeur.
A combien s’élève le patrimoine de Johnny Hallyday ? 
Il représenterait plusieurs dizaines de millions d’euros.
Côté immobilier, Johnny Hallyday était propriétaire, entre autres, de deux luxueuses maisons de 500 m2 environ avec piscine, l’une à Los Angeles (Californie) et l’autre à Saint-Barthélemy, île des Antilles françaises, où il est enterré. Ces deux villas sont estimées chacune entre 10 et 15 millions d’euros, selon plusieurs médias. En France, sa propriété de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), une villa cossue entourée d’un parc, est en vente autour de 15 millions d’euros.
Johnny Hallyday possédait également une Bentley Continental d’une valeur de quelque 350 000 euros, et de grosses cylindrées.
Le patrimoine musical du chanteur, lui, comprend plus d’un millier de chansons, commercialisées essentiellement en France et quelques pays francophones. Cela représente donc une cinquantaine de millions d’euros de redevances à percevoir sur la durée de protection des droits de chanteur-interprète.
Peut-il priver ses enfants d’héritage ?
Ce n’est pas possible en France, où « la loi prévoit que certains héritiers doivent obligatoirement recevoir une part », selon la chambre des notaires d’Ile-de-France. Cette « réserve héréditaire » revient automatiquement aux héritiers désignés par la loi, principalement les descendants.

        Lire aussi :
         

                Johnny, encore plus Américain mort que vif



Il en va différemment aux Etats-Unis, où la succession est réglée par les Etats. La plupart d’entre eux ont instauré des protections des conjoints, mais pas des enfants. La loi californienne dispose ainsi que « quiconque peut déshériter quiconque, y compris ses enfants », explique Beti Tsai Bergman, avocate de l’agglomération de Los Angeles spécialisée dans les successions.
C’est pourquoi Laura Smet a « découvert avec stupéfaction et douleur » que « l’ensemble du patrimoine [de son père] et l’ensemble de ses droits d’artiste seraient exclusivement transmis à sa seule épouse Laeticia par l’effet de la loi californienne », comme l’ont indiqué ses avocats.
Que change la découverte des donations faites à David et Laura par Johnny Hallyday de son vivant ?
Selon les documents présentés par RTL comme les donations faites par la star à ses deux enfants aînés, Laura Smet a reçu 442 000 euros en décembre 2003 puis 450 000 euros en février 2007. RTL et Le Point affirment que ces sommes ont aidé la jeune femme à acheter deux appartements à Paris. En outre, Laura Smet a perçu une rente de quelque 5 000 euros mensuels depuis 2004, selon eux.
David Hallyday a quant à lui reçu, en mars 2002, la moitié d’une luxueuse villa du XVIe arrondissement de Paris, qui appartenait à ses parents, Johnny et Sylvie Vartan. Selon Le Point, cette résidence « serait aujourd’hui estimée à près de 20 millions d’euros ».
« Sur le plan médiatique, la révélation de ces donations change la perception du conflit, car les enfants ne peuvent plus dire qu’ils ont été privés de tout héritage, estime Barbara Thomas-David, notaire à Paris. Mais juridiquement parlant, cela ne change rien. » L’enjeu reste le même, à savoir si c’est le droit français ou le droit californien qui s’applique.
Si c’est le droit français, « il faudra refaire les comptes et tout remettre au pot commun : les donations et l’ensemble du patrimoine du chanteur. Les enfants auront alors leur part, moins les donations reçues du vivant de leur père, et Laeticia aura le reste », poursuit la notaire.
« La réserve héréditaire revenant aux enfants de Johnny Hallyday en droit français représenterait 18,75 % [les trois quarts de l’héritage divisé par les quatre enfants] », calcule-t-elle. Or, selon les évaluations du patrimoine du chanteur, les donations reçues par Laura Smet représenteraient entre 1 % et 3 % de celui-ci. « C’est loin de sa réserve », constate la notaire.
Entre la loi française et la loi californienne, laquelle s’applique ?
Un procès le déterminera. La bataille juridique s’annonce longue : « Cela prendra entre cinq et huit ans », selon l’experte juridique.
Depuis 2015, la réglementation européenne prévoit qu’une personne peut choisir, dans son testament, la législation applicable à son cas. Si le défunt n’explicite pas le pays souhaité, c’est sa dernière résidence habituelle qui s’impose.
Ce qui sera déterminant, c’est de voir si son installation en Californie avec sa femme et ses deux petites filles, dans le courant des années 2000, était « ancienne et durable ». « S’il est prouvé que 80 % de leur centre d’intérêt familial et social était en Californie, ce sera la loi californienne qui s’appliquera, explique Barbara Thomas-David. Mais si la famille passait son temps entre Saint-Barthélemy et Marnes-la-Coquette, ce sera sans doute le droit français. » Selon elle, les premiers éléments font plutôt pencher la balance en faveur du droit californien, car « les époux passaient apparemment beaucoup de temps en Californie ».

        Lire aussi :
         

                Succession de Johnny : Laeticia Hallyday « écœurée » par la contestation de Laura Smet



Dans le cas du compositeur de films Maurice Jarre, dont la bataille autour de l’héritage était similaire, la Cour de cassation a jugé que la loi française n’avait pas à s’imposer face à la loi californienne, parce que Maurice Jarre avait construit sa vie en Californie depuis longtemps, et parce que les enfants qui réclamaient leur part de l’héritage n’étaient pas « dans une situation de précarité économique ou de besoin ».
Qui va gérer son image et ses droits d’auteur ?
Si c’est la loi californienne qui s’applique, Laeticia Hallyday gérera tout, car elle est la légataire universelle.
Chaque œuvre est protégée pour une durée de 70 ans après sa commercialisation, les droits étant versés aux héritiers désignés. Ces droits peuvent générer en moyenne entre 1 et 2 millions d’euros par an, selon un ancien collaborateur du chanteur.
Actuellement, les trois sociétés chargées de la gestion des droits d’auteur de Johnny Hallyday et de son image d’artiste – Artistes et Promotion, Pimiento Music et Mamour – sont gérées par Elyette Boudou, grand-mère de Laeticia Hallyday.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les consommateurs se rebiffent contre la durée de vie artificiellement limitée des objets. Des industriels et des ingénieurs s’en mêlent aussi.
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Obsolescence programmée : la riposte s’organise


                      Les consommateurs se rebiffent contre la durée de vie artificiellement limitée des objets. Des industriels et des ingénieurs s’en mêlent aussi.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h20
    |

            Catherine Rollot








                              

                        
Agaçante, cette batterie d’ordinateur qui se vide à la vitesse d’un sablier au bout de quelques saisons, énervant, ce robot ménager dont la pale à purée s’emballe quelques semaines après la fin de la garantie, crispant, ce smartphone au ralenti depuis une nouvelle mise à jour… Les nerfs en pelote et direction le site Internet ou le magasin le plus proche pour remplacer l’objet.

Le consommateur n’est-il que cet être soumis à la durée de vie limitée des objets, orchestrée par les fabricants ? Ou au diktat de la mode et du marketing qui le fait jeter au lieu de réparer ? Ce n’est encore qu’un frémissement, un combat mené par quelques précurseurs, mais la riposte s’organise contre l’obsolescence programmée, cette pratique qui consiste à raccourcir artificiellement la durée de vie des biens de consommation pour en accélérer le renouvellement.
La bataille est juridique. En première ligne, les bénévoles de l’association HOP (pour « Halte à l’obsolescence programmée ») qui, fin 2017, ont porté plainte contre Apple, soupçonné de ­bri­der le fonctionnement de ses anciens modèles d’iPhone, et contre le fabricant japonais d’imprimantes Epson, accusé d’avoir incité l’utilisateur à remplacer des cartouches alors qu’elles contenaient encore de l’encre.
Une première depuis la création en mars 2015 d’un « délit d’ob­solescence » passible de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende, voire, dans certains cas, jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires moyen ­annuel de l’entreprise jugée coupable. Depuis, la mobilisation des consom­mateurs s’est étendue à ­plusieurs pays. Fin janvier 2018, en Italie, Corée du Sud, Chine et Etats-Unis, des ­actions similaires ont été ouvertes.
Résister au tout-jetable
Elle est aussi politique. La loi consommation, votée en mars 2014, impose aux distributeurs d’afficher de manière lisible l’information sur la disponibilité des pièces détachées. Mais, selon une enquête menée par 60 millions de consommateurs en partenariat...




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Dans sa chronique, la journaliste Annie Kahn prévient la gent masculine que de nombreuses épouses, frustrées de n’avoir pu mener la carrière qu’elles espéraient, reprennent goût à l’indépendance, une fois les enfants élevés.
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Avis aux hommes indifférents à la réussite professionelle de leur conjointe

Dans sa chronique, la journaliste Annie Kahn prévient la gent masculine que de nombreuses épouses, frustrées de n’avoir pu mener la carrière qu’elles espéraient, reprennent goût à l’indépendance, une fois les enfants élevés.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 17h49
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Ma vie en boîte. On ne voudrait pas trop rafraîchir l’atmosphère. Mais trois jours après la Saint-Valentin, il nous paraît important de tirer quelques signaux d’alarme. Si vous et votre actuel ou futur conjoint avez envie de fêter de très nombreux autres 14 février ensemble, mieux vaut être, dès le début, très clair quant à vos projets de vie personnels, mais aussi professionnels. Faute de quoi, toutes choses égales par ailleurs, votre union risque de mal se terminer.
L’image de l’épouse délaissée par un mari en quête de jeunesse serait surannée
Car les femmes qui se passionnent pour leur travail déchantent quand elles se rendent compte qu’elles doivent assumer l’essentiel des tâches familiales, au détriment de leur carrière. Et ces cas sont fréquents, car les hommes réellement égalitaires ne sont pas légion. Et pourquoi le seraient-ils, puisqu’ils savent que la plupart de leurs semblables sont sur le même modèle ? La concurrence est faible. Pas la peine de renoncer à ses privilèges.
Sauf que la donne change, prévient Avivah Wittenberg-Cox, dans son dernier livre, Late Love (« amour tardif », ed. Motivational Press), non encore traduit en français. Un livre réjouissant, qui semble prouver que les quinquas et sexagénaires (femmes en particulier) sont de plus en plus nombreuses à s’engager dans une nouvelle vie amoureuse, une fois leurs enfants élevés. L’image de l’épouse délaissée par un mari en quête de jeunesse serait surannée. Surtout chez les femmes souhaitant une vie professionnelle accomplie. Indépendance financière et allongement de la durée de la vie se conjuguent pour leur donner le goût de l’indépendance, à l’âge de la maturité.
Malentendu général
L’information vaut pour les baby boomers, mais aussi pour les plus jeunes, ces fameux Millenials ou Génération X que l’on croyait radicalement différents, composés de papa poules et de business women. Ils ne vont pas radicalement changer la situation comme on le dit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La modernisation de la fonction publique ne se fera pas sans la participation des agents, estime, dans une tribune au « Monde », Jean-Ludovic Silicani, ancien commissaire à la réforme de l’Etat.
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« Adapter la fonction publique aux enjeux du XXIe siècle tout en restant fidèle aux valeurs qui l’animent »

La modernisation de la fonction publique ne se fera pas sans la participation des agents, estime, dans une tribune au « Monde », Jean-Ludovic Silicani, ancien commissaire à la réforme de l’Etat.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h00
    |

Jean-Ludovic Silicani (ancien commissaire à la réforme de l’Etat)







                        



                                


                            
Tribune. La France s’est construite autour de l’Etat et de services publics universels qui donnent corps aux principes républicains de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Les Français sont attachés à ce modèle. Or, nombre d’études nationales ou internationales, mais aussi le ressenti des citoyens, montrent que la qualité de nos services publics se dégrade. Sans doute, pour certains d’entre eux, comme la justice, par manque de moyens. Pourtant, globalement, les crédits et effectifs consacrés aux services publics sont parmi les plus élevés au monde et ne se sont pas réduits, bien au contraire, au cours des vingt dernières années.
La réduction du nombre des acteurs publics et surtout leur spécialisation sont le premier chantier à mener à bien
Il faut rechercher les causes de ce paradoxe et les moyens d’y remédier. D’abord, la complexité de notre organisation administrative, faite de strates superposées au fil de l’histoire : trop d’acteurs publics se marchent sur les pieds (services centraux des ministères, services déconcentrés, établissements publics, autorités administratives indépendantes, différents niveaux de collectivités territoriales…), ce qui génère de l’opacité, de la lenteur et des gaspillages. La réduction du nombre des acteurs publics et surtout leur spécialisation sont donc le premier chantier à mener à bien, sans provocation mais sans tabou.
La complexité croissante du droit est un autre facteur d’inflation des coûts. C’est une transformation systémique qu’il faut mener, en réduisant non seulement le flux des nouvelles normes mais surtout, massivement, le stock des normes en vigueur. Cette révolution normative est possible si la loi se limite, dans la plupart des domaines, à fixer des objectifs fondamentaux, tout en laissant aux acteurs le choix des moyens de les atteindre, sous le contrôle a posteriori de l’administration.
Moderniser la fonction publique
S’agissant des procédures administratives, c’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Un agresseur peut bloquer plusieurs applications de messagerie sur iPhone en leur envoyant un simple message texte.
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Les iPhone peuvent être bloqués à distance en raison d’un bug

Un agresseur peut bloquer plusieurs applications de messagerie sur iPhone en leur envoyant un simple message texte.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 13h54
    |

                            Nicolas Six








                        


Une personne malintentionnée peut verrouiller l’iPhone d’un autre utilisateur à distance, mettent en garde des utilisateurs et la presse. L’attaque est facile à mener : il suffit à l’agresseur d’envoyer un message texte rédigé avec un caractère Télougou, un langage indien parlé dans l’est du pays. L’attaque provoque le blocage du logiciel de messagerie, qui refuse de se rouvrir.
L’information a été diffusée par un blogueur italien mercredi 14 février, preuve à l’appui :

Le média américain The Verge a confirmé ce problème et découvert que ce dernier concernait d’autres applications de messagerie que le logiciel d’Apple iMessage. Seraient également touchés Facebook Messenger, WhatsApp, Gmail et Outlook.
Apple prépare un pansement
Apple a fait savoir à plusieurs médias américains qu’un correctif était en cours d’élaboration. Il devrait être téléchargeable rapidement, avant même que l’entreprise californienne publie la prochaine grande version du logiciel central des iPhone, iOS 11.3, qui comprendra d’autres correctifs et de nouvelles fonctionnalités.
Ce énième bug d’iOS s’ajoute à une longue série de soucis qui ont miné la réputation de fiabilité des iPhone depuis la sortie d’iOS 11 en septembre 2017.

        Lire :
         

          Apple peine à chasser les bugs liés à iOS 11, la dernière version de l’iPhone



Un antidote existe
Si vous êtes victime de cette attaque, un antidote, plutôt simple à mettre en œuvre, existe : demandez à un proche de vous envoyer un message, cela devrait débloquer votre application de messagerie et vous permettre de l’ouvrir. Vous devriez alors pouvoir supprimer le message en Télougou, à l’origine du problème.
Par exemple, avec le logiciel de messagerie d’Apple iMessage, cliquez en haut à gauche de l’écran sur « Modifier ». Cochez le message problématique puis, en bas de l’écran, pressez « supprimer ». En revanche, si le blocage vient de l’application WhatsApp, cet antidote est inopérant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Sa structure, Noyb, vise à dénoncer les entreprises qui ne respectent pas les règles sur la protection des données personnelles.
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La croisade de Max Schrems, l’Autrichien anti-Facebook

Sa structure, Noyb, vise à dénoncer les entreprises qui ne respectent pas les règles sur la protection des données personnelles.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h30
    |

            Martin Untersinger








                        



                                


                            

Maximilien Schrems est la bête noire des géants de l’Internet. Cet Autrichien ferraille en justice depuis 2011 à intervalles réguliers avec les grandes entreprises américaines du numérique au sujet des données personnelles. L’entrée en vigueur en mai d’un ambitieux texte européen, le Règlement général sur la protection des données (RGPD), censé protéger les données personnelles, aurait pu arrêter cette croisade.
Bien au contraire. Déterminé à mettre fin au « grand mensonge de l’Europe sur la vie privée », où, selon lui, « on se félicite d’avoir les lois les plus strictes sans les appliquer réellement », le jeune homme a lancé fin novembre une association. Appelée Noyb – l’acronyme de « None of your business » (« pas tes affaires ») – elle compte profiter du RGPD et de son article 80, qui donne aux associations le pouvoir de représenter et de défendre les citoyens sur les questions de données personnelles.
« Nous voulons utiliser cette loi et mettre sur pied une organisation chargée de garantir la vie privée de manière systématique et efficace. (…) Nous voulons nous assurer que les lois européennes ont un vrai pouvoir », peut-on lire sur son site. Noyb entend se concentrer sur les acteurs commerciaux, plus particulièrement « agir contre les géants des technologies qui ignorent les règles ». La nouvelle ONG va tenter de repérer, documenter, évaluer et dénoncer les manquements des entreprises vis-à-vis des citoyens avec, par exemple, la mise en place d’un outil pour les lanceurs d’alerte.

Levée de fonds participative
Elle va aussi représenter des citoyens devant les juridictions nationales et européennes et mener un travail plus classique de relations publiques et de collaboration avec d’autres ONG, ainsi qu’avec les régulateurs nationaux en matière de consommation et de données personnelles.
Signe de la notoriété de M. Schrems dans les cercles de défense des données...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La première chaîne française a publié vendredi un bénéfice net de 136,1 millions d’euros, confirmant son objectif d’amélioration progressive de sa rentabilité.
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TF1 multiplie par trois son bénéfice net en 2017

La première chaîne française a publié vendredi un bénéfice net de 136,1 millions d’euros, confirmant son objectif d’amélioration progressive de sa rentabilité.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h23
   





                        



   


C’était un défi ambitieux, après une année 2016 difficile : TF1 est parvenue à faire progresser sa rentabilité, annonçant vendredi 16 février qu’elle avait dégagé un bénéfice net de 136,1 millions d’euros pour 2017.
Une multiplication par trois de son bénéfice sur un an, notamment soutenue par l’augmentation de 3 % du chiffre d’affaires du groupe et de 2,1 % des revenus publicitaires.
Progression de l’audience
Le groupe dirigé par Gilles Pélisson a réussi à faire légèrement progresser son audience l’an dernier : pour ses cinq chaînes en clair (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI), elle gagne 0,3 point à 27,7 %, dopées notamment par le renouvellement des programmes d’avant-soirée sur TF1 et l’émission « Quotidien », de Yann Barthès.
« Ces résultats témoignent du fait que le groupe est sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs », notamment celui d’une marge à deux chiffres à l’horizon 2019, a souligné le directeur financier du groupe, Philippe Denery, au cours d’une conférence téléphonique.
Stratégie de diversification
A l’heure où ses revenus continuent de stagner sur les écrans traditionnels, la chaîne est à la recherche de nouvelles audiences et de relais de croissance sur Internet. C’est dans cette optique que TF1 a achetée des parts dans MinuteBuzz en décembre 2016, Studio71 (un réseau de chaînes YouTube) en janvier 2017 ou aufeminin.com en décembre 2017.
Une transformation qui commence à avoir des effets : le résultat opérationnel courant du groupe progresse de 43,2 % à 129,4 millions d’euros grâce « aux effets de la stratégie multichaînes et de la transformation du groupe » et aux économies réalisées, explique TF1 dans un communiqué. Une augmentation des revenus publicitaires notamment permise par l’assouplissement réglementaire sur le parrainage et par l’essor du brand content (« contenu de marque »), deux nouveaux relais de croissance en publicité sur Internet.

        Décryptage :
         

          Attaqué sur son modèle, TF1 s’engage dans une course à la rentabilité



Economies sur les grilles
TF1 a également réalisé des économies de 27,7 millions sur le coût des programmes l’an dernier, auxquelles s’ajoutent des économies récurrentes de 27 millions au titre de son plan « Recover ». Il accorde ainsi moins d’importance qu’avant aux séries américaines de prime time, un genre coûteux qui se tarit : avec les studios américains, il veut donc cesser les accords-cadres et acheter au cas par cas.
Pour remplir sa grille, le groupe a décidé de « remonter la chaîne de valeur » en s’investissant davantage dans la production. Il a renégocié ses accords avec les producteurs pour pouvoir davantage fabriquer en interne. Et racheté le groupe Newen en janvier 2016, ce qui a contribué à la hausse de 46,5 % de l’activité de production du groupe TF1 en 2016. Un de ses espoirs pour rentabiliser les fictions est de faire des coproductions internationales, comme Versailles ou comme les futures séries « américaines » nées du partenariat noué par TF1 avec l’allemand RTL et NBCUniversal.

        Lire l’entretien avec la directrice générale déléguée de Newen :
         

          « Mon but n’est pas de lutter contre Netflix, mais de travailler pour Netflix »






                            


                        

                        


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A Bruxelles, le nouveau pouvoir des ONG face aux lobbies

Les associations parviennent de plus en plus à peser sur les décisions européennes, mais face aux lobbies, leurs victoires sont souvent momentanées.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h08
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Janvier 2018, la première cession plénière de l’année au Parlement européen s’annonce sans grand relief : la machine législative communautaire tourne encore au ralenti. Soudain, bénéficiant de ce trou d’air bruxellois, le sujet « pêche électrique » s’impose, captant toute l’attention des médias.
En quelques jours, les eurodéputés basculent. Réunis à Strasbourg, le 16 janvier, ils rejettent à une très large majorité une dérogation de la Commission européenne autorisant cette pêche jugée destructrice pour la faune sous-marine. Tous les élus de la délégation du parti Les Républicains (LR), pourtant réputés plus sensibles aux lobbies industriels que d’autres, votent contre.
L’association Bloom, fondée en 2005 par Claire Nouvian, récolte les fruits d’un travail acharné. « On a bossé comme des fous, on s’est couché à 4 heures du matin pendant des semaines », témoigne la jeune femme, auteure du livre à succès Abysses (Fayard, 2006).
Avec une toute petite équipe, dotée de la « même motivation de malade » qu’elle, Mme Nouvian a utilisé tous les relais possibles : question prioritaire à la Commission, pétition en ligne, mobilisation des pêcheurs artisans, manifeste de chefs cuisiniers, et même une performance « artiviste » au siège bruxellois du Parlement européen, juste avant le vote décisif de janvier.

Un usage habile des réseaux sociaux
Bloom n’est pas un cas isolé. Depuis quelques années, des organisations non gouvernementales (ONG) parviennent à peser sur les décisions européennes. Disposant d’une solide expertise, d’un sens du timing médiatique, d’une bonne connaissance de la machinerie communautaire, et d’un usage habile des réseaux sociaux, ces associations ont réussi à renverser en partie le rapport de force, dans la capitale de l’Union, réputée pour être la deuxième ville concentrant le plus de lobbies privés au monde.
Transport & Environnement appartient à ce club encore...




                        

                        


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Le flop des « class actions » à la française

De nombreuses contraintes freinent l’utilisation des recours collectifs.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h51
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Trois ans et demi après leur entrée en vigueur, le 1er octobre 2014, les class actions à la française se comptent sur les doigts des deux mains. Le dispositif des actions de groupe, qui permet aux consommateurs d’être collectivement dédommagés d’un litige auprès d’une entreprise, a certes le mérite d’exister, mais ses nombreux écueils en ont freiné l’utilisation.

        Lire aussi :
         

                Les associations, nouvelles bêtes noires des entreprises



Principale faille du système : la lenteur des procédures et la pré-instruction obligatoire par l’une des quinze associations de consommateurs agréées en France, qui n’ont pas toutes les moyens humains et financiers nécessaires. « Pour pouvoir enclencher une action de groupe, il faut avancer au minimum 50 000 euros, en temps de travail, frais d’avocat, suivi des consommateurs… », nous expliquait Nadia Ziane, l’une des représentantes de l’association Familles rurales, en novembre 2017, au moment où le gouvernement projetait de réduire les aides au mouvement consumériste. « Nous avons deux actions de groupe en cours, et nos budgets ne nous permettent plus d’en engager une troisième, même si les sujets ne manquent pas. » Ce filtre des associations de consommateurs avait été retenu à l’époque par le gouvernement pour éviter les écueils américains.
Procédure artisanale
La procédure est d’autant plus complexe à mettre en œuvre qu’elle reste artisanale. Fin 2015, un cabinet d’avocats allié à une association de consommateurs avait tenté de lancer une action collective contre la vente forcée de vaccins multiples incorporés dans un vaccin DT polio. « Face aux trop nombreux plaignants (plus de 3 000 très rapidement), les systèmes informatiques avaient planté », se souvient Pierre-Jean Esbelin, prestataire informatique pour le cabinet d’avocat à l’époque, qui vient de développer un système permettant d’automatiser le processus.
Autre frein, en France, seul le préjudice économique est indemnisable dans le cadre de ces actions de groupe. Le préjudice moral ne l’étant pas, cela limite le nombre d’actions collectives, comme dans le cas des moteurs truqués de Volkswagen. Cette fraude joue, en effet, sur le niveau de pollution, mais non sur la consommation, cela n’a donc pas d’impact économique. La généralisation de la médiation à tous les secteurs de la consommation depuis le 1er janvier 2016 restreint aussi le nombre de procédures déclenchées, souvent déminées en amont par les entreprises elles-mêmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Mieux armées techniquement, les ONG attaquent plus fréquemment les groupes en justice. Cette guérilla les médiatise et mobilise leurs militants. En réaction, les entreprises les traînent devant les tribunaux.
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Les associations, nouvelles bêtes noires des entreprises

Mieux armées techniquement, les ONG attaquent plus fréquemment les groupes en justice. Cette guérilla les médiatise et mobilise leurs militants. En réaction, les entreprises les traînent devant les tribunaux.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h11
    |

            Frédéric Cazenave








                        



                                


                            

Apple contre Attac lundi 12 février, Foodwatch contre Lactalis mercredi…, les relations se tendent entre les entreprises et les associations, bien décidées à ne pas se contenter de jouer le rôle de poil à gratter. La plainte contre le cimentier LafargeHolcim, accusé de « financement du terrorisme », ou celle contre BNP Paribas, au cœur d’une enquête pour complicité dans le génocide au Rwanda ? Toutes deux émanent de Sherpa, une organisation non gouvernementale (ONG) française de défense des victimes de crimes économiques.
Le scandale du « dieselgate », qui a pour le moment coûté 25 milliards d’euros à Volkswagen ? Il éclate à la suite de l’enquête de l’ONG américaine International Council on Clean Transportation (ICCT). Imposerle thème de l’obsolescence programmée dans le débat public en pleines fêtes de Noël ? Le beau coup de com de l’association HOP, qui a porté plainte contre Apple. Epson, Samsung, Vinci… on ne compte plus les groupes attaqués en justice par les ONG, nouvelles bêtes noires des entreprises.
« Il y a un foisonnement de mobilisations et un élargissement du mode d’action au recours contentieux, confirme Francis Chateauraynaud, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). La montée en compétence technique des associations, leur capacité à collaborer avec d’autres ONG, en mutualisant les frais de justice, expliquent ce mouvement de fond. » Les associations ont ainsi trouvé un moyen efficace, grâce aux retombées médiatiques, de s’attaquer au bien le plus précieux des entreprises, leur image de marque. Avec l’espoir de faire bouger les lignes.
Un bon moyen de faire connaître
« Des années d’interpellation, de campagnes d’opinion ne suffisent pas forcément pour faire évoluer les pratiques des multinationales. La dernière arme qui reste, c’est la loi, explique Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif éthique sur l’étiquette, qui s’est constitué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans un rapport remis jeudi au gouvernement, l’autorité de régulation des télécoms avance une série de propositions afin de tenter de lutter contre un « rétrécissement » d’Internet.
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Smartphones, applications, enceintes… l’Arcep s’inquiète d’un accès réduit à Internet

Dans un rapport remis jeudi au gouvernement, l’autorité de régulation des télécoms avance une série de propositions afin de tenter de lutter contre un « rétrécissement » d’Internet.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h37
    |

            Vincent Fagot








                        



   


L’Arcep s’est trouvé un nouveau cheval de bataille. Dans un rapport publié jeudi 15 février, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a décidé de s’intéresser aux « terminaux, maillons faibles de l’ouverture d’Internet ».
Alors qu’elle s’intéressait jusque-là essentiellement aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) pour garantir la neutralité du Net – c’est-à-dire l’accès libre pour chacun à tout contenu sur Internet et que tous les contenus y soient traités de la même manière par les opérateurs –, cette approche lui est apparue restrictive.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la fin de la neutralité du Net fait peur



« On s’intéressait aux tuyaux, pas aux robinets », explique Sébastien Soriano, son président. Or, selon que le particulier utilise un ordinateur ou un téléphone, les contenus à disposition ou mis en avant peuvent différer. Idem selon la marque du smartphone utilisé.
Les usages ont changé
Cette étude, lancée il y a deux ans, intervient à un moment où les usages ont changé. Pour la première fois en 2017, les smartphones sont devenus le moyen privilégié des Français pour accéder à Internet. En quelques années, les portes d’entrée au Net se sont multipliées. Là où seul un ordinateur permettait de se connecter il y a une dizaine d’années, le choix s’est largement enrichi : smartphone, tablette, console de jeux vidéo, smart TV, enceinte… et bientôt voiture connectée. 
« On a voulu scanner les différents types de produits pour repérer les restrictions qui existent sur chacun d’eux », précise M. Soriano. L’Arcep a toutefois concentré ses efforts sur les smartphones en raison de leur niveau « représentativité » et de l’avènement des applications, venues concurrencer la navigation classique sur le Web à travers des navigateurs (Safari, Chrome, Firefox).
« Le smartphone a apporté Internet dans la poche du plus grand nombre, mais, en rentrant dans la poche, le Net s’est déformé. » Sébastien soriano, président de l’Acerp
Une mutation que M. Soriano illustre ainsi : « Le smartphone a apporté Internet dans la poche du plus grand nombre, mais, en rentrant dans la poche, le Net s’est déformé. » Oui mais voilà, pour installer une application sur son smartphone, encore faut-il que les propriétaires des principaux magasins d’applications les mettent à disposition. Ceux-ci se comptent, peu ou prou, au nombre de deux : Apple et Google. Les deux groupes dictent leurs lois à 99 % des utilisateurs de smartphones et ont toute latitude pour refuser l’arrivée de nouvelles « app » dans leur environnement, au nom de principes éditoriaux ou techniques, sur lesquels eux seuls ont la main. Au-delà, ces mêmes acteurs ont le champ libre pour offrir davantage de visibilité à telle ou telle application.
Autre produit sur lequel insiste le rapport de l’Arcep, les enceintes connectées équipées d’assistants vocaux. Ces appareils, qui se sont écoulés par dizaines de millions aux Etats-Unis et commencent à déferler sur le reste de la planète, permettent d’accéder au Net en formulant des demandes à l’oral.
Mais eux aussi paraissent peu compatibles avec la neutralité du Net. Là où, à une question donnée on trouvera sur Internet un vaste choix de réponses possibles, ces appareils, privés pour la plupart d’écrans, proposent une seule réponse. Or celle-ci est fondée sur une intelligence artificielle dont les utilisateurs ne connaissent pas la logique, ou sur des partenariats établis entre des entreprises et le promoteur de l’enceinte.
Abus de position dominante
En creux, le rapport de l’Arcep dénonce l’abus de position dominante des géants du Web, Apple et Google en tête, qui imposent aux utilisateurs leurs conditions ou privilégient leurs services maison au détriment de la liberté de choix de l’utilisateur. L’un comme l’autre empêchent, par exemple, de supprimer de l’appareil leur navigateur ou leur moteur de recherche.
En conclusion de ses travaux, l’Arcep avance une dizaine de propositions : interdire d’imposer des applications, faciliter l’accès à des magasins d’applications alternatifs, donner une meilleure information aux consommateurs sur les limitations inhérentes à l’achat de tel ou tel matériel… Surtout, l’autorité de régulation souhaiterait que la même vigilance qui s’applique, légalement, aujourd’hui aux fournisseurs d’accès s’étende aux constructeurs et aux concepteurs de systèmes d’exploitation.
Sébastien Soriano sait que le combat est loin d’être gagné : « On n’est pas attendu sur le sujet, car il y a une forme de renoncement. Pour certains, nos propositions relèvent de l’hérésie ou du “donquichottisme” ». Une chose est sûre, les moulins qu’il va combattre ont aujourd’hui des fondations solidement établies.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Depuis le 1er janvier, le compte personnel de formation (CPF) est ouvert aux travailleurs non-salariés. Qu’est-ce qui change concrètement ?
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Indépendants : comment financer sa formation professionnelle ?

Depuis le 1er janvier, le compte personnel de formation (CPF) est ouvert aux travailleurs non-salariés. Qu’est-ce qui change concrètement ?



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h27
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            
Depuis le 1er janvier, le compte personnel de formation (CPF) est ouvert aux travailleurs indépendants, libéraux et aux chefs d’entreprise non salariés. En conséquence, leur compte sera automatiquement crédité de vingt-quatre heures par an. Ils pourront cumuler ce temps de formation dans la limite de 120 (puis 150) heures, comme les salariés.
Les travailleurs non-salariés cotisaient déjà à des fonds de formation dédiés. A ce titre, ils peuvent bénéficier de la prise en charge du financement de leur formation, tout comme leurs conjoints collaborateurs, même si leur entreprise est récente. Seule condition : être à jour dans le paiement de la cotisation à la formation professionnelle. En 2016, le Fonds d’assurance formation des chefs d’entreprise artisanale (Fafcea) a ainsi financé la formation de 104 737 bénéficiaires, pour une prise en charge moyenne de 472 euros pour 17 heures (soit 28 euros de l’heure).
Montants plafonnés
Les démarches pour effectuer une demande de financement restent les mêmes. Le travailleur indépendant doit solliciter le fonds d’assurance formation (FAF) auquel il cotise. Ces FAF doivent définir une liste de formations éligibles.
Les montants pris en charge peuvent varier du simple au triple selon l’activité, le FAF et le type de formation choisie. Quel que soit le nombre d’heures automatiquement créditées sur son compte CPF, les montants accordés sont généralement plafonnés. Par exemple, le Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIF-PL) prend en charge des frais de formation pour les traducteurs et interprètes à hauteur de 1 400 euros maximum par an pour des formations en rapport direct avec ces professions (en placement de voix, par exemple). Pour un bilan de compétences, la prise en charge est plafonnée à 1 500 euros.
Le Fonds d’Assurance formation du commerce, de l’industrie et des services (Agefice) plafonne, quant à lui, son financement à 50 euros de l’heure et 2 450 euros...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le PIB a progressé de 2,7 % en 2017, tandis que le taux de chômage baisse rapidement.
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La croissance portugaise est au plus haut depuis dix-sept ans

Le PIB a progressé de 2,7 % en 2017, tandis que le taux de chômage baisse rapidement.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h22
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Pour l’homme comme pour son pays, c’est une consécration. Le 22 janvier, Mario Centeno a présidé sa première réunion à la tête de l’Eurogroupe, après avoir œuvré pendant deux ans au redressement de l’économie lusitanienne. L’ancien ministre des finances portugais peut se targuer d’avoir laissé un bilan impeccable : en 2017, le produit intérieur brut du Portugal a progressé de 2,7 %, au plus haut depuis dix-sept ans, selon les chiffres officiels publiés mercredi 14 février. C’est plus que la moyenne enregistrée dans la zone euro, à 2,5 %. 

« Le Portugal est rentré dans le peloton de tête des pays européens à croissance dynamique », souligne Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas. « Tous les moteurs de l’économie sont repartis ; l’optimisme est de retour autant du côté des ménages que des entreprises », ajoute Diogo Teixeira, du fonds Optimize, à Lisbonne. Mieux : le pays a le vent en poupe parmi les investisseurs étrangers. « Depuis 2015, de plus en plus de groupes internationaux implantent des centres de services chez nous, créant des emplois qualifiés », se félicite-t-on à l’AICEP, l’agence pour l’investissement du pays.

Ces derniers mois, BNP Paribas et Natixis ont ainsi délocalisé une partie de leurs activités à Lisbonne. Volkswagen va accroître les capacités de production de son usine Autoeuropa, au sud de la capitale : elles passeront de 85 000 unités en 2016 à 200 000 cette année. Et les obligations souveraines portugaises, longtemps reléguées au purgatoire des investissements risqués par les grandes agences de notation, ont de nouveau les faveurs des marchés. Aujourd’hui, les taux à dix ans évoluent autour de 2 %, comme ceux de l’Italie. Au plus fort de la crise, en 2012, ils culminaient à plus de 15 %…
Redressement des exportations
Ces bons résultats tiennent pour beaucoup au redressement des exportations, qui ont bondi de 10 % en 2017. Elles pèsent aujourd’hui près...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ L’électricien public a annoncé, vendredi, un résultat net de 2,8 milliards d’euros. La baisse de 31% par rapport à 2016 s’explique par des prix bas et le fort recul des productions nucléaire et hydraulique.
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EDF espère un « rebond » après une mauvaise année 2017

L’électricien public a annoncé, vendredi, un résultat net de 2,8 milliards d’euros. La baisse de 31% par rapport à 2016 s’explique par des prix bas et le fort recul des productions nucléaire et hydraulique.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h02
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


EDF avait rarement connu une année aussi médiocre, jetant un doute sur sa capacité à mener à bien ses nombreux et coûteux chantiers dans le nucléaire, les énergies renouvelables et les services. Ses dirigeants ont annoncé, vendredi 16 février, un résultat net courant de 2,8 milliards d’euros, en recul de 31 % par rapport à 2016.
Si l’on intègre notamment la cession à la Caisse des dépôts et consignations de 49,9 % de Réseau de transport d’électricité (RTE), gestionnaire du réseau de lignes à haute tension, et des cessions d’actifs (Pologne, Hongrie...), le résultat net part du groupe atteint 3,2 milliards (+ 11,3 %). EDF propose un dividende de 0,46 euro par action au titre de 2018, tout en maintenant l’option d’un paiement en actions nouvelles.
Le groupe public d’électricité, qui a bénéficié d’une augmentation de capital de 4 milliards d’euros en mars 2017, a réalisé un bénéfice avant impôts et charges (Ebitda) de 13,7 milliards (– 16,3 %) pour un chiffre d’affaires de 69,6 milliards (– 2,2 %). Son bilan financier est aussi soutenu depuis trois exercices (2015-2017) par la décision de l’Etat, détenteur de 83,5 % du capital, de se faire verser son dividende en actions et non en cash, ce qui a permis au groupe de conserver 5 milliards d’euros en caisse.
Progression des énergies nouvelles
Plusieurs phénomènes expliquent ces mauvais résultats, annoncés depuis plusieurs mois par le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy. A commencer par la dégradation des prix du marché de l’électricité dans un environnement où EDF, qui n’est plus protégé par son monopole, a perdu un million de clients en France au profit de ses concurrents (Engie, Total, Direct Energie...).
En outre, la production des 58 réacteurs nucléaires français a reculé de 1,3 % (à 379,1 térawatts-heure) en raison de nombreux arrêts programmés de tranches pour maintenance, de problèmes techniques imprévus et de la mise hors service temporaire des quatre réacteurs du Tricastin (Drôme) pour des travaux réclamés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
De son côté, la production hydraulique a fortement reculé (– 12,5%) en raison d’un manque de pluie jusqu’à début décembre 2017. Seules les énergies nouvelles (solaire, éolien) ont progressé (+ 10,9 %). Et EDF a annoncé mi-décembre, au moment du One Planet Summit de Paris, un ambitieux « plan solaire » de 30 gigawatts de puissance installée entre 2020 et 2035.

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Baisse des coûts
L’électricien public français, qui a réduit son endettement net de 4,4 milliards (33 milliards), continue de tabler sur un rebond de ses performances cette année. Alors qu’il a été négatif de 209 millions l’an dernier, le cash-flow sera « proche de l’équilibre » après dividende (hors compteur communiquant Linky, nouveaux développements, cessions d’actifs et éventuel acompte sur dividende au titre de 2018), a indiqué M. Lévy. L’Ebitda pourrait s’établir dans une fourchette de 14,6 à 15,3 milliards en 2018.
L’année suivante, le plan de baisse des coûts opérationnels sera amplifié. Car 2019 sera marqué, selon EDF, par un recul de la production nucléaire par rapport à 2018. En cause, le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche) toujours prévu fin 2018 mais qui ne compensera pas la fermeture simultanée de Fessenheim (Haut-Rhin) ; et de lourdes visites « décennales » de l’ASN sur ses centrales, plus nombreuses et incluant deux « têtes de série » pour ses réacteurs de 900 mégawatts (Tricastin) et de 1 450 mégawatts (Chooz).

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Premier électricien nucléaire mondial, EDF a intégré en 2017 les activités de fabrication et de maintenance des chaudières nucléaires d’Areva NP, rebaptisée Framatome, tandis qu’Orano (ex-Areva) se recentrait sur le cycle du combustible (extraction et enrichissement de l’uranium, retraitement des déchets). Le groupe est désormais à la tête d’une filière dont les perspectives commerciales, en France et à l’étranger, restent très incertaines sur un marché des nouveaux réacteurs peu actif et très concurrentiel.
« EPR optimisé »
Les dirigeants d’EDF ne maîtrisent pas tous les éléments de l’avenir de cette filière. Ils se félicitent du report au-delà de 2025 de la baisse de 75 % à 50 % de la part du nucléaire, annoncée à l’automne par le gouvernement. Sous réserve du feu vert de l’ASN, ils peuvent ainsi espérer exploiter une grande partie du parc durant cinquante ans. Mais le gouvernement devra tôt ou tard définir l’avenir du mix énergétique – et donc la part de l’atome civil par rapport aux autres sources de production d’électricité.
De son côté, EDF-Framatome présentera d’ici à 2020 un « EPR optimisé », un réacteur de troisième génération censé être aussi sûr mais moins coûteux (autour de 6 milliards d’euros) que la première version construite en France, en Finlande, en Chine et depuis peu au Royaume-Uni. C’est lui qui serait en priorité construit en France, avant d’être proposé aux électriciens étrangers.

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Enfin, EDF devra aussi mener à bien le chantier des deux EPR d’Hinkley Point (Royaume-Uni). Après les dérives financières de Flamanville, il n’a pas droit à l’erreur compte tenu des sommes en jeu : 22 milliards d’euros, dont les deux tiers à sa charge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le groupe de TV payante, filiale de Vivendi, a enregistré une stabilisation de son chiffre d’affaires en 2017, même si elle continue à perdre des abonnés.
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Canal+ : l’hémorragie de clients se poursuit en France

Le groupe de TV payante, filiale de Vivendi, a enregistré une stabilisation de son chiffre d’affaires en 2017, même si elle continue à perdre des abonnés.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h10
    |

            François Bougon








                        



   


« La transformation en France est en train de payer. » Lors de la présentation des résultats annuels jeudi 15 février, le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, s’est félicité du redressement en cours de sa filiale Canal+, qui a enregistré en 2017 une stabilisation de son chiffre d’affaires : 5,25 milliards d’euros (+ 0,3 % sur l’année).
Près de quatre ans après son acquisition par le groupe de Vincent Bolloré, la chaîne de TV payante continue à perdre des abonnés en France, mais à un rythme moins soutenu que précédemment : 300 000 abonnés en moins en 2017 – pour un total de 4,95 millions à la fin de l’année – après 492 000 perdus en 2016. Ce recul est compensé ceux qui ont souscrit une offre par des opérateurs comme Free et Orange (+ 189 000, à 3,1 millions d’abonnés fin 2017). Ils sont cependant moins rentables pour le groupe.
Autre facteur de satisfaction pour les dirigeants, le taux de résiliation a légèrement baissé à la faveur de la refonte totale des offres : en échange de prix plus attractifs, les abonnés s’engagent sur vingt-quatre mois. « Nous avons une tendance positive », a soutenu le directeur financier de Vivendi, Hervé Philippe. Le revenu net par abonné a également progressé, à 45,7 euros contre 45,3 un an auparavant. C’est à l’étranger que le groupe connaît ses plus fortes progressions, en particulier en Afrique, où la chaîne a gagné 693 000 abonnés.

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Accusations d’ingérence éditoriale
L’année 2017 a également été marquée par la fermeture du centre d’appels clientèle de Saint-Denis et la restructuration de celui de Rennes. Après son rachat par Vincent Bolloré en juin 2014, Canal+, en difficulté, avait mis en place un « plan de transformation » avec l’objectif de revenir à l’équilibre. Vendredi, les analystes de Raymond James ont jugé « crédible » un redressement en 2018-2019, avec des prévisions pour l’ensemble du groupe Canal+ d’un ebita (équivalent du résultat brut d’exploitation) de 450 millions d’euros en 2018 (+ 23 %) et de 500 millions en 2019 (+ 11 %).

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Mais si le rétablissement est amorcé, les polémiques provoquées par les accusations d’ingérences éditoriales après l’arrivée de l’homme d’affaires ne semblent pas totalement écartées. Reçue le 6 février par le comité d’éthique de Canal+, une délégation de Reporters sans frontières (RSF) a fait part de ses préoccupations à ce sujet. Des inquiétudes renouvelées dans un courrier adressé jeudi à ce comité par le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, qui évoque notamment la diffusion d’un publireportage promotionnel sur le Togo, où le groupe Bolloré est fortement présent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ L’essor de la plate-forme de location aurait soustrait 13 500 appartements du marché. Il perturberait aussi le secteur hôtelier avec 4 700 « hôtels fantômes ».
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A New York, l’essor d’Airbnb déséquilibre le marché locatif

L’essor de la plate-forme de location aurait soustrait 13 500 appartements du marché. Il perturberait aussi le secteur hôtelier avec 4 700 « hôtels fantômes ».



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h09
    |

            Jérôme Porier








                        



   


L’université canadienne Mac Gill, basée à Montréal, a publié le 30 janvier la première étude approfondie évaluant l’impact du développement d’Airbnb dans une grande ville. Cette étude est intitulée : « Le coût élevé des locations de court terme à New York ». Première observation, les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur à New York. Presque la moitié (45 %) des logements proposés sur le site en 2017 ne respectait pas la loi.
Louer un appartement indépendant n’est pas légal dans 87 % des cas
Depuis 2010, la location d’un appartement de moins de trente jours est illégale à New York dans les immeubles comprenant trois appartements ou plus si le propriétaire n’est pas présent pendant toute la durée du séjour. Ce qui signifie que louer une chambre dans son logement est généralement légal, mais que louer un appartement indépendant ne l’est pas dans 87 % des cas, sachant que les trois quarts des habitations proposées à la location sur Airbnb en 2017 étaient des logements entiers.

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L’essor d’Airbnb aurait ainsi soustrait 13 500 appartements du marché locatif de long terme à New York. Sur ce total, 12 200 seraient des logements indépendants loués au moins 120 jours par an, et 5 600 seraient loués au moins 240 jours par an. En réduisant l’offre de logement, Airbnb aurait provoqué une inflation de 1,4 % du loyer moyen à New York au cours des trois dernières années. Cette évolution représente un surcoût de loyer annuel de 380 dollars pour un candidat à la location en 2018, et plus de 700 dollars à Manhattan.
« Gentrification raciale »
Par ailleurs, il existerait environ 4 700 « hôtels fantômes » à New York, c’est-à-dire de grands appartements proposant plusieurs chambres à la location sur Airbnb. Il s’agit pour leur propriétaire d’un moyen de contourner la loi. Ces locations auraient retiré 1 400 logements supplémentaires du marché locatif de long terme. A elles seules, ces pratiques seraient à l’origine de 28 % des revenus générés par Airbnb à New York. L’étude montre ainsi une forte concentration des revenus générés par le site : 10 % des propriétaires toucheraient 48 % des loyers.
En moyenne, la location de courte durée rapporte 55 % de plus que la location « classique » à New York. Presque trois cents propriétaires ont ainsi touché plus de 100 000 euros de loyers grâce à Airbnb en 2017. Pour les chercheurs de Mac Gill, le site serait « un instrument de gentrification raciale ». Reprenant les chiffres d’une étude publiée en mars 2017 par le site InsideAirbnb, ils expliquent que dans les soixante-douze quartiers de New York dont la population est majoritairement noire, les propriétaires blancs proposant leur logement sur Airbnb sont cinq fois plus nombreux que les noirs.
« Dans ces quartiers, 74 % des propriétaires présents sur Airbnb sont blancs et 14 % sont noirs », précisent-ils. Quand les revenus générés par les propriétaires blancs atteignent 160 millions de dollars, ils ne dépassent pas 48 millions de dollars pour les propriétaires noirs, même dans ces quartiers majoritairement noirs. Comme 80 % des habitants de ces quartiers sont noirs et 14 % sont blancs, la population noire potentiellement affectée par l’essor d’Airbnb est six fois plus nombreuse que la population blanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Après quinze ans de difficultés, le marché de la musique reprend des couleurs grâce au streaming. En témoignent les résultats record d’Universal qui font le bonheur de Vivendi.
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« Quand la musique est bonne »

Après quinze ans de difficultés, le marché de la musique reprend des couleurs grâce au streaming. En témoignent les résultats record d’Universal qui font le bonheur de Vivendi.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 11h23
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. En cuisine comme en musique, tout est affaire d’ingrédients et de proportions. Pour faire une bonne sauce, il convient d’abord de choisir une bonne base, compatible avec tous les palais. Par exemple, les Beatles, avec la réédition, en 2017, de l’album mythique Sgt. Pepper’s. Ajoutez-y ensuite une saveur à la mode, de celles qu’il ne faut pas rater, Taylor Swift ou Kendrick Lamar feront parfaitement l’affaire. Puis épicez généreusement à grandes pincées de Despacito, le tube de l’été. Et vous obtenez au bout du compte les résultats record d’Universal Music Group. Avec un résultat opérationnel de 761 millions d’euros, il représente plus des trois quarts des bénéfices de sa maison mère, le groupe français Vivendi.

Quand la musique est bonne, comme le chantait Jean-Jacques Goldman en 1982, tout est possible. Du moins l’était à cette époque bénie du CD roi. Entre-temps, l’industrie musicale a subi le plus grand choc de son histoire. Durant la première décennie de l’an 2000, le chiffre d’affaires de la profession a été divisé par deux tandis que le nombre de majors est passé de six à trois.
La recette du succès
A ce jeu, le numéro un, Universal, a été le principal consolidateur, absorbant, en 2011, son concurrent EMI. Ce n’est qu’à partir de 2016 que le secteur s’est remis à fabriquer de la croissance, grâce notamment au streaming, qui a inventé un nouvel usage de la musique et un modèle économique fondé non plus sur la vente d’un produit, un disque ou une chanson téléchargée, mais sur un abonnement mensuel. En 2017, les ventes liées à cette pratique ont augmenté de plus de 35 % pour Universal.
Et ce n’est pas Universal et ses recettes soigneusement élaborées qui ont sauvé le secteur mais un jeune suédois de 34 ans, Daniel Ek. Le fondateur de Spotify a réussi l’exploit d’imposer son modèle d’abord en Europe puis aux Etats-Unis. Avec près de 70 millions d’abonnés payants, il est deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La firme au losange, qui a présenté vendredi un chiffre d’affaires pour 2017 en hausse de près de 15 %, n’avait jamais vendu autant de véhicules de son histoire.
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Renault annonce des résultats financiers historiques

La firme au losange, qui a présenté vendredi un chiffre d’affaires pour 2017 en hausse de près de 15 %, n’avait jamais vendu autant de véhicules de son histoire.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 10h41
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Le groupe Renault n’avait jamais vendu autant de véhicules de son histoire, à près de 3,8 millions d’unités (+ 8,5 %). Une croissance qui ne se fait pas en sacrifiant les marges, au contraire. Le constructeur a présenté, vendredi 16 février, un chiffre d’affaires pour l’année 2017 de 58,8 milliards d’euros, en hausse de 14,7 %, avec à la clé une marge opérationnelle de 6,6 % contre 6,4 % en 2016.
En ne tenant pas compte des résultats de sa filiale russe Avtovaz, la marge serait encore meilleure, à 6,8 %. « Pour le groupe Renault, 2017 a été une nouvelle année record », s’est ainsi félicité le PDG Carlos Ghosn. Si l’on se penche sur la seule rentabilité de l’automobile (hors financement automobile), celle de la firme au losange atteint 5,1 %. Cela reste plus modeste que celle de ses concurrents généralistes, d’ores et déjà au-dessus de 6 % de marge d’exploitation.
Un bénéfice replet
La progression des ventes explique bien sûr ces très bons résultats, car elle apporte 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2017. Renault, Dacia ou Avtovaz vendent bien plus de voitures et, en outre, ces marques gagnent davantage d’argent par véhicule vendu.
La croissance des revenus de la société tient aussi à d’autres facteurs. D’abord, les ventes de composants ou la fabrication pour ses partenaires Nissan ou Daimler. Le groupe français a réalisé environ 7,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour ses alliés, soit près de 15 % de ses revenus. C’est une progression de 1,3 milliard d’euros en 2017. De même, grâce aux synergies avec ces mêmes alliés, Renault a encore baissé ses coûts, notamment en matière de recherche et développement ou de logistique.

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Au-delà d’un solide chiffre d’affaires, Renault affiche un bénéfice plus que replet, à 5,2 milliards d’euros, en croissance de près de 50 % sur un an. Depuis 2001, le résultat net du groupe est gonflé par sa participation dans Nissan. Et cette année, cela ne fait pas exception avec un apport du constructeur japonais de 2,8 milliards d’euros, en progression de 1,2 milliard d’euros sur un an ! Le Losange peut remercier le président Donald Trump. Sa réforme fiscale a permis de renforcer significativement les résultats financiers du groupe nippon aux Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Pour le PDG, Jean-Marc  Janaillac, les demandes des syndicats appelant à la grève le 22 février ne sont pas «  raisonnables  ».
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«  Air France-KLM reste moins rentable que ses concurrents  »

Pour le PDG, Jean-Marc  Janaillac, les demandes des syndicats appelant à la grève le 22 février ne sont pas «  raisonnables  ».



Le Monde
 |    16.02.2018 à 10h40
    |

            Dominique Gallois (propos recueillis)








                        



                                


                            

Entretien
Pour la troisième année consécutive, Air France-KLM a enregistré en 2017 des résultats positifs, en hausse de 42 % pour 2017 à 1,488 milliard d’euros. « Nous avons repris de l’altitude, ce qui est une bonne chose en cas de turbulences », estime son PDG, Jean-Marc Janaillac, lors de la présentation des résultats, vendredi 16 février.
Comment analysez-vous les résultats d’Air France-KLM ?
Ce fut une très bonne année d’un point de vue économique, financier et stratégique. Nous avons enregistré une hausse de la fréquentation de nos lignes, portée par la reprise mondiale mais aussi par un retour vers la France de la clientèle étrangère qui l’avait délaissée après les attentats de 2015. Si la croissance a été assez vigoureuse sur nos vols long-courriers et en Europe, nous subissons sur le marché domestique l’ouverture des nouvelles lignes à grande vitesse (LGV) vers Bordeaux et Rennes. Notre activité cargo, sinistrée jusqu’alors, a redémarré. Enfin, dans notre troisième métier – la maintenance –, nous réalisons désormais plus de la moitié de l’activité pour d’autres compagnies. Les résultats du groupe se sont améliorés avec une hausse de 42 % du résultat opérationnel. L’entrée au capital de l’américain Delta et de China Eastern, ainsi que l’amélioration des résultats ont permis de réduire notre endettement de 2 milliards d’euros pour le ramener à 9 milliards. Avec Delta et Virgin Atlantic, nous renforçons notre présence sur les vols transatlantiques et détenons 30 % du marché. Avec notre partenariat chinois, nous serons leader à Shanghaï et bien placés pour être installés dans le futur grand aéroport de Pékin.
Le redressement est donc bien engagé…
La première étape du plan « Trust Together », lancé fin 2016, a permis de consolider nos bases et donne de premiers résultats. Toutefois, la rentabilité d’Air France-KLM est encore nettement inférieure à celle de ses...




                        

                        

