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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’homme politique néerlandais, célèbre pour sa longévité à la tête du pays, est mort le 14 février, à l’âge de 78 ans
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Ruud Lubbers, ex-premier ministre des Pays-Bas, est mort

L’homme politique néerlandais, célèbre pour sa longévité à la tête du pays, est mort le 14 février, à l’âge de 78 ans



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h12
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Ses compatriotes l’avaient baptisé « le Sphinx ». Ruud Lubbers fut effectivement un homme mystérieux, surtout célèbre pour avoir été, durant près de douze années, premier ministre des Pays-Bas. Une performance inégalée dans un pays où les coalitions vécurent ensuite des périodes très agitées. Ce pragmatique, né le 7 mai 1939, à Rotterdam, et formé à l’école des jésuites, était réputé pour sa capacité à inventer des solutions à tous les problèmes. Il est mort le 14 février, à Rotterdam, à l’âge de 78 ans.
Il est encore peu connu du grand public quand ses collègues de l’Appel chrétien-démocrate (CDA), le parti qui domina longtemps la vie publique néerlandaise, le propulsent au premier plan. Les Pays-Bas ne sont pas, à l’époque, les champions de la flexibilité, de l’austérité budgétaire et des exportations record. Comme d’autres Etats européens, ils doivent gérer le déclin de secteurs industriels traditionnels comme la construction navale ou le textile.
Un « jeune homme d’affaires au sens pratique »
Ministre de l’économie dans le cabinet dirigé, entre 1973 et 1977, par le socialiste Joop Den Uyl, Ruud Lubbers se prépare alors à être l’artisan de grandes réformes. Ce conservateur a aussi démontré son ouverture d’esprit en se rangeant à l’idée défendue par la gauche d’une légalisation des drogues douces, une décision qui fit scandale ailleurs en Europe.
En 1982, il devient premier ministre et, assez rapidement, le monde anglo-saxon salue les performances de cet adepte revendiqué du concept de « no-nonsense », à savoir une politique « orientée résultats » ne s’embarrassant pas de considérations inutiles. Dans ses mémoires, Margaret Thatcher le qualifie de « jeune homme d’affaires au sens pratique » et s’étonne qu’un dirigeant continental la dépasse en audace en abaissant d’un seul coup les salaires des agents de la fonction publique de 3,5 %, histoire d’attaquer de front la question du déficit budgétaire.
Les grèves consécutives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ La peintre allemande est invitée à Rome avec la plasticienne italienne Tatiana Trouvé.
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Katharina Grosse ressuscite les pins parasols de la Villa Médicis

La peintre allemande est invitée à Rome avec la plasticienne italienne Tatiana Trouvé.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 16h13
    |

                            Emmanuelle Lequeux (Rome)








                        



                                


                            

Les pins parasols de la Villa Médicis, c’était comme une signature dans le ciel de Rome. S’élançant de la colline de la Trinité-des-Monts, ils faisaient partie de l’ADN de l’institution, enclave française en Italie. Mais voilà, un jour, il a fallu se résoudre à abattre ceux qui étaient malades et menaçaient de contaminer le parc. « Pour les Romains, c’était un peu comme si on leur arrachait le cœur », confie Chiara Parisi, chargée de la programmation artistique à la Villa, sous la direction de Muriel Mayette.

Les artistes peuvent-ils réparer ce genre de blessure ? La Franco-Romaine en est convaincue. Mais elle a tout de même été épatée par la proposition de Katharina Grosse, qu’elle avait invitée en duo avec la plasticienne italienne Tatiana Trouvé : la peintre allemande, experte en débordements en tout genre, s’est emparée des souches des pins arrachés, elle les a aspergées de peinture, avant de les traîner jusqu’aux salles d’exposition. Elles y sont désormais disposées en une sorte de bûcher joyeux, enflammées de pigments.
Etre dans la peinture, plutôt que devant : voilà l’expérience que propose la plasticienne, réputée pour ses interventions colossales et qui joue souvent à l’échelle de la ville plutôt que du chevalet. Etre sur la peinture, plutôt que devant : un escalier recouvert d’un tissu polychrome y invite, aussi pétulant que casse-gueule. Pluie de pourpre, vagues carmin, plis et replis émeraude, cette toile convoque le corps tout entier et mène vers les œuvres de sa complice Tatiana Trouvé. « Nos deux univers sont formellement très éloignés, mais nous partageons beaucoup d’affinités, et une vraie amitié », résume l’artiste, qui s’était faite discrète depuis sa somptueuse rétrospective au Mamco de Genève, en 2014.
Avec le feu de la peinture
Quand Grosse couvre de couleurs, Trouvé compose en transparences ; quand la première joue avec le feu de la peinture, la seconde manipule fer, verre, et imaginaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Depuis octobre, l’ex-premier ministre a retrouvé une influence en Espagne. Il est devenu le plus fervent défenseur de l’unité espagnole face aux séparatistes catalans.
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Manuel Valls, Ibère médiatique


                      Depuis octobre, l’ex-premier ministre a retrouvé une influence en Espagne. Il est devenu le plus fervent défenseur de l’unité espagnole face aux séparatistes catalans.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h05
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                              

                        

Ils se sont bousculés pour être sur la photo avec Manuel Valls. La numéro deux du gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaria, la secrétaire générale du Parti populaire (PP, droite au pouvoir) et ministre de la défense María Dolores de Cospedal ou encore le ministre de l’intérieur, Juan Ignacio Zoido, ont fait le déplacement à Saint-Sébastien, ce samedi 3 février, pour assister à l’hommage rendu à l’ancien premier ministre français. L’ex-chef du gouvernement José María Aznar et son épouse, Ana Botella, qui fut maire de Madrid, étaient là aussi. Sans oublier le porte-parole de la formation libérale et antinationaliste Ciudadanos, Juan Carlos Girauta, la secrétaire générale du Parti socialiste basque, Idoia Mendia, et même le président de la petite formation d’extrême droite Vox, Santiago Abascal.
Un tel cortège pour assister à la remise du prix Gregorio-Ordóñez, du nom d’un député conservateur basque assassiné par les séparatistes d’ETA en 1995, décerné cette année à Manuel Valls, c’est tout simplement exceptionnel.
« Le séparatisme est la pire chose qui peut arriver à une démocratie. » Manuel Valls
Depuis que la crise catalane a explosé, le député de l’Essonne a retrouvé de l’autre côté des Pyrénées une part de l’influence, ou du moins de l’intérêt médiatique, qu’il a perdu en France. Ses prises de position tranchées contre la « sédition » des indépendantistes catalans, en faveur du respect de « l’Etat de droit » et de la Constitution, sur les dangers du nationalisme et du séparatisme, en défense de « la démocratie espagnole » en ont fait l’un des plus fervents défenseurs de l’unité de l’Espagne. Un ancien premier ministre français né à Barcelone, qui parle espagnol et catalan, connaît le sujet personnellement et y apporte une dimension internationale pour en conclure que « le séparatisme est la pire chose qui peut arriver à une démocratie » : les unionistes ne pouvaient pas rêver meilleur ambassadeur.

La...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Les dirigeants européens divergent sur l’opportunité de relancer le processus d’adhésion des pays de la région, alors que Serbie, Monténégro, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine et Kosovo affrontent de multiples crises.
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Balkans : L’UE face au dilemme de l’élargissement

Les dirigeants européens divergent sur l’opportunité de relancer le processus d’adhésion des pays de la région, alors que Serbie, Monténégro, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine et Kosovo affrontent de multiples crises.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h11
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Morne ambiance. A Strasbourg, mardi 6 février, la salle de presse du Parlement européen est aux trois quarts vide, tandis qu’à Bruxelles, dans celle de la Commission, connectée en visioconférence, l’assistance est encore plus clairsemée. Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères, présente sa « Stratégie pour les Balkans occidentaux » sur laquelle la Commission a tenté de maintenir un peu de suspense, même si une bonne partie des documents a déjà été éventée.
Mme Mogherini évoque une perspective « potentielle » d’adhésions en 2025, surtout pour la Serbie et le Monténégro, déjà officiellement candidats. Quatre autres pays (l’Albanie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine) sont concernés mais, pour eux, la perspective est plus éloignée encore. Six « projets de coopération » sont aussi à l’ordre du jour, pour le renforcement de l’Etat de droit, l’aide à la construction de réseaux de transport et de communication, l’énergie, etc.
Corruption galopante
Le tout est assorti d’un appel aux réformes et à la réconciliation avec une aide de 500 millions d’euros pour la période 2018-2020. L’intégration de ces Etats, faiblement développés au plan économique, à la démographie déclinante et en proie à une corruption galopante, serait une « nécessité continentale », à en croire Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, qui la laissera en héritage à son successeur, son mandat s’achevant à la fin de 2019.

Mais l’accueil est réservé : les grandes capitales ont d’autres soucis et, en réalité, personne ne juge réaliste la date de 2025. Tous les pays des Balkans occidentaux sont en fait censés mener d’indispensables réformes pour assurer la stabilité politique, assainir la justice et la fonction publique, éradiquer la corruption, faire respecter les normes et valeurs européennes, etc. « Vaste programme, non ? », sourit un spécialiste du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Monténégro, Serbie, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo : l’avancement des négociations d’adhésion diverge considérablement d’un Etat à l’autre.
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Balkans : six pays en ordre dispersé

Monténégro, Serbie, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo : l’avancement des négociations d’adhésion diverge considérablement d’un Etat à l’autre.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h10
    |

            Jean-Baptiste Chastand et 
Benoît Vitkine








                        



                                


                            

Les pays des Balkans ne faisant pas encore partie de l’Union européenne (UE) représentent une population d’un peu moins de 18 millions d’habitants, équivalente à celle des Pays-Bas ou de la Roumanie, mais répartie entre six Etats. Cinq d’entre eux faisaient partie de la Yougoslavie avant les guerres des années 1990. Si la région s’est désormais largement stabilisée, les différentes communautés entretiennent toujours des relations tendues. La corruption et l’Etat de droit constituent des problèmes récurrents, même si l’avancement des négociations d’adhésion diverge considérablement d’un pays à l’autre.
LES PLUS AVANCÉS
Monténégro
Pays le plus riche de la région, le Monténégro fait figure de premier de la classe dans les Balkans occidentaux. Candidat à l’adhésion depuis 2010, ce pays de 600 000 habitants, indépendant depuis 2006, a ouvert trente chapitres de négociation avec l’UE sur les trente-cinq que compte la feuille de route de l’adhésion. Le non-respect de l’Etat de droit, la corruption et le crime organisé restent les principaux points noirs de la candidature monténégrine. L’adhésion de Podgorica à l’OTAN, entérinée en 2016, a aussi montré combien le thème de « l’intégration euro-atlantique » reste sensible à l’intérieur même du Monténégro, où des manifestations contre l’Alliance atlantique ont régulièrement lieu. Le poids économique de la Russie a sensiblement diminué dans le pays ces dernières années, mais Moscou y conserve de nombreux partisans.
Serbie
Avec douze chapitres ouverts sur trente-cinq, la Serbie, candidate depuis 2012, avance rapidement. Mais la Commission européenne rappelait en février que l’objectif affiché de 2025 restait « extrêmement ambitieux ». Les progrès de Belgrade doivent beaucoup à Aleksandar Vucic, au pouvoir depuis 2014 comme premier ministre, puis président. Cet ancien dirigeant ultranationaliste a fait de l’adhésion à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Selon  le diplomate britannique, la sortie  du Royaume-Uni de l’Union européenne est une opération « perdant-perdant » dans un monde déjà fracturé.
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Peter Ricketts « Le Brexit impose au Royaume-Uni de repenser sa place dans le monde »

Selon  le diplomate britannique, la sortie  du Royaume-Uni de l’Union européenne est une opération « perdant-perdant » dans un monde déjà fracturé.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h08
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 13h16
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Ambassadeur du Royaume-Uni en France entre 2012 et 2016, Peter Ricketts, 65 ans, siège aujourd’hui à la Chambre des lords. Haut diplomate proeuropéen et francophile écouté, Lord Ricketts a auparavant exercé les fonctions de secrétaire général du Foreign Office (2006-2010) puis de conseiller national pour la sécurité sous le gouvernement du conservateur David Cameron, le premier ministre qui a accepté, puis perdu, le 23 juin 2016, le référendum sur le Brexit.
En isolant le Royaume-Uni, le Brexit met-il en cause sa place dans le monde ?
Honnêtement, je ne pense pas que nous sommes en train de perdre notre place dans le monde. Bien sûr, le Brexit va changer beaucoup de choses. Mais, en même temps, nous restons membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et, avec la France, nous sommes les deux seuls pays européens dotés de l’arme nucléaire et d’une volonté politique d’agir dans le monde. Je ne vois pas pourquoi le Brexit diminuerait notre capacité ou notre volonté d’être un pays actif dans le soutien à la sécurité internationale.
Tout de même, avec la sortie de l’Union européenne (UE) et l’éloignement des Etats-Unis de Donald Trump, on a l’impression que le Royaume-Uni se cherche une nouvelle place dans le monde…
Le Brexit est un énorme changement de contexte et de cap. Dans l’immédiat, il absorbe tout l’oxygène du système politique. Il ne laisse ni temps ni énergie pour prendre des initiatives de politique étrangère. A moyen terme, il nous impose une réflexion profonde sur notre place dans le monde. Les deux piliers de notre politique étrangère depuis 1945 étaient l’Europe et les Etats-Unis. Or le Brexit change le contexte européen et les Etats-Unis diminuent leur rôle dans le système international multilatéral. Nous devons donc repenser les bases de notre stratégie.C’est un vrai pari.
Sur quels piliers refonder votre stratégie ?
Comme la France, nous avons toujours...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les associations parviennent de plus en plus à peser sur les décisions européennes, mais face aux lobbies, leurs victoires sont souvent momentanées.
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A Bruxelles, le nouveau pouvoir des ONG face aux lobbies

Les associations parviennent de plus en plus à peser sur les décisions européennes, mais face aux lobbies, leurs victoires sont souvent momentanées.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h08
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Janvier 2018, la première cession plénière de l’année au Parlement européen s’annonce sans grand relief : la machine législative communautaire tourne encore au ralenti. Soudain, bénéficiant de ce trou d’air bruxellois, le sujet « pêche électrique » s’impose, captant toute l’attention des médias.
En quelques jours, les eurodéputés basculent. Réunis à Strasbourg, le 16 janvier, ils rejettent à une très large majorité une dérogation de la Commission européenne autorisant cette pêche jugée destructrice pour la faune sous-marine. Tous les élus de la délégation du parti Les Républicains (LR), pourtant réputés plus sensibles aux lobbies industriels que d’autres, votent contre.
L’association Bloom, fondée en 2005 par Claire Nouvian, récolte les fruits d’un travail acharné. « On a bossé comme des fous, on s’est couché à 4 heures du matin pendant des semaines », témoigne la jeune femme, auteure du livre à succès Abysses (Fayard, 2006).
Avec une toute petite équipe, dotée de la « même motivation de malade » qu’elle, Mme Nouvian a utilisé tous les relais possibles : question prioritaire à la Commission, pétition en ligne, mobilisation des pêcheurs artisans, manifeste de chefs cuisiniers, et même une performance « artiviste » au siège bruxellois du Parlement européen, juste avant le vote décisif de janvier.

Un usage habile des réseaux sociaux
Bloom n’est pas un cas isolé. Depuis quelques années, des organisations non gouvernementales (ONG) parviennent à peser sur les décisions européennes. Disposant d’une solide expertise, d’un sens du timing médiatique, d’une bonne connaissance de la machinerie communautaire, et d’un usage habile des réseaux sociaux, ces associations ont réussi à renverser en partie le rapport de force, dans la capitale de l’Union, réputée pour être la deuxième ville concentrant le plus de lobbies privés au monde.
Transport & Environnement appartient à ce club encore...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le PIB a progressé de 2,7 % en 2017, tandis que le taux de chômage baisse rapidement.
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La croissance portugaise est au plus haut depuis dix-sept ans

Le PIB a progressé de 2,7 % en 2017, tandis que le taux de chômage baisse rapidement.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h22
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Pour l’homme comme pour son pays, c’est une consécration. Le 22 janvier, Mario Centeno a présidé sa première réunion à la tête de l’Eurogroupe, après avoir œuvré pendant deux ans au redressement de l’économie lusitanienne. L’ancien ministre des finances portugais peut se targuer d’avoir laissé un bilan impeccable : en 2017, le produit intérieur brut du Portugal a progressé de 2,7 %, au plus haut depuis dix-sept ans, selon les chiffres officiels publiés mercredi 14 février. C’est plus que la moyenne enregistrée dans la zone euro, à 2,5 %. 

« Le Portugal est rentré dans le peloton de tête des pays européens à croissance dynamique », souligne Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas. « Tous les moteurs de l’économie sont repartis ; l’optimisme est de retour autant du côté des ménages que des entreprises », ajoute Diogo Teixeira, du fonds Optimize, à Lisbonne. Mieux : le pays a le vent en poupe parmi les investisseurs étrangers. « Depuis 2015, de plus en plus de groupes internationaux implantent des centres de services chez nous, créant des emplois qualifiés », se félicite-t-on à l’AICEP, l’agence pour l’investissement du pays.

Ces derniers mois, BNP Paribas et Natixis ont ainsi délocalisé une partie de leurs activités à Lisbonne. Volkswagen va accroître les capacités de production de son usine Autoeuropa, au sud de la capitale : elles passeront de 85 000 unités en 2016 à 200 000 cette année. Et les obligations souveraines portugaises, longtemps reléguées au purgatoire des investissements risqués par les grandes agences de notation, ont de nouveau les faveurs des marchés. Aujourd’hui, les taux à dix ans évoluent autour de 2 %, comme ceux de l’Italie. Au plus fort de la crise, en 2012, ils culminaient à plus de 15 %…
Redressement des exportations
Ces bons résultats tiennent pour beaucoup au redressement des exportations, qui ont bondi de 10 % en 2017. Elles pèsent aujourd’hui près...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Varsovie veut punir la négation d’un « génocide » attribué à des nationalistes réhabilités par Kiev.
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Lois mémorielles : l’Ukraine et la Pologne se fâchent sur la seconde guerre mondiale

Varsovie veut punir la négation d’un « génocide » attribué à des nationalistes réhabilités par Kiev.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h48
    |

                            Intérim (Varsovie, correspondant) et 
Benoît Vitkine








                        



                                


                            

La Pologne ne se contente pas de vouloir pénaliser, à propos de la Shoah, « l’attribution à la nation ou à l’Etat polonais, en dépit des faits, de crimes contre l’humanité ». Très contestée, la loi mémorielle adoptée début février par la majorité PiS (Droit et justice) au pouvoir punit également la négation des « crimes commis par les nationalistes ukrainiens ou les membres de formations ukrainiennes ayant collaboré avec le IIIe Reich allemand ». Des dispositions moins remarquées, mais qui suscitent de vives tensions avec l’Ukraine. Le président ukrainien Petro Porochenko dénonce un texte « biaisé » qui contrevient, selon lui, aux principes régissant le partenariat stratégique entre Kiev et Varsovie.

Au grand dam de Varsovie, les autorités de Kiev cherchent à réhabiliter certains groupes nationalistes qui ont « combattu pour l’indépendance de l’Ukraine au XXe siècle ». Parmi eux figurent l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et son bras armé, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), toutes deux considérées par la Pologne comme coupables de génocide.
La querelle n’est pas seulement historique, car la surenchère de textes mémoriels adoptés depuis deux ans par les Parlements des deux pays contribue à dégrader les relations polono-ukrainiennes, alors même que Varsovie est censé être l’avocat de Kiev au sein de l’Union européenne comme de l’OTAN.
L’OUN et l’UPA furent les bêtes noires du régime soviétique, qu’ils combattirent jusque dans les années 1950. Pendant la seconde guerre mondiale, elles s’allièrent un temps avec l’Allemagne nazie qui leur promettait un Etat, puis se retournèrent contre elle lorsque cette promesse s’évanouit.
Représailles
C’est à cette période sanglante que l’OUN et l’UPA commirent d’importants massacres de Polonais dans des régions contestées, habitées par de nombreux Ukrainiens mais placées sous l’autorité de la Pologne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Dix ans après l’indépendance du Kosovo, le contrôle du nord de la ville est toujours contesté par la Serbie.
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A Mitrovica, meurtre politique en zone de non-droit

Dix ans après l’indépendance du Kosovo, le contrôle du nord de la ville est toujours contesté par la Serbie.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 10h53
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Mitrovica, Kosovo, Envoyé spécial)








                        



                                


                            

« En serbe, nous avons un proverbe qui dit qu’on ne peut pas attraper de poissons si l’eau n’est pas claire. » Et en matière d’eaux troubles, Miroslav Ivanovic en connaît un rayon. D’abord, parce qu’il est juge à Mitrovica, cette ville du nord du Kosovo divisée en deux le long des eaux sombres de la rivière Ibar qui sépare les Serbes (au nord) des Albanais (au sud). Depuis la guerre d’indépendance du Kosovo en 1998-1999, les quelques kilomètres carrés du nord sont devenus une zone de non-droit au cœur des Balkans. Alors que le Kosovo s’apprête à fêter ses 10 ans d’indépendance, samedi 17 février, Pristina et Belgrade se disputent toujours l’autorité sur cette partie nord de la ville.
Dans cette zone de non-droit, le juge Ivanovic a perdu son frère, Oliver, mort sous les balles de mystérieux assassins qui lui ont tiré dessus, le 16 janvier, à son arrivée au siège de son parti Liberté, Démocratie, Justice, en plein cœur de Mitrovica-Nord. « J’avais peur pour mon frère mais je ne m’attendais pas à quelque chose comme ça », lâche le juge depuis les bureaux de ce parti, où il est venu chercher un peu de réconfort, tout de noir vêtu. Sa voix est rocailleuse, le débit lent, les termes pesés.

« Ces derniers temps, il dénonçait sans arrêt les problèmes de sécurité à Mitrovica. De ce point de vue, je pense que beaucoup de gens pouvaient avoir intérêt à le tuer », affirme le magistrat, en évitant soigneusement d’accuser qui que ce soit, Serbes ou Albanais. « Sa voiture avait été brûlée deux fois, ainsi que ses bureaux. Il a été tué par des professionnels », rappelle, à ses côtés, la vice-présidente du parti, Ksenija Bozovic, également vêtue de noir.
La trace du crime organisé
Tout, dans cette exécution qui a choqué l’ensemble du Kosovo, porte la trace du crime organisé. Politicien charismatique et séducteur, Oliver Ivanovic avait été pendant les années post-conflit le leader des Serbes du Kosovo. Parlant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Quelque 400 films seront projetés lors de la 68e édition du festival de cinéma, qui se met à l’heure du mouvement #metoo.
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Menu pantagruélique à la Berlinale

Quelque 400 films seront projetés lors de la 68e édition du festival de cinéma, qui se met à l’heure du mouvement #metoo.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 10h41
    |

                            Thomas Sotinel (Berlin, envoyé spécial)








                        



   


Bill Murray, Greta Gerwig, Bryan Cranston et Wes Anderson, acteurs et réalisateur de L’Ile aux chiens, ont foulé le tapis rouge pour l’ouverture de la 68e Berlinale, jeudi 15 février. L’information, dépourvue d’intérêt dans la liturgie ordinaire des festivals, a retenu l’attention : une pétition lancée par l’actrice Claudia Eisinger (qui joue entre autres dans la série Tatort) exigeait que le tapis soit noir, en signe de solidarité avec le mouvement #metoo. Dieter Kosslick, le directeur de la Berlinale, a décliné, déclarant que le festival « ne s’engagerait pas dans une politique des symboles ».
Enorme manifestation publique (environ 400 films projetés, presque un demi-million de billets vendus en 2017) et professionnelle (l’European Film Market), la Berlinale est sensible aux mouvements de l’époque. D’ici au 25 février, elle aura accueilli deux rencontres, consacrées l’une à l’égalité entre genres dans l’octroi des aides publiques à la création, l’autre à la lutte contre le harcèlement sexuel dans l’industrie cinématographique. Prenant la parole pendant la cérémonie d’ouverture, Monika Grütters, la commissaire fédérale aux arts et aux médias, a rappelé que l’Allemagne avait rendu obligatoire la parité dans les commissions qui attribuent les aides aux productions cinématographiques.
Quatre films de réalisatrice
Si le jury, présidé par le réalisateur allemand Tom Tykwer (Cours, Lola, cours), compte dans ses rangs trois femmes (l’actrice belge Cécile de France, la productrice américaine Adele Romanski et la critique américaine Stephanie Zacharek) et trois hommes (outre Tykwer, le musicien japonais Ryuichi Sakamoto et l’ex-directeur de la Filmothèque espagnole Chema Prado), quatre films sur les dix-neuf qui concourent pour l’Ours d’or ont été réalisés par des femmes, parmi lesquelles Emily Atef. L’Allemande présente Trois jours à Quiberon, qui raconte comment Romy Schneider accorda, en 1981, son ultime entretien à un journal allemand.
On attend aussi Unsane, de Steven Soderbergh, thriller hospitalier tourné avec un téléphone portable, et La Saison du diable, du Philippin Lav Diaz, qui, cette année présente un film moitié moins long que sa Berceuse pour le mystère de la douleur, projeté pendant huit heures à la Berlinale 2016. La France est représentée par Benoît Jacquot, pour une nouvelle adaptation d’Eva, le roman de James Hadley Chase, et Cédric Kahn, avec La Prière, qui suit les efforts d’un jeune toxicomane pour s’arracher à l’addiction, au sein d’une communauté catholique.
Foisonnement des sections parallèles
Il faudra aussi chercher dans le foisonnement des sections parallèles, Panorama et Forum. On y repère quelques noms connus : Claire Simon, avec Premières Solitudes, les Suisses Ursula Meier et Lionel Baier, le documentariste congolais Dieudo Hamadi, avec Kinshasa Makambo, tourné pendant les affrontements qui suivirent la réforme constitutionnelle imposée par le président Kabila. Ce menu pantagruélique est complété par une rétrospective du cinéma de la République de Weimar mêlant noms connus (G.W. Pabst, Leni Riefenstahl) et redécouvertes.
Avant de se jeter dans ce grand bain, il était salutaire de se rafraîchir avec L’Ile aux chiens. Les vedettes présentes dans la grande salle de la Marlene-Dietrich-Platz n’étaient pas à l’écran, puisque Wes Anderson s’est contenté de leur demander de prêter leur voix. Ce film d’animation situé dans un Japon futuriste emprunte à toute l’histoire du cinéma nippon, de Kurosawa à Miyazaki, pour livrer un conte moral où les chiens doivent se révolter afin de regagner leur place de meilleur ami de l’homme. L’Ile aux chiens sortira en France le 11 avril.

Sur le Web : www.berlinale.de



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ En quatrième division il y a peu, l’ÖFK a affronté Arsenal en Ligue Europa. Son secret ? Développer les performances de ses joueurs grâce au théâtre, à la peinture et à un club de lecture.
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En Suède, le club d’Östersund est passé en première division grâce au théâtre


                      En quatrième division il y a peu, l’ÖFK a affronté Arsenal en Ligue Europa. Son secret ? Développer les performances de ses joueurs grâce au théâtre, à la peinture et à un club de lecture.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 14h58
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        
Une équipe de football, enchaînant jetés, chassés et pas de deux, dans une adaptation moderne du Lac des cygnes, de Tchaïkovski. L’image est irrésistible. Elle aurait pu rester une simple anecdote, un petit coup de com’ sympathique pour briser la réputation d’une discipline gâtée par l’obsession du fric et de l’image.
Sauf qu’à Östersund, en Suède, on en est convaincu : c’est bien grâce à une approche différente, fondée sur la culture, et au talent de l’entraîneur britannique Graham Potter que l’ÖFK (Östersunds Fotbollsklubb) est parvenu à se hisser parmi l’élite du foot suédois. Embourbé en quatrième division, il y a huit ans, le club s’est même qualifié pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa, la « petite » Coupe d’Europe.
Le 15 février, le club a ainsi accueilli Arsenal et ses stars internationales sur la pelouse synthétique de sa Jämtkraft Arena, avant un match retour à Londres le 22. Une petite consécration, après avoir déjà battu Bilbao, Berlin et Galatasaray. Quelques jours plus tôt, des employés s’affairaient dans les gradins, pour y dégager la neige, en attendant ce grand moment.

Un froid glacial s’est abattu sur la ville de 50 000 habitants, recouverte d’un épais manteau blanc. Dans cette ancienne cité militaire, à 400 km à peine au sud du cercle polaire, le seul événement sportif notable de l’année était, jusqu’à l’envol de l’ÖFK, une étape annuelle de la Coupe du monde de biathlon.
L’histoire de l’ÖFK commence en 1996, quand un groupe d’enthousiastes décide de créer une équipe capable d’évoluer en Superettan, la deuxième division suédoise. L’apprentissage est rude : quatre ans plus tard, le club est relégué en quatrième division, et la direction démissionne.
Mais un homme, Daniel Kindberg, ex-militaire et « serial entrepreneur » local, arrive en deus ex machina. Et il décide de fixer une barre encore plus ambitieuse, qui semble alors un peu farfelue : la qualification en Ligue des champions, soit...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La loi visant l’interdiction de l’expression « camps de concentration polonais » résulte en grande partie d’un faux pas politique. Mais elle confirme la volonté de Varsovie de vouloir réécrire l’histoire juge la philosophe Anna Zielinska.
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Pologne : « Plusieurs démons du passé se sont réveillés »

La loi visant l’interdiction de l’expression « camps de concentration polonais » résulte en grande partie d’un faux pas politique. Mais elle confirme la volonté de Varsovie de vouloir réécrire l’histoire juge la philosophe Anna Zielinska.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h36
    |

Anna Zielinska (Philosophe, université de Lorraine)







                        



                                


                            
Tribune. Comment une loi en apparence liberticide, interprétée comme interdisant de suggérer l’implication des Polonais dans la Shoah, a pu être votée par l’Assemblée nationale polonaise la veille de la célébration du 73e anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz ? Cette situation ubuesque mérite quelques éclaircissements sur la Pologne, un pays aussi déchiré entre deux conceptions du patriotisme et de son histoire que les Etats-Unis.
De fait, depuis des années, les médias internationaux emploient parfois l’expression : « les camps de la mort/de concentration polonais » (« Polish death camps »). Si nous savons tous que plusieurs camps de la mort situés en Pologne y ont été construits par les Allemands pour anéantir le peuple juif d’Europe, il faut justement s’arrêter sur la formule « peuple juif », ou encore « peuple polonais », alors qu’on ne dit jamais, ou presque, « peuple anglais » ou « peuple français ».

« Peuple », Narod, est une notion qui s’est développée dans le monde slave et dans les Balkans, des régions où l’identité d’un groupe culturel ne coïncidait qu’en partie avec l’identité étatique. Les frontières de l’Europe centrale et orientale ont toujours été en constant mouvement, comme en témoigne en particulier la construction curieuse de l’Empire austro-hongrois.
L’appartenance nationale
Ce terme de Narod ne désigne pas les représentants distincts d’un peuple, mais son esprit et sa continuité historique, quelque chose d’élevé qui dépasse les individualités. Une notion qui semble donc avoir plus de sens pour des conservateurs que pour des libéraux. Notons que le polonais connaît deux termes relatifs à l’appartenance nationale : obywatelstwo (nationalité au sens de citoyenneté) et narodowosc (nationalité au sens de l’appartenance à une communauté, qui, lors de recensements de la population, sert à distinguer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Les gouvernements britannique et américain ont publiquement accusé Moscou d’avoir créé le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé de graves dégâts en Europe.
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Virus NotPetya : Londres, Washington et leurs proches alliés accusent la Russie, qui dément

Les gouvernements britannique et américain ont publiquement accusé Moscou d’avoir créé le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé de graves dégâts en Europe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h18
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h03
    |

            Martin Untersinger








                        


Les Etats-Unis et plusieurs de ses plus proches alliés ont durci le ton face à la Russie dans le cyberespace : jeudi 15 février, ils ont accusé Moscou d’être derrière le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé, en juin, de graves dégâts en Europe.
Le ministère des affaires étrangères britannique a ouvert la voie dans un communiqué publié jeudi en début de matinée. Dans la soirée, la Maison Blanche lui a emboîté le pas. « [NotPetya] fait partie des efforts actuels du Kremlin pour déstabiliser l’Ukraine et montre encore plus clairement l’implication russe dans ce conflit. C’était aussi une cyberattaque dangereuse et sans discernement qui appelle des conséquences internationales », a accusé la Maison Blanche dans un bref communiqué. Le lendemain, le gouvernement australien faisait de même et désignait des « acteurs soutenus par le gouvernement russe » d’être responsables de NotPetya, « sur la base des analyses de ses services de renseignement et à travers une consultation avec les gouvernements britannique et américain ».
Les deux autres pays de l’alliance des Five Eyes — les cinq pays anglo-saxons qui collaborent très étroitement en matière de renseignement — ont eux aussi montré du doigt la Russie quoique de manière plus prudente. L’agence canadienne de renseignement électronique a simplement expliqué qu’elle estimait que des « acteurs situés en Russie » étaient responsables. Son homologue néo-zélandaise s’est contentée de relayer, dans un communiqué où chaque mot semble soigneusement choisi, les accusations de « ses partenaires internationaux ».
Les autorités russes ont rapidement répliqué aux accusations britanniques, dès jeudi matin, par la voix du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Ce dernier a « démenti catégoriquement » toute implication de son pays dans cette affaire, qualifiant les déclarations de Londres « dépourvues de preuves et infondées ». « Il ne s’agit de rien d’autre que de la continuation d’une campagne russophobe » a-t-il déclaré devant des journalistes.
Washington et ses alliés haussent le ton
L’attribution d’attaques informatiques reste une manœuvre rare, qui procède moins d’une certitude technique que d’une volonté politique de faire passer un message. D’ailleurs, aucun des Five Eyes n’apporte de preuve. Londres explique simplement s’appuyer sur une analyse réalisée par le Centre national de cybersécurité (NCSC), la division chargée de la protection numérique du pays placée au sein du GCHQ, leur puissant service de renseignement électronique. Le NCSC se dit « quasi certain » de la responsabilité russe. Selon le Washington Post, citant des documents confidentiels, la CIA serait parvenue dès le mois de novembre à la même conclusion.
La concomitance de ces accusations de ces très proches alliés marque un durcissement net du discours à l’égard de la Russie dans le champ informatique. Le ton virulent du communiqué américain — « l’armée russe a lancé la cyberattaque la plus destructice et coûteuse de l’histoire » — tranche avec la prudence du ton adopté par les autorités à l’époque où elles accusaient pourtant Moscou d’avoir interféré dans l’élection présidentielle. Le terme « attaque » ne figurait même pas dans les 14 pages du rapport déclassifié publié par les services de renseignement.
Le ton est tout aussi offensif du côté de Londres. Depuis Bruxelles, où il était réuni avec les 28 autres ministres de la défense de l’OTAN, le ministre britannique de la défense, Gavin Williamson, a accusé jeudi la Russie d’« affaiblir la démocratie, de démolir des vies en visant des infrastructures critiques et en militarisant l’information ». Pour le Royaume-Uni, cette décision s’inscrit dans une séquence de plusieurs mois où Londres n’a cessé d’élever la voix au sujet des attaques informatiques, spécifiquement à l’encontre de la Russie. La première ministre britannique, Theresa May, et le chef du NCSC, Ciaran Martin, ont affirmé publiquement dès le mois de novembre que la Russie « menaçait l’ordre international » notamment par le biais de « campagnes continues de cyberespionnage », selon les mots de Mme May. « Nous savons ce que vous faites, et vous n’y arriverez pas », avait-elle averti. Fin décembre, le développement par le GCHQ d’armes numériques pouvant être utilisées pour riposter à une grave attaque était rendu public. Quelques jours plus tôt, le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, en déplacement à Moscou, avertissait son homologue Sergueï Lavrov que son pays était prêt à répliquer à toute attaque informatique.
L’Ukraine, principale victime
Tariq Ahmad, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères chargé des questions de cybersécurité, a vu dans cette attaque la preuve du « mépris perpétuel » de Moscou vis-à-vis de la souveraineté ukrainienne.
Cela ne fait en réalité guère de doute : Kiev était la cible principale des auteurs de NotPetya. Le « patient zéro » était une entreprise ukrainienne. Un de ses logiciels très populaire dans le pays, MeDoc, a été utilisé pour diffuser ce qui est d’abord apparu comme un rançongiciel, un virus qui verrouille un ordinateur et demande une rançon en échange de la récupération des données.
Doté de capacités de réplication très avancées, il s’est propagé très vite dans tout le pays, touchant ensuite par ricochet de nombreuses entreprises en Europe et dans le monde, dont le géant de la livraison Fedex, l’entreprise de transport maritime Maersk ou Saint-Gobain en France.
Après analyse, il s’est révélé que NotPetya n’était en fait pas un rançongiciel classique, mais un virus destiné à détruire purement et simplement les données des ordinateurs infectés faisant des entreprises touchées des victimes collatérales d’une agression visant l’Ukraine. Selon un décompte réalisé par Le Monde, les dommages causés par ce logiciel s’élèvent au minimum à 1 milliard d’euros. Cette somme n’inclut pas les dégâts causés par NotPetya en Ukraine, où une myriade d’institutions et d’entreprises ont pourtant été frappées.

        Lire aussi :
         

                Le virus Petya a coûté plus d’un milliard d’euros aux entreprises



La France enquête
Si c’est la première fois que de grands pays occidentaux accusent la Russie d’être derrière NotPetya, plusieurs indices pointaient déjà dans cette direction. Dès les jours suivant la vague d’infection, les services de sécurité ukrainiens avaient accusé Moscou. La Russie avait déjà, à l’époque, nié toute implication.
Par ailleurs, peu de temps après que le logiciel a déboulé sur des milliers d’ordinateurs dans le monde entier, plusieurs entreprises spécialisées ayant analysé son code y ont repéré des similarités notables avec d’autres virus créés par des groupes de pirates suspectés d’être soutenus par le Kremlin.
La France s’est toujours refusé d’attribuer une cyberattaque. Le travail judiciaire — une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris — suit cependant son cours. Selon nos informations, les enquêteurs ont récemment, dans le cadre de leurs travaux, signé un protocole d’accord avec les services de renseignement ukrainiens pour accéder à leurs analyses au sujet de NotPetya.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Les vétérans de la guérilla contre la Serbie exigent la fin du tribunal créé pour élucider ces crimes.
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Dix ans après l’indépendance, les accusations de trafic d’organes hantent le Kosovo

Les vétérans de la guérilla contre la Serbie exigent la fin du tribunal créé pour élucider ces crimes.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h56
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Pristina, envoyé spécial)








                        



                                


                            

A ce moment de l’interview, les larmes lui montent aux yeux. Géant à la carrure impressionnante, l’ancien combattant de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) brandit son doigt : « Croyez-moi, au nom de tous mes amis qui ont été tués au combat, j’aurais aimé avoir des médecins capables de faire des prélèvements d’organes pour les sauver. J’aurais aimé avoir des médecins de ce niveau, parce que mes amis auraient été opérés. »
Les larmes de Nasim Haradinaj sont-elles sincères ? Le vice-président de l’association des vétérans de l’UCK rejette catégoriquement les accusations de trafic d’organes, contenues dans un rapport explosif du Conseil de l’Europe publié en 2010. Ces actes, qui auraient été commis, selon le rapport, par certains commandants de la guérilla albanophone pendant sa guerre contre la Serbie en 1998-1999, ne cessent de hanter la vie politique kosovare depuis vingt ans.
Et ils vont encore planer sur la célébration des dix ans d’indépendance, samedi 17 février. Depuis la fin décembre 2017, la majorité au pouvoir manœuvre, avec le soutien des vétérans, pour bloquer les travaux du tribunal spécial laborieusement mis en place à la suite du rapport. Créé en 2015 après de fortes pressions diplomatiques occidentales, ce tribunal au statut baroque – il est composé de juges internationaux basés à La Haye tout en restant entièrement de droit kosovar – devrait livrer prochainement ses premiers actes d’accusation. Ils pourraient déclencher un vaste choc dans le pays.
L’auteur du rapport, le Suisse Dick Marty, mettait en effet nommément en cause plusieurs anciens responsables de l’UCK, devenus des personnalités politiques de premier plan, comme l’actuel président Hashim Thaçi ou le président du Parlement Kadri Veseli. « Quand on lit le rapport, on voit bien que le principal mis en cause est Thaçi… Si ce n’est lui, au moins certains de ses proches vont être mis en accusation », estime Bekim Blakaj, directeur de l’ONG Humanitarian...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ La formation de Beppe Grillo est distancée dans les sondages par l’alliance des partis de droite.
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En Italie, le Mouvement 5 étoiles reste populaire mais a toujours du mal à s’imposer

La formation de Beppe Grillo est distancée dans les sondages par l’alliance des partis de droite.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h50
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Le chiffre varie assez peu, malgré les multiples rebondissements de la campagne : avec en moyenne 28 % d’intentions de vote, selon les dernières estimations des instituts de sondage, le Mouvement 5 étoiles (M5S) semble certes distancé par l’alliance des partis de droite – les pro-Berlusconi de Forza Italia sont autour de 17 %, la Ligue du Nord de Matteo Salvini est estimée à 14 % et les postfascistes de Fratelli d’Italia à 5 % –, mais il devrait être, au soir des élections du 4 mars, la première formation politique du pays.
Le phénomène, d’ailleurs, ne date pas d’hier : ni les débuts calamiteux de la maire de Rome Virginia Raggi, élue à l’été 2016, ni les luttes d’appareil des derniers mois n’ont eu de véritable effet sur le socle électoral de la formation protestataire, qui reste remarquablement stable. Même la moindre présence de son fondateur Beppe Grillo, qui s’est fait relativement discret depuis le début de la campagne, n’a pas pour l’heure érodé l’aura de ce mouvement particulièrement bien implanté dans le sud du pays, en Sicile et en Sardaigne.
Flagrant délit de mensonge
Mais la direction du mouvement est embarrassée par le scandale provoqué par les révélations de journalistes d’une émission télévisée satirique, Le Iene, qui ont pris en flagrant délit de mensonge au moins dix élus du M5S, accusés d’avoir falsifié les versements qu’ils se sont engagés à effectuer chaque mois auprès d’un organisme de microcrédit.
En soi, l’affaire n’a rien de répréhensible : légalement, rien n’oblige en effet les députés et sénateurs du mouvement à se délester eux-mêmes d’une part de leur salaire pour abonder ce fonds, qui a récolté plus de 23 millions d’euros depuis son lancement en 2013. Reste que ces comportements portent un coup à l’exemplarité que revendique à tout bout de champ le parti, et pourraient être dévastateurs auprès d’un électorat très attaché à l’idée de réduire le « coût de la politique ».

Les deux...




                        

                        


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Luigi Di Maio : « Le Mouvement 5 étoiles est pro-européen »

Le dirigeant de la formation de Beppe Grillo adopte un discours modéré avant les législatives du 4 mars en Italie.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h23
    |

            Jérôme Gautheret (Pomigliano d'Arco (Italie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le Mouvement 5 étoiles (M5S) n’a pas modifié le cours de sa campagne pour les législatives italiennes du 4 mars, après l’attentat raciste de Macerata, qu’il n’a pas cherché à exploiter. Un militant de la Ligue du Nord, Luca Traini, avait ouvert le feu dans les rues de la ville, le 3 février, blessant six migrants africains, en représailles contre le meurtre d’une jeune femme de 18 ans, pour lequel trois Nigérians sont soupçonnés. Les 11 et 12 février, Luigi Di Maio, 31 ans, dirigeant du mouvement fondé par Beppe Grillo, était de retour dans sa région, en Campanie, pour une série de rencontres. C’est là qu’il a accordé un entretien au Monde, à Pomigliano d’Arco, dans la maison de ses parents.
Après l’attaque de Macerata, le Mouvement 5 étoiles a semblé vouloir rester à l’écart de la polémique. Pourquoi ?
Ce qui s’est passé est une tragédie, pour cette jeune fille qui a été tuée et pour ce qu’a commis ensuite Luca Traini. Bien sûr qu’il fallait condamner ces actes, et nous l’avons fait, mais ensuite, il y a eu tant de spéculations politiques… La gauche et la droite ont cherché à faire campagne sur cette affaire. Pourquoi ? Parce que ces coalitions, aujourd’hui, ne représentent plus ni la gauche ni la droite. La droite a massacré les entreprises quand elle gouvernait, et la gauche a massacré les ouvriers quand elle était aux affaires. Alors il ne leur reste que ce genre d’histoires pour rassembler. De notre côté, nous avons appelé à rejeter les instrumentalisations, et nous en sommes restés là.
Que pensez-vous des alarmes en Italie sur le risque d’un retour du fascisme ?
Ce que je vois, c’est surtout le risque qu’il puisse y avoir des initiatives personnelles tragiques. Ce qui s’est passé à Macerata ne peut pas être justifié. Mais nous devons tenir compte du fait que le tissu social italien se désagrège, parce que l’immigration, comme la criminalité disons « italienne » et tous les problèmes...




                        

                        


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Oxfam : Desmond Tutu et le chanteur sénégalais Baaba Maal renoncent à leur rôle d’ambassadeur

Mardi soir, l’actrice et chanteuse britannique Minnie Driver avait été la première célébrité à abandonner son rôle d’« ambassadrice » de l’ONG touchée par un scandale sexuel.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h06
   





                        


L’archevêque sud-africain et Prix Nobel de la paix Desmond Tutu annonce, jeudi 15 février, qu’il renonce à son rôle d’ambassadeur mondial d’Oxfam. Dans un communiqué, M. Tutu se dit « profondément déçu par les accusations d’immoralité et de possible comportement criminel impliquant des travailleurs humanitaires » liés à l’ONG et « a donné instruction d’écrire à Oxfam International pour l’informer de sa démission de son rôle d’ambassadeur ».
Avant lui, le chanteur sénégalais Baaba Maal a annoncé sur la BBC sa démission de sa charge d’ambassadeur de l’ONG Oxfam, éclaboussée par un scandale sexuel. « Ce qui s’est passé, sur le plan humain, est répugnant et déchirant », a-t-il déclaré mercredi soir dans l’émission « BBC Newsnight ». « C’est très triste. Les personnes vulnérables, particulièrement les enfants, devraient toujours être protégées, a-t-il ajouté. De ce fait, je me dissocie immédiatement d’Oxfam. »
L’organisation non gouvernementale Oxfam sise en Grande-Bretagne est au centre d’un scandale à la suite des révélations sur le recours à des prostituées et de potentiels abus sexuels commis par certains membres de son personnel en Haïti, au Tchad et au Soudan du Sud, mais aussi dans ses boutiques au Royaume-Uni.

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                Oxfam : portrait d’un géant de l’humanitaire



Dysfonctionnements
Elle est aussi accusée de dysfonctionnements, n’ayant pas signalé les agissements de ces personnels, notamment ceux du Belge Roland van Hauwermeiren, ancien directeur de l’organisation au Tchad et en Haïti, cible de plusieurs accusations. Ce dernier a estimé jeudi dans la presse belge que certains faits avaient été exagérés.
Mardi soir, l’actrice et chanteuse britannique Minnie Driver, nommée aux Oscars, avait été la première célébrité à annoncer renoncer à son rôle d’« ambassadrice » d’Oxfam. Le scandale a aussi entraîné la démission lundi de la directrice générale adjointe d’Oxfam, Penny Lawrence.

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                Affaire Oxfam : en quoi consiste l’aide publique britannique au développement



La ministre au développement international britannique, Penny Mordaunt, a réclamé mercredi un changement radical dans la façon de travailler des ONG, dont Oxfam, afin d’empêcher les abus sexuels, menaçant de leur couper l’aide gouvernementale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Après s’être retirée de la compétition avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la France revient avec le Rafale de Dassault, qui propose à Bruxelles un « partenariat étendu ».
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La Belgique devra choisir entre trois candidats pour ses avions de combat

Après s’être retirée de la compétition avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la France revient avec le Rafale de Dassault, qui propose à Bruxelles un « partenariat étendu ».



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h03
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Un avion de chasse à renouveler, deux offres, trois candidats : la Belgique promet de trancher cet été la question du renouvellement de ses avions de combat. Ce marché, estimé actuellement à 3,6 milliards d’euros, porte sur l’acquisition de 34 appareils, appelés à remplacer, en 2023, les actuels F-16 américains de la force aérienne.
Deux agences gouvernementales, celle des Etats-Unis et celle du Royaume-Uni, représentant respectivement Lockheed Martin et le consortium Eurofighter, ont déposé une offre officielle à la date butoir, mercredi 14 février. Secrètes en principe, elles seront examinées par des experts avant la décision du gouvernement, qui devra choisir entre le F-35 américain et le Typhoon, issu d’un programme réunissant le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne – la France a abandonné ce projet en 1985.

Ce choix des autorités semblait a priori simple, encore facilité par le retrait (inexpliqué) de Boeing et du suédois Gripen. Il sera, en fait, très délicat.
Une démarche inattendue
Sur le plan politique, parce qu’il fait ressurgir les traditionnelles divergences entre Flamands et francophones. Sur le plan économique, parce que la question des retombées économiques des différents programmes est au cœur des débats. Et, surtout, sur le plan diplomatique, parce que la Belgique est prise en tenaille entre ses convictions européennes et la volonté de ne pas déplaire aux Etats-Unis.
A la France non plus, d’ailleurs, puisque, après avoir décidé, en septembre 2017, de se retirer de la procédure officielle, Paris et le groupement d’intérêt économique (GIE) Rafale – Dassault Aviation avec Thales et Safran – se sont, en effet, livrés à une démarche inattendue en proposant un « partenariat étendu » à leurs voisins.

Si la Belgique acquiert le Rafale, quelque 5 000 emplois et 20 milliards d’euros sur vingt ans lui sont promis. S’inscrivant dans l’intense campagne de lobbying qui a eu lieu à Bruxelles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Cependant, pour la deuxième année, les ratés du programme de l’avion militaire A400M ont pesé sur les résultats de l’avionneur européen.
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Les bénéfices d’Airbus décollent grâce à des livraisons record

Cependant, pour la deuxième année, les ratés du programme de l’avion militaire A400M ont pesé sur les résultats de l’avionneur européen.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h24
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Ancien parachutiste, Tom Enders, pour mieux se défendre a choisi l’attaque ! « Nous avons surpassé tous nos indicateurs clés pour 2017, grâce à de très bonnes performances opérationnelles, en particulier au dernier trimestre », s’est félicité le président exécutif d’Airbus à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe, jeudi 15 février. De bons chiffres qui ont été salués en Bourse par une hausse de plus de 8 % à l’ouverture. Il est vrai que 2017 a tout d’une année record. Le carnet de commandes de l’avionneur européen est gonflé à bloc avec 1 109 commandes nettes contre 731 un an plus tôt. Une performance réalisée lors du dernier trimestre 2017.

A cette époque, Airbus a enregistré la plus grosse commande de l’histoire de l’aviation commerciale en vendant 430 appareils à la société américaine Indigo Partners. Au total, l’an passé, les prises de commandes se sont élevées à 158 milliards d’euros contre « seulement » 134 milliards d’euros en 2016. Le carnet de commandes est de 997 milliards d’euros contre 1 060 milliards d’euros en 2016. Le chiffre d’affaires quand à lui est resté stable à 66,8 milliards d’euros en 2017 contre 66,6 milliards d’euros en 2016. Le boom des livraisons d’avions (718 appareils livrés en 2017) a donné des ailes aux bénéfices du groupe qui ont quasiment triplé l’an passé, pour atteindre 2,87 milliards d’euros contre 995 millions d’euros un an plus tôt.
Des bons chiffres toutefois ternis par les nouveaux ratés du programme de l’avion militaire A400M qui accumule les problèmes techniques et les retards de livraisons. Une fois de plus, Airbus a été contraint de passer une charge de 1,3 milliard d’euros. En 2016, l’avionneur européen avait déjà provisionné 2,2 milliards pour faire face aux déboires récurrents de l’A400M.

Une nouvelle fois, M. Enders s’est voulu optimiste concernant l’avenir de l’avion de transport militaire. « Nous avons amélioré la situation en...




                        

                        

